La presse, 7 mai 1988, E. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles V Théâtre r-* Musique Cinéma École Professionnelle de Chant ||MlfJ Christian Dorion Inc.Service de chinteur pour mariage Grind spectacle annuel en iuin 1988 \u2022 Cmrtprwma* 17 ani LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 Francis Mankiewicz a Cannes Ses « Portes tournantes » en première au plus gros festival de cinéma du monde Avec son premier film, te Temps d'une chasse, Francis Mankiewicz est allé au festival de Veni-se, et avec les Bons Débarras, il est allé à celui de Berlin.Avec les Portes tournantes, il sera à Cannes samedi prochain.Cannes, le plus important, le plus gros festival de cinéma.Le mieux couvert par tous les pays du monde.Qui pour une 41e année, du II au 23 mai, ramène sur la Croisette le centre de gravité du cinéma.Cannes a fait connaître le cinéma japonais en 1954 [la Porte de l'enfer de Kinugasa), le cinéma soviéti-que d'après-guerre en 1958 (Quand passent les cigo-gnes de Michael Kalatozov), le cinéma brésilien en 1962 {la Parole donnée de Duarte), le cinéma algé-rien en 1975 (Chronique des années de braise de Lakhdar I lamina).C'est Cannes qui nous a fait dé-couvrir le jeune cinéma allemand dans les années soixante-dix.C'est Cannes qui a permis aux Michel Brault, aux Gilles Carie, aux )ean-Pierre Lefebvre, aux Anne-Claire Poirier, aux Denys Arcand de se fai- Francis Mankiewicz, le réalisateur, et sa vedette Monique Spaziani (à droite), dans une scène des Portes tournantes.SERGE DUSSAULT re un nom à l'étranger.À Cannes, le film de Mankie-wicz côtoiera ceux de Marcel Ophuls, Max von Si-dow, Bob I loskins, Andrzej Zulawski.Francis n'est pas le premier Mankiewicz à venir à Cannes.Un autre, son oncle Joseph \u2014 en réalité, un cousin de son père \u2014 s'y est vu décerner un prix spé-cial du jury pour All About Eve en 1951.Francis ne gagnera rien : son film est hors compétition.Mais Cannes ne sera pas inutile.Critiques et distributeurs d'un peu tous les pays du monde verront le film du jeune cinéaste québécois (dans-le cadre de la Quin-zaine des réalisateurs, ils verront aussi la Ligne de chaleur de Hubert-Yves Rose).Cinéaste de la mémoire l'ai rencontré Francis Mankiewicz quelques jours avant son départ pour l'Europe.Angoissé?Pas du tout.Il trouve stimulant d'être, pour quelques jours, dans un univers totalement cinématographique.Et il ne craint pas les comparaisons, sans penser que ses films soient meilleurs que ceux des autres.Plaira-t-il à Cannes, ce film racontant l'histoire d'une petite pianiste canadienne qui jouait dans les cinémas au temps du muet et, après un riche mariage.SUITE A LA PACE E16 I M- r L'apothéose de Pink Floyd ALAIN DE REPENTIGNY Pink Floyd a rendez-vous avec une tranche de son histoire, mercredi au Stade olympique.Lù-méme où, il y a II ans, Roger Waters a craché sur un specta-teur qui criait trop fort à son goût, inci-dent qui devait éventuellement donner naissance à Thé Wall, symbole de la dis-tance entre l'artiste et son public.Waters n'est plus de Pink Floyd, on le sait trop bien, et c'est à l'époque de ce show de la tournée Animal au Stade olympique, en I977, qu'ont véritable-ment commencé à poindre les divergen-ces artistiques et philosophiques entre le bassiste-concepteur et ses acolytes David Gilmour, Nick Mason et Rick Wright.Waters s'était juré de ne plus jamais jouer dans un stade.En I988, ses anciens acoly-tes n'ont aucun scrupule à s'y produire deux fois plutôt qu'une.On a parlé abondamment l'an dernier du différend entre Waters et le trio Gii-mour-Mason-Wright.Reportons-nous en septembre I987.Depuis des mois déjà, on sait que Waters a tenté d'empêcher Gil-mour et cie de faire carrière sous le nom Pink Floyd.Mais, jusque-là, les trois lar-rons sont demeurés muets.Puis, surpri-se!, les voilà qui débarquent à Montréal pour les deuxième, troisième et quatriè-me shows de leur tournée, et font savoir qu'ils sont prêts à rencontrer les médias, eux qui, de tout temps, s'étaient fait un devoir de fuir les journalistes.Les représentants des médias montréa-lais font donc connaissance avec des Gil-mour et Mason charmants, ouverts, pres-que trop gentils pour être vrais.Jusqu'au p.restigieux magazine Rolling Stone qui envoie un reporter les rencontrer dans leur suite de l'hôtel Quatre-Saisons.En habiles stratèges qu'ils sont, Gil-mour et Mason ne manifestent pas trop d'agressivité envers le fielleux Waters.El quand on leur demande pourquoi ils n'ont pas répondu plus tôt aux attaques de leur ex-collègue, ils lâchent le mor-ceau : plutôt que de demander au public de les croire sur parole, ils lui demande-ront de trancher le débat sur la légitimité de «leur» Pink Floyd en écoutant leur nouveau disque : A Momentary Lupse Of Reason.Touché! SUITE A LA PACE E9 ft L'historien d'art François-Marc Cagnon devant Froufrou aigu et Silence instantané.Notre père Borduas JOCELVNE LEPAGE u'est-ce que vous pensez de l'exposition, demande avec anxiété l'agent de sécuri-lusée des beaux-arts ?|c ne sais pas grand-chose en art, mais Borduas, lui au moins, je le connais », ajoute-t-il, avec quelque chose d'affec-tueux et de protecteur dans la voix.«Il viendra beaucoup de monde, c'est sûr, dit l'autre agent.Borduas, c'est un peu comme Félix Leclerc.C'est un symbole.» * * * « C'est le catalogue de l'expo Borduas ?», de-mande un collègue journaliste en caressant la couverture de l'imposant ouvrage que l'on vient de livrer au journal.Et qui provoque un attroupe-ment.« Wow! le Musée des beaux-arts a mis le paquet.Borduas, c'est mon peintre préféré », pré-cise-t-il.en cherchant dans l'imposant volume la fameuse Etoile noire, ce tableau noir et blanc qui peut évoquer un espace cosmique en négatif et dont l'équilibre parfait impose le silence.« Il coû-te combien, le catalogue?|e vais l'acheter, c'est sûr.» « Moi aussi », dit un deuxième, puis un troi-sième.Si l'enthousiasme est le même partout oû circu-le le catalogue, le Musée des beaux-arts n'aura pas de mal à vendre, à $79.95 l'unité, le plus beau (et le plus gros) livre d'art qu'il ait peut-être jamais produit.* * *' « L'Étoile noire, c'est ce qui a change ma vie», avouait un jour Roland Poulin, un important sculpteur contemporain, qui a eu la vocation ar-tistique tardive.Avant, les beaux-arts ne l'intéres-saient pas: Ce tableau, qu'il avait vu par hasard en accompagnant une amie au Musée, a agi com-me un révélateur, ou comme la lumière sur le chemin de Damas.« l'ai compris que l'on pouvait dire des choses importantes en art », avait-il ajou-té.\u2022 * Paul-Emile Borduas ( I905-I960).qui scandali-sa les bien-pensants de notre petit pays en pu-bliant Refus global, il y a quarante ans cette an- L'architecte des pas.Jean-Pierre Perreault, de «Joe» aux «Lieux-dits», dans un martèlement de bottines d'armée et un murmure d'admiration PASCALE BRENIEL collaboration spéciale Le terme chorégraphe s'applique mal au personnage, parce que trop res-trictif.lean-Pierre Perreault ne compose pas des arrangements de pas sur une tra-me sonore; il bâtit un environnement oû évoluent des danseurs.Le martèlement des bottines d'armée, dont il chausse ses danseurs, est devenu sa marque de fabri-que.Les groupes, un moment, l'ont séduit.Il y a eu les deux douzaines de foc qui marchaient, anonymes, dans leur imper trop grand, puis autant de Stella, per-chées dans leurs souliers à talons hauts.Suit et L'Événement Autoroute 8b, créé pour l'Expo de Vancouver, suivirent.Les Lieux-dits, qui met en scène huit dan-seurs montréalais, verront le jour cette semaine, à la salle Marie-Gérin-Lajoie.Son nom figure sur la liste des partici-pants du premier New York Internatio-nal Festival of the Arts, aux côtes des Pina Bausch, Kazuo Ohno et de l'Ameri-can Ballet Theatre.Piazza, monté expressément pour l'événement, sera dansé par 24 interprètes sur les pelouses de Wave Mill, au coucher du soleil.SUITE A LA PACE E10 I! PHOTO JEAN GOUPIL.LA PRESSE PHOTO LUC SMON PERRAULT.LA PRESSE PHOTO PIERRE COTE.LA PRESSE née, Borduas que l'on a privé de son gagne-pain, l'enseignement, pour crime de liberté de pensée, et qui s'est exilé à New York puis à Paris, semble désormais avoir été rapatrié par tous les Québé-cois, qu'ils s'intéressent de près ou de loin aux arts visuels.Le Musée des beaux-arts, qui avait d'abord ré-servé l'automne à Borduas, a dû modifier sa pro-grammation à deux reprises cette année et rem-placer finalement ses « blockbusters » (russe et Chagall ) prévus pour l'été, par le peintre québé-cois.Il n'aura peut-être pas à le regretter tant que ça, même si l'on reste entre nous.Les Québécois aiment Borduas et ce qu'il représente dans leur histoire.Ils pourraient bien manifester leur atta-chement à cet autre Père de la Révolution tran-quille d'une manière inattendue.Politique et peinture Mais pourquoi Borduas est-il si important ?« Borduas est le premier peintre québécois à faire le lien entre l'idéologie politique et la pein-ture», explique Francois-Marc Gagnon, expert en Borduas cl conservateur de l'exposition pré-sentée au MBA.