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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 88
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-10-23, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 \u2022 Dépenses électorales: le PLC compte consacrer $7,5 millions et le NPD $6 millions mais le PC refuse d'en discuter CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA Les conservateurs de Brian Mulroney roulent sur l'or; le Parti libéral doit à la fois rembourser sa dette et financer sa campagne et les néo-démocrates ne dépenseront pas tout l'argent que la loi électorale leur permet d'investir dans la chasse aux électeurs.Voilà le portrait financier des formations fédérales a mi-parcours de lu campagne.Non seulement le PC veut-il dépenser le maximum prévu par cette loi pour la bataille, soit environ $7,8 millions, mais il s'est en outre doté de dispendieux outils de sondages d'opinion quotidiens, qui ne sont pas considérés comme des dépenses d'élections.Les deux autres incluent le coût de ces sondages maison duns leur budget, qui se situera, disent-ils, à environ $6,5 millions pour le NPD et $7,5 millions pour les libéraux.Si on ajoute ce que les 295 candidats de chacun des trois grands partis déboursent, on atteint, dans le cas du NPD par exemple, une somme totale qui oscillera entre $14 millions et $17 mil- M.Robin Sears, adjoint au directeur de la campagne du NPD, M.Michel Robert, président du PLC et qui est impliqué dans le financement du parti, et le sénateur Michel Cogger, un des grands responsables de la campagne du PC.lions, selon Robin Sears, adjoint au directeur de la campagne néo-démocrate.L'organisation centrale du PC compte amasser cette année auprès de compagnies et de ses sympathisants une somme se situant entre $17 millions et $20 millions, selon le grand collecteur de fonds de Brian Mulroney, l'avocat montréalais David Angus.Kile s'ajoute à ce que récolteront les candidats.En I984, l'organisation centrale du PC avait recueilli $21.9 millions et reçu un remboursement de dépenses électorales de $1,43 million, alors que ses dépenses s'élevaient à $27,1 millions, dont $6,38 millions en frais admissibles pour la campagne.Combien dépenscra-t-il cette année?Personne au parti ne veut en discuter.En additionnant simplement les dépenses de 84 a ce que ses candidats ont le droit de dépenser cette année, on arrive à un strict minimum de $40 millions.Le NPD tente selon M.Sears de limiter ses dépenses à $6 millions, mais il admet que le bilan final pourrait s'approcher de $6,5 millions.La publicité, précise-t-il, exigera 50 p.cent du budget initial, dont la moitié, soit $1,5 million, sera dépensée au Québec.La tournée pan-canadienne du Le NPD compte recueillir le tiers des 99 comtés de l'Ontario en se faufilant CILLES TOUPIN envoyé spécial Lu Presse ii TORONTO Au quartier général ontarien du Nouveau Parti démocratique, à Toronto, la bonne humeur règne.Les militants et les stratèges n'en reviennent pas de voir comment les choses vont bon train pour eux dans la province.En 1984, ils avaient gagné 13 comtés.Cette année, ils comptent aller chercher autour du tiers des 99 circonscriptions ontarien-nes.«il ne fait absolument aucun doute dans mon esprit, affirme Brian Hurling, le président de la campagne pour l'Ontario, que nous améliorerons notre performance de 1984.La question est plutôt de savoir si on va rafler 20 ou 30 comtés, si ne ce n'est pas quarante.» Les vents semblent en effet propices aux néo-démocrates onta-rieris de Ed Broadbent.Il a toujours été plus facile ici pour les troupes du NPD de se faufiler entre les libéraux et les conservateurs lorsque ceux-ci se partagent les voix de façon égale.C'est ce qui se produit en ce moment.Les libéraux, encore solides en Ontario, n'ont pas essuyé le recul que les troupes de John Turner connaissent ailleurs au pays.Les conservateurs ont certes gagné du terrain, mais tous les sondages indiquent qu'ils n'ont pas distancé les libéraux et qu'ils se trouvent nez ù nez avec eux.La fameuse «voie du milieu» est plus que jamais accessible aux néo-démocrates ontariens.Si l'on redistribue, dans tout l'Ontario, le vote de 1984 selon les nouvelles délimitations électorales de cette année, le NPD ne garderait que 12 de ses 13 comtés.Cependant, la répartition moyenne des.voix dans ces 12 comtés irait comme suit: 40,8 p.cent au NPD, 33 p.cent aux libéraux et 25,5 p.cent aux conservateurs.On aurait pu croire qu'un changement d'allégeance de l'électoral libéral en faveur du Parti conservateur aurait pu nuire au NPD et lui faire perdre sa majorité dans ces comtés, comme ce fut souvent le cas uîîps les provinces centrales.Mais en Ontario, selon M.Harling, ce changement d'allégeance n'est pas significatif.«De plus, dit-il, l'écart entre le NPD et les libéraux se réduit de jour en jour.La situation est actuellement si volatile que, franchement, je ne peux me prononcer sur le résultat de certains comtés.Mais je puis dire en revanche que, historiquement, à chaque fois que la course a été serrée entre les partis ici, cela nous a été favorable.» Brian Harling avance son prognostic optimiste non seulement sur la foi des rapports des candidats qui reçoivent un accueil plus que chaleureux dans leurs comtés mais aussi sur un petit calcul simple.Outre la douzaine de comtés au départ assurés au NPD, le parti semble confiant de remporter la presque totalité des quelque 22 comtés qui, un mois avant la fin de la campagne électorale, tombent dans la catégorie des comtés où la course se fait ù trois.Le chef du NPD Ed Broadbent a fait hier une répétition à une station de télévision d'Ottawa en vue du débat des trois chefs qui se tiendra demain à la télévision.PHOTO LASER CP À moins d'une gaffe retentissante, les débats TV risquent peu de changer l'opinion des gens Presse Canadienne OTTAWA Lorsque Brian Mulroney, John Turner et Ed Broadbent auront pris place devant les caméras, pour les débats télévisés, cela va-t-il vraiment changer quelque chose au résultat des élections générales du 21 novembre?Si l'on en juge par les débats passés, il est fort possible que les débals de demain et mardi ne fassent pas changer d'idée beaucoup d'électeurs.Mais une performance désastreuse \u2014 la gaffe \u2014, de la part de l'un des participants, pourrait avoir des conséquences néfastes pour sa campagne.Au Canada, le premier débat télévisé a eu lieu en 1968, lorsque le libéral Pierre Trudeau, le conservateur Robert Stanficld et le néo-démocrate Tommy Douglas oui croisé le fer dans ce qui devait être, a l'époque, une confrontation dramatique.Pourtant, tout le monde s'est entendu pour qualifier la rencontre d'«énormémcnt ennuyeuse».Depuis que |ohn Kennedy et Richard Nixon ont eu droit à leur série d'affrontements devant les caméras, au cours de la campagne présidentielle américaine de I960, les débats télévisés sont devenus une tradition américaine.Au Canada, par contre, ils ont été plutôt sporadiques.Il n'y en a pas eu entre 1968 et 1979, alors que M.Trudeau a fait face au conservateur Joe Clark et à Ed Broadbent.M.Trudeau avait ensuite refusé tout débat en 1980.Cette année, lorsque se produira l'affrontement à trois entre MM.Mulroney, Turner et Broadbent.lundi (en français) et mardi (en anglais), ce sera la quatrième fois que des débats ont lieu durant une campagne électorale au Canada.Le même trio est passé par là en 1984.Est-ce que les débats ont de l'importance?Les rencontres Kennedy-Nixon, passées au rang de mythe, ont révélé une des vérités les plus évidentes de ces face-à-face: l'apparence et l'image sont plus importantes que les mots.Kennedy vainqueur La tradition veut que Kennedy ait gagné les débats et que ces derniers constituaient un facteur clé dans sa victoire serrée sur Nixon.Mais qui se souvient des déclarations de l'un ou de l'autre?Ce dont on se rappelle, c'est que le jeune et photogénique Kennedy semblait détendu et confiant, tandis que Nixon paraissait mal à l'aise.De la rencontre de 1984 entre Turner, Mulroney et Broadbent, tout ce qu'on retient c'est que Mulroney avait réussi à couler Turner sur la question du favoritisme.Lorsque Turner a répliqué qu'il n'avait pas d'autre choix que d'aller de l'avant avec les nominations que lui avait laissées en héritage Pierre Trudeau, Mulroney l'a coincé de main de maitre: «Vous aviez un choix, monsieur.Vous auriez pu dire, 'Je ne vais pas faire ça'.» Nombreux sont ceux qui y ont vu le dernier soubresaut de Turner.Il a donné l'impression d'etre hésitant et incertain devant un Mulroney vigoureux et sûr de lui.«On pouvait voir les élections lui échapper», a déclaré Richard Henshcl.un professeur de socio- logie de l'université Western Ontario.De toute évidence, les débats ont permis à Kennedy, en I960, et à Mulroney, en 1984, de l'emporter aux urnes.Mais les autres rencontres semblent avoir eu beaucoup moins d'impact.Lawrence LeDuc et Richard Price, professeurs de science politique à l'Université de Windsor, ont analysé les débats de 1979 dans un article écrit pour le Canadian journal of Political Science.«L'analyse suggère que le fait de regarder les débats en lui-même n'a eu que peu d'effet sur le comportement des électeurs en 1979 ou sur le résultat des élections de 1979», ont-ils conclu.Une bonne performance dans un débat n'a donc pas grande signification.Mais un désastre total peut probablement faire du tort.«La recherche est plutôt limitée sur cette question dans ce pays, mais d'après ce qui nous vient de nos voisins du sud, la différence critique est ce que certains appellent le facteur gaffe», souligne George Perlin.un professeur de l'université Oueen's.chef Ed Broadbent coûte SI,5 million, mais le parti récupère selon M.Sears $500 000 des représentants des médias qui l'accompagnent et qui défraient le coût de leurs déplacements en avion et en autobus.Les libéraux disent quant à eux qu'il investiront $3,75 millions dans la publicité, que leurs quartiers généraux de campagne à Ottawa leur coûtent un demi-million et que le coût net de la tournée de )ohn Turner oscillera entre $500 000 et $700 000.Le sénateur Michel Cogger, qui est un des grands responsables de la campagne conservatrice, a choisi de rester muet sur les dépenses précises de cette formation.Même réponse pour son collègue Angus.«Si vous voulez faire un article honnête, dit-il à Lu Presse, écrivez que David Angus a refusé de vous donner les chiffres ».Michael Robinson, qui s'occupe des finances au Parti libéral, explique que cette formation investira «ce qu'il faut pour faire une bonne campagne» et dépensera «d'une façon responsable».Ce qui soulève inévitablement la question de la dette du parti libéral, qui se situe selon les observateurs entre $4 millions et $6,5 millions.M'.Robinson soutient qu'elle est inférieure à $4 millions mais refuse d'être plus précis, tout en notant que le Parti libéral rem- bourse encore aujourd'hui de veilles dettes de 1984 et même avant.Il explique par ailleurs que 4000 billets à $300 chacun ont été vendus pour un récent diner bénéfice à Toronto, que la campagne de sollicitation de fonds a rapporté $200 000 la semaine dernière et permettra de recueillir encore plus cette semaine.Tout en défrayant les coûts de la campagne électorale, M.Robinson veut réduire la dette en continuant à effectuer des remboursements à la banque à chaque mois.Par ailleurs, les «rouges» et les néo-démocrates financeront une partie de leur organisation centrale en percevant une pourcentage des remboursements de dépenses que le gouvernement verse à leurs candidats.«Les nôtres gardent tout», dit M.Cogger.Le Directeur général des élections.lean-Marc llamel, évalue à $112 millions le coût de l'organisation et du contrôle du scrutin.Par ailleurs, en 1984, les candidats avaient déboursé $23,8 millions et les partis $17,6 millions, sans compter les débours qui n'entraient pas* dans la catégorie des dépenses «admissibles» à un remboursement \u2014 qui seront beaucoup plus nombreux cette année dans la foulée de l'affaire Marcel Masse \u2014 et ceux qui ont été effectués avant le déclenchement du scrutin.Electogrammes LA PUB: C'EST PARTI! ¦ L'offensive électorale entre aujourd'hui dans la phase cruciale du matraquage publicitaire.Cette période où les jingles électoraux prennent d'assaut les médias électroniques est limitée à quatre semaines, et doit se terminer deux jours avant la date du scrutin.Traditionnellement, les partis préservent jalousement, jusqu'au jour I, le secret de leur stratégie publicitaire.Les libéraux et conservateurs ne doivent d'ailleurs dévoiler qu'aujourd'hui leurs tactiques de séduction, et il n'était pas question hier de faire quelque révélation que ce soit.Quant aux néo-démocrates, ils nous ont fait entendre, au téléphone, les textes de deux réclames télé destinées aux électeurs québécois, et parlant d'environnement et de pensions de vieillesse.Des spots de 50 secondes, mettant en vedette du «monde ordinaire » et axés sur l'idée d'un Broadbent-rcdresseur-de-torts.Après cette première période thématique, le NPD passera a l'étape de présentation de ses principaux candidats québécois.Le parti a consacré $1.5 million à sa campagne publicitaire au Québec, soit le quart du budget total de $6 millions.PAS DE VERTS AU DÉBAT ¦ Le Parti vert ne pourra pas participer aux deux débats des chefs.La Cour supérieure de l'Ontario a en effet rejeté vendredi la requête en injonction présentée par la formation écologiste et demandant que les débats de demain et mardi soient annulés, à moins que les Verts ne puissent y prendre part eux aussi.Mais le tribunal u jugé que l'annulation des débats télédiffusés serait contraire à l'intérêt du public.