La presse, 15 octobre 1987, Cahier A
[" 1 Aulourahul: Ensoleille passage nuageux Mmimu i 2\" Maximum 16° Demali: Nuageux DETAIL! PACE A2 La Pre LE PLUS GRAND QUOTIDIFN FRANÇAIS D'AMERIQUE OPALE LE VIN BLANC LÉGER I \u2022 MONTRÉAL, JEUD115 OCTOBRE 1987\t103* ANNÉE N° 350\t90 PAGES, 8 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents (¦ Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine: 90 cents 3\t5e H WÊ\t\t\t\t ujourd'hui A3 CAROL CLÉMAUD L congédiement de Carol Glémaud p iur avoir exigé qu'une note de s rvice soit rédigée en français sus-c te une foule de commentaires.A5 LA MODE L i mini-jupe règne désormais à Pa-rs, et toutes les collections de printemps présentées aux Tuileries sont axées sur le «court».Bl NOUVEAU-BRUNSWICK Le premier ministre élu Frank McKenna estime que son écrasante victoire l'habiliterait à se prononcer contre l'accord du lac Meech.El LA BOURSE L'indice Dow Jones s'effondre de 95 points, établissant un deuxième record de baisse quotidienne en une semaine, plus sérieux celui-là.S3 LES CARDS CHAMPIONS Les Cardinals de St.Louis blanchissent les Giants de San Francisco et seront opposés aux Twins du Minnesota lors de la Série mondiale.Sommaire Annonces classées.ES, E15, E16, > F1ÉF8 Arts et spectacles ¦ormatk) n s.cahier C es PS 02 Economie.I1*E14 cOyvOffaw«¦ «»«»» 02 observateur?.E15 .F2 «,.iun«u.G1.G3 à G5 \u2022Mot mystère».F6 Télôvtston.C1» C2 Vivre aujourd nul Décoration.D1 à D3 OÏDSW)RTS S.14 ,Ti wi iut9y .\u2022¦\u2022.*.*.¦ 5 Ltflpotftte.».6 Wily dOM^yûu m?mew 9 Chr if*/ if SA-ir f&S eNcoçe SiR !, L'entente de libre-échange n'a pas profité au PC Selon la maison Gallup, le PLC et le NPD sont ex aequo à 38 % et les conservateurs chutent à 23 % du bureau de La Presse OTTAWA Malgré l'entente historique signée par le gouvernement Mulroney avec les États-Unis sur la question du libre-échange, les électeurs canadiens continuent de bouder le Parti conservateur.Selon le plus récent sondage Gallup, réalisé entre les 7 et 10 octobre derniers auprès de 1007 personnes, les néo-démocrates et les libéraux continuent de se partager le premier rang dans la faveur populaire, alors que les conservateurs trouvent le moyen de perdre quelques points.L'enquête du mois d'octobre révèle que le NPD et le PLC obtiennent tous deux 38 P.cent des intentions de vote, tandis que le C n'amasse que 23 points.Par rapport au sondage de septembre, il s'agit d'une progression d'un point pour le parti d'Ed Broadbent, d'une hausse de deux points pour celui de John Turner, et d'une baisse de deux points pour le parti de Brian Mulroney.En dépit de ces légers changements, les analystes de la maison Gallup observent que l'électorat canadien a été plutôt stable au cours des trois derniers mois et qu'il ne s'est produit que peu de modifications dans l'humeur du public depuis le mois d'août.Sur une base régionale, le sondage Gallup montre qu'au Québec, les néo-démocrates et les libéraux sont en première place, toujours à égalité, avec un score de 40 p.cent.Les conservateurs ont l'appui d'un Québécois sur cinq.En Ontario, le PLC domine avec 46 p.cent, le NPD se classe deuxième, obtenant l'appui de 38 p.cent des électeurs, et les conservateurs sont loin derrière avec un maigre 17 p.cent, leur niveau le plus bas depuis les élections de septembre 1984.Les résultats de l'enquête Gallup traduisent assez fidèlement le pourcentage d'appui obtenu par les trois partis lors des élections du 10 septembre en Ontario, où les libéraux de David Peterson ont remporté une écrasante victoire.Les adversaires du libre-échange sont également plus nombreux en Ontario, une région qui craint de perdre son hégémonie économique à la suite du traité commercial avec Washington.VOIR PC EN A 2 Les sanctions minent lentement l'économie de l'Afrique du Sud envoyé spécial de La Presse VANCOUVER Les sanctions punitives adoptées contre l'Afrique du Sud par les pays du Commonwealth minent lentement mais sûrement l'économie de ce régime, soutient un rapport présenté hier au Sommet de Vancouver.«Les sanctions ont un impact énorme sur l'économie de l'Afrique du Sud et ont amené sa stagnation», a souligné-le premier ministre de la Jamaïque, M.Edward Seaga, en dévoilant le document devant l'assemblée.«Les capitaines d'industrie de ce pays ont maintenant des doutes au sujet des politiques gouvernementales .et exercent des pressions sur l'État.pour l'amener à changer», devait préciser plus tard M.Seaga en conférence de presse.Chiffres à l'appui, le premier ministre tire les conclusions suivantes quant à l'évolution de la situation en Afrique du Sud: ¦ le niveau de vie a «décliné a bru piemen t »; ¦ le chômage a augmenté de 6 p.cent: «Mad Dog» ne se laisse pas abattre ¦ la dette extérieure a quadruplé; ¦ l'inflation s'élève à 18 p.cent; ¦ les investissements étrangers tarissent; ¦ les dépenses militaires s'accroissent; ¦ la fuite des capitaux draine des milliards de dollars; ¦ un nombre croissant de sociétés étrangères liquident leur actif; ¦ l'exode des cerveaux atteint des proportions alarmantes.Selon M.Seaga, il est cependant difficile de faire la part des choses entre les effets des sanctions et les difficultés énormes que connaissait déjà l'économie sud-africaine.Économiste chevronné, M.Seaga a préparé ce texte à la demande du Secretariat du Commonwealth, qui désirait évaluer l'efficacité de la campagne amorcée en 1986.Après avoir écouté ce les participants ont chargé un comité formé des ministres des Affaires étrangères de neuf pays EN A 2 L'angoisse des familles monoparentales: les enfants sont moins forts à l'école ¦ orsque le petit Maxime a doublé sa première àMÉp sa mère Lison s'est sentit dé-biassée, coupable.Elle venait de divorcer.«Tu te retrouves dans le rôle de travailleuse, de mère, d'étudiante, et il faudrait que tu sois thérapeute en plus, tu commences àfreaker.«Et tu te dis que c'est peut-être parce que tu n'es pas assez présente que l'enfant a des problem .mea».S'il n'est pas facile pour un counter de troth Jfer le tempt /et l'énergie pour suivre de près les études des enfants, ce l'est encore moins pour un parent seul.Mme Lison Chevrefils, qui, à l'époque, avait la garde complète de ses deux enfants, travaillait, étudiait et, «pour con- server ma santé mentale», dit-elle, militait au sein d'un parti politique.Lucie elle aussi avait jusqu'à tout récemment la garde de ses deux enfants: «fe revenais du travail à I8h30.Je consacrais mes efforts à voir à ce que les devoirs soient faits, mais tout ce qu'il y avait de rencontres avec les professeurs, je.n'avais pas le.temps».L'augmentation du nombre de foyers monoparentaux est l'un des premiers facteurs que mentionnent les enseignants et les directeurs d'école lorsqu'on les questionne sur les difficul tés scolaires dès étudiants québécois.À la Commis* sion des écoles catholiques de Montréal (CECM); 30 p.cent des élevés vivent dans une famille monoparentale.« Lorsque le6 jeufrînf sont ballottés d'un parent à l'autre, estime le professeur de physique Richard Ber-thelet, ça n'assure certainement pas une stabilité émotive propice au rendement scolaire».«Avec.les situations mono-VOKl'ANGOfSSgENÂe SUITE DES INFORMATIONS EN A 6 lesdevoirs des parents Ottawa offre de subventionner la papeterie de Matane de la Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement fédéral a dit oui au projet de papeterie à Matane.Le ministre de l'Expansion industrielle régionale, M.Robert de Cotret, a annoncé hier que le gouvernement avait offert son aide à l'établissement d'une papeterie de $380 millions à Matane.Le ministre a cependant refusé de révéler la teneur de cette offre tant qu'elle n'aura pas été étudiée et acceptée par les sociétés impliquées, soit Donohue, contrôlée par Québécor, et la société d'État québécoise Rexfor.Donohue n'avait aucun commentaire à faire sur l'offre gouvernementale, hier.La papeterie projetée par Donohue et Rexfor produirait 210000 tonnes par année de papier satiné sur calandre, un papier glacé utilisé pour les catalogues, les magazines et les encarts publicitaires.Le projet devrait créer 313 emplois en usine, 560 emplois dans le secteur forestier et le transport, et devrait consolider 1200 emplois dans les scieries de la région.Le gouvernement fédéral est prêt à donner son appui au moyen des programmes existants, a déclaré le ministre de Cotret.Le gouvernement agirait principalement par le biais du «Plan de l'Est », un fonds spécial destiné au développement de la région de l'Est.Le ministère des Finances ne consentira aucun crédit d'impôt spécifiquement pour ce projet, a déclaré l'attaché de presse du ministre des Finances Michael Wilson, M.Richard Rémillard.Cependant, le ministère a assuré les promoteurs du projet qu'il allait bonifier le programme de crédits d'impôt spéciaux pour la Gaspésie et l'Atlantique, et qu'il allait conserver l'aspect remboursable de ces mêmes crédits, a déclaré M.Rémillard.Il s'agissait de deux éléments du projet de réforme fiscale du ministre Wilson que les promoteurs tenaient à voir adoptés.Le maire de Matane, M.Maurice Gauthier, s'est dit très heureux de l'annonce gouvernementale.«Nous venons de franchir une autre étape dans la réalisation du projet de papeterie, a-t-il déclaré.Nous allons attendre l'autre étape, soit la réponse de Donohue».M.Gauthier s'est dit confiant de voir l'entreprise accepter l'offre gouvernementale.Il a toutefois ajouté que la région de Matane ne criera pas victoire tant que les promoteurs n'annonceront pas officiellement à Matane la construction de l'usine.Le ministre de Cotret s'est également montré optimiste quant à la réponse de Donohue.« Je m'attends à ce que la compagnie soit très heureuse de la réponse du gouvernement fédéral, a-t-il affirmé.L'offre répond aux circonstances, aux données économiques, financières et de marché qui existent à l'heure actuelle.|e pense que les gens de Matane pourront se réjouir».L'annonce gouvernementale n'a cependant pas fait que des VOIR MATANE EN A 2 Demandez notre pochette: «Tout sur le prêt hypothécaire» à votre agent immobilier Royal LePage 842-5011 *ROYAL LeRftGE^ 5 CET BON DE CONNAITRE DES CONNAISSEURS _ii_ A2* LA PRESSi, MONTRÉAL, JEUD115 OCTOBRE 1987 SONDAGE GALLUP La question posée à l'occasion du sondage était ta suivante : « Si une élection-fédérale avait lieu, aujourd'hui, quel serait le parti du candidat de votre choix ?» Le tableau suivant compare, à l'échelle nationale, les résultats du dernier sondage avec ceux des 15 mois précédents.P.C.Liberal NPO Autre parti 7-10 octobre 1987.25 38 38 1 2-5 septembre.25 36 37 2 5-8 août.25 36 37 2 8-11 juillet.23 35 41 1 3-6 juin.24 39 35 2 6-9 mai.26 42 30 3 8-11 avril.' 24 42 32 3 11-14 mars.24 41 34 1 11-14 février.22 44 32 2 7-IOjanvier.28 41 30 1 3-6 décembre 1986 30 45 25 1 6-8 novembre.31 39 29 1 2-4 octobre.31 38 29 1 11-13 septembre.35 36 28 2 14-16 août.33 41 24 2 7-9 août.31 35 33 1 Élections (sept.1984).50 28 19 3 Sondage (27-30 août 1984) 50 28 19 3 | L'addition des pourcentages ne donne pas toujours 100, les chiffres ayant été arrondis.Les résultats du sondage sont fondés sur t 007entrevues personnelles a domicile, effectuées entre le 7 et le 10 octobre, auprès d'adultes aptes à voter.Pareil échantillon est précis à quatre points près, 19 fols sur 20.4 H I Contrat de plusieurs milliards avec le Vermont Pretse Canadienne QUÉBEC ¦ Le ministre québécois de l'Énergie, John Ciaccia, a déclaré hier à Radio-Canada que le Québec devrait signer d'ici Noel avec le Vermont un contrat de vente de 500 mégawatts d'électricité ferme.Québec est sur le point de s'entendre avec deux sociétés américaines, la Green Mountain Power et la Central Ver-mont Utility, pour une livraison de 200 à 500 mégawatts.Le contrat, d'une durée de vingt ans et pour livraison à partir de 1995, vaudrait entre trois et huit milliards de dollars.Un contrat semblable a déjà été signé avec le Maine et un autre est en négociation avec l'État de New York.Le ministre Ciaccia estime que grâce aux différents contrats obtenus, on sera en mesure de pouvoir commencer la Phase II de la Baie-lames dans les délais prévus dans le plan de développement d'Hydro-Québec, soit d'ici 1990.Par ailleurs, l'Office national de l'énergie a fait savoir, hier, qu'il tiendra des audiences publiques, à compter du 1er décembre, sur une i demande d'Hydro-Québec d'exporter de l'électricité en Nouvelle-Angleterre.Les séances de TONE commenceront à Ottawa et se poursuivront à Montréal, le 7 décembre.La demande d'Hydro-Québec, soumise en août, est semblable à une demande antérieure déjà rejetée par l'ONE, mais elle tient compte cette fois-ci de la nécessité d'offrir auparavant l'électricité aux autres provinces canadiennes.Hydro-Québec veut vendre 70 millions de kilowatts à la Nouvelle-Angleterre sur une période de 10 à 14 ans, à partir de 1990.La transaction, qui s'élève à $3 milliards, exige qu'Hydro-Québec garantisse son approvisionnement en électricité au cours de la période.La CÉCM perd une voix critique ¦ Le seul commissaire de la Commission des écoles catholiques de Montréal qui, de temps on temps, se soit opposé aux visées religieuses et politiques du conseil actuel, ne sera pas candidat aux élections scolaires du 15 novembre prochain.M.Bernard Grégoire, commissaire depuis 1978, a annoncé sa décision hier à La Presse.M.Grégoire s'est fait connaître au conseil des commissaires en déplorant certaines décisions relatives à la promotion de la religion dans les écoles, et en supposant aux tentatives de la CÉCM de quitter le Conseil scolaire de l'île de Montréal.Mais l'opposition de M.Grégoire a toujours été modérée.Il a notamment appuyé la longue et coûteuse bataille juridique menée par la Commission contre les lois du gouvernement du Québec visant à déconfes-sionnaliser les commissions scolaires.D'expliquer M.Grégoire hier: « |e ne voulais pas que la Commission serve à l'opus dei, mais je ne pensais pas qu'il fallait condamner tout ce qui était catholique.» M.Grégoire a été nommé au début de l'année vice-recteur aux affaires publiques de l'Université de Montréal.Il explique sa décision de ne pas être candidat aux prochaines élections scolaires par l'important travail qu'exige cette nouvelle fonction.\"° 6/49 16 20 25 52 55 42 (51) LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t Québec\tMm\tMai.\t\tÉtats-Unis\t\t\t\t AbHU\t0\t10\tEnsol., nui.\t\tMm.\tMu.\tM*\tMu.Outiouais\t2\t16\tEnso!.nua.\tBoston\t5\t13 N -Orleans\t7\t22 LawnMts\t0\t12\tEnsol.nua.\tBuffalo\t2\t13 Prrtsourgh\t-2\t13 Cantons do l'Est\t2\t12\tEnsol.nui\tChicago\t7\t18 S.Francisco\t12\t19 Maure*\t2\t12\tEnsol., nui.\tMiami\t19\t25 Washington\t4\t15 Quebec\t1\t12\tEnsol ,nuag.\tNew York\t6\t13 Dalljs\t12\t26 Uc-Samt-Jean\t1\t10\tCiel varia.\t\t\t\t\t Rimouslii Gaspesie\t2 2\t10 10\tCiel vana.Gel vara.\tles capitales\t\t\t\t Dm Corne mi\t2\t10\tCiel vara.