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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-08-30, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Nuageux Minimum 9° Maximum 19\" Demain: Ensoleillé passages nuageux DETAILS PACE A2 QUËRBN LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1530, bow.uiimii \u2022 MONTRÉAL, MARDI 30 AOUT 1988 104e ANNÉE N° 307 64 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: 45 cents ¦ Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ îles de La Madeleine: 90 cents Aujourd'hui Le réalisateur Denys Arcand assure que son film Jésus de Montréal ne soulèvera pas une polémique semblable à celle qui a entouré la sortie du long métrage de Scorsese.A8 SPECTACLES AÉRIENS En dépit de la catastrophe survenue en RFA, Transports Canada n'a pas l'intention d'interdire les spectacles aériens, jugeant la réglementation suffisamment stricte.Bl JEAN MARCHAND Le bureau du coroner a attribue le décès de' Jean Marchand à une défaillance cardiaque, précisant que celle-ci n'avait rien a voir avec l'accident survenu en juillet.B16 TRANSAT Le Jet Services a franchi la ligne d'arrivée en fin d'apres-midi, hier, remportant la Transat Quebec-Saint-Malo avec plus de 2000 km d'avance sur son plus proche rival.Cl LA MODE Chouchou des Américaines, adule en Europe, le couturier français Christian Lacroix est passé de la haute couture au prèt-à-porter sans rien sacrifier au style.Sommaire , Annonces classées\t immobilier.814, B15, C8aC10\t marchandises.\t.C10 emplois.\tC10aC12 automobiles.\t.C12.C13 propositions d'affaires.\t.B6 Arts et spectacles\t informations.\t.A9a A16 horaires.\t.A16 Bandes dessinées.\t.C8 Bridge.\t.C16 Décès.\t.C15 Économie.\tB4 à B13 Éditorial.\t.B2 Ètes-vous observateur?.B14\t Feuilleton.\t.C9 Horoscope.\t.B15 Le monde.\t.C6, C7 Météo.\t.A2 Mots croisés.\tC13,S10 «Mot mystère».\t.C11 Télévision.\t.A11 Tribune libre.\t.B2 Vivre aujourd'hui\t \tClaC5 Québec n'avait pas inspecté l'entrepôt de Saint-Basile depuis mai 87 ANDRE NOEL Le ministère de l'Environnement n'a fait aucune inspection à l'intérieur de l'entrepôt de BPC de Saint-Basile pendant toute l'année qui a précédé l'incendie a-l-on appris hier.La dernière inspection en règle date du 15 mai 1987, a appris La Presse.L'inspecteur, Rémi Drouin, a peu après été muté à un autre service.Son poste n'a pas été comblé pendant plus de 13 mois.Le nouvel inspecteur, Paul Le- La Presse retrace 47 entrepôts officiels PIERRE CINGRAS Le ministère québécois de l'Environnement étudie actuellement la liste des sites d'entreposage de BPC que le gouvernement fédéral entend publier, cette semaine, afin tie s'assurer qu'elle est conforme à la sienne.Officiellement, Québec attend que le ministre fédéral de l'Environnement, M.Tom McMillan, rende public son répertoire, probablement jeudi, avant de faire la même chose.La Presse a cependant pu retracer) hier, les propriétaires de 47 entrepôts à travers la province, qui détiennent un certificat «d'autorisation» officiel de Quebec.On a aussi pu les localiser.Seuls les dirigeants du ministère à Montréal ont refusé obstinément de révéler la liste des sites de leur région administrative, là où l'on trouve pourtant prés de 40 p.cent des BPC du Québec.On attend que l'examen de l'index fédéral soit terminé, dit-on.Vendredi dernier, toutefois.Lu Presse avait pu obtenir les noms des trois centres de transfert \u2014 le terme officiel pour désigner les entrepots où sont stockés temporairement les BPC, du moins en lebvre, a été saisi du dossier à la fin de juin 1988 avec le seul mandat d'obliger le propriétaire de l'entrepôt, Marc Levy, à poser une affiche indiquant la présence de produi's toxiques.M.Lefebvre s'est rendu sur le site le 14 juillet dernier mais n'a pas pénéiié à l'intérieur de l'entrepôt, il a seulement constaté que l'affiche n'était pas posée.Il a contacté une des nombreuses compagnies de M.Levy, la Lubri-max, à Saint-Lazare.Il est retourné sur le site !e 26 juillet et a constaté que l'affiche avait enfin été posée.Mais là encore, il a fait seulement une visite rapide, à l'extérieur.M.Drouin.lui, s'était rendu dans l'entrepôt en mai 1987 à la suite d'un appel d'un chroniqueur scientifique, lean-Pierre Rogcl, qui avait pu entrer sans problème dans l'entrepôt.M.Rogcl avait constaté qu'une des portes était entrebâillée.Il n'y avait pas de cadenas.Les charnières étaient tordues.Les fils électriques d'un système d'alarme pendaient du plafond, non branchés.M.Rogcl a affirme que lorsqu'il u appelé l'inspecteur, celui-ci lui avail dit qu'il n'avait pas observé ces irrégularités lors de ses rondes précédentes.À la suite de l'appel et de sa propre visite.M.Drouin a demandé à la North Central Dynamics Inc., propriétaire officiel de l'entrepôt, de réparer la porte.Il a aussi téléphoné à la compagnie Omnitron.qui avait installé le système d'alarme-incendie et d'nlarmc-intrusion.«Mais, en vérité, il n'y avait aucun moyen de savoir si le système d'alarme mar- VOIR QUEBEC EN A 2 «Je ne sais rien de mon état de santé»,dit M.Michel Laporte, de son lit d'hôpital.PH0T0P£TAlB0T \"p\"Iie Miche! Laporte subit test après test PIERRE BELLEMARE VOIR ENTREPOTS EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 3 gtm online dans l'aile quatre nord de l'hôpital Charles-Lcmoync depuis vendredi matin, un homme d'affaires âgé de 41 ans, M.Michel Laporte, a tout le temps nécessaire pour ruminer de mauvaises pensées.«|e ne sais rien de mon état de santé.Les médecins n'ont qu'un mot à la bouche: test.|e subis des tests depuis maintenant trois jours sans en connai-ue les résultats», déplore ce résident du domaine des Hauts-Bois, à Sainte-Julie, que seule La Presse a pu rencontrer, hier, à l'hôpital.La seule victime de la tragédie de Saint-Basile-le-Grand à avoir été hospitalisée, jusqu'à maintenant, est visiblement inquiète.Sa physionomie laisse paraître des signes évidents de nervosité.Cet homme a la réputation d'être un bon vivant.Cette fois, son rire sonne faux.Le neurologue Léo Berger, de la clinique Neuro Rive-Sud, située rue Aberdeen à Saint-Lambert, a d'ailleurs revu son patient, hier après-midi, à l'hôpital Charles-Lcmoync.pour le soumettre à de nouveaux tests, une fois de plus.Avant de le quitter, le spécialiste a simplement informé M.Laporte qu'il doit demeurer à l'hôpital pour l'instant et qu'il sera obligé de subir d'autres examens, après avoir reçu son congé de l'hôpital.« D'autres examens une fois la semaine, s'échclon-nanl jusqu'à une fois aux six semaines», précise cet- te victime des BPC, tout en ignorant encore la durée de ces examens à l'extérieur de l'hôpital.Le Dr Luc Boilcau, directeur des services professionnels à Charles-Lcmoync, a tranche immédiatement: «Le patient nous u interdit de dévoiler quoi que ce soit sur son état de santé et, pour cette raison, nous ne dirons rien à ce sujet».M.Laporte signale pour sa part: «Il est vrai que j'ai indiqué aux médecins qu'ils n'étaient pas relevés de leur secret professionnel ».Perte d'équilibre M.Laporte et sa femme Hélène ont été évacués de leur maison du 20, avenue des Brises à Saintc-julie, vers 4li, mercredi matin dernier.