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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-09-17, Collections de BAnQ.

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[" NATIONALES LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 SEPTEMBRE 1986 * Le PLC invité à endosser le bilinguisme en Ontario T I OTTAWA \u2014 Profitant du \u2014 débat constitutionnel qui secoue leur propre parti, les libéraux de l'Ontario veulent que le Parti libéral du Canada endosse le principe du bilinguisme dans leur province.MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa Le numéro trois du caucus libéral a Ottawa, M.lean-Robert Gauthier, révélait hier à LA PRESSE son intention de réclamer l'application des articles 17 à 20 de la Constitution à l'Ontario.(Ces articles, qui s'appliquent déjà au gouvernement fédéral et au Nouveau-Brunswick, enchâssent le droit à l'usage du français dans la législature provinciale, devant les tribunaux et dans les services gouvernementaux).« Bravo! Et j'espère réunir un appui unanime du caucus libéral de l'Ontario sur cette proposi- tion », de commenter le président du caucus provincial, M.Don Boudria, député de Glen-garry-Prescott-Russell.« Si un tel amendement vient de l'Ontario, je ne serai certainement pas contre ça », de surenchérir le seul candidat à la présidence du Parti libéral national, M.Michel Robert.Quant au parrain de la résolution sur l'adhésion du Québec à la Loi constitutionnelle de 1982, le député Raymond Garneau, il affirme que le caucus québécois (dont il est aussi président) appuiera cette requête de ses collègues de l'Ontario.Lors des négociations constitutionnelles de 1981, le Nouveau-Brunswick a adhéré au principe du bilinguisme fonctionnel dans tous les rapports des citoyens de cette province avec leurs institutions gouvernementales.Quant au gouvernement de l'Ontario, il s'y est op- Jean-Robert Gauthier posé, fidèle à sa « stratégie des petits pas », et en dépit du fait que la plus importante minorité de langue frençaise au Canada vit dans cette province.Le gouvernement libéral de M.David Peterson semble suivre la même voie mais les députés libéraux à Ottawa s'apprêtent à rappeler à leurs collègues provinciaux que, lorsqu'ils étaient dans l'opposition, ils faisaient preuve de plus de générosité à l'égard de la minorité francophone.Ainsi la résolution de l'aile québécoise, qui ne visait jusqu'ici qu'à résoudre le problème de l'adhésion du Québec à la Constitution d'avril 1982, va s'en trouver considérablement élargie.Selon M.Jean-Robert Gauthier, whip du caucus fédéral à Ottawa, les conditions sont plus favorables à un autre virage du Parti libéral du Canada: « il n'y a plus de gouvernement péquis-te à Québec », dit-il, et « ce sont les libéraux qui gouvernent l'Ontario et le Québec ».Le «conflit» avec Trudeau: une tactique contre Turner ?am OTTAWA \u2014 Les tensions ^ entre la vieille garde du Parti libéral et le chef actuel, |ohn Turner, ressemblent davantage à une querelle de mots qu'à un conflit idéologique, et les rumeurs d'affrontement semblent de plus en plus procéder d'une tactique des partisans d'une course au leadership.MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa « Les troupes de Jean Chrétien s'accrochent à cette question pour attirer dans leur camp les inconditionnels de Pierre Trudeau », accusait hier un membre senior du caucus libéral à Ottawa.La résolution de l'aile québécoise du Parti libéral, adoptée à Saint-Hyacynthe à la mi-juin, a provoqué des réactions négatives dans l'entourage de Pierre Trudeau à Montréal parce qu'elle fut mal rapportée dans les journaux de l'époque et, surtout, qu'elle fut mal traduite: \u2014 ainsi, lorsque le parti a reconnu le «caractère distinct du Québec », les Anglais ont compris « distinct society »; \u2014 de même, on a traduit « foyer principal des francophones du Canada » par « homeland » (patrie) ce qui a failli plonger le parti dans une quasi question palestinienne; \u2014 de même on a cru que le droit de retrait avec pleine compensation financière était universel alors qu'il ne s'applique qu'aux transferts de juridiction des provinces vers Ottawa, ce qui a bien peu de chances de se produire de toute manière; Les rumeurs d'affrontement entre Pierre Trudeau et John Turner semblent de plus en plus procéder d'une tactique des partisans d'une course au leadership.\u2014 enfin on a cru que les libéraux du Québec remettaient en cause le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral alors qu'il ne s'agit que de l'étudier et de définir, avec les provinces incidemment, « un mécanisme convenable d'exercice » de ce pouvoir.Pour mettre fin à ces malentendus, le caucus libéral a d'ailleurs créé un comité co-présidé par Robert Kaplan, de Toronto et Mme Lucie Pépin, d'Outre-mont.De plus, outre une rencontre entre MM.John Turner et Pierre Trudeau « d'ici quelques semaines», l'ancien ministre lean-Pierre Goyer tente pour sa part de rapprocher MM.Trudeau et Raymond Garneau et ainsi lever les derniers malentendus.Le chef libéral a réitéré hier son intention de ne pas reculer sur l'esprit de la résolution québécoise et il semble bien qu'elle parviendra au congrès du 27 novembre avec quelques ajustements de vocabulaire.Par exemple, on a confié à LA PRESSE le nouveau texte du préambule de la Constitution, qui se lirait comme suit: «(reconnaissance du ) caractère distinct du Québec comme le foyer principal de la langue et de la culture françaises au Canada », libellé qui satisferait les Acadiens ou les Franco-Ontariens, pour qui le Québec n'est pas leur « foyer principal ».Avantage Turner Personne à Ottawa et dans les hautes instances du parti ne croit à la « colère » de Pierre Trudeau ni à ses intentions d'intervenir publiquement sur la question.Alors que certains font grand cas de sa visite au congrès de novembre prochain, on rappelle dans l'entourage du chef libéral que cette visite avait été convenue entre MM.Trudeau et Turner en octobre 1985, soit six mois avant la réouverture du dossier constitutionnel au sein du parti.« Si monsieur Trudeau a quelque chose à dire, de lancer Raymond Garneau, il va le faire lui-même ».M.Garneau rappelle que la résolution du Parti libéral ne fait que rouvrir des questions que l'ancien premier ministre avait promis de revoir lui-même, « lorsque les Québécois auront changé de gouvernement ».Assez curieusement, cette affaire risque de bénéficier au chef libéral et de se retourner contre ses adversaires: \u2014 « au lieu d'embarasser Turner, affirme un ancien ministre qui veut garder l'anonymat, cela va lui permettre de prendre sa vraie dimension nationale.C'est dans les moments difficiles qu'on juge les chefs et Turner a enfin l'occasion de s'affirmer ».Ainsi, loin de les déranger, cette soit-disant querelle sert la stratégie des partisans de |ohn Turner; \u2014 la position plus claire du Parti libéral devrait prochainement obliger M.Brian Mulroney lui-même à se prononcer, ce qu'il n'a encore jamais fait autrement qu'en termes vagues.M.Turner ne manque jamais une occasion de rappeler au premier ministre qu'il laisse à Robert Bourassa le soin de défendre la position du Québec auprès des autres provinces, et que le chef conservateur ne s'est jamais compromis personnellement.Péréquation: Wilson n'aura pas la partie facile avec les provinces mm OTTAWA \u2014 Le ministre ^ fédéral des Finances, Michael Wilson, n'aura pas la par-tic facile quand il rencontrera ses homologues provinciaux, vendredi à Montréal.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Trois sujets sont à l'ordre du jour: les accords fiscaux, la réforme fiscale et les régimes complémentaires de retraite.Le premier item occupera toutefois le plus gros des discussions et les provinces attendent avec impatience les propositions fédérales en matière de péréquation.Le ministre Wilson devra dévoiler aux provinces les montants de péréquation qu'il se propose de distribuer au cours des cinq prochaines années.Le gouvernement du Québec espère qu'Ottawa annoncera une amélioration dans ses transferts fiscaux compte tenu des réductions opérées dans le secteur de la santé et de l'éducation post-secondaire: « Nous assistons à un effritement des recettes provinciales et il est clair qu'au Canada on recule dans le domaine de la péré- ?nation », a déclaré hier à LA RESSE M.Ghislain Fortin, le conseiller économique du ministre québécois des Finances, Gérard D.Lévesque.La péréquation est le mécanisme par lequel Ottawa verse à six provinces moins nanties des paiements de transfert afin de leur permettre d'assurer à leurs citoyens des services sociaux comparables à ceux qui sont donnés dans les provinces plus riches.L'an passé, le fédéral a fourni $5,2 milliards à ce chapitre et pour l'année fiscale courante, soit 1986-87, ils s'élèvent à $5,5 milliards.Toutefois, au Québec, ces sommes ont diminué.L'an dernier, la province a reçu $2,854 milliards et pour 1986-87, les Saiements seront inférieurs de 30 millions.En vertu d'une loi du Parlement fédéral, les accords fiscaux sont établis pour une période de cinq ans.Les présents accords, qui vont de l'année 1982 à 1987, prennent fin le 31 mars prochain, d'où la nécessité pour Ottawa et les provinces d'entreprendre une nouvelle ronde de pourparlers dés l'immédiat.Selon M.Fortin, Ottawa n'aura d'autre choix que d'augmenter ses transferts aux provinces au cours des prochains cinq ans.La péréquation et les inégalités régionales sont d'ailleurs des objectifs inscrits dans la Constitution à l'article 36.Le conseiller du ministre Lévesque