La presse, 17 octobre 1987, J. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED117 OCTOBRE 1987 Les lettres passées en revue, deAàXYZ RBCINMLO MHRTIL Il n'y avait presque rien, il y a presque tout.La multiplication des revues culturelles québécoises est un phénomène absolument étonnant.Elles meurent parfois, c'est vrai, mais elles naissent plus nombreuses, sans avis officiels.Par hasard, chez votre libraire ou chez un ami, vous en apercevez une que vous ne connaissez pas.Vous la feuilletez, vous l'achetez ou l'empruntez, car un article vous attire; ou vous la laissez là, vous demandant comment on a pu avoir l'idée de fonder encore une revue qui ne semble pas se distinguer vraiment de plusieurs autres.le me disais cela en allant rencontrer rue Ontario, dans des locaux décents, certes, mais qui n'ont pas l'élégance design des entreprises dites sérieuses, c'est-à-dire rentables, un professeur qui s'occupe de X YZ, la revue de la nouvelle.«Ça va très bien!», répond M.Gaétan Lévesque à ma première question.Je pourrais aller voir ailleurs, et entendre la même réponse enthousiaste.Les revues culturelles en général vont bien, et les subventions gouvernementales n'y sont pas pour tout.On n'a pas, il faut le dire, des ambitions si grandes que l'espace culturel québécois, pour les accueillir, viendrait trop vite à manquer.Pour la gloire Chez XYZ, par exemple, les tirages sont de mille exemplaires par numéro.La revue est toute jeune: printemps 1985.Elle parait quatre fois l'an.Périodicité risquée, car les lecteurs risquent de l'oublier.Quand même, les ventes atteindraient trois cents exemplaires dans les librairies et de deux cents à trois cents par abonnements.Il se fait des ventes au numéro, sur demande, des ventes aussi dans les salons du livre.Sans oublier, évidemment, le soutien massif habituel des centaines de bibliothèques scolaires et publiques: une dizaine d'abonnements.Finalement, il ne reste pas tellement d'invendus : que des numéros presque épuisés oui ne sont pas sur le marché car il faut garder des collections intactes.Au sens banal du mot, X YZ n'est pas une entreprise.Ses responsables sont des bénévoles, qui gagnent leur vie ailleurs et autrement.Les auteurs, il est permis de penser qu'ils travaillent pour la gloire.Quels peuvent être en effet les droits d'auteurs de chacun des quatre-vingt-onze nouvellistes qui ont collaboré au numéro automne 1987, tout entier consacré à des nouvelles d'une page?À supposer que tous les exemplaires soient vendus et que dix pour cent du prix de vente de 5 S leur soit versé, les droits dépasseront à peine 5$ Mais arrivons-en à l'essentiel : il y a au Québec une frénésie d'écriture de nouvelles qui étonne d'autant plus que les lecteurs semblent encore relative- SUITE À LA PACE J2 tâwÊ # m h-: m # m- mm Chochana Boukhobza, auteure du roman Le cri, publié chez Balland.PHOTO JÎAN O00PH.IA PRESSE Crier.avant d'avoir tout dit collaboration spéciale ¦Elle est née en Tunisie, a vécu en Israël et habite présentement Paris.Journaliste et écrivain, elle vient de publier un deuxième roman, Le cri (Balland), en lice pour le Concourt et lé Fémlna.Chochana Boukhobza a passé quelques Jours à Montréal, non pour le service après-vente, préci-se-t-elle, mais pour soutenir ce livre qui est comme son enfant.\u2022 Il faut le nommer aux autres qui risquent de passer a coté et d'avoir travaillé un an et demi pour rien, ça peut être désespérant.J'ai écrit ce livre, je veux que le monde le connaisse.\u2022 Les yeux et la mini-jupe de cuir sont noirs.La crinière rebelle encadre un visage pur et long.Très beau.La parole est abondante et intense et le sourire éclatant, sans doute, irrésistible.\"\u2022Ce qui l'intéresse depuis toujours, malgré une licence en maths-physique, concession à l'inquiétude parentale face à une profession d'artiste, est d'écrire.Avoir tout dit?« .Et la galère commence.Toute ma famille est restée en Is- rael et ' je suis venue à Paris où j'avais vécu enfant.J'ai beaucoup d'amis et je STjisJwiéPjndaritc.-Jc~ suis entrée dans un journal et ai aussi fait de la radio.|e ne voulais travailler que quatre heures par jour pour écrire.Mes deux premiers romans n'ont pas été publiés mais je me suis acharnée de l'âge de 20 a 25 ans.À 26 ans, j'ai écrit Un été a 1er usaient, et, bizarrement, ça a marché.» Ce livre a obtenu le Prix Méditerranée 1986.« j'ai enchaîné avec Le cri parce que j'étais persuadée que je ne savais plus écrire.le vis dans l'inquiétude : tu as tout dit, est-ce que tu as tout dit, est-ce que tu sais encore dire des choses, mets-toi vite au travail et essaie de démontrer que tu sais encore.» .Qu'elle se rassure, elle sait encore.Le cri est un beau roman, grave et angoissé, charnel et palpable, douloureux.Une Spirale où s'entremêlent les destins parallèles de Marthe et de Lovin, son psychiatre, et de ceux et celles qui les entourent et, parfois, les aiment.Un roman où la fin reste ouverte sur cette mince frontière entre vie et mort.Le thème cen- SUITE A LA PAGE J2 un disque sobre, grave et captivant Bruce Springsteen est amoureux, il épouse julianne Phillips et, deux ans plus tard, lance un disque de chansons d'amour.Logique, non ?Le rocker numéro un américain, chantre des petites gens, des laissés pour compte, s'assagit et troque son rock énergique et ses textes corrosifs pour des chansons romantiques sur des airs country.Fallait s'y attendre.-.Vous n'y êtes pas du tout.Tunnel of Love, son huitième microsillon en studio, nous ramène un Springsteen plus introspectif, moins rock'n roll, mais tout aussi captivant.Le Boss raconte en 12 chansons des histoires d'amour en nous présentant, comme c'est son habitude, des personnages aux prises avec une réalité étouffante. vrai dire, Tunnel of Love est davantage une suite à Nebraska qu'à Born in the USA qui, en 1984, a fait de Springsteen un héros américain.Le chétif leader du E Street Band est devenu l'idole aux gros bras et aux belles fesses qui invitait les jeunes filles à dan- ser dans la pénombre.Soudainement, tout ce à quoi touchait le Boss se métamorphosait en or : 18 millions d'exemplaires de Born in the USA vendus \u2014 une marque surpassée uniquement par Michael Jackson avec Thriller\u2014 et un coffret-rétrospective de cinq disques enregistrés en spectacle dont on a écoulé plus de cinq millions d'exemplaires.Springsteen, qui s'était toujours fait désirer par ses fans, était désormais omnipresent.Il s'égosillait même dans We Are The World, volant le show aux lackson, Richie et autres superstars américains.L'ultime consécration.Une tournée triomphale de deux ans, les millions qui s'accumulent, une multitude-de nouveaux fans qui volent erYluî le Rambo du rock, .tes politiciens qui tentent de le récupérer, Springsteen ressemblait de moins en moins au rocker messianique que chérissaient ses Tiens de la première heure.: Mais pendant qu'on se demandait comment il s'y prendrait SUITE A LA PACE J 2 AUJOURD'HUI DANS INSTITUT D'ASSURANCE Depuis sa création en 1927, l'Institut d'assurance du Québec voit à promouvoir un professionnalisme toujours plus grand dans l'industrie très complexe de l'assuran-e I.A.RlD.(incendie, accidents et risques divers), aussi appelée assurance contre les dommages.Soixante ans a assurer le savoir-faire de ses membres pour la satisfaction des assurés J 2_ LA PRISSE, MOWnrtAL, SAàSHH 17 OCTOMt1987 Springsteen reprenait Mona en spectacle jadis; Cautious Man, dont la parenté avec Nebraska est évidente dans le son comme dans le ton, s'apparente au folk à la Woodie Guthrie; Two Faces, mi-country, mi-vieux rock avec son solo d'orgue vieillot, et le premier 45 tours Brilliant Disguise s'inspirent davantage de Roy Orbi-son; tandis que Tougher Than the Rest et When You're Alone sonnent country.Spare Parts, probablement la chanson la plus percutante du disque, nous ramène le Springsteen â la voix gutturale sur un fond de country-blues corrosif où se mêlent la guitare et l'harmonica.Par contre, sur Tunnel of Love, le rocker étonne en faisant ample utilisation de synthés qui, alliés à la voix éthérée de Patty Scialfa, au solo de guitare on ne peut plus rock de Nils Lofgren et au beat insistant construit par Max Weinberg, en font un hit assuré.Pas un conta de fées Les protagonistes des chansons de Tunnel of Love ne sortent pas des contes de fées.