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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-10-23, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 AU MUSÉE MCCORD Un joyeux avant-goût de l'hiver au Musée McCord JOCELVNE LEPAGE ¦I fui un temps, au I9e siècle plus précisément, où l'hiver canadien avait plutôt bonne réputation.C'était en fait la seule saison ou les chemins ne dégoulinaient pas dans la boue, où la «slcigh» était le moyen de transport le plus rapide en Amérique, ou les gens d'un bord à l'autre du Saint-Laurent pouvaient se rencontrer en plein fleuve sans prendre le bateau (il n'y avait pas encore de pont) cl où les habitants sortaient du fond de leurs bois.Un temps de rencontres, de réjouissances, de sports et de loisirs.C'est en tout cas l'impression qui se dégage d'une petite exposition présentée au Musée McCord.Otumd l'hiver était roi.Mais pendant que les nouveaux Canadiens goûtaient aux joies de l'hiver en attendant le retour des bourgeons, des autochtones au nord, beaucoup plus au nord, composaient du mieux qu'ils pouvaient avec cet hiver arctique là-haut toutes saisons.Les Inuit, comme on les appellera plus tard, puisaient dans leurs traditions vieilles de 4000 ans, pour se faire des habits qui leur servaient de deuxième peau, 24 heures par jour.Le génie inuit L'ingéniosité et l'imagination dont les femmes inuit ont fait preuve pour adapter ces deuxièmes peaux à leur vie quotidienne tout en leur donnant des valeurs symboliques est absolument remarquable.Plutôt qu'ingéniosité, c'est génie qu'il faudrait dire dans certains cas.C'est le sujet d'une autre exposition au Musée McCord, IvaluOe nom que donnent les Inuit au fil de tendon utilisé pour coudre leurs vêtements) beaucoup plus importante que la première, qui réunit 200 objets, surtout des vêlements et des outils ayant servi à leur fabrication, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours.Cette exposition, qui suscite l'élonnenieni et l'admiration des \\ isilcurs.a demande cinq années île recherches a Betty Isscnman ci Catherine Rankin et fut faite en collaboration avec les communautés inuit.On y présente, au moyen des 201) artefacts dont 75 p.cent appartiennent à McCord (ce qui ilunnc une idée de la richesse des collections du Musée) les méthodes de confection des vêlements inuit, depuis les instruments de chasse rudimentaires et les matériaux de base (peaux d'animaux ?»»»» | m.i,~ r I w.I: Vêtement de jeune inuit, vers 1930 fille, art Cornelius Krieghoff.«The Blizzard» et même d'oiseaux, ossements, dents, panaches de caribous, viscères, pour ne nommer que ceux-là) jusqu'aux symboles qui ornent les vêlements.On remarquera que tous les matériaux utilisés par les Inuit proviennent de leur environnement immédiat, pourtant peu prodigue.Là réside justement le génie inuit.Il y a là, pour vous en convaincre, des vestes de femmes dotées de poches qui permettaient au bébé, porté nu sur le corps de la mère, d'être déplacé vers le sein maternel sans mettre le ne/, dehors.Il y a ces manteaux en peaux d'oiseaux dignes d'Icare ou encore ces imperméables en membrane d'intestin aux coutures à l'épreuve de l'eau en même temps que décoratives.Il y a toutes ces fourrures composées d'es- pèces de peaux différentes comme en une mosaïque pour joindre le beau à l'utile.Les vêtements inuit.dont la confection très complexe est illustrée par îles dessins, des patrons, sont conçus en fonction des activités de chacun et ils sont executes a la perfection par des bouches el des mains expertes.L'exposition esi presentee de manière à ce que le visiteur puisse de passer de guide.Tout est minutieusement explique.C'est à voir absolument; d'autani plus que ces pie-ces resistant mal au temps, ne peuvent être montrées souvent et que le Musée McCord fermera peut-être ses portes clans quelques mois pour permettre la poursuite îles travaux d'agrandissement qui devraient commencer au début de l'an prochain.Uuiind l'hiver ctuit roi est une exposition organisée à l'occasion des (eux de Calgary par le