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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
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  • Journaux
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1987-03-08, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MARS 1987 mma 1\t \t Trois occupants des aquariums québécois: au centre, un labre-arlequin.Les labridés sont considérés comme les plus beaux poissons des récifs coralliens.A gauche, une rascasse volante ou lion de mer, une des espèces les plus prisées auprès des aquariophiles équipés d'aquariums marins.A droite, deux poissons rouges, probablement les plus connus de nos poissons d'aquarium.La domestication de cette espèce d'eau douce remonte à plus de 2 000 ans.Trente-deux ans passés dans les aquariums Sa journée de travail finie, Wilfrid Prévost «plonge» dans son sous-sol et son hobby, l'aquariophilie PIIRRI CINCRAf Atous les jours, vers 14 h, lorsqu'il a termine sa journée de travail, Wilfrid Prévost disparait dans le silence de son sous-sol, à Saint-|ean.Et là, il referme la porte sur notre monde pour entrer dans son petit univers d'eau, de plantes et de poissons, une pièce qui ressemble à un laboratoire en désordre.Âgé de 52 ans, facteur de son métier, c'est ici que Wilfrid Prévost fait ses expériences.Il élève des poissons d'aquarium depuis 32 ans.C'est tout juste s'il n'a pas des nageoires.Deux fois par jour, il nourrit ses protégés qui nagent dans une centaine d'aquariums de toute grosseur.Parfois ce sont de véri- tables bouillons de culture où évoluent des espèces des marais d'Asie.d'Afrique ou d'Amérique du Sud.D'autres poissons, magnifiques, vivent aussi dans de minuscules aquariums, si petits et contenant si peu d'eau qu'on se demande où ils puisent leur oxygène pour respirer.Mais voilà, ils prennent leur bouffée d'air à la surface de l'eau.Mais le plus étonnant, c'est ce paquet de mousse humide qu'il extrait d'un sac de plastique.«Ce sont mes killi (killifish), ou plutôt mes oeufs de killi.Cette espèce ne vit pas longtemps en aquarium, explique-t-il.Dans leur milieu d'origine, un fois la ponte accompli, c'est le temps des sécheresses.Nous devons donc récupérer leur oeufs et leur faire subir le même sort ici.Selon les espèces, il faudra remiser les oeufs durant un, deux, six ou même plus longtemps avant de les remettre à l'eau.» Après avoir passé trois décennies à s'occuper de poissons d'aquarium, l'enthousiasme de M.Prévost est toujours aussi grand.«Pour l'amateur de poissons exotiques d'eau douce, le véritable défi est de reproduire avec le plus d'exactitude possible le milieu naturel où vit le pots-son, peu importe le continent d'où il vient.Et là quand vous avez réussi cela, l'autre défi, c'est d'amener vos poissons à frayer.» lusqu a maintenant 160 espèces se sont reproduites dans ses aquariums.Mais il parle avec un brin d'envie de lulien Dupont, un membre de la Société d'aqua-riophilie de Montréal qui, lui, a obtenu du succès avec plus de 200, ce qui en fait un des record-men en Amérique du Nord dans le domaine.Des poissons de fond Perfectionniste, M.Prévost, fabrique aujourd'hui la nourriture de ses poissons.Dans certains cas.ce sera la culture de vers microscopiques (d'une odeur repoussante) pour nourrir les nouveaux-nés ou encore l'élevage de larves de maringouins ou de mouches à fruit sans ailes, histoire d'être certains qu'elles seront bouffées.S'il ne participe presque plus aux competitions, parce que cela entraîne trop de dépenses, dit-il.il est fier de la trentaine de trophées qu'il a réussi à accumuler jusqu'à maintenant.«On juge un poisson comme dans une exposition de chiens ou de chats, explique-t-il.Dans certains cas, ce sera le montage d'un aquarium et l'aspect des poissons qui sera l'objet du concours.Aux États-Unis, les prix iront parfois à ceux qui auront une collection identique de cinq ou dix gup-pys.» Mais pas question de faire de l'argent en élevant des poissons, selon lui.Tout au plus peut-on couvrir ses frais en échangeant certains spécimens exceptionnels avec d'autres ou encore en les vendants à des pet shops.Aujourd'hui, M.Prévost entretient un peu plus de 100 espèces de poissons, surtout d'origine asiatique.Il a une préférence pour les poissons de fond, ceux qu'on ne voit pas dit-il.«On sait qu'il sont là, sous le sable, ou blottis derrière un bout de bois.Quand il sont habitués à vous, il sortent plus souvent de leur cachette.C'est ma récompense.» Son affection va pour pour un ancislrus.une sorte de poisson doté d'une gueule en suçoir, qu'il dorlotte depuis six ans et qui lui a valu deux trophées, ou encore ce plecostomus, une petite «horreur» originaire de la Bolivie.Wilfrid Prévost se souvient de ses débuts, de cette journée où, en plein hiver, il a hérité des 25 aquariums de son frère.«Nous avions dù transporter les poissons à l'extérieur par un froid glacial.Quand ils sont arrivés a la maison, j'ai cru bon rechauffer l'eau.Bien sur, ils sont tous morts à cause du changement brusque de température.» C'est à partir de ce moment qu'il décide de se documenter sur l'aquario-phitie.A t'heure aclueWe, \\\\ compte des correspondants à travers l'Amérique du Nord et il procède parfois à des échanges de poissons avec eux.