La presse, 25 mars 1988, Cahier A
[" a Aujourd'hui: Nuageux, eclaircies possibilités d'averses, vents modères Minimum 4' Maximum 10\" Demain: Averses DETAILS PACE A2 E PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ARSENAULT Le Maître Déménageur Québec 376-5100 Ontario \u2022 MONTRÉAL, VENDREDI 25 MARS 1988\t104e ANNÉE N°154\t64 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ iles de La Madeleine: 90 cents\t35° SS8SBBBHHBHHSHBBB ^^^^VVIVBIi^VIPQPTllBBfl^^T^^^^VIIIM\t\t\t\t Aujourd'hui GROS LOT Mme Madeline Craveline prend livraison d'un cheque de S3 551 710, part du gros lot remportée hier par 60 Mascoutains.3 CARTIERVILLE Bombardier fermera dans trois ou quatre ans son aéroport de Cartier-ville, qui sera transformé en un vaste développement domicilaire.1 ADVANCED SYSTEMS La National Advanced Systems quitte Toronto pour emménager a Montreal, ou elle se propose d'investir S35 millions d'ici trois ans.GUERRE DES VILLES L'explosion d'un missile sol-sol iranien dans un quartier résidentiel de Bagdad fait neuf morts, dont un enfant, et cinquante-neuf blesses.Sommaire Annonces classées immobilier.BU a BÎ5, C8 a C10 marchandises.C11 emplois.Cil a C13 automobiles.C1î, Cld propositions d'affaires.CS Arts et spectacles informations.BflaB.10 horaires.B10 Bandes dessinées.C9 Décès.C15 Economie.C1 a C3, C16 Editorial.B2 Étes-vous observateur?.B13 Feuilleton.B15 Horoscope.B14 La Presse des SIX-DOUZE .A6 Le monde.B12 Mots croises.C13, «Mot mystère».C8 Quoi faire.B11 Sports Mots croises.14 Tom Lapointe.6 Télévision.B4, B5 Tribune libre.B2 Québec dépensera $31.5 milliards .mais ne jouira que d'une mince marge de manoeuvre de $389 millions GILBERT BRUNET du bureau de La Presse QUEBEC Confiant de contrôler ses dépenses avec rigueur, le gouvernement du Québec prévoit les augmenter de 5,5 p.cent \u2014 à $31,5 milliards \u2014 l'an prochain.Pour l'exercice qui s'achève, la hausse par rapport à la première année du régime libéral avait été de.5,5 p.cent.L'accord au Nicaragua satisfait Washington d'après AFP.,\\P et Ul'l_ SAPOA La signature inattendue, dans la nuit de mercredi a hier, d'un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement sandiniste du Nicaragua et les rebelles de la contra a suscité la satisfaction un peu partout, y compris à Washington, où on a parlé d'un «important pas en avant».La presse écrite, la radio et la télévision ont consacré hier de larges commentaires à cet accord, signé à Sapoa, petite ville située clans l'extrême sud du Nicaragua.Aux termes du lexte, les deux parties sont convenues de faire taire les armes pour 60 jours à partir du premier avril et de se retrouver le b avril a Managua pour meure la dernière main à un accord définitif de cessez-le-feu.Le président nicaraguayen Daniel Ortega s'était rendu en personne à Sapoa pour participer à la mise au point des derniers détails.Le secretaire d'tlui américain George Shullz s'est félicite hier de la conclusion de l'accord de cessez-le-feu.en estimant qu'il s'agissait d'un «important pas en avant ».M.Shultz a toutefois souligné qu'il restait « beaucoup a faire » pour tirer avantage de cette occasion, et a appelé le Congrès américain à fournir « immédiatement » une assistance aux contras antisandinistes.Il a ajouté que le Nicaragua devait cesser de recevoir des armes en provenance de l'URSS, de Cuba et du bloc de l'Est.La Maison-Blanche a également accueilli favorablement l'accord de cessez-le-feu, tout en faisant preuve d'un certain scepticisme.« Il y a beaucoup de raisons pour être encourages, mais il y a aussi beaucoup de raisons d'être sceptiques ».a déclaré le porte-parole de la présidence, M.Mari in Fitzwater.Le secrétaire d'État Shultz a fait valoir que, du fait de l'attitude passée des sandinistes consistant souvent à faire « deux pas en arrière pour un pas en avant ».il convenait de suivre de près l'évolution de la situation.Le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Edouard Chevardnadze, en visite officielle a Lisbonne, s'est lui aussi félicité de l'accord intervenu à Sapoa en declarant: « |e ne peux que saluer l'accord.» Le secretaire général des Nations unies.M.lavier Perez de Cuellar.s'est déclaré « heureux et satisfait de l'accord » tout en disant espérer «que cette entente conduirait à un cessez-le-feu définitif et.le moment venu, à une réconciliation totale au Nicaragua, ce qui contribuera aux efforts de paix dans la region ».Le gouvernement ouest-allemand et le gouvernement espagnol ont également exprimé leur satisfaction en notant que cet accord pourrait «montrer le chemin à suivre pour résoudre les conflits dans les autres pays de la région ».50 000 morts L'accord met fin a une guerre civile qui a fait quelque 50 000 morts depuis 1981.Selon l'entente, le Nicaragua s'engage à décréter une amnistie totale pour les contras qu\\ restent VOIR NICARAGUA EN A 2 Ces barreaux d'échelle, le président du Conseil du Trésor, Paul Gobeil.n'en est pas peu fier.En bon comptable, réfractaire aux dents de scie, il répartit un surplus ici, paie par anticipation là et affiche la régularité de l'horloge: plus 5,5; plus 5,5.Tellement que 55 p.cent de la hausse de dépenses ($1,6 milliard) annoncée hier sera consacrée aux augmentations salariales de.5,5 p.cent, négociées l'an dernier pour les 300 000 employés de l'État.Présentant hier le budget de dépenses 1988-89 de l'État.M.Gobeil a lancé: «Le redressement des finances publiques est sous contrôle.» À l'appui, il souligne qu'en trois ans, portée par une croissance écono- Autres informations en page A 10 DOUX PRINTEMPS.PHOTO JEAN-YVES LET0URNEAU.U Presse Le printemps s'était si bien déguisé en début de semaine que personne ne l'a reconnu.Il est arrivé en battant des records de froid pour un 21 mars.Mais il s'est fait pardonner hier en revêtant des airs de mai.Neuf degrés pour un 24 mars, ce n'était pas un record, mais c'était drôlement mieux que la normale saisonnière de trois.Et aujourd'hui, ce sera encore doux.Un tour du monde en.80 minutes FLORIAN BERNARD Les tulipes sont originaires de Turquie.Les crocus printaniers nous viennent d'Italie et de Crimée.Quant aux jonquilles, elles sont originaires, pour la plupart, de Yougoslavie, de Suisse et de Roumanie.Les jacinthes viennent d'Afrique du Nord et d'Espagne.C'est cette réalité géographique de l'origine lointaine de la plupart des fleurs printanières cultivées chez nous que le |ar-din botanique de Montreal met en lumière, depuis hier, à l'occasion de son exposition florale saisonnière.Une montgolfière aux couleurs chamarrées, suspendue au centre de la grande serre, invite les gens à parcourir le monde en.80 minutes, à la découverte du monde fascinant des plantes d'ornement.Lorsqu'on parle du lapon et de la Chine, il faut y associer les hydrangées Quatrc-Tcmps, les buis, les pivoines et beaucoup d'autres espèces de nos jardins.Quant au Liban et à la Perse, ils nous ont fourni les merveilleux cylamens.De l'Afrique du Sud nous viennent beaucoup de primevères, les violettes africaines, les gerberas, les gaza nias et bien d'autres qui font la gloire des jardins du