« Il est le premier à avoir compris que la peinture est une prise de position.Pour faire le type d'art qu'il voulait faire, c'est toute la société qu'il fallait changer.Nick Masan, David Cilmour et Rick Wright SUITE A LA PAGE E 3 FEMM ROLAND GIRAUD \u2022 FANNY COTTENCON \u2022 MARIANNE BASLER \u2022 FIONA GELIN TANT QU'IL Y AURA CONCEPTION JEAN BPUNEAU BMMB Un film écrit et realise par DIDIER KAMINKA \u2014f. E 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 MAI 1988 Louise Cousineau Le canal 10 se lance dans le chic Imugiriez quelqu'un que vous connaissez depuis trente ans et que vous avez toujours vu en jeans.T-shirt et mocassins.Ut puis un soir, wow! celte person-ne est en tenue de soirée, sou-liers vernis et tout! Voila ce qui arrive a notre Télé-Métropole nationale, la Matiou des Tannants.d'Épopée Rock et de L'Or du temps, tou-tes des emissions qui représen-tent notre substantifique moel-le.Notre 10 se lance dans la co-production internationale.Formule 1.d'après ce que nous avons pu voir à Cannes, sera beaucoup plus français quye québécois, même que notre Serge Dupire s'est laisse emporter durant le tournage et qu'il s'est mis à parler pointu.Ce sera corrige au doublage et on le refera parler québécois.il Y Daniel Bertolino tre materiel radio-canadien et québécois.C'est une série sur la santé qu'animera fort probable-ment la nouvelle vedette de 'I M.Pierre Nadeau.Il n'y a pas si longtempos, un représentant du 10 m'expli-quait que sa station progressait a pas de tortue parce qu'il ne fallait « pas dépayser le téléspec-tateur avec des changements trop rapides».Mais voilà qu'on lui propose un menu a forte sa-veur internationale.Un acheteur de Radio-Cana-da qui fréquente le MIP-TV de Cannes depuis 18 ans, m'expli-quait quant a lui que, au début quand il allait à Cannes, il ache-tait souvent des series «dans l'euphorie du voyage» et qu'à son retyor à Montreal, dégrisé, il se demandait quelle mouche avait bien pu le piquer pour acheter de tels produits.Mais la nouvelle vice-prési-dente du 10 n'a guère le choix: il lui faut des productions diffé-rentes, et rapidement.Il s'agit de remettre la station sur la mappe avec des émissions «qui feront parler d'elles».Et comme les téleromans bien de chez nous reviendront tous l'automne prochain, «par-ce qu'on était tellement pressés qu'on n'a pas eu le temps de s'occuper de ça», de dire Sylvie Lalande.les téléspectateurs ne se sentiront pas complètement dépayses.Coco Chanel a cote de Semi-detache.Formule I voisinant Chop Suey et Entre chien et loup.Tous les goûts sont dans la nature.Du moins, on le souhai-te.Paul Berval dans «Le Grand Remous» \u2022 Paul Berval jouera le rôle prin-cipal dans le nouveau téléroman de Mia Riddez.Le Grand Re-mous, qui doit prendre l'affiche à Radio-Canada en janvier 1989.Les episodes des deux pre-mieres saisons du Grand Re-mous, qui doit en durer trois, sont déjà écrits.Le teléroman ra-contera la vie de l'industriel Oc-tave Bellemare, a Rawdon dans la region de Lanaudière.Durant la premiere saison, il retracera la vie d'Octave entre l'age de 14 et de 45 ans; ensuite, l'action tournera autour des millions durement ga-gnés que des héritiers pressés vomiront faire fructifier plus vite.Mme Riddez.avait conçu le role principal pour lean Duceppe.son '^fê* EN TOURNEE ' ZD AVEC UN RÊvr; de Sacha Guitry ' Mise en scène: Janine Sutto avec Gé-rard Poirier, Christian* Pasqu'ier, Fran-çois Cartier, Roger ' Garceau.\\ Décor: .Marcel Dauphinais.Costumes: François Barbeau.Éclairages: Guy Simard.\u2022 _ j VILLES Saint-Félicien Vald'Or Rouyn Mont-laurier Maniwaki o m o o 9 9 « \u2022 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 O 9 9 \u201e:y 4664.rue St-Depis v' Métro Laùr/el, sortie Giltord LA REPRISE LA PLUS ATTENDUE! HUSK ^^^^^ I 4 MICHEL TREMBLAY ANDRÉ BRASSARD , .ovecRlTAaAFONWilsfâiÛE^RENAlîD; ANGÈLE COUTU; NORMAND LÉVESQUE, \u2022 PATRICE CD QU* E R EA U; '0 AN (ELLE BERGERON, SOPHIE HÉLÈNE LORAIN \u2022 decor-MARTIN FERLAÇJO §s|||FRANÇOtS BARBEAU éclairage CLAUDE ACCOLAS - AU THÉÂTRE OUTREMONT 1248 av.Bernard ouest, Outremont'273-2W5'vBilïet$ en vente au théâtre et à tous les comptoirs Ticketron 288-2525 , envoyée spéciale La Pre»e » CANNES V THEATRE DU RIDEAU VERT direction yvette brtndamour mercedei palomino ',.\"'\u2022'\"' aulVflP-TV88 Radio-Canada d'ailleurs affir-mait, via Robert Roy, son direc-teur de la programmation, avoir refuse formule I parce que trop commercial \u2014 les pi-lotes et les bolides sunt bardes de publicité \u2014 et Coco Chanel parce que pas assez québécois.Du temps des anciens pro-priétaires, le 10 était aussi qué-bécois qu'une assiettée de fèves au lard.Même plus encore.Voi-la que la nouvelle vice-prési-dente, Sylvie Lalande, lance l'entreprise sur la carte du mon-de.Reste à savoir si les téléspec-tateurs aimeront cette nouvelle approche.C'est encore notre bon vieux 10 qui diffusera la nouvelle comédie dramatique écrite sous la direction de Guy lournier.dont les episodes se dérouleront \\DATES 7 mai 12 mai 15 mai 18 mai 19 mai TEL.679-0251 I 825-3060 762-0777 623-5231 449-4800 I Le Reine Elizabeth on nun- THÉÂTRE \u2022 v VRIt ris .GOURMANDISES présente UNE RETROSPECTIVE MUSICALE EBLOUISSANTE Mise en scène: René-Daniel Dubois GUY NADON MARC BËLAND JEAN-YVES GAUDREAULT SYLVIE PROVOST AW.'i TANGUAY | 8AH3EAU i§»l£NAFK> mi DU CANCAN AU CHARLESTON .I s l'N.j.nn I IONS Dl i » HI il l IPOÙul INC-' Sylvie Lalande et Pierre Nadeau 0*Cuf S v-^ SP£C?.«V.Ï Réservations de 12h a.i9h 844-1793 **' 861-3511 E puisque dans les scènes avec sa femme (la comedienne Andée Cousineau) il parle avec notre accent.Mais ça restera une série a saveur très européenne.I t puis, chic du chic, le 10 embarque dans la coproduction Coco Chanel.On a beau dire que c'est avec Geneviève Bu-jold.il n'y a rien de moins qué-bécois que cette production qui sera réalisée par un Canadien anglais de Toronto, écrite par un autre du même metal et tournée en Europe.a Montreal (plus précisément a Outremont) et à Paris.Le téle-roman s'appelle pour le mo-ment Buby Boomers et parle de-là generation de soixante-hui-lards.l'imagine que la dame de la rue Panel, comme on déciit la téléspectatrice typique du 10, devra se faire expliquer ce que sont les Baby Boomers et enco-re plus les soixante-huitards.Autre surprise, le 10 copro-duira une série de Daniel Berto-lino.l'homme des Légendes du monde, du Défi mondial et au- «acteur-fétiche» qui avait joué dans deux autres de ses teléro-mans, Rue des Pignons et Le temps d'une Paix.M.Duceppe a toutefois dù y renoncer pour des raisons tie santé; de plus, il a l'in-tention de partir en tournée a l'automne avec sa compagnie qui jouera Douze hommes en colère.Avant de contacter M.Berval.on avait pressenti lacques Godin.mais celui-ci n'a pu accepter à cause d'engagements pris anté-rieurement.Lorraine Pintal.le réalisatrice du teléroman, a aussi confirmé à La Presse que Beatrice Picard tiendrait le role de Flore Dudo-mainc.l'autre personnage princi-pal du Grand Remous.Paul Berval Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Daniel Lomay 16:30 CD Q _ CTV Sports Special Le Derby du Kentucky, la premiere course de l;i Tri-pic couronne, en direct du Churchill Downs de Louisville.Un tour dans les coulisses de cet événe-ment fastueux qui intéres-sera même les profanes.Le depart sera donne u 17 h 50.18:05 0 « CD \u2014 impact Surtout pour le peintre I ernund Leduc qui.il y a 40 ans.a signé le manifes-te du Refus global, un do-cument qui a marque un tournant dans l'histoire culturelle du Québec, Trois ans après la Guerre, douze ans avant la Revo-lution tranquille.71:00 CO CO M E0 i4 \u2014 «Le bon plaisir» Le Président de la Repu-blique française (lean-l.ouis Trintignant), son ancienne maîtresse (Ca-therine Deneuve) et une lettre qu'elle lui a écrite mais qui est tombée en de mauvaises mains.Un gen-re où les I tançais excel-lent.Fernand Leduc 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 0 Impact (IthOS) Samedi de nrc Les Grands Films: \"Amos\".Le Téléjoumal \"Femme fi'c\"(22h45) 2.CES Evening News Disney: Castaway Cowboy (Ire de 2).High Mountain Rangers Tour ol Duty West 57 th [g Mama's Family Simon and Simon The Facts ol Lite 227 The Golden Girls Amen Hunter o Week in Parliament Road to Seoul Front Page Challenge Overdrawn at the Memory Bank Dallas o \"Météore\" (17h) Eden Cinema du samedi: ' Ca n'arnve qu'a moi''.Performance Surlacolline Lotto o Météore\" |17h| Eden Cmema ou samedi: \"Ca n'arrive qu'à moi\".Performance Sur la collme Lotto Q Regnal Contact Star Trek: The Next Generation Dolly Academy Performance: \"Trie Caine Mutiny Court-Martial\".6 ABC Weekend News Star Search Dolly ' Ohara Spenser For Hire ± Impact (I6rt05t Samedi de nre Les Grands Films: \"Amos\".Le Tèlejoumal Equipedenuit(22h45) CD \"DO Eioress (18h) Eden Cinéma du samedi: \"Ca n arrive qu'à moi\".' Justice pour tous Surlacollme Lotto (B F'tteen Mr.President Second Chance Dolly Academy Performance: \"The Cain?Mutiny Court-Martial\".CD Impact |i8h05| Samedi de we Les Grands Films: \"Amos\".Le Téiejournai I Equipedeniiil|22h»5l (D A plein temps Videotour Porter pourparler: maladie des hauts £ ba3.Cinema: \"Le Bon Plaisir\".œ Sea Hunt Star Trek: The Nert Generation Dolly Ohara Spenser For Hire 6D Profiles ot Nature Doctor Who Training Dogs Moine: \"The Gay Divorcee '\u2022 Conversaiionsi21h$C \"l'erncni Irene Castle' œ Lawrence Wei»|l8h) Austin City Limits Live from Lincoln Center Scmeo and Juliet.œ Viow! (ISh) Patrouille du cosmos Hockey, les Red Wings de Detrc: vs les Oilers d'Edmonton (3e).m innovation North Country Review The McLaughlin Group Live Iron Lmco'n Center.Romeo and Ju'iel.© Reportages Un eteaui amandiers Edition speckle: le Travail sans la «ante.Peninsula- |20h25) F;ce a (ace: Raoul Run.Le Journal Radio France \u2022 v/hanceme-t is dernière heure. La chroniqiie des arts ARTS PLASTIQUES ourquoi Borduas ?« l'arec que c'est le plus grand peintre Ca-nadien du vingtième siècle», repond Pierre l'hé-berge, le directeur du Musée des beaux-arts de Montréal.Il parle de sa peinture, mais pense à son rôle.Comme le fait le responsable de l'exposition, François-Marc Gagnon, en me disant qu'il a « été * le premier chez nous a faire le lien entre la pein-ture et la politique ».Comme le fait Claude Gosselin, orphelin des Cent jours d'art contemporain, en me répondant d'emblée : « C'est quelqu'un qui s'est tenu debout ».Ce fameux « rôle » de Borduas \u2014 « c'est lui », martèle Pierre Thcbcrge d'une voix changée par l'émotion, « qui a écrit Refus global, qui a inventé l'automatisme, qui a perdu sa job » \u2014 a-t-il occulte sa peinture ?Bien au contraire, semble-t-il, en faisant pour nous de Paul-I mile Borduas « une personne », dira encore le directeur du mu-sée, bissant sans le savoir l'humble témoignage d'un de ses gar-diens qui confiait a locelync Lepage.« c'est un peu comme Félix Lcclerc ».Un peu comme si 28 ans après la mort de l'artiste exilé, 40 ans après le manifeste du « politique » ostracise, les Québécois se dé-couvraient pour cet homme qu'ils n'ont pour la plupart pas con-nu, un attachement qui ressemble en effet à celui qu'ils vouent à Félix Lcclerc.et à Rene Lévesquc.« Il est temps, me disait Pierre 'l'héberge, qu'une nouvelle gé-nération le découvre.On en parle dans les écoles, mais son oeu-vre n'est pas vue.Sans compter que 28 ans après sa mort, on peut la regarder avec plus d'objectivité.Les débats des années 40/50 sont finis.» On pense évidemment au contexte de la publication de Refus global, à des débats politiques, sociaux, religieux.Mais n'ou-blions pas non plus le débat sur la peinture même \u2014 sur le sur-réalisme, le cubisme, l'abstrait, le non-figuratif, le minimalisme, etc.