La presse, 23 novembre 1985, La Presse plus
[" GREICHEet SCAFF j 336-5330 I OPTOMETRISTES La langue n'est plus au centre des débats page 7 Le meilleur homard au monde page 9 \u2022 700 km en pirogue en Amazonie page 10 Silhouette littéraire: Gilles Archambault page 17 Noël à la campagne page 19 MONTRÉAL, LE SAMEDI 23 NOVEMBRE 1985 nouvelles f ronfîèra« GILLES NORMAND est journaliste aux informations générales à LA PRESSE. Le Conseil de la langue: un lieu d'étude et de recherche Les Conseil de la langue française est avant tout un lieu d'étude et de recherche sur la situation linguistique.Le premier rôle de cet organisme en est un de consultation.Il doit en effet donner son avis au ministre responsable, en réponse aux questions que celui-ci lui soumet sur la situation de la langue française, et sur les règlements préparés par l'Office de la langue française.Le Conseil est également chargé de surveiller l'évolution du français au Québec, et il doit communiquer au ministre ses constatations et les conclusions qu'il en tire.Il doit lui soumettre toutes questions relatives à la langue, lorsqu'il juge que celles-ci méritent l'attention ou l'action du gouvernement.Le Conseil de la langue française reçoit de plus les observations et les suggestions d'individus, de groupes ou d'entreprises quant au statut et à la qualité de la langue française, de même qu'il est ouvert aux questions touchant aux difficultés d'application de la Loi 101.Un personnel de 35 employés permanents compose cet organisme, qui a un bureau à Québec et un autre à Montréal.À sa tête, un un bureau de direction formé de douze membres, dont le président et le secrétaire sont nommés directement par le gouvernement.Les autres membres sont aussi choisis par le gouvernement, mais après consultation auprès des divers organismes et associations représentant les milieux patronaux, syndicaux, universitaires, artistiques, et les communautés culturelles.La direction des études et recherches emploie à elle seule une douzaine de personnes, dont huit chercheurs: des démographes, des sociologues, un juriste et un linguiste, M.Jacques Maurais.Des recherches à l'extérieur_ En dehors des occupations du personnel régulier, il arrive que le Conseil confie à la pige d'autres travaux à des spécialistes.Par exemple, on peut demander à un Italien d'entreprendre S des recherches dans son pays, J2 sur les problèmes causés par le §f voisinage d'une minorité, francophone ou autre.« Ces études sur des situations à l'extérieur nous sont très précieuses, explique lean Martucci, parce que le Québec ne se replie pas sur lui-même et tâche de & o voir et de se servir des expériences des autres pays.Le cas du Québec est loin d'être le seul.Le problème est parfois plus complexe qu'il n'en a l'air.Le Québec est une minorité dans le Canada, dans l'Amérique, mais il y a aussi une minorité anglophone au sein du Québec, et il y en a d'autres.» On confie aussi des travaux de recherche aux universités; on fait réaliser différents sondages d'opinion auprès d'un groupe précis de la population ou d'un autre.Toutes ces études se traduisent par des publications.Le Conseil dispose de deux col- lections principales: une collection de dossiers, forte de 24 titres, et une section documentaire, qui comporte 21 titres.Tous ces ouvrages sont mis à la disposition du grand public: étudiants, historiens, linguistes, juristes, ou groupes de citoyens, par exemple les Acadiens.G.N.00 m UJ > O z o CN 5 < i z o => oo Quatre organismes créés à partir de la Loi 101 La Charte de la langue française, sanctionnée le 26 août 1977 et mieux connue sous la dénomination de Loi 101, a donné un cadre précis à la francisation et, surtout, comme le précise lean Martucci, « une impulsion sans précédent, tout en restant fidèle à la tradition québécoise de respect de la communauté anglophone et des autres minorités ».Si la loi fait beaucoup, elle ne fait pas tout.Langue et justice exigent une vigilance collective de tous