«L'injonction réclamée entrerait sérieusement en contradiction avec la liberté don! jouissent les médias en vertu de la Constitution», a conclu le juge Archibald Campbell.SIX MULRONEY CONTRE UN CRETZKY ¦ Brian Mulroney aime bien raconter l'anecdote suivante: récemment, une petite fille lui a demandé un autographe.Ayant acquiescé à sa demande, le premier ministre l'entendit aussitôt expliquer à une copine: « Avec six autographes comme ça, je pourrai avoir une carte de Wayne Gretzky.» VOTER POUR PROTESTER ¦ En 1984.100000 Canadiens désabusés de la politique ont voté pour le Parti Rhinocéros.Actuellement, c'est à toutes fins pratiques la seule façon d'enregistrer un voie de protestation, en s'assurant qu'il soit reconnu comme tel.Evidemment, on peut aussi glisser dans la boite de scrutin un bulletin vierge, ou encore cocher plusieurs candidats, ou enfin écrire le message de son choix.Sauf qu'au moment du dépouillement du vote, le bulletin sera placé dans la pile des votes rejetes pour cause d'erreur, si bien que la proportion des votes de protestation ne sera jamais connue.Depuis des années, le directeur général des élections |ean-Marc Hamel lente de faire accepter l'idée d'un vote de protestation officiel, qui ajouterait un choix de plus sur les bulletins de vote: «Aucun de ces candidats».Mais, allez donc savoir pourquoi, l'idée n'a pas fait un la-bac chez les députés.LALBERTA CONTRE LE LIBRE-ÉCHANGE ¦ Le gouvernement conservateur de l'Albena donnera un coup de pouce indirect aux conservateurs fédéraux, en menant une énergique campagne de promotion du libre-échange d'ici le 21 novembre.Ce qui ne fait évidemment pas l'affaire des néo-démocrates et des libéraux albertains.Le vice-premier ministre de l'AIberta Dave Russell soutient que cette campagne, qui coûtera des milliers de dollars en brochures, annonces etc., est nécessaire pour faire bien comprendre l'importance du libre-échange.Mais les partis d'opposition n'y voient qu'une contribution financière «insensée» à la campagne des conservateurs fédéraux.UNE FOIS C'EST BIEN.TROIS C'EST MIEUX ¦ Les habitants de deux petites communautés du sud de l'Ontario.Welland et Thorold.iront aux urnes trois fois en trois semaines! Le 3 novembre, ils seront appelés à choisir leur député provincial, lors d'une élection partielle.Onze jours plus tard, ils choisiront leurs représentants aux commissions scolaires et aux conseils municipaux.Et le 21 novembre, comme tout le monde, ils voteront aux élections fédérales.Ça ne va pas sans créer un peu de confusion, signale Elections Canada, puisque chacun de ces scrutins exige un recensement différent.UN CROC ÉLECTORAL H Dans sa prochaine édition, celle de novembre, CROC donnera un coup de dents du côté de la campagne électorale.Au menu: neuf pages spéciales comprenant un portrait des chacun des grands chefs, un tableau des positions des partis, les projets de redécoration du 24 Sussex Drive, etc., dans le style habituel.Plus, en primeur, une photo-échantillon des «salades que les candidats nous offriront encore en guise de promesses électorales.» COMBIEN CA COÛTE ¦ La démocratie c'est cher, mais il faut payer pour.Elections Canada estime que les élections 88 coûteront la rondelette somme de $112 millions au trésor public.C'est 16 millions de plus qu'il y a quatre ans, même si on a décidé de faire des économies en réduisant de 10000 le nombre de sections électorales.AUJOURD'HUI ¦ Les trois chefs se préparent à plein temps aux débals de lundi ci mardi.ACNES GRUDA I LA PRESSE, MONTKEAL, UlfvtHNLrit 23 ÛCTOBtfÉ 19SS La Presse Editorial Paul Oesmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry president et éditeur Oa'-.i; Masson eclirc-w adjoint Marcel Desjardins.directeur de l'information Alain Dubuc, éditorialiste en chef Gardons la clause « nonobstant » «N onobstant» .Rarement un mot a-t-il eu autant de signification que celui-là dans l'interprétation d'une constitution.En 1982, le gouvernement fédéral et ceux de toutes les provinces du Canada, à l'exception du Québec, ont adopté le texte d'une nouvelle constitution canadienne incluant une Charte cana-'% dienne des droits et libertés.Pressés d'en fi-te nir, M.Pierre Trudeau et ses homologues pro- vinciaux ont également adopté un texte qui - - a effet, indépendamment d'une disposition donnée de ladite charte».En juin 1986, lorsqu'un nouveau gouvernement fédéral, présidé par M.Brian Mulroney, s'entendit avec un nouveau gouvernement québécois, présidé par M.Robert Bourassa, pour reconnaître le «statut distinct» de la société québécoise, cette clause dérogatoire, qualifiée de «clause nonobstant» par les initiés du vocabulaire constitutionnel, fut maintenue.Selon les défenseurs des libertés civiles à travers le pays, il s'agit là d'un danger potentiel.Celui qu'un gouvernement pro- vincial, pas nécessairement celui du Québec, s'en serve pour déroger à des dispositions de la charte en matière de droits, aux dépens des femmes, des autochtones ou de tout autre groupe minoritaire.On craint particulièrement le gouvernement créditiste de la Colombie-Britannique à cet égard.Pour les Anglo-Québécois, cette clause permet, selon eux, au gouvernement québécois de se soustraire au bilinguisme et de restreindre leurs droits.Mais selon le gouvernement québécois, il s'agit là de la clause garantissant le statut «distinct» du Québec.Le débat est revenu sur le tapis durant la campagne fédérale.Jean Chrétien, par exemple, clame à qui veut l'entendre que la clause dérogatoire devrait être rayée de la Constitution.À quelques nuances près, cet avis est partagé par les trois chefs de parti en campagne, MM.Mulroney, Turner et Broadbent, encore que pour les trois, l'accord du lac Meech doit être ratifié avant que, dans une deuxième ronde, on touche à la «clause nonobstant».On chercherait alors une façon de protéger le caractère culturel du Québec tout en niant aux gouvernements provinciaux le droit de se dérober à quelque disposition de la charte.La semaine dernière, cependant, le premier ministre Bourassa a clairement indiqué combien cette clause était nécessaire au Québec pour s'affirmer réellement comme «société distincte» au sein de la Confédération.On a beaucoup reproché, en certains milieux, à l'accord du lac Meech de ne pas définir ce caractère «distinct» du Québec.Le gouvernement Bourassa réplique que ce n'est pas nécessaire, puique le Québec affirme sa «distinction» en adoptant au gré des événements, les lois qui lui conviennent.Jeudi, M.Bourassa a fait valoir l'utilité de la clause dérogatoire, non seulement en matières culturelles mais dans d'autres secteurs, notamment en relations de travail, en agriculture et en éducation, où le Québec a ses particularités propres.Derrière ce débat, on retrouve l'agacement de tous ceux qui contestent l'octroi au Québec d'un statut de «société distincte», qu'ils assimilent à un «statut particulier».Toutefois, selon une publication récente du « Center for International Affaire» de l'université Harvard, le meilleur moyen de tuer l'indépendantisme à jamais, c'est de s'assurer que le Québec est parfaitement heureux dans un fédéralisme renouvelé.Pierre vennat Encore 4 semaines, c'est trop long Si le Canada suivait le système politique britannique à la lettre, nous irions demain aux urnes et, demain soir, nous serions devant la télévision, non pour assister au premier débat des chefs de parti, mais pour prendre connaissance des résultats de l'élection.Une campagne électorale de sept semaines, c'est trop.L'exemple de la Grande-Bretagne montre que trois semaines suffisent pour que les partis et les candidats expriment leurs politiques aux électeurs.Un pays aussi grand que le Canada avait besoin de sept semaines à l'époque où le téléphone et le chemin de fer étaient les moyens de communication les plus rapides.Aujourd'hui, les candidats se déplacent en avion et disséminent leurs messages à la radio et à la télévision.Avec les moyens modernes, les candidats ont amplement le temps de lasser les électeurs et de noyer l'essentiel de leurs politiques dans la surenchère et dans l'hyperbole.La longueur de la campagne décourage aussi des personnalités dé valeur de se présenter.Pour le politicien professionnel et, surtout, pour un député sortant, sept semaines de campagne ne présentent aucun problème.Un médecin, un ingénieur, un agriculteur ou un chef d'entreprise peut s'absenter trois semaines de son travail pour faire campagne, mais sept semaines c'est trop, surtout si l'on tient compte que la plupart de ces candidats en puissance n'ont qu'une faible chance de se faire élire.Une campagne électorale de trois semaines présenterait beaucoup d'avantages: elle coûterait moins cher, elle intéresserait davantage les électeurs et elle encouragerait la candidature d'hommes et de femmes dont la vaste expérience enrichirait les Communes.Frédéric wacnière Québec, USA.' PIERRE VENNAT S, il y a toujours des indépendantistes au Québec, il y en a peu, depuis le référendum de mai 1980, qui pensent que l'indépendance du Québec, c'est pour bientôt.Néanmoins, ne croyez pas pour autant que le nationalisme québécois est mort.Le gouvernement Bourassa ne tenait pas plus à l'accord constitutionnel de I982 que le gouvernement Lévesque qui l'a précédé.Les Canadiens anglais et les Américains devraient donc réaliser qu'un Québec satisfait et «distinct» dans une fédération canadienne renouvelée va dans le sens de leurs intérêts.Quant à l'annexion du Québec aux États-Unis, il ne faut pas y penser.Les Américains ne veulent pas d'un Québec qu'ils eonsidèrent économiquement ¦faible et qu'ils devraient subventionner d'une façon ou d'une autre.Un Porto Rico suffit! D'ailleurs, ceux qui craignent la disparition du Canada dans la conclusion d'un accord de libre-échange avec les États-Unis s'énervent pour rien.Les Américains ne veulent absolument pas d'un pays où, par exemple, les provinces de l'Atlantique sont dans le marasme économique.Telles sont les conclusions d'une élude sur les relations entre le Québec contemporain et les Etats-Unis, que vient de publier le Centre pour les affaires internationales de l'université Harvard.Il s'agit d'une oeuvre conjointe d'Alfred Olivier Hero, universitaire américain, e| -d'un politologue québécois, Louis Balthazar, a qui on doit une élude intéressante sur le bilan du nationalisme au Québec.Les chapitres n'étant pas signes, on ignore qui les a rédiges, mais on peut penser que Balthazar est l'auteur de ceux qui expliquent le Québec aux Américains, tandis que l'autre est celui qui explique l'intérêt \u2014 ou plutôt le désintérêt \u2014 des Américains envers le Québec.Peut-être est-ce là la principale leçon du livre.Bien que les médias américains aient manifesté un certain intérêt pour la crise d'octobre I970 et le référendum de mai 1980, le Québec n'intéresse à peu près pas les Américains, si ce n'est pour y faire un voyage de tourisme de temps en temps ou, dans certains cas, pour y faire de l'argent.L'ouvrage fait également remarquer que non seulement les Américains moyens entendent peu souvent parler du Québec, mais que, bien souvent, ils en entendent parler par l'entremise d'un Canadien anglais.Les rares Américains qui s'intéressent aux questions canadiennes \u2014 des universitaires pour la plupart \u2014 ne lisent pas le français.Leur connaissance du Québec se résume donc à ce qu'en disent le Globe and Mail, qu'ils considèrent toujours comme «le quotidien national du Canada», ou encore les magazines Maclean ou Saturday Night, qu'on ne peut certes pas considérer comme des porte-parole autorisés des Québécois francopohones! Quant à ceux qui ne se fient qu'à la télévision, ils risquent d'être encore plus mal servis.Non seulement les références au Québec sont-elles rares, mais par-dessus le marché plusieurs des anchormen de la télé améri-caine, dont Peter Jennings d'ABC, sont des Anglo-Québécois exilés outre-frontière parce qu'ils se considéraient incapables de s'épanouir professionnellement ici.Contemporary Quebec & the United States.1960-1985.Alfred Olivier Hero et Louis Balthazar, Center for International Affairs.Harvard University.532 pages.Si j'étais premier(ëre) ministre.