Québec.La France nous a apporté les exquis petits oeillets des Alpes, l'edelweiss, la coquelourde, le lilas et.bien sûr, le muguet odorant de mai.PHOTO ROBERT NA00N.La Presse Le Jardin botanique met en lumière les origines géographiques souvent fort lointaines de nos plantes printanières préférées.mique de 8,5 p.cent l'an, la hausse des dépenses de l'État n'aura été que de 4,7 p.cent en moyenne.Voila l'essentiel pour lui: le gouvernement prend moins de place dans la société québécoise.Il ne dépense plus 25 p.cent du produit intérieur brut, comme «jadis» ( lire: 1985.année électorale ) mais 24, puis 23 p.cent du PIB.Bien sur, le gouvernement pointe du VOIR DEPENSES EN A 2 L'Assemblée nationale unanime à blâmer Fortier.DENIS 1ESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le gouvernement Bourassa est toujours solidaire sur la question linguistique et a traversé hier, en maintenant intacte son unité, son premier veritable test dans ce dossier délicat.En dépit des profondes réticences de certains députés anglophones, le caucus libéral a, d'un bloc, soutenu que les Anglo-Québécois ne sont pas humiliés par la loi I0I.contrairement aux prétentions du Commissaire aux langues officielles.D'iberville Fortier.C'est unanimement que l'Assemblée nationale a adopté une motion de blâme â l'endroit de M.Fortier.qui soutenait dans son rapport annuel que le Québec, par sa legislation sur la langue.¦< humiliait» sa minorité anglophone.Mais, pour certains libéraux représentant des circonscriptions anglophones et qui ne jugeaient pas si outtancier le constat de M.Fortier.le ralliement d'hier fut déchirant.«C'a été une decision ires douloureuse pour moi.Mon bureau de comte a reçu beaucoup de VOIR FORTIER EN A 2 .pendant que trois députés conservateurs réclament sa tête CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTTAWA Trois députés conservateurs ont demande hier la démission du Commissaire aux langues officielles D'iberville Fortier.pendant que d'autres le sommaient de s'expliquer sur ses propos injurieux envers le Québec.«l'ai l'intention de demander sa démission, de soulever la question auprès de mes collègues et d'écrire au premier ministre à ce sujet ».a déclaré le député conservateur de Richelieu.Louis Pla-mondon.Dans son rapport annuel depose aux Communes mardi.M.D'iberville Fortier déplore «la tendance (du Québec) à promouvoir le français non pas en misant sur sa vigueur culturelle mais en humiliant l'adversaire».Cette analyse de la situation québécoise a été dénoncée avec force le lendemain et M.Fortier a tenté de faire machine arrière hier.Refusant toute interview, il a soutenu, dans un communique de 22 lignes, qu'il avait été mal interprète et que ses fonctionnaires avaient trahi sa pensée en la résumant dans un sommaire de son rapport.La brève explication et surtout la faible défense de M.Fortier ont VOIR DEPUTES EN A 2 VOUS N'ATTENDEZ PAS APRES LE SERVICE, C'EST LE SERVICE « QUI VOUS ATTEND., 9 3/4% 5 ANS INTERET ANNUEL 91/4% fi 3 ANS 4T\\ INTERET ANNUEL '/2% 1 AN INTERET ANNUEL Quel que soit le comportement boursier, ou le mouvement des taux d'intérêt, nous avons un ou plusieurs fonds de placement pour répondre à vos objectifs financiers.le summum des comptes epargne-crieques Tau» d intérêt ¦«95% progressifs itisqu a a partir de 7 9 Iml.face du Carrerour S8?-3rO0 Pointe-Claira.'JSS.Soul Sl-Jean 6«4 Villa Mont-Royal.Centre Rocmjri 341-1414 Outramont.I.Vincent d ïndy 739JC65 MtlAJniyartily, 1100 Unnemtv oVi-.TOO MB Plaça Ville-Mana.Galerie des Boutiques 861-3383 Boul Gouin Outil (aflQfclXhaotfltl MS-151S Anjou.Place d'Aniou .\"bi-t/SO laSalla.CarretourAngnijnon 366 0730 BretutrJ.Puce PortriDe'iO 466-2M0 Sl-lamaert.299 Su Wtlnd-lJu'*' 466-8666 Hall.120 Promenade du Portage ?rt-322* Taux suints a confirmation ENRICHISSEZ VOS PLACEMENTS! TRUST GENERAL A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 MARS 1988 SUITE DE LA UNE DÉPUTES .pendant que trois députés conservateurs réclament sa téte aussitôt été repoussées par le président du Comité sur les langues officielles de la Chambre des communes, M.Gabriel Desjardins.«Je ne pense pas qu'il ait été mal cité, on a bien rapporté ce qui était écrit (dans le rapport), on a pris exactement ses paroles et son analyse», soutient M.Desjardins.«Il est allé sur terrain glissant, en politique, et il a un peu glissé, a ajouté M.Desjardins.C'est très délicat ce qu'il a fait vis à vis le Québec, il est dans une situation difficile et doit prendre une décision sur son uvenir».«Un Commissaire qui fait l'unanimité de l'Assemblée nationale et de la population francophone contre lui n'a plus les moyens d'agir.Cette absence de crédibilité le rend inapte à remplir son mandat», croit pour sa part M.l'Iamondon.«l'ai été estomaqué et insulté par les déclarations du Commissaire Fortier, d'autant plus que la minorité anglaise du Québec est la mieux traitée au monde», a ajouté M.Plamondon.Selon lui, c'est faire preuve d'une «ignorance totale» de l'histoire politique du Québec que de publier un rapport comme celui commis par M.Fortier cette semaine.C'est également une attaque contre tous les francophones affirme M.Plamondon.Mandat terminé Pour le député de Mégantic, François Gérin, la situation de M.Fortier devient intenable.L'Assemblée Nationale avait raison de le condamner pour ses commentaires incendiaires.«l'appuie totalement cette résolution et à moins d'explications suffisantes je crois que son mandat est terminé, il ne peut continuer s'il ne peut plus traiter avec une des deux communautés linguistiques», dit M.Gérin.D'après M.Gérin, le Commissaire aux langues est le chien de garde nommé par le Parlement pour s'occuper des questions fédérales et il devrait s'en tenir à son mandat.Ce commentaire est endossé par son collègue de La Prairie.«S'il ne peut faire son travail comme du monde, il n'a qu'à démissionner», a lancé le député de La Prairie, Fernand Jourdenais, à sa sortie de la Chambre des communes hier.Selon M.Jourdenais.le Corn- Précision ¦ Une confusion s'est produite mercredi dans la liste des architectes gagnants du concours d'idées de la SIMPA pour la réalisation du complexe Chaussegros-de-Léry.Le premier prix a été attribué à Dan Hanganu; le deuxième à Boulvu.Cleeves, David; le troisième â Reeves, Auger, Bois-vert.Des mentions sont allées â Uianchi Voisard ainsi qu'à Riopel Walsh et Associés.Quant à Cayouette Saia et Associés, ils ont eu la mention du jury.Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: ¦ à Montréal, au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h à 18 h; ¦ à Lachinc, 20e collecte annuelle du maire.Caserne des pompiers.3175 rue Remembrance, de 10 h à 20 h.missairc n'a pas à intervenir dans les compétences des provinces.L'éducation, par exemple, ne relève pas de lui, dit-il en faisant allusion aux flèches de M.Fortier envers le ministre Claude Ryan.Invité a dire ce qu'il penssait des incursions de M.Fortier dans les domaines provinciaux, M.Desjardins est très clair.