« Élever des poissons d'eau douce, ce n'est pas très coûteux.Habituellement, c'est l'espace disponible à la maison qui représente l'obstacle le plus important.Parce qu'on oublie souvent une règle essentielle : il faut un gallon d'eau pour chaque pouce de poisson.Si vous avez un seul poisson de six pouces de long, ou six guppys d'un pouce, votre aquarium devra contenir au moins six gallons d'eau pour leur assurer une croissance normale.» Des poissons de tous les coins du monde Les amateurs d'aquariophllie sont choyés. Montréal seulement, ils peuvent disposer de 500 à 700 espèces de poissons pour loger dans leur aquarium.Et il ne s agit-la que des spécimens d'eau douce.Ce sont les scalaires (anges) et les guppy qui restent les plus populaires, surtout à cause de leur coloris mais aussi parce qu'elle se reproduisent facilement.Si la lignée des guppys est originaire d'Amérique du Sud et des Antilles, on en compte aujourd'hui plusieurs centaines de variétés sur le marché, tous des hybrides obtenus par des aquariophiles.D'ailleurs, 80 p.cent des poissons d'eau douce vendus pour l'aquariophilie sont originaires d'élevage, les principaux pays d'exportation étant Singapour, Hong Kong, le Japon, la Thaïlande et les États-Unis (Floride).En Floride, par exemple, dans la seule région de Tampa, Il existe plus de 125 fermes d'élevage de poissons d'aquarium et certaines d'entre-elles sont considérées de véritables industries.Certains pays exportent encore des espèces «sauvages» mais comme c'est le cas notamment en Amérique du Sud, les rivières exploitées sont soumises a un contrôle sévère Justement parce qu'elles ont été l'objet d'une pèche excessive.UN LOISIR EN EXPANSION L'aquariophilie est un loisir en plein expansion en Amérique du Nord.Dans la région de Montréal seulement, on compte au moins 275 animaleries ou on peut se procurer des poissons exotiques d'eau douce.Cette croissance rapide serait en grande partie attri-buable aux raffinements techniques qui permettent aujourd'hui de conserver les poissons plus facilement qu'auparavant.«Au Quebec, l'aquariophilie est surtout un hobby d'hiver, explique André Saint-Ours, le président de la société d'aquariophllie de Montreal (téléphone : 455-9438).Nous sortons moins souvent de la maison.C'est le temps propice pour s'occuper de nos poissons.Plusieurs amateurs ralentissent ou cessent leurs activités au début de l'été pour recommencer a l'automne.» La société permet à tes 150 membres qui se réunissent une fols par mois de participer a des expositions et surtout * profiter de lexpertlse du groupe.(Le président-fondateur de la société, Denis Croteau, a déjà gagné un prix International, en Allemagne, pour ses guppy.) La seule documentation offerte annuelle ment par l'organisme vaut largement les $15 de la cotisation annuelle, nous ont confié certains de ses membres.Des conseils pour votre aquarium?Evitez la surpopulation : mutile d'acheter des substances pour éliminer le chlore car ce gaz s'évapore en 24 heures ; les ensembles d'analyse de l'eau sont nécessaires pour la reproduction seulement ; les aquariophiles n'aiment habituellement pas les gros poissons car Ils sont difficiles a échanger quand on veut s'en défaire.SI votre eau est propre, si vos poissons sont actifs, s ils se nourrissent, c'est le stone que tout va Men.On pourra aussi se procurer (ou consulter en bibliothèque) le récent bouquin les poissons d'aquarium publié chez Flammarion (216 pages, nombreuses illustrations, $49,50).L'aquarium d'eau salée: des problèmes, mais les poissons sont tellement beaux PHOTOS PIERRE CÔTÉ, IA PRESSE Wilfrid Prévost et son plecostomus préféré.En bas, Pierre Vinciarelli, une sommité en aquariophilie d'eau salée.\"1 M Il y a une vingtaine d'années, Pierre Vinciarelli, un technicien en électronique, est appelé à faire une réparation chez un ami qui possède un immense aquarium d'eau salée où vivent de magnifiques poissons.C'est le coup de foudre.Aujourd'hui, si vous passez chez Atlas Aquarium, au coin de Saint-Laurent et Saint-Zotique, vous serez sûrement impressionné vous aussi.Les centaines de poissons des mers du Sud, des hippocampes, des anémones et même des coraux bien vivants vous en mettront plein la vue.Après avoir tenu commerce à Longueuil durant des années, Pierre Vinciarelli vient d'aménager à Montréal.Les aquariophiles vous le diront : non seulement est-il considéré comme une sommité dans le domaine de l'aquariophilie d'eau salée, mais il est probablement le plus important détaillant et grossiste au Canada en poissons marins d'aquarium.Il est aussi le fournisseur de l'Aquarium de Montréal.« Il y a une vingtaine d'années, il était presque impossible d'élever des poissons d'eau salée.La corrosion des montures de métal des aquariums par le sel provoquait l'empoisonnement des poissons.Il fallait trouver une solution.Il était aussi nécessaire d'avoir un gros aquarium pour éviter les variations de tempéra-turc et maintenir un haut niveau d'oxygène.C'est Pierre Vinciarelli qui résout le problème: sceller les parois de l'aquarium avec une colle à base de silicone excessivement forte.» En fait, le Québec serait un des premiers endroits en Amérique du Nord où est conçu ce type d'aquarium -\\- aujourd'hui universellement répandus.Mais pourquoi des poissons marins?