\u2014, qui s'est prolongé même clans le Ouébec de la Révolution tranquille.Mais Picasso a fini par être digéré.On peut même dire de la peinture du 2l>' siècle qu'elle est entrée dans les moeurs, jusqu'à être récupérée \u2014 dans ses apparences les plus superficielles en tout cas \u2014 par les peintres du dimanche et les fabricants de dé-cors pour nos maisons modernes.Aujourd'hui, tout le monde peut être sensible à un tableau comme l'Étoile noire de Borduas.Même les recherches plus con-temporaines de Betty Goodwin \u2014 qui ont attiré ectie saison 41 170 visiteurs au Musée des beaux-arts, un score impensable, non seulement du temps de Borduas, mais il y a quelques années encore \u2014, n'effarouchent plus.Le débat s'est porté ailleurs, sur l'art de pointe, le genre de sculptures, installations et peintures qu'on retrouvait par exemple au Cent jours d'art contemporain ces trois dernières années, ou que l'on retrouvera cet été à la Biennale de Venise.Peut-être davantage encore, le débat s'est porté sur le finance-ment des arts, sur les équipements, la compétition avec Toronto l'exportation des oeuvres sur les marchés étrangers.Il y a un certain paradoxe en effet a ce qu'une société qui peut aujourd'hui accueillir aussi tranquillement \u2014 on attend 200 000 visiteurs à l'exposition Borduas \u2014 son genial paria, et qui lui est reconnaissante du rôle capital qu'il a joué dans son ouverture sur le 2l>' siècle et sur le monde, semble en même temps si peu inté-ressée par la continuation de ce qu'il a entrepris.Ht même, à certains égards, par le rôle unique de carrefour de l'art contem-porain que Montréal pourrait jouer sur la scène internationale.et joue déjà, avec ses faibles moyens, a cause de l'archarnement personnel de ses artistes et de ses entrepreneurs.Les articles d'André Noel sur Toronto, que Lu Presse publiait récemment, ont eu sur plusieurs l'effet d'un électrochoc.|e suis plus frappe par l'incroyable vitalité artistique du Québec, et sur-tout du Montréal d'aujourd'hui, dans presque tous les domaines : festivals de cinema, de jazz, de musique ( Lanaudiére ), de nouvel-le danse et de theatre, OSM, coups fumants du Musée des beaux-arts, best-sellers, disques d'or et de platine, programmation de cinema et de théâtre presque sans équivalents ailleurs en Améri-que du Nord, le Canada représenté à Venise par deux Montréa-lais, etc., etc.Et ça, il y a à Toronto des personnes qui le savent et nous l'envient.tt ça.nous savons à Montréal que ça se fait malgré le manque d'argent et d'équipements, la lenteur et l'indécision des pouvoirs publics, et le règne du régionalisme et de l'esprit de quartier.Parce que nous avons pleins de fous de talents pour faire aboutir les projets et un public pour les suivre.In trois ans seulement, les Cent (ours d'art contemporain ont fait des miracles pour les Borduas d'aujourd'hui.Faute d'un lieu, les voila arrêtés sur leur lancée.On sait que Claude Gosselin va continuer.Comme Losique a continué avec son festival de cinéma et Mi-lliard avec son festival de ja//.malgré les coups durs de toute sorte.C'est le Déclin, le Zoo, les films de Rock Deniers qui sou-tiennent pour l'instant le cinema canadien.On a tous entendu leurs appels au secours devant les aberrations du système de fi-nancement.On sait qu'ils vont continuer.On a tous suivi la bataille de l'agrandissement du Musée des beaux-arts, et vu triompher les partisans des vieilles pierres.Comme si les touristes allaient venir à Montréal pour visiter un édifice un peu vieux et pas trop laid.Mais non : ils vont se garro-cher en Italie voir les merveilles qu'en d'autres temps les princes confiaient aux architectes d'avant-garde de l'époque, qui s'appe-laient Michel-Ange et Vinci.A la réflexion, les débats de l'époque Borduas ne sont peut-être pas finis.Les soutanes sont parties, le cléricalisme est resté.Nos cinéastes, nos architectes, nos sculpteurs, nos dramaturges, nos comédiens, nos entrepreneurs culturels se battent toujours pour des « un pour cent », des lieux, des appuis, une langue, la recon-naissance.Pendant que les administrations regardent passer le train, trop contentes de n'avoir qu'à faire la distribution des mé-dailles quand, d'aventure, il rentre en gare quand même.Heu-reusement qu'il est conduit par des Borduas! L'équipe des pages Arts, Lettres, Spectacles et Télévision de La Presse Direction et coordination Claudette Tougas, directrice adjointe de l'Information.Bruno Dostie, chef de division.Louise Cousineau, chef de section Ra-din, télévision et Communications.Mario Roy.chef de section Musique, Spectacles et Politiques culturelles Fleurette Bélanger et Nicole St-Germain, secretaires tie redaction.Journalistes permanents lean Beau noyer: I beat te.Serge Dussault: Cinéma.Claude Gin gras; Musique.Denis Lavoie: Chanson et Comédie musicale.Da niel Lemay: Radio et Télévision, locclyne Lepage: Arts plasti-cines.Reginald Martel: Littérature.Luc IVrrcault: Cinema et Vidéo.Alain de Rcpentigny: Rock et Vidéoclips.Pupitre |ean Claude Dussault.Michel Hotte, Gilles Praite.Collaborateurs réguliers |can Basile; 1 ssais.Jacques Benoit: Vin.Bruno Bisson: Appa-reils stéréo.Danielle Bouucau: Rock.Pascale Breniel: Danse.Alain Brunei: la// et Nouvelle musique, lean Dumoiil: Galeries d'art, laïques I olch-Ribas: Littérature française.Gilbert Grand: Roman policier.Francinc Grimaldi: Actualité artistique.Pierre llnet Bande dessinée.Françoise Kaylcr: Restaurants.Robert Maillotiv Appareils photo.André Noel: Livres pour enfants.Francinc Osborne: Romans en traduction.Louis-Bernard Kobi-taillc el Rene \\ i.'ui: a Paris.Gilles Toupin: Poésie.Il a aidé le Québec à sortir du ghetto Gagnon, étaient offertes il y a trente, quarante ans, pour mille fois moins.Le Musée du Québec a paye récemment $550 000 une toile importante de l'artiste.L'accent mis ainsi sur les expo-sitions de Borduas a permis de faire venir au Musée des oeuvres de collectionneurs privés qu'on a rarement l'occasion de voir, et ne nuit en rien au caractère rétro-spectif de l'exposition.Cela vient en outre nous rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, les lieux d'expo-sition étaient plutôt rares a Mont-réal.Un musée privé, certes, une ou deux galeries, mais surtout des halls de grands magasins, des par-loirs de séminaires, des salles mu-nicipales, des foyers de theatre et des maisons privées.Du Moyen-Âge a l'ère moderne Ce que l'on retient peut-être le plus de cette grande rétrospec-tive, c'est l'incroyable chemin parcouru par Borduas depuis l'époque où il était peintre d'égli-se jusqu'aux oeuvres dépouillées de ses dernières années à Paris où l'artiste s'inscrit clans les courants européens et américains les plus avancés.Comme s'il était passé du Moyen-Âge à l'époque moderne en deux ou trois batte-ments d'ailes surréalistes.Si le premier voyage de Bor-duas à Paris, à la fin des années vingt, n'a pas eu sur lui l'effet li-bérateur qu'il a eu sur Pellan, l'autre grand pionnier de l'art moderne au Canada, on peut dire qu'il a mis les bouchées doubles, quelque dix ans plus lard.fin parcourant les salles où se succèdent les différentes étapes de la demarche de Borduas, des-sins religieux et académiques, « Il est difficile d'imaginer au-jourd'hui comment était le Que-bec des années quarante, dit-il en-core.Étouffant, fermé sur lui-même.\" serré de près aux soutanes\", disait Borduas.et \"tenu a l'écart de l'évolution uni-verselle de la pensée\".Le Québec apparaissait a Borduas comme une sorte de ghetto.Quand il par-le des \"perles incontrôlables qui suintent des murs\", il fait allu-sion à ces livres interdits, mis à l'Index, qui venaient d'ailleurs, et auxquels sa pensée doit beau-coup.» Bref, Borduas a aide le Québec à sortir du ghetto, à s'ouvrir sur le monde.St-Hilaire, Montréal, New York, Paris.L'importante rétrospective que lui consacre le Musée propose un cheminement facile à suivre, axé autour des quatre lieux où Bor-duas à vécu : Saint-Hilaire, où il est né et a travaillé auprès d'Ozias Leduc, Montréal, New York et Paris.Les 150 tableaux et quelques dessins, aquarelles et sculptures qui ponctuent ce parcours ont la particularité d'avoir fait partie des expositions auxquelles Bor-duas a participé de son vivant.Il s'agit donc d'oeuvres que Borduas avait choisi de montrer au public, qui furent vues, commentées et souvent achetées.On retrouve les commentaires de l'époque dans le 10.48 ou Reunion des trophées (1948).iQuiiizaine internationale du théâtre/Québec 27 MAI AU 11 JIM 1 BULGARIE/SOFIA ALLEMAGNE/ DUSSELD0RF Der tropische baum iL'arbrc des tropiques) AUTEUR: Mie> Mishima MISE EN SCÈNE: Werner Schrcïtct COMPAGNIE : Dusseldorfer Schaiispiclhaus DATE: S-'î-lO juin (1011 S\\LLE: Ocuve-Crcmazie, Grand Thème Quand, d'aventure, le train entre en gare.BRUNO DOSTIB \u2022 -i 1 * 1 .1 Une des oeuvres les plus célèbres de Borduas, L'étoile noire (1957).catalogue, de même que certaines listes de prix.Pour tout vous dire, les peintu-res de Borduas qui se vendent au-jourd'hui en moyenne entre $150 000 et S200 000, selon M.SUITE DE LA PACEE1 Détail du Portrait de Cabrielle Borduas (1940).SUITE A LA PACE E 5 JAPON/TOKYO utt CHORÉGRAPHIE: Ko Mutobushi avec Culotta llseda COMPAGNIE: Ariataie DATE: S-9 juin/22 H mil juin/' 19 11 SALLE: Bibliothèque Gabrielle-Koy FRANCE/PARIS Leopold le bien-aimé AUTEUR: lean Sarment MISE EN SCÈNE: Georges Wilson COMPAGNIE: Théâtre de l'Oeuvre DATE : 27-28-29 mai/20 H SALLE: Ocuve-Crcmazfe Grand Théâtre fc?Cohabitation nocturne AUTEUR: Margarit Minkov MISE EN SCENE: damai Markov COMPAGNIE: Théâtre de l'année d.i peuple DATE: 2-3 juin/Il H \u20221 juin/22 H SUIE: Imptanthi'dîte i Théâtre satirique contemporain Comédie romantique.Ballet-théâtre r A Théâtre pour adultes seulement ECONOMISEZ AVEC LA CARTE-THEATRE Caries et billets en vente dès maintenant Programmation complète disponible .m kiosque Billet Plus N.B.: Rien d'auues a payer.Les Irais de hUettere sont déjà indus dans le prix de chaque carte-théâtre.Globe frotter: Valeur de 225 S peur 130 S ProCarte: Valeur de 75 S pou; -t-l î Plu; un ne'M places limitées) Pour les artisans du milieu U Quinzaine internationale est subventionnée par: le ministère des Communications (Canad.!) Le mnistère des Affaires culturelles iCurlrt) le ministère du Tourisme (Oueret) Première classe: Udrur de 75 S pour M $ Classe économique: Valoir de 65 S pour S0 $ TACK) cm.Canadien LE SOl.EIL Inter Canadtai \u2022 Util II 111 II 11 1.11111 BILLET PLUS COMPlEH OtSJJROINS mu » : 11 J 111 En Collaboration avec: LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 MAI 1988 E 3 E2 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 7 MA11988 Louise Cousineau envoyée spéciale La Presse a CANNES Le canal 10 se lance dans le chic Radio-Canada