¦ Le plus gros problème auquel nous sommes confrontés actuellement au Québec est celui de la pollution, principalement de la pollution industrielle.Si un redressement immédiat de la situation n'est pas entrepris, nous risquons fort de mourir empoisonnés.Si j'étais Première ministre, je serais très sévère à l'égard des industries.Étant donné que les entreprises qui s'installent bénéficient le plus souvent de subventions à cause des emplois qu'elles créent, ces subventions deviendraient dès aujourd'hui attribuables à la condition que les entreprises donnent l'assurance que leur production pourra se faire sans polluer l'environnement.J'exigerais également que toutes les entreprises établies depuis de nombreuses années entreprennent dès à présent de modifier leur mode de production pour le rendre sans danger pour l'environnement.Le temps du laxisme est terminé.Notre norme de tolérance pour la pollution est àzé-ro.Pour la survie de l'humanité il faut arrêter la pollution avant d'atteindre la point de non-retour.Mme Clara Monique JACOBS Saint-Laurent ¦ |e n'ai que seize ans, et je vois le monde des adultes comme un univers de malaises.Le principal problème, d'après moi, est le stress.Tout va si vite que la terre elle-même ne semble pas nous suivre.Le nombre de personnes qui décèdent de maladies cardiaques est effarant.Une future Première ministre comme moi vous dira que nous devrions ralentir notre rythme de vie et viser à une saine alimentation bien équilibrée.Des loisirs bien organisés peuvent aussi réduire le stress.C'est un problème que nous, les jeunes, auront à résoudre.Personnellement, j'en vois beaucoup d'autres mais, entre vous et moi, on règle bien mieux des problèmes quand on n'est pas stressé, non?Sophie DAVIAU Montréal-Nord ¦ Si j'étais Premier ministre, je ferai en sorte que la jeunesse se sente utile.Les jeunes ont de la difficulté aujourd'hui à s'identifier à la société avant d'avoir acquis une expérience de travail assez longue.Il s'ensuit un manque de motivation et d'intérêt, souvent même la démobilisation et le découragement.Jean-Guy ROBERT Boisbriand ¦ Le gaspillage de nos ressources naturelles, résultat d'une consommation effrénée, est sûrement l'un des principaux problèmes de l'heure.En tant que Premier ministre, j'essaierais de ralentir ce gaspillage et de rationaliser l'utilisation de nos ressources.Évidemment, ce ne serait pas facile puisqu'il faudrait demander aux gens de s'imposer des sacrifices.Mais je crois qu'il appartiendrait au gouvernement d'amorcer un tel mouvement.Michel PERRIER Montréal ¦ Pour moi, le principal problème est le stress que l'on retrouve partout : dans la produc-lion.la vente, le marketing et même l'éducation.Bien entendu, on ne peut changer la société du jour au ¦ À l'occasion du Salon de l'éducation, de la science et de la technologie, qui s'est déroulé du 15 au 19 octobre au Vélodrome olympique, le ministère de l'Éducation a reconstitué une classe où les visiteurs et visiteuses pouvaient s'asseoir et participer, pour le plaisir, à des ateliers animés par des enseignants.Le professeur de français invitait les participants à répondre par écrit à la double question suivante: a) «Quel est, d'après vous, le principal problème qui se pose à la société québécoise actuelle ?» b) Si vous étiez premier ministre, que feriez-vous pour le résoudre ?» Les participants avaient de 10 à 15 minutes pour répondre.Nous publions quelques-uns de ces textes, légèrement abrégés et corrigés.lendemain.Mais si j'étais Première ministre, je me ferais seconder par une équipe de pro-fessionnels dans divers domaines, et nous essaierions, aidés par la population, d'effectuer des changements en douce afin que la société puisse enfin profiter et jouir de la vie.Ginette LONGTIN Saint-Hubert ¦ La première chose à dire, c'est que je suis jeune.Puisque je suis jeune, c'est connu, j'ai moins de poids.Tout de même, je vais vous dire ce qui m'appa-rait comme le principal problème de notre société.C'est la pollution.Si nous ne réagissons pas rapidement, dans trente ans ce sera terrible.Déjà la pollution est partout au Québec: dans l'air, sur la terre et dans notre eau.Si j'étais Premier ministre, je ferais en sorte de faire pencher la balance «côté nature».Cette balance a été trop longtemps penchée «côté profit».Non, le Québec n'est pas une «business».Philippe LAVIGUEUR Montréal ¦ Notre société québécoise souffre d'un manque de sécurité.On ne sait plus à quel saint se vouer pour trouver son bonheur.Si jetais Première ministre, j'essaierais de rassembler mes troupes pour définir un même objectif.La premiere nécessité de tout être humain en naissant c'est de se sentir bien: on lui donne la chaleur, on cherche à lui donner un encadrement qui lui permettra de vivre heureux.l'essaierais aussi de revaloriser la famille.Ghislaine ROBITAILLE Saint-Eustache ¦ Le principal problème de la société québécoise est la dénatalité.Notre peuple se meurt doucement.Les traditions, la langue, toute notre culture sont menacés de disparaître.A qui lèguera-t-on nos coutumes, notre histoire?Comment pourront-nous survivre, nous les plus âgés, s'il n'y a plus de jeunes travailleurs pour combler les besoins des fonds de retraite?Vivrons-nous dans la misère?En tant que Première ministre, je proposerais des programmes d'aide financières aux futures mères, l'établissement de nombreuses garderies éducatives.La valorisation du rôle de la mère à la maison par la société est plus que nécessaire.Et pourquoi pas un salaire annuel intéressant pour soutenir leur moral?Lise BLANCHARD Longueuil ¦ Selon moi, le principal problème de la société québécoise, c'est la quête de son identité.Ce pays qui s'ignore pourrait se découvrir dans toute sa splen- deur si je devenais son premier ministre.En premier lieu, je ferais tout en mon pouvoir pour favoriser davantage la vie culturelle québécoise.En second lieu, je favoriserais l'accès aux études pour tous, de manière à former de grands Québécois pouvant faire refleurir la société québécoise.Et pour terminer mon chef-d'oeuvre, je ferais de ma province.un pays.Sylvain TURNER Montréal ¦ Selon moi, c'est la pollution, en particulier les pluies acides, qui constitue le principal problème.Si j'étais élu Premier ministre, je vous jure qu'il y aurait un remue-ménage au sein des compagnies qui sont à l'origine de celte détérioration de notre milieu.Les compagnies devraient réduire les émanations toxiques à leurs frais.La pollution peut paraitre moins grave, au premier abord, que les armes nucléaires.Reste que la terre aura été plus souillée en quelques décennies qu'au cours des 4 milliards d'années précédentes.Dominique PAGE Saint-Hubert ¦ La dénatalité nous tue à tout petit feu.Nous sommes en train de perdre notre identité de Québécois et de Québécoises.Si j'étais portée au pouvoir par la population du Québec, je tenterais de régler le problème de deux façons.D'abord, j'augmenterais les allocations familiales, ensuite je faciliterais l'accès aux garderies de telle sorte que les hommes et les femmes au travail puissent à la fois gagner leur vie et élever leurs enfants sans qu'ils leur en coûte la moitié de leur salaire.Bien sûr, il y aurait aussi un gros travail à faire pour changer les mentalités, mais cela se ferait graduellement, comme toutes les solutions apportées aux grands problèmes de la société.Christiane FLESSAS Montréal ¦ L'homme déverse ou jette chaque jour dans l'environnement plusieurs tonnes de déchets domestiques et industriels, souvent non biodégradables et toxiques.Si j'étais Premier ministre, j'entreprendrais des actions législatives et éducatives.Dans un premier temps, je m'assurerais que les lois et les règlements provinciaux sont suffisamment efficaces pour empêcher la pollution des cours d'eau par les compagnies et.au besoin, je proposerais les modifications nécessaires.Deuxièmement, j'entreprendrais avec les intervenants du secteur de l'éducation, des loisirs et des associations, une vaste campagne de publicité dans le but de sensibiliser et d'éduquer le public pour lui faire comprendre l'ampleur du problème et la nécessité de changer ses habitudes de vie.Edward COLLISTER Québec ¦ Si j'étais Première ministre, le vieillissement de la population serait ma principale préoccupation.Alors qu'aujourd'hui les personnes âgées sont les laissés-pour-compte de notre société, j'en ferais des citoyens importants.Francine BERGERON Contrecoeur LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 198U \t¦ La Presse ¦\t\t \t\t\t SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 23 OCTOBRE 1988 La personnalité de la semaine Lauréate de nombreux prix pour son engagement total en matière de conservation du patrimoine JEAN-PIERRE BONHOMME II est bien rare, au Québec, que les architectes se rendent populaires, qu'ils se fassent aimer, qu'ils soient connus.Contrairement à ce qui se passe pour les artistes de la chanson, de la musique, qui se font des popularités considérables, par exemple, les artistes de l'architecture, eux, passent largement inaperçus.L'art de l'architecture, dirait-on, n'a pas, ici, de niche à la hauteur de son importance.Il est bien difficile de trouver, dans nos têtes, effectivement, d'autres noms d'architectes célèbres que celui de feu Ernest Cormier, d'universitaire et classique réputation.L'architecte qui se rapproche le plus, aujourd'hui, de l'idée qu'on se fait d'un artiste connu, au Québec, mis à part l'omniprésent Moshe Safdie.(Habitat, les musées.), est certainement Mme Phyllis Lambert.Mais cette popularité, cette notoriété, est un peu suspecte chez nous.Et il n'est pas rare qu'on trouve, au fond de soi, un brin de méfiance, de jalousie peut-être, à l'égard de cette personne, engagée comme pas une.dans l'évolution raisonnée du cadre qui nous entoure.La puissance de sa fortune personnelle, avouons-le, pourrait faire des envieux; et certains pourraient craindre que son pouvoir ne soit trop envahissant.Passons.Il est probable que.de par une longue tradition, les Québécois aient été portés, plus qu'ailleurs, à produire des immeubles collectivement ; des immeubles s'adap-tant graduellement aux besoins réels des familles urbaines d'ici.Nous pensons aux fameux triplex montréalais qui n'ont pas surgi d'un cerveau d'architecte, mais d'une adaptation à l'environnement, d'un goût pour la vie urbaine, d'un respect pour la rue publique.Les grands prix d'architecture, que Mme Phyllis Lambert vient de remporter, si notre hypothèse s'avère, se trouvent dans cette bonne tradition québécoise.Ils n'ont pas été accordés parce que Mme Lambert a élevé un gratte-ciel à sa propre gloire, même si elle a réalisé quelques immeubles de qualité.Ils l'ont davantage été parce que Mme Lambert a préparé un terrain d'où surgira, peut-être un jour, des quartiers dont les racines ne seront pas toutes coupées de l'âme commune.Des prix prestigieux Ënumérons ici ces prix prestigieux avant de démontrer ce que nous avançons.Il s'agit de médailles de reconnaissance venues de partout: de l'Illinois Institute of Technology de Chicago, le 7 mai; de l'Académie d'archictec-ture de France (la seule Canadienne à avoir remporté ce prix); et de la Fondation cana- ^ dienne pour la protection du pa- a trimoine ( médaille Gabrielle-Lé- ^ ger), accordée pour «son engagement total en matière de conservation du patrimoine national».Mme Phyllis Lambert, donc, est connue pour son ardeur à créer un cadre devant intéresser les créateurs à mieux agir en partant de la richesse d'une mémoire.Des faits importants Rappelons quelques faits im- PHYLLIS LAMBERT «Elle a combattu dès la première heure», rappelle le vice-doyen de la faculté d'Architecture de l'Université de Montréal portants: Mme Lambert est honorée pour avoir combattu pour l'architecture.Elle a ainsi contribué à préserver les précieuses demeures de pierre grise qui caractérisent le centre de Montréal, cela est assez connu.Sans elle, peut-être, tout un quartier central de l'avenue du Parc autour de La Cité serait tombé sous le pic des démolisseurs.Rien ne lui a fait plus de mal, du reste \u2014elle nous l'avait confié un jour\u2014 que de voir une grande entreprise démolir tout un pâté de maisons, rue Saint-Hubert, pour faire place à un projet qui a avorté.Tout un pan historique de la ville tombait alors comme tant d'autres dans l'indifférence bureaucratique.C'est contre les projets d'architectes déconnectés de la réalité montréalaise, justement, et posés ici par des commerçants comme des cheveux sur notre soupe, que Mme Lambert s'est souvent élevée.