les instants.Aussi, quatre organismes ont-ils été créés à partir de la Loi 101, en 1977, pour faciliter son application: - l'Office de la langue française, qui emploie 350 personnes.Il établit des programmes de francisation, dont il négocie l'application avec les entreprises de 50 employés et plus, et il en fixe la terminologie; - la Commission de protection de la tangue française, qui s'occupe des contrevenants.EHe reçoit les plaintes et n'entre d'ailleurs en jeu qu'à la suite de plaintes.En général, les problèmes sont réglés par voie de négociation, comme ce fut le cas dans 17 700 des 18 000 dossiers ouverts depuis la fondation de l'organisme; - la Commission de toponymie qui, elle, veille à normaliser tous les noms de lieux existant au Québec.Elle s'occupe aussi de nommer des lieux qui n'ont pas encore de noms mais qui existent tout de même, à l'intérieur du territoire; \u2022 le Conseil de la langue française qui, contrairement aux organismes précédents, n'est pas placé directement dans l'action.Le Conseil est d'abord un lieu d'étude et de recherche sur la situation linguistique.G.N.Jean Martucci est né au Québec, d'un père italien et d'une mère québécoise d'origine italienne.La revanche d'Oreste Martucci t.t.fiA.i.|i!-*,ti-.\u2022 - », i l .- * h » * A « Un Italien à la tète du Conseil de la langue française?Pourquoi pas.D'abord, |ean Martucci, qui a succédé à Michel Plourde, à la présidence du Conseil, est né au Québec, d'un père italien et d'une mère québécoise d'origine italienne.Cette nomination, le 1er août 1985, constitue d'ailleurs la revanche d'Oreste Martucci qui, aujourd'hui, à 86 ans, parle à peine le français.Martucci père avait immigré au Québec avant la* guerre.Comme 400 autres Italiens, tous soupçonnés d'être des agents faschistes, il fut séquestré de juin 1940 à mars 1942, sous la loi des mesures de guerre décrétée par les autorités canadiennes.« C'est tout juste si mon père savait que Mussolini était le chef d'État en Italie.« Quand j'étais petit, mes compagnons d'école me . (pirogue traditionnelle, construite à partir d'un seul arbre.) dans lequel est entassé tout i équipement.» ,i n«*n«« m vwi bw*n*w»1n.w.i.vj wuvtw - < \u2022 i'vv, J hôtel de l'endroit, bourré de cafards et de rats qui se balla-daient impunément sur le haut des murs et sur les gouttières.Le seul couple de notre expédition eut droit à la chambre nuptiale (la «matrimonio», comme on dit au Venezuela), mais personne ne sut le lendemain matin ce qui s'était réellement passé durant cette nuit.cafardeuse.Cafardeuse, sauf pour ce qui est de l'extraordinaire soirée que nous passâmes dans une école, où nous étions les invités d'honneur pour la graduation de fin d'année scolaire.Nous fûmes quelque peu gênés, car les organisateurs déplacèrent les parents des enfants des bancs de la première rangée pour nous les offrir! Nous eûmes droit à un accueil princier de la part de ces gens simples mais tout pleins d'une générosité d'âme dont nous n'avons plus l'habitude en Amérique du Nord.Et puis, les danses et chansons de ces graciles petits bouts de choux nous embaumèrent le coeur pour le restant de la soirée.L'expérience fut tellement chaude que les cafards et rats de la nuitée passèrent par la suite inaperçus.Et pour corser le tout, le même |immy (sans doute pour que le cher tigre ne se sente pas trop seul!) se paya un peu plus loin un monotiti (un singe), qui était en fait très drôle, mais qui, en face du titi tigre, nous faisait de ces démonstrations qui, amusantes et déridantes le jour, le devenaient beaucoup moins vers 3 heures du matin.Ayacucho_ Après un petit déjeuner servi à la sauvette (encore assaisonné de sauce de fourmis!), nous reprenons valises et bongo pour notre destination finale : Puerto Ayacucho.Mais auparavant, nous eûmes à loisir le temps de prendre moult photos du superbe Mont Yacapana (dans le parc-national du même nom) et de faire deux arrêts, l'un à CORI-PACO (où des mômes grimpaient sur d'immense arbres