d'ailleurs affir-mait, via Robert Roy, son direc-teur de la programmation, avoir refusé Formule I parce que trop commercial \u2014 les pi-lotes et les bolides sont bardés de publicité \u2014 et Coco Chanel parce que pas assez québécois.Du temps des anciens pro-priétaires, le 10 était aussi qué-bécois qu'une assiettée de fèves au lard.Même plus encore.Voi-là que la nouvelle vice-prési-dente, Sylvie Lalandc, lance l'entreprise sur la carte du mon-de.Reste à savoir si les téléspec-tateurs aimeront cette nouvelle approche.C'est encore notre bon vieux 10 qui diffusera la nouvelle comédie dramatique écrite sous la direction de Guy Fournier, dont les épisodes se dérouleront Daniel Bertolino tre matériel radio-canadien et québécois.C'est une série sur la santé qu'animera fort probable-ment la nouvelle vedette de TM, Pierre Nadeau.Il n'y a pas si longtempos, un représentant du 10 m'expli-quait que sa station progressait à pas de tortue parce qu'il ne fallait « pas dépayser le téléspec-tateur avec des changements trop rapides».Mais voilà qu'on lui propose un menu à forte sa-veur internationale.Un acheteur de Radio-Cana-da qui fréquente le M1P-TV de Cannes depuis 18 ans, m'expli-quait quant à lui que, au début quand il allait à Cannes, il ache-tait souvent des séries «dans l'euphorie du voyage» et qu'à son retyor à Montréal, dégrisé, il se demandait quelle mouche avait bien pu le piquer pour acheter de tels produits.Mais la nouvelle vice-prési-dente du 10 n'a guère le choix: il lui faut des productions diffé-rentes, et rapidement.Il s'agit de remettre la station sur la mappe avec des émissions «qui feront parler d'elles».Et comme les téléromans bien de chez nous reviendront tous l'automne prochain, «par-ce qu'on était tellement pressés qu'on n'a pas eu le temps de s'occuper de ça», de dire Sylvie Lalande, les téléspectateurs ne se sentiront pas complètement dépaysés.Coco Chanel à côté de Semi-détaché, Formule I voisinant Chop Suey et Entre chien et loup.Tous les goûts sont dans la nature.Du moins, on le souhai-te.\u2022 \u2022 Paul Berval dans «Le Grand Remous» «acteur-fétiche» qui avait joué dans deux autres de ses téléro-mans.Rue des Pignons et Le temps d'une Faix.M.Duceppe a toutefois dû y renoncer pour des raisons de santé; de plus, il a l'in-tention de partir en tournée à l'automne avec sa compagnie qui jouera Douze hommes en colère.Avant de contacter M.Berval, on avait pressenti Jacques Godin.mais celui-ci n'a pu accepter à cause d'engagements pris anté-rieurement.Lorraine Pintal, le réalisatrice du téléroinan, a aussi confirmé à La Presse que Béatrice Picard tiendrait le rôle de Flore Dudo-mainc.l'autre personnage princi-pal du Grand Remous.V THEATRE DU RIDEAU VERT direction yverte brind'amour mercedet palomino BEING HT HOME .AUDE de MICHEL TREMBLAY me en ne ANDRE BRASSARD avec RITA LAFDNTAflME; GILLES RENAUD; ANGÈLE COUTU; NORMAND LÉVESQUE.PATRICE CDQUEREAU.DANIELLE BERGERON.SOPHIE-HÉLÈNE LORAIN décor.MARTIN FER LAND costumes FRANCOIS BARBEAU «louage CLAUDE ACCOLAS AU THÉÂTRE OUTREMONT 1248 av.Bernard ouest, Outremont'273-2525^Billets en vente au théâtre et à tous les comptoirs Ticketron 288-2525 RACK) CITE WËtm auMIP-TV 88 \"\"Jïfe* EN TOURNÉE.è£0 AVEC UN RÊVE de Sacha Guitry 1 Mise en scène: Janine Sutto avec Gé-rard Poirier, Christiane Pasquier, Fran-çois Cartier, Roger Garceau.Decor: Marcel Oauphinais.Costumes: François Barbeau.Eclairages: Guy Simard.4664.rue St-Denis Métro Laurfet, sortie Gillord Réservations do I2h n I9h 844-1793 m maginez quelqu'un que vous I connaissez depuis trente ans et que vous avez toujours vu en jeans, T-shirt et mocassins.Et puis un soir, wow! cette person-ne est en tenue de soirée, sou-liers vernis et tout! Voilà ce qui arrive à notre Télé-Métropole nationale, la station des Tannants, d'Épopée Rock et de L'Or du temps, tou-tes des émissions qui représen-tent notre substantifique moel-le.Notre 10 se lance dans la co-production internationale.Formule I, d'après ce que nous avons pu voir à Cannes, sera beaucoup plus français quye québécois, même que notre Serge Dupire s'est laissé emporter durant le tournage et qu'il s'est mis à parler pointu.Ce sera corrigé au doublage et on le refera parler québécois.Sylvie Lalande et Pierre Nadeau 4 LA REPRISE LA PLUS ATTENDUE ! DÈS LE 6 SEPTEMBRE \u2014.me le Pw* * JI BeW»une puisque dans les scènes avec sa femme (la comédienne Andée Cousineau) il parle avec notre accent.Mais ça restera une série à saveur très européenne.Et puis, chic du chic, le 10 embarque dans la coproduction Coco Chanel.On a beau dire que c'est avec Geneviève Bu-jold.il n'y a rien de moins qué-bécois que cette production qui sera réalisée par un Canadien anglais de Toronto, écrite par un autre du même métal et tournée en Europe.à Montréal (plus précisément à Outremont) et à Paris.Le télé-roman s'appelle pour le mo-ment Baby Boomers et parle de la génération de soixante-hui-tards.J'imagine que la dame de la rue Panel, comme on décrit la téléspectatrice typique du 10, devra se faire expliquer ce que sont les Baby Boomers et enco-re plus les soixante-huitards.Autre surprise, le 10 copro-duira une série de Daniel Berto-lino, l'homme des Légendes du monde, du Défi mondial et au- \u2022 Paul Berval jouera le rôle prin-cipal dans le nouveau téléroman de Mia Riddez, Le Grand Re-mous, qui doit prendre l'affiche à Radio-Canada en janvier 1989.Les épisodes des deux pre-mières saisons du Grand Re-mous, qui doit en durer trois, sont déjà écrits.Le téléroman ra-contera la vie de l'industriel Oc-tave Bellemare, à Rawdon dans la région de Lanaudière.Durant la première saison, il retracera la vie d'Octave entre l'âge de 14 et de 45 ans; ensuite, l'action tournera autour des millions durement ga-gnés que des héritiers pressés voudront faire fructifier plus vite.Mme Riddez avait conçu le rôle principal pour Jean Duceppe, son Paul Berval Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Daniel Le may 16:30©® \u2014CTV Sports Special Le Derby du Kentucky, la première course de lu Tri-ple couronne, en direct du Churchill Downs de Louisville.Un tour dans les coulisses de cet événe-ment fastueux qui intéres-sera même les profanes.Le depart sera donne ù 17 h 50.18:05 0iB(D - Impact Surtout pour le peintre Fernand Leduc qui.il y a 40 ans, a signé le manifes-te du Refus global, un do-cument qui a marque un tournant dans l'histoire culturelle du Québec.Trois ans après la Guerre, douze ans avant la Révo-lution tranquille.21:00 OB (D @ QD (3 \u2014 «Le bon plaisir» Le President de la Répu-blique française (|ean-Louis Trintignant), son ancienne mai tresse (Ca-therine Deneuve) et une lettre qu'elle lui a écrite mais qui est tombée en de mauvaises mains.Un gen-re où les Français excel-lent.Fernand Leduc 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 0 Impact (18h05) Samedi de rire Les Grands Films: \"Amos\".Le Téléjoumal \"Femme flic\" (22h45) QD CBS Evening News Disney: Castaway Cowboy (Ire de 2).High Mountain Rangers Tour of Duty West57th ® Mama's Family Simon and Simon The Facts ol Life 227 The Golden Girls Amen Hunter o Week in Parliament Road to Seoul Front Page Challenge Overdrawn at the Memory Bank Dallas o \"Météore\" (17h) Eden Cinéma du samedi: \"Ca n'arrive qu'à moi'1, i Performance Sur la colline lotto Ql \"Météore\" (17h) Eden Cinéma du samedi: \"Ça n'arrive qu'à moi\".Performance Surlacolline/Lotto O Regional Contact Star Trek: The Next Generation Dolly Academy Performance: \"The Came Mutiny Court-Martial\".OD ABC Weekend News Star Search Dolly Ohara Spenser For Hire es Impact (1Bh05) Samedi de rire Les Grands Rims: \"Amos\".' '' Le Téléjoumal Equipe de nuit (22h45) CD PopExpress(IBh) Eden Cinéma du samedi: \"Ça n'arrive qu'à moi\".' Justice pour tous Surlacolline/Lotto CD Fifteen Mr.President Second Chance Dolly Academy Performance: \"The Came Mutiny Court-Martial\".QD Impact (IBhOS) Samedi de nre Les Grands Films: \"Amos\".j Le Téléjoumal Équipe de nuit (22M5) CD A plein temps Vidéotour Parlerpourparler: maladiedcshauls 4 bas.Cinéma: \"Le Bon Plaisir\".© Sea Hunt Star Trek: The Next Generation Dolly Ohara Spenser For Hire Profiles of Nature Doctor Who Training Dogs Motie: \"The Gay Divorcee\".Conversations (21 h50) \"YemonS Irene Castle'' SE) Lawrence Welk(18h) Austin City Limits Live from Lincoln Center Romeo and Juliet.es Wow!(18h) Patrouille du cosmos Hockey: les Red Wings de Détroit vs les Oilers d'Edmonton 13c).Innovation North Country Review The McLaughlin Group Live from Lincoln Center: Romeo and Juliet.CD Reportages Un été aut amandiers Edition spéciale: le Travail sans la santé.Peninsula.(20h25) Face a face: Raoul Ruiz.Le Journal Radio France » Changement de dernière heure. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 E 3 ARTS PLASTIQUES La chronique des arts j Pourquoi Borduas ?« Parce que c'est le plus grand peintre Ca-nadien du vingtième siècle », répond Pierre Thé-berge, le directeur du Musée des beaux-arts de Montréal.Il parle de sa peinture, mais pense à son rôle.Comme le fait le responsable de l'exposition, François-Marc Gagnon, en me disant qu'il a « été \u2022 le premier chez nous à faire le lien entre la pein-ture et la politique ».Comme le fait Claude Gosselin, orphelin des Cent jours d'art contemporain, en me répondant d'emblée : « C'est quelqu'un qui s'est tenu debout ».Ce fameux « rôle » de Borduas \u2014 « c'est lui », martèle Pierre Théberge d'une voix changée par l'émotion, « qui a écrit Refus global, qui a inventé l'automatisme, qui à perdu sa job » \u2014 a-t-il occulté sa peinture ?Bien au contraire, semble-t-il, en faisant pour nous de Paul-Ëmile Borduas « une personne », dira encore le directeur du mu-sée, bissant sans le savoir l'humble témoignage d'un de ses gar-diens qui confiait à (ocelyne Lepage, « c'est un peu comme Félix Lcclcrc ».Un peu comme si 28 ans après la mort de l'artiste exilé, 40 ans après le manifeste du « politique » ostracise, les Québécois se dé-couvraient pour cet homme qu'ils n'ont pour la plupart pas con-nu, un attachement qui ressemble en effet à celui qu'ils vouent à Félix Leclerc.et à René Lévesquc.« Il est temps, me disait Pierre Théberge, qu'une nouvelle gé-nération le découvre.On en parle dans les écoles, mais son oeu-vre n'est pas vue.Sans compter que 28 ans après sa mort, on peut la regarder avec plus d'objectivité.Les débats des années 40/50 sont finis.» On pense évidemment au contexte de la publication de Refus global, â des débats politiques, sociaux, religieux.Mais n'ou-blions pas non plus le débat sur la peinture même \u2014 sur le sur-réalisme, le cubisme, l'abstrait, le non-figuratif, le minimalisme, etc.