Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1985-11-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE PLUS GRAND CENTRE Â LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985, 102» ANNÉE, N° 30, 66 PAGES, 4 CAHIERS) LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ MINIMUM: 0°, MAXIMUM: 5°.DEMAIN: AVERSES.DÉTAILS PAGE A 2 35cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents, Iles de La Madeleine: 90 cents MIRACLE MART Les employés des 14 magasins Miracle Mart ; de la région de Montréal votent en faveur du rapport soumis par le conciliateur.page A 3 \\ DÉSACCORD À l'heure actuelle, une majorité de Canadiens sont en désaccord quant à la politique générale du gouvernement conservateur à Ottawa.page A 2 \u2022 COLOMBIE À la suite de l'éruption du volcan Nevado del Ruiz, le gouvernement de Colombie songe à décréter l'état d'urgence économique.page A 5 \u2022 CHÔMAGE De tous les grands pays industrialisés, le Canada est celui qui compte le chômage de longue durée le plus bas.page C 1 \u2022 GONCOURT Sept écrivains restent en lice pour l'attribution du Prix Goncourt, le plus coté des prix littéraires.page B 6 \u2022 L'AUTOMOBILE Il peut être non seulement coûteux mais inutile de débrancher les systèmes antipollution installés sur votre voiture.page B 1 IP GA6N0N, BWOf MF COPiHBi CN&r rues foor Poo&iHiieR ces9 La lettre de Weinberger plonge les Américains dans l'embarras ?L'URSS ACCUSE LES É.-U.DE VOULOIR « TORPILLER » LES NÉGOCIATIONS I GENÈVE \u2014 Profitant de l'embarras \u2014 de la délégation américaine après la publication d'une lettre confidentielle du JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration spéciale_ secrétaire d'Etat à la Défense prônant une ligne dure au Sommet de Genève, un porte-parole soviétique a accusé hier les Améri- cains de vouloir « torpiller tout le processus de négociations sur les armements ».Georgi Arbatov, qui dirige l'Institut des Études américaines et canadiennes à Moscou, a déclaré devant un millier de journalistes que la lettre confirme que le \u2022 complexe m 11 i t ;i [\u2022(.industriel » dirige la politique des États-Unis.« Des groupes influents tentent de démanteler toute la structure d'accord concernant la limita- tion des armements.même si cette structure est modeste » dans le but, croit-il, de relancer < la course aux armements ».Dans le document, le secrétaire Caspar Weinberger conseille au président de ne pas accepter de prolonger en 1986 l'application du traité de limitation des armements stratégiques « Salt II » et de ne pas faire de compromis sur l'Initiative de défense stratégique (« guerre des étoiles \u2022).À l'argument américain voulant que le secrétaire à la défense ne présente qu'une de plusieurs opinions défendues au sein de l'administration Reagan, M.Arbatov a répondu que « ce qui arrivera au Sommet va montrer dans quelle mesure M.Weinberger représente la position américaine ».Le conseiller présidentiel en matière internationale, Robert MacFarlane, a pour voir EMBARRAS en A 2 LE PARTI DU SOCIALISME CHRÉTIEN Les jeunes «catholiques» de Paquette-Easter sont présents dans 109 comtés ¦Branle-bas de campagne électorale, hier, dans la douzaine de maisons ¦ Nouvel Horizon » que Jacques Paquette a établies à travers le Québec depuis dix ans.OÉRALP LEBLANC « Les jeunes catholiques à l'oeuvre », le mouvement religieux lancé par Paquette en 1974-75, ont en effet décidé de monter à l'assaut de l'électoral québécois.À la surprise générale, le Directeur général des élections a révélé, samedi, qu'après le PQ et le PLQ, le troisième parti à présenter le plus de candidats n'était pas le NPD-Québec, le PC-Québec, l'Union nationale ou le Parti indépendantiste de Denis Monière.Avant tous ces tiers partis vient en effet !e «Parti du socialisme chrétien» (PSC), dirigé par Jacob Easter, de Hull, qui présentera 110 candidats à travers le Québec.Il faut au moins 60 signatures d'électeurs du comté pour qu'une candidature soit acceptée.Jacob Easter a donc trouvé 6600 supporters à travers le Québec pour le Parti du socialisme chrétien.Deuxième suprise, Jacob Easter n'existe pas vraiment.C'est le nom de plume de Jacques Paquette, le fondateur du groupe évangélique «Les jeunes catholiques à l'oeuvre ».Mais qui a pu soudain amener M.Paquette-Easter a faire le saut de la religion à la politique?Pas facile de le savoir car ce M.Easter est à la fois partout et nulle part.Candidat du PSC dans Hull, sa région d'origine, il voyage, paraît-il beaucoup, visitant la douzaine de maisons «Nouvel Horizon» de Hull, Val-d'Or, Montréal, Laval, Longueuil et la plupart des principaux centres du Québec.Le siège social du mouvement se Québec 85 trouve au 17, rue Ferland à Québec.Mais le secrétaire de M.Easter peut au plus prendre les messages A force de ruse et de patience, il a été possible de savoir que M.Easter était à la maison «Nouvel Horizon » de Montréal, au 5140 de la rue Saint-Urbain.Un appartement comme un autre, sauf l'affiche évangélique bien en évidence à l'entrée, où s'affairaient des hommes et femmes dans la jeune vingtaine.Un climat rappelant les communes qui ont connu leur heure de gloire à la fin des années 60.Tout au long des discussions, Christian, un peu plus âgé et sans doute le leader de la maison, va chercher ses consignes au fond de l'appartement.M.Easter en personne est bien là mais il ne peut rencontrer LA PRESSE Trop fatigué par la tourmente électorale dans laquelle il vient d'être brutalement plongé, le chef du PSC donnera une conférence de presse ce soir.On connaîtra alors les raisons de ce saut spectaculaire dans l'arène électorale.On saura aussi comment M.Paquette-Easter a pu, sans faire de bruit, «ramasser» 60 électeurs dans chacun des 110 comtés où le PSC présentera des candidats.Ce n'est d'ailleurs plus 110 mais 109 puisque Marc Sarault, le candidat dans Papineau, s'est retiré.Ayant appris que son fils venait de le nommer agent officiel à son insu, le père du jeune candidat de 19 ans a mis fin hier à l'aventure électorale.Plusieurs des autres candidats semblent graviter autour des maisons «Nouvel Horizon » et certains sont même étroitement liés.On retrouve quatre Rivest parmi les candidats de Montréal, dont Joce-voir JEUNES en A 2 ?4 OOO jeunes libéraux au Centre Paul-Sauvé page A 9 ?Cultures Johnson veut éviter le dirigisme page A 8 SAUVÉE PAR UN PORTEUR DE LA PRESSE « C'est vrai qu'il est beau », dit Mme Alice Fredette en parlant de son sauveur, Pierre Péland.photo Armand Trorrier, LA PRESSE Pierre Péland sera décoré pour son acte d'héroïsme ¦Un jeune porteur de Montréal-Nord qui distribue LA PRESSE depuis huit ans, Pierre Péland, recevra une médaille d'héroïsme des mains du Gouverneur général du Canada, Mme Jeanne Sauvé, le 13 décembre.Dans le cadre de son travail de camelot, il a sauvé la vie d'une de ses clientes subitement atteinte de déficience respiratoire.CAROLE THIBAUDEAU_ « C'est sa faute si j'ai mal tourné ! », dit la rescapée, Mme Alice Fredette, une nonagénaire pleine de « pep ».Mme Fredette aime bien taquiner son sauveur, qui lui a livré LA PRESSE pendant au moins quatre ans.Elle a dû suspendre son abonnement lorsqu'elle a été hospitalisée au centre d'accueil Cascade, situé sur le boulevard Gouin.Le jour de l'accident, à l'automne 1984, elle a ouvert comme d'habitude la porte au jeune camelot, puis elle s'est éclipsée pour aller chercher l'argent de la collecte.« J'attendais qu'elle revienne lorsque j'ai entendu un bruit de chute », relate Pierre, qui a d'abord cru a une attaque cardiaque.Mme Fredette était étendue dans sa cuisine; « Elle avait le souffle coupé et elle se tenait la gorge», se souvient Pierre.L'adolescent avait par bonheur suivi des cours de sauvetage à la polyvalente et il possédait un certificat de « sauveteur national piscine et plage ».Sans perdre de temps à hésiter ou à demander du secours, Pierre a pris son courage à deux mains et a appliqué la méthode de Heimlich: « On fait une pression abdominale en bas de la cage thoraci-que, avec un mouvement en forme de J, explique-t-il.Trois pressions ont été suffisantes.C'est un morceau de carotte qui bloquait les voies respiratoires ».« J'étais très anxieux, reprend le jeune homme.Pour tu première fois, j'étais appelé à réanimer une personne en situation réelle et non au cours d'une pratique.C'est toujours un risque à prendre car si on manque son coup, on est exposé aux accih sations des proches de la victime.Cela demandé beaucoup de sang-froid.Je pense que ce sera moins énervant la prochaine fois .» voir PORTEUR en A 2 LES CONCORDES PERDENT 50 À 26 Tiger-Cats et Lions à la Coupe Grey Ayant vaincu les Concordes par la marque de 50 à 26 hier, les Tiger-Cats de Hamilton affronteront maintenant les Lions de la Colombie-Britannique dans le match de la Coupe Grey, qui aura lieu au Stade olympique de Montréal dimanche prochain.Ken Hobart (ci-contre), des Tiger-Cats, a égalé une marque des séries de la Ligue canadienne de football en lançant hier cinq passes de touché pour vaincre les Concordes tandis que les Lions ont inscrit pas moins de 22 points au troisième quart pour finalement l'emporter 42 à 22 sur les Blue Bombers de Winnipeg, photolaur UPI Tabloïd Sports, pages 2 et 3 SOMMAIRE Annonces classées.C 4 à C 9 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 6 a B 8 Carrières et professions.C 3 Décès, naissances, etc.B 9 Échecs.C 7 Économie.C 1 à C 3 Étes-vous observateur?.C 6 FEUILLETON «Maryse».C 5 Horoscope.C 6 L'auto.'.B 1 à B 5 Le monde.A 12 Loteries - résultats:.A 4 Mots croisés.C 8 «Mot mystère».C 6 Quoi faire aujourd'hui A 14, A15 Tribune libre.A 7 TABLOÏD VOUS Bandes dessinées.12 et 13 Mots croisés.18 Tarit minimum en vigueur jusqu'au IS décembre 1985.Pour le» autres conditions, consultez votre agent de voyages ou Air Canada au 931-4411.Mentionnez le DRF 13009.AIR CANADA IF m -.«i ~ .-.v.,-=j LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 SONDAGE GALLUP Plus de Canadiens sont en désaccord avec le PC à Ottawa il II y a maintenant plus de Canadiens en désaccord avec la ™ politique générale du gouvernement conservateur à Ottawa ( 52 p.cent ) qu'il n'y en a qui sont d'accord ( 29 p.cent ).Il y a trois mois, les Canadiens étaient divisés en deux groupes A peu près égaux quant à leur opinion sur le gouvernement : 38 p.cent étaient en désaccord et 41 p.cent étaient d'accord.Sur le plan régional, c'est dans les provinces des Prairies qu'il y a le plus de gens d'accord avec l'ensemble des actions du gouvernement ( 35 p.cent ).C'est dans le Québec et l'Ontario qu'il y a le moins d'accord ( 27 p.cent ).Une majorité des partisans conservateurs approuve l'attitude générale du gouvernement (56 p.cent); chez les partisans libéraux, il n'y en a que 14 p.cent ; chez les néo-démocrates, 18 p.cent.Parmi ceux qui n'ont pas d'attaches partisanes, il y a deux fois plus de personnes en désaccord avec le gouvernement ( 45 p.cent ) qu'il n'y en a d'accord ( 21 p.cent ).Les résultats du dernier sondage sont fondés sur 1028 interviews, à domicile, de personnes de 18 ans et plus, entre les 3 et 5 octobre.Un échantillon de cette ampleur comporte une marge d'erreur ne dépassant pas 4 p.cent 19 fois sur 20.La question posée était la suivante : « Êtes-vous d'accord ou non d'accord avec les performances du gouvernement progressiste-conservateur d'Ottawa, depuis les élections de septembre 1984?» D'accord Dans l'ensemble Octobre 1985 29% Juillet 1985 41 Décembre 1984 45 Selon les régions en octobre 1985 Pat d'accord Ne savent pat 52% 38 25 19% 21 30 Atlantique 31 Québec 27 Ontario 27 Prairies 35 Colombie-Britannique 32 Selon l'adhésion politique Conservateur 56 Libéraux 14 Néo-démocrates 18 non-partisans 21 57 49 55 47 55 28 77 72 15 13 24 18 18 13 16 9 11 34 A noter que le total des pourcentages peut ne pas être égal à 100 a cause de l'élimination des fractions.L'école bilingue, un obstacle pour les Franco-Ontariens m OTTAWA (PC) \u2014 Les écoles ™ secondaires bilingues de l'Ontario devraient fermer leurs portes en raison du taux élevé d'abandon des études chez les étudiants francophones qui fréquentent ces institutions mixtes, estiment les auteurs d'une étude effectuée pour le compte du Conseil franco-ontarien de l'éducation.¦ L'étude, qui avait été présentée ¦ jeudi au ministre de l'Éducation.Sean Conway, et rendue publique samedi au cours d'une conférence de presse, a permis d'apprendre que les Franco-Ontariens fré- *quentant des écoles bilingues sont moins susceptibles de terminer leurs études et ne sont pas aussi bien instruits que leurs collègues fréquentant des écoles unllingues francophones.Le niveau d'instruction des Franco-Ontariens est de loin inférieur à celui de leurs voisins anglophones et leur survie culturelle dépend du contrôle de leurs propres écoles par des commissions scolaires francophones et de la fermeture éventuelle des écoles bilingues.Les étudiants de langue française de toute la province manquent de matériel scolaire, sur- tout au niveau supérieur et dans les régions éloignées, a dit Stacy Churchill, professeur à l'Université de Toronto et principal auteur de l'étude.Le document de 400 pages intitulé « L'éducaton et les besoins franco-ontariens : diagnostic d'un système d'enseignement », s'appuie sur trois ans de recherches et comprend une cinquantaine d'entrevues avec des éducateurs.I s'agit du tout premier survol de l'enseignement en langue française en Ontario.Il est assorti de plus de 100 recommandations, y compris la possibilité d'accroitre la disponibilité d'un logiciel d'ordinateur én langue française et l'amélioration des programmes pré-scolaires à l'intention de tous les élèves.Un second volume portant sur l'éducation au collège et à l'université sera rendu public vers la mi-décembre.Selon le secrétaire général du conseil, Raymond Léger, l'étude tend à démontrer aux parents et aux étudiants qui s'opposent à la fermeture possible des écoles bilingues que de telles institutions encouragent la médiocrité et minent la langue française.Un attentat terroriste 2 morts en France £j PARIS (AFP) \u2014 Les deux personnes tuées hier soir à Paris par l'explosion d'une voiture dans un parking souterrain, près des Champs Élysées, seraient des activistes d'extrême-droite, a-t-on appris de source bien informée.Les victimes, tous deux Français, sont connues des services de police en raison de leurs activités politiques, mais les policiers n'ont pas révé-leurs identités.* ^' \"Les policiers s'efforcent de déterminer si les deux hommes s'apprêtaient ou non à commettre un attentat et s'ils ont alors été victimes de ^D'explosion accidentelle d'engins qu'ils étaient en train de manipuler.h .A l'arrivée des policiers, les corps des deux hommes gisaient, prati-5 ;.qwment déchiquetés, à environ 15 mètres d'un véhicule de tourisme en -< -flammes, garé au 4ème sous-sol du parc de stationnement.On ignore ; encore si cette voiture appartenait aux deux hommes.La Quotidienne Tirage de iamedi a trois chiffre» 754 à quatre chiffre, 7230 MÉTÉO] tundi lBnovwnbrt 1985 AUJOURD'HUI: Min : 0° Ma.: S* ENSOLEILLE DEMAIN: AVERSES ET DOUX Québec _ 47 1 01 États-Unis toiton Mlolo Chicogo NtwYorfc 2 6 - 1 M 9 6 N.OrUora 9 Pittsburgh 7 S.Franc iko 28 Waihirtejtcm IS Mm 11 28 3 13 e 13 9 10 12 17 les capitales \t\t4«l\t\tMb.\tUn \t- 2\tî\t».i îi maono\t6\t14 AMnn\t11\t19\tMOKOU\t- 1\t- 4 Acopuko Mffin\t23\t32\tMuico\tS\t23 \t- 2\t0\t0*>\t- J\t- 1 Irvntti\t0\t4\tPwf»\t1\t9 IvffKH Ain» Copaibogm\t20 1\t38 4\tSéoul\t7 - 1\t10 î Omtin*\t- 1\tà\t\t- 2\t1 HonQ KonQ\t20\th\tTokyo\t1\t12 UCort\t15\t26\tTrWdod\t27\t32 Uifcem\t7\t16\tVMM\t- 4\t5 landrat\t1\t6\t\t\t r I MAISON NOUVEL HORIZON [ONT FAIM tT SOIF 01 m ?EHTB»H«g gagas*!* Au 5140 Saint-Urbain, un logement bien ordinaire, mais une pancarte bien particulière identifiant une des maisons Nouvel Horizon des « Jeunes catholiques à l'oeuvre ».À la sur- photo Robert Mailloux, LA PRESSE prise générale, les troupes de Jacob Easter présentent 110 candidats aux élections du 2 décembre, cous la bannière du Parti du socialisme chrétien (PSC).JEUNES SUITE DE LA PAGE A 1 lyn et peut-être Christian à qui nous avons parlé hier, rue Saint-Urbain.Aussi quatre Sévigne et deux Corcoran, mari et femme, dans le Nord-Ouest.Justement de Val-d'Or, Guy Corcoran, expliquait, hier soir, au cours d'un entretien téléphonique, sa vision de l'action électorale.«Ce sera une campagne sans argent, une campagne qui nous permettra de mettre sur la place publique certaines des convictions acquises depuis 10 ans.> Membre de l'équipe fondatrice en 1974-75, Corcoran parle de cellule communautaire, de travail social auprès des démunis (drogués, alcooliques, prostitué(e)s), de thérapie sociale et spirituelle.À la maison «Nouvel Horizon» de Longueuil, François Séguin, qui sera candidat dans Taillon, se définit comme un «homme du peuple », un « éducateur de la rue ».Il parle de la thérapie de trois mois que suivent les gens qui viennent chercher du secours à la maison «Nouvel Horizon».Mais que sont donc au juste ces jeunes catholiques à l'oeuvre, ces religieux nouveau genre des maisons « Nouvel Horizon », ces politiciens du MSC sortis comme des champignons, ce leader mystérieux appelé Paquette-Easter Au Centre d'information sur les nouvelles religions, la vice- présidente Marie-France James décrit le groupe de Paquette-Easter comme «une secte d'inspiration biblique ».Le directeur du centre, Yvon Lepage, précise qu'il s'agit d'un mouvement de type évangélique mettant l'accent sur le retour du Christ.Paquette a écrit plusieurs livres, dont il tire une partie de ses revenus, le reste venant de dons de la communauté et de l'apport de certains membres plus fortunés.Dans un de ces volumes, « L'Apocalypse: prophéties pour la Fin des temps », Paquette-Easter parle du socialisme chrétien comme l'ordre social qu'établira le Christ lors de son retour sur la terre.Avec leur soudaine entrée sur la scène électorale, les troupes de Paquette-Easter ont décidé de brûler les étapes de l'établissement du socialisme chrétien.EMBARRAS SUITE DE LA PAGE A 1 sa part indiqué \u2014devant le même auditoire et immédiatement après la conférence de presse soviétique\u2014 que le président Reagan ne déciderait qu'à son retour à Washington s'il accepterait ou non de prolonger d'un an l'application du traité « Salt II », en vigueur jusqu'au 31 décembre.Il confirmait donc qu'aucune entente à ce sujet ne sera conclue à Genève, malgré l'insistance des Soviétiques.Les Américains accusent l'URSS de violer plusieurs dispositions du traité.Le porte-parole du président, Larry Speakes, a de son côté tenté de minimiser l'incident de la lettre de M.Weinberger, affirmant que les conseils prodigués par le secrétaire à la Défense dans sa lettre n'avaient « rien de nouveau.Il a plusieurs fois fait connaître sa position en privé au président et en public » au cours des derniers mois.Un haut responsable américain avait indiqué samedi que celui qui a permis la fuite tentait de saboter le Sommet, mais MM.Speakes et MacFarlane ont affirmé que l'affaire n'aurait « aucune conséquence » sur les discussions des leaders.