et plongeaient avec une agilité surprenante dans l'Orénoque) et à ISLA RATON, où nous déjeunâmes d'un exquis repas, ar- _ rosé de bière et d'une boisson du pays (en guise d'apéro) extrê mement forte, et qui faisait penser à de l'eau-de-vie pure.Nous rencontrâmes là de nombreux touristes, venus de la capitale, et qui s'empressèrent de photographier ce groupe d'hurluberlus (i.e.nous) sortant de la jungle! Dans la soirée, la boucle est bouclée : nous atteignons Puerto Ayacucho où nous passons la nuit au fameux hôtel AMAZO-NAS.où nous dansons jusqu'aux petites heures du matin.Le lendemain, après une incursion «en ville», nous rentrons en DC-9 cette fois, à Caracas, après une semaine memorable en territoire Yanomami.Nous étions fins prêts pour le Congrès interaméricain de psychologie! , , î m g ro (\u2022> Z o i DEMAIN L'AN 2000 Yves Leclerc Les bonnes (petites) nouvelles Cette semaine, plutôt qu'un grand thème, voici une série de petites nouvelles sur le merveilleux monde de l'informatique grand public.La plupart, heureusement, sont bonnes.Commençons par le plus modeste: Radio Shack-Tandy lance un nouveau portatif, le modèle 600, qui comprend un écran plat de 16 lignes par 80 colonnes, 224 Ko de mémoire et un lecteur de disquettes 3i Ça ne va pas révolutionner le monde, mais cela peut être un outil intéressant à un prix raisonnable (un peu plus de $2000) pour ceux qui travaillent sur la route.Ne retenez pas votre souffle, cependant ; le modèle 600 ne sera probablement pas disponible à Montréal avant les Fêtes.En revanche, la nouvelle génération des ordinateurs personnels, elle, est arrivée en ville.L'Atari 520ST est offert par Compucentre; si vous voulez voir cet oiseau rare, non seulement il est en montre entre autres à la Place Bonaventure, mais encore vous pouvez l'acheter et partir avec.Les prix sont extrêmement intéressants: environ SI 600 pour une machine 512 Ko avec unité de disquettes 3v6\" contenant 400 Ko et écran couleurs, et $1 300 avec un écran monochrome (mais ne soyons pas «cheap»!).On peut ajouter une seconde unité de disquettes en «daisy chain ».On se demande un peu comment lack Tramiel arrive à en offrir autant à un prix aussi bas.Une partie de la réponse est qu'il a sans doute un peu «coupé les coins» sur la qualité des composants et sur les fonctions disponibles.Il y a aussi un doute sur la légitimité de l'interface utilisateur «GEM» de Digital Research ; celui-ci, accusé 2 d'avoir copié le « look » du Mac-* Intosh par Apple, a en effet re-r] culé honteusement.mais Atari a décidé de continuer à pousser son « Jackintosh », menace d'Apple ou pas.Dernier facteur de bas prix qui ne charme pas les détaillants: on dit que la marge de profit laissée au vendeur est extrêmement mince, ce qui fait bien plaisir à l'acheteur, mais est sans doute cause que peu de magasins en Amérique du Nord offrent encore cette machine (en Europe, ça va mieux ; il s'en vendrait 15 000 par mois seulement en Allemagne).L'Amigq est en ville Quant à l'Amiga de Commodore, il est présent dans une bonne dizaine de magasins et boutiques: les Computerland, les Innovations en informatique, et quatre boutiques indépendantes dont Dumoulin de la rue Mistral.Évidemment, pour l'instant, il n'y en a pas des masses; le premier lot comprenait une centaine d'appareils, qui sont partis comme des petits pains chauds.Chez Dumoulin et chez Innovations en informatique on est déjà en manque, et on me dit qu'on n'a jamais vu un nouveau modèle partir aussi vite.Innovations de la Place Ville-Marie aurait même une quarantaine de commandes qu'ils n'ont pu remplir, et qu'ils espèrent satisfaire d'ici une semaine ou deux.Les prix canadiens de l'Amiga sont moins spectaculaires que ceux de l'Atari, mais ils sont intéressants: $2000T?our l'unité centrale avec 256 Ko (l'extension à 512 Ko coûte $300) comprenant une disquette de 880 Ko, $450 pour la seconde unité de disquettes, $800 pour le super-moniteur couleurs RGB.Notez que si l'Amiga est plus cher que son rival, il y a une raison.La machine est plus puissante (elle peut prendre jusqu'à 8 Mo de mémoire), plus rapide (à cause de ses puces auxiliaires), et surtout elle est capable d'effectuer plusieurs tâches en même temps mieux encore qu'un 1BM-AT.Dans le cas de l'écran couleurs, il y a un hic: on n'en a reçu à Montréal qu'environ un pour deux ordinateurs.