\t\t\t\t\t Sept-lles\t2\t10\tCiel vira.\tAmsterdam\tMft.7\tMax 14 Madrid\tUn.7\t\u2022II 18 Canada\t\tMil.\tAiaourtftwi\tAmenés Acapulco\t17 25\t23 Moscou 34 Mexico\t3 9\t11 26 Victoria\t4\t13\t\tBerlin\t6\t13 Oslo\t6\t11 Edmonton\t-6\t11\t\tBruxelles\t9\t17 Pins\t8\t17 Ragina\t-3\t13\t\tBuenos Aires\t8\t17 Rome\t14\t25 Winnipeg\t-1\t16\t\tCopenhague\tto\t12 Seoul\t14\t22 Toronto\t3\t12\t\tGenève\t3\t13 Stockholm\t10\t12 Fredencton\t-3\til\t\tHong Kong\t26\t29 Tokyo\t15\t23 Halifax\t0\tt\t\tLe Caire\t18\t28 Trinidad\t24\t32 Charlottelown\t0\t6\t\tLisbonne\t14\t20 Vienne\t14\t16 SamtJean\t-3\t10\t\tLondres\t6\t14\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 070 à quatre chiffres/8407 i r 42-4-01 jeudi 15 octobre 1987 SUITE DE LA UNE « MAP DOC » ¦ Mad Dog \u2022 ne m lato* pas abattre ferai du mieux que je pourrai.» Tout juste après lui avoir parlé au téléphone, l'animateur de télévision Michel lasmin, dont l'exlutteur est devenu le complice et ami sur les ondes de Télévision Quatre-Saisons, a souligné hier que la force de caractère de M.Vachon l'a vivement impressionné.«l'ai confiance, a dit M.lasmin.Quoi qu'il arrive, Maurice est prêt.Son moral est bon, même s'il souffrait terriblement quand je lui ai parlé.Tout le monde savait que Maurice Vachon était une homme très fort physiquement.Mais à cause de cette épreuve, j'ai aussi appris qu'il est terriblement fort, pys-chologiquement.» M.lasmin a voulu tempérer les dépèches en provenance d'Iowa City qui parlaient d'une amputation probable a 80 p.cent.«l'ai décidé de donner une sorte de bulletin de santé quotidien, en ondes, pour remettre les choses à leur place.Tout le monde ne parle que d'amputation.Mais les médecins n'ont pas encore rendu de décision formelle», a précisé M.Jasmin qui n'aime pas, et pour cause, le ton alarmiste qu'ont pris certains médias en parlant de son cas à lui.On sait que M.lasmin se remet tranquillement d'une fracture au pied qui s'est mal ressoudée.La lenteur de cette guérison a même fait la manchette d'un quotidien de Montréal qui annonçait, un Ku prématurément au goût de nimateur, qu'il risquait l'amputation.A ce moment-là, a-t-il confié à La Presse hier, c'est Mau-riche Vachon qui a été le premier à se présenter pour lui remonter le moral.«La similitude entre les deux cas me renverse, a déclaré hier M.lasmin.J'ai vécu à peu près la même chose que, lui.D'après moi, il va encore passer deux ou trois jours difficiles.Avec l'appui de ceux qui l'aiment, il passera au travers.» Toute l'équipe de Jasmin Centre-ville lui a d'ailleurs fait parvenir une immense carte de souhait, un dessin que «Mad Dog» adore et qui avait été fait pendant l'enregistrement d'une émission de la série.C'est l'imprésario de Maurice Vachon, M.Michel Longtin, qui le lui remettra demain.M.Longtin s'apprêtait d'ailleurs à partir pour se rendre au chevet du blessé, hier soir.Il nous a déclaré qu'il avait toute confiance dans la compétence des médecins de l'hôpital universitaire d'Iowa City.«Maurice s'est battu pendant 44 ans», a dit M.Longtin en parlant de la carrière de lutteur olympique, puis professionnel, de Mad Dog.«Il réagit très bien.Pour lui, c'est un autre combat qui commence.» SANCTIONS I économie de l'Afrique) du Sud blée avant la fin de la conférence de Vancouver.«En dépit de la croissance record des prix de l'or (principal produit d exportation de l'Afrique du Sud) entre 1979 et 1981,1e produit national brut réel du pays a stagné au cours des cinq années suivantes», dit le rapport.L'incertitude persistante devant l'avenir, en raison des près- Maurice «Mad Dog- Vachon photographié en octobre 86.sions internes et externes, a miné la confiance des investisseurs et amené une chute annuelle du taux des investissements depuis 1981.Les changements apportés à la politique gouvernementale pour contrer l'inflation et le déficit de la balance des paiements ont entraîné une «profonde récession» et une croissance importante de la dette extérieure, qui est passée de 6,4 à 27,1 p.cent du produit national brut en 1984.La monnaie nationale, le rand, a perdu la moitié de sa valeur depuis 1984, ce qui a contribué à l'augmentation rapide de l'inflation, qui atteint maintenant 18 p.cent par année.Les dépenses militaires et les autres frais encourus pour la défense du régime d'apartheid accaparent environ 27 p.cent du budget de l'État sud-africain et poursuivent leur courbe ascendante.Depuis la fin de 1986, des restrictions volontaires ou obligatoires sur les prêts à l'Afrique du Sud ont été adoptées par la plupart des pays préteurs, sauf la Suisse.«D'une façon générale, il n'y a eu aucun nouvel investissement étranger dans ce pays pendant les deux dernières années, ce qui force l'Afrique du Sud a dépendre uniquement de l'épargne interne pour financer l'investissement», souligne le rapport.Le rappel, en 1985, des prêts à court terme par les banques américaines et le gel des nouveaux prêts ont provoqué une crise financière et conduit le gouvernement sud-africain à imposer un moratoire sur le remboursement des dettes extérieures deux mois plus tard.Malgré l'adoption de mesures de contrôle des changes, l'Afrique du Sud n'a pas réussi à bloquer la fuite des capitaux et leur flot s'est élevé à $3 milliards en 1985 et $3 milliards en 1986.Soulignant les récents «désin-vestissements» annoncés par des entreprises multinationales telles General Motors, IBM et la Banque Barclays, M.Seaga a dit que cela contribuait à miner la confiance dans l'économie sud-africaine.Les sanctions économiques retenues jusqu'ici par le Commonwealth ne touchaient que 26 p.cent des exportations sud-africaines, soit $2 milliards en 1985, note le rapport.L'exclusion de certains produits importants a permis à l'Afrique du Sud de compenser par des ventes accrues sur le marché japonais.Une étude récente de la South African Federated Chambers of Industry laisse présager un avenir difficile et un déclin certain de l'économie de ce pays advenant le maintien des sanctions et leur extension à d'autres secteurs.En plus des pertes financières, l'Afrique du Sud est durement touchée par la fuite des cerveaux, affirme M.Seaga.Environ 6000 personnes ont quitté le pays au cours des dix premiers mois de 1986 et le solde migratoire sera déficitaire pour la première fois depuis huit ans.Ces départs sont d'autant plus graves qu'il s'agit de techniciens, de médecins, d'ingénieurs, de comptables et autres professionnels spécialisés, a-t-il dit.Le premier ministre de la Jamaïque a dit espérer que ces résultats amèneront éventuellement le gouvernement sud-africain à la table de négociation.D'ici là, il croit que les sanctions doivent être maintenues et même étendues le plus possible.Hatfield démissionne Press* Canadienne FRBDERl CTON ¦ Accablé par la cuisante défaite subie par son parti aux élections provinciales de mardi, le premier ministre sortant du Nouveau-Brunswick, Richard Hatfield, a démisionné de son poste de chef du Parti conservateur de cette province.Après 18 ans è la tète de ce par- T Le gros lot a été gagné dans l'Ouest ¦ Les numéros gagnants du tirage d'hier soir du Lotto 6/49 sont 16, 20, 25, 32, 33 et 42, et le numéro complémentaire est 31.Le gros lot de $3866925,10 a été remporté par un résident de l'Ouest du Canada.Dans la catégorie 5/6 plus, il y a un Îgagnant de $731346; dans a catégorie 5/6, 176 gagnants de $3177,60; dans la catégorie 4/6, 11 133 gagnants de $96,60; et dans la catégorie 3/6, 224471 gagnants de $10.M AT ANE Ottawa offre de subventionner la papeterie de Matant heureux.Le député conservateur de Jonquière Jean-Pierre Blackburn a tenu à manifester son inquiétude.11 a expliqué que la firme Abiti-bi Price avait investi $150 millions dans son usine de Kénogami pour produire le même type de papier qu'à Matane, sans la moindre subvention gouvernementale.«Il n'y a pas vraiment de marché pour les deux», a-t-il déclaré à l'issue de la période des questions, se disant inquiet.Il a reconnu que le projet d'une papeterie à Matane a régulièrement refait surface au cours des 20 dernières années, et que les gens de Ja région avaient toujours vu jusqu'ici leurs espoirs s'envoler.«Mais d'un autre côté, quand on voit qu'une entreprise investit $150 millions sans subvention gouvernementale, on se dit qu'il y a des règles qui ne sont pas les mêmes», a-t-il déploré.PC ti, et dix-sept années comme premier ministre de la province, Hatfield avait pris à son compte toute la responsabilité de la défaite de son parti mardi.M.Hatfield continuera d'assumer les fonctions de premier ministre jusqu'à la passation des pouvoirs à son successeur, le libéral Frank McKenna, d'ici un mois au plus tard.Janice Clarke, présidente du parti, a annoncé nier qu'elle avait accepté la démission du chef tory, qui est effective rétroactivement à 20 h, le soir des élections.Dés l'annonce des résultats, mardi soir, M.Hatfield a demandé que soit convoquée une rencontre du comité exécutif du parti pour que soit débattue la question du leadership.«Je vous demande, à titre d'ex-leader du parti, de convoquer une assemblée du comité exécutif aussitôt que possible», a-t-il écrit dans une lettre adressée à Mme Clarke.«J'accepte toute la responsabilité pour cet échec et c'est pour cette raison que je remets ma démission ».Mme Clarke a fait savoir que le comité exécutif sera convoqué pour le 20 octobre à Fredericton pour discuter de l'organisation d'un congrès au leadership.Ni Mme Clarke, ni M.Hatfield n'ont pu être rejoints hier pour d'autres commentaires.à L'entente de libre-échange n'a pat profité au PC D'après Gallup, dans les provinces de l'Ouest, les conservateurs ont fait quelques gains durant le mois d'octobre, tandis que les deux autres partis perdaient du terrain.Rectificatif ¦ Une erreur s'est glissée dans un des tableaux publiés samedi pour illustrer les résultats du sondage CROP-La Presse sur l'éducation.Le tableau intitulé «Importance des matières au secondaire», indique que 63 p.cent des parents francophones souhaitent qu'on accorde moins d'importance à cette matière.En fait, seulement 6 p.cent interrogés ont exprimé ce voeu.Tel qu'indiqué dans le tableau, 55 p.cent des parents souhaitent qu'on accorde plus d'importance à l'enseignement de l'informatique à l'école secondaire, et 35 p.cent estiment qu'on devrait continuer d'accorder a cette matière autant d'importance qu'actuellement.t Toutefois, la formation d'Ed Broadbent a repris le premier rang dans l'Ouest, récoltant 40 p.cent des intentions de vote.Il s'agit d'une diminution de deux points par rapport au mois précédent.La troupe de Brian Mulroney se classe deuxième dans l'Ouest avec 33 p.cent et le parti de John Turner est troisième, obtenant 26 p.cent des appuis.Le nombre de personnes interviewées n'est pas suffisamment élevé dans les provinces maritimes pour que la maison Gallup se risque à y taire des pronostics.Le taux d'indécis au début d'octobre était encore à la baisse dans l'ensemble du pays et se situait à 21 p.cent, ce qui correspond assez précisément au taux d'abstention des dernières élections, qui était de 24 p.cent.$4,412,000 Où donner son sang ¦ La Presse et la Croix-Rou- fc rappellent que seulement p.cent des Québécois donnent régulièrement de leur sang.Cet automne, joignez les rangs de ceux qui sauvent une vie, car les besoins de sang demeurent les mêmes qu'en tout autre temps de l'année.Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques: ¦ à Montréal, Centre Permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h à 20 ht ¦ à la Standard Life/Alcan-/Hotel Ritz Carlton, Hotel Ritz Carlton, Mezzanine, Salon Or et Oris, 1228 ouest, rue Sherbrooke, de 10 h à 16 h 30; ¦ à la Caisse Populaire Saint-Arsène, salle paroissiale Saint-Arsène, 1025 est, rue Bélanger, de 14 h à 20 h 30; ¦ à Saint-Bruno-de-Montar-ville.Caisse populaire de Saint-Bruno, Salle des Fondateurs, 1649, rue M on ta r-ville.de 14 h 30 à 20 h 30.¦ à Saint-Constant.Caisse populaire Roussi Mon, 159, de LaSalle, de 15 h à 20 h 30.-> t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD115 OCTOBRE 1987 \u2022A3 M.Glémaud peut avoir recours à plusieurs lois, dit le ministre Paradis Le travailleur d'origine haïtienne a été congédié après avoir écrit «En français svp» sur une note de service ¦ Carol Glémaud, un ouvrier d'une usine de Pointe-Claire congédié après avoir écrit « En français svp» sur une note de service écrite en anglais a plusieurs recours pour retrouver son emploi, a dit hier le ministre du Travail, Pierre Paradis.« |e ne connais pas tous les détails de cette affaire», a-t-il dit à des journalistes qui lui demandaient de commenter une information parue hier dans La Presse, avant son entrée au conseil des ministres.«Mais cet employé peut avoir recours à plusieurs lois, dont le Code du travail, la Charte de la langue française, la loi des normes minimales du travail et la Charte québécoise des droits et libertés», a ajouté M.Paradis, qui est aussi ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu.M.Glémaud, un machiniste de 36 ans d'origine haïtienne, s'est vu signifier son renvoi par le patron de la compagnie Willsup Inc., vendredi dernier, deux heures après avoir écrit « En français svp» sur une note de service portant sur les vacances de Noél.Le patron, George William, a expliqué qu'il n'avait pas apprécié ce geste, ni l'altercation qui l'a suivi.La nouvelle du congédiement a suscité plusieurs réactions hier.¦ Pierre Marc Johnson, chef du Parti québécois, a dit qu'il n'était pas étonné.«Ce genre d'incident est tout à fait prévisible dans un contexte où le gouvernement n'envoie pas de message clair aux entreprises pour qu'elles respectent la Charte de la langue française.Il est proprement scandaleux que des employés soient congédiés parce qu'ils réagissent à une situation provoquée par des gens qui ne respectent pas la loi.» ¦ Cérald Larosa, président de la Confédération des syndicats nationaux, a dit que le congédiement de M.Glémaud prouvait que la francisation des entreprises est loin d'être finie au Qué- PHOTO PAUlHENRt TAIBOT, LA PRKS6 M.Carol Glémaud.Dupras tient un Conseil général du Parti civique et attaque Doré ¦ Évaluation et taux de taxation, financement de la CTCUM, de la police, redressement économique de l'Est de Montréal, solution alternative aux Maisons de quartier que veut implanter l'administration Doré-Feinstat, le chef du PCM, Claude Dupras se révélait hier soir beaucoup plus au courant des dossiers municipaux qu'il ne l'était pendant la dernière campagne municipale.