\u2022 Je suis prêt à parier cinq dollars que le secrétaire-général soviétique Mikhaïl Gorbatchev ne demandera pas au président : qu'en est-il de la lettre de Weinberger?», a dit M.Speakes.Le président Reagan, interrogé alors qu'il recevait des principaux conseillers à sa résidence temporaire, la «Maison de Sassure» au nord de Genève, est allé plus loin en niant qu'un de ses proches ait suggéré que la fuite était une tentative de sabotage.Visiblement de mauvais poil, le président a déclaré : « Je me demande si cet invididu n'est pas une création de l'imagination d'un membre de la presse.» Trois heures auparavant, Larry Speakes avait cependant confirmé qu'au moins un haut responsable américain était convaincu que la fuite relevait de la tentative de sabotage.M.Weinberger, laissé malgré lui à Washington, a déclaré qu'il allait faire une enquête pour trouver l'auteur de la fuite, qu'il juge « malheureuse ».Le principal suspect est cependant son premier lieutenant, Richard Pipes, qui le représente à Genève.Autres développements Parmi les autres développements de la journée : ¦ Accord chimique, impasse stratégique : Robert MacFarlane a indiqué que les négociations de dernière minute entre les deux super grands ont produit « un accord substantiel » visant à limiter la prolifération des armes chimiques.Il a indiqué que les discussions n'ont cependant permis aucun progrès sur le sujet central du Sommet : les armements stratégiques.Son affirmation semble confirmée par la ligne dure adoptée par le porte-parole du Kremlin en matière d'armements, le gé- néral Nikolai Chervov, qui a déclaré aux journalistes que « sans une interdiction des armes spatiales, on ne peut entretenir aucun espoir réaliste que des réductions d'armes offensives puissent survenir.» ¦ Sur les futurs transfuges : M.MacFarlane a déclaré que des ententes seraient conclues « d'ici à peu près une journée » sur plusieurs questions bilatérales (échanges d'étudiants, etc).À ce sujet, ia rumeur veut que les Soviétiques demandent aux Américains de garantir le retour en URSS de tous les Soviétiques qui séjourneront temporairement aux États-Unis dans le cadre de ces échanges.Interrogé, M.MacFarlane a déclaré : ¦ Nous ne pouvons donner de garanties aux Soviétiques quant au comportement de leurs propres citoyens.» Il a toutefois promis de ne pas tenter « d'influencer artificiellement » les Soviétiques à demander l'asile politique aux États-Unis.¦ Sur les droits de l'Homme : selon le secrétaire d'État George Shultz, les Soviétiques sont en train de modifier leur attitude.Plutôt que d'affirmer que c'est une question interne, ils acceptent maintenant d'engager la discussion, mais ils présentent leurs propres munitions en affirmant que les droits de l'homme sont bafoués aux États-Unis.(Hier matin, le porte-parole du gouvernement soviétique, Leonid Zamyatine, a cité à Genève le cas de Leonard Peltier, un Amérindien condamné à la prison à vie pour avoir abattu deux agents du FBI.Vendredi, il avait déclaré qu'il « y a des pogroms (massacres) majeurs contre les Juifs aux États-Unis ».) Selon M.Shultz, si la nouvelle attitude soviétique « mène à un genre de commission d'enquête conjointe sur nos problèmes respectifs de droit de l'homme, nous y serions récep-.tifs ».M.Shultz a fait ces déclarations au réseau ABC.¦ Larry Speakes a par ailleurs qualifié de « bienvenue » la décision de Moscou de laisser partir d'URSS neuf conjoints de citoyens américains qui réclamaient la permission d'émigrer aux États-Unis.Le chef de cabinet du président, Donald Regan, a été plus dur sur les ondes de CBS en affirmant que ce geste équivalait à « des miettes ».¦ Ils font ça à chaque sommet, ils relâchent quelques personnes.Où sont le reste des gens (qui veulent émigrer ?.Pourquoi ne relâchent-ils pas tout le monde ?Pourquoi gardent-ils leur frontière fermée ?» En tout, 22 conjoints de citoyens américains réclament un visa d'émigration, l'un d'entre eux depuis 50 ans.¦ Sur l'Afghanistan : des responsables soviétiques ont affirmé vendredi à Genève qu'ils n'étaient « pas heureux » d'avoir des troupes en Afghanistan et qu'un retrait de ces troupes constituait leur priorité.Sur ABC hier, George Shultz a affirmé qu'il entendait ce genre de langage depuis plusieurs mois mais qu'il avait tenté sans succès d'obtenir des confirmations de ses interlocuteurs soviétiques.« Je n'ai pas l'impression que l'intention existe vraiment » a-t-il dit.Le tiers des adultes canadiens croient à une guerre atomique d'ici une décennie Bj TORONTO (d'après CP) \u2014 ™ Le tiers des adultes canadiens croient qu'une guerre atomique est probable au cours de la prochaine décennie, indique un sondage réalisé pour la CBC, le réseau anglais de Radio-Canada.Ce sondage montre également que 54 p.oent des Canadiens croient que le premier ministre Brian Mulroney devrait s'impliquer davantage personnellement sur l'arène internationale, et 62 p.cent des personnes interrogées croient que le Canada devrait faire davantage pour faire baisser la tension internationale.Le sondage, dont les résultats ont été dévoilés hier, en marge du sommet de cette semaine entre le président Ronald Reagan et le leader soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, cherchait à connaître l'opinion des Canadiens en matière de menace de guerre atomique.On les a aussi interrogés quant à leur sentiment à l'égard des super-puissances et de leurs leaders, quant à l'opinion concernant la course aux armements et les possibilités de progrès au sommet Gorbatchev-Reagan.Réalisé entre les 21 et 30 octobre à la demande de CBC-TV par la firme Market Facts of Canada Ltd., le sondage consistait en interviews téléphoniques réalisées auprès de 1 200 Canadiens de 18 ans et plus.La CBC a indiqué qu'un échantillon de cette nature est précis à 2,8 p.cent près, 19 fois sur 20.Les Canadiens entretiennent de grands espoirs quant au prochain sommet.En effet, 66 p.cent des répondants croient que cette rencontre va améliorer les relations entre les États-Unis et l'Union soviétique, alors que seulement 8 p.cent croient que ces relations vont se détériorer.Par ailleurs, 71 p.cent croient qu'une amélioration de la condition des droits de la personne en URSS devrait constituer une condition à de meilleures relations entre les États-Unis et l'Union soviétique.Une bonne majorité des répondants disent croire que les leaders des deux super-puissances veulent la paix \u2014 83 p.cent disent que c'est le cas de M.Reagan et 67 p.cent affirment qu'il en va de même pour M.Gorbatchev.PORTEUR SUITE DE LA PAGE A 1 Pierre a raconté son aventure à un chef scout qui en a glissé un mot aux dirigeants du Club optimiste de Montréal-Nord.Ces derniers lui ont alors remis le premier « trophée Pierre Beaudin », du nom d'un policier de Montréal-Nord décédé il y a plus d'un an dans l'exercice de ses fonctions.L'histoire est venue aux oreilles de la Fédération des scouts du Québec et enfin, un an plus tard, à celles de l'Association des scouts du Canada, qui est sous l'autorité du Gouverneur général.Pierre participait à un week-end de scoutisme lorsqu'on lui a appris qu'il recevrait la médail- le des mains de Mme Jeanne Sauvé.« Le commissaire du district de Montréal est venu & Chertsey (au nord de Rawdon) expressément pour m'appren-dre la nouvelle, relate-t-il.J'ai été très excité.Être reçu à Rideau Hall, c'est une chance que je n'aurai peut-être plus jamais .* Le jeune camelot a encore 55 clients dont une quinzaine sont des personnes Agées.Certaines d'entre elles lui demandent s'il a le temps de faire le ménage.« II y en a une pour qui J'ai fait une commande d'épicerie », relate Pierre.De son coté, après l'accident, Mme Fredette a repris conscience A l'hôpital, et a été quitte Cur deux semaines de conva-itence.Elle a appris de la bouche du médecin qu'elle de-*- valt la vie au «beau ét jeune porteur de LA PRESSE ».« C'est vrai qu'il est beau, dit-elle avec malice en prenant le bras de Pierre.Mais il était moins grand dans le temps».Pierre avait 15 ans lorsqu'il a secouru la vieille dame et il vient tout juste d'avoir 17 ans.Alice Fredette a quitté sa résidence du Manoir de Montréal, boulevard Henri-Bourassa, en février dernier, pour aller vivre au centre d'accueil Angelica, situé sur le boulevard Gouin, puis elle a été hospitalisée au centre d'accueil Cascade.Rieuse, la nonagénaire affirme « qu'elle a eu une belle vie » et qu'elle est «bien récompensée de pouvoir jouir d'une assez bonne santé » et de pouvoir dormir sans pilules.Elle lit beaucoup, « sans lunettes », précise- -M\u2014 t-elle, des biographies et des romans d'amour.«Ça me fait penser au passé.On vit beaucoup de souvenirs, vous savez, A 92 ans.» Son médecin se félicite qu'elle ait besoin d'une canne pour marcher, sinon elle serait toujours A se promener dans la rue! \u2022 J'aime les endroits où il y a de l'action, dit-elle.Les magasins par exemple, parce que c'est vivant ».Mme Fredette avait 16 ans lorsque sa mère est décédée, lui laissant sur les bras sept frères et soeurs, dont le plus jeune avait tout juste 15 mois.A trente ans, elle se marie.Elle n'aura pas d'enfants.Son mari, décédé en 1871, disait toujours qu'il était content que son épouse «ait élevé sa famille alors qu'elle était fille.-u- 10?9545995 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 la presse \u2022a Le maire Pelletier garde la haute main sur Québec m QUÉBEC \u2014 Pour la pre-mière fois dans l'histoire de la ville, des femmes siégeront au conseil municipal de Québec.C'est le principal fait marquant des élections municipales qui se tenaient hier dans la capitale, et à l'issue desquelles le maire Jean Pelletier a été reporté à la mairie pour un troisième mandat.Comme prévu, c'est avec une confortable majorité de 10 000 voix que le maire Jean Pelletier a été réélu.M.Pelletier, qui siège à la mairie depuis 1977, a récolté environ 35 000 voix contre 25 009 pour son adversaire Pierre Mainguy, réalisant une performance électorale semblable à celle de 1981.Dans l'ensemble, tout indiquait en fin de soirée que le portrait du conseil municipal demeurerait inchangé à l'issue des élections, avec 17 sièges dé tenus par dos conseillers faisant équipe avec le maire Pelletier, et quatre sieges allant à des candidats du Rassemblement populaire.L'opposition a perdu un des Jean Pelletier quatre sièges qu'elle détenait au conseil, mais cette perle a été compensée par la victoire de Mme Winnie Frohn qui a défait M.Luc Cimon du Parti civique dans le district 13, qui revient pour la première fois à l'opposition municipale.Dans le district anciennement représenté par le chef du Rassemblement populaire (parti d'opposition), M.Pierre Mainguy, deux femmes se faisaient la lutte.C'est la candidate du Parti civique de M.Pelletier, Mme Suzanne Bélanger, qui l'a emporté.Un peu plus de la moitié (52,5 p.cent) des 116 000 électeurs se sont prévalus de leur droit de vote, ce qui constitue une baisse de 3 p.cent par rapport aux élections de 1981.\u2014 Presse canadienne LES FERMETURES DE SUCCURSALES REPORTÉES AU PRINTEMPS Les 14 magasins Miracle Mart rouvrent leurs portes demain mt Les 14 magasins Miracle ™ Mart de la région de Montréal ouvriront leurs portes normalement demain, les employés syndiqués ayant voté hier à 01 p.cent en faveur du rapport du conciliateur Marcel Boisvert.CAROLE THIBAUPEAU Les 1400 employés de Miracle Mart étaient en grève depuis le 28 octobre, essentiellement pour améliorer les conditions de travail des employés à temps partiel, qui représentent 82 p.cent des effectifs.Une entente de principe était intervenue vendredi entre la partie patronale (Miracle Mart est une filiale de Steinberg) et les re-présentants syndicaux, pour une convention collective de deux ans suivant les recommandations du conciliateur.L'entente ne règle pas le principal point en litige; elle maintient plutôt le statu quo sur la question de la parité des employés à temps partiel avec les employés réguliers.Elle prévoit cependant la création de deux comités bipartites, le premier pour définir un modus Vivendi tenant compte à la fois des demandes des employes et de la rentabilité de l'entreprise.Le second est un comité de reclassement, destiné a protéger les employés s'il y a fermeture de succursales.Les employés devront être avisés au moins deux mois à l'avance en cas de mises à pied.Quant aux employés à temps plein, leur sécurité d'emploi est garantie.Sur 902 votes valides, on a compté hier 349 voix contre l'entente et 543 pour.Ce résultat assez serré reflète bien l'ambivalence des employés de Miracle Mart, qui veulent d'un côté obtenir satisfaction et de l'autre restaurer la santé financière de l'entreprise, considérée comme une éternelle déficitaire.Selon un porte-parole de Steinberg, la grève des employés a fait perdre à Miracle Mart «des centaines de milliers de dollars par jour».Pour l'année fiscale se terminant le 27 juillet, la chaîne de magasins à rayons a perdu $7,7 millions.La question salariale, qui n'était pas au coeur du conflit.s'est réglée avec une augmentation de 8,5 p.cent répartie sur deux ans : 4 p.cent la première année et 4,5 p.cent la seconde.Steinberg voulait fermer quatre de ses magasins Miracle Mart mais elle reporte cette décision au printemps 1986.Les trois centres de liquidation, destinés à écouler à bon marché la marchandise des magasins, demeureront en fonction.Un quatrième centre de ce genre doit ouvrir cette semaine.Le syndicat, qui qualifie d'illégales les activités de liquidation, a demandé au ministère du Travail de faire enquête sur cette pratique.Steinberg a cependant répondu qu'elle avait tout à fait le droit de liquider les inventaires de Miracle Mart.13 morts accidentelles durant le week-end I Au moins 13 personnes ont ™ perdu la vie de façon accidentelle ce week-end au Québec.Une jeune fille a péri dans un accident de chasse, une femme est morte dans un incendie et la route a fait onze victimes.Trois personnes sont mortes \u2022hier après-midi dans une collision ^frontale entre une automobile et ;un camion-remorque survenue à Dégelis, dans le Témiscouata.L'identité des victimes n'a pas encore été révélée.Hier en fin d'après-midi, une ¦ adolescente de 13 ans a été atteinte d'une balle perdue alors qu'elle se promenait avec son frère de 15 ans dans un boisé de Roxton-Sud.La jeune victime, Isabelle Ouel-let, résidait dans cette munieipa-;lité située à une dizaine de kilomètres de Granby.Une femme a péri dans un incendie survenu au cours de la nuit de samedi à dimanche dans une conciergerie du centre-ville de Montréal.La victime, Suzanne Cholette, âgée de 54 ans, est morte dans son logement de la rue Tupper.Il semble qu'une cigarette mal éteinte soit à l'origine du sinistre.Un accident de la circulation a fait deux morts et 1 blessé, vers 1 heure dans la nuit de samedi à dimanche, à l'angle de la 81e Avenue et de la rue Sherbrooke, dans le quartier Pointeaux-Trembles, à Montréal.Les victimes sont Charles Saucier.84 ans, de La-chênaie, et Victoire Doucette, 55 \u2022 ans, de Montréal, qui se trouvaient dans le même véhicule.Le ^conducteur de l'autre auto a été blessé dans l'accident.Il semble 'que l'un des deux conducteurs ait 'brûlé un feu rouge.Une collision frontale entre deux automobiles a fait trois morts samedi soir à Stanbridge-Station en Estrie.Les victimes sont Yolande Caron-Fontaine et Daniel Piouffe.tous deux âgés de 48 ans, de Bedford.L'identité de la troisième victime n'a pas été révélée.Une femme de 44 ans.Gisèle Dorion, a été happée par un véhicule alors qu'elle se promenait en bordure du rang 12 à Saint- Sylvire, samedi soir vers 19 heures.Selon la police, le verglas pourrait être à l'origine de cet accident.La visibilité était si mauvaise que le conducteur n'aurait pu apercevoir la promeneuse.Une jeune fille de 21 ans, Caro Les vins nouveaux prennent l'avion ¦Près de 40 000 caisses de vins nouveaux sont chargées a bord d'avions cargo à Paris et à Lyon, et doivent partir aujourd'hui à destination du Québec.L'ensemble de la cargaison compte 32 000 caisses de Beaujolais, 3 000 caisses de Beaujolais-Villages et 4 000 de Côtes du Rhône.Selon la Société des alcools du Québec, la qualité des vins nouveaux cette année est exception-: nelle.Les vins nouveaux seront mis en vente vendredi prochain dans I 330 succursale* de fa SAQ.\u2014 PC line Mapachée, de Pikogan, eu Abitibi.a perdu la vie vendredi soir vers 23 heures dans un capo-tage survenu sur la route 101, près de Roche-à-Destor.Une jeune femme de 28 ans, Céline Whitton, est décédée vendredi soir sur la route 299 en Gas-pésie après avoir perdu le contrôle de son véhicule.La voiture a fait un saut de plusieurs mètres avant d'aller choir dans la rivière Grande-Cascapédia.\u2014 d'après PC mort dans le tunnel Ville-Marie mê Un homme d'une vingtaine \u2014 d'années a été découvert sans vie hier matin dans le tunnel Ville-Marie, à la hauteur de la rue Sanguinet.La découverte a été faite dans la partie de l'autoroute traversant le centre-ville qui n'est pas encore ouverte à la circulation.On croit que la victime a pu chuter d'un poutre enjambant la voie rapide, mais on ignore s'il s'agit d'un suicide ou d'un accident.Il y aura autopsie.Deux incendies d'importance à Montréal Un incendie nécessitant cinq alertes s'est déclaré hier en fin d'après-midi dans une^.usine de recyclage de papier se trouvant au coin des rues Pitt et Saint-Patrick, à CôJe-Saint-Paul.Plus de 100 pompiers ont combattu les., flammes qui s'étaient attaqué aux deux étages de l'édifice et l'incendie était sous contrôle vers 20 h 40V-Un pompier a subi des blessures à une jambe et a été transporté à l'Hôpital général de Verdun.Par ailleurs, dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie a ravagé deux immeubles inhabités au coin des rues de Maisonneuve et Université, à Montréal (notre photo).Devant l'ampleur du sinistre, on a sonné une alerte générale et une centaine de pompiers ont combattu les flammes pendant plusieurs heures.Il n'y a pas eu de blessé.Une enquête est en cours.photo Robert Mai Houx, LA PRESSE LES POLICIERS DE LA CUM RECUEILLENT $12 000 AVEC DES «BINNES» Cinq tonnes de haricots, 650 livres de lard et 16 livres de ketchup pour les jeunes handicapés « Cinq tonnes de haricots ™ cuits, 650 livres de lard, 750 douzaines de petits pains et 16 livres de ketchup ont été engloutis hier dans la vaste opération policière inlitulée «Journée des fèves aux lards».L'événement, organisé au profit de la Société pour les enfants handicapés du Québec, a rapporté environ $12 000, soit $2 000 de plus que l'année dernière.CAROLE THIBAUPEAU La Fraternité des policiers de la CUM, qui en était à sa 15* expérience du genre, a réquisitionné pour l'occasion 14 véhicules et des dizaines de bénévoles, principalement des policiers et leurs épouses.Le chef du Parti libéral du Québec M: Robert Bourassa, est venu se sustenter de bonnes binnvs avant de se rendre à l'assemblée de jeunes libéraux qui l'attendaient au Centre Paul-Sau-vé dans l'après-midi.