La presse, 18 octobre 1987, Cahier A
[" Àuiourd hul: Ensoleillé ¦nimum 10° Maximum 15° Domain Ennuagement rtîAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LES OPTICIENS 2 8 8 COSSETTE 2 2 1 \u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 18 OCTOBRE 1987 103* ANNÉE N° 353 54 PAGES, 4 CAHIERS A domicile et AbitibiTemiscamingue 55 cents Extérieur de la ville de Quebec (Region est) 65 cents Iles de La Madeleine 90 cents Aujourd'hui dimanche La personnalité delà semaine B3 Soeur Marguerite Létourneau A3 Des hommes forts! LE SAMEDI 17 OCTOBRE 1987 4 14 15 40 49 23 I 18 (2 ) I 35 22 26 32 Sommaire Annonces classées.B 4 à B 9 Arts et spectacles informations.C1 ciné-horaire C 7 Bridge.».C8 Décès, naissances, etc.B10 Éditorial.'.B2 Etes-vous observateur?.B 4 Feuilleton.B 5 Horoscope.B 6 Le monde.A10 Loteries \u2014 résultats:.A4 Mots croisés.B 9 «Mot mystère».B7 Quoi faire aujourd'hui.C 6 EMMA FASO «J'étais sûr d'être mort», dit Mad Dog, épuisé, après l'amputation de sa jambe envoyé spécial de La Presse IOWA CITY.Ion* Ouel signal peut enregistrer le cerveau, même anesthésié, quand la scie du chirurgien coupe l'os de la jambe?Est-ce le noir total ou la douleur atteint-elle une partie de la conscience du malade?«C'est affreux! Absolument affreux! Un million de fois affreux.Il n'y a pas de mots pour le dire.|e suis mort pendant quelques minutes, |'en suis certain.Ce que j'ai ressenti, ca ne peut pas être autre chose que la mort.» Maurice Vachon reposait hier sur son lit à l'hôpital de l'Université de l'Iowa.L'amputation vendredi de sa jambe droite, sous du genou, l'a laissé complètement épuisé.Et dans un état de choc difficile à décrire.C'est la première chose qu'il a dite à son frère Paul en reprenant conscience vendredi soir après l'opération : « Paul, j'étais mort.C'est épouvantable.» Hier matin, il était capable de sourire légèrement quand il parlait d'un projet d'émission de télévision qu'on avait pour lui : « Je suis supposé être un pirate dans l'émission.le vais être parfait dans ce rôle avec mon pilon de bois», disait-il en montrant ce qui lui reste de jambe.Mais ces moments d'acalmîe sont de courte durée.Dès qu'il parie dos heures passées sur la table d'opération pour l'amputation, la conversation se transforme en un lent monologue prononcé à voix basse en fixant le plafond.On dirait un drogué racontant un «bad trip » au LSD.Impossible de savoir ce que les anesthésistes ont injecté à leur patient pour lui couper la jambe, mais l'ancien lutteur est sorti terrorisé de l'aventure.Il parle de la mort.Sans doute parce que la mort est la seule chose qu'on ne puisse jamais expérimenter dans sa vie et revenir en parler.Ce qui est indescriptible doit donc ressembler à la mort: «C'est un million de fois pire que la mort.Pire que n'importe quoi, je suis mort, j'en suis certain.C'est super incroyable ce qui se passe dans ton âme et dans ton esprit dans ce temps-là», dit-il d'une voix cassée.Sans se préoccuper de ce que ses proches peuvent alors lui dire, Vachon continue: «C'est des montagnes de neige, des dizaines de montagnes brillantes qui changent de forme.mais c'est artificiel.C'est incroyable.J'étais sûr que j'étais mort.C'est un effet suprême, c'est inimaginable.L'esprit flotte en dehors de toi, t'as plus aucun contrôle VOIR MAD DOC EN Étt Ottawa augmente son aide aux victimes IMQUIN envoyé spécial de La Presse_ VANCOUVER Réunis depuis quatre jours à Vancouver, les chefs de gouvernement du Commonwealth se sont séparés hier en réitérant leur rejet unanime de l'apartheid et en lançant un appel en faveur de la libéralisation du commerce international.«Collectivement et unanimement, sans dissidence, nous nous sommes mis d'accord pour dire que l'apartheid doit disparaître», a déclaré hier le président de la Conférence, le premier ministre Brian Mulroney, au cours de la conférence de presse finale.Autre sujet politique brûlant qui a retenu l'attention du Sommet: le putsch fidjien a entraîné une constatation formelle que Fidji n'est plus membre du Com-monwealth.Pour y revenir, l'archipel du Pacifique devra se conformer aux principes de démocratie non raciale sur lesquels l'organisation est fondée.Si 48 des 49 participants affirment que les sanctions adoptées contre l'Afrique du Sud fonctionnent et doivent même être étendues, la Grande-Bretagne ne partage pas cet avis, a reconnu M.Mulroney.Cette différence ne menace toutefois pas « la famille du Commonwealth* d'éclatement puisque les liens d'amitié sont assez forts pour surmonter ces difficultés selon le premier ministre.La conférence a traité de questions économiques et politiques, en plus de discuter des divers mécanismes de coopération au sein du Commonwealth, mais le thème central a été celui de l'Afrique du Sud et des sanctions, a dit en substance M.Mulroney.«À l'exception de la Grande-Bretagne, nous voulons envoyer le message très clair que les sanctions fonctionnent, qu'elles continueront d'exister et qu'elles seront renforcées», a lancé M.Mulroney.Tous les pays du Commonwealth se sont entendus, pour apporter leur appui aux États voisins de l'Afrique du Sud, les pays de la ligne de front, en butte aux pressions constantes de Pretoria.Le Canada et la Grande-Bretagne, par exemple, fourniront $75 millions en vue de réhabiliter les moyens de transport du Mozam- VOIR OTTAWA EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 4 PHOTMASERCP Un garde-fou cède.Un traditionnel week-end de football opposant chaque année deux équipes universitaires d'Ottawa a été brusquement interrompu, hier, lorsqu'un garde-fou du stade de Lansdowne Park a cédé sous la pression de la foule, emportant plusieurs spectateurs dans une chute d'une dizaine de mètres.Selon la police, au moins 25 personnes ont été sérieusement blessées dans cet accident, survenu à mi-temps du match entre les Gee-Gees de l'université d'Ottawa et les Rovens de l'université de Carleton.Un Espagnol est élu directeur de l'Unesco d'après AFP.UPI et Reulcr_ PARIS Le biochimiste espagnol Federico Mayor a été designé ce matin par le Conseil exécutif de l'Unesco comme prochain directeur général de l'Organisation au terme d'une longue bataille nocturne engagée par les États africains.M.Mayor a obtenu 30 voix contre 20.H a été élu après que le Sénégalais Amadou Mahtar M'Bow, qui a dirigé pendant 13 ans l'Organisation des Nations-Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture, eut renoncé à briguer un troisième mandat.La désignation de M.Mayor, 53 ans, par le Conseil exécutif qui comprend 50 des 158 États membres de l'UNESCO, n'est cependant pas définitive.Elle doit être confirmée, en principe le 7 no- vembre, par la Conférence générale qui doit réunir à partir de demain la totalité des États membres de l'Organisation.Le deuxième tour de scrutin opposait MM.Mayor et M'Bow, et à la suite du retrait de ce dernier, l'Espagnol semblait assuré d'être élu, avant que la séance ne soit suspendue à la demande des pays africains.La séance du Conseil exécutif a été suspendue pour une deuxième fois, tard hier soir, au cours d'une bataille de procédure entamée par les pays africains dans l'espoir, selon des sources occidentales et socialistes concordantes, d'empêcher l'élection du seul candidat restant en lice après le retrait de M.M'Bow.Une première suspension en début de soirée avait duré plus d'une heure et demie.VOIR ESPAGNOL EN A 2 La damnation provinciale ROHTMUI\t1 PARIS\t collaboration\t¦ 1 FRANCE\t spéciale PARIS\ttout juste si on est au courant de son existence.\t Le principal quotidien français est un parfait inconnu pour la grande majorité de la population hexagonale.Au mieux, on le connaît de nom, mais on ne sait pas du tout à quoi il peut ressembler.Basé à Rennes et diffusant essentiellement en Bretagne, Ouest-France, avec plus de 700 000 exemplaires vendus, écrase allègrement Le Figaro, Le Monde et France-Soir.Mais en dehors de sa région, c'est Ce n'est pas une exception.11 y a Sud-Ouest à Bordeaux, Le Progrès a Lyon, La Dépèche du Midi à Toulouse: de très pros tirages, de nombreuses éditions locales et régionales, des rédactions importantes.Et pourtant, de Paris, vous pouvez vous demander si ces journaux existent vraiment.D'abord, il est plus difficile de les trouver dans un kiosque à journaux que de dénicher Le Monde à Montréal.La presse «nationale» (c'est-à-dire parisienne, même quand c'est un quotidien à 30 000 exemplaires) est distribuée à travers le pays.Ouest-France et Le Progrès sont introuvables.Quant à leur contenu, c'est comme s'il n'avait jamais existé: sauf rarissime cas d'espèce, on ne reprend rigoureusement jamais une information, un reportage, encore moins une opinion publiés à Grenoble.C'est comme si on ne les avait jamais écrits.Quant aux malheureux rédacteurs en chef qui dirigent ces gros journaux, ils peuvent faire leur deuil des grands débats nationaux.Aux «Clubs de la presse» ou dans les émissions politiques de la télévision, on a plus de chance de voir (parfois) l'Américain Edward Behr (Newsweek) que l'inconnu qui dirige Nice-Matin.En France, les grandes affaires politiques et économiques se traitent à Paris.A Bordeaux, on ne donne pas son avis sur la marche du monde, VOIR DAMNATION EN A 2 VOYAGE COMME VEUX AVEC NOUVELLES FRONTIERES àyyiLLÈs FffOA/J/|/îfS 800 esT.OE MAISOMNCUVE tnHr.it sr hubèatj (METRO BE«Bl| PERMIS DU QUEBEC I ALLER-RETOUR TOUS LE 288-4800 3 MERCREDIS ET SAMEDIS^ COMPTER PU 16 DEC.TAXE EN SUS LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 OCTOBRE 1987 Raymond Guérin meurt à l'âge de 63 ans C'est par l'humour qu'il fit sa marque SUITE DE LA UNE AGNIfCRUDA ¦ Une figure marquante du journalisme québécois, M.Raymond (jtierin.qui s'esl notamment fail eon nui Ire par la chronique humoristique qu'il écrivait dans La l'iv^c dans les années bO, est décède vendredi a l'hôpital Montreal General.Raymond Guerin avait bî ans, était diabétique et souffrait depuis plusieurs mois de problèmes cardiaques et pulmonaires, a indique un membre de sa famille.«Raymond a célèbre ses 63 ans le Ie' septembre, et le lendemain on a du le l'aire conduire a l'hôpital», a raconte son frère Y-vw* Guérin.Selon ce dernier, Raymond Guerin a subi une intervention chirurgicale jeudi et ne s'en est pas relevé.Entre I96I ci I4b6.Raymond Guerin a signé un « Carnet » duns lequel il éclairait à sa façon l'actualité quotidienne, librement et avec humour.C'était, en quelque sorte, le Foglia de l'époque.«C'était une des grandes plumés du journalisme québécois, tant en français qu'en anglais», estime son ex-collègue et ami Marc Thibault.