a souligné qu'en vertu de la loi C-%, adoptée le printemps dernier, le fédéral diminuera de $8 milliards ($2 milliards uniquement pour le Québec) ses I paiements d'ici à 1991 dans les programmes établis, soient ceux de la santé et de l'enseignement post-secondaire.D'où le besoin d'accroitre en contre-partie la péréquation.Mais, il n'est plus question pour Québec de réclamer une somme de $66 millions pour 1986-87 comme le budget de mai le mentionnait.On considère ce dossier comme chose du passé et il a fallu que la province apprenne à vivre avec ce man-que-à-gagner.Techniquement, Ottawa peut améliorer la péréquation en modifiant les éléments de l'assiette fiscale ou en changeant la formule de calcul qui est basée sur les recettes moyennes de cinq Frovinces, soient le Québec, Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique.Une formule par exemple qui incinérait la riche Alberta augmenterait automatiquement les sommes devant être versées aux provinces moins nanties.M.Fortin ne veut pas en dire plus l'instant, attendant de connaître la position définitive d'Ottawa, qui sera dévoilée dans deux jours par le ministre Wilson.Les négociations risquent d'être difficiles toutefois car Michael Wilson se trouve de plus en plus coincé avec un déficit grandissant.Ce dernier doit annoncer demain la nouvelle situation des finances fédérales dans un discours important à Toronto.En abolissant la semaine dernière la taxe sur les recettes pétrolières et gazières, Ottawa perdra $1,5 milliards de revenus en deux ans.Par contre, le Québec ne sera pas seul dans cette bataille.En effet, le Manitoba partage les mêmes objectifs.Un haut-fonctionnaire de cette province a déclaré hier que la présente formule ne permet plus de rencontrer les buts énoncés dans la Constitution canadienne au chapitre de la péréquation.Le représentant manitobain a indiqué que les paiements de péréquation seront inférieurs cette année à leur niveau d'il y a deux ans.Concernant la réforme fiscale, on s'attend à ce que M.Wilson fournisse à ses homologues plus de détails sur son projet d'une nouvelle taxe sur les transactions commerciales, un type d'impôt indirect qui remplacera la taxe de vente fédérale.Mais selon le critique financier du Parti libéral, Raymond Garneau, les discussions seront serrées là aussi car la réforme fédérale ne pourra se faire sans l'accord des provinces.« En échange d'une baisse de revenu suite à des taux d'imposition plus faibles sur le revenu des particuliers, les provinces voudront augmenter leurs recettes ailleurs », a souligné M.Garneau.Chirac reporte sa visite à cause de la vague terroriste \u2022 mm PARIS \u2014 La visite que le ™ premier ministre français Jacques Chirac devait faire au Canada «et» au Québec du 25 au 27 septembre a été annulée en catastrophe hier matin pour cause de vague terroriste de grande envergure à Paris.Il serait plus exact de dire - comme on insiste dans l'entourage de LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale M.Chirac \u2014 qu'elle est «reportée».Paris, Ottawa et Québec sont d'accord pour faire l'impossible afin qu'elle ait lieu avant la fin de l'année.On parle maintenant des premiers jours de décembre, à condition que d'ici là la «guerre terroriste» dont sont l'objet depuis quelques semaines les principaux symboles du pouvoir français ait au moins diminué d'intensité.C'est vers 10h30 hier matin que, à peu près en même temps, le délégué du Québec, lean-Louis Roy, et l'ambassadeur canadien Lucien Bouchard, ont été informés par le cabinet de M.Chirac de l'annulation du voyage.À midi et demi, Radio-France Internationale voyait également annulé le «Club de la presse» prévu avec le premier ministre.Un communiqué était publié en milieu d'après-midi par Matignon.Lundi encore les terroristes qui réclament la libération de Georges Ibrahim Abdallah, responsable des forces armées de libération libanaises, avaient de nouveau frappé au coeur même du pouvoir politico-policier en faisant exploser une bombe à la préfecture de police de Paris (un mort, cinquante et un blessés).Des proches de M.Chirac avaient alors critiqué le président de la République pour avoir maintenu malgré cette situation de crise son voyage officiel en Indonésie, (acques Chirac, dès lors, pouvait difficilement confirmer un déplacement qui, incluant un passage aux Nations-Unies à New York, le tenait presque cinq jours éloigné de Paris.«Non seulement il doit coordonner les importantes mesures de lutte contre le terrorisme, dit-on dans son entourage, mais comme il est en plus maire de Paris, il lui serait difficile de ne pas être dans la capitale.» Le discours devant l'assemblée générale de l'ONU est pour sa part maintenu, mais il s'agit d'un déplacement de moins de vingt-quatre heures.«11 n'y avait jusqu'à ce matin aucune indication de cette nature de la part de Matignon, nous disait hier soir le délégué lean-Louis Roy.J'ai l'impression que la décision a été prise à la dernière minute, parce qu'on savait qu'à huit jours d'avis la situation de crise ne serait pas résolue.À vrai dire nous comprenons parfaitement les raisons du gouvernement français, qui est confronté à une situation dramatique, et l'hypothèse d'un report nous avait traversé l'esprit.» En annonçant cette nouvelle au délégué, un adjoint de M.Chirac s'est empressé de souhaiter que la visite ait lieu impérativement avant la fin de l'année.Peu après, le délégué et l'ambassadeur Lucien Bouchard, déjeunant ensemble, ont convenu de travailler en ce sens et d'organiser le fameux «sommet» au plus tard en décembre.«Bien que les agendas de tous les premiers ministres soient très chargés, nous ferons le maximum pour accommoder le premier ministre Chirac aux dates qu'il suggère.» En tout état de cause, ces nouvelles dates devraient être annoncées fin octobre ou début novembre, à une époque où, espè-re-t-on, la vague d'attentats liés à Abdallah (quatorze depuis décembre 1985) aura cessé.Pour des raisons beaucoup moins dramatiques (une motion de censure au Parlement), la premier ministre socialiste Pierre Mauroy avait déjà annulé à la dernière minute sa visite de 1984 (elle n'avait finalement été reportée que de quelques semaines).Sur cinq visites officielles de premiers ministres français depuis 1977, on en est déjà à deux reports.Il est vrai qu'en raison des rapports triangulaires Paris-Québec-Ottawa, ces «sommets» demandent en pratique au premier ministre français une absence de Paris d'au moins quatre jours (alors que, par exemple, les sommets franco-allemands, autrement plus vitaux, se règlent en vingt-quatre heures).En insistant pour que de nouvelles dates soient fixées à brève échéance, le premier ministre Chirac a montré l'importance qu'il accorde aux relations entre la France et le Québec.Mais la longueur excessive de ces sommets au «Canada-Québec» pose de nouveau un problème dont on est conscient autant à la délégation qu'à l'ambassade.Ce report risque de n'être pas le dernier.Ottawa et Québec comprennent de notre bureau de Québec ma QUÉBEC \u2014 Ottawa et ™ Québec comprennent fort bien que le premier ministre de France, M.lacques Chirac, doive remettre à plus tard la visite qu'il devait entamer ici dans huit jours.Les premiers ministres fédéral et québécois, MM.Brian Mulroney et M.Robert Bourassa, ont tous deux communiqué avec M.Chirac, hier, après que celui-ci eut annoncé que la vague d'attentats terroristes qui secoue son pays, singulièrement Paris dont il est maire, le contraignait à reporter sa tournée canadienne.MM.Mulroney et Bourassa ont exprimé à M.Chirac leur sympathie pour les victimes des attentats qui continuent de se produire dans la capitale française.Le premier ministre du Canada a en outre assuré son homologue du « soutien total du gouvernement canadien à la lutte qu'il mène contre le terrorisme ».En entrevue enregistrée lundi à Montréal et pour diffusion à Radio-France International, M.Bourassa avait aussi exprimé son appui à la position tenue par le gouvernement Chirac à l'endroit des terroristes.Les deux chefs de gouvernement ont enfin dit à M.Chirac qu'ils souhaitaient vivement que son séjour au Canada-Québec puisse se dérouler prochainement, dès l'automne.Magna: « Stevens n'est pas intervenu» mm TORONTO (PC) - L'ex-\u2014 ministre de l'Industrie Sinclair Stevens n'est pas intervenu en faveur de Magna International lorsque l'entreprise a tenté d'obtenir de meilleures conditions de remboursement sur un prêt accordé par son ministère, ont affirmé nier quatre fonctionnaires à l'enquête du juge William Parker.Quatre fonctionnaires ont témoigné à l'enquête que M.Stevens savait que Magna tentait d'obtenir des améliorations aux conditions d'un prêt dans le but de faire une économie de plus de $4 millions.Mais les efforts de Magna ont échoué, ont indiqué les fonctionnaires, qui ont ajouté ne disposer d'aucune preuve démontrant que l'ex-ministre ait tenté de venir en aide à l'important fabricant de pièces d'automobiles.« Avez-vous reçu de M.Stevens, à un moment ou à un autre des instructions donnant à penser que le ministre désirait favoriser Magna », a demandé le procureur du gouvernement fédéral Me lan Binnie.« Rien du tout », a répliqué M.Bob Brown, qui était sous-ministre associé au moment où M.Stevens détenait le porte-feuille de l'Industrie. \u20221\" T'- \u2022«'Vt^p-»\"i'» .