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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 88
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-10-07, Collections de BAnQ.

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[" \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 7 OCTOBRE 1988 Michel Robert abandonne et donne raison à William Dery \t\u2014\u2014\u2014-\t ¦ §\t\t §\t\t ¦\t\t \ti H - !\t \t\u2022 IP ' :\t GILBERT LAVOIE PHOTO MICHEL GRAVEL, Ln Presse Michel Robert Le président du Parti libéral du Canada, Me Michel Robert, ne sera pas candidat à l'investiture de son parti dans Saint-Laurent.Qui plus est, Me Robert donne son appui à la lutte menée par William Dery qui réclame que tous les membres en règle du comté aient le droit de voter pour choisir leur candidat.Enfin, le président du parti explique que s'il a tant attendu pour annoncer son intérêt pour Saint-Laurent, c'est parce que Raymond Gameau s'était réservé ce comté et a annoncé trop tard qu'il irait dans Ahuntsic.«Des membres de la commission électorale m'ont offert de me nommer dans le comté de Saint-Laurent sans assemblée d'investiture mais j'ai refusé parce que le président du parti dois donner l'exemple.Cela aurait été injuste pour les deux candidats qui avaient déjà fait du travail et qui veulent se présenter à une convention » a déclaré Me Robert à La Presse.«Il m'apparaissait inacceptable que le président du parti viole une règle que j'ai cherché â imposer dans toutes les provinces du Canada, c'est à dire la nécessité d'avoir une convention ouverte pour le choix de tous les candidats, y compris le chef dans Vancouver Quadra ».Me Robert a reconnu qu'il aurait dû en principe bâtir une organisation plus tôt pour se présenter dans un comté; mais il a expliqué que ses responsabilités professionnelles et son travail au sein du parti ne lui laissaient pas le temps nécessaire.Il a ajouté que la situation était encore plus compliquée dans Saint-Laurent parce que Raymond Garncau s'était réservé cette circonscription.« M.Gameau considérait encore la possibilité de se présenter dans Saint-Laurent et ce n'est qu'au début de septembre qu'il a annoncé qu'il se présentait dans Ahuntsic.Je voulais pas nuire à la possibilité que M.Garncau puisse se présenter dans Saint-Laurent».(En réalité, M.Garncau a annoncé sa décision le neuf août.) Dans les circonstances, Me Robert estime que la commission électorale devrait revenir sur sa décision de geler le membership au 12 juin pour les fins du vote de mercredi prochain sur le choix du candidat.«La commission électorale devrait regarder de très près la demande de M.Dery.Ils peuvent toujours décider de retarder la convention ou de réviser leur décision.|c ne connais pas la justification de la date du 12 juin, mais il me semble que la demande de M.Dery à l'effet que les membres qu'il a pu recruter a un certain mérite».Me Robert a toutefois signalé que le président national du parti n'a aucun pouvoir à ce chapitre et que la décision finale appartient à la commission électorale.Pressions des députés Cette intervention de Me Robert ne fait qu'ajouter de la pression sur MM.Rémi Bujold et Raymond Garncau.Le responsable des 1b comtés de la Mon-térégie et de l'Estric pour le Parti libéral, M.Marcel Ostiguy, a révélé à La Presse qu'il s'est fait mercredi le porte-parole de ses candidats pour demander à M.Raymond Gameau de régler le problème de Saint-Laurent le plus rapidement possible.M.Ostiguy a dit que M.Garncau avait bien accueilli sa démarche, effectuée â la demande unanime de tous les candidats de cette région.De son coté, le vice-président national du parti à Montréal, M.André Lizotte, est revenu à la charge pour prier la commission électorale de revenir sur sa décision maintenant que Me Robert n'est plus candidat.Signalant que la commission avait fait du bon travail dans les autres comtés, M.Lizotte a déclaré que la notion de comté réservé ne tient plus maintenant qu'il n'y a plus de candidat vedette.Malgré tous ces bons mots, le litige de Saint-Laurent n'est pas réglé.Les candidats à l'investiture libérale avaient jusqu'à 17 h hier pour soumettre leur bulletin de présentation, ce qu'a fait Mme Sheila Ma-heu.William Dery a refusé de le faire.Il a expliqué qu'il voulait ainsi continuer de se battre pour le droit de vote des 1 000 membres qu'il a recrutés après le 12 juin.II a précisé qu'il veut toujours être candidat à l'investiture libérale, et qu'il revient à la commission électorale ou au chef M.John Turner de reconnaître le droit de vote aux nouveaux membres.Il a déclaré qu'il se rendra avec ses partisans lundi à Laval où M.Turner doit rencontrer le conseil général de direction du parti.