|e suppose que les autres acheteurs devront se brancher temporairement sur un téléviseur (avec une TV de bonne qualité, le résultat est tout à fait acceptable), car on ne sait pas exactement quand la situation va se corriger.Il reste aussi le problème de la compatibilité IBM.Pour cela, il faut un lecteur de disquettes 5 \"4\" à $600 qui est en entrepôt, mais que Commodore ne livre pas tant que le logiciel émulateur (appelé bizarrement «The Transformer» et coûtant $150) n'est pas prêt, soit dans deux ou trois semaines.Quand se pointera le logiciel pour Amiga?Début décembre pour les premiers programmes, affirme Gérard Gauthier chez Commodore: un traitement de texte «élémentaire» appelé Textcraft, un simili-MacPaint nommé Graphicraft, et un programme de création musicale appelé (soyons conséquents) Musicraft.Mais (ne le dites à personne) il paraît que certains détaillants vous livrent dès maintenant avec l'Amiga, gratuitement, des versions préliminaires mais tout à fait fonctionnelles de ces logiciels.Pour un peu plus tard, on parle de langages de programmation (C, Pascal, Lisp et Assembleur) et surtout d'un clone de Lotus 1-2-3 appelé VIP Profes-sionnal (qui serait aussi disponible pour l'Atari) qui se vendrait environ le tiers du prix de l'original.Les « grands anciens » Si le succès originel de ces deux ordinateurs nouvelle vague se confirme, cela poussera sans doute les «grands anciens» que sont IBM et Apple à réagir.Pour le premier, les principales nouvelles sont l'annonce de son nouveau super-réseau local « token ring», accueilli par l'industrie avec soulagement plutôt qu'avec enthousiasme, la montée brusque de l'IBM-AT (malgré ses agaçants et chroniques problèmes de disque dur), et, ô surprise, un renouveau d'intérêt dans le «défunt» PCjr.Sur ce dernier point, notons que cela se manifeste surtout pour l'instant aux États-Unis, où une promotion du temps des Fêtes propose un «junior» pour $650 US, écran couleurs compris.Comme il existe maintenant un accessoire produit par un fabricant indépendant qui permet d'ajouter une deuxième disquette et de la mémoire pour pratiquement transformer la machine en PC à moitié prix, on comprend l'intérêt.Ici, l'offre la plus alléchante vise surtout la clientèle des enseignants, qui peuvent se procurer pour environ $1200 un PCjr avec écran et imprimante.Reste à voir si on offrira un «spécial » comparable pour le grand public, et si «junior» renaîtra vraiment de ses cendres, ou si ceci n'est qu'un incident de parcours.LE COURRIER Monsieur, Je suis votre chronique assidûment, et vous remercie de partager votre expérience avec vos lecteurs.Je possède un micro-ordinateur Atari et je voudrais entrer en contact avec un groupe d'utilisateurs de cet ordinateur.Vous serait-il possible de me référer à un de ces groupes, ou bien de me dire comment savoir si un tel groupe existe ?Je vous remercie d'avance, Jean-Luc MORVAN, Duvernay RÉPONSE: Malheureusement, pour autant que j'aie pu savoir, le groupe d'utilisateurs Atari est disparu.Comme vous le savez peut-être, il avait été formé par la société Atari même, à l'époque oû celle-ci était indépendante.De fait, le groupe Atari était considéré comme un modèle du genre, car il recevait un appui considérable de la compagnie, appui qui a été en grande partie maintenu quand elle est passée aux mains du groupe Warner.Mais, et c'est là l'envers de la médaille de toute initiative qui n'est pas autonome, l'efficacité du groupe s'est sérieusement détériorée à mesure que les ventes d'Atari faiblissaient et que ses moyens diminuaient.Enfin, lorsque |ack Tramiel s'en est porté acquéreur, une