«Son humour était parfaitement bilingue, sec et britannique en anglais et léger et caricatural en français», a-l-il ajoute.Raymond Guerin promenait cet humour à l'extérieur de sa chronique, et on lui doit notamment des «entrevues» avec le chien de lean Drapeau et avec les chevaux du Mont-Royal, rappelle Marc Thibault, qui décrit M.Guerin comme un bon vivant, un fantaisiste bourré de talent.Dans sa dernière chronique, parue en février I9bb.Raymond Guerin disait espérer que son «Carnet» aura eu quelque utilité, «ne serait-ce que d'avoir vaguement renseigne ou amusé le lecteur».¦ M.Guerin a fait ses premieres armes en journalisme à l'époque Raymond Guerin nu chaque journal avait son chroniqueur militaire II c'est en secondant un chroniqueur attitré qu'il a commence sa carrière.Il a travaille a La Presse de I944 a I452.puis de I958 a 1°-bo.ci .m Montreal Star de 1909 a 1973.Vadrouilleur et curieux de tout, il a successivement couvert a peu près tous les secteurs de l'information, des faits divers a la vie culturelle l il a notamment etc chroniqueur de cinema et de theatre), exception faite des sports et de la politique.A plusieurs reprises, il a ressenti le besoin de se retirer du metier pour se ressourcer, en travaillant surtout comme attaché de presse, et en restant toujours au coeur de l'actualité.En I9bb, il ii quitté La Presse pour une mission au Laos pour le ministère des Affaires extérieures.Il y est reste 18 mois et a, pendant celte période, été correspondant notamment pour le magazine Time.Plusieurs années plus tard, il espérait encore publier un livre sur son experience de vie au Laos.Le projet n'a pas pu se concrétiser.Raymond Guerin a quitte le Montreal Star pour un poste en relations publiques à Air Canada, où il travaillait encore lorsque son état de santé l'a obligé à in: terrompre ses activités, il y a un peu moins d'un an.Montréalais de naissance et de coeur, M.Guerin se décrivait comme un «badaud né».En I9b0, une série d'articles démontrant la nécessite de construire un réseau de métro a Montreal lui a valu le prix Bowater de journalisme.Pour lui, être journaliste, c'était d'abord une question de tempérament.Homme très cultivé, Raymond Guérin disait avoir puisé son inspiration dans le Canard enchaîné, auquel il a été abonné pendant des années, et chez certains columnists américains.Il y a quatre ans.La Presse lui consacrait un article dans lequel il expliquait ainsi son parti-pris pour l'écriture humoristique : «Les gens ont besoin d'humour pour ne pas perdre la raison.La vie se déploie comme une immense pelure de banane et personne ne sait quand l'équilibre va se rompre».Jessica ne sera pas amputée Aaocialeil Preu MIDLAND.Texu-, ¦Jessica McClure.rescapée vendredi du puits où elle était tombée, a été opérée samedi au pied droit, et les médecins ont bon espoir qu'ils n'auront pas à l'amputer, en dépit des graves blessures subies à la suite des deux jours que l'enfant a passé sous terre.Au cours de sa première nuit hors du puits, l'état de santé de Jessica était sérieux, mais stable.Les médecins ne sauront que d'ici une semaine s'ils pourront sauver le pied de la fillette.Icssica, 18 mois, a été remontée saine et sauve vendredi soir, sous les applaudissements des sauveteurs qui pleuraient de joie, après 58 heures et demi passées à sept metres sous terre au fond d'un puits désaffecté.L'Amérique toute entière, mais aussi le reste du monde, a pousse un «ouf» de soulagement après avoir partage en direct, grâce à la television, l'angoisse des jeunes parents de lessica, Reba et Chip McClude.17 et 18 ans, et la lente progression de 25 sauveteurs volontaires qui, pour sauver la fillette, durent forer dans une roche très dure, une galerie de huit metres de profondeur, parallèle au puits où était tombée l'enfant.Tout au long des deux jours et demi passes au fond du puits, lessica est restée quasiment immobile, une jambe repliée contre sa poitrine, en position foetale, et l'autre coincée en-dessous d'elle.Sun pied droit, mal irrigue et an-kvlose, aurait alors commencé à se gangrener.Immédiatement après sa sortie du puits, lessica a mangé la moitié d'un sorbet a l'orange.Puis les médecins l'ont placée pendant une heure et demi dans un caisson hyperbare afin d'écarter les risques de gangrène.La petite a ensuite pu terminer son sorbet dans les bras de sa mère, en serrant contre elle son ours en peluche « Winnie l'Ourson», dont lessica fredonnait par moment la comptine dans sa prison souterraine.À d'autres moments (elle n'a dormi que trois heures en deux jours), elle pleurait et appelait sa mere.Les médecins se sont en outre aperçus avec stupéfaction que la petite fille, qui a perdu trois livres dans l'aventure, s'était arrachée des poignées entières de cheveux.Selon le médecin de la famille McClude.le Dr Debbie Reese, « lessica aurait encore pu survivre une autre journée sous terre mais elle iiurait ete dans un état critique».La progression des sauveteurs fut très lente.Il était en effet impossible de tirer lessica du puits par le haut: les éboulis auraient pu la tuer.Ils durent donc creuser un puits parallèlement a celui où était tombe la fillette et descendre en dessous d'elle.Un travail particulièrement long et pénible compte tenu de la durcie de la roche et des risques d'eboulement.Pour mener a bien ce travail épuisant, les sauveteurs ont dû se relayer jour et nuit sans arret.MAD DOC - J étais sur d être mort-, dit Mad Dog sur.ton cerveau.C'est comme si t'avais un million d'électrodes plantées dans le cerveau et que ça éclatait.Ci' change un million de lois en même temps.C'est affreux.» Ce mot, Vachon l'a répète a plusieurs reprises.Il \u201e passe plusieurs heures dans le bloc opératoire.Il a cause du sérieux de l'intervention et de son état d'épuisement general, les spécialistes ont dù être spécialement prudents.Mais le bonhomme a la vie chevillée au corps.Hier, en plus de deux journalistes de Montreal, il ii reçu pendant quelques minutes un reporter du DesMoines Register, le quotidien de la capitale de l'Iuwa.Et le résultat de son intervention chirurgicale était rapportée par une dépêche de Y Associated Press dans Ylowa Press-Citizen, dans le Register, dans The Iowa Gazelle et même dans l'important Chicago tribune.Opération de $100000 tlf l'envoyé spécial de Lu Preste IOWA CITY ¦ Maurice Vachon est resident américain et citoyen canadien.Hier, au moment de quitter la chambre pour sa cinquième opération, il ne savait pas encore comment il s'arrangerait pour payer les frais médicaux encourus depuis son accident.M.Vachon n'avait pas d'assurances personnelles aux États-Unis.Le chauffard qui l'a harponné n'était pas couvert non plus.Et il n'était pas certain que la Régie d'assurance du Québec pourrait assumer les $100 000 de frais de son hospitalisation, des traitements reçus et des opérations subies.«|e vais d'abord vivre, ré-apparendre à marcher avec-une prothèse et on s'occupera des modalités de paiement après», a-t-il répété à quelques reprises.On espère que son cas sera pris en charge par la Régie québécoise.Les premieres informations donnent de l'espoir au couple Vachon.Sinon, il se pourrait que Télévision Quatre Saisons viennent en aide à son Mad Dog d'une façon ou d'une autre.LA MÉTÉO Quebec\tMm.\tMat.\tAuiourt hui AMitM\t1\t9\tDégagement OutdOud:'.\tj\t15\tInscif'l'e Liu't-nbJt-j\ti\t12\tDeçaçei»eni CariU-.ro a* i (.M\t3\t15\tlegi3emc.ni MotlliC i*\t:\t12\tNaugej\" Quvte:\t\t14\tAve'ses Uc-Sami-Jcjrr\t\u2022\t12\tAverses \t3\t12\tAverses GjbP'\t'\t12\tAverht.3 Dj'f -Cerne.iu\tJ\te\tAv.t'St'S Scptites\t!\t8\tAvt'ie'.Canada\tM,n\tMil\tAuicuidriu* Victoria\t4\tt?\tSuaritui Erjmonlon\t2\t13\tA»e;ses Regmj\t0\t10\tNu3Çe'ji WiP-uperj\t.2\t12\tNuaijôiw Toronto\tlû\t17\tPluie Frodericton\t¦ i\t14\tAverses Halifax\ti\t13\tCiel Ci.nr CriarloneiOAo\t-1\to\tAve'sea Saint-Jean\t- i\tj\tAverses États-Unis Mm Mu Mm Mu Boston 10 16 N-Orléans 1 24 ButlalO il 22 Pir'sPuro\" 6 ii Cnitago 9 23 S F.-jncsco n 19 Miami rj 30 Washington Jloto-quelhk: Provincial Tirage du 87-10-16 NUMÉROS LOTS ¦ 2262418 500 000 S 262418 50 000 S 62418 i 000 S 2418 tOO S 418 25 S .18 IO S Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs.IBS, NUMÉROS 582662 82662 2662 662 62 58266b 5826h Tirage du 87-10-16 LOTS 50 000 S 5 000 S 250 S 25 S 5 S I 000 $ 100 s 10 s \t\tSemaine du: \tyjMtB ¦hp®\t\u20227-10-12 \t3\t4 LUNDI .\t591\t1988 MARDI\t245\t2143 MERCREDI\t070\t8407 JEUDI\t381\t0062 VENDREDI\t055\t9467 SAMEDI\t684\t6540 Les modalités d'encaissement des billets gagnant» paraissent au verso des billets, en cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.t SALON S DE LA PME 87 Eremier ministre australien Bob lawke.Il parlait vendredi soir en conférence de presse conjointe avec ses homologues indien Rajiv Gandhi et zimbabwéen Robert Mugabe, et avec le président zambien Kenneth Kaunda, à leur retour de leur «Retraite» de Kelowna et après la publication de la Déclaration d'Okanagan sur l'Afrique australe et du Programme d'action contre l'apartheid.| Réagissant dés hier matin dans deux interviews et revenant à la charge en conférence de presse hier après-midi, le premier ministre britannique Margaret Thatcher s'est efforcée de faire valoir que son point de vue «avait triomphé» parce que le Programme d'action «ne mentionne aucune nouvelle sanction concrète et précise».Le secrétaire-général Sridath Ramphal, qui l'avait précédée en conférence de presse de clôture aux côtés du premier ministre Brian Mulroney, y a répliqué en déclarant: «Si nous avions énu-méré de nouvelles sanctions, on aurait dit pourquoi une nouvelle liste puisque vous n'avez même pas appliqué les sanctions sur votre ancienne liste, a-t-il dit.Le message de Vancouver est clair: les sanctions restent une priorité, un processus dynamique, et Botha ne peut supporter la pression».Mulroney a affirmé pour sa part: «Le sommet a conclu que les sanctions sont efficaces, qu'on doit continuer à les appliquer et qu'on va continuer -à les appliquer».Il a dit que les discussions avec Mme Thatcher avaient été «viriles».En fin de journée hier, Rajiv Gandhi a pour sa part indiqué que les 48 autres pays membres n'avaient pas tenté de faire changer d'avis à Mme Thatcher «parce que nous n'avions pas de temps à perdre et que nous avions mieux à faire».Plus tôt dans la journée, les résultats d'un sondage rendus publics en Afrique du Sud avalent indiqué que deux Sud-africains noirs sur trois étaient en faveur de sanctions internationales pour accélérer la fin de l'apartheid et obliger le régime de Pretoria à négocier avec Ta majorité non blanche un régime de démocratie non raciale dans le pays.L'originalité du Programme d'action de Vancouver réside dans le fait que le Commonwealth veut examiner l'application des sanctions existantes, identifier les mécanismes par lesquels Pretoria les contourne, renforcer leur respect, y ajouter éventuellement de nouvelles sanctions et porter la campagne aux États-Unis, à la CEE, au lapon etàl'ONU.Les études d'experts qui seront commandées