« Les gens seront là soit pour applaudir le chef ou pour lui poser des questions afin de savoir pourquoi ils n'ont pas le droit de vote» a-t-il conclu.Broadbent éliminerait les super-boîtes postales n gouvernement néo-démocrate rétablirait le service traditionnel de courrier dans toutes les municipalités canadiennes de 2 000 habitants ou plus et stopperait le mouvement de fermeture des bureaux de poste ruraux enclenché par le gouvernement conservateur.Prenant la parole, hier à Winnipeg.Ed Broadbent s'est en effet engagé à éliminer les super-boites postales dont, es-lime-t-il, devront se contenter 150 000 familles canadiennes d'ici dix ans, si la tendance actuelle se poursuit.11 évalue le coût de ce nouvel engagement électoral à.$38 millions qu'il trouvera dans la poche de l'ensemble des contribuables.Selon Poste Canada, environ 90,000 familles québécoises, bien que vivant en milieu urbain, ne bénéficient pas actuellement du service postal à domicile.On compte présentement environ 1,000 bureaux de poste semi-urbains ou ruraux.lugeant «inacceptable» que des Canadiens payant les mêmes impôts que tous les autres ne profitent pas d'autant de services, M.Broadbent s'est dit convaincu qu'une «minuscule hausse de taxe» serait plus équitable qu'une nouvelle augmentation du prix des timbres.«On parle d'au maximum quelques cents par personne par année, a-t-il affirmé, et je ne crois pas que quiconque s'y objecterait si c'est pour offir un égal service à tous les Canadiens».Sans pouvoir préciser le coût de l'autre volet de sa promesse, le leader néo-démocrate s'est néanmoins engagé à rouvrir «les milliers de bureaux de poste en milieu rural qui ont été fermés \u2014 ou qui vont l'être \u2014 sous les conservateurs».Selon lui.le gouvernement sortant a déjà annoncé la fermeture, d'ici dix ans.de plus de 3 000 de ces bureaux alors que Poste Canada parle plutôt de transférer ces services à l'entreprise privée.L'Association canadienne des facteurs a déjà affirmé que celte mesure entraînerait la disparition de 10 000 emplois sans préciser, cependant, si de nouveaux postes seraient créés dans le secteur privé pour dispenser ce service.De retour dans comté d'Os-hawa, en Ontario, hier soir, M.Broadbent donne ce matin une conférence de presse à Toronto où il doit dévoiler son programme en matière de lutte au patronage et à la corruption politique.Mulroney maintiendra les subventions aux fermiers Libre-échange ou non, Ottawa continuera de venir en aide aux fermiers tant que la guerre des subventions à l'agriculture continuera de faire rage entre l'Europe et l'Amérique.C'est l'assurance qu'a donnée hier le chef conservateur Brian Mulroney à des éleveurs et à des producteurs de grains du sud de la Saskatchewan.« Nous ne tolérerons pas qu'un seul fermier canadien rende l'âme à cause de la guerre que se livrent les Européens et les Américains en ce domaine.Et tant que ne cesseront pas ces hostilités, le gouvernement fera face à sa responsabilité de défendre les fermiers du Canada» a-t-il lancé à l'occasion d'une rencontre informelle au cours de laquelle il s'est attardé à répondre aux questions de ses hôtes.Lé premier ministre en a profité pour rappeler les sommes que son gouvernement a déjà consenties aux fermiers pour leur venir en aide et a promis qu'il en serait de même dans l'avenir.Il n'a cependant pas donné plus de précisions sur les programmes à venir.Plus tôt.dans la journée, M.Mulroney et sa suite ont, pour la première fois depuis le déclenchement des élections, rencontré un groupe de