\u2014, qui s'est prolongé même dans le Québec de la Révolution tranquille.Mais Picasso a fini par être digéré.On peut même dire de la peinture du 20e siècle qu'elle est entrée dans les moeurs, jusqu'à être récupérée \u2014 dans ses apparences les plus superficielles en tout cas \u2014 par les peintres du dimanche et les fabricants de dé-cors pour nos maisons modernes.Aujourd'hui, tout le monde peut être sensible à un tableau comme I Étoile noire de Borduas.Même les recherches plus con-temporaines de Betty Goodwin \u2014 qui ont attiré cette saison 41 170 visiteurs au Musée des beaux-arts, un score impensable, non seulement du temps de Borduas, mais il y a quelques années encore \u2014, n'effarouchent plus.Le débat s'est porté ailleurs, sur l'art de pointe, le genre de sculptures, installations et peintures qu'on retrouvait par exemple au Cent jours d'art contemporain ces trois dernières années, ou que l'on retrouvera cet été à la Biennale de Venise.Peut-être davantage encore, le débat s'est porté sur le finance-ment des arts, sur les équipements, la compétition avec Toronto, l'exportation des oeuvres sur les marchés étrangers.11 y a un certain paradoxe en effet à ce qu'une société qui peut aujourd'hui accueillir aussi tranquillement \u2014 on attend 200 000 visiteurs ù l'exposition Borduas \u2014 son génial paria, et qui lui est reconnaissante du rôle capital qu'il a joué dans son ouverture sur le 20\"' siècle et sur le monde, semble en même temps si peu inté-ressée par la continuation de ce qu'il a entrepris.Et même, à certains égards, par le rôle unique de carrefour de l'art contem-porain que Montréal pourrait jouer sur la scène internationale.et joue déjà, avec ses faibles moyens, ù cause de l'archarnement personnel de ses artistes et de ses entrepreneurs.Les articles d'André Noël sur Toronto, que La Presse publiait récemment, ont eu sur plusieurs l'effet d'un électrochoc.|e suis plus frappé par l'incroyable vitalité artistique du Québec, et sur-tout du Montréal d'aujourd'hui, dans presque tous les domaines : festivals de cinéma, de jazz, de musique ( Lanaudière ), de nouvel-le danse et de théâtre, OSM, coups fumants du Musée des beaux-arts, best-sellers, disques d'or et de platine, programmation de cinéma et de théâtre presque sans équivalents ailleurs en Améri-que du Nord, le Canada représenté à Venise par deux Montréa-lais, etc., etc.Et ça, il y a à Toronto des personnes qui le savent et nous l'envient.Et ça, nous savons à Montréal que ça se fait malgré le manque d'argent et d'équipements, la lenteur et l'indécision des pouvoirs publics, et le règne du régionalisme et de l'esprit de quartier.Parce que nous avons pleins de fous de talents pour faire aboutir les projets et un public pour les suivre.En trois ans seulement, les Cent jours d'art contemporain ont fait des miracles pour les Borduas d'aujourd'hui.Faute d'un lieu, les voilà arrêtes sur leur lancée.On sait que Claude Gosselin va continuer.Comme Losique a continué avec son festival de cinéma et Si-mard avec son festival de jazz, malgré les coups durs de toute sorte.C'est le Déclin, le Zoo, les films de Rock Demers qui sou-tiennent pour l'instant le cinéma canadien.On a tous entendu leurs appels au secours devant les aberrations du système de fi-nancement.On sait qu'ils vont continuer.On a tous suivi la bataille de l'agrandissement du Musée des beaux-arts, et vu triompher les partisans des vieilles pierres.Comme si les touristes allaient venir à Montréal pour visiter un édifice un peu vieux et pas trop laid.Mais non : ils vont se garro-cher en Italie voir les merveilles qu'en d'autres temps les princes confiaient aux architectes d'avant-garde de l'époque, qui s'appe-laient Michel-Ange et Vinci.A la réflexion, les débats de l'époque Borduas ne sont peut-être pas finis.Les soutanes sont parties, le cléricalisme est resté.Nos cinéastes, nos architectes, nos sculpteurs, nos dramaturges, nos comédiens, nos entrepreneurs culturels se battent toujours pour des « un pour cent », des lieux, des appuis, une langue, la recon-naissance.Pendant que les administrations regardent passer le train, trop contentes de n'avoir qu'à faire la distribution des mé-dailles quand, d'aventure, il rentre en gare quand même.Heu-reusement qu'il est conduit par des Borduas! L'équipe des pages Arts, Lettres, Spectacles et Télévision de La Presse Direction et coordination ClaudetteTougas, directrice adjointe de l'Information.Bruno Dostic, chef de division.Louise Cousineati.chef de section Ra-dio.Télévision et Communications.Mario Roy, chef de section Musique.Spectacles cl Politiques culturelles.Fleurette Bélanger et Nicole St-Germain.secretaires de redaction.Journalistes permanents lean Ueaunoycr: Théâtre.Serge Dussault: Cinema.Claude Gin gras: Musique.Denis Lavoie: Chanson et Comédie musicale.Da nid Lemay: Radio el Television, (occlyne Lepage: Arts plasti-ques.Reginald Martel: Littérature.Luc Perreault: Cinema et Video.Alain de Repentigny: Rock et Videoclips.Pupitre lean-Claude Dussault, Michel Hotte, Gilles Pratte.Collaborateurs réguliers Jean Basile: Essais, lacques Benoit: Vin.Bruno Bisson: Appa-reils stéréo.Danielle Bonncau: Rock.Pascale Bréniel: Danse.Alain Brunct: |azz Cl Nouvelle musique, lean Dumont: Galeries d'arl.lacques Folch-Ribas: Littérature française.Gilbert Grand: Roman policier.I rancine Grimaldi: Actualité artistique.Pierre Iliict: Bande dessinée.Françoise Kaylcr: Restaurants.Robert Mailloux: Appareils photo.André Noel: Livres pour enfants.Francine Osborne: Romans en traduction.Louis-Bernard Robi-taille el René Vian: à Paris.Gilles Toupin: Poésie.m Il a aidé le Québec à sortir du ghetto Gagnon, étaient offertes il y a trente, quarante ans, pour mille fois moins.Le Musée du Québec a payé récemment $350 000 une toile importante de l'artiste.L'accent mis ainsi sur les expo-sitions de Borduas a permis de faire venir au Musée des oeuvres de collectionneurs privés qu'on a rarement l'occasion de voir, et ne nuit en rien au caractère rétro-spectif de l'exposition.Cela vient en outre nous rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, les lieux d'expo-sition étaient plutôt rares à Mont-réal.Un musée privé, certes, une ou deux galeries, mais surtout des halls de grands magasins, des par-loirs de séminaires, des salles mu-nicipales, des foyers de théâtre et des maisons privées.Du Moyen-Âge à l'ère moderne Ce que l'on retient peut-être le plus de cette grande rétrospec-tive, c'est l'incroyable chemin parcouru par Borduas depuis l'époque où il était peintre d'égli-se jusqu'aux oeuvres dépouillées de ses dernières années à Paris où l'artiste s'inscrit dans les courants européens et américains les plus avancés.Comme s'il était passé du Moyen-Age à l'époque moderne en deux ou trois batte-ments d'ailes surréalistes.Si le premier voyage de Bor-duas à Paris, à la fin des années vingt, n'a pas eu sur lui l'effet li-bérateur qu'il a eu sur Pellan, l'autre grand pionnier de l'art moderne au Canada, on peut dire qu'il a mis les bouchées doubles, quelque dix ans plus tard.En parcourant les salles où se succèdent les différentes étapes de la démarche de Borduas, des-sins religieux et académiques, « Il est difficile d'imaginer au-jourd'hui comment était le Qué-bec des années quarante, dit-il en-core.Étouffant, fermé sur lui-même.\"serré de près aux soutanes\", disait Borduas, et \" tenu à l'écart de l'évolution uni-verselle de la pensée\".Le Québec apparaissait à Borduas comme une sorte de ghetto.Quand il par-le des \"perles incontrôlables qui suintent des murs\", il fait allu-sion à ces livres interdits, mis à l'Index, qui venaient d'ailleurs, et auxquels sa pensée doit beau-coup.» Bref, Borduas a aidé le Québec à sortir du ghetto, à s'ouvrir sur le monde.St-Hilaire, Montréal, New York, Paris.L'importante rétrospective que lui consacre le Musée propose un cheminement facile à suivre, axé autour des quatre lieux où Bor-duas à vécu : Saint-Hilaire, où il est né et a travaillé auprès d'Ozias Leduc, Montréal, New York et Paris.Les I30 tableaux et quelques dessins, aquarelles et sculptures qui ponctuent ce parcours ont la particularité d'avoir fait partie des expositions auxquelles Bor-duas a participé de son vivant.II s'agit donc d'oeuvres que Borduas avait choisi de montrer au public, qui furent vues, commentées et souvent achetées.On retrouve les commentaires de l'époque dans le 10.48 ou Réunion des trophées (1948 ).(Quinzaine internationale duthéâtre/Quékc 27 MAI AU 11 JIM I!! BULGARIE/SOFIA FRANCE/PARIS Cohabitation nocturne AUTEUR: Margarit Minkov MISE EN SCÈNE: riamen Markov COMPAGNIE: Théâtre de l'armec du peuple DATE: 2-3 juin/19 H \u20221 juin/22H SALLE: Implantheâtrc Théâtre satirique contemporain Quand, d'aventure, le train entre en gare.BRUNO DOBTIB \u2022 m Une des oeuvres les plus célèbres de Borduas, L'étoile noire (1957).catalogue, de même que certaines listes de prix.Pour tout vous dire, les peintu-res de Borduas qui se vendent au-jourd'hui en moyenne entre $150 000 et $200 000, selon M.SUITE DE LA PACE E1 Détail du Portrait de Cabrielle Borduas (1940).SUITE A LA PACE E 5 20 SPECT ACLES DES CONFÈRENT JAPON/TOKYO urt CHORÉGRAPHIE: Ko Murobushi avec Cailotia Ikeda- COMPAGNIE: Ariadone DATE: 8-9 juin/22 H 10-11 juin/1911 SALLE: Bibliothèque Gabrielle-ltoy ALLEMAGNE/ DUSSELDORF Der tropische banni (L'arbre des tropiques) AUTEUR: Yukio Mishima MISE EN SCÈNE: ESI Décor Claude Goyette Cos fumes Richard Lacroix Eclairages Dominique Gagnon Son Gaétan Lebœuf Règle André Naud Mireille Brullemans Serge Denoncourt Martin Drainvtllo Nathalie Dupont et le chat la nouvelle compagnie théâtrale et le théâtre Le Carrousel présentent 5 A de Marie-Claire B L AI S Mise en scène: Jacques C R E T E Plus de 20 comédi'eus sur scène Du 26 avril un 22 mai Un mardi au samedi ù 20//30 1237 Sunguinet, Montréal Réservations : 849-1164 DUCEPPE PRÉSENTE du 6 avril au 14 mai Une comédie dramatique de NEIL SIMON traduite par BENOIT GIRARD avec GILBERT TURP RAYMOND LEGAULT LOUISETTE DUSSAULT CHRISTIAN BEGIN MARC-ANDRÉ COALLIER ANNIE DE RAICHE PIPO GAGNON JEAN-PIERRE GONTHIER YVON ROY Théâtre Port-Royal Place des Arts Réservations téléphoniques: 'j 14 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 7 $ UN SUSPENSE POUR TOUT PUBLIC À PARTIR DE 14 ANS.8 DERNIÈRES Hélène Lasnier mise en scène Alain Grégoire eu 5 au 28 mal 1948 Réservations: (514) : Théâtre du Café de la Place Plaça des Arts Réservations téléphoniques.514 842-2112.Frais de service Redevance de 1 $ , sur tout billet de plus de 7$.Du mardi ou samedi : 20h.mardi, mercredi, jeudi:'10$, 12$ vendredi! samedi: 12$, 14$ Une production de la Société de la Place des Arts de Montréal mardi, mercredi, jeudi 1*h vendredi, samedi 20h3C Étudiants: 7$ (groupes 5$) Adultes: 11$&12$ Radio /haek mise en scène par GILBERT LEPAGE EN COLLABORATION AVEC CIITISI28 W * k B c ** '\u2022't\"t ! fib UNE COMÉDIE DRAMATIQUE SUR L'ALCOOLISME \"C'est l'illustration parfois comique, souvent tragique d'une démarche faite de succès fragiles et de chutes douloureuses pour se libérer de l'alcool.Une pièce grand public où le sujet est agréablement porté par deux sympathiques comé-diens.