des premières mesures d'austérité qu'il a prises a été de couper tout soutien aux groupes d'utilisateurs aux États-Unis et au Canada.Malgré cela, il est possible qu'il existe toujours un noyau d'usagers qui sont restés en contact les uns avec les autres.Hélas, je n'en ai jamais entendu parler dans la région de Montréal ; et les seuls détaillants qui jusqu'à récemment vendaient des appareils Atari, Simpson's et Distribution aux consommateurs, n'ont pas pu me renseigner eux non plus.Vous pourriez toujours essayer de vous informer auprès de Compucentre, qui vient de commencer à vendre les nouveaux Atari 520 ST.mais je serais étonné qu'ils puissent vous aider.Pour le reste, tout ce que nous pouvons espérer est que votre lettre tombe sous les yeux d'un ou l'autre membre d'un groupe d'utilisateurs des appareils de cette marque, et qu'il se fasse connaître.En attendant, une des principales sources d'information et de programmes que je connaisse pour les ordinateurs Atari est le magazine américain COMPUTE; on y trouve non seulement des versions pour cette marque d'un bon nombre de programmes éducatifs et de jeux, mais encore des publicités pour des logiciels et périphériques, er même des références On odratte le courrier à Yves Leclerc La Preste - PLUS 7, rue Saint-Jacquet Montréal, Que.H2Y 1K9 techniques dans la rubrique «dépannage».Enfin, espérons que le succès de la nouvelle vague des modèles 130XE (successeur du 800) et 520 ST (concurrent du Macintosh et de l'Amiga) fera renaitre l'intérêt dans les produits Atari, en particulier dans la presse spécialisée, qui s'en était en grande partie désintéressée depuis quelque temps.Cher Monsieur, Voici le dossier de presse de Bar Ouvert, un programme réalisé par le Centre des technologies de l'information de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, qui fait appel à la technologie du vidéo interactif.Les spécialistes de l'Institut, sous fa direction du Dr Michel Bourque, ont mis au point des programmes perfectionnés faisant appel à l'équipement informatique.Un IBM-HT permet aux usagers de répondre à des questions, et à partir des réponses, un message personnalisé est débité par la console.En outre, les données recueillies sur une base anonyme sont saisies par l'ordinateur et seront ultérieurement traitées par des spécialistes en epidemiologic et des intervenants en toxicomanie.Le kiosque de Bar Ouvert sera ramené à Montréal entre les 18 et 22 novembre, et entre les 2 et 6 décembre.Veuillez agréer, etc.André C.GAUTHIER RÉPONSE: |e n'ai pas l'habitude de faire écho à des communiqués, mais il me semble qu'ici se trouve l'exception qui confirme la règle.L'objectif double d'informer le public sur l'alcoolisme et en même temps de recueillir des données statistiques me parait intéressant, le format aussi.Bar Ouvert prend en effet la forme d'une simulation de conversation entre l'utilisateur et un barman, « lean-Paul », dont le rôle n'est pas de prêcher l'abstinence (ce serait un comble !) mais plutôt d'échanger des propos sur la vie, l'alcool, la psychologie populaire.En cours de route, il «tire les vers du nez» de son interlocuteur pour fins d'études statistiques.Le projet prend la forme d'un kiosque itinérant qui se promène dans les institutions d'enseignement de niveau collégial et universitaire et il est financé.par une brasserie. / v»m nouveau I \"DESCEND \\MO0 U6 TTC AO'iTi O ^ Soi LE$ ViEus Vi'NÇ 50MT L6.S rlL PRÊCHÉA Poora -sa j L'EMPIRE DES SENS Serge Grenier (restaura^ Briskets Plus ca&se-croùtc que restaurant, se payant néanmoins le luxe d'une installation dans une maison victorienne de la rue Bishop (au 2055, entre Maison-neuve et Sherbrooke), Briskets relance un débat qui passionne les Montréalais depuis des décennies: où trouve-t-on le meilleur smoked meat en ville?Sa situation en plein coeur du plus urbain des campus universitaires de Montréal - celui de Concordia - lui confère l'allure d'Un de ces cafés étudiants comme on en voit par dizaines à Boston.Clientèle et personnel décontractés, bilinguisme très «Entente cordiale», bonne humeur.Et la maison victorienne.Montréal, quoi! Frites maison pas mal et tomates à raneth plutôt bonnes.Le smoked meat, maintenant.Le meilleur en ville?Tentant d'affirmer que oui.Surtout qu'on insiste pour vous dire qu'il ne comporte aucun additif chimique et qu'on n'y injecte aucune saumure.Belle couleur et bonne odeur.Bon, d'accord! C'est le meilleur.