À l'exception Çjut-etre du richard de Ain't Got ou qui peut tout acheter.sauf l'amour.Quand Springsteen chante Been paid a king's ransom For doin' what conies naturally, comment ne pas y voir une référence au rocker du New Jersey aui aura amassé près de $60 mil-ons au cours des deux dernières années?De Bill Horton, le Cautious Man déchiré entre l'amour et la crainte, à l'amoureux jaloux de Brilliant Disguise, les personnages mis en scène par Springsteen connaissent les hauts et les bas du trip amoureux.It ought to be easy Ought to be simple enough.Man meets a woman And they fall in low But the house Is haunted And the ride gets rough.chante le Boss dans Tunnel of Love qui trace un habile parallèle entre le manège du parc d'amusement et la « vraie vie ».Springsteen chante l'amour exaltant dans All That Heaven Will Allow, mais dès la chanson suivante, Spare Parts, le choc n'est que plus brutal quand il raconte l'histoire de faney, une fille-mère abandonnée par son chum, qui ne sait que faire de son bébé: Spare parts And broken hearts Keep the world turnin'around.Dans Tougher Than the Rest, l'amour n'est ni naif, ni innocent: Well 'round here baby I learned you get What you can get.Le mariage devient une randonnée mystérieuse (mystery ride) dans Walk Like a Man, ou se solde par un constat d'échec dans Two Faces: I swore I'd make her happy Every day And how I made her cry, Tunnel of Love prouve une fois de plus que Springsteen n'a pas perdu la touche et que le succès de Born in the USA ne lui a pas coupé l'inspiration.Les nostalgiques s'ennuieront peut-être du gros rock à la Cadillac Ranch ou des envolées dramatiques de lungleland et Born in the USA, mais plus que jamais, Springsteen refuse de faire du surplace.Que ceux qui l'aiment le suivent.CHOCHANA Crier.avant d'avoir tout dit SUITE DE LA PACE J 1 tral est la frigidité de Marthe mais aussi, mais surtout, l'incommunicabilité, l'impossibilité qu'ont les êtres de se regarder vraiment, de se parler avec de vrais mots, de se toucher plus loin que l'épiderme, de leur facilité à se blesser, à se déchirer.Il y a aussi dans ce livre le problème de l'identité juive que Chochana ressent de façon très aiguë, du vieillissement des femmes qu'elle décrit avec l'exactitude du scalpel, et du désir sans lequel la vie n est plus qu'une autoroute.« Lorsqu'on vit un problème, qu'on est angoissé par quelque chose, par sa laideur, sa frigidité comme Marthe, son bégaiement, on cristallise autour de ça, qui devient un écran entre la vie et soi.On a l'impression que tout le monde peut lire à livre ouvert en soi, on devient donc méfiant, susceptible, peureux, alors qu'il n'y a que la parole, le sourire, l'humour qui font qu'on vous remarque ou pas et non pas vos problèmes.Les êtres qui vivent des manques les transportent partout et, curieusement, ça les aide quelquefois a survivre.Comme Marthe.» C'est vraiment qu'on chercherait a retrouver Marthe dans la masse de cheveux, l'intensité des yeux noirs, le corps mince et souple.« J'ai une vie sexuelle tout a fait normale », s'esclaffe Chochana.« Ce livre, je n'aurais jamais pu l'écrire il y a 10 ans, car on vit aussi sous la force de la rumeur, du raz de marée et la sexualité est un sujet dont on parle beaucoup mais la société est complètement mensongère.Elle dit que le sexe est libre, elle dit qu'il appartient à tout le monde de s épanouir sexuellement, qu'on peut changer de partenaires.Très bien, on peut REVUES Les lettres pesiéai en revue, de Aa XYZ SUITE DE LA PAGE J1 ment rares.À l'origine, et comme il en est de bien des choses, X YZ nait de la constatation d'un manque.Les fondateurs, MM.Maurice Sou-deyns, poète, et Gaétan Lévesque, professeur, remarquent qu'il n'existe aucune revue consacrée exclusivement a la nouvelle.On en lit, a l'occasion seulement, dans les Écrits du Canada français ou Liberté ou Moe-bius ou STOP.11 y a donc un créneau, et des auteurs.La nouvelle a lancé XYZ?XYZ a lancé la nouvelle?Une chose est sûre, tout le monde s'est mis à écrire des nouvelles.Et les éditeurs, autrefois réticents parce que le produit a mauvaise réputation commerciale, se mettent a publier des recueils.Ouvrages collectifs aux Quinze, ouvrages individuels chez Québec/Amérique et ailleurs.Pour la revue XYZ seulement, M.Lévesque reçoit chaque année quelque cinq cents nouvelles de quatre cents auteurs.Auteurs de Chochana Boukhobxa changer de partenaires mais on ne peut se changer soi-même.Avant, quand une femme était frigide, on disait que c'était La faute de l'homme.Aujourd'hui, quand les femmes ont ce problème, elles changent d'homme, mais ça multiplie les problèmes: elles ne peuvent plus accuser quelqu'un d'autre mais comme on vit dans une société oû le plaisir sexuel est obligatoire, on n'ose même plus avouer, alors on fonce chez le psychanalyste, le curé.» Parallèlement à l'histoire de Marthe, de ses amours, de son errance, il y a celle de sa tante Sonia et du psychiatre Lovin.« l'ai voulu dénoncer la psychanalyse, parce qu'a mon sens personne ne peut prendre en charge tous âges et de partout, mais surtout des universités: des étudiants qui suivent des cours de création littéraire visent le marché professionnel.Et que racontent ces nouvelles?Les deux tiers sont des histoires, d'amour! Histoires de couples, histoires de ruptures.Le thème même de la chanson western?M.Lévesque sourit.Il reçoit également des textes de science-fiction ou de fantastique, qui peuvent entrer dans le cadre encore mal défini de la nouvelle.Aussi, des récits de voyages et des autobiographies, qui n'y entrent pas du tout.Des noms, des noms Ce qui réjouit l'éditeur, c'est que des écrivains qui sont des nouvellistes d'abord ont acquis une certaine reconnaissance publique.Il cite Mme Monique Proulx et M.André Berthiaume, qui ont gagné des prix littéraires, et il espère beaucoup de jeunes Québécois de la capitale, tels MM.|ean Désy et Stanley Péan.« Des jeunes vont percer, dit-il, s'ils persistent.» Pour compléter la liste, il suffirait de consulter la liste des membres du collectif de rédaction de la revue X YZ.Les Gaétan Brulotte, André Carpen- PHOTO JlMt-WB UffOUMSAU, LA PRESSE la vie de l'autre sans être profondément perturbé par sa parole.Quand on est affecté par ce que dit l'autre, c'est comme une espèce de lumière éblouissante ou aveuglante.Il est impossible qu'un homme ou une femme reçoive des dizaines de clients annuellement sans que les confessions de ces êtres ne les troublent profondément, n'ébranlent leur propre vie.» Doit-on lui souhaiter un prix littéraire a cette jeune femme qui affirme ne vouloir ni vie publique ni célébrité?« |'ai peur du regard des autres et il est peut-être plus sage de gravir les échelons un é un.» tier, Diane-Monique Daviau, Daniel Gagnon, Hélène Rioux, Esther Rochon, Marc Sévigny et Marie José Thériault, entre autres, ont tous publié d'excellentes nouvelles, sans nécessairement se limiter é ce genre.Il n'est pas facile, en lisant la nouvelle québécoise, d'identifier ses influences.Féru de l'art de William Saroyan, il m'est arrivé d'en parler a trois ou quatre nouvellistes québécois.« William qui?» Selon M.Lévesque, la nouvelle québécoise n'est pas spécialement américaine, ni spécialement européenne.Elle aurait quelque chose de spécifique, elle ne ressemblerait à rien d'autre.Une sorte d'immaculée conception, quoi.Et puis, les meilleurs auteurs ne perdent rien é être eux-mêmes: si M.François Barce-lo fait du Barcelo, personne ne s'en plaindra.Comme lui, mais à un degré moindre, des auteurs auront recours à l'humour.Ce n'est pas, nous assure M.Lévesque, une tendance très marquée.Le genre du genre La nouvelle québécoise et la nouvelle en général étant encore mal définies, le directeur d'XYZ, en bon universitaire.Du Boss, un disque sobre, grave et captivant SUITE DE LA PAGE J 1 pour répéter l'exploit de Born in the USA, le rocker du New jersey s'apprêtait à affirmer une fois de plus son Indépendance en allant a contre-courant.Comme il l'avait fait en 1982 en lançant Nebraska.Sobre mais rythmé Comme Nebraska, Tunnel of Love eat essentiellement un disque solo de Springsteen.Quand ses collègues du E Street Band lui prêtent main forte, ils le font très discrètement.Sur huit des 12 plages de Tunnel of Love, le rocker du New Jersey est fin seul ou accompagné uniquement du batteur Max Weinberg et de choristes (Patty Scialfa, Nils Lofgren, Clarence Clemons).Le saxophoniste Clcmons, éternel complice de Springsteen n'est d'ailleurs présent que sur When You're Alone à titre de choriste.Mais plutôt que de s'accompagner uniquement à la guitare acoustique et à l'harmonica comme sur Nebraska, Springsteen se fait polyvalent et Lite des claviers, des- synthés, des percussions, de la batterie électronique.Et Tunnel of Love n'est pas un démo réalisé dans la maison de Springsteen, mais bien une douzaine de chansons enregistrées et mixées numériquement dans des studios ultra-modernes.Reste que comparativement à Born In the USA, le p'tit dernier est un disque sobre, dépouillé, moins théâtral, duquel on ne tirera sans doute pas une demi-douzaine de 45 tours.Mais c'est aussi un disque plus électrique, plus rythmé, aux arrangements plus soignés que Nebraska.Un disque « moderne » qui pige pourtant dans les racines du rock: Ain't Cot You rappelle le rock à la Bo Diddley dont souhaite que s'ouvre un débat sur le genre.