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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-03-04, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 4 MARS 1987 Johnson «bien en selle» pour la rentrée WON LABERCB dil bureau de La Preitxe SA INTLMARIF.OPHI-AUCE aintenant que l'abcès est crevé, l'aile parlementaire du Parti québécois, estime Pierre Marc Johnson, est bien en selle pour la rentrée de mardi prochain à l'Assemblée nationale.De son cote, le chef pequts-te reconnaît que le gouvernement libéral ne facilite pas les choses a l'opposition qu'il dirige, en ce sens que l'équipe Bourassa n'a rien de concret a présenter.Pour l'essentiel, en effet, a souligné hier M.Johnson, a l'issue du caucus de ses députes dans la Beauce, le gouvernement liberal a décrété un moratoire sur les privatisations et un autre sur la question linguistique.C'est peut-être, s'interro-ge-t-SI, parce que l'opposition a fait du bon travail en fin d'année dernière, mais reste maintenant que ce government devrait au moins laisser clairement savoir son intention de ne pas toucher a la Loi 101 plutôt que de continuer sa valse-hésitation.Cela dit, le leader péquiste s'engage justement à dénoncer l'inaction gouvernemental tous azimuts, notamment en matière d'immigration et d'accueil des réfugiés et d'emplois pour les jeunes.Bien sur il y a des dossiers litigieux entre Quebec et Ottawa \u2014 la péréquation et les transferts fiscaux \u2014 et M.Johnson souhaite évidemment que les libéraux remportent ces victoires dans l'intérêt du Quebec.Mais il rappelle a M.Bourassa que ses libéraux ont, du temps du gouvernement péquiste, ridiculisé le gouvernement en ces matières et qu'il devra finalement se rendre à l'évidence que c'est là «le côte maison de fous - du régime fédéral.invité à commenter la commemoration cette année du vingtième anniversaire de la visite du général De Gaulle et de son célèbre «Vive le Québec libre», le chef de l'opposition a rappelé qu'il avait eu un sentiment de grande fierté en entendant ces paroles du bas du balcon de l'hôtel de ville de Montréal.\u2022 Mon Dieu que je m'étais dit que ce ne serait pas neutre dans notre histoire », a-t-il avoué hier.Lançant une flèche empoisonnée au ministre des Relations internationales, M.Cil Rémillard, il a eu ces mots : \u2022 S'il n'y avait pas eu ce \"Vive le Quebec libre\", il faut se dire qu'il n'y aurait pas d'un Sommet francophone à Ouébec, en septembre prochain- Moins loin du pouvoir, Broadbent veut un parti plus réaliste MAURICE JANNARD du bureau de La Presse OTTAWA aintenant qu'il n'apparait plus comme un simple tiers parti et qu'il se classe en fait au deuxième rang dans les sondages, le chef du NPD, Ed Broadbent, veut donner une image plus réaliste à son parti.Dans ce but.le congres national qui aura lieu à Montréal dans deux semaines marquera une étape importante en vue des prochaines élections.Au cours d'une entrevue accordée hier à LA PRESSE.M.Broadbent a clairement indiqué qu'il est fini le temps où son parti était perçu comme étant celui qui présente des politiques audacieuses mais coûteuses pour le trésor public.« Nous voulons sommettre au congrès des résolutions sur le développement régional, la souveraineté et l'environnement, qui soient bonnes dans les principes mais pratiques également », a déclaré M.Broadbent.« Notre programme doit aller dans le sens des réformes, mais sans être utopique ».Selon le chef néo-démocrate, il est faux de dire que son parti est contre l'entreprise privée.« Ce sont les conservateurs et les libéraux qui dans le passé nous ont dépeint de cette façon ».Un gouvernement canadien dirigé par le NPD sera basé sur un secteur privé compétent et efficace.A cet égard, il cite les exemples de la Suède, de la Norvège et du Danemark, des pays où l'économie repose essentiellement sur le secteur privé mais où on retrouve des programmes sociaux avancés.Plus près de nous, il donnera les cas du Manitoba et du Yukon, dirigés présentement par des formations néo-démocrates, et celui de la Saskatchewan où il n'y a pas si longtemps Allen Blakcney était premier ministre.Pour Ed Broadbent.il n'y a qu'une seule façon pour un gouvernement social-démocrate de fournir des programmes sociaux avantageux à la population et c'est ayant le plein-emploi comme objectif.Un sur trois Concernant la popularité de son parti au Québec (un électeur sur trois l'appuie), il affirme que que « ce n'est pas un accident ».M.Broadbent reconnaît d'une part que les Québécois sont très déçus du gouvernement conservateur, perçu comme malhonnête et manquant de franchise.« Mais, ajoutc-t-il, comme chef de parti, j'ai voyagé au cours des deux dernières années plus au Québec que partout ailleurs au pays ».Puis, il croit que dans la Belle province il y a toujours eu un appui de fond, environ 40 p.cent de l'électoral, à l'endroit des objectifs de la social-démocratie.Il rejette les accusations quand on lui fait remarquer que c'est peut-être par opportunisme électoral que le NPD courtise actuellement les éléments nationalistes du Québec.« Notre programme porte surtout sur l'économie et le social », dit-il.Mais compte tenu du contexte actuel, la question nationale est dans l'air.« Le gouvernement fédéral et ceux des provinces veulent reprendre une ronde de discussions sur la constitution », ex-plique-t-il.Il est essentiel aussi pour le NPD de se prononcer sur la question.Pour Ed Broadbent, il est fini le temps où le NPD était perçu comme étant le parti qui présente des politiques audacieuses mais coûteuses pour le trésor public.« Le regime Céderai doit reconnaître et défendre le fait que la majorité française au Québec est une minorité dans le pays ».C'est pourquoi, une résolution importante sur cette question sera débattue lors du congrès de Montréal.Le texte de la proposition recommandera que le pré- ambule de la Constitution canadienne reconnaisse le caractère spécifique du Québec, que la province ait le droit de se retirer de certains programmes avec pleine compensation financière et que le Quebec ait un droit de veto dans les domaines de la culture et de langue.Le tapis glisse sous les pieds de J.-P.Harney Ses troupes lui préfèrent Michel Agnaieff pour le poste de président-associé du NPD MARIO PONT AINE Le tapis commence a glisser sous les pieds de lean-Paul Harney.Le chef du NPD-Québec n'a pas réussi, en effet, à convaincre ses propres troupes de le recommander pour le poste de président-associé du Nouveau parti démocratique du Canada.Les militants québécois lui ont préféré M.Michel Agnaieff.lors d'un conseil national qui s'est tenu dimanche dernier.