(restaurant Le Jardin Saint-Denis ouest Rapide Mme Françoise Kayler qui a tôt fait d'aller vérifier si le passage d'est en ouest du jardin Saint-Denis avait affecté la qualité de l'établissement et celle de sa cuisine.Très heureuse d'apprendre que non.La description qu'elle en fait porte à croire que le «Jardin» demeure l'une des bonnes tables de Montréal.2090 rue de la Montagne.Une rue qui semble vouloir retrouver sa splendeur des années soixante et dans laquelle abondent les restaurants de qualité.exposition Avec vue sur le paysage Un bien joli nom pour désigner la prochaine grande exposition du Musée des beaux-arts de Montréal, celle de lames Morrice, à compter du 6 décembre.Décidément, Alexandre Gaudieri et ses publicises savent attirer l'attention: l'annonce montre Morrice disant: «Vous me reconnaisser?l'ai vu le monde et je l'ai peint.(.) Dorénavant, vous me reconnal- ¦¦¦¦¦¦¦ trez.» L'esprit fuse jusque dans le slogan de la campagne annuelle de financement de l'institution: «Musée sympa cherche amis en moyens.» Amusant, non?cinéma) Le king des kings Bedaine, polyester, sous-sol fini, cocotier, capable d'applaudir le chauffeur de l'autobus Québec-Montréal en entrant au terminus Voyageur, autodidacte (qui tenterait de lui enseigner quoi que ce soit?), il n'a qu'une idée en tète mais il la fait valoir.Subtil comme un tapis à poils longs, la grâce d'une chaine de trottoir, il corrigerait Descartes s'il le connaissait: non seulement je pense mais je suis sûr que je suis.Qu'il est drôle, cet Elvis Gratton! magasinage) Rien ne se perd, tout se crée Personne ne pleurera la prochaine disparition des Terrasses.Aménagées il y a moins de 10 ans, moches, difficilement praticables, «écartantes», son niveau orange méritait le prix citron.En lien et place, un Centre Eaton de S120 millions.Avec les projets de l'avenue McGill College, des cour Mont-Royal et des Coopérants, que celui qui a déjà prétendu que le centre-ville de Montréal se déplaçait vers Saint-Denis, se rasseoie! ottawa) E.u.minisire le ne suis pas critique de cinéma mais laissez-moi vous dire que Gilles Carie est le plus grand cinéaste québécois.Dans son plus récent film qui sortira bientôt, je, E.D., joue le rôle d'un ministre.Oui, je.On dit, et je le crois, que j'y livre une solide performance, l'en suis sûr maintenant, j'ai tout d'un ministre: le bagout, une élégance discrète qui ne passe quand même pas inaperçue, un tel entregent, une urbanité comme on en voit de moins en moins et ce petit quelque chose qui me distingue de mes collègues backbenchers moins doués.|e ne souhaite qu'une chose: que Gilles Carie organise une projection privée pour M.Mulroney au plusxsjçrant|_ _ c en o 3 > m 2 io 00 2 O < 00 POUR LIRE Jean Basile D'ICI Philippe Barbaud Du féminisme «libertaire» à la grossesse Parlons d'argent (1) Comme tous les mouvements de grande amplitude, le féminisme a ses écoles qui sont diverses.Micheline de Séve qui enseigne à i'UQAM.sait cela et s'inquiète.Il existe, selon elle, des tendances conservatrices dans le féminisme.Ces tendances contredisent la marche en avant que devrait être, justement, la remise en question qu'ont fait les femmes de la société.Pour Micheline de Sève, féminisme égale liberté.D'où le titre de son ouvrage.Pour un féminisme libertairei I ).Il s'agit d'un ouvrage assez bref mais bien documenté.La partie principale consiste en une analyse descriptive des tendances du féminisme, particulièrement le féminisme des dernières années.Les problèmes étaient multiples, en effet, et multiples