par le secrétariat ainsi que les travaux du Comité ministériel présidé par le Canadien |oe Clark risquent fort de mettre la Grande-Bretagne sur la sellette comme maillon essentiel de la stratégie anti-sanctions de l'Afrique du Sud.De petits Etats abritant des paradis fiscaux ou vulnérables aux pressions des banques et des multinationales auront par ailleurs besoin du soutien du Commonwealth pour se détacher le cas échéant des circuits clandestins servant au renforcement de l'apartheid.Quant aux nouvelles sanctions que le Canada entend prendre, le premier ministre Mulroney a indiqué hier qu'elles seront annon- cées en temps et lieu aux Commu->nes.yija aussi précisé que la décision prise à Vancouver de combattre «la propagande et la désinformation de l'apartheid» sera concrétisée par la mise sur pied d'un centre de presse sur l'Afrique du Sud dans l'un des pays «de première ligne».La polémique entre le gouvernement Thatcher et les autres s'est malgré tout intensifiée hier, Mme Thatcher traitant le Congrès national africain (ANC) de «terroriste» et le Dr Johnstone Makatini, secrétaire international de l'ANC, affirmant lors d'un rassemblent public que «Mme Thatcher a perdu contact avec le monde réel ».Makatini avait affirmé la veille que l'abandon des sanctions par le Commonwealth pousserait le peuple sud-africain au désespoir et forcerait l'ANC à abandonner «la violence sélective» et à opter pour «la guerre révolutionnaire».Il avait ajouté que l'ANC pourrait alors s'en prendre aux firmes multinationales britanniques.' \u2022 Pour sa part, Rajiv Gandhi a rappelé hier quelors de la montée du racisme et du nazisme en Allemagne dans les années 1930, les Britanniques avaient réagi de manière divisée: «Chamberlain avait opté pour l'apaisement de Hitler, alors que Churchill prêchait la résistance; on connaît la suite».Le Commonwealth voulait faire de son 28è sommet celui du renouvellement et du rééquilibrage en évitant que l'apartheid ne monopolise les débats comme il le fait depuis deux ans.Mme Thatcher en a voulu autrement mais elle a obtenu des résultats diamétralement opposés à ceux qu'elle souhaitait.Le Canada victime de estiment des chefs du Commonwealth PIRRRE APRIL de la Presse Canadienne VANCOUVER ¦ Pendant les cinq jours consacrés à la réunion des chefs de gouvernement du Commonewealth, qui a pris fin hier à Vancouver, les porte-parole britanniques ont pris un malin plaisir à mettre en doute la compétence de l'hôte et du président,, de l'événement, le premier ministre Brian Mulroney.et à critiquer d'un même souffle la position canadienne sur les sanctions contre l'Afrique du sud.Au cours d'une séance d'information qui a suivi, tard en soirée vendredi,, le retour des chefs de gouvernement de la retraite du lac Okanagan, quatre participants sont venus à la rescousse de M.Mulroney.Les premiers ministres de l'Australie, Robert Hawke, du Zimbabwe, Robert Mugabe, de l'Inde Rajiv Ghandi, et le président de la Zambie, Kenneth Kaounda, ont louange le chef du gouvernement canadien, défendu sa position et fustigé la Grande-Bretagne.« Le premier ministre canadien, a souligné M.Kaounda, a présidé la réunion de façon très efficace.Je relève cette question parce qu'il y a eu une campagne délibérée et je crois que c'est incorrect de dire que M.Mulroney n'a pas dirigé cette rencontre de bonne façon.« Nous avons accepté de laisser la Grande-Bretagne prétendre le contraire, a-t-il poursuivi, elle a le droit d'être dans l'erreur, c'est une nation indépendante, mais il y a 48 des 49 pays du Commonwealth qui disent \"bien fait Brian Mulroney, bien fait gouvernement du Canada, bien fait Canadiens\".» Le premier ministre australien, M.Robert Hawkes Quant à la position de la Grande-Bretagne sur la question de l'accroissement des sanctions contre le régime de l'apartheid, les chefs de gouvernement ne l'ont tout simplement pas acceptée.Le premier ministre australien, Robert Hawkes, a accusé Margaret Thatcher d'avoir incité ses porte-parole à mener une campagne de désinformation contre la position canadienne d'abord et l'efficacité des sanctions, ensuite.«Tout cela a commencé, a-t-il dit, au début de la semaine lorsque des histoires sont apparues dans la presse britannique prétendant que la position canadienne était hypocrite parce que le Canada avait effectivement accru ses échanges commerciaux avec l'Afrique du sud.C'est une déclaration abominablement fausse.«Si vous regardez les chiffres pour les six premiers mois de l'année en cours, a précisé M.Hawke, vous constaterez une diminution de 52 pour cent de ce commerce avec l'Afrique du sud.Qu'on puisse prétendre autre chose, cela défie notre imagination.Nous trouvons cela tout à fait injuste envers le gouvernement, le premier ministre et le peuple canadiens.» Le premier ministre du Zimbabwe, Robert Mugabe, a relancé son homologue australien, «je suis vraiment dégoûté, a-t-il dit, par ce que je considère être une façon malhonnête d'informer le public sur des événements aussi cruciaux.» Discrédit Pour M.Mugabe, cette attitude ne fera que discréditer la Grande-Bretagne et son gouvernement.«Nous croyons, a-t-il dit, que la dame de fer n'a rien compris; peut-être a-t-elle délibérément décidé d'être dans l'erreur.C'est ainsi qu'elle obtient l'appui de ses électeurs en Grande-Bretagne, mais ce n'est pas ainsi qu'elle s'assurera celui des autres pays du Commonwealth.* Pour les Africains, l'attitude de Margaret Thatcher s'expliquerait par Te fait que la Grande-Bretagne demeure le plus important partenaire économique de l'Afrique du sud.«Le fait que la Grande-Bretagne, a indiqué Robert Mugabe, est le plus important partenaire de l'Afrique du sud, avec des investissements colossaux dans ce pays, justifierait, semble-t-il, ses craintes de voir son économie fortement touchée par une interruption du commerce et l'application de nouvelles sanctions.» Pour le premier ministre du Zimbabwe, Mme Thatcher a adopté une attitude carrément raciste.Les Conservateurs commencent à regagner de la popularité auprès des Canadiens Canadian Press M La cote de popularité du Parti conservateur a grimpé de cinq points au cours du dernier mois, pour atteindre 28 p.cent, révèle un sondage de la maison Angus Reid publié hier dans The Gazette.Selon ce sondage, les partis libéral,et néo-démocrate se retrouvent nez à nez, et peuvent compter sur l'appui de 35 p.cent des électeurs décidés.Le pourcentage des répondants indécis n'a pas été révélé.C'est au Québec que les conservateurs ont effectué la remontée la plus spectaculaire, gagnant neuf points pour atteindre 29 p.cent de soutien de l'électorat.Toujours au Québec, les libéraux ont chuté de 10 points, récoltant l'appui de 25 p.cent des répondants, tandis que le NPD gagnait deux points pour atteindre 43 p.cent.L D'autre part, l'enquête démontre que le projet de libre-échange obtient plus d'appuis depuis la signature du traité préliminaire avec les États-Unis.Une majorité ( 59 p.cent ) de Canadiens se disent cependant favorables au déclenchement d'élections sur le thème du libre-échange, tandis que 37 p.cent ne voient pas la nécessité d'une telle consultation populaire.Autre donnée du sondage: 49 p.cent des répondants affirment être en faveur du libre-échange, ce qui représente une hausse de sept points depuis le mois d'août.En Ontario, cependant, le libre-échange a été rejeté par 49 p.cent des répondants, tandis que seulement 41 p.cent ont appuyé le projet.Le sondage a été conduit pour le compte de la chaîne Southam News entre les 7 et 14 octobre, soit une semaine après la signature du traité avec Washington, auprès de 1316 adultes.'\\ Un sondage d'Angus Reid effectué un mois plus tôt accordait 23 p.cent de soutien populaire aux conservateurs, 38 p.cent aux libéraux et 36 p.cent aux néo-démocrates.Le plus récent sondage diffère cependant d'une enquête Gallup réalisée durant la deuxième semaine d'octobre qui diagnostique une chute de deux points de la popularité des conservateurs: de 25 à 23 p.cent.C'est en Ontario, au Québec et dans les provinces maritimes que la proportion de Canadiens souhaitant des élections sur le libre-échange était la plus élevée: 60 p.cent.En Colombie-Britannique et dans les Prairies 54 p.cent de répondants partageaient cette opinion.Selon la maison de sondage Angus Reid, l'amélioration de la rositlon des conservateurs sur échelle de popularité semble découler directement de la signature du traité avÇc les Etats-Unis,^ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 OCTOBRE 1987 A5 La GRC s'est conduite de façon inavouable en 1945 à l'égard du transfuge soviétique Gouzenko, affirme sa veuve Svetlana Pmit Canadienne TORONTO ¦ La veuve du célèbre transfuge soviétique Igor Gouzenko affirme que la Gendarmerie Royale a subtilisé de l'argent que le gouvernement canadien destinait à son mari, après que ce dernier eut déserté l'ambassade d'URSS à Ottawa en I945, afin de mettre à jour un réseau d'espions exerçant au Canada et dans toute l'Amérique du Nord.«Nous pensons tout simplement qu'ils (les policiers de la GRC) sont une bande de voleurs», a déclaré Mme Gouzenko lors d'une entrevue télévisée.«Ils ont empoché l'argent.Rayé des dépenses des livres.S100 000 en dépenses ».Svetlana Gouzenko affirme qu'Ottawa n'a pas accordé de nouvelle identité a sa famille avant le décès de son époux en 1982, alors qu'on le leur avait depuis longtemps promis en échange des services rendus au gouvernement canadien par M.Gouzenko.Svetlana Gouzenko La famille de l'ancien commis du chiffre du CRU (service de renseignement de l'Armée rouge) avait donc dû lui-même s'inventer un nouveau nom afin d'échapper aux représailles soviétiques, mais cette pratique a causé beaucoup d'ennuis au couple et per- turbé longtemps sa vie quotidienne.L'entrevue, réalisée par le réseau en langue anglaise de Radio-Canada (CBC) et qui doit être présentée demain soir aux téléspectateurs du sud de l'Ontario, constitue la première apparition télévisée de Mme Gouzenko.L'émission traite de nombreuses facettes déjà connues de cet épisode célèbre de la guerre secrète, mais les durs propos tenus par sa femme ajoutent une touche dramatique au rappel historique de la défection de M.Gouzenko.Aucun commentaire Une porte-parole de CBC a fait savoir que la GRC avait refusé de commenter les accusations portées par l'épouse du dissident.Igor Gouzenko, alors âgé de 26 ans, était en poste à l'ambassade d'URSS à Ottawa lorsqu'il s'est enfui de celle-ci, il y a 42 ans, emportant avec lui de nombreux documents secrets.Les informations contenues dans ceux-ci devaient ensuite permettre de démanteler plusieurs réseaux soviétiques et de traîner de nombreux espions devant les tribunaux.On a même estimé que ces événements avaient contribue à déclencher la Guerre froide.Cagoule