Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1986-01-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" \u2022T LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE MONTRÉAL, MARDI 1 4 JANVIER 1986, 102- ANNÉE, N° 83, 72 PAGES, 6 CAHIERS » LA MÉTÉO: CIEL VARIABLE ET FROID.MINIMUM: -25°, MAXIMUM: -15°.DEMAIN : ENSOLEILLÉ ET FROID.DÉTAILS PAGE A 2 (X) 101462- àeASSSBm Mercedes-Benz MIL 735-3511 WVI-SUO: «72-2720 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents, Iles de La Madeleine: 90 cents ¦ Pas de procès avant trois mois Les soeurs Lévesque gardent néanmoins un bon moral mm ROME \u2014 À moins d'un coup de m* théâtre imprévu, les soeurs Miche- LOUIS BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale line et Laurence Lévesque ont peu de chances de sortir dans les jours ou les semaines qui viennent de la prison de Rebibbia où elles sont incarcérées depuis une semaine.Qu'il s'agisse du consul canadien Robert Lapointe ou de leurs avocats, tous ceux qui s'occupent de l'affaire des deux Saguenéennes arrêtées mardi dernier avec 6,6 kilos d'héroine prudence.font preuve d'une grande Selon Me Emilio Paolo Ûuaranta, qui défend les deux femmes en association avec Francisco Saraca, on peut dificile-ment espérer la tenue d'un procès ou la conclusion de l'affaire avant trois mois, ce qui serait déjà un exploit pour la justice italienne réputée pour sa lenteur.Une mise en liberté sous caution en attendant le procès?« C'est pratiquement exclu, ajoute Me Quaranta.On n'accorde la liberté provisoire que pour des raisons de santé très graves.Et l'affaire est énorme: six kilos et demi, ça représente sept milliards de lires (environ sept millions de dollars canadiens).» Le consul Robert Lapointe, chargé du dossier, et qui devait revoir les deux femmes aujourd'hui en fin de matinée, est tout aussi prudent.Quand il évoque voir PROCÈS en A 2 PROSTITUTION Depuis hier, la police de la CUM applique, sur l'ensemble du territoire métropolitain, les nouvelles dispositions du Code pénal concernant la prostitution.page A 3 DEFICIT La publication du rapport du comité ministériel chargé de réévaluer près d'un millier de programmes fédéraux coïncidera avec le dépôt des prévisions budgétaires et du budget fédéral.page A 4 \u2022 PORT-CARTIER Le ministre de l'Énergie et des Ressources, John Ciaccia, affirme que le projet ITT-Cascade est bien en vie et qu'une décision finale à son sujet pourra être prise « dans deux ou trois jours ».page C 1 QUEBECAIR Le ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, décidera ces jours-ci si le fait que l'étude légale de M.Jean Guy agit en qualité de procureur de Quebecair place le président de la SQT en conflit d'intérêts.page C 1 ITALIE Trois mois après le détournement du paquebot Achille Lauro, le parquet de Gênes émet un avis de recherche international contre le dirigeant palestinien About Abbas.page E 1 Des tissus bigarrés Les dessinateurs de tissus ont décidé de s'inspirer, pour créer les vêtements du printemps, de griffonnages, barbouillages et graffiti pleins d'humour et de légèreté, ainsi que de la naïveté des dessins d'enfants, et même des grands titres des premières pages des journaux.Les Italiens, surtout, comprennent et utilisent à merveille ces tissus bigarrés, qu'ils savent conjuguer à des tissus unis pour leur donner une dimension nouvelle.Pour le printemps et l'été, si les formes se prennent plutôt au sérieux, tout le reste est drôle et sans prétention: ce sera agréable à regarder comme à porter.page D l COMBIEN D'EMPLOIS LA PÉTROLIÈRE CRÉERA-T-ELLE?Ultramar contredit Stevens HULK FAIT VIBRER LE FORUM h OTTAWA \u2014 L'investisse-\u2014 ment de $125 millions promis par Ultramar, lors de MANON CORNELLIER de notre bureau d'Ottawa l'achat des actifs de la compagnie Gulf dans l'Est du Canada en décembre, devrait créer de 400 à 500 emplois directs au cours des trois prochaines années, a affirmé hier le ministre de l'Expansion économique régionale, M.Sinclair Stevens, devant les médias.Plus tôt, aux Communes, le ministre a dû se défendre devant les questions incessantes de l'Opposition sur cette transaction qui va vraisemblablement occasionner la fermeture définitive de la raffinerie de l'Est de Montréal et la perte de 350 emplois directs.En Chambre, le ministre Stevens a affirmé que l'investissement allait créer des emplois pour 4 500 personnes-années au Québec.La compagnie britannique Ultramar, le nouveau propriétaire des installations de Gulf, refuse par contre d'avancer des chiffres.Hier, un porte-parole d'Ultra-mar, M.William Berry, a tenu à voir ULTRAMAR en A 2 LE TAUX DE BASE A 1 1 % Les taux d'intérêt vont encore monter mm La décision des cinq gran-^ des banques à charte de se porter, pour la deuxième fois en une semaine, à la défense du dollar va très probablement en-trainer une nouvelle augmentation des taux d'intérêt.Les banques, la Royale en tète, ont en effet haussé hier d'un demi-point leur taux de base, le portant à 11 p.cent, et, selon Douglas Peters, économiste en chef de la Banque Toronto-Dominion, les prêts à court terme et les taux d'hypothèque vont sans aucun doute monter eux aussi.Toutefois, si l'on en croit Ben Gastrin, vice-président de la Banque Canadienne Impériale de Commerce, la faiblesse du dollar ne devrait se maintenir que quelques semaines au plus, et les gens qui empruntent vers le milieu de l'année ne devraient pas s'inquiéter: « |e ne pense pas que la tendance à la hausse des taux d'intérêt doive se maintenir durant toute l'année; il y aura un retour en arrière dans deux ou trois mois ».L'augmentation du taux de base, en vigueur à partir d'aujourd'hui, a été annoncée par les banques Royale, Toronto-Dominion, de Montréal, de Nouvelle-Ecosse et Canadienne Impériale de Commerce, ainsi que par deux banques plus petites, la Banque Continentale voir TAUX en A 2 La « Hulkmania » a atteint le Forum hier soir lorsque 15 000 personnes s'y sont entassées pour rendre au lutteur Hulk Hogan le culte dont il est l'objet à la grandeur de l'Amérique.« Dieu, les affaires et la lutte », a révélé le géant à Réjean Tremblay lorsque notre journaliste lui a demandé d'énumérer ses priorités.Tabloïd Sports, page S.photo Bernard Brault, LA PRESSE ri RUMEURS DE PUTSCH MILITAIRE EN HAITI L'appel à la grève n'a pas été suivi d'après AFP mm PORT-AU-PRINCE \u2014 L'appel à la grève gé-m* nérale n'était guère suivi, hier en Haïti où, cependant, le gouvernement maintena?; -s écoles et les universités fermées par crainte p\" \u2022 nouvelles manifestations de jeunes.À Port-au-Prince, la capitale, tous les commerces étaient ouverts et la plupart des transports en commun fonctionnaient normalement.On notait néanmoins une baisse sensible de la circulation des autobus (les tap-up) dans certains quartiers populaire?, à Carrefour en particulier.Aux Gonaives (quatrième ville du pays, à 50 kilomètres au nord-ouest de Port-au-Prince), les commerçants ont beaucoup tardé à lever leurs rideaux.Les magasins n'ont été ouverts qu'à 10 h 30 locales.L'appel à la grève générale avait été lancé samedi par une distribution de tracts anonymes répartis dans la capitale comme dans les grandes villes de province.Cette incitation à l'arrêt du travail intervenait à un moment où Haïti traverse une crise aiguè : écoles et universités fermées sur ordre du gouvernement à la suite d'une grève générale des cours des élèves et des étudiants, manifes- tations et défilés dans diverses agglomérations du pays.Aux Gonaives, une personne avait été tuée et trois autres blessées par les forces de l'ordre, le 6 janvier.Dans cette même ville, le 28 novembre, quatre personnes, dont trois étudiants, avaient également été tuées.La grève n'a certes pas été suivie hier mais une très vive tension continue à régner sur l'ensemble du territoire haïtien, ont pu constater tous les observateurs.Possibilité de putsch Dans les conversations privées, journalistes et hommes politiques continuaient à évoquer la possibilité d'un départ précipité du président à vie loan-Claude Duvalier qui, selon des rumeurs persistantes, pourrait être déposé par la junte militaire.L'Association des industries d'Haïti, principale organisation patronale au pays, évoquant le climat de peur et de tension qui règne dans le pays, a demandé hier au gouvernement de faire preuve de tolérance et de modération afin d'« élargir le voir HAÏTI en A 2 Cotr iï libéré page A 3 SOMMAIRE\t Annonces classées.\tC 6, D 8, \tE 2 a E 6 Arts et spectacles\t \tB1 èBS \tE 6 Décès, naissances, etc.\t.D9 \tcahier C FEUILLETON\t Guide de la comète\t \tE 3 \tE4 \tE 1, E 8 \tE2 \t.ES Quoi faire aujourd'hui.\t.E6 Télévision.\tB 1 \t.A 7 Vivre aujourd'hui\t \t0 1 è 0 5 TABLOÏD SPORTS\t \t.12,13 \t SUR LE COMPTOIR OU SOUS L'ARMOIRE! ?RÉPARTITEUR D'ONDES ?DÉCONGÉLATION CYCLIQUE ?AFFICHAGE/HORLOGE NUMÉRIQUE TOUT CE QU'IL FAUT.POUR VOUS RENDRE LA VIE PLUS FACILE! 