«Elle a combattu dès la première heure», rappelle le vice-doyen à la recherche à la faculté d'Architecture de l'Université de Montréal, M.Denys Marchand.Elle s'est impliquée, dès 1975, dans le Mouvement Espaces Verts; puis dans Sauvons Mont-réal.Et, comme cela n'allait pas r assez loin, elle a fondé, de son ^ chef.Héritage Montréal, qui renseigne et forme les citoyens en matière de conservation des bons immeubles.Elle a croisé le fer avec Moshe Safdie (le créateur d'Habitat) pour empêcher que le gouvernement fédéral n'impose, par une implantation de forte densité, de lourdes servitudes dans le port central.Et elle a créé son centre urbain de la rue Bonsecours.Un centre d'architecture Quant au Centre canadien d'architecture qu'on voit surgir, cette année, autour de la Maison Shawhnessy.boulevard René-Lévesque, il est l'aboutissement spectaculaire de cette attitude générale, de cette logique du respect de ce qui est bon à conserver.Mme Lambert verse actuellement, de sa propre poche,' quelque S 30 millions pour construire un musée voué à la mér-moire de notre ville, un musée-école établi pour protéger les racines de toutes les villes.C'est là un grand événement, une nouveauté d'envergure mondiale pour lequel les gouvernements du Québec et d'Oltawa ont, pour leur part, apporté une contribution de $4 millions chacun.Les collections de documents* d'architecture sont déjà constituées.Elles ont été rassemblées de par le monde et seront en montre à la mi-mai 1989.On a l'assurance que les étudiants eji architecture de l'Université de Montréal \u2014ceux-ci sont devenus fort créateurs; plus soucieux de se rattacher à leurs racines \u2014 et des autres universités d'Amérique pourront, dans des salles prévues à cette fin, faire des travaux à partir d'une riche documentation.Ils auront un miroir pour1 voir le passé.Les architectes et les ingénieurs, qui nous construiront des immeubles médiocres, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui, n'auront plus l'excuse de dire qu'ils n'avaient pas les moyens de se raccorder à la tradition mondiale des concepteurs des villes, et à celle de notre propre peuple.L'architecte Phyllis Lambert leur aura donné de bons moyens de voir ce que les humains ont construit de plus créateur sur terre.a Encore plus que du talent, Au, de Vintelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.il! ALCAN au magazine La personnalité de la semaine vous attend demain à 13 h 15 m jour Réalisotrice-coordonnatrice: LOUISE B.TARDIF Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, It JOUR 4îo>lt Radio-Canada du lundi au vendredi.W ¦ ¦ ^Télévision Sciences et techniques B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 Un Nobel au Sommet québécois JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spéciale et 1983) trois chercheurs américains, mais d'origine canadienne, qui ont été honorés en 1949, 1981 Agence Science-Presse gm Inique an-*Bm née, en octobre, c'est le même scénario.Quelques télégrammes très laconiques mais très officiels, sont envoyés de Stockholm à une poignée de scientifiques, dans leurs laboratoires situés aux quatre coins du monde, pour leur annoncer qu'ils ont mérité le Prix Nobel en médecine, en chimie ou en physique.Ut cela bouleverse la vie de ces hommes et ces femmes de l'ombre.Le Prix Nobel, c'est en effet la gloire instantanée, la reconnaissance internationale immédiate.En sciences, plus qu'en littérature par exemple, le Nobel reste au fil des années la plus grande distinction possible, le couronnement révé à des carrières qui se conçoivent souvent comme des courses ultracompétitives à la connaissance.Mais cela ne veut pas dire que les travaux scientifiques dés lauréats soient connus de la'population en général.«Ce qui est paradoxal, remarquait un jour Richard Feynman, Prix Nobel de physique en 1965, c'est que vous devenez très célèbre cl que 99 p.cent de la population n'a pas la moindre idée de ce que vous avez accompli.» Voilà qui s'applique magnifiquement à tous les Nobel scientifiques, y compris à la «cuvée 1988» des lauréats annoncés la semaine dernière par (es autorités suédoises.Redorer l'image - de la science Dans le fond, il n'est probablement pas vital que nous sachions précisément sur quoi ont travaillé ces distingués chercheurs.Il s'agit le plus souvent de travaux très spécialisés, dont les détails importent peu.Par contre, l'image de la recherche scientifique au sein de la société en sort grandie.Sur le plan collectif, cela compte beaucoup.Comme le remarque Nicholas Wade, auteur du livre La course au Nobel, le grand public perçoit clairement le Nobel comme un hommage aux chercheurs et à la qualité de leur apport en société.«L'attribution du prix devient un objet de fierté nationale et stimule les débats collectifs sur le rôle constructif de la science dans nos sociétés», observe-t-il, en soulignant que c'est peut-être là l'effet principal de l'attribution du Nobel.Il redore l'image publique de la science.Parallèlement, cette récompense confère une aura manifeste au récipiendaire et le place devant des responsabilités sociales nouvelles et importantes.À ce sujet, le «cas John Pola-nyi» est un exemple frappant.Ce brillant professeur de chimie de l'Université de Toronto a clé acclame lorsqu'on lui a décerné le Prix Nobel de chimie, il y a deux ans.Il était le quatrième Canadien honoré en sciences, ce qui n'est pas si mal pour un pays comme le Canada, puisque nombre de pays de population et de structure industrielle comparables n'en ont reçu qu'un ou deux depuis le début, en 1901.(Banting et MacLeod l'avaient reçu en médecine, pour la découverte de l'insuline en 1923, et Gerhard Herz-berg en physique en 1971.Ce sont les seuls scientifiques canadiens primes, si on exclut Des messages à faire passer En pleine période de «virage technologique» ou de «mutation industrielle accélérée» \u2014 comme disent les politiciens \u2014, la fierté nationale canadienne s'accommodait fort bien du Prix Nobel scientifique.On a donc célébré le modeste |ohn Polanyi, un homme affable de 58 ans, éduqué en Angleterre et qui a émigré ici en 1956.M.Mulroney l'a aussitôt nommé au sein de son nouveau comité sélect sur le développement technologique.Au sein de ce groupe comme devant toutes les assemblées qui le sollicitaient, |ohn Polanyi répète donc depuis deux ans les mêmes messages, avec tout le calme et la pondération de son éducation britannique.Il dit qu'il est contre les coupures récentes effectuées par le fédéral dans la recherche fondamentale, notamment au Conseil national de recherches (CNRC).Qu'il est contre les recettes-miracles les plus récentes, comme les «centres d'excellence qu'on veut bâtir en trois ans» et les «mesures de relance de la recherche appliquée, assorties de coupures dans la recherche fondamentale».Que le gouvernement conservateur fait fausse route.Que ce n'est pas ainsi que le Canada sera une grande puissance scientifique et industrielle du 21e siècle.Il y a dix jours, John Polanyi est venu expliquer tout cela à un aéropage très distingué d'hommes d'affaires et de responsables administratifs et u-niversitairesdu Québec, réunis à Montréal pour le Sommet québécois de la Technologie.Il a raconté comment il avait commencé ses recherches sur la dynamique des réactions chimiques en 1957 à Toronto, avec seulement $2 000 en fonds de démarrage.«À cette époque, je n'avais aucune application pratique en vue, même si cela était du domaine du possible», a-t-il dit.« Pendant les 14 ans que cela a pris pour que ces travaux se démarquent, ils étaient évalués chaque année à Ottawa.Les critères étaient l'importance scientifique du travail et les résultats obtenus.Si on avait jugé selon que ces recherches allaient présenter des applications ou pas.et selon le degré de concordance de ces applications avec les priorités socio-économiques de l'époque, on aurait désespéré de ces recherches et on aurait coupé les fonds», a-t-il poursuivi devant les invités au Sommet.De fail, si on avait alors appliqué ces critères à courte vue, lohn Polanyi n'aurait sans doute pas pu faire sa découverte fondamentale sur la luminescence infra-rouge, qui a ensuite donné naissance aux lasers industriels, une application extrêmement utile, mais qu'il ne pouvait prévoir.« Le progrès de la science a sa propre logique et si nous l'ignorons, ce n'est pas sans risques pour la société», a conclu Polanyi.Dans la salle, on a applaudi poliment, mais on aurait cru entendre les grincements de dents.lohn Polanyi, Prix Nobel qui vit sa célébrité tranquillement, en s'efforçant de convaincre sans faire de scandale, sera-t-il entendu de la classe politique et économique canadienne?Cela reste à voir, mais il est intéressant de voir un scientifique «parler science» haut et fort sur la scène publique.Cela met un peu de piment, voire de dynamite, dans le débat.Ce n'est pas Alfred Nobel, inventeur de la dynamite et réformateur progressiste sur ses vieux jours, qui désapprouverait.Un petit tour clans l'espace?Fabrication d'un fréon sans danger pour l'ozone Agctice France-Presse MOSCOU ¦ Des scientifiques soviétiques ont réussi à fabriquer par synthèse deux nouveaux types de gaz fréon dont la décomposition n'at; laque pas la couche d'ozone qui protege la terre, a annoncé hier l'agence 7'ass.Le fréon utilisé dans les aérosols et les systèmes de refroidissement des frigidaires est jugé res- ponsable de la destruction de l'ozone lors de sa décomposition sous l'effet des rayons ultraviolet du soleil.Sa desintégration produit de la chlorine qui attaque l'ozone.Les nouveaux gaz, qui contient des atomes d'hydrogène dans ses molécules, se décompose de ce fait différemment en donnant de la fluorine sans danger pour l'ozone, a précise le professeur Boris Maksinov, de l'Institut de chimie appliquée.CAROLE TH IBAUDEAU Un film tourné par des astronautes a pris l'affiche cette semaine au cinéma Imax, derrière l'Expotec dans le Vieux-Port.Les « extérieurs» sont magnifiques: ils été filmés dans l'espace, au cours de trois missions effectuées en 1984, une de Discovery et deux de Challenger.«En direct de l'espace» est la version française de «The dream is alive ».Le budjet est confortable, pour un court métrage de 37 minutes: $3,6 millions, US bien entendu, déplacements non inclus.La NASA a gracieusement fourni le transport.Le Smithsonian Institute et Lockheed Corp.ont assuré le financement.Il restait à la maison de production, Imax Systems Corp., à s'occuper du scénario et à former des àpprentis-cameraman-astronau-tes.Dirigée par le cinéaste Graeme Ferguson, Imax est à propriété entièrement canadienne.La distribution: Carneau, Collins et compagnie Quatorze voyageurs de l'espace ont été tour à tour devant et derrière la caméra, dont le Canadien Marc Garneau et la première Américaine à aller dans l'espace, Cathy Sullivan.Deux des «comédiens», sont malheureusement décédés dans l'explosion des fusées de Challenger, il y a trois ans: Judy Resnik et Francis Sco-bee.On reconnaît aussi les astronautes Sally Ride, David Leestma et Mikle Collins, celui-là même qui a participé à la première expédition sur la lune.Son compagnon Neil Armstrong a été le premier homme à fouler le sol de notre satellite.Un des avantages en apesanteur, c'est que la caméra ne pèse rien alors qu'elle est très lourde sur terre.La caméra Imax est deux ou trois fois plus volumineuse que la Betacam.Elle est très encombrante, surtout dans une cabine spatiale où le moindre centimètre cube est important.C'est dans l'imagination de Mikle Collins que.le film a d'abord pris naissance.