« Les locaux situés juste en face de ceux de la Fraternité ont été notre quartier général pendant 15 ans, au cours desquels nous avons entretenu des relations d'amitié avec les policiers », a souligné le chef du PLQ, qui vient dîner chaque année à la Journée des fèves aux lards.Par ailleurs, M.Bourassa a salué au passage la grande «qualité de gestion du fonds de pension des policiers* de même que la «confiance que la Fraternité démontre par ses investissements dans l'économie québécoise».«L'argent servira principalement au transport des enfants handicapés», explique Jean Beaucjry, président de la SEHQ.Le tinnsport des enfants qui vont à l'école est assuré par les établissements scolaires et la Société s'occupe surtout de véhiculer les enfants d'âge pré-scolaire a la garderie et à l'hôpital.Elle offre un service de garde de week-end destiné aux parents qui veulent s'évader un week-end hors de la routine.La SEHQ tient également un inventaire d'appareils orthopédiques et enfin, elle offre un séjour au camps Papillon, au lac Pierre (au nord de Juliette); un camps de vacance spécialement conçu pour les enfants handicapés.3 ! S.*.' \u2022\u2022(.-?S^lvft3r2:«'-, '-.4 I 1$SfW8M: :>{«\u2022' m ¦ photo Robert Mailloux, LA PRESSE Mangez des fèves aux lard au profit des enfants handicapés! Dans Tordre habituel, on reconnaît Jean Beaudry, président de la Société pour les enfants handicapés du Québec, Louis Simard, président de la Fraternité des policiers, l'animateur Jacques Proulx, président d'honneur \"'e la journée et le policier Robert Babeu, organisateur de l'événement. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 Le Canada des autres Michel Vastel Queen's Park sous la loi du talion TORONTO \u2014 Il y a un aspect de la personnalité de Larry Grossman, le nouveau leader tory de l'Ontario, que les commentateurs n'osent jamais relever ouvertement: ses origines juives.Elles expliquent pourtant beaucoup de ses comportements de politicien: c'est un dur à la rancune tenace.Élu samedi soir par une mince majorité de 19 voix sur Dennis Timbrell, il aura d'autant plus de mal à refaire l'unité de son parti que.depuis 1975 qu'il siège à Queen's Park, il s'y est fait beaucoup d'ennemis.Bill Davis a du le rappeler à l'ordre alors que.jeune ministre, il prenait violemment à partie ses collègues du cabinet.Après la défaite du 2 mai.il agaçait carrément ses collègues du caucus alors qu'il lançait sa campagne sans même attendre que son chef.Frank Miller, se retire dans la dignité.« Larry Grossman sera un chef de l'Opposition plus coriace, confie un proche du premier ministre David Peterson.Mais cela ne signifie pas grand-chose puisque l'adversaire des libéraux on-tariens dans la prochaine campagne est ailleurs: à Ottawa, et il s'appelle Brian Mulroney.» Le gouvernement minoritaire de l'Ontario se prépare en effet à mener une dure campagne contre le libre-échange et veut acculer le premier ministre fédéral au pied du mur.Le nouveau chef tory se fera rapidement coincer entre le grand frère fédéral et l'intérêt de l'Ontario.« J'ai d'excellents rapports avec Brian Mulroney », confiait Larry Grossman à LA PRESSE quelques heures avant sa victoire.Le 26 janvier dernier en effet, le premier ministre fédéral appellait Larry Grossman pour le consoler de sa défaite devant Frank Miller: « Ne t'inquiète pas Larry, moi aussi j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour devenir chef de mon parti! » Et samedi soir, l'un des premiers coups de téléphone de félicitations que recevait Larry Grossman venait encore du 24 Sussex Drive à Ottawa.Le gouvernement fédéral a pris grand intérêt à cette course à la direction du Parti conservateur ontarien.« La force des libéraux de l'Ontario avait un impact sur les sondages nationaux, confiait samedi un député fédéral, et la situation devrait maintenant se corriger.» Le contrôle absolu que la « Big Blue Machine » exerce maintenant sur le parti ontarien, après un exil de dix mois sous le règne de Frank Miller, renforcera du même coup son pouvoir à Ottawa.Plus la popularité de Brian Mulroney s'effrite au Québec et dans les Maritimes, plus il va avoir besoin des Tories ontariens.La Big Blue Machine n'attend rien d'autre pour reconquérir l'influence qu'elle se plaint d'avoir perdu dans l'entourage de Brian Mulroney.Le « petit juif » de Toronto Dans une province où les archevêques anglicans se permettent de comparer le premier ministre à Hitler, il faut s'attendre à quelques coups bas sur Larry Grossman.On a entendu un adversaire politique du nouveau chef conservateur commenter ainsi ses critiques contre le budget des libéraux: « Le petit juif parle encore de gros sous ».Exception de mauvais goût?Les propres organisateurs de Larry Grossman admettaient discrètement avant l'élection de samedi soir que leur principale crainte venait des réticences des délégués âgés à voter pour un juif.La province est dans son ensemble moins « Wasp » que l'échantillon de conservateurs présent au Centre des congrès de Toronto, mais la base traditionnelle des Tories ontariens dans le coeur orangiste de la province est clairement mal à l'aise devant le portrait de la famille Grossman, qui semble tout droit sorti d'un roman de Mordecaï Richler.Larry Grossman est endurci à ce genre d'attaques.Fils d'immigrants polonais, il faisait campagne en culottes courtes pour son père.Allan, alors conseiller municipal de Toronto.A peine sorti de l'université, il délaissait régulièrement son étude d'avocat pour diriger les campagnes électorales de son père, vingt ans député à Queen's Park et ministre de trois gouvernements conservateurs.Lorsque Larry Grossman prenait la succession de son père dans le même comté de St.Andrew-St.Patrick, il ne cachait pas ses ambitions politiques et Bill Davis dut à plusieurs reprises l'inciter à la patience.Larry Grossman fui l'un des plus brillants ministres de Bill Davis: en 1982.ses talents de négociateur réussissaient à désamorcer un conflit avec l'Association des médecins de l'Ontario.Aux Finances, il réussissait à réduire le déficit provincial d'un milliard de dollars alors que la province sortait à peine d'une des pires récessions qu'elle ait connues.Et dans son court passage à l'Education, dans le gouvernement minoritaire de Frank Miller, il réussissait à faire accepter au caucus conservateur un projet de loi sur le financement des écoles secondaires catholiques En le préférant samedi soir à Dennis Timbrell.les conservateurs ontariens ont parié sur le retour à la modération, sur une percée dans l'électoral urbain, pluraliste, plus jeune et plus féminin, ethnique.Au lieu de consolider sa base du « small town Ontario » que représentaient Bill Davis et Dennis Timbrell, l'establishment du Parti conservateur fait le pari, comme avec Brian Mulroney d'ailleurs, de se repositionner au centre de l'échiquier politique.Mais 49,43 p.cent des délégués conservateurs qui ont refusé à Larry Grossman le couronnement qu'il attendait rappellent volontiers que l'Ontario ne s'est jamais donné un premier ministre de Toronto.Le goût du pouvoir Neuf sur dix des conservateurs ontariens qui ont voté samedi pour un nouveau chef sont convaincus d'avoir choisi l'homme qui reprendra le pouvoir aux libéraux d'ici à quelques mois.Mais Larry Grossman a devant lui quatre obstacles à franchir: ¦ le Parti conservateur ontarien est profondément divisé par deux campagnes au leadership en moins d'un an: avec Frank Miller en janvier dernier, ce sont les « outs \u2022 qui avaient gagné, ceux qui voulaient s'affranchir des professionnels de la politique confortablement installés dans les salons du Albany club.Avec Larry Grossman, les « ins » de la machine bleue ont pris leur revanche; ¦ deux courses au leadership et une élection générale ont épuisé les coffres du parti.Non seulement le PC ontarien doit-il plus de $4 millions aux banques mais il a commencé à puiser dans un Fonds de fiducie.Les grands hôtels de Toronto ont exigé des chèques certifiés de Larry Grossman et de Dennis Timbrell avant de leur louer les nombreuses suites d'hospitalité où l'alcool coulait à flots dans les nuits de jeudi et de vendredi der nier; ¦ le parti est en outre profondément divisé idéologiquement.Le premier test sérieux viendra dès cet hiver avec le débat sur le financement des écoles secondaires catholiques.Dennis Timbrell et l'aile droite du parti souhaitent ouvertement que les Tories renient cette ultime promesse de Bill Davis.Larry Grossman est enclin à appuyer le gouvernement, d'autant plus qu'il appartient à une communauté religieuse qui a ses propres écoles et qui souhaite un jour bénéficier des mêmes avantages que les catholiques; I Larry Grossman s'engage enfin dans une véritable course contre la montre: ce n'est pas lui mais le libéral David Peterson qui décidera de la date de la prochaine élection.En principe, l'accord entre libéraux et néo-démocrates -devrait tenir jusqu'en septembre 1986.Les néo-démocrates souhaitent même son renouvellement.Mais on peut douter que le gouvernement donne à son Opposition le temps de se relever d'une des pires années qu'elle ait connues depuis les origines de la Confédération.Enfin, il ne manque pas d'observateurs pour souligner que j.*!.' Larry Grossman ressemble beaucoup trop à David Peterson.Comme dans le duel Mulroney-Turner, les électeurs ontariens pourraient se dire: «JV tout prendre, autant choisir le vrai ».M4 I ÉLU GRÂCE À LA MACHINE DE MULRONEY Grossman prend ses distances avec le gouvernement fédéral ri TORONTO \u2014 « Larry Gross-™ man n'a jamais été l'otage de personne », a lancé d'un air défiant le nouveau chef conservateur ontarien après une victoire largement attribuée à la machine bleue de l'Ontario, celle à qui Brian Mulroney dut sa victoire le 4 septembre dernier.MICHEL VASTEL envoyé tpéciol de LA PRESSE « Bill Davis a su défendre les intérêts de l'Ontario contre ( le gouvernement conservateur de ) Joe Clark et Larry Grossman va faire ce qu'il faut pour défendre sa province.Je me suis battu contre des gouvernements libéraux et conservateurs à Ottawa », a encore précisé le chef tory.Larry Grossman a été élu samedi soir par une mince majorité de 19 voix contre son principal adversaire Dennis Timbrell.Les ailes progressiste et conservatrice du parti conservateur ontarien se sont ainsi également divisées derrière les deux principaux candidats.Alan Pope, avec 271 voix au premier tour, n'a voulu se rallier ni à l'un ni à l'autre, dans l'intérêt de l'unité du parti.Cette question de l'unité a été au coeur des entretiens du vainqueur avec ses deux adversaires de même qu'avec l'exécutif et une trentaine des 50 membres de son caucus hier matin.«J'ai été agréablement surpris par l'état d'esprit des militants samedi soir, a confié Larry Grossman hier après-midi en conférence de presse.Les partisans de mes adversaires sont bien sûr déçus mais ils ne se sentent pas menacés ni frustrés ».Larry Grossman ieur a promis qu'ils « auraient un rôle à jouer dans le parti », contrant ainsi les inquiétudes de ceux qui craignent qu'il ne devienne l'homme d'une machine électorale.M.Grossman a précisé qu'il aura recours à la stratégie de Bill Davis.Élu avec une mince majorité de 44 voix en février 1971, l'ancien premier ministre avait réussi à se faire élire à l'élection suivante en faisant appel au talent des organisateurs de son principal adversaire, les mêmes hommes qui formaient aujourd'hui le noyau de l'organisation de Grossman.Outre la réunification du parti, le chef conservateur doit éponger plusieurs millions de dettes, y compris celles de ses adversaires qu'il a promis d'aider.M.Grossman ne craint pas de souffrir de la baisse de popularité des Conservateurs fédéraux ni de leurs politiques, généralement considérées comme plus favorables à l'Ouest qu'à l'Ontario.Qu'il s'agisse de libre échange ou de politique énergétique, Larry Grossman a assuré: \u2022 Je ne me suis jamais engagé à être d'accord avec Brian Mulroney ni avec le gouvernement conservateur à Ottawa ».Le premier ministre fédéral a été l'un des premiers à féliciter Larry Grossman, l'assurant de son appui pour la prochaine élection.M.Grossman a précisé que, lors de l'élection du printemps prochain en Ontario, il fera appel à la machine des Norman Atkins, John Laschinger, Hugh Segal, etc.qui assuraient les victoires de Bill Davis et de Brian Mulroney, et dont Frank Miller s'était séparé en mai dernier.Considéré comme un modéré, Larry Grossman a convoqué pour ce matin le comité des politiques sociales de son parti pour clari fier sa position officielle sur le financement des écoles secondaires catholiques.Les durs du parti voudraient renier cette promesse de Bill Davis mais le nouveau chef conservateur ne désespère pas d'en arriver a un compromis avec le gouvernement minoritaire de David Peterson: « Il ne faut pas exploiter cette question », a-t-il demandé à son caucus.Larry Grossman promet enfin d'amener son parti à prendre des positions plus modernes sur les grandes questions contemporaines.Peu assuré cependant de faire taire toutes les critiques, il a laissé entendre qu'il dirigera « un caucus qui n'a pas peur de dire ce qu'il pense ».Larry Grossman a quelques mois seulement devant lui pour réaliser le mandat que 91 p.cent des militants conservateurs attendent de lui: reprendre le pouvoir.« Il nous reste à démontrer que nous sommes prêts », a-i-il Des Inuit en Ethiopie ¦I YELLOWKNIFE (d'après \" CP) \u2014 Le gouvernement de l'Ethiopie a invité plusieurs Inuit à visiter ce pays africain d'ici à la fin novembre.Cette invitation constitue un geste de reconnaissance à l'endroit des dons faits par les communautés arctiques aux victimes de la famine en Ethiopie.À ce sujet, les responsables des secours destinés aux Éthiopiens, à Ottawa, ont précisé qu'au Canada, ce sont les Inuit qui ont donné le plus d'argent, per capita, aux fonds de secours pour les affamés d'Ethiopie.Le nouveau chef du PC ontarien, Larry Grossman, a présenté samedi soir aux partisans conservateurs son père Allan, lui-même ex-ministre conservateur.conclu en se donnant une semaine seulement pour se préparer à prendre la place de Frank Miller.Élu à Queen's Park depuis 1975, Larry Grossman en était, comme son adversaire Dennis Timbrell, à sa deuxième campagne au leadership en dix mois.En janvier dernier, il avait perdu au troisième tour de scrutin par 77 voix, après avoir devancé le même Dennis Timbrell par sept voix seulement au deuxième.téléphoto CP Résultats Tirage du 16-11-85_ 4 13 18 23 24 40 no ctimplf mrnuiirv 45 Prochain tirage: mercredi 20 nov.1985 Gros lot (approx.): 1 OOO 000,00$ 66 5 6 + 56 4 6 36 causants 1 6 180 13 230 272 693 u>ts 1 798 317,70$ 113 227,40$ 2 886,20$ 75,50$ 10,00$ Ventes totales 14 940 426,00$ Vous pouvez miser jusqu'à 20 h 00 le jour du tirage Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.fit** LANCEMENT DU SERVICE AUTOMOBILE SANS DEVINETTES Nous sommes des spécialistes des pneus et du service! RECHERCHEZ LES NOUVELLES ENSEIGNES.Partout où vous verrez les mots \"Service automobile garanti de Goodyear\", vous trouverez une nouvelle apparence, une nouvelle ambiance et un nouvel outillage moderne pour le service automobile.NOUS SOMMES \"INFORMATISÉS\".Les véhicules modernes exigent des connaissances spéciales et un outillage à la fine pointe de la technologie pour assurer une performance supérieure.Goodyear a maintenant l'outillage le plus moderne qui soit et des techniciens formés avec soin pour garder votre voiture en parfait état.Le résultat détaillé de l'analyse informatisée est imprimé.Il n'est plus nécessaire de jouer aux devinettes.LE SERVICE EST TOUJOURS AUSSI PERSONNEL.Bien que l'ordinateur soit le coeur d'une machine de diagnostic merveilleusement efficace, le travail est toujours fait par un technicien certifié de Goodyear.CHAQUE SERVICE EST GARANTI PAR ÉCRIT.Chaque service informatisé est garanti et appuyé d'une garantie limitée écrite.Pour en obtenir un exemplaire gratuit, adressez-vous au gérant du magasin.Nous ne Jouons pas aux devinettes.MISE AU POINT INFORMATISÉE DE 12 MOIS CHEZ GOODYEAR, LE SERVICE N EST PAS UN JEU DE DEVINETTES.Efficace a souhait, notte ordir,ateur analyse toutes its pieces du moteur et détecte promptement et précisément les problèmes Le résultat > l'analyse est \u2022-\u2022 né Il MqMMCÉMMl les travaui a Tant d'expertise à un prix si spectaculaire.Il nV a que Seiko Sport-Tech pour vous l'offrir.Voici les expertes.Les montres munies de capacités les plus avancées dans le domaine de la technologie.