347* VOTRE MEILLEUR ACHAT! Lm$ Pmtltt Magasins au Orand-Orand ChoixI il IL 8390, SAINT-HUBERT mnpotoin) 388-4636/1122 5916, BÉLANGER fa* Ltcotdtin) 266-7571 4 te A 2 \u2022 U PRESSE, MONTREAL, MARDI 14 JANVIER 1986 PROCES SUITE DE LA PAGE A 1 une « procédure accélérée » que lui aurait laissé prévoir le magistrat qui dirige l'instruction, Mme Maria-Teresa Saragnano, il traduit plutôt en mois qu'en semaines.« Une conclusion rapide, dit-il, ce serait trois ou quatre mois plutôt que douze.Et encore faut-il faire attention aux intérêts de la défense.Si ça traîne longtemps, ça démoralise les accusés.Mais si on va trop vite à tout prix, ça peut être mauvais pour le dossier de la défense ».Sur quoi il ajoute diplomatiquement: « Entre les deux inconvénients, disons que c'est plutôt la lenteur qui domine en Italie.» Les deux soeurs Lévesque ont été entendues une première fois vendredi par le juge Saragnano, en présence d'un avocat nommé d'office, Me Saraca.Entre-temps, celui-ci, avec son associé Me Quarantu, est devenu un avocat personnel.La prochaine audition est prévue pour lundi prochain.« À ce moment-là nous serons probablement fixés sur les chefs d'accusation, dit Me Quaranta, simple détention de stupéfiants, ou détention avec circonstances aggravantes vu la quantité, ou alors trafic.Des accusations très lourdes, passibles de cinq, dix, quinze ans de prison!.» La version des soeurs Lévesque est maintenant connue: elles n'ont pas la moindre idée de la manière dont les 6,6 kilos d'héroïne se sont retrouvés dans leurs bagages, mais l'opération a forcément dû se faire entre New-Delhi et Rome.Le problème, c'est que la drogue était bel et bien dans leurs valises et que, pour la justice italienne, elles sont plus ou moins tenues de fournir une explication.Question à Me Quaranta: « Finalement, c'est à elles de faire la preuve de leur innocence?» Réponse: « C'est à peu près ça ».11 ajoute cependant: « Ce que la justice prend en considération, c'est le fait que par exemple, les personnes ap- préhendées sont manifestement et clairement incapables d'avoir commis le délit en question.Et dans ce cas, comment pourrait-on imaginer que deux enseignantes de 50 ans se sont livrées à un énorme trafic d'héroïne?» Le problème, c'est que cette argumentation de caractère psychologique reste assez subjective.Entre-temps, le juge Saragnano, vu l'énormité de la saisie, décidera vraisemblablement de vérifier la matérialité des faits qui ont mené à cette arrestation, une enquête qui pourrait prendre un certain temps car elle pourrait passer par New-Delhi: « Il semble en effet évident, dit Me Quaranta, que la police italienne avait reçu des informations précises de ses collègues indiens.Mais nous attendons lundi prochain pour en savoir plus sur le dossier de l'accusation.En attendant, les deux soeurs Lévesque gardent apparemment un bon moral et tiennent à le faire savoir à leurs proches.« Elles m'ont précisé qu'elles étaient traitées de manière tout à fait civilisée, dit Robert La-pointe.Elles partagent seules la même cellule.La section féminine de Rebibbia est moderne et il n'y a que 200 détenues, donc pas de surpeuplement ».Me Quaranta précise: « Leur moral est excellent.Vu l'invraisemblance de la situation, elles sont convaincues de ce que leur bonne foi sera reconnue \u2014 elles font confiance à la justice \u2014 elles sont parfaitement convaincues de leur bon droit ».A partir de lundi prochain, tout est envisageable: des accusations plus ou moins graves de possession ou de trafic, un non-lieu rapide avec clôture du dossier faute de preuves sérieuses.Mais dans l'ensemble, les spécialistes s'attendent à un processus nettement plus long, et le consul Lapointe est formel: « Sans cas flagrants d'irrégularité ou d'atteinte aux droits de l'homme, le gouvernement canadien n'intervient jamais dans des affaires de justice.Nous établissons le contact avec les familles.Notre rôle s'arrête là ».TAUX SUITE DE LA PAGE A 1 du Canada et la Banque de Colombie-Britannique.Le dollar canadien est tombé a 71,27 cents US hier, peu avant l'annonce de la hausse des taux de base.11 est remonté alors à 71,45, avant de fermer à 71,40, en baisse de 34 centièmes par rapport à son cours de fermeture de vendredi.Le consommateur doit ainsi payer $ 1,42 pour se procurer un dollar américain.Le taux de base avail atteint pour la dernière fois 11 p.cent en avril 1985.La semaine dernière, les banques l'avaient relevé de 10 à 10,5 p.cent, ce qui avait entraîné une augmentation des taux hypothécaires.Les taux d'intérêt a court terme étaient a la hausse hier, et, selon Barry Davenport, vice- président au change à la Banque de Montréal, chaque fois que cela se produit, le dollar canadien perd du terrain.M.Davenport ajoute néanmoins que si les intérêts à court terme ne poursuivent pas leur hausse aux Etats-Unis, les deux augmenta-lions du taux de base aideront probablement à raffermir le dollar.M.Peters, pour sa part, ne s'explique pas la faiblesse persistante du dollar canadien.Il reconnaît qu'il subit certaines pressions a cette époque de l'année, où de nombreux Canadiens dépensent leurs dollars dans le sud et où sont effectués d'importants paiements de dividendes à l'étranger.Il n'en reste pas moins, soutient-il.que le dollar est plus faible qu'il ne devrait l'être.L'économiste prédit que le dollar aura repris de la force dans six mois, mais il se refuse a se prononcer sur ce que sera alors sa valeur.DEMAIN dans LA PRESSE SOEUR ANGÈLE REÇOIT : Professeur à I'll HQ, chroniqueur de bonne cuisine et de bonne chère à l'émission de Jacques Boulanger, Le train de cinq heures, soeur Angèle Rizzardo nous propose un menu de réception spécial: des «pétoncles à la vapeur d'algues», un «filet de boeuf en croûte » et une « gelée chocolat - menthe ».Dans le cahier « Alimentation ».DORMIR AU CHAUD: Avec l'ère des économies d'énergie, le froid, nous dit Jeanne Desrochers, a regagné la chambre et le plancher.Mais cela ne signifie pas que le lit se soit refroidi pour autant.Au contraire, la couette de duvet, l'édredon de fibre synthétique, la douillette de coton, le drap de flanelette, de même que la couverture électrique sensibilisée aux variations de température du corps humain sont tous au rendez-vous pour nous tenir le plus au chaud possible.Un dossier que l'on trouvera dans le cahier « Consommation ».\t La Quotidienne * trois ehWrt.Tirage d'hier 680\tà quatre chiffres 2909 rLAMÉTÉOI Mardi 14 janvier 1986 AUJOURD'HUI^ Min.:-25° CIEL VARIABli FROID DEMAIN: Québec Abitibi Outaouait lourentidti Contant d* l'Est Mouhcit CMbic LtxSoinl Jtun Rimoullu Gaipeiw Boit-Comtou StpMbi Canada Victoria Max.: -15° 03 2 01 Mm Mo.-30 -22 -30 -38 -25 -30 -25 -30 -22 -17 -20 -20 -18 -18 -16 -19 -16 -19 -15 -10 BU|wro hi; Entol froid Eni.p.nua.{ni.p nua Entol.nuog.Entol.nucç Entol nuog Entol.nuog.Entol.nuog.Ntig», vtnti Froid inr.Frod int.États-Unis Rtoino Winnipog Toronto trtcWw.12 4 - I 0 10 6 6 3 - 6 loden\tMmi Mai - 1 10 N.-CMeam\tm.6\tMoi 18 Mais\t- 6 4 nrhburgh\t- 4\t9 Chicago\t-12 4 S.Frondteo\t5\t13 Miami\t14 19 Wothington\t4\t16 NtwYork\t4 II Datât\t0\t19 les capitales\t\t\t Amttetdam\t2 7 Madrid\tJDUn\tMai Athftof i\tS 12 Motcou\t-16\t-13 Acapuko Mm\t23 32 Mtiko\tî\t18 \t2 î Otto\t- 4\t- 3 BruuRet\t1 t Font\t5\t11 Buanot A«t\t18 29 Rom\tS\t15 Cot«nhogue\t2 3 Séoul\t- 7\t- 4 Out*\t1 6 Stockholm\t\t Hong Kong\t18 27 Tokyo\t0\t9 U Cou.\tTrinidod\t24\t25 Ubonne\t10 IS Vienn.\t2\t4 lendrtt\t7 11\t\t DÉBRAYAGE SPONTANÉ DES EMPLOYÉS D'HYDRO-QUÉBEC Le conflit est réglé ! f I Au terme de six heures de \u2014 négociations intensives, Hydro-Québec et le syndicat représentant les salariés du territoire de la baie lames se sont entendus hier soir sur le retour des travailleurs et la reprise du travail dès aujourd'hui aux centrales LG-2, LG-3, LG-4 et Némis-cau.USA BINSU_ Deux vice-présidents exécutifs d'Hydro-Québec, MM.Pierre Godin et Michel Caron, ainsi que M.Charles Cuerrier, président du syndicat des employés de métiers, ont aussi annoncé la formation d'un comité conjoint pour continuer les discussions cette semaine avec la firme Ocean Tech et d'autres experts de Calgary afin de déterminer s'il est possible de poursuivre les recherches pour l'avion dans laquelle se trouvaient deux travailleurs de la société d'État.Cet avion a disparu le 15 décembre dernier.C'est justement cette disparition et la décision d'Hydro d'arrêter les recherches, du moins jusqu'au printemps qui a provoqué les incidents des derniers jours à la baie James.Incapable de localiser l'avion malgré ses recherches, l'Armée canadienne cessait elle-même ses recherches le 27 décembre dernier.Les discussions avec les experts visent notamment à déterminer s'il est possible de sonder le lac Wayagamac dans la région de La Tuque à ce temps-ci de l'année et a quel coût.Selon M.Godin, une décision quant à la poursuite ou non des recherches pourrait être prise dès vendredi.Retour au travail Entre-temps, quelque 150 salariés doivent repartir pour la baie lames aujourd'hui.Selon M.Cuerrier, la firme Ocean Tech aurait déjà indiqué que ce genre de recherche ne devrait pas poser de problèmes.Il a précise que le syndicat veut d'abord que le lac soit sonder pour voir si l'avion, un appareil de la compagnie Avionair, ne s'y retrouverait pas.Si l'avion n'y est pas, le syndicat avisera par la suite si les recherches doivent continuer au sol.C'est Hydro qui assumerait les coûts des recherches dans le lac.