«Je pense que le mandat qui lui est donné par le parlement fédéral est de se pencher sur les institutions et organismes fédéraux.C'est la nature première de son mandat et il est allé un peu loin en envahissant le terrain du Québec», de conclure M.Desjardins.Plusieurs autres députés souhaitent voir revenir M.Fortier devant le comité et s'interrogent maintenant sur la sagesse du projet de loi C-72 qui lui donnerait de plus grands pouvoirs.Nommé par le gouvernement libéral en septembre 1984, D'iberville Fortier devait normalement demeurer à son poste jusqu'en 1991.FORTIER L'Assemblée nationale unanime a blâmer Fortier.pressions, de téléphones, pour que je vote contre», a reconnu le député de Jacques-Cartier, Joan Dougherty.Son collègue de Notre-Dame-de-Grâce, Harold Thuringer, abondait dans le même sens.Partisans avoués de l'affichage bilingue, les ministre Clifford Lincoln, John Ciaccia et Richard French, ont maintenu la ligne du parti, tout comme les autres députés anglophones tous présents à l'Assemblée nationale.Visiblement assommé par la grippe, M.Ciaccia était même expressément venu par avion de Montréal pour voter.Pour certains anglophones toutefois le ralliement d'hier n'était qu'un repli stratégique.«Il y aura une bataille plus importante et plus grave lorsque la Cour suprême tranchera sur la question de la liberté de la langue d'affichage», a soutenu le ministre des Communications, Richard French.Ralliement difficile La motion adoptée par les 99 députés présents, «dénonce vigoureusement» les propos de M.Fortier et le somme de s'expliquer.Le Parlement réaffirme aussi avoir toujours exercé sa compétence législative «de façon tout à fait démocratique et de manière à assurer la survie de la collectivité québécoise et à endiguer la menace d'anglicisation ».Le leader en Chambre du gouvernement, M.Michel Gratton, a reconnu que ce ralliement n'avait pas dû être facile pour certains députés «dont les commettants, à tort ou à raison, croient que M.Fortier est dans le vrai».«J'ai parlé â certains», a-t-il reconnu, ajoutant toutefois «que jamais il n'y avait eu de crise» menaçant sérieusement l'unanimité du parti.La consigne était claire toutefois, «tout le monde devait être là et prendre position ».Selon M.Gratton, en déposant une première motion par surprise mardi, les députés du Parti québécois s'attendaient à ce qu'elle soit repoussée par le gouvernement; « ils auraient posé alors en défenseur et nous auraient traités de vendus.Aujourd'hui ils avaient le sourire plutôt jaune».Pour le leader péquiste, Guy Chrevrettc, toutefois, le consensus libéral résulte du «tordage de bras», et un vote sur l'application d'une clause dérogatoire sur l'affichage montrerait un caucus libéral scindé en deux factions.De passage à l'Assemblée nationale, le nouveau chef péquiste, Jacques Parizeau, a soutenu qu'il avait été «estomaqué» par les observations de M.Fortier.«C'est a se demander si ce n'est pas une mauvaise blague», a-t-il dit.En Chambre, le premier ministre Bourassa a fait peu de cas des précisions apportées par M.Fortier, qui soulignait publiquement hier n'avoir jamais eu l'intention de choquer les parlementaires québécois et une partie de l'opinion publique francophone.Pour M.Bourassa, les observations de M.Fortier trahissent un LA METEO Québec\tMin.\tMu.\tAujourtJ'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t Aûitibi\t2\t8\tNuag.aver.\t\tMin.Mu.\t\tMM.\tMit.Outaou3>s\t2\t8\tEnnu.aver.\tBoston\t\tN.-Ortéans\t\t Laurentides\t2\t8\tEnnu.aver.\tButtak)\t\tPrttsDurgh\t\t Cantons de 1 Est\t.1\t10\tEnnua.grad.\tChicago\t\tS.Francisco\t\t Mauiicie\t4\ts\tEnnu.aver.\tMiami\t\tWashington\t\t Quebec\t\t5\tEnnu.aver.\tNew York\t\tDallas\t\t Lac-Saint-Jean\t2\t4\tEnsoleillé\t\t\t\t\t Rimouski Gaspésie\t0 0\t4 4\tEns.p.nua Ens.p.nua.\tles capitales\t\t\t\t Bare-Comeau Sept-lles\t0 -3\t2 0\tEns.p.nua.Ens., p.nua.\tAmsterdam\tMm.Mu.S 10 MMnd\t\tMbv 5\tUn.21 Canada\tMtn.\tMil.\tAufourd'nui\tAthènes Acapulco\te\t16 Moscou Mexico\t11\t26 Victoria\t4\t10\t\tBerlin\t\tOslo\t-3\t1 Edmonton\t-3\t10\t\tBrmollos\t4\t12 Pans\t8\t13 Regina\t-1\t15\t\tBuortos Aires\t19\t24 Romo\t7\t19 Winnipeg\t1\t11\t\tCopenhague\tt\t4 Seoul\t3\t11 Toronto\t3\t18\t\tGenève\tS\t12 Stockholm\t-2\t5 Fredencton\t-t\t5\t\tHnnn Konn\t16\t19 Tokyo\t6\t13 HaMat\t-1\t4\t\tLo Caire\t12\t25 Trinidad\t\t Cnarlottetown\t-S\t-1\t\tLisbonne\t11\t19 Vienne\t5\t10 saint-Jean\t-12\t-3\t\tLondres\t8\t14\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 399 a,quatre chiffres 8712 12-5-01 Vendredi 25 m'irs 1988.manque de sensibilité «à l'émoti-vité qui peut s'emparer facilement de tout débat linquistique».Ces déclarations ont fait bondir le député péquiste de Taillon, Claude Filion.Brandissant des coupures de presse, il a rappelé que, lors de la campagne électorale, comme candidat libéral, M.Bourassa avait lui-même accusé le gouvernement péquiste de «persécuter les anglophones».En novembre 1985,i Montréal, M.Bourassa avait accusé son opposant, Pierre Marc Johnson, d'avoir «persécuté les gens de Mont-Royal», en les forçant à afficher en français uniquement.Malaise Pour le ministre de l'Environnement, Clifford Lincoln, il est clair que la communauté anglophone vit actuellement dans «un profond malaise», tout comme les francophones qui se sentent menacés par l'anglicisât ion.«Le sentiment de persécution est très fort, c'est un langage de sourd aux deux extrêmes, mais je suis convaincu que la grande majorité des gens veut trouver des solutions», a-t-il dit.«Les choses qui nous rassemblent sont beaucoup plus nombreuses que celles qui nous divisent », a-t-il soutenu.En anglais, il a reconnu être d'accord avec certaines affirmations de M.Fortier, sur l'affichage et la loi sur le cinéma, mais il désapprouve totalement le ton adopté par le fonctionnaire fédéral, qui aurait dû davantage tenir compte de l'émotivité entourant ce débat, estime le ministre.Toutefois M.Lincoln a refusé de spéculer sur sa positon si le vote d'hier avait pu être fait sans dommage à la solidarité ministérielle.« Il n'y a pas de vote libre ici.Personne ne me force à quoi que ce soit, je suis membre du gouvernement, je suis solidaire», a-t-il dit.Il a reconnu toutefois ne pas savoir comment son geste sera interprété dans Nelligan, son comté.Pour le député Thuringer, M.Fortier a jette de l'huile sur le feu en intervenant dans un débat provincial, déjà suffisamment émotif.«Il y a des choses qu'il dit, qui ressemblent à comment les anglophones se sentent, les anglophones sont blessés, dévalorisés, ils vivent une situation difficile», a soutenu le député.Toutefois, en restant solidaire de son parti, M.Thuringer estime montrer «qu'il faut travailler ensemble pour la tolérance».Quant à Joan Dougherty, elle pense qu'elle aurait, en prenant ses distances face au parti, perdu sa crédibilité et, du même coup, ses chances d'influencer le gouvernement quand celui-ci devra prendre une décision sur la langue d'affichage.