(De nos jours, Seiko est synonyme de technologie.) Aussi attrayantes pour leur brilliant aspect que pour leur performance remarquable, elles on été conçues pour votre intérêt aussi particulier soit-il de la course à pied aux sports de stade.Résistantes à l'eau.Elles vous attendent dès maintenant.Venez les admirer.Partez dans la direction des gagnants avec Seiko.SEIKO L'HOMME A INVENTÉ LE TEMPS.SEIKO L'A PERFECTIONNÉ.6 BIJOUTERIE Louis Gilbert Place Longueuil.825.rue Saint-Laurent ouest Longueuil.Quebec J4K 2VI INC.Centre commercial Le Domaine Langelier et Sherbrooke Montréal OET/ULLANT La Colombie doit faire face à un défi écrasant I BOGOTA, Colombie \u2014 La ™ Colombie se trouve confrontée aux conséquences humaines, sociales, économiques et politiques de la plus grande catastrophe naturelle de son histoire, le glissement de terrain qui a rasé dans la nuit de mercredi à jeudi la ville d'Armero, faisant prés de 25 000 morts.Devant cet état de fait, le gouvernement colombien étudiait hier la possibilité de décréter l'état d'urgence économique dans le pays, pour venir en aide aux sinistrés de la catastrophe.Le gouvernement, dans un bilan provisoire, a reconnu officiellement plus de 22 000 morts et disparus et a annoncé que le site d'Armero, une ville de 20 000 habitants située dans la haute vallée du Magdalena, dans les Andes colombiennes, à 120 km à l'ouest de Bogota, sera transformé en sanctuaire.Le bilan, non définitif, est accablant : aux morts s'ajoutent 3 000 blessés, près de 50 000 sans-abri, la destruction de 20 000 hectares de plantations et la perte de 20 000 tètes de bétail.Le coût total des pertes devrait avoisiner les $300 millions.Des dizaines de milliers de tonnes de glace, de rocs et de terre se sont précipitées, à la suite de l'éruption du Nevado del Ruiz, sur la petite ville d'Armero, située près de 5 000 mètres en contrebas, et à 45 km seulement du sommet du volcan.Déjà deux fols dans le passé, en 1595 et 1845, des glissements de terrains provoqués par des éruptions du Nevado del Ruiz, par ailleurs assez mineures et surtout dangereuses par leurs conséquences secondaires, avaient suivi le même cours de la rivière Lagunilla, qui débouche dans la vallée sur Armero.Mais la zone était alut» peu peupiée.Depuis, dans cette vallée tropicale aux terres riches, s'étaient installés des dizaines de milliers de paysans et d'éleveurs.Près du tiers des quelque 75 000 personnes vivant dans cette zone sont demeurés sous la gangue dé boue qui l'a recouverte.Les deux autres tiers se trouvent démunis de tout, tandis que le volcan com tinue de faire planer une menace, potentielle.Tandis que sur place, les ccn« très de secours de la Croix-Rou^ ge, où affluent les donations dej Colombiens et du monde entier: tentent de rétablir un semblant de vie organisée, alors que secouî ristes et hélicoptères fouillent en» core l'immense champ de boue séchée à la recherche des derj niers survivants, la Colombie doi{ faire face aux conséquences de ce désastre national.Des centaines d'enfants se, ixs trouvent seuls au monde, tandis; que la plupart des rescapés, cho* qués, mettront sans doute très longtemps à se remettre du dra-me qui les a frappés.Socialement et économique^ ment, le coup est très dur pour le' pays.Les rescapés du glissement de terrain vont grossir le nombre des sans emploi dans un pays ou le dernier taux officiel du chôma-; ge était de 19,4 p.cent d'une po* pulation active de 8,6 millions du personnes.J Ils ont en effet tout perdu; maisons, terres, machines, bé^ tail, et la région ne retrouver» pas avant de nombreuses années J si elle y arrive un jour, sa riches{ se passée.Pour sa part, le président Beli-j sario Betancur, qui se trouve toujours dans la région d'AlmercÇ pour coordonner les opérations^ de secours, a reçu hier une demande visant à décréter l'état' d'urgence économique dans le pays.Cette mesure permettrait au.président et à ses ministres de promulguer des décrets ayant* force de loi pour venir en aide! aux sinistrés.a De son côté, le pape Jean-Paul; II a demandé hier à tous les ca-« tholiques et à tous les hommes de! bonne volonté de venir en aide} aux victimes de la catastrophe* d'Armero.1 £ \u2014 djppr*»AfPJ **fRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de Information JEAN-GUY DUBUC «diiooolute en chef À la veille dû sommet de Genève Tous les regards se tournent vers Genève, où commencent dans quelques heures des conversations entre le chef de l'Union soviétique, M.Gorbatchev, et le président Reagan.Ce sommet a été précédé d'une longue et minutieuse préparation, chaque leader multipliant depuis plusieurs mois les consultations avec ses collaborateurs et ses alliés et tentant de se présenter à l'opinion publique comme le champion de la paix.Dans sa dernière allocution publique, le président américain ne s'est-il pas déclaré investi d'une mission de paix?Quant à son concurrent, il se présente comme un gentleman, presque comme un séducteur.' C'est néanmoins avec crainte et tremblement que le déroulement de ces journées va être suivi.Les peuples ne seront pas invités à suivre « live» les échanges entre les deux personnages.Mais l'enjeu est tellement considérable et le déploiement des moyens modernes de communication est tel que tous les indices d'une conclusion favorable ou défavorable seront immédiatement interprétés pour fortifier le pessimisme ou conforter l'optimisme.Les obstacles à la conclusion d'une entente cordiale sont nombreux.Les sommets entre l'URSS et les États-Unis ont rarement produit des résultats mirobolants et, dans un cas au moins, la rencontre entre John Kennedy et Khrouchtchev, les suites ont failli être désastreuses.Richard Nixon, l'homme du Watergate, eut beaucoup plus de chance.C'est peut-être le seul président américain qui réussit à peu près pleinement sa difficile mission.Kennedy était trop jeune et on dira peut-être aujourd'hui que le président Reagan est trop vieux devant un Gorbatchev en pleine possession de ses moyens, très alerte et visiblement très sûr de son cheminement.Mais ce genre de considérations entraîne facilement à enjamber la Providence.La Providence, on a bien envie de l'invoquer devant l'énor-mité des moyens de destruction que détiennent les superpuissances.Il se dépense annuellement la somme de $800 milliards pour des armements qui ne sont pas tous, il est vrai, aux mains de Moscou et de Washington.Ce sont des réalités auxquelles on préfère ne pas penser, mais qui ne ressortis-sent pas au domaine de I imaginaire.Un holocauste nucléaire reste du domaine du possible.Pas du probable, car nous serions déjà tous perdus.Et Genève ne serait même pas un espoir.MM.Reagan et Gorbatchev, leur gouvernement respectif, planifient l'avenir.C'est quand on considère les erreurs d'appréciation commises par les meilleurs esprits qu'on ne résiste pas à la tentation de se réfugier derrière des pronostics prudents.En 1936, Lloyd George, personnalité politique anglaise de premier plan, écrivait dans le Da//y News.«La conception d'une Allemagne qui pourrait intimider l'Europe n'entre pas dans le nouveau tableau.Les dirigeants de la nouvelle Allemagne ne savent que trop bien que l'Europe est trop grande pour être conquise et soumise par un seul État, quel que soit l'armement de celui-ci.L'établissement d'une hégémonie allemande en Europe, qui était le but et le rêve du militarisme d'avant-guerre, ne figure même pas à l'horizon du national-socialisme.» On sait quel démenti affreux Hitler devait apporter, quelques années plus tard, à ces vues idylliques.Le Numéro 1 soviétique est-il ce loup déguisé en mouton que les plus pessimistes (ou les plus bornés?) s'acharnent à dépeindre?Ceux qui le trouvent «beau et gentil» commettent-ils la même erreur que Lloyd George face à l'Allemagne de 1936?Et M.Reagan lui-même ne cache-t-il pas une face de la vérité quand il annonce la «guerre des étoiles» comme une bonne nouvelle?Genève sera déjà un succès, si la rencontre n'ajoute pas à la somme des malentendus.Guy CORMIER Des réponses sans lendemain ?Le Conseil du patronat du Québec a trouvé un excellent moyen de faire connaître son point de vue dans la campagne électorale.Il a adressé un questionnaire aux deux partis pour qu'ils exposent leurs positions au sujet de problèmes qui tiennent à coeur aux milieux des affaires.Les questions donnent une idée du genre de gouvernement que veut le patronat et les réponses indiquent que les deux partis sont sensibles aux arguments de la communauté d'affaires.Cependant, rien ne permet de penser que le prochain gouvernement, quel qu'il soit, fera automatiquement l'affaire du patronat.Ce qui ressort surtout de ce questionnaire, c'est que le \u2022patronat veut un gouvernement responsable.Les temps sont durs et l'État doit surveiller ses dépenses de façon à pouvoir diminuer les taxes et les impôts.En gros, les deux partis lui donnent satisfaction à ce sujet.Ils semblent conscients du fait que les relations entre l'État et l'entreprise privée sont le grand problème économique de l'heure.Cette situation rappelle la dernière campagne fédérale quand conservateurs et libéraux cherchaient aussi à tenir à peu près le même langage au sujet du rôle de l'État dans l'économie.M.Mulroney avait mûri sa position depuis des mois alors que M.Turner essayait de donner en quelques semaines une nouvelle allure à son parti.Depuis lors, les deux ont faibli dans leur détermination à mettre de l'ordre dans les finances et à faciliter les rapports entre le gouvernement et l'entreprise privée.Les conservateurs se sont révélés des réformateurs timides: ils ont mis fin rapidement aux excès flagrants de leurs prédécesseurs, notamment le Programme énergétique national et FIRA, mais ils se montrent faibles quand il s'agit de réformer la fiscalité ou de diminuer les dépenses sociales inutiles.De leur côté, les libéraux de M.Turner sont plus fidèles à leur tradition des vingt dernières années qu'à leur programme d'il y a un peu plus d'un an.Bref, les partis fédéraux ont tenu des propos plus énergiques à l'adresse des hommes d'affaires avant les élections '__qu'après.La responsabilité de gouverner ou d'être l'opposition parlementaire tend à diluer la force de la pensée préélectorale.Le même phénomène pourrait se produire dans le cas du Parti québécois et du Parti libéral du Québec.Dans un an, l'un des deux aura formé le gouvernement et l'autre sera l'opposition officielle.Ils n'auront guère le loisir et le penchant de revenir sur les réponses si pondérées qu'ils ont faites au questionnaire du CPQ.Sans renier leurs intentions, ils risquent de les laisser sombrer dans l'oubli.Chacun à sa façon, M.Johnson et M.Bourassa font miroi-| ter des relations plus harmonieuses entre le gouvernement et ; l'entreprise privée.C'est important pour la santé de l'économie et pour la création d'emplois.Il faut, cependant, qu'ils fassent connaître leurs vues à une audience plus large et qu ils s'engagent devant les électeurs à prendre les mesures nécessaires pour assainir les finances publiques, remettre l'économie sur la bonne voie et faciliter l'épanouissement de l'entreprise privée, .v !?\\ frééérit WAOMIÉRI *S&>HTfc of pen**, CBSr Pvofi TQoutéGL (Droits réservé») Marc Laurendeau A Certains bains de foule qui révèlent un climat (Collaboration spéciale) À deux semaines du scrutin général, le premier ministre Pierre Marc Johnson et le chef de l'Opposition, M.Robert Bourassa, s'immergent dans des bains de foule très révélateurs quant à la température de I'électorat.Ainsi, juste au moment où le leader péquiste terminait à Montréal un «brunch» pris dans l'intimité avec les créateurs du milieu culturel, son adversaire libéral, à quelques kilomètres plus loin, prononçait un discours devant un énorme rassemblement de jeunes.Une visite aux deux endroits nous a permis de prendre le pouls.À peine revenu de Chibouga-mau, revigoré par l'accueil chaleureux des citoyens nationalistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, M.Pierre Marc Johnson rencontrait, en cercle restreint, plusieurs créateurs importants.S'il est vrai que le virage fédéralisant du PQ a suscité, dans un premier temps, désarroi et désapprobation dans les milieux culturels, le climat semble s'améliorer.Car les auteurs et artistes ont mieux que jamais réussi à faire entendre leurs demandes, ces dernières années, particulièrement dans ia période où M.Clément Richard dirigeait le ministère des Affaires culturelles.L'exposition Picas- so demeure parmi ses meilleures réalisations.L'arrivée de M.Gérald Godin à ce portefeuille (même si son règne pourrait s'y avérer éphémère) a également enthousiasmé les milieux de la création.La rencontre d'hier reflétait donc un courant d'affinités qui persévère.À part l'interlude de M.Jean-Paul L'Allier, qui fut un ministre très apprécié de divers artistes et promoteurs de la création, le Parti libéral du Québec, depuis 1970, est rarement parvenu à traiter le dossier culturel avec la compréhension et l'adresse nécessaires.En Claude Trudel, ancien sous-ministre adjoint et spécialiste de l'édition, le PLQ semble s'être trouvé un porte-parole cohérent et capable de réflexion.Mais la culture obtiendrait, sous un gouvernement libéral, une part nettement plus mince des budgets.L'emploi pour les jeunes.Telle semble être la préoccupation majeure des libéraux provinciaux, en conformité avec leurs documents et travaux depuis 1982.Un colossal rassemblement de 4 500 jeunes, tenu hier après-midi à l'aréna Paul-Sauvé, démontrait non seulement la redoutable efficacité de l'organisation libérale mais aussi la puissance mobilisatrice de leur thème.«Pour nous, la question jeunesse, c'est la nouvelle question nationale», s'exclamait hier le député de Saint-Jacques, M.Jean-François Viau.Il ne croyait pas si bien dire.Peu après, un groupe de jeunes supporters de M.Bourassa entonnaient à nos oreilles l'espèce de chant nationaliste de célébration: «Mon cher Robert c'est à ton tour de te laisser parler d'amour».Au total, une foule grouillante, délirante, se déployant par grands mouvements ondulatoires au gré des animateurs, rappelait la ferveur de l'assemblée pré référendaire des «Yvettes» et même un célèbre rassemblement en faveur de l'équipe de Jean Lesage au Palais du commerce en 1960.Une iriachinerie moderne, appuyée par un réflecteur mobile et des projections de vidéo sur grand écran, de même que la musique de «Flash Dance» («WhaL à feeling») pour accueillir Robert Bourassa, tout avait été mis en place pour canaliser l'enthousiasme de cet auditoire remuant.On avait parfois l'impression que la politisation de ces jeunes est peu profonde.La traditionnelle nomenclature des candidats du parti se brisait sur un mur de silence et d'indifférence.Ces jeunes, qui semblent ignorer les noms des porte-couleurs de leur parti savent-ils que le PLQ, après avoir préconisé la parité de l'aide sociale pour les moins de 30 ans, assortit maintenant l'aide apportée aux jeunes prestataires à des conditions, notamment une confirmation des activités d'insertion dans le milieu du travail?Parmi une brochette d'orateurs soigneusement décravatés pour la circonstance (MM.Luc Harvey, Pierre Paradis, Daniel Johnson et Jean François Viau, qui ont suivi M.Fié-tro Perrino, président de la Commission jeunesse), le candidat dans Lac Saint-Jean, M.Luc Harvey, a fait allusion aux drapeaux que les péquistes ont tant demandé aux jeunes de brandir.Il affirmait ensuite: «Le seul moment où les jeunes ont revu ces drapeaux, c'est sur leur chèque de Bien-être social.» Faisant appel à toute la jeunesse du Québec, M.Robert Bourassa a déclaré que son droit au travail avait été compromis pour des idéologies.Il touchait des cordes sensibles.Son parti, selon les sondages, effectue une percée chez les jeunes de 18 à 25 ans qui n'ont pas de souvenir précis de sa manière d'exercer le pouvoir, sauf une réminiscence de prospérité.Il arrive que les partis politiques sollicitent l'appui des jeunes et les oublient par ia suite.La Commission jeunesse du PLQ est donc appelée, pour l'avenir, à une vigilance encore accrue.REVUE DE PRESSE Un projet de loi douteux Le projet de loi du ministre de la Justice, John Crosbie, contre la sollicitation, éliminera très certainement les prostituées des rues, mais à quel coût?Nombreux sont les Canadiens, il va de soi, qui seraient heureux que les prostituées ne puissent poursuivre leurs activités sur la rue.Celles-ci, devons-nous avouer, se sont avérées très nuisibles dans plusieurs grandes villes du pays.Malgré tout, le projet de loi C-49, sous plusieurs aspects, est sujet à critique.Ainsi, il confère aux policiers des pouvoirs extrêmement étendus: ces derniers, selon les modalités du projet, pourraient même appréhender sur la rue tout couple surpris à converser.La définition de lieu public, par ailleurs, est très évasive et pour] aii donner lieu a de nombreux abus.Quoi qu'il en soit, ce projet de loi fait fausse route en refusant de reconnaître q*ie la prostitution n'est pas illégale, au Canada.Si elle n'est pas illégale, 11 est impératif de trouver un moyen de rendre justice à ceux qui sont offensés à la vue.des prostituées qui agissent en toute légalité-La légalisation des bordels représente peut-être une solution radicale mais il faut admettre que les maisons de prostitution permettraient d'écarter les prostituées de la rue et, encore plus, éviterait au législateur le risque de contrevenir aux droits de l'individu.The Medicine Hat News Le ministre de la Justice, John Crosbie, assure que son projet de loi sur la sollicitation, qui confère des pouvoirs discrétionnaires aux forces policières, ne prêtera pas le flanc à des abus.Ce n'est pas suffisant.M.Crosbie a raison d'affirmer que les Canadiens en ont assez de voir les quartiers rési- dentiels envahis par les prostituées.La forme de harcèlement que pratiquent les prostituées et leurs clients n'a sa place sur aucune artère publique, encore moins dans les quartiers résidentiels.Le projet de loi Crosbie est dangereux, toutefois, en ce qu'il permet l'arrestation des individus dans des endroits publics \u2014 bars ou restaurants par exemple \u2014 sous prétexte qu'Us sont soupçonnés d'acheter ou de vendre des services à caractère sexuel.M.Crosbie ne nie pas cette interprétation mais affirme qu'il est «peu probable» que les policiers utilisent leurs pouvoirs discrétionnaires dans de telles situations.Ces assurances ne suffisent pas.Rappelons que M.Crosbie et les conservateurs de l'Opposition avaient jeté les hauts cris contre de tels pouvoirs discrétionnaires lorsque l'ex -gouvernement libéral \u2014 après réception du rapport d'une commission royale d'enquête sur les activités illégales de la GRC \u2014 avait voulu légiférer de façon trop laxiste sur la création d'une agence canadienne de sécurité.On avait cité en exemple l'incendie criminel d'une grange au Québec, où on soupçonnait des felquistes de se réunir, par des enquêteurs de la GRC.Les autorités avaient prétexté que cette forme de « harcèlement» avait été employée sous prétexte que la fin \u2014 la lutte au crime \u2014 justifie les moyens.La vérité, lorsqu'elle éclata, se révéla très différente.Les pouvoirs discrétionnaires qu'avait utilisés la GRC avaient, dans ce cas, pour objectif de discréditer certains individus à des fins politiques.Que ce soit au nom de la prostitution ou de la sécurité nationale, il est essentiel de protéger les droits des individus de déambuler sur la place publique ou d'agir à domicile sans risquer d'être pris à partie par les policiers.The Saskatoon Stçr-Phuenix A LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 TRIBUNE 3 L'éducation à la santé et à la sécurité du travail : à l'école On n'insistera jamais assez sur le rôle de l'école pour sensibiliser les jeunes à la santé et à la sécurité du travail.Pourtant, les statistiques démontrent que les accidents sont fréquents en milieu scolaire.En effet, selon la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), en 1984, le coût annuel moyen des accidents du travail dans le secteur de l'éducation s'est chiffré a plus de 13 millions de dollars, alors que 7374 accidents ont été déclarés.Le secteur de l'éducation est donc moins sécuritaire qu'on semble porté a le croire, d'autant plus que ces chiffres ne représentent pas un portrait fidèle de la situation.De fait, plusieurs accidents ou maladies du travail ne sont pas déclarés ù la CSST ou sont indemnisés par nos assurances collectives.Et les coûts indirects dus aux accidents vont jusqu'à multiplier par quatre ces premiers chiffres.Par ailleurs, toujours selon la CSST, la majorité des accidents du travail arrivent aux personnes âgées de moins de 35 ans, les victimes les plus nombreuses ayant entre 20 et 21 ans.Cette réalité suffit à elle seule à démontrer que l'école ne joue pas pleinement son rôle de lieu d'apprentissage d'habitudes de prévention et de comportement sécuritaire.Faute de moyens et sans doute par négligence, certaines écoles sont moins sécuritaires que bien des entreprises: problèmes de poussière, défauts d'entretien, d'aération sont plus fréquents que le seuil normal et acceptable.Si bien que plusieurs établissements scolaires ne répondent nullement aux normes imposées aux industries.Une telle situation frise le scandale.Manque d'eau potable, locaux trop petits, portes de secours verrouillées, bruit, présence non-con-trôlée de produits