Gouzenko, qui a semblé mener une vie normale en tant qu'immigrant soviétique, portait toujours une cagoule lors de ses occasionnelles apparitions télévisées comme ce fut le cas au cours du quiz «Front Page Challenge».Le fait que sa famille habite Mississauga, en banlieue toron-toise, n'est devenu public que lors des récentes années.Les responsables fédéraux de la sécurité ont déjà admis que les autorités soviétiques connaissaient depuis toujours l'adresse des Gouzenko et de leur huit enfants, même si celle-ci et la fausse identité de la famille n'avaient jamais été révélées publiquement.D'autre part, Mme Gouzenko nie que le gouvernement fédéral ait fourni une maison au couple.Elle et son mari ont eux-mêmes payé celle-ci, soutient-elle, grâce aux bénéfices réalisés sur des placements dans l'immobilier et grâce â l'argent obtenu par M.Gouzenko d'un magazine, par la cession de droits Ralph Nader conseille aux Canadiens de passer à la loupe l'accord sur le libre-échange Preste Canadienne EDMONTON 00 Les Canadiens feraient bien d'examiner à la loupe les motifs américains avant d'accepter les arguments avancés par le gouver-nement à propos du libre-échange, a déclaré M.Ralph Nader, le célèbre défenseur des consommateurs aux États-Unis.Le milieu dès* affaires américain?mertê*par le président Ronald Reagan, a déjà démontré une partie dé son pouvoir en obligeant le Canada à adopter une nouvelle loi en matière de brevets pharmaceutiques, a déclaré M.Nader, présent à Edmonton pour célébrer la Semaine nationale de coopération.La loi des brevets pharmaceutiques, protégeant les découvertes scientifiques des multinationales, n'est qu'un exemple de la façon dont le libre-échange peut permettre aux États-Unis de dominer l'économie et la culture canadiennes, a précisé M.Nader vendredi.«Il s'agissait là de pressions de la pari de M.Reagan et des multinationales, faisant valoir au premier.ministre canadien Brian Mulroney que l'adoption de cette loi serait une première indication de sa bonne foi; mais c'était de la mauvaise foi pour les consommateurs», a ajouté M.Nader.«Ce n'est que le premier cas où le Canada a été ramené au plus petit dénominateur commun avec les États-Unis, dans un sec- M.Ralph Nader teur où il était pourtant incontestablement supérieur.» «L'édition sera probablement le prochain secteur touché, mais qui sait quelles sont les exceptions, quel est le texte final, quelles lois américaines vont modifier les éléments de l'entente.» M.Nader a déclaré que les Canadiens devraient se préoccuper d'une entente de libre-échange qui est accueillie favorablement avant même que quiconque sache ce qu'elle signifie exactement.«La stratégie de M.Mulroney, c'est d'en parler de façon très générale, de passer à travers les débats politiques nationaux et provinciaux, et alors seulement laisser la population canadienne découvrir à quoi tout cela rime.» Les préposés au tri postal retournent au travail graduellement et dans le calme Presse Canadienne ¦ Après une grève de 17 jours, c'est dans le calme que les préposés au tri sont graduellement retournés hier dans les centres postaux du pays, se soumettant ainsi â la loi spéciale les obligeant a reprendre le travail sous peine d'importantes sanctions.Le porte-parole de la Société canadienne des postes Ed Ro-worth a affirmé que l'on n'avait signalé aucun ralentissement du travail à Toronto, le centre postal le plus occupé du Canada.«Il faudra quelques jours pour que la poussière retombe», a-t-il toutefois ajouté: Le Syndicat canadien des postiers a déclaré qu'il n'était pas question de défier la loi fédérale et les travailleurs de toutes les régions ont repris le travail sans incident.Jean-Claude Parrot, président du syndicat de 23 000 membres, a cependant condamné le geste du gouvernement conservateur et a promis que les postiers continueront de se battre.«La loi est injuste, elle est répressive et elle favorise l'employeur»,-a déclaré yendredi M.Parrot, lors d'une conférence de presse.Selon lui, la loi spéciale «sert à imposer ce que l'employeur n'a pu obtenir lors des négociations: une stratégie de privatisation et de main d'oeuvre à bon marche».Charte des droits Parmi les moyens privilégiés Centre de croissance ÉCOUTE TON CORPS VOUS CROYEZ-VOUS MALADE?Par LISE BOURBEAU, psychothérapeute et Fondatrice des Centres ÉCOUTE TON CORPS.Rassurez-vous! Vous n'êtes pas vraiment malade.Un malaise, une maladie, une dépression sont tout simplement le début de laguérison.: .\" Quand vous devenez conscient d'une maladie, cela veut dire que la cause de cette maladie existe depuis un certain temps.Quand votre âme souffre assez, elle vous fait devenir conscient du problème pour que vous décidiez de faire quelque chose.La cause est toujours quelque chose que vous faites, dites ou pensez qui n'est pas bénéfique pour vous, c'est-à-dire à rencontre des lois de l'amour.Malheureusement, plusieurs personnes reçoivent tellement d'attention avec leur maladie (du médecin, de la famille, au travail, etc.) qu'elles continuent a alimenter cette maladie plutôt que d'en trouver la cause.L onergie -utilisée pour entretenir une maladie est énorme.Imaginez tout ce que vous pourriez faire de fantastique avec cette énergie une fois la maladie disparue.Voici les causes de quelques maladies que les gens entretiennent longtemps- .DIABETE: Avec cette maladie, le corps dit: «Veux-tu arrêter de penser à ce qui aurait pu arriver de différent dans ta vie.Lâche le passé! Vis ton moment présentât prends plaisir de chaque instant.Commence à te faire plaisir à toi plutôt que de toujours penser aux autres.En faisant plaisir aux autres, tu tentes de les contrôler et ce n'est pas bénéfique pour toi.» HYPOGLYCÉMIE: Même signification que le diabète.ASTHME: Votre corps vous dit: «Arrête de penser qu'on veut t'étouffer.La ou les personnes qui t'aiment d'un amour étouffant ne savent pas aimer autrement.Ils t'aiment au meilleur de leur* connaissances.Il n'en tient qu'à toi de respirer pour toi-même, c'est-à-dire d'arrêter de te laisser limiter par les autres.Tu as besoin d'espace et tu dois le réclamer toi-même en t'affirmant.Aussi, tu dois ta laisser aller à pleurer et non te retenir quand tu en as le désir.iCette chronique n'est pas nèmsairemenl le sujet du cours de la semaine.» Le Centre écoute ton corps offre une soirée d'information gratuite le jeudi 22 octobre à 19 h 30.Une nouvelle série de 10 semaines débutera le vendredi soir 23 octobre à 19 h 30.Prière d'appeler pour réserver.Nombre limité de places.Montréal 382-7361 - Régions extérieures (S9ns frais) 1-800-361-3834 par le syndicat pour poursuivre la lutte, on note la possibilité de contester la loi spéciale devant les tribunaux en invoquant le fait qu'elle violerait la Charte des droits.La menace d'empêcher les responsables syndicaux de détenir des postes de direction au sein du syndicat s'ils défient la loi contreviendrait, selon certains, au droit à la liberté d'association prévu à la Charte.lean-Claude Parrot a également indiqué que les postiers feront appel à la population canadienne, déjà mécontente des coupures survenues dans le service postal, en particulier dans la livraison du courrier à domicile.De plus, le syndicat prépare d'autres types d'action qui ne transgresseront pas la loi mais qui causeront malgré tout des «surprises» aux administrateurs de Postes Canada, a conclu M.Par-rot.Un vendredi agité Si la journée d'hier a été calme, les dernières heures de grève vendredi ont été passablement agitées à certains endroits.À Toronto, les policiers enquêtent sur un incendie criminel qui a fait exploser un camion rempli de courrier vendredi soir vers minuit.Le porte-parole de Postes Canada a toutefois affirmé qu'aucun postier membre du syndicat ne travaillait à l'endroit où le camion se trouvait.À Halifax, quelque 400 postiers ont mené une bruyante manifestation vendredi soir, au point où les policiers ont appelé à la rescousse des camions d'incendie pour contrôler la situation.Sur la colline parlementaire à Ottawa, une centaine de grévistes ont célébré le 6ième anniversaire de la transformation de Postes Canada en société de la Couronne.Des ballons, un gâteau d'anniversaire surmonté de chandelles et plusieurs clowns, ont contribué à souligner l'événement.À Calgary, les manifestants ont défilé devant les bureaux du ministre responsable de la Société canadienne des postes, M.Harvie Andre, en scandant des slogans parfois vulgaires.Ils en ont toutefois modifié les paroles après que les policiers les eurent menacés d'arrêter quiconque proférerait des obscénités en public.PROPOSITIONS D'AFFAIRES 705 HYPOTHÈQUES AAA lire, 2e, bofonce vente roplde, notaire Loberçe 7W-4334.ACCEPTATION en 7 lours, 1ère et 2e tivDothèouev Const Pop.St-Rene Goupil.321-2610.ARGENT 4 prêter, 2e hypothèque, ochot bolonce de vente, toux o discuter.Guv Govette notoire, 875-9277 jour.__ PREMIERE et deuxième hypothèque, ochetom bolonce de prix de vente.Privé, 272-5644._ 1 ERE et 2e hypothèque.Roplde.FINANCEM LTEE, 845-2377.1ERE ET le HYPOTHEQUE \u20225% de revaluation de la propriété résidentiel et commercial CREDIT VIA.2S3-33S4 710 OCCASIONS D'AFFAIRES ACHAT de condo-hofel Coborete, Rèp.Domlnkolne.Bon rendement.SU» de choix.4*6-7067 ou jgjgj ACHETONS brevets inventions, commerce* et outres.Vent», mortetloo, «nonce.5274315, AVONS 1J millions à Investir Immédiatement.Projets a bout rendement seulement, 527-8586.DEVENEZ dlstrtuteur Indepen-dont; 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nous n'avons pas dit que le jeune homme avait été tué parce qu'il était Blanc ; nous avons simplement établi que la victime ne vivait pas à Kahnawake et qu'elle était de race blanche.¦ Au début du mois d'août, une bagarre est survenue au parc Marquette entre une centaine de partisans montréalais et new-yorkais de deux équipes de soccer.Quelque 75 policiers ont dû intervenir; un New-Yorkais a été blessé.Il s'en est fallu de peu pour que la bagarre ne tournât au tragique, car 3 000 personnes assistaient au match.Présentée ainsi \u2014 et c'est ainsi que la radio de Radio-Canada la présentait \u2014 la nouvelle établit que les Montréalais et les New-Yorkais en sont venus aux coups lors d'un match opposant des joueurs de soccer de leurs villes respectives.La nouvelle est vraie, en ce sens que tous les éléments d'information sont vrais.Elle devient tronquée lorsqu'on sait ceci : la très grande majorité des joueurs et des spectateurs étaient d'origine haïtienne.Le dire, est-ce verser dans le racisme?Certains journalistes-; l'ont cru, puisqu'ils ont choisi ' le silence.A La Presse, c'est tout naturellement que nous \u2022 avons précisé que joueurs et spectateurs étaient d'origine haïtienne.Nous n'avons pas écrit que les Haïtiens étaient des bagarreurs: nous avons écrit que le match de soccer opposait des joueurs d'origine haïtienne et que les spectateurs étaient aussi d'origine haïtienne.Dire qu'ils étaient de Montréal et de New York sans preci- j ser leur ethnie, c'était rendre l'information incomplète.