« Même s'ils sont morts, a-t-il dit, on veut retrouver leur corps, celui du pilote et l'avion.On a beaucoup de question à poser sur la sécurité de l'avion, notamment en ce qui a trait au système de chauffage et au système de communication pour émettre les signaux de détresse.» L'arrêt « temporaire » des recherches par Hydro a provoqué la semaine dernière le refus de travailler de quelque 116 travailleurs qui assurent le fonctionnement du vaste réseau de centrales à la baie lames.En fin de se-maine, Hydro décidait de suspendre ces travailleurs et de les évacuer vers Montréal et Québec dimanche.Ces travailleurs jugeaient que l'employeur ne prenait pas tous les moyens requis pour retrouver leurs camarades de travail, MM.Bertrand Dionne et Jacques Jalbert.M.Cuerrier a qualifié de « stu-pide » la décision d'évacuer les salaries.M.Godin parle plutôt « de la façon habituelle de régler un conflit dans une région éloignée ».Ce mouvement de débrayage a d'ailleurs pris de l'ampleur hier lorsque quelque 400 autres sala-, ries dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue décidaient dene pas travailler, mais de tenir des réunions sur les lieux de tra-; vail.L'entente intervenue entre; Hydro et les représentants du* Syndicat canadien de la fonction publique, auquel sont affiliés les 14 000 salariés d'Hydro \u2014 techniciens, métiers et bureaux \u2014, prévoit qu'aucune mesure disciplinaire ne sera prisé contre les travailleurs qui ont débrayé.Elle prévoit aussi les pertes financières que les salariés devront assumer pour les jours non travaillés.M.Guy Coulombe, le pdg d'Hydro, a participé aux négociations intensives d'hier.Les représentants syndicaux et patronaux ont tous deux soutenus que le débrayage à la baie James n'était d'aucune façon relié aux négociations entre Hydro et le SCFP pour le renouvellement des conventions collectives échues, en décembre dernier.Mgr Saint-Gelais rencontre le couple Vézina-Girouard mm Mgr Raymond Saint-Gelais, évêque auxiliaire a Saint-Jérôme, rencontrera ce soir le couple Vézina-Girouard, chez lequel continuent de se dérouler les étranges phénomènes de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.JULES BÉLIVEAU_ L'évèque en titre de Saint-|é-rôme, Mgr Charles Valois, a indiqué que l'échange entre le couple Vézina-Girouard et Mgr Saint-Gelais aura lieu a l'évéché de Saint-Jérôme.Le premier responsable du diocèse, que Mme Claudette Vézina et M.Maurice Girouard souhaitent rencontrer depuis plusieurs jours, pourrait bien participer à l'entretien.« |e ne serai pas loin, a dit l'évèque.Il est donc possible que j'intervienne.» Mgr Valois u par ailleurs signale que les événements de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ont eu pour effet de parulyser complètement les activités normales de son évéché depuis jeudi dernier.Hier après-midi, par exemple, pas moins de 25 journalistes de presque tout le Canada \u2014 de Halifax à Edmonton \u2014 ont demandé à s'entretenir avec lui.Toujours sceptique L'essentiel des réponses fournies par Mgr Valois aux questions qui lui sont posées se résume à ceci : « Ma position sur ce qui se passe à Sainte-Marthe n'a pas changé.|e demeure au moins aussi sceptique qu'au début.» Parmi les raisons sur lesquelles il fonde ses réserves, l'évèque de Saint-|érôme a évoque la suivante: personne, a l'exception du couple Vézina-Girouard et de son pensionnaire, M.Jean-Guy Beauregard, n'aurait assisté au déclenchement du processus d'écoulement des diverses substances suv les statues et autres objets pieux.Les sérieux doutes émis par Mgr Valois lui viennent également de ce qu'il a appelé « la profusion de tout cela ».Et il a précisé: « Tout pleure ou suinte.Moi, je me dis que Dieu ne peut pas parler d'une façon aussi désordonnée.» L'évèque de Saint-Jérôme a signalé d'ailleurs que, après s'être demandé quels pouvaient être dans tout cela le mes- Un diplomate indien réclame le statut de réfugié politique I OTTAWA (PC) \u2014 Les mi-^ nistères des Affaires extérieures et de l'Immigration ont confirme, hier, qu'un membre du consulat indien à Toronto a demande le statut de réfugié politique au Canada.II s'agit de M.Inderjit Singh Bindra qui, selon ses amis, aurait refusé d'obéir à un ordre qu'il avait reçu d'infilter une association sikh a Toronto.Selon les autorités indiennes, cependant, le diplomate a inventé cette histoire de toutes pièces afin qu'on lui permette de rester au Canada.M.Bindra, qui était attaché au consulat de Toronto depuis 1982, s'est rendu à Ottawa avec sa femme et ses deux enfants pour demander le statut de réfu- gie.Les amis de M.Bindra ont exprimé la crainte qu'il ne soit maintenant « kidnappé », victime de « quelque violence physique » ou que des pressions ne soient exercées sur le gouvernement canadien pour qu'il soit renvoyé en Inde.En danger À La Presse canadienne, M.Bindra a refusé de faire une déclaration, mais il n'en a pas moins laisser tomber : « Ma vie est en danger en Inde et je ne parlerai pas à la presse ».La violence contre les Sikhs a éclaté en juin 1984 au moment ou les troupes indiennes ont donné l'assaut contre le Temple d'or d'Amritsar, qui était devenu un camp armé des Sikhs.sage ou les signes appuyant un message, il n'a rien trouvé.Mgr Valois a néanmoins demandé à deux prêtres de son diocèse d'enquêter sur ces mystérieux phénomènes.Du côté de la police Entre-temps, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, les forces de l'ordre sont quelque peu prises de court par l'affluence des « pèlerins ».C'est pourquoi le directeur de la police locale, M.Michel Beau-chemin, a dit souhaiter hier que les autorités du diocèse de Saint-Jérôme tirent bientôt des conclusions au sujet des phénomènes se déroulant à la maison du couple Vézina-Girouard.Vers I5h30 hier après-midi, a dit le policier, il y avait là au moins I 000 personnes.Et on attend demain, en provenance de la région de Hull, huit autobus transportant 300 personnes.Rectificatif mm C'est contre la Fédération des Affaires sociales et non le ministère du même nom que le Curateur public a été autorisé à exercer un recours collectif de $ 10 millions au nom des patients de l'hôpital de Saint-Ferdinand-d'Halifax.Dans notre édition de samedi, en page A3, c'est par erreur qu'on lisait « ministère ».De plus, c'est le juge Maurice Mercure et non le juge Maurice Ménard qui a autorisé la procédure.HAITI SUITE DE LA PAGE A 1 débat démocratique tellement nécessaire à la survie du peuple ».L'Association, qui s'inquiète de la dégradation économique, estime que seule une Haïti « démocratique » peut favoriser l'éclosion d'un climat d'investissement.Dimanche, les églises protestantes (un million de fidèles pour une population de 5,2 millions d'habitants), se refusant à cautionner toute entreprise visant à priver leurs concitoyens des droits reçus du créateur, avaient appelé à une solution pacifique et négociée de la crise.L'Église catholique, quant à elle, extrêmement puissante en Haïti, constamment accusée par les milieux gouvernementaux d'être à l'origine des troubles, avait publié, lundi dernier, un communiqué pour démentir ces rumeurs.Dans ce document, la Conférence episcopate affirmait que les jeunes avaient déjà assume leurs responsabilités en exprimant « leurs légitimes aspirations et les justes revendications du peuple haïtien et qu'il convenait désormais aux autres catégories de prendre les leurs ».De son côté, le gouvernement semble vouloir adopter une attitude effacée.Dans les rues des villes, l'armée et la milice (tontons macoutes), chargées par le régime de réprimer tout acte illégal sur le territoire national, étaient particulièrement discrètes.La moindre provocation de leur part \u2014 ils le savent \u2014 pourrait provoquer l'émeute.À Port-au-Prince, aux Gonaives ou à Petit-Goave (60 kilomètres au sud de la capitale), on ne notait aucune présence militaire armée particulière.Les soldats en état d'alerte demeuraient cantonnés dans les casernes.Parallèlement, le président Duvalier multipliait les démarches pour tenter de désamorcer la crise.Il a rencontré dimanche les évèqucs et a également demandé au chef d'état-major des armées de lui renouveler sa confiance, comme pour couper court aux rumeurs de putsch militaire.En tout état de cause, le gouvernement devra prochainement affronter l'échéance qui constituera pour lui un véritable test politique : la réouverture des écoles et des universités.Le président, à l'évidence, ne prendra ce risque qu'en étant assuré que les lycéens et les étudiants accepteront de reprendre le chemin des classes.Pour l'heure, ce ne semble pas être le cas.ULTRAMAR SUITE DE LA PAGE A 1 expliquer que « l'investissement annoncé le 17 décembre n'entrainera pas la création d'emplois directs et permanents.Il y aura évidemment des emplois temporaires créés lors de la période de construction et des emplois permanents, mais indirects, dus à l'effet multiplicateur de notre investissement.