«On me l'a annoncé le matin même.Les jeux étaient faits, je ne savais rien », a reconnu hier M.Harney.Et d'ajouter, philosophe, que si le NPD-Québec en est au point de susciter du grenouillage, c'est qu'il a atteint une certaine envergure.C'est traditionnellement le numéro un du parti au Québec qui est élu d'office président-associé du parti fédéral.Le NPD-Canada s'assure ainsi d'une voix francophone à son niveau de direction le plus élevé.Ce vote se prendra dans dix jours, à l'occasion du 14e congrès du NPD fédéral qui se tiendra à Montréal.M.Harney aurait préféré que la tradition se perpétue et conserver ce poste qu'il occupe déjà au moins jus-'qu'à l'automne, alors que le NPD-Québec tiendra son propre con-Tigrès.La majorité de l'exécutif de son parti et des quelque 70 délégués de dimanche dernier en ont toutefois décidé autrement.M.Harney n'a pas l'intention de ramer contre le courant et d'essayer de convaincre les délégués fédéraux par dessus la tête de ses troupes durant le week-end du 13 mars.Se sent-il trahi?« Trahi c'est peut-être un peu fort », dit-il.Ce qui ne l'empêche pas.pour l'heure, de s'interroger sérieusement sur son avenir dans cette formation.Car diverses options s'offrent à lui.Rien ne lui interdit, par exemple, de se porter candidat aux prochaines élections fédérales, ce qui le forcerait à démissionner de son poste de chef du NPD-Québec.« le discute de mon avenir avec plusieurs personnes depuis quelques semaines.Les choses commencent à aller très très bien pour nous au Québec.Mon ambition, c'était d'y bâtir un parti solide.Si c'est fait, c'est fait », laisse tomber M.Harney.Il compte annoncer sa décision au printemps, possiblement en mai au prochain conseil national de la formation.Ce serait déjà une date assez tardive, puisque si M.Harney décide de se retirer, le parti s'engagera dans une course au leadership ayant le mois d'octobre comme échéance.M.Harney convient n'avoir jamais eu le contrôle absolu de ses troupes.Cela ne fait pas parti de la tradition néo-démocrate, allè-gue-t-il: « Nos chefs sont plutôt des porte-parole, tant mieux s'il y a maintenant plusieurs voix qui s'expriment ».Le chef se garde bien de blâmer M.Agnaieff pour les derniers événements.C'est lui-même, rappel-le-t-il, qui a suggéré la création d'un poste de responsable fédéral du NPD-Québec et propose que ce soit M.Agnaieff qui l'occupe.De plus M.Harney s'est rallié au choix des délégués dimanche.Ces délègues ont opté pour la thèse des deux chapeaux: puisque le NPD-Québec se développe a une cadence accélérée ces temps-ci, autant que son président s'y consacre exclusivement plutôt que d'éparpiller ses efforts.Par ailleurs, tant qu'a avoir un res- Garde d'enfants: les provinces ont toutes été consultées Presse Canadienne OTTAWA La première ronde de consultations fédérales-provinciales au sujet de la garde d'enfants est pra t iq uemen t termi née.\u2022 ' * \u2022\u2022.v .;, ¦ C'est co qu'a; affirme hiçr le ministre de la San te nationale et du Bien-être social |ake Epp, après avoir prîfe^'.partJlc^devant 'les participants à un.colloque sur la famille.Le gouvernement fédéral a voulu rencontrer chaque province individuellement pour discuter de leurs positions respectives et de leurs auentes au sujet.de la garde d'enfants.Les provinces ont des capacités financières et des besoins bien différents, a soulighô^ier M.Epp.« Ce processus de consultation est pratiquement terminé », a-t-il déclaré.Le ministre a affirmé qu'il n'y avait pas eu grandes dissensions au sein des provinces à ce sujet.En fait, toutes s'entendent pour dire que davantage de services de 'garde d'enfants sont nécessaires.Barbara McDouqall que ces services doivent être de qualité, et que le système doit être flexible afin accommoder les différents besoins, a-t-il soutenu.Le ministre Epp a rappelé la promesse du premier ministre Brian Mulroney de trouver les fonds nécessaires à un système national de garde d'enfants, mais il a refusé de révéler les montunts envisagés.Le gouvernement fédéral préfère attendre le dépôt du rapport du Comité spécial sur la garde d'enfants, prévu pour la fin mars, avant de s'avancer davantage.En juin, le gouvernement fédéral veut arriver avec des options claires, qui seront soumises aux provinces pour plus de discussions, a déclaré M.Epp.Les parties devraient en arriver à une entente sur un système de garde d'enfants à frais partagés avant la fin de juin.De som cOté, la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Barbara McDougall, s'est engagée personnellement à poursuivre l'objectif d'un système universellement accessible de garde d'enfant.« |c crois personnellement que nous ne devons pas avoir un seul modèle de garde d'enfants, mais que nous avons besoin d'un vaste ensemble de services enracinés dans les communautés afin de répondre aux différents besoins des familles canadiennes, a-t-elle déclaré.Les parents doivent avoir le choix ».La députés libérale Lucie Pépin s'est dit encouragée par les paroles de Mme McDougall et elle a approuvé sa conception d'un système national complet de services de garde d'enfants.Jean-Paul Harney EN BREF, PAIEMENTS DE PÉRÉQUATION ¦ Le gouvernement fédéral a décidé d'éponger son déficit aux dépens des provinces les plus pauvres, ont d'une seule voix lancé hier aux Communes libéraux et néo-démocrates, accusant tour à tour Ottawa de coupes sombres dans les paiements de péréquation.Non seulement le Québec, mais aussi Terre-Neuve et le Manitoba auront à subir cette année une réduction de leur paiements de péréquation, ont soutenu hier le chef néo-démocrate Ed BroadbeiH et le critique libéral en matière de Finances, M.Raymond Garneau.Ce dernier, faisant écho à la lettre vitrioli-que adressée récemment par le ministre québécois des Finances Gérard Lévesque à son vis-à-vis fédéral Michael Wilson, a accusé Ottawa « de transmettre aux provinces une partie de son déficit en refusant de payer les sommes prévues aux ententes, un manque à gagner de $857 millions pour Québec entre 1986 et 1990 », d'observer M.Garneau.PROCÈS DE GRAVEL ¦ Bien qu'elle reprenne en Cour provinciale le 17 mars prochain, la cause du député conservateur Michel Gravel, qui tait face à 50 chefs d'accusations de fraude et d'abus de confiance, risque d'emprunter un long dédale judiciaire qui n'aboutira pas avant plusieurs mois.Le 17 prochain, Michel Gravel doit comparaître en Cour provinciale à Hull pour la poursuite de l'enquête préliminaire.La Cour ne siégera vraisemblablement que quelques minutes puisque le tribunal devra attendre le verdict de la Cour d'appel du Québec sur la requête de l'avocat du député Gravel, Me Daniel Rock.JEUNES CONSERVATEURS ¦ Un peu ébranles par la série de scandales qui ont secoue le gouvernement Mulroney au début de l'année, les jeunes conservateurs du Québec tiendront à ia fin du mois un congrès provincial pour secouer la torpeur des troupes et les stimuler en vue des prochaines élections générales.Près de 200 jeunes représentant les 3,500 membres des 75 associations locales se réuniront à Drummondville pour discuter d'emploi, d'environnement, de famille, de culture et de défense nationale.La moralité politique et les codes d'éthique à l'adresse des ministres, en somme tout le dossier du favoritisme politique (patronage), ne feront pas partie des échanges.C'est pour une simple raison de technicalité, a expliqué dans une interview le président de l'Association des jeunes progressistes-conservateurs du Québec, M.Martin Desrochers.AIDE HUMANITAIRE ¦ Lu ministre canadienne des Relations extérieures.Mme Monique Landry, a annoncé hier l'octroi d'une aide de $1.2 million à titre humanitaire aux réfugiés palestiniens aux prises avec les récents combats au Liban.L'argent servira à distribuer des aliments et a fournir des soins médicaux, des matériaux de secours d'urgence et de construction d'abris, a précisé la ministre.La plus grande partie de cette somme, soit $1 million, ira au Fonds d'aide aux réfugiés palestiniens des Nations-Unies.ponsable fédéral, mieux vaut que ce soit lui qui devienne président-associé du parti a Ottawa ou se prennent justement les décisions a incidences canadiennes.Le futur président-associé du Nouveau parti démocratique du Canada.Michel Agnaieff, partage cet avis.Selon lui il est important que le parti clarifie ses positions, précise le role de chacun.Lui-même s'affaire à preparer les prochaines elections fédérales au Québec, et considère que la place du chef du NPD-Quebec, c'est au Québec.« Il ne s'agit aucunement d'une scission au parti, d'un blâme a l'endroit de M.Harney, explique M.Agnaieff.|e n'ai pas l'impression qu'on vit une situation difficile.Il faut voir cela de façon positive: lean-Paul aura plus d'énergies et de temps que jamais a consacrer au NPD-Québec ».La réforme du Sénat: une priorité d'après CP OTTAWA La réforme du Sénat, corps non élu, s'inscrira au sein des priorités constitutionnelles si le gouvernement fédéral réussit à amener le Québec à signer la constitution de 1982.C'est ce qu'a laissé entendre hier M.Lowell Murray, ministre des Relations fédérales-provinciales, en précisant que le gouvernement songeait sérieusement à enchâsser dans la constitution un de-lai concernant la réforme de la Chambre haute, analogue au de-lai visant l'enchâssement des droits des autochtones.M.Murray, qui est également leader du gouvernement au Sénat, a tenu toutefois à souligner que rien ne pourrait insuffler un peu de vie à un Sénat souvent assoupi avant qu'Ottawa et les provinces ne réussissent à attirer le Québec au sein de la constitution, même si les provinces de l'Ouest insistent pour que ces changements se fassent dans les meilleurs délais.Le gouvernement fédéral et ceux des provinces se sont entendus sur le principe d'une première ronde de négociations visant à satisfaire les revendications constitutionnelles du Québec, puis d'une seconde qui traiterait d'autres questions, notamment la réforme du ivénat.I Lowell Murray B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 MARS 198?Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Gravel Jean-Guy Dubuc directeur de I information éditorialiste en chef Editorial Il y a dépenses et dépenses fiscales Maigre un effort louable d'économie, les dépenses du gouvernement augmenteront de 5,1 pour cent pendant l'exercice financier qui commence le 1* avril.À ce rythme, le gouvernement pourrait avoir beaucoup de peine à diminuer son déficit à moins d'augmenter les impôts.Le problème est simple: le service de la dette représente maintenant 23 pour cent des dépenses fédérales.Grâce à la baisse des taux d'intérêt, l'augmentation du service de la dette n'est que de 4,4 pour cent cette année; il augmente donc moins rapidement que les autres dépenses du gouvernement.Cette augmentation aggrave néanmoins le déficit et, par consequent, augmente le service de la dette des années suivantes.Le gouvernement fédéral continue à frôler le point où les déficits accumulés sont la principale cause des déficits à venir.Les dépenses du gouvernement ne sont pas complètement incompressibles, mais les reductions ne peuvent pas se faire du jour au lendemain sans sabrer dans le programme et faire des mises à pied massives.Un gouvernement qui veut améliorer ses services et qui a un certain respect pour ses employés ne peut pas faire des miracles.Combler le déficit par des augmentations d'impôt n'est pas davantage la solution.Il serait même désastreux d'augmenter les impôts au moment où les États-Unis abaissent les leurs.En effet, un trop grand écart entre les deux pays serait une invitation aux Canadiens les plus doués et les plus travailleurs à s'établir aux États-Unis et aux Canadiens les plus riches a y investir.Il suffirait d'un mouvement relativement petit de personnes et de capitaux pour ralentir l'économie canadienne et, partant, le revenu de l'État.Restent les dépenses fiscales, ce manque a gagner du gouvernement fédéral qui découle de toute une série d'exonérations fiscales tant pour les particuliers que pour les entreprises.Parmi les dépenses fiscales, il y en a des bonnes et des moins bonnes.Le comité Nielsen s'est chargé de les cataloguer.De son côté, le vérificateur général du Canada s'élève depuis plusieurs années contre le fait que les données relatives aux dépenses fiscales ne sont pas accessibles au Parlement lors du processus normal d'examen des budgets et des dépenses.Selon les données du ministère des Finances, il évalue le coût des dépenses fiscales a environ $28 milliards.Le gouvernement de M.Mulroney a reconnu qu'il y a la un problème.Il faut espérer que le projet de reforme fiscale que le ministre des Finances, M.Michael Wilson, doit presenter ce printemps l'attaquera de front.Nous l'avons déjà dit : le but de la reforme fiscale ne doit pas être de diminuer le déficit.Pour reprendre les mots de M.Wilson : « Un régime fiscal plus juste et plus efficace complétera et renforcera les possibilités économiques de chaque Canadien.» La réforme fiscale pourrait donc apporter la solution au casse-tete que présente le budget des dépenses, surtout s'il rend au Parlement une plus grande responsabilité budgétaire.Frédéric wacnière Bonne volonté demeurée faible E n marge de la copie de relevé le professeur note: bonne volonté demeurée faible.Ce que vous avez fait, mon ami, est bien.Mais vous pouvez faire mieux.En toute rigueur de termes, le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Joe Clark, n'est pas sur le banc des écoliers.Le Conseil canadien pour la cooperation internationale, organisateur d'un colloque a Montréal sur l'Afrique australe, a tout de même décerne une note au ministre.Entre «excellent» et «franchement mauvais», le ministre et son gouvernement ont obtenu du jury ou du panel une cote intermédiaire pour leur action en Afrique du Sud, plus exactement, pour leur action «contre» I Afrique du Sud.Les organisateurs de la rencontre, en donnant a la conference un titre qui invite à «prendre parti en Afrique australe», ne cachent pas qu'ils ont déjà épouse une cause et qu'ils souhaitent que leurs contemporains, quels qu'ils soient et où qu'ils soient, en fassent autant.Si M.Clark est coupable de tiédeur, son gouvernement (et celui de Québec, sembie-t-il) ont tout de même poussé la bonne volonté au point d'assumer en partie les frais d'un colloque auquel ont participé plusieurs conférenciers étrangers.