¦ MONTREAL MERCREDI 17 SEPTEMBRE 1986 B 2 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint OAUOf ORAVR «Wtew de CWor motwn JEAM-OUY DU*UC édrtartafafci en dwf line décision de petite politique \"\u201e',0n peut comprendre la volonté d'un premier ministre de < favoriser le développement de sa circonscription.Mais la décision de M.Brian Mulroney de vouloir implanter un pénitencier à Port-Cartier, dans son comté de Manlcouagan, est ~ 'difficilement Justifiable.We geste posé par le premier ministre conservateur coûtera d abord $18 millions de plus aux contribuables.En refu- - sant de donner suite à l'engagement de compléter la deuxième phase du centre de détention de Drummondville, dont les ; premières installations ont été terminées en 1983, M.Mulro-.rjey cause un grave préjudice à cette municipalité du Qué-,bec.Mais les aspects négatifs sur le plan humain sont beaucoup plus considérables que l'argent qui sera dépensé inuti-' ïèrfient.Ce n'est pas en effet en créant un nouvel Alcatraz .que le gouvernement fédéral favorisera la réintégration so-.MSiale de ceux qui sont appelés à purger des peines d'emprisonnement.: Port-Cartier est très éloigné des grands centres et peu \u2022accessible par automobile.De Montréal, par exemple, il faut compter au moins dix heures de route, selon la vitesse per- * mise.'En général, les condamnés proviennent des milieux les .plus défavorisés de la population.Comment leurs proches pourront-ils dépenser une petite fortune pour acheter un bil-¦ let d'avion (près de $400) pour leur rendre visite?Car dans bien des cas, c'est le seul contact des prisonniers avec le monde extérieur.Cette seule raison devrait suffire au gouvernement d'Ottawa pour réviser une décision «administrative» injustifiable.Le complexe envisagé a Port-Cartier créera un handicap majeur pour les familles et les amis des détenus qui devront compter au moins deux jours pour un tel déplacement.Les detenus seront forcément les plus pénalisés et par conséquent privés de visites qui s'avèrent généralement nécessaires à leur réhabilitation.Déjà l'Office de protection des droits des détenus a critique le choix de Port-Cartier en affirmant notamment que les residents de ce centre seraient trop éloignés de leur famille .et de leurs proches, ce qui ne pourrait que nuire a leur réinsertion sociale.La situation du pénitencier engendre un autre problème.C'est que le personnel qualifié pour ce genre d'Institution ne se trouve pas sur place.Il faudra donc inciter des médecins, des psychiatres, des travailleurs sociaux et autres spécialistes, à consentir à s'établir dans cette région très éloignée.Ce ne sera pas une tâche facile pour les responsables de convaincre, même avec des primes d'èloignement, des spécialistes de s'exiler sur la haute Côte-Nord.La municipalité de Drummondville avait au moins l'avantage d'être située à proximité des grands centres et une partie de l'infrastructure pour accueillir la deuxième phase du développement avait déjà été réalisée.L'institution aurait facilement pu obtenir les services du personnel qualifié.En privilégiant Port-Cartier aux dépens de Drummondville, M.Mulroney fait preuve d'une partisannene règionaliste à peine digne d'un simple député pour lequel la popularité auprès de ses électeurs prime toute autre valeur.Mais, plus inquiétant encore, il donne l'impression de subordonner ses décisions a de simples visées électoralistes ; et cela parait grave de la part d'un premier ministre.Jacques BOUCHARD People Express passe à Texas Air Vous avez peut-être vu la nouvelle dans les pages économiques et avez cru que le sujet n'intéressait que le monde de l'aviation commerciale américaine.Erreur: l'achat de People Express par Texas Air est d'une extrême importance pour tous les États-Unis.Et conséquemment, de toute évidence, pour nous, au Canada.Regardez le modèle américain; vous le retrouverez bientôt dans votre vie.Commençons par dire ceci: si le projet de Texas Air se concrétise, incluant People Express et Eastern Airiines, cette société que vous ne connaissez peut-être pas deviendra la deuxième compagnie aènenne au monde, juste derrière lAeroflot soviétique.C'est-à-dire devant les géants américains que sont les United, American, Delta, Northwest, TWA, ; FJao American et US Air.Au total.Texas Air comptera 67000 * employés, 600 avions et des revenus annuels de $7 milliards.Ce qui illustre l'énormité de ce transporteur aérien géant contrôlant, hypothétiquement, Texas Air, Eastern, , Continental, People Express, Frontier et New York Air.Énorme, c'est le mot.' .Mais, on connaît le scénario, l'acheteur doit se présenter .au pépartement des Transports, à Washington, pour obtenir la permission d'acquérir People et Eastern.L'organisme gouvernemental se trouve devant un dilemme.S'il approuve l'achat, la concurrence entre transporteurs desservant l'est des États-Unis diminue considérablement: s'il le rejette, People fait faillite, avec Frontier et probablement Eastern.Où se trouve le bien de la population?\u2022 \u2022 Pourtant, on croyait tellement à l'ère People.Le transporteur «du peuple» avait vu le jour en avril 1981.aux premières ' fieures de la déréglementation.Son président, Donald C.Burr, était alors vice-président chez Texas Air, et reprochait .à, son président, Frank A, Lorenzo, son «type trop rigide de direction».Or.M.Lorenzo, encore président de Texas Air, est celui qui, aujourd'hui, achète de M.Burr sa compagnie au bord de la faillite.Intéressant, n'est-ce pas?People avait pourtant connu une croissance phénoménale: trois avions en 1981, avec des réductions de tarifs de 60 pour cent et, à la fin de 1982, des profits de $1 million.Après l'achat des B-737, on passe aux 727 et aux 747.En mai 1983, People offre la traversée de l'Atlantique à $149 (US).Mais en février 1985 apparaît le premier déficit.Qn avait cru et espéré en la générosité des employés qui remplissaient toutes les fonctions à des salaires bien inférieurs à ceux offerts ailleurs, dans l'industrie aérienne.On a fan des coupures à tous les plans; on a tenté de faire la .guerre aux géants.Impossible: le rêve n'a pas pu durer longtemps.Pas parce que les géants sont méchants; tout .simplement parce que les règles du jeu, même et surtout à l'heure de la déréglementation, sont plus strictes et plus sévères que jamais.La bonne volonté et les généreux efforts ne suffisent plus.Donc, d'autre part, on ne peut plus s'attendre à des élans \u2022 du coeur marques au sceau de la générosité des employés: - People a tenté, en vain, de vendre Frontier à United, en Juillet ' dernier et l'entente a échoué à cause des pilotes qui refusaient les conditions de travail qu'on leur faisait.Mais, d'autre part, de nouvelles règles s'installent, réfrénant les attentes irréalistes d'un personnel qui croyait à la pérennité de ses avantages d'hier.Regardez bien tout cela.Regardez les géants se partager .leur monde.Regardez les petits s'associer aux grands.Regardez les conditions nouvelles.Regardez cela là-bas; et préparez vos yeux pour le voir ici.Jaan-Owy DUBUC A PtMOCéSTf il*j> ti ,qO\"rt » VouS?euStt Bien Jean-Paul Desbiens ¦ Le purgatoire de Donnacona (Collaboration spùiiali'l «Celui-là.dans sa geôle, est brandi sur tous, comme un tison.» (Saint-Exupéry) «Don 't fence me in.» (uir connu) Donnacona est une petite ville située a une cinquantaine de kilometres à l'ouest de Québec, sur la rive nord du Saint-Laurent.Le gouvernement federal vient d'y construire un pénitencier à sécurité maximale.Il faut protéger les detenus contre la société.L'ouverture officielle (il faudrait dire la fermeture) du pénitencier devait avoir lieu au début de septembre, elle a été remise pour permettre la correction de certains dispositifs de sécurité.Durant l'été, le public fut invité à visiter cette prison ultra-moderne, sécuritaire, humanitaire et coûteuse\"1.Plusieurs milliers de citoyens se sont prévalus de la possibilité d'uller en prison, chose qui n'est pas aussi facile qu'on pourrait penser.Tenez, en 198b, combien de Québécois sont allés enprlson?Un sur 1,000?Un sur 600?|e risquerais la proportion I / 600.Et auand Je dis: aller en prison, je comprends les détenus, les gardiens, les visiteurs.En effet, a moins de commettre un préalable forfait, d'etre un membre du personnel carcéral ou d'avoir un bandit patenté dans sa parente, il n'y a guère moyen d'aller en prison.Il n'est pas mauvais de prendre connaissance de l'univers carcéral, fût-ce de manière fugitive.Le Service correctionnel du Canada a eu une bonne idée en invitant les citoyens à visiter le pénitencier avant son ouverture.La prison remue tout un monde d'émotions; elle est un haut lieu de sym-bolisme social et culturel: prison-menace, prison-vengeance, prison-instrument-du-pou-volr, prison-prisc-de-la-Bastille.Tout au long des âges, et notamment depuis le glorieux siècle courant à sa fin, la prison hante l'imaginaire des hommes et les écrase, pour vrai, par dizaines de millions.Des pays entiers \u2014 et pas que des petits \u2014 ne sont rien d'autre que des prisons, pour autant que la prison commence par la suppression de la liberté purement physique de se déplacer; la liberté de sortir; il n'est pas facile de sortir de Cuba, de l'URSS, de l'Allemagne de l'Est, de la Co-chinchine et autres Sri Lanka.Visiter un pénitencier peut contribuer à démystifier cet univers.Il n'est pas mauvais de voir de ses yeux une cellule et son équipement.Cela montre au moins trois choses.La première, c'est que bien des citoyens libres n'ont ni autant d'espace, ni autant de services à leur disposition.La deuxième, c'est que l'homme est grand, puisqu'il faut autant de serrures, de béton, de barbelés pour le retenir contre son gré.Il est plus facile de retenir un lion.La troisième, c'est l'énorme influence des idées chrétiennes, car enfin, c'est au nom de la dignité de la personne qu'on en est arrivé à bâtir des prisons du genre de celle de Donnacona.