¦ En juin 1980, nous avons publié que la police de Communauté urbaine de Montréal avait démantelé un réseau de prostitution et fermé un bordel.Caractéristique: tous les clients étaient des |uifs.Le propriétaire de cette maison close avait à ce point ciblé sa cliente-! le qu'il organisait des «journées internationales» pour les Noirs ou les Chinois.Nous l'avons écrit.Le but du propriétaire était évidemment de tromper la vigilance de la police, qui est majoritairement\" blanche et canadienne-françai- -se.Une plainte a été portée con-J tre La Presse au Conseil de presse du Québec.On nous accusait de nous être rendu coupable de discrimination.Après avoir étudié les arguments des parties, les membres du conseil ont majoritairement décidé que la plainte était non fondée.|e cite de larges extraits de la décision du Conseil, car nous y souscrivons: «La liberté de la presse et, partant, le droit du public à l'information, seraient gravement compromis si la presse devait s'interdire de renseigner le public sur des sujets, d'intérêt public sous prétexte qu'ils sont l'objet de quelque-tabou.Il en serait de même si, en renseignant le public sur certaines questions, la presse devait se plier à quelque philosophie ou courant d'idées dans sa façon d'aborder les événements.«Ce droit et cette liberté se-;' raient tout aussi gravement compromis si la presse, se soustrayant aux régies de l'éthique; J journalistique, ou faisant fi des exigences de rigueur, d'exactitude, d'honnêteté que lui impartissent sa fonction et sa responsabilité d'informer, donnait une image déformée des faits, travestissait les événements, et adoptait, à l'égard des personnes ou des groupes; des attitudes propres à entretenir les préjugés ou à les discréditer auprès de l'opinion publique.«Or, dans le présent cas, les' mentions de l'origine ethnique des clients de la maison close étaient non seulement pertinentes à la nouvelle en question, mais n'étaient aucune* ment discriminatoires.«Le dévoilement de l'identité ethnique ou religieuse d'une personne est justifiable lors*- ' qu'il est exigé par la cohérence du récit et lorsqu'il constitue une condition essentielle de sa véracité.Dans le présent cas, la ' journaliste s'en est tenue à rapporter les faits en situant levé- : nement dans son contexte par- ' ticulier.«D'autre part, les caractère! ! qui différencient ou distinguent les personnes les unes,» des autres \u2014 qu'il s'agisse de la - ; race, de la couleur, du sexe, de la religion, de la langue, de l'origine ethnique, de l'orientation sexuelle, etc.\u2014 ne sont' pas nécessairement discrimina* toire du seul fait de leur évoca- ' tion.» C0MPT4MJTC.tenue oe livres.Oe Ouollte.669-9556.LA L\\\\(;u: BIKN PENDUKji PAR LA SOCIETE DES TRATXCTEURS OU QUEBEC- ' La Presse du dimtnche offre avec plaisir i ses lecteurs, La langue bien pendue, crrronl- -que conçue et réalisée par la Société des traducteurs du Quebec, afin d'aider les citoyens en toute simplicité a s'exprimer et a écrire plus facilement.La source de la ' chronique est identifiée chaque semaine en fin de texte -, La douloureuse Au restaurant, dans un café ou un bar, on demande toujours, en anglais, the «bill» (ou plus rarement the « check »).Dans le monde francophone, on dit l'addition et familièrement, si on s'attend à ce qu'elle soit bien salée, la «douloureuse».À l'hôtel, le coût de la chambre et éventuellement des autres services est porté sur un autre billet également appelé «bill» en anglais mais note en français.Ainsi, si vous prenez un repas au restaurant de l'hOtel où vous séjournez, vous pouvez dire au garçon ou à la serveuse qui vous présente l'addition: « Veuillez porter l'addition sur ma note.» En anglais cela donnerait « Please charge it to my room » et non, vous vous en doutez, « Please charge the bill to my bill»! Source: Le mot juste.Bulletin de terminologie de Shell Canada.4- LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 OCTOBRE 1987 Lefebvre et Rome s'entendent Selon AFP et La Presse L'abbé Yves Normandin s'esl réjoui, hier, du rapprochement qui s'est fait entre le Vatican et Mgr Marcel Lefebvre, le chef de file des traditionnalistes catholiques.Normandin, le prêtre tradition-naliste de la paroisse Sainte-Yvette qui avait fait parlé de lui en 1975 pour avoir refusé de célébrer la messe en français, a obtenu la permission de l'évoque de Montréal, Mgr Paul Grégoire, de dire la messe en latin selon le rite du Concile de Trente.Il est maintenant curé de la communauté latine catholique Saint-Paul, à Montréal.L'armistice qui a été conclu hier entre Mgr Lefebvre et le Vatican a été annoncé par un communiqué officiel.La «guerre de la tradition », qui a fait craindre pendant dix ans un schisme entre Rome et Leone, le fief de l'archevêque français en Suisse, a été arrêtée grâce à un entretien d'une heure au Vatican entre Mgr Lefebvre et le cardinal allemand loseph Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l'ancien tribunal du Saint-office.Personne ne connaît la teneur de la conversation, moitié en latin moitié en français, entre le grand gardien de la pureté de la doctrine et le prélat suspendu a divinis, interdit d'exercer son ministère par Paul VI, en raison de sa désobéissance.Mais un communiqué, diffusé en fin de matinée, annonce sans équivoque, même dans le style nuancé de la Curie romaine, qu'un premier accord a été signé dans l'appartement du cardinal, au premier étage du collège teu tonique, près de la basilique Saint-Pierre : «Dans le cadre d'un dialogue en cours, affïrme-t-il, un entretien entre son eminence le cardinal Joseph Ratzinger et son excellence Mgr Marcel Lefebvre a eu lieu ce matin.«À l'issue du colloque, qui s'est déroulé dans un climat de communion, l'excellentissime prélat a accepté la nomination d'un Visiteur apostolique auquel sera confié la mission de recueillir des éléments d'information aptes à définir les termes d'une réglementation canonique de la «Fraternité sacerdotale saint Pie X».«Le Visiteur apostolique répondra de sa fonction directement au Saint Père.«Pour faciliter la conclusion de cette tâche, on a décidé de garder à ce sujet la discrétion nécessaire».Il y a une dizaine de jours, Mgr Lefebvre avait annoncé qu'il était prêt à accepter les propositions que le cardinal Ratzinger venait de lui adresser pour mettre fin au conflit entre le Vatican et Écône, notamment l'approbation canonique de son oeuvre, la « Fraternité sacerdotale saint Pie X» avec ses 90 maisons dans le monde, la légitimation des 250 prêtres qu'il a ordonnés au cours des dix dernières années, l'autorisation à utiliser les textes liturgiques en latin, remontant au concile de Trente.À ces conditions, le chef de file des traditionalistes s'était déclaré prêt à accepter qu'un cardinal «visiteur apostolique», une sorte d'inspecteur général, soit envoyé par le pape pour intégrer ses séminaires et ses maisons dans les système ecclésial officiel.Aucune précision n'a été fournie hier ni par le Saint-Siège ni par Mgr Lefebvre, sorti souriant d'une porte secondaire du Vatican, sur la durée de la «visite apostolique» et par conséquent sur le temps nécessaire pour qu'une conclusion définitive du confit soit trouvée.0^S GAGNEZ MERCEDES POUR TROIS ANS OFFERTE PAR Location Pierre Lafleur Ltée Dnfltdmk GRÂCE A radio erre 107 ::::::::::: :»:::::::: SALON DE LA PME Dirigeants et dirigeantes de petites ou moyennes entreprises du Québec, courez la chance de gagner la location d'une Mercedes 300E 1988 pour une période de 3 ans, offerte par Location Pierre Lafleur Ltée.Découpez le coupon de participation en y attachant votre carte d'affaires! Envoyai ce coupon à: Gagnez une Mercedes pour 3 ans La Presse, liée CP.5035 Suce.Place d'Arme* MONTREALH2Y3M1 ou dèposez-le au Salon de la *\" PME qui te tiendra du 30 octobre au 1\" novembre 1987 au Palais des Congréa en y attachant votre carte d'affaires.Lo coupon sera publié |usqu au 1°' novembre et le tirage aura lieu le lundi 2 novembre a 16 h 15 a Radio-Cité La valeur de la location est de 20 000 Set le texte des règlements est disponible a Radio-Cite, au Salon de la PME et a La Presse n'oubliez pas de joindre votre carte d'affaires NOM- PRENOM.ENTREPRISE-ADRESSE_ VILLE- CODE POSTAL Tel.: (rès.)_ F0NCTI0N- (bureauL Je suis abonne(e) a La Presse ?J achète La Presse en kiosque ? LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 18 OCTOBRE 1987 H % Guy Pinard Les élèves et les unimateurs des projets «Washington, D.C.» et «U.S.Space Camp» invitent les Brossardois à assister au brunch qui se tiendra aujourd'hui, entre 10 h et 14 h, a l'école Pierre-Brosscau, à Brossard.L'argent permettra aux élèves de cette école de défrayer une partie des frais de transport et de séjour engendrés par ces expérien- ¦ feux de circulation.Tel sera le thème du colloque «Circulation et environnement», qui aura lieu mardi à 8 h 30, à rhô-tel du Parc, à l'instigation de l'Association québécoise du transport et des routes.L'organisation a été confiée à Claude Beaupré, Ottavlo Cale Ha.Jacques Hamel et Guy Paré.Le Dr Alain Neveu sera l'animateur d'une série de conférences qui sera présentée mardi de 10 h a 17 h, à rhôpitaP^u ^cré-Cocur de Montréal.Poui .formations.337-6222.Guillaume Lemay-Thlvlerge sera l'hôte de la conférence de presse de mardi à 10 h 30, à la maison de l'UNICEF, convoquée pour parler du Rallye de la survie, organisé à l'occasion de l'Hallo-ween.Pour renseignements: 288-1305.Claude Béland.président du Mouvement Desjardins, sera le conférencier lors du déjeuner-causerie de la Chambre de com- I V/' L'excellence cfiez les graphistes M.Roger D.Landry, président et éditeur de La Presse, qu'on voit à gauche sur la photo en compagnie de M.Guy Morin, vice-président du marketing de la RIO, et de M.Roger Plourde, directeur de l'Association des graphistes du Québec, était conférencier vendredi soir lors de la remise des prix du concours Graphistes Québec 1987.M.Landry a surtout insisté sur l'excellence des réalisations dans le domaine du graphisme au Québec.photo pierre coté, u merce de Montréal mardi à midi, à l'hôtel Le Méridien.Pour informations: 288-9090.L'aménagement des rivières en milieu urbain et pèriurbain en France.Tel est le thème de l'expose de Didier Ollvry présente dans le cadre des conférences Hydro-Québec mardi à 18 h, à la salle Saint-Sulpice de la bibliothèque nationale du Québec.Pour informations: 343-6835.Use St-Arnaud.conseillère en formation de gestionnaire, entreprend mardi une série de cinq ateliers présentée par la Chambre de commerce de Laval et le ministère de l'Industrie et