«Je me souviens qu'un immense nuage enveloppait la région immédiate», signale-t-il.Dans la journée, il s'est rendu à son bureau de Montréal.Incapable de travailler, il a plutôt tué le temps.Même situation le lendemain, jeudi, «j'étais passablement perturbé dans mon fonctionnement normal, en plus de souffrir de violents maux de tete depuis l'évacuation de mon domicile», explique M.Laporte.Vendredi matin, il se présente à l'urgence de Charles-Lcmoync avec sa femme.Celle-ci se plaignait de maux de gorge et disait avoir un goût métallique dans la bouche.Après examen, les médecins l'ont retournée à son abri temporaire, puisque la maison des Laporte est toujours inaccessible.VOIR TEST EN A 2 Les yeux sont tournés vers le dépotoir de Saînt-Amable Ses pneus brûleraient pendant plusieurs mois.MARTHA GACNON La présence nouvelle d'un agent de sécurité qui fait le guet, depuis deux jours, devant l'himalayenne et dangereuse montagne de pneus, à Saint-Ama-ble, fait sourire bien des citoyens.«Maintenant que les 'huppés' de Sainte-Julie s'inquiètent de nos pneus, le gouvernement bouge un peu.Pourtant, depuis des années, nous réclamons un gardien et d'autres mesures de protection.11 faut croire que les gens de la campagne sont moins puissants que ceux de la ville», lance, ironiquement.M.Claude l.apoin-le.Il habite a proximité du rang ou sont empilés des millions de vieux pneus.Comme d'autres, il est conscient du danger que représente cette niasse de détritus, qui, s'il y avait un feu, produirait un gigantesque écran de fumée et de matières gazeuses nocives pour l'environnement.Ce (pie confirme le professeur Christian Roy, docteur en génie chimique à l'Université Laval, et inventeur d'un procédé de recyclage des pneus.Selon lui, s'il y avait un incendie, la combustion du caoutchouc s'étalerait sur plu- sieurs mois, peut-être de huit à dix.La fumée dégagerait des vapeurs nocives d'hydrocarbures qui pollueraient l'atmosphère, dont des HPA (hydrocarbures po-lyaromatiqucs), un produit formé de carbones à plusieurs atomes cancérigènes, qui peut se fixer sur les plantes.De plus, la fusion du caoutchouc produirait des huiles qui pourraient s'infiltrer dans la nappe phréatique.M.Roy ne se gène pas pour critiquer le ministère de l'Environnement, qui, à son avis, fait preuve de négligence.«On attend les catastrophes pour bouger.C'est regrettable.» Il souhaite, malgré tout, mener à bien son projet d'usine pilote qui aurait pu voir le jour si la compagnie Pétro-Sun n'avait pas fait faillite.Depuis la catastrophe des BPC, plusieurs personnes ont les yeux tournés vers le dépotoir de pneus de Saint-Amable.L'environnement est soudainement devenu une préoccupation majeure.Non seulement on s'intéresse à ce qu'il y a dans sa cour, mais on veut savoir ce qu'il y a dans la cour du voisin.Dimanche soir, des citoyens de Sainte-|ulic ont fait part de leur inquiétude au ministre Clifford Lincoln.« Nous ne voulons pas vi- vre une deuxième tragédie», a dit l'un d'eux.Ils ont supplié le ministre de tout faire en son pouvoir pour éliminer la montagne de pneus.Ce dernier a reconnu qu'il existait un danger et que des mesures de protection devaient être prises.Après avoir refusé pendant des années de payer un service de gardiennage, le ministère a affecté, cette semaine, un agent de sécurité à la surveillance du site.« |e devrais rester ici tissez longtemps, car on m'a promis d'installer une roulotte», faisait remarquer le nouvel agent, hier.Le ministère des Transports devrait également ériger une clôture.On a promis d'enlever les pneus empilés sur l'accotement, rue Williams, cl de couper les arbres pour diminuer les risques d'incendie.Le député péquiste du comté de Bertrand.M.|ean-Guy Parent, affirme que la tragédie des BPC a donné une bonne poussée dans le dos du ministère.«La municipalité réclame un service de survcil-VOIR DEPOTOIR EN A 2 \u2022\u2022Ça prendrait un maudit bon feu pour brûler ces pneus», dit M.Jean Paul Mireault.PHOTO PIERRE McCANN.M Presse N0UVEMJ 1 semaine à partir de 599$* 2 semaines à partir de 799$* RÉDUCTION DE 100s lr pu trtiul lr iol ic« cl Mm it b|tifiMt jj Dut (I *Wi u utur de U tm$tH et t'ttOtmtn vjt U pO|e' 3 ftp» w f< « v* Ijjj r v lr ditrMKintnt ttaw »-i«fj bJfi f jui»!\\m -Aux-Tirmblcj 645-4510 ST-EUSTACHE NISSAN ITf t.bUI boulo-ird Sjuvt 5 iHM 0! SettcWC sont dos niulqiM» deoosees.el lirpicssa est une nwaiw d lnleir.jl«'.jl h.MaCIMM Cotpoialion IUM Canada Ltt e.conilwun* dltiliee.uit un oing* inscrit de douane de Philipsburg avec yu bouteilles de spiritueux de 1,75 litre placées d'ans une cachette spécialement aménagée, dans sa remorque, pour ce genre de contrebande.Une semaine plus tôt, un autre camionneur avait été arrêté pour avoir tenté de passer en contrebande 70 bouteilles de spiritueux de 1,75 litre sous la couchette de son tracteur.Le chauffeur lavallois devra répondre à une accusation de contrebande de spiritueux.En attendant de se voir formellement accusé par voie de sommation, il a obtenu sa libération.Quant a sa semi-remorque, elle a été temporairement confisquée, jusqu'à ce qu'une décision soit prise relativement à la responsabilité du camionneur et de la firme de transport dans cette affaire.Incidemment, le camion transportait officiellement, et réellement aussi, des vieilles batteries en provenance des États-Unis, pour en récupérer le plomb.C'est le flair d'un inspecteur des douanes, trouvant bizarres des modifications apportées au camion, ainsi que de la présence de peinture fraîche, qui l'a amené à découvrir la cachette dont les trois compartiments pouvaient contenir exactement un tel nombre de bouteilles de cette contenance.L'avant de la remorque avait été doté d'un faux compartiment qui' était pourtant peu visible du côté chauffeur.11 était 23 h 30 lorsque la semi-remorque stoppa au poste canadien de Philipsburg.L'inspecteur, constatant la nervosité du chauffeur, décida de pousser son inspection.Après une demi-heure, il trouvait la fameuse cachette.La cachette contenait notamment de la Vodka et de l'Ama- retO.PHOTO JEAN GOUPIL, ta Preve «À notre connaissance, c'est une des premières fois qu'on découvre une cachette aussi bien aménagée dans un camion pour ce genre de contrebande», a précisé à La Presse, hier, M.Raymond Gadoury, surintendant des Douanes canadiennes au poste de Philipsburg.«Et il semble bien que ce camionneur n'en était pas à son premier voyage.Apparemment, cette boisson était revendue à des organisateurs de fêtes, notamment pour les anniversaires de mariage et les baptêmes.» Pour les inspecteurs du poste de Philipsburg, cette saisie fait partie de leur travail routinier et permet avant tout, «d'apprendre à développer l'observation de chacun des inspecteurs».