¦Nous voulons des sanctions économiques complètes et nous les voulons tout de suite», a dit un professeur de Toronto.Est exigée non moins impérieusement la rupture des liens diplomatiques avec Pretoria.Tout de suite! Autant de décisions que le gouvernement canadien n'est pas prêt a prendre ou, en tout cas, pas selon le calendrier que la ferveur des adversaires du gouvernement de P.W.Botha voudrait imposer.Si on demande plus de sanctions, c'est qu'on les estime efficaces.Si leur utilité doit se mesurer par l'étendue des dommages infligés à l'économie de l'Afrique du Sud et à celle des voisins de celle-ci, nous sommes devant un grand succès.Du fait des sanctions, le pays, d'ici deux ans, va perdre 50000 emplois.Mais il faut bien admettre en même temps que les punitions n'ont pas fondamentalement changé le paysage politique et qu'il n'est nullement assuré que les élections de mai prochain vont chasser P.W.Botha et son régime universellement honni.En ce qui concerne le Canada, voici un paradoxe.Depuis l'application des sanctions, loin de diminuer, le volume des échanges avec l'Afrique du Sud croit.Il faut supposer que certains métaux n'ont rien perdu de leur attrait! Il serait intéressant de voir si le même phénomène ne se note pas aux États-Unis.On se fait facilement une réputation d'esprit large et généreux en dénonçant un régime que personne, dans les pays occidentaux évolues, ne défend.Le président Reagan lui-même se déclare hostile à l'apartheid.Ce qui prouve jusqu'à quel point les plus belles phrases peuvent rester sans effet sur les réalités.Le colloque de Montréal a manifesté assez de réalisme pour réclamer d'Ottawa une aide accrue en faveur des voisins de l'Afrique du Sud.Ces pays sont indirectement atteints par les sanctions.L'ensemble de l'opération va donc coûter cher à pas mal de monde.C'est peut-être en partie cette considération qui inspire les réserves de M.Clark.C||y e0RWnBR DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Profs blâmés injustement ¦ l'en ai «rus le bol» de tous ces articles dans les journaux et de toutes ces entrevues qui semblent accuser les «professeurs de français».À droite et ù gauche, on entend que nos jeunes ne savent plus écrire, que les enseignants ne font pas leur boulot.Eh bien, laissez-moi vous dire que j'enseigne l'orthographe du français régulièrement dans mes classes du secondaire IV.Comment corriger cette lacune chez des jeunes qui ont connu x méthodes depuis leur arrivée au primaire?Avez-vous remarque cependant comment les gens s'expriment à l'oral lorsqu'on les interviewe sur la rue.Plus d'anglicismes, des phrases articulées, des synthèses bien faites.Ça, personne n'en parle.Combien de fois avons-nous à écrire dans le monde du travail de nos jours?Il n'est pas étonnant que le «français écrit» régresse dans notre société qui en est une «orale».Et la cerise sur la «glace garnie», je la retrouve dans La Presse du 22 février («Les Amérindiens de Kanesatake veulent élirent (sic) leurs dirigeants»).Qui a laissé passer cette faute?Le journaliste, le typographe, le directeur de l'information?je ne le sais pas.Ce que je sais c'est que plusieurs de ces journalistes sont allés «à la vieille école» et qu'il se glisse quand même des fautes affreuses.Robert LEDUC Saint-lérôme Des taxes exorbitantes Mme Léa Cousincau RCM Madame.¦ |e suis un petit propriétaire révolté par les dernières augmentations de taxes; c'est incroyable de voir des majorations de 10% à 40% pendant que le coût de la vie se situe à 4%! C'est scandaleux d'apprendre que les riches propriétaires de grosses conciergeries voient leur compte diminuer de 3% et ce, sous une administration RCM! |e vous rappelle, madame, que le RCM, par la voix de ses candidat(e)s nous promettait, lors du porte à porte pendant la campagne électorale., de s'occuper EN PRIORITE du grave problème de la «SURTAXATION» des pauvres contribuables de Montréal.Avec l'arrivée des comptes de taxes, nous constatons que le RCM n'est plus dans l'opposition mais au pouvoir; ce parti, sup-posément défenseur du petit propriétaire, du locataire, de la veuve et de l'orphelin, justifie la situation en faisant comme Ponce Pilate.«C'est la faute de Québec, de la CUM, de l'évaluation foncière, etc.», nous dit M.le maire, et pour faire avaler la pilule ($200 à $1000 d'augmentation), il publicise la fameuse abolition de la taxe d'eau ($b0).Il ne faul tout de même pas prendre les citoyens pour des imbeciles! Ça ne prend pas une calculatrice pour comprendre ça!! En terminant, je vous demande, madame, ce que, CONCRETEMENT, le RCM entend faire pour régler cette catastrophe; les locataires, qui verront leur loyer augmenter de iOt à 40f et les propriétaires, qui devront vendre leur maison, vous disant: «ON EN A «RAS LE BOL»! On aurait souhaité des réactions ÉNERGIQUES du RCM face au problème de l'évaluation foncière à Moni-réal.L'attitude timorée de l'administration actuelle s'expli-que-t-elle par le fait que ce système inique enrichit grassement les coffres de la ville?P.A.DESCHESNES Montréal «L'ayatollah» Cérald Larose ¦ C'est devenu tellement criant que je ne peux m'empè-cher de faire l'analogie entre les deux ayatollahs les plus célèbres actuellement, un, bien loin en Orient, l'autre, ici parmi nous.Tous les deux travaillent pour la cause la plus noble: la leur.au détriment de leurs commettants qu'ils prétendent mener au paradis.Ils lancent leur horde contre l'ennemi (le leur) en promettant d'abord le martyre puis la gloire.Peu importe que tous périssent ou perdent leur emploi, pourvu que vengeance s'accomplisse.D'un côté, des dizaines de milliers de morts; de l'autre, un seul mort pour le moment.Heureusement, c'est la faute des policiers.Ils portent tous les deux la même barbe hirsute.Quant au turban, le second ne le porte jamais en public, la ressemblance serait trop frappante.Ils vocifèrent tous les deux et distillent le même poison: la haine.