«l'ai beaucoup appris», admet-il en riant.Le candidat malheureux à la succession du maire Jean Drapeau présidait hier le premier Conseil général du parti qu'il dirige, le PCM, qui n'est représenté à l'Hôtel de Ville que par un seul conseiller, M.Germain Prégent, du quartier Saint-Henri.Il avouait candidement que «ça n'avait pas été facile de créer des structures démocratiques au Parti Civique, surtout après une défaite aussi cuisante».Cette première réunion du Conseil général après les élections avait pour but la préparation du congrès du Parti Civique qui doit avoir lieu dans trois semaines.M.Dupras a débité la série des derniers déboires montréalais dont son parti attribue la paternité au RCM de Jean Doré: plus de Grand Prix, plus d'Alouettes, un Palais de la civilisation qui ne présentera pas l'exposition prévue sur la civilisation française ni les Étrusques, des sinistrés «'dont on se moque» et un projet Over-dale qui va se .réaliser sans qu'il soit tenu compte des conclusions, de la commission créée pour étudier ce projet \u2022 Claud* Dupras M.Dupras a réclamé des journalistes présents «une tribune qui dépasse le rôle de l'unique conseiller du PC, M.Prégent».Et, soucieux de se faire entendre, il accordait à sept heures quarante cinq une entrevue aux journalistes prévue pour 21 heures.«Je veux vous aider à respecter vos heures de tombée ! » Au sujet des compressions budgétaires qui obligent le service de Bjlice à réduire ses effectifs, M.upras a souligné que «le problème est délicat, et ne peut se régler sans se mettre à l'écoute des dirigeants de la police».Sur le rôle d'évaluation et le taux de taxation, le chef du Parti Civique propose que la valeur de remplacement soit privilégiée, filutôt que la valeur marchande.I ne pense pas que des transac- taxe par Québec et créer une commission d'enquête sur l'évaluation.«On est pris dans un système qui fait mal à beaucoup de monde», note M.Dupras.Le Parti Civique demande donc de réduire les dépenses de la Ville de Montréal pour réduire les taxes et surtout de réduire le taux de taxation d'un pourcentage égal à celui de l'augmentation de l'évaluation foncière moyenne.Pour régler le problème du redressement économique de l'Est, M.Dupras, réaliste, réclame un taux de taxes compétitif avec celui des autres municipalités.Réalisme encore dans la gestion du déficit de la CTCUM.11 ne faut pas prendre Québec pour une vache à lait, dit le chef du PC.Les tarifs du transport à Montréal doivent être mis au diapason de ceux des grandes villes nord-américaines, ce qu'ils ne sont pas en ce moment, et il ne peut être question, pour respecter une promesse électorale du RCM de M.Doré, de couper le service à Lon-gueuil.La Rive Sud et Laval doivent payer le part, mais il faut parvenir à un accord.Enfin, sur l'antique problème de la fluoration de Veau, M.Dupras et son parti préconisent un référendum.Mais c'est sur la question des Maisons de quartier que le chef du Parti civique a été le plus acerbe.«La population ne trouvera aucun service dans ces maisons de quartier qui vont coûter deux millions de dollars.Et tions entre courtiers etôu spécu*\u2014dans deux ans, Montréal sera lateurs pouvaient influer sur les hausse vertigineuses des prix dans l'immeuble, mais il constate que «nous vivons dans une spirale inflationniste».Il faut selon lui faire plafonner les comptes de équipée d'un réseau de Minitel semblable à celui dont bénéficient déjà les Parisiens 1 Le CRTC a déjà accordé deux permis! Les Maisons de quartier sont une dépense tout à fait inutile».La CUM retarde à son tour la présentation de son budget WON ¦ N'ayant pas encore reçu les prévisions budgétaires de la STCUM, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) doit remettre à une date indéterminée le dépôt de son budget pour l'année 1988, a annoncé hier le président du Comité exécutif de la CUM, M.Michel Hamelin.En vertu de l'article 209 de la Loi de la CUM, lé président de du comité exécutif est tenu de présenter ses prévisions budgétaires au plus tard le 15 octobre de chaque année et les soumettre, pour étude, un mois plus tard au Conseil de la Communauté urbaine de Montréal.«Dès que nous aurons le budget des dépenses de la STCUM, a précisé M.Hamelin en conférence de presse hier, la CUM pourra présenter ses prévisions budgétaires 1988.» La STCUM, on le sait, retarde la présentation de son budget parce que ses administrateurs sont dans l'impossibilité de déposer des prévisions de dépenses sans déficit, comme le prévoit la loi de la société de transport.Malgré un exercice rigoureux de compressions des dépenses, la STCUM estime son manque à gagner à quelque $17 millions et, cela, même si on a déjà annoncé une hausse minimale des tarifs de quatre p.cent pour la prochaine année et une augmentation équivalente de la contribution des villes de la Communauté urbaine.Les dirigeants de la société de transport attendent toujours de connaître la participation financière du gouvernement du Québec au financement du transport en commun.Dans la meilleure des hypothèses, malgré une aide accrue de Québec, le déficit d'opération de la STCUM atteindrait $10 millions en 1988.À moins, bien sûr, que le ministre québécois des Transports n'oblige Michel Hamelin les banlieues nord et sud à contribuer au financement du transport sur l'Ile de Montréal.Rôle dévaluation: plus 23 p.cent Par ailleurs, le président du Comité exécutif de la CUM, M.Michel Hamelin, a officiellement déposé hier le rôle d'évaluation foncière 1988 des 29 municipalités de l'Ile.Ce faisant, M.Hamelin est venu reconfirmer ce qu'il avait déjà confirmé la semaine dernière, à savoir que la valeur au rôle est en hausse de 23,1 p.cent par rapport à cette année.M.Hamelin estime que cela reflète à la fois la vitalité économique, l'importante activité immobilière de la dernière année et l'accroissement du stock des immeubles sur l'ensemble du teritoi-re de la CUM.À Montréal, la valeur des propriétés augmente en moyenne de 23,2 p.cent.Là comme ailleurs, c'est l'évaluation des immeubles de quatre à onze logis (multiplex) qui fracasse tous les records avec une hausse moyenne de 42,1 p.cent.Mais, faut-il préciser, c'est justement cette catégorie d'immeubles qui, généralement, fait les belles heures des spéculateurs de l'immobilier.Toujours à Montréal, la valeur des maisons unifamiliales est en hausse de 24,3 p.cent, tous les quartiers confondus.Cependant, celle des duplex et des triplex augmente respectivement de 32,7 p.cent et 34,1 p.cent et des condominiums de 19,1 p.cent.À Montréal également, la valeur moyenne des conciergeries est en hausse 29,6 p.cent.Les immeubles commerciaux et industriels suivent la tendance générale et leur valeur est en hausse de 20,5 p.cent et 26,7 p.cent par rapport à cette année.En 1987, à Montréal, le rôle d'évaluation foncière avait augmenté, toutes catégories confondues, de 13 p.cent par rapport à 1986.Dans les autres villes de la CUM, la valeur moyenne d'une maison unifamiliale est en hausse 31,3 p.cent; d'un duplex, de 30,6 p.cent; d'un triplex, de 29,4 p.cent; d'un multiplex, de 39,1 p.cent; d'une conciergerie, de 18,5 p.cent ; et d'un condominium, de 27,1 p.cent.La valeur des immeubles commerciaux et industriels augmente moins en banlieue qu'à Montréal.Ainsi, en banlieue, la valeur des immeubles commerciaux est en hausse moyenne de 17,6 p.cent et celle des immeubles industriels, de 15,1 p.cent.En 1987, toutes catégories confondues, la valeur au rôle des villes de banlieue avait augmenté de 14,9 p.cent, contre 23,1 en 1988.Hier, le président de la CUM a rappelé que la hausse de l'évaluation ne signifie pas nécessairement une augmentation équivalente du compte de taxes.Surtout que Québec s'apprête à déposer un projet de loi modifiant la loi de la fiscalité municipale de manière à permettre un certain plafonnement de l'évaluation foncière pour les fins de la taxation municipale.\\ bec.«Le français va demeurer une bataille de tous les jours, et dans les plus petits recoins.» M.Larose a rappelé que la CSN demande depuis longtemps que les entreprises de 50 employés -et moins soient elles aussi obligées d'avoir des comités de francisation ( la compagnie Willsup Inc.a 20 ouvriers).¦ Chyslain Dufour, président du Conseil du patronat; a dit qu'il voulait rester prudent, le congédiement ayant pu selon lui être provoqué par le comportement général de M.Glémaud.« Mais si le congédiement est effectivement en relation avec la note de service, a-t-il ajouté, il est difficile de soutenir l'employeur.» ¦ Kathleen Well, directrice des Affaires juridiques à Alliance-Québec, a, elle aussi, réagi avec prudence.«On n'a pas tous les faits devant nous.Si cet employé a été congédié parce qu'il a demandé ça (une traduction), ce serait pour le moins choquant.Cependant, pour Alliance-Québec, de tels actes sont isolés.Us don- EN BREF ACCUSÉS DE FRAUDE ¦ Quatre percepteurs du métro de Montréal ont comparu, hier, devant le juge André Duranleau, de la Cour des Sessions de la paix, pour répondre à 236 accusations d'usage de cartes CAM contrefaites.Les quatre accusés auraient, selon l'escouade des fraudes de la police de la CUM, qui a mené l'enquête, profité, entre le 31 octobre et le 2 novembre 1986, de la mise en circulation d'un nouveau format de cartes CAM, au prix de $28,50, pour écouler prés de 2000 fausses cartes.Les inculpés sont: Robert Tellier, 36 ans, Guy Verchuères, 35 ans, Jean-Paul Frank, 35 ans et Roy McDonald, 36 ans.Us subiront leur examen volontaire le 24 novembre.Entre-temps, le juge a permis qu'ils soient libérés sans cautionnement parce qu'ils ne représentent, selon lui, aucun danger pour le public.CADAVRE IDENTIFIÉ ¦ La police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a enfin Identifié la victime du 44\" meurtre survenu sur son territoire depuis le début de l'année.Il s'agit de Robert Matton, 22 ans, qui habitait au 1562, rue Logan.Il a été assassiné en pleine rue, le 3 octobre.RECHERCHÉS ¦ La police recherche deux individus qui ont attenté à la vie d'un homme de 23 ans, en l'atteignant de deux coups de feu tirés d'une voiture en marche, peu avant 3 h, hier matin, rue Sainte-Clothilde, dans le quartier Saint-Henri.Blessé à un bras et à une hanche, le jeune homme a été conduit à l'hôpital Royal Victoria, où les médecins n'ont aucune inquiétude pour sa vie.ACCIDENT MORTEL ¦ Un automobiliste de 64 ans a perdu la vie hier lorsque sa voiture a fait une embardée dans une courbe non loin de Cherry River, dans le Canton d'Orford, en Es-trie.La victime a été identifiée comme étant le Dr Maurice Bernier, domicilié dans le Canton de Magog.Il était à l'emploi de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).Une autopsie sera pratiquée car la Sûreté du Québec n'écarte pas la possibilité qu'un malaise cardiaque ou autre ait entraîné la perte de contrôle du véhicule.VITE, MON PERMIS I ¦ Une octogénaire a fait sensation hier au bureau où elle se rendait subir un test obligatoire pour le renouvellement de son permis de conduire.Alors qu'elle stationnait son automobile près de l'édifice du ministère ontarien du Transport, Mme Velma Buckwell a accidentellement enfoncé l'accélérateur, expédiant le véhicule à reculons dans le mur arrière du bâtiment.Prise de panique, elle passa alors en marche avant et repartit aussi vite en sens inverse, pour traverser à toute allure le terrain de stationnement, escaladant l'un après l'autre une série de blocs de béton servant de divisions, pour aboutir dans un terrain vague.Aucune accusation n'a été portée contre Mme Buckwell, qui est rentrée chez elle sans passer son examen de conduite.T nent une fausse impression quant aux progrès réels effectues par la communauté anglophone.» ¦ Nicole Boudreau, présidente de la Société Saint-Jean-Baptiste, a rétorqué qu'il s'agissait au contraire d'une situation assez répandue.«Le cas de M.Glémaud est un cas sur 1000.Nous connaissons beaucoup d'immigrants qui ont vécu la même chose mais qui n'osent pas porter plainte.Imaginez l'impact : à la longue, les immigrants se disent qu'ils sont aussi bien de travailler en anglais.Il est ridicule que les employés doivent eux-mêmes demander que leur employeur communique avec eux en français.» ¦ Me Pierre Bouchard, responsable des communications a la Commission de protection de la langue française, a expliqué que M.Glémaud pouvait difficilement s'appuyer sur la Loi 101.Un jugement de la Cour d'appel rendu en 1984 a interprété de façon très restrictive l'article de la loi qui imposait à chaque employeur de communiquer en français avec ses employés.Depuis le jugement, les employeurs sont obligés de communiquer en français seulement si un de leurs employés en fait la demande expresse.Me Bouchard a noté que M.William a fait traduire la note de service après que M.Glémaud eut demandé une version française.Par ailleurs, le commissaire |ac-ques Bégin a estimé que le patron n'a pas congédié M.Glémaud parce que celui-ci parlait seulement le français \u2014 ce qui aurait été illégal \u2014 mais parce qu'il n'a pas aimé la façon avec laquelle M.Glémaud a demandé une traduction, a dit Me Bouchard.«La Commission juge que M.Glémaud n'a pas beaucoup de recours.Mais il n'est pas exclu qu'on puisse se pencher sur son dossier s'il fait une demande écrite.» La Commission a traité 18 cas de congédiements pour des causes semblables l'année dernière.Beaucoup ont été référés à la Commission des normes du travail.Adrien Pelletier aurait avoué à sa fille son intention de tuer Hélène Lizotte Le procès aura lieu au début de 1988 JOVC SAINT JÉRÔME ¦ Quelques jours avant la mort de sa femme, Adrien Pelletier a dit à sa fille qu'il avait l'intention de lui régler son compte.«Elle va y goûter», avait annoncé M.Pelletier à sa fille Louise, lors d'une fin de semaine d'août, dans un camping de Saint-Jérôme.C'est ce qu'a dit Louise Pelletier hier lors de son témoignage à l'enquête préliminaire d'Adrien Pelletier, 47 ans, accusé du meurtre prémédité de sa femme, Hélène Lizotte.Après avoir entendu les témoignages de la fille de l'accusé, de policiers et du médecin-légiste, le Dr Claude Pothel, le juge Roger Lagarde, de la Cour des sessions, a cité Pelletier à son procès pour le meurtre au premier degré de son ex-femme dont le corps a été retrouvé dans un bois, près de Bellefeuille, en août dernier.Elle avait des fractures au crâne.Une balle lui avait transpercé la nuque.Le juge Lagarde a noté hier à la fin de cette enquête préliminaire qui n'a duré qu'une journée, que la preuve qu'il avait entendue était suffisante pour citer l'accusé à son proces.qui n'aura lieu qu'au début de l'année prochaine.Assis dans le box des accusés, menottes aux poignets, l'accusé semblait quelque peu perturbé par le témoignage de sa fille.Il baissait souvent la tête.La fille de l'accusé, âgée de 25 ans, qui témoignait pour la Couronne, a dit à la cour que son père lui avait dit quelques jours avant la disparition d'Hélène Lizotte, 33 ans, qu'il avait l'intention de tuer sa femme.Elle faisait du tort à une de ses autres filles, Nancy, 7 ans, issue d'un autre mariage, avait-il dit, et il ne pouvait plus la supporter.Son projet: tuer sa femme puis se suicider.