«II reste qu'on est toujours vigilants.Chaque cas est une expérience de plus pour aiguiser notre sens de l'observation, ajoutait un surintendant, M.Guy Fortin.Une expérience qui permet aux autres d'en bénéficier.» Un centre des congrès de $20 millions à Sherbrooke FLORIAN BERNARD ¦ La ville de Sherbrooke sera bientôt dotée d'un centre des congrès comprenant un hôtel de 180 chambres, une salle d'exposition de 20000 pieds carrés, un édifice à bureaux de six étages, une salle de bal pouvant accueillir plus de 1000 personnes et un espace commercial de 56 000 pieds carrés.Ce vaste ensemble, dont le coût de construction atteindra $20 millions, sera érigé à l'angle des rues King et Wilson.Il sera réalisé par la firme Hervé Pomerleau lnc et les Entreprises Rimac Inc.en vertu d'une entente de 20 ans conclue avec l'administration municipale.Le maire, M.Jean-Paul Pelletier, a expliqué que la ville louera le centre pour une durée de 20 ans, à l'expiration desquels elle deviendra propriétaire unique du centre, libre de toute dette, pour le montant nominal de SI.Le coût de location sera de $300000 par année.Les promoteurs se sont engagés, de leur côté, à ce que le complexe immobilier rapporte à Sherbrooke un revenu de taxes foncières et d'affaires d'au moins $650 000 annuellement, dès 1991, en plus des revenus provenant de l'évaluation des terrains.Pour toute la durée de l'entente, le Bureau du tourisme et des congrès de Sherbrooke pourra utiliser un emplacement de 800 pieds carrés devant servir de centre d'informations touristiques.Aucun frais ne sera exigé par le propriétaire.Au cours des trois dernières années, 136 congrès se sont déroulés à Sherbrooke, ce qui représente 1,2 p.cent de l'ensemble des congrès dans tout le Québec.En 1986, les retombées économiques pour la tenue de congrès à Sherbrooke ont dépassé $8 millions. A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 AOÛT 1988 Faites les premiers pas de votre carrière dans l'industrie de la musique \u2022 Programmes sélectils et entraînement spécialisé durant deux ans \u2022 Techniques d'enregistrement de son \u2022 Réalisation de disques \u2022 Gestion \u2022 Combinaison de connaissances théoriques et d'expérience pratique en studio \u2022 Studio 24 pistes haut de gamme \u2022 Cours donnés par des professionnels de l'industrie de la musique \u2022 Assistance de recherche d'emploi \u2022 Assistance financière disponible \u2022 5 campus en Amérique du Nord \u2022 Établissement entièrement accrédité par l'ACCET \u2022 Permis du ministère de l'Éducation n°749738 Pour plus de renseignements, veuillez contacter immédiatement Michel Vine!.Institut des techniques de l'enregistrement TREBAS 1435, rue de Bleury, bureau 301, Montréal Tél.: (514) 845-4141 beaucoup PLUS.» pour vos vacances en Gaspésie cet automne au Gîte du Mont-Albert et/ou à l'Auberge Fort Prével.FORFAIT « MER ET MONTAGNES » du 23 août au IO octobre 1988 ?I journée gratuite 5 fours .i parlir de 179$ Incluant: \u2022 HeTiergement \u2022 Déjeuners \u2022 Soupers «utile d'hote » \u2022 Taxe et service par personnc.cn occupalion double Note tnfmi di- niom^ de in> «raïun Renseignements et réservations uçtt \" Gite du Mont-Albert 800-463-0860 MONT-ALBERT ^frafs) Auberge Fort Prével L'industrie du taxi au Québec a une clientèle composée majoritairement de femmes Selon une étude effectuée pour le compte du ministère des Transports LIA LbVESOUE de la Presse Canadienne ¦ Le client «moyen» d'un taxi au Québec est une femme, âgée entre 18 et 39 ans, qui prend le taxi un vendredi, et qui travaille comme cadre, professionnelle, employée de bureau ou de service.Telles sont quelques-unes des données disparates qui ressortent d'une étude sur l'industrie du taxi, effectuée pour le compte du ministère québécois des Transports.L'étude, intitulée «L'offre et la demande dans l'industrie du taxi au Québec,» est fondée sur deux sondages effectués en 1985 et 1984 auprès de 500 chauffeurs dans chaque cas, à Montréal et dans le reste de la province.Les auteurs ont aussi analysé le relevé de tous les appels reçus par les compagnies de taxi des villes étudiées et ont observé les postes d'attente de taxi ainsi que les taxis qui circulent dans les rues.On y apprend par exemple que dans l'agglomération de Montréal, pas moins de 31000000 de courses de taxi ont été effectuées et environ 20000000 pour l'ensemble des villes du Québec excluant la métropole.Cela signifie 70000000 de passagers, générant un chiffre d'affaires de plus de $220 millions.La clientèle de l'industrie du taxi est féminine dans 59 p.cent des cas.Ce taux grimpe même à 65 p.cent dans les villes de moyenne importance comme Juliette, Saint-Hyacinthe ou Rouyn-Noranda.Dans 70 p.cent des cas, l'âge du client se situe entre 18 et 39 ans.Rares sont les personnes âgées de 65 ans et plus qui prennent le taxi.Elles constituent six pour cent de la clientèle, soit autant que les moins de 18 ans.Le client du taxi est dans 27 pour cent des cas un cadre ou un professionnel et dans la même proportion un employé de bureau ou de service.Les déplacements en taxi sont faits le plus souvent pour des motifs de travail.Les loisirs viennent en seconde place, mais ces déplacements sont souvent effectués le soir ou la nuit.En seconde place, M ALPHA VICO \\J.canada, inc CHAISE LONGUE VENTE FIN DE SAISON.FAUT LIQUIDER^ g SUPER || SPÉCIAL S» TABLE 60\"S.M.CS5wO 16995$ (coussin en sus) CHAISE PLIANTE avec rallonge 7295$ CHAISE LONGUE 4 positions ou CHAISE LONGUE Auto-ajustable L'une ou l'autre pour 14995$ Les illustrations peuvent différées des articles en magasin.8 places Légères imperfections ni S; \\J 12 de jour, ce sont les déplacements' ! pour le magasinage qui suivent.Les jours les plus occupés po]ir-v les chauffeurs sont les vendredis-, puis les jeudis.Dans un mois, ce \u2022¦ sont les premières et dernières .journées qui sont les plus occu- \u2022 pées, soit celles qui correspon- ! dent aux paiements et versements ; de fins de mois.C'est à Montréal que les clients I attendent le moins pour obtenir ; un taxi, soit en moyenne 3,5 mi- \u2022 nutes.Ce sont dans les grosses vil- ! les \u2014 comme Sherbrooke, Trois- * Rivières, Sainte-Foy et Hull \u2014 ! que les clients attendent le plus, ; soit 9,9 minutes d'attente.Quant aux chauffeurs, ils ont 5 en moyenne 43 ans et comptent j plus de 11 ans d'expérience dans : le métier.; Montréal représente une excep- \" tion comparativement au reste de \u2022 la province.Seulement 32 p.cent \u2022 des courses font suite à un appel 1 téléphonique à la compagnie.Ail- « leurs en province, entre 72 et 95 : p.cent des courses suivent un an- ' pel téléphonique.Les courses eh \u2022 maraude et sur poste d'attente 4- ; «stand de taxi»\u2014 se répartissent \u2022 le reste des appels.À Montréal, les courses en ma- ' raude \u2014 taxi hélé du coin de la ¦ rue \u2014 constituent près de la moi- ' fié dés courses en taxi.Les taxis font en moyenne deux : courses l'heure.Le taux ne varie \u2022 guère, que le chauffeur soit à ! Montréal ou ailleurs en province.; La distance parcourue varie de ' 2 kilomètres dans les villes \u2022 moyennes à 4,5 kilomètres dans : les très grosses villes.1 TIMKEN 700, 8* AVENUE, ftylC VlCQft POINTEAUX-TREMBLES 0'LI0\"CI0^70 .GENERAL Bearing Service,«.Montréal: '> 744-2721 ou 326-0471 Laval: 668-5330 Ri»e-Sud; 676-268J)* VERSEMENT VAUT 1989! VOUS AVEZ BIEN LU! 