Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (16)

Références

La presse, 1988-10-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" K Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 m o Comment faire rîre le ° bon Dieu dans sa barbe ! REGINALD MARTEL En ce temps-là, les enfants priaient Dieu et Dieu ne leur repondait jamais.Ils comprirent plus tard que si la prière ne peut nuire a personne, elle n'aide peut-être pas davantage.M.Roch Carrier, qui a conservé la fraîcheur de l'enfance, ou a su la réinventer, nous rappelle, avec ses Prières d'un enfant très très sage, ce temps déjà lointain.Son recueil de prières est un pur bijou.Il fallait pour le ciseler qu'il trouvât le ton juste, car il n'y en a qu'un.D'abord en sachant écrire la langue parlée, ce qui n'est pas si facile; ensuite en réalisant un parfait mélange de naïveté et d'astuce enfantines.Imaginons un enfant de dix, douze ans au plus.Il ressemble à tous les autres, sans doute.À une exception près, mais de taille : il est très fort en orthographe et en grammaire.Son univers est celui d'un village de la province de Dorchester, quelque part entre Bel léchasse et Bcauce.Des fermes, un magasin, une forge, une église.Univers tout petit mais complet, que l'enfant explore en tous sens de tous ses sens.Ailleurs existe, certes, où il y a la guerre puis plus de guerre, mais la vie au village est bien plus prégnante, qui répond à des lois que les enfants ne comprennent pas.M.Carrier l'a bien senti, l'a bien compris.Qu'est-ce qu'un enfant, quand il y en a au moins une douzaine dans chaque famille?Quelqu'un qui se tait et n'en pense pas moins, un sujet tout désigné pour la prière, puisque Dieu, c'est connu, entend tout.Cet enfant, qui n'a presque pas de je (et qui très justement appelle ses parents : notre père, notre mère ), trouve à l'église l'auditeur rêvé.Et il en raconte de belles, dans une bonne langue nouvellement acquise, française tout à fait mais qui a saveur locale avec ses plusse, icitte et itou et avec ses gros mots, cul, djos (seins) ou fesses, glissés en douce pour les besoins du propos, de la prière je veux dire, et Dieu saura bien faire la part des choses.Cer il a beau être pieux, ce garçon, ses préoccupations sont bien terrestres.Pour tout dire, il préfère la terre au ciel, et de beaucoup.La messe et les vêpres, ça ne se discute pas, évidemment, mais ça se commente : « Mon Dieu, avez-Vous déjà assisté à une messe?Y a rien de plus long.» TOM WOLFE Le bûcher degvanités I ROMAN S\\l\\ I'' \\l' il Les actes d'un notaire «viré» sculpteur JOCELVNE LEPAGE ¦ l y en a qui ont dû le croire un peu fou.Imagi-I nez-vous donc, madame, qu'il a vendu son bu-' reau de notaire, à Baie Saint-Paul, pour faire de l'art.Quand on sait ce que ça rapporte, l'art! Mais Jacques Tremblay, 44 ans, est tout à fait sain d'es-pril.Il a simplement « viré » artiste sans avertissement, comme foudroyé par la grâce.Ça s'est passé au début des années 80.En fouillant dans le grenier de sa maison, Jacques Tremblay, alors proche de la quarantaine, redécouvre les dessins qu'il faisait, enfant.Et probablement le plaisir qui allait avec.Il abandonne le notariat, s'installe dans un poulailler qu'il transforme en atelier et pendant deux ans, il ne fait plus que de la peinture, il visite des musées, lit des livres sur l'art.Mais il se sent à l'étroit dans son poulailler.Le grand panorama qu'il voit par la fenêtre l'attire irrésistiblement.Le « canevas », il est là, dehors.C'est dans le paysage qu'il ira travailler, celui du Parc des Laurentides, c'est sculpteur qu'il sera.Pas un sculpteur de petits bateaux ou de bù- SUITE A LA PACE K3 m, m m H- i (M Prières d'un enfant très très sage, un parfait mélange de naïveté et d'astuce enfantines.Dieu sait-il rire?M.Roch Carrier, qui a pratiqué roman et théâtre en utilisant des matériaux comparables à ceux-ci, aura réussi une fois encore, dans ses Prières d'un enfant très très sage qui sont autant de tableaux de moeurs, à faire revivre dans son exacte vérité sociologique la décennie quarante dans les provinces rurales du Québec.À travers les propos de l'enfant transparaissent les tabous et transgressions propres à son milieu.La candeur enfantine, et un extraordinaire humour, permettent de dénoncer discrètement les premiers, de célébrer les secondes.Si Dieu a quelque humour, il doit rire dans sa barbe.Mais s'il n'en a pas, il devrait s'inquiéter.Car il y a.chez cet enfant qui n'en finit plus de dénoncer le froid, la faim, la guerre, la maladie et la mort, il y a SUITE A LA PAGE K 2 Richards seul sur disque: c'est ce qui pouvait arriver de mieux aux Stones ALAIN DE REPENTICNV Pour Keith Richards, Talk Is Cheap a d'abord été un constat d'échec.Ce premier disque solo en 25 ans de carrière lui rappelait qu'il n'avait pas réussi à préserver l'unité des Rolling Stones, qu'il n'avait pu empêcher Mick Jaggcr, son complice de toujours, de faire une fugue sur disque et en tournée.Pourtant, Talk Is Cheap, est tout le contraire d'un échec.C'est même ce qui pouvait arriver de mieux aux vieux Stones enlisés depuis des années dans une bien triste routine.Si les disques de lagger annonçaient la dissolution des Stones, celui de Richards permet d'espérer que lors de leurs retrouvailles, qui sont prévues pour 1989, ces grands rockers auront renoué avec l'inspiration et le bagout qui leur faisaient cruellement défaut ces derniers temps.Jaggcr-Richards.c'est ce couple que vous connaissez tous, qui s'engueule à coeur de journée, mais qui ne se résoudra jamais à se séparer définitivement.Jagger, plus au fait des tendances actuelles dans le rock, avait besoin de se resourcer, d'aller voir ailleurs si le gazon est plus vert, il reluquait un nouveau défi.Que son aventure solo n'ait pas donné les résultats escomptés, peu importe.Cette cassure s'imposait à la suite du très décevant Dirty Work, le dernier disque des Stones.Richards, plus conservateur et taillé d'une pièce, a interprété les expériences extra-maritales de l'autre comme une trahison.Impasse.Mais Richards a fait une découverte intéressante.Il disait récemment: « Ce que j'ai appris en n'étant pas des Stones pendant deux ans m'aidera probablement à être un meilleur Rolling Stone ».Il a surtout compris que les Stones avaient besoin d'un moment de répit et il a constaté qu'en sortant de cette cellule SUITE A LA PACE K a FRANCINE OSBORNE Vous connaissez New York?Si oui, vous allez vous délecter à lire Le bûcher des vanités, de Tom Wolfe.Vous ne connaissez pas New York?Ça n'est pas grave, car la lecture du.roman de Tom Wolfe vous en fera voir de toutes les couleurs sur les différentes couches sociales de la métropole américaine.Le livre, publié sous le titre The Bonfire of the Vanities, connaît un immense succès aux États-Unis depuis sa sortie.En soi, l'histoire est banale: un courtier en obligations à Wall Street, Sherman McCoy, va chercher sa maîtresse à l'aéroport.H prend une mauvaise sortie sur l'autoroute cl se retrouve dans le Bronx, perdu dans un quartier mal famé.Il a un accident, et malheureusement se trouve à heurter, avec sa belle Mercedes, un jeune Noir de 18 ans, qui tombe dans un conta irreversible à l'hôpital.Le destin de; McCoy se jouera dans un tribunal dus Bronx.Il n'en fallait pas plus pour déchaîner certaines forces.Les groupes minoritaires s'emparent de cet événement pour en faire un cas de racisme: la justice de Park Avenue contre la justice du peuple, la jus-lice des Blancs contre celle des Noirs.Les politiciens locaux en font leur cheval de bataille, tout comme la police du quartier et les avocats du Bronx, poussés par la pression de l'opinion publique.En fait, le livre de Tom Wolfe est absolument fascinant.Chaque personnage est un petit chef d'oeuvre.Sherman McCoy, qui fait le commerce des obligations dans une grosse firme de Wall Street, semble sorti directement du film du même nom.Il porte des costume à SI 000, ses chaussures sont toujours brillantes comme des sous neufs, il est diplômé de Yale et a le port de tète et le menton qui vont avec.McCoy est tellement imbu de sa personne qu'il se prend pour « le maître de l'univers » parce qu'il a tant de succès avec ses obligations.Toutefois, dans une des premières scènes, on le voit dans une situation riducule pour un « maître de l'univers ».