|e veux dire: des prisons oû l'on retrouve, a grands frais, tous les services et.j'ose le dire, tout le confort que l'on trouve dans la société environnante.Songez qu'il y aura quelque 300 employés pour prendre soin des 559 prisonniers.Songez qu'il y a une bibliothèque d'une capacité de 20,000 volumes: le tiers d'une bibliothèque d'un cégep de dimension moyenne.Songez qu'il y a une chapelle, un aumônier catholique et un aumônier protestant; une école où l'on peut suivre des cours allant de l'élémentaire à l'université inclusivement; une salle de musique; un gymnase, etc.Il y a même une cellule anti-suicide à l'infirmerie.Et encore: un quartier où les détenus peuvent recevoir des membres de leur proche parenté: il s'agit d'une espèce de suite de motel, enchâssée dans la prison.Il y a bien sûr le fameux «trou», c'est-à-dire les cellules disciplinaires réservées aux «cas difficiles», comme dit l'euphémisme officiel.Il y aurait de juteux commen- taires à faire sur la langue du dépliant d'information distribue aux visiteurs.Et d'abord, on y parle de «l'établissement» de Donnacona.Il n'est pas question de prison ni de pénitencier.C'est un établissement.Comme on dit: établissement scolaire.On y parle aussi d'une «population isolée», l'en connais d'autres.Voici maintenant une information réconfortante tirée du dépliant: «Le complexe pénitentiaire Donnacona fut conçu à partir d'une architecture inspirée du principe d'un cégep, c'est-à-dire un seul bâtiment avec de multiples sections servant des fonctions précises plutôt que divers bâtiments style campus.» Les cégeps font école! Mis à part les barbelés, il ne serait d'ailleurs pas facile de distinguer le pénitencier de Donnacona de la polyvalente voisine.Hugo disait: «Ouvrir une école, c'est fermer une prison.» Voire! Les polyvalentes sont des poches marsupiales à sécurité réduite; les pénitenciers sont des résidences surveillées.Cela démontre, je le répète, que l'homme est grand: il en coûte moins pour l'élever que pour l'enfermer\"'.( I ) Cinqwtnte~huit million* de dotltrs.toll plus de 2.00OS pur metre carre, soit près de IbO.OOOS par cellule, tl ce.avanr oueffc n'enferme un seul prisonnier.12) Il en mule environ I JfMOOS pour élever un i-ni mi jusqu'à l'université, exclusivement.rNcwiwcïk, oi m !*\u2022> (Collaborntkm sprVia/ti Hélène Pelletier-Baillargeon Un « rapport Gobeil » pour les femmes ?Le militantisme féminin est sur un pied d'alerte.Depuis le discours dé la ministre madame Gu- Kun-1 remblay sur là Côte-Nord, nombreux organismes féminins du Québec (on a avancé le chiffre de I 500) savent que le gouvernement Bourassa, à l'instar de son prédécesseur, est à court d'argent et qu'il a prochainement l'intention «d'évaluer, de rentabiliser et de sélectionner» parmi les groupes qui reçoivent des subventions de sa part.Un discours déjà familier et qui, cela se conçoit par les temps qui courent, ne s'adresse pas exclusivement aux femmes.Le passé de la ministre n'est pas celui d'une militante féministe.Il est donc plausible qu'au départ sa sensibilité soit ailleurs: avant son entrée en politique, madame Gagnon-Tremblay était femme d'affaires.Serait-ce pour cette raison que, contrairement à une Thérèse Lavoie-Roux, la ministre n'a pas cru bon, dans ses propos, de se démarquer de la philosophie par trop sommaire et tranchante du groupe des «sages» qu'elle s'est contentée de re- [«rendre à son compte?Position nitiale qui ne la place pas en position particulièrement favorable pour défendre, dans les mois à venir, le vulnérable dossier des femmes auprès du Conseil du Trésor.«Les filles de Montréal et de Québec sont mieux de ne pas crier trop fort!», a-t-elle lancé aux «filles» de Port-Cartier.Impair un peu malaisé à rattraper également, si l'on songe à l'enracinement régional d origine et aux structures éminemment démocratiques d'organismes tels que l'AFEAS, la FFQ, les Centres de femmes ou le Regroupement des malsons d'hébergement et de transition pour les femmes victimes de violence.Dans les secrétariats et les cuisines qui en tiennent lieu, on s'inquiète à bon droit.Quelles tètes vont tomber les premières?Selon quels critères départagera-t-on des autres les organismes «chanceux» qui mériteront de survivre?La ministre parle de «rentabilisation» et de «services»: tel groupe de pression féministe qui éduque et fait évoluer des préjugés discriminatoires rend-il à la société un «service» comparable à celui d'un groupe qui s'occupe de planification familiale ou de toxico- manie?A l'instar des hôpitaux déficitaires, les femmes impli- 3uees participeront-elles à ce ouloureux travail d'auto-évaluation, de fusion et de sélection?Ou, au contraire, confiera-t-on à un quatrième comité de «sages» réputés pour «leur distance et leur impartialité» le soin de préconiser les amputations exigées par le Conseil du Trésor.Tous ces mouvements de femmes sont nés spontanément, dans les villages et les quartiers, d'une concertation de citoyennes particulièrement sensibilisées aux besoins de leur milieu.Ils se sont manifestés dans des domaines aussi variés que l'accès à l'égalité, la prévention en matière de santé, l'éducation économique, la coopération, la réinsertion au travail ou les garderies.Ils rendent actuellement à la société une foule de services d'ordre, éducatif et préventif.Or ces services souvent essentiels\"' des femmes bénévoles ou chichement salariées les fournissent présentement à des coûts infiniment moindres que ne sauraient Jamais le faire des organismes gouvernementaux ou prives.Et selon des modèles alternatifs et créateurs que nombre de professionnels à l'emploi de l'Etat ne cessent pourtant de mettre à profit sans toujours leur en donner le crédit.On se demande donc un peu pourquoi l'État libéral, en principe voué à la décroissance étatique, tient actuellement à ces mêmes femmes un discours qui porte si peu la marque de son riréjugé favorable à l'égard de 'initiative personnelle des citoyens?Et pourquoi, surtout, la ministre, parlant des «filles qui crient », contribue-t-elle à propager parmi ses collègues masculins du Conseil des ministres, l'image d'un militantisme geijnard et revendicateur quand la réalité est tout autre?Pour chaque dollar de subvention investi, le militantisme bénévole des femmes du Québec en fournit, bon an mal an, deux, trois et parfois davantage à la société.Qui propose mieux dans les officines de l'État?Qui fait mieux dans l'entreprise?(I)LA PRESSE du II septembre dernier rapportait le d&ccs de Mme Ginette Dcsjardim.directrice de la Mahon dm femme» de la Côte-Nord, préêu-mément victime de violence rrmjitmi h- 9 I. B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 SEPTEMBRE 1986 TRIBUNE B 3 L'aide sociale à humaniser Un sondage de Sorecom révélait que 81 p.cent des citoyens étaient favorables aux visites à domicile des assistés sociaux et 19 p.cent contre.Il faut noter que les premiers répondants n'approuvaient pas n'importe quel genre de visites.Les visites ont eu, au départ du moins, le caractère de visite inquisitoire ou policier.Devant l'opposition montante, le gouvernement a décidé de mettre la «pédale douce».Les visites sont redevenues routinières et sélectives.C'est un léger progrès.Dans plusieurs Etats américains, une nouvelle génération d'agents de bien-être se présentent chez les familles et personnes seules dans un but d'aide, voire de réadaptation, toujours dans un climat volontaire.Pour les personnes seules, hommes et femmes, qui sont handicapées ou qui ont dépassé l'âge de l'em-ployabilité, la visite du fonctionnaire est accueillie avec joie car c'est souvent la seule visite «amicale» mensuelle ou bimensuelle.Là où a on a développé cette approche humaniste les taux d'irrégularités ont diminué, un climat de suspicion a fait place à la confiance.La quantité de services socio-sanitaires rendus à ces assistés sociaux par les fonctionnaires «nouvelle vague» contribue à augmenter le nombre des personnes qui recouvrent leur indépendance.Dans l'état actuel, nous pouvons difficilement au Québec effectuer un virage semblable pour deux raisons évidentes: 1.Les fonctionnaires sont trop peu nombreux et s'occupent de deux à trois cents cas et cela depuis toujours.L'aide sociale a toujours été le parent pauvre des gouvernements, probablement parce qu'elle s'occupe des pauvres.Il faudrait donc augmenter le personnel et les services.2.L'orientation du gouvernement n'est qu'en fonction de contrôle, gestion bureaucratique et enquêtes.Les fonctionnaires sont appelés et identifiés principalement comme enquêteurs.Ceux qui dérogent à cette image agiront d'eux-mêmes et apporteront secours et services à quelques cas isolés, si le temps leur permet et parfois à l'insu du patron.Seule une réorientation de la mission de l'aide sociale et du rôle de l'enquêteur, jadis appelé agent de bien-être, peut amener ce virage.Si le gouvernement a un brin de compassion sociale et humaine, il devra dans sa future réfor- me de l'Aide sociale songer à l'immense majorité des assistés sociaux dont 35 p.cent sont des femmes (80000 sont des chefs de familles), aux 22 p.cent de personnes handicapées ou malades, aux 20 p.cent d'enfants, aux 22 p.cent de jeunes chômeurs.Malgré mes espoirs et mon optimisme, j'ai de la difficulté à croire que le «Comité des sages» imbu de capitalisme à tout crin fera progresser socialement notre société, jusqu'à maintenant les assistés sociaux se sont fait couper leur indexation, ils ont