«Parce qu'ils sont ex-ceptionellemcnts beaux, répond-il spontanément.Leurs coloris sont beaucoup plus éclatants que les espèces d'eau douce.» Mais posséder des poissons d'eau salée est plus coûteux qu'élever des poissons d'eau douce.Un aquarium marin entièrement équipé coûte un minimum de $1000.Quant aux poissons, leur prix varie de $7 à $400 pièce.«Le système de filtration doit faire circuler toute l'eau de l'aquarium au moins 10 fois â l'heure.Pour les poissons d'eau douce, une seule fois suffit.L'eau salée «artificielle» exige aussi un dosage très précis de 70 sels minéraux différents.On doit tenir compte de la salinité de la mer d'où vient le poisson.Par exemple, l'Atlantique est plus salé que le Pacifique.La longévité des espèces d'eau salée est plus courte en aquarium et il est hors de question de penser à la reproduction.» Mais pour Pierre Vincialerri, ces inconvénients sont largement compensés par le plaisir d'observer ces magnifiques créatures.Une vogue Selon le propriétaire d'Atlas Aquarium et de la Société d'aquariophilie, il y a actuellement une vogue a Montréal pour les poissons marins.Un millier d'aquariophiles seraient actuellement spécialisés «dans l'eau salée» dans la région.Mais ce n'est pas que vente de poissons qui fait vivre Atlas.L'entreprise fabrique aussi des «meubles-aquariums» qui repré- 1 sentent une grande partie de son chiffre d'affaires.Les restaurants, discothèques, bureaux d'affaires, les hôtels se montrent de plus en plus intéressés à ces aquariums.Même une chaine de fast-food tente actuellement une expérience en ce sens.Altas Aquarium peut importer environ 600 espèces de poissons de pays aussi lointain que l'Australie, Hawai, l'Indonésie ou le Mi ri Lanka.«Tous ces poissons sont transportés à nos risques, confie Pierre Vinciarelli.|e me souviens d'un hiver où nos poissons avaient été oubliés quelques heures à l'extérieur de l'avion.Ce sont finalement de petits blocs de glace que nous avons reçus au magasin.» Peu importe d'où il viennent, chaque poisson est habituellement transporté dans un sac individuel.Si l'avion est en retard sur son horaire, le poisson pourra manquer d'oxygène et mourir.Voilà qui ajoute aux coûts des poissons d'eau salée.Par exemple, un ange-empereur, un magnifique poisson bleu rayé de jaune, coûte à lui seul plus de $200 pour son transport.Et son baptême de l'air peut-être fatal si le voyage ne se déroule pas comme prévu.Une fois arrives sur Saint-Laurent, les poissons seront l'objet d'un période d'observation d'une quinzaine de jours dans un aquarium spécial pour détecter l'apparition de maladies et pour habituer l'animal à l'eau artificielle.Les poissons les plus populaires?La racasse volante ou lion de mer, les anges, les poissons-papillon (butterflyfish).les hippocampes.La longévité du «cheval de mer» ne dépasse pas cependant les 18 mois en aquarium. 82 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 MARS 1987 Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landrv president éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Cravel directeur de lïnformation Jean-Guy Oubuc éditorialiste en chef Éditorial Voilà pourquoi on se tue en ski Savez-vous pourquoi, au Québec, on laisse des skieurs dévaler les pentes à 80 km/h en toute liberté?Pourquoi on permet l'anarchie à des foules de 5000 personnes sans les obliger à aucune règle?Pourquoi on accepte les bousculades, les blessures, les bêtises de toutes sortes?Pour une raison fort simple: parce que depuis trois ans, l'Association des propriétaires des centres de ski du Québec a demandé des conseils en sécurité au gouvernement et que celui-ci n'a pas encore répondu.Seuls, laissés à eux-mêmes, face au problème quotidien, les propriétaires ne savent rien faire.Cette impuissance, avouée cette semaine a Cowansville, ferait rire si elle n'était pas responsable de tant de malheurs.Il a fallu, dit-on, que deux jeunes se tuent sur les pentes du mont Sutton pour que le gouvernement décide de faire enquête.Les propriétaires «ont besoin de conseils du gouvernement» pour se décider à mettre un peu de raison dans un problème qu'ils laissent pourrir dangereusement chaque jour où ils ouvrent leurs pentes a la population.D'accord, on ne compte pas des morts chaque jour.Mais des blessés, oui.C'est évident: chez nous, on laisse les skieurs faire n'importe quoi.Cent fois dans la journée, on en voit descendre les pentes en schuss (ou downhill, comme on dit ici) sans que personne ne les empêche.Parce que tout est laisse au hasard : l'entretien, la sécurité, la restauration, l'approche des monte-pentes, etc.Il s'agit de faire le plus d'argent possible avec le moins de dépenses possible.Ce qui signifie qu'on laisse s'opposer les forces en place; la victoire au plus habile On attend des conseils, disent les propriétaires.S'ils sortaient du Québec, ils verraient ailleurs des moeurs un peu plus civilisées dans les centres de ski.Demeurons au Canada et pensons a Wistler, en