à quatre pattes en train d'essayer de passer la laisse à son chien qui glisse sur le plancher de marbre de son luxueux appartement de Park Avenue.Sa femme, Judy, est le type parfait de la mondaine.Pour elle, pas question de marcher huit coins de rue pour aller à une soirée ni d'y aller en taxi ou dans une des deux voitures familiales.Il faut louer une limousine, ce qui coûte près de $ 300 pour la soirée! Et j'en passe, car il y a l'avocat juif qui veut se sortir de son marasme, les policiers irlandais, le révérend noir du Bronx et surtout, le journaliste alcoolique britannique qui étalera toute cette histoire dans les journaux.Des scènes savoureuses Tous ces personnages se trouvent évidemment dans des situations inhabituelles.Que dire de la réception où les McCoy sont invités.Là, il faut performer.Judy McCoy est désespérée parce que son mari vient lui parler pendant la réception, ce qu'elle considère comme un « suicide social ».Tom Wolfe n'épargne pas les différents groupes de pression non plus.Une manifestation est prévue près de l'immeuble où vit la mère du jeune Noir dans le coma.Les journalistes de la presse écrite sont là, mais il n'y a presque personne et pas de manifestation.On leur explique que les gens vont venir et que les slogans vont commencer quand les caméras de télévision seront prèles.ce qui en dit loin: sur les convictions des participants.Tom Wolfe est ;'igé de 51 ans.et naturellement, il vit a New York.Dans une entrevue accordée au magazine New York, il resume admirablement bien son livre de 704 pages en deux phrases: « Si vous voulez montrer le New York SUITE A LA PACE K 2 K2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 AU PLAISIR DE LIRE LITTERATURE An nom du père et du fila Frnncine Ouellette Ce roman palpitant se déroule au XIXe siècle dans la région des Hautes-Laurentides, pays où l'amour s'oppose parfois à l'ignorance, à la haine irraisonnée, à la cruauté.632 pages «50?Au nom du père et du fils roman fendue Oueiletfé Le sorcier Francine Ouellette Suite de Au nom rfu père et du fils.Le Sorr/ervous procurera à .son tour des heures passionnantes de lecfirre.Un riVit enlevant écrit par un des meilleurs auteurs de romans historiques québécois.568 pages «840 3:3*ia La misère des riches Suzanne Ratelle-Desnoyers Suspense captivant, qui met en scène une jeune femme richissime aux prises avec le chantage, les menaces et les complots de son mari qui n'en veut qu'à son argent.372 pages #538 La guerre des autres Louise Simard et Jean-Pierre Wilhelmy L'histoire romancée de l'arrivée des premiers Allemands au Québec, en temps de pierre.Militaires de carrière, bandits ou paysans, ils traversent l'océan par millier.-, pour venir prêter main-forte uu\\ Anglais, aux Canadiens et aux Amérindiens dont ils croient défendre lés intérêts.-108 pages «716 ¦ do réduction aux abonnètefr de La Presse sur tous nos livres.N° d'abonné Vous pouvez commander par téléphone en utilisant votre carte VISA ou MASTERCARD.Vous pouvez recevoir ces livres en remplissant et en retournant ce coupon aux: Kdltlom La Priwi.Un 44, Saint-AntetMOoMt Montréal (OaMm) HEY US Norru Adresse- Ville- rctulii't I'm d'abonné ?(507) 19,95$ 15,95$ ?(840) 1955$ 15^5$ ?(538) 1955$ 15,95$ (716) 19.95 S 15.95$ Code postal- ?Choque ?Visa ?Mandat ?Mastercard N°- Date d'expiration- Province.Tel.(- ,50 S Prière de noter que les échanges cl les remboursements ne sont pas acceptés.Prix des livres.+ frais de manutention .Montant total ci-joint - Aussi on vente chev votre fournisseur habituel.L'artiste et son double, en deux versions, évidemment ! JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Pascal Bruckner écrivit des livres à quatre mains, avec Alain Finkielkraut.C'est dire que la question des duettistes, il connaît.Voici un roman intitulé Oui de nous deux inventa l'autre?|e l'ai beaucoup aimé.On y voit deux pianistes de concert, toujours ensemble, jouant en couple, Inséparables, ignorant comme nous lequel est le meilleur, mais l'un sans l'autre ne valant rien, jusqu'au jour où, en vacances, ils rencontrent chacun une femme.Crystèle, au nom aussi insignifiant qu'elle est, et julia l'exotique, qui prononce Youlia, qui a un délicieux accent germano-suisse, télicieux, et qui est toujours tacord.Bon.L'intérêt, c'est la cour insidieuse puis acharnée que nos deux pianistes font, chacun de son côté, à ces donzelles.Car alors se révèlent les différences entre ces deux hommes et qu'on assiste à leur rupture puis à leur séparation.Divorce de deux compagnons dont seul l'art avait fait un couple \u2014 la-dessus, toutes les généralisations sont possibles, que l'union fait la fone du groupe et la faiblesse des individus, que l'amour tue l'amitié, et toute cette sorte de choses.Mais au-delà d'une thèse jamais dite reste le plaisir de suivre les deux romances, peu à peu, note après note, comme on écouterait la main droite du pianiste, seule, et la gauche en même temps, sans les mêler.La fin d'une amitié.Triste, un peu, mais sans attendrissement.Beaucoup plus gai, plus court aussi, un roman en épisodes, une pochade à l'italienne: les duettistes de l'absurde, Fruttero et Lu-centini, ont encore sévi.Le directeur d'un journal italien leur a téléphoné pour leur offrir un voyage en Grèce durant lequel ils écriraient quelques articles (ce que c'est que d'être célèbre, j'espère que mon patron lira ceci et que cela lui donnera des idées).À leur tour, nos deux reporters lui ont proposé de faire, plutôt, un roman feuilleton.Ce qui arriva.Le titre : La signification de l'existence (rien de moins).Le Cior-nale publia donc ces dix-huit petits chapitres, que voici en ro- \tFruttero\t \tSi'' ' ' ¦¦¦¦ ¦ ' -ri:;^\t\u2022 i.\u2022 ¦ \" \tLA SIGN MCMION\t ||p|;.\t\t \troman\t \t\t ¦\t\t \t\t \t\t \t\t: man.Un roman farfelu, qui commence comme une histoire d'espionnage, avec enlèvement, grosses mafias et mystères épais, pour se terminer en eau de boudin ( oh, pardon, je dévoile la fin, qui est une leçon de légèreté, mais ce n'est pas grave car avec ces deux-là, rien ne pouvait être sérieux).l'oserais dire que l'intérêt de ce livre est dans sa gratuité.Rien n'y a de l'importance, toutes les ficelles de l'écriture à suspense y sont exposées puis se défont comme un chandail dont vous tirez la laine \u2014 et le chandail tout entier y passe.Je recommanderai particulièrement aux âmes que la satire attire un certain nombre de personnages, tel ce Campbell-Banner-mann, CB pour les amis, qui est correspondant philosophique du Times (quelle trouvaille! J'aimerais bien être correspondant philosophique, c'est d'une grande poésie.Le plus fort, c'est qu'on finit par y croire.) Ou encore, ce pasteur anglican, amateur d'architecture renaissante, qui s'éprend soudain.d'un chef de gare (vision fugitive, certes, l'Orient-Express n'attend pas, mais néanmoins troublante).Sans parler de deux où trois autres apparitions que je vous cache avec la malice de nos deux auteurs.Le plus tordant?C'est sans doute la critique que le couple infernal italien adresse aux voyages orgnisés dû tourisme moderne.La Grèce en autocar allemand, comme si vous y étiez.Cela vaut le voyage.i Mais, la signification de l'exjsjj tence, là-dedans?Je n'ai rien -compris à cela.Qu'importe.C'est d'une écriture dansante, drôle,,, paradoxale, très moderne et d'un» snobisme littéraine certain.On ne s'ennuie jamais.Parfois, une grande pensée surgit: «Rester immobile est inertie et paresse, bouger est folie ».Comme on le voit, ça va très loin.Pascal Bruckner OUI OE NOUS DEUX INVENTA L'AUTRE?roman, 253 pages, collection blanche, Gallimard, Paris 1988.Fruttero & Lucentini: LA SIGNIFICATION DE L'EXISTENCE, roman (feuilleton) 140 pages, Editions Arlea, Paris, 1988.Écrire, c'est ma petite création du monde.SUITE DE LA PACE K1 chez lui de la graine d'athée.À force de dire à Dieu, avec une feinte humilité, « Excusez-moi, mais je ne comprends pas », il finira peut-être par comprendre que les fameux « mystères» sont une belle cntourloupettc.En fait, il a déjà compris : « Y a tellement de mystères dans la vie.Vous auriez dû, mon Dieu, créer moins de mystères ou bien nous donner plus d'intelligence.» Futur incroyant?On verra bien.Futur écrivain, c'est probable, si Dieu répond favorablement à la « Prière de l'écriture » : « l'aime écrire.Quand on écrit, on invente les choses qu'on veut, avec les couleurs qu'on choisit.On fait comme Vous quand Vous avez créé le monde.Écrire c'est ma petite création du monde.» Alors l'enfant se rappellera son enfance et il écrira de bien belles histoires, rondes et juteuses comme des cerises de France tiédies sous le soleil du matin.Comme M.Carrier.Roch Carrier, PRIERES D'UN ENFANT TRES: TRES SAGE, Editions Stanke, Montréal/ 1988.New York: le seul Heu où se croisent les riches et les pauvres, c'est le tribunal.SUITE DE LA PACE K1 d'aujourd'hui, vous devez montrer le New York riche et le pauvre.Et le seul lieu où les chemins des riches et des pauvres se croisent, c'est le tribunal ».\u2022 * \u2022 Un mot sur le dernier livre de Tom Clancy, Jeux de guerre.L'auteur nous raconte une histoire de terroristes qui s'attaquent à la famille royale britannique et la pourchassent jusqu'aux États-Unis où Charles et Diana font une visite officielle.Les deux livres précédents de Clancy, Octobre rouge sur les sous-marins, et Tempête rouge sur la troisième guerre mondiale, étaient meilleurs, à mon avis.Dans ce troisième roman, Patriot Cames en anglais, le suspense est moins fort et une des forces de l'auteur, c'est-à-dire les descriptions techniques d'équipement militaires et tactiques, n est pas autant mise à contribution.L'auteur a commencé sa carrière comme agent d'assurance d'une petite ville du Maryland.Il vient de publier son quatrième roman, Le cardinal du Kremlin, la suite d'Octobre rouge.* * * Un autre habitué des listes de best-sellers, Sydney Sheldon, fait surface en français avec Un ange à Bucarest, la traduction de Windmills of the God, qui a connu énormément de succès aux États-Unis.C'est l'histoire d'une jeune fem- me spécialiste des politiques d'Europe de l'Est appelée par le président Reagan à occuper le poste d'ambassadeur des États-Unis en Roumanie.Le personnage principal est Kresque angélique, très attachant, lais toute cette histoire est peu crédible.Néanmoins, Sheldon nous la raconte dans un style vivant et bien enlevé, de sorte que c'est amusant à lire.Une série télévisée inspirée du roman est en cours de tournage, avec Jaclin Smith comme vedette.Tom Wolfe, LE bUCHER DES VANITÉS.Editions Sylvie Messinger, Paris.1988, 704 pages, S 24,95.Tom Clancy, JEUX DE GUERRE, Éditions Albin Michel, Paris, 1988, 528 pages, $24,95.Sydney Sheldon, UN ANGE A BUCAREST, Éditions Stock, 541 page*.