été victimes des fameuses enquêtes à domicile, la grande majorité non justifiée.On répète que l'aide aux organismes communautaires a été abolie ou diminuée sensiblement.Dans le rapport des sages, on n'y va pas de main morte; disparition des CRSSS et démantèlement de C1.SC, etc.Le réveil a sonné.Les médias, les organismes concernés et les associations de toutes sortes relèvent le défi mais que d'heures de luttes seront dépensées à défendre les acquis plutôt qu'à améliorer notre réseau de services sociaux, pas le meilleur sans doute mais fort convenable.LOUiS BEAUPRÉ travailleur social Sherbrooke Justification des moyens?Les orientations prônées par le groupe de travail sur la révision des fonctions et des organisations gouvernementales se fondent sur l'opposition et la dissociation entre les conséquences individuelles et les conséquences sociales des actes: si la poursuite de mon intérêt sert le bien commun, de quoi se plaint-on?Et de fait, nous assistons à la prise de contrôle de l'État par un groupe de financiers (.) qui veulent s'en remettre aux seules forces du marché libre et privé, persuades que la croissance économique peut se développer à la condition de se libérer des entraves que l'État a imposées à la libre entreprise; on prêche donc le salut par la levée de tout contrôle social de l'économie comme au «bon vieux temps» du supposé marché autorégulateur au XIX1 siècle.Pourtant, n'est-ce pas justement le genre d'orientation libéral iste.supposément réformateur, qui a conduit, dès la première partie du siècle, au «crash» économique de 1929?Peut-on accuser l'État providence embryonnaire à l'époque?Le phénomène du reaganisme si bien applique par le nouveau gouvernement libéral fixé obses-sionnellement sur la nécessité de la croissance pour favoriser la croissance est pourtant bien paradoxal ; l'agriculture américaine que monsieur Reagan cite en exemple de réussite pour tous les pays se trouve être l'agriculture la plus subventionnée au monde.On assiste donc à un avale-ment progressif du social par l'économique.On tend à imposer la rationalité d'un discours économique à tous les domaines de la vie pour mieux accommoder les entreprises et abaisser les coûts de production sans tenir compte des répercussions humaines.Cette vision pénétrante de «l'économisation» dans tous les recoins de la vie fera en sorte que beaucoup de gens seront touchés par un appauvrissement de la vie et nous pouvons espérer un sursaut général qui s'opposera au coup de force de désolidarisa-tion.Une poignée de dollars ne saurait jamais justifier un tel dérapage social.N'oublions pas que la qualité de notre avenir collectif se joue dans le sort fait aux plus démunis.L'utopie du XIXe siècle d'un marché laissé à ses seuls mécanismes a dû faire place à l'instauration de politiques sociales pour éviter l'autodestruction de la société.Soyons vigilants pour rappeler au nouveau gouvernement cette leçon de l'histoire quand un gouvernement, comme celui de Bou-rassa, se sert du pouvoir politique, non pas pour contenir les effets néfastes du libre marché, mais pour les renforcer.Soyons vigilants au sort réservé à ceux et celles qui ont été éliminés du jeu de la jungle économique.Et surtout, ayons le courage et l'imagination de trouver des alternatives de solidarité sociale préoccupés par des choix, les nôtres, ceux de la population, plutôt que l'intégration au marché mondial qui elle, sra faite par les corporations et leurs valets qui dirigent et influencent notre destinée politique actuelle à Québec.Roger TASSET La Sarre Relancer l'activité économique L'erreur de nos sociétés est de concevoir l'argent comme seul moteur de notre activité économique.Le ralentissement de notre activité économique découle directement de la crise du système monétaire telle que nous la connaissons actuellement: taux d'intérêt élevés, inflation et endettement gouvernemental.Nous pouvons donc identifier la crise du système monétaire comme étant la cause directe de l'accroissement du «chômage» que nous subissons actuellement.Il serait illusoire de penser que l'on puisse trouver une solution à court ou moyen terme au problème du «chômage» à l'intérieur du système monétaire, tant que celui-ci sera en crise (il nous suffit de constater l'impuissance des économistes à proposer une solution adéquate à la crise monétaire actuelle).L'argent, faut-il le rappeler, ne servant que d'intermédiaire entre deux échanges, ne doit pas être considéré comme la seule fin en soi de la reprise de l'activité économique.Face à ce dilemme, et dans l'attente d'une solution à la crise du système monétaire qui ne connaîtra son dénouement qu'à long terme, nos gouvernements (qui sont les défenseurs de l'amélioration des conditions de vie de l'ensemble de la collectivité) n'ont d'autre choix que de favoriser, à court ou moyen terme, l'implantation d'une nouvelle formule d'échange «direct» de biens et de services comme moteur de l'activité économique.Ce qui aura pour effet de relancer l'activité économique (sans devoir passer par l'intermédiaire monétaire qui est en crise, et qui en provoque le ralentissement) et par le fait même de créer de «l'emploi».Là seulement réside, à court ou moyen terme, une solution réaliste à la crise du «chômage» telle que nous la subissons actuellement.Ml ville TREMBLAY Montréal Prostitution d'un idéal de vérité À moins que ne soit précisée la nature réelle de la réprobation du Père Curran, les croyants vont porter le ridicule et l'opprobe de la division.«Il est inévitable qu'il y ait des divisions à cause de moi, affirme le Maitre.mais, empressez-vous de vous réconcilier», précise-t-il.Comme si, à l'amour des uns des autres, on reconnaissait un véritable disciple.Le Père Curran a fait (et fera) couler beaucoup d'encre.Forcément puisque ses positions sur le divorce, l'homosexualité, l'avor-tement et la contraception sont nettement étonnantes.Nous savons tous par exemple que l'augmentation dramatique des divorces, la carence sexuelle et affective conséquente, conduisent tragiquement à l'adultère.Le Père Curran propose un deuxième mariage là où (évangile) ce que Dieu a uni l'homme ne le séparera point.Allons-nous changer les paroles du Maître pour faire plaisir (rengaine, hélas, de plusieurs politiciens) au monde?Allons-nous encore approuver la relation sexuelle entre hommes, l'onanisme, les relations pré-maritales parce qu'il y a ici, s'il en est, un aspect de l'amour, tout au moins de la liberté?Quant à la pilule anticonceptionnelle, parce qu'elle nuit à la santé physique et plus tard psy- la presse R ENSEIGNEMENTS 2SS-7Z72 LA PRESSE «il publié* par LA PRESSE LIEE, 7, rue Sokit-JocquM, Montréal H2V IK9.Seule la PreiM Conodienne ut autorité» 6 dttfuter k« Information» oe «LA PRESSE» et celle» de» lervkei de la Preue Auoctée et de Reuter.Tou» droit» de reproduction de» in for motion» portkullere» à LA PRESSE «ont également réiervé».«Courrier de ta deuxième cktite \u2014 Enregistrement numéro 1400.¦ Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 U service dee abonnement» e»t ouvert «Jv, lundi ou vendrai de 7h à !Bh.ANNONCES CLASSEES CofMnondtt OU COfWçHOfW \u2022 lhol7h.RÉDACTION PROMOTION C0MPTAWLITÉ 285-7070 285-7100 285-6900 GRANDES ANNONCES *¦ - \u2014 ¦ TtU ¦ VttflMMf Voyons 285-7111 215-729* 285-7506 285-7265 285-7320 chologique, elle ne saurait être encouragée.La masse humaine risque de devenir un immense cn-dormitoire en abandonnant à la médication ce qui appartient au domaine de la volonté, de la maîtrise de soi.Les jeunes en quête d'absolu, de maiirise de soi blâmeront la génération qui prostituera cet idéal de vérité.Les méthodes anticonceptionnelles naturelles, telles que Ogino, Billings, offrent à la volonté le secret de la joie: la maîtrise de soi.La question de l'avortement se pose très mal avec «le faire plaisir» politique qui a libéralisé l'avortement par crainte de représailles populaires.Il faudrait abroger la loi ici, et ailleurs rappeler de façon lapidaire \u2014 il n'y a pas d'autre façon quand il s'agit du bien qui précède la liberté, la Vie \u2014 que lorsque nous enlevons la Vie à une personne c'est le Christ que nous assassinons.Lorsque nous lui donnons le droit à la Vie c'est le Christ que.La destruction des mariages et de la société vient, selon lean-Paul II, d'une mentalité hédoniste, avide de consommer; le passé offre trop d'exemples de bonheur sulfureux pour ne pas appeler de toutes ses forces la joie de la maîtrise de soi, seule ouverture sur la tendresse méconnue après 20 siècles.Autrement on nous racontera l'opprobe et le ridicule des histoires de Sodome.Y v on LA VOIE Montréal Gentillesse Mme Louise Roy Présidente STCUM |e viens partager avec vous l'extrême plaisir que j'éprouvais hier à circuler dans un autobus de la STCUM d'où je ne suis pas sortie avec la nausée.C'était formidable \u2014 parce que si rare \u2014 un chauffeur qui conduisait en douceur et efficacement.Par surcroît, c'en était presque trop, il était gentil.il n'était pas en tout cas de ceux qui tapent du pied sur un frein comme le Père Gédéon sur le parquet! le conçois qu'un imprévu oblige parfois è appliquer les freins brusquement, mais les nombreuses bousculades dont je suis victime à tous les jours sont le plus souvent imputables à une conduite agressive: on colle les voitures à deux pieds derrière, on freine au moment ultime de l'arrivée aux arrêts.Et tant pis pour les passagers debout et tous les autres.Ils n'ont qu'à bien se tenir! Il m'est arrivé parfois d'oser, avec une gentillesse certaine, faire un commentaire à certains de ces chauffeurs pour qui le confort et la sécurité des clients sont les moindres des soucis.