les réponses qu'ont amorcées bien des théoriciennes, de Margaret Mead à Betty Friedan.Ne serait-ce que pour ce travail de recherche, le livre de Micheline de Sève serait pertinent.Il a l'avantage supplémentaire de la clarté du discours.Sans emphase, point par point, l'auteure démonte la machine, met à jour une diffé- rence, voire une nuance.En fait, elle aborde tous les grands moments du sujet, toutes les grandes thématiques que ce soit l'identité de la femme, le corps ou la guerre.Il va de soi, après la lecture de ce livre, que Micheline de Sève ne se peut classer parmi les inconditionnelles même si sa revendication se veut «radicale».Pour l'auteure, le féminisme ne sert à rien si son discours et son action ne conduisent pas à la liberté, du moins un peu plus de liberté.Ce combat, d'autre part, ne peut s'adresser aux femmes seules mais à l'ensemble de la société.On l'aura compris.Micheline de Sève postule implicitement que le féminisme doit conduire à une nouvelle forme de société globale ou le «rôle» n'existe plus, où chacun, homme ou femme, est polyvalent.En bref, une société plus souple.La limite de cet ouvrage tient dans le fait que Micheline de Sève n'expose pas clairement ce que serait ce genre de société «libre» qu'elle semble proposer.Elle dit amplement tout ce qu'il ne faut pas, tout ce qu'il ne faut plus.Elle s'arrête là et se contente de quelques pétitions de principe.C'est aussi que le Université de Montréal 00 a LU > O z Êtes-vous fort(e) en français?1 Le voyage ne commençait pas sous les meilleur auspices 1) s 2) es 31 m'importe) 4) iselon la connotation) 2 Les gars construi un canot et l'endui de goudron (Passé simplel 11 rent sirenl 2) sirenl rent 3) rent, rent 4) sirenl tirent 3 La seule chose que j' a lui reprocher, c'est cette manie qu'elle a de tout répéter 1) ai 2) aie 3) M'importe) 4i tselon le sens) 4 Le peu d exigences qu'il avait montr remplis; d'aise ses protecteurs 11 è.ait 2) tes.ait 3) ées aient .\u2022 J:.V \u2022 :« r\u2014 4- 11 416 pages en couleurs Reliure cartonnée deluxe Pol Martin propose, réunies en un seul volume, près de 400 recettes, toutes aussi délicieuses que faciles à réaliser.Du potage au dessert, les adeptes de plus en plus nombreux de la cuisson au four à micro-ondes trouveront les mets qui conviennent à leurs besoins.Et, pour qu'ils puissent profiter pleinement de ce mode de cuisson, Pol Martin a inclus de nombreux conseils sur la préparation de certains aliments ainsi que sur l'utilisation du four.Le tout agrémenté de superbes photos en couleurs.4*1 piMtt RECETTES FACILES Toujours avec la façon par étapes, illustrée en couleurs I EN VENTE PARTOUT OFFRE SPÉCIALE AUX ABONNÉES DE LA PRESSE: 20% DE RÉDUCTION COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 Économisez temps et argent en commandant vos livres des Éditions La Presse par téléphone.Vous n'avez qu'à composer le numéro 285-6984, donner votre numéro de carte VISA ou MASTKRCARD et le tour est joué.Ce service vous est ofTert du lundi au vendredi de 9 h à 16 h.Prière de noter que les échanges et les remboursements ne sont pas acceptés.9 * - BON DE COMMANDE 5.9 Veuille/ me Un parvenir ( ) exemplaire!*.) île -I.'encyclopédie micro-ondes l'ol Martin» nu prix ne 3'j,!t.r> $ l'exemplaire, plus I S île frais de poste et manutention.Je suis ahonné(e) » lA PRESSE.Veuillez me faire parvenir ( ) exemplaire)») de \u2022L'encyclopédie micro-ondes l'ol Martin» au prix de 31,95 $ l'exemplaire, plus I $ de frais de poste et manutention.Nod'abonné(e).IMPORTANT: Joignez à cette commande un chèque ou mandat payable aux Editions La Presse, Liée.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement: MASTERCARD No.VISA No._._.A retourner aux: Éditions La Presse, Ltée, 44, Saint-Antoine Ouest Montréal (Québec) H2Y 1J5 NOM._.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.TEL.:.TOTAL ci-joint.$ (plus IS pour Ira»fW puil» rt tiuihiirnlKin i IL g 3 "]
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