« Surtout pas, promet-il, pour le réduire, ce genre, et nous piéger.» XYZ serait le lieu naturel du débat (que la revue Nuit Blanche a elle-même amorcé avec compétence il y a quelques mois), sans négliger le moindrement la création.Chez XYZ, on a d'ailleurs pris les moyens de maintenir et d'affirmer la vocation de la revue.Les quelque quinze membres du collectif auront chacun leur tour la responsabilité d'un numéro de la revue.Un numéro aux deux ans, ce n'est pas tuant, ça garantit la continuité tout en favorisant une sorte de concurrence interne.Ça promet aussi des choix à l'intérieur du genre : on peut s'attendre que la science-fiction aura la partie belle dans le numéro que dirigera Mme Esther Rochon.Est-ce que la pratique de la nouvelle fait naître ou empêche de naître les futurs romanciers?M.Lévesque est très serein : « Un bon nouvelliste n'est pas nécessairement un bon romancier.Les techniques d'écriture sont différentes.Dans une nouvelle, on n'a pas le temps: il faut ramasser dans trois lignes ce qui peut occu- per trois pages dans un roman.» (Je me dis que bien des romanciers bénéficieraient de cette exigence de concision, que leurs oeuvres y gagneraient en efficacité; et aussi, heureusement, que les bons romanciers ne sont pas nécessairement de mauvais nouvellistes.) L'ABC de XYZ Réticent à définir le genre nouvelle, M.Lévesque n'hésite pas â exposer les critères de sa revue.le me réjouis de l'entendre dire que la qualité de la langue vient en premier.«Il faut être très vigilant, il faut être très exigeant.» Il faut aussi, mais c'est la règle de tout art, que la nouvelle, quels qu'en soient le thème ou le sujet, soit intéressante, que l'approche soit originale.Et la construction dramatique?« Dans le très court, elle est le plus souvent dans le non-dit, dans l'implicite.» Le lecteur doit donc remplir les blancs, ce qui n'est pas son moindre plaisir.Malgré la contrainte imposée aux auteurs, le plus récent numéro de X YZ présente un échantillon intéressant de nouvelles d'ici.Cette contrainte est naturelle au genre, mais poussée plus loin : au- cune des quatre-vingt-onze nouvelles ne devait dépasser une page.Il y a de l'excellent, du bon et du moins bon.M.Lévesque en est bien conscient: «C'est très délicat.Quelqu'un qui est bon nous.soumet quelque chose qu'il aime, il croit donc que c'est bon.Il faut savoir refuser, et risquer de se mettre sur la liste noire de l'auteur.Mais il faut aussi garder dans le circuit les auteurs qui sont prometteurs, les encourager jusqu'à ce qu'ils soient vraiment bons.Une revue, après tout, c'est une rampe de lancement.» Née revue, XYZ devient peu à peu, comme entraînée par les circonstances, maison d'édition.On y projette d'éditer des recueils consacrés à un seul auteur.On annonce aussi une étude compa-ratiste sur le récit dans les contes brésilien et québécois.La collection Novella \u2014longue nouvelle\u2014 existe déjà, qui a édité un beau texte de M.André Major, l'Hiver au coeur.M.André Car-pentier sera le prochain nouvelliste à entrer dans cette collection.XYZ Éditeur.Case postale 808, Succursale N, Montrée! H2X SMS.EN VENTE PARTOUT Flore des champignons au Québec René Pomerleau René Pomerleau, bien connu des mycophilaa, a voulu relaver le défi d'énumérer et de caractériser tous les champignons connus au Québec et dans les réglons limitrophes.Il en a dénombré 1400 espèces reproduites dans cette encyclopédie remarquable, attendue depuis longtemps par des milliers d'adeptes et fervents de la nature.Ce résultat de 50 années de recherche scientifique contient 14 planches de dessins linéaires, 118 planches de croquis, 48 planches de photos en couleurs de 305 champignons.720 pages/reliure toile Supplément à la «Flore des champignons au Québec» René Pomerleau Une mise à Jour complète et détaillée de la Flore des champignons au Québec, comprenant plus dé 220 espèces, nouvelles ou déjà mentionnées mais non décrites, enfin toutes données et rectifications jugées nécessaires.Un complément dont ne peut se dispenser tout mycologue possédant déjà le précédent ouvrage de René Pomerleau.Mpage* \u2014PB\u2014 Le guide pratique dos principaux champignons du Québec René Pomerleau Guide de format commode, un outil Indispensable à l'amateur de champignons.champignons Champignons da l'Est du Canada et das États-Unis René Pomerleau Rédigé par une autorité mondiale en la matière, ce livre est un remarquable Instrument d'initiation à la connaissance des champignons et l'un des plus utiles et faciles a consulter.Splàncnes en couleur»/ 190 photographiée et Kuatrattone/9,95»/962 ' OFFRE SPECIALE AUX AB0NNE(E)S DE LA PRESSE: 20°o DE REDUCTION DECOMMANDE | Veuillez me faire parvenir le(s) Hvre(s) indiquas) par un | FLOUE OCSCHAMPKMONSWB) > ewMàrasMTAiA «uiasota CMAMPtQMOMS AU QUEBEC» (503) [retourneraux: Édition»La Preste, Lté» 44, Seint-Antokve oueet Montréal (Québec) H2Y 1J5 1 I «un 32,00$ NOM.12.S5I 11.11* 10.J5» ADRESSE.) LE OUIDE PRATIQUE DES PRINCIPAUX C H AMPtûNON S OU QUÉBEC (tM) ) CHAMPIGNONS OC L'EST DU CANADA ET DES ETATS-UNIS («J) 4\\tM 7,831 IMPORTANT: Joignez i cette comment**** chèque ou mandat payable aux Éditions La Presse.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement MasterCard ?^ VTea O \" Nodabonné(e).-.\u2014.VILLE- PROVINCE.CODE POSTAL.TEL.TOT.» 1.50* pour me» de I UI AL poste w de manutention CI-JOINT.S avec cheque commeno»), PnénOinom^mtamiçtiM^mttounÊmtmnêtonipmiccÊpiti.LITTÉRATURE LITTÉRATURE LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED117 OCTOBRE 1987 J 3 POESIE D'ICI tac-Cuiic GÎrbcfl Inlandsis \t qui ose regarde\tr \t \ti - \t D'un étrange voyage en train, du Liban et de choses et d'autres TOUPIN Alire et à lire les textes poétiques d'ici que je reçois en quantité impressionnante, la soif de livres différents, originaux, rafrlchis-sants, s'installe en moi lorsque les lieux communs de l'écriture habitent trop d'ouvrages.Il faut souvent bien et peu de choses pour faire d'un recueil de poésie un bijou en soi.Il faut un heureux hasard, beaucoup de travail, d'authencité, un petit angle bien à soi.C'est ce que j'ai trouvé dans La Seconde Tour de Claude Paré, publié aux Herbes rouges.C'est là une petite plaquette fort homogène, construite d'une succession délicate de tableaux et de scènes évanescentes dont les principaux thèmes tournent autour d'un vagué voyage en train où quelques personnages féminins et masculins jamais nommés s'effleurent tendrement par des jeux de langage et de regards.Les textes me rappellent le climat des films de Marguerite Duras: beaucoup de sensualité, une dérive «sans aucun dessein», une grande richesse évocatrice.le n'avais pourtant pas à te dire quoi que ce soit.Vois-tu l'échancrure de la robe?Parlons dans cette lumière avant que tu ne prennes le chemin du retour.Je t'aime, puisque tout ceci est a toi, les sentiments les plus ronds, les candeurs les plus j violacées; et une peau corn-, meia mienne, aussi douce, abuses-en, ne ment plus, l'ouvre l'échancure et s'ouvre avec elle la maison colorée par la lumière s'im-misçant dans la verdure et le verger, le t'aime, je t'adore, je ne peux rien dire de plus.Va-t-en au plus vite, ce chemin t'attend, il est pour toi si ta main glisse là, au creux du blanc, f'èpclle tous les noms jusqu'à la racine, (p.26) FRÉDÉRIC-ANDRÉ HURTEAU \u2022 THÉMH PAR LE JEU DE SABLE (Rencontres individuelles, adolescent», adultes et couplet.) GROUPES DE CROISSANCE (Week-end è la campagne) \u2022 ESTIME DE SOI/CONFIANCE (30,31 oct.,1»,nov.) \u2022 INTUITION/CRÉATIVITÉ (6,7,8 novembre) VACANCES EN CROISSANCE \u2022 RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (19 décembre \u2014 2 janvier) Rituel d'abandon au soleil LE CENTRE DE PSYCHOLOGIE TRANSPERSONNELLE (514) 3834580 Réservations Immédiates dut L'ouvrage est ainsi personnel, travaillé, économe.Rien n'y est superflu ou inutile.Les dérives de Marie-Claire Corbeil sont beaucoup plus froides.Inlandsis, publié aux éditions Guernica, est un recueil hélas sans grande imagination, presque sans vie, astreint à l'étrange tâche de décrire une sorte de paysage de désolation.Tout est trop littéral, trop météorologique, descriptif, sans imagination, un monde d'objets désincarné où les êtres regardent ou meurent.Au fond, derrière lui, large comme deux mers, la croûte d'eau se fracasse: noir, blanc, la banquise révulsée se lacère, (p.14) Encore une fois, il me semble que les éditeurs rendraient un service majeur à beaucoup d'auteurs que de les faire retravailler des textes qui souvent n'ont besoin que d'un fin polissage ou d'une prise de conscience salutai-.re de leurs faiblesses.Le Liban, une guerre interminable qui ébranle les