|e me suis bien faite un peu rabrouer évidemment: je n'allais pas montrer à un vieux singe à éplucher une banane.Or hier, je vous assure, c'était un jour de grâce entre tous.)e me suis empressée de complimenter le chauffeur et je me suis dite qu'après tout, l'augmentation prochaine des tarifs pourrait bien être justifiée.Hélène PANNETON Montréal Un S.O.S.On ne paie plus sur l'autoroute de l'Estrie.C'est bien ! Mais en démolissant tous les pavillons des points de péage, on a aussi éliminé entièrement tout point de dépannage ou de service possible.Avant, si on avait une panne ou un accident, on pouvait arrêter un bon samaritain cl lui demander d'avertir le prochain péage de nous envoyer du secours.Direction Montréal-Sherbrooke, il n'y a qu'un seul point d'essence, un seul endroit pour demander du secours et avoir accès à des toilettes: c'est à L'Ange-Gardien.Des amis en panne de voiture ont attendu du secours pendant deux heures et demie, un soir d'été.Personne n'arrêtait à leurs signaux de détresse, la circulation étant dense et rapide.Pas une patrouille.A leurs protestations enflammées le lendemain, la police a expliqué qu'il n'y avait qu'une voiture de disponible ce soir-là et qu'elle était réservée « pour les urgences».Les habitués craignent la route 10 l'hiver.Qui n'a pas vécu l'angoisse d'un voyage de 4 à 5 heures et qui n'a pas été témoin de dizaines de voitures «dans le champ» pendant les tempêtes d'hiver! Les usagers doivent se plaindre publiquement, au lieu de déplorer la situation dans leur salon, et réclamer des services essentiels à leur sécurité.N.GIRARD Sherbrooke Un supplice M.Marc-Yvan Côté Ministre des Transports Québec l'en ai ras le bol de me lever à 5 heures tous les matins afin d'arriver à l'heure à mon travail.La circulation infernale provoquée par le manque flagrant de planification pour la réfection des routes en périphérie de Montréal est une absurdité totale.Et le trajet de retour chez soi n'est guère plus facile; c'est la confusion générale sur toutes les artères de Montréal.|e crois sincèrement qu'il est grand temps que les choses changent et que les gens réagissent vite et fort.Cela dénote l'Irrespect et la dés-humanisation de votre ministère qui prend la population des «honnêtes travailleurs» en otage jour après jour et ce, depuis des mois.Le supplice que vous imposez aux gens est une atteinte aux droits de la personne, c'est de la cruauté mentale digne des plus grandes dictatures au monde.*.) N'oubliez pas.Monsieur le Ministre, que la devise du Québec est IF.ME SOUVIENS et j'ose espérer que les Montréalais n'oublieront pes de sitôt votre attitude méprisante à leur égard.Jocetyne NADEAU Chambly «Ti M.Raymond Bernetchcz Nous avons régulièrement assisté, depuis plus de deux ans, à chacune des représentations de la troupe de théâtre «Trouvarir» et nous sommes habitués de voir des pièces de la même qualité que «Parapsychofolie» telle que décrite dans votre article du 27 août.L'été dernier, la pièce «Opération macho» de madame Sylvie Lcmay était tout aussi magique et bien orchestrée.Comme vous le souligniez, cette troupe peu connue devrait attirer toute (attention qu'elle mérite.Bravo «Trouvarir» pour ces merveilleux moments passés en votre compagnie.Martine RONDEAU Michel PAQUET Montréal L'alcool et les jeunes M.fean-Guy Dubuc l'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre chronique du 4 septembre intitulée: «Aux États-Unis, on ne boit qu'à 21 ans».l'organise depuis quelques années des échanges culturels et linguistiques avec des élèves de 16 et 17 ans.Nous séjournons dans la région de San Francisco.Ainsi, en Californie, la limite d'âge est fixée à 21 ans.Malgré cela, il n'est pas rare de voir dans les_ épiceries ou dépanneurs une affiche indiquant: «Achat de boissons alcooliques \u2014 Preuve d'identité requise pour les 30 ans ou moins».Les propriétaires d'endroits publics servant des boissons alcooliques peuvent perdre leur permis pour une durée plus ou moins longue si des «mineurs» sont trouvés sur les lieux en train de consommer de l'alcool.Certaines compagnies d'assurances n'hésitent plus à poursuivre le propriétaire d'un bar s'il est prouvé qu'il a laissé un client, en état d'ébrié-té.conduire son automobile et que ce dernier a été impliqué par la suite dans un accident de la route.Dans certains endroits.Il existe des salles bien distinctes.Dans l'une on sert de l'alcool et dans l'autre des boissons gazeuses aux moins de 20 ans.Les contrôles d'identité sont très stricts, (l'ai dû prouver mes 35 ans).Lors d'une soirée dans un bar de la ville oû nous habitions, un jeune Américain participant A l'échange donna un spectacle rock avec un groupe d'amis.Les jeunes furent acceptés sous deux conditions: aucun alcool ne leur serait servi et tous devraient quitter les lieux à 23 heures, le fus estomaqué de voir ces jeunes s'amuser sans alcool et quitter docilement la salle sans rouspéter lorsque les serveurs leur annoncèrent qu'il était temps de quitter, à 23 heures, l'imagine la même scène dans un bar ou une brasserie au Québec.?Le plus étonnant ce fut la réaction de nos jeunes Québécois.Même si plusieurs d'entre eux fréquentent régulièrement des.endroits où l'on sert de l'alcool, tous étaient d'accord avec la façon de faire en Californie.Réal FONTAINE professeur Iberville Les ombres de la paix M.Jean Drapeau Maire de Montréal L'Académie diplomatique pour la paix vous décernait récemment la médaille de la coopération et de la solidarité.Permettez-nous de vous féliciter chaleureusement pour cet honneur.Nous n'avons jamais douté de votre profond attachement à la cause de la paix et nous sommes persuadés que vous le manifesterez encore concrètement d'ici la fin de votre mandat.Le 6 août 1985, près de 400 villes participaient au Projet international des ombres pour commémorer le 40e anniversaire de la destruction d'Hiroshima par la première bombe nucléaire de l'histoire.Montréal fut la plus répressive de ces villes: 89 personnes ont été arrêtées pour avoir dessiné des «ombres» avec de la peinture non permanente.Des accusations furent ultérieurement portées contre 46 de ces personnes en vertu d'un règlement municipal interdisant de dessiner sur les trottoirs.Montréal est singulièrement la seule ville du monde qui ait poursuivi des peintres d'ombres.Rappelons, dans le même ordre d'idées, qu'à deux reprises l'administration municipale a rejeté une proposition demandant la tenue d'un référendum afin que Montréal soit déclarée zone libre d'armements nucléaires.Un tel référendum a déjà eu lieu dans une centaine de villes au Canada.Considérant que cinq personnes ont été acquittées et que la plupart des accusé(e)s, attendent encore leurs procès, nous pensons que l'occasion vous est donnée d'honorer votre médaille en décidant d'abandonner les poursuites intentées en 1985 qui surchargent l'appareil judiciaire et gaspillent les taxes des contribuables montréalais.En vous remerciant infiniment de l'intérêt jamais démenti que vous avez su témoigner aux initiatives communautaires concernant le désarmement et la paix.Christian BOULAIS Gerry PASCAL Anne-Marie CLARET Josée HERSHBAIN pour le Projet des ombres de Montréal Françoise Gaudet-Smet C'était à Noel 1970.et j'exposais mes icônes à Place Ville-Marie.Personne ne s'intéressait aux saints accrochés au mur.Personne ne regardait ni même ne tournait la tète.Les gens passaient heureux, chargés de cadeaux, l'étais entourée de fleurs de Noel et de la musique des clochettes de l'Armée du salut.C'était mon premier Noël en Occident et la solitude, l'anonymat me semblaient de tristesse, je me demandais si je ne devais pas changer d'orientation, renoncer à peindre des icônes et prendre des chemins plus connus des Canadiens.Tout à coup, je vous vis, vous que je ne connaissais pas encore.devant l'icône de saint Chrysosto-me, surnommé «Bouche-d'Or».l'ai compris plus tard votre attirance pour ce saint, tous deux étiez de grands propagateurs d'idées.Quand le lendemain j'ai lu votre article dans un journal, j'ai compris, l'ai compris que je n'avais pas le droit de douter de mes icônes.Vous aviez écrit : «Que de charme ont ses anges et ses madones! Ne faut-il pas mettre le feu dans tout?Il le faut! Et que le feu allume l'auteur de ces oeuvres.» l'ai rallumé mon feu et j'ai lutté pour faire connaître mes icônes.C'est grâce à vous, Françoise.Rosette MOCIORNITZA peintre d'icônes Oui aux deux aéroports Les deux aéroports de Montréal, Dorval et Mirabel, auront fait couler beaucoup d'encre.Exemple: les reportages de Gilles Gauthier dans LA PRESSE, qui nous expliquent que, selon certains experts, Mirabel devrait être réservé aux react es et Dorval aux avions A hélices.Tout en respectant cette curieuse suggestion, je pense que chaque aéroport a sa vocation respective.Mirabel pour les longs courriers à destination de l'Europe et de l'Orient.Aussi, on le considère idéal pour le cargo.Quant à Dorval, cet aéroport serait surtout utilisé par des lignes locales à destination du Canada et des Etats-Unis.Peu importe cette division plus ou moins arbitraire.Le point essentiel, c'est que les deux aéroports doivent continuer à desservir Montréal.D'ailleurs on trouve de nombreux exemples de villes importantes ayant deux aéroports, et même parfois trois comme à New York.Donc, Montréal doit maintenir ses deux aéroports.Et surtout, qu'il ne soit pas question d'un objectif politique.Mais seulement de l'aspect économique du «Grand Montréal ».Quant à la