«Si je mets la main dessus, elle n'a pas fini avec moi», avait dit Pelletier à sa fille Louise.Que tu aimes ça ou pas, ça va être ça.C'est un des derniers soirs que je passe avec toi.» Dans son témoignage, la jeune femme a dit à la cour qu'elle n'avait pas pris ces remarques au sérieux.Tout le monde avait bu, a-t-elle fait remarquer hier, et on s'était réuni pour faire la fête.Deux jours plus tard, Hélène Lizotte devait disparaître.Son corps affreusement décomposé était retrouvé dans un fossé, le 19 août dernier.Cette conversation entre le père et sa fille a eu lieu dans un camping de Saint-Jérôme où Louise Pelletier passait la fin de semaine du 8 août avec son mari et quelques amis.Son père et son cousin, Jean-Claude Pelletier, accusé de complicité après le fait dans le meurtre de Mme Lizotte, étaient venus l'y rejoindre.Là, Louise Pelletier avait fait promettre à son père qu'il ne lui parlerait pas de sa femme, avec laquelle il ne faisait plus vie commune, mais dont il était encore éperdument amoureux.Quand il parlait d'Hélène Lizotte, de dire le témoin, son père devenait triste, il pleurait et disait qu'il n'arrivait pas à comprendre ce qui s'était passé entre eux.Le 14 août, plusieurs jours après la disparition de la victime, événement qui avait défrayé les manchettes étant donné que Pelletier avait été accusé d'avoir battu sa femme et avait été malgré cela libéré par les tribunaux, l'accusé appelait sa fille.Celle-ci lui annonçait que les journaux rapportaient qu'il était recherché pour enlèvement et peut-être même pour meurtre.Pelletier, qui s'était réfugié en Louisiane, Adrien Pelletier lui demanda tout d'abord si on avait retrouvé le corps de sa femme.Lorsque sa fille lui répondit par la négative, il lui dit que le corps se trouvait près de Belle-feuille, en bordure du chemin de fer à côté d'un restaurant, dans un fossé.Il lui dit alors d'appeler la police et de lui indiquer l'endroit.Il lui demanda également d'appler sa fille Nancy et de lui dire qu'il l'aimait tendrement.Cinq jours après la découverte du corps d'Hélène Lizotte, l'accusé décidait de se rendre à la police de Laval.Là, il a fait une déclaration de 13 pages dont le contenu ne peut être dévoilé en vertu d'une ordonnance émise par le tribunal.Cette déclaration, l'accusé a refusé de la signer mais il a accepté par contre d'initialer les ratures, ont dit les témoins policiers.Pelletier était au courant de l'accusation qui pesait contre lui ; il ne pouvait pas faire appel à son avocat, Me Robert Flahiff, qui était en vacances, mais n'en voulait pas d'autre.De son propre chef il a accepté de parler «aimablement» avec les enquêteurs et de leur donner sa version des faits.En début de journée hier, le procureur de la Couronne avait demandé qu'on émette une ordonnance de non-publication empêchant ainsi les journalistes de rapporter les témoignages.La défense, menée par Me Flahiff, a fait valoir au juge que cette histoire avait déjà fait couler beaucoup d'encre et que les commentaires allaient bon train.Les «impressions et suppositions», plutôt que le reportage des faits du procès, pourraient porter préjudice à son client.Le juge a cependant décidé que l'enquête serait publique.Louise Pelletier a dit hier qu'elle n'en savait pas très long sur les rapports entre son père et sa belle-mère.Elle n'avait connu l'accusé, son vrai père, qu'au mois d'avril dernier.Elle avait grandi dans des foyers d'accueil, et voulant désormais adopter le nom de son tuteur, elle avait besoin de la signature de son père.Aussi l'avait-elle contacté pour ces formalités.Elle apprenait que son père était marié à Hélène Lizotte mais que les choses ne roulaient pas toujours rond avec sa femme.Ils devaient se séparer vers la mi-mars.Elle avait également connu le neveu de l'accusé, Jean-Claude, 24 ans, qu'elle avait vu à plusieurs reprises avant les incidents du mois d'août.Ce qu'elle savait par contre, a dit le témoin au procureur de la Couronne, Me Paul Chevalier, c'est que son père aimait boire et parfois fumer quelques joints.La victime aimait fumer, tout comme son ex-mari, et consommait également de la cocaïne. A4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD115 OCTOBRE 1987 Centres d'accueil: les collègues des 14 s'opposent à leur réinsertion MARTHA OACNON ¦ Des employes du centre d'accueil montréalais où u éclaté une retentissante histoire de moeurs ont fait savoir hier qu'ils s'opposeraient a la réintégration de 14 anciens collègues de travail, même s'ils ont tous été libérés des accusations d'agressions sexuelles sur des enfants.Au cours d'une assemblée syndicale à laquelle participaient près d'une soixantaine de personnes, les employés ont majoritaire- Plus de 30 syndiqués demandent par vote secret que les 14 soient exclus ment exprimé leur désir de ne plus travailler avec les ex-accusés.Us ont émis ce voeu par un vote secret dont les résultats n'ont pas cle divulgues officiellement.On sait toutefois que plus d'une trentaine de syndiqués demandent à la direction de ne pas réembaucher ces gens.Même si les poursuites criminelles ont été abandonnées faute de preuve, les employés estiment que le doute persiste et qu'il vaut Statut de réfugié : les demandes baissent LILY TAS ¦ Le nombre de voyageurs qui revendiquent le statut de réfugié à leur arrivée à l'aéroport international de Mirabel, ou au poste frontière de Lacolle, a diminué de moitié en septembre.Ils n'étaient que 643 à demander l'asile ou la résidence permanente, alors que depuis le début de l'année, la moyenne mensuelle s'établissait à I 203, dont environ 60 p.cent à Mirabel et 40 p.cent à Lacolle.En effet, du ler janvier à la fin du mois d'août, le Québec a reçu à ces deux points d'entrée 9 626 revendicateurs du statut de réfugié, ainsi que le soulignait La Presse du 2 septembre dernier.Ce nombre comprend I 024 demandes de résidence permanente, considérées par les autorités de l'immigration comme des demandes d asile.Sur les 499 revendicateurs arrives de 24 pays en septembre à Mirabel, les plus nombreux, selon les chiffres transmis par le surintendant d'équipe, M.Pierre Trempe, étaient les Iraniens (114+ 10 demandes de résidence permanente), les Srilankais (76 + 4), les Ghanéens (70 + 6) et les Honduriens (39 + 16).A Lacolle, sur les 144 demandes, 31 provenaient de So-maliens qui étudiaient pour la plupart aux Etats-Unis, 29 de Srilankais, 26 de Salvadoriens et 13 de Honduriens, ainsi que l'a précisé à La Presse l'agent supérieur, Raymond Lalonde.A noter que'le gouvernement canadien impose, depuis le 18 septembre 1987, un visa aux ressortissants du Honduras.Ils étaient jusqu'à cette date les plus nombreux à demander l'asile.Du lLr au 13 octobre, Mirabel a reçu 157 requérants du statut de réfugié plus huit pour la résidence permanente.Il s'agit de ressortissants de 20 pays.Comme en septembre, les plus nombreux restent les Iraniens (47), suivis des Srilankais (28), des Ghanéens (23) et des Irakiens (12).À cause du visa dorénavant requis pour les Honduriens, un seul d'entre eux a atterri à Mirabel et un seul s'est présenté à Lacolle.A ce poste frontière, on note 61 arrivées du l'rau 13 octobre.Les plus nombreux cette fois sont les Somaliens (18), les Salvadoriens ( 16) et les Srilankais (9).Départs volontaires et expulsions retardées «Il y a peu de renvois», déclare M.Normand Racicot, directeur intérimaire du Centre d'Immigration à Mirabel.Il ajoute que 300 cas étaient passibles de renvoi après toutes les étapes prévues par la loi y compris la Cour d'appel de l'immigration.Les personnes concernées ont choisi d'aller encore en appel, cette fois à la Cour fédérale.Ce qui peut prendre au minimum un an.Par contre, M.Racicot note un phénomène qui touche deux ethnies en particulier, les Chiliens et les Turcs.«Depuis avril dernier, 85 Chiliens et 74 Turcs ont demandé à partir, parce que les épouses ne pouvaient pas les rejoindre en raison du visa de transit exigé à partir de février, ou pour d'autres raisons familiales.Us avaient le mal du pays et se voyaient dans une impasse», explique M.Racicot.ENCAN PUBLIC TAPIS D'ORIENT Liquidation d'une cargaison aérienne arrivée trop tard et transportée par Iran Air et d'autres compagnies aériennes.Marchandise dédouanée par les courtiers en douane et transitaires canadiens.Chargement de magnifiques tapis d'Orient noués main a vendre à l'encan.Chaque tapis sera vendu un à un.Les taxes gouvernementales et autres ont été acquittées.Frais d'entreposage de 10% ajoutés au prix de vente.Conformément à la loi canadienne, le pays d'origine est indiqué sur chaque tapis (Iran, Pakistan, Inde, Chine, etc.).L'encan aura lieu é l'adresse suivante: Endroit: RAMADA INN Centre-ville, 1005 rue Guy, angle Dorchester ((MAW SALON) Date: JEUD115 OCTOBRE à 19 h M (exposition à partir de 18 h 15) Conditions: comptant, cartes de crédit, chèques + pièce* d'identité.Encanteurs autorisés .LA MODE A VOTRE MESURE i.ii deux semaines.Belmonll Geolfrion confectionne pour \\uus.dans sun atelier.un complet personnalisé.\\enez découvrir nos plus beaux tissus automne/hiver: ZLIGNA.DOKMKLIL, KLUA.ŒRKLTL Ajs* Coil W 1499, rue Fleury est 13W 381-4267 J mieux tenir ces personnes éloignées du centre d'accueil.Quelques instants avant le vote, des anciens accusés avaient obtenu l'autorisation de donner leur version des faits.Pour la première fois depuis l'éclatement du scandale, en 1976, ils faisaient face à leurs anciens collègues de travail.Aux dires de certains, il y avait de la tension dans l'air ! D'un coté comme de l'autre, on se dévisageait.L'assemblée étant à huis clos, les journalistes ont du se contenter des commentaires que leur ont fait certaines personnes.Curieusement, les médias d'information ne sont pas parvenus à rencontrer et à identifier ceux qui avaient convoqué une conférence de presse à cet endroit.Quant aux représentants syndicaux de la Fédération des affaires sociales (CSN ), ils ont affirmé n'avoir jamais contacté les journalistes.De toute évidence, certains individus tenaient à ce que le résultat du vote soit connu.En plus de crier leur innocence, les ex-accusés ont tenté d'expliquer ce qui leur était arrivé.« Ce n'était pas facile.Je sentais que je me butais à un mur d'incompréhension ».a dit l'un d'eux qui était encore présent à l'arrivée des journalistes.Mme Hélène Choquette, de la Fédération des affaires sociales, a expliqué que le vote ne change rien aux procedures de grief qui débuteront prochainement devant le tribunal du travail.« Ces gens ont le droit d'être défendus et ils le seront.» Elle s'est bien gardée de commenter la réaction des employés.Depuis le début de cette histoire, le syndicat, comme on le sait, est sous la tutelle de la Fédération des affaires sociales.Ce sont les membres qui ont pris cette décision pour éviter les situations conflictuelles.Visiblement nerveuse, Mme Yolande Thibodeau.qui représente le syndicat, a expliqué que les employés étaient déchirés et tiraillés par les événements.Elle a refusé de discuter du résultat du vote.« Nous n'avons pas encore pris le temps de l'analyser.» La direction du centre d'accueil a déjà rencontré les employés, il y a quelques semaines, pour leur rappeler qu'ils devaient avant tout faire confiance aux enfants dont ils ont la charge.À mots couverts, on a laissé entendre a ceux qui pensaient autrement, qu'il valait sans doute mieux changer leur orientation.On attend toujours que le ministère de la lust ice annonce la forme que prendra l'enquête qui pourrait faire la lumière sur ces événements.En attendant, le débat est maintenant devant le tribunal du travail où des enfants devraient être appelés à témoigner à nouveau.Une procédure qui risque d'être pénible et difficile.Le jury délibère sur le sort de Marc Therrien jaaNPAUI.CMMOHHMU SAINTIÉRÔME ¦ Marc Therrien, qui subit son procès sous 19 chefs d'accusation allant de la sodomie à la bestialité, en passant par la grossière indécence, connaitra son sort au cours des prochaines heures.Après 29 jours d'audiences, le jury, composé de huit hommes et de quatre femmes, a commencé à délibérer ce matin, au Palais de justice de Saint-|érôme.Therrien, qui vit aujourd'hui du bien-être social après avoir roulé en luxueuses Cadillac Seville durant des années, a déjà été propriétaire de huit maisons de «familles d'accueil», valant chacune environ $100 000, pour adolescents aux prises avec différents problèmes.Aujourd'hui, ces maisons sont au nom de sa maîtresse.Celle-ci, qui occupe le poste de directeur adjoint d'une succursale montréalaise des Caisses populaires Desjardins, habite avec l'ex-femmc de l'accusé.C'est à la suite de plaintes portées à la Commission des droits de la personne par des ex-pensionnaires de Therrien que la Sûreté du Québec a entrepris une enquête qui a conduit à ce procès devant le juge lean Filiatrault, de la Cour supérieure.Les délits reprochés auraient été commis entre 1978 et 1980.Les crimes sexuels reprochés à Therrien, auxquels auraient participé des jeunes hommes, comportant aussi l'utilisation de chiens et de chevaux, auraient été commis à Bois-des-Filion et à Saint-Hippolyte.Domination Therrien, 47 ans, soutient avoir voulu diriger des maisons pour jeunes afin de se créer des familles.Dans son témoignage, il a rappelé qu'il n'avait jamais pu avoir d'enfants car sa femme, avec qui il a été marié durant plus de 20 ans, a fait sept fausses-couches.Dans sa déposition en défense, Therrien a affirmé qu'il n'avait jamais eu de relations homosexuelles avec des jeunes.«C'est un frame~up\\», a-t-il lancé, en réponse à une question de son avocat, Me Daniel Lafleur.Mais pour le procureur de la couronne, Me François Brière, c'est plutôt l'accusé qui a fait un frame up en entraînant des jeunes dans son «Club med de Saint-Hippolyte», en leur faisant croire que s'ils voulaient un jour dominer \u2014 comme il le faisait lui-même \u2014 ils se devaient de l'écouter.C'est ainsi que cinq jeunes hommes sont venus au cours des dernières semaines faire le récit des ébats qui ont eu lieu chez Therrien.Dans ses directives aux jurés, le juge Filiatrault, en plus de traiter des points de droit qu'ils doivent respecter dans leurs délibérations, a fait un résumé des principaux témoignages.C'est ainsi qu'il a rappelé q'un jeune homme a dit sous serment avoir participé à quelque 600 ou 700 séances de sado-masochisme dont Therrien était le principal acteur.Un autre est venu mentionner qu'il avait pour sa part été figurant dans 300 séances et plus, parfois même avec des chiens.Selon les versions des témoins, Therrien se faisait souvent attacher afin de jouir sans doute davantage.Un sergent-détective de l'escouade des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montréal a raconté, en déposition devant le juge Filiatraut, que Therrien était venu le voir afin de lui faire une offre troublante: il voulait que le policier, contre dédommagement, lui envoie des jeunes aux prises avec des problèmes de drogue.L quelautreà L'auto à gauche, sans égratignure aucune, a subi une dépréciation d'environ 30% en moins d'un an.L'auto à droite est considérée comme une perte totale par la compagnie d'assurances.Pourtant, elle vaut presque le montant original qui a été déboursé par son acheteur.C'est tout simplement parce que son propriétaire bénéficie de l'option Pare-Choc: Un exemple: si votre auto neuve de $12,000 devient une perte totale à la suite dune collision pu d'un incendie, au cours des 12 mois qui suivent l'achat, votre compagnie d'assurances pourrait seulement vous accorder le montant de la valeur dépréciée ($8,400) et non pas la somme que vous avez payée à l'origine.Nous créditerons votre emprunt de la différence ($5.600) ou du solde restant, au jour Je la perte.Le plus petit montant prévaudra, selon le cas.m L'option Pare-Choc coûte normalement $25 pour une année complète.En ce moment, nous vous lotirons gratuitement.Vous pouvez vous en prévaloir en choisissant un Prêt-Rachat Royal\"0 ou un prêt ordinaire.Si vous avez déjà obtenu un prêt ailleurs, vous pouvez le transférer chez nous et y ajouter l'option Pare-Choc pour le restant de la première année.Renseignez-vous dès aujourd'hui.