êtres les plus tenaces, tel est le filon que creuse Nadine Ltaif dans Les Métamorphoses d'ishtar aux éditions Guernica.Ce livre a surtout des allures de récit poétique, de témoignage déchirant sur l'atrocité qu'est le Liban d'aujourd'hui pour une femme qui a choisi de se ranger du côté des désarmés.Ce texte, très oriental par ses thématiques, s'abreuve de contes, de mythes et des chants traditionnels arabes.L'écriture est émou- vante surtout par son contenu mais elle demeure traditionnelle dans sa forme.Le grand mérite de Nadine Ltaif, c'est de nous faire sentir ce drame de la guerre du Liban qui devient sa chair même: « la guerre civile et de mon corps et de mon bassin qui rassemble les cultures et fonde les religions».Le prix Octave-Crémazie 1987, décerné à «la relève de la poésie québécoise», a été attribué cette année au Salon international du livre de Québec à Jacques Ouellet pour son recueil Qui ose regarder, publié chez Leméac.L'écriture de cet auteur est pleine de promesses mais encore truffée de maladresses.Ouellet est encore tout bucolique dans des vers qui parlent de l'absence de l'autre, de «l'odeur du printemps» qui le blessait frémissant muet alors dans le calme je te rejetais de ce que nous avons été laissant frémir les petits voiles de l'oubli (p.15).Cette poésie est quelque peu rigide comme si elle n'exprimait guère celui qui la crée, comme si elle empruntait à un modèle poétique plutôt que de s'imposer en tant que modèle.LA SECONDE TOUR, par Claude Put, Les Herbes Rouges no 153, Montreal, 1987, 39 p.$3,00 inlandsis, par Marie-Claire Corbeil, éditions Guernica, collection Voix, Montreal, 1987.66 p.$7,95 LES METAMORPHOSES d'ISHTAR, par Nadine Ltaif, editions Guernica, collection Voix, Montreal, 1987,70 p.$7,95 OUI OSE RECARDER, par Jacques Ouellet, poésie Leméac, Montréal, 1987.58 p.Le roman de notre histoire .le roman clo LPuiS-M.irlm Tard ¦> une v.iI>m' pour lu Canada français .»u même tue que ceiiams ouvraae?de Michenei ' on! poui les El »ts-Unis ' ALICE PARIZEAU Le Devoir IL Y AURA TOUJOURS DES PRINTEMPS EN AMÉRIQUE de LomsM.iilm Taid 19.95$ En vente dans toutes les librairies Que faites-vous en attendant la Bombe?ÉROSHIMA de Dany Laferriere Vprcs ( uniment fuirv l'uninut u\\vv un \\ègrv \u2022* \u2022>< l.mutnr.Mini qui< l'auteur recidiu1 t?l nous i-ntruntT.toujours .i Montreal, dans un loli anivriaui' pur mu Japonais!.'.Iv /m\\ kamu souira.où st succt'deniiil ilYi r.uiiii s rituels a mon ri.'h \\.philosophiques, ItasiruiiiMtiiqiies, ele.la Bom he est toujours la.elle nous uuelte.nous menace, nous prutoque! I m roman qui parle de la mémoire el du désir, di l'horreur de la I Hnmhe el de la heuiite de la Culture, * 174 paKe!.I 12,95») ¦ I \u2014 \u2014» W la.'^WSJfc \\ lb éditeur la petite maison de la grande lltteratun AU PLAISIR DE LIRE Lorsque les étoiles se mettent à crier.collaboration spéciale Je voulais rencontrer le grand homme.Pensez donc, il était Prix Nobel.J'avais vingt ans à peine, le misérable vermisseau du poète chinois, et qui s'imagine que toucher respectueusement le vêtement du grand homme, voire sa main, peut-être, avec un peu de chance, lui insufflera quelques miasmes de génie.Naturellement, la déception est grande dans presque tous ces cas-là, et le monstre sacré se conduisit très mal, c'est-à-dire très bien ; désinvolte et superficiel, à côté de ses souliers, et pompeux comme un te deum de village.C'était ça, un Nobel?Je m'enfuis en le traitant de.vous m'avez compris.l'ai l'impression que Didier Decoin a rencontré un semblable Nobel et ne s'est pas contenté, lui, de fuir en pestant, mais s'est bien vengé de ceux qu'il appelle les «faux dieux modernes», en écrivant un roman assez étonnant, intitulé Autopsie d'une étoile, dans lequel on verra qu'une «étoile» est peut-être une accumulation de poussières galactiques mais aussi, sur terre, un misérable tas de sottises.¦ Voici les faits.Il s'agit de la vie et des malheurs d'un astronome célèbre nommé Burton Kobryn (c'est lui le Prix Nobel), qui a découvert la naissance, le moment précis de la naissance d'une étoile: un nuage de poussière interstellaire se condense parait-il, tout d'uncoup, dzing! et se produit une réaction nucléaire qui engendre un astre tout neuf.Ah, on en apprend des choses, en lisant.Et alors, figurez-vous, de malins astronomes qui écoutent les bruits en provenance de l'infini peuvent entendre le cri poussé par le bébé.c'est-à-dire la nouvelle étoile, que personne encore n'a vue, bien évidemment, et ne pourra voir avant quelques années-lumière.La question, c'est de se trouver là, au bon moment, avec des radio-télescopes bien dirigés sur le bon trou du ciel, et des magnétoscopes pour enregistrer les vagissements.Si vous réussissez, on vous donne le Nobel.C'est ce qui s'est passé, dans un observatoire du Chili.Le professeur Kobryn en est descendu enveloppé de gloire.¦ Didier Decoin, pour raconter la vie et les folies de Kobryn, s'y prend de la manière suivante: il écrit trois monologues différents, tous trois très rapides, trépidants, passionnants.Le premier est celui de l'assistant de Kobryn, un certain Bis-sagos, qui semble un bon garçon bien serviable, bien obéissant, très respectueux de son patron l'astronome, mais ne nous fions pas, il fait probablement ses coups en dessous \u2014 un comble pour un astronome.Ce garçon est très attiré par la femme du futur Nobel, une métisse américano-indienne du Chili, une certaine Lena.On le serait à moins, cette personne est fascinante, elle rôde dans les pages du livre avec une sensibilité, un naturel et en même temps un mystère fort bien montrés, comme une ombre charnelle et libre de laquelle viendront tous les malheurs.Au début du récit, ce Bissa-gos, David de son prénom, est brusquement appelé par le pro- Didier Decoin fesseur Kobryn, qu'il n'a pas vu depuis des années, et qui désire lui parler.Il y a longtemps que Lena est morte, le vieux Prix Nobel est remarié, il vit maintenant en Normandie, dans un coin aussi perdu qu'il l'est lui-même.Bissagos s'en va le voir, et l'écoute radoter.Second récit: celui de Kobryn lui-même.Que s'est-il passé réellement au Chili?Quand, et comment, cette fameuse étoile a-t-elle crié?Eh bien, mais, c'était pendant l'horreur d'une révolution avortée.C'est-à-dire au même moment que Salvador Allende était attaqué par des généraux amiraux, et autres salauds que tout le monde connaît.Kobryn est un conteur de talent.Non, c'est Decoin.Une très belle chose de ce roman, c'est que le lecteur vit les journées du putsch-l'oppression qui les a précédées et leur violence ensuite, avec une intensité dramatique splendide.Le Chili comme si vous y étiez, on a l'impression de connaître parfaitement ce pays, et ces événements, alors qu'aucune description, mais aucune, n'a fait son apparition et n'est venue encombrer la lecture.Pendant ce temps, Kobryn est en haut de la cordillère des Andes, dans son observatoire, collé à ses appareils, et il écoute, une sage-femme attentive, que jaillisse le cri de l'étoile nouvelle-née.Allende se suicide, Pinochet se gonfle d'air et Lena meurt.On le savait déjà mais on apprend comment, et le suspense continu de ce récit bascule en direction du mystère.Et puis, troisième monologue, la parole revient à David Bissagos pour le finale, dans lequel tout, évidemment, sera expliqué.C'est un roman vrai, un vrai roman romanesque dans lequel tout s'enchaine à merveille sans une page perdue, où les caractères conservent une part de mystère au fond de leur transparence, et servi par une écriture dépouillée, simple, précise.Ça fait du bien à la lecture.Et même, on en acquiert quelques idées sur la vanité du monde.C'est nous gâter, mais sans doute n'en fallait-il pas moins, lorsqu'on regarde la terre depuis les étoiles qui crient.À propos de Nobel, je n'ai rien dit, n'est-ce pas?Decoin vous racontera.Didier Decoin AUTOPSIE D'UNE ETOILE, roman, 345 pages.Edition* du Seuil, Paris.1987.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Ce dim*1 nche- ci Entre 13h et 17h dans le hall d'honneur de l'Université de Montréal Trente responsables de programme et conseillers en formation seront heureux de vous accueillir et de vous renseigner sur les programmes de formation offerts aux adultes.AU PROGRAMME \u2022 Rencontre pédagogique individuelle \u2022 Ateliers d'information à 14h, 15h et 16h sur les programmes touchant les domaines suivants: Santé Travail Communication et intervention Langues et cultures \u2022 Renseignements sur les autres programmes de premier cycle offerts aux adultes par l'Université de Montréal \u2022 Annuaire et documentation distribués à l'entrée \u2022 Rafraîchissements offerts gracieusement Stationnement gratuit devant la Tour Autobus 51 (métro Laurier ou Snowdon) So«, Rstfln, Soflj tt Ltttrtê.