«Le rapport de M.Fortier reflète pas mal les perceptions des gens de mon comté», a-t-elle soutenu, «je ne dirais pas qu'ils ne se sentent pas humiliés mais très frustrés», a-t-elle dit.NICARAGUA L'accord au Nicaragua satisfait Washington emprisonnés dans le pays ainsi que pour les membres de la garde d'Anastasio Somoza, le dictateur renversé par les sandinistes en 1979.Au total, en se référant aux chiffres gouvernementaux, ce sont un peu plus de 3 000 prisonniers qui pourraient bénéficier de l'amnistie.L'accord a été conclu au terme de trois longues journées de négociations.Il a été lu solennellement par le secrétaire général de l'Organisation des États américains, M.Joao Baena Soares, venu en observateur, et en présence du président nicaraguayen Daniel Ortega.M.Adolfo Calero, principal responsable de la Résistance nicaraguayenne \u2014 organisation de la contra \u2014 , et chef de la délégation antisandiniste, a déclaré qu'il a signé l'accord « pour favoriser la réconciliation nationale et pour la paix en liberté que les Nicaraguayens de l'intérieur comme de l'extérieur (du pays) appellent de leurs voeux ».Selon l'accord, les contras pourront recevoir de l'aide humanitaire, conformément aux dispositions du plan de paix régional Esquipulas II, signé a Guatemala le 7 août dernier et qui prévoit que des aides de cette nature seraient fournies sous le contrôle d'organismes neutres.Lorsque les rebelles seront regroupés dans les « enclaves » à définir, leurs représentants pourront participer au dialogue politique avec l'opposition interne.Managua s'est enfin engagé a ce que toutes les personnes qui réintégreront la vie politique du pays pourront participer, à égalité de conditions, aux élections générales ou municipales, ainsi qu'à la désignation des représentants au futur parlement centraméri-càin.La délégation gouvernementale du Nicaragua était dirigée par le général Humbcrto Ortega, ministre de la Défense et frère du président de la republique.L'archevêque de Managua, Miguel Obando y Bravo, assistait de son côté aux discussions en qualité de témoin.Des délégations techniques des belligérants se réuniront à Sapoa le 28 mars prochain.Elles devront mettre au point la définition et les modalités de création des « enclaves » ou les guérilleros de lu contra sont appelés à se re- grouper après la mise en application du cessez-le-feu.Un accord transitoire, visant à faire cesser les opérations militaires offensives, a été conclu pour couvrir la période allant de la date de la signature de l'accord au 1er avril, date de l'entrée en vigueur officielle de la trêve de 60 jours.L'application de l'accord de Sapoa sera vérifiée par une commission constituée de l'archéveque Miguel Obando y Bravo et du secrétaire général de l'OEA, M.Joaoa Baenes Soares.Une lourde incertitude avait pesé sur l'issue du dialogue, avant comme pendant les entretiens de Sapoa.Les négociations avaient paru initialement vouées à l'échec après plusieurs précédentes tentatives infructueuses, qui avaient réuni des délégations \u2014 de moindre niveau \u2014 en République Dominicaine et au Guatemala.La récente offensive des troupes de Managua dans le nord du Nicaragua, lancée une semaine avant la tenue de cette réunion, puis la décision de Washington d'envoyer des troupes au Honduras, avaient paru diminuer encore les chances de succès d'une négociation de paix.Québec dépensera $31,5 milliards doigt P« argent neuf» qu'il injecte.Mais à $389 millions au total, son effort ne porte que sur 1,23 p.cent de son budget global.Et cette mince marge de manoeuvre, il se la donne en effectuant des «réallocations» de ressources existantes.Pour la Santé et les Services sociaux, par exemple, il alloue $102 millions de plus que la stricte indexation des dépenses.C'est moins que le tiers de un pour cent de l'enveloppe de $31 milliards.Ce n'est pas encore le «virage social» qu'appelait le président du Parti libéral, M.Robert Benoit.Même l'opposition ne sait trop quoi reprocher au gouvernement quant à sa gestion: «C'est un brouillon que le ministre des Finances devra refaire lors de son budget», lance Jean Garon, député de Levis.Lui aussi cherche trace d'une «aide sensible à la famille», dans les crédits.En vain.M.Gobeil n'a qu'indexé les sommes de l'an dernier: allocations familiales et de disponibilité, services de garde, etc.À ce point rigoureuse, la gestion Gobeil, qu'elle se faisait forte l'an dernier de «périmer» des crédits de $175 millions.Votez-les, dit-il aux députés, mais nous ne les dépenserons pas! Résultat de l'opération: $447 millions ainsi non dépensés.Autant prévoir en périmer pour $225 millions ces 12 prochains mois.C'est dans le grand livre! Le nombre d'employés de la fonction publique diminuera de 2 p.cent.Le personnel non enseignant, des réseaux d'éducation primaire et secondaire, baissera quant à lui de 1,5 p.cent.Là comme pour les programmes qui prennent fin, on ne remplace pas.Le programme de revitalisation des centres-villes est fini: voilà une économie de $13 millions aux Affaires municipales.Personne ne dira que c'est une «coupure»: c'est fini, sans plus.Aux Communications, on découvre une chute de $81 millions dans le budget.Qu'arrive-t-il à Richard French?Il arrive que, dorénavant, les services d'informatique et de télécommunication de tous les ministères ne sont plus facturés aux Communications.Chacun paie sa part, chez lui.L'usager de la route peut-il penser que la «période de vaches grasses» qui s'étire va se traduire par une amélioration de l'état des routes?La réponse, pour 1988-89: double non! Pour la construction: statu quo â $350 millions.Pour les réparations: indexation de 5,6 p.cent à $504 millions.A l'an prochain peut-être, en vue d'une campagne électorale.Avec un surplus budgétaire de $400 millions, pour l'exercice qui prend fin la semaine prochaine, Québec a choisi de payer quelques factures (aide sociale d'avril, régimes de retraite) plutôt le 31 mars que le 1er avril.Ce qui laisse présager un déficit encore diminué l'an prochain.Certains ont avancé un déficit sous les $2 milliards, mais ce n'est qu'au budget de Gérard-D.Leves-que, fin avril ou début mai, que nous le saurons, en même temps que nous verrons d'où proviendront les $31,5 milliards que Paul Gobeil s'engage à dépenser sagement.Une mine de renseignements à la portée de vos doigts.P Jim Keogh a été chaleureusement accueilli par sa famille à sa sortie de l'Hôpital civique d'Ottawa où il a subi une greffe de sept parcelles de sa glandre surrénale à l'intérieur de son cerveau il y a 24 JOUrS.LASERPHOTO PC il a vaincu le Parkinson Presse Canadienne OTTAWA ¦ Jim Keogh, une victime de la maladie de Parkinson, est apparu debout hier pour dire bonjour aux médecins qui grâce à une chirurgie radicale lui permettaient enfin de quitter son fauteuil roulant.Un peu plus tard, en présence des journalistes, M.Keogh prenait la direction de sa maison de Nepean, en Ontario.Vingt-quatre jours plus tôt, à l'Hôpital civique d'Ottawa, les Drs David Grimes et Brien Benoit avaient greffé sept parcelles de sa glande surrénale gauche profondément à l'intérieur de son cerveau.Les chercheurs croient que le tissu greffé peut émettre les éléments chimiques dont est privé le cerveau d'une victime de la maladie de Parkinson et ranimer les cellules de son cerveau.Ce genre d'intervention a été effectué