du Commerce.Présentés à 19 h, au 1720.rue Cunard, ces ateliers auront lieu tous les mardis jusqu'au 17 novembre.La galerie Jocelyne-Corbeil procédera au vernissage d'une exposition des plus récents bijoux de Ghislaine Fauteux Lan-0/0/5 mardi à 19 h, au 1390B, rue Sherbrooke ouest.L'exposition se poursuivra jusqu'au 10 novembre.Pour renseignements: 843-3856.La galerie Lionel-Groulx, du cégep du même nom, procédera, mardi à 19 h 30, au vernissage de l'exposition Dix-sept ans d'art, organisée pour marquer les 17 ans d'arts plastiques de cette institution fondée il y a 20 ans.Les artistes, Luc Boyer, Suzanne Bru-net, Ariane Dubois, Martin Four-nier, Martial lefebvre, Céline Malepart, Suzanne Roux et Pierre Vézlna, sont tous des anciens de ce collège.Jean-Paul Jarry et Rachète Tremblay, respectivement président du conseil d'administration et directrice du Musée d'art de Saint-Laurent, procéderont à l'inauguration de l'exposition La main, l'outil et l'encyclopédie mardi à 20h, au 615, boulevard Sainte-Croix, à Saint-Laurent.Me Marcel Laurln, maire de la ville, sera sur les lieux.Le Dr Deborah Danoff, de l'hôpital Général de Montréal et de l'Université McGiil, traitera d'allergies lors d'une conférence qui sera présentée mardi à 20 h, au pavillon Leacock de l'Université McGiil.Pour informations: 398-6748.Le Dr Dominique Bour-get, résidente à l'hôpital.Royal Ottawa, est devenue récemment à Ottawa la première Canadienne à recevoir le prestigieux prix Rappa-port Fellowship de ['American Academy of Psychiatry and the Law.Le Dr Bourgct est la fille de Roland Bourget, directeur du Service de la police de la CUM.Le pavillon |udilh-|asmin de l'UQÀM sera le théâtre à partir de mercredi à 20 h d'un colloque intitulé Oligopoles, innovation technologique et concurrence internationale, tenu sous l'égide Dominique Bourget du Centre de recherche en développement industriel et technologique de l'université.Faye Du-chin sera la conférencière lors de la séance inaugurale.Pour informations: 282-8392.Flora Caplan.président de la Société de recherche sur le cancer, annoncera officiellement un octroi de $1 million à la faculté de médecine de l'Université McGiil, lors d'une conférence de presse qui aura lieu mercredi à Il h.Hector Asselln, président de La clé des champs, un choeur formé de retraités de l'enseignement, est présentement à la recherche de voix masculines.On peut le joindre au 388-4% I.L'ex-ministre Bernard Landry sera le conférencier lors du \"aé-jeuner-causerie de la Chambre de commerce de Montréal-Nord mercredi a midi, au 5605.rue Amos, a Montreal-Nord.¦ Henri-Paul Chaput, sous-ministre adjoint aux Institutions minimales du ministère des Affaires culturelles, et Ravmond Clou-tler, directeur du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, procéderont à l'inauguration de.l'exposition Revue/Mode: de la crise à l'après-guerre mercredi à 17 h, a l'édifice Ernest-Cormier.\" 100, rue Notre-Dame est - \\ Francine Harel Glasson.directrice des programmes a l'EcôiC» des hautes etudes commerciales., sera la conférencière dans le ea~-dre des mercredis du FRAPPE (Femmes regroupées pour l'accessibilité au pouvoir politique et économique) mercredi à 18 h, au 1050, côte du Beaver Hall.A MARDI PERSONNALITÉ - MYSTERE Cnclmwté ~ dtSEAtS ¦ A peu près tous les participants à ce petit jeu dominical ont facilement reconnu Use Watler, présidente de l'entreprise internationale qui porte son nom et ex-animatrice de télévision aux tout débuts de Télé-Métropole.Parmi les centaines de lettres qui contenaient la bonne réponse, André Cédllot, président du Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse, a tiré les lettres de neuf finalistes pour le prochain tirage, soit celles de Estelle La vigne, de Pointe-Claire; Léonne Bélanger, de Saint-Jean-sur-Richelieu; Yolande Martineau, de Repentigny; Marie Boire et Pierrette Dagenais, de Mercier; ainsi que Jocelyne Chamberland, Louise Hébert, G.Lapierre et J.Loisel, tous de Montréal.Ces finalistes participeront donc au tirage du 30 octobre, et le gagnant recevra alors un bon d'achats de $100, gracieuseté des magasins Sears et de La Presse.La personnalité-mystère de cette semaine est facile à identifier.C'est un comédien qu'on retrouve souvent sur les planches et au petit écran.Si vous reconnaissez cette personne, vous pouvez le faire savoir en écrivant le plus rapidement possible à TETES D'AFFICHE, 'La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec H2Y1K9.Prière de joindre la date de parution à la réponse.Montréalités Un bel îlot pour le Centre mondial de commerce MARIAN! FAVRIAU Le comité exécutif de la Ville a formé un comité consultatif chargé de recueillir les opinions sur le futur Centre mondial de commerce.Il s'installera dans les immeubles à l'est du square Victoria, dans le quadrilatère formé par les rues McGiil, Saint-Antoine, Saint-Pierre et Saint-lacques.Pour M.|ohn Gardiner, membre du comité exécutif, «il s'agit d'un projet structurant pour l'économie de Montréal, il aura autant d'impact que la construction de la Place Ville-Marie dans les années 60.» La consultation vise a recevoir les avis quant aux conditions d'intégration urbaine du futur centre de commerce.Le comité entreprend son travail dès demain et fera rapport à l'administration au plus tard le 16 novembre.Il est présidé par M.Robert Nelson, directeur des affaires administratives à l'École de technologie supérieure, et qui fut président et directeur général de la Régie des installations olympiques.Il est secondé par M.Denys Marchand, vice-doyen à la recherche à la faculté de l'aménagement de l'Université de Maon-tréal, et M.Pierre Parent, directeur général de la Fondation de l'Université du Québec à Montréal.Le Centre mondial de commerce nécessite un investissement de $160 millions et occupera tout un quadrilatère du quartier dés affaires.Il incorporera, en tout ou en partie, 11 édifices érigés au 19e siècle et au de-Cet ensemble d'Immeubles face au Square Victoria \u2014 eaux de la Canada Steamship Unes (à gauche et un peu en retrait au centre, et celui de la Banque de Nouvelle Ecosse \u2014 deviendra le siège du Centre mondial de commerce dont Montréal entend se doter sous peu.PHOTO PIERRE COTE.LA PRESSE but du 20°.Devencore international, la Caisse de dépôt et de placements du Québec et la Ville de Montréal (via la SIMPA et la Sodemont) en seront les principaux gestionnaires.Une première asssemblée publique se tient demain pour exposer le projet.Elle a lieu à l'hôtel de ville, à 19h00.La consultation comme telle commencera mercredi le 4 novembre.PAS EMBAUCHÉ CHEZ MIR0N ¦ L'ex-directeur du service de la Gestion immobilière, M.|ean-Claudc Boudreau.n'est aucunement embauché chez Miron, et n'a même aucun contrat avec cette compagnie.Il tient à préciser qu'il n'est aucunement question qu'il mette au service ue la compagnie Miron son expertise d'ex-haut fonctionnaire dans la querelle qui l'oppose à la Ville de Montréal.M.Boudreau avait pris pris sa retraite au moment de la restructuration des services municipaux, le printemps dernier, préférant bénéficier d'une retraite de $60 000.Il est maintenant président d'une compagnie de courtage en gestion immobilière, 155031 Canada Inc.Comme à d'autres courtiers, Miron s'est adressé à lui pour trouver un terrain industriel où installer certains équipements.Si Miron achète le terrain qu'il propose, M.Boudreau bénéficiera d'une commission, comme c'est la règle dans ce métier.C'est le seul lien qu'il ait avec cette compagnie.ET LES CONTRAVENTIONS?¦ Un citoyen de l'avenue McKenna, dans le voisinage de l'Université de Montréal, s'étonne que les automobilistes garent régulièrement leur voiture aux heures interdites sans pour autant recevoir de contraventions.Le pire, constate-t-il, c'est que la rue est d'une malpropreté évidente: les jours de nettoyage, la balayeuse ne peut passer qu'au milieu de la chaussée, les bordures étant toujours encombrées de voitures.Notre citoyen dit avoir fait de nombreux téléphones (au conseiller municipal, à la Ville, aux services municipaux) sans que la situation ne s'améliore.Et c'est la même chose dans les rues avoisinantes, comme la rue La-combe, assure-t-il.Et contrairement a ce qui se passe dans d'autres quartiers, aucun surveillant du stationnement n'accompagne la balayeyse pour distribuer les contraventions aux voitures en infraction.Existe-t-il une tolérance spéciale dans ce quartier, afin de ne pas y aggraver davantage les problèmes de stationnement?Ils y sont épineux avec les milliers d'étudiants de l'Université de Montréal qui doivent garer leur voiture.LA RÉFORME ADMINISTRATIVE SE POURSUIT ¦ La réforme administrative se poursuit toujours à l'hôtel de ville, même s'il n'est pas facile d'en suivre la trace, ni d'en évaluer les coûts.On achève de combler les postes d'assistants directeurs de la nouvelle structure.Ainsi, l'administration vient d'embaucher Me Suzanne (albert comme assistante directrice au secrétariat général, au traitement de $87 000.Mme (albert est actuellement la secrétaire de la Communauté urbaine de Montréal.Agée de 37 ans, elle est diplômée en droit de l'Université Laval.Avant d'entrer à la CUM en 1984, elle fut secrétaire du ministère des Affaires municipales.Elle possède donc une bonne expérience de ce secteur ayant été aussi avocate au service juridique du ministère et chef de cabinet adjoint du ministre.Me (albert qui entrera en fonction à la fin octobre, sera responsable du bureau d'analyse et de soutien du secrétariat général.Ce module en est un de support au comité exécutif: il reçoit et analyse les mémoires des services, et voit à éclairer les décisions des membres de l'exécutif, explique-t-on.En ce sens, Me (albert sera secrétaire du comité exécutif.Deux autres modules forment également le secrétariat général: le bureau de liaison et consultation, et celui des opérations.Le premier est dirigé par M.Roch Poirier, embauché dès l'arrivée de la nouvelle administration.Il voit à la mise en place de politiques cadres de consultation publique, ainsi qu'au support à cette consultation.De plus, ce bureau s'occupe du traitement des demandes des conseillers municipaux et en assure le suivi dans les divers services.Quant au bureau des opérations que dirige M.André Murphy, il voit à l'administration du secrétariat général et suit le re- Suzanne Jalbert gistre des dossiers.Il est également responsable du contrôle, de l'encadrement et de l'instrumentation en ce qui concerne la responsabilité du secrétaire général comme supérieur des autres fonctionnaires.Me (albcrt, M.Poirier et M.Murphy ont tous trois rang d'assistants directeurs.Dans l'ancienne structure, M.Murphy était assistant directeur au service de l'Approvisionnement.LE PLATEAU ATTEND ¦ De leur côté, les résidants du Plateau Mont-Royal attendent toujours une décision du comité exécutif de la Ville afin d'obtenir un droit de stationnement prioritaire dans les rues du quartier.L'Association des résidants du Plateau rappelle qu'il devait s'appliquer au début d'octobre.Le projet qui a fait l'objet d'accord entre les deux conseillers du quartier, des fonctionnaires et l'association prévoit qu'on réserverait aux résidants de certaines rues, 30 p.cent des espaces de stationnement sur rue en tout temps.Il leur en coûterait $30 par an pour obtenir une vignette à cet effet.M.