\" - FRANÇOIS HARVEY, MONTREAL CE SOIR \"Le message est très efficace.Toupin et Forget sont exceptionnels.\" - DANIEL GUÉRARD.BON DIMANCHE \"Un excellent tandem de comédiens.Robert Toupin démontre une fois de plus qu'il a du talent.Le ton est dur psi moment; il peut devenir par la suite humoristique ou basculer dans une certaine tendresse.C'est un spectacle qui plaira à la majorité des gens.\" \u2014 CARMEN MONTESSUir, LE JOURNAL DE MONTRÉAL \"Les comédiens sont excellents.La pièce pourrait remporter un beau succès.À cause de Forget évidemment et parce que le théâtre a rarement traité de l'alcoolisme.\" _ JEAN BEAUN0YERM PRESSE 24 AU 28 MAI PRESENTEMENT EN VENTE L5S;L'['.'E'.TS PREFERES OESEWiTS' présente (version tiançaisc Samedi, 7 mai 11h.13h&15h tTtTsauOS EN VENTE AU GUICHET DU THEATRE OUTREMONT.A TOUS LES COMPTOIRSTICKETRON OU PAR TELETRON AU 268-2525 (\u2022 tain S^H n M i\\A E-§ LOUISE ROY ' t.v.r EN SCFtlÉ.GILBERT Lf.l'AGE sin**-: «SIAURANTB»» THlAUt îora b°ui St'UnèM,«ommi mxm | diraclion jrlitliqur lt Minuliclure CKAC«73 JUSQU'AU AU 22 MAI JOHN FOHD NOUtlAN BJ FESTIVAL fAONDIAL PRESENTE LE M &m&8r \u2022» * ou OING ET DONG 19ao S! DU \"LES LIEUX-DITS\" ' Une ociù'te chùrôj?ap}rio,rw >lt.JEAN-PIERRE PRKREAULT du 12 au 29.mai '1988à20h30 » 1» S.tllc Marie-Ge'rin-Lajoie de lT'nivëttîté du Québec » Montréal.145.1 rue Saint-Denis, Métro Hcni-UQAM AVEC: Hélène Blackburn.Annie Dréau, Sylvain Emard, M.-uie-AnJrée Gougetm.Syhiane Martineoti.Luc Ouelletic, Daniel Souliêres el Tom Stroud.Réservations: 282-3456 EN COLLABORATION AVEC U TtUVBOX M MOMTtUl 12 NOVEMBRE VENTE LUNDI À MIDI tnnn des smm 9 A» L* Fondation JMUVVIWM Perwuvlt 8AUW SEPT - 14au 185ÉpT 5 AU 9 OCT.12 AU 16 OCT présentement en vente THEATRE ST-DENIS JUSQU'AU 12 JUIN - COMPLET L5W RUE ST-DENIS ED BERR1 RENSEIGNEMENTS'849-4211 BILLETS EN VENTE AU THEATRE ST-OENIS I2H A 21H ET AUX COMPTOIRS (gJHOtfTOON-®TEUTMN\"ACHATS PAR CARTE DE CREDIT: 288-2525 GROUPES: 845-3535 - SOCIETE CANADIAN CANADIENNE CANCER DU CANCER SOCIETY DONNEZ GÉNÉREUSEMENT E4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 MA11980 Borduas: posséder la terre entière.SUITE DE LA PACE E 3 oeuvres figuratives sous l'influen-ce de Matisse et de Cézanne, ta-bleaux automatisées, paysages abstraits proches de Riopelle, grands tableaux noirs et blancs, on se dit que d'autres se seraient arrêtés en cours de route, pour exploiter une formule, appliquer une recette heureuse; d'autres d'ailleurs se sont arrêtés.Il aurait pu s'en tenir à ces hui-les automatistes dans lesquelles il avait fini par allier la spontanéité si chère aux surréalistes, et la construction indispensable à la peinture, en faisant d'abord ses fonds sur lesquels se détachent, comme suspendus verticalement dans un espace en profondeur, di-vers éléments vaguement figura-tifs.Car ses titres évocateurs, Bor-duas incite le spectateur à recon-naître ce qu'il veut dans des images au départ abstraites.Il aurait pu se complaire dans ces « paysages » extraordinaires de couleurs et de paie où certains ont cru déceler des images du grand nord canadien.Ou dans ces grands tableaux dépouillés où des masses noires semblent se dé-placer dans un mouvement blanc silencieux.Mais Borduas n'a ja-mais cessé de chercher ni d'ap-profondir ses « pensées de pein-tre », comme il dit : « des pensées de mouvement, de rythme, de vo-lume, de lumière, précise-t-il, pas des idées littéraires, philosophi-ques, sociales ou autres.» La fin parisienne Il est difficile de comprendre pourquoi Borduas a quitté New York, où, si l'on se fie aux criti-ques récoltées par ses expositions, il semblait promis à un certain succès.D'autant plus que dans les années cinquante, c'est à New York que se faisaient les recher-ches les plus intéressantes.« Borduas a quitté New York pour Paris, en 1955, a peu près au moment où les Américains dé-couvraient leur avant-garde et commençaient à acheter américain, explique M.Gagnon.En tant que Canadien francopho-ne, il était considéré comme un européen.Il faut savoir aussi que si les critiques américains se sont déplacés pour voir Borduas à New York, c'est qu'on le présen-tait comme le maitre de Riopelle logue.Il y aura un avenir américain ou russe.Pour moi, les jeux sont faits.» Il disait aussi, l'année suivante, en 1959 : « |e me suis reconnu de mon village d'abord, de ma pro-vince ensuite.Canadien-français 3, 4, 5 et 6 juin à 20 h 30 YOUGOSLAVIE OPEN STAGE OBALA «Tattoo Theater^ , 110, 11} 12,13 et 14 juin à 20 h 30 WhhVI\\KVh **-tït 521-4191 NEEDC0MPANY «Need to Know» 25, 26, 27 et 28~mai à 20 h 30 après, plus Canadien que Fran-çais à mon premier voyage en Eu-rope, Canadien ( tout court, pro-fondément semblable à mes com-patriotes) à New York, Nord-Américain depuis peu.De la, j'espere posséder la terre entiè-re.» Paul-Emile Borduas au Museu des beaux-arts de Montreal, jusqu au 7 août Prix d'entrée : $6.60; S 2.75 pour les étudiants et les person-nes agees; $1.10 pour les enfants de moins de douze ans.Entree libre pour les handica-pes.coup la-bas si des collectionneurs québécois ne l'avaient soutenu, d'ici.» Peut-être cette misère parisien-ne a-t-elle rendu Borduas amer ou particulièrement perspicace.« il n'y a plus d'avenir français possi-ble nulle part au monde, écrit-il, dans une lettre citée dans le cata- qui lui, était connu.Pendant que Borduas donnait une de ses oeu-vres au Museum of Modem Art, le même musée achetait du Rio-pelle.« Mais à Paris, ça n'a pas été fa-cile pour Borduas, poursuit M.Gagnon.Il a mis quatre ans avant de trouver une galerie où expo-ser.Il n'aurait jamais pu tenir le HIMUIWCTT\u2014TW TENKEIGEKIJO «Water Station» JAPON BELGIQUE Alliance des professeurs clprolesseurs Q de Montreal (C.E.Q.) CKAC«73 Bis Atelier-Théâtre présente LES LECTURES DE FLORENCE public: 4 à 10 ans .texte et mise en scène: Claudine Raymond avec Claudine Raymond, Ginette Chevalier et Michel Aubin COMPLET DEMAIN de Hervé Dupuis du 27 avril au 21 mai 1988 3 au 22 mai samedi, dimanche: 15 h avec Eric Brisebois et Hubert Gagnon mise en scène: Alain Fournier assistance à la mise en scène .et régie: Claire L'Heureux du mardi au samedi à 20h30 conseiller musicalel réalisation le dimanche à 15h00 de la bande'sonore: Pierre Moreau 1297, rue Papineau, Montréal décor et costumes: Mario Bouchard métro Papineau éclairage: Jocelyn Proulx COI »04/( direction de production: Yvon Baril OtO'l^iT A Bureau laitier \u2022 >\\f) du Canada LA MAISON QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE POUR L'ENFANCE ET LA JEUNESSE 255 ONTARIO EST, MONTRÉAL/288-7211 ECONOMISEZ de 26% à 56% « ÉTUDIANT-PROFESSEUR-ÂGE D'OR\" «PREMIER JEUDI» «SPÉCIAL MATINÉE ADULTE » SEULEMENT 24$ mise en scène Jean-Luc Bastien avec Catherine Bégin, Markila Boles.Robert Latonde.Guy Nadon.Louise Turcot et 10 autres comédiens.Une de* grandes comédies du répertoire! traduction Louison Doms mise en scène Gilbert Lepage avec Jean-Louis Millefte et 5 autres comédiens Grand succès à Toronto, la pièce se mérita le Chalmers Award et le Prix littéraire du Gouverneur général! mise en scène Lorraine Pintal avec Micheline Bernard.Michel Daigle et 2 autres comédiennes.Déjà présentée à Montréal, elle remporte à chaque lois un triomphe.DEMANDEZ NOTRE DEPLIANT ET ABONNEZ- VOUt DÈS MAINTENANT! (514) 253-6974 4353.STE-CATHERINE ESI.MONIRÉAL H1V 1Y2 DIRECTION ARIISIIQUe JEAN-LUC BASTIEN théâtre denise-pelletier EN SCÈNE DEPUIS 25 ANS! à compter du 10 octobre 88 LE MARIAGE DE FIGARO de Beaumarchais à compter du 17 janvier 69 AMOURS PASSIBLES D'AMENDE de Georgo F.Walker à compter du 14 mars 69 C'ÉTAIT AVANT LA GUERRE À L'ANSE À GILLES de Marie Laberge oici une 16L SAISON qui s'annonce FORTE ET IMPOSANTE! vous en fais PROMESSE.Les SPECTACLES que je vous propose vous mettront duns tous vos ETATS.Des soirées entières dans LES ÂMES DES PERSONNAGES qui s'animeront devant vous.Des soirées entières A PARTAGER des moments privilégiés.Des soirées entières à faire que LE THÉÂTRE S'HABILLE DE FÊTE.UNE GRANDE SAISON où .il comédiens et comédiennes s'abandonneront au plaisir de VOUS ÉBLOUIR ci de VOUS ÉTONNER.ATTENDEZ, vous verrez: JE SUIS HOMME DE PAROLE.Sachez-le: ON JOUE POUR VOUS. VOUS DE JOUER.ABONNEZ-VOUS e/ courez In chance tic gagner un voyage pour 2 personnes, pour une destination de votre choix, offert par AIR CANADA.DUCEPPE O N i c> 8 8 - 8 c> m CE SOIR ON DANSE lue comédie sautillante de Richard i larris Mise en scène de François Barbeau Avec IO comédiens ci comédiennes.dont: BÉATRICE PICARD.ANDRÉE LACHAPELLE, MONIQUE MERCURE.LOUISETTE DUSSAULT ET MICHÈLE DESLAURIERS M LES CRIS DU COEUR Lue comédie riche de drames de Beih Henley Mise en scène de Luc Prairie Avec 6 comédiens ci comédiennes.dont: CHR1STIANE RAYMONI ).DENIS BERNARD ET SYLVIE GOSSEL1N 'M \"^NORMAND LE CONQUÉRANT Une comédie de moeurs de ,\\lan Ayckbourn Mise en scène de Monique Duceppe Awe G comédiens ei comédiennes.dont: N( >RMAND CHOt UNARI ).RÉMY GIRARD.LOUISE TURC( >T ET PATRICE LÉCUYER 1 LES SORCIERES DE SALEM Une troublante allégorie politique de Arthur Miller Mise en scène de André Brassard Avec 2\\ comédiens ci comédiennes, donc MIC.I IEL DUMONT, BENOIT GIRARD, GILLES RENAUD, RITA LAI ONT.UNE.GUY PROVOST ET LIONEL VILLENEUVE BONJOUR BROADWAY! Une comédie déchirante de Ne-il Simon Mise en scène de Gilbert Lepage Avec (> comédiens cl comédiennes.