'rALLYE HONDA etfectueravos versementsd'interet RESTE DE L'ANNÉE 13S8T PROFITEZ DU PLUS GRAND INVENTAIRE DE NOUVELLES HONDA AU PRIX LE PLUS AVANTAGEUX AU PAYS RALL YE \tO\t3XT\tD\tA LE CENTRE HONDA DE MONTRÉAL _____________ COIN CLÉMENT ET LAFLEUR À VILLE LaSALLE 364-1121 FttKK-M emom tt 1SK5 Jtlpw'» t» tant d« M im.ftWl uàaun* ai ta» fÔm Uftte trtrt It In Kf*rtn it It 16 itftuan.m ayiWy »»m > r»cn- ¦ tint pv Mtre mlitutjM IBHPM uiAxit.¦ ii i , 1 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 30 AOÛT 1988 \u2022 A7 Guy Pinard L# École na-t i o n a I e d'administration sera l'hôte, demain à I7h 15, de Basile Toussaint Kossou, secrétaire pour I'UNES-CO de la Décen nie mondiale du développement.Pour informations: 522-3641, poste 341.Me William E.Sfavert et Dr Joyce Boillat, respectivement président et directeur général du Centre hospitalier Douglas; convient la population à une journée Portes ouvertes qui aura lieu le 14 septembre, de 13h à 19h.Parmi les lieux à visiter, men- Le Bai du aoio en coeur Le premier «Bal du polo en coeur» organisé au profit de la Fondation du Québec des maladies du coeur, a eu lieu jeudi dernier à l'hôtel Ritz-Car1'm, et la présidente du bal, Joanne Symes, en a prof ïté pour saluer deux joueurs de polo renommés, Larry Robinson et Steve Shutt.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse m * \u2022 PHOTO PAUI HENRI TALBOT.La Presse Un loisir de retraite Pendant 46 ans, Irenée Codin a gagné sa vie au service de La Presse (son fils René y exerce le métier de pressier depuis plus de 30 ans).Aujourd'hui à la retraite, il occupe ses mo- ments libres en réalisant des miniatures de maisons et de Meubles, comme celles qu'il avait préparées à l'intention de notre photographe lors de son récent passage à la résidence Caroline.t ion non s le pavillon Heinz E.Lehmann, le Centre de réadaptation Newman, le centre de récréation Roberts, le kiosque à musique, le pavillon d'été et l'aire de pique-nique.Cette visite est accessible aux handicapés.Le but de la visite consiste à montrer aux généreux donateurs l'usage qu'on a fait de l'argent recueilli lors des levées de fonds.Pour renseignements: 761-6131.Défis et controverses des nouvelles technologies de reproduction.Tel est le thème choisi par le Dr David J.Roy pour le prochain dîner-conférence de l'Association québécoise pour la fertilité, qui aura lieu le 14 septembre, à 18 h, au 5100, rue Chiens demandés Hector L.Abran, directeur du défilé de mode du Club Rotary de Westmount, est à la recherche de chiens dociles et «élégants» pour le défilé du 16 septembre.En plus de participer au défilé, les chiens choisis seront admissibles au concours du «chien de l'année de Westmount».La date-limite d'inscription a été fixée au 9 septembre 1988.Ce défilé.se déroulera à la salle Victoria de Westmount et est organisé au profit des oeuvres communautaires du club, qui a notamment défrayé les coûts de construction du manoir Westmount.Le prix du billet comprend un vin et fromage qui suivra le défilé.Pour inscriptions et réservations: Anne-Marie, au 935-3344, en avant-midi.Sherbrooke est.Pour informations: Hélène Houle, au 641-4207.Guy Bernier, président de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest du Québec, et Cilles Ro-cheleau, ministre des Approvisionnements et Services du Québec, seront les co-présidents d'honeur du gala bénéfice de la Fondation du centre hospitalière \u2022régional de l'Outaouais, qui aura lieu le 10 septembre, à l'hôtel Plaza de la Chaudière, à Hull.L'ensemble vocal Sine Nomine est à la recherche de chanteurs pour la prochaine saison.Les répétitions de cet ensemble consacré aux répertoires Renaissance et baroque ont lieu le mardi à 19 h 30.Pour renseignements: Robert Gagnon, au 483-5562.René /.St-Germain et Pierrette Deniers Krynski ont complété leur programme pour la prochaine saison de l'Institut d'hygiène naturelle, qui débutera le 16 septembre.Parmi les conférenciers, on remarque les noms du D1\" Pierre Bressy et du biologiste Jean Rocsn.Le caricaturiste Robert La Palme a accepté la présidence d'honneur d'une exposition d'artistes qui sont tous d'anciens de la paroisse Immaculée-Conception, soit Marcel Allard, jésuite, Paillette Boivin, Albert Chartier, Armande Goyer Loi-seau , André L'Archevêque, Hélène Langevin, Jeannine Lé-vesque, Benoit Loi seau, Réal St-Jean et Roger Vintrin.Organisée dans le cadre des célébra- Noces d'or Yvette Clermont et Jean-Paul Cuindon célébraient, récemment à Montebello leur 50e anniversaire de mariage en compagnie de leurs enfants et de leurs amis.Parmi les participants, on retrouvait évidemment les quatre enfants, Jean-Pierre, Raymond, Claudette etFrancine, ainsi que 11 petits-enfants.Jean-Paul Cuindon est un retraité de l'état-major de la police de Montréal.La messe d'action de grâces a été célébrée par le frère du marié, Henri-Marie Cuindon, qui avait célébré le mariage 50 ans plus tôt.Ce dernier est secrétaire du nonce apostolique, à Ottawa.tions du centenaire de la paroisse, cette exposition sera présentée les 17 et 18 septembre au 1855, rue Rachel est.La prochaine activité de la Société lapon du Canada aura lieu le 18 septembre, au vignoble de l'Orpailleur, à Dunham, dans les Cantons de l'Est.La journée comprend une visite du vignoble, un repas champêtre et une cueillette de pommes.Pour réservations (date-limite, 9 septembre): Ann Herbatuk, au 667-1976.O Lucien Dauphinois propose, pour le 24 septembre, une excursion en locomotive à vapeur en direction d'Ottawa.L'aller se fera en train et le retour en autocar de luxe.Le nombre de places est limité.Pour informations: 388-0757.O Le Théâtre d'art lyrique de La- val est à la recherche de bénévoles désireux de travailler comme machinistes, maquilleurs, coiffeurs, habilleurs, vendeurs ou publicitaires.Des auditions auront également lieu pour combler les rangs des choristes.Pour informations: Nicole Beaudoin, au 622-5615.O Jacques Desmeules, président du Groupe d'action pour l'avancement technologique et industriel de la région de Québec, a pris connaissance avec fierté de la recommandation du professeur T.Symons d'installer au Québec un des deux bureaux régionaux de la Commission canadienne de la recherche polaire (le siège social serait situé à Ottawa et Yellowknife hériterait de l'autre bureau régional).Selon M.Dcsmeules, cette recommandation témoigne du dynamisme des chercheurs et des ionstitutions du Québec.