\t\t\tRMsW \t\t\t «DANS LA LUMIÈRE DE LA VÉRITÉ» Message du Graal de Abd-ru-shirï Un* OEUVRE que tout CHERCHEUR se doit de LIRE \u2014Disponible dam plusieurs bibliothèques et librairies cieusement la brochure «Conférences i de l'oeuvre, adressez-vom'éù Mouvement du Greal \u2014 Canada Cercle de la Région de Montréal WÊÊKRÉhement : LAVAL: $87-4779, LONGUEUlip^l|j|i|I JÉtiÉ* ¦ iiiinnl la '.iifriH m ' n lui m ' .m.r.i .wu>m8»N *«aV*2 mm ^'\"\"'.jO*0^' EN VENTE cria chant et qui vibre souvent d'émotions surtout quand l'auteur parle des pauvres.Les riches, au contraire sont odieux et moins bien décrits.À découvrir si ce n'est déjà fait.Et quelle mini-série ce serait ! J.B.LES ENFANTS Of LA PtOSfUUIrON par Michel Dorais avec une collaboration de Denis Menard, 158 pages Éditions VLB.¦ Le sujet est pénible quand on pense que de telles choses existent.Mais elles existent.Michel Dorais et Denis Ménard l'abordent avec tact et coeur.Ils ne s'embarrassent pas de grands mots ni de grandes théories.C'est un travail à raz de terre.Bien sûr, ce n'est pas aussi simple qu'ils le disent quant aux solutions.Ce n'est pas aussi simple non plus quant aux raisons.Mais ça se lit vite et c'est de la bonne information pudique.Ça fait changement.J.B.L'ERE DU SOUPÇON, par Nathalie Sarraute, 160 pages, ¦ Folio-essais \u2022, Éditions Gallimard.¦ Le «nouveau roman» s'est imposé dans les années soixante.Après les ricanements, ce fut donc la gloire qui culmina, il y a un an ou deux, avec un Prix Nobel, celui de Claude Simon «nouveau romancier».Nathalie Sarraute publia ce petit livre théorique en 1956.Elle y explique le quid du «nouveau roman» avec beaucoup de chaleur et d'intelligence.Rien n'a vieilli.On le relit avec plaisir parce que c'est net et cultivé.On le relit avec profit parce que la problématique évoquée par Nathalie Sarraute n'a pas changé au jour d'aujourd'hui.¦^.vn.1**».LA PENSEE PO0TI0UE DE CRAMSCI, par Jean Marc Piotte.eftal»,300 pages, \u2022second souffle*.Editions VLB.RI L'époque étant au libéralisme pur et dur, je ne sais pas si le marxisme-léninisme pur et dur attire encore des lecteurs.Mais |ean-Marc Piotte reste un observateur compétent et convaincu de ce moment historique.Comme il sè doit le style est militant.L'auteur nous entraine dans des distinctions subtiles, avec Gramsci, sur l'«intellectuel organique» et l'intellectuel du passé.' * - ' Peu de monde, pour les dix ans à venir, auront envie de lire l'oeuvre complète de ce communiste italien.Le livre de Jean-Marc Piotte reste donc un résumé accessible quoique de parti pris.J.B.Les femmes de Jovette Marchessault JEAN \u2022ASILE collaboration spécial* On sait que Jovette Marchessault aime à relire l'histoire sous l'angle de la femme.Son oeuvre est habitée de personnages fémi-cherchent, pourrait-on dire, une reconnaissance.Femmes encore, qui hantent son dernier roman, Des Cailloux blancs pour les forêts obscures.Amour aussi entre deux de ces femmes dont l'une est Noria et l'autre Jeanne, la narratrice.Comment aimer?Pourquoi aimer?Que se cache derrière l'amour et que se cache derrière la souffrance?On a là le premier aspect de ce livre étrange et curieusement ficelé.C'est un roman psychologique dans le sens le plus traditionnel.L'auteur aurait pu en tirer une nouvelle, pas plus.Mais Jovette Marchessault ne s'en tient pas là.De saut en saut, presque à vaux-l'eau, elle mélange les genres si bien que l'on est un peu dérouté.C'est que, justement, l'auteure ne semble pas concevoir un roman comme une simple histoire où s'agitent des êtres humains tourmentés par la vie.Pour elle, une oeuvre littéraire se construit en résonances jusqu'à la limite extreme qui est la quête de l'absolu.C'est donc un livre mystique si l'on veut, dans la mesure où l'âme y parle jusque dans ses extravagances.Mais le point de vue mystique de Jovette Marchessault a quelque chose de naif et, dirais-je de démodé.Cela nous vaut quelques pages bien sottes sur l'astrologie dans ses rapports avec les LES CONFERENCES DU NOUVEL ÂGE PRESENTENT PLACIDE GABOURY jo\\ i' n n M a Ri !M - \\ L T Y- pour obscures roman if» ¦ >ÏV- ; -t tés.Ce qui compte c'est le point de vue, non le sujet.Je ne crois pas à ce nationalisme littéraire étroit car l'art vole de lieu en lieu et de siècle en siècle.t Tel que ce livre a quelque chose du chaos d'idées.Cela laisse entrevoir un futur riche quand les.thèmes qui sont ceux de Jovette Màrcheïsalflrstf-râffmeront et.quand elle aura compris qu'il ne ; faut pas livrer d'un,seul coup trop ¦ 4'iitformjtjon8.X&Èk v ^^(o^c'est*sjû?R{W>par la; Torme que ce livre s épuise.On a ¦'.toujours l'impression que Jovette '; Marchessault vise trop haut,* qu'elle ne peut, pas garder le con- -trôle de ses constructions et de sa ; langue; Et elle n'a pas non plus ce -lyrisme débordant auquel on paf- \" donne parfois bien des choses., \u201e Ainsi/ la style est d'une grande ï inégalité.Pour un passage réussi, ; que, de.phrases banales comme -« une stupeur affreuse se referme î suT'mol*rje tte-parle même pas ; du temps de verbes qui changent ?sans raisons apparentes, ni des.dialogues qui sont allongés etr .pompeu*.i » j Et.puis,, pourquoi cette pré te n-, Xqn*qùe PpânwsImposé sur la?couverture otr l*rjrti peut' Ure^sous: la signature d'une certaine Gloria-£.Orenstein, une phrase de ce' genre: «Ce roman du troisième, oeil.inaugure la littérature yi*« sionnaire de l'ère du Verseau.» ' Ou encore: «Le roman de Jovette: Marchessault déplace une masse critique de lumière et d'élan vital '.suffisante pour attirer l'âme.»' etc.\u2022 ¦¦' ' - J'y lis les projections d'une âme * «4IMNHa*Mlhlff*n flftrfhr-n utotx-» DANS UNE CONFÉRENCE INTITULÉE «LE ^VOYAGE INTERIEUR» LUNDI 19 OCTOBRE Bsrthé4#my-Jollstts) 759-2822 réincarnation et karma MARDI 20 OCTOBRE ValléyfWd dt Colomb 373-6211 Heure: 19h30 Prix d'admission: 10* pays.Cela nous vaut aussi des noms comme ceux de Madame David-Néel oui voyagea au Tibet et découvrit l'Arbre-oracle, 6u de Madame Blavatsky dont on affirme que des clochettes sonnaient dès qu'elle entrait dans une pièce.Je comprends mal cet aspect-là de l'oeuvre de Jovette Marches* sault.D'ailleurs, tout ce qu'elle dit sur les étoiles et sur les astres, sur les chamanes qui volent, reste superficiel, comme rajouté.C'est aussi un livre critique sur le lesbianisme radical, ce monde de vieilles dames coupées du monde et revivant pour elles-mêmes une sorte de rêve saphique.Jovette Marchessault appelle ces dames «la Vieille garde».Elle ne leur ménage pas sa rancoeur.Mais là encore, l'auteure ne fait qu'effleurer son sujet.Tout tourne court au grand désenchantement du lecteur car elle est intriguante cette «Vieille garde» vivant dans son domaine montagnard des Appalaches et faisant du skidoo sur les neiges.Alors que reste-t-il?Il reste une narratrice, un «Je» 3ut se dévoile lentement au cours u livre dans une sorte d'examen un peu narcissique.On le découvre ce «je» comme une écrivaine «que l'on a rouée de coups pour la forcer à avancer dans le culte des arts et leur soi-disant miracle».Ou bien, «elle est accablée par un sentiment de futilité».Ou encore «écrire la plonge dans l'anxiété la plus extrême».Qui l'a rouée de coups?La critique peut-être.1 A* 84g*^»==- Qui l'a forcée à avancer dans le culte des arts?Est-ce la «Vieille garde», un démon familier?Mystère.Qu'est-ce que c'est que cette anxiété extrême?A toutes ces questions, fascinantes, Jovette Marchessault refuse de répondre jusqu'au bout.Là encore, elle s'arrête au milieu du chemin et l'on reste sur sa faim.U y a encore la compassion envers les animaux.Dans une longue digression, Jovette Marchessault nous parle de la cruauté des hommes envers les compagnons terrestres à quatre pattes, en particulier les animaux de laboratoire.Mais Karen Kli-xen et Curzio Malaparte, entre autres, l'ont dit bien avant elle et mieux qu'elle.Je sais que la mode veut que tout livre québécois nous livre d'ineffables nouveau- GALERIES D'ART « P A R LA » Marie-Suzanne GAY Peintures I 5 t «.«.i» ihic .in '' n< >\\\u2022 mine C'est brfen plus beau mais JovejfcZ te Marchessault ne semble p$£ l'avoir compris.i' 1 DR CAILLOUX BLANCS POU» LBS FORtTS* OBSCURE S, par Jovstts Marchsttsutt, roman, « 170 pagst.Edition» Lamésc.-> - wm m .***** GALERIES D'ART GREG CURNOE Oeuvres majeures jusqu'au 22 octobre WADDINGTON L GG3CE INC.1504.rue Sdorbrooke Ouest 934 0413 933 3653 EXPOSITION NÉRÉE DE GRACE Du 14 au 25 octobre LANCEMENTdu LIVRE DE.NÉRÉE DE GRÂCE DE LA (JOLfEGT)OHt8WNATUREi ÊT UNE SÉRIGRAPHIE 430, RUE BONSECOURS VIEUX MONTRÉAL 875-6281 Du msr.au dim.de 11 h è 18 h ACHETONS TABLEAUX COMPTANT ! LITTÉRATURE -.