( It )i il: JEAN DUCEPPE, GILBERT TURP ET RAYMOND BOUCIIARD Pour ret ivoirin documentation relative /«J prot lutine saison: Je m s A LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 E 5 E6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 THÉÂTRE UNE RENCONTRE AVEC BORDUAS Lecture théâtrale de textes de Paul-Emile Borduas, mise en scène par Gilbert Dupuis avec JEAN-LOUIS MILLETÎE, EUDORE BELZILE, MARIE CHARLEBOIS.Décor de PIERRE-LÉON TÉTREAULT et musique de MICHEL SMITH.Jeudi, vendredi et samedi 12,13 et 14 mai 1988 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL 20 h 30 Auditorium Maxwell-Cummings, 8 $ (S $) En vente oux comptoirs Tieketron et ou Musée.Renseignements : 285-1600 SAISON 1988-89 4 AU 29 OCTOBRE 19$$ MOLIÈRE LEMALADE IMAGINAIRE MISE EN SCÈNE: \\NVRÈ MONTMORENCY SHAKESPEARE SONGE DUNE NUIT D'ETE TRADUCTION MICHELLE ALLEN lilKM.IIONDr S(.KXK.Allain Rm UW 1 MUA* y.~ ou la répétition d'un drame romantique rviISK KINl SCÈNE: ASSISTÉ DE LOI) FORTIER UNE: CRÉATION m THÉÂTRE PY.T\\T À PETIT ET 1)11 THÉÂTRE FRANÇAIS Dl CENTRE NATIONAL DES ARTS.EN COPRODUCTION 21 FÉVRIER AU 18 MARS 1989 CHRISTOPHER HAMPTON LES LIAISONS DANGEREUSES D'APRÈS C.I)K LACLOS TRADUCTION ET IVIIJSE EN SCENE: OLIVIER REICHENBACH 11 AVRIL AU 6 MAI 1989 SHAKESPEARE ROMÉO ET JULIETTE MISE EN SCÈNE: ; GUILLERMO DE ANDREA I TRADUCTION: JEAN-LOUIS ROUX / A THEATRE DU NOUVEAU MOiNDE TÉLÉPHONEZ NOUS ET PORTEZ À VOTRE COMPTE \u2022 VISA \u2022 MASTERCARD DEMANDEZ NOTRE MAGAZINE D'ABONNEMENT (514) 861-7488 La pièce d'Hélène Lasnier Surtout, ne pas mentir sur une certaine adolescence près de la jeunesse.D'une certai-ne jeunesse.La jeunesse bafouée, oubliée, écrasée des années 80.L'auteure, Hélène Lasnier n'a pas triché avec les adolescents: elle leur a laissé toute la place et ça donne un théâtre d'une rare véri-té.L'action se déroule dans une maison de chambres et on aborde quatre chambreurs dans leur quo-tidien.Aussi banal que la vraie vie.Et puis, on menace le chat Moïse trouvé par Cat, surnom d'une chambreuse plus ou moins prostituée.C'est là que tout écla-te.Remarquable construction dramatique avec une progression parfaite.Et voilà que surgit la première surprise: le jeu de Na-thalie Dupont qui interprète Cat.D'autres caricaturent très sou-vent les adolescentes déliquantes en !es jouant vulgairement, et en les écrasant de tics.Elle, jamais.Cette-jeune comédienne est d'une présence, d'une finesse dans son jeu à vous renverser.Et pourtant ça n'est jamais spectaculaire.D'ailleurs, rien n'est très specta-culaire dans cette pièce.C'est rien d'autre que la misère d'une jeu-nesse chômeuse qui tâche de s'en sortir et qui s'accroche bien mal-gré elle à des parents qui ne méri-tent sûrement pas autant d'atten-tions.Us ont grandi trop vite.Ils ont souffert trop jeunes.Et quand Cat raconte à sa voisine que la prosti-tution, ce n'est pas pire que d'être serveuse dans un restaurant et de se faire pincer les fesses pour 25 cents, on voit de quel bois se chauffe la jeunesse des années 80.Martin Rainville avec son per-sonnage particulièrement atta-chant de Radio Shack (c'est son surnom ) apporte la poésie néces-saire aux adolescents.Il est pus-her malgré lui, pour un temps seulement parce qu'il rêve au ma-riage et aux enfants.Et ce sera lui qui ouvrira la bonne porte à Cat.Serge Denoncourt c'est Bac dans la pièce parce qu'il a fait des études, lui.Mais aussi chômeur que les autres.Il vivote comme concierge et trouve une petite combine qui lui rapportera de quoi faire son voyage en Califor-nie.Curieusement, c'est le plus instruit du groupe et c'est aussi le plus « croche ».Cat, la « pute » du parc Lafontaine, c'est finalement la plus généreuse, la plus atta-chante.En somme, une pièce qui ne ment jamais.et le théâtre lé Carousel a la salle Fred-Barry jusqu'au 28 mai.JEUN »CAUflOVEI» \u2022l'ai rarement vu une pièce aussi 242 M 106 de Hélène Lasnier, mise en scène de Alain Grégoire, décor Claude Coyette, cos-tumes Richard Lacroix avec Mireille Brulle-mans, Serge Oenoncourt Martin Drainville, Nathalie Dupont et le chat Moïse.Une copro-duction de la nouvelle compagnie théâtrale 15 NOVEMBRE Ali 10 DÉCEMBRE 1988 IONESCO LE ROI SE MEURT MISE EN SCÈNE: JEAN-PIERRE RONFARD MISE EN SCENE ROBERT LEPAGE Diane Aubin Pierre Auger Markila Boies Eric Cabana Normand Chouinard Sophie Clement Jose' Descombes Alain Fnurnier René Ci RémyC' Claude pKÈJEFE A L'AFFICHE Mardi au vendredi - 20h Samedi - 16h et 21h 11 lustrjiitm /lion (iraphiimrj harriin THEATRE DU NOUVEAU MONDE 84, rue Sle-Catherine ouest MÉTRO PI.ACEDES ARTS Réservations: 861-0563 V&QUET Df avec avec avec RITA LAFONTAINE ELIZABETH LESIEUR NICOLE LEBLAN ANGELE COUTU RAYMOND CLOUTIER GILLES PELLETIER SYLVIE LÉONARD GILLES RENAUD JEAN-PIERRE CHARTRAND et cinq autres comédiens mise en scène et Cinq autres comédiens mise en scène ét quatre autres comédiens : mise en scene GILBERT LEPAGE ALBERT MILLAIRE ANDRE BRASSARD Un chef-d'oeuvre de la dramaturgie québécoise! du 20 au 24 septembre 1988 Théâtre Outremont 1248, avenue Bernard ouest Outremont traduction Avec la collaboration de l'Association des anciens du Conservatoire.Une comédie de tous les temps ! du 8 au 19 février 1989 Centaur 453, Saint-François-Xavier Vieux-Montréal traduction OÎT GIRARD Première canadienne! Créée à Londres en 1983 et reprise sur Broadway, un suspense que tous adoreront ! du 12 au 23 avril 1989 Centaur 453, Saint-François-Xavier Vieux-Montréal 5k AbonneZ-VOUS dès maintenant ! Prix de l'abonnement' étudiants et âge d'or 387-6219 s [->] Qqlti drom réservés Dianétique.Scientologie\"1' el Hubbard sont de» marques de commerce detenuos par le Centre de Technologie Religieuse et l'Eglise de ' Scientologie de Montreal en un utilisateur enregistre de ces marques de commerce gillei Du 7 au 17 septembre x Sur semaine 20 heures Dimanche 15 heures Réservations au guichet du TNM - 84 Ste-Catherine Ouest.Midi à vingt heures.\u2022 Tél.: 861-0563 RADIO CITE iiiiiiiiii;1C)7< CKAc273 BILLETS EN VENTE DES MAINTENANT! $36000 pour une robe de Marilyn Monroe cun message », note Andrzej Zu-lawski, 46 ans, qui vit désormais en France.« Ce film n'est pas pes-simiste, il s'agit seulement d'ex-poser un débat entre le matériel et le spirituel, à l'aide d'anecdo-tes.En 76, cela était impensable en Pologne ».Oeuvre \u2022 subversive \u2022 À un mois de la fin du.tourna-ge, le film a été interrompu.A l'époque, « en Pologne, tout était en panne, c'était la faillite écono-mique complète du pays, affirme le cinéaste.En plus mon oeuvre était considérée comme subversi-ve: le ministre chargé du cinéma a fait enterrer les cinq mille cos-tumes du film et détruire les dé-cors ».Les 30 000 mètres de pellicules tournées disparurent, sans que Zulawski sache ni où ni pour-quoi.Il prit alors le chemin de l'exil, vers New York puis en France.Puis, il y eut l'épisode Solidar-nosc et la pellicule fut retrouvée: « Génial », dirent les autorités ci-viles, « hérétique », répondirent les autorités religieuses.Profitant de l'ouverture cultu-relle dessinée par Mikhal Gorbat-chev dans le bloc communiste, Zuluv.ksi est retourné récent; | ment en Pologne pour tenter de \u2022 terminer le tournage du Globe ! d'Argent.; Il lui faudra six mois pour le | rendre à la vie : des passages sont J abîmés, et il sera fait appel à dcs'1 sourds-muets pour reconstituer^ certains dialogues effacés.« Tout avait changé, le mon i la Salle Marie-Gérin-Lajoie de »ïj» l'Université du Québec à Montreal.; t 1455 rue Saint-Denis, Metro Berri-'.UQAM AVEC: Hélène Blackburn, Annie Dréau, Sylvain Emard, Marie-Andrée\" Gougeon, Sylviane Martineau.Luc Oucllette, Daniel Soulières et Tom Stroud.Réservations: 282-3456 COURS: 87.50$ Calner d'exercice inclus Soirée d'information 17 mai La formation se donne aussi en anglais.(514) 524-7818 LA VIE ET LA MUSIQUE DK i v, MARVIN GAYE SUPPLÉMENTAIRES SAM.\u2022 DIM.14-15 MAI 20 H.\" GUITARISTE FRANÇAIS * W,JÏY tg&a 5240, av.du Parc Int.: 270-7848 Billets au dut Soda et Metron LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 E 15 CINÉMA Tampopo À la recherche de la parfaite soupe aux nouilles Ouoi de plus insignifiant W\\' qu'une soupe aux LW^^jiw nouilles, dira-l-on.Pas pour |uzo Ka-mi, le réalisateur de Tempopo.Il est convaincu que la fabrication de cette soupe est un art.La soupe aux nouilles idéale existe pour lui.l'Ile s'obtient au prjx d'un long labeur, que dire, d'une ascèse.Son héroïne, Tem-popo (ce qui signifie «pissenlit»), va déployer l'énergie d'un samou-raï et s'armer du courage d'un ka-mikaze pour en découvrir tous les secrets.Ça n'a beau n'être qu'une soupe, la laponaise ne négligera aucun détail pour atteindre la perfection.Pourtant cette soupe aux nouil-les ne jouit pas d'une grande ré-putation sur le plan gastronomi-que au lapon.À l'étranger, on ou-blie souvent de la faire figurer au menu des restaurants japonais.On la considère un peu comme notre classique soupe aux pois.Certains bouis-bouis s'en sont fait une spécialité exclusive.Les gens pressés s'y arrêtent le midi, le temps d'avaler cette consistante mixture à base de bouillon de poulet, enrichie de légumes et de viande \u2014 généralement du porc \u2014 sans oublier évidemment les indispensables nouilles.Tampopo est propriétaire d'un de ces bouis-bouis.La soupe qu'elle sert est tout simplement infecte.Un de ses clients, routier de son métier, découvre avec hor-reur qu'elle ne prend même pas la précaution de faire bouillir l'eau dans lequel elle plonge ses nouil-les.Un jour, après une rixe avec des clients mécontents, voyant l'insistance de la patronne, il va accepter de l'aider à améliorer sa spécialité.La petite bouffe On savait déjà que le cinéma menait à la bouffe, parfois même à la grande bouffe.Itami prend pour prétexte la petite bouffe pour finalement accoucher d'un film qui ne déplairait pas à un Brillât-Savarin ou à un Curnons-ky.La recherche de la perfection dans la confection d'une simple soupe aux nouilles revêt en effet chez lui les allures d'un traité de gastronomie où le comique se mêle à toutes les sauces.Il mélange en effet les genres, depuis l'espionnage jusqu'au wes-tern en passant par le zen.On voit par exemple au début un ya-zuka (gangster) s'installer dans un cinéma où sera projetée l'his-toire de Tampopo.Le personnage va réapparaître à quelques repri- ses avec sa petite amie, souvent dans des positions erotiques fort délicates.|e songe à cette scène où un jaune d'oeuf passe de la bouche du type à celle de la fille jusqu'à l'orgasme de celle-ci.Ou à cette autre séquence montrant des crevettes en train de se débat-tre dans une sauce sur le ventre de la belle à travers un plat trans-parent.9'/2 Weeks a pu s'inspi-rer de ces prouesses dans lesquel-les la bouffe vient au secours de l'éros.La bouffe va aussi, venir au se-cours de l'humour.