À la raffinerie de Québec et dans notre réseau de distribution, par contre, on ne prévoit pas de nouveaux emplois.Peut-être un petit nombre, mais je n'oserais pas faire aucun estimé.» Le représentant de la compagnie reste aussi plus nuancé que le ministre Stevens sur l'échéancier de l'investissement du nouveau projet annoncé le mois dernier.Alors que M.Stevens parle des trois prochaines années, M.Berry précise qu'il ne s'agit pas d'une action immédiate.Ultramar devrait commencer à investir dans ses installations au cours des prochaines années, « dans environ deux ans, peut-être plus », a-t-il dit.La fermeture de la raffinerie Gulf et son effet sur l'approvisionnement du Québec en produits pétroliers ont dominé les débats aux Communes hier.Les réponses de quatre ministres différents n'ont pas réussi à effacer les imprécisions du camp gouvernemental ni à rassurer les deux partis d'opposition.La ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources, Mme Pat Carney, a réaffirmé que le Québec connaissait un problème du surproduction de produits raffines.Mais elle ajoutait par la suite que la déréglementation des prix pétroliers permettrait à la Belle Province de s'approvisionner n'importe où à des prix compétitifs.« Déjà la région de Gaspé s'approvisionne dans les Maritimes et l'Abiti-bi en Ontario », a-t-elle dit.« Il existe toutes sortes de sources pour fournir le Québec.» Le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, n'a pas manqué de souligner que les Québécois préféreraient peut-être répondre à leurs propres besoins grâce à des emplois chez eux.Le ministre de la Consommation, M.Michel Côté, a pour sa part de nouveau refusé de rendre public et de confirmer les conclusions d'un rapport du directeur des enquêtes sur les coalitions, M.O'Farell.Ce rapport concluait en décembre que la vente de Gulf à Ultramar n'était pas illégale, mais que les affirmations des compagnies pétrolières selon lesquelles le Québec connaissait un problème de surproduction étaient inexactes.Au contraire, M.O'Farell se disait inquiet de la sous-capacité de raffinage du Québec.Selon lui, la fermeture pourrait entraîner une sous-production plus accentuée et donc une hausse des prix des produits pétroliers pour les Québec ois et une plus grande dépendance face à l'Ontario et a l'Alberta.Avant de se prononcer sur la capacité de production réelle du Québec, M.Côté a dit préférer attendre le résultat de la Commission d'enquête sur les pratiques restrictives de commerce qui étudie, depuis 1981, les agissements des compagnies pétrolières au Canada.Cette commission doit rendre son rapport vers le mois de mare.« Encore une fois, ce n'est pas une question de chiffres, cest une question de contexte », a soutenu M.Michel Côté à sa sortie des Communes.« Quel est le périmètre de l'enquête du directeur ?A-t-il pris exclusivement en compte la province de Québec ou l'Est du Canada ?» M.Côté soulignait ainsi les deux points de vue présents dans le cabinet Mulroney.D'un côté, il y a Mme Pat Carney et M.Sinclair Stevens qui détendent l'idée d'un marché pour l'Est canadien.De l'autre, des députés québécois qui penchent pour une vision plus régionale.Aucun ministre n'a voulu se mouiller au sujet des démarches du gouvernement du Québec qui tente de convaincre Ultramar de vendre sa nouvelle raffinerie à un consortium qui la maintiendrait ouverte.Pour M.Stevens, la décision relève de l'entreprise privée mais si elle était positive, il l'accueillerait avec plaisir.Malgré son engagement pris envers les employés de Gulf le 6 janvier, M.de Cotret, président du Conseil du Trésor et responsable québécois dans ce dossier, a répondu à la Chambre qu'il attendait les recommandations d'un comité consultatif sur la relance de Montréal avant de se prononcer sur de nouvelles démarches à entreprendre.Ce rapport devrait être remis à la fin janvier.Pendant que ce chassé-croisé entre les différents ministres se déroulait à Ottawa, chez Ultramar, c'était motus et bouche cousue quant aux démarches du gouvernement Bourassa.La seule nouvelle encourageante était que les négociations avec une importante compagnie pour la vente de la section chimique de la raffinerie allaient bon train.Mais on n'a pu en savoir plus.9410990502 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 JANVIER 1986 la presse \u2022¦\u2022 A 3 APRES 23 MOIS DE DÉTENTION La Cour d'appel libère Cotroni mm Après 23 mois au centre ™ de détention de Parthe-nais, Frank Cotroni, cet homme d'affaires montréalais que les autorités américaines veulent traduire en justice chez eux, reprend sa liberté aujourd'hui.JOYCE NAPIER Hier, la Cour d'appel du Québec a remis le quinquagénaire en liberté moyennant un cautionnement de $100 000 et une garantie hypothécaire de $83 000.Sa libération a été retardée d'un jour pour des formalités administratives.Son avocat.Me Sydney Leithman, devrait plaider sa cause, devant ce même tribunal, les 19 et 20 février prochain.Cotroni, père de famille de 54 ans, a été arrête en septembre 1983, quand les États-Unis ont déposé auprès des autorités canadiennes, une requête en extradition.Les autorités américaines, on le sait, veulent faire comparaître Cotroni devant un tribunal new-yorkais pour avoir, selon l'accusation, im- porté de l'héroïne aux Etats-Unis en avril et en mai 1982.Il a été libéré a l'époque, contre le même cautionnement qu'hier, mais il a été incarcéré de nouveau lorsque le juge Kenneth Mackay, de la Cour supérieure, décidait que Cotroni devait être renvoyé aux États-Unis pour y subir son procès.Me Leithman en appela de cette décision devant la Cour d'appel, le tribunal le plus haut de la province, qui devait entendre ce pourvoi vers la fin de l'année dernière; on attendait une décision cette année.Mais le juge Robert Turgeon, un des trois présidents qui siégeaient a l'époque de l'appel, étant décédé très récemment, on informait l'avocat que la cause devait être plaidée une nouvelle fois.C'est ainsi qu'hier, suivant une directive du juge en chef de la Cour d'appel, Marcel Crète, Cotroni a été libéré, en attendant que sa cause soit entendue à nouveau.On sait que Me Leithman avait soutenu devant la Cour d'appel que la requête en extradition, formulée par les États-Unis, était fondée sur une preuve d'écoute électronique et sur des affidavits signés par des témoins aux États-Unis.Il n'est pas possible pour la défense, d'attaquer, par le moyen habituel du contre-interrogatoire, des dépositions écrites et des transcriptions de conversations téléphoniques que Cotroni auraient eues avec ses présumés complices, avait souligné Me Leithman.Si les autorités américaines soutiennent qu'elles ont une preuve assez flagrante pour traduire en justice Cotroni qui est citoyen canadien, alors qu'elles tiennent leur procès au Canada, puisque le prévenu a le droit de subir un procès dans son pays, selon la Charte des droits et libertés, avait plaidé l'avocat.Ainsi, avait conclu Me Leithman, on pourrait faire venir les témoins qui ont fourni leur version par affidavit, afin de les contre-interroger.Me Leithman a soutenu hier que les mêmes arguments seront soulevés de nouveau en février.Frank Cotroni Chez « André Rivest nettoyeur », on pressait aussi du haschisch.mm Chez « André Rivest Net-™ toyeur enrg.», coin Iberville et L.A David, dans le ANDRE CEDILOT Nord de Montréal, on ne faisait pas que presser les pantalons et les jupes, on « pressait » aussi le haschisch et, à la demande, on remplissait les poches de.cocaine.Il y avait aussi derrière les comptoirs 22 batons de dynamite et six détonateurs! Un service bien particulier qu'a découvert la Sûreté du Québec, à la suite d'une enquête de plusieurs semaines qui a permis l'arrestation d'André Rivest, 48 ans, propriétaire du commerce, de sa fille Danielle, 27 ans, et de Donald Charrette, 36 ans, recherché depuis son évasion du pénitencier de Co-wansvillc, en 1981.Outre les explosifs, la police a saisi quelque 4 000 grammes de cannabis et de cocaïne d'une valeur marchande de $500 000, et une gamme d'appareils ( moulin à café, hachoir, presses, etc.) qui ser- vaient à transformer le cannabis en palettes de haschisch.On a aussi trouvé $14 000 en argent.Charrette, qui purgeait une peine de 25 ans d'emprisonnement pour une affaire d'enlèvement et d'extorsion, avait loué, sous un nom d'emprunt, la maison voisine de la boutique de nettoyage située au 2497 L.A.David.Selon la police, il trempait dans le trafic de drogues depuis qu'il avait fausse compagnie à ses gardiens, à l'occasion d'un congé humanitaire, il y a cinq ans.On croit toutefois que Rivest était le leader du petit réseau qui vient d'être démantelé.La drogue était vendue au comptoir ou livrée à domicile.La fille de Rivest agissait généralement comme messager.Lors d'une autre perquisition ailleurs sur l'île de Montréal, les policiers de la SQ ont trouvé pas moins de $125 000 en coupures de $100, de $50 et de $20, ainsi que des armes à feu.Un homme a été arrêté et longuement interrogé par les enquêteurs qui ne peuvent