contestataires.Une quarantaine de personnes brandissant des pancartes dénonçant le libre-échange l'ont quelque peu chahuté à la sortie de son hôtel.Le premier ministre et sa femme, Mila, protégés par un cordon de policiers ont rapidement gagné leur autobus sans se préoccuper des manifestants.Entreprenant une visite de ileux jours à Vancouver, où se trouve son comté de Quadra, le chef libéral John Turner s'est vu force de répéter hier les grandes lignes de son programme en matière d'habitation dévoilé mardi à Toronto.Selon sa feuille de route initiale, M.Turner devait parler de fiscalité.Mais devant la confusion ayant entouré la présentation de son programme de garderies, mercredi à Montréal, le chef libéral a décidé d'espacer un peu ses promesses.Le temps pour ses adjoints de dissiper les malentendus créés avant-hier.AUJOURD'HUI ¦ Le premier ministre Mulroney passe la journée à Winnipeg, au Manitoba, mais couchera ce soir au Québec, plus précisément à Scpt-lles, pour faire campagne demain dans sa propre circonscription, à Baie-Comeau.¦ Le chef liberal, |ohn Turner, achève ce malin de sillonner Vancouver et se dirige ensuite vers la Saskatchewan où il fera campagne à Regina avant de rallier Toronto en prévision de ses activités de demain.¦ Ed Broadbent devient aujourd'hui le premier chef de parti à visiter les Martimes depuis le déclenchement des élections.Le leader néo-démocrate sera auparavant passé par Toronto et Québec avant de débarquer à Halifax, en Nouvelle-Ecosse.PIERRE GRAVEL Une manif pour Muironey Pour la première fois depuis le début de sa campagne, Brian Mulroney a fait face hier, en Saskatchewan, à un groupe de manifestants hostiles qui ne sont pas d'accord avec le libre-échange.Mais le chef conservateur a su garder son sourire.IASERPH0T0 PC Le projet libéral des garderies coûterait $9 milliards CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA Le programme de garderies annoncé mercredi à Montréal par le chef libéral John Turner coûterait entre $8,8 milliards et $9,3 milliards en sept ans.C'est ce qu'a déclaré hier soir Daniel Despins, porte-parole du parti au quartier général à Ottawa.Certains éléments de la promesse libérale ne semblent toutefois pas inclus dans ces chiffres.Les recherchistes libéraux ont travaillé pendant une bonne partie de la journée hier pour corriger une première gaffe majeure du parti, depuis le début de la campagne.Lorsque l'engagement a été rendu public avant-hier, personne dans l'état-major libéral n'était en mesure de dire précisément combien il coûterait et les évaluations variaient entre $4 milliards et plus de $8 milliards.Les libéraux promettent de créer 400 000 nouvelles places en garderie en sept ans.Ils accorderaient de plus des crédits d'impôt qui feraient en sorte qu'une famille à revenu moyen ne payerait que la moitié des coûts de garde des enfants alors que les familles se situant au niveau ou en-dessous du seuil de pauvreté seraient entièrement subventionnées.M.Despins explique que la mise sur pied des 400 000 places entraînerait des débours se situant entre $6,7 milliards et $7 milliards et que les mesures fiscales se chiffreraient à environ $2,3 milliards.Le premier élément incluerait les subventions d'exploitation, les dépréciations pour amortissement, les services pour les enfants «à la clé» (qui se retrouvent seuls à la maison après la classe) et une aide supplémentaire aux familles à revenu faible et modeste ainsi qu'à celles qui ont des besoins particuliers.En fait, ces chiffres ne semblent pas inclure deux autres aspects de l'engagement libéral : ¦ extension des prestations de maternité de 15 à 2b semaines avec compensation pour les entreprises de petite taille ou en mauvaise posture financière qui pourraient être touchées par cette mesure; ¦ augmentation des crédits de soutien au revenu des parents qui se prévalent de congés parentaux.Le projet de loi que les conservateurs ont voulu faire adopter au cours des derniers jours de leur mandat de quatre ans prévoyait des dépenses de $4 milliards pour la création de 200 000 places additionnelles en sept ans et des mesures fiscales qui étaient