À JEUDI \\ui n nmiif a mu îi-iiifîiti Âu pied du MentSsirtt-Ssuveur,à proximité des glissades d'eau, des boutiques, des restaurants et des endroits courus, Delta vient ajouter un joyau à la couronne déjà bien sertie de Saint-Sauveur.Le Delta St-Sauveur vous offre des courts de tennis et de squash, des piscines intérieure et extérieure, des salles de réunions pouvant accueillir i jusqu'à 450 personnes et bien plus encore.De plus, nos chambres luxueuses, la plupart avec balcon et plusieurs avec foyer, petite cuisine et Jacuzzi, mettent à votre disposition toutes les commodités auxquelles vous pouvez vous attendre, au prix spécial de 69$* par chambre, par nuit.Venez faire l'expérience du Delta St-Sauveur dans le village le plus réputé des Laurentides, à 45 minutes à peine au nord de Montréal.Pour réserver, composer le 800-268-1133.* Nombre limité de chambres offertes à ce prix.Offre d'une durée limitée.Maximum 2 adultes par chambre.Vous apprécierez la différence Delta Saint-Sauveur-des-Monts, Québec HOTELS ET CENTRES DE VILLÉGIATURE DELTA: AÉROPORT DE VANCOUVER, VANCOUVER, WHISTLER, PENTICTON, CALGARY, WINNIPEG, MISSISSAUGA, TORONTO, OTTAWA, SAINT-SAUVEUR, MONTRÉAL, SAINTJOHN, HALIFAX, ORLANDO (FLORIDE). A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 AOÛT 1988 71 \u2022V Le jour où Richard Thériault s'est noyé, l'eau de la piscine était opaque « comme du lait » Révélations à l'enquête du coroner sur le drame de Verdun WES BOISVERT Cette photographie fait voir comment s'est produite la collision des trois avions survenue dimanche à Ramstein, en RFA.photo ap Transport Canada n'a pas l'intention d'interdire les spectacles aériens ANDRÉ CED ILOT ¦ Jugeant la réglementation suffisante.Transports Canada n'a pas du tout l'intention d'interdire la tenue de spectacles aériens en sol canadien, en dépit de la terrible catastrophe qui a fait plus de quarante morts, en Allemagne de l'Ouest.«Il y a certes des risques, mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter, surtout pour la sécurité des spectateurs.Les normes sont extrêmement rigides», soutient M.André Pérès, porte-parole de Transports Canada, jusqu'à nouvel ordre, il n'est pas question de modifier la présente législation.Le manuel des spectacles aériens prévoit une série de mesures pour assurer la bonne marche de ces représentations aussi spectaculaires que dangereuses: il est notamment interdit aux pilotes de survoler la foule et même d'effectuer des manoeuvres en direction des spectateurs.lin général, ils volent s au moins 300 pieds d'altitude dans un corridor situé à 1 500 pieds des estrades les plus proches.Les organisateurs du pageant aérien Expo-Air, qui aura lieu les 10 et II septembre à l'aéroport de Saint-Hubert, sont aussi convaincus que leur spectacle est tout à fait sur.«Il n'y a jamais eu d'accident en huit ans», affirme le responsable de l'événement, M.Gérard Belloc.«On insiste pour que les pilotes évoluent au-dessus des pistes, pas des spectateurs.» «Des contrôleurs sont en constante liaison avec les pilotes pour s'assurer qu'ils exécutent leurs pirouettes dans les limites qui leur ^ont réservées», a-t-il dit.Le spectacle Kxpo-Air, patronné par l'organisme «Les Ailes de l'espérance», avait attire plus de 100000 personnes l'an passé, à Mirabel.Rappelons qu'il y a quatre ans, un pilote de cascade avait péri lorsque le petit appareil qu'il avait lui-même fabriqué s'était écrasé sur la pelouse qui sépare deux pistes de l'aéroport de Saint-Hubert, Fors d'un spectacle organisé dans le cadre du Salon de l'aéronautique.Pour sa part, un porte-parole J^.C____-________I!- uu ¦ unes ounces caiiauicimcs « affirmé qu'il n'était absolument pas question d'annuler les spectacles que doit présenter la célèbre escadrille des Snowbirds, à Saint-Hubert ou ailleurs, d'ici la fin de son calendrier, le mois prochain.«Les règlements de Transports Canada sont adéquats.On ne survole jamais la foule, ni les villes lors de nos acrobaties», a déclaré le capitaine Donald Roy, cantonné à Ottawa.Les Snowbirds ont été impliqués dans trois accidents depuis 1971.Deux de leurs pilotes ont été tués et cinq appareils démolis.Le dernier accident s'est produit à Grandes-Prairies, en 1978.«Il n'y a toutefois jamais eu de civils tués ou blessés durant nos spectacles», affirme l'officier.Les neuf membres des Snowbirds présentent environ 70 spectacles acrobatiques par année, partout au Canada et aux États-Unis.Selon le capitaine Roy, ces spectacles aériens servent surtout à montrer les équipements et l'habileté des pilotes de l'armée canadienne.«Il n'y a aucun danger.Nos pilotes sont des professionnels.Et puis le public aime ça.», conclut candidement le militaire liant gradé.¦ Le jour où Richard Thériault, 5 ans, s'est noyé, l'eau de la piscine municipale de Verdun était opaque «comme du lait ».Cette situation durait depuis quelques jours, mais les autorités municipales n'ont pas cru bon de fermer le Heu.Aucun adulte n'était avec le garçonnet dans la piscine.Les sauveteurs étaient bien en poste, mais dans des chaises basses.Voilà quelques-unes des révélations qui ont été faites, hier, lors de l'enquête du coroner Roch Hé-roux, qui examine les circonstances de trois noyades d'enfants survenues dans des piscines, cet été, à Verdun, Hemmingford et Sha-winigan.Après s'être rendu à Shawinigan, la semaine dernière, Me Héroux a commencé à enquêter hier sur la noyade de Richard Therriault, survenue le 10 juillet.Peu de temps avant l'accident, a déclaré Nathalie Hétu, sauveteur en chef, le système de filtrage était défectueux, de sorte que l'eau de la piscine, une fois remuée, se brouillait peu à peu pour devenir «comme du lait» vers l'heure du midi.«On ne voyait plus le fond dans la partie la plus creuse, a-t-elle dit.Alors, le 7 juillet \u2014 le jeudi \u2014 j'ai écrit un rapport à mes supérieurs.Je n'ai eu aucune réponse.Je trouvais ça dangereux.Dans le plus creux, il fallait attendre que les gens remontent à la surface pour les voir.» Mlle Hétu, responsable de la qualité de l'eau, aurait signalé ce problème à un de ses «superviseurs», M.Richard Roy, qui s'est rendu sur les lieux le matin même du drame.C'est à lui que revient la décision de fermer ou non la piscine, a-t-elle dit.Cette possibilité aurait par ailleurs déjà été évoquée entre eux, peu de temps avant l'accident.Vers 11 h 20, le 10 juillet, deux sauveteurs étaient en service.Mlle Hétu, qui n'est pas affectée directement à la surveillance, se trouvait à l'intérieur et a entendu le signal d'urgence.