«Perdez la vie ou vos jobs pourvu que moi je grandisse et que mon ennemi pâtisse!» (.) A.TOUCAS Montréal Le viol, un crime grave ¦ Par l'entremise de votre Tribune libre, j'aimerais apporter mon appui et ma solidarité à cette femme, Dominique, de Sherbrooke, qui en mai 1986 fut victime d'un viol, l'appuie Dominique et le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel qui demandent: 1) que les trois individus condamnés soient incarcérés; 2) que la Cour d'appel se prononce sur cette cause dans les plus brefs délais.Pourquoi cette position?Tout simplement parce que je trouve injuste et dangereux qu'un juge pense qu'un délit comme le viol n'est pas tout à fait grave.N'a-t-il pas relâche ces trois individus parce que.soit-disant, ils avaient un passe exemplaire?Cela ne me rassure pas.Si un juge decide qu'il n'y a pas la matière à incarcération, bien d'autres gens en pensent autant.Il y a quelque chose qui cloche.Un viol est un crime aussi condamnable qu'un meurtre.Viviane Cagnon Lac-St-lean Désillusionné très jeune! ¦ le suis un adolescent de 14 ans.Depuis quelque temps, j'envoie des lettres aux ambassades pour qu'elles m'envoient de la documentation sur leur pays.Or, les 20 pays a qui je me suis adressé m'ont tous repondu en français (abondante documentation et dans un très bon français).Le seul pays qui ne m'a pas repondu en français: LE CANADA, mon pays.Toute la documentation n'était qu'en anglais.Quel mépris! l'ai perdu mes illusions plus jeune que Laurier et Trudeau! Alexandre BOUCHER Victoriaville La paix par le commerce ?M.Bernard Lamarre Président de Lavalin ¦ Vous affirmiez le lundi 23 février à l'émission JLe l'oint: «La paix est dans le commerce.» Permettez-moi d'avoir de sérieuses réserves à ce sujet.Si pour vous la paix se symbolise par un échange de dollars, je vous accuse volontiers de naïveté, à moins bien sûr que vous ne fassiez que véhiculer une idéologie évidente.Cependant, du commerce ne découle pas la paix, tout au plus en est-il une composante.Plus souvent encore il en dérive, lorsqu'il n'est pas tout simplement une nécessité propre à des besoins financiers (à ce titre les exemples ne manquent pas de nos jours!).Diriez-vous la même ineptie si vous participez au plus grand négoce du monde: La vente d'armes?.Voyons, M.Lamarre, franchement, peut-on obtenir la paix par le commerce de la guerre?Peter FIANLI Montréal Des congés à coordonner ¦ Dans La Presse et ailleurs, on entend dire que la dernière semaine de février est «la» semaine de relâche pour «tous» les écoliers de la province de Québec.Pourtant, combien attendront la première semaine de mars pour en profiter, alors même que leurs frères ou soeurs sont en congé, simplement parce qu'ils ne fréquentent pas la même école?Quand on aimerait organiser des sorties en fonction de la disponibilité des enfants, que ce soit les nôtres ou ceux d'une famille qu'on veut visiter, ce mauvais «timing» gâche tout.Plusieurs demandes ont été faites â ce sujet, niais le Syndicat des professeurs fait la sourde oreille, ou renvoie la balle a d'autres.Si on est d'accord pour garder cette semaine de relâche, pourquoi ne pas en faciliter l'usage par l'uniformisation de la date au niveau de la province?Même les conges pédagogiques seraient mieux employés en étant plus souvent synchronisés.Est-ce trop demander?Mme Clodet CLOUTIER Saint-Hubert Papa ou .Albert?Réponse à la lettre de Jacques Cardin, de Saint-Aimé, Que.(Tribune libre du 9 février), qui déplorait la nouvelle «mode» voulant que les enfants appellent leurs parents par leur prénom.¦ Si vous, monsieur, fondez votre tendresse humaine sur des mots tout à fait innocents comme papa et maman, sachez qu'il y a bien d'autres joies autrement plus profondes que les enfants peuvent apporter à leurs parents.À mon avis, les enfants ne sont ni instigateurs, ni victimes, ni perdants dans ce nouveau dada social, comme vous dites; je crois qu'ils font tout simplement preuve d'intelligence et de logique.Lorsqu'un enfant entend tout le monde autour de lui appeler sa mère ou son père par son nom, pourquoi ne compreh-drait-il pas (surtout s'il est supérieur) qu'il peut lui aussi utiliser ce nom?|e n'ai rien contre le fait que mes enfants m'appellent maman (moi aussi j'ai vibré lorsque j'ai entendu «maman» pour la première fois dans la bouche de mes enfants), mais je ne me sens victime d'aucune «mode» quand ceux-ci m'appellent par mon nom, que j'aime bien d'ailleurs, le leur laisse tout simplement la liberté de choisir et cela n'appauvrit en rien la tendresse et surtout l'amour que je leur porte, et qu'ils me rendent.(.) Maryse POIRIER Brossard S.V.P.¦ Les lettres destinées a cette rubrique doivent inclure signature, nom complet, adresse et numéro de téléphone.La Presse ne s'engage pas a toutes les publier et se réserve le droit de les abréger.Les adresser comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9 i - ¦ LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 4 MARS 1987 B3 Jean-Paul Desbiens LIBRE OPINION tosr collaboration spéciale La délégation de la mort Devant les grandes questions, et la peine de mort en est une, il faut se demander, dans le secret de son coeur, indépendamment des modes, des références, des amis, des ennemis: qu'est-ce que j'en pense?Ai-je une opinion là-dessus?Une certitude?lusqu'où suis-je prêt à aller pour soutenir mon choix?Quel prix suis-je prêt à payer?Si l'on n'est pas prêt à s'enrôler dans l'armée, par exemple, on n'a pas le droit d'être pour la guerre.Si l'on n'est pas prêt à tirer le verrou de la trappe-à-pendre, on doit être contre la peine de mort.Vous êtes pour la peine de mort, vigilant citoyen?Fort bien! Vous porteriez-vous volontaire pour remplir l'office de bourreau?Tirer la chevillette?Faire partie du peloton d'exécution?Introduire dans une veine la seringue de poison?Établir le contact électrique de la chaise a brûler les neurones?C'est jusque là qu'il faut se laisser tarauder par la question de la peine de mort.De tout temps, les sociétés se sont reconnu le droit de châtier.Et, jusqu'à récemment dans l'Histoire, on n'y regardait pas de très prés.Du temps de Champlain, on vous pendait un matelot qui avait vole du sel.F.n I813, un adolescent de 13 ans fut pendu pour le vol d'une vache.'\" Il ne faudrait pas triompher trop vite et conclure au progrés de la ci- vilisation depuis I608 ou 1813.Notre époque a fait pire: on a tué des millions de personnes, scientifiquement, industriellement au nom du racisme.On a tué des dizaines de millions d'autres personnes au nom du marxisme.En matière de meurtre, notre époque est championne, quoi qu'en pensent les coeurs durs et les tripes sensibles.Aujourd'hui, les États ont bien de la difficulté à maintenir ou à abolir la peine de mort.En décembre 82, l'exécution de Charlie Brooks posait à nouveau le problème de la peine de mort.Dans son cas, on avait utilisé, pour la première fois dans l'histoire récente, un poison ou plutôt, un mélange de deux substances léthales.L'introduction de la chaise électrique (1890) et de la chambre à gaz (1924) voulait, elle aussi, rendre l'exécution plus «humaine» (que la pendaison, le garrot, etc.).Cela ne résout rien.Et même, plus les exécutions seront rares, plus elles paraîtront odieuses.Les sociétés ne tolèrent plus les morts élus, les morts identifiés un par un.Par contre, elles sont insensibles aux morts anonymes, aux morts en masse.Les mêmes sociétés qui promeuvent l'avortement, l'euthanasie (déguisée) et le suicide (il existe des manuels de suicide) refusent les exécutions légales.On stocke des bombes qui tueront anonyme- ment et de loin des millions de personnes, et on fait du chichi autour de l'exécution d'un criminel.Au demeurant, je suis contre la peine de mort pour la raison suivante: un État ne peut pas supprimer une vie à moins de professer la foi dans une autre vie.Autrement, la vie devient un absolu, et la mort aussi.