sur presque une centaine de patients à travers le monde.La technique nécessaire a été expérimentée en Suède et mise au point au Mexique et aux États-Unis.L'opération de M.Keogh était la première réalisée dans un hôpital canadien; une autre a eu lieu la semaine dernière à Edmonton.Suspendu au bras de sa femme Ina, M.Keogh n'a dit que quelques mots à voix basse.Huit de ses onze enfants étaient présents.Frappé par la terrible maladie qui se manifeste pas un tremblement et une rigidité musculaire, M.Keogh avait dû prendre sa retraite, il y a cinq ans.Depuis, il avait passé les deux tiers de son temps immobile dans son fauteuil roulant.Hier, il a émis l'espoir de pouvoir avant longtemps jouer un peu au tennis.On constate un léger changement au bout de quatre ou huit semaines.Mais la véritable amélioration survient trois ou quatre mois après la greffe, a indiqué le Dr Grimes.Le médecin a ajouté qu'il prévoyait une autre opération du même genre d'ici un mois et demi.L'intervention est jugée peu efficace pour les victimes ayant beaucoup plus que la cinquantaine.Quelque 50 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson au Canada.La famille Reichmann intente une poursuite de $102 millions contre le magazine Toronto Life d'aprùs Canadian Press TORONTO ¦ Les avocats de la revue Toronto Life sont revenus à la charge, hier, pour tenter de faire ostacle â la poursuite en diffamation de $102 millions que la famille Reichmann a intentée au magazine.La poursuite, qui cite le Toronto Life, ses éditeurs et propriétaires, ainsi que la journaliste indépendante Elaine Dewar, a eu l'effet d'un coup de tonnerre dans le monde de l'information.Les Rei-chamnn réclament en outre un dédommagement de plusieurs millions au Globe and Mail et au Sun de Toronto, pour avoir publié des extraits de l'article du Toronto Life qu'ils considèrent comme diffamatoires.Julian Porter, avocat du Toronto Life, s'est présenté hier en Cour suprême de l'Ontario pour demander l'autorisation d'en appeler d'un jugement rejetant une motion par laquelle il voulait faire supprimer plusieurs paragraphes de l'exposé du demandeur.Il a été débouté.Me Porter avait demandé au juge William Anderson de faire supprimer de l'exposé toutes les allusions à Samuel Reichmann, le père des demandeurs, en faisant valoir qu'elles équivalaient à une réclamation faite au nom d'une personne décédée.Le long article publié en novembre dernier par le Toronto Life portait sur la vie de Samuel Reichmann et de son épouse, Renée.La poursuite a été intentée par Mme Reichmannn et ses trois fils, Paul Albert et Ralph, ainsi que par leur entreprise torontoi-se, Olympia and York Developments, qui détient des intérêts au sein de diverses compagnies, no- tamment Abïtibi-Pricé, Gulf Canada et Consumers' Gas.Dans leur poursuite, les Reichmannn allèguent que l'article en question décrit Samuel Reichmann comme un courtier en devises dont les opérations, en Autriche avant la guerre et à Tanger durant les hostilités, auraient frisé l'illégalité.L'article laisse par ailleurs entendre, selon eux, que la famille se serait enrichie en prétendant venir en aide au juifs détenus dans les camps de concentration nazis.Les Reichmann soutiennent qu'Elaine Dewar, l'auteur de l'article, avait fait reposer celui-ci sur des commérages, des oui-dire et des rumeurs.« Elle y a fait fi de sources dignes de foi qu'il lui aurait'été facile de consulter, et y émet des déclarations non fondées et dérogatoires basées sur des extrapolations et des spéculations non prouvées, illogiques et diffamatoires.» Selon les Reichmann, le Toronto Life les a diffamés en donnant à entendre que «si la famille Reichmann avait fait fortune, celle-ci devait avoir été obtenue de façon douteuse, et si Olympia and York avait réussi, c'est grâce à des pratiques illégales et immorales».En rejetant la demande de Me Porter, le juge Anderson u accepté l'argument des Reichmann, selon qui «les allusions au père étaient pertinentes pour les prétentions avancées par les demandeurs».Le juge a fait remarquer que la poursuite n'avait pas été intentée au nom de Samuel Reichmann.mais que la famille alléguait que l'article du Toronto Life laissait entendre que les activités «douteuses» du père avaient constitue une ligne de conduite que l'on pouvait retrouver dans les activités présentes des fils.Nul ne peut se soustraire à l'alcootest, tranche la Cour suprême du Canada Presse Canadienne OTTAWA ¦ Dans une décision unanime, la Cour suprême du Canada a décrété, hier, que M.Tom Cornell, de Thunder Bay en Ontario, devait subir un procès pour avoir refusé de se soumettre à l'alcootest, à un barrage de police.M.Cornell alléguait que l'accusation était inconstitutionnelle, parce qu'elle violait l'égalité devant la loi garantie par la Déclaration des droits de 1960 et la justice fondamentale de la Charte des droits de 1982.L'article du Code pénal qui rend le test d'alcoolémie obligatoire n'avait pas encore été promulgué au Québec dt^cn Colombie-Britannique au moment où M.Cornell a été accusé de l'avoir refusé, en Ontario en 1983.L'accusation ne viole pas la Declaration des droits, a statué le plus haut tribunal du pays, parce que le Parlement poursuivait un objectif législatif fédéral valide en n'appliquant pas la loi dans chaque province en même temps.Pour ce qui csi de la Charte des droits, la Cour suprême a souligné que l'accusation a été portée avant que l'article de justice fondamentale n'entre en vigueur, en 1985.M.Cornncll ne peut donc pas, a fait remarquer le juge Gérald Le Dain, essayer de trouver une protection constitutionnelle en vertu de l'égalité des droits de l'article 7 de la chart*, dans la sectirjfl de la justice fondamentale. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 MARS 1988 A3 Collège Marie-Victorin: Québec savait depuis 6 mois ANDRÉ PRATTE ¦ Le ministère de l'Enseignement supérieur et des Sciences (MESS) a depuis au moins six mois des raisons de soupçonner que le Collège Marie-Victorin reçoit des subventions auxquelles il ne semble pas avoir droit, a appris La Presse hier.On sait que selon une enquête de La Presse, le Collège Marie-Victorin a obtenu des centaines de milliers de dollars de subventions en inscrivant à un programme menant à un diplôme d'études collégiales (D.E.C.) des étudiants qui ne suivaient que des cours de langue seconde d'une durée de 26 semaines Le ministre de l'Éducation Claude Ryan a fait savoir hier à l'Assemblée nationale qu'un haut fonctionnaire rencontrera la direction du collège la semaine prochaine pour avoir des explications.M.Ryan n'a pas exclu la.possibilité de tenir une enquête publique sur cette affaire.Le MESS n'en est donc encore qu'à l'étape de l'enquête, même s'il a été mis au courant de la situation dès septembre dernier.En effet, selon la correspondance dont nous avons obtenu copie, le 19 septembre 1987, une école de langue privée, le Centre linguistique CCFA, a écrit a la direction de l'enseignement privé du MESS pour l'avertir que le Collège Marie-Victorin donnait des cours de langue seconde d'une durée de 26 semaines qui, selon toute apparence, étaient subventionnés comme s'il s'agissait de cours menant à un D.E.C.Le 25 novembre suivant, l'avocat de la même école posait par écrit au ministère une question on ne peut plus claire: «Est-ce qu'un collège privé d'enseignement général et professionnel pose un geste illégal en inscrivant des étudiants dans un cours visant l'obtention d'un D.E.C.dont la durée réglementaire est de deux ans dans le but de se prévaloir des subventions annuelles qui s'y rattachent sachant, en toute connaissance de cause, que ces étudiants ne peuvent s'inscrire pour une période supérieure à 26 semaines (.)