suggestion de Claude Dupras de relier les deux aéroports par un train ultrarapide au coût de S173 millions, un autobus conviendrait très bien.Francois HONE Outremont Au profit d'une région l'ai eu l'occasion de passer une fin de semaine dans la belle région de Charlevoix, avec un séjour fort agréable au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic.Ce prestigieux hôtel de renommée internationale a été grandement amélioré et très bien rafraîchi, depuis que son nouveau propriétaire a décidé de le garder ouvert douze mois par année.Pendant cette fin de semaine, j'ai pris le temps de causer avec plusieurs employes qui gagnent honorablement leur vie grace A cette véritable vache A lait de La Malbaie et j'ai constaté que tous sont unanimes A reconnaître la grande valeur humaine de cette loyale organisation qui préside A la bonne marche de ce chateau.l'ai surtout constaté le bon esprit qui anime les employés, leur sens du devoir, leur façon agréable d'accueillir les gens, leur tenue irréprochable particulièrement A la réception et A la salle A manger.Ces jeunes et moins jeunes, très bien costumés, ont été stylés par des professionnels qui peuvent être fiers des résultats obtenus en peu de temps et malgré les difficultés temporaires.Ce serait bien dommage qu'un petit groupe de mécontents influencés par des dirigeants de l'extérieur (plus ou moins responsables) s'avisent de nuire à la bonne marche d'une aussi fructueuse industrie très efficace et très utile pour toute cette région.Bravo, Monsieur te Propriétaire.Vous et votre bras droit, vous avez mis sur pied un domaine qui se doit de survivre pour le bon renom du Québec et la gloire de Charlevoix, l'apprends que plus de la moitié de vos clients sont des Américains qui se rappellent encore l'endroit idéal très bien connu pour des vacances reposantes.Souhaitons qu'ils reviennent de plus en plus nombreux et toujours très satisfaits du service exceptionnel qui leur est offe J-Augustin LANDRY - jonqulère S. B 4 B Le choix des employeurs avisés Pour y faire insérer vos tnnonces: 288-7320 GABBÎÈKES Tous les postes annoncés sont ouverts également oux fômmoî et aux hommes.LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 SEPTEMBRE 1986 AUJOURD'HUI ET POUR DEMAIN.CAE Électronique Ltée est à la fine pointe de la conception et de la fabrication de simulateurs de vols commerciaux et militaires, de systèmes de commande et d'acquisition de données, de systèmes de contrôle de navires, d'équipement aéroporté et de détection d'anomalies magnétiques, ainsi que de systèmes de contrôle du trafic aérien.Nous désirons nous adjoindre immédiatement un: Directeur, service des contrats \u2022 , * I v.V.V.\u2022 \u2022 < \u2022 I \u2022 \u2022 I * I \u2022 \u2022 I \u2022 I \u2022 \u2022 I \u2022 b \u2022 \u2022 ft ft?i Vous deve; connaître les termes et les conditions des contrats commerciaux et gouvernementaux (Canada.É.-U), en particulier dans le domaine des produits aérospatiaux destinés à des usages commerciaux et militaires Vous devez posséder des antécédents dans la négociation de contrats à un niveau supérieur, et faire preuve de l'habileté requise pour traiter avec la haute direction et les responsables des contrats.Une formation en droit serait souhaitable.Votre mandat comprendra la responsabilité des contrats pour tous les produits de la Société.Vous serez appelé à travailler en étroite collaboration avec le personnel des services de la commercialisation, des achats, de la gestion de projets, de l'ingénierie et des finances de CAE pourtoutes les questions reliées aux contrats et à la politique de la Société dans ce domaine.Nous compterons également sur vous pour rédiger des documents contractuels, rencontrer les clients éventuels et.par le biais de la négociation, établir un rapport contractuel à la satisfaction de toutes les parties concernées.Vous devez être disposé à voyager occasionnellement, au pays comme à l'étranger CAE offre un milieu de travail très stimulant ainsi qu'une rémunération et une gamme d'avantages sociaux exceptionnels Si ce poste vous intéresse, veuillez soumettre votre curriculum vitae en toute confiance à: Gilbert Guérln Chef de service, dotation CAE Électronique Ltée CP.1800 Saint-Laurent (Québec) H4L 4X4 Une filiale de CAE Industries Lld s Directeur Général Société du port de Prince Rupert Les installations de pointe de la Société du port de Prince Rupert manutentionnent les produits canadiens expédiés vers les marchés mondiaux, et le port franchira bientôt le seuil d'un nouveau stade trépidant de croissance et de développement Le conseil d'administration est à la recherche d'un directeur général qui assumera la gestion des affaires de la Société et rendra compte directement au conseil.Ce poste présente une occasion exceptionnelle de diriger une société de la Couronne fédérale et offre d'excellentes possibilités de croissance au sein de l'industrie dynamique du commerce et du transport.Ce poste stimulant comporte de nombreuses responsabilités, notamment la gestion de toutes les activités portuaires, en collaboration avec les autres cadres et le conseil II nécessite en outre le maintien des relations de travail efficaces avec les chefs de file de l'industrie ainsi que les représentants de tous les niveaux du gouvernement.Le titulaire devra faire preuve de dynamisme et de motivation pour relever le défi du poste.Il possédera des compétences .manifestes en gestion d'entreprise, préférablement dans le domaine de l'industrie maritime et du transport La préférence sera accordée aux candidats qui feront preuve de leadership et d'initiative et maîtriseront l'art de la communication.\u2022Le poste comporte une excellente rémunération et des .avantages sociaux largement concurrentiels.! - Veuillez faire parvenir votre demande, avant le 26 septembre ,1E)86, au secrétaire de la Société, et faire pan de vos \u2022 ^antécédents salariaux ainsi que de vos attentes en ce domaine.; ^Secrétaire de la Société Société: du port de Prince Rupert \u2022 11C ouest, 3e avenue .'Prince Rupert (C.-B.) ;V8J 1K8 ' Le caractère confidentiel de votre demande sera respecté.Canada ACHETEUR Kraft Limitée requiert les services d'un acheteur pour son siège social à Montréal.Relevant de l'agent d'approvisionnement, ses principales tâches seront réparties comme suit: identifier, négocier et effectuer les achats de produits spécifiques; \u2022 contrôler le niveau des inventaires; \u2022 recueillir et diffiser (information des conditions et structures du marché; \u2022 étudier et développer de nouvelles sources d'approvisionnement; \u2022 résoudre les réclamations des principaux fournisseurs.EXIGENCES: Bilingue, avec une expérience pertinente soit dans le domaine des ingrédients et denrées et/ou des fournitures d'emballage.Salaire selon les qualifications et l'expérience.Les candidats intéressés à ce poste sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae à l'adresse | '.suivante: KRAFT LIMITÉE Ressources humaines du siège social C P 6118 Montréal (Québec) H3C 3J3 (KRAFT LIMITEE offre è loi» d« chanoai égale* d'emploi.) KRAFT Le domaine financier vous intéresse?Grâce au courtage, vous avez accès aux produits les plus compétitifs offerts sur le marche par des institutions financières bien établies.Ainsi, vous offrirez à vos clients une gamme complète de services financiers des plus étendues pour une planification financière objective.Vous apporterez des solutions à leurs problèmes d'impôt avec des techniques de planification pour faire fructifier leur portefeuille et pour les aider à atteindre leurs objectifs financiers.SERVICES: Obligations d'épargne du Québec et du Canada, fonds d'investissements à revenu fixe et d'équité.RF.ER autogéré, fiducie d'éducation, assurance-vie, fonds d'or et fonds de marché monétaire et programmes collectifs.QUALIFICATIONS: Un diplôme universitaire ou collégial serait souhaitable et ou toute autre expérience pertinente: Courtier en valeurs mobilières, en assurance-vie, en assurance générale, banque ou fiducie.NOUS OFFRONS: un plan de carrière offrant plusieurs débouchés dans l'industrie de services financiers; \u2014 des outils de travail sophistiqués et l'appui d'un centre de recherche: formation complète et continue; avantages sociaux; excellentes possibilités d'avancement; un revenu de niveau exécutif.POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ CONTACTER: CENTRE NATIONAL DE COURTAGE FINANCIER (514) 335-5744 Le Centre hospitalier régional de l'Outaouais Le Centre hospitalier regional de l'Outaouais est un centre régional de 395 lits, situé à Hull, et qui veut atteindre des objectifs élevés en qualité des services aux bénéficiaires.La région Hull-Ottawa est un environnement urbain d'environ 750000 personnes qui possède de multiples avantages culturels, socio-économiques, universitaires et récréatifs.De plus, le Centre hospitalier valorise un style de gestion basé sur la décentralisation et la responsabilisation quant aux résultats.Le C.H.R.O.appuie ses plans d'action sur un plan directeur et s'inscrit dans un cadre de gestion stratégique.CONCOURS: 86-164 DIRECTEUR (TRICE) DES SOINS INFIRMIERS Cette Direction est en vote de finaliser sa restructuration axée sur la constitution de modules ayant une autorité hiérarchique et un mandat qui lui demande de viser l'excellence et le développement de son personnel.SOMMAIRE Travailler avec lequipe de direction, le groupe médical et le personnel des Soins infirmiers à développer la qualité des services aux bénéficiaires et la fierté du personnel infirmier à