toxiques, poussière, fumée, gaz, vapeurs, solvants, systèmes de ventilation inadéquats, poste de traval inadéquat, équipements peu sécuritaires, matériel de premiers secours non disponible ou inadéquat, absence de moyens de protection individuelle et collective sont monnaie courante dans bien des établissements où il suffirait pourtant d'appliquer la réglementation existante en matière de santé-sécurité pour améliorer grandement la situation.On ne peut non plus ignorer l'importance d'un milieu adéquat.De fait, dans un environnement sain, certaines habitudes changeraient.Cela éviterait sans doute à certaines directions d'avoir à débrancher les sonnettes d'alarme de peur qu'elles ne détectent des anomalies.L'éducation à la santé-sécurité est malheureusement fort déficiente à tous les niveaux.Pour sa part, la Centrale de l'enseignement du Québec croit fermement à l'importance de l'éduca- tion à la prévention.Celle-ci devrait être partie intégrante de tout profil scolaire, et il revient au ministère de l'Éducation d'y voir.Par ailleurs, un plan de santé-sécurité doit faire partie intégrante de chaque programme de formation professionnelle qui se respecte.D'ici là et face à des lacunes criantes, la CEQ a mis à la disposition de l'ensemble des écoles des niveaux primaire et secondaire du Québec un cahier pédagogique visant à développer chez les jeunes une prise de conscience de la santé et de la sécurité au travail et de la nécessité d'un comportement sécuritaire tant pour l'élève lui-même, que pour son entourage.Plus de 70000 exemplaires ont été acheminés aux personnels des établissements scolaires qui, dans le cadre d'une intervention spécifique qui se déroule jusqu'au 22 novembre, les utiliseront avec enthousiasme.Bien que le secteur de l'éducation ne soit pas «reconnu prioritaire» par la CSST, nous croyons que le ministère de l'Éducation devrait apporter davantage d'attention aux besoins des écoles.Celles-ci, par définition, ne se doivent-elles pas d'être les lieux de formation par excellence de la main-d'oeuvre de demain?Pietro MONTI CONE vice-président CEQ L'équité dans les débats M.Marcel Adam Il m'arrive souvent de ne pas être en accord avec vos opinions et même à ce moment vous m'apportez un point de vue très différent du mien: vous m'aidez à penser.Malheureusement, votre chronique du mardi 12 novembre «Johnson craindrait-il d'affronter Bou-rassa?» m'a profondément déçu.Vous embarquez à pieds joints dans les stratégies grosses comme le bras de Monsieur Bourassa, comme, hélas, une trop grande partie de la presse écrite et parlée.Au nom d'un «légalisme» dont ils se moquent, les commentateurs foulent aux pieds «l'équité» fondamentale que devraient viser nos lois.Si M.Johnson avait accepté immédiatement l'idée d'un combat singulier je suis convaincu, du moins j'ose l'espérer, que les commentateurs auraient fustigé sa conduite.Car, qui devrait se permettre de bafouer directement l'opinion de 8 à 12 p.cent des ci-toyen(ne)s du Québec (selon les sondages)?Ces personnes ont droit au respect de leurs engagements.Qu'on accorde aux chefs des «petits» partis un temps d'écoute équitable, ce qui ne veut pas du tout dire égal, m'apparait important pour notre démocratie et cela peut se faire sans tuer l'attrait polémique d'un tel débat: car ce débat devrait être passionnant comme nous le souhaitons toutes et tous.Michel PERREAULT Montréal La vieillesse : deuxième jeunesse ?A 65 ans, disent les statistiques (des compagnies d'assurances), 15% des hommes qui ont eu 25 ans en même temps sont déjà morts! Sur les 55 sur 100 qui restent, ce n'est pas une rassurance (sic), 28 vivent aux crochets de la société.Si d'aucuns doivent encore travailler ou jouissent d'une retraite dorée, ils ne sont pas pour autant à l'abri du poids de la vieillesse qui repose, selon Claire Dutrisac.sur quatre «i»: l'insécurité, l'inactivité, l'inutilité et l'isolement! Voilà pourquoi tant de «vieux», riches ou pauvres, sont malheureux, parce que ce ne sont pas les assurances ni le compte en banque qui apportent le bonheur.«Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme?» On a déjà entendu cela.Perdre son âme, c'est perdre le sens de la vie, de ses peines et de ses joies.Les quatre «i» d'ailleurs ne sont pas exclusifs à la vieillesse.Parce que le sens de la vie s'acquiert avec le temps, l'insécurité, l'inactivité, l'inutilité ou l'isolement peuvent peser plus lourdement sur les épaules du jeune homme ou de la jeune fille que les aspérités de l'existence n'ont pas encore endur-ci(e).Les mois cependant sont un bien mince prix de consolation pour les maux de la vieillesse.Bien sûr, les plus vigoureux et les mieux nantis peuvent remercier le Ciel d'être parvenus à un troisième ou quatrième âge, d'être des aines qu'on envie parfois, des sages qu'on consulte, des patriarches qu'on adule \u2014 sans nécessairement aimer \u2014 jusqu'à leur centenaire, mais pour parodier Victor Hugo: combien de jeunes qui sont partis joyeux pour une course lointaine, sont déjà disparus dans un abime sans fond?Quand on s'arrête à penser qu'on vogue encore sur cet océan insondable de la vie, je crois qu'on peut être heureux de vivre et de pouvoir espérer atteindre un port qui se trouve sûrement quelque part par delà les flots et les tourments de toutes sortes.C'est la lutte en mer, pour la vie, qui fait vivre, et non le farniente, les bruits et les folies du rivage.Le sens de la vie, c'est la foi dans une planche de salut qui peut assurer des bonheurs plus sûrs que ceux laissés à l'embarquement.Et comme l'Au-delà, à ce que l'on sache, est sans retour, la vieillesse n'est-elle pas une deuxième jeunesse, celle de la vie éternelle, et combien plus belle que celle qui a marqué le départ de la course à ce que la sagesse biblique appelle les «illusions de ce monde»?Le véritable âge d'or n'est-il pas celui de la foi en ce que réserve la jeunesse éternelle, même si les quatre «i» font ployer des épaules croulantes?Les vieillards malheureux sont ceux qui n'ont pas la foi.C'est leur manque de foi en effet qui les rend si souvent plus tristes que la jeunesse qui sérénade des petits plaisirs sans lendemain.La vraie jeunesse n'est pas celle qui finit avec l'usure du temps, mais celle qui commence avec la foi ou une vision plus claire du monde à \\enir.Gérard LANGLOIS Québec La Bourse Je n'arrive pas à comprendre que dans le cahier Économie et particulièrement à la section «La Bourse», que ce ne soit pas la Bourse de Montréal qui occupe le premier rang de votre journal.Je suis un cadre, parmi tant d'autres, qui investit une partie de ses économies à la Bourse et il me serait agréable de lire le compte rendu des actions de la Bourse de Montréal en première page plutôt que celui de la Bourse de Toronto, surtout qu'il y a maintenant plusieurs actions d'entreprises québécoises qui ne sont pas inscrites à la Bourse de Toronto.En tant qu'entreprise montréalaise.LA PRESSE devrait reconnaître une institution qui a fait beaucoup d'efforts pour promouvoir l'investissement au Québec et lui accorder la première page.Gilles LAUZON Saint-Léonard Nous vous donnons satisfaction immédiatement.Francine OSBORNE directrice des pages financières LIBRE OPINION De grandes manoeuvres dans le brouillard Apres toutes les retombées des événements sanglants de ces dernières semaines, au Proche-Orient, on a le sentiment \u2014 du moins en Israel \u2014 d'assister maintenant à des grandes manoeuvres, à une espèce de préparation non pas d'un nouveau conflit mais au contraire d'une offensive de paix.DAVID CATARIVAS journaliste_ Dans les deux camps en effet, et il s'agit essentiellement d'Israël et de la Jordanie, les dirigeants préparent le terrain, essaient leurs armes en vue de l'affrontement \u2014 pacifique \u2014 qui devrait permettre un progrès de la paix dans cette région.Le roi de Jordanie cherche, tout à la fois, à se libérer des contraintes de l'accord qui le lie à Yasser Arafat et à l'OLP, à s'assurer le soutien de divers pays arabes \u2014 dont la Syrie, adversaire numéro un de l'OLP, et l'Egypte qui l'a précédé dans la négociation avec Israël \u2014 et à trouver des Palestiniens suffisamment représentatifs et pouvant être acceptés par Israel.Ce n'est point une tâche facile.Et c'est pourquoi les déclara- tions \u2014 et les fuites \u2014 en provenance d'Amman semblent parfois contradictoires.Tandis que le roi Hussein déclare \u2014 surtout à la presse occidentale \u2014 que les propositions de Shimon Pérès contiennent des éléments nouveaux et positifs, ses ministres \u2014 dont celui de l'Information \u2014 affirment les positions traditionnelles de la Jordanie et semblent rejeter les démarches du Premier ministre israélien.La vérité est que pour l'instant le souverain hashémitc ne peut ni accepter ces propositions \u2014 car il est encore trop lié à l'OLP et pas assez soutenu par le monde arabe \u2014 mais ne peut non plus les rejeter entièrement, car il perdrait tout crédit dans le monde occidental et aux États-Unis.Et il ne faut jamais oublier l'élément «relations publiques» et lutte pour la conquête de l'opinion publique qui accompagne les développements politiques dans cette région.Le roi Hussein rejette donc officiellement l'idée d'une négociation séparée \u2014 et signe à cet effet une déclaration commune avec la Syrie\u2014mais laisse cependant la porte entrouverte.En Israël, M.Shimon Pérès qui N0EL DÉPARTS 17 et 22 DÉCEMBRE LA COSTA DEL SOL\u2014L'ESPAGNE TOURISTIQUE L'endroit idéal pour pastor vos vacances au soleil 2 semaines 1 f\\ A f\\< **rnaines TC< è partira» IU4U* additionnelles / D* TORREMOLINOS, HÔTEL APPARTEMENT BAJONDILLO FUENGIROLA, HÔTEL APPARTEMENT PYR (supplément) EN EXCLUSIVITÉ I MONTMAl SAMT-fUSTACM HH m 1*1 Pmb MS-IÎJ5 Nat* SMMadM f 11, m* ImmUm \u2022« 273-7755 LACHUTI 354-mt lift *\u2022 \u2022 M'-WI LONOUIIM.37H454 \u2022MNM 472-MM ImeCnrl ROCK \"OMIT 5*5-3711 ftM.MMMha 564-1234 ___ DtUMMONDVTUI *>»-3777 f)M, i 1.«I 4W-MM 344-47M Hinf.472-5353 «t«ON Df OOMK VAUIYMU) SMK1WOV M7-OMO 37, Will.377-7470 DM.»\u2014.tto-r*.657-2*24 FAMEVIUÉ SAINT-HYACINTH* MUOiATM U13».i.l Oni.d.*2»-15M W, «» liÉnl Dn.i 773-4WI «tatrONHn 111 MM LAVAI I DETENTEUR D'UN PtHMIS DU OUÉMCI se trouve a la tète d'un gouvernement d'union nationale est bien obligé de tenir compte du «programme» de ce gouvernement qui constitue un compromis entre les positions du Parti travailliste et celles du Likoud.Pour lui la manoeuvre consiste surtout à se démarquer suffisamment des positions de refus qui semblaient être celles d'Israël jusqu'ici pour adopter une position plus positive sans, cependant, prêter le flanc aux accusations des plus farouches de ses adversaires \u2014 au sein même du gouvernement.Il faut se souvenir que M.Shimon Pérès est passé maitre dans l'art du «Oui.Non» et a un don pour trouver des formules suffisamment ambiguës.Les principales pierres d'achoppement avec le Likoud sont la question de la conférence internationale devant accompagner les négociations et la base de ces négociations: Camp David ou Résolutions 242 et 338 des Nations unies.Tous les gouvernements israéliens se sont opposés au principe de la conférence internationale en lieu et place de négociations directes \u2014 bien qu'après la guerre de Kippour, en 1973, une conférence internationale eut été convoquée à Genève.Mais c'est sans conférence internationale que l'Egypte et Israël ont négocié la paix.Aujourd'hui le Premier ministre d'Israël rejette l'idée de eonféren- m- 394, Laurier ouest.Montreal 273-2484 ce internationale mais veut bien accepter des «auspices» de la communauté internationale pour mener la Jordanie et Israël à des négociations directes.Ce que seraient ces «auspices», quelles seraient les nations dont les «bons offices» seraient acceptables, tout cela reste dans le brouillard.Aux Nations unies et à la Knesset, le Premier ministre d'Israël a confirmé que les négociations pourraient être fondées sur les Accords de Camp David.Il n'a pas dit «devraient».Est-ce à dire que si elles se fondaient uniquement sur les Résolutions 212 et 338 des Nations unies Israël renoncerait à la formule de Camp David?C'est ce que le président Moubarak a voulu comprendre.C'est ce que certains ministres du Likoud ont aussi voulu comprendre et à quoi ils s'opposent.On le voit, le jeu est très subtil mais la volonté israélienne d'avancer et d'avancer aussi rapidement que possible ne fait plus de doute.Les raisons de cette volonté ne manquent pas: sur le plan intérieur, le premier ministre est convaincu que s'il réussit \u2014 après avoir retiré l'armée israélienne du Liban et avoir muselé l'inflation \u2014 à amorcer une négociation de paix avec la Jordanie, il pourra en toute sécurité demander un mandat pour poursuivre son action sans avoir à passer la main à M.Shamir d'ici moins d'un an.Sur le pian extérieur, si l'objectif est d'écarter de la négociation l'OLP de Yasser Arafat, jamais la conjoncture n'a été plus favorable.L'OLP et son chef se sont discrédités, ont connu échec sur échec a Londres, à New York et même à Paris où le président Mitterrand envisage de «réexaminer» la position de la France vis-à-vis de l'OLP.Le moment est donc favorable à l'apparition d'une alternative à l'OLP, alternative qui peut se trouver parmi les Palestiniens de Samarie et de Judée dotés d'une plus grande «autonomie» administrative.Mais tout cela ne peut se faire ouvertement, au grand jour.Personne ne peut véritablement abattre toutes ses cartes, il faut donc s'attendre à encore bien des déclarations ambiguës, contradictoires.Mais dans l'ombre, derrière le brouillard soigneusement entretenu de part et d'autre, des pièces sont mises en place pour une construction positive.Kibboutz Hanlta 4> Israël Réflexions en marge de la campagne électorale Voici quelques observations qui me sont venus à l'esprit en suivant la campagne électorale en cours.1) Le Parti québécois a toujours l'indépendance du Québec comme objectif premier inscrit à l'article 1 de son programme, mais n'en parle aucunement si ce n'est pour dire que la présente élection ne porte pas sur l'indépendance.C'est un peu comme si la première clause d'un contrat de mariage prévoyait que l'objectif premier de l'un des époux était de se séparer: cela ne fera pas des enfants forts.! Ayons un minimum de logique! 2) M.Johnson a réussi à se faire élire président du Parti québécois et premier ministre en laissant croire aux membres de ce parti qu'il était toujours indépendantiste, mais pas pour tout de suite, because le «beau risque» fédéraliste.Il essaie maintenant de convaincre l'électoral du Québec que la notion indépendantiste-fédéraliste n'est pas l'enjeu de la campagne, même s'il est toujours indépendantiste.sans le dire! Sommes-nous assez naïfs comme collectivité pour tomber dans cette double trappe?Sommes-nous assez masochistes pour nous faire «emplir» de la sorte?Ou avons-nous été tellement profondément «traumatisés» par la période référendaire que nous sommes redevables a M.Johnson de nous éviter de revivre cette question?Si nous ne prenons garde, le réveil risque d'être brutal le 3 décembre 1985, si les ténors indépendantistes encore au PQ sont reportés au pouvoir.Ils vont sûrement nous la faire revivre cette question, sous une forme ou sous une autre.3) L'image semble d'extrême importance dans cette campagne.On aime bien l'image de M.Johnson, au point d'en oublier qu'il était membre du parti au pouvoir depuis 1976.Par exemple, il projette l'image de celui qui va régler le problème des urgences dans les hôpitaux.Oublierons-nous qu'il a été incapable de le régler alors qu'il était ministre responsable de ce secteur?On aime moins l'image de M.Bourassa au point d'en oublier ses réalisations de 1970 à 1976.son expérience et son retour politique spectaculaire, sans oublier sa participation très importante au référendum.J'ai l'impression d'assister au concours du plus bel homme ou de la plus belle femme de l'année.Laissons M.Johnson soigner son image dans l'opposition comme M.Bourassa l'a fait pendant quelques années: on verra ce qui en restera ! ' -I) Oublie-t-on que nous avons le privilège d'avoir en Robert Bourassa un homme jeune et intelligent, mature, qui a l'expérience du pouvoir, le privilège de quelques années de réflexion sérieuse de par le monde entier, et surtout qui est prêt à «reprendre le collier pour un autre mandat»?Son image: Quelle importance! La seule question véritable: Qui formera le gouvernement le plus apte à gouverner le Québec pour les quatre prochaines années?Il ne faudrait quand même pas camoufler cette question et oublier la réalité pour ne voir que l'image.5) Le Parti libéral est au moins clair sur un sujet: il est fédéraliste.Faudrait quand même pas l'oublier.Si le PQ est fédéraliste, qu'il modifie son programme ou.au minimum, que son chef l'établisse clairement et prenne l'engagement de modifier le programme: On pourra alors à loisir comparer les deux partis quant au reste de leurs programmes respectifs! Je mets M.Johnson au défi de se prononcer aussi clairement lù-dessus: On verra quels remous cela créera dans le PQ.Même Jean-Guy Pa- rent, le candidat-vedette, a déjà viré capot sur cette question: cela présage bien pour l'après-élec-tions.Robert Bourassa en novembre 1976, quelques jours avant l'élection: «Ne laissez pas le renard (PQ) entrer dans le pooulailler.» Le renard semble prêt à tout pour demeurer dans le poulailler; mais le maitre renard peut-il nous indiquer où il se situait avant son revirement idéologique récent?Le maître renard fera-t-il au peuple québécois la même «job» qu'jl vient de compléter contre M.René Lévesque.6) Où se situent les deux principaux partis sur certaines questions importantes: a) dans les programmes?lu dans les déclarations publiques des chefs et principaux candidats?Exemple No 1 : Le PQ, social-démocrate, est contre la parité de l'aide sociale aux moins de trente ans.Le Parti libéral, promoteur de l'entreprise privée, est favorable à cette parité.Allez essayer d'y comprendre quelque chose.Heureusement, le ridicule ne tue pas! Exemple So 2: Le PQ, encore indépendantiste, semble absolument favorable au libre-échange avec les USA, tandis que les libéraux prônent des échanges plus libres avec les USA, de crainte qu'une trop grande intégration économique mène à un désir de trop grande intégration politique.Exemple No 3: Que nous propose-t-on exactement comme rôle du secteur public?Le PQ s'est bien fourvoyé dans la privatisation de la SAQ: Que veut-il faire exactement dans ce dossier?Quelle serait la solution de rechange des libéraux?7) La confusion la plus totale semble régner dans l'électorat.