aussi de $2,3 milliards.Ces mesures consistaient toutefois en déductions fiscales (plutôt que des crédits), ce qui permettait aux parents à revenus élevés de, récupérer des sommes importantes.L'engagement libéral prévoit que ces derniers n'auront droit à aucune remise des frais de-garde par le biais de la déclaration d'impôt, toute l'aide étant dirigée vers les ménages à revenu moyen ou faible.Selon M.Despins, une famille de deux enfants dont les deux parents ont un revenu totalisant $40 000 et payant $10 000 de frais de garde, récupérerait $5 000 en vertu du projet liberal.Un famille monoparentale avec un enfant de moins de six ans et dont le salaire du parent se situerait au seuil de la pauvreté ($lb 000 donne-t-on comme exemple) recouvrerait la totalité des frais.Il précise aussi que la famille avec un conjoint qui reste au foyer pour garder les enfants et dont l'autre conjoint gagne $50 000 bénéficiera d'un crédit d'impôt fédéral pour personne mariée de $850 par année.Les néo-démocrates promettent pour leur part de créer 200 000 places en quatre ans à un coût de $2,3 milliards.Le projet de loi de loi conservateur est «mort» quand la Chambre des Communes a été dissoute et le nouveau gouvernement devra reprendre le long processus d'adoption d'un nouveau «bill».Le chef de cabinet de Turner prend la responsabilité de l'erreur de son chef d'après CP Peter Connolly OTTAWA Le chef de cabinet de |ohn Turner a pris hier soir l'entière responsabilité pour les erreurs commises lors du dévoilement du projet sur les garderies, ce qui a contribue à discréditer une annonce qui devait donner du mordant à la campagne de lolin Turner.M.Peler Connolly a ilil que la faute devait lui être attribuée pour le fait que lohn Turner n'ait pas été capable à Montréal d'ex- pliquer clairement comment un éventuel gouvernement libéral réussirait à créer 400 000 places de plus en sept ans dans les centres de jour pour enfants.Le conseiller de Turner s'est dit prêt à démissionner si cela se reproduisait.«Cela ne se répétera plus», a-t-il déclaré.«Si tel était ie cas, alors vous auriez une autre personne pour vous parler».Le chef libéral a trébuché mercredi quand on lui a demandé quel serait le coût total du programme de garderies et comment les familles à faible revenus pourraient en bénéficier.M.Connolly a affirmé que la stratégie libérale pour la première semaine était de partir à pleine vapeur en annonçant deux projets majeurs, le logement et les garderies d'enfants, de manière à captiver l'ensemble de l'électoral.Le chef du NPD.Ed Broadbent.s'est moqué hier du cafouillage libéral en disant que |ohn Turner ne comprend pas lui-même ses documents.Peter Connolly est certain que les adversaires des libéraux font faire du millagc avec cette gaffe.«Je regrette la confusion, je l'avoue, mais j'étais confus moi-même».Ut*.'W.KKJt JP£7 £/ectrofiiçue Wmm, vwrnrmm I IN I occo on/ IO DOC ruco Ul I U I UUI\\ I I U U mosr-HUBEfir (au suf/ff Mé,'rvpo/iuji)__ Î5ff9 di/foroi/te 44Û oi/est u lest ds /'wtorcute ties Ltt/rentktes) GARANTie 3 ANS.( OU POURQUOI S'EN PASSER PLUS LONGTEMPS ! ) ~~~ SONY 969! ÉiS VJgP [»\u2022;![! lljVl B+/B B2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 7 OCTOBRE 1988 \t\t\t Paul Desmarais président du conseil rl .îdminisrr.ition\tRoger D.Landry president et éditeur\tClaude Masson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins, directeur de l information Alain DubUC, éditorialiste en chef Éditorial Deux pétards mouillés ¦ I n'y a rien de plus ingrat que d'analyser des promesses électo-I raies.On perd son temps parce que la plupart d'entre elles ne I seront jamais tenues.Si le chef qui les a faites perd les élections, elles vont aux oubliettes, et s'il est élu, les réalités du pouvoir ramèneront rapidement à changer d'idée! Lors de la campagne de 1984, le chef de l'opposition de l'époque, Brian Mulroney, multipliait les promesses ambitieuses et irréalistes.Cette année, c'est au tour de John Turner, avec son train de quarante engagements.Même si les électeurs eux-mêmes ne croient plus à ces promesses, parce qu'ils savent maintenant que l'État ne