À son retour de la lune, il a été nommé directeur du National Air and Space Museum (du Smithsonian Institute), à Washington.C'est à ce moment qu'il découvre la technologie imax.qui donne vraiment aux spectateurs l'impression d'être dans l'action.Le sort en est jeté.Il veut absolument tourner un film Imax dans l'espace.Des premières prises de vues effectuées dans la navette Columbia, en 1982.sont concluantes: l'effet est saisissant et la réponse populaire hautement enthousiaste.Antoinette «Tony» Myers, une Les premières images Imax de l'espace et de la terre, tournées par les astronautes eux-mêmes, nous font vivre avec eux la vie à bord d'une navette spatiale.On voit ici Kathy Sullivan, à gauche et David Leestma, à droite.adjointe de Graeme Ferguson, est choisie pour écrire le scénario.Elle s'asseoit fréquemment à table avec les astronautes et respecte fidèlement leurs impressions de voyage.Le scénario est élaboré dans un contexte tout à fait libre, sans repérages, sans réalisateur et sans instructions directes sur le lieu de tournage.Trois voyages pour un film Enfin, au 13e lancement de navette, un passager de Discovery jouera pour la première fois au cameraman.Le film demandera encore deux lancements: un avec Discovery et un troisième avec Challenger.Les films Imax remplissent maintenant un catalogue d'une soixantaine de titres.Il existe 58 salles de cinéma Imax dans le monde.La technologie Imax a fait ses premiers pas à Montréal, à l'Expo 67.avec «A man in a polar region » dans le pavillon du Labyrinthe.La clé de la netteté de l'image est tout simplement la grandeur de l'image sur film, qui fait dix fois la taille de l'image classique de 35 mm et plus de trois fois celle d'un film de 70 mm.Le film est ensuite projeté sur un écran géant qui fait dix fois la taille d'un écran ordinaire.L'image remplit le champ de vision, et on oublie les bords de l'écran.Le spectateur a plus que jamais la sensation d'être intégré au spectacle.La grille des prix pour «L'espace en direct» est assez complexe et la grille des horaires également: on projette un soir en français et un soir en anglais, parfois en programme double, etc.S'informer au : 496-4629.De l'avir des astronautes, le film procure une sensation très proche de celle éprouvée dans la navette.Dès les premières secondes, l'attention est inmanquablement retenue.Sur les plages de la Floride, un étrange oiseau nommé Discovery est sur le point d'aller chercher sa nourriture dans les étoiles.Graisses et système immunitaire: des percées majeures d'ici 10 ans Prix Marie-Vicionn, Germain Brisson s'attaque aux idées reçues sur l'alimentation CAROLE THIBAUDEAU JQà soixante-huit ans, i'agro-nome Germain Brisson demeure un scientifique très actif.Pionnier de la recherche et de renseignement en nutrition à l'Université Laval, cet agronome élargit peu à peu son champ d'intérêt à la nutrition humaine en plus de la nutrition animale.Spécialiste des lipides, il prévoit des percées majeures dans ce secteur au cours des dix prochaines années, reliées entre autre au système immunitaire.En I982, Germain Brisson étonne les professionnels de la nutrition par la publication d'un livre audacieux, « Lipides et nutrition humaine».Il y soutient que le gras animal joue un rôle minime dans le développement des maladies cardio-vasculaires dans la population en général, et que l'hérédité, la haute pression, le stress, la cigarette, sont beaucoup plus déterminants.M.Brisson sabre ainsi dans l'opinion très répandue selon laquelle manger des aliments d'origine animale entraîne un taux excessif de cholesterol dans le sang, lequel est étroitement relié aux maladies du coeur et des artères.En 1982, beaucoup de gens ne consommaient plus de viande à cause de cela.En fait, les chercheurs s'entendent aujourd'hui pour dire que la nourriture ne SUITE A LA PAGE § 5 PHOTOTHEQUE U Preise Le Dr Germain Brisson, récipiendaire du prix Marle-Vlctorin 88 47 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 B5 Demain l'an 2000 Une clinique à domicile ?YVES LECLERC collaboration spéciale Docteur, je ne me sens pas bien.» Et vous voilà embarqué pour un voyage d'urgence en taxi (ou en ambulance, scion la gravité du cas) vers l'hôpital ou vers la clinique la plus proche pour analyse, diagnostic et traitement.Cela dure de quelques heures à des semaines ou des mois, dans une atmosphère le plus souvent déprimante de hâte, de surpopulation et de surmenage.Il est évident que même les plus extraordinaires découvertes scientifiques et techniques ne rendront jamais la maladie agréable.Elles promettent au moins d'éliminer les aspects inutilement déplaisants de l'expérience, et tout d'abord, pour beaucoup d'entre nous, ce traumatique périple vers une salle d'urgence bondée de monde où l'on passe une demi-journée à attendre un médecin débordé qui n'aura que quelques instants à vous accorder.En effet, d'ici quelques années, on aura de moins en moins besoin de se déplacer pour se faire ausculter: une bonne partie des tests et examens cliniques seront auto-administrés, et leurs résultats transmis à distance, probablement par un lien télématique.Il est déjà courant que les femmes palpent leurs propres seins pour y déceler la naissance d'une tumeur.Il se vend des lests de grossesse, et des examens élémentaires du sang et de l'urine qui n'exigent pas l'intervention d'un médecin ou d'un infirmier ont été mis au point, le plus souvent pour des régions du monde qui manquent de personnel médical, lisse généraliseront.À cela il faut ajouter une batterie d'autres tests qui requièrent de l'équipement spécialisé et, jusqu'à récemment, très cher.Cet équipement devient banal, et une fois qu'on l'a sous la main, il est facile de mesurer soi-même son pouls ou sa pression artérielle.Il n'est pas impossible que la venue de lasers à la fois puissants et économiques réduise des millions aux milliers même le prix d'un petit «scanner», qui pourrait alors être installé directement au foyer non pas de tout le monde, mais du moins de ceux dont l'état de santé le justifie.Dans un premier temps, on transmettra le résultat oralement par téléphone.Un peu plus tard, les appareils seront eux-mêmes branchés en réseau, et la lecture se fera directement à l'hôpital même si l'examen a lieu dans votre salle de bain.Seconde étape, le diagnostic.Il existe plusieurs «systèmes experts» médicaux qui prétendent inscrire dans un ordinateur non seulement les connaissances mais encore l'expérience et presque l'instinct d'un spécialiste.Jusqu'ici ils sont très coûteux et exigent de gros systèmes informatiques.Mais d'une part, on découvre tous les jours des techniques plus efficaces qui réduisent la taille et le coût des programmes, et de l'autre, même les petits ordinateurs personnels sont aujourd'hui assez puissants pour les exécuter.Un exemple imparfait mais intéressant est celui du portatif spécial mis au point il y a trois ans déjà en France, pour utilisation au Tchad: gros comme un cartable d'écolier, il permet de diagnostiquer bon nombre de maladies fréquentes dans le centre de l'Afrique, et peut être manipulé par tout infirmier ayant une formation minimale.On peut donc s'attendre à ce que d'ici une dizaine d'années, il soit de plus en plus courant de consulter son ordinateur plutôt que son médecin quand on se lève «tout croche» un matin: vous lui faites part de vos symptômes, il lit votre température et votre pression.et il vous annonce que tout serait normal si vous n'aviez pas trop forcé sur la vodka-tonic la veille! Troisième étape, le traitement.La quantité de médicaments qui devaient jadis être injectés par un médecin, ou au mieux par une infirmière diplômée, et qui se sont transformés en flacons de pilules est déjà considérable; elle va grandir encore.Même les traitements qui devaient jadis être donnés professionnellement deviennent auto-administrés: systèmes avec ou sans aiguilles pour injections cutanées ou même intraveineuses (tout le monde a maintenant vu ces «injections» sans aiguilles qui ressemblent à des emplâtres qu'on se colle sur la peau ), etc.La question du dosage joue un grand rôle là-dedans: dans bien des cas, m'a expliqué un pharmacien, on interdit au patient de se donner lui-même son remède parce que la dose varie d'un malade à l'autre ou même d'une étape à l'autre de la maladie.La réponse à cela est la mise au point de techniques de création de médicaments «sur mesure», même en très petites quantités.Ceci a, entre autres, la conséquence intéressante que la masse de médicaments ingurgités risque de diminuer sérieusement: souvent, lorsqu'on vous donne des antibiotiques à forte dose par exemple, c'est qu'on ne sait pas bien ce que vous avez et qu'on ne connait pas bien votre organisme.On «tire au fusil de chasse plutôt qu'à la carabine», m'a avoué un ami médecin.Enfin, la technique du «télé-métrage», fille de la télématique et utilisée par exemple par Vidéotron et Hydro-Québec dans une expérience récente à Brassard, peut être employée pour faire la surveillance à distance des malades chroniques et des personnes très âgées: un appareil que le patient porte sur lui enregistre constamment les battements de son coeur, sa pression et autres signes vitaux, et les transmet au terminal de vidéotex qui, à son lour, les envoie par ligne téléphonique à l'hôpital ou chez le docteur.Là, il est probable qu'un système automatique les analysera et ne déclenchera la sonnette d'alarme auprès du spécialiste humain que s'il détecte des anomalies.Est-ce à dire que votre coquette résidence sera transformée en véritable laboratoire clinique peuplé de monstres chromés et parcouru de tubes transparents dans lesquels circulent de mystérieux liquides?Non.bien sûr.Avec la miniaturisation, l'essentiel de cette panoplie tiendra dans un petit placard.Et vous n'aurez quand même besoin de l'en sortir que lorsque vous ne vous sentirez pas tout à fait dans votre assiette.Germain Brisson, agronome et prix Marie-Victorin 1988 SUITE DE LA PACE B 4 contribue que 25 p.cent du cholestérol en circulation dans le sang.Le reste est fabriqué par l'organisme lui-même.La diète demeure cependant importante.Bien accueillies par la communauté scientifique, les prises de position de Germain Brisson l'ont amené à donner des conférences à travers le monde.Il se partage entre les comités et les sociétés savantes, et se mérite bon nombre de distinctions scientifiques.Lundi dernier, le gouvernement du Québec lui a remis le prix Marie-Victorin 88.Sa satisfaction: former la relève Germain Brisson affirme que sa plus grande satisfaction, c'est de travailler avec des jeunes et de les voir ensuite évoluer dans le monde scientifique.«J'en ai formé environ 32, dit-il.C'est assez pour créer un club.C'est vraiment un plaisir de collaborer avec eux et constater qu'ils forment une relève solide.La station de recherche de Lennoxville (Agriculture Canada) par exemple, a une équipe scientifique formée presqu'exclu-sivement de mes anciens étudiants.» Né au printemps I920, Germain Brisson a grandi à Saint-|ac-ques-de-Monlcalm, près de [oliet-te.Il reçoit son diplôme d'agronome à l'école de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, fait une maîtrise sur la nutrition du poulet de gril au Collège Macdo-nald, et poursuit un programme de doctorat à l'Université de l'Ohio.De retour au pays en I950, il dirige à Ottawa le laboratoire des grands-animaux, période au cours de laquelle il se bâtit une réputation enviable, surtout dans le milieu anglophone.En I960, Germain Brisson est à la tète de la station fédérale de Lennoxville, où il constate avec étonement la quasi-impossibilité de recruter des chercheurs canadiens français.Peu de temps après, l'Université Laval envisage de mettre sur pied une faculté d'agriculture et fait appel à ses services.Pour Germain Brisson, c'est l'occasion idéale de former enfin des jeunes chercheurs francophones compétents dans le domaine de l'agroa-limentation.En 1968, il participe à la fondation du Centre de recherche en nutrition de l'Université Laval.Nutrition et système immunitaire Comme bien d'autres secteurs reliés à la santé humaine, la nutrition en vient à étudier le système immunitaire.D'importantes percées se font depuis quelques années dans la compréhension de.notre système de défense, rudement mis en cause à notre époque avec le sida, les allergies plus fréquentes que jamais, et le cancer.Les travaux actuels de Germain Brisson portent sur les liens entre le métabolisme des lipides (matières grasses), le système immunitaire, la vitamine E et son complément biologique, le sélénium.On dit que les lipides «s'oxydent» en se dégradant dans l'organisme, c'est-à-dire qu'ils gagnent de nouveaux électrons.Ceci est particulièrement vrai pour les gras dits «poly in satures», c'est-à-dire dont les doubles liaisons chimiques les rendent plus aptes à recevoir de nouveaux électrons.Un processus d'oxydation trop marqué est néfaste pour l'organisme.« Il peut être dangereux d'ingérer trop de gras po-lyinsaturés, affirme Germain Brisson.Ce gras ne devrait pas compter pour plus de dix p.cent de notre apport en calories.Dans une alimentation normale, il compte déjà pour 7 p.cent.» Les lipides polyinsaturés forment des «radicaux libres» dans l'organisme, substances très réactives, difficiles à mesurer car elles ne vivent pas longtemps.Ces peroxydes affectent les membranes-cellulaires, ce qui touche particulièrement le système immunitaire et est soupçonné de jouer un rôle important dans le vieillissement et dans le cancer.Et la vitamine E dans tout ça?11 est maintenant prouvé qu'elle joue un rôle d'anti-oxydant dans l'organisme.Certaines personnes prennent des suppléments de vitamine E, espérant ainsi retarder les effets du vieillissement et se protéger contre le cancer.