-C'est elle qui a appelé l'ambulance, pendant que les sauveteurs administraient la respiration artificielle au petit.Elle a téléphoné de nouveau quelques minutes plus tard.Au total, I ambulance aurait mis une quinzaine de minutes à arriver.Les ambulanciers ont poursuivi le bouche-à-bouche et ont commencé le massage cardiaque.Voyant faire les ambulanciers, Mlle Hétu s'est dite «frustrée» de voir qu'au lieu de pratiquer l'«hyperextension», qui consiste à pencher la tète vers l'arrière pour dégager les voies respiratoires, ceux-ci tenaient la tête droite.Me Héroux a paru étonné d'une telle déclaration et a posé lui-même des questions à ce sujet aux autres témoins.Il y a tout lieu de croire que les ambulanciers seront eux aussi appelés à témoigner devant le coroner Héroux.Le sauveteur en chef a signalé qu'il est interdit aux moins de sept ans de se baigner seuls dans la piscine.L'avocate de la ville de Verdun a d'ailleurs produit une affichette qui le mentionne et qui serait installée bien en vue dans l'entrée des vestiaires.Après, l'un des deux sauveteurs Dans la région de Montréal, les cas de chlamydia sont presque cinq fois plus nombreux que les autres MTS NICOLE BEAUCHAMP ¦ L'infection à chlamydia continue d'arriver en tête de liste des maladies transmissiblcs sexuellement les plus répandues.Dans la région de Montréal, le nombre de cas déclarés est presque cinq fois plus élevé que pour les autres MTS.De janvier à juin 1988, le Bureau ligional des maladies infectieuses a compilé 1512 cas d'infection à chlamydia contre 327 cas d'individus affectés par d'autres MTS.Et ces données pour la région montréalaise, selon le docteur Robert Remis, reflètent partiellement l'incidence réelle de la maladie devenue à déclaration obligatoire au Québec à la fin du mois d'octobre dernier.Cette maladie, dont les complications peuvent entraîner l'infertilité, a été détectée chez des femmes dans une proportion de 71 p.cent.Plus de la moitié (56 p.cent) des femmes et des hommes atteints avaient entre 15 et 24 ans.L'infection à chlamydia \u2014 une bactérie fort insidieuse mais qui se laisse mater par les antibiotiques \u2014 demeure donc l'ennemi numéro un dans ia iutte pour contrer la recrudescence des MTS.D'autant plus que la maladie causée par la bactérie se propage à un rythme épidémique.depuis 15 ans.«Chaque année, 500 millions de nouveaux cas se déclarent à travers le monde; quatre millions aux États-Unis; environ 400000 au Canada et 100000 au Québec en extrapolant les statistiques américaines», d'affirmer le docteur Richard Morisset, chef du département de microbiologie et du service des maladies infectieuses à l'hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.Le spécialiste bien connu et trois autres médecins de l'Ontario, tout aussi préoccupés par la chlamydia, et experts en la matière, se sont réunis hier dans un hôtel de Montréal pour faire le point sur la question.Il s'agit de Arthur Franklin, microbiologiste à l'Institut Banting de l'Université de Toronto; Philip Hall, obstétricien et gynécologue à l'hôpital général d'Ottawa; et John Sellors assitant-professeur clinique à l'Université McMaster d'Hamil-ton.Une raison a principalement poussé le docteur Morrisset à organiser cette sorte'de table-ronde.«Cette intervention s'inscrit dans le sillage d'une campagne de sensibilisation que s'apprête à lancer à nouveau le gouverement québécois, cet automne, pour contrer les MTS.La diffusion de nos échanges pour informer les médecins se veut un complément pour tenter de diminuer la fréquence de l'infection à chlamydia », a-t-il souligné.Pour parvenir à enrayer l'épidémie, encore faut-il \u2014 outre les méthodes de dépistage et de diagnostic, assurer le traitement de la maladie.«Selon une étude, 40 p.cent des gens soignés au Canada le sont de façon inadéquate à défaut d'un concensus des médecins sur la durée du traitement aux antibiotiques», déclare le docteur Richard Morisset.Le groupe des quatre experts a, quant à lui, dégagé un concensus.Il préconise un traitement d'au moins dix jours, quitte à le prolonger pour certaines infections plus sévères èausées par la chlamydia, comme les salpingites chez les femmes (infection des trompes de Fallope) et les epididymites chez les hommes (infection aux testicules).L'on soigne habituellement la maladie avec des tetracyclines.Le docteur Morisset et ses confrères trouvent qu'un médicament analogue, la doxycline, s'avère préférable.en service le 10 juillet a raconté que la surveillance s'est effectuée ce matin-la depuis des chaises basses mais que, quand il y a beaucoup de monde dans l'eau, leur supérieure les fait grimper dans les chaises hautes.Il y aurait eu une quarantaine de personnes sur le terrain et dans l'eau, ce dimanche-là.La mère de la victime, Mme Maryse Barrette, est aussi venue témoigner.Le 10 juillet, elle s'était rendue à la piscine en compagnie de son ami, de Richard et de sa fille de deux ans et demi.Pendant qu'elle surveillait sa fille dans la pataugeuse, à côté de la grande piscine, tout en regardant du côté de son fils de temps à autre, Richard s'amusait dans la piscine avec des amis.L'ami de Mme Barrette, M.David Régis, prenait du soleil non loin de là et jetait un coup d'oeil de temps en temps.Puis, toute trace du bambin a disparu.Mme Barrette, après l'avoir cherché partout, a revu son fils une quinzaine de minutes plus tard dans les bras de M.Yvon Perron, qui l'a retrouvé au fond de la piscine, dans un secteur de 1,60 mètre de profond.L'enquête sur les faits dans cette affaire se poursuit aujourd'hui avec le témoignage du superviseur de la piscine, de l'ingénieur de Verdun et d'un inspecteur du gouvernement.EN BREF UN CHÈQUE DE $10 000 POUR DANIELLE HÉBERT ¦ Un donateur anonyme a remis hier à l'organisme Sun Youth un chèque de $ 10000 à verser dans un fonds privé mis sur pied pour permettre à une fillette de six ans de recevoir aux États-Unis les traitements qui pourraient lui sauver la vie.Le don a été adressé au Fonds Danielle-Hébert qui tente de recueillir les $ 150000 US nécessaires à l'opération et au traitement de la fillette atteinte de leucémie lymphatique aiguë.La petite Hébert subit depuis quelques semaines des traitements de chimiothérapie et les premiers résultats connus ont montré des signes encourageants.On saura d'ici deux semaines si elle pourra subir une transplantation de moelle osseuse aux États-Unis, seule intervention pouvant assurer sa survie à long terme.L'opération et les traitements coûteront $ 150000 à la famille et ne sont pas remboursables par la Régie de l'As-surance-maladic car il s'agit d'un traitement expérimental.Le fonds mis sur pied il y a un mois, à la suite de la publication d'un article dans un quotidien montréalais, a déjà permis de recueillir un peu plus de S 100000.incluant le don d'hier.L'oncle de la petite Danielle Hébert, M.Bob Horion, a précisé que depuis la publication du numéro de téléphone du fonds dans les journaux de samedi, il a reçu entre 30 et 35 appels de oersonnes désirant y souscrire a titre personnel.TENSIONS À L'INSTITUT PINEL ¦ La suspension de quatre mois sans salaire imposée vendredi à un employé des services infirmiers de l'Institut Phi-lippe-Pinel a fait éclater les tensions qui divisent depuis plusieurs mois le syndicat et la direction de cet hôpital psychiatrique.Selon un communiqué émis hier par le syndicat des 500 employés de l'institut, le salarié a été suspendu pour avoir négligé des «rougeurs» sur le corps d'un patient.Toujours selon le syndicat, les mesures disciplinaires ont été décidées sans considération des témoignages de bénéficiaires et d'autres salariés prouvant que l'employé n'était pas en faute.SURSIS POUR LA LIGNE MONTRÉAL-SAINT-HILAIRE ¦ Le train de banlieue Mont-réal-Saint-Hilahe bénéficiera d'un sursis de deux semaines à la suite de l'accident écologique de Saint-Basile-le-Grand qui a plongé trois municipalités dans un état de crise.Le Canadien National a en effet décidé, hier, de maintenir le service sur cette ligne jusqu'au 12 septembre pour laisser le temps aux municipalités de la Rive-Sud d'étudier une formule de partage des déficits d'opération proposée par le ministère des Transports du Québec.Le service devait être interrompu le 31 août.Jusqu'à cette date, le ministère des Transports acceptait d'éponger une partie du déficit du CN et s'était engagé à poursuivre des négociations avec les municipalités touchées par le service sur cette ligne.Les incidents de la semaine dernière n'ont toutefois pas permis aux municipalités d'étudier les formules de partage des .'