À preuve, les résultats des récents sondages rendus publics le 2 novembre.Mais cette confusion semble être encouragée par les deux principaux partis en lice qui font des pirouettes pour ne pas nous indiquer clairement où ils se situent.Aurons-nous un gouvernement élu le 2 décembre 1985 sans savoir pourquoi nous l'avons élu?8) Où sont les gros candidats de M.Bourassa?Quelles positions ont-ils prises à ce jour dans la campagne?Où sont les ténors pé-quistes, candidats défaits à la chefferie et autres?Le silence est-il d'or même pendant une campagne électorale?9) Le peuple veut du changement et se retrouve devant le PQ «déguisé» et camouflé, affaibli par des départs nombreux, déchiré par des querelles internes, mais assoiffé de pouvoir.Admettons que comme possibilité de changement, à première vue cela a l'air mince, à moins que l'on commence à respecter notre intelligence d'électeur et à bien afficher à quelles enseignes on se situe.10) Faudrait peut-être aussi que certains anglophones cessent de rechigner sur le bill 22 et le rôle de Robert Bourassa sur ce sujet.En rétrospective, Bourassa n'a-t-il pas démontré que son bill 22 était correct, forçant ainsi le PQ à aller trop loin sur ce terrain avec la loi 101 ?Espérons que mes réflexions auront contribué à dissiper un peu de confusion, ou encore à convaincre les candidats d'être un peu plus clairs dans leurs discours.P.S.Au fait, j'ai l'intention de voter libéral, et de prendre le beau risque Bourassa.parce que j'ai au moins la certitude que ce sera un beau risque fédéraliste.Norman MONTCALM Ville Mont-Royal À Mme Claire Dutrisac C'est'avec un sentiment de vénération mêlé de mélancolie que j'ai appris que Madame Claire Dutrisac quittait LA PRESSE et qu'elle ne signerait plus la chronique Vieillir dans le cahier magazine PLUS, pour prendre une vraie retraite, que nous lui souhaitons remplie de sérénité et de bonheur.Parmi tous les articles de presse publiés de nos jours, sa chronique était l'une des plus valables car elle touchait la dignité humaine en manifestant une empathie, un intérêt indéfectible envers nos aînés.Madame Dutrisac projette l'image de ce que revêtent la véritable grandeur, l'authentique beauté, l'ultime richesse.A défaut de lui voir confier un ministère avec adjoints et collaborateurs, il devrait y avoir un département de gérontologie universitaire portant son nom.C'est l'université Concordia qui a mis sur place un Institut des sciences féminines portant le nom de Simone de Beauvoir, sans doute Inspiré par Le Deuxième Sexe.C'est en lisant La Vieillesse de Simone de Beauvoir que l'on se rend compte que tout l'amour d'un monde de justice est dans le coeur de Mmcs de Beauvoir et Dutrisac et que ces deux femmes remarquables nous montrent la vraie nature de la noblesse.Jecnnine GINGRAS Montréal la presse RENSEIGNEMENTS 215-7272 LA PRESSE eit publ.ee por LA PRESSE ITÉE, 7, rue Scint-Jocques, Montréal H2Y IK9.Seule la Presse Canadienne eit autorisée à diffuser les informationi de \u2022 LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro U00.» Port de retour garanti.ABONNEMENT Le service des du lundi au v REDACTION PROMOTION COMPTABILITE GfQfldtt onnofxoi Annonce i dos léot 285-6911 ft est ouvert «W7hà 18 h.215-7070 285-7100 2854892 2854900 ANNONCES CLASSEES du lundi au vtndndi |h à 17k.Pou» changer du lund, ou vendrtd.9h a lfch30 GRANDES ANNONCES National, Tété-Pretté V oc onces, Voyages Comefti il proftj^#ons, 285-7111 285-7205 285-7202 285-7306 285,-7 265 281-7330 V LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 peur?Parce qu'il accréditait l'étonnante interprétation de la Loi électorale que proposait le Directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, on a cru que M.Pierre Marc Johnson avait peur d'affronter son principal adversaire dans un \u2022 face à face \u2022 télévisé.C'est maintenant M.Robert Bourassa qui donne cette impression en utilisant tous les prétextes pour fuir l'affrontement qu'il a tant réclamé.Peut-être le désirait-il vraiment au début, quand il ne savait pas où s'arrêterait l'ascension du PQ amorcée avec l'élection d'un nouveau chef.Peut-être cherchait-il un moyen de faire trébucher celui à qui tous les augures souriaient.Mais à la mi-campagne, après l'échec du projet de Radio-Canada, il a \u2014 rassuré par les sondages \u2014 brusquement changé d'attitude.Quand TVA lui offrait 36 minutes de « face à face », il en demandait 60.Mais lorsque le réseau offrit un compromis à 44 minutes, le chef libéral en exigea 75.en plus d'établir les règles du jeu.TVA s'étant retiré.M.Johnson revint à la charge et propose, pour le 22 novembre, un débat de 90 minutes.Un vrai «face à face», sans « Colu-ches » pour jouer les trouble-fête.Seule condition: que les deux partis paient à parts égales le temps d'antenne.Etonné.M.Bourassa tergiverse.Il trouve la proposition « farfelue et ridicuile ».11 est quand même prêt à l'accepter si on change la date (le débat à Télémédia a lieu le même jour) et si le Directeur générale des élections lui explique par écrit son interprétation de la Loi électorale.Cette deuxième condition équivaut à un refus puisqu'il n'appartient pas à M.Johnson de la remplir et qu'elle équivaut à demander à M.Côté de rendre des comptes au chef de l'opposition.Quand M.Johnson tergiversait, ses stratèges expliquaient qu'on ne devait pas en conclure qu'il avait peur.Il tient à respecter la loi, disaient-ils, mais surtout il veut que le débat ait lieu vers la fin de la campagne afin que M.Bourassa n'ait pas le temps de se remettre de sa défaite.Ces arguments ressemblaient à des prétextes, mais les hésitations du chef libéral tendent à les accréditer.Il semble donner raison aux conseillers de M.Johnson qui jurent que le premier ministre, bête de télévision, ne peut perdre un débat contre un adversaire qui passe si mal au petit écran.Reste que M.Bourassa parait avoir gagné la guerre des débats puisque tout indique que le face à face télévisé n'aura pas lieu.Il n'y aura d'affrontement qu'à la radio où le chef libéral est bien meilleur.Feu l'UN L'Union nationale ne présen te que 19 candidats! Sans ar gent, sans militants et avec un chef de fortune, l'UN est bien morte et enterrée.Il ne reste qu'un nom, enco re magique à certains en droits, en Mauricie, en Estrie.C'est sans doute pour cette rai son que M.Bourassa s'est réjoui de recevoir l'appui de deux anciens chefs de ce parti MM.Gabriel Loubier et Maurice Bellemarre.Le premier l'a conduit une première fois dans la tombe en 73, alors que le parti a été rayé de la carte électorale.Le .second, chef intérimaire après le départ de M.Loubier, lui ; donné la respiration artificiel le et a présidé, par l'entremise de Rodrigue Biron, à la résur rection temporaire de 76.Le geste de M.Bourassa est de bonne guerre, mais on peut douter que ces deux nouveaux libéraux soient en mesure de II II >Iv.é%- .,1 .w Avec son seul nom, le fils à Daniel possède un bien meilleur atout.LOUIS FALABDEAU L'INTERVENTION DE L'ÉTAT DOIT DEMEURER «VIGOUREUSE» En matière de culture, Johnson compte éviter le dirigisme ¦| Un gouvernement dirigé par \u2014 Pierre Marc Johnson continuera d'intervenir d'une façon vigoureuse et importante dans la culture.Mais, a dit le premier ministre hier, en s'abstenant de la diriger et de l'orienter.YVON LABERGE_ Devant près de 60 artistes \u2014 du théâtre, de la télévision et des variétés \u2014 M.Johnson a explique que cette intervention en sera une de soutien plutôt que de programme politique.« Il faudra que l'intervention de l'État demeure vigoureuse et importante, en évitant le dirigisme et la prétention d'orienter la culture dans un sens défini pour des motifs idéologiques ou politiques.» Dans l'esprit du premier ministre, cette nouvelle façon de faire n'interdit pas à l'État de s'associer à des intervenants du secteur privé, au contraire.« 11 faut, dit-il, que le milieu des affaires prenne davantage conscience qu'investir dans la culture est non seulement une responsabilité sociale, mais aussi un bon placement » Partisan de l'ouverture du Québec sur le monde, M.Johnson n'en estime pas moins que la culture québécoise doit être essentiellement francophone et d'expression française.« Mais elle sera d'autant plus forte qu'elle saura se nourrir des autres cultures qu'elle côtoie ».Bref.M.Johnson croit que la culture est vitale pour le développement social et économique du Québec et, selon lui, c'est pour ça « qu'il ne faudrait pas que des hommes politiques y débarquent avec de gros sabots ».Se portant à la défense de Radio-Québec que son adversaire veut traiter comme les autres sociétés d'Etat, il a eu ce commentaire : « L'ennui, avec lui, c'est qu'il pense que tout peut s'additionner et se soustraire : les chiffres, les lettres, les promesses, les votes, les hommes et les femmes ».Hier soir, le premier ministre était dans le comté montréalais de Dorion.11 s'est notamment rendu à la salle de danse Do-Ré-Mi où il a dansé le sirtaki sur une musique empruntée à Zorba le Grec.Ensuite, il a tenté sa chance au bingo.La gagnante, Mme Yvette Thérien, en plus de remporter $25, pourra diner en tète-à-tête avec le premier ministre.Après le scrutin du 2 décembre, évidemment.« Si j'avais gagné, a dit M.Johnson en parlant du débat télévisé avec son adversaire, j'aurais invité M.Bourassa.Il n'aurait pas pu le refuser ce téte-à-tète là.» M.Johnson a terminé sa journée dans Saint-Louis, où il a participé à une soirée portugaise pour le financement de la campagne électorale de cette circonscription du centre-ville de Montréal.Hier soir, dans le comté montréalais de Dorion, le premier sirtaki sur une musique empruntée à Zorba le Grec.C'était à «Ne lâchez pas la proie pour l'ombre» photo Armand Trortier, LA PRESSE ministre Johnson a dansé le la salle de danse Do-Ré-Mi.USINE DE MONT-LAURIER Landry aussi intervient ¦ Après le chef libéral, c'est ¦ au tour du ministre des Finances de se prononcer sur le projet de construction de l'usine de panneaux MDF, à Mont-Laurier.JEAN-PAUL CHARBONNEAU M.Bernard Landry a en effet déclaré que ce projet était rendu à la phase finale et que le gouvernement du Parti québécois annoncera ses intentions lorsqu'il sera en possession de tous les éléments concernant son financement.Péquistes et libéraux sont conscients que celui qui réglera ce problème datant de 1982 verra ses chances de remporter le comté de Labelle augmenter de beaucoup car près de 20 000 électeurs seront touchés par cette décision.À son retour d'une visite dans cette circonscription, le ministre a déclaré, hier, qu'il souhaitait que le gouvernement annonce le lancement de cette construction avant le scrutin, mais qu'il n'est pas question de brûler les étapes.« Le PQ ne fait pas de promesses fantaisistes », souligne-t-il.Ce dossier sera bientôt soumis au cabinet, au Conseil du trésor et au Comité du développement économique que préside M.Landry.La semaine dernière, le chef du Parti libéral, Robert Bourassa, a déclaré que s'il devenait premier ministre il mettrait en marche immédiatement ce projet.I CHIBOUGAMAU \u2014 Il fait ™ nuit sur la ville nordique.L'heure n'a plus d'importance.L'avion se pose.Il neige sur Chi-bougamau.YVON LABERGE envoyé spécial de LA PRESSE À l'aérogare, plus de 100 personnes sont là à attendre Pierre Marc Johnson et sa suite arrivant de Bagotville.Elles sont là depuis plus d'une heure.Des poignées de main sont échangées.Quelques mots sont prononcés et le cortège se dirige vers une « brassette », ce dérivé populaire de la brasserie d'il n'y a pas si longtemps.Dimanche matin, 8 h 30, plus de 100 personnes se sont donné rendez-vous au sous-sol de l'église Saint-Marcel.Architecture moderne.Il s'y tient un brunch.Au menu: beans, croissants, saucisses et muffins.Pierre Marc Johnson prend la parole.Il est accompagné du candidat dans Ungava, Christian Claveau, maire de Chapais, la seule autre ville à 100 milles à la ronde.L'économie de Chibougamau-Chapais.dit en substance M.Johnson, c'est les mines et la forêt.Et il y a aussi le tourisme.Un tourisme nordique.Il faut qu'il se développe, tout autant que le nord, dit il aux convives.Pour le secteur minier, le premier ministre ne prend pas d'engagement.Tout juste affirme-t-il que la question du Fonds minier refera surface à un moment ou à un autre, la crise économique ayant enseigné la solidarité.De la Baie James \u2014 tout juste à côté \u2014 Phase II, il ne pense pas beaucoup de bien.Il lui préfère le développemet hydro-électrique planifié d'Hydro-Québec.Cela n'ayant rien d'un feu de paille, dit-il.Un avertissement: «Ne lâches pas la proie pour l'ombre, lance M.Johnson.Ne lâche pas le Parti québécois pour Bourassa ».Son épouse, Marie-Louise Parent, qui l'accompagne depuis la veille au Saguenay-Lac-Saint-Jean, apprécie l'effet de la formule.Elle sourit.L'effet est le même dans l'assistance qui apprécie.ÉLECTOGRAMMES LA RAFFINERIE DE SUCRE DE SAINT-HILAIRE Johnson a un plan d'action Le premier ministre Pierre ¦~ Marc Johnson s'engage à tout mettre en oeuvre pour sauver la Raffinerie de sucre de Saint-Hilaire et, par le fait même, l'industrie québécoise du sucre de betterave.MICHEL GIRARD_ Dans la lettre qu'il vient de faire parvenir au président de l'Association des producteurs de betteraves à sucre du Québec, M.Johnson indique cependant que le gouvernement ne pourra pas éternellement investir à fonds perdu dans la raffinerie.Il est en faveur du maintien de la raffinerie et de l'industrie de sucre de betteraves, mais à la condition de trouver des solutions pour les rendre rentables à moyen terme.Pour montrer sa bonne foi envers les producteurs, le premier ministre a annoncé la mise en place d'un train de mesures devant contribuer à atteindre cet objectif de rentabilité.Ces mesures qu'un gouvernement Johnson mettrait en oeuvre s'il garde le pouvoir le 2 décembre sont les suivantes : ¦ Il exercera les pressions requises auprès du gouvernement fédéral pour qu'une vraie politi- que nationale du sucre soit instaurée au Canada.Le Canada est présentement le seul pays producteur de sucre qui n'a pas de politique de prix visant à assurer à ses producteurs un prix au moins équivalent aux coûts de production.¦ Un gouvernement Johnson recherchera, auprès du secteur privé, des partenaires financiers qui pourraient permettre une relance efficace de la raffinerie ou une injection adéquate de capitaux.Pour devenir rentable, la raffinerie a besoin d'une injection de capital de $30 millions.Cet investissement lui permettrait de terminer la modernisation de ses équimements et ainsi pouvoir raffiner la betterave su-crière en sucre blanc, le produit le plus payant dans cette industrie.¦ Le premier ministre a endossé la proposition concernant la création d'un comité d'étude sur l'avenir de la raffinerie qu'ont récemment formulée les députés Jean-Pierre Charbonneau, de Verchères, et Maurice Dupré, de saint-Hyacinthe.Il s'agit d'un comité quadripartite formé des représentants du ministère des Finances et de l'Agriculture, de la direction et du syndicat de la raffinerie et du syndicat des producteurs de betteraves sucriercs.«Je mandate ce comité, dit M.Johnson, pour faire le point de façon définitive sur le dossier et s'entendre sur des éléments d'analyse qui nous permettent, à partir des données communes, de discuter d'une même réalité et de trouver des solutions acceptables aux parties en présence, et qui respectent les meilleurs intérêts du Québec ».¦ Le ministère de la Justice évaluera la possibilité de soutenir financièrement les producteurs dans leur évaluation des recours juridiques possibles sous l'empire de la loi fédérale anti-dumping.Us veulent trouver les recours possibles pour contrer, si c'est le cas, des importations de sucre qui seraient vendues à des coûts inférieurs aux coûts de production.Le député de Verchères, Jean-Pierre Charbonneau, s'est dit fort heureux de la prise de position du premier ministre du Québec.> «Les producteurs ont maintenant en main un engagement formel de la part du premier ministre.Cela est plus prometteur que le petit comité de pseudo experts que les libéraux veulent mettre sur pied au sujet de la raffinerie », affirme t il Pas de débat télévisé ¦ Pour la troisième fois depuis le début de la campagne un projet de débat télévisé est tombé à l'eau.Après l'échec des projets de Radio-Canada et de TVA, M.Johnson avait proposé à son adversaire d'acheter ensemble 90 minutes au réseau TVA pour un face à face.Mais M.Bourassa n'a pas répondu officiellement à l'offre qui expirait hier midi.Le chef libéral n'a pas contacté son adversaire, se contentant d'expliquer par communiqué \u2014 et en assemblée \u2014 que même s'il trouvait l'idée ridicule, il était prêt à y souscrire si on changeait la date et si le Directeur général des élections expliquait pourquoi ce débat serait permis et non celui offert par Radio-Canada.M.Johnson en conclut que M.Bourassa se défile alors que ce dernier dit que son adversaire se couvre de ridicule.Hier soir, une rumeur a voulu que M.Bourassa ait proposé la date du 26 novembre, alors que M.Johnson sera à Halifax pour une conférence fédérale-provinciale.Mais au Parti libéral on nous a expliqué qu'« on (avait) lancé ça comme un ballon ».Asselin fulmine ¦ Le chef du Parti conservateur du Québec, M.André Asselin, a publié hier soir un communiqué dans lequel il s'en prend aux médias anglophones du Québec et au Parti conservateur fédéral.Aux premiers, il reproche d'ignorer son parti, alors qu'ils traitent longuement des « marques d'appui maquillées des conservateurs fédéraux à l'endroit des péquistes ».Il note au pasage que le Toronto *tar, au contraire, a consacré une demie page à sa formation samedi.Aux autres, il reproche évidemment ces marques d'appui passées (Hyundai) et à venir (Pé-tromont).Car M.Asselin est certain que la bienveillance fédérale amènera une déblocage dans ce dossier aussi d'ici à la fin de la campagne.Douze partis en moins ¦ Le nombre de partis politiques est passé de 25 à 13 au Québec samedi quand 12 formations se sont vue retirer leur statut de parti reconnu par le Directeur générai des élections puisqu'elles ne présentaient pas au moins 10 candidats.La non-reconnaissance signifie, notamment, que ces partis ne peuvent plus receuillir des contributions ou effectuer des dépenses électorales.Au nombre de ces partis on trouve le Freedom of Choice party, le Parti alternatif du Québec et le Parti communiste ouvrier.Préoccupations des anglophones ¦ Alliance Québec, organisme de défense de la communauté anglophone, met de l'avant certaines revendications durant la campagne électorale.Rappelant que le climat de confrontation et d'agressivité relativement à la langue au Québec s'est dissipé, l'organisme n'en est pas moins soucieux de la viabilité de plusieurs noyaux communautaires d'expression anglaise installés dans les régions.Il réclame que les services du gouvernement et de ses agences soient disponibles en langue anglaise, un accès aux programmes d'éducation des adultes, des garanties législatives en matière de services sociaux et de santé, l'affichage multi-lin-guistique et le rétablissement du droit de vote au niveau scolaire pour les résidents non protestants et non catholiques.Pauline Marois et les libérales ¦ Quatre candidates libérales, pilotées par Thérèse Lavole-Roux, ont désavoué la ministre de la Main-d'Oeuvre et de la Sécurité du revenu, Pauline Marois, pour avoir déclaré que l'intégration des travailleuses au foyer dans le régime des rentes du Québec était irréalisable.Soulignant que le PLQ s'est engagé à trouver une solution d'ici à la fin de son prochain mandat, les candidates soutiennent qu'elles prévilégient la transformation, partielle ou totale, de l'exemption de personne mariée en crédit d'impôt et le versement des primes requises a même ce crédit d'impôt.A leur avis, l'exemption de personne mariée coûte à l'État $600 millions par an, ce qui représente plus d'argent qu'il n'en faut pour payer une rente raisonnable.Des réserves ¦ Le leader néo-démocrate, Jean-Paul Harney, ne se réjouit pas plus qu'il ne faut de l'arrivée do la firme Hyundai au Québec.M.Harney fait remarquer que cette compagnie sud-coréenne a une réputation d'anti-syndicalisme. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 Plus de 4 000 jeunes libéraux fêtent la «victoire de la jeunesse du Québec» uâ Dans une ambiance de con-cert rock, plus de 4,000 jeunes sont venus fêter par anticipation la « victoire de la jeunesse du Québec », selon l'interprétation que la Commission jeunesse du Parti libéral donne déjà à l'élection d'un gouvernement libéral, le 2 décembre prochain.MARIO ROY_ Pour l'occasion, on avait prévu une image-choc.« La question de la jeunesse est maintenant devenue la nouvelle question nationale », a déclaré le plus jeune député du PLQ, Jean-François Viau, 27 ans, du comté de Saint-Jacques.Après avoir traversé le Centre Paul-Sauvé sous des tonnerres d'applaudissements et au son du désormais classique « What a feeling », échappant à une enthousiaste et souriante bousculade qui a fait les délices des caméras de télévision, Robert Bourassa a pour sa part lancé : « C'est l'histoire qui s'écrit ici, aujourd'hui, avec ces milliers de jeunes qui réclament la victoire du Parti libéral et la défaite du Parti québécois ».La courte allocution du chef libéral \u2014 un résumé des visées économiques et sociales du PLQ \u2014 a à maintes reprises été interrompue par une cacophonie de trompettes, de sirènes, de sifflets, et même par l'espèce d'hymne guerrier que les partisans des Nordiques entonnent au Colisée de Québec.Robert Bourassa était alors debout, des confettis dans les cheveux, devant trois fleur-de-lysés qui s'agitaient au rythme des applaudissements de la foule.En commençant son discours, Jean-François Viau, a d'ailleurs hurlé : « Messieurs et mesdames les péquistes, n'ajustez pas votre appareil.» La phrase avait une consonnance particulière dans une enceinte où, le 15 novembre 1976, le Parti québécois célébrait une historique victoire.Outre Robert Bourassa et Jean-François Viau, les députés de Brôme-Missisquui et de Vau-dreuil-Soulanges, Pierre Paradis et Daniel Johnson, ont pris la parole.Le candidat libéral dans Lac-Saint-Jean.Luc Harvey, été chargé d'ouvrir la partie du ralliement \u2014 qui a duré près de deux heures \u2014 réservée aux allocutions, coincées entre deux pro- Robert Bourassa a traversé le Centre Paul-Sauvé sous des tonnerres d'applaudissements et au son du désormais classi- que « What a feeling », échappant à une enthousiaste et SOUriante bousculade.photo Robert Moilloux, LA PRESSE jections de montages magnétoscopiques.Le programme-jeunesse Il a été difficile d'imposer le silence à cette foule exubérante, et le député de Saint-Jacques, notamment, a dû livrer une performance un peu plus aride, le contenu du programme-jeunesse du parti, devant un public plus volontiers porté à manifester et à festoyer.Ceux qui ont tout de même prêté l'oreille ont ainsi appris que le PLQ se propose d'instaurer un système d'évaluation permanente des politiques gouvernementa- PÉQUISTES ET LIBÉRAUX SONT D'ACCORD Laval deviendra une région administrative distincte de Montréal B| Peu importe qui sera porté ™ au pouvoir le soir du 2 décembre, Laval ne fera plus, dans les mois suivants l'élection du prochain gouvernement, partie de la même région administrative que Montréal.Péquistes et libéraux affirment en effet que le temps est venu pour Laval de se détacher de Montréal.JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ Si le Parti québécois est reporté au pouvoir, les ministres représentant les circonscriptions des régions Laval, Lanau-dière et Laurentides sont prêts à appuyer une proposition pour que la deuxième ville du Québec devienne une région autonome.Le ministre des Affaires sociales, Guy Chevrette, a déclaré que Laval avait tout ce qu'il fallait pour devenir une région.« Par contre, ajoute t il, Laval n'a pas à démantibuler deux régions pour en créer une autre ».M.Chevrette fait ainsi allusion aux six municipalités régionales de comté qui font front commun dans le but de former ensemble une région administrative.Celle-ci regrouperait 32 municipalités ayant une population totale de 553 840 personnes.Les six MRC regroupées sont celles de Laval (qui compte à elle seule 283 000 habitants), Deux-Montagnes, Des Moulins, Mirabel, l'Assomption et Thérè-se-de-Blainville.Toutes ces MRC sont présentement dans trois régions différentes: Laval-Montréal, Laurentides et Lanaudière.En 1983, François Gendron, alors ministre délégué au Développement et à la Voirie des régions, avait mentionné que Laval pourrait devenir un jour une région seule.En juin dernier, le ministre Henri Lemay, le nouveau responsable de ce ministè-' rc, présentait un décret qui laissait Laval avec Montréal mais coupait en deux la région Lau-rentides-Lanaudière.Un CR5SS pour Laval Lors de l'entrevue à son bu- reau de comté, M.Chevrette a même mentionné qu'il n'avait pas objection à donner son appui à l'établissement à Laval d'un Conseil régional de la santé et des services sociaux.Ce que réclame le milieu depuis des années.«Il serait toutefois plus facile pour Laval d'obtenir un CRSSS si elle devenait une région seule », précise-t-il.La semaine dernière, le ministre Bernard Landry, député de Laval-des-Rapides.a déclaré que Laval pouvait être, en elle-même, une région administrative.Il a cependant affirmé son intention de se ranger du côté du maire Lefebvre et de respecter le choix des MRC.Lors de discussions, le ministre Elle Fallue, député de Groulx (qui regroupe la MRC Thérèse-de-Blainville) a lui aussi laissé entrevoir qu'il ne s'opposerait pas à un projet à un tel projet.Il n'approuve cependant pas la création d'une région Laval/Bloc-Nord.Le ministre Robert Dean qu'il partage l'opinion de son collègue de Groulx.Par contre, les candidats libéraux ont majoritairement indiqué leur intention de se ranger du cotés des maires des municipalités de leurs régions si leur parti était porté au pouvoir.Pour sa part, Lise Bacon, député de Chomedey, a précisé qu'au tout début des pourparlers pour 1?création d'une nouvelle région adminlsraUve, elle prônait « Laval une région », mais qu'elle avait depuis change u'idée.«Maintenant, soull-gne-t-elle, il faut déborder étant donné les grandes possibilités économiques d'une région Laval/Bloc-Nord >.Actuellement, l'équipe libérale régionale de Laval favorise un jumelage avec d'autres MRC pour créer une nouvelle région.Tous les conseils municipaux des MRC favorables k la création de cette région ont envové des résolutions d'appui aux autorités lavallolses.Deux maires ont toutefois Indiqué qu'ils n'avoir pas reçu la résolution d'appui du comité exécutif de Laval concernant ce projet.les par rapport à l'évolution du marché de la main-d'oeuvre et de mettre sur pied un Conseil permanent de la jeunesse.Le PLQ promet en outre de favoriser : \u2014 l'incitation à la retraite graduelle et la réduction du temps de travail sur une base volontaire ; \u2014 l'instauration d'un régime d'épargne-recyclage, y compris au sein de la Fonction publique ; \u2014 la mise en place d'un guichet unique donnant accès aux services fédéraux et provinciaux reliés à l'emploi ; \u2014 une révision de la politique des prêts et bourses accompa- gnée d'un gel des frais de scolarité ; \u2014 l'abolition de la discrimination fondée sur l'âge des bénéficiaires de l'aide sociale.Tout cela était destiné à constituer la substance de cette sorte de party bruyant et coloré mais discipline, qui a surtout été superbement organisé, témoignage éloquent de la qualité d'une machine électorale parvenue au sommet de la perfection.Pour le PLQ, qui misait gros en organisant un tel ralliement en milieu de campagne, l'événement se voulait une démonstration de dynamisme et de solidarité.Pour les têtes dirigeantes de la Commission Jeunesse, il s'agissait d'imposer leur présen- ce et leur force à l'establishment du parti.On n'a rien négligé.Se déversant des autobus en provenance de 80 comtés, les jeunes partisans libéraux ont été guidés, conduits tour à tour en parade, pancartes en mains, devant la scène et autour de la patinoire.Tout, absolument tout, même les « vagues » devant agiter les estrades \u2014 elles aussi inspirées des foules sportives \u2014 étaient prévues au « eue sheet » distribué aux organisateurs de l'événement.Près de 5 000 fanions étaient disponibles, une centaine de drapeaux, cinq ballons de cinq pieds de diamètre.On avait aussi imprimé 5.000 dépliants exposant le programme « Priorité-Jeunesse » du PLQ.Francisation: Laurin préfère le PQ pour protéger les acquis ¦g Camille Laurin estime que le \u2014 PQ demeure le parti politique le mieux placé pour protéger les acquis de francisation du Québec.Et, cela, en dépit de tous les adoucissements qu'un éventuel gouvernement Johnson se proposé d'apporter à la loi 101 et malgré le fait, aussi, qu'il déplore avoir dû livrer une dure bataille à l'intérieur même de son ancien parti pour faire accepter son projet de Charte sur la langue.PIERRE VINCENT_ L'ancien ministre péquiste croit, par ailleurs, que les citoyens ont tort de croire que la loi 101 a tout réglé, qu'il n'y a plus de menaces contre le fait français au Québec.Le Dr Laurin, qui se dit heureux d'avoir retrouvé sa vie privée et ravi de ne pas se trouver en campagne électorale aujourd'hui, est plus persuadé que jamais qu'« une vraie politique de francisation du Québec passe par l'accession à la souveraineté».Le Dr Laurin participait, hier, Camille Laurin à un débat sur la loi 101.Un débat organisé par le Rassemblement démocratique pour l'indépendance (RDI), et auquel étaient conviés les candidats de tous les par- tis politiques se faisant la lutte dans les circonscriptions de Gouin, Mercier, Viau, Crémazie, Rosemont et Dorion.Aucun des candidats des deux principales formations politiques n'a accepté d'y participer.Pas même Gérald Godin, ex-responsable du dossier linguistique dans le cabinet Lé-vesque.«J'en déduis que le fait français au Québec n'est plus important pour eux », a déclaré l'animateur Roger LeClerc devant une quarantaine de personnes.Si la question linguistique soulève si peu d'intérêt en ce moment, c'est, selon Camille Laurin, parce que les citoyens se sont enfermés dans une « fausse sécurité », une « sécurité excessive ».« Il n'y a pas assez péril en la demeure pour que les gens se mobilisent, souligne le père de la loi 101, et pourtant nous faisons face à un Canada Bill qui a déjà invalidé les chapitres sur l'enseignement, la justice et la législation de la loi 101, et qui risque également d'invalider le chapitre sur l'affichage ».Le NPD se contenterait volontiers d'une troisième place, le 2 décembre H Les néo-démocrates et leur ™ chef, John Harney, seront bien heureux le 2 décembre si, comme ils le croient, leur parti termine troisième dans la faveur populaire.PIERRE VENNAT_ M.Harney, qui tenait hier après-midi un meeting enthousiaste de ses candidats et de plus de 200 autres militants dans un hôtel de la métropole, ne se fait toutefois pas trop d'illusions sur l'importance de cette troisième place.« Les électeurs du Québec commencent tout juste à savoir que notre parti existe au Québec ».Le NPD n'a pas réussi à recruter 122 candidats comme il l'espérait, mais il affirme néanmoins que les 90 candidats qu'il présente constituent un bon début pour un parti qui a fait son apparition sur la scène provinciale en septembre dernier.Il était fier de dévoiler les principaux résultats d'un sondage So-récom que son parti a fait effectuer entre le 4 et le 12 novembre dernier, auprès de 900 électeurs.D'après ce sondage, 35 p.cent des répondants croient qu'il serait important que le NPD ait au moins quelques représentants à l'Assemblée nationale.Chez les moins de 35 ans, le pourcentage grimperait à 50 p.cent.M.Harney y voit la preuve que l'Idée fait son chemin.Le chef néo-démocrate est également fier du style de campagne de son parti.\u2022 On ne se vend pas comme du savon avec l'argent des contribuables», a t il lancé hier après-midi dans la partie publique du meeting avec ses candidats.Les candidats ont eu droit à un cours d'organisation d'une « petite campagne ».Le document de travail qui leur a été re mis met l'accent sur le porte-à-porte.« Vous n'avez pas les moyens d'ouvrir une salle de comité, pas d'argent pour la poublicité, alors tout ce que vous pouvez faire, c'est du porte-à-porte», recommande le document.Il ajoute: a votre candidat n'a pas tellement de prestige dans la communauté, il n'a pas trop de temps, pas d'argent pour les affiches, les médias boudent tout ce que vous faites.Donc, la seule façon de vous faire connaître, c'est le porte-à-porte ».Le bain de foule Les comtés se suivent et ne se ressemblent pas.Ni enseignants, ni fonctionnaires, pas d'empêcheurs de serrer les mains en rond, vendredi soir, pour le premier ministre Johnson.Le bain de foule avait lieu dans le grand centre commercial de Limoilou.Seul fait saillant de la ballade entre les comptoirs de lingerie ou les étals de bouchers, la rencontre avec un partisan péquiste qui se lance dans un grand discours apologétique et prophétique.Pierre Marc Johnson en rougit presque, mais retrouve tout de suite son ton et ses cibles préférées: les couples avec des enfants, les jeunes caissières.Les enfants, les jeunes familles il les découvre de loin.C'est sur ceux-là qu'il met instinctivement le cap.Il s'intéresse aux âges, note les ressemblances entre frères et soeur, pour le plus grand plaisir des parents.Pas de rebuffades, les gens âgés, les jeunes femmes, tout le monde serre la main du PM avec le sourire.Après les auditoires « captifs » des usines de IPL, la veille à Saint-Damien.et de Mon-tel, quelques heures avant à Montmagny, la visite à Limoilou tranche par un ou deux aspects « préparés ».Les clients du centre commercial, c'est P.M.Johnson qui va les chercher.Mais on sent poindre une organisation, une présence bien peu perceptible lors des deux visites précédentes.À Limoilou on sent les bonnes vieilles méthodes.Le PM doit manger a la cafétéria du centre d'achat.La gastronomie est absente, mais c'est très démocratique.Bien avant que le chef arrive, une bonne trentaine de partisans, macarons en évidence, remplissent la salle à manger.Et quand la visite sera terminée, un groupe d'une trentaine de militants attendra sagement dans le froid que M.Johnson pousse la porte de sortie pour entonner quelque slogans et applaudir avec conviction.Le candidat péquiste dans Limoilou, c'est Leopold Four-nier.Il est l'ancien président du Carnaval de Québec, et II jouit ici d'une popularité certaine.Jeune, très à l'aise dans son rôle de candidat, il a avec lui des gens qui ont travaillé pour l'organisation du Carnaval, et il circule parmi son public.À côté de Leopold Fournier, juste derrière M.Johnson, un grand sourire aux lèvres, Fer-nand Grenier se replonge avec délices dans la foire électorale.L'ancien député Unioniste élu en 1966, battu par un cré-ditiste en 1970, réélu en 1976, Fernand Grenier avait démissionné en 1979 pour tenter sa chance au fédéral.Battu, il a tenté en vain de reprendre son siège aux complémentaires.Sa dernière apparition dans le monde de la politique fut au Comité du « non » en 1980.« Quand Claude Ryan nous a évincés du Comité du Non, en disant des choses désagréables sur Rodrigue Biron, je suis rentré chez moi ».Il replonge avec Leopold Fournier.Il affirme en connaisseur: « C'est un très bon candidat qui a toutes les chances de passer.Dans Limoilou, il n'y a que 21 p.cent de fonctionnaires, et ce ne sont pas les mieux payés.Alors II est facile de leur rappeler que sous Bourassa aussi, ça n'avait pas été drôle pour eux ».En remontant un peu plus loin, Il pourrait dire la même chose de lui.Fernand Grenier est là pour « reconstruire la structure du parti ».du Oui.La politique, personne n'abandonne ça pour un oui ou pour un non.JEAN PAUL SO ; i A 10 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 « LES GRANDES VACANCES, CETTE TRADITION NUISIBLE » Un pédagogue suggère plutôt de bombreux congés pendant l'année ¦BRUXELLES \u2014 Les grandes vacances d'été devraient être abolies au profit de nombreuses périodes de congé durant l'année scolaire, a suggéré au cours du week-end un pédagogue ïenommé à un colloque de directeurs d'écoles.-v____ ANDRÉ NOËL envoyé spécial de LA PRESSE 4\u2014»- j Les grandes vacances correspondent à l'époque révolue où la majorité de la population travaillait dans les champs pendant l'été, a ajouté M.Antoine Roosen, professeur à l'université de Liège (Belgique).Le maintien de cette tradition nuisible, selon lui, reflète la rigidité du système scolaire, a-t-il dit à 700 directeurs d'écoles du Québec, de France, de Belgique et d'autres pays et régions franco- phones réunis à Bruxelles pendant trois jours.« De nombreuses études démontrent que les enfants seraient beaucoup plus attentifs à l'école s'ils jouissaient de nombreux congés répartis dans toute l'année, a-t-il dit.Des médecins ont noté une baisse de tonus à la mi-novembre, par exemple.« Mais nous nous entêtons à regrouper les congés pendant l'été, comme si les jeunes devaient encore faire les moissons, comme si les activités agricoles occupaient encore beaucoup de gens.» Funeste rigidité La rigidité la plus funeste, a ajouté le professeur Roosen, est toutefois celle des horaires quotidiens.Le découpage des journées de classe en périodes de 50 minutes pour une dizaine de matières cloisonnées empêche selon lui les jeunes du secondaire d'établir les Déficit de Québec-84 épongé I Le ministre québécois des \u2022 Communications, Jean-; François Bertrand, a confirmé ;que son gouvernement et celui 'd'Ottawa contribueront à épon-jger le déficit de $5 millions de la ^Corporation Québec 1534-1984.j Le ministre n'a cependant pas \u2022voulu révéler quelque chiffre \"que ce soit.Il a laissé entendre.au cours du week-end, que la proposition conjointe des deux gouvernements serait présentée aux créanciers de la corporation.Selon des sources généralement bien informées, la contribution d'Ottawa s'établirait à 50 cents pour chaque dollar de déficit de Québec 84._PC liens nécessaires entre les diverses disciplines.Il a invité les directeurs d'école à plutôt favoriser « l'interdisciplinarité ».Dans les premières années du secondaire, a-t-il dit, un seul maître pourrait enseigner le français, l'histoire, la géographie, etc., et un autre les mathématiques et les sciences.La spécialisation pourrait s'installer progressivement.Et les professeurs de chimie, de biologie et de physique, par exemple, devraient se concerter pour enseigner les grandes lois communes à la science.M.Roosen a raconté une vieille parabole indienne pour ridiculiser le cloisonnement entre chaque matière.Quatre aveugles rencontrent un éléphant.Le premier touche la trompe et croit toucher un serpent.Le second prend une patte pour un tronc d'arbre ; le troisième le ventre pour une jarre, et le quatrième une oreille pour une feuille.