ça vaut vraiment la peine.L'option Pare-Choc s'applique aux autos el .jintons lèpre désunis 1 Image personnel.'U Banque Royale du Canada est un iiw^rr mscni de ceue marque.BANQUE ROYALE Parlez-moi d'une banque.Royale! t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD115 OCTOBRE 1987 \u2022 A 5 Inauguration à Winnipeg de la centrale nucléaire transportable Slowpoke Une alternative peu coûteuse pour le chauffage urbain tUDUU envoyée spéciale de La Presse WINNIPEG ¦ Le Slowpoke, cette petite centrale nucléaire transportable inaugurée hier matin à Whites-hell, Alberta, par Énergie Atomique du Canada, sera vraisemblablement, dans le secteur du chauffage urbain, une alternative moins coûteuse et plus écologique que l'énergie fossile et que l énergie hydroélectrique.Selon les experts en la matière, la première commande d'un Slowpoke commercial pourait être signée d'ici trois mois.Le Slowpoke, petit frère du Candu, chauffe depuis 10 h 40, heure locale, hier, les bureaux de l'Établissement de recherches nucléaires de Whiteshell, petite localité en banlieu de Winnipeg.Énergie atomique du.Canada estime qu'au cours des prochaines années, le marché sera de quelques dizaines de Slowpoke au Canada, et de quelques centaines à l'étranger.D'une capacité de 10 MWt (Mégawatts thermiques), autrement dit apte à chauffer 1 000 appartements, le Slowpoke tient son nom de la contraction de « Soft low power kritical experiment ».Sa capacité en Kilowatt relativement petite ( le Candu fait 600 K W ), de même que la grande simplicité de sa conception et ses conditions douces d utilisation ( température maximale de 95 degrés C et pression normale) garantissent une grande sécurité.Le Slowpoke peut fonctionner sans aucune surveillance, et il ne demande pas de dispositifs de sécurité extérieurs.Contrairement à la filière Candu, dont l'envergure exige que la centrale soit construite sur place, le Slowpoke peut être fabriqué au Canada et exporté sur les lieux d'utilisation.Son coût se situe autour de S10 millions, incluant le combustible d'uranium, qu'il faut remplacer environ tous les six ans ( la valeur du combustible est d'environ $1,5 million).« Le premier Slowpoke commercial fera démarrer l'industrie en flèche ou signera son arrêt de mort », de dire S.Hatcher, président de la Société de recherche d'Énergie atomique du Canada.Si le ministre de l'Énergie, M.Marcel Masse, ne s'est pas présenté hier tel que prévu, un groupe d'environ 75 personnes, des ingénieurs canadiens et des délégués commerciaux, ont assisté au lancement, parmi lesquels un Tchè- que et deux Coréens.« Nous sommes intéressés à un partenariat avec le Canada, affirme Viktor Horak, consul et conseiller commercial de la Républi- Îue socialiste tchécoslovaque, res compétents en ingénierie, les Tchèques ne voient pas pourquoi ils achèteraient du Canada des centrales qu'ils peuvent fabriquer eux-mêmes.Mais ils acqué-reraient volontiers une licence pour le Slowpoke, de même qu'ils sont ouverts a la formation de « joint ventures » et d'échanges technologiques.» Nous avons beaucoup de charbon dans notre pays, explique M.Horak, mais il est très polluant, ce qui nous oblige à adopter des procédés antipollution.Comme ces derniers sont très coûteux, l'énergie nucléaire devient compétitive.Les Coréens, de leur côté, utilisent déjà la technologie nucléaire canadienne, puisqu'ils possèdent une centrale Candu de 600 MW.Peu diserts selon l'habituel hermétisme asiatique, ils se contentent d'assurer qu'ils étudieront le Slowpoke comme une alternative intéressante au chauffage urbain.« Au Canada, l'énergie nucléaire n'est pss ressentie comme un besoin urgent étant donné l'abondance et la diversité de nos ressources énergétiques, explique Gerry Lynch, un ingénieur d'ÉAC.Les marchés du Québec et de l'Ontario pouraient cependant être très prometteurs.On sait que le Canada consacre 25 p.cent de sa demande énergétique au chauffage des immeubles, ce qui est justement la spécialité du Slowpoke.Ce dernier a un rendement calorifique de plus de 90 p.cent, alors que l'électricité, qu'elle provienne d'un Candu ou d'un barrage hydroélectrique, ne se transforme en chaleur qu'avec un rendement de 30 p.cent, le reste de l'énergie se dissipant dans le procédé de conversion.De plus, le Kilowatt heure thermique du Slowpoke coûte moins de 2 cents, alors que celui d'Hydre-Ontario coûte 5 cents et celui obtenu par le gaz naturel 2 cents.Comment le Québec accueille-ra-t-il cette nouvelle technologie qui promet de nous chauffer à moindre coût qu'Hydro-Québec ?Assistera-t-on à l'émergence d'un nouveau concept de bi-énergie où l'Hydro se contentera de compléter en hiver l'apport énergétique du Slowpoke ?L'histoire est à suivre.Quelle belle déwvertel Menu classique Menu création 825, rue Côte Vertu à l'ouest de l'autoroute des Laurentides .Ville Saint-Laurent Pour réservations: 748-5800 Stationnement gratuit xs Le Conseil consultatif de l'environnement prône la création d'un fonds de recherche de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le Conseil consultatif de l'environnement (CCE), dans un avis au ministre Clifford Lincoln,\" recommande la création d'un fonds de recherche en environnement et affirme que ce fonds devrait être placé sous la maîtrise du ministre de l'Environnement.Ce n'est là qu'une des 20 recommandations contenues dans le rapport de 140 pages remis au ministre le 10 juin et rendu public hier par le président du CCE, Marcel Junius, lors d'une conférence de presse.Le rapport, a expliqué M.Junius, a pour but ultime d'arriver par la recherche et le développement à assurer une qualité de vie aux citoyens.Le rapport met en évidence la disparité des sommes consacrées à là recherche au Québec et le peu d'emphase mise sur la recherche en sciences sociales et humaines en cé domaine.C'est pour re- médier à cette situation que le CCE recommande la création d'un fonds regroupant tous les efforts de recherche en environnement sous la direction du ministre responsable.« Nous savons que ce ne sera pas facile à faire à cause des structures ministérielles, à cause de la gestion administrative de ces structures, mais nous pensons néanmoins qu'un fonds en environnement doit être géré par le ministre de l'Environnement, qui pourrait redistribuer l'argent recueilli pour des projets de recherche compatibles avec les objectifs principaux du ministère de l'Environnement.» Le fonds de recherche en environnement devra être placé à des endroits précis, stratégiques, pour favoriser véritablement le contrôle de la qualité de l'environnement et pour favoriser aussi les* entreprises qui se dévouent véritablement à la cause de dépollution ou celle de la conservation et de la préservation industrielle en environnement.Le CCE recommande aussi la production régulière de bilans sur l'état de notre environnement qui seraient préparés et publiés par un organisme indépendant du gouvernement et qui seraient largement diffusés parmi les chercheurs, les industries et les citoyens.« Nous sommes souvent assez surpris que les citoyens soient un peu dans les brumes », a déclaré M.Junius.Le CCE croit qu'il faut faire de la recherche, pure et de développement, mais qu'il faut éviter de réinventer la roue.Allons chercher là où elle est, importons la technologie et adaptons-la au système québécois.A ce sujet, le conseil croit que les technologies françaises ou américaines ne sont pas nécessairement celles qui.conviennent ici.Des pays Scandinaves ont développé des attitudes envers la protection de l'environnement, pourquoi ne pas s'en inspirer, demande-t-il.Tout le document a été rédigé avec, comme objectif, la conservation et la préservation des ressources.SYSTÈME DE SON COMPLET comprenant amplificateur d'une puissance de sortie de 35 watts x 2, sous 8 ohms, de 20 à 20 000 Hz \u2022 magnétophone avec réducteur de bruit Dolby B & C \u2022 tourne-disque à entraînement par courroie semi-automatique \u2022 enceintes à contre-résonnance, à deux voies \u2022 meuble support, en option 749$ TÉLÉCOULEUR 20\" MtM.Kv.iNiR \u2022 convertisseur \u2022télécommande \u2022 décodeur stéréo M.T.S.\u2022 minuterie sommeil \u2022 sortie vidéo SUPER AUBAINE 795$ RABAIS de 200 $ CENTRE ÉLECTRONIQUE COMPLET \u2022 Télé t Vidéo \u2022 Audio 47, rue Fleury Ouest 381-9261 ootvicb ¦ domicile per nos techniciens Caméra \u2022 vidéo é louer pour vos vacances Gagner un voyage au Maroc! 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Ot gauche à droite: Jean-Pierre Brouilleur), Tours Vogue, Joanne Nicholson, Gagnante; Robed Woisbioom, Gagnant; Kingsley Scanlon, Association des Marchands de Place Bonaventure Place Bonaventure Galerie des Boutiques Le prèt-a-porter printemps 88, vu de Paris: frisons très robe du soir a l'encolure et Jambes libérées.photo «un» La jambe se portera longue ANNE RICHER envoyée spéciale de La Presse PARIS Dans les rues de Pa-ris grises,pluvieuses, automnales et où tout le monde semble avoir mille et une choses à courir, à faire et à vivre, la mini jupe sévit.Elle montre toutes les jambes, les jolies, les parfaites, les jeunes, les autres.C'est difficile pour marcher, c'est difficile pour monter dans les taxis, c'est devenu un art que de s'asseoir avec ce qui reste de pudeur et heureusement qu'il y a le bas culotte noir! Mais tous les couturiers ont fait du court et il faut voir chez Saint Laurent comme ailleurs que la petite jupe noire fait un malheur.Et dans les collections qui commencent, qui parlent du printemps 88, la mini jupe fleurit encore mieux, puisqu'avec un brin de soleil tout peut arriver.C'est sans doute qu'on a envie de montrer son corps, de montrer qu'on a de quoi acheter ce qui est cher, même si c'est tout petit, de bien faire savoir qu'on a une jolie silhouette, qu'il a fallu beaucoup d'efforts parfois pour l'obtenir ou la maintenir et qu'il est temps que cela porte fruit.Mais la Parisienne, c'est la Parisienne.Qu'en sera-t-il des autres femmes?«Habillerons-nous notre Canadienne ainsi?» se demande Michel Robichaud, en voyant à Paris toutes ces femmes vêtues de court, mais surtout couvertes de noir.Le couturier repart cependant à Montréal, les yeux pleins d'images, la tète pleine d'idées pour ses créations futures.Coco Chanel, elle, disait: « Pas une femme sur cent n'a de jolis genoux».Et elle montrait les jambes mais elle cachait les genoux.C'est ça la longueur «Chanel».«Si j'avais une fille, il faudrait qu'elle ait les genoux rudement bien faits pour que je lui permette de les montrer.» On peut croire que c'est cette longueur que les femmes en général vont privilégier, c'est la plus logique, la plus raisonnable quand on a un certain âge, une certaine taille ou tout simplement une certaine notion de l'élégance.On voit déjà dans la rue bien des femmes qui ont fait ce choix.Et c'est déjà rudement joli.Mais en attendant, cette charmante bataille des ourlets démontre une chose: tout va bien; sur les plans économique et psychologique.Les femmes assument leur indépendance, elles sont bien dans leur peau.Et à montrer ainsi leurs cuisses, certaines marquises (des anges!) qui veulent à tout prix suivre la mode, deviennent carrément attendrissantes.Entre la rue d'automne à Paris et le printemps présenté aux Tuileries sur de longues passerelles, par de longues filles filiformes, un point commun donc: le court.Pour le reste c'est encore à venir.Mais c'est déjà impitoyable.On sait d'ores et déjà qu'il ne faudra pas un gramme de graisse sur tout le corps, que les tis-suselastiques vont l'enfermer comme un corset, le galber, que les épaules vont se découvrir, la taille s'étrangler, les seins rebondir.Qu'il faudra avoir 20 ans ou du courage pour montrer tout cela! Veste classique sur jupe fleurie coupée au dessus du genou.photo reutu À la grande question que se posent les hommes et les femmes: qu'est-ce qui sera à la mode au printemps?, les Cerru-ti, Daniel Hechter, Comme des Garçons, Thierry Mugler, Chanel, Dior, Balmain, Valentino, Ungaro, Lacroix, Saint Laurent et tous les autres, vont répondre à tour de rôle durant les huit jours ininterrompus que dure la présentation des collections de Paris.La machine est bien rodée et est en marche.Comme d'habitude des centaines de journalistes et photographes du monde entier vont se ruer sous la tente aux Tuileries pour assister à la mode comme on va au spectacle.Et s'empresser de répandre la bonne nouvelle.Que le printemps s'annonce court ou long, sa légèreté et ses froufrous seront plus doux à vivre de toute façon que l'hiver.Pierre Foglia\t Foglia, \" en vacances, > revient samedi fÈ\tWÊËffi a 6* la presse, montreal.jeud115 octobre 1987 L'ÉCOLE : les devoirs des parents Les parents doivent se battre pour que leurs enfants aient laide requise AHDRI PRM ¦ rance consacre au moins mm deux heures par soir aux devoirs de son garçon de neuf ans.fille n'est pourtant pas de ces parents ambitieux qui révent de voir leur enfant devenir premier ministre ou président de Provigo.Le petit garçon de France souffre de troubles d'apprentissage.C'est pour lui assurer un minimum d'instruction, un minimum d'avenir qu'elle devra passer des heures à travailler avec lui, des journées à rencontrer professeurs et spécialistes, et des années à se battre pour que l'école donne à son enfant l'aide dont il a besoin.France n'est pas la seule.Il y a, croit-on, plus de 100000 enfants québécois aux prises avec des difficultés d'apprentissage.Certains ont simplement mal digéré quelques apprentissages de base à cause de circonstances défavorables: maladies fréquentes, nombreux changements d'école, conflits avec un professeur.Sur ces fondations mal construites, les échecs se sont accumulés.Une fois identifiée la source du problème cependant, celui-ci peut être facilement surmonté.Les troubles qui affectent des milliers d'autres enfants sont plus graves.Ils résultent d'un mauvais fonctionnement du système nerveux causé, par exemple, par un problème génétique ou par un accident lors de la naissance.Les difficultés d'apprentissage de ce type sont permanentes.Au mieux, elles peuvent être compensées ou contournées.Mais, souligne l'orthopédagogue Denise Thériault, «il faut une montagne de patience aux parents».