-1 _,-u LA PRESSE, MONTREAL, SAMED117 OCTOBRE 1987 J 5 GALERIES D'ART J.RHÉAUME MAINTENANT REPRÉSENTÉE PAR LA GALERIE WESTMOUNT 493SA, rue Sherbrooke ouest 484-1488 (ouvert dimanche) Témoignages 125 ANS D'HISTOIRE ET D'ACQUISITIONS (collections du musée du Château Ramezay) DU 18 SEPTEMBRE AU 29 NOVEMBRE 1987 HALL D'HONNEUR DE L'HÔTEL DE VILLE DE MONTRÉAL 275.rue Notre-Dame Est TOUS LES JOURS DE 10H À 17H30 Entrée libre VISITES COMMENTÉES (RÉSERVATION OBLIGATOIRE): 861-7182 L'exposition est organisée par le musée du Chateau Ramezay avec la collaboration du Service des loisirs et du développement communautaire de la Ville de Montréal Noua désirons acheter des [ peintures des artistes suivants: Léo Ayotte Jean Dallaire Antoine Dumas Marc-Auréle Fortin Cornelius Krieghoff Ozias Leduc Jean-Paul Lemieux John Little Alfred Pellan René Richard Phillip H.Surrey M.A.De Foy Suzor-Côté et autres artistes reconnus.0_AL r.« 430 RUE BONSECOURS VIEUX MONTRÉAL 873-8281 Du mere, au dim.de 11 à 18 h.ACHETONS TABLEAUX COMPTANT.Ville de Montréal MARINSKY lun.-ve*.:lli3S-irh3Se 10 h - 5 h» GALERIE D'ART ESQUIMAU les estampes de SUSAN A.POINT Artiste amérindienne de la côte ouest JUSQU'AU 31 OCTOBRE 1987 1434, Sherbrooke Ouest 1h-5h («4) Montréal H3P1K4 GALERIE C.BROCARD (514) 353-9396 DE TABLEAUX de fermeture de osleriet, de surplus d'lnventslre, de coHectionneurs, de divers, etc.Tableaux originaux vendus avec certificat d'authenticité à partir dej>5$ RÉDUCTION DE 20% à SUR 160 TABLEAUX OC PEINTRES CANADIENS AHousteau Q.Oman» J.CM A.Noeh CPIcher D.QouM Lrowe E.Kish N.JsIbert M.Duguiy L.Auger B.Moderte C.St-Cyr R.CIartc 11 Mirviar In* rrrci wvr HTsnobe A Zedetoxny le* \u2022LeeïCi^C'^CGe^Ofl J.W.Motrice A.Y.Jackson Q.Roberts M.A.Fortin Sur, or-Cote S.Cosgrove J.P.Lemieux L Ayotte J.P.Riopelle R.Richard A.Pellan L.Bouchsrd P.Surrey j.Qsilaire A.Lis mer Y.Breton R.Boucher C.Bw jeton P.Picasso Toulouse Lâutrsc P.A.Renoir S.Dali F.lacune G.Gtngras C.Plcner E.Kish J.Miro M.Cullen 0.0e Lall S.Dubreuil M.T.i P.Bagossy aa \u2014-*\u2014 prit Dtjiïiwi G.Boka M.Latour N.Pelletier G.Varmorrt M.Rsvary V.Botduc Y.Bousquet VanMieno Mfchaud-Wo tt btêtJ&up d'êuîns Visa \u2014 MasterCard \u2014 American Express \u2014 Comptant Dimanche 18 octobre de 9 h a 17 h HOTEL SHERATON ST LAURENT \u2014 ILE CHARRON RXÇE PTIONNE J, ^èB>M» f Bouquet d* rieurs» MOLLY LAMB BOBAK AQUARELLES RÉCENTES DE FLEURS GALERIE WALTER KLINKHOFF INC.1200, RUE SHERBROOKE OUEST 288-7306 Collectionneurs, avez-vous des TABLEAUX à VENDRE?e Obtenez de bons prix pour vos oeuvres d'art, et ce.en peu de temps.e Le collectionneur sera ravi d'un choix incomparable de plus de 500 tableaux de qualité en tout temps, e Nous n'acceptons que des oeuvres de qualité produites par des artistes renommés.____EXPOSITION SPÉCIALE LE SAMEDI ET LE DIMANCHE Ouvert 7 jours par semaine de 10 h à 17 h 5487, rue PARÉ n Tél.: 341-6333 EXPOS IT ION «Le réalisme et l'imaginaire humain» sculpteur de bronze (20 pièces) N/sLTcel Ro.va.ry, peintre paysagiste (25 tableaux) du 17 au 24 octobre inclusivement Heuroi d'accueil: lun., mar., mer., \u2022am.: 9 h 30 à 18 h jou., ven.: 9 h 30 à 21 h Galerie Art Select 6810, rue St-Denis Tél.: 273-7088 IMPORTANTE EXPOSITION JEAN-PAUL RIOPELLE PEINTURES, SCULPTURES DU 15 AU 31 OCTOBRE 1446, rua Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H3Q 1K4 _(514)288-7718_ GALERIE D'ART LENOUR vous invite au vernissage des oeuvres récentes de RÉMI CLARK ef à rencontrer l'artiste Dimanche le 18 octobre 1987 de 14 heures à 17 heures L'exposition se déroulera jusqu 'au 8 novembre .5685, rue Joncaire, Saint-Hyacinthe, sortie 120 ou 123 «, _ _ HEURES D OUVERTURE J/A»H 11111 Vendredi de 19 h o 21 h Somodi et dimanche de 14 h o 1 7 h I I *T U I II II MONIQUE MERCIER HUGH CUNNINGHAM «Les femmes de Mercier» peintures «Nouvelles impressions* sculptures Vernissage le dimanche 18 octobre 1987 de 14 heures à 18 heures L'exposition se poursuivra jusqu'au 24 oct.galerie martol Itée 1460, rue Sherbrooke Ouest, Montréal lundi-samedi.10 h à 17 h 842-0151 MONIQUE HARVEY Vernissage le dimanche 18 octobre 1987 à 13 h L'exposition ta poursuivra jusqu'au 21 octobre 1987 1541, rue Sherbrooke Ouest (com rue Guy» 937-5857 Aidez votre coeur: faites de l'exercice! PdRMIPdCTIOni Exposition ART0 YUZBASIYAN Jusqu'au 26 octobre Galerie BERNARD DESRGCHES 1444 Sherbrooke o., Montréal (514) 842-8648 Ouvert de 9 h à 17 h 30 do lundi au samedi.Dimanche de 13 h à 17 h.DERNIER JOUR LLOYD FITZGERALD «Promoteur de l'évasion» m Mar.é van.de 9hà 17h30 Samedi de9hà17h GALERIE DOMINION .?P'ul ctat or peinture! et «: .TtiHM tu Canada dari la ju, grande ça*** mar:nan; ûuttre études pour orchestre (1929, révision 1952); LeCitant du rossignol, poème symphonique (1917>.Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.: Chartes Dutoit (London, compact, 417619-2; «35-tours et cassette I.VIDÉOS Neuf semaines et demie Une histoire sophistiquée de couple branché LUC perreault Lorsque Nine and a Half Weeks a pris l'affiche en salles l'an dernier, on disait qu'il avait fallu I amputer de quelques scènes jugées trop affriolantes.Cette décision avait été prise dans le but de permettre au film de bénéficier d'une cote moins sévère («restricted ») que la fameuse cote «X-ra-ted» qui l'aurait condamné au circuit beaucoup plus restreint des salles pornos.Lancée cet été en vidéocassette, la version française de ce film est coiffée de l'étiquette « non-censu-rée » placée bien en évidence sur le boîtier.Est-ce à dire que cette version présente un intérêt beaucoup plus grand que la version cinéma?|e serais porté a répondre par la négative, le n'ai rien remarqué pour ma part de spécial dans cette version qui n'était pas déjà dans la version originale.A moins de se donner la peine de comparer les deux versions séquence par séquence et plan par plan, je ne vois pas comment un regard rapide pourrait en déceler les différences.C'est au point où j'en arrive à me demander si les producteurs de Nine and a Half Weeks n'auraient pas inventé là une nouvelle astuce pour attirer l'attention sur un film qui autrement risquait de faire moins de vagues.Toute l'audace de ce film se trouve en fait concentrée dans des situations beaucoup plus suggérées que réellement montrées.C'est en ce sens qu'on peut dire que le réalisateur Adrian Lyne, après la vague du porno hard et ses images directement explicites, redécouvre les vertus d'un érotis-me plus suggestif.L'argument est d'ailleurs très simple pour ne pas dire simpliste.Un homme et une femme s'abordent dans un marché public.Elizabeth (Kim Basin-ger) vend des tableaux dans une élégante galerie.John (Mickey Rourke) est un courtier très à l'aise.Ils sont beaux, sophistiqués, parfaitement yuppies.Entre eux, le coup de foudre sera instantané.On les verra peu à peu pratiquer des jeux erotiques qui vont les inciter à flirter avec le danger.John en fait poussera ses exigences de plus en plus loin.Une finale en queue de poisson étonnante d'ambiguïté laissera un peu perplexe.Les performances d'acteurs sont intéressantes mais le film, visuellement flashé, reste somme toute plutôt vide.Adrian Lyne a la réputation depuis quelques saisons de lancer les films a la mode.On lui devait le célèbre Flashdance.S'il n'avait pas grand chose à dire là-dedans, au moins, il le disait avec élégance.Il vient de récidiver récemment avec Fatal Attraction qui prêche en faveur du retour' au conservatisme dans le couple.Neuf semaines et demie, qu'on pouvait considérer jusqu'à maintenant comme son film le plus SBrsonnel, marque peut-être la n de l'époque pré-sida dans lequel on voyait des couples libérés, sans inhibitions, prêts a tous les excès et qui ne se posent pas de questions sur le lendemain.** NEUF SEMAMES ET DEMIE (vf de 9 M Weeks), de Adrian Lyne.ê.-u., 1986.int.: »»¦ - « - ¦ m - - .Hi ¦ WLh ¦»-¦.- ÉReM ilejaaej Lii Cl mrcxcy Koonio, Rim Bntngar ujutour.ni-n stéréo.1 h 58.MCMUA et Mate Video.Solo pour deux Un duo comique ¦Par suite de la négligence d'un gourou hindou, l'àme d'Edwina (Lily Toralin) vient occuper le côté droit de Roger (Steve Martin).Cette cohabitation pour le moins encombrante force Roger-Edwina à poser des gestes plutôt Charlebois, mort ou vivant?¦ Un nouveau disque de Charlebois?Non, une simple reprise de quelques uns de ses grands succès.Du bon vieux stock revu et corrigé, sans amélioration.Ça commence par Demain l'hiver, qui demeure assez fidèle à l'original, mais, déception, avec moins de vigueur mais plus de rigueur et de synthétiseurs.Moins de coeur et de mordant.Même réflexion pour le grand classique Lindberg, production assez bien léchée, mais moins de puissance dans les nouveaux arrangements de Da-neil Barbe.C'est moins provocant, moins excitant.On pourrait continuer ainsi pour chacune des chansons, car il n'y a rien là pour chasser de notre esprit les versions originales du grand Charlebois qui pettait l'feu, faisait jaillir des étincelles et qui a imprimé sa marque dans tant de cervelles de nouveaux chanteurs qu'il a inspirés.Le grand défaut, c'est cette perte de saveur originelle, détestable à l'oreille du vieil admirateur.Pas d'enrichissement musical.