« Si nous laissons s'exercer cette façon de débiter le savoir en tranches, nous risquons tous de devenir aveugles », a dit M.Roosen.Corrections en cours Quelques délégués de l'Association francophone internationale des directeurs d'établissements scolaires (AFIDES) ont souligné que certains pays corrigent actuellement cette situation.En France, le ministre de l'Éducation, M.Jean-Pierre Chevènement, a lancé la semaine dernière une expérience-pilote pour que les disciplines soient enseignées de façon moins sectaire au secondaire.Des enseignants seront amenés à collaborer pour aborder les mêmes thèmes en français, en histoire et en géographie, par exemple.En Allemagne fédérale, les élèves ont cours seulement le matin.L'après-midi est consacré à des activités de tous genres liés aux objectifs pédagogiques.Le directeur d'une école québécoise a raconté comment des élèves avaient pu s'instruire dans plusieurs matières en aménageant un étang.Dans son discours de clôture, le président de l'AFIDES, Real de Guire, de Montréal, a lui aussi insisté sur la souplesse.« Dans l'établissement scolaire, les activités ne peuvent plus être centrées exclusivement sur l'enseignement, a-t-il dit.On ne peut plus oublier la dimension sociale moderne : les familles qui éclatent, les valeurs changées, les vidéos, la musique moderne.» Fondée à Montréal il y a deux ans, l'AFIDES se réunira de nouveau ù Lyon (France) dans deux ans.Mai 68 à Paris: tandis qu'il brandit un drapeau rouge, un étudiant embrasse sa compagne.Un autre «mai 68»?I BRUXELLES \u2014 Les pays \u2014 occidentaux peuvent s'attendre à une explosion violente d'une bonne partie de la jeunesse, a dit au cours du week-end un professeur connu d'une université parisienne, au colloque de l'AFIDES.II y a plus de 15 ans, M.Jacques Ardoino, alors professeur à Vincennes, avait prévu quelques mois à l'avance les événements de mai 1968 qui avaient ébranlé surtout la France, mais aussi l'Italie, l'Allemagne et la Californie.Selon lui, tous les ingrédients sont de nouveau réunis pour pro- pcxjr\\ Pour rentabiliser davantage nos 5 camions de service, nous les avons convertis au GNV, le gaz naturel pour véhicules.Les résultats sont étonnants: 40 à 43 % d'économies de carburant selon les camions, soit environ 45$ par jour.On économise aussi sur l'entretien, on change les bougies et l'huile beaucoup moins souvent qu'auparavant.Et puis, si on doit faire appel à des spécialistes, on peut compter sur l'équipe de GNC Québec.Compétents et rapides, ils savent qu'un camion au garage est un camion qui ne rapporte pas.M.Robert Paqueltc.jurant Protection Incendie Viking Liée La question ne se pose même pas tellement la réponse est Û Saint-Laurent Le 18 novembre 1985.t Àfî1, LoComrnBsiOfiScoào»» ÊL^^ J****r»r-U*rCYtc APPEL D'OFFRES 84-143 SYSTÈME D'AMPLIFICATION FM/PHONIC EAR/ 3 ÉCOLES Les documents cl conditions de soumission seront disponibles à partir de: lundi 18 novembre 1985, au buieau de M.Robert Gauthier, SS0.53ièmc avenue, Pointe-aux-Trembles.(Québec), HI A 2T7.(Pour informations: 642-9520, postes 204.) Date d'ouverture des soumissions: le mardi 3 décembre 1985 à 14 b 00 min., au mime endroit.Poinle-aux-1 tembles.le jeudi 13 novembre 1985.Um Tondre a u, Secrétaire général fuit» dbs Avis léfMX M DDfM A 1-7,19 *t C 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 A 17 AyBTjJGAIIX\" APPELS D'OFFRES SOUMiSSIONS ville do saint-bajno-de-montarville APPEL D'OFFRES PROJET 85-26 CONSTRUCTION D'ÊCOUTS SANITAIRE ET PLUVIAL, D'AQUEDUC ET D'EMPIERREMENT SUR LA RUE SACARD La ville de S>int-Bruno-de-Monlarville demande des soumissions pour la construction d'égouts sanitaire et pluvial, d'aqueduc et d'empierrement sur la rue Sa-gard.Des soumissions scellées, dans des enveloppes portant l'inscription «SOUMISSION» et adressées a la soussignée, seront reçues jusqu'à 11:00 hres le 5 décembre 1983 et seront ouvertes publiquement le même jour à la mime heure, dans la salle du conseil de l'Hôtel de ville, au 1585, rue Montarville, Saint-Bruno-de-Montarville.Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les formules fournies par les Services techniques de la Ville.Ces formules, de même que les plans et devis pour ces travaux seront disponibles à compter du 20 novembre 1983 moyennant un dépôt de cinquante dollars (30$) payable en monnaie légale du Canada ou par chique visé.Ce montant sera remboursé aux personnes qui auront présenté une soumission et auront remis les plans et devis en bon état dans les dix (10) jouis qui suivront l'ouverture des soumissions.Toute soumission pour être valide devra être accompagnée d'un chique vise tiré sur une banque à charte canadienne ou sur une caisse populaire ou d'un cautionnement de soumission et payable à la ville de Saint-Briino-dc-Montarville pour un montant égal à dix p.cent (10%) du montant total de la soumission.La ville ne s'engage à accepter m la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assumera aucune obligation ni aucuns frais envers le ou les soumissionnaires.DONNÊÀSAINT-BRUNO-DE-MONTARVILLE CE 14e JOUR DE NOVEMBRE 1983 HÉLÈNE DRAPEAU, notaire Greffiire Gt Hyd ro-Québec APPEL D'OFFRES CDP.51448.F 10 décembre 1985 CHARPENTES EN ACIER GALVANISÉ POUR APPAREILLAGE 735 KV.Garantie de soumission: 10 000 S Les conditions du présent appel d'offres sont délinies dans un document qui peut âtre obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement, de 8 h 30 à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Achats et Contrats 855 est, rue Sainte-Catherine 3e étage Montréal (Québec) Canada H2L 4P5 Téléphone: (514) 289-5903 Les soumissions seront reçues jusqu'à 10 h 30 (heure de Montréal), a la date indiquée ci-dessus.Seules les personnes physiques ou morales qui ont une place d'affaires au Québec peuvent soumissionner après avoir obtenu le document d'appel d'offres directement de I endroit susmentionné Les soumissionnaires doivent fournir une garantie égale au montant susmentionné ou a 10% au moins du grand total de leur soumission.La garantie pourra être sous forme d'un chèque visé ou d'un cautionnement fourni par une compagnie d'assurances.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission Le directeur, Achats et Contrats Michel De Broux VILLE ST-PI ERRE PROVINCE DE QUÉBEC APPEL D'OFFRES SYSTÈME INFORMATIQUE Dca soumissions sont demandées pour la fourniture d'un système informatique \u2022 CLEF EN MAIN*.Lesdites soumissions seront reçues par le secrtlairetrfsorier de la Ville, k son bureau à la Mairie, , 69-5e Avenue, Ville St-Picrre.QC H8R 1PI jusqu'à 14 h.le jeudi 3 dfécembre 1983, pour être ouvertes à 14 h 03, le mime jour, au bureau du secrétaire-trésorier à l'adresse précitée.La décision du Conseil sera rendue publique à sa séance du 10 décembre 1983.à 20 h.Le cahier des charges et autres renseignements peuvent être obtenus à la Mairie, à l'adresse susmentionnée, à compter du 19 novembre 1985.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.La Ville se réserve le droit d'accepter une soumission en tout ou en partie.Donné à Ville St-Pierre.ce 18e jour de novembre 1985.L'assistante du lecrêuire-lresorier, DantM Trohon, c.g.a.AVIS D'ENREGISTREMENT Avis est par les présentes donné que le 24e jour d'octobre 1985, il a été enregistré au Bureau d'enregistrement pour la division d'enregistrement de Terrebonne, sous le numéro 723630, un contrat de cession cl transport par «Paul Graad'Malsoai lac» à Shell Canada Limitée de l'universalité des créances et comptes de livres actuels ou fu -turs du du «Paul Grand' Manon Inc.» Cette cession et transport n'affecte en rien les opérations régulières de .\u2022Paul Orand'Maiton Inc.» et a pour seul but de permettre à ce dernier d'obtenir une marge de credit avec la société Shell Canada Limitée.Cet avis est donné conformément à l'article 157Id du Code civil de la province de Québec ce 30* jour d'octobre 1985 par Shell Canada Limitée.AVIS M CHANGIMINT M NOM Claudette Crois, boite portait 384, KatuuwUc, Québec, JOL IBO.demandera su ministère de la Justice la permission de changer son nom pour Claudia Cross.Montréal, ce 17e jour d'octobre 1985.Des milliers de Montréalais ont visité Sainte-Justine ¦Malgré la pluie, la journée a été ensoleillée, hier, à l'Hôpital Saint-Justine.En effet, répondant à l'invitation des organisateurs de la «Journée portes ouvertes», des milliers de Montréalais ont participé avec enthousiasme à des visites guidées visant essentiellement à les familiariser avec le fonctionnement quotidien de cet immense hôpital.CONRAD DERNIER L'accueil des guides était chaleureux et l'intérêt des visiteurs manifeste.On offrait à ces derniers trois «circuits de visite».La plupart ont choisi «le circuit des rénovations».Ils ont pu ainsi visiter la nouvelle chapelle, le Centre d'information sur la santé de l'enfant, les cuisines et le département d'ophtalmologie.Des rénovations substantielles qui ont exigé des investissements considérables, certes, mais de l'aveu même des responsables de ces visites, «la réussite est indiscutable, voire spectaculaire».L'ancienne chapelle de l'hôpital, par exemple, avait quasiment les dimensions d'une église paroissiale.On pouvait, en tout cas, y asseoir plus de 400 personnes.La nouvelle chapelle, relocalisée au 7e étage, a des dimensions plus modestes \u2014 elle peut contenir 100 personnes \u2014 mais c'est une belle petite chapelle intimiste, très accessible, très fréquentée, avec de grandes fenêtres qui permettent de jeter un coup d'oeil sur le Mont-Royal, son boisé, l'immeuble central de l'université.L'espace de l'ancienne chapelle a été complètement récupéré pour loger ce qu'on appelle le Centre d'information sur la santé de l'enfant.On y trouve plus de 15 000 volumey, 3 000 documents audiovisuels, 550 magazines et Autre ouragan à Saint-Domingue I Saint-Domingue (AFP) \u2014 \u2014 L'ouragan baptisé Kate s'est rapproché hier de la République dominicaine, provoquant la mise en état d'alerte de l'île, notamment la côte atlantique, par les autorités météorologiques.Selon le directeur du centre météorologique dominicain, l'ouragan se déplaçait de 10 km à l'heure en direction ouest-sud-ouest accompagné de vents soufflant à 130 km-h, de raffales à plus de 150 km-h et soulevant des vagues de plus de 4 mètres.Selon les spécialistes, des pluies très fortes sont à prévoir sur toute l'île pour les prochaines 24 heures et les habitants des régions le plus atteintes ont été invités à écouter régulièrement les bulletins météo radiodiffusés.Kate est le lie ouragan repéré par les spécialistes depuis le début de l'année dans cette région.journaux spécialisés.Ça couvre trois étages et ça regroupe toutes les bibliothèques, les services audiovisuels, les studios de photographie médicale, les services de graphisme.Aux cuisines, les améliorations ne sont pas moins considérables.On y a notamment installé des climatiseurs, des unités réfrigérantes rapides, de nouveaux comptoirs-courroie.Au dire du cuisinier et chef d'équipe Léon Delagrave, ces rénovations ont, entre autres mérites, ceux «de rendre les cuisines plus fonctionnelles et de servir aux patients des repas plus chauds ».À l'étage A, bloc 6, le département d'ophtalmologie est installé dans ses nouveaux quartiers.Là, les améliorations ne sont pas seulement substantielles, elles sont carrément radicales! C'est le service des finances et des achats qui logeait là.Après son départ, on a abattu toutes les cloisons et, avec l'aide d'architectes, on a repensé le département de fond en comble.La nouvelle division du local donne une petite salle d'attente, un bureau d'accueil, une petite salle d'opération, des bureaux de médecins et d'infirmières, une salle de conférence, une vidéothèque, un laboratoire de photographie oculaire.En tout et partout, 17 salles climatisées, insonorisées, qui permettent, enfin, une utilisation maximale d'un équipement sophistiqué que les anciens quartiers ne permettaient pas.Décès de « Red » Gordon, héros de la Deuxième Guerre mondiale i m TORONTO ( PC ) \u2014 James \u2014 Reid ( Red ) Gordon, connu pour ses exploits à titre de pri sonnier de guerre canadien au cours de la Seconde Guerre mondiale, est décédé au cours du week-end des suites du cancer.Il était âgé de 69 ans.Pilote de l'Aviation royale du Canada, Gordon avait été abattu et capturé en Afrique du Nord le 15 août 1941.Il a passé près de quatre années dans les camps allemands, s'évadant quatre fois.À chaque fois, il fut repris et placé en détention solitaire.« Il était doté d'une personnalité très forte et très positive, se souvient l'un de ses amis, M.James Bredin, de Cornwall.« Je me souviens qu'à l'occasion de Noël, dans l'un de ces camps, tout le monde était déprimé.Il est arrivé et a réussi à faire chanter joyeusement tous les prisonniers.Nous nous sommes subitement sentis comme des millionnaires.» M.Bredin a ajouté que Gordon, qui était originaire de Niagara Falls, en Ontario, s'était fait des amis parmi les soldats alliés du monde entier, et même ses geôliers allemands se demandaient : « Où donc est passé le rouquin?» La première fois, Gordon avait réussi à s'évader deux semaines seulement après sa capture.Il avait sauté d'un train en marche, alors que le convoi quittait une gare autrichienne, près de la frontière yougoslave, mais il fut par la suite repris.Un mois plus tard, il sautait d'un autre train, accompagné cette fois d'un camarade.Son ami heurta un arbre et subit des blessures qui a fait ralentir leur progression vers la liberté.Cinq jours plus tard, on les capturait.La veille de Noël, Gordon et un ami se frayèrent un passage à travers une clôture de la prison de Lamsdorf.Quelques jours plus tard, ils furent repris par la police des chemins de fer qui les découvrit à demi gelés dans un wagon à charbon.Gordon attendit 19 mois avant de tenter une dernière fois sa chance.Coiffés de bérets français, le Canadien et un prisonnier britannique quittèrent tout simplement le camp de Heyde-krug par la grande porte.SIMPSON Ivrto cUf Avlf Légaux ¦ M|MA16,I9«IC9 m- Pour elle.foulards, de soie, pantoufles et gants de tout confort! Jolis foulards de sole de \"Lanvin\" Une superbe collection de modèles affichant des coloris riches et à la mode.$25 Foulards en sole pure de \"Monique Martin\" Une marque reconnue pour la beauté de ses foulards el accessoires mode.Choix de foulards rectangulaires ou en diagonale en sole, chiffon ou à rayures satin.$15à$17 Pantoufles \"Isoloner\" de \"Arts\" Une superbe idée-cadeau signée \"Arls\" pour lui dorloter les pieds.à la maison ou à son club d'athlétisme! Modèles \"Anlron\" nylon/spandex pour \"masser\" les pieds: semelles en cuir dédoublé.Rouge, bleu roi.rose foncé, ivoire, noir, cerise, blanc, turquoise.P-TG.$25 fiants non doublés \"Isotoner 500\" Action \"Iso-massage\" pour confort hors pair au volant de sa voiture.Modèles extensibles à pointure unique.Brun, marine, noir, gris, belge chameau, moka.Certains coloris non offerte dans tous les magasins Simpson.$24 Gants chaudement doublés \"Arls Isotoner\" Gante de style classique avec doublure tricot pour lui garder les ma i ns bien au chaud.Pièces en cuir véritable.Entièrement lavables.Noir, brun, belge chameau, gris, marine.Certains coloris non offerte dans tous les magasins Simpson.$29 Achat en personne seulement Gante et accessoires mode.224/230.centre-ville.Aussi à Falrvlew, Anjou, Laval elSt-Bruno.\tm \t3D A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 18 NOVEMBRE 1985 Contre les armes nucléaires Chantai Abord-Hudon dépose dans l'urne portative son billet de vote sur l'objectif de déclarer le quartier Snow-don/Côte-des-Neiges zone libre d'armes nucléaires.Une solide majorité ( plus de 85 p.cent ) des citoyens de ce quartier s'est prononcée ce week-end en faveur d'une zone libre.En conséquence, on charge les conseillers municipaux de réclamer deux choses à l'administration de Montréal: tenir un référendum sur la fabrication, l'essai, le transport et l'entreposage d'armes nucléaire sur le territoire de Montréal et privilégier dans ses affaires commerciales les sociétés qui ne sont pas impliquées dans la course aux armements nucléaires.« Plusieurs grandes villes canadiennes, telles que Toronto, Vancouver et Winnipeg, se sont déjà déclarées zones libres d'armements nucléaires, soutient Andréa Lévy, à droite, organisatrice du référendum.C'est par le changement dans les communautés locales qu'on parviendra à trouver des alternatives à la guerre et qu'on s'acheminera vers le désarmement global ».Alcools cancérigènes pi TORONTO ( PC ) \u2014 Treize ™ marques de boissons alcoolisées qui contiennent des produits chimiques possiblement cancérigènes seront entreposées dans les locaux de la Société des alcools de l'Ontario pour être possiblement revendues, a déclaré en fin de semaine un porte-parole de la société.M.Chris Layton a affirmé qu'une enquête gouvernementale sur les vins et spiritueux frelatés doit réévaluer les niveaux acceptables actuellement situés à 500 parties par milliards de carbamate d'éthyle dans les boissons alcoolisées.« Mais si les limites augmentent, il est possible que les produits retournent sur le marché », a-t-il laissé savoir.Le gouvernement a ordonné le rappel des 2 500 marques enregistrées par la société dans la province dans le but de les tester.SIM PS mm RABAIS 30% sur les montres à quartz les plus recherchées! Merveilleuses idées-cadeaux! ¦t - r 7 r.' .r té i'-i - ¦ \u2022 Tontes les montres \"Bulova\" \u2022 Toutes les montres 'Cardinal\" \u2022 Toutes les montres \"Lorus\" \u2022 Toutes les montres \"Pulsar\" \u2022 Toutes les montres \"Ttmex\" Vous ne savez pas quoi offrir à Noël?Ne cherchez plus midi à quatorze heures! Rendez-vous chez Simpson dès aujourd'hui et profitez de ce formidable rabais durant notre plus sensationnelle promotion de montres à date.Sélection des plus imposantes de modèles pour hommes, dames el enfants.Gamme Intéressante de prix de vente allant de 24.49 à 206.50 Pour achat en personne seulement Montres, 227.centre-ville.Aussi à Falrvlew.An)ou.Laval etSt-Bruno.Hé les enfants.venez rencontrer le Père Noël au Pays des jouets centre-ville, au 7e! Heures: Du lundi au mercredi.dellh30à!4h30 Jeudi et vendredi, de11h30àl4h30el de !Hhà20h Samedi.de1lh30à4h30 \t-.\tm i M mm t\t\t t ) i !i q P "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.