oeuvrer au C.H.R.O.EXIGENCES Le / la candidat(e) recherchè(e) doit être membre de l'OIIQ.détenir une scolarité universitaire en Soins infirmiers, de préférence au niveau de la maîtrise.Une expérience en gestion des Soins infirmiers, au moins au niveau de la coordination.Une capacité d'évaluer un modèle conceptuel de soins infirmiers (Henderson).Aptitudes majeures en communication.RÉMUNÉRATION Classe 18 Veuillez noter que seules les personnes convoquées en entrevue recevront une lettre faisant suite à leur candidature.Votre curriculum vitae demeurera confidentiel et doit être envoyé à l'adresse suivante en indiquant le numéro du concours avant le 30 septembre 1986.La Direction générale Centre hospitalier régional de l'Outaouais 116, boul.Lionel-Emond Hull, (Québec) J8Y1W7 COLLEGE AHUNTSIC CONSEILLER OU CONSEILLÈRE PÉDAGOGIQUE Poste à temps partiel (demi-temps) Le Collège d'enseignement général et profession d'Ahuntsic est à la recherche d'un conseiller pédagogique, poste à temps partiel (demi-temps), a la direction des services pédagogiques.NATURE DU TRAVAIL Fonction conseil auprès du directeur adjoint des services pédagogiques responsable des programmes et fonction d'animation auprès des enseignants, dans le champ du perfectionnement des enseignants et de la recherche et dans celui du développement des programmes d enseignement.QUALIFICATIONS REQUISES \u2014 Diplôme universitaire terminal de ter cycle dans une discipline appropriée.\u2014 Connaissance du milieu collégial et de ses programmes d'enseignement.\u2014 Aptitudes pour la communication, orale et écrite, pour l'animation et l'organisation.TRAITEMENT 11,452$ à 19,714$ selon scolarité et expérience.DURÉE DE L'EMPLOI \u2014 deux ans Les personne.-; intéressées i occuper ce poste doivent faire parvenir leur curriculum vite» au plut tard la mercredi 24 $eptembre 1986 i 16 heures à l'adresse suivante: La servies du personnel College Ahuntsic 9155, ru* St-Hubert ê % Montréal, QC H2M 1Y8 EXPANSION Compagnie établie depuis plus de 25 ans recherche les services d'un Directeur-gérant pour expansion d'une nouvelle section dans secteur planification, finance, investissement Expérience considérée: finances, placements, assurances, fiscalité ou comptabilité, administration, planification financière.5 années d'expérience minimum, 35 ans et plus, bilingue, marié, auto.Revenus: 50 000$ et plus.Pour rendez-vous appelez: M.Boulanger (514) 284-3132 de 10 h è 18 h centre hoeprteter lonquère CENTRE HOSPITALIER JONQUIÉRE établissement de 300 lits de soins spécialisés sollicite des candidatures pour le poste de DIRECTEUR GÉNÉRAL FONCTIONS: Sous l'autorité du Conseil d'administration, le directeur général est responsable de l'administration de l'établissement, de l'élaboration et de l'application des programmes et des activités, le tout en conformité avec la Loi et ses règlements ainsi qu'en fonction des politiques et directives du Conseil d'administration et du ministère de la Santé et des Services sociaux.EXIGENCES: \u2014 Posséder de préférence un diplôme universitaire de 2e cycle en administration ou dans une discipline pertinente; \u2014 Posséder un minimum de cinq (5) années d'expérience dans un poste de gestion supérieure; \u2014 Une expérience appropriée du secteur de la santé et des services sociaux est considérée comme un atout.AUTRES QUALITÉS Le candidat idéal se distinguera par son leadership, son dynamisme, son jugement, son esprit de décision, son esprit d analyse, sa capacité de travailler en équipe.Il saura continuer à maintenir et développer les services du Centre hospitalier en fonction des critères de qualité et de volume des services à offrir.RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES SOCIAUX Selon les normes du ministère de la Santé et des Services sociaux (Classe 22).INSCRIPTION Veuillez laire parvenir votre of Ire d'emploi, accompagnée de votre curriculum vitae au: Président du Conseil d'administration Centre hospitalier Jonquière 2230, rue de l'Hôpital CP.1200 JONQUIÈRE (Québec) G7X 7X2 avant le 5 octobre 1986.Prière d'inscrire sur I enveloppe: «CONCOURS, POSTE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL».AGENT(E) DE FORMATION ADMINISTRATIVE Québec-Téléphone, la plus importante entreprise de télécommunications sous le juridiction de la Régie des services publics du Québec et ayant son siège social è Rimouski.est à la recherche d'un(e) agent(e) de formation administrative.PRINCIPALES FONCTIONS Participe à l'analyse des besoins de formation; développe et met à jour des programmes de formation administrative ou divers cours fonctionnels (finance, informatique); anime auprès des gestionnaires et professionnels les sessions do formation; recherche, développe et adapte de nouvelles techniques d'enseignement et d'apprentissage; participe à I élaboration, l'analyse ou l'implantation de divers programmes précédant ou suivant la formation.EXIGENCES Diplôme universitaire terminal de 1er cycle (BAC) de préférence en administration avec deux (2) ans d'expérience pertinente ou un certificat universitaire en administration avec cinq (5) ans d'expérience pertinente, ayant favorisé l'acquisition de connaissances pratiques des principes et techniques de management et de l'animation de groupe; des connaissances de l'opération d'un micro-ordinateur, de la gestion financière ainsi que de la théorie et des principes de comptabilité sont aussi requises.N.B.La connaissance de la langue anglaise serait fortement appréciée.LIEU DE TRAVAIL Rimouski RÉMUNÉRATION ET AUTRES AVANTAGES Les conditions salariales seront à la mesure des qualifications des candidats!es).Un programme complet d'avantages sociaux est disponible.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae accompagné du numéro de dossier de l'offre avant le 27 septembre 1986 à: Québec-Téléphone Relations industrielles et ressources humaines Département 402 1, rue Jules-A.-Brillant Rimouski (Quebec) G5L 7E4 No de dossier: J.4-86P Toute demande sera traitée confidentiellement.QUEBEC-TE LEPHUnE REPRÉSENTANT(E) Compagnie oeuvrant dans le domaine des vins et spiritueux recherche un(e) représentant(e) des ventes.EXIGENCES: \u2014 bilingue; \u2014 études de niveau universitaire; \u2014 minimum de 5 années d'expérience dans la vente; \u2014 disposé(e) à suivre des cours pouvant porter aussi bien sur les techniques de vente que sur la connaissance des vins.FONCTIONS: \u2014 promouvoir nos produits auprès dune clientèle établie de restaurateurs et de succursales de ta Société des Alcools; \u2014 développer une nouvelle clientèle dans son territoire.Nous offrons une excellente formule de rémunération incluant salaire et boni et une gamme complète d'avantages sociaux dont une voiture et des allocations pour les frais de représentation.Toute personne Intéressée est priée de faire parvenir son curriculum vitae, par écrit, i l'adresse suivante: LA PRESSE, Réf.: 13635 CP.6041, Suce.A, Montréal H3C 3E3 Personnel Vente au détail plein Nous cherchons un vendeur bilingue, dynamique, brillant, a temps pour compléter notre équipe de vente à Montréal.Ce poste s'adresse à une personne possédant 1 à 2 ans d'expérience de la vente au détail, désireuse de s'engager et de progresser au sein d'une société à visées sociales.Nous offrons une rémunération très concurrentielle, une gamme complète d'avantages sociaux et un excellent programme destiné aux employés.SI vous répondez aux exigences de ce poste, veuillez envoyer votre curriculum vitae ou téléphonera: Elizabeth Ginor, supervision d* secteur, BIQ STEEL Carrefour Laval, 3035, boul.Carrefour Uval, Québec H7T 1C8.Téléphone: (514) 688 0765 (Discrétion assurée) f- IA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 SEPTEMBRE 1986 B 5 CARRIERES ET PROFESSIONS N 6 Tout le> poi'e» aflgfljKtl ton* ouvçrM ^goje> ment oui Ifiwnn ft ou» hpmmgt IA10WIU Un des premiers chantiers navals du Canada Florissante et avant-gardiste, l'entreprise réalise d'importants programmes de construction.Pour faire face à ses carnets de commandes bien remplis, elle recherche un .Directeur de l'ingénierie Sous l'autorité directe du président, vous participerez à l'étude et à la réalisation de navires commerciaux et militaires.Vous jouerez un rôle clé dans l'exploitation en supervisant les responsables de l'électricité, de la mécanique et du CAO/FAO, ainsi que leurs équipes.Vous travaillerez en étroite collaboration avec l'équipe de production du chantier.Ingénieur professionnel ou architects naval, vous avez déjà travaillé, au niveau supérieur, dans un grand chantier na\\ral.Contactez-nous.Rémunération très concurrentielle.Projet 60823.LA SOCIÉTÉ CALDWELL INTERNATIONALE l .ili'arv Diisv»-Uorl 129391 London MofMlftl On.m.1 Toronto Vancouver /uni.h 2M-27SO Effectif : plus de 1 000 employés Cette entreprise industrielle a plus d'un millier de travailleurs salariés et syndiqués.Elle recherche son futur.Vice-président, ressources humaines Grâce à votre compétence et à votre expérience, vous mettrez au point un important programme de ressources humaines.Vous relèverez directement du président.La planification et le perfectionnement de la main-d'oeuvre ainsi que les relations professionnelles seront vos premières priorités.Vous animerez tout le processus de la négociation collective.Vous assumez déjà des responsabilités de gestion des ressources humaines en milieu industriel.Diplômé et bilingue, vous êtes prêt pour la vice-présidence.Projet 60824 LA SOCIÉTÉ CALDWELL INTERNATIONALE C .alK.irv 26WI780 L>usN»ldort )2
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