dire pour l'instant (ils feignent peut-être aussi de ne pouvoir le faire) s'il existe un lien entre cette affaire et celle de la boutique de nettoyage de la rue Iberville.L'inspecteur lacques Clou-tier, responsable du service de Renseignements à la SQ, s'efforce aussi d'établir la provenance des bâtons de dynamite et des détonateurs trouvés en possession du nettoyeur.Outre la drogue, les policiers ont saisi des armes, de le d'autres objets habituellement utilisés par les trafi- l'argent, de la dynamite, des détonateurs et une fou- quants de drogue.photo Jean goupil, la presse André Rivest photo la presse Les clients autant que les prostituées sont maintenant la cible des policiers de la CUM ¦; Le temps est maintenant ¦ révolu où seules les personnes s'adonnant à la prostitution et leurs souteneurs étaient poursuivies.Depuis FLORIAN BERNARD * hier, dans l'île de Montréal, les clients sont également passibles d'une arrestation, d'une détention provisoire et, éventuellement, d'une condamnation pouvant entraîner une peine d'emprisonnement et une! amende.Depuis hier matin, en effet, les policiers de la Communauté urbaine de Montréal ont reçu instruction de.mettre en vigueur sur l'ensemble du territoire métropolitain les nouvelles ^dispositions du code pénal canadien concernant la prostitution.Avec un peu de retard par rapport à Toronto et à d'autres villes canadiennes, Montréal s'est mise à l'heure de la chasse à la prostitution sous toutes ses formes.Le directeur de la section du crime organisé au service de Ç>lice de la CUM, M.Jean-ves Saint-Laurent, a tenu la semaine dernière une séance d'information à l'intention des policiers et a participé en outre a une rencontre regroupant les responsables et les avocats du service.Les amendements au code pénal canadien permettent maintenant aux policiers de procéder à l'arrestation et à la détention provisoire de tous ceux qui vendent leurs char- mes dans la rue ou dans un endroit public, hommes ou femmes, et d'arrêter en outre les clients qui sollicitent ou acceptent de telles offres.L'officier Mario Darcy du service des relations publiques de la police a explique que le code pénal permet au procureur de s'objecter à une mise en liberté provisoire de toute personne qu'on soupçonne de récidive, ou d'imposer des conditions particulières de mise en liberté.De son côté, le président de la Commission de sécurité publique, M.Guy Descary a déclaré que la police pourra désormais combattre de façon plus efficace l'ensemble des crimes reliés à la prostitution sous toutes ses formes.M.Descary a cependant ajouté que la prostitution dans la métropole n'est pas plus courante que dans les autres villes canadiennes.En réalité, selon lui, Montréal est l'une des grandes villes nord-américaines où il y a le moins de sollicitation dans les lieux publics.Le champion-riant appartient, précise-t-il, à Vancouver.M.Descary a aussi déclaré que les nouvelles dispositions du code pénal vont permettre aux policiers d'arrêter autant les clients de prostitution masculine que féminine et de nettoyer certains lieux publics notoires dans ce domaine.Pour sa part le directeur Saint-Laurent a identifié certaines rues et certains endroits où la prostitution est davantange concentrée, notamment tout le if M.Guy Descary secteur formé par les rues Saint-Laurent jusqu'à Papi-neau, entre Sainte-Catherine et Sherbrooke.L'hiver est de retour en force mm Les piétons ont repris de-\u2014 puis hier leurs teints et leurs mimiques de nos froids hivers : joues rouges, nez brillant et enchifrené, foulard fermé au cou et mains bien enfoncées dans les gants.On regrettait sûrement la chaude température de dimanche.Ce jour-là restera gravé dans les annales météorologiques, car il a fait 5 *C: un record.JULES RICHER Mais l'hiver est de retour en force.Une crête de haute pression se trouve présentement sur nos régions apportant des masses d'air de l'Arctique.À Montréal, le mercure est descendu à près de -25 *C la nuit dernière, et les météorologues prévoient les mêmes températures pour la nuit prochaine.Pour les journées d'aujourd'hui et de demain, nous devrions connaître des minimums et des maximums de -15 \u2022 C à -18 \u2022 C.Les automobilistes ont également eu à souffrir des caprices de Dame Nature.L'arrivée du froid s'est faite de façon brusque tôt hier matin.Entre 4 h et 7 h, la température a dégringolé de 0 °C à -7 eC.Conjugué à une chute de neige de 2 cm, ce refroidissement a rendu la chaussée très glissante au moins dans les premières heures de la journée.Les ponts reliant la Rive-Sud à Montréal ont été le théâtre d'une dizaine d'accrochages.Ce qui a provoqué des retards de plus d'une heure et demi.Sur les autoroutes, la Sûreté du Québec a enregistré trois accrochages.De nombreuse voitures en panne ont aussi ralenti la circulation.Selon André Laçasse de la Sûreté du Québec, ces ennuis mécaniques sont souvent imputables à de l'eau, résultant de la fonte de la neige par le sel, qui attaque le système électrique des voitures.11 faut cependant se consoler en pensant à ce jour de janvier 1957 (le 15) où il fît -38 *C.II s'agit du record de tous les temps pour le mois de janvier.Par contre, on pourrait rêver au 25 janvier 1950 : le mercure avait alors atteint un sommet inégalé de 14 *C.Morts asphyxiés dans leurs logis mm Deux hommes, le proprié-™ taire d'un triplex et l'un de ses locataires, de l'Est de la métropole, sont morts asphyxiés après avoir inhalé du monoxyde de carbone qui pro-venait vraisemblablement d'une automobile stationnée dans le garage au rez-de-chaussée.Les pompiers ont procédé à l'évacuation de l'immeuble hier matin, après avoir appris les résultats de l'autopsie demandée par les familles.Les cadavres avaient été découverts à quelques heures d'intervalle, dans leurs logis respectifs, rue Victor-Bougault, jeudi et vendredi de la semaine dernière.Une locataire aurait été légèrement incommodée par les gaz qui se seraient échappés de l'automobile du propriétaire qui aurait, croit-on, omis d'en arrêter le moteur après l'avoir garée dans son garage.La batterie était à plat et le réservoir d'essence vide.- STRSM: les chauffeurs mécontents mm Les usagers des transports en commun de la Rive-Sud ont été invités hier par les chauffeurs d'autobus de la Société de Transport de la Rive-Sud de Montréal ( STRSM ) à protester contre le projet pilote de taxis collectifs de la STRSM.Les chauffeurs ont distribué par milliers des dépliants dénonçant ce service qui vise, selon eux à remplacer les autobus par des taxis sur les lignes moins fréquentées.Trois expériences sont déjà en cours à Saint-Hubert et à Longueuil.« Ne vous laissez pas abuser, le taxi collectif n'améliore pas les services, il les détériore », affirme le syndicat dans son dépliant, qui demande aux usa- ters de protester auprès de la TRSM afin de maintenir leur service d'autobus. A 4» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 JANVIER 1986 LE GROUPE NIELSEN ACHEVE SES TRAVAUX Ottawa prépare une grande offensive mm OTTAWA \u2014 Le comité mi-* ni sic rid chargé de réévaluer près d'un millier de programmes fédéraux (groupe Nielsen) termine ses travaux dans quelques jours et son rapport coïncidera avec le dépôt des prévisions budgétaires et le budget fédéral.MICHEL VASTIL do notre bureau d'Ottawa Selon un de ses membres, le président du Conseil du Trésor, Robert de Cotret, « cela permettra d'éliminer une bonne partie, mais pas la totalité du déficit structurel du gouvernement fédéral », évalué à une quinzaine de milliards de dollars.Au cours d'un entretien exclusif avec LA PRESSE hier, M.De.Cotret a laissé entendre que le gouvernement Mulroney prépare une vaste offensive politique pour ce printemps : « entre le 15 février et le 15 mars, nous allons déposer aux Communes les estimés budgétaires (les prévisions de dépenses du gouvernement fédéral), le budget (les prévi- sions de revenus) et « un rapport du groupe Nielsen ».Créé par le gouvernement conservateur au lendemain de la victoire du 4 septembre, le groupe Nielsen (du nom de son président, le vice-premier ministre Eric Nielsen) comprend, outre M.de Cotret, MM.Michael Wilson (Finances) et John Crosbie (Justice).$92 milliards Les 989 programmes fédéraux ainsi passés à la loupe représentent des dépenses de $92 milliards et 170,000 années-personnes.Le comité ministériel a créé pas moins de 21 groupes consultatifs dont les rapports représentent aujourd'hui quelque 40,000 pages de texte serré ! Il n'est pas question de publier toute cette masse de papier et c'est bien ce qui inquiète la centaine de représentants du secteur privé qui ont participé aux travaux des groupes consultatifs.Ceux-ci craignent notamment qu'en cachant leurs recommandations, le gouvernement ne recule et ignore les plus explosives.L'opposition insiste pour que la vente de Canadair passe par le Parlement I OTTAWA (PC) \u2014 Bien que ^ lu vente de Canadair soit loin d'être imminente, l'opposition au Communes a réclame hier que le gouvernement Mulroney rende publics tous les éléments du dossier et demande l'approbation du Parlement avant de se départir de l'avion-nerie montréalaise.Hier le ministre responsable du Développement industriel, M.Sinclair Stevens, a indiqué qu'il ne croyait pas pouvoir vendre Canadair avant plusieurs mois, sûrement pas avant juin prochain.Si des discussions sont entreprises avec des acheteurs potentiels « consciencieux », Ottawa n'a rien qui « puisse être proche » d'un aboutissement.