Étonnant paradoxe! Comment s'explique-t-il?|e pense que la raison est simple.Elle est même évidente.On ne la voit pas parce que l'évidence crève les yeux, comme dit l'antique proverbe.La raison, c'est que.d'une part, une pendaison (pour en rester au moyen jusqu'ici utilisé par le système judiciaire canadien) est un acte isolé, identifiable, daté, publicise, appliqué à une personne précise, connue sous toutes les coutures par la grâce médiatique.Une pendaison est un acte individualisé et non pas anonyme.Cet acte porte des analogies avec un hold-up.comparé au pillage d'une rue commerciale par une foule en émeute.La même personne qui ne volerait pas un biscuit chez Provigo peut fort bien défoncer une vitrine un soir d'émeute, sous la protection complice d'une foule en colère.Mème-ment, le virginal citoyen moyen est pour la peine de mort déléguée à l'État.Les États n'ont pas besoin d'être délégués pour tuer.Ils tuent à tour de bras, sans votre permission, électeur abusé.D'autre part, dans le cas d'une pendaison, c'est tout le mécanisme de la mort sacrificielle qui est mis en branle.Personne ne se rend compte, à commencer par les chrétiens, que la violence, même légale, soigneuse, techniquement acceptable est tout autre chose que la réparation.La réparation, en effet, n'est valide que si elle est la décision de l'offenseur.Au fait, du temps de la chrétienté, certains criminels étaient condamnés à se «défaire» (à s'exécuter) eux-mêmes.Le premier renversement de l'antique morale a consisté à passer de la vengeance exponentielle à la vengeance équilibrée: oeil pour oeil, dent pour dent.Le deuxième renversement de l'antique morale a consisté à refuser toute vengeance, lésus n'est pas le bouc émissaire.Il est celui qui est mort parce qu'il a refusé cette solution.Parce qu'il a dénoncé la violence fondatrice des sociétés.le vous entraine trop loin, sans doute, lecteur arpenté et cadastré, j'ai le don de parler au-dessus de mon instruction.De me haler moi-même vers moi-même, cramponne à des certitudes, comme un alpiniste au-dessus du gouffre.Nous reviendrons là-dessus.( I ) Raymond Boycr, Les crimes et les châtiments au Canada français.Cercle du Livre de France, 196b.Pierre Vennat Investir pour créer de l'emploi Los étudiants de l'université Laval viennent, majoritairement, de dire non au projet FORCE (Fonds d'organisation de la coopération pour l'emploi).Concrètement, les promoteurs de FORCÉ désirent que les étudiants souscrivent chacun $10 par année dans ce fonds.Avec un investissement de départ de $250 000.FORCÉ servirait à financer des projets d'été et de fin d'étu-des ou à accorder des garanties de prêts aux étudiants qui désirent lancer une entreprise.L'initiative est d'autant plus intéressante qu'elle porte en elle des germes d'une implication massive du mouvement étudiant dans la preparation de son avenir.Au lieu de se contenter de réclamer, comme on fait trop souvent, l'aide des gouvernements ou du secteur prive dans la creation d'emplois pour les jeunes diplômes, voilà que les étudiants eux-mêmes se disaient prêts a investir dans la création d'emplois.Il s'agissait ni plus ni moins de créer, au niveau étudiant, au «fonds de solidarité» semblable à celui que la Fédération des travailleurs du Quebec a constitué en milieu ouvrier.Même si l'investissement de $10 se serait avéré plus symbolique qu'autre chose, il s'agissait d'un symbole important: l'implication personnelle.Plusieurs employeurs et l'État lui-même auraient peut-être, alors, consenti à y aller eux aussi de leur contribution.De nos jours, les projets mixtes, dans lesquels le milieu s'implique directement, sont mieux perçus de la collectivité des affaires et du gouvernement que les traditionnelles demandes de subvention.Mais la majorité en a décide autrement et l'idée de participation obligatoire a été rejetée par un vote de 2 937 a I 972 au scrutin secret.Il faut trouver un moyen de la relancer.Les promoteurs du projet sont évidemment déçus et affirment que leurs confrères ont choisi de «confier a d'autres le soin de trouver les solutions au chômage étudiant».Théoriquement, ils ont raison, mais ils negligent peut-être le fait qu'ils ont tout de même recueilli environ 40 p.cent d'adhésions.Pourquoi ne pas relancer FORCE sur une base d'adhésions volontaires?Il s'agirait de créer un fonds qui verrait à créer des emplois pour ceux qui y contribuent.De la même façon qu'une société d'entraide, un syndicat, une mutuelle d'assurances ou une caisse populaire existe pour aider ses membres.L'idée est dans l'air puisque prés de 2 000 étudiants de l'université Laval ont donné leur accord à une implication obligatoire.Le nombre semble suffisant pour relancer l'idée en septembre prochain sur une base volontaire.Bien expliqué et lancé dans toutes les universités du Québec.FOR- CE pourrait facilement recueillir $1 million chaque année des étudiants.Avec une aide du gouvernement et de l'entreprise privée, on pourrait ainsi développer quelque chose d'intéressant pour ceux qui auraient pris la peine de s'impliquer.Aux autres, on pourrait toujours répliquer: «Aide-toi, le ciel t'aidera!».On s'inspirerait ainsi du principe du Fonds de solidarité des travailleurs québécois, lancé par la centrale ouvrière ITQ.Personne, au sein de celle-ci, n'est obligé d'y adherer.Pourtant, nombreux sont les observateurs qui citent ce fonds en exemple d'implication des syndiques dans l'avenir de l'entreprise québécoise et germe d'un climat social nouveau, le mot «profit» n'étant plus tabou.Le projet de FORCE a été très peu publicise.Il a pourtant recueilli près de 2 000 adhesions.En un sens, il y a la germe d'espoir.TÉMOIGNAGE Vivre en français à Montréal, P.Q.LISE CAUVIN ¦ l'étais comme vous; un peu moins musclée, un peu plus fatiguée, un peu plus vieille que l'an dernier, pavais eu beau cesser de I umer et ne prendre qu'un seul verre de vin au lieu de deux, le soir, il manquait encore quelque chose à mon cheminement vers un équilibre global.|c lisais bien, comme vous tous et dans tous les journaux \u2014 même le numéro 1 du Matin, fallait y penser \u2014 la publicité agressive du Sporting Club du Sanctuaire du Mont-Royal.Près d'Oulrcmont.vous connaissez?Agressive parce que, au sens propre, elle m'agressait.A-t-on déjà vu une fille jouer au squash accotée \u2014 au sens littéral, regardez bien \u2014 sur l'épaule d'un gars?On dirait que c'est lui qui joue et qu'elle, elle n'a qu'à se reposer.A-t-on déjà vu un jogger qui court avec un mannequin posé là, non loin de lui, comme par hasard, en robe noire et souliers à talons hauts, au tournant de la piste?Non.vraiment, cette publicité-là m'agaçait.Et puis, il y avait le nom même: Sporting Club.C'est sans doute pour faire plus international, plus chic, genre «le jockey Club des Champs-Elysées», à Paris.Bref, ce que la publicité n'avait su faire, la simple rencontre d'une amie, un vendredi soir, dans un restaurant, l'accomplit.Puisque le ski m'était de plus en plus inaccessible, que la bicyclette était un sport difficile à pratiquer l'hiver, et que le patin me faisait mal au pied, j'irais m'astreindre religieusement à tirer, pousser, relever les machines susceptibles de me transformer en lane Fonda.