«Les enfants qui s'en sortent ont eu des parents extraordinaires, parce que ça peut durer des années, a chaque étape importante de la scolarité, c'est à recommencer.» Certains de ces enfants sont hyperactifs et se concentrent difficilement, d'autres ont des problèmes de motricité, plusieurs écrivent ou lisent difficilement (dyslexie).Résultat: dès leur entrée l'école, bien qu'ils soient aussi et parfois plus intelligents que la moyenne, ils accusent un important retard dans une ou plusieurs matières.Des signes Inquiétants Les histoires se ressemblent.Quelque part entre la naissance et les premières années d'école, les parents perçoivent des signes inquiétants: l'enfant tarde à parler, ne peut pas suivre en classe, se comporte bizarrement.Les parents consultent un médecin.Celui-ci se fait rassurant: avec le temps, tout va s'arranger.Mais avec le temps, au contraire, les problèmes s'aggravent.À l'école aussi, enfant et parents se heurtent à l'incompréhension et à l'ignorance.Les causes et les manifestations des trou- bles d'apprentissages sont encore mal connues.Souvent, les professeurs, les médecins et les psychologues ne savent ni les reconnaître ni les traiter.Des enseignants jurent qu'ils vont parvenir à régler le problème.Mais leurs efforts sont vains.Certains enseignants s'en prennent ù l'enfant.Cela est arrivé à Natalie Desnoyers.Aujourd'hui âgée de 16 ans, Natalie étudie en secondaire III dans une petite école réservée aux enfants qui souffrent de difficultés d'apprentissage.Une école mise sur pied par des parents.Entre autres problèmes, Nata-.lie ne peut apprendre un mouvement si on se contente de le lui montrer.On doit lui dire quoi faire.Lorsqu'elle était en quatrième année, un professeur qui tentait de lui montrer un pas de danse s'est impatienté devant toute la classe: «C'est quoi ton problème?Tu devrais pouvoir le faire, ça fait cinq fois que je le fais devant toi!».«Cela t'enlève'toute estime de toi», raconte Natalie.«Lesautres enfants croient ce que le professeur dit et à leur tour se mettent à t'insulter».D'un spécialiste à l'autre Pris de panique, les parents passent d'un spécialiste à l'autre.Cela prend du temps.Dans les hôpitaux et les CLSC, il faut attendre six mois avant de rencontrer un psychologue.Les diagnostics sont contradictoires, souvent er-ronnés.Trois psychologues ont déclaré à la mère de Natalie, Gail, que sa fille était déficiente mentale.«Quand je leur dit aujourd'hui que Natalie va à l'école secondaire, ils ne me croient pas».il faut donc des mois, parfois plus avant que les parents apprennent que leur enfant souffre d'un trouble neurologique, qu'il n'est pas «retardé», qu'ils ne sont pas responsables de ses problèmes.Un temps précieux a été perdu.«Six mois dans le développement d'un enfant, c'est très important, on peut presque dire que chaque minute compte», affirme Gérald Boutin, professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal.En 1982, M.Boutin a mis sur pied à Laval un programme de dépistage et de correction des difficultés d'apprentissage au niveau pré-scolaire.Selon lui, l'intervention précoce est capitale: «On dit que de 10 à 13 p.cent des enfants ont des difficultés d'apprentissage, mais il n'y en a qu'une toute petite fraction dont les problèmes sont graves.Pour les autres, si on était intervenu plus tôt, on aurait évité la marginalisation».«Même dans les cas plus graves, renchérit l'orthopédagogue Denise Thériault, plus on intervient tôt, plus on a de chances de compenser tellement bien que l'enfant va pouvoir passer normalement à travers l'école».Sachant enfin de quoi souffre leur enfant, les parents demandent à l'école qu'un spécialiste s'occupe de lui, ou qu'on le place dans une classe spéciale.Mais le système scolaire a ses règles, financières surtout.Si les problèmes ne sont pas jugés assez graves, si on n'a pas assez de spécialistes, l'enfant n'aura pas d'aide.Quels parents, voyant leur enfant subir échec sur échec, accepteraient de se plier à des normes administratives?Ils apprennent à se battre.«Pendant quatre ans, raconte Estelle, on a refusé de fournir des services à mon garçon parce qu'on considérait ses difficultés comme légères.Jusqu'à un matin où je me suis levée et je me suis dit : « C'est assez » ».Ça commence par une engueu-lade avec le directeur de l'école.Lorsqu'un parent est particulièrement fonceur, comme cette mère d'un garçon de 14 ans atteint d'une maladie métabolique rare, ça va beaucoup plus loin: «Nous nous sommes organisés avec un autre couple pour demander les services d'un orthophoniste et d'un neuro-psychologue.On a réuni les commissaires, contacté le gouvernement, fouiné dans les lois.Ça a bougé quand on a menacé d'aller à l'Office des droits de la personne».«l'ai été un parent super-em-merdant », admet-elle.Pour ces parents, comme pour De la maternelle au secondaire I: des moments difficiles pour les enfants.et pour les parents uit heures et 15, le matin du 8 septembre, à l'entrée de l'école Hochelaga dans l'est de Montréal.Des mères regardent, l'inquiétude et les larmes aux yeux, leurs petits de quatre ans se placer en file indienne.Dans quelques minutes, les enfants entreront pour la première fois à l'école, en pré-maternelle.L'enseignante donne le signal.Un petit se jette dans la jupe de sa mère en pleurant.Une mère essuie une vingtième larme.Bien que les enfants soient contents de commencer l'école, les premières heures sont souvent difficiles.Séparés de leurs parents, entourés de petits inconnus, obligés d'attendre leur tour pour parler à la maîtresse, plusieurs se sentent tristes et frustrés.Les parents peuvent aider leur enfant à passer à travers ces pénibles moments.D'abord en contrôlant leurs propres angoisses.«On n'a pas tellement de problè- PHOTO Maerf NAOON.IA PKESSE Mme Claire Berthelet, conseillère pédagogique i la CÉCM: «Pour l'enfant, l'entrée en première année est un moment très stressant.» mes avec les enfants, raconte l'enseignante Rollande Vigneux, c'est surtout les parents qui sont en larmes à la porte».«C'est sûr que si la mère braille à la porte, l'enfant va brailler aussi», constate Mme Jacqueline Vadnais, mère de trois enfants.Les éducateurs demandent aux parents de faire de cette première rentrée un événement amusant plutôt que déchirant, le matin même et avant.Dans les semaines qui précèdent, ils devraient expliquer à l'enfant ce qui va se passer, en parler en termes favorables, visiter l'école avec lui, répondre à ses questions, le rassurer.Mme Vigneux conseille aux parents de faire garder leur enfant de temps en temps et de le laisser aller jouer au parc avec des amis pour qu'il s'habitue, avant d'arriver à l'école, à être séparé de ses parents et à jouer avec d'autres enfants.Mme Claire Berthelet, conseillère pédagogique à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM).suggère d'habituer l'enfant à se débrouiller seul: «L'enfant doit apprendre à résoudre des problèmes par lui- même.S'il a un problème avec un copain, le parent doit l'amener à trouver lui-même la solution».L'année la plus difficile Pour beaucoup d'enfants, l'entrée en première année est plus difficile que l'entrée à la maternelle.En plus d'être à l'école toute la journée plutôt qu'une demi-journée, ils doivent rester assis, et le jeu fait place à un apprentissage plus systématique.Les parents ne doivent pas s'étonner qu'au cours des premiers jours, leur petit se plaigne d'être fatigué, veuille se faire bercer, parle en bébé, ou soit très agité.Ils doivent être compréhensifs.«Pour les enfants, explique Mme Berthelet, c'est un moment très stressant, comme pour tout gros changement l'est pour un adulte, la recherche d'un logement par exemple».«Il y a des enfants qui s'adaptent la première journée, raconte l'enseignante Monique Desmarais de l'école Hochelaga, et d'autres pour qui ça prend trois mois».Si l'enfant ne veut plus retourner à l'école, il faut chercher à savoir ce qui exactement lui dé-plait, et le rassurer, l'aider.Les parents peuvent préparer l'enfant à son entrée en première année de la même façon qu'ils l'ont fait pour la maternelle: en lui expliquant ce qui va se passer, en lui faisant rencontrer l'enseignante de première si l'école elle-même n'organise pas une telle rencontre, etc.Doit-on lui apprendre son alphabet, la lecture, l'écriture, pour iui donner une longueur d'avance?Beaucoup de parents disent que oui : « Ma plus vieille, raconte M.Jacques Boulva, père de cinq enfants, je l'ai préparée, elle savait compter et savait son alphabet quand elle est arrivée en première.Ça a été important pour elle parce qu'elle s'est située comme quelqu un qui savait, comme un leader».Les éducateurs sont plus prudents: certes, ils veulent que les parents intéressent leur enfant très tôt à la lecture et à l'écriture en lui lisant des histoires, en lisant et en écrivant devant lui, en lui montrant quelques mots, mais ils soulignent aussi que les parents doivent respecter le rythme de leur petit : « Il faut sensibiliser l'enfant à l'importance de la lecture et de l'écriture, mais sans trop pousser pour ne pas l'écœurer», affirme Mme Berthelet.«Quand il sera prêt à écrire, il va le demander, il va vouloir écrire son nom».«S'il est trop avancé, fait remarquer Mme Desmarais, il va s'ennuyer à l'école, et risque d'avoir des troubles de comportement».En somme, ce qui est important lorsque l'enfant entre en première année, ce n'est pas tellement qu'il puisse lire et écrire, c'est qu'il ait le goût d'apprendre, qu'il sache qu'il est agréable et utile de savoir lire et écrire.C'est souvent l'inquiétude qui incite les parents à donner une longueur d'avance à leur enfant.« Pour plusieurs parents, explique Mme Carole Marcoux, qui a donné des cours sur les relations parents-enfants a la CECM, c'est comme si tout se jouait là : c'est là qu'ils vont voir si leur petit est intelligent ou pas, c'est là qu'ils vont voir les effets de l'éducation qu'ils lui ont donnée».4 Ils sont parfois amèrement déçus.Comme Mme Monique Boulais l'a été il y a deux ans lorsque sa petite fille a commencé sa première année: «Je disais tout le temps à mon mari qu'elle était très éveillée, qu'elle allait être bonne à l'école.Mais ça a été le contraire».Que faire?D'abord et avant tout, éviter de paniquer, comme l'a fait Mme Boulais: «Je l'ai écœurée au dernier degré, je la faisais travailler 4 ou 5 heures par soir».En poussant l'enfant de façon excessive, les parents risquent d'aggraver ses difficultés.Le seul moyen de découvrir ce oui ne va pas, c'est d'interroger I enfant, de l'écouter et de l'observer attentivement, et de discuter avec l'enseignant.Souvent, il ne s'agit que d'un petit problème d'adaptation.«Il y a des enfants, rappelle Mme Berthelet, qui ont besoin de plus de temps pour s'intégrer.En décembre, il se peut qu'ils ne lisent pas couramment alors que les autres le font.Mais en janvier, ils rattraperont probablement le terrain perdu».S'il y a lieu, l'enseignant suggérera aux parents des activités qui aideront l'enfant.Si la situation ne s'améliore pas cependant, les parents ne devraient pas hésiter à consulter des spécialistes, quoiqu'en disent l'enseignant et le directeur de l'école. l'école secondaire Rien n'inquiète plus les parents que le passage de leur enfant à 4 école secondaire, surtout lorsqu'il s'agit d'une polyvalente, un mot qui fait encore frémir bien des gens.«C'est comme un gros monstre, la bouche ouverte», explique Mme Monique Bézéau, dont la fille est entrée au secondaire l'an dernier.«J'étais là dans le temps du « peace and love», c'était un bordel ambulant, il y avait de la drogue partout».Depuis, estiment Mme Bezeau et plusieurs autres parents que nous avons interrogés, les choses ont changé.Mme Nicole Felton, membre du comité de parents à la polyvalente Henri-Bourassa, affirme : « En cinqj ans, j'ai vu seulement deux batailles, et on ne voit pas de drogués nulle part».Mais les craintes demeurent.« Les parents qui ont des enfants en sixième ont l'impression qu'ils les lâchent dans la jungle avec de la drogue, du sexe, et 2000 personnes», raconte Mme Céline Le-gault, qui a donné pendant huit ans à des parents de la CÉCM un cours sur les relations parents-enfants.- Aussi les parents multiplient-ils les avertissements avant que leur jeune pénètre dans la gueule du monstre.Surtout au sujet de la drogue.«Mes parents m'ont dit de faire attention, de rester avec des personnes de mon âge, de ne pas m'occuper de la drogue», nous a raconté une étudiante de secondaire I.Des avertissements efficaces, au moins à court terme: «Si on m'en offre, c'est non».Mais à plus long terme, les avertissements, les interdictions ne suffisent pas.«Le problème, dit Mme Jacqueline Côté, c'est la communication.J'en ai cinq, et c'est seulement à 22, 23 ans que chacun m'a avoué qu'il avait déjà essayé».Mme Denise Desmarchais, une mère de quatre filles, estime que le parent doit faire confiance à l'enfanl : « Il faut l'amener à pren- dre ses décisions, garder un bon contact avec lui».M.Réjean Loyer, père d'une fille qui est en secondaire IV à la polyvalente Henri-Bourassa de Montréal, abonde dans le même sens: «Il faut dire ce que sont les méfaits de la drogue, et leur dire que s'il arrive quelque chose, on aimerait qu'ils nous en parlent». cause de ce que leurs parents, leurs amis, et leurs aines leur ont dit, à cause de ce qu'ils ont vu à la télévision, les jeunes aussi ont peur de la drogue et de la violence lorsqu'ils entrent à l'école secondaire: «J'ai peur que les plus vieux m'en offrent, qu'ils me fassent des problèmes si je refuse», explique Nancy La vigne, étudiante de secondaire I à la polyvalente Lucien-Pagé.Mais cela ne semble pas être leur principale inquiétude.