Colombie-Britannique, où l'on trouve des montagnes magnifiques et des foules de skieurs.Partout, on lit des invitations à la prudence, des defenses claires et nettes, des patrouilleurs qui ont la permission de retirer leurs billets a ceux qui vont trop vite et ne respectent pas les autres.Mais aussi, des restaurants avec une nourriture saine, bien préparée et bien présentée.Et, au bas des remonte-pentes, des corridors bien structurés qui empêchent les bousculades et les gamineries qui servent aux plus effrontés sans que personne ne puisse rien y faire.Cela, c'est chez nous, au Canada ; mais les propriétaires du Québec ne sont pas au courant.Eux, ils laissent faire n'importe quoi en attendant que le gouvernement leur - donne des conseils - ou les oblige a respecter leur clientele.Pourquoi, ailleurs, a-t-on ce respect spontanément?Pourquoi faut-il aller ailleurs pour faire du ski avec un minimum de civilité?Ce n'est pas une question de prix: les tarifs des Lau-rentides sont assez élevés pour décourager une famille de classe moyenne à faire du sport.Les tarifs de l'Ouest sont très légèrement supérieurs tout en offrant énormément davantage.Est-ce normal?Sûrement pas.Mais les Québécois semblent habitues a baisser la tète, se faire bousculer, attendre au bas des pentes, risquer de se faire tuer en descendant, se rechauffer sur un banc avec un hot-dog, payer un prix exhorbitant et dire merci a la fin de la journée comme si tout cela était acceptable.Pauvres de nous Jean-Guy OUBUC Choses d'aujourd'hui Le nouveau vocabulaire JEAN TAILLEFER C'est Boi-leau qui a \\ \"mm£'JM dit: «|e ne puis rien nommer si ce n'est par son nom.l'appelle un chat un chat et Rolet un fripon.» Si l'auteur des Satires se retrouvait aujourd'hui parmi certains de nos «intellectuels» \u2014 technocrates, universitaires, syndicalistes, voire, certains journalistes \u2014.il se sentirait bien seul.Car, de nos jours, il faut, pour être à la mode, éviter d'appeler les choses par leur nom.Un pauvre n'est plus un pauvre, c'est un «économiquement faible»; un vieux n'est plus un vieux ni un vieillard, c'est un «aine», un membre du «troisième âge», un représentant de «l'âge d'or»; un pays n'est plus sous-développé, il est «en voie de développement».Il n'y a plus de malades, plus d'assistés sociaux, plus de chômeurs, seulement des «bénéficiaires».Et ces «bénéficiaires» qui requièrent des soins n'habitent plus des hôpitaux, des hospices, des asiles comme autrefois; on les trouve dans des -«centres hospitaliers», des «centres d'accueil».Même les hôpitaux généraux ont disparu; on en a fait des Cl ICI) (centres hospitaliers de courte durée).Les hôpitaux pour malades chroniques ont disparu également ; on en a fait des CHSP (centres hospitaliers de soins prolongés).Mieux encore: il n'y a plus d'aveugles, plus de sourds, plus de malades mentaux.Les aveugles sont maintenant des «personnes handicapées visuellement» (même l'expression « handicapé visuel » est ban- nie); les sourds sont devenus des «malentendants)1 et les malades mentaux, des «déficients intellectuels» ou des «psychiatrisés».Il n'y a plus ni prisons ni pénitenciers, seulement des «centres de formation» ou «centres de detention ».dont la sécurité peut être soit minimaie, soit maximaie.Mais comme on purle de plus en plus de «déjudiciarisation».«désinstitutionnalisation » \u2014 qui n'a rien à voir avec la «dc-médicalisation», autre expression chère à nos technocrates et consorts.Que penser de ce nouveau vocabulaire prétentieux, souvent euphémique, qui ferait sûrement dresser les cheveux sur la tète de ce cher Boilcnu?l'ose y aller d'une suggestion de même style.D'abord, tenir un mini-sommet ou une mini-conférence.Les intervenants au dossier, y compris les intervenants en santé mentale (y en a-t-il qui ne sont pas en santé mentale?) pourraient venir cibler les problèmes, focusscr Sur les plus importants et les expliciter à la lumière de leur vécu quotidien.On acccssibiliscrait ensuite les mots priorisés par la table de concertation et on assurerait le suivi tant au niveau des différents bénéficiaires qu'au niveau de la relation intergénéra-tionnelle dans tous les tissus de la société.Si vous n'avez pas très bien saisi, je crois savoir pourquoi: j ai omis le double genre grammatical, autre caractéristique essentielle du nouveau français québécois.Chers-es amis-es, lecteurs et lectrices, je m'en excuse.Soyez assurés-es que c'était par inadvertance et que, dans mon esprit, tous les inter-venants-es au dossier seraient également entendu-cs et écou-tés-es.La semaine.Tristement plus vrai que le cinéma ! On se serait cru au cinéma.Mais c'était bien les nouvelles télévisées.Les images défilant sur l'écran ne montraient pas les faux voyageurs du Posséidon ni du 747 en péril simulant la terreur au moment de sombrer au fond de l'océan en attendant des secours qui, évidemment, arriveront a point nommé pour que le film se termine par un happy end.Non, cette fois, vendredi soir, c'était bien la triste réalité.Des centaines de passagers du paquebot assurant la liaison entre Douvres et Zeebrugge vivaient vrai- ment sous nos yeux l'horreur d'une catastrophe qu'on ne croyait plus