|c décidai donc, sans plus tarder, de me joindre aux «membres-fondateurs du club sportif le plus perfectionné au Canada» et allai m'y inscrire dès le lendemain, de crainte que les prix n'augmentent une fois de plus.Pour «me mettre en forme dans un cadre raffiné et dynamique», je choisis d'abord le conditionnement doux.Résistant a l'envie de lire le dernier livre paru, je me rendis bravement, un samedi après-midi, à l'endroit tant recherché, une sorte de mosquée méditerranéenne éclatante de blancheur dans la neige boueuse des par- LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1 àgr Conff rrnco et atetwrs continus ion anglais) GAGNEZ UNE BOULE DE CRISTAL dutoit h l'osm /un Mahler difficile CUUDI CINCRAS ESP PSYCHIC ORCHESTRE SYMPHONIOUE DI MONTREAL.Chef d'orchestre : Charles Dutoit.Soliste : Malcolm Frager, pianiste.Hier soir, salle WiifndPeiiet ier de la Place des Arts ; reprise ce soir.Dans le cadre des \u2022 Grands Concerts ».Programme : Ouverture de l'opérette Abu Htsun, J106 (18111.Weber Concerto pour piano et orchestre no 2.en mi bémol majeur, op 32.J.155 (1812>.Weber Symphonie no 7, en si mineur M904-05I.Mahler ¦ Le minimum de courtoisie exigerait qu'on fasse au directeur artistique, après deux mois d'absence, un accueil plus empressé que ces applaudissements indifférents qui ont accompagné hier soir, l'entrée de Charles Dutoit.Plus déprimant encore pour celui qui a programmé \u2014 en pic- photo RENE PICARD, LA PRESSE Charles Dutoit mière à l'OSM \u2014 la septième Symphonie de Mahler : chaque mouvement sans exception est suivi de départs précipités d'auditeurs visiblement incapables d'en supporter davantage.Je n'excuse pas le geste, mais je le comprends.La Septième \u2014 et j'en ai eu une nouvelle confirmation hier soir \u2014 est la moins bonne et la plus déroutante des neuf Symphonies de Mahler.Pendant une heure et demie et cinq mouvements, cela s'en va dans toutes les directions, en faisant un bruit assourdissant ou bien toutes sortes de petits bruits fort étranges (passages « col legno » et « sul ponticello », mandoline, guitare, cloches de troupeaux).On a de la peine à écouter cela jusqu'au bout (et des douzaines d'auditeurs, justement, ne pren- nent pas cette peine), i.t on pense au calembour des anti-Mahler.Pourtant, la pensée que Dutoit communique à l'orchestre est constante, il souligne chaque subtilité, et l'exécution est dans l'ensemble très acceptable, sinon irréprochable.Ce soir, à la reprise, la lecture devrait avoir plus de cohésion.Mais la Septième de Mahler restera ce qu'elle est et, j'en suis sur, il y aura encore bien des départs.Pour faire contrepoids, on commence avec du Weber : après une petite ouverture aux cordes légères, voici le deuxième Concerto pour piano (à ne pas confondre avec le Konzertstùck).Excellente exécution de Malcolm Frager, mais l'oeuvre reste d'une rare insignifiance.\t LW j.i ' w HI\t fi Ilia\tla.3 ! k*1 it:' JT-lî\t \t 5kP¥\t3S Offrez-vous une vraie sortie METTEZ-VOUS-EN PLEIN LA VUE\u2014 q Un succès phénoménal y q un succès p Sf\"^ M A T I N k / Dim 1:«5-4:1S-7: ELYSÉE js mu iijn.w;' 6oij Sandrine Bonnaire LA PURITAINE ELYSEE >¦- Mil 84?mk.Dim 1:«5-4:1S-7:OO-»:20 Sem 7:00 9:20 Version française £titfemt$thi§Henvë \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Version anglaise 1MS-2:lH;«iS-7:00-»:1Sf PLACE DU PARC 3679 to« du RWC 844 0470 Dim 12:30-2:40 V0O 7:1S 9:30 Sem 7:15-»;î0.En nomination pour les PRIX DE L'ACADÉMIE [33 tl \\ i Z^f TH\u20ac VQYAG\u20ac HOM?M 70MMCZ OOLBY STEREO PALACE 1 tMO 3:30^:50-7:10-5:30 Outrageous FORTUNE TV* A' 9 JE) LOEWS 1 1:00-3;0O-5;00-7;0S-9:10 DU PARC 2-LE CINEMA Dim 1:00-3:00-5:00-7.-05-9:10 Sem 7:0S-»:10 ; FAIRVIEW 2-CREENFIELD 1 Soiree 7:05-9:10 LENFAN SACR1 DU TIBET LETHAL WEAPON BIENTÔT À L'AFFICHE VF.de «THE GOLDEN CHILD\" DES LE 6 MARS \u2022YvesMontand \u2022Daniel Auteuil \u2022Emmanuelle Béart fTlono___ des source*1 JEAN de FLORETTE 2 Un film de CLAUDE BERRI I Ml LAVAL CENTRE lAMU 588 7778 PARISIEN 1 12:05-2;2O-4:«O-7:OO-9:20 LAVAL 5-VERSAILLES 5 Dim i 2:05 7:20 4 «0 7:00 9-20 Sem 7:00-9:20,; I ¦> MONT AND DEPARDIEU JEAN tf?>.de FLORETTE l«']d;lfilUi»âl mmSS3SS5!S33SSSmà CAPITOL Dim 7:00-9:20 Sem 12^)5-2:20-4:40-7:00-9:20 VERSAILLES t Soiree 7:00-9:20 m 12:3O-2:2O-4:1O-«:OO-7:5O-9:40 Soiree 6:00-7:50-9:40 G Le NOM delaROSE Le PARISIEN 480 STt CATHERIN! O MX> mm PARISIEN 3 Dim 7:00-9:35 Sem 1:45-4:20 7:00-9:35 VERSION FRANÇAISE ni \u2014I ce nt he laval >.nii 71 TK LAVAL 4 &KLLNI IELD 3 Soiree 7:30-9:35 VERSAILLES 3 Dim 1:25-3:25-5:25-7:30-9:35 Sem 7:30-9:35 Version anglaise au PALACE Dim 1:40-3:30-5:20-7:10-9:05 Sem 7:10-»:0S G'1 .miDCXBYSTEHEO|.DORVAL A,.- DORVAL -.H IIMH._| ||DOU3YSTEREn|.W PLACE DU PARC Jfitt «M.AimnC 844 «470 ImmBBSSSSEBi Sn IMPERIAL 1:20-3:20-5:20-7:20-9:20 VERSAILLES 2 Dim 1:20-3:20-5:20-7:20-9:20 Sem 7:20-9:20 DUPARC 1-D0RVAL 1-KENT 1 Dim 1:20 3:20 S;20 7:20 9:20 Sem 7:20-9:20 GooâWik dkvdok \\mmi:i\\ SÊESISÊÊ^.DE3 LOEWS 3 1:00-3,00-5.00-7:10-9:20 I LOEWS 4 Soiree 7:20-9:20 THE GOLDEN CHILD -THE- MISSION LOEWS 5 12:35-2:45-4:55-7:00-9:05 12:20-2:40-5:00-7:20-9:40 isabelle thëbedhoom [si huppert Window ^ DORVAL 760 Dm OOBVOl 631 8588 Hi LAVAL CENTRE L«W.688 7778 r PALACE © 698 STE CATHERINE O BU 08*1 PALACE 5 12:3S-2:45-4;55-7:05-9:15 DORVAL 4 Sam Dim 12:35-2:45-4:55-7:05-9:fi «>m 7:05-9:15 LAVAL 3 Soiree 7:05-9:15 Dima Films présente FrOM ^HIP .ACE 2 12:15-2:10-4:05-4:00-7:50-9:45 LAVAL 1-VERSAILLES 1-Dim 12:15-2:10-4:05 6;00 7:50 9:45 Sem 6:00 7:50 9:45 DORVAL 2 Dim 12:15-2:10-4:05-6:00-7:50-9:45 Sem 6:00-7:50-9:45 atraouma UNE R2UTJTE AFRICAINE rUSE FEMME QUI S1MPOSE DANS UN MONDE DOMINÉ PAR DES HOMMES.DORVAL 260 DORVAL ta 631 8686 PALACE 4 12:45-2:55-5:05-7:15-9:251 DORVAL 3 Dim 12:45-2:55-5:05-7:15-9:25 Sem 7:15-9:25 Critical \u2022 i ill hi m it i c PALACE 3 1:20-3:20-5:20-7:20-9:20 _ GREENFIELD 2 Dim 1:20 3:20 5;2O-7:2O-9:20 Sem 7:20-9:20 12:10-2:30-4:50-7:10-9:30 'LOEWS 4 Matinees 12:0O-1;5O-3:4O-5:30 FAIRVIEW 2 Matinees Sam Dim 12:00-1:50-3:40-5:30 LOEWS 2 1:15-3:15-5:20-7:30-9:30 LAVAL 2 Dim 1:15-3:15-5:20-7:30-9:30 Sem 7:30-9:30 FAIRVIEW l-KENT 1 Sam Dim 1:15-3:15-5:20-7:30-9:30 Sem 7:30-9:30 VOTRE SOIRÉE DE TELEVISION CHOIX D'EMISSIONS par Louise Cousineau 20:ûo (D \u2014 Visage Interview de Renaude La-pointe qui, avant d'être présidente du Sénat, fut journaliste (et excellente) a La Presse.20:00 ffiffi - Live from the Met Un grand concert avec loan Sutherland et Luciano Pavoretti qui célèbrent leurs 25 ans de carrière.Ils vont chanter du Verdi et du Donizetti.Cette émission sera également à l'affiche de