?» La réponse laconique du directeur de l'enseignement privé Jean-Marc Brousseau n'est venue que deux mois plus tard: «La Loi sur l'enseignement privé ne fait l'obligation aux collèges privés que de donner au moins les cours du programme officiel dont la combinaison rend l'élève admissible à des études de niveau universitaire».Pourtant, deux semaines plus tard, le même fonctionnaire écrivait au Collège Marie-Victorin que «les établissements privés sont autorisés a dispenser des programmes et non des cours».Mais après avoir ainsi laissé entendre qu'en ne dispensant qu'une partie d'un programme, I établissement ne respectait pas la loi, le fonctionnaire se contentait de lui suggérer de modifier sa publicité.Le Collège ne devait plus annoncer de cours d'anglais langue seconde, mais plutôt un programme de D.E.C.avec concentration en langue seconde.En somme, M.Brousseau suggérait au collège de rendre sa publicité plus conforme à la loi, mais pas ses cours.Interrogée hier, le député pé-quiste de Chicoutimi et ancienne présidente du Conseil des collèges, Jeanne Blackburn, a soutenu que cette affaire démontrait la nécessité de contrôles plus serrés sur les clientèles des collèges privés.Pas question de fermer l'autoroute Métropolitaine ¦ L'administration Doré-Fainstat ne tolérera pas que le ministère québécois des Transports ferme complètement l'autoroute Métropolitaine à la circulation le temps que les travaux de réfection soient terminés.Interrogé hier, le vice-président du Comité exécutif de la ville de Montréal, M.Robert Perrault, a été catégorique.« Pour nous, il est impensable que l'autoroute Métropolitaine soit complètement fermée à la circulation.Ce serait même inacceptable», a-t-il précisé.Cela dit, M.Perrault souhaite que le ministre Marc-Yvan Côté révisera ses positions et qu'il optera pour une véritable consultation des dirigeants municipaux concernés par les travaux de réfection de la Métropolitaine.Comme l'indique ce plan, le Nouveau Saint-Laurent et l'aéroport de Cartierville se trouvent côte-à-côte.L'aéroport de Cartierville va disparaître et faire place à 7000 logements WON LABERCE ¦ Les jours de l'aéroport de Cartierville sont comptés.Bombardier projette de le fermer dans trois ou quatre ans et de vendre ce vaste terrain à des promoteurs immobiliers en vue d'y construire au moins 7000 logements, a-ton appris de sources sûres.Bombardier \u2014 propriétaire de l'avionnerie Canadair pour l'avoir acquise du gouvernement fédéral en août 1986 \u2014 a confié au bureau d'architectes Huot et Langevin de Montréal le mandat de confectionner le plan d'ensemble du futur développement domiciliaire.Une première version du plan d'ensemble a été soumise pour étude à la ville de Saint-Laurent le mois dernier, et le Comité d'urbanisme en a discuté brièvement la semaine dernière mais sans rentrer dans les détails, a-t-on encore appris hier.Essentiellement, le plan d'ensemble prévoit le tracé des rues avec les maisons construites et les espaces verts qui y seraient aménagés dont un parc linéaire le long du boulevard Henri-Bourassa.Selon nos informations, la fermeture de l'aéroport de Cartierville n'empêcherait pas la poursuite des opérations de l'avionnerie, boulevard Laurentien à Saint-Laurent.On y continuerait l'assemblage de compo- santes d'avion cependant que l'asssemblage final des appareils se ferait aux installations \u2014 agrandies \u2014 de Canadair à l'aéroport de Dorval où éventuellement toute la division de l'aviation civile serait déménagée.Quant à la division militaire, on prévoit déjà son installation à Mirabel.La porte-parole de Canadair, Mme Catherine Chase, déclarait récemment à La Presse tout ignorer d'un projet de développement domicilaire sur les terrains de l'aéroport de Cartierville.En substance, Mme Chase ajoutait qu'une avionnerie a nécessairement besoin de pistes à proximité, et elle reconnaissait qu'il y a des projets dans l'air mais qu'aucune décision n'a été prise sur l'avenir des installations de Canadair à Saint-Laurent.Au bureau des architectes Huot et Lange-vin, on refusait hier d'émettre le moindre commentaire, liés qu'ils sont par contrat avec leur client.Au siège social de Bombardier, une porte-parole a déclaré que la version déjà donnée par Canadair à La Presse il y a quelques jours tient toujours.À la différence que Bombardier ne nie pas que les architectes Huot et Langevin ont été engagés afin de produire un plan d'ensemble en vue du développement domiciliaire futur du vaste territoire de l'aéroport de Cartierville, à Saint-Laurent.Le projet de construction domicilaire tel que souhaité par Bombardier \u2014 et leurs architectes \u2014 ferait corps avec le projet voisin de développement domicilaire de quelque 7000 logements du Nouveau Saint-Laurent.Le projet du Nouveau Saint-Laurent, on le sait, est étudié depuis au moins deux ans par les administrateurs municipaux de Saint-Laurent.Le Conseil municipal de l'endroit avait d'ailleurs décrété des réserves foncières sur quelque huit millions de pieds carrés de terrain du Nouveau Saint-Laurent en avril 1986, et émis des avis d'expropriation sur quelque quatre autres millions de pieds carrés de terrain.Le mois dernier, le Conseil municipal décidait de reconduire les réserves foncières pour une autre période de deux ans et, le 12 avril prochain, on décidera de l'expropriation des terrains mis sous réserves foncières dans le Nouveau Saint-Laurent.Dans certains milieux, on craint que le projet de Bombardier ne vienne faire ombrage au développement projeté du Nouveau Saint-Laurent.Notamment, on croit que l'annonce d'un aussi vaste projet influerait sur le prix des terrains du Nouveau Saint-Laurent.Comme l'a expliqué à La Presse hier un promoteur immoblier, la rareté des terrains provoque une hausse des prix et, à l'inverse, un trop grand nombre de terrains sur le marché fait baisser les prix.Gros lot du 649: une partie de la manne au Québec CONRAD DERNIER ¦ On peut raisonnablement présumer que des millions de parieurs ont aujourd'hui le moral à zéro! Et qu'ils se sentent fourbus, culbutés, déplumés, voire dépolarisés! Et c'est d'autant plus vrai que chacun d'eux avait la conviction que, cette fois-ci, c'était effectivement son tour.Et chacun d'eux a finalement dû se résigner à défaire les valises.Pourvu que quelques-uns aient eu malgré tout l'intelligence de boire le champagne qu'ils avaient euphoriquement mis au frais! Car c'est la méthode des vrais parieurs, pour lesquels le tirage d'un gros lot de plus $5 millions, peu importe qu'ils le gagnent ou pas, commande rituellement le champagne! Et celui-ci n'est jamais trop bon quand on le boit pour oublier qu'on vient de perdre en une fraction de seconde $14206841! Mais tous ces parieurs, qui n'ont rien gagné même s'ils croyaient dur comme fer pouvoir tout rafler, ont tout de même pu tenter leur chance, alors que des milliers d'autres, les éternels et incorrigibles retardataires, n'ont même pas pu parier à cause d'une panne qui, à partir de 18 h 55, a paralysé 50 p.cent des terminaux du réseau de Loto-Québec.Ceux-là ont piétiné pendant plus d'une heure avant de rentrer à la maison bredouille! Et, pourtant, chacun d'eux avait la combinaison gagnante1.Avoir dans sa poche la combinaison gagnante pour un gros lot de S14 millions et ne pas pouvoir la faire valider, ça donne toutes sortes d'envies.irrépressibles et innommables, non?