À preuve, ces scènes dans un restaurant chic où un professeur n'arrivera pas à in-culquer à des jeunes filles l'art d'avaler des spaghettis parce que le client de la table à côté aspire ses nouilles très bruyamment, à la japonaise.Le film se moque allègrement de tout ce qui tourne autour de la nourriture.Mais il est très sérieux sur un point.Celui précisément de la maîtrise de la soupe aux nouilles.Zen jusqu'au bout des ongles, Itami pousse sa démons-tration jusqu'à l'ascèse.On ne va peut-être pas jusqu'à s'étouffer de rire.Mais, comme tout bon plat, on en redemanderait.TEMPOPO.de Juzo Itami, au Cineplex Centre-Ville 7.Le yakusa (gangster) explique à la clientèle du bouis-bouis la façon d'apprécier le bon cinéma et la fine cuisine dans Tampopo,'du réalisateur japonais Juzo Itami.LUC PERREAULT Tant qu'il y aura des femmes Critters II Pot-pourri B Lu veille de Pâques, dans lu petite ville où s'étaient déjà pro-duits des événements étranges (voir Critters), des oeufs d'ori-gine suspecte sont vendus com-me oeufs de Pâques.Évidem-ment, ils s'ouvrent le lende-main en donnant naissance à des petits monstres (pas si terri-bles) qui vont terroriser la po-pulation.Heureusement, le Vaisseau spatial qui a déjà atter-ri une première fois revient en lemps utile enrayer le fléau.À Son bord se trouve évidemment le frère disparu du jeune hom-me qui est cette fois le héros de cet épisode.Avec Critters II, on ne sait trop sur quel pied danser.Comédie, film fantastique, film de science-fiction: c'est un peu tout ça à lu fois, un sorte de pot-pourri qui mise sur le principe que les genres peuvent s'addi-tionner.C'est vrai parfois (com-mue duns le eus de Tempopo, rupporté plus haut).Ici, c'est plutôt l'inverse qui se vérifie.La comédie enlève au fantasti-que toute crédibilité.Quant aux héros de science-fiction dont le retour sur Terre parait synchro-nise par le gars des vues lui- Une des petites bêtes malfaisantes de Critters II en quête d'un repas ».même, ils détonnent tout sim-plement.On a l'impression que les scé-naristes ont concocté cette his-toire sans queue ni tête en pen-sant qu'après tout, les jeunes auxquels elle était destinée la goberaient sans se poser de questions.On quitte la salle Une chance qu'il y a Giraud \u2022 L'humour à la française \u2014 comme la gastronomie \u2014 souffre parfois d'un excès.Dans le cas du film de Didier Kaminka, il fau-drait au contraire parler d'un manque.Scénariste de son mé-tier, Kaminka a peut-être voulu faire allusion dans son premier long métrage à ses propres expé-riences en montrant à l'oeuvre un scénariste aux prises avec des pro-blèmes d'argent et de femmes.ToUt ce qu'il u pu accoucher, c'est d'un scénario qui ressasse pares-seusement quelques idées reçues et qui fait du sur-place.Mais il y a Roland Giraud.Ce diable de bonhomme sauve le film.Dans le rôle du scénariste, partagé entre son «ex» (Fanny Coliençon) qu'il adore, sa légiti-me ( Fiona Gélin ) qu'il veut quit-ter et sa nouvelle flamme, une udoruble médecin sans fiumicre (Marianne Basler), Giraud trou-ve le moyen de tirer son épingle du jeu.Même si les situations dans lesquelles il évolue man-quent souvent de piquant, il réus-sit par sa présence à les transfor-mer.La scène à cet égard la plus dé-sopilante du film est celle d'un accouchement dans un bled mexicain.Donneur universel, Gi-raud s'est vu réquisitionner pour une transfusion.J'avoue avoir avec un seul espoir: qu'on ait vraiment à jamais détruit ces créatures stupides et qu'il n'y aura pas de Critters III.L.P.Fanny Cottençon (Vanessa) et Roland Giraud (Sam) dans Tant qu'il y aura des femmes, de Didier Kaminka.croule en le voyant perdre ses que l'accouchée, c'est lui.L.P.couleurs à mesure que monte le ton (et les cris) de la parturiente.TANT 0UIL Y AURA DES FEMMES, de Didier Au point qu'on en arrive à croire Kammka'au Complexe Desiardins 1 CRITTERS il.de Mick Garris, aux Dorval 2.Greenfield 1 et Palace 2.Francis Mankiewicz: faire des films, c'est risque.Monique Spaziani et Rémy Girard dans tes portes tournantes, de Francis Mankiewicz.PHOTO LUC SIMON PfcRREAULT.U Presse Francis Mankiewicz : un cinéaste qui a le goût du risque SUITE DE LA PAGE E 1 abandonnait son fils et son mari pour pianoter à New York dans les boites de juzz ?Film habité par le passé, com-me tous les films de Mankiewicz.Qu'ils partent d'un scénario per-sonnel (Le temps d'une chassé), d'un scénario de Réjean Duchar-mc ( Les bons débarras et Les beaux souvenirs) ou d'un roman de lacques Savoie (Les portes tournantes), les films de Francis Mankiewicz se ressemblent.Il n'est pas un cinéaste du présent, comme Chaplin dont presque chaque film ctuit un commentai-re sur l'actualité de son époque.Il est.comme Carlos Saura, un ci-néaste de la mémoire, un cinéaste du souvenir.Mankiewicz aime les vieux films et les vieilles photos.Sur la cheminée, dans son salon, une photo de sa mère toute jeune.Es-piègle, moqueuse.Celte photo le fascine.Est-ce ce goût du passe, de res-susciter l'autrefois qui l'a conduit au cinéma, art de la mémoire?«|e me suis souvent posé la question.Çu me bouscule beau-coup, c'est comme demander: pourquoi éles-vous ce que vous êtes?Pourquoi je suis venu au ci-néma?|e ne sais pas.|e pense souvent à l'enfance, au passé, je ne vis pas beaucoup pour l'avenir.» Ce passé, Mankiewicz ne le veut pas.dans ses films, reconsti-tue comme un documentaire.Il a beaucoup travaillé sur la lumière dans Les portes tournantes; il a créé des éclairages plus évoca-teurs que réalistes.La beauté du cinema, dit le cinéaste, c'est de re- joindre le rêve.Si Munkiewicz tient à l'authenticité des décors jusque dans les détails, il cherche à donner aux images un ton pres-que onirique.Parce que, dit-il, on connaît mal la couleur réelle des choses d'autrefois.Cinéaste du regard Ce goût du passé aurait pù con-duire Mankiewizs à la littérature.Il y a pensé.Son diplôme de géo-logue en poche, il a passé un an à écrire.«|e n'avais pas beaucoup de ta-lent pour les mots, mais j'écrivais de façon imagée, même quand j'étais en science: en géologie, c'est toujours très descriptif.» Autre caractéristique de son ci-nema: Mankiewicz est extrême-ment attaché aux regards.Il y a dans Les portes tournantes des gros plans sur Monique Spaziani, par exemple, qui sont des interro-gations, comme s'il cherchait dans le regard de ses comédiens la vérité de ses personnages.« |e me souviens d'avoir dit aux gens qui travaillaient avec moi sur le casting des lions débarras-:je cherche des acteurs avec des yeux.Comme si la caméra était un microscope et qu'on arrivait par les yeux à voir ce qui se passe à l'intérieur.l'ai toujours essayé de communiquer ce qui est non dit dans le dialogue.» Mankiewicz occupe dans le ci-néma québécois une place de plus de plus en plus singulière.Son premier film de fiction.Le temps d'uneehasse.subissait l'influence de l'école documentaire québé-coise.Souci de réalisme, de l'au-thenticité des choses.Chaque film ensuite l'éloigné de ce réalis-me.Il cherche ailleurs la vérité.«L'identité québécoise n'est plus à prouver.C'est un acquis.Maintenant, l'existence d'une culture québécoise s'exprime à travers des individus qui ont une vision personnelle.C'est l'indivi-dualité de la création qui com-mence à prendre le dessus, plutôt qu'une espèce de mouvement so-cial.En I97I, à l'époque du Temps d'une chasse, je me sen-tais très lié à la tradition du docu-mentaire.Avec Les bons débarras et Les beaux souvenirs, j'ai com-mencé à pousser plus loin dans la fiction.» Cinéaste de la mort Troisième caratéristique des films de Mankiewicz: une obses-sion de la mort.Ou de l'absence qui équivaut à la mort.Comme dans Les portes tournantes.Ça le préoccupe, la mort?«La mort est dans tous mes films.Ça me préoccupait dans mon enfance, l'y pensais énormé-ment.Il y a eu une période où j'ai songé au suicide.Pour quelle rai-son précise, je ne le sais pas.l'ai toujours été fasciné par la mort, j'ai toujours aimé les romans qui frôlaient la mort.Plus tard, j'ai fuit beaucoup d'alpinisme.La mort est quelque chose qui m'at-tire peut-être.Elle aiguise la sen-sibilité comme elle aiguise la conscience du présent.Quand je faisais de la montagne, j'adorais être au-dessus d'un précipice et regarder en bas.C'est peut-être un certain goût du risque aussi.Le cinéma, c'est risqué: faire des films, c'est risqué.j'aime bien ce risque.À chaque fi lui.on ne suit pas si ce n'est pas la fin de notre carrière.Chaque film peut être le dernier.C'est la morl créatrice.» E 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 MA11988 E 17 ROLAND GIRAUD \u2022 FANNY COTTENÇON \u2022 MARIANNE BASLER \u2022 FIONA GÉLIN G! TANT QU'IL Y AURA [L EMPIRE M CRÉMAZIE JJJCINÉ-PARC CHATEAUGUAY ïi LAuiE?il.J:S lia&ti ST DENIS '.VOICI VOTRE PROGRAMMATION AU CINÉMA CENTRE-VILLE \"!?CETTE SEMAINE ! 2001 UNIVERSITÉ Coin deM.i.onneuve 849-4518 \u2022 \u2022\u2022 _ BON DIMANCHE-^ Un des meilleurs Lelouch - René Homier-Roy, -CKAC \"J \u2022 Le meilleur Film de Lelouch depuis plusieurs années \u2022 Richard Gay, Le Grand Garoussel Radio Canada Les acteurs jouent avec une sincérité touchante .- Franco Nuovo, Journal de Montréal VISA OIMUAL 0* *M>BWl@k 0 (VERSION FRANÇAISE) ATTENTION BANDIT UN FILM DF_ CLAUDE LELOUCH \"LE FILM AMÉRICAIN LE PLUS OSÉ DE TOUTE L'HISTOIRE DU CINÉMA.SANS POUR AUTANT ÊTRE PORNOGRAPHIQUE\" lohn Bowers.ROLLING STONES O.AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS ST-JËROME SI-DitoS \u2022 CftHWIE ili*ÎIQ OAhhtl-ÛUH UU KÛHD 2ièmo FILM W \\\\ 6 KM UU POW-MÉHClIR 1315 AU CIHE->*Rç\\l | ' CINE-PARC LAVAL CINE-PARC CHATEAUGUAY SCHWARZENEGGER f r LE JEU ~tm HARRISON FORD m FRANTIC ! UU POAI-MERCIEH 631!3*0 - JBIW CINÉ-PARC ST-HILAIRE * HOUTE ?U iSOHIlE tlb) 46/-U-1I VERSION the unbearable lightness /vmio».2nd cnoric FIL»! 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DUDLEY MOORE BEEflEKJlCE fjyilKJ .H 12:45-3:00 \\%l^C!a^^mtAMmOrwà\\ 5:15-7:35-9:45 [W'MI cAU»\"mi u BM.b'MiJ COUCHE TAR 45 RI) sam 11:50 6v FAIRVIEW CCNTRL fAlffVlEW Ptyrt» CU*» b=>f iiO-t'j Tous les Jours 7:10-9:10 sam dim 3:10 5:10-7:10-9:10 LAVAL CINTRI lAVAl Tous les Jours 7:10-9:20 sam dim 5:00-7:10-9:20 COUCHE TARD sam 11:30 4BV STECATMER1HL O 12:30-2:45-5:00 GREENFIELD PARK earn dim 1:00 1:00-3:00 TheLlGNTHORSEMEN Pour plusieurs la guerre se termina à Gallipoli.Pour l'Australien «Light Horse» le combat ne faisait que commencer.nié RKO PKT1 «t.-wFt.l tIISK , ,M Kvn IKIVI'IM Gut* rrw ^ llnmr S*K>* PflOCKrnak-^fttK UCHTKURMMFN JtnBi^Kf Prtr« PHMJ*.Tow> BOKVM llm Km JIMIM WAITUM SKiluoTÏIOKVH».\u2022 »\u2022 A*v ."]
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