Radio-Québec lundi prochain à 2ih.20:30 O 3D 09 \u2014 Best-sellers Si vous avez suivi L'espace d'une vie, vous voudrez sans doute voir la suite, Accroche-toi à ton rêve, toujours avec |enny Seagrove.Première de quatre parties.20:30 s \u2014 Harry Première d'une nouvelle comédie avec Alan Ar-kin.Luciano Pavarotti \t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30 O\tMontrMlcew| ,i run,, Achjls p.H [*rtrd*i rrrlil ?8S 7525 ' ®-n»£ÎSoN Une Produc1ion KHUNÇOISI MHUPIN Agence France Prase BEKUN ¦ En distinguant tout en haut du palmarès Tema du Soviétique Gleb Panfilov et Platoon de l'Américain Oliver Stone, le jury du Festival de Berlin a rendu un verdict tout à fait cohérent avec l'atmosphère de la manifestation.On se souviendra en effet de cette 37c Berlinale qui s'est terminé hier comme d'un festival « vodka-cola » avec des participations soviétique et américaine particulièrement importantes au cours de laquelle lack Valenti, président de l'assocation des majors compagnies américaines, et I Inn Klimov, président de l'Union des cinéastes soviétiques.NOUVEAU \u2022 NOUVEAU PERSONNES SEULES MINI-RENCONTRES DU JEUDI Nouvelle façon de (aire connaissance et de développer des liens d'amitie dans une atmosphère de détente et distinguée.BUFPET RENCONTRE Le jeudi 26 fév., 20 h Gabrielle 721-5130,729 0607 NOUVEAU \u2022 NOUVEAU PALMARÈS ¦ Voici le palmares officiel du 37c festival de Berlin dont le jury était présidé par l'acteur autrichien Klaus Maria Brandauer.\u2014 Ours d'Or, grand prix du festival de Berlin : Tema (le thème) de Gleb Panfilov (URSS).\u2014 Ours d'Argent (Prix de la mise en scène) : Oliver Stone pour Platoon (USA).\u2014 Ours d'argent (Prix d'interprétation féminine) : Ana Beatrix Noguelra pour Vera, de Sergio Toledo (Brésil).\u2014 Ours d'argent (prix d'interprétation masculine) : Clan Maria Volonté pour // caso Moro.de Giuseppe Fcrrara (Italie).\u2014 Ours d'argent (prix spécial du jury) : Uml to dokuyaku (Li mer et le poison) de Kei Kumai (lapon).\u2014 Ours d'argent de la meilleure performance individuelle : ex-aequo : Ano de las luces, de Fernando Trueba (Espagne), et Naplo szerelmeimnek (lournal à mes amours de Marta Meszaros (Hongrie).\u2014 Ours d'argent : Children of a Lesser Cod, de Randa Haines (USA).\u2014 Prix Alfred Bauer : Mauvais sang, de Lcos Carax (France).COURTS MÉTRAGES \u2014 Ours d'or : Curriculum vltae, de Pavel Koutsky (Tchécoslovaquie).\u2014 Ours d'argent, pour la meilleure réalisation à John Lasseter et Bill Reeves pour Luxo \\r (USA).BERNARD HALLER se seront rencontres pour la première fois.L'Ours d'Or a Tema ( le thème ) de Gleb Panfilov, qui se voit attribuer également beaucoup d'autres prix, n'est pas une surprise : ce film en effet dominait nettement la compétition et avait été très chaleureusement accueilli.Censuré sept ans, ce film parle d'une façon très subtile et avec un style épuré des condi- tions de création des écrivains en URSS dans les années 70 à travers l'histoire d'une femme riche de coeur et d'esprit ( Inna Tchouri-kova ).Elle est courtisée par un écrivain arrivé, mais elle aime un autre homme de lettres qui lui ne peut publier et part en Israel.D'autre part, un des grands sujets de ce festival a été le dégel du cinéma soviétique et c'est un autre film, les Adieux à Matiora Mercredi 4 mars au Une présentation vendredi 6 mars 20h00 dSQrT et samedi 7 mars 21h00 Une to production de Specdici 1987 et de la Société de la Place des Arts'de Montreal fi Théâtre Maisonneuve *r I lOOC UC3 Ml lO suMuiittj.t dl-plus (10 ?f mise en scène: traduction: Guillermo de Andrea René Gingras Albert Millaire - Micheline Be\"rnard Michèle Magny - Vincent Bilodeau Denis Bernard - Martin Dion - Violette Chauveau Décor: Yvan Gaudin 4664.ru* SI-Denis Métro Laurier, sortit Giltoro' Yvan Gaudin ËcUirjigès, Claude Accolas Réservations de 12h à 19h ,844-1793 GRÂCE À La Presse > et CKAc273 5000 PERSONNES auront la chance d'assister au tournage de la série réalisée par Richard Martin avec PIERRE LAMBERT et .ÉQUIPE DU NATIONAL DE QUÉBEC le dimanche 22 mars à l'aréna Maurice Richard, 2800 rue Viau à compter de 13 h TOYOTA Le Permanent mETRO LE SPECIALISTE l v h:, v -Mill O'KÊEFE vous réservent de NOMBREUX PRIX DE PRÉSENCE: * * GRAND PRIX: * * * une TOYOTA TERCEL 87 * * dune valeur de 10000$ * * 1 250 personnes recevront 4 laissez-passer pour assister au tournage.* Les règlements relatifs à ce concours sont disponibles à La Presse et à CKAC.* La valeur totale des prix offerts est de 14 220$.POUR PARTICIPER, REMPLISSEZ CE COUPON ET RETOURNEZ-LE À L'ADRESSE INDIQUÉE AVANT LE 13 MARS 1987.r i i i i i i * un voyage pour deux en Floride et 500 $ d'argent de poche * 1000 litres d'essence * un bon d'achat Métro de 500 $ * une voiture Le Baron 87 convertible pour une fin de semaine * 10 baladeurs * un abonnement d'un an à La Presse CONCOURS «JOURNÉE LANCE ET COMPTE» La Presse CP.5030, Suce.Place d'Armes Montréal (Québec) H2Y 3M1 Nom.Adresse-Ville___ ¦App.Code postal.Tél.Age.Je suis abonné(e) à La Presse ?J'achète La Presse en kiosque ?d'Elem Klimov, lui aussi censuré quelques années, qui a clos la manifestation.Platoon d'Oliver Stone ( prix de la mise en scène ), la vie au quotidien, avec son cortège d'horreurs, d'une jeune recrue du Vietnam à la fin des années 60, a reçu un accueil plus mitigé, s'il remporte actuellement un immense succès aux Etats-Unis.Mais il s'agit là néammoins d'une grande mise en scène, une des plus puissantes de la manifestation.Le Prix d'interprétation à une jeune Brésilienne.Ana fient ri/.Nogueira, récompense un premier film extrêmement intéres- sant de Sergio Toledo qui raconte comment une adolescente, élevée dans un orphelinat, est amenée à se masculiniser pour se faire une place dans la société.Le Prix d'interprétation masculine récompense un très grand acteur, l'Italien Gian Maria Volonté, qui interprète avec beaucoup de sobriété tin film fort médiocre L'affaire Moro.Un autre comédien exceptionnel aurait également pu recevoir cette récompense : William Hurt, dans Children of a lesser Cod.le beau mélo de l'Américaine Randa Haines, histoire d'amour eptre une sourde et un orthophoniste.Ce film a reçu un Ours d'Argent.vendredi à 18h00 CINÉMAS ClNEPLEX ODEON BERRl 5' Donii A SleCothenne ÎMÎMi UN HEUREUX EVENEMENT (G) 1:15 ¦ IIS - 5:15 \u2022 7:15 ¦ 9:15 ZONE ROUGE (C) 12:35 - 2:45 - 4:55 \u2022 LES FUGITIFS (G) 1:20 - 3:20 \u2022 5:20 \u2022 7:20 \u2022 920 HENRI (G) 1:30 - 3:30 - 5:30 \u2022 7:30 ¦ 9:30 m BACH ET BOTTINE (G) 1:00 - 3 00 - 5:00 - 7 00 ¦ BONAVENTURE Place Bonaveniure 8ôl 2725 ALAN OUATERMAIN ANO THE LOST CITY OF GOLD (G) 1:00 ¦ 3:00 ¦ 5 00 ¦ 7:00 ¦ 9.00_ DEATH BEFORE DISHONOR (14 ins) 1:15 - 3:15 - 5:15 \u2022 7:15 \u2022 9:15 BROSSARD Moil Chomcrtain 465-5906 UN HEUREUX EVENEMENT (G) 7-15 ¦ 9:15_ L AMIE MORTELLE (14 Inf) 7:20 ¦ 9 '0_ PLATOON (14 am) 7:00 - 9 30 CARREFOUR LAVAL 2330 Aul luu'ix¦'«)
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