«Il est encore trop tôt pour recommander à la population en général' d'ajouter des suppléments de vitamine E à sa diète, car on ne sait pas les effets que cela peut avoir à long terme», affirme Germain Brisson.La vitamine E a été longtemps peu étudiée car on n'en constatai pas de carence dans la population, comme c'est le cas pour la vitamine D par exemple.Quel gras devrions-nous ingérer?Le Dr Lucien Campeau: «Prenez de l'huile d'olive pressée 3 froid ».PHOTOTHEQUE U Prate ¦ On sait que certaines graisses d'origine végétale contiennent beaucoup de gras polyinsaturé et que la graisse d'origine animale contient surtout du gras saturé.Les gras polyinsaturés ne forment pas de dépôts de cholestérol dans les artères alors que les gras saturés sont tenus pour le faire.C'est pourquoi beaucoup de personnes ont décidé d'éliminier les graisses animales de leur alimentation.Mais peut-être ces personnes passent-elles de Charybde en Scylla.La graisse végétale n'est pas non plus sans inconvénient, comme l'explique l'agronome Germain Brisson dans le texte ci-contre.Selon le Dr Lucien Campeau.de l'Institut de cardiologie de Montréal, 50 p.cent de la population dans la quarantaine a un taux de LDL-cholestérol (le «mauvais» cholestérol, celui qui se dépose sur les artères) plus élevé que le taux optimal.Pour la moitié de ces personnes, le cholesterol se normalise simplement en suivant une diète plus faible en gras.L'autre moitié, soit 25 p.cent de la population adulte, aurait avantage à prendre un médicament qui régularise le taux de cholestérol! Mais dans tous les cas, on devrait faire attention au gras que l'on mange.Quelle est donc la meilleure source de graisse à utiliser dans l'alimentation, si la graisse saturée menace nos artères et que la polyinsaturée cause une oxyda-lion néfaste dans l'organisme?«L'huile d'olive pressée à froid», répond le Dr Campeau.Cette graisse végétale occupe le juste milieu: elle est monosatu-ree.Médecine L'impuissance et le pontage pénien W.CIFFORD-JONES collaboration spéciale Les présidents de grandes sociétés sont-ils aussi puissants au lit que dans leurs salles de conférence?La réponse est le plus souvent négative, mais peut-être un pontage pénien pourrait-il modifier cette situation.Il existe peu de choses qui soient plus humiliantes et frustrantes pour l'homme que l'impuissance.Ce phénomène survient lorsque le réflexe erectile vasculairc ne réussit pas à acheminer suffisamment de sang au sinus caverneux du pénis.L'impuissance est généralement considérée comme étant due à des facteurs psychologiques, et de récentes études ont établi que le stress inhérent à la vie des dirigeants d'industries joue un rôle important dans ce domaine.Le Dr Yosh Taguchi, professeur d'urologie à l'Université McGill.souligne, dans un livre intitulé « Private Parts», que 90 pour cent des directeurs de grandes sociétés souffrent d'impuissance.Mais l'impuissance peut aussi dépendre de préfé- rences amoureuses: certains hommes avouent qu'ils sont impuissants avec leur femme mais qu'ils ne le sont aucunement avec leur maîtresse.L'impuissance peut aussi être due à une déficience hormonale: un taux trop faible de testosterone peut être associé à un déclin de la pulsion sexuelle et à l'avènement de l'impuissance.Mais la chose n'est pas toujours évidente, puisque certains hommes accusant un taux très faible de testosterone peuvent maigre tout être très actifs sexuellement.Le diabète et les affections neurologiques peuvent également causer un déclin de la puissance copulative.Il est toutefois intéressant de noter qu'un homme paralysé de la taille aux pieds n'est pas nécessairement impuissant.Cela est dû au fait que le raccordement nerveux de l'épine dorsale au pénis est intact, même si la connexion avec le cerveau a été coupée.Les médicaments destinés à combattre l'hypertension, les désordres psychiatriques et l'anxiété conduisent souvent à l'impuissance.Et William Shakespeare n'ignorait pas que «l'alcool donne le désir mais supprime la performance».Pour certains malades, un déclin de l'afflux de sang au coeur peut provoquer l'angine de poitrine ou une insuffisance cori-narienne mnortelle.Mais tout porte désormais à croire que l'athérosclérose peut aussi enrayer l'afflux du sang au pénis, causant la perte de la virilité.Le petit vaisseau sanguin qui achemine le sang au pénis peut être obturé par un caillot.Mais contrairement au coeur, le pénis ne se nécrosera pas, car il reçoit suffisamment de sang collatéral pour demeurer en vie.Néanmoins, il n'en reçoit plus assez pour permettre l'érection.Dans le tesi de Doppler, utilisé pour determiner l'intensité de la circulation dans le pénis, des ultra-sons sont réfléchis par les globules rouges de l'artère caverneuse.On peut aussi injecter un colorant dans l'artère, puis prendre une radiographie de la circulation sanguine, bien que cette méthode ne soit pas normalement nécessaire.Si l'impuissance est due au blocage de l'artère pénienne, est-il possible d'effectuer un pontage pénien?Le Dr Taguchi affirme que cette procédure, analogue à celle d'un pontage coronarien, peut se révéler bénéfique pour certains sujets.Dans le pontage coronarien, on enlève une veine de la jambe, à l'aide de laquelle on contourne l'artère bloquée.Toutefois, les problèmes techniques sont plus considérables dans la chirurgie pénienne, puisque l'artère en question est beaucoup plus mince.La procédure doit par conséquent être effectuée à l'aide d'un microscope opératoire: on enlève une petite artère superflue reliant l'aine à l'abdomen, que l'on coud ensuite dans l'artère pénienne.Le Dr Taguchi souligne par ailleurs que dans un cas sur trois, la yohimbine peut aider à combattre l'impuissance.Si ce comprimé échoue, une érection résultera généralement de l'injection dans le pénis d'une combinaison de papaverine et de phentolamine.La préparation est injectée dans le membre lui-même à l'aide d'une minuscule aiguille.L'érection survient au bout de dix minutes environ, et dure de 30 minutes à une heure.Le dosage peut être modifié en fonction des résultats.Ce genre de traitement ne réussit-toutefois pas dans tous les cas, et certains hommes répugnent par ailleurs à subir des injections.Que puis-je donc conseiller aux présidents de compagnies qui éprouvent ce genre de difficulté à la maison?Faites une petite excursion de pèche avant de chercher d'autres solutions.Le diagnostic le plus probable est que vous souffrez d'un blocage affectif bien plus que pénien.Le régime macrobiotique : Une diète à forte teneur en fibres, faible en graisses, pour prévenir le cancer Presse Canadienne KI\\GSTON ¦ maginez un steak grillé sur I charbon de bois, entouré de pommes de terres à la crème sûre et de tranches de pain à l'ail, servis avec une bonne bière froide.Pour certains, c'est le repas idéal.Pour les adeptes du régime macrobiotique, c'est un menu qui conduit tout droit au désastre.Les fervents de la macrobiotique délaissent les plaisirs de la viande, des produits laitiers et des fruits tropicaux en faveur d'un régime alimentaire à base de céréales qui ressemble, selon certains, à ce que mangeaient plusieurs sociétés primitives, y compris les premiers Amérindiens.L'origine de la macrobiotique, un terme qui vient du latin et signifie «hygiène assurant la longévité», peut être reliée à Hippocra-te, mais c'est grâce aux efforts plus récents de George Oshawa et de Michio Kushi, des Japonais d'origine, que ce style de vie s'est répandu en Amérique du Nord au cours de ce siècle.Un régime alimentaire macrobiotique reflète une philosophie quasi-religieuse où tous les éléments de la nature se voient assigner un caractère «yin» ou «yang».léger ou lourd.Cette conception tente de rendre la vie «harmonieuse» en cherchant à obtenir un équilibre à partir d'aliments consommés en saison et cultivés localement, expliquait récemment en entrevue une adepte, Mme Deborah Ruskay.«La macrobiotique consiste à envisager les choses d'un point de vue global, à essayer de parvenir à l'harmonie entre les gens, leur style de vie et leur environnement.» Mme Ruskay explique que le régime alimentaire que la plupart des gens considèrent comme normal en Amérique du Nord ne s'est développéen réalité que depuis la Seconde Guerre mondiale.D'après elle, il existe une corrélation directe entre l'accroissement de la consommation de gras animal et l'augmentation des maladies graves comme le cancer, l'arthrite, les maladies cardiaques, etc.Un régime macrobiotique est composé à cinquante pour cent de céréales entières, à 20 pour cent de légumes locaux et à 30 pour cent de noix, graines, fruits et fruits de mer incluant des algues et certains poissons.Selon Mme Ruskay, dont c'est également le cas, plusieurs personnes ont adopté un régime macrobiotique après avoir été victime d'une maladie grave.«Il y a une relation directe entre ce que nous mangeons et notre santé, physique et mentale», soutient-elle.Tant la Société canadienne du cancer que son homologue américaine recommandent une diète à forte teneur en fibres, faible en graisses, pour prévenir le cancer, ce que fournit justement le régime macrobiotique.Tous les représentants de la profession médicale ne sont pas entièrement convaincus de la validité de l'approche macrobiotique.On met en garde contre l'adoption trop rapide, ou sans information suffisante, d'un tel régime, et on le déconseille notamment aux femmes enceintes ou qui allaitent, et aux enfants en période de croissance.On suggère également à ceux qui souhaitent adopter ce régime de consulter leur médecin et de se faire référer à un spécialiste en nutrition.Le régime macrobiotique peut être utile à certaines personnes atteintes de cancer, indique pour sa part le docteur Robert Lerman, spécialiste en nutrition de Boston, qui a entrepris une étude de l'usage de ce type d'alimentation dans la lutte contre le cancer.Mais il peut aussi nuire à d'autres patients.Pour des gens déjà affaiblis par la maladie, par exemple, une diète faible en calories pourrait être risquée.Il existe encore trop peu d'information dans un sens ou dans l'autre, souligne le médecin.Un petit déjeûner macrobiotique «type» inclut un bol de gruau avec lait de soya, accompagné de thé.Le diner peut être composé de sushis au concombre et de laitue servie avec mayonnaise au tofu, et le souper, d'une casserole de légumes, de tofu brouillé ou de sole et riz.mm1 W .à fx m if PHOTOTHEQUE U Prcae Les représentants de la profession médicale ne sont pas entièrement convaincus de la validité de l'approche macrobiotique. Le Monde B 6 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 Moubarak, Hussein et Arafat lancent un appel à l'électeur israélien d'après AFP et Reuter Le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Hussein de Jorda- nie AKAIIA Les dirigeants égyptien, jordanien et de l'OLP ont discuté, hier, en Jordanie d'un plan de paix au Proche-Orient destiné à influencer les électeurs israéliens appelés le mois prochain aux urnes.Suite à cette rencontre triangulaire hier à Aqaba (Jordanie) du président égyptien Hosni Moubarak, du roi Hussein de Jordanie et du chef de l'OLP M.Yasser Arafat, le conseiller politique du pré sident Moubarak, Oussama Al-Baz, a affirmé que la rencontre est un «message à l'électeur israélien».Dans une entrevue à Aqaba avec la presse, M.Al-Baz a affirmé que ce message, à dix jours des élections législatives israéliennes, est destiné à «l'électeur israélien, arabe ou juif, qui doit comprendre où se trouve son intérêt et savoir qu'il existe un partenaire arabe prêt à la négociation».Selon M.Al-Baz, cette rencontre a également permis de «placer les électeurs israéliens devant leurs responsabilités.Nous leur disons: si vous voulez la paix, nous sommes prêts».M.Al-Baz a indiqué que les entretiens ont porté sur «l'élaboration d'une dynamique de paix» en prenant en considération le soulèvement dans les territoires occupés et les prochaines élections législatives israéliennes et présidentielles américaines, en novembre.Le conseiller politique du président Moubarak a en outre souligné que l'Egypte «ne joue pas un rôle de médiateur » entre la Jordanie et l'OLP, mais est «un simple participant».Il a estimé que «tous les éléments sont actuellement réunis pour édifier un État palestinien, si Israël se retire des territoires occupés.Un lien, qui pourrait prendre la forme d'une confédération, pourrait être établi entre l'État palestinien et la Jordanie».M.Mahmoud Abbas (Abou Ma-zen), membre du comité exécutif de l'OLP (CEOLP), a estimé pour sa part hier soir que les entretiens d'Aqaba «ouvrent une page nouvelle dans les relations entre la Jordanie et l'OLP».DÉPÊCHES AFGHANISTAN : Proposition ¦ Le président afghan Naji-bullah a proposé, hicrr, aux -tcbullcs musulmans des ! pourparlers de paix à La - Mecque, la ville sainte de : l'Islam.Les rebelles ont déjà ; repoussé plusieurs offres de \u2022 négociations avec le gouvernement de Kaboul, soutenu par les Soviétiques, qui a \u2022 lancé début 1987 une grande politique de «réconcilia-lion nationale».«Si le gouvernement saoudien le permet, une telle rencontre pourrait avoir lieu à Lu Mecque», a déclaré le président afghan devant des délégués de 25 pays, dont les États-Unis et l'Union Soviétique.HAITI Conseil électoral ¦ Le général Prosper Avril, chef de la junte uu pouvoir en Haïti, a annoncé qu'il avait l'intention d'instaurer un Conseil électoral, «une institution vraiment indépendante dirigée par un conseil de sages libres de toute passion ».pour organiser les élections locales, municipales, législatives et présidentielles.Toutefois, il n'a pas indiqué quand elles pourraient intervenir.