(ohn Gardiner, du comité exécutif, assure que la décision sera prise mercredi prochain.L'élément qui semble causer des problèmes est la période prévue pour ce stationnement réservé.On s'interroge sur le fait d'interdire en tout temps aux autres automobilistes l'accès au stationnement dans-une rue publique.Comme il s'agit du premier projet de cette nature, on est conscient qu'il servira de guide d'application dans d'autres secteurs de la ville.D'où la prudence avec laquelle on avance.t r A8 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 OCTOBRE 1987 \\ ê * V Sir Hugh Allan CUV PINARD Lorsque le Ravens-crag fut construit, en 1861, sur un rocher en surplomb ancré au flanc sud du mont Royal, il avait tout pour séduire.Perchée sur son rocher, cette résidence ! était la plus vaste de Montréal.C'était ; aussi une réussite architecturale qui in-' novait avec l'usage de la pierre bossagée ! jusque là réservée aux immeubles reli- Sieux.Elle était enfin la propriété d'un omme, Hugh Allan, réputé pour la \\ somptuosité de ses réceptions.En fait, 1 la réputation de la demeure était telle qu'on la considérait comme étant «la ; seconde résidence officielle du gouver- \u2022 nement».Quelque 125 ans plus tard, malgré les annexes ajoutées afin de faciliter son recyclage en édifice hospitalier, et malgré un manque d'entretien qui laisse des traces inquiétantes sur les parements extérieurs, le Ravenscrag représente toujours un remarquable groupe d'édifices.Et s'il est vrai que les arbres et les gratte-ciel masquent de plus en plus le panorama qui se profilait sous les yeux de Sir Allan et de ses invités, on peut ! tout au moins imaginer la vue imprenable qui s'offrait à leurs yeux à partir de i la tour de 75 pieds qui dominait toute la ville.On assure que par beau temps (c'était avant la pollution), on pouvait même apercevoir les montagnes Vertes du Vermont dans le lointain.Le choix de 'l'emplacement L'article récemment consacré à l'édifice Allan, dans le Vieux-Montréal, nous a permis de brosser un portrait du riche armateur Hugh Allan.Contentons-nous de rappeler que, comblé par .le succès dans les domaines maritime et ferroviaire, il accumula rapidement une fortune supérieure à $6 millions et pouvait donc s'offrir la résidence la plus somptueuse et la plus remarquable tie son époque.; Cependant, malgré le flair évident ; .dont il fit preuve en choisissant remplacement de cette résidence, ce choix «n'était pas son premier.En effet, Allan Ifil construire sa première résidence sur ! *un emplacement délimité par les rues ^Sainte-Catherine, Saint-Alexandre, ; Mayor et City Councillors, et aujour- ; d'hui occupé par l'église St.lames Uni-.te'd.Mais le terrain qu'il convoitait vraiment se trouvait à flanc de monta- ; gne, à l'extrémité nord de l'immense propriété du riche commerçant de four- .rures Simon McTavish, qui allait du sommet du mont Royal à la rue Dorchester (actuel boulevard Dorchester), entre les rue Stanley et Mansfield.Dans l'article consacré à la maison ; McTavish, nous avons raconté que ce dernier avait entrepris, dans les mois qui précédèrent sa mort, la construction d'un véritable château, du côté sud de l'avenue des Pins, entre les rues McTavish et Peel, là où se trouvent aujourd'hui d'opulentes résidences.Laissé à l'abandon entre la mort de McTavish en 1804 et I860, année de sa démolition, le château avait la réputation d'être hanté.Le terrain de 12 acres convoité par Allan fut acheté en 1853 au coût de 2250£, lors d'une vente aux enchères de la propriété de McTavish.Situé au nord du château, le terrain mesurait \u2022 .300 pieds de largeur sur 700 de profon- deur à flanc de montagne.L'architecte *>' La plupart des documents affirment que le Ravenscrag fut dessiné par |ohn .\"William Hopkins, du bureau Hopkins ¦.& Wily.Cependant, l'examen des documents pertinents, notamment les contrats de construction négociés en avril \u2022et mai 1861, a permis de découvrir que l'architecture fut confiée à Victor Roy, \u2022!un jeune architecte du bureau de William Speir & Son.Formé dans le bureau : de |ohn Ostell et William Footner, il \"Saurait, d'après sa biographie, gagné le r ^premier prix à l'occasion d'un concours 'd'architecture organisé pour la conception architecturale de la demeure d'AI-v*)an.Après la construction de la résiden-»îçe.Roy forma équipe avec Alexander r^C.Fowler, et les deux hommes dessinè-\" ¦ rent la salle de bal et la serre qui furent \u2022Rajoutées vers 1865.La méprise impliquant Hopkins peut -s'expliquer de deux façons.En premier ;-lieu, Hopkins et Daniel Wily furent les ?'architectes de la salle de billard, de ~~ l'antichambre de la salle de bal et de la décoration polychrome de cette salle.?\u2022En second lieu, le magazine Canadian l^piustrated News était en partie respon-'sa;ble de cette méprise; dans l'édition du *-7*décembre 1872, il s'excusait d'avoir cr're le 30 novembre en accordant la paternité des plans architecturaux à Hopkins plutôt qu'à Roy.Mais comme il arrive souvent dans les médias d'informations, le correctif passa inaperçu.i.>; La construction de la maison u Érigée en pierre calcaire grise de Montréal bossagée, cette résidence victorienne inspirée de la Renaissance ita- ï*à-!\u2014 4 T Jad is qualifié de seconde résidence officielle du gouvernement le Ravenscrag, même en piteux état n'a rien perdu de sa splendeur.75 RENDEZ VOUS 92 1992.350e ANNIVERSAIRE DE LA FO\\DATI()\\ DE \\lO\\TRFAL Le Ravenscrag Le Ravenscrag en 1872 ¦F\" La residence en 1926 photo CANADIAN homes AND GARDENS La résidence aujourd'hui.photo robert nadon.U PreiU L'écurie.A noter plus particulièrement la clé de voûte en forme de tète de cheval, I horloge et la lanterne.\"«°™ro««tnaoon.* re- vienne et apparentée à la villa toscane fut construite entre 1861 et 1863.Allan lui donna le nom de Ravenscrag (littéralement: rocher escarpé au-dessus d'un ravin) en souvenir du château du même nom construit sur une falaise, dans le Ayrshire, en Ecosse.Propriété de Lord Lome, ce château l'avait vivement impressionné, et en découvrant la similitude de l'emplacement choisi à Montréal avec celui du Ayrshire, Allan décida de donner le même nom à sa future résidence.Les principaux artisans engagés pour la construction furent Daniel Wilson et lohn Macfarlane (entreprise générale et maçonnerie); Wand et lackson (bri-quetage et quincaillerie); et George Roberts (charpente, peinture et vitrage).Allan avait tenu à fournir lui-même la pierre, et le contrat de l'entrepreneur stipulait que les travaux devaient être terminés le 15 juin 1862 au plus tard.L'édifice initial mesurait 138 pieds de longueur, et sa largeur variait de 58 pieds à demi à 75 pieds.Quant à la hauteur, elle variait de 6 pieds et 9 pouces pour les oriels montant de fond à 80 pieds et demi (dont cinq pieds et demi en sous-sol) pour la tour carrée de 20 pieds de côte.Au corps principal de 84 pieds sur 60 se greffèrent à l'ouest, vers 1865, la salle de bal de 46 pieds sur 60, puis avant 1872.une salle de billard et l'antichambre de la salle de bal.En 1889, les architectes Andrew Thomas Taylor et William Gordon agrandirent l'aile est en u- ; tilisant la même pierre, afin d'y loger, les serviteurs.Avec l'immense serre qui prolongeait l'édifice du côté ouest, ce dernier atteignit une longueur (hormis les additions du XXe siècle) de près de 250 pieds, sur 105 pieds dans la partie la plus profonde.L'ensemble comprenait également deux autres édifices construits dans le même matériau: une écurie magnifique et la maison du portier, prés de l'entrée de l'avenue des Pins, au pied du rocher.S'ajoutaient une piscine et une maison de bain, au milieu d'un terrain rempli d'arbres, d'arbustes, de jardins, des potagers, et même d'une vigne.L'agrandissement de l'écurie en 1898, la construction du mur en pierre qui ceinture toujours la propriété (la grille d'entrée et les poteaux de la clôture sont remarquables) en 1907 et l'agrandissement de la serre en 1913 représentèrent les principaux travaux effectués photo d\u20ac voipiwinkw0rth avant 1940, une date importante comme nous le verrons plus tard.Même si l'ensemble a subi d'importantes transformations à l'arrière, on peut dire qu'à de rares exceptions près, sa façade est restée ce qu'elle était au début du XXe siècle.Les éléments disparus sont la serre, sept galeries (dont une qui était tout simplement magnifique à l'ouest du portique) en bois et la balustrade qui coiffait la tour.Le langage architectural Le langage architectural adopté par l'architecte est tellement riche qu'on ne se lasse pas d'examiner le bâtiment.Les principaux éléments à surveiller sont: le portique, remarquable pour ses deux rangées de colonnes romanes supportant un fronton à base interrompue par un écusson en retrait qui surmonte la clé de voûté de l'arc en plein cintre; l'incroyable variété du fenêtrage, qui va de l'ortel montant de fond aux fenêtres en arcade avec clé de voûte servant de consoles à l'entablement largement débordant, en passant par la fenêtre cintrée et la lucarne cintrée qui interrompt la corniche débordante; la diversité de la toiture, qui va du toit plat au toit en pavillon de la salle de bal, en passant par le toit à pignon se terminant par un fronton à base interrompue; les corniches à modillons largement débordantes; l'usage de la pierre de taille pour les décorations telles les chaînes d'angles harpées, la frise à rosettes, les pilastres du sommet de la tour, les encadrements de fenêtre, les bandeaux proéminents et les bases sculptées des fenêtres.Malgré sa vocation en apparence moins «noble», l'écurie mérite pourtant toute notre attention.On notera plus particulièrement l'entrée avec ses deux colonnes supportant un fronton à tympan percé d'un oeil-de-boeuf losange, la clé de voûte en forme de tête de cheval de l'embrasure cintrée, flanquée d'armoiries, les oeils-de-boeuf circulaires ou losanges, les fenêtres à arc surbaissé à encadrement en pierre de taille, le bandeau de pierre séparant le rez-de-chaussée de l'étage, le fronton surgissant du toit en pavillon, dont le ; tympan est percé d'une ouverture richement ciselée pour l'horloge, la corniche à consoles, et la lanterne circulaire remarquable pour ses colonnettes et son toit demi-sphérique recouvert