$19,95.Fiction et biographies\t\t\t 1 Sur la route de Gandotfo\tR.Ludlum\tLaffont\tin* 2 Le bûcher des vanités\tTom Wolte\tMessinger\t(3) 3 Le zèbre\tA.Jardin\tGallimard\t(3) 4 Le boucher\tAlina Reyes\tSeuil\t(13) 5 La lectrice\tRaymond Jean\tActes-Sud\t(3) 6 Le langage perdu des grues\tLeavitt\tDonool\t(8) 7 Anne d'Avonlca\tLucy Maud Montgomery Québec/Amèriquo\t\t(3) 8 L'épopée du buveur d'eau\tJohn Irving\tSeuil\t(15) 9 L'homme qui devint Dieu\tGerald Messadier\tLaffont\t(2) 10 Les tisserands du pouvoir i\tClaude Fournier\tQuébec/Amérique\t(2) Ouvrages généraux\t\t\t 1 Le défi alimentaire de la femme L.Lambert-Lagacé\t\tL'Homme\t(22) 2 Dictionnaire du français Plus\tEn collaboration\tC.E.C.\t(7) 3 Le cristal de la chimère\tFemand Seguin\tLibre Expression\t(2) 4 Petit Larousse illustré\tEn collaboration\tLarousse\t(9) S La bibliothèque idéale\tBernard Pivot\tAlbin Michel\t(1) Los listes nous sont fournies par les librairies suivantes: AHre (Place Longoeui!), Bertrand, Les Bouquinistes, Boyer (Valleytield).Champigny, Demarc, Ducharme, Flammarion, Hermès, Leméac, Lireliro, Le Parchemin, Martin (Joliotte), Montréatolsir, Ratfin, R.naud-Bray, Sons et Lettres.* Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente\t\t\t LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 K3 LITTÉRATURE L'étrange passion d'un adolescent REGINALD MARTEL ¦ Les romans de Mme Aline Beaudin-Beaupré s'inscrivent en marge des courants visibles de la création littéraire québécoise.Ils se nourrissent des pulsions les plus secrètes de l'être humain et distillent ensuite, dans l'alambic de l'écriture, une oeuvre que semble justifier la seule préoccupa-tiuon esthétique.Est-ce bien sûr?Certes, le style semble être l'objet méfne de l'oeuvre, infiniment travaillé, trop peut-être, mais un certain réalisme et parfois même un humour grinçant viennent adoucir cette simplification.Le plus récent roman, le Coeur sur les lèvres, agace jusqu'à la séduction.C'est que l'auteur a une façon de ne pas aller droit au but qui décourage d'abord la lecture.Un jeune adolescent est contraint à des jeux de mort, la destruction d'une portée de chats, qu'il poursuivra sur un tout autre registre dans la quête d'un amour qui lui est à la fois offert et refusé.Épris de sa jeune tante, il ne rêve que d'elle.Elle est enceinte, elle refuse l'enfant, elle demande à l'adolescent de le tuer.Le thème n'est pas banal, on en conviendra.Et quand on accepte enfin cet univers de démence et de mort, car la narration se fait de plus en plus convaincante, on ne demande plus qu'a savoir si l'amoureux sera béni ou damné, s'il sera condamné pour meurtre ou s'il vivra enfin de l'amour de celle qui le tue lentement en se tuant elle-même.L'histoire serait sordide, si on la lisait comme un fait divers.Écrite par Mme Beaudin-Beaupré elle atteint une certaine exemplarité, par la démonstration impitoyable des extrêmes de la passion.Aline Beaudin-Beaupre.LE COEUR SUR LES LEVRES, roman, Les Quinze, éditeur, Montréal, 19B8.LE COEUR SUR LEVRES A LINK liKVl l»N.|!KAtTlU; ;i-v\"' pom an ARTS PLASTIQUES Lés caribous (détail).Un sentier artistique dans le Parc des Laurentides SUITE DE LA PACE K1 cherons fumant la pipe, mais un sculpteur environnemental, une sorte de « land artist », bien qu'il ne connaisse pas le mot.Un sentier artistique « Le Parc des Laurentides, entre Québec et Chicoutimi, a toujours été traversé, par des « trails », des sentiers, explique lacques Tremblay.Il y a eu la Maîtresse-piste raquette des Montagnais, puis le Sentier des Jésuites, ou encore le Vieux chemin des Français, ou le Chemin de Québec.Aujourd'hui, il y a surtout la route 175.Il m'est venu l'idée de tracer dans le parc mon propre sentier artistique.» Son projet, qu'il a appelé Bonjour l'Indien est en fait constitué de six éléments géants, distants de 30 km l'un de l'autre, dans le Parc national.Quatre éléments évoquant des masques indiens forment des balises.Installées au sommet de quatre montagnes, elles sont en quelque sorte des signaux lumineux par leur surface métallique, signaux en hommage aux autochtones et qui in-diquent en même temps la route aux automobilistes vers un autre élément de la sculpture, un campement indien.En chemin, l'automobiliste apercevra un groupe de caribous comme dans une séquence cinématographique, c'est l'autre élément de la sculpture.Des caribous, explique le sculpteur, parce que le Parc a été créé à leur intention.Il y a effectivement des caribous dans le Parc national depuis qu'on en a « empruntés » au Nouveau-Québec.La danse des permis Pour réaliser son projet, Jacques Tremblay, artiste totalement inconnu, a mis deux ans à rassembler tous les permis nécessaires.Ceux de Loisirs, Chasse et Pèche, de la Direction du Parc, du.ministère des Transports, d'Énergie, Mines et Ressources.Plutôt deux fois qu'une d'ailleurs, puisque le Parc relève de deux divisions distinctes, celle de Québec et celle de Chicoutimi.Ce fut une iongue démarche, mais le nouveau sculpteur a toujours eu, dit-il, le soutien des fonctionnaires dans cette affaire.On a fini par lui louer à $ 33 l'hectare par année, les espaces dont il avait besoin, six hectares à peu près.Quand il a demandé l'aide financière du ministère des Affaires culturelles et du Conseil des arts du Canada, Jacques Tremblay a cependant frappé un noeud.Il n'était pas un nom, et n'avait pas d'amis dans les milieux artistiques.Tremblay finance donc son projet tout seul.Comme Christo, en vendant des dessins de son projet.Le notaire sculpteur croyait qu'il existait un réseau de vente pour ce genre de produits.Il n'y en a pas, a-t-il découvert.Il fait donc, en quelque sorte, du porte à porte.C'est, dit-il, la partie la plus dure de l'aventure.Entretemps, notre nouveau sculpteur décide de s'installer à Montréal, pour vivre au coeur de la communauté artistique.Une fois ses permis en mains, il va à la recherche de collaborateurs.Et pas n'importe lesquels : Armand Vaillancourt, Pierre Granche et Monique Régim-bald-Zciber, séduits par le projet, acceptent de participer.De même qu'un ami de Tremblay, Jacques Lajeunesse.Ils dessinent pour lui quelques Indiens que le sculpteur taillera, en silhouettes, dans du gros acier.Quelques ingéniers et techniciens de Métatechno apportent aide et conseils, de même qu'un biologiste qui lui rapportera des panaches de caribous du Nouveau-Québec, de ces caribous trouvés morts noyés près d'un lac il y a un an ou deux.Pour le moment, seulement le campement indien est installé dans le Parc.Il y a là sept Indiens géants, assis autour d'un feu écoutant les propos du grand chef.Pas très loin, de grands tipis sont représentés par de grandes barres d'acier qui se croisent à la manière indienne.Les autres éléments seront installés l'été prochain.Mais Jacques Tremblay a déjà d'autres projets pour l'avenir.Toujours reliés à l'environnement.Un gros pour le croisement de la route 15 et de la 640, près de Ste-Thérèse, où le paysage est dominé par les clochers de l'église et du Cégep à droite, et par une cinquantaine de cheminées de l'usine GM, à gauche.Tremblay reprendra ces motifs dans sa sculpture, mais en ne conservant que les sommets.En passant, l'automobiliste croira voir une ville enfouie.Il a aussi un plus petit projet pour l'École Querbes où va son fils.Un projet qui ne coûte rien, dit-il, et auquel les enfants participeront tout en découvrant leur environnement.Le sculpteur leur a en effet demandé de trouver dans l'école et autour de l'école un élément fixe et un élément mobile qui frappent leur imagination.Puis il mettra les éléments ensemble.Un ballon pourrait bien ainsi se retrouver collé à la fenêtre.Un banc accroché au plafond.Cela donnera 25 éléments composant une sculpture environnementale.Jacques Tremblay a hâte de voir ce que trouveront les enfants.Le notaire.et l'Indien.Le Mexique vu par Le Clézio Que sont devenues les civilisations magiques ?JEAN BASILE collaboration spéciale ne passion est une passion.Celle du romancier J.M.G.Le Clézio est le Mexi- 'clue' pas 'c Mexi-fimmmmÊÊm que d'Acapulco, naturellement, mais le vieux Mexique que les Espagnols ont rayé de la carte du monde au XVIg siècle.Il vient de publier Le Rêve mexicain ou la pensée interrompue, un recueil de textes sans grand lien les uns avec les autres, si ce n'est que J.M.G.Le Clézio y défend sa vision des choses: avec les anciens Mexicains, qu'ils soient Aztèques, Mayas ou Pure-pecha, s'est éteinte la dernière grande civilisation magique du mond, au profit de l'ère industrielle que nous connaissons.Mais il ne s'agit pas d'un travail d'historien ni d'anthropologues car J.M.G.Le Clézio est surtout romancier.Il médite sur les textes des premiers chroniqueurs.Bernai Diaz del Castillo et, naturellement, Bernardino de Sahagun, cet homme extraordinaire sans lequel nous en saurions beaucoup moins aujourd'hui.Il trace un portrait subtile de Cortès dont la principale caractéristique, selon Le Clézio, fut la ruse et cela nous vaut cette belle formule qui résume l'esprit de la Conquête: «À la parole rusée et menaçante de l'Espagnol répondait la parole angoissée et magique du roi mexicain.» En fait, Cortès était un homme sans parole et sans scrupule.C'est un hâbleur et qui n'hésitera jamais à tuer pour s'emparer de ce qu'il veut: de l'or et encore de l'or.Son fait d'éclat, qui est « l'acte maléfique de la Conquête », fut le massacre du grand temple de Mexico.Dès lors, dit sobrement J.M.G.Le Clézio, « l'extermination finale du mon- J livres, disques, cassettes &c.d.'s usagés DE RETOUR 3864ST-DENIS TEL.: 849-9014 MARCHÉ Y .du Livre ACHETONS it VENDONS \"COMPACT DISC\" LIVRES B.D.DISQUES CASSETTES Neufs ou Usagés 455 est de Maisonnouvo (anal» Boni) 288-4342 DISQUES 288-4350 LIVRES «En vente chez votre libraire» LE