ÉTATS-UNIS Législature ¦ La législature du 10O Congres des États-Unis a pris fin, hier, après l'adop-lion dans la nuit de plusieurs textes de loi importants dont une proposition anti-drogue prévoyant la peine de mort pour les trafiquants impliqués dans des meurtres et un texte restreignant les activités d'anciens responsables gouvernementaux devenus lobbyistes.IRAN Autorisation ¦ L'Iran autorise l'activité des partis politiques à condition qu'ils ne mettent pas je pays en danger, a annoncé le ministre iranien de l'Information, l'hojaloles-lam Mohamad Mohamadi Reychahri.Selon l'agence iranienne IRNA, le ministre ;a indiqué que les partis politiques pouvaient avoir des activités «à condition qu'ils ne trament pas de complots contre le pays» et «ne posent pas d'obstacles sur sa voie».IRAK Libération ¦ L'Irak a annoncé la libération de 25 prisonniers de guerre iraniens «malades» et a demandé au Comité International de la Croix Rouge (CICR) de prendre les mesures nécessaires pour leur rapatriement.Selon un porte-parole officiel irakien, la libération des 25 prisonniers porte à 645 le nombre de détenus iraniens «malades» libérés par l'Irak.Il ne précise pas toutefois depuis quand l'Irak avait entamé la libération des ces prisonniers iraniens «malades».YOUGOSLAVIE Mécontentement ¦ Le mécontentement social et politique en Yougoslavie a gagné la jeunesse de la République de Bosnie-Herzégovine (centre), qui s'est déclarée déterminée à « prendre son sort en mains», au lendemain de plusieurs meetings en Serbie qui ont rassemblé plus de 80 000 personnes.Les émeutes en Algérie ont fait 159 morts d'après AFP et UPI ALGER Au total 159 morts, 154 blessés et 1,61 milliard (environ $300 millions) de dinars de dégâts matériels: tel est le bilan des émeutes dressé par le ministre algérien de r.lntéricur, M.Hedi Khédiri, devant la presse algérienne.Les dégâts les plus importants ont été enregistrés dans le secteur économique (1,21 milliard de dinars).Les pertes dans le secteur administratif, pourtant très visé par les manifestants, sont beaucoup moins lourdes \u20140,28 milliard \u2014 tandis que celles du secteur social sont de 0,11 milliard.Enfin, il faut ajouter à ce bilan du secteur public, 30 millions de dégâts au secteur privé.En ce qui concerne les victimes, un bilan établi au 11 octobre grâce à des recoupements de sources médicales et hospitalières faisait état de 450 à 500 morts.Les mêmes sources estimaient, hier, que le bilan définitif dépasse nettement 500 morts, sans qu'il soit possible de donner de chiffre précis.Un bilan émanant de responsables du ministère de l'Information avait fait état de plus de 176 morts auprès de l'AFP et de plus de 200 morts (à la date du 9 octobre) auprès d'autres médias.Le chiffre définitif des victimes des émeutes d'octobre en Algérie ne sera sans doute ja- mais connu avec précision : en effet, selon des témoignages multiples, un nombre important de blessés, y compris par balles, n'ont pas été hospitalisés, leurs proches préférant les soustraire à une identification inévitable.Faute de soins adéquats, beaucoup de ces blessés n'ont sans doute pas survécu.On ignore aussi le nombre de personnes qui ont succombé dans les hôpitaux, des suites de leurs blessures.Au cours de leur assemblée générale, mercredi dernier, les médecins hospitaliers ont indiqué que les blessures étaient souvent très graves, notamment en raison de l'utilisation de balles explosives et d'armes blanches.Le ministre de l'Intérieur a aussi fait une genèse des événements, à partir de la soirée du mardi 4 octobre, à Alger, dans le quartier de Bab-el-Oued et à El-Harrach, en banlieue, et du mercredi 5 dans le centre d'Alger: «le point de départ, a-t-il dit, a été une marche de lycéens, bien canalisée, mais qui a été débordée par des milliers d'autres jeunes, de tous bords, qui se sont livrés à des actes de destruction généralisée, s'étendant rapidement à plusieurs quartiers.Les forces de police, avec des moyens pacifiques classiques de défense, a ajouté le ministre, ont été vite dépassées par l'ampleur du déferlement et les enquêtes en cours détermineront les auteurs de telles ma- nipulations.La faiblesse des effectifs, a-t-il dit, ne pouvait permettre à la police d'être présente partout».Face à cette situation, M.Khédiri a estimé que le recours à l'armée était devenu «indispensable pour rétablir l'ordre», ajoutant que celle-ci n'avait «fait usage des armes que dans les cas extrêmes, en riposte à la violence».«Elle a procédé le plus souvent à des tirs de sommation, dont certains ont malheureusement, par ricochet, touché des personnes aux balcons d'immeubles».L'armée, selon le ministre algérien de l'Intérieur, ne disposait pas de balles en caoutchouc et a été «surprise par ces jeunes gens entrâmes, armés de bouteilles incendiaires, équipés de moyens de transport et de transmission».Enfin, M.Khédiri, qui a été le seul ministre algérien à s'adresser à la population à ta télévision pendant la période la plus troublée, avant l'allocution du président Chadli Bend-jcdid, a enfin évoqué les problèmes de la jeunesse, «confrontée à des difficultés réelles qu'il convient de prendre en charge» et la responsabilité des dirigeants du pays: «nous avons tous contribué à créer cette situation, a-t-il conclu, les uns par la trahison, d'autres par le vol et d'autres par leur silence».Les amendements à la constitution soviétique visent à renforcer le rôle des organes d'État d'après AFP et UPI MOSCOU Le projet d'amendements à la constitution soviétique, public hier â Moscou, prévoit un renforcement des pouvoirs du chef de l'Étal el des députés, une réforme qui, tout en préservant le système du parti unique, vise à conférer un role accru aux organes d'État vis-à-vis du parti.Significative est l'introduction d'un alinéa donnant au Soviet Suprême le pouvoir de décider, le cas échéant, l'envoi de contingents rrilitaircs hors des frontières de l'URSS.L'intervention en Afghanistan, en décembre 1979.avait été ordonnée par la seule direction du parti.Les journaux centraux ont réservé hier leurs deux premières pages â la publication intégrale de ce document qui doit être voté en novembre par le parlement après quatre à cinq semaines de «discussion populaire».Cette réforme de la Constitution de 1977 \u2014 datant de la période brejnévienne\u2014 avait été décidée en juin lors de la Conférence fédérale du parti communiste.Le poste de Président du Soviet Suprême, qui sera pourvu au printemps 1989 et sera selon louie vraisemblance occupé par M.Mi- khaïl Gorbatchev, se substituera à celui de Président du Presidium du Soviet Suprême, auquel le Secrétaire général du PCUS a accédé le 1er octobre.Le «plus haut responsable de l'État» a pour tâche de représenter l'URSS «à l'intérieur du pays et dans les relations internationales», souligne le texte.Son élection au scrutin secret pour cinq ans est du ressort du Congrès, nom donné au futur parlement.Il ne peut cumuler que deux mandats consécutifs mais rien ne l'empêche explicitement d'être à nouveau candidat plus tard.Théoriquement, le chef de l'exécutif peut «à tout moment» être révoqué par le Congrès, mais les amendements n'indiquent pas suivant quelle procédure.La liste de ses prérogatives est longue: il propose aux députés l'investiture du Premier ministre, du Président de la Cour Suprême, du Procureur général, dirige le Conseil de Défense et mène les négociations internationales.Le Président est en outre habilité à faire des rapports devant les députés aussi bien sur la politique intérieure et étrangère que sur la Défense.L'autre volet des amendements concerne le travail des députés.L'idée-force du Kremlin est de leur faire jouer un rôle plus actif, c'est- à-dire de ne plus les réunir moins d'une semaine par an pour voter sans qu'ils aient eu le temps de discuter les mesures prises par le parti.L'objectif, d'après l'agence TASS, est de «renforcer la démocratie grâce à un rétablissement de la souveraineté absolue des Soviets» (assemblées).Les deux sessions ordinaires (printemps et automne) du Soviet Suprême, l'organe législatif permanent élu par le Congrès, seront ainsi désormais de trois-quatre mois chacune, contre deux ou trois jours actuellement.Les députés du Soviet Suprême seront libérés de leurs autres emplois pendant la durée de leur mandat \u2014 cinq ans dans toutes les assemblées alors qu'elle était limitée à deux ans et demi au niveau local \u2014 afin de se consacrer entièrement à leur travail parlementaire.De même, ils ne pourront être élus dans plus de deux soviets à la fois.Le Congrès, aux effectifs pléthoriques (2 250 députés), ne se réunira pour sa part qu'une fois par an.Un amendement souligne qu'il peut modifier les frontières entre les Républiques fédérées.Mais le consentement des Républiques concernées est toujours exigé par l'article 78 de la constitution.Il s'agit là d'un point important, étant donné le souhait des Arméniens de voir intégrer à l'Arménie la région azerbaïdjanaise du Nagorny Karabakh.Athènes réserve un accueil triomphal à Papandréou d'après AFP et Reuter M.Andreas Papandréou rHOTO ASSOCIATED PRESS ATHÈNES La Grèce a réservé hier à son Premier ministre Andréas Papandréou, de retour après une absence de près de deux mois, un accueil délirant qui augure favorablement de son avenir politique.Une véritable marée humaine, d'où émergeaient des milliers de drapeaux bleus et blancs aux couleurs de la Grèce et verts aux couleurs du Pasok (le mouvement socialiste panhcllenique que préside M.Papandréou), attendait le chef du gouvernement au pied de l'Airbus spécial de la compagnie Olympic Airways, qui le ramenait de Londres.L'enthousiasme de la foule a été tel en voyant apparaître le chef du gouvernement en haut de la passerelle qu'elle a débordé les cordons de sécurité et envahi la piste, bousculant sans vergogne l'ensemble des membres du gouvernement venus accueilir le Premier ministre.M.Papandréou a dû attendre un quart d'heure pour pouvoir descendre de l'appareil et progresser lentement jusqu'à sa voiture.Visiblement ému, le chef du gouvernement, 69 ans, qui est apparu amaigri et fatigué après sa grave opération cardiaque, a remercié les Grecs de leur accueil.La nouvelle compagne du premier ministre, Dimitra Liani, 34 ans, une blonde hôtesse de l'air, est sortie avec lui de l'avion.L'idylle avait été rendue publique peu après le départ précipité de Papandréou pour Londres, le 25 août.Le premier ministre grec avait annoncé depuis son lit d'hôpital qu'il divorcerait de sa femme Margaret, une Américaine, sa femme depuis 37 ans, dès son retour à Athènes.A son départ du Caire en compagnie du président Moubarak, Arafat avait déclaré que cette rencontre inopinée, la première entre dirigeants palestinien et jordanien depuis l'abandon de la Cis-Jordanie par Amman, avait pour objet de resserrer les relations entre la Jordanie et l'OLP en prévision de la prochaine réunion du Conseil national palestinien.C'est une manoeuvre destinée à impliquer les Arabes dans la campagne électorale israélienne, a estimé hier un porte-parole de la présidence du conseil à Jérusalem.Selon la télévision israélienne, le porte-parole de la présidence du Conseil s'est déclaré «persuadé qu'il y a davantage d'options jordaniennes pour Israël que d'options OLP».une élection peu courue Agence France-Presse WASHI\\GTON Les Américains, dont le sens civique est l'un des plus bas parmi les habitants des pays démocratiques avec des taux d'abstention aux élections présidentielles avoisinant parfois les 50 p.cent, pourraient selon les experts battre tous leurs records cette année.L'absence de thèmes vraiment mobilisateurs, la personnalité peu rayonnante des deux candidats, le républicain George Bush et le démocrate Michael Dukakis, et le ton extrêmement négatif et superficiel qu'a pris une campagne dominée dans l'ombre par les façon-neurs d'images experts en marketing télévisuel, tous ces éléments conspirent à détourner les électeurs du chemin des urnes le 8 novembre, estime-t-on.Pourtant, les procédures d'inscription sur les listes électorales ont été simplifiées dans la plupart des États et les partis ont régulièrement lancé des appels aux électeurs à exercer leur droit de vote.Mais, signe inquiétant, on a constaté une diminution du nombre de téléspectateurs ayant suivi les débats entre les candidats, ainsi que le déroulement des conventions des deux partis en juillet et août.À un peu plus de deux semaines de la fin de l'interminable course à la Maison Blanche, qui est dans sa phase active depuis plus de huit mois, de larges fractions de l'électoral sont encore indécises.