À 15 heures, le réseau de termi-naux de Loto-Québec avalait 3600 commandes de validation à la minute.À 18 heures, il en avalait 5 500.On pouvait espérer qu'il tiendrait le coup puisque sa capacité informatique maximale est de 6000 validations à la minute. 18h45, il s'est étouffé! Ça ne passait plus! À 19h30, un tout petit râle.À la Centrale de Loto-Québec, on tente l'impossible pour ranimer le moribond.Ce n'est pas la peine: il n'en peut plus, il n'en veut plus! La direction soupire: « C'est dommage !» Mais se console en découvrant qu'il s'agit de la première panne à survenir depuis 162 jours! Un record! On a donc parié au total $46113912.Les gagnants maintenant : 836643 parieurs gagnent $10; 46958 autres gagnent $65,90; 883 gagnent $1823,30; 23 gagnent $91 540.Parmi les quatre fagnants du gros lot de 14206841 \u2014 un record en im-portance puisqu'il surpasse le gros lot du tirage du 14 janvier 1984 qui avait atteint $13,8 millions \u2014 un groupe d'une soixantaine de Mascoutains, dont 52 sont à l'emloi de la Survivance, une compagnie d'assurance dont le siège social est situé à Saint-Hyacinthe.Ce groupe avait acheté 123 combinaisons.Le lot de $3551 710 que le groupe a gagné sera subdivisé en 103 parts.Les autres gros lots ont été gagnés en Ontario (2) et en Colombie britannique ( 1 ).Entretien du métro et des autobus: le syndicat accuse la STCUM d'économiser aux dépens de la sécurité LISA BINSSE ¦ Le syndicat des préposés à l'entretien accuse la Société de transport de la CUM de faire des économies sur l'entretien de son matériel roulant, aux dépens de la sécurité des usagers.La STCUM rétorque que son réseau est le plus sûr au monde.M.Normand Lamoureux, président du syndicat CSN qui représente les 2000 préposés à l'entretien, s'en est pris à la société hier pour le manque de sécurité «flagrant» de son matériel roulant: métro et autobus.Il a rappelé l'incident du début de mars, alors qu'un minibus transportant des handicapés a été la proie des flammes sur l'autoroute Métropolitaine, incident qui a failli coûter la vie à trois quadraplégiques prisonniers de leur fauteuil roulant.M.Lamoureux soutient que, la veille de l'incendie, on avait rapporté des défectuosités sur le véhicule en question.Une odeur d'huile brûlée avait été signalée, mais le véhicule a repris la route sans être inspecté ou réparé.M.Hubert Sacy, directeur des communications à la STCUM, a reconnu qu'effectivement il semble y avoir eu un imbroglio sur l'usage du minibus, après qu'on eut signalé un problème mécanique.Le véhicule a été utilisé par deux chauffeurs et ceux-ci n'ont rien signalé.Par ailleurs, selon M.Sacy, l'enquête sur l'incident a révélé que la source de l'incendie ( un court-circuit derrière le tableau de bord ) n'aurait pas pu être détectée lors d'une inspection.Depuis, a-t-il ajouté, les véhicules sont retirés et passés au crible dès qu'un problème est signalé.Quant aux minibus que le syndicat dit dangereux à cause du matériel inflammable et toxique qui sert d'isolant, M.Sacy affirme que ces véhicules, utilisés ail- leurs, sont conformes aux normes gouvernementales.Le syndicat a aussi avancé que la STCUM a réduit les inspections périodiques de son matériel roulant.Le syndicat rappelle qu'il y a eu une hausse de 175 p.cent de la charge de travail, mais seulement une augmentation de neuf p.cent de la main-d'oeuvre.Le résultat: un réseau de transport plus sale et moins sûr.«Au rythme où vont les choses, dit le syndicat, d'ici quelques années, on nous comparera au métro de New York au chapitre du manque d'hygiène.» «Nous ne sommes pas à l'avant-veille d'un millénaire d'être comparable au métro de New York», réplique M.Sacy, qui n'est pas du tout impressionné par les affirmations du syndicat.S'il est vrai que la charge de travail a grimpé plus vite que la main-d'oeuvre, le syndicat a oublié d ajouter que les équipements d'entretien sont plus modernes et plus rapides.The Gazette devra verser $135000 à Gerry Snyder GUY TAILLEFER de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Tranchant une cause qui traînait devant les tribunaux depuis plus de 10 ans, la Cour suprême du Canada a ordonné hier au quotidien montréalais The Gazette de verser $135000 en dommages moraux à un ex-membre du conseil exécutif de Montréal, M.Gerald Snyder.La Cour suprême se trouve ainsi à renverser un jugement de la Cour d'appel du Québec rendu en 1983 et à rétablir celui rendu cinq plus tôt par la Cour supérieure.L'affaire remonte à 1975, alors que The Gazette publiait un reportage dans lequel il affirmait à tort, mais sans le nommer, que M.Snyder était un leader de la «mafia juive» montréalaise et qu'il était soupçonné d'avoir des contacts dans le milieu du crime organisé.En 1976, M.Snyder poursuivait le quotidien montréalais en diffamation.Deux ans plus tard, à l'issue d'un procès devant jury, l'homme politique montréalais se voyait accorder en Cour supérieure une indemnité de $135,000 au titre des dommages moraux.Le tribunal ordonnait en outre la publication du jugement.77ie Gazette a contesté la décision devant la Cour d'appel qui, en 1983, parvenait à la conclusion que le montant accordé par le jury avait été déraisonnable.11 réduisait l'indemnisation à $13 500 et annulait l'ordonnance de publication du jugement.Au moment où l'affaire éclatait en 1975, M.Snyder était membre du conseil municipal depuis 1957 et était membre du conseil d'administration et du comité exécutif du Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO-Mont-réal ).Entachés d'erreurs La Cour suprême devait décider si l'indemnité de $135000 était «déraisonnable», comme l'a prétendu la Cour d'appel, et si M.Snyder avait droit à une ordonnance de publication en vertu de la Loi sur la presse.La Cour suprême déboute la Cour d'appel et The Gazette dans les deux cas.Dans un jugement partagé, le plus haut tribunal au pays conclut que les motifs retenus par la Cour d'appel, pour conclure que l'indemnité accordée par le jury était déraisonnable, «sont entachés d'erreurs».' La Cour suprême convient que le jury de la Cour supérieure a octroyé à M.Snyder une indemnité inhabituel lement élevée, mais pas au point d'être considérée comme «déraisonnable» aux termes de la loi.Dans un jugement d'à peine deux pages, le juge lean Beetz, appuyé par le juge en chef Brian Dickson et la juge Bertha Wilson, ne se prononce pas sur les problèmes soulevés par cette cause dans le code civil québécois et se contente de rétablir le jugement du jury.Dissidents, les juges Antonio Lamer et William Mclntyre critiquent et la décision du jury et celle de la Cour d'appel.Les deux juges dissidents estiment que le jugement du jury était «nettement déraisonnable».Le juge Lamer croit que, de façon générale, les indemnités accordées pour libelle ne devraient pas dépasser $50000.M.Snyder n'aurait pas dû recevoir, pour les dommages moraux qu'il a subis, plus de $35000, pense le juge La-mer.