éficits d'opération pour des raisons évidentes.Malgré ce sursis, le CN a réitéré son intention de ne plus assumer les pertes créées par l'exploitation de la,ligne ferroviaire et écarte toute participation de sa part à une formule de partage de déficit. Arts et spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 AOÛT 1988 A9 Le Festival du nouveau cinéma sauvé du.feu Preste Canadienne JËj vec de l'aide venue d'un M peu partout, le 17e Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo aura lieu comme prévu, du 20 au 30 octobre, malgré l'incendie de son centre de coordination et de ses archives, il y a une semaine.Claude Chamberlan, directeur du festival, a précisé hier que la banque Laurentienne, propriétaire de l'immeuble sinistré, va mettre gracieusement à sa disposition des locaux temporaires à quelques pas de là, boulevard Saint-Laurent.Cette aide est évaluée à $5 000, s signalé Richard Desroches, porte-parole de la banque.La restauration de l'immeuble incendié a déjà commencé; la succursale bancaire rouvrirait d'ici deux semaines tandis que le festival compte s'installer fin novembre dans des locaux remis à neuf.\" Sept semaines ?vant l'événement préseniant des films d'une vingtai.ie de pays, «ces locaux temporaires, en plein dans notre secteur, nous tirent d'un bien mauvais pas», souligne M.Chamberlan.Selon le directeur du festival, le plus ancien à Montréal, une centaine d'organismes et individus ont donné un coup de main, à commencer par les volontaires qui ont déblayé les lieux et aidé à mettre en lieu sûr ce qui pouvait être sauvé.La Cinémathèque québécoise, le Festival of Festivals (de Toronto), les festivals de jazz et Juste pour rire, l'Association des réalisatrices et réalisateurs de film du Québec et l'Association des critiques de cinéma du Québec ont également apporté leur concours.Copies rescapées Certaines pièces d'archives ont été détruites, portant notamment sur le pionnier Georges Méliès, Marguerite Duras, Godard, Wenders, Robert Frank, Raoul Ruiz, en passant par des métrages de Bunuel, Cocteau, Germaine Dulac, Welles et Genet.Par contre, les copies de films et vidéos soumis en vue du prochain festival n'ont pas été affectés.« Ils étaient dans la pièce à côté, sur une étagère qui a moins souffert du feu et de l'eau », signale M.Chamberlan.Les dommages aux archives ne peuvent encore être évalues.D'autres pièces toutefois peuvent être éventuellement restaurées, avec le concours de la Cinémathèque québécoise.Celle-ci accueillera dans sa salle de 200 sièges le 17e Festival du nouveau cinéma, en même temps que le Parallèle rénové (83 sièges), le Ouime-toscope et l'Institut Goethe.Venise Casanova,Encore, Cher Gorbatchev.Agence France-Presse VENISE La 45e Mostra de Venise s'est ouverte dimanche dans un faste digne de la Sérénissime République, avec la projection hors compétition d'un chef-d'oeuvre du muet, Casanova d'Alexandre Volkoff, réalisé en 1927 et récem-TTient restauré.Cinquante kilos de caviar, autant de saumon fumé, de foie gras et d'esturgeon, soit près d'un quart de tonne des produits les plus chers du monde, ont été dévorés lors du diner d'ouverture.Parmi les quelque 400 invités, l'épouse du président de la République française Danièle Mitterrand, le ministre français de la Culture lack Lang, Ettore Scola, Laura Bctti, Dennis Hopper et toute l'aristocratie vénitienne, réunis par les maisons françaises Pétrossian et Veuve Cliquot dans le cadre prestigieux du Grand Hôtel des Bains où Visonti tourna ,'Vfor/ à Venise.Mais ce n'est qu'hier que les choses sérieuses ont vraiment commencé avec le début de la compétition pour le célèbre Lion d'or, décerné par un jury présidé par Sergio Leone: au programme pour la journée, Encore du Français Paul Vecchiali et Caro Gor-baciov (Cher Gorbatchev) de l'Italien Carlo Lizzani.Sombres, les préoccupations des deux premiers films en compétition : le sida et les amours difficiles pour Encore, les pires jours du stalinisme pour Caro Gorba-ciov.Avec Encore, Paul Vecchiali s'est attaqué à ce qui reste peut-être encore un tabou, l'homosexualité: le héros ( (eau-Louis Roland) découvre la sienne alors qu'il vit un mariage en perdition.Il la vivra pleinement, parfois heureux, souvent malheureux, et mourra du sida dans un hôpital parisien.Tentant une expérience cinématographique en réalisant son film en séquences de huit minutes représentant chacune un an de la vie du héros, Vecchiali l'a truffé, selon son habitude, de petites chansons «signifiantes», que les uns ont aimé et les autres pas du tout.Avec Caro Gorbaciov en revanche, aucune raison d'être choqué: ce film qui raconte la dernière nuit de liberté de l'homme politique soviétique Nikolai Boukhari-ne (exécuté en 1937) en compagnie de son épouse est l'un de ces braves mélos qui pourra, peut-être, faire larmoyer plus lard le public de la télévision.Tourne en américain, le film, dont les interprètes ( Harvey Kei-tel et Flaminia Lizzani, fille du réalisateur) tentent d'avoir l'air soviétique, est un hommage à cet ami de Lénine accusé de trahison sous Staline et réhabilité par Mikhail Gorbatchev après un long opprobre officiel en URSS.Malgré ses bonnes intentions, il a été vite éclipsé, hier, par la présence au Lido de la véritable épouse de Nicolas Boukharine, Anna Lari-na.Catherine Wilkening, Lothaire Bluteau dans le rôle du Christ, et Johanne-Marie Tremblay Jésus de Montréal Denys Arcand soulève le premier voile LUC PERREAULT Selon le réalisateur Denys Arcand, lésus de Montréal aura peu de chances à sa sortie de déclencher un scandale analogue à celui que provoque en ce moment le film de Martin Scorsese.