possible.Habitués que nous sommes aux prouesses techniques les plus extraordinaires et convaincus qu'on saurait bien aller secourir des astronautes en panne sur la lune, on a du mal à admettre qu'à quelques encablures de la terre ferme, par une mer calme, ce robuste navire se transformera en cercueil d'acier pour le plus grand nombre de ses prisonniers.Témoins impuissants des efforts un peu dérisoires de quelques audacieux pilotes d'hélicoptères et des plongeurs courageux, on a soudainement I impression d'être reportés à l'époque du naufrage du Titanic.Et on se demande si, au siècle où on discute interminablement de la guerre des étoiles, on est beaucoup plus avancés qu'hier au chapitre des opérations de secours en cas de catastrophe.Entre le mea culpa et la guerre des étoiles ¦ lit m ne semaine pour le président Reagan, pour les États-Unis et .peut-être pour l'humanité.Le chef de la Maison-Blanche a finalement compris que le moment était venu de battre publiquement sa coulpc pour son rôle actif ou, à tout le moins pour sa négligence, dans le gâchis de l'Iran-gate.Bien lui en prit puisque dès le lendemain de son intervention télévisée dans laquelle il faisait son mea culpa, les sondages indiquaient une légère remontée de sa popularité.Saura-t-on jamais si l'électorat lui a vraiment pardonné sa bévue ou si l'opinion publique américaine a surtout voulu profiler de l'occasion pour tenter de sauver ce qui reste de prestige à la présidence.Il était temps! Déjà, les stratèges soviétiques, sans doute désireux de profiter du désarroi de la nation américaine, avaient entrepris de se donner le beau rôle sur la scène internationale en faisant une ouverture majeure sur le plan du désarmement nucléaire.Trop heureux de pouvoir enfin reprendre un dialogue avorté à Reykjavik et dissiper un peu cette morosité qui s'était emparé des Américains traumatisés par l'affaire iranienne, la Maison-Blanche n'a pas tardé à réagir positivement et donner un nouvel clan aux négociations de Genève.Finalement tout le monde y trouve son compte.M.Reagan obtient un sursis de popularité pour achever son second mandat, les Américains ont le sentiment qu'encore une fois leurs institutions politiques peuvent survivre aux pires crises et toute l'humanité respire un peu mieux en se disant qu'à défaut de s'arrêter, la course à l'holocauste nucléaire va au moins ralentir.Des ventes frelatées pour la vache à lait La SAQ n'en revient pas.Elle a du mal à admettre les conclusions de ses propres rapports : ses objectifs de vente ne seront pas atteints pour les neufs premiers mois de son actuelle année financière.Un porte-parole de ce monopole d'État qui, en raison de sa traditionnelle rentabilité vient encore bien loin dans l'ordre des sociétés à privatiser, s'est fait le porte-parole de l'étonne-menl général.Comment expliquer ce ralentissement des ventes?«Si on le savait, on aurait essayé de régler le problème.».Et d'évoquer les campagnes publicitaires con- tre l'alcool au volant, les goûts des consommateurs pour les vins les moins chers tout en admettant que, peut-être, sans doute, éventuellement, il faudrait chercher l'explication dans l'écart du prix des vins entre l'Ontario et le Québec ! Il n'y a pourtant pas là de mystère insondable.C'est le contraire de la situation actuelle qui aurait été étonnant.N'importe quel consommateur moyen pourrait dire aux savants analystes de la SAQ, et au ministre de Finances qui impose des taxes astronomiques sur les vins et les alcools, que la diminution des ventes de la SAQ obéit simplement à une loi de base du marché : quand un produit devient trop cher, on cesse de l'acheter ou on s'en procure en plus petite quantité.À moins de pouvoir aller faire ses emplettes chez le voisin qui, étrangement, parvient à vendre le même produit à un prix largement inférieur.Mais depuis quand une société commerciale monopolistique appartenant à l'État doit-elle se préoccuper des lois du marché ?Quand le rendement de la vache à lait -ou à alcool- commence à diminuer.Le soi-disant déclin de l'empire américain ¦ Il faudra attendre encore plusieurs semaines pour savoir si le film de Denis Arcand, Le déclin de l'empire américain, méritera un Oscar lors de la prochaine distribution des prix à Hollywood.Mais déjà ce long métrage québécois a une double raison de passer à l'histoire : sa « nomination » officielle comme finaliste dans la catégorie des meilleures productions étrangères et .sa courte existence, dans sa version originale, sur les écrans américains.On a en effet annoncé vendredi que Paramount va se lancer bientôt dans la production d'une nouvelle version du Déclin.Habituellement, faut-il le préciser, il s'écoule plusieurs décennies entre l'apparition d'un long métrage et son remake destiné à rajeunir au goût du jour un succès populaire ancien, comme ce fut le cas il y a quelques années pour Gone with the wind.Cette fois la situation se présente bien différemment.Il s'agit d'un film récent, qui n'a pas encore vieilli et dont tous les artisans sont encore vivants.Mais qui comporte un défaut majeur aux yeux des géants de l'industrie américaine du cinéma : ce n'est pas une production made in USA et, de ce fait, elle ne saurait y connaître le succès que lui prédisent les critiques de plusieurs pays.Qu'à cela ne tienne : on en fera donc un authentique film américain.Avec un nouveau scénario, d'autres comédiens et évidemment des décors différents ! Espérons qu'on lui conservera au moins son titre.Histoire d'illustrer cette difficulté d'accepter et de respecter telles qu'elles sont les oeuvres étrangères.Est-ce là le signe le plus évident du véritable déclin de l'empire américain ?Ou la preuve du contraire ?.avenir.