fait pas de cadeaux, il vaut la peine de regarder de près les deux premiers engagements libéraux, sur le logement et les garderies, ne serait-ce que pour mieux comprendre la démarche de ce parti.Dans le cas de l'habitation, les libéraux visent deux grands objectifs: résoudre la crise du logement et le faire de façon équitable.Le programme présenté lundi rate toutefois les deux cibles car il repose sur une erreur de jugement, cache une contradiction majeure et engendre un effet pervers.L erreur de jugement: la crise du logement, et surtout le prix exorbitant des maisons et des loyers, est essentiellement un phénomène torontois.Au lieu de régler ce problème précis et circonscrit, M.Turner a voulu lui donner une dimension nationale.Sur le plan politique, il répète une vieille erreur: « What is good for Ontario is good for Canada.» Dans les faits, cela revient à dire que les beaux cadeaux, un crédit d impôt de $2500 pour les locataires et les propriétaires qui consacrent plus de 30 p.cent de leur revenu au logement, ne sont pas pour les Québécois, ni pour les habitants de l'Ouest ou des Maritimes.Prenons deux exemples: une famille au revenu total de $30000 aura droit à ce crédit seulement si son loyer mensuel dépasse $750 par mois! Est-ce une situation fréquente au Québec?Par ailleurs, un propriétaire dont le revenu familial est de $60000 n'aura droit au crédit que si sa maison vaut plus de $150000.Or, le prix moyen des maisons est de $126000 à Montréal, $91000 à Laval, $ 107000 sur la Rive-Sud.L'incohérence : M.Turner a choisi l'outil du crédit d'impôt parce qu'il favorise moins les riches.Mais comme la structure même de son programme ne compense que les dépenses de logement supérieures à 30 p.cent du revenu, plus les gens sont riches, plus le crédit sera gros.Un pauvre ne réussira jamais à obtenir $2500 tandis qu'un riche y arrivera sans peine.L'effet pervers: en subventionnant les coûts d'habitation, on provoquera inévitablement une hausse des loyers et du prix des maisons qui annulera les bénéfices du programme.En plus, ce projet libéral est idéal pour les profiteurs: les propriétaires pourront gonfler leur hypothèque pour construire une piscine ou acheter une auto aux frais de la princesse.On retrouve le même souci d'équité dans le programme sur les garderies, du moins sur papier, puisque là aussi on remplace les exemptions par des crédits d'impôt, plus justes.On y retrouve aussi les mêmes objectifs généreux.Mais hélas, je ne peux pas aller plus loin, parce que, malgré mon expérience des programmes gouvernementaux et des mesures fiscales, je n'ai pas réussi à comprendre le programme libéral! On y trouve un seul élément intelligible: M.Turner a expliqué, en bafouillant, qu'il doublerait le nombre de places prévu par les conservateurs, sans débourser plus d'argent.C'est intelligible, mais pas crédible.Ces deux propositions libérales sont riches en enseignements.Sans vouloir accabler les libéraux, on doit constater que ces documents n'étaient pas au point: mal écrits, confus dans les détails et silencieux sur les coûts.Cette improvisation est difficile à comprendre, puisqu'on savait depuis des mois que les élections approchaient.Alain dubuc Muscle et poison Apres une valse-hésitation ridicule, le gouvernement a donne I importance qu'elle mérite à la disqualification de Ben Johnson en demandant à un juge de la Cour supreme de lOntario de faire enquête.Au terme de ses délibérations, le juge Charles Dubin pourra recommander des mises en accusation s'il y a lieu.Mais quelle que soit l'humiliation du Canada sur la scène internationale, l'enquête ne devrait pas se limiter à faire la lumière sur le cas Johnson et celui d'autres athlètes haut de gamme qui ont illégalement absorbé des stéroïdes pour améliorer leurs performances.Le danger pour le Canada n'est pas là.Il existe un marche clandestin de stéroïdes et la tentation est grande d'y recourir pour briller en compétition ou même.