de cuivre.Une résidence populaire L'opulence de l'architecture extérieure de cette résidence n'avait d'égale que la richesse de la décoration intérieure, et pendant quelque 80 ans, d'abord sous sir Hugh Allan (décédé en-1882), et ensuite sous son fils, Sir Hugh Montagu Allan, cette résidence servit de théâtre aux réceptions les plus somptueuses de Montréal, qui réunissaient les principales personnalités de la ville et les visiteurs les plus célèbres.La liste de tous ceux qu'il eut le plaisir d'accueillir ou d'héberger est si longue qu'il serait fastidieux de la répéter; contentons-nous de quelques noms: le prince Fushimi, frère du Mikado du lapon; le roi du Siam; le prince de Galles et futur roi Edward VI! d'Angleterre; le comte de Dufferin; le comte de Minto; duc de Devonshire; le baron Byng; Lord Willingdon; Lord Bessbo-rough; le duc de Windsor, le.prince Arthur, duc de Connaught; et Lord Halifax, ministre de la Défense et de la Guerre.Il faut dire qu'on ne manquait pas de place.Le Ravenscrag comprenait deux grandes salles de séjour, une salle à manger, une bibliothèque spatieuse, une salle de couture, une salle de billard, la serre dont il fut question précédemment, pas moins de 34 chambres, et une gigantesque salle de bal de style Second Empire d'une capacité de 100 convives, remarquable pour sa galerie des ménestrels où s'installait l'orchestre.Le don de la propriété a l'hôpital Royal Victoria Hugh Allan eut huit filles et quatre garçons de Matilda Smith, de Montréal.C'est l'ainé, Sir Montagu, qui hérita du Ravenscrag a la mort de son père.Sir Hugh Montagu Allan Marié à Marguerite Ethel Mackenzie en 1893, Sir Montagu eut quatre enfants.Hugh, le second du nom, fut tué au combat en 1917.La même année, Gwendolyne, 17 ans, et la cadette Anna, 15 ans, périrent dans le naufrage du Lusitania.La deuxième enfant, Marguerite Martha, mourut en 1942 à l'âge de 47 ans.Quelque deux ans plus tôt, le 20 novembre 1940, Sir Montagu Allan avait fait don de la propriété à l'hôpital Royal Victoria; devenue trop grande, la maison était trop coûteuse à entretenir.En 1943, la direction de l'hôpital confia aux architectes Harold Lawson et H.B.Little la tâche de transformer en centre hospitalier la célèbre résidence des Allan.Un tel recyclage a impliqué d'importantes modifications, et seulement trois pièces, le vestibule, la bibliothèque, et la chambre au sommet de la tour, ont conservé leur caractère d'an-tan.Le vestibule est remarquable pour son plafond cintré à caissons richement décorés.La bibliothèque est tout particulièrement remarquable avec ses boiseries sculptées dans l'acajou où les monstres marins côtoient les sirènes.Quant à la chambre, elle est désormais condamnée, pourriture du plancher oblige! Rebaptisée institut Allan Memorial, la résidence ouvrit ses portes le 12 juillet 1944, et les pièces comme la salle de bal, la salle de couture, la salle à manger furent transformés en une cinquantaine de chambres, quatre laboratoires et bureaux pour l'administration et le personnel.Le premier directeur fut le Dr D.Ewen Cameron, jusqu'alors professeur de psychiatrie à l'Université McGill.Le 10 octobre 1953, on inaugurait une aile de trois étages en forme de «T».Construite à l'arrière de la résidence par les architectes.Barott,.Marshall, Montgomery,,Merreu & Associés, cette aile en pierre calcaire de Queens-ton portait la.capacité à 250 lits.Puis le 13 novembre 1963, on procédait à l'inauguration d'un pavillon de quatre étages et demi, mesurant 55 pieds sur 180, et érigée à l'ouest de la résidence.Construite au coût de $1,6 million, ce pavillon loge le Centre de formation et de recherche.' .' Sir Hugh Montagu Allan mourut le 26 septembre 1951 à l'âge vénérable de 91 ans, six ans avant sa femme.Et s'il eut sûrement apprécié les nobles fins auxquelles l'hôpital utilisait sa residence, il est permis de douter qu'il eut accepté le remplacement des jardins et des potagers par des espaces, asphaltés.SOURCES: Communauté urbaine d» Montreal, Service de la plani f icat i on du territoire : Les résidences et documents divers \u2014 Editions du Méridien: Demeures bourgeoises de Montréal, par F.Rob il lard et Brian Merrett \u2014 Centre canadien d'architecture: Huit viHas sur le mont Royal \u2014 Bradley, Garret: The Canadian Album: Men of Canada \u2014 Archives de la Ville de Montreal: documents divers \u2014 Archives nationales du Québec : documents divers \u2014 Pares Canada: inventaire des bâtiments historiques: documents divers.REPÈRES Nom: Ravenscrag (institut Allan Memorial).' Adresse: 1025, avenue des Pins ouest.Métro: station Sherbrooke, autobus 144 vers l'ouest.It T LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 OCT02PE T)S7 A9 Las communautés, Nous tous un soleil, à lavant-garde de l'éducation interculturelle 1ILV TMSSO ous êtes bien en avance sur nous », ont répété à Norma Lo-pez-Therrien et Marc-Yves Volcy plusieurs des 120 à 130 chercheurs participant au 2e colloque de l'Association pour la recherche interculturelle qui se tenait dernièrement à Fribourg, en Suisse.Elle, d'origine bolivienne et lui, venu d'Haïti, sont respectivement co-fondatrice et directeur de l'animation de Nous tous un soleil, un organisme sans but lucratif fondé en 1982 et voué à l'éducation interculturelle.Les moyens d'intervention en milieu scolaire qu'ils ont mis au point avec leur équipe \u2014 comprenant aussi Laine-Anne Si-mard, co-fondatrice et directrice administrative et Gerardo Aiquel, responsable de la recherche \u2014 permettent d'apprivoiser le phénomène de l'altéri-té culturelle en approfondissant les diverses situations sociales où interagissent des valeurs.Des diaporamas, des scènes de théâtre, des chansons et des danses, des expositions et des fêtes amènent avec le divertissement et le jeu les constatations de fait et la réflexion qui développeront lu capacité de remet- NAVETTf GRATUITE DE L'AEROPORT A TORONTO: Royal York MONTREAL- Square Dominion OTTAWA W«»stin Hotel 10ND0N Centre ville.Kinq St NEW YORK New Jersey Transil ILS) ¦ COMPAREZ ENCORE CECI: I MONTREAL a TORONTO Jusqu .i 18 , vols complu PAH JOMH 69$ MONTREAL à LONDON rjusqu a (Ontario) PAR JOUR 89$ A BOHJ DE tre en question les réflexes eth-nocentriques de chacun.À ce jour, 43 écoles et 28 000 personnes, élèves, parents et enseignants, ont fait l'expérience de cette dynamique de l'interaction culturelle.Précisons que les interventions ont eu lieu en milieu scolaire élémentaire au cours d'une « semaine d'anima-tion interculturelle » et d'un suivi offert durant un an.« Des petits qui ont peur de toucher un animateur noir au début de la session parce qu'ils ne voient que la différence, finissent par se jeter dans ses bras et l'embrasser en l'invitant à revenir », raconte Mme Lopez-Therrien à titre d'exemple.Tout a commencé quand elle et une amie enseignante, Mme Lauré-Anne Simard, engagées dans un comité culturel d école, ont proposé de faire connaître différentes cultures présentes dans l'établissement : arménien-ne, bolivienne, chilienne, égyptienne haïtienne, italienne.«Nous nous sommes aperçues que l'information était folklorique », dit-elle.Elles ont pensé alors i demander aux élèves de la première à la sixième année ce qu'ils, voulaient savoir au sujet des autres ethnies.Et les questions de pleuvoir: font-ils pipi au lit?Que mangent-ils?Vivent-ils avec leur mère ou leur gardienne?leur papa bat-il leur maman?leurs parents travaillent-ils?ont-ils des grands-parents?etc.etc.M.Marc-Yves Volcy, directeur de l'animation, et Mme Norma Lopez-Therrlen, co-fondatrlce de Mous tous un soleil En somme, un manque de communication et d'information pouvant entraîner tous les problèmes que l'on connaît et qui se rapportent au racisme, à la discrimination et à la xénophobie.Une chanson composée par Marc-Yves Volcy sur le thème du rassemblement a démarré l'action de Nous tous un soleil.Durant l'été 1983, 500 enfants participant aux camp» de jour de la Ville de Montréal ont été invités à vivre une journée interculturelle.CONCERT OU GROUPE CHILIEN INTIILUMANI ¦ De passage à Montréal, le groupe musical chilien lnti Illimani, qui a déménagé à Rome après 1a fin du régime Allende, donnera un concert le 23 octobre à 19 h 30 à la Salle Claude-Champagne.Cette formation musicale est connue pour ses chants typiques des Andes et pour les concerts qu'elle donne au profit des mouvements de solidarité au Chili, lnti 111I-mani a déjà enregistré 21 microsillons 33 tours.Renseignements: Beatriz Herrera 277-3030.L'ITALIE ET LES JUIFS ¦ Une exposition photographique intitulée L'Italie et les Juifs sera présentée du lundi 19 au vendredi 30 octobre au Centre Saidye Bronfman.Le lundi 19, à 19 h, deux documentaires de Maurû Misul seront suivis d'un débat avec M.Misul lui-même.Le lendemain, à la même heure, on présentera trois autres' documentaires de ce producteur.Le jeudi 22 octobre, à 19 h, conférence du Prof.Paolo Spedica-to, de Brooklyn College, N.Y., sur des figures de l'identité juive en Italie: les frères Rosselini et Enzo Sereni.Le vendredi 23 oct., à 20 h, documentaire de N.Carac-ciolo: « Le courage et la pitié: les Juifs et l'Italie pendant la guerre (1940-1945), suivi d'un débat.Le samedi 24 oct., à 21 h, film « L'or de Rome» (1961) de Carlo Lizzxani.Renseignements: 739-2301.vis*** M°rE MODELE EXCLUSIF 1988 EN MONTRE V>.( ?V DISPONIBLE * 1**ANNÉE DELES EN MONTRE \u2022 CHÊNE \u2022 PIN \u2022 ÉRABLE \u2022 MÉLAMINE \u2022 CHÊNE BLANCHI \u2022 LAQUÉ \u2022 CHÊNE \u2022 MÉLAMINE \u2022 STRATIFIE \u2022 CERISIER 5 : Nous offrons en dégustation à nos visiteurs le PLAISIR D'AMOUR un vin rouge ou blanc.Grand gagnant de 3 Six d'excellence E ÉGUSTATION DE VIN SAMEDI ET DIMANCHE 'Service de rénovation Métropolitain remboursera la différence entre le taux obtenu de votre banque ou caisse populaire et 7.7% durant un an.Applicable sur un prêt hypothécaire de 1er rang d'un terme de 1 an fermé, amortissement de 1 à 25 ans au choix.Remboursement applicable sur le montant de la vente.Effectif à partir du 1er mal 87.__________ ESTIMATION DISPONIBLE ft AGRANDISSEMENT DE CUISINE ft DAIN TOURBILLON ft RAJOUT D'UNE PIÈCE ft TRANSFORMATION D'UNE PIÈCE ft GARAGE 1 OU 2 PLACES ft FINITION DE SOUS-SOL ft 29 ANS D'EXCELLENCE EN GROS TRAVAUX DE RÉNOVATION DISPONIBLE SUR PLACE ft EXPERT EN AMÉNAGEMENT DE CUISINE ft PLANIFICATEUR-CONCEPTEUR ft ESTIMATEUR ft CONSEILLER FINANCIER PEINTURE ET NETTOYAGE Meut « ofrona que 'e pi*MlÉ>* qvêUiè de pe* v» Chaque tut-tac» d* bu mi datwd latitte pu* da f caucfcM de ne*-Ve Ç ni 9e>anri peu* une «anée Pou ctm 'ê mmor nos n« pent uw e> mcih «i piantMa nMiMN i«l viliat.mu't NOTRE SALON EST OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINE 04 59* pi.car.Boîte do 18 touilles (200 pt car.) 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