BUCHER DES VANITES un roman «national-réaliste» par TOM WOLFE.le BALZAC de NEW-YORK TOM WOLFE Le bûcher des vanités ROMAN .fi \"'¦'W En vente partout ÉDIPRESSE Inc.273-6141 de indien ne peut plus être empêchée ».Ou bien le romancier relit le petit livre qu'Antonin Artaud écrivit sur les Indiens Tarahuma-ras, un chef-d'oeuvre.J.M.G.Le Clézio en profite pour préciser sa pensée.C'est au Mexique « où s'est probablement corrigée l'idée puérile et idyllique du « bon sauvage » romantique ».C'est là que l'on découvrit, comme à Tahiti, « le lieu privilégié du paradis perdu » mais aussi dans le cas d'Artaud pour qui l'Europe est devenu un enfer, « un pays dont les forces occultes et le pouvoir d'imagination sont encore intacts ».L'auteur se pose naturellement la question de savoir ce que serait devenus ces grands rituels sanglants et civilisés si la Conquête ne les avait pas éradiqués.Et cela vaut non seulement pour les Indiens du Mexique mais pour tous les Amérindiens, quoique de façons différentes car, à notre connaissance, rien n'égala jamais l'extravagance des civilisations mexicaines.Hélas, il n'y a pas de réponse sinon amère.Pour J.M.G.Le Clézio, ces peuples se trouvèrent paradoxalement exclus du progrès et totalement dépossédés parce qu'ils étaient « persuadés de la communauté de la terre » et qu'ils ne pouvaient pas entrer dans le système de l'exploitation des biens, ce en quoi l'homme blanc est habile, comme chacun sait.Mais, pour Le Clézio, l'histoire a son ironie; « ce n'est pas un hasard, écrit-il, si notre civilisation occidentale retrouve aujourd'hui les thèmes philosophiques et religieux des Indiens d'Amérique.Parce qu'il s'est placé dans une position de déséquilibre, parce qu'il s'est laissé entraîner par sa propr;: violence, i'homme d'Occident doit réinventer tout ce qui faisait la beauté et l'harmonie des civilisations qu'il a détruites ».Hélas, J.M.G.Le Clézio n'explique pas vraiment en quoi les vieilles civilisations mexicaines étaient « magiques », non plus qu'il ne dit pas à quoi se rattachait mystiquement l'attrait du sang, du sacrifice humain et du cannibalisme des Aztèques, par exemple.Il n'explore pas davantage les survivances des antiques croyances dans la société contemporaine mexicaine, car elles existent.Ce que J.M.G.Le Clézio voit comme un humanisme communi-sant de la non-possession des choses et de l'horreur de l'économie, d'autres chercheurs y voient une tendance suicidaire où la règle est de toujours dépenser plus que l'on a gagné.C'est cela, plus que la naïveté ou la hauteur philosophique, qui pourrait expliquer l'accueil à bras ouverts qu'on fit aux Espagnols.Au fond, le rève mexicain de J.M.G.Le Clézio est, en effet, un rève.Comment aurait-il réagi s'il s'était retrouvé au haut d'une grande pyramide avec, devant lui et l'attendant, un brave prêtre armé jusqu'aux dents?Il est vrai que notre société pratique elle aussi, mais de façon moins spectaculaire, le sacrifice humain.L'Arménie On sait que les Arméniens ont une histoire terrible et ils tentent aujourd'hui encore de se trouver un pays puisqu'on leur a pris le leur.La revue Les Temps modernes leur consacre un triple numéro.On y trouvera de nombreux articles sur le génocide des Arméniens par les Turcs, ainsi que des textes sur la diaspora arménienne qui sont nombreux aussi bien en Europe qu'en Amérique.Malheureusement, les textes sur la question arménienne en URSS sont peu nombreux.Mais c'est un excellent numéro LE REVE AMERICAIN OU LA PENSEE INTERROMPUE par J.M.G.Le Clézio, essais, 2S0 pages, editions Gallimard.ARMENIE-DIASPORA, numéro triple des Temps modernes, iuillet-aoùt-septembre 1988.JE VIENS DE TERMINER LE MANUSCRIT D'UN DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE comprenant la compilation de près de 500 000 mots (mots de la langue, mots scientifiques, mots anciens, etc.) ainsi que leurs définitions.Pour autres renseignements: LE GRAND DICTIONNAIRE 1851, rue Verreault Chomedey, Laval H7M 2Y9 DATA G IL informatique me (514) 347-8041 mrïiin Cltampiôny \t: \t G\t \t \t casse\"»* -BO\"(M- 7WB NOUVEAUTÉS Lddffi LIS l!.\\IIMI\\|s,\\\\VII W IH I.A Ml K ICTtiK r>5 ¦ H.M t*t\\ MtsdbtiM M mon mari est un ange théâtre LES ANS VoLKS théâtre la ruee vers le homard des maritimes essai chants d'amour et de dérives_poésie les bâtiments anciens dela mer rouge régis brun bernard leblanc armand rob1chaud 176 pages 200 photos 14.95s histoire et architecture de la région beaubassin(shédiac-cap-pelé) du début à nos jours 7.95s gracia couturier 7.95s gracia couturier 14.95s régis brun 7.95$ raymond guy leblanc commandes : Diffusion Prologue, Ville St-Laurent /Hichel Henry éditeur K4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 DISQUES Richards: entêtement ou intégrité?SUITE DE LA PACE K1 créatrice, il avait gagné en confiance.Les premiers balbutiements de Talk Is Cheap ont été entendus il y a un an au studio d'André Perry à Morin Heights.C'est là qu'en dix jours.Richards a enregistré sept des 11 chansons qui composent ce disque.Des chansons écrites en collaboration avec Steve Jordan, un batteur qui réussit une étonnante imitation de Charlie Watts.Talk Is Cheap est évidemment axé sur les riffs familiers qui sont la spécialité du guitariste rythmique des Stones.Keith Richards n'est pas homme à céder aux impératifs de la mode.Avec ou sans ses vieux copains, il ne saurait changer: entêtement ou intégrité, à vous de juger.Chose certaine, son disque respire le bon vieux rock, celui qu'on faisait bien avant l'époque de l'échantillonnage, de la démesure électronique.Si elles n'étonnent pus, les chansons de Talk Is Cheap témoignent quand même d'une créativité et d'un plaisir retrouvés.Richards a réuni quelques invités de marque, mais le gros de la besogne a été abattu par quatre musiciens qui l'accompagneront d'ailleurs en tournée: lordan, le guitariste Wad-dy Wachtel, le claviériste Ivan Neville (des Neville Brothers) et le bassiste Charley Drayton.La griffe de Richards Dès le début, on reconnaît la griffe de Richards.Big Enough emprunte le riff de guitare de Hot Stuff, mais s'aventure en territoire nettement plus funky avec comme guides Maceo Parker et Bootsy Collins respectivement saxophoniste et bassiste de lames Brown.Autre évidence: la voix faiblarde, traînante de Keith Richards est loin derrière, cachée presque.Take It So Hard s'alimente au même carburant: quelques accords de guitare, la batterie qui déboule et la fête commence! Richards s'époumonne à chanter, mais tout son art \u2014 et celui des Stones\u2014 est dans cette chanson aussi simple qu'accrocheuse.Struggle, l'une des meilleures pièces de l'album, rappelle les Stones de l'époque Some Girls.Du rock cru, sans fioritures, à la limite du bâclé, du rock de bum.Un riff qui se répète ad vitam aeternam, la batterie complice très en évidence et, pour ajouter un peu de couleur, une touche de guitare acoustique gracieuseté de Waddy Wachtel.Super! Avec / Could Have Stood You Up, Richards plonge dans le rockabilly avec la complicité du pianiste Johnnie fohnson, collaborateur de Chuck Berry.Ça sonne rétro évidemment, ça rappelle Fats Domino, lerry Lee Lewis avec les choeurs qui font « bap, bap ».Quand le saxophone ténor de Bobby Keys amorce un dialogue avec la guitare de l'ex-Stoncs Mick Taylor, la chanson devient autre chose qu'un amusant pastiche.Colorée par les Memphis Horns et l'orgue de Bernie Worrell, Make No Mistake donne dans la ballade soul, un genre cher aux Stones qui révèle les limites vocales de monsieur Richards: une voix qui soupire, fausse, déraille.Vivement Lucien Francoeur! Quel contraste avec celle veloutée, nuancée et riche de la choriste Sarah Dash.Pour plusieurs, la véritable réussite de Talk Is Cheap sera You Don't Move Me.Pour sa joliesse, pour la guitare rythmique et l'acoustique qui se renvoient la balle sur fond de percussions, mais surtout pour cette façon qu'a Richards de mordre dans les paroles.You Don't Move Me s'adresse à Jagger sur un ton aussi franc que cinglant: « You lost the feeling.what makes you so greedy ».On pense immédiatement à Lennon rabrouant McCartney dans How Do You Sleep, mais cette fois, on sait bien que le couple va se réconcilier.la mais la voix de Richards n'aura autant fait penser à celle de son ami Dylan que dans How I Wish.Rockawhile est une pièce banale, répétitive qu'enjolive heureusement la voix soul de Sarah Dash.L'in-tro de guitare de Whip It Up n'est pas sans rappeler / Can't Explain des Who, mais la suite est quelconque et la voix de Richards y est atroce.Locked Away est déjà beaucoup mieux.Richards y prouve qu'il peut émouvoir à l'occasion sinon par sa voix, du moins par sa musique.Belle musique en effet: une ballade dans laquelle le violon cajun de Michael Doucet se mêle subtilement au piano et à la guitare acoustique.Puis la guitare électrique de Richards prend discrètement la relève en s'appuyant sur le piano fluide d'Ivan Neville.Délicieux.La dernière pièce, It Means A Lot, fait un peu Led Zeppelin deuxième phase, avec son riff qui pourrait sortir tout droit de la guitare de Jimmy Page et des arrangements que n'aurait pas reniés John Paul Jones.Ça ne fait pas de doute, Talk Is Cheap se situe dans la grande tradition des Stones: un disque de rock énergique, passionné et mordant dont ne sont pas exclus un certain laisser-aller proche de la paresse.Il n'y manque qu'une voix: celle, baveuse à souhait, de Mick Jagger.Keith Richards.TALK IS CHEAP, Virgin VL2554.A&M.