« Les gens sont très hésitants, a déclaré M.Andrew Kohut, président de l'institut de sondage Gallup.Parmi ceux qui se sont décidés, l'engagement envers le candidat choisi est fragile».M.LA.Lewis, responsable des sondages au Los Angeles Times, a indiqué que quatre sur dix partisans de M.Dukakis et presque trois sur dix partisans de M.Bush ont déclaré se prononcer davantage contre l'autre candidat que pour le leur.Un récent sondage NBC-Wall Street Journal avait fait apparaître que près de 57 p.cent des personnes interrogées auraient souhaité avoir un autre choix que celui entre MM.Bush et Dukakis.En 1984, 92,6 millions de personnes avaient voté, soit un taux de participation d'environ 53 p.cent.Ce taux, à peu près égJ à celui de l'élection précédente en 1980, était le plus bas depuis 1948, année où seulement 51 p.cent des électeurs avaient départagé Harry Truman et Thomas Dewey.Selon certains experts cités hier par le New York Times, le taux de participation cette année pourrait être proche de celui de l'élection de 1924 entre Calvin Coolidge et John Davis, à laquelle seulement 43 p.cent des Américains en âge de voter avaient pris part.«Je pense que le taux de participation va être un désastre, le plus bas depuis les années 1920», a dit M.Walter Burnham, professeur de sciences politiques à l'Université du Texas. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 PHOTO AP L'hélicoptère loué à la garde nationale de l'Alaska pratiquait des trous dans la glace en pilonnant la surface de colle-ci avec un énorme bloc de béton à pointe d'acier pesant cinq tonnes.Une des trois baleines grises n'a pas reparu AFP, AP, H eu ht HARROW.Alaska ¦ L'une des trois baleinés grises prisonnières des, glaces au large de Barrow, au nord-ouest de l'Alaska, n'a pas été vue depuis vendredi après-midi et les sauveteurs la considèrent comme morte, a indiqué hier un biologiste qui participe aux efforts pour sauver les cétacés, M.Geoff Carroll.Il est très probable qu'elle soit morte puisque ces animaux ne peuvent rester très longtemps sous l'eau sans remonter à la surface pour respirer, a précisé M.Carroll.Les trois cétacés étaient toujours restés ensemble depuis qu'ils s'étaient laissés encercler il y a près de deux semaines par des glaces exceptionnellement précoces lors de leur migration annuelle vers le sud.La baleine avait été nommée Bone (os en anglais) par les sauveteurs parce qu'en frappant sous la glace pour s'ouvrir la voie vers l'air, libre, elle s'était fait une blessure au rostre qui laissait apercevoir l'os.Selon un autre biologiste, M.Craig George, une infection due à cette blessure peut avoir entrainé la mort de l'animal.Pendant ce temps, les efforts des équipes de secours avaient donné des résultats encourageants puisque celles-ci étaient parvenues à déplacer les cétacés de près d'un kilomètre en direction de la mer libre.Environ 25 volontaires inuit ont percé 24 trous de neuf mè- tres sur trois à la tronçonneuse dans la glace à une quarantaine de mètres d'intervalle pour permettre aux mammifères de respirer.«Les baleines ont suivi la chaine jusqu'au 24e trou», a expliqué Tom Carroll, le chef des garde de l'armée américaine pour l'Alaska.Des dégivreurs, appareils qui empochent la glace de se former en remuant l'eau, ont été installés dans le dernier trou.Ce système a permis de libérer les Inuit, pour la plupart des chasseurs de baleines, qui ont pu se consacrer au percement de nouveaux trous.Auparavant, ils passaient leur temps à agiter l'eau.Pendant ce temps, un hélicoptère Skycrane CH-54 loué à la garde nationale de l'Alaska pratiquait lui aussi des trous dans la glace en pilonnant la surface de celle-ci avec un énorme bloc de béton à pointe d'acier pesant cinq tonnes attaché sous son ventre par un filin d'acier.L'hélicoptère fait du sur-place au dessus de la banquise et laisse tomber le pilon d'une hauteur d'environ sept mètres.Au bout de deux ou trois tentatives, le pilon perce la glace.L'URSS a offert d'envoyer un brise-glaces ia semaine prochaine si les efforts pour sauver les baleines restaient vains d'ici là mais, selon M.Carroll, les eaux pourraient être trop peu profondes pour un tel navire.La météo semblait devoir être favorable pendant le week-end.12 morts dans des accidents d'autocars en Espagne Invasion de criquets pèlerins d'Afrique dans les Caraïbes Agence France-Presse PORT0FSPAIN U Les fermiers de toute la zone est des Caraïbes sont actuellement confrontés à une invasion de criquets pèlerins venus d'Afrique, probablement à la faveur de tempêtes tropicales qui se sont rapidement transformées en cyclones, a annoncé un porte-parole du ministère de la Production alimentaire de Trinidad et Tobago.Les criquets se sont notamment attaqués aux plantations de bananes et aux palmeraies, qui avaient déjà souffert des pluies torrentielles provoquées par les cyclones loan et Keith, qui ont frappé ces iles durant la semaine écoulée et dont la formation était intervenue précisément au large des côtes africaines.Le porte-parole de Trinidad et Tobago a indiqué que des pesticides seront répandus «dès que possible» dans les zones affectées.Les criquets pèlerins ont surtout été signalés dans les iles de la Martinique, à Ste-Lucie, St-Vin-cent, aux Barbades, à Grenade et même au sud du Surinam, aux confins de l'Amérique du Sud.Un représentant de l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture est attendu la semaine prochaine dans la région afin de mesurer l'étendue de l'invasion par les criquets.LA LANGUE BIEN PENDUE PAR LA SOCIETE DES TRADUCTEURS DU QUEBEC f La Presse du dimanche offre avec plaisir a ses lecteurs.La langue bien pendue, chronique conçue et réalisée par la Société des traducteurs du Quebec, afin d'aider les citoyens en toute simplicité a s exprimer et a écrire plus facilement.La source de la chronique est identifiée chaque semaine en fin de texte.Le Petit Retz ¦ Le «Petit Retz», ouvrage ecril par R.G.Morvan (Directeur de l'« Encyclopédie internationale des sciences et des techniques»), contient deux dictionnaires: I.«Un dictionnaire des éléments ou «affixes» au sens large du terme; avec leur origine grecque ou latine; leur sens ; et quelques exemples de mots formés avec eux» (I 500 sufffixes et préfixes, 4 000 mots).2.Un dictionnaire des mots dont « le sens n'est pas facilement déductible de leur «décomposition » ( plus de I 000 definitions).La deuxième partie du « Petit Retz» contient plusieurs mots qu'on ne trouve pas dans le «Petit Robert», le «Lexis», la bouche des périsciens et des sy-nadelphes; ceux-ci, par exemple: HYPERGUEUSIE (sensibilité gustative exagérée), SES-QUI ALTÉRÉ (étant donné deux quantités, l'une contient une fois et demie l'autre), ASTHMOGÈNE (générateur de crises d'asthme), STASO-UASOPHOBIE (par terreur d'une chute, impossibilité de se tenir debout et de marcher), l'ÉRISCIENS (se dit d'habitants de zones qui en un temps de l'année jouissent du soleil pendant 24 heures et voient tracer leur ombre dans tous les sens), SYNADELPHE (monstre double: une tète, un tronc portant huit membres).SOURCE Secretariat d Etat, bureau des traductions.Service de Quebec inter-sections, février 1986 D'ipres AP ¦ Douze personnes sont mortes et 53 autres ont été blessées hier dans deux accidents impliquant des autocars en Espagne.Un premier accident a fait 11 morts et 41 blessés \u2014 toutes des personnes âgées \u2014 sur une autoroute près de Martorell en Catalogne,'a annoncé hier la Garde civile espagnole.L'accident s'est produit vers Ih du matin lors d'un dépassement.L'autocar, qui transportait 52 passagers, a tenté de doubler un ca-mion de grande taille sur l'autoroute A-7 à une vingtaine de kilomètres au sud de Barcelone.Les deux véhicules se sont accrochés et l'autocar, qui est allé percuter la glissière de sécurité, est sorti de la chaussée.Par ailleurs, toujours sur l'autoroute A-7, cette fois à 15 kilomètres au sud de Figueras, dans le nord-est de l'Espagne, et à une centaine de kilomètres du premier accident, un autre autocar transportant des touristes ouest-allemands s'est retourné, tuant une des passagères et faisant 22 blessés.Selon la Garde civile espagnole, la personne décédée, âgée de 73 ans, était originaire de Dusscl-dorf, en Allemagne de l'Ouest.L'accident s'est produit pour une raison encore indéterminée vers 7h.heure locale alors que le véhicule se dirigeait vers Barcelone.LES CONFERENCES HYDRO-QUEBEC A\tCINÉMA-TV\tD\tSCIENCES 1.\tWalt Disney\t1.\tMendelelev 2.\t\u2022Brimstone*\t2.\tLa couche d'ozone 3.\tJean Lajeunesse\t3.\tBunsen 4.\t«L'homme de fer»\t4.\tL'oxygène et l'azote 5.\t«American Graffiti»\t5.\tJames Joule 6.\t7\t6.\tLe neutron 7.\tIngmar Bergman\t7.\tL'écho 8.\tRose-Anna St-Cyr\t8.\tTchécoslovaque B , 1.\tSPORTS Tom Barrasso\tE\tMUSIQUE 2.\tRoberto Clémente\t1.\t\u2022L'héroïque» 3.\tElaine Tanner\t2.\t«The First Edition 4.\tEn 1961\t3.\tYehudi Menuhin 5.\tFernando Valenzuela\t4.\t1964 6.\tEllis Valentine\t5.\tTchalkovski 7.\t717\t6.\t1943 8.\tToronto\t7.\tMaria Callas , c\tVARIÉTÉS\t8.\t\u2022 Turandot» 1.\tNotre-Dame de Paris\tF\tVOCABULAIRE 2.\tLe trèfle\t1.\tLe morse 3.\tLe cardinal Richelieu\t2.\tLa météorologie 4.\tUn photomètre (ou un lux-\t3.\tUn mirage \tmètre)\t4.\tMarx (Kart) 5.\tLe cimetière d'Arlington\t5.\tUne muselière 6.\tFranklin D.Roosevelt\t6.\tDes myrtilles 7.\tLa pyramide de Chéops\t7.\tMussolini (Benito) 8.\tHector\t8.\tLe masochisme ETES-VOUS OBSERVATEUR?REPONSES 11 Talon gauche de l'homme plus long.21 Frange du pan avant du poncho.Si Poncho modifie sur l'épaule.41 Trou du chapeau plus grand.S) Chapeau plus court a l'arriére.61 Pointe du parapluie plus longue.71 Maison plus large » gauche.81 Branche gauche du cactus de gauche.D m l'index de Une mine de renseignements à la portée de vos doigts.Un exemple à éviter ANDRÉ TRUDELLE ¦ Dans un contrat à SA, il n'est pas toujours bon d'attaquer d'abord sa longue quand on doit aussi développer des levées dans une deuxième couleur.En voici un exemple.Donneur: Sud Vulnérabilité: Nord-Sud Nord ?D98 0 V532 ?R 10964 Ouest Est ?643 ?RVIO Ç>R107 53 Ç>9842 0R64 010987 ?52 +A7 Sud ?A752 Ç>AD6 0 AD ?D V 8 3 Les enchères: Sud Ouest Nord Est I Tr passe 2Tr passe 3 SA passe passe passe Entame: 5 de Co Le déclarant gagne du Valet au mort et attaque les Tr.Est gagne de l'As et rejoue Co.Que Sud prenne ou non de l'As, il chutera.Quand Ouest prendra la main du Roi de K, il défilera ses Co affranchis.Si Sud prend quelques secondes pour réfléchir, il se rend compte qu'il lui faut deux levées à K pour réussir son contrat.Il importe donc de tenter l'impasse de la Dame de K dès la seconde levée pour protéger la fourchette As-Dame du déclarant à Co.Si Ouest gagne du Roi de K, comme c'est le cas ici, il devra revenir d'une autre couleur pour protéger son Roi de Co.Ce qui fournira au déclarant le temps d'affranchir ses Tr sans danger.Vient de paraître ! Y PINAR MONTREAL! SON HrSTOIj^f SON ARCHITECT/éïjŒ Voici le deuxième tome de Montréal, son histoire cl son architecture, regroupant la deuxième tranche de 50 articles (soit les numéros 51 à 100) de la série .Rendez-vous 92» publiée dans I.a Presse du dimanche.A la différence des ar- ticles déjà parus dans le journal, le présent livre contient beaucoup plus de photos, cartes et croquis, sans oublier la mise à jour des textes et les huit intex.424 pages.I ¦ Vous pouvez commander par telephone en utilisant votre carte VISA ou MASTERCARD.Vous pouvez recevoir ces livres en remplissant et en retournant ce coupon aux 285-6984 Éditions La Prrv.e.Ltée 44.Saint-Antoine Oueat Montréal (ttiicbrc) II2Y US de reduction aux ahonnéfels de Lu Presse sur tous nos livres.N\" d'abonné Prix l'nx rcpulicr d'abonnr ?I55.'l 29.95S 2.V95> ?15:61 24.95S I9.95> Nom Adresse Ville_ .Provinc Ici.(.Code postal_ ?Cheque O VISA ?Mandat ?MASTERCARD N\"__ Date d'expiration _ l'rure de noter que les échanges et les remboursements ne sont pas acceptes._)_ l'nx du lis re ¦» Irais de manutention Montant loljl ci-joint _ I Aussi t'ii renie ( liez >i'iic fburnisHW luihuut'l B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 T LEUR NOUVELLE CARRURE! LES TOUTES NOUVELLES CAMIONNETTES TOYOTA 1989 Les nouvelles camionnettesToyota 4X2 offrent un moteur V6 en option sur certains modèles.Ce moteur de 150 ch peut également équiper les camionnettes 4X4.Nous avons réaménagé le tableau de bord de nos 4X4 et 4X2.Les commandes sont clairement identifiées, et elles sont à portée des doigts.La populaire SR5 4X4 à moteur V6 se trouve maintenant équipée d'un différentiel à désaccouplement automatique (A.D.D.).Vous n'avez donc plus à verrouiller les moyeux.Vous trouverez l'habitacle encore plus luxueux et mieux insonorisé, avec plus d'espace que jamais.De plus, les nouveaux modèles Xtracab peuvent être muiîis de strapontins arrière (standard sur la SR5 et sur tous les modèles 4X4Xtracab).Vous apprécierez la nouvelle caisse des 4X4 et des 4X2 à double paroi lisse.Plus large et munie de six crochets de fixation, elle a fière allure! 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