Ça ne manqué pas d'énergie par moment, mais ça tourne au ralenti trop souvent, comme dans Les ailes d'un ange, nettement en perte de vitesse sur la « version » originale.Rien de remarquable, malgré les talents de l'équipe mise à contribution.Pour mieux juger de l'état de décomposition, notons l'ajout d'un couplet en argot dans Mon pays ce n'est pas un pays c'est une Job: « Ça arrive en r'tard au turbin/Les 'tifs collés comme des oursons7 Avec des fringues de ringuards-En retard.» Résultat: je meurs d'envie de courir dénicher un bon vieux disque de Robert Charlebois première version.charlebois/volume l.Robert Charlebois, Solution, sn 803 Lucien Francoeur Chansons de nuits noires et blanches ¦ Poète et rocker, Lucien Francoeur est doublement à l'honneur sur disque aujourd'hui.Pour un de ses « vieux » textes mis en musique par cinq compositeurs québécois, mais surtout avec la parution de son nouveau disque, réalisé par Gerry Boulet.Passons sur l'expérience des cinq chansons du Café Rimbaud, dont on a parlé plutôt deux fois qu'une, pour écouter Francoeur chanter lui-même ses textes, sur des musiques de Boulet, )ean Milaire et surtout Piere Bordelo, fidèle compllice du « rocker sanctifié ».Les gitans reviennent toujours se présente comme un produit empreint d'une grande et fragile simplicité.C'est un disque vrai, naturel, avec de vrais musiciens jouant de vrais instruments, et un Gerry Boulet qui a ressorti son vieil harmonium ma foi, pour entamer la première toune de l'album.Le soleil sur la ville (Une journée dans la vie), accompagné de ses vieux complices du temps û'Offenbach, le bassiste Breen Leboeuf et le batteur Pat Martel.Harmonica, violon, cuivres, choeurs et.du coeur Thèmes urbains avec ces « buildings qui scintillent » et où « les skin-heads écrivaient des poèmes de béton ».Textes bien sentis, comme de raison, avec des références à des romans, un fait divers, beaucoup de punch et un direct à M.Rea-gean : Que faites-vous là ?« .au Nicaragua.».Musiques purement rock'n roll, sans accessoire électronique, et la voix écorchée du poète rocker.Des gitans à travers tout ça, pour l'aventure, dans la chanson-titre Les gitans reviennent toujours (j'ai rencontré des gypsies heureux) et L'amour en Gitanic.Francoeur fait le pont entre le rocker d'aujourd'hui et son semblable tzigane.Références littéraires, et surtout un beau texte de Gaston Miron, servi sur rythme syncopé, tribal: Sur la place publique (f'al mal en chacun de nous).Voix rocailleuse du doux bonhomme qui joue les rought and tought, tout cela pour exprimer la douleur de vivre de toute une génération de rockers.Pas de compromis pour séduire, aucune complaisance, juste une musique humaine et -des mots lourds de sens, des mots crus, durs, appuyés, martelés.Des musiciens qui vivent leur musique plus qu ils ne vivent de la musique, et un poète qui a choisi de chanter pour être mieux entendu.On achève bien les rockers quel belle fin, dans un hôtel de troisième ordre, avec le sax, un filet de blues pour hurler le déchirement du rocker carré, total, absolu.C'est la dernière toune de l'album, une grande chanson, un hymne de circonstance, car que reste-t-il de vrai rock québécois, « bulldozes » par les synthétiseurs?Francoeur.LES GITANS REVIENNENT TOUJOURS, Lucien Francoeur, ASM, SP SiSS.Marie Denise pelletier Rien à dire?¦Elle a été la découverte de l'année, une belle voix et deux bons titres.Bon début pour une chanteuse.Bien lancée, Marie-' Denise Pelletier tourne la page sur son passé et choisit pouf .titre de son deuxième disque: À l'état pur.Si « l'excellence, ça vient avec le temps», comme elle le chante, c'est que le temps n'est pas venue pour elle.Même voix projetée et un riche entourage de musiciens réputés: Michel Cusson, Jean-Pierre Zanela.Stéphanne Mon-tanaro.Cari Marsh, et encore Allan Katz comme réalisateur, un gars qui a fait ses preuves,.Production musicale soignée, machinée avec une teinte cuivrée.Mais des textes sans profondeur.Il en a fallu un signé par Luc Plamondon pour y trouver des sentiments profonds, avec Pour une histoire d'un soir, une ballade langoureuse ponctuée d'un solo de saxophone.La plupart des autres textes sont de Normand Racicot, dont un en collaboration avec la chanteuse, et pour bien faire, il a fallu mettre une autre bonne chanson, paroles et musique de Daniel Balavoine, Tous les cris, les S.O.S.- C'est trop souvent banal, le pire étant ce portrait de la chanteuse qui chante: «l'ai pris de reXpériençe.rai toujours les cheveux jaune orange.» Rien de littéraire.Intellectuels s'abstenir.Heureusement qu'il y a la musique, celle de Mark Baker giur la mojorité des tounes.eux musiques sont le fruit d'une collaboration de la chanteuse, avec Gaétan Essiambre pour Kid Kodak, et en collaboration avec Réjean Lachance, Pourquoi ?( Si difficile de s'aimer).Heureusement surtout qu'il y a un texte de Plamondon et une chanson de Balavoine.Malgré la qualité des musiciens, le son d'ensemble n'a rien de remarquable, j'ai longtemps cherché, mais en vain, des qualités à ce disque à la belle pochette.A L'ÉTAT PUR.Marie-Denise Pelletier, Ké-bec Disque, KO-661.Belgazou Au rythme de rémotion ¦ Après un premier grand succès qui a propulsé sa carrière, Talk About It, Belgazou n'avait rien fait de remarquable.Elle a laissé couler quatre ans avant ' de nous offrir un nouveau microsillon, précédé de deux succès sur 45 tours: Papous h ko et surtout présentement, Entre Mozart et fagger.On les retrouve sur son nouvel album.Belle production, qui fait coup double avec un côté doux et l'autre plutôt rock.De l'émotion dans 4a voix et les textes.Beaucoup d'expression de sentiments, de tendresse.Avec la chanson-titre, Où va la vie, c'est une sorte de quête amoureuse, ponctuée de propos qui portent à.réfléchir: « On nous vend d'ia fumée qui fait flyer et de la poudre qui fait parler ».Beaucoup d'amour dans tout ça, amour ordinaire du quotidien, amour bucolique, avec Tour ce que Je veux c'est toi.Déception d'amour aussi, avec Jamais Je ne t'oublierai, et Je meurs d'amour.Espoir, avec Question de temps et je refais ma vie (sans toi).L'ensemble est porté par les musiques de Robert Lafond égalemen t auteur de trois chan-«ffS^SlJ\" *°ix langoureuse, comme cnuchotée, de Belgazou auteure et compositeure de Pa-poushka.'.t * Beaucoup de technologie musicale, pour donner l'impression des cuivres à l'occasion, et une batterie numérique pour tenir le rythme.Pas de bassiste, mais les guitares de Robert Stanley, le saxophone de Richard Beaudet à l'occasion et des choristes.Disque chaleureux, généreux, fait pour rêver, avec un brin de tristesse et des mots sur lesquels on peut s'arrêter.Et du rythme, un coeur qui bat, une pulsation.- * \u2022 \u2022\u2022¦ Arrangé pouf en donner à tous les goûts, de Mozart à I agger, -ce disque fait -rimer féminin et masculin, quand de l'homme on peut dire: «Il va chercher très loin l'amour et la tendresse qui le font rêver.» L'homme a encore le beau rôle car c'est ainsi que ces hitoires d'amour finissent sur ce disque: «Une autre est chez toi qui attend ton retour.Mais moi je meurs d'amour, je meurs d'amour ».Ou VA LA VIE, Betoawu, Mminfo, MUSt- \u2022411.;- \u2022 \u2022* 1 \" p va STEVE LILY IX) ML IN Deux Il ét AU «if JM de même à voir notre héros empêtré au moment où Edwina prend le contrôle de son corps.La version française me semble moins en mesure ici de traduire le mélange des voix tantôt virile, tantôt efféminée qu'utilise Martin.Quant à Lily Tomlin, qu'un tel sujet risquait de limiter à une simple apparition au début, un artifice technique la fait apparaître dans un miroir chaque fois 3ue Roger-Edwina poursuit son ialogue intérieur.Un divertissement qui ne casse rien.* SOLO POUR DEUX (vf de AU of Me ), de Cart Rvkwr.é.-U., 1964.Int.: Stavf Martin, Un/ Tomlin, Victoria Ttraitnt, Wcfwd UbwtW, Jason Bernard, Madolyn Smith.Couleur.1 h 33.hbo vkJto/Onfcro Ptuft VMto.La belle et bizarres.L'apprentissage de la marche à deux constitue déjà un tour de force.Qu'on imagine le résultat lorsqu'il s'agit pour Roger ( qui est avocat ) de plaider, de simplement uriner ou de faire l'amour avec la belle Terry.Construite autour de la personnalité de Steve Martin, cette comédie ne brille pas par un excès de subtilité.On s'amuse tout Une chienne de ciasse ¦ Une épagneule de pure race délaisse un jour sa demeure princiè-re pour s'aventurer du côté des bas quartiers de la ville.Elle y fait la connaissance d'un chien de ruelle, Homer, un pur bâtard comme il se doit.Entre les deux, ce sera le coup de foudre.Mais la liberté entraine dés risques, no- tamment celui de se retrouver à la fourrière municipale.Pour la belle Lady, ce sera l'occasion de découvrir ce monde pas toujours rose dans lequel vit la majorité.