+cassette et CD.Un Schubert troublant CLAUDE GINGRAS Le Quatuor à cordes Juil-liard et le violoncelliste Bernard Greenhouse viennent d'enregistrer chez CBS le Quintette en do majeur de Schubert, l'une des oeuvres les plus longues et les plus denses du répertoire de musique de chambre tout entier.C'est le deuxième enregistrement du Schubert à réunir ces deux noms.Mais c'est le premier de ce qu'il faut bien appeler «Juilliard VII».En effet, l'ensemble américain est réputé pour ses fréquents changements d'effectifs, et cette nouvelle version, justement, nous fait entendre deux musiciens qui n'étaient pas du groupe lors de son premier enregistrement du Schubert, en 1973 (également réalisé par CBS mais paru sous la marque Columbia, M 32808).Pour sa part, Bernard Greenhouse est resté au même poste dans les deux enregistrements: au deuxième violoncelle.11 m'a apporté cette précision lors de son récent passage ici, à Musica Camcrata.Un violoncelliste qu'un quatuor invite à jouer le Quintette de Schubert ne s'offusque pas de tenir le deuxième violoncelle: le compositeur a donné une égale importance aux deux instruments.Le Juilliard a connu sept compositions différentes depuis sa formation, en 1946.De l'effectif original, seul demeure Robert Mann, le premier-violon.Le groupe a vu se succéder deux altistes, trois violoncellistes et quatre deuxièmes-violons.Au total, dix musiciens ont fait par-tic, à ce jour, du Quatuor juil- liard \u2014 l'équivalent de deux quatuors et demi ! Le présent effectif réunit, en plus de Robert Mann: l'altiste Samuel Rhodes, quj est là depuis 1969 et n'a eu qu'un prédécesseur; le violoncelliste Joel Krosnick, entré en 1974; et Joel Smirnoff, dernière recrue, engagé en 1986 comme deuxième-violon.Coïncidence, le présent enregistrement est le premier paru du Juilliard «septième version» et le premier de Bernard Greenhouse depuis son départ du Trio Beaux-Arts dont il était le violoncelliste.Mais les membres du TBA \u2014 le pianiste Me-nahem Pressler et le violoniste Isidore Cohen aussi bien que Greenhouse \u2014 ont toujours joué et enregistré indépendamment de leur travail commun.On se rappelle aussi que Cohen fit partie du Juilliard de 1958 à 1966, avant d'entrer au TBA.Si les nombreux changements survenus au sein du juilliard ont, inévitablement, affecté ses interprétations, au disque comme au concert, le présent enregistrement nous révèle un effectif de toute première grandeur, au plan technique et au plan expressif.Le dialogue très orné du premier-violon et du deuxième-violoncelle, dans l'Adagio, fait entendre un Robert Mann presque méconnaissable (lui qui peut jouer si faux.) et un Greenhouse encore en grande forme.Mieux encore: une comparaison entre les deux versions juil-Iiard-Greenhouse du Quintette en do majeur montre combien l'approche de la musique de Schubert \u2014 sa musique de piano et ses symphonies autant que sa musique de chambre \u2014 a évolue depuis une dizaine d'années: lyrique et léger de sonorité il y a quinze ans, bien qu'avec déjà la gravité requise dans l'Adagio, le Quintette signé Juilliard-Greenhouse prend ici des proportions absolument troublantes.Il est agité, dramatique, tragique même, là où il n'était que «viennois».Du reste, la réédition en compact de la version du Quatuor Amadeus, avec William Pleeth au deuxième violoncelle ( Deutsche Grammophon, 423 543-2 ), montre une interprétation arrêtée à ce style léger qui fait presque sourire aujourd'hui, au surplus dans une intonation et une prise de son non irréprochables.À noter que cette version Amadeus-Plecth était aussi la deuxième de cette équipe: elle date de 1965 et il y en avait eu une autre, au début des années 50, chez HMV.Signe des temps, encore, le Juilliard et Greenhouse font maintenant la reprise (154 mesures) au premier mouvement; ils ne la faisaient pas dans leur ancien enregistrement.Dans le même premier mouvement, on note une légère accélération du tempo, à partir de la mesure 100 (dans le développement du deuxième thème).Rien n'est indiqué à cet effet.Mais l'élan de la mélodie permet, à la rigueur, cette liberté.En tout cas, les interprètes ont de la suite dans les idées: ils accélèrent de nouveau à la reprise et cette accélération était déjà là en 1973, bien que moins accusée.Bref, une lecture magnifiquement unifiée, tant dans son effectif instrumental que dans l'expression qui passe d'un mouvement à l'autre.Le climat troublant de l'Allégro initial et du célèbre Adagio persiste jusqu'au Scherzo et jusqu'au Rondo final.Quant à la prise de son, elle a tout retenu des cinq instruments, et jusqu'à quelques petits bruits de manipulation! SCHUBERT: Quintette en do majeur pour deux violons, un alto et deux violoncelles, D.956 (op.163) (1828).Quatuor a cordes Juilliard et Bernard Greenhouse, violoncelliste (CBS, compact, MK42383; + 3î-t.et cassette).VIDEOS Amazing Grace et Chuck le pouvoir des enfants LUC PERREAULT Dans l'univers bourdonnant de la vidéo, certains films sont à coup sur assurés de créer l'événement.E.T.de Steven Spielberg qui sortira à la fin du mois fait évidemment partie de cette catégorie.Pour la majorité des nouveautés, par contre, le sort commun consiste en un lancement beaucoup plus discret quand ça n'est pas purement et simplement une sortie à la sauvette.J'ai retenu cette semaine quelques titres qui ne risquent pas de provoquer une émeute dans les vidéo-clubs.Ça ne veut pas dire pour autant qu il faudrait les éliminer sans autre forme de procès.Chuck Murdock a été vivement ébranlé par la visite d'un silo de lancement d'un missile nucléaire situé près chez lui au Montana.L'écolier de huit ans prend alors conscience de la menace que les armes nucléaires font peser sur la planète.En guise de protestation, il se retire de son équipe de base- Chuck i 'm Hum liAPc.H ijiMiMiuai'uorrssiONNFi.I 111 W.VEOUIOUNGUAlCMOKnf bail, annonçant qu'il n'y reviendra comme lanceur que le jour où l'on aura éliminé toutes les armes nucléaires.Son geste va être imité par un champion de basketball, Amazing Grace Smith, puis par plusieurs autres athlètes.Le président des États-Unis devra tenir compte de l'action de Chuck en négociant avec les Soviétiques, d'autant plus qu'à la mort ( provoquée par un accident criminel ) d'Amazing Grace, l'enfant a décidé de cesser de parler, ce qui provoque une grève générale chez les enfants.L'idée que des enfants pourraient influencer la politique extérieure d'un grand pays comme les États-Unis est séduisante.Même si le postulat paraît naif, l'histoire s'enchaine avec vraisemblance et vous met souvent la larme à l'oeil.De plus, le jeune Joshua Zuehlke est entouré d'interprètes prestigieux comme Gregory Peck et Jamie Lee Curtis.Voilà un film très attachant qu'on devrait projeter à tous les enfants du monde.** AMAZING GRACE ET CHUCK ( v f.de Amazing Grace and Chuck ).de Mike Newell.E.-U.1987.Int.: Jamie Lee Curtis.Gregory Peck.William L.Petersen, Joshua Zuehlke, Alex English.Couleur.Hi-fi mono.1h56.HBO VideoClnema Plus.Lena Le drame des enfants juifs ¦ Basé sur un livre autobiographique de Lena Kuchler-Silber-man, Lena d'Ed Sherin est un téléfilm, un genre qui généralement n'attire guère l'attention par sa facture.Sur ce plan, Lena est effectivement plutôt quelconque et son interprétation n'est sauvée par aucune tête d'affiche.Ce qui reste?L'histoire.Dans la Pologne d'après-guerre, une juive se retrouve pleurant un enfant qui lui a été arraché par les nazis.Très vite, elle va transférer son affection sur des orphelins rescapés des camps de la mort.Mais il reste dans la population polonaise de forts relents d'antisémitisme.Lena devra lutter pour mettre ces enfants en sûreté.Môme si, je le répète, ce film ne brille guère sur le plan de la mise uscummarimAWBosxÉS: cwEtaàmtuoosmsm.en scène, on est frappé par la misère et le climat social de la Pologne, en particulier par l'attitude de la population face aux Juifs.La scène où les enfants se présentent â l'école publique parait à cet égard éloquente.Des enfants de leur âge les accueille avec, comme on dit, une brique et un fanal.On verra même Lena et ses enfants prendre les armes pour se protéger contre un groupe armé.** LENA ( v.f.de Lena My 100 Children ).de Ed Sherin.E.-U.1987.Int.: Linda Lavin, Torquil Campbell, Lenore Harris.Couleur.Hi-fi mono.1 h 36.King Features EntertainmentCi-nema Plus.Tokyo Pop Une gaïjin punk ¦ Voyant que son avenir chez elle s'annonce mal, une rockeuse américaine plutôt punk sur les bords.Wendy Reed, s'envole pour le Japon.Mais la copine chez qui elle doit débarquer est partie en Thaïlande sans prévenir.Wendy doit apprendre à se débrouiller seule dans Tokyo.Elle trouve un emploi comme hôtesse dans un bar chantant.Désespérée, elle fait un jour connaissance d'un jeune Japonais.Comme par hasard, celui-ci dirige un groupe rock qui se cherche juste-ment une chanteuse gaijin ( étrangère ).Le groupe connaîtra un succès instantané.Mais Wendy n'est pas nécessairement immunisée contre le mal du pays.Ce croisement nippo-américain offre un point de vue assez frais sur la jeunesse.Dans ses meilleurs moments, le film rappelle Desperately Seeking Susan.Malheureusement, Wendy est mal servie par le scénario.Cette sympathique échalote aux cheveux blonds ne fait que traverser une série d'anecdotes qu'on se contente d'entrecouper de moments musicaux.Intéressant sur le plan documentaire, Tokyo Pop ne remplit pas ses promesses du côté de la fiction.** TOKYO POP.de Fran Rubel Kuzui.Ja-pon-E.