« Il n'y a personne qui ait l'argent en main », a-l-il indiqué.En revanche, le ministre Stevens n'a pu promettre que 500 emplois fournis par les sous-contrats de De Havilland à Canadair ne seront pas transférés à Toronto après l'achat de De Havilland par Boeing.Le comité parlementaire chargé d'étudier la transaction avec Boeing devrait tirer l'affaire au clair, estime le ministre Stevens.Pour le néo-démocrate Mike Cassidy, il est clair que le gouvernement a « joué dans le dos du Parlement » quand, cet automne, il a vendu la firme toron-toise De Havilland a la multinationale Boeing pour $155 millions.Il faut que le Parlement puisse scruter dans l'avenir toutes les offres pour l'autre avion-nerie fédérale qui emploie 5,000 personnes à Montréal.Pour le chef liberal |ohn Turner, qui a rencontre la semaine dernière des représentants des travailleurs a Montréal, Ottawa Sinclair Stevens devrait immédiatement s'engager a conserver ici la technologie et les emplois quand il se départira de Canadair.En outre le gouvernement devrait tout mettre en oeuvre pour conserver Canadair entre des mains canadiennes.« Dans la revente de toute société de la couronne :ios préoccupations ont toujours été le maintien des emplois et le maintien de la technologie », a soutenu M.Stevens.« Ces deux aspects seront très présents à notre esprit pour n'importe quelle vente », a-t-il ajouté.Quant fi la possibilité que !a vente de Canadair puisse être scrutée par un comité parlementaire, le ministre Stevens préfère pour l'instant « laisser la question ouverte ».« Nous n'avons pas d'acheteur, imaginez la diffi culte d'anticiper sur ce qui pourrait être acceptable », a-t-il dit.Vote des détenus: Ottawa n'interjette pas appel -, I OTTAWA (PC) \u2014 Le gou-*m vernement federal n'interjettera pas appel d'un jugement qui accordait aux prisonniers fédéraux détenus au Québec le droit de voter lors de l'élection provinciale de décembre dernier.C'est ce qu'a laissé savoir un porte-parole officiel du ministère de la lustice, hier.Selon ce porte-parole, les avocats du gouvernement ne croient pas que la décision de la Cour fédérale du Canada crée un précédent applicable à d'autres détenus.Certains avocats croient, au contraire, qu'il s'agit là d'un jugement historique.Avant ce jugement controversé, les prisonniers fédéraux \u2014 purgeant des peines de deux ans ou plus \u2014 au Canada n'avaient pas le droit de participer aux scrutins provinciaux ou fédéraux.Les prisonniers condamnés pour des infractions moins graves et emprisonnés dans des institutions provinciales n'avaient pas non plus le droit de voter jusqu'à ce que le Québec leur accorde ce droit, pour les élections provinciales uniquement, en 1979.Par son jugement, le juge Paul Rouleau de la Cour fédérale a éliminé la disparité entre détenus fédéraux et provinciaux au Québec, statuant que l'article 3 de la Charte des droits garantit le droit de vote a tous les détenus au Québec.La décision du juge Rouleau fait suite au recours intenté par un prisonniers du pénitencier fédéral Leclerc, à Laval, qui a contesté la loi provinciale le privant de son droit de vote.Un autre cadre de la CCN mis en accusation ma HULL (PC) \u2014 Un supervi-™ seur de la Commission de la capitale nationale est devenu lundi le troisième cadre de cette société de la couronne à être accusé d'abus de confiance par suite de l'enquête que mène la Gendarmerie royale du Canada., M.Cary Blackburn, qui a été suspendu sans salaire en octobre dernier, a été accusé d'avoir employé du matériel et du personnel de la CCN pour travailler sur sa propre maison à Cantley, au Québec, entre le 1er janvier 1980 et le 1er octobre 1985.Il a été inculpé en Cour des sessions à Hull et devra comparaître à nouveau le 7 février.Un officier de la GRC a indiqué hier qu'un quatrième employé de la CCN pourrait être inculpé d'ici deux ou trois semaines.La GRC a institué son enquête l'an dernier après avoir reçu des.plaintes à l'effet que plusieurs employés faisaient travailler le personnel de la commission à des fins personnelles.« Les groupes de travail sentiront l'influence de leurs rapports : la majorité de leurs recommandations ont été retenues », rassure M.de Cotret qui précise que les conclusions du comité seront publiées.En fait, l'arrivée du printemps va être marquée par de grands débats sur les conclusions du comité Nielsen dont certaines conclusions seront incluses dans les estimés budgétaires de M.de Cotret, d'autres dans le budget de M.Wilson, d'autres enfin dans le rapport du groupe Nielsen proprement dit.À ce jour, 16 des 21 rapports des sous-comités ont été entérinés par le Conseil des ministres et les cinq autres le seront d'ici à la fin du mois.Le groupe Nielsen se réunit en effet une fois par semaine et digère à chaque fois environ « un pied de papier ».Même si le gouvernenent a mis sur pied des équipes spéciales de rédacteurs et de traducteurs pour faire face à cette tâche gigantesque, les conclusions demeurent l'un des secrets les mieux gardés à Ottawa.Des économies C'est la première fois qu'un exercice aussi systématique est entrepris au gouvernement fédéral (ou dans une province) et on espérait qu'il contribuerait à éliminer une bonne partie du déficit de $3b milliards dont les Conservateurs ont hérité en septembre 1984.Mais M.de Cotret a semble hier vouloir modérer les attentes des milieux d'affaires en particulier qui ont investi énormément de temps dans l'exercice.Contrairement à |ohn Turner, qui avait promis d'éliminer le déficit structurel d'Ottawa dans son premier mandat, M.Mulroney s'est engagé à le faire « de façon progressive et ordonnée ».« Les effets du groupe Nielsen se feront sentir sur des mois et des années », prétend M.de Cotret qui semble opposé à la publication de chiffres trop précis, et pour deux raisons: \u2014 il est difficile de savoir exactement combien d'économies seront réalisées par l'élimination ou la fusion de programmes fédéraux, ou leur transfert aux provinces; \u2014 dès qu'une réduction de dépenses est annoncée, elle déclenche un vif débat avec les fonctionnaires impliqués ou les groupes qui en bénéficient.C'est déjà arrivé, notamment dans le cas du ministère des Affaires indiennes et du Secrétariat d'Etat.Hier par exemple, le comité Nielsen discutait du secteur des Communications dont l'une des recommandations est de faire disparaître $225 millions de subventions aux quotidiens et magazines canadiens.Rendre publiques de telles recommandations, c'est risquer pour le gouvernement de se mettre à dos toute la presse du pays ! « Maigre tout, nous irons jusqu'au bout », promet le président du Conseil du Trésor, voulant ainsi rassurer les milieux d'affaires qui s'inquiètent des intentions du gouvernement.Sur un budget d'environ $ 105 milliards, le président du Conseil du Trésor affirme avoir déjà coupé, en dix-huit mois, quelque $6 milliards de dépenses.Un secteur important, la gestion du patrimoine immobilier, a déjà fait l'objet d'une annonce publique: bon nombre de propriétés seront vendues, tous les fonctionnaires attachés à la gestion immobilière seront rapatriés au ministère des Travaux publics et leurs services seront mis en concurrence directe avec ceux du secteur privé.Les économies pour le Trésor fédéral?« Plusieurs centaines de millions », affirme M.de Cotret sans pouvoir toutefois avancer un chiffre précis.Tout indique donc qu'il ne faut pas s'attendre à une baisse spectaculaire du déficit fédéral dès cette année et les limites du comité Nielsen suggèrent même que le gouvernement devra décréter de nouvelles hausses d'impôts s'il veut entièrement éliminer le déficit, ou au moins la partie sur laquelle il a un certain contrôle.Mais les travaux du groupe Nielsen constituent néanmoins une petite révolution dans l'ensemble du gouvernement fédéral: lorsque les fonctionnaires viennent négocier le renouvellement de leurs programmes avec le Conseil du Trésor, son président, Robert de Cotret, a près de lui un rapport qui en évalue l'efficacité ou leur utilité pure et simple.En définitive, c'est peut-être le geste le plus important du premier mandat du gouvernement Mulroney.Mais c'est aussi celui sur lequel il veut faire le moins de publicité.Tremblay contredit la version de Desaulniers mm ARTHABASKA \u2014 À son ^ procès pour voies de fait avec lésions sur la personne du président de l'Association conservatrice de Lotbinière Robert Desaulniers, au palais de justice d'Arthabaska, le député de Lotbinière Maurice Tremblay a contredit hier la version de M.Desaulniers et prétendu, ni plus ni moins, avoir frappé ce dernier dans le seul but de se défendre.M.Tremblay avait toujours refusé de livrer sa version des faits depuis le jour de l'incident, le 24 tnai dernier.Ce soir-là, M.Tremblay, qui désapprouvait une décision prise à son insu la veille par l'exécutif de l'association, concernant le paiement d'un compte, s'est rendu chez Me Desaulniers.