\u201e Ce film d'animation représente le sommet du classicisme dis-neyen.H pousse à sa limite la veine de l'anthropomorphisme.Les animaux de ce film sont dotés de sentiments comme les humains dont ils offrent une caricature parfois amusante, parfois touchante.Le projet de faire un film à partir du point de vue des chiens remonte, assure-t-on chez Disney, à l'année 1937.Déjà en 1925, Walt avait rapporté à sa femme un petit chien pour se faire pardonner son retard à une réception.L'arrivée de ce chiot dans un panier a suggéré l'ouverture du film qui ne tut finalement terminé qu'en 1955 après plusieurs années de développement.Précisons que le film fut tourné en Cinemascope, un format qu'il est malheureusement impossible d'apprécier dans cette version vidéo revue au moyen du «pan and scan».On notera par ailleurs la voix de la chanteuse» Peggy Lee qui incarne quatre des! voix du film en plus d'interpréter trois chansons.*+* LA BELLE ET LE CLOCHARD (vf de Lady and the Tramp), de Hamilton Luske, Clyde Ce-rorriml, Wilfred Jackson E.-U., 1955.Voix de t Renv UM, Barbara Luddy, BIN Thompson, Stan Freberu.Couleur.Hi-fi stereo.ihi6.Watt Disney Home Video.Disponible en vo et en vf. LA PRESSE, MONTREAL, SAMED117 OCTOBRE 1987 J7 GALERIES D'ART Riopelle, Noland : des toiles et des noms JEAN DUMONT cotteboretfon notciile On pourrait penser que plus un artiste est connu sur la scène publique internationale, plus sa production a été longue, et plus il a marqué l'histoire de son art, plus il est facile de se faire une juste appréciation de son travail actuel en visitant une exposition : ce n'est pas si sûr.Ce serait oublier le poids de l'histoire, justement, qui fige le jugement, aussi bien que le masque de l'image médiatique, qui voile la réalité.Curieux destin que celui des artistes.Jeunes, ils veulent se faire un nom pour que nous regardions leurs tableaux.Mais, plus tard, quand ils ont ce nom, nous ne regardons plus aue lui.Et nous achetons leurs tableaux par téléphone.Ce fossé, creusé entre l'artiste vivant et son image morte, est peut-être l'une des raisons qui font qu'un Riopelle, par exemple, se cache des réunions où on l'attend, ou qu'un Noland s'effare sincèrement des prix auxquels on s'arrache sa production.Las chasses de l'enfance L'exposition Jean-Paul Riopelle: Les années 80, présentée par la Galerie Espéranza, est une bonne occasion de prendre connaissance de la production récente de l'artiste.Sa dernière exposition importante, à Montréal, la rétrospective du Centre Georges-Pompidou, montrée au Musée d'art contemporain, date de 1981-1982, et présentait des pièces qui s'échelonnaient de 1946 à 1977.Une analyse exhaustive de l'exposition actuelle, qui groupe peintures, gravures et sculptures, n'a pas sa place ici.Il y faudrait reprendre la totalité du curriculum de Riopelle.Depuis son ap- partenance au mouvement des Automatistes, jusqu'à son installation définitive à Paris, depuis 1947.Il y faudrait reprendre, depuis les paysages « fauves » du début, jusqu'à la zoomorphie omniprésente d'aujourd'hui, toutes les étapes importantes de son évolution picturale, car on en retrouve les réminiscences dans les pièces actuelles.Depuis certaines textures héritées de la période automa-tiste, jusqu'aux traces rectilignes issues de son intérêt pour les jeux de ficelles traditionnels des Inuit.Pour une première lecture, deux pièces cependant, différentes des autres, éclairent d'une façon étrange la production qui les entoure.L'une, intitulée « Grève rousse », est un très beau collage dont la tonalité bleutée, niée par le titre, pourrait bien être porteuse de la nostalgie lancinante des racines.L'autre, « Le carré », dit, peut-être le rêve de l'enfance, vécu par l'artiste adulte.Mais tous ces «ap- pelants » de bois, utilisés d'ordinaire pour la chasse, et disposés là, comme pour le jeu, dans l'enceinte de pin blond, disent sur tout le droit que se donne l'artiste célébré, de retrouver, et de dire, la fraîcheur et la naïveté de l'enfance.La couleur dans la tète S'il y a un nom lié à l'histoire de la modernité de l'art, aux États-Unis, c'est bien celui de Kenneth Noland.Il a connu les monstres sacrés, les de Kooning, les Pollock et autres.Il a été aidé et encouragé par le célèbre, autant aue controversé, Clément Greenberg.Et la Galerie Don Stewart présente ses oeuvres récentes, car il n'a jamais cessé de peindre.Fidèle d'ailleurs à la recherche entreprise presque depuis ses débuts: prouver que la couleur existe par elle-même, sans être seulement un complément de la forme.Né en 1924, il a rencontré Greenberg, le pape du formalisme, en 1950, et a tenu sa premiè- re grande exposition à New York, en 1959.Depuis plus de vingt ans, il travaille sur le thème des chevrons, présentés pointe en bas, et ouvrant les champs de couleurs vers le haut et l'extérieur du tableau.Obsession monotone et monomaniaque?Que non.Simple et patiente recherche expérimentale d'un artiste que ne trouble, ni le besoin de théoriser, ni le goût d'illustrer une quelconque idéologie.Il n'est nul besoin de se rappel-1er les visites de Noland à Toronto et à Emma Lake, et l'influence qu'il a eu sur certains peintres du « Groupe des Onze », pour justifier une visite à cette magnifique exposition, s'assurer que l'histoire est aussi quotidienne, et laisser simplement les couleurs éclater dans nos têtes.De l'intention i le réalité Se fier uniquement à la réalité visuelle n'est sans doute pas suffisant pour découvrir tout le sens porté par les photographies de Arni R.Haraldsson, Michael Lawlor et Howard Ursuliak, exposées à la Galerie Optica.C'est une intéressante expérience que d'examiner une première fois les photographies, en ne se munissant simplement, pour tout bagage, que du titre de cette exposition qui nous vient de Vancouver, Une narration linéaire: le post-phallo-centrisme.Puis de refaire un second examen, informé, cette fois, des commentaires rédigés par Irene Dual, la co-ordinatrice de l'événement, et par les artistes participants.S'ajoute alors à l'intérêt propre des photos et à celui des textes qui poourraient être, en eux-mêmes, matière à d'enrichissantes réflexions, l'illustration parfaitement tangible d'une controverse très actuelle dans le milieu des arts plastiques: les relations, parfois tumultueuses, parfois troubles, qui articulent entre eux le discours de l'artiste, le discours des coordinateurs d'exposition et la production visuelle en elle-même.Sans oublier notre propre perception des oeuvres qui est à la fois, et pour beaucoup, le lieu et le résultat de ces diverses relations.Calerie ieperanu, Jusqu'au 7 novembre, 2144, rue Mackay.Galerie Don Stewart, husqu'au 20 octobre, 2148, rue Mackay.932-2852 Galerie Optica.Jusqu'au 24 octobre, 3981 boulevard Saint-Laurent.287-1574.RESTAURANTS FERMÉ LE LUNDI ALLEMANDE 101 oueat ratrmourrt, Montrée) (angle Sahit-UrbaM) 270-7398 DtSUSTATM DE VMS ET FMIU6ES \u2022 5 services de vin» sélectionnes \u2022 10fromaoeaiouébécoH , ' Cette dégustation tara commentée par M Jearv-louie Archet.Sommelier consultant du Bureau laitier du Canada.Date: jeudi 29 octobre 1987 Heur»: 18 h precises Coût 25$ incluant taxe et service sur réservation seulement.415, RUE BONSEÇOURS VIEUX-MONTRÉAL MS-3S38 pTx'^TËsTAÛitÂNr \\LeNmm Cul tine gastronomique italienne FERMÉ LE DIMANCHE 2100, bout.Le Corbualer, Uval, OU*.Tél.: 6S7-6912 AO; \\ ¦jS3L.fl Restaurant Italien Terrasse 205.boni.Ste-Reee S«e-Rose.Laval.Qat.625-4083 SPECIALITES MAROCAINES AUTHENTIQUES 1.1»** COUSCOUS \u2022 TAJINES r/h lîté PASTILLA \u2022 MECHOUI HMjNstf Table d'hôte m m MHLLEUH HI 1> ' AuHANT .ClAUi T f T Min 3>*iUonnetiwtt a l'arriére Ou restaurant \"POISSON à son meilleur^ Restaurant #J.JJUNEAU §* i fin rv m, vorpVTTTTOT, prop.rrwUi ww u OU Wl IUI w\\ lundi, mardi, mercredi de 10 h â 19 h.Jeudi, vendredi de 9 h i 21 h, samedi do 11 h30à19h.mwtLÈomÀNCM' *W.Mta>f*rst Ttétro J*4n - Tarot.pré-t It Mai* SI Hubort fÏ«aaH»ï 4^7^*4^^^ RESTAURANT PUCE DE LA FONDUE De I entrée au dessert, tondue au homage, chinoise, bourguignonne, aux fruits de mer ai au chocolat, dans une ambiance agréable ei détendue.soupe-tôt «mena «(juin «oupau aïkaialenMkm I ¦-aamaIÀIa te («ace de l'Arttean) 656-6820/1117 Rés.du jeudi au dimanche CHEZ UBALDO FESTIVAL M PATES SPECIAL DE FRUITS DE MER SPÉCIAL ESCALOPES DE VEAU \u2022 Spécial du midi \u2022 Table d hôte-* soir 88» fia Bernard aatst Ras.: 274-7461 hé SPECIAL du tnoii d Wehre Moules marinière \u2022t muscadet (un petit goût de Brel) Cuisine française jusqu'à 22 h AfjfM 22 h» MM vrw boNt A clwisom sur MOW àê B*OJ, Fèttx, F#fTt_
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