-U.1988.Int.: Carrie Hamilton, Yutaka Tartokoro.Couleur.Hi-fi stéréo.1 h 39.Warner Home Video.La Randonnée tragique Un film de série B réussi ¦ Trois femmes accompagnées d'une adolescente entreprennent une expédition de camping dans les Rocheuses où elles ont donné rendez-vous à leurs maris.Mais elles deviennent la cible d'un groupe de criminels sadiques vi- LE PALMARES * 1.Shoot to Kill/ Randonnée pour un tueur (-) 2.Police Academy V/ Académie de police V ( 5 ) 3.Le Dernier Empereur/ The Last Emperor ( 1 ) 4.She's Having A Baby/ Les Surprises de la vie (-) 5.Le Flic de Beverly Hills II / Beverly Hills Cop II (2) 6.Frantic vo/vf (6) 7.The Golden Child/ L'Enfant sacré du Tibet ( - ) 8.RambolllvttVf (-) 9.Batteries Not Included/ Piles non comprises (7) 10.Masquerade (-) * Cette liste est établie avec la collaboration du Club international vidéo film.Le classement précédent est indiqué entre parenthèses.LINDSAY WAGNER OM SKfSRRITl vement recherchés par la police.Avec l'aide d'un guide alcoolique et de son chien, elles tentent d'échapper à leurs poursuivants qui se rapprochent dangereusement.On peut considérer cette randonnée tragique comme la version féminine de Deliverance.Une randonnée, soit dit en passant, tournée de façon très efficace.Le suspense croit en même temps que l'escalade.Il y a des retournements, des effets de surprise.Avec Lindsay Wagner et Tom Skerrit dans des rôles de composition solides.Bref, pour un petit film de série B, on peut dire que c'est réussi.LES NOUVEAUTES ACTION Angel III Dead Heat Maniac Cop Tokyo Pop ARTS MARTIAUX Ninja, destroyer COMÉDIE A New Life Da DOCUMENT Money Magazine's Mak.Your Money DRAME Coeur et trio Lonely Passion of Judith Hearne L'Oncle South of Reno Subway to the Stars ENFANT/FAMILLE Beauty and the Beast Dot et la baleine vovt Frog Prince Hansel and Gretel Puss in Boots FANTASTIQUE La Trilogie II de Bradbury HORREUR Bad Dreams Hell Night vl My Best Friend is A Vampire Vampire at Midnight Vendredi 13 : 7c partie vovf MUSICAL Carly Simon Live From Martha's Vineyard Freedom Beat-Artists Against Apartheid How to Danse Salsa James Brown and Friends Salsa Motion Picture Sass and Brass \u2014 A Jazz Session Summeralam 88 Timbuk Greetings From Eden Alley SCIENCE-FICTION The Hidden vf Killer Klowns From Outer Space SPORT All New Not So Great Moments in Sports SUSPENSE Shake Down THRILLER Sister in Law Le Train de la terreur vovt GENRE NON PRÉCISÉ Tour of Duty 2 Rainbowland (seulement en VMS) Joanie Greggains One On One Greggain Plan In Dangerous Company *** Nos choix.** LA RANDONNÉE TRAGIQUE Iv.f.de Nightmare at Bittercreek ), de Tim Burstall.É U.1987.Int.: Lindsay Wagner.Tom Sker-ritt.constance McCashin.Joanna Cassidy.Couleur.Hi-fi mono.1 h3fl.King Features En-tertainmentCinéma Plus Vidéo.Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au vidéoclub.* Potable.Emprunter la copie à la rigueur.** Intéressant.Mais pas sans défauts.*** Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.**** Extraordinaire.A louer sans reserve.$TICKY FINGERS Disponible le 9 novembre 1988 Mi V 1 MICHAEL J .FOX LES FEUX DE LA NUIT Viirr.ion franoalw! du BRIGHT LIGHTS, BIG CITY < ABOVE KS THE S LAW ABOVE THE LAW Disponible bientôt anglais \u2014 français % \u2022«\u2022?>s- J fi Maintenant disponible wtMnHOMEvno LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 K5 GALERIES D'ART Vernissage des oeuvres de Gérard Castonguay dimanche le 16 octobre I hreàShrcs L'exposition sepoursulura Jusqu 'au 30 octobre 317, rueSl-Denis Si-Lambert 671-0078 Ce &zêco*t cC'cvittx Vous ites cerMement irrités M tenissage ieï;etu9ta récentes h Qiisttm.!Rchru le lé txiobre, ie 13 heures à 17 heures.Ce fttnisutge se terminera le 24 octobre 1988.Marxtl ^.^oîE MwcreUi Uut,tM.fchp.m.S** tf\"*t\" Saiiwii lfch «.m.\u2022 5:h (un.Jnjdl aune Dbnanrt» ll:h \"m.¦ f :h p.m.Vendredi Une rencontre avec l'Art dans un décor unique.à 15 min.du Pont Champlain Oeuvres de: L.CODERRE \u2022 R.LECLERC \u2022 R.PEILERIN \u2022 L.LACAILLE \u2022 G.BONMATI \u2022 B.CÔTÉ \u2022 P.TOUGAS F.GRAVEL \u2022 R.LANGEVIN.SCULPTEUR Pièces choisies, de: F A VERNER \u2022 0 JACOBI \u2022 A J CASSON \u2022 S COSGROVE H MASSON \u2022 L BELUEFLEUR \u2022 R RICHARD \u2022 L AYOTTE \u2022 A L'ARCHEVÉOUE HEURES D'OUVERTURE: Jeudi au dimanche, 14 h à 17 h galerie dart au DOMAINE 259, Chemin des Patriotes, St-Mathias, Tél.: 447-1746 t Itinéraire: Aut.des Canlons de l'Est, sortie 29.dir.Richelieu.7 km ^ Vernissage dimanche le 16 octobre à partir de 13 heures, en présence de Monsieur Louis Bruens à l'occasion de la sortie prochaine du livre .INVESTIR DANS L'ART NUM.3 GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES 92 Sherbrooke Ouest, suite 101, Montréal Tél.: 843-7125 Ouvert du mercredi au dimanche* Gr^wuawiiouz présente en première des artistes de Berlin Peter Chevalier Thomas Schindler Rainer Fetting Bernd Zimmer Elvira Bach Martin Scholz Luciano Castelli Salomé Hermann Albert VERNISSAGE Samedi le 15 octobre à 12 heures 1620, Sherbrooke ouesl 935-5455 DENYSE GÉRIN Espaces urbains ou croisement de mémoire TABLEAUX RÉCENTS 13 octobre au 4 novembre 1988 Ut an ce 680, rue Sherbrooke ouest Montréal (Québec) H3A 2S6 Tél.(514) 499-3768 Lundi iu vendredi de 11 h 1 17 h.Galerie d'an sans but lucratif commanditée par L7ndustncUe-Alliance.GLASSES SE DESSIN ET DE PEINTURE Base, intermédiaire et avancé Aussi: Classes pour enfants 3623, St-Denis, Montréal (métro Sherbrooke) Petmiscumjro, 843-6830 no 749502 J.W.STEWART Oeuvres récentes jusqu'au 25 octobre 1988 WADDINGTON & GORGE INC.1504, rue Sherbrooke ouest 934-0413 933-3653 VLADIMIR HOVICK TOUT VENDU 650, rue Notre-Dame St-Lambert, Qc J4P 1L2 466-8920 \u2022 )SMiOn innijfliii aquarelles.¦» A I, >I m K: It T S .«.cri.i.n.l.n.r.ii.ji.l».«hommage a jacques brel» VERNISSAGE: VENDREDI 21 OCTOBRE, 18 H 30 ¦:¦ \u2022'-¦ -¦'\u20223 à V?prixl 2067, rue Stanley tSj gii, Rès.: 288-3434 SB RÈSEPVEZ DÈS MAINTENANT POUR VOS PARTIES DE NOËL Spécialités marocaine» authenhquea \u2022 Couscous \u2022 Tajines \u2022 Pastilla \u2022 Méchoui ~ Table d'hôte Traiteur pour toutes occasions Meilleur restaurant, Oaull et Millau Parking a l'arriére du restaurant trJXi Restaurant Italien Terrasse bonl.Ste-Rosc Sii-Kiiso.Laval, Quv.625-4083 FONDUE CHINOISE À VOLONTÉ EN TABLE D'HOTE ràe u-uisrJE l pan popuuraES Salle de réception, cap.6 é 20 personne» r 1> .anternesf PETITS SALONS PRIVÉS Dîners d'affaires de 4»5* à 7MJ 6218, rue St-Denis Sur réservation.276-9971 DANSEUSES wVENTRE EN SPECTACLES 3464, rue Saint-Denis «rfKt ton Its pun fci7U0i2« 282-0359 436.PLACE JACQUES-CARTIER VIEUX MONTRÉAL RESERVATIONS: 861-1386 te jFiflcs BRUXCII A 12,50$ LES SAMEDIS ET DIMANCHES \u2022 DiNERS D'AFFAIRES à partir de 6,95* \u2022 MENU DE GIBIER tous les soirs \u2022 Comédie Lyrique avec «JULIETTE SE MARIE» chaque vendredi à 19 h 30 415, rue Bonsecours, Vieux-Montréal 849-3535 s'°'STnt SUPER PARTY D'HUÎTRES 1988 1 7S0S Tous les jeudis, vendredis.I I samedis, dimanches, à partir de 18 h Une cuisine pour les yeux.la bouche.avec' une addition modérée.Venez déguster nos menus, dégustation de coquillages (huîtres, moules, pjlourdes.crevettes, bigorneaux, etc.).Une «SURPRISE» dimanche LE BRUNCH MUSICAL \\ OS \u2022i volonté IL par pers._avec PAUL à l'accordéon Tous les soirs, super-table 750$ d'hôte A partir de i STATIONNEMENT FACILE N'oubliez pas de réserver tôt pour vos parties des Fêtes./LE LAC LEMAN Restaurant Bar vous réserve bonne table, bonne chère, bons vins.et bon accueil dans une ambiance agréable.Table d'hôte du midi a pan» ne 595* Table d'hôte du soir à partir de 875S Oiniel Susstrunk vous souhaite la bienvenue.Cuisine trnnçmso , 3281, bout.Cavendish (au sud de la rue Sherbrooke) ^ gti» Kw.itan 481-2025 liunwimwnijrstuill.^ SU3F TURF 9 langoustines et filet mignon de 6 on.ce mois-ci au chic Klondike Pas une grosse affaire, une excellente! Un filet mignon grillé à la perfection sur charbon de bois avec 9-allez comptei-les-9 délicieuses langoustines.Simplement merveilleux.Une occasion à ^ _ ne pas manquer! $ | V 30 Seulement I 11 Laissez à nos experts le soin de s'occuper de vos parties, réceptions et banquets groupant de 25 à 150 personnes.SUPER COTE 10,95$ 16 onces (seize) Seulement Personne, mais personne ne donne aux amateurs de boeuf une «l'occasion de se régaler» comme le Klondike le (ait.Grillée sur charbon de bois à votre goût.Au choix pomme de terre cuite au four ou des frites.FRUITS PETITS PRIX GRANDE VALEUR SUR TOUS NOS DÉLICIEUX FRUITS DE MER NOS DELICIEUSES CREVETTES -15 EN TOUT LA QUALITE N'A JAMAIS ETE MEILLEURE NI LEUR FRAICHEUR GRILLEES ET SERVIES S1A95 SUR UN LIT DE RIZ MAISON I U LES SCAMPI.UN REGAL - 18 POUR BIEN GOÛTER! M395 SCAMPI DE BONNE DIMENSION.GRUES AU BEURRE ET SERVIS DE RIZ ASSAISONNE Sia^L.marines, salade maison et salade jî^^k\\ ^jj^^.^^A\\^% KLONDIKE 5E05.roule Transcanadienne (Sortie 65 de l'aut.Métropolitaine, une minute à l'ouest du rond-point Décarie) 744-5841 FRUITS DE MER Découvrez notre nouvelle sélection de fruits de mer 9 langoustines et 8 crevettes, de quoi tenter l'appétit seulement 1195$ Klondike ouvre la voie.Superbe combinaison de fruits de mer, présentée de la façon que vous le désirez, grillée et servie avec notre lit de riz maison, assaisonné 8 crevettes, 6 langoustines f ^l\"! et crabe de l'Arctique 12 Brisez les frontières et dégustez les goûts différents de l'Océan.Imaginez un pays exotique.Évidemment avec l'atmosphère que vous seul méritez! Délicieux.Diner intime MEGA BRUNCH Dimanche de 10 à 15 heures Succulent buffet avec plats chauds et froids À VOLONTÉ (demi-prix pour enlcnt de moins de 12 ont) Ç95$ Délices brûlants Chichi vous offre les «Chajitas grillés» tranches de poulet, de steak et de porc matinées et cuites sut charbon de bois ou cre\\ elles sautées tmjolees avec de succulents légumes trais.Tous ces délices prêts pour être deposes sur une tortilla brûlante et arroses d'un chois de 5 sauces succulentes.RESTAURAXTE Les mets les plus succulents! 