¦ Suite, et peut-être fin, de la lamentable grève de la faim des réfugiés chiliens, victimes d'un brusque et imprévisible changement de politique du gouvernement canadien à l'endroit des demandeurs d'asile.¦ Premières discussions fédérales-provinciales, mercredi, sur les actuelles négociations entra la Canada et les États-Unis sur le libre échange.¦ En fin de semaine prochaine, congrès national du NPO à Montréal.Ce sera l'occasion pour les troupes da M.Broad bent de tenter de tirer profit de la nouvelle popularité de ton parti au Québec. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MARS 1987 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITE La personnalité de la semaine SEMAINE DU 8 MARS 1987 Le Conseil des arts de la CLM lui octroie son Grand Prix CUVPIH Depuis le lancement du programme de la Personnalité de la semaine de LA PRESSE, à l'automne de 1984, les occasions d'honorer une personnalité québécoise pour une deuxième fois ont été plutôt rares pour le jury de La Presse.De fait, cet honneur s'était jusqu'à ce moment limité à deux piliers de la politique, René Lévesque et lean Drapeau.Un troisième nom s'ajoute à cette liste cette semaine, celui du talentueux pianiste Louis Lortie.Proclamé Personnalité de la semaine par le jury qui désire saluer à son tour le lauréat du Grand Prix du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, Lortie en est en effet à son deuxième honneur du genre puisqu'il avait déjà été choisi en août 1985.à la suite de son succès retentissant au Festival de Lanaudière.Le Grand Prix du Conseil des arts de la CUM n'est évidemment pas le premier honneur à lui échoir.Il avait Rapide en effet à peine 13 coup d'oeil ans lorsque, en sur sa 1972.il mérita le carrière premier prix de l'Orchestre sym-phonique de Montréal, suivi trois ans plus tard, du premier prix du Concours national de Radio-Canada.Il reçut son premier prix d'envergure internationale en septembre 1984.au Conservatoire Monteverdi de Bolzano, en Italie, en méritant, à l'unanimité du jury, le premier prix du Concours international Ferrucio Bu-soni.Mais comme il a manifesté son intention de ne jamais plus se présenter à un concours depuis sa mésaventure de Leeds (où il fut choisi quatrième alors que tous les observateurs le voyaient premier ou deuxième), ses chances de mériter des prix seront dorénavant nulles.Ses nombreuses tournées l'ont conduit aux quatre coins de l'Amérique du Nord et aussi loin qu'en République populaire de Chine, où il fut d'ailleurs réinvité au printemps de 1983, après le succès qu'il y avait connu avec l'Orchestre symphonique de Toronto trois ans plus tôt.Et partout où il passe, il sème l'unanimité chez la critique éblouie par son talent et ses interprétations.Utilisé pour qualifier une performance du pianiste montréalais, le mot « triomphe » n'est jamais trop fort, même dans la bouche des plus exigeants.Le Grand Prix du Conseil des arts de la CUM est un prix prestigieux et rémunérateur puisqu'il est acecompagné d'une bourse de $15 000.Lortie l'a arraché aux autres finalistes, la Société de musique contemporaine du Québec, qui célèbre son 20e anniversaire de fondation, et les danseurs Anik Bissonnette et Louis Robitaille.de la troupe d'Eddy Toussaint.Pour nous parler de Louis Lortie, La Presse a rejoint son professeur à Montréal.Marc Durand, de la Faculté Marc Durand de musique de nous parle l'Université de de son Montréal.M.Du-élève rand rappelle qu'au moment où il est devenu professeur de Lortie en 1981, ce dernier traversait une période difficile.« Lorsque je l'ai pris en main, il se cherchait un petit peu.Il avait passé de courts moments avec Dieter Weber, à Vienne, mais ce dernier était mort subi- \t\t \tLOUIS LORTIE\t tement.Puis il s'était retrouve avec Menahem Pressler, en Indiana, et là, cela n'avait pas fonctionné tellement bien.Il n'avait donc pas eu de professeur depuis un grand bout de temps, deux ans je crois », dit M.Durand.Ce dernier explique qu'il a d'abord aidé Lortie à mettre un peu d'ordre dans ses affaires personnelles, surtout celles qu'il jugeait importantes pour son cheminement professionnel.« Pour moi, la priorité ne s'est pas située au niveau du piano ou de la musique, il fallait plutôt l'aider à réintégrer le monde de son âge, et à se « reconnecter » avec la réalité.» Une fois cette étape franchie, M.Durand pouvait s'attaquer à l'aspect musical.« Il était à un niveau avancé car Les ensei- il a toujours eu un gnements du talent très naturel, professeur II a beaucoup de fa-Durand cilité.Il avait déjà une bonne technique de doigts ; moi j'ai développé sa technique de bras, utile pour les octaves par exemple, il était déjà bon pour interpréter du Beethoven et du Mozart, alors je lui ai donné une technique pour qu'il soit plus à l'aise dans les romantiques et les modernes, la musique russe entre autres.