à la plage.Combien d'adolescents ne révent-ils pas d'avoir les biceps d'un John Kordic ou les jambes d un Gaétan Boucher?Les stéroïdes, c'est tellement facile! Et pas cher! Bien sûr, laspect antisportif du dopage est regrettable, mais I enquête doit surtout servir à déterminer retendue de l'utilisation clandestine des stéroïdes au Canada.C'est une substance dangereuse \u2014 et les stéroïdes clandestins, à cause des impuretés qu'ils peuvent contenir, le sont encore davantage.Ce poison est moins un problème pour le sport que pour la santé publique., Frédéric wacnière Tournant au Chili Je suis persuadé pourtant que les Chiliens n'ont pas perdu le désir de vivre debout, dans la liberté et qu'ils y emploient un courage tenace.Ce pays, qui a démontre plus qu'aucun autre en Amérique latine son attachement a un régime démocratique et qui en était fier, aspire sans nul doute a y retourner.» Cette prevision d'un témoin qui s'est trouvé au coeur des événements tragiques de 1973, qui a vu la chute brutale d'Allende et la montée des forces de l'oppression se réalise avec la défaite aux urnes du general Augusto Pinochet.Le peuple chilien dans sa majorité (55 p.cent ont dit « non », 43 p.cent « oui ») refuse la dictature.Mais le combat n est pas encore gagne.Rien n'est plus difficile pour un regime que de passer de la tyrannie à la liberté.L'Espagne contemporaine a offert un exemple de cette difficulté.Mais, en Espagne, c'est la mort qui a chassé Franco.Tandis que les résultats du plebiscite du 5 octobre n'ont encore rien pour entraîner la disparition physique de Pinochet.Voici néanmoins quelques signes encourageants.D'abord, Pinochet parait decide a respecter la constitution qu'il a lui-même vou'ue en 1980 et qui est son oeuvre.Le referendum de mercredi est conforme a cette constitution.Et le chef du gouvernement en .îccente en principe les résultats, même s'ils lui sont défavorables.L opposition devra éviter les erreurs et les pièges de 1973.Elle devra, pardessus tout, éviter de fournir des arguments a ceux qui voient du .communisme' partout.Les résultats ne chagrinent pas Washington.Il vaut la peine de le noter.Guy cormier {Droits réservés) TRIBUNE LIBRE Outremontais, outrepolice Monsieur Jérôme Choquette, maire d'Outremont ¦ Quelle ne fut pas ma surprise en lisant l'article de Florian Bernard du 4 octobre intitulé «Les citoyens d'Outremont sont invités à In délation».Moi qui croyais que chaque fond de cour outremontais donnait sur un Dunkin Donuts, d'où la gent policière pouvait épier le port du bikini ou la construction du patio de madame Chose.Bien sur.M.Choquette pourrait offrir à Outremont un service téléphonique comme le 1-L)7b où les citoyens, même les enfants, discuteraient au téléphone «en gang» des infractions des autres.Mais c'est plus simple si la commère du coin peut le faire sans que ça coûte un sou.Une solution serait de nous servir de nos Betamax.Oui! je le proclame: que chaque citoyen sorte son vidéo sur le patio et filme le bikini de la voisine ou encore, la pelle que ce voisin vous a empruntée pour le déneigement ! Bien sûr, ce ne sont là que quelques solutions à vos problèmes, Monsieur Choquette.Mais je sais déjà que vos solutions sont sûrement meilleures et qu'elles entraîneront la franche camaraderie des citoyens d'Outremont entre eux.comme à l'époque où vous étiez ministre de la lustice.Bernard MARTIN Montréal Les femmes sans enfant ¦ l'aimerais apporter une precision a l'interprétation faite par M.Louis Fulardcau dans l'édition du 13 septembre concernant les résultais de mon étude sur la fécondité selon le rang de naissance.Dans cette élude, la proportion île femmes sans enfant prévue est de 25 p.cent dans les générations les plus jeunes pour lesquelles on peut se prononcer, et non 55 p.cent tel que rapporte.|e n'ai avance en effet dans cette etude que des chiffres pour les generations de femmes qui ont au moins 30 ans: il m'ap-parait certain que 18 p.cent des femmes des generations qui viennent d'atteindre 35 ans resteront sans enfant et fort vraisemblable que 25 p.cent de celles qui viennent d'atteindre 50 ans seront dans la même situation.Ces chiffres sont relativement surs puisqu'il 35 ans les femmes d'une génération ont déjà mis au inonde uf homm
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