« Le juge peut-il, objectivement, attribuer un prix à la douleur, à l'humiliation et à l'angoisse?demande le juge Lamer.«Comme cette évaluation ne repose sur aucun calcul mathématique, il peut aisément se laisser emporter et accorder une indemnité dépassant tout commune mesure.Bien que la victime ait droit à une réparation intégrale, il faut tout de même veiller à ne pas surindemniser.» Concernant la décision de la Cour d'appel, le juge Lamer estime que le tribunal québécois a «eu tort de conclure au caractère déraisonnable du verdict en présumant de la responsabilité éventuelle» d'autres parties en cause mêlées à l'affaire.Pour justifier sa décision de réduire à $13500 l'indemnité versée au plaignant, la Cour d'appel s'est en effet appuyée sur le fait que la poursuite intentée contre The Gazette n'était pas la seule logée par M.Snyder dans cette affaire.D'autres poursuites intentées par M.Snyder contre différents médias, qui ont repiqué l'article de The Gazette, et deux policiers de la Sûreté du Québec sont toujours pendantes devant les tribunaux.Fais ta valise! 1 voyage par jour au Club Med LeN° de vol aérien d'aujourd'hui est: SI vous détenez une capsule Laurenllde affichant ce N* de vol aérien, composez le 1-976-7878 AVANT 23h59 AUJOURD'HUI MEME pour vous inscrire au tirage (Irais de 50c par appel).Écoutez CKMF pour trè-barhe-dè-Fàtirna à Bravo sr tous \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 25 MARS 1988 A7 Des syndiqués de la FTQ s'affrontent sur des terrains d'Hydro JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Deux groupes de syndiqués de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) se sont affrontés, hier matin, sur des terrains de l'Hydro-Québec, à Laval.La pré- sence des policiers a suffi pour que rien de fâcheux ne se produise.Les policiers lavallois ont été mandés afin d'expulser une quarantaine d'employés de l'Hydro-Québec, membres du Syndicat de la fonction publique, pour que des représentants d une firme pri- vée, membres du Syndicat des monteurs de lignes, puissent effectuer les travaux pour lesquels ils sont payés par cette société d'État.Durant plusieurs heures, on a craint le pire.Mais peu avant 13h, après avoir bloqué l'accès au poste de Duvernay durant cinq AVIS D'ENCAN A BREF DELAI EMBARGO DE MARCHANDISES EN PROVENANCE D'IRAN DESTINÉES AUX U.S.A.CARGAISON LIVRÉE AU CANADA POUR ETRE ACHEMINÉE PAR LA SUITE VERS LES U.S.A.CHARGEMENT ARRÊTÉ - REDIRIGÉ VERS L'ENTREPÔT DES COURTIERS EN DOUANES DES DOUANES CANADIENNES TRANSFÉRÉ POUR LIQUIDATION IMMÉDIATE SUR LES LIEUX, VICTORIA HALL, WESTMOUNT ENCAN PUBLIC BALLOTS SCELLÉS SOUS PLASTIQUE, QUI SERONT OUVERTS SÉPARÉMENT.ILS COMPORTENT DES TAPIS PERSANS NOUÉS MAIN ET D'AUTRES TAPIS ORIENTAUX DE QUALITÉ AJOUTÉS AUX MARCHANDISES EN CONSIGNATION.CONTENU DU CHARGEMENT: 32 BALLOTS: Tapis de qualité: Tabriz, Kirman.Sennah, Kashan, Qon, Isphahan, Yezd, Moud.Nous avons ajouté aux marchandises en consignation Qon de soie, Boukhara, Koysary chinois, Indo., etc.À la suite de la déclaration de guerre de l'Iran aux États-Unis, un embargo complet a été décrété à partir du 29 octobre 1987.Les 32 ballots présentés devaient être livrés aux Etats-Unis après avoir transité par les entrepôts en douane du Canada, le 11 novembre 19B7.L'ordonnance américaine de banissement de la marchandise, registre fédéral U.S.A., section-paragraphe 560,504,807.Depuis l'ordonnance reçue le 25 novembre 1987, l'importation de marchandise iranienne est interdite par les États-Unis.LES ACHETEURS PRENDRONT IMMÉDIATEMENT LIVRAISON DES BALLOTS DANS LES ENTREPÔTS DE LA DOUANE CANADIENNE, ILS SERONT TRANSFÉRÉS POUR ÊTRE VENDUS À L'ENCAN SUR PLACE, IMMÉDIATEMENT.PAIEMENT AU COMPTANT, PAR CHÈQUE BANCAIRE OU CARTES DE CRÉDIT.AU VICTORIA HALL, WESTMOUNT 4626, Sherbrooke ouest, Westmount Dimanche 27 mars à 13 heures INSPECTION PUBLIQUE À PARTIR DE MIDI ARRANGEMENTS SPÉCIAUX: TERMES.CARTES DE CRÉDIT.CHÈQUES.COMPAGNIE DE LIQUIDATION C.U.F.C.LTÉE 111062 PAS DE FRAIS DE 10% POUR TRANSPORT ET MANUTENTION heures avec des camions, les employés de l'Hydro-Québec ont quitté les lieux, dès la première demande des autorités policières.Les policiers ont d'abord suggéré aux membres du Syndicat des monteurs de lignes (local 1676) de se retirer afin d'éviter tout affrontement, puis ils ont fait appel à deux grosses dépanneuses pour qu'elles viennent chercher les véhicules qui barraient le chemin.C'est quelques minutes après l'arrivée des mastodontes que les employés de PHydro Ont retrouvé les clés \u2014 ils avaient auparavant allégué les avoir perdues \u2014 de leurs camions.Et ils ont quitté les lieux.Les 15 policiers lavallois présents étaient prêts à tout éventualité; ils avaient pris soins de se munir de casques et visières et de s'armer de matraques.À moins de deux kilomètres plus loin, les membres de l'unité d'urgence de la Sûreté du Québec attendaient le long de la route 25.En province dès lundi Selon des représentants des deux syndicats impliqués et de cadres de l'Hydro-Québec, des scènes semblables risquent de se produire partout en province dès lundi prochain.Ces syndiqués de l'Hydro-Québec accusent la direction de la société d'état d'avoir recours à la sous-traitance dans le but de couper leur «job».«Nous allons demeurer sur place, personne ne viendra voler nos jobs», disaient-ils.« L'Hydro-Québec ne respecte pas l'article 34 de notre convention collective», affirme le porte-parole des syndiqués, M.lean-Paul Lambert.Du côté du Syndicat des monteurs de lignes, c'est un autre son de cloche que l'on entend.Pour M.Carol Boucher, ses collègues de la FTQ s'inquiètent pour rien.II n'est pas question de voler le travail de qui que ce soit.« De notre côté, nous faisons de la construction tandis qu'eux sont responsables de la réparation et de l'entretien », ajoute-t-il.Le chef de chantier pour la firme NRC, M.Gérard Baril, a pour CHOIX DE TAPIS QQ$ 4QQ$ Superbes tapis et carpettes importés ^ y y à ¦ S S Choisissez parmi des motifs traditionnels ou contemporains.Vaste gamme de modèles et de coloris.Vous en trouverez certainement un qui convient à votre logis et à votre budget.icon Vooj va If choix de faire li>Ter on d'cparpxr davantage en apportant immédiatement LAVAL C«rt itK.bol «OTtMxt» tmv.Uni Son» 16* I MMraK in Uirtttian Trt.Mo>onl.U»-~
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