« Ensuite, cela, j'ai travaillé beaucoup au niveau de son concept de son pour ajuster ses oreilles afin qu'il puisse bien s'écouter.Enfin, au niveau plus intellectuel de l'affaire, je lui ai montré comment structurer ses oeuvres.|c l'ai beaucoup aidé à ce niveau-là », a dit M.Durand.Visiblement heureux de la tournure des événements pour son « élève », M.Durand estime que la prochaine A la étape majeure dans conquête la carrière de Louis du marché Lortie consistera à américain s'implanter solidement aux États-Unis, aussi solidement en tous les cas qu'en Italie et en Angleterre, par exemple.Louis Lortie sera à New York bientôt.C'est déjà un début.Mais M.Durand estime que son agent américain devrait faire encore plus pour le faire connaître davantage non seulement à New York, mais aussi sur la Côte du Pacifique.Parallèlement à cette poussée aux États-Unis, Louis Lortie doit poursuivre son « offensive » européenne, notamment en France.Mais il faut savoir être patient.« Une carrière internationale, c'est gros et long à monter, et une fois l'objectif atteint, c'est difficile de la maintenir », dit M.Durand à cet effet.Tout en reconnaissant que les oeuvres de Franz Liszt lui vont tout particulièrement bien, M.Durand estime que Louis Lortie considère généralement comme favori du moment l'auteur dont il travaille plus particulièrement les oeuvres.« Comme actuellement, dit-il.il travaille l'intégrale Ravel (qu'il doit enregistrer en entier à la salle Claude Champagne pour la radio de Radio-Canada), son favori, c'est Ravel.» M.Durand estime que de toute manière, Lortie n'a guère le choix ; il lui faut pouvoir interpréter tous les compositeurs en demande dans les concerts.M.Durand ne doute ni de la force morale, ni de la capacité physique de Lortie de réussir, parce qu'il est bien Force morale appuyé dans les et capacité différentes sphères physique de de sa carrière.Lortie « C'est un peu comme n'importe quel athlète, ça prend du monde en qui il a confiance pour l'aider ».dit-il.Louis Lortie est-il facile à diriger ?M.Durand éclate de rire.Puis il dit: « Ça dépend des périodes.Des fois c'est très simple, des fois c'est moins simple.Mais nous entretenons finalement de bons contacts, de sorte qu'on finit toujours par se comprendre.» Et comment supporte-t-il son rôle de vedette ?« Louis a toujours été exceptionnel depuis qu'il est jeune.Dans un sens, il est habitué un peu de se faire mettre a part, mais dans un autre sens, la situation met beaucoup de pression sur ses épaules.Des fois, il a plus de difficulté que d'autres à supporter cette pression-là », conclut Marc Durand.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie.Vexcellence naît de Veffort.ALCAN Awc Oorcraque Lajeuoesse ai rwrnwno nHVoV, du kmdt au vendredi.j Paul Desmarais Président du Conseil d'administration Roger D.Landry Président et éditeur Michel Roy Éditeur adjoint Antoine DesRoches Adjoint au président et directeur des relations publiques Daniel Rochon Vice-président (Finances et Administration) Mario Savard Vice-président (Marketing) Jean Sisto Vice-présidjnt (Directeur général des publications ITC) Andre Souchon Vice-président (Personnel et relations de mirait) INFORMATION: Claude Gravel Directeur Claudette Tougas Directrice adjointe (Cahiers tfiématiques et cahiers spéciaux.Vivre aujourd'hui et Documentaires, Arts et Spectacles) Adjoints Paul Longpre (cahier PLUS, nouvelles internationales et correspondants à l'étranger) Louis Falardeau (politique et économie) ÉDITORIAL Jean-Guy Dubuc Éditorialiste en chef Marcel Adam Éditorialiste entérite Jean Taillefer Responsable de la Tribune libre Gilbert La voie (informations métropolitaines) Pierre Gobeil (sports) ; Pierre-Paul Gagne (chef de pupitre, jour) Éditorialistes: Guy Cormier Frederic Wagniere Pierre Vennat Yves Belief leur (chef de pupitre, soir) Pierre Loignon (chef de pupitre, soir) Michel Filion (administration) Annonces classées INDEX DES RUBRIQUES LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 MARS 1987 100 IMMOBILIER RESIDENTIEL Achat \u2022 vente - échange Visites libres.100 Ile de Montreal.101 Laval, rive nord.103 Rive sud.105 Banlieue ouest.107 Banlieue est.109 Propriétés demandées.111 Condominiums, copropriétés 113 Laurentides.115 Cantons de l'Est.117 Extérieur de Montreal.119 Fermettes.120 Etats-Unis - Hors frontières.121 Maisons de campagne.122 Maisons mobiles.123 Chalets.125 Terrains.127 Prêts hypothécaires.128 Transactions immobilières diverses.129 Gestion immobilière.130 Location Centre-ville.131 Ile de Montreal.133 Banlieue ouest.137 Banlieue est.138 Laurentides.140 Laval, rive nord.141 Cantons de lest.142 Rive sud.143 Extérieur de Montréal.145 Etats-Unis - Hors frontières.147 On demande a louer.148 On demande à partager.149 Condominiums.150 Chambres, pensions.151 Maisons de repos.centres d accueil.152 Chalets.153 Garages.154 Transactions immobilières diverses.155 Sous location.156 Agence de location.157 INVESTISSEMENT