«Quand tu en parles, raconte une mère, tu fais rire de toi, ils te disent 'ben, voyons donc!'».Les grandes craintes des nouveaux de secondaire I, c'est que les cours soient trop difficiles et qu'ils aient peine à se retrouver dans un bâtiment si grand.Us se demandent s'ils auront assez de cinq minutes entre deux cours pour se rendre du local A-1025 au local C-3245, situé à des miles de là.Mais ces craintes se dissipent en quelques jours.Enfants et parents ont une autre inquiétude: les professeurs connaissent-ils leurs élèves, ont-ils le temps de s'occuper de ceux qui ont des difficultés?Plusieurs parents soulignent une nette amélioration de l'encadrement dans les écoles secondaires publiques depuis quelques années.Mais même les enseignants et les directeurs admettent qu'étant donné le nombre d'élèves, il leur est encore difficile de bien les connaître tous.Faciliter le passage Comme pour la maternelle et la première année, les parents peuvent faciliter le passage au secondaire, pour l'enfant et pour eux.D'abord en en parlant avec le jeune, pour le sensibiliser aux dangers qui le guettent et pour connaître ses craintes et ses espoirs.Les avertissements devraient être basés sur la réalité plutôt que sur ce qu'on a vu, lu ou entendu depuis 20 ans.Les polyvalentes ont changé, et chaque école est différente.Les parents devraient s'informer sur la future école de leur enfant, auprès de lui ( il a son réseau d'informateurs.) et auprès d'autres parents.«Ça aide beaucoup les parents qui sont inquiets quand on leur dit qu'on en a deux qui ont fini leur secondaire et qui ne sont pas des droguées», prétend Mme Des-marchaïs.Les parents et les jeunes sont souvent rassurés une fois qu'ils ont visité l'école, qu'ils se sont renseignés sur son fonctionnement, et qu'ils ont rencontré le directeur et les professeurs.Plusieurs écoles secondaires organisent des visites pour les parents et les élèves.Si ce n'est pas le cas de la future école de votre enfant, vous ne devriez pas hésiter à prendre des arrangements pour que vous puissiez la visiter et rencontrer un membre de la direction.Si votre visite ne vous rassure pas, vous devriez aller voir ailleurs, magaziner, avec votre enfant.Achèteriez-vous une maison que vous n'auriez pas visitée?ceux d'enfants handicapés, il y a toujours une bataille à mener.Que ce soit pour éviter que leur enfant soit ballotté d'une école à l'autre ou pour empêcher la commission scolaire de réduire des services déjà insuffisants.Hors de l'école, ces parents consacrent des heures et des heures aux thérapies, aux nombreuses activités qu'ils font avec leur enfant pour lui permettre de se développer le plus possible, et aux travaux scolaires.Tout ce travail pour que leur enfant puisse plus tard se débrouiller seul, trouver un emploi « pas trop complexe, quelque chose qui lui plaît».Les parents rencontrés admettent qu'ils poussent beaucoup leur enfant, peut-être trop.Mais, souligne Mme Desnoyers, qui est présidente de l'Association québécoise pour enfants et adultes ayant des troubles d'apprentissage (AQETA): «Lorsqu'ils arrivent à l'âge adulte, ces enfants disent tous que c'est grâce à leurs parents s'ils sont passés au travers».note: Les parents qui veulent des informations sur las difficultés d'apprentissage et les services disponibles peuvent communiquer avec raqeta, 1181 de la Montagne.Montréal, Québec, HSC 1Z2.Tél.: 861-5518.L'ANGOISSE suite de la pace a1 parentales et la société de consommation, ajoute M.Pierre Lu-pien, directeur-adjoint de la polyvalente André-Laurendeau, les parents ont tendance à laisser l'éducation à l'école, l'élève est un peu laissé à lui-même.» Plusieurs recherches, au Québec, aux États-Unis et en Angleterre montrent qu'en moyenne, les enfants de foyers désunis ont de moins bons résultats scolaires que ceux qui vivent avec leurs deux parents.Un exemple: une étude faite l'an dernier dans une école secondaire de la région de Lanaudière indique que les enfants de foyers désunis ont, en moyenne, des notes de 6 p.cent inférieures à celles des enfants de foyers unis.Mais il faut être prudent dans l'interprétation de telles données.Les études anglaises et américaines ont démontré que si les enfants de foyers monoparentaux ont de moins bonnes notes que les autres, c'est surtout parce qu'en général, ils vivent dans de moins bonnes conditions socio-économiques.Lorsque les conditions matérielles sont égales, démontrent ces recherches, la différence de performance entre les élèves vivant avec un parent et leurs camarades vivant avec deux parents est beaucoup moins grande.Et rien n'indique que l'écart qui reste soit attribuable au fait que le parent seul ne s'occupe pas assez des études de ses enfants.En fait, pensent certains chercheurs, ce pourrait être la période de conflit qui a précédé la séparation qui est responsable des difficultés scolaires de certains enfants du divorce.En quel cas on peut croire que si les parents ne s'étaient pas quittés et avaient continué à se battre, l'enfant aurait eu des notes pires que celles qu'il a obtenues après la séparation.Quoi qu'il en soit, comme le souligne à la fin d'une vaste étude sur la question la chercheuse britannique Eisa Ferri, «ce ne sont pas tous les enfants vivant avec un seul de leurs parents qui réussissent moins bien è l'école que leurs camarades vivant dans une famille 'normale'.Le fait que l'écart entre les différents groupes d'enfants soit relativement modeste indique que bon nombre de parents seuls ont très bien réussi à élever leurs enfants».Les parents séparés que nous avons rencontrés dans le cadre de notre enquête ne nous ont pas paru moins soucieux de l'éducation de leurs enfants que les autres.Parmi leurs enfants, comme parmi ceux des familles unies, certains réussissent très bien et d'autres ont des difficultés.Si le petit garçon de Lison, dont nous parlions au début de cet article, a eu des problèmes dès la maternelle, sa soeur ainée Corinne «a toujours été première de classe».Liette, que son mari a abandonnée il y 20 ans avec cinq enfants, raconte: «De mes quatre garçons, il y en a deux qui ne voulaient rien faire à l'école, et deux autres qui étuient très bons.Pourtant, je n'ai pas consacré plus de temps aux uns qu'aux autres».Les parents admettent que parce qu'ils ont peu de temps à leur disposition, ils en consacrent peu aux devoirs et aux réunions organisées par l'école.«Je disais aux professeurs, raconte Huguette, mère d'un garçon de 13 ans séparée depuis neuf ans, que je n'avais pas le temps de suivre mon gars, que s'il y avait un problème, c'était à eux de m'appeller».«J'ai dit à mon garçon que l'école c'était son affaire, même s'il y a des moments où j'ai dû resserrer un peu».Les parents sépares sont des ennemis jurés des devoirs.«C'était rare les soirs où je n'avais pas de réunions ou du travail», explique Lison.«Alors, il faut que tu les bouscules, tu les fais avaler leur steak en vitesse, c'est la chicane tous les soirs».Bill, père de'deux enfants: «Il y a des professeurs qui donnent beaucoup de devoirs, pas pour faciliter l'apprentissage, mais pour impliquer les parents.Mais ça ne marche pas dans toutes les maisons».«Un de mes fils laisse trainer ses devoirs mais, affirme Bill, tant qu'il continue à apprendre, je ne le suivrai pas de plus près».Ces parents estiment qu'en remettant à leurs enfants la responsabilité de leurs études, ils leur rendent service.«Ça fait des enfants plus autonomes, plus débrouillards», croit Liette.Le temps qu'ils passent avec leurs jeunes, ils le passent à des choses qui leur paraissent plus importantes que le contrôle des devoirs.«Je consacre beaucoup de temps à écouter mes enfants, A garantir la communication», raconte Bill.«Je me suis endetté en consacrant moins de temps à mon travail pour être plus présent auprès de mes enfants».Lucie, elle, s'est occupée des scouts: «C'était le loisir de mes enfants, c'était une façon de m'occuper d'eux tout en me donnant un loisir.Mon travail, ça me regardait, l'école, ça les regardait avec leurs professeurs».Les parents séparés se plaignent de l'incompréhension que manifeste l'école A leur égard.«Quand j'expliquais aux professeurs de Maxime qu'une heure de devoirs par soir c'était assez, que je n'avais pas le temps de faire plus, c'était comme si je venais de la pianète Mars!» Us accusent les enseignants et les directeurs d'école de mettre automatiquement sur le dos de leur situation personnelle les difficultés scolaires de leurs enfants: «Les professeurs te font sentir coupable, affirme Lison, ils te laissent entendre que la mère n'est pas assez présente».Dans un sondage effectué en 1980 auprès de 1 200 parents seuls des États-Unis, 45 p.cent d'entre eux faisaient le même re- {troche aux écoles de leurs en-an ts.Un grand nombre de parents américains se plaignaient par ailleurs du fait que les professeurs demandaient aux enfants de fabriquer des cadeaux destines spécifiquement à leur mère ou è leur père, sans tenir compte du fait que plusieurs enfants ne vivaient qu'avec un de leurs parents.Un problème soulevé aussi par les parents québécois: «Quand l'école demandait de faire des cartes pour la fête des pères, raconte Liette, il y a un bon nombre d'enfants qui restaient pris avec leur carte, ma fille trouvait ça très dur».Les parents seuls dont les enfants ont eu des difficultés è l'école se sont demandés pendant un moment si leurs problèmes personnels \u2014 la séparation \u2014 et le peu de temps qu'ils avaient consacré aux études de leurs jeunes n'étaient pas responsables de ces difficultés.Aujourd'hui, ils se disent convaincus que cela n'a pas été le cas.De dire Lison: «Maxime est ce qu'il est.Si j'avais été plus présente, ça n'aurait pas été mieux, j'aurais été absorbée par les problèmes matrimoniaux».«11 ne prendra pas de drogue à 18 ans parce que je me suis séparée quand il avait quatre ans». LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD115 OCTOBRE 1987 \\ Guy Pinard Retrouvailles ¦ Robert Hazel, président d'Amitiés Canada-Rwanda, invite tous les amis du Rwanda a participer à un voyage dans ce pays d'Afrique, en juin I988.pour souligner le 25l anniversaire de fondation par le R.P.Georges-Henri Levesque de l'Université nationale du Rwanda, l'our renseignements: 875-99II.¦ Le collège des Eudistcs soulignera, en 1988, le 35e anniversaire de sa fondation, par des célébrations auxquelles il convie tous les anciens, l'our informations: 376-5740.¦ La Fédération des amicales |ésus-Marie organise une rencontre qui aura lieu le 24 octobre à la maison-mère, 1420, boulevard Mont-Royal, a Outremont.Pour informations: 273-4271, poste 214.¦ Tous les anciens employés des relations publiques de la Société d'énergie de la baie lames sont convies à des retrouvailles qui auront lieu le samedi 31 octobre, à 19 h, à la salle Tudor du magasin Ogilvy.l'our informations: Jean-Paul Fontaine, au 289-5544.¦ L'Association des diplômés de l'Université du Québec à Ri-mouski est à la recherche des quelque 10 000 étudiants qui ont obtenu un diplôme de la maison.Pour informations: Francis Belzile.au (418) 724-1484.AU GÉNÉRIQUE Le professeur d'architecture Louis Pretty, de l'Université de Montréal, offrira des conseils précieux pour l'achat d'une maison dans le cadre des Belles soirées de l'éducation permanente de l'Université de Montréal les mercredis 21, 28 octobre et 4 novembre, à 19 h 30.Pour informations: 343-6090.veau stage qui permettra aux participants d'apprendre une foule de petits trucs pour l'animation des fêtes annuelles ou autres réceptions du genre.Le stage aura lieu samedi; de 9 h à 16 h, au centre Saint-Mathieu.Pour renseignements: Luce La-moureux, au au 729-1008.C'est le gala de la Société des graphistes (un lapsus m'a fait écrire artistes) du Québec que notre président et éditeur, Roger D.Landry, présidera demain soir au Grand Hôtel.Le Congrès national des Italo-Canadiens et les Presses de l'Université de Montréal procéderont au lancement de Le débat linguistique au Québec: la communauté italienne et la langue d'enseignement, oeuvre de Donat J.Taddeo, de la faculté des études en communicatioTis de l'Université Concordia, et de Raymond Tarras.de la faculté des sciences politiques de l'Université Tulane.à la Nouvelle-Orléans, Le lancement aura lieu ce soir à 17 h.â la maison d'Italie.André Beaumler, directeur musical du Mouvement international À coeur joie, souligne avec fierté que son groupe a été choisi pour l'opération 100 000 voix pour les sans-voix organisée par le Mouvement international ATD-Quart-Monde et présentée samedi.Pour informations: 387-6651.Soeur Berthe révélera les secrets de ses meilleures recettes pour les fruits de mer samedi à , 11 h, dans le cadre d'une dégustation de fruits de mer qui aura lieu au marché Atwater.Le vernissage des peintures récentes de Henriette La Telller aura lieu samedi à 20 h, au 1577, avenue Laurier est.L'exposition se poursuivra jusqu'au 16 novembre.Pour informations: 521-2934.Patrick Picker, de Rock Forest, a reçu le Prix au mérite Ernest C.Manning, récemment, en Alberta, pour la mise au point d'un «microcalorimètre à écoulement».Le prix est accompagné d'une bourse de $25 000.L'usine Pétromont, dè Varen-nes, est la lauréate provinciale du mérite industriel 1987,' une distinction décernée depuis cinq ans par l'Association canadienne de l'électricité pour souligner l'excellence des réalisations en matière d'efficacité énergétique.La présentation a été faite par Gaétan Marols, vice-président, région Richelieu, à Hycjro-Qué-bec.Soulignons que l'usine est dirigée par Jacques Lanctot.Le Service des loisirs et du développement communautaire ¦ de la Ville de Montréal a eu la brillante idée d'offrir un nou- Le maire Jean Doré recevait Passez votre fin de semaine chez nous.Vous aurez plus à dépenser ailleurs.7000$ A Montréal, il y a tant à faire et à voir qu' on ne sait / W *P plus par où commencer.' Heureusement, si vous séjournez au Delta Montréal, vous pouvez presque tout faire à pied: les boutiques, les boites de nuit, les restaurants et tous les endroits intéressants.Après les courses, rentrez vous détendre à l'hôtel.La plupart des chambres ont un balcon et plusieurs d'entre elles offrent une vue superbe sur la ville.Gardez-vous en forme aux piscines inténeure et extérieure, au sauna, au bain tourbillon, dans les salles de conditionnement ou sur l'un des courts de squash que vous aurez réservé.Quant aux petits, ils sont bien gardés au Centre créatif pour enfants.Nous avons prévu un menu spécial pour eux, et bien sûr.le séjour est gratuit pour les jeunes de moins de 18 ans, s'ils partagent la chambre de leurs parents.Tbus ces avantages sont compris dans le tarif spécial de fin de semaine du Delta Réser vez tôt, car il y a un nombre limite de chambres à ce tarif.Pour réserver, composez sans frais 1-800-268-1133.à Delta Montréal V ris apparierez ti clifltuixx- Delta.450.rue Sherbrooke ouest F.nuee sur l'avenue du Presideru-Kennedy.Montreal.