à Daveluyville.La discussion fut très brève et lorsque l'accusé a quitté le bureau de Me Desaulniers, ce dernier avait le nez fracturé.Hier, M.Tremblay a affirmé s'être présenté, bien calme, chez M.Desaulniers et avoir demandé une copie du procès-verbal de la réunion en question, sans pouvoir l'obtenir.Puis, il lui aurait demandé une copie de la charte de l'association de comté.M.Desaulniers serait allé en faire une ptiotoco-pie.En revenant lui donner le document, M.Desaulniers l'aurait bousculé.« l'ai été poussé comme s'il voulait passer .il avait les poings levés et respirait comme une baleine, l'ai allongé le bras et je lui ai attrapé le nez », a expliqué M.Tremblay.\\0 Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage-éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Number 7 King Size: \"goudron'' 16mg.nie.1,1 mg Régulière: \"goudron\" 15mg.nie.1.2 mu Number 7 légère King Size: \"goudron\" 12mg, nie 0,9mg.Régulière: \"goudron\" 13mg, nie.1.1 mg. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 JANVIER 1986 A 5 Nakasone invite le Canada à accroître son rôle international H OTTAWA - Le lapon et le \u2014 Canada devraient se consulter et collaborer davantage de manière à ce que dans un effort conjoint les deux pays fassent sentir davantage leur présence sur la scène mondiale.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa C'est l'appel qu'a lancé hier le premier ministre japonais, Yasu-hiro Nakasone, alors qu'il prononçait un discours officiel sur le parquet de la Chambre des Communes.Le dirigeant nippon a noté bien sûr devant les députés fédéraux que le commerce entre les deux pays avait été multiplié par cent au cours des trente dernières années.À tel point que les échanges commerciaux entre les deux partenaires sont complémentaires, le Canada avec ses ressources naturelles et le lapon fournissant des biens hautement transformés.Mais, le visiteur japonais a voulu surtout traiter des grandes questions internationales de l'heure et c'est pourquoi dans son allocution il a invité ses hôtes canadiens à dépasser le cadre des relations purement économiques avec son pays.Dans le contexte où les nations du monde libre doivent s'aider, a dit M.Nakasone, «je propose que le Japon et le Canada se consultent et collaborent plus sérieusement sur les problèmes comme la paix mondiale et le désarmement, et sur nos politiques pour amener la prospérité dans les pays en voie de développement ».CELIBATAIRES A chacune de nos soirées, vous obtenez: \u2022 l'assurance de rencontrer 3 personnes de votre groupe d'âge \u2022 une façon intéressante de foire leur connaissance individuellement \u2022 un cocktail de fin de soirée Prochaine soirée le mercredi 15 janvier de I9h30à 21h30 au Sheraton Laval (stationnement gratuit) coût: 12 $ (incluant le cocktail) tenue de ville requise Reservations obligatoires.668-6209 sam.et dim.: de lOhOO à 18h00 lundi et mardi: de 19h00 à 21 h00 LE CERCLE DES RENCONTRES ENR.Le premier ministre japoncis Yasuhiro Nakasone a aux Communes.Le premier ministre japonais a fait valoir que le Canada, considéré comme une puissance moyenne, avait tout de même participé activement aux enjeux internationaux.« Le Canada est un médiateur international et un négotiateur discret, mais efficace ».M.Nakasone a explique que son pays s'était donné pour mission au cours des dernières années d'accroitre son rôle sur la scène mondiale.Au chapitre de l'aide au tiers-monde, par exemple, le lapon veut porter sa contribution à $40 milliards en 1992.soit le double de l'an dernier.Dans le domaine du désarmement, « a titre de la seule nation qui a déjà connu la dévastation des armes nucléaires », le lapon se prononce sans hésitation pour l'élimination de l'arsenal nucléaire.Le chef du gouvernement nippon croit que les deux pays ont un rôle commun a jouer dans la reduction des tensions internationales et il y voit là un moyen d'approfondir leur connaissance m utuelle.Des ententes Dans son discours de présen- tation, le premier ministre Mul-roney s'est félicité de l'ouverture affichée par le lapon envers les produits importés au cours des derniers mois.M.Mulroney a souligné avec satisfaction que son invité se disait maintenant as> uré que le libre-échange entre le Canada et les États-Unis ne se réaliserait pas aux dépens de son pays.Au début de lu visite, les représentants japonais ont exprime des inquiétudes à ce sujet.En fin de journée hier, des haut-fonctionnaires canadiens ont transmis des informations sur la rencontre de deux heures que MM.Mulroney et Nakasone ont eue dans l'apres-midi.Les deux pays ont signé à cette occasion un accord qui permettra à des jeunes Canadiens de 18 a 25 ans de faire des voyages d'études au lapon et vice versa.Une entente entre le lapon, le Canada et les Etats-Unis a été conclue également pour réduire les barrières tarifaires dans le secteur des pièces d'ordinateurs et des micro-processeurs.Du côté japonais, on a insisté hier beaucoup sur l'amélioration des liens culturels entre les deux nations.prononcé hier une allocution photo Reuter Malgré des échanges commerciaux de SI2 milliards qui font du lapon le deuxième partenaire du Canada sur le plan économique, les deux pays communiquent peu dans le domaine artistique et culturel.On assistera donc au cours de la prochaine année à des spectacles et des tournées de plusieurs troupes ar-titisques et culturelles japonaises au Canada et vice-versa.Cela devrait aider la compréhension mutuelle, estiment les laponais.M.Nakasone est arrivé au Canada dimanche et il a débute sa visite par un séjour à Toronto.Hier matin, il a visité les installations de la Northern Telecom daans la Ville Reine.Après quoi, il s'est envolé pour la capitale fédérale.Ce soir, il y aura à Ottawa un banquet en son honneur.Demain matin, MM.Mulroney et Nakasone se rencontrent pour un déjeuner de travail auquel assisteront plusieurs membres du cabinet conservateur.Dans l'apres-midi.le visiteur nippon quitte à destination de Vancouver et il retournera dans son pays mercredi.UNE MAISON R-2000 Ça ressemble à quoi?À l'extérieur, ça ressemble à ce que vous voulez Peu importe le style de maison unifomiliale que vous ayez en tète, on pourra lui appliquer l'option R-2000.En fait, il s'agit d'une technique de construction qui augmentera le confort de votre maison et réduira vos coûts d'énergie.Ta de l'économie dans l'R-2000 -K^m^^.L'option R-2000permet y* d'économiser jusqu'à 70% sur vL.J les coûts de chauffage e t jusqu à ^**^ j4 50% de l'énergie requise pour l'eau chaude.Ces incroyables économies d'énergie permettent de récupérer rapidement l'investissement supplémentaire que représente l'option R-2000 ( environ 5 à ÎO'Y» du coût de construction ).L'économie est telle que, le plus souvent, les versements capital/intérêt/taxes/ énergie n'excèdent pas ceux d'une maison conventionnelle.À l'intérieur, ça respire le bien-être Ce qu'il y a de génial dans une maison R-2000c'est que tout en étant d'une remarquable étanchéité, elle - la théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, par John Mayrand Keynes, plusieurs gou-vernements occidentaux appliquaient une politique économique dite «keynésienne» dans le but de mieux assurer l'équilibre de leurs économies.Celle-ci consiste à une redistribution des revenus de façon à augmenter le pouvoir d'achats des consommateurs ce qui stimule la demande de biens et services de façon à maintenir un niveau élevé de production et diriger l'économie vers le plein emploi.Cette politique économique assura, pendant plusieurs décennies, un équilibre bénéfique pour la majorité des pays industrialisés qui l'appliquèrent.Mais l'avènement d'une inflation stagnante accompagnée d'un taux de chômage élevé amena une autre théorie économique à résoudre ces épineux problèmes des économies occidentales: la politique de l'offre dite «supplies siders».Selon cette théorie, il suffit de baisser les coûts de production ce qui amènera une baisse des prix des biens et des services et consé-quemment une augmentation de la demande de ces mêmes biens et services.La différence de ces deux théories est que la premiere se base sur la stimulation de la demande par une redistribution des revenus, tandis que la seconde se base sur la baisse des coûts, ce qui veut dire une baisse des impôts des corporations, un environnement socio-économique plus propice, une plus grande souplesse des lois qui entourent les relations de travail, des salaires ajustés selon les besoins de l'économie et non selon les pres- sions syndicales, une baisse du déficit gouvernemental pour enlever la pression que celui-ci exerce sur la hausse des intérêts, etc.Tout ceci amènera une plus grande concurrence sur le marché, ce qui laisse entrevoir que seules les entreprises saines et bien adaptées pourront tirer des avantages.Cela