COMMERCIAL INDUSTRIEL Achat \u2022 Vente - Echange Propriétés à revenus.160 Propriétés à revenus demandées.161 Propriétés commerciales.industrielles.162 Copropriétés.164 Fermes, terres.168 Commerces.170 Commerces demandés.171 Espaces commerciaux industriels.172 Gestion immobilière.175 Location Espaces commerciaux.industriels à louer.180 Commerces a louer.182 Entrepots a louer.184 Entreposage.185 Bureaux à louer.186 Magasins à louer.188 Terrains à louer.189 On demande à louer.190 Location a temps partages.191 A louer, divers.192 MARCHANDISES ET SERVICES Marchandises Mobiliers, articles de ménage.202 Marché aux puces.203 Appareils électroménagers.204 Encans.205 Vente de garage.206 Vente de charité.207 Audio-visuel, téléviseurs, stéréos, radios, videos, photo.208 Imprimerie.209 Instruments de musique.210 Machines à coudre.211 Machinerie, outils.212 Effets de bureaux, magasins restaurants.213 Vêtements.214 Fourrure.216 Le coin de I ordinateur.217 Piscines, équipement.accessoires, entretien.218 Equipement à neige.219 Bois de foyer.220 Pépinières.221 Animaux.222' Matériaux de construction.223 Collections, monnaie, timbres.224 Antiquités, oeuvres d'art, Artisanat.225 Marchandises diverses.226 Perdu, trouvé.227 On demande à acheter.228 Péle-méle.240 Services Entretien de la maison.251 Maitres électriciens.253 Entrepreneurs.255 Planchera.257 Portes et fenêtres.259 Peinture.261 Lavage murs et plafonds.262 Rembourrage.264 Paysagistes.265 Garderie.266 Traiteur.268 Transport, déménagement.270 Professionnels.272 Santé, esthétique.274 Rédaction, traduction.276 Services divers.280 Cabanes à sucre.285 300 OFFRES D'EMPLOIS Postes cadres et professionnels.304 Santé, services commun »\"'aires.306 Education.307 Bureaux.310 Informatique.313 Assurance.316 Vente, commerce.319 Clubs, restaurants.hôtellerie.322 Alimentation.323 Technique, métiers.325 Coiffure, esthétique.327 Industrie du vêtement.328 Industriel, manufacturier.329 Entretien, sécurité.331 Services domestiques.334 Musiciens, artistes.337 Mannequins, modèles.339 Emplois divers.340 Emplois à l'étranger.341 Emplois divers à temps partiel.342 Emplois demandés.343 Préparation de curriculum vitae.346 Méthodes de recherche d'emplois.348 COURS Education, instruction.350 400 SERVICES PERSONNELS Compagnes, compagnons .403 Agences de rencontres.404 Clubs de rencontres.405 Astrologie, cartomancie.410 Activités sociales.420 Studios de massage.432 Autres.440 500 TRANSPORT ET VÉHICULES _AUTOMOBILES TRANSPORT Tracteurs et machinerie agricole.501 Machinerie lourde.506 Remorques.510 Camions (achat, vente.location).:.511 Autres véhicules.521 VEHICULES AUTOMOBILES Achat - Vente - Location Autos à vendre.550 Consignataires d'automobiles.551 Autos antiques.555 Achat, vente, location, échange.575 Entretien et réparations.580 Pièces et accessoires.585 Ferraille.590 600 PLEIN AIR ET VÉHICULES _RÉCRÉATIFS PLEIN AIR Articles de sport.606 Articles de camping.608 Equipements de sports d'hiver.610 Bicyclettes.611 Chasse.612 Pêche.615 Ski.618 Camping.624 Golf.627 SECTION ECONOMIE 700 PROPOSITIONS _D'AFFAIRES Hypothèques.705 Occasions d'affaires.710 Associés demandés.712 Franchises.714 Services financiers.715 Services spécialisés.717 Activités sportives.630 Villégiature, voyages.633 Camp de vacances.635 VÉHICULES RÉCRÉATIFS Motocyclettes.655 Bateaux-moteur.yachts, voiliers.658 Planches à voiles.659 Motoneiges.661 Véhicules tout terrain.664 Roulottes, tentes-roulottes et motorisés.667 Avions.670 800_AVIS Avis légaux.801 Appels d'offres.802 Avis divers.805 Communiqués.810 900 DÉCÈS, PRIÈRES REMERCIEMENTS Remerciements, prières.995 Décès.997 Argent demandé.718 Expertises immobilières.720 Tenue de livres, declarations d'impôt.725 Informatique, bureautique .726 Assurances.728 Equipement spécialisé.730 L'immobilier.735 Entreprises diverses.740 Propriétés de prestige.750 IMMOBILIER 100 visites 4 A4 ile de A A4 libres IVI montréal IVI Ile oe montréal A STE-DOtC dlmoncftt de 3h a Ml 75*9 du Pluvitr, Cficmplieurv, ceflooe J chombret.169,500.use illryd 642-0101.ft MAX 3000 INC CRTR a viMONT, cottoge 1984 8 pieces, 'over, oortjoe, 663-8047.Dimoncne le I mors de 13h30 o 16h30 A RENOVER, beou grand cottage, : LASALLE, rxou cottooe semWet, terrain 75' focode, 7690 Gouln est, 3 enombret, équipe, oorooe, pas totoi 9777 pl.co.grin 69,500».1 d'ooent.gjjgj AHUNT5IC QUADRUPLEX 1x4'; OveC foyer, ?«3 -, 1*7 'over oorooe double.Luxueux- , 53J9.0O0.381-3191 MONTREAL-NORD, duple¦ atto-che 2X5' t 1X2' i, oorooe, près de tout.pos d'ope ni, 1164.000.323-3525 AHUtmiC visite Here dimonche de 14ei o 160 ou 10540 Socivlile entre Poplntou et st-MIchel par Henri-Bourosso.cottage rénove \u2022 pieces, très propre.Lise Seguin «;:.?«'.Imm B Aller en crtr OUVERT AUX VISITEURS, 17 et 19 i'-joseph ouest, près St-Lou-rent dimonche, de 13h a !6ti.Duplex, grands 2x5' i.Prix redurt pour vente rapide.Bot libre immédiatement, ideol pour professionnels.7 3 3-5 1 29 ou 377-4639.P.at.Din»onche entre 2h el 4h, bungalow brique, sous-sol fini, 2 c nombres o couener.soiie o monger, plonoec de cnéne, tort 5 ans.avec bochelor meuble.135 Se Avenue, impeccobie! 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