\u2022 Par trumbre par nun Tarif suiet a changement sans préavis valable le vendredi, le samedi et le dimanche des longues fins de semaine renées Blanche Martel et Hervé Dé-pot célébraient récemment leur 65* anniversaire de mariage, a Saint-Faustin, en compagnie de leurs neuf enfants et de leurs descendants.Les heureux époux sont d'anciens résidants de la 25* Avenue, à Ro-semont, où ils ont élevé leurs enfants.La Presse se joint à leurs parents et amis pour leur offrir ses meilleurs voeux de santé et de bonheur.mardi Ronald Corey, président du Canadien de Montreal et de la campagne de souscription de Centratde, pour une conférence de presse au tours de laquelle on a dévoilé les grandes lignes de l'implication des maires des villes de banlieue.L'Association des réalisateurs et réalisatrices de films du Québec élisait récemment son comité exécutif.En sus de la présidente Yolande Cadrln-Rosslgnol, reconfirmée dans ses fonctions, on retrouve les réalisateurs Michel Bouchard, Jean Chabot, Mireille Dansereau, Sylvie Groulx, Louise Lamarre, Rolland Paret et Paul Tana (le communiqué ne précise malheureusement pas leurs responsabilités respectives).L'exposition Hommage à lu les Verne, qui regroupe des artistes et illustrateurs de Montréal et Québec se poursuit jusqu'à dimanche au 5237, rue Saint-Denis.Pour informations: Philippe Labelle, au 274-8473.Monique Jérôme-Forget, présidente-directrice générale de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, sera l'invité lors du colloque d'information consacré aux maux de dos, ainsi qu'aux lésions aux mains et aux yeux, le 20 octobre, au centre des congrès de Laval.L'Institut de recherche et d'information sur la remuneration vient de se doter d'un comité consultatif provisoire.Il sera formé de Nicole Blouln, présidente de N.B.Communication relations publiques Inc.; François Charbonneau, directeur général de l'Association des opto-métristes du Québec; Jean-Guy Duchaine, vice-président, ressources humaines chez Québécor; Suzanne Forest, syndic et conseiller juridique a la Corporation professionnelle des psychologues du Québec; Renée La-courslére, directeur des avantages sociaux chez Bell Canada; et Maurice Lemelln, professeur titulaire aux H.É.C.Gisèle Bouchard, animatrice communautaire à Parrainage civique les marronniers est à la recherche de volontaires pour aider des personnes handk pées intellectuellement/On peut la joindre au 255-402 Le centre communautaire Place-Vermeil, pour personnes âgées, est à la recherche de bénévoles pour visiter des personnes âgées à domicile.Pour renseignements: 527-7822.Paul A.Quesnel, secrétaire général du CN, est le lauréat du Prix de haut mérite professionnel pour 1987, honneur conféré par l'Institut des secrétaires et administrateurs agréés du Canada.La laine et le lin, du rouet au métier.Tel est le thème de la conférence de la série A l'heure de la Nouvelle-France présentée dimanche à 11 h, au château Ra-mezay.Pour informations: 861-7182.Dans le cadre de la série Sons et brioches, la place des Arts propose dimanche à 11 h, à la salle Maison neuve, un spectacle de Michel Dupire intitulé À la découverte du Brésil: autour de la samba.Pour informations: 842-2112.Place à la prévention! Les quelque 13 200 employés des 24 principaux édifices de la société Bell Canada ont été sensibilisés à la prévention des incendies par les pompiers de 14 municipalités, et la démarche s est soldée par un succès complet.Clément Beauregard, directeur opérationnel chez Bell Canada, est en compagnie Cilles Dumais, chef de division du Service de prévention incendies de Montréal.1_ Howard S.Shapiro sera de l'hôpital de Montréal î fan [s dimanche à 13 h, à l'auditorium de l'hôpital.C'est une initiative de la Société du Lupus du Québec.La galerie du Vieux village procédera au vernissage des peintures récentes de Christian Bergeron dimanche à 13 h, au 22, de Montbrun, à Bouchervil-le.L'exposition se poursuivra jusqu'au 1er novembre.Pour renseignements: 641-1757.À quoi sert l'école?Tel est le thème du colloque organisé par la Société de recherche en orientation humaine et présenté dimanche à 14 h 30, à l'hôtel Renaissance du Parc.Pour informations: Andrée M.Dupont, 523-5677.Le Ladies' Morning Musical Club propose dimanche à 15 h 30, ii la salle Pollack, un récital du pianiste Michel Dalber-to.Pour informations: Gisèle Le-febvre, au 341-1869.Le café Timénés, 4857.avenue du Parc, procédera dimanche â 20 h, au vernissage de photos de Dominique Hugon, réunies sous le thème Perspectives.Pour renseignements: 272-1734.Porte-Folio, du 2080A, rue Saint-Denis, propose, jusqu'au 22 octobre, une exposition de photographies de Montréal.Pour informations: Guy Ouellet, au 374-0416.A SAMEDI WEIGHT WATCHERS CÉLÉBRERA SON 25'ème ANNIVERSAIRE EN 1988.ET POUR INAUGURER LES FESTIVITÉS D'ANNIVERSAIRE, NOUS AVONS PLANIFIÉ TOUTE UNE SÉRIE D'ACTIVITÉS SPÉCIALES, À PARTIR DU 17 OCTOBRE.RESERVEZ LE 17 OCTOBRE Vous êtes invités à une réunion d'accueil, samedi, le 17 octobre, de 10 heures à midi, à la Plaza St-Hubert, 7040 St-Hubert, 2*™ étage.Venez \"vous renseigner à fond\" sur Weight Watchers et goûter la nourriture Weight Watchers.Gagnez des prix.Parlez à des membres à vie.Rencontrez nos animatrices et le Membre de l'année Weight Watchers pour le Québec.VENEZ ASSISTER À UNE RÉUNION GRATUITE Au cours de la semaine d'accueil (du 17 au 24 octobre), vous pouvez, si vous ne faites pas partie de Weight Watchers, assister à une réunion, tout à fait gratuitement.Vcus verrez combien ces réunions sont intéressantes et stimulantes.et vous apprendrez tout sur Weight Watchers.; VENEZ ANOTRE SEMAINE DÂCCUEIL: Vous pourrez ensuite choisir le style de réunion qui vous convient le mieux: la réunion régulière, au sein d'un groupe agréable ou le Programme au travail, à l'endroit même où vous travaillez.DES AUBAINES EXCEPTIONNELLES, CET AUTOMNE.Si vous profitez de notre offre exceptionnelle d'automne, vous bénéficierez d'un important rabais.Pour les nouveaux membres : 12 réunions pour 70 $ - une économie de 29 $.Pour ceux qui sont déjà membres : 12 réunions pour 60 $ - seulement 5 $ par réunion! Vous voudrez sûrement participer à nos activités pré-anniversaire.c'est le moment où jamais de devenir membre de Weight Watchers.Pour plus d'information, téléphonez au centre Weight Watchers de Montréal: 727-3788; en province, composez 1-800-361-6564.Weight Watchers et Le Programme au Travail sont des marques de commerce déposées de WeiRht Watchers International Inc «i 1987 Plaza Saint-Hubert 7040, Saint-Hubert, 2* étage Montréal Vancouver, Whistler, Penticton, Calgary, Winnipeg, Toronto, Mississauga, Ottawa, Montréal Saint John, Halifax, Orlando (Floride). A8 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD115 OCTOBRE 1987 La Mode En Mouvement! lu ii11.JJS ihui.iiU.nL, jLUUl !.uliuuiil 130/ \u2022 a y Postes: Ottawa veut adopter demain une loi pour forcer le retour au travail Presse Canadienne ¦ Le gouvernement fédéral a déposé aux Communes, hier, une motion pour s'assurer que la loi spéciale de retour au travail des 23 000 postiers sera adoptée au plus tard demain.Le ministre responsable des postes, M.Harvie Andre, s'est demandé, à cette occasion, « comment il fallait de blessures et d'os fracturés pour que l'opposition permette à cette loi d'être appliquée ».Ce commentaire n'a pas semblé impressionner le leader néo-démocrate Ed Broadbent, qui a réaffirmé sa volonté de faire de l'obstruction, « parce que cette loi est injuste (et ) qu'elle va à rencontre de la Charte des droits ».Les libéraux, pour leur part, ont présenté trois amendements, qui ont tous été rejetés, « dans le but de rendre plus facile l'adoption du projet de loi », selon l'expression de M.Herb Gray, leur ieader en Chambre.Les libéraux voulaient que le gouvernement supprime les articles de la loi qui empêcheront les chefs syndicaux de détenir des postes de direction pendant cinq ans, si un syndiqué défie la loi ; qui assureront la nomination d'un arbitre après trois mois de médiation infructueuse ; qui demandent a l'arbitre éventuel de Un policier d'Ottawa agrippe un géviste des Postes au cours d'une manifestation devant le poste de police de la capitale photo «un* Explosion: 26 blessés V Renter SAN FRANCISCO ¦ Une explosion a dévasté hier les cuisines d'un restaurant de Chinatown, le quartier chinois de San Francisco, faisant 26 blesses, selon les pompiers.Causée probablement par un défaut de fonctionnement d'un ' appareil de cuisine, l'explosion a projeté dans toutes les directions des débris de verre et de vaisselle et les blessés, la plupart des employés du restaurant, souffrent de coupures et de lacérations.tenir compte d'un rapport de conciliation qui appuie le principe du franchisage.Droits et libertés Dans une interview a Victoria, le président de la Fédération canadienne des droits et libertés, M.Ross Lambertson, a déclaré que l'interdiction de détenir des postes de direction au sein d'un syndicat constituait «certainement une violation des libertés civiles ».« |e crois, a-t-il poursuivi, qu'il s'agit probablement d'une violation inconstitutionnelle.C'est probablement une violation de la Charte des droits.» , Le président de l'Association canadienne des libertés civiles, M.Alan Borovoy, a pour sa part assuré» à Toronto, que cet article de la loi contrevenait clairement à la.liberté d'association et semblait être une tentative « répugnante » de la part du gouvernement « pour démanteler un syndicat ».Du côté des grévistes, le leader syndical lean-Claude Parrot et une centaine de postiers ont défilé devant le poste de police principal d'Ottawa, hier, en distribuant des tracts qui demandaient « la neutralité de la police, non la brutalité, sur les piquets de grève ».À Mississauga, en banlieue de' Toronto, trois policiers ont été atteints par des pierres dans une échauffourée sur les piquets de grève.Des accusations de méfait et de voies de fait ont été portées contre trois individus.À Summerside, ile-du-Prince-Êdouard, un gréviste a été accusé de voies de fait sur la personne d'un briseur de grève.CKOI FELICITE MIREILLE PREVOST, EMPLOYÉE DE LA CHARCUTERIE PARENT À LA PLACE VERSAILLES, QUI, LE 3 OCTOBRE DERNIER, A GAGNÉ 5 000 $ EN NOUS RAPPORTANT UN DOLLAR CANADIEN DONT LE NUMÉRO DE SÉRIE ÉTAIT : BAR8787207 Faites comme Mireille Prévost.Jusqu'à [coûte-' CK0I et veilliez iug numéros uc sër qui vous seront communiqués en o'ides un tois rtieuro entre i> ii et '«.'0 h Comparez ce numéros ;ivec vos propres dollars Si vous CKOI a gagner ! l'un Jps dollars recherchés CKOI paiera gros ppui le retrouver Tour, les details à CKOI Les règlements du concours sont disponibles a CKOI.211 avenue Gordon, a Verdun.$ EPARGNEZ JUSQU À 1500 POUR UN TEMPS LIMITÉ En, i super\" Spécial.50 pianos qui n'ont servi que 2 mois.Prêtés par Archumbaull Musique aux camps musicaux d'Or ford et de Lanaudière.ces pianos vous sont offerts avec la garantie originale, le liane, la livraison dans le grand Montréal et un accord à domicile.Baldwin WDÈLE MODÈLE SÉLECTIONNÉ PAR LE CAMP MISICAL D'ORKORD a partir de il/fj^i .seulement k^J M.k\\J k^J Disponible en fini chêne (3795$).noyer (3895$) ou ébene ,u'us '¦ \"' ' I.Mjii.inlilr-.|MI i lu'« l'.i^il' pl.t\" >!' LA GRA!\\Dt BIJOUTERIE.PLUS PRES DE VOUS BROSSARD 5705, boul.Idschereau, un peu d IVsl du Pont ( hcimpluin (514) 443-3400 marchande augmentée.De plus, il voit sa propriété gonflée, sans frais, de la bande de terrain actuellement occupée par route 243 qui sera reconstruite sur la voie ferrée, elle aussi propriété du gouvernement.Certains auraient souhaite que ce terrain devienne un sentier de la nature.« Nous n'avons rien contre le projet de condos, explique M.Kahanc.Il est excellent.Mais nous aimerions que M.Pinsonneault respecte les régies du jeu.Tant mieux pour lui si on détourne la route à son seul avantage.Mais au moins, qu'il paie pour cela, comme il l'avait promis ! » Des elections doivent se dérouler le l«r novembre au Lac Brome.Alors que M.Kahane prétend représenter la majorité de la population (au moins 90 p.cent seraient d'accord avec lui, dit-il ).le maire affiche encore là un tout autre point de vue : « Toutes ces discussions sont le fait de quelques agitateurs, il n'y a pas une raison au monde pour laquelle nous ne devrions pas soutenir ce projet de toutes nos forces.Ceci dit, je serai réélu sans problème.|e n'ai aucun doute.» ORDINATEUR MICRO-POLE Magasin - Entrepôt EPSON 9725, boul.St-Laurent i im SMlubrrt 271-5771 VMA-MASTERCARO-AMCraCAN EXP«UT8S Où peut-on entendre une chaîne stéréo La Société de transport de Laval perd le contrat du CIT des Moulins 1IHN-PAIH, CM* ¦ La Société de transport de La-val vient de perdre un autre contrat et elle se retrouve avec-onze chauffeurs de trop.Afin de ne pas les mettre à pied, la STL n demandé au syndicat de rouvrir la convention collective de travail.Le Conseil intermunicipal de-transport des Moulins a en effet décidé de ne pas renouveler son contrat avec la STL concernant le transport en commun sur son territoire.Ce CIT est formé notamment d«> municipalités de Mas-couche et de Terrebonne.Ce CIT veut créer son propre système de transport en mettant sur la route des minibus.Le terminus de ces véhicules va être situé au centre commercial du boulevard des Seigneurs, à Terrebonne, où les autobus de la STL iront cueillir les uagers qui voudront poursuivre leur chemin jusqu'à Laval ou au métro Henri-Bouras-sa.Un porte-parole de la si I M Pierre Desjardins.1 explique 1)11:1 la suite de decision du III >!\u2022 Moulins, l'organisme qu'il repre sente se trouvait avec on/c t haul*-feurs en trop.« Nous sommes prêts a leur donner d'autres ;ii léclations, mais nous devons obtenir la permission du syndical ».u i-il precise Les chauffeurs se stuu réunis hier soir pour prendre connaissance de la demande patronale pour ensuite l'adopter ou la relu scr.Cette reunion qui s'est déroulée à l'église Saint-Norbert a en Irainé une légère perturbation sur certains circuits.C'est la troisième fois nue des CIT ne renouvelle pas des contrats avec la STL Depuis plus d'un an.elle ne s'occupe plus du transport en commun au CIT des Basses-Lau-rentides et tout récemment, le CIT Deux-Montagnes a décidé d'avoir recours à des minibus au lieu des lourds véhicules de la STL.t it Va.1 \u2022«\u2022\u2022*?Pi'i MONT-CARMEL Abus de transports ambulanciers: -fenquête se poursuit à Longueuil ¦ L'enquête préliminaire d'André Douillette, propriétaire de la firme Ambulance Robert, a Longueuil.s'est poursuivie hier, au Palais de justice de Longueuil, devant le juge Guy Portier, des Sessions de la paix.Cette enquête a été mise en branle en juin dernier et, selon l'accusation de la Couronne, M.Douillette aurait effectué, depuis trois ans, 207 transports jugés non nécessaires par les médecins des hôpitaux de la région.Cependant, l'avocat de la défense, Me Pierre Poupart, a réclamé et obtenu du juge une ordonnance de non publication.Le témoin principal était hier le Dr Michel Petit.Le procureur de la couronne.Ellen Paré, a interrogé le Dr Petit et l'enquête se poursuivra encore aujourd'hui et demain.CENTRE Hi-Fi 21\" COULEUR Entr*» flf douBM.minuttri» cf» comma,/, lu 6a écrtn pi»l 21\".cjtion
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