« Le film de Scorsese, soutient Arcand, se présente comme la vérité sur la vie du Christ.Le nôtre au contraire porte sur la représentation qu'en donne un groupe de comédiens.Il y aura donc un recul qu'on ne trouve pas dans The Last Temptation of Christ.» Assailli de toutes paris par les demandes de journalistes depuis le début du tournage, le 24 juillet dernier, Arcand avait refusé jusqu'ici d'ouvrir le plateau à des étrangers.La seule exception avait été consentie à l'émission de télé américaine Entertainment Tonight.Finalement, quelques représentants de la presse écrite d'ici et de l'étranger ont pu hier avoir un avant-goût de cette production.La rencontre, cela va de soi, s'est tenue dans un temple, en l'occurrence au sous-sol de l'église Saint-Michael the Archangel, angle Sainl-Viateur et Saint-Urbain.On y tourne présentement les intérieurs de ce qui correspond, dans le scénario, à l'Oratoire Saint-Joseph.Frappe par le nombre de réalisateurs intéresses en ce moment à la vie de |ésus, Arcand trouve qu'il s'agit moins d'un hasard que de synchronicité.11 ajoute que son film ne se limite d'ailleurs pas à traiter de la vie du Christ.Il sera aussi fortement question de la vie de comédiens qui interprètent chaque soir la Passion au Sanctuaire du Mont-Royal.On verra comment ces comédiens se débrouillent pour gagner leur vie, travaillant au doublage de films, tournant des pubs, etc.Si scandale il y a, il risque plus de provenir de cette description plutôt leste de la vie des comédiens.Avec 70 rôles majeurs \u2014 selon la définition de l'Union des Artistes \u2014 Jésus de Montreal s'annonce en effet comme un feu roulant de situations aussi cocasses les unes que les autres.Beaucoup de punchs « Ça joue sur tous les tons possibles, prévient le réalisateur : du burlesque intégral au drame le plus absolu.» Côté burlesque, il n'accepte que d'entrouvrir le voile.On y verra, dit-il, Rémy Girard faisant de la posl-synchro de films porno avec Marie-Christine Barrault et Judith Magre, deux comédiennes françaises.Pour ce qui est des autres punchs, Arcand laisse aux spectateurs le soin de les découvrir au moment de la sortie du film.Non sans ajouter par ailleurs que Montréal sera extrêmement présente dans son film, lequel se déplace dans pas moins de 40 lieux différents en seulement 45 jours de tournage.Il raconte que l'idée de ce film lui est venue au moment où il effectuait le casting du Déclin de l'empire américain.Un comédien qu'il connaissait déjà était venu passer une audition.S'excusant pour sa barbe, l'acteur lui avait alors révélé qu'il jouait le role de lésus au Sanctuaire du Mont-Royal.Ce spectacle religieux qui complète la visite de l'Oratoire Saint-|oseph se donne tous les soirs en été depuis déjà 40 ans.De l'avis d'Arcand, le niveau de l'interprétation n'y est pas très élevé.L'idée avait lentement germé dans sa tête de parler de ces comédiens qui, pour survivre, doivent parfois accepter les rôles les Robert Lepage dans le rôle de Ponce-Pilate plus ingrats.11 avait également des comptes à régler avec la religion, du moins celle qu'on lui avait enseignée durant son enfance.« |'ai été élevé dans un milieu très religieux, confesse-t-il.Ma mère a déjà été religieuse pendant cinq ou six ans, au Carmel pour être plus précis.Cette atmosphere religieuse, c'est quelque chose dont je ne me débarrasserai jamais.» Jésus a existe Même s'il n'a pas la réputation d'être un rongeux de balustres, Arcand professe une grande admiration pour le Nouveau Testament, « un des textes majeurs de la civilisation occidentale».Se disant absolument convaincu que Jésus a déjà existé, il précise avoir basé son scénario sur les plus récentes recherches archéologiques dans ce domaine.Dans le film, le metteur en scène du jeu de la Pas- sion cherchera justement à renouveler la vision traditionnelle qu'on peut avoir de la passion du Christ.Seulement cinq des 70 comédiens du film entouraient hier le réalisateur autour d'une table improvisée : Johanne-Marie Tremblay et la jeune Française Catherine Walkening, chez les femmes ; Robert Lepage, Rémy Girard et Gaston Lepage chez les hommes.Les deux producteurs Roger Frap-pier et Pierre Gendron, le musicien François Dompierre et le distributeur Pierre Latour complétaient le tableau qui suggérait vaguement la dernière Cène.Une absence de taille toutefois, celle de Lothaire Bluteau qui lient le rôle principal dans le film, celui du Christ.Bluteau, pas très à l'aise avec les journalistes, avait préféré s'absenter, selon Arcand.Ça n'enlève rien à ses yeux à ses grandes qualités d'acteur : « Il n'y avait pas de doute dans mon esprit, un seul acteur depuis le début me paraissait pouvoir jouer le rôle de Jésus et c'est Lothaire Bluteau.J'ai une immense admiration pour lui.» Coproduit avec la France au co'it de $4,2 millions, fésus de Montréal marque le départ d'une nouvelle maison de production, Max Films Productions.Les deux producteurs ont fait allusion mais sans s'attarder à leur rupture d'avec la maison Cinéma plus avec lequelle ils s'étaient associé il y a deux ans.Pour le moment, tous les droits de distribution du film appartiennent à Max Films Distribution, une filiale de Max Films Production que dirige Pierre Latour.Le tournage de Jésus de Montréal doit durer 45 jours.Le film devrait éire terminé en avril prochain, à la veille du Festival de Cannes. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 30 AOÛT 1988 Le Souffle de l'Espritja Ottawa.r / i-t&U à boule, collection du Comte d'LIgin el Kincardine.KT, CD.[cosse tes le début vous êtes envahis par ce sentiment d'harmonie qui lie l'homme à la nature et au monde des esprits.Vous comprenez enfin comment les Autochtones percevaient l'univers et avec quelle force et quelle diversité ils l'exprimaient.l£ Souffle de l'Esprit: Traditions artistiques des premiers habitants du Canada est une exposition qui vous transporte dans l'univers artistique des cultures autochtones.Pendant quelques mois seulement, 650 objets fabriqués par les Amérindiens et Inuit provenant de 90 musées et collections privées du monde entier seront exposés à Ottawa.Plusieurs de ces objets magnifiques furent disséminés aux quatre coins du monde lors de l'exploration européenne.Ils ont été réunis par le Musée Glenbow pour le Festival olympique des arts de 1988 à Calgary.Un nombre record de visiteurs ont été saisis par la puissance qui se dégage de ces objets.lS4ST| CATHERWt r wand» IMOT-fo tSION LOEWS © JtVïSTi CATHERINE O 12:15-2:35-4:55-7:15-9:35 LeCINÉMAffîT-\"© VERSION O.ANGLAISE 12:15-2:30-4:45-7:00-9:15 Tous les soirs 7:20-9:25 dim 1:05-3:10-5:15-7:20-9:25 Tous les soirs 7:05-9:20 PALACE © 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 Tous les soirs 7:15-9:15 LORSQU'IL SERT, IL EST ROI ON FRANÇAISE DE VtA \\ WHO FRAMED ROGER RABBIT /U >\\ \\ «Etourdissant! choquant! Un thriller de toute promière classe.Une oeuvre d'un cinéaste hors-pair!» -lellicyl,ons.5ra/ffflfy/frrS DEBRA WINGER TOM BERENGER BETRAYED ~t (JKItMlRVi.- VERSION O.ANGLAISE VERSION FRANÇAISE DÉS VENDREDI! «87 STt CATHCjjjMj O 98> hvm 12-45-2:55-5:05-7:15-9:30 Toui les soirs 7:00-9:15 5ESEMAINE DE SUCCÈS! «Francis Coppola revient à la réalisation de films plU9 grands que nature.» Bruce Williamson, PLAYBOY MAGAZINE Tous les soirs 7:20-9:40 Tous les soirs 7:20-9:35 .et en anglais aux LOEWS et FAIRVIEW 1:00-3:40-6:20-9:00 l Mill! tRnsis\u2014 :lRUI\\M\\MtR\u2014 UIMUWM.IK lllWHUIMil.lt tllMU.ttH.Vi.HHKU1IP luHMII.MtU JOMV.MUKINO S-VKJtll LUtEMtVi IIVI » HILVIR1 ¦¦.Kill
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