2 $ de réduction sur «CANCUN» \u2022I Prçscnltfi ce coupon .t l.i commande ci nous vous offrirons 2 S de | retint, t ion sur noire dîner Caucus* Taxes applicable*», s'il > a lieu.Cette | offre n'est pas comb'nu hk- a aucune autre ollre.lu coupon seulement \u2022 par personne, non échangeable en argent.' Offre valable jusqu'au 30 novembre 1988.| i hm> i ¦ i-t.nn.-ia»:i 2 $ de réduction sur votre repas du midi | Offre valable Jusqu'à 16 heures Veuille! presenter ce loupon j l.i tomnundi:.Offre de - S de reduc lion pour toute commande de 10 S OU plus.Offre valable uniquement jusqu'à Its heu rev Taxes locales et provinciale* applicables s'il y a heu Celle offre n'esl pas combinante a aucune autre ollre.I n coupon seu lenient p.tr personne Offre valable jusqu'au 30 novembre 1988.i 2 $ de réduction sur Chafitas lu Présente! ce coupon j commande et nous vous otfrir réduction sur t Initias ordinaires ou de lune, I .ixes ptov inciales applicables s'il v a lieu.Celle otTre nVsi pas ce aucune autre ollre.C uupoii non échangeable en argent.Offre valable jusqu'au 30 novembre 1988.S de les cl able a xi m.nianuTl 5$ de réduction sur commande de 20$ ou plus Dtmanche-teudi Veuille/ presenter ce coupon lors de la commande.5 S de reduction avec toute commande de 20 S ou plus.* Mire valable du dimanche au jeudi, fanes locales et provinciales applicables h'il s a lieu.Cette offre n'est pas conibinabtc j aucune autre offre.Un coupon par personne pjr sisitc.Coupon non échangeable en injent.tftfH%& Offre valable jusqu'au 30 nnumbri' 1988.WUM.AM ttl!»-lijm I si :\u2022: I Le restaurant des crêpes bretonnes et Méfflr» des spécialités françaises Table d'hôte midi et soir LICENCE COMPLETE fiMS iii.L Dîner d'hommo» d'affaires DU 22 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE FESTIVAL DES MOULES À VOLONTÉ MARINIÈRES POULETTE MARINARA I075S Ouvert lo midi aussi .SZiuwinùnu 10O, boul.de la Concorda est Lavoirœ?667-3170 3 JRcBlnurant-Jlar Fine cuisine de fruits de mer et grillades.Dans une atmosphère du bon vieux temps.SOUPER DANSANT Vendredi, unserji cl fcuielie jrec Michel Jérôme SPÉCIAL TABLE D'HÔTE débutant à 10,95$ Incluant: soupe, bar a salade, dessert et café Faites vos réservations de groupe pour le temps des fêtes.LICENCE COMPLÈTE 8375, CHRISTOPHE-COLOMB ^^Stationnementf.iatuit ccin CtemMie Tél.: 727*3729 Le Castillon PRÉSENTE «LES SOIRÉES TZIGANES» Le Castillon vous invite à venir découvrir les plaisirs de la gastronomie russe: le bortsch traditionnel, le shish kebab tzigane, l'escalope de saumon Walewska et nombreuses autres délices uniques.Le décor et la musique tzigane contribuent à créer une atmosphère typiquement slave.Un plaisir à renouveler tous les dimanches soirs.« Les Soirées Tziganes » au Castillon, tous les dimanches.Pour réserver, composer le 878-2332 BONAVENTURE HILTON LA CABANE GRECQUE U La premiere et la meilleure lirochettnrie à Montréal.APPORTEZ J-H Spécialités: langoustines.VOTRE l\"l crevettes, steaks, fruits de yiN fTJI mur \"l lin \" 111 ¦ 111 ¦ \u2022,.Ifil FESTIVAL DE FRUITS DE MER fDI (soupe du jour incluse) -\u2014' No 1 Steak à la Cabane Grecque ID] avec 3 crevettes papillons jumbo.11,95$ Sri No 2 Poulet paysan é l'oregano lui avec 3 crevettes papillons jumbo.11,95$ tel m Ici fa m Ici Ici IQ Ici Ici (Cl IgT p\u2014i Accommode des |nroupes jusqu'à 200 personnes.ICI capacité jusqu'à 450 personnes @rara@@@r^ragrarara^ 1 ,/par(iro'e0,90$ pour A pour 2 pers, lîncluant: soupe, salade, n/.patates, cale et dessert.Du lundi au vendredi de 11 h a 17 h.les samedi et dimanche de II ha 16h No 3 6 crevettes papillons jumbo.12,95$ No 4 Brochette de filet de sole .fDI avec S langoustines à l'ail.11,95$ ~ No 5 Médaillon de filet mignon fijl avec 5 langoustines à l'ail.12,95$ ni No 6 3 crevettes papillons jumbo |U| avec 5 langoustines à l'ail.12,95$ ni (Tous les pints sont servis avec salade Cosar ou du [™J diet, riz et patates maison) El Réservations: 849-0122 ou 844-4025 rai 102.rue Prince-Arthur est (coin Coloniale) l«J Vos dimanches méritent les plus beaux brunchs.L'Alsace est à l'honneur nu Beaver Club.Venez goûter les spécialités régionales de cette riche province de France.Tous les dimanches de IlhOO à 14h30.20,75 $ par personne et la moitié prix pour les enfants de 10 ans et moins.Réservations: 861-3511 LeB eaver Club Hôtels cl Villégiatures SE4 Ctnadien Pacifique LeReineElizabetl i DÉCOUVRONS OCTOBRE ENSEMBLE \u2022 LE MOIS DE LA RESTAURATION Une réalisation de: f&cotion DU CXffiC \u2022La liste des prix à gagner ainsi que des restaurants participants est disponible en téléphonant au (514) 527-9801.EN OCTOBRE, L'ASSOCIATION DES RESTAURATEURS DU QUÉBEC VOUS INVITE À DÉCOUVRIR L'EXCELLENCE DE LA RESTAURATION QUÉBÉCOISE ET À COURIR LA CHANCE DE GAGNER DES PRIX ALLECHANTS* VISITEZ DÈS AUJOURD'HUI LES RESTAURANTS PARTICIPANT À CE CONCOURS' BON APPÉTIT ET BONNE CHANCE! En collaboration avec: Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimontation LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 K7 JACQUES BENOIT Une dégustation-fleuve de 60 bordeaux Peut-on déguster 60 vins d'affilée, et bien les goûter.sans s'enivrer?C'est un des défis \u2014 parmi d'autres \u2014 que posait la dégustation-/Veuve organisée par la SAQ, et qui s'est tenue samedi dernier à l'hôtel Quatre-Saisons de Montréal.À cette occasion, 105 amateurs venus de tous les coins du Québec ont pu en effet déguster les 60 vins de Bordeaux du millésime 1985 achetés par la SAQ en primeur (lorsqu'ils étaient encore en barriques) dont la plupart des plus grands rouges, vendus maintenant à des prix fabuleux, tels les châteaux Cheval-Blanc ($125), Mouton-Rothschild (SI 12), Haut-Brion ($140), Pé-trus ($144), Margaux ($140), etc.Pour bien des participants (dont l'auteur de ces lignes), c'était de toute évidence le plus grand nombre de vins qu'ils avaient jamais eu à goûter en une seule journée.La ville dormait encore quand l'événement commença, à 7 h 30 du matin, avec l'inscription des dégustateurs.Puis, une fois tout le monde installé dans une des grandes salles de l'hôtel, chacun devant un demi-cercle formé de 15 verres à vin, le marathon débuta.PHOTO BERNARD BRAULT.U PTCOC M.Daniel Farèse, qui eut l'idée de cette dégustation, et le président de la SAQ, M.Jocelyn Tremblay.Les vins furent servis en quatre series de 15, avec une pause de prés d'une heure entre chaque série.Cela permettait aux dégustateurs de se détendre, de telles dégustations exigeant des participants un grand effort de concentration, exactement comme lorsqu'on visite un musée! Très bien organisée, la dégustation, sans doute la plus monumentale u s'être jamais tenue au Quebec, se déroula sans anicroche.Ainsi, personne ne s'enivra, et les participants observèrent le silence tout le long de l'événement, le silence étant, comme on sait, une condition essentielle pour réussir à bien goûter.Car dans le bruit, on n'arrive pas à se concentrer, et tous les vins paraissent se ressembler.Comment procéder en pareil cas?Un des grands dangers des dégustations de cette envergure est.de devenir gris malgré soi ( et donc de ne plus être en mesure de vraiment goûter les vins) puisque, malgré tout, on absorbe de l'alcool, même en crachant chaque vin après l'avoir fait voyager dans la bouche pour bien s'en imprégner les papilles.On consomme ainsi, seulement par contact avec les papilles gustatives, environ 10 à 12 p.cent de la teneur en alcool du produit qu'on goûte, dit-on.Pour contourner ce piège, il faut éviter, à mon sens, de déguster en pièces détachées, c'est-à-dire d'observer d'abord la couleur de toute la série de vins qu'on a à goûter \u2014 en prenant des notes à ce sujet \u2014, puis de humer l'un après l'autre tous les bouquets, et ensuite de goûter les vins à la queue leu leu.D'abord, parce qu'un vin est un tout, qu'il faut tenter d'apprécier et de juger comme un tout, sans donc scinder les différentes étapes de la dégustation (couleur, odeurs, goût).Mais aussi parce qu'en les goûtant d'une traite, sans réelle interruption entre chacun, l'effet de l'alcool est beaucoup plus marqué! Une autre difficulté dans de telles dégustations est la fatigue de la bouche.L'odorat ne se fatigue pas, et, à la condition d'être capable de l'effort de concentration voulu, on peut sentir l'un après l'autre des dizaines et des dizaines de vins, et bien juger leur bouquet.La bouche, elle, finit par ressembler à une plaie, car les tannins des vins rouges ont un effet cumulatif.En ce sens que, d'un vin à l'autre, l'impression tanni-que augmente, de sorte qu'il devient difficile de savoir, à chaque vin goûté, à quel point il est tannique.ou si l'impression de rugosité n'est pas due plutôt a l'effet cumulatif.(On fait la même experience en buvant d'affilée deux ou trois tasses de thé qui a trop infusé!).« l'ai l'impression d'être en train de manger une bottine de feutre! », se plaignait samedi dernier un des dégustateurs pour décrire cette sensation d'empâtement.Solution, on boit plusieurs gorgées d'eau entre chaque vin, ce qui.sans être un remède parfait, atténue quand même la sensation tannique.