va de soi que le gouvernement ne doit pas intervenir pour aider les entreprises en difficulté, mais il doit laisser les forces du marché à appliquer les éliminations qui s'imposent.Le Canada n'a pas été épargné de cette tendance et le Parti conservateur avec une politique de «supplies siders» remplaça le Parti libéral du Canada, un adepte de la politique économique keynésienne.Au Québec, à la dernière campagne électorale, les deux principales formations politiques se sont adaptées aux courants économiques de l'heure.Le Parti québécois avec son chef, fraichemenl élu, s'engageait à promouvoir la libre entreprise parce qu'on devait créer la richesse avant de la distribuer.Tandis que le Parti libéral s'engageait à fond dans la promotion de la libre entreprise et l'assainissement de son entourage socio-économique.On doit donc s'attendre, au cours des prochaines années, à un changement dans la politique économique du gouvernement provincial dans le sens de ses engagements électoraux qui concorderont adec la vision des hommes d'affaires qui ont été attirés vers cette formation politique, durant la dernière campagne électorale, pour former cette équipe libérale que M.Robert Bourassa a si fièrement présentée à la population du Québec, laquelle d'ailleurs a été élue pour l'application d'une telle politique.Mais nous ne devons pas nous attendre que le gouvernement libéral va appliquer à outrance une politique économique de «supplies siders» parce que ce même gouvernement a appliqué une politique économique keynésienne durant les années de la révolution tranquille et il fut un adepte de l'intervention de l'État tant au niveau de la redistribution des revenus par les allocations familiales, de justice sociale avec l'assuran-ce-maladie que de l'État entrepreneur par la création de plusieurs sociétés d'État et la nationalisation de l'électricité.On doit plutôt s'attendre à une politique économique qui tendra à améliorer le contexte socio-économique de la libre-entreprise pour qu'elle devienne le moteur central de l'économie tout en tenant compte des mesures redistributes qui assureront une meilleure redistribution de la richesse sans que cela affecte la santé de cette composante de la société qu'est l'entreprise privée, si essentielle au bon fonctionnement de toute économie efficace.Et comme le nouveau gouverne ment ne commence que les premiers mois de son mandat, on n'a pas d'autres alternatives que de lui laisser la chance de nous faire preuve de ce dont il est capable tout en souhaitant que tout changement dans la politique économique du gouvernement se fera de façon à augmenter le bien-être de la population en général.Nick PAPIRAKIS Cap-de-la-Madeleine Un hommage à M.Léon Lortie Ce n'est que dans LA PRESSE du samedi, le I janvier l!)K(>, par le billet-éditorial de M.Michel Roy\u2014 toujours fidèle à lui-même \u2014 que j'ai appris le décès de M.Lortie.Des circonstances de santé m'éloi-gnent ces temps-ci de mes activités régulières.Malgré tout je voudrais rendre mon humble hommage au disparu.En effet, c'est M.Léon Lortie qui.à titre do directeur do l'Extension do renseignement do l'Université de Montréal, entrebâilla la porte universitaire aux éducateurs spécialisés du Québec pour la jeunesse en difficulté.Un premier programme débouchait sur l'obtention d'un «certificat en psy- cho-pédagogie de l'enfance inadaptée»: c'était vers 1956.Ce geste de confiance envers ceux qui voulaient développer la compétence professionnelle de ces éducateurs spécialisés fut l'embryon de ce qui devint plus tard la psycho-éducation.Aujourd'hui, s'il existe une École de psycho-éducation a la Faculté des Arts et des Sciences do l'Université de Montréal on peut dire que le geste initial de M.Lortie j fut pour quelque chose.Et depuis on peut constater l'existence de quatre programmes universitaires en psycho-éducation (Sherbroke.Trois-Rivières.Hull, Abitibi-Té-miscamingue) et une douzaine de cégeps qui forment des techniciens en éducation spécialisée cl qui s'inspirent largement de la psychoéducation et des psycho-éducateurs.Merci Leon Lortie d'avoir ouvert l'Université à des gens sans prestige maigre leur compétence et qui croyaient beaucoup à ce qu'ils pensaient et voulaient faire.Il faudrait qu'il y ait encore dans toutes les universités des Léon Lortie.Je suis fier qu'il y en ait eu un à l'Université de Montréal.Gilles GENDREAU professeur titulaire Ecole de psycho-éducation Université de Montreal Langue française et « misérabilisme » L'auteur do col article, qui est conseiller linguistique et commissaire-enquêteur à lu Commission de protection de /;i langue française, n'engage que lui-même.L'obligation au français décré tée par la Charte de la langue française sous-enlend l'impératif d'un français correct.Cet esprit de droit clarifié, la pratique, en matière de correction de la langue, est régie par ce juste principe à double formulation distincte: 1\u2014 corriger ce qui est amendable: 2\u2014 tenir pour nul et non avenu ce qui est indéfendable, c'est-à-dire incompréhensible.Ainsi esprit d'une loi et jurisprudence des faits s'imbriquent harmonieusement.La correction est un minimum.Assurer la qualité et le rayonnement de la langue française est l'idéal vers lequel nous devons tendre puisqu'on toute chose, il faut considérer la fin.Cela n'empêche pas de partir de la réalité avec laquelle nous devons nous accommoder et chercher à diminuer le fossé qui existe entre le réel qui nous accompagne et l'idéal qui nous inspire.Le français doit s'imposer par les vertus de sa nature et non seulement par les contraintes de la loi.Il va de soi que les textes administratifs qui n'ont de français que l'apparence vont a rencontre des objectifs visés par le législateur et affaiblissent une langue faite pour rayonner et attirer les esprits.Le français, langue de l'Etat et de la Loi aussi bien que langue normale et habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et dos affaires, sera diminué tant que l'Administration fera des efforts de malfaçon.La loi aura beau imposer le français, le gouvernement dépenser des millions et des millions, si l'Administration, l'école et les médias n'entendent pas faire leur devoir de rectitude Intellectuelle et de rigueur logique, la politique du français langue de travail se trouvera en quelque sorte ralentie dans son progrès sinon sabotée dans sa marche.La dernière publication semes- trielle de l'Ecole nationale d'administration publique illustre a satiété les défauts contraires au style administratif qui doit être avant tout correct, simple et clair.Cela est d'autant plus surprenant que cette brochure, qui présente les programmes do perfectionne ment pour le premier semestre do l'année, émane d'un organisme à vocation prestigieuse.Prenons, à titre d'exemple, sans préjudice de l'avant-propos, le module 02 du cours Afanagoineni ol leadership qui propose l'objectif suivant: \u2014 quoi faire avec les employés qui vont très bien pour les maintenir?Quoi faire avec ceux qui sont insatisfaisants?Voilà deux belles interrogations, c'est le moins que l'on puisse dire! Cessons de nous plaindre, de dépenser indûment et de parler de «misérabilisme».Le Québec est une réalité francophone bien vivante dont le sort ne dépond quo do nous-mêmes.Seulement soyons plus sévères envers nos propres organismes publics et soignons un peu notre langage de peur qu'on negate notre destin.Louis DUSSAULT \\ FORFAIT '9e \"o, Venez vous offrir une journée de ski comprenant: votre chambre, petit déjeuner, transport et laissez-passer au centre de ski Stoneham, repas du soir et accès aux activités sportives du Manoir.Aucuns frais d'hébergement pour les enfants de moins (Je 18 ans partageant la chambre des parents.Notre forfait ski, nous vous * l'offrons à partir de A Prix par personne par Jour en occupation double: effectif pour une réservation de 2,3 ou s murs 73 (Taxes et service Inclus) Ranger iài i .u won.ih lu.: i)i:la Syntonisateur digital AM-FM stéréo, programmable, modèle AT-9500 i Amplificateur intégré 50 watts par canal, modèle AA 8500 > Magnétophone à cassettes, Dolby, mâtol, modèle AD-3300 » Tourne disque à entraînement direct, automatique, modèle APD-60 > V enceintes acoustiques allemandes, 3 voies, modèle Co\"c ° Était BO j \u2022 500 watts \u2022 0.6 pi eu.\u2022 YMQ 5555 '\u2022 3 niveaux d'intensité \u2022 Décongélation \u2022 Horloge \u2022 Système de distribution \u2022 «Rota Flows \u2022 Support disponible NT\u20acLUG\u20acNT SUPeRCOMFK)' -11 \u2022 Amplificateur intégré stéréo 50 watts par canal, modèle A-700 \u2022 Syntonisateur digital Droa/ammable, modèle \u2022 Table tournante à entraînement direct, modèle PD-15 \u2022 Magnétoscope à cassettes stéréo Dolby, touches électroniques, modèle D-35 \u2022 2 haut-parleurs 3 voies, modèle S-730 fuura micro-onces rv 80 s VO\"fcW GMM'l / ' »V y.\"*.,, m NE 6870 \u2022 600 watts \u2022 I p# tu.\u2022 Plateau rotatif \u2022 Décongélation ouiomolKiim \u2022 Cunion d'ohment» utngeki \u2022 Cumon automatique au po
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.