( D'autres préfèrent avaler une bouchée de pain, mais bien des pains ont un goût sucré \u2014 ce qui fausse par la suite les perceptions\u2014, et le pain, à mon avis, nettoie moins bien la bouche.) Mais tout ceci, bien sûr, n'enleva rien à l'intérêt de cette dégustation ! Les vins Deux blancs rarissimes, d'appellation Graves, ouvraient la dégustation.D'une élégance parfaite, le Laviiie Haut-Brion (SI 15) l'emportait haut la main sur le Haut-Brion ( S124 ).Plus corsé que l'autre, néanmoins très beau lui aussi, ce dernier aurait sans doute mieux paru s'il avait été servi seul.S'il fallait désigner les trois meilleurs vins dans chaque série, parmi le nombre étourdissant de lies beaux vins goûtés ce jour-la, mes choix seraient personnellement les suivants.Pour la.1ère série, je choisirais le Saint-Émilion Cheval Blanc, qui allie profondeur, finesse et pureté de saveurs, et à mon avis le meilleur vin rouge de la dégustation, et ensuite les Saint-Emilion Pavie ($54), impeccable, et Canon ($74).Pour la 2e série, viendraient d'abord, sur un pied d'égalité, le Graves Haut-Brion et le Pomerol Pétrus, et derrière le Pomerol la Conseillante ($105), noir, très impressionnant, mais un peu moins harmonieux, m'a-t-il semblé, que le Château Petrus.Il n'est pas facile de choisir dans les vins de la 3c série, le meilleur du lot ayant été, à mes yeux, le Margaux Château Margaux (mais moins réussi que le 1983), suivis, sur le même pied, des Margaux Palmer ($82) et Rausan-Ségla ($42,25), et des Saint-Julien G rua ud- La rose ($49,75 ) et Leoville-Barton ($40.50).En tête de la 4e série ( tous des vins d'appellation Pauillac), Mouton-Rothschild cl Latour \u2014 moins serre et compact en bouche peut-être que le precedent\u2014.avec derrière, tous trois a égalité mais de styles différents, Lafite-Rothschild ($20b), Lynch-Bages ($51), d'une très grande distinction, et Grand-Puy Lacoste ($52).L'initiateur, et le moteur de cette dégustation qui fera date, fut M.Daniel Farèse, directeur du service des activités promotionnelles à la SAQ.Cuisine française apprêtée au goût le des gens d'ici st-maio \u2022 Dcllh30à 23h00 InCi Ferme le dimanche (514) 845-6327 r16ûTnjè~St-Denis Montréal, Québec Le aiment ^uqc iSÇsîpïSjQk ' La cuisine \\ ffle Variole rie fruits ^RESTAURANT TERRASSE7! grillades El.fruits de mer El tables d'hôte El plats du jour 0 brunch du dimanche- El service de traiteur El salons privés El salles de réception El réunion d'affaires El jardins d'hiver E] foyers El ! 1647, rue Fleury est, Montréal L 387-7367 a Restaurants -A PRESSE, MONTREAL, SAMED115 OCTOBRE 1988 Un nouveau et bon départ FRANÇOISE KAYLER oulevard, c'est un nom qui plait en ce moment aux restau râleurs qui l'utilisent du nord au sud.La confusion s'ins-lalle clans les conversations des consommateurs.Pour clarifier sa situation, le Boulevard de Si-Vinccnt-dc-Paul a complété son enseigne en précisant qu'il s'agit, maintenant, du Bcllcvuc sur le Boulevard.Un autre changement a suivi celui-ci.la maison n'a plus les mêmes propriétaires.Le décor est resté le même.Sauf en facade ou la concurrence qui s'installe le long de ce boulevard a incité rétablissement a accrocher une enseigne lumineuse ci clignotante qui jure un peu.El qui ne donne pas du tout le ion de ce que l'on offre à l'intérieur.On entre par le bar de ce rev lauranj qui a choisi d'adopter le style bistrot.Avec du noir et du blanc, îles lignes droites même si, à l'extérieur, les murs ont plus de douceur.L'éclairage esi réso- lumcnt moderne avec des lampes à halogène qui accrochent leurs points lumineux au-dessus des tables, des lampes qui ont l'avantage de ne pas éblouir.Les bougies roses étaient inutiles et.même, de trop.C'est avec des photos que l'on a'choisi de décorer une partie de ce restaurant, aux allures modernes, installé dans la douceur d'un ancien village.Consomme rie pintade n la menthe fraîche Velouté de legumes Terrine de canard aux raisins blancs Feuilleté de roqnon de veau au vinaigre de framboise Sorbet Suprême de pintade a I ail des bois Pave de saumon de I Atlantique a I oseille Gratin de poire Petite crêpe aux pommes et raisins Cafe Menu pour deux (menus table d hotel avant vin taxe et service.$60.25 Sur les tables, la vaisselle, belle et 1res décorative, joue le noir selon le plat à présenter.Le service est fait avec souplesse, avec le désir evident de bien faire connaître la cuisine de cette nouvelle maison.Le consomme de pintade avait une finesse cristalline et un très léger parfum de menibe.Le velouté de légumes était tout à fait différent, riche en crème, riche en saveurs.C'était deux façons différentes, et tout aussi agréables l'une que l'autre, d'entrer dans un repas.La terrine de canard, belle, fine en chair et bien définie au goût était accompagnée de raisins pulpeux qui apportaient cette note douce, et raffinée dans ce cas précis, que l'on associe à cer-lains services de gibier.C'est sur assiette noire que le feuilleté de rognon de veau était servi.Présentation spectaculaire où les couleurs autant que les formes étaient étudiées pour se détacher sur ce miroir sombre.À la dégustation le plat était aussi bon que beau, feuilleté petit et comme accessoire, aérien et pourtant savoureux, dés de rognon au goût précis, avec un mordant agérable dans la chair.Le vinaigre de framboise n'arrivait qu'en fond de scène, sans sucrer, en parfumant.be11 e vue es restaurant La présentation des suprêmes de pintade était aussi étudiée.Et même plus dessinée encore.Cela étonne un peu maintenant alors que l'on a fini par oublier la peinture culinaire de la nouvelle cuisine.Chaque élément était impeccablement préparé, la pintade douce et fine, la garniture de légumes délicate et raffinée, mais il manquait un lien à cet ensemble en pièces, en belles pièces, détachées.L'ail des bois apparaît en ce moment dans la cuisine des restaurants.Et c'est étonnant, l'espèce étant en situation précaire et l'utilisation que l'on en fait n'étant pas toujours convaincante.Le pavé de saumon .pour être moins spectaculaire, n'en était pas moins bon.La pièce était belle, bien coupée, parfaitement cuite.La saveur fine et la texture pleine était rehaussée par une sauce courte cl nerveuse.La garniture, différente de celle du plat précédent, était tout aussi soignee.Les deux desserts étaient généreux, «cuisinés», savoureux et bien inscrits dans la saison.Le gratin de poires était assis sur un fond «sucre à la crème».En tranches fines les fruits avaient pris la chaleur sans la cuisson ; l'ensemble était savoureux et parfumé.La crêpe aux pommes et raisins (raisins secs et assouplis) est un beau desscrl, en présentation et en réalisation.Farcie de pommes chaudes qui sortent de la poêle, la crêpe, qui était belle, aurait été bien meilleure si elle avait été ù la température de l'ensemble.Elle était froide.LE BELLEVUE SUR LE BOULEVARD 5Î58 boul.Levesque StVincent-dePaul 661-«985 a deux pas du theatre Saint-Denis Venez à i avant-spectacle 1 Le raflinement de la cuisine italienne Ouvert a partir de 17 h 30 2040, rue St-Denis, 844-5083 et 'ISINE FRANÇAISE FAITE PAR LES PATRONS _ 209B, rue Jean-Talon (Miii».4ii«MiHf) 725-9077 Table d'haie tous le» joui.G'ouses : jtcu'a 50 petsofnes Ouvrn roui lourv de II h à 23 h r» Sampdi% r.i dimonchcs du I / h a 23 h Utmr !ancI)o gairça m CUISIHE BSPAGHOLE ET FRANCHISE SPECTACLES DE FLAMENCO Mercredi et vendredi à 21 h, samedi ,i 20 h 30 et 21 h 30 dimanche a 20 h 30 3458.avenue du Parc * ices rue % 844-0558 L*v ''.^o.ijfln ichisles|f'jrs (Tv)'^ '\"1 Menu ipéciatpOW groupe it 20 a 60 ^tftomws.4ï 'ULTIME I'nc découverte gastronomique Restaurant de fine cuisine 53W.boul.Gnuin oucsl 332-1706 Stationnement S:iltm pour vos réceptions des fêtes BestâurârTl] ^dB^ichelieu| «Fine cuisine italienne SBrunchftous| llês^dimanchesl iTabliTd'hàuymldij mb f'l i o I i^o 1^ m o'mjl IqaltTOnom I quo^ m.1ère Rus.Richelieu Tél.: (514) 658-6689 RESTAURANT SAUCISSES EUROPEENNES FT BIEPES IMPORTEES 4382.boul.Saint-Laurent, Mil 84S-45S4 1310, boul.de Maisonncuie est, Mil 525-9332 le vieux raHot 406, rue Saint-Sulpice.Vieux Montréal Stationnement facile Réservations suggérées au 288-7770 FANTASTIQUE PARTIE D'HUÎTRES AU SON DE L'ACCORDÉON MUSETTE Tous les jeudis et vendredis soir é partir de 18 h \u2022 Huître:.s;ir ocaillPS il volonté \u2022 Soupe aux nuitrer, \u2022 Petiillotff aux luiitres .lux moules \u2022 Moules marinière \u2022 Entrecôte sur cho \u2022 Gratin d'huîtres qnllee \u2022 GPiariets d'huîtres \u2022 Comptoirs aux tartare multiples salades N'oubliez pas de reserver tôt pour vos parlies des lètes HUITRES 0E MALPEQUE SUR ÉCAILLES OU SOUPE AUX HUÎTRES 'If CAILLES VIGNERONNES DESSERT L 18$ ' Patricia & Pterre Levèque .1030.rue Laurier ouest.OutremOnl'Tel: 279-7355 Le restaurant français d'Outremont j depuis 16 ans I LES SPÉCIAUX DU MARCHÉ Poissons frais, bêlons, gibiers, foie gras frais, etc.3, av.dos Torrassss (angle boul.Sto-P.osoj Ste-Rose, Laval Réservations: 628-01 61 Dans une maison de 1810 RESTAURANT Fine cuisine française Relais gastronomique Midi: menu spécial pour gens d'affaires Ouvert le midi dés 11 h 30 et le soir dès 17 h 30 Fermé le lundi FRUITS DE MER EN FOLIE, UNE VAGUE DE FOND D'AUBAINES LANGOUSTINES ET CREVETTES Naturellement ceci inclut ce qu'aucun autre restaurant ne vous offre: le plus grand et le meilleur bar de hors-d'oeuvre, de salades, pâtes, poissons et fruits frais à volonté.BRUNCH DU DIMANCHE pour toute la famille.En vedette \u2022 notre super-buffet de 75 items \u2022 10 plats chauds \u2022 rôti de boeuf Chicago \u2022 jambon fumé glacé \u2022 et comptoir de dessert complet GRATUIT POUR LES ENFANTS de moins de 10 ans, un enfant par adulte payant ADULTE: 1 295$ 4 0^jTf 'imar% o à facilites pour réceptions iCa itltgence ~é i_~» T-,t^r>> Clr-inri rlilionnamoAl nr.lttuf 73 1 \"l^^7lî^1 (Oècarie et Jean-Ta'on) Grand stationnement gratuit "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.