Whytc Museum of the Canadian Rockies, qui réunit 7b illustra-lions (tableaux, gravures, photographies) autour du thème de l'image de l'hiver au 19e siècle.C'est une exposition qui fourmille de petites surprises dans la mesure où l'image de l'hiver n'est pas celle a laquelle on aurait pu s'attendre.C'est l'hiver comme l'ont perçu les soldats anglais, envoyés au Canada pour répertorier le territoire conquis et faire part de leurs découvertes a leurs compatriotes, un peu à la manière de journalistes, ou l'hiver vu par les nouveaux immigrants (le plus célèbre étant Cornelius Krieghoff) qui donnaient ainsi à leur famille restée en Europe une idée illus- trée de leur nouveau pays.Qu'il n'y ail pas d'images signées par les Canadiens-français dans l'exposition ne devrait pas nous étonner outre mesure, notre art du temps étant pour ainsi dire exclusivement réservé à l'Église ou aux bourgeois dont on faisait les portraits.Nous nous reprendrons amplement pour ce qui est des paysages d'hiver à la fin du siècle ci même inlassablement jusqu'il nos jours.L'hiver des soldats anglais est un hiver de courses de traîneaux rouges, de descentes de pentes en toboggan et de promenades en ra- quettes, les sports très chic des bourgeois anglais de l'époque qui avaient une prédilection pour les env irons des chutes Montmorency à Québec.Un hiver de châteaux de glace et de paysages gelés comme des miroirs avec ça el la quelques Indiens chassant l'orignal.Il y a bien quelques scenes dramatiques de blizzards et de loups affamés, mais elles sont rares.Exécutées souvent par des topographes, ces images abondent de détails sur la diversité des traîneaux utilisés, les peaux île fourrure qui les tapissaient et les vêtements que l'on portait pour s'adonner a ces sports exotiques.Celte petite exposition est un ravissement et si vous ne connaisse/ pas le photographe montréalais William Notman.hàle/.-vous de découvrir ses photomontages el ses mises en scène considérables rehaussées à la peinture.Vous souhaiterez sans doute qu'on lui consacre une grande exposition l'an prochain, en cette année du 150e anniversaire de l'invention de la photographie.ivalu: Traditions du vêtement inuit .lu Musée McCord 690 ouest rue Sherbrooke.|usqu .m 29 janvier Ouand I hiver était roi iusau au 30 octobre Le Musée est ouvert du lundi manche de 11 h 00 » 17 h oo snuf le mardi Qui va sauter le premier ?DANIEL LEMAY a radio et la musique par- tagent avec le reste du monde la grande angoisse de mort qui se traduit quotidiennement par la question: qu'est-ce qui va arriver demain?L'information sur le sujet est rare parce que personne ne peut dire qu'il était là.Nous ne sommes certains que du passé, et encore.I lier en tout cas, ils étaient quatre à définir autant d'aspects de la problématique de la radio au Québec, vue de l'angle de la programmation musicale.Au colloque annuel de RadioActivité, la bible de la programmation musicale au Québec.Un homme de tendances, Alain Giguère de la firme de sondages CROP.La «carie socioculturelle» du Québec, dit-il, montre des signes de décloisonnement des goûts musicaux.C'est la génération des baby-boomers qui arrive à quarante ans et qui cherche de l'émotion.Sur la bande FM, les mêmes «hédonistes», selon l'expression de M.Giguère, écoutent du rock, du jazz, du classique.A la recherche du frisson éternel et personnalisé.Un homme au passé chiffré, Gérard Malo île la coopérative l'iliM qui mesure l'écoute de la radio el de la télévison.De ses bureaux sortent quatre fois par année l'information la plus vitale pour le monde de la radio: combien d'auditeurs, selon le sexe el l'âge, au quart d'heure, les chiffres servent a établir la carte de tarifs publicitaires el lotil le inonde, sauf Radio-Cana- da, est sur le nerf de la guerre: les dollars.Un homme de contenu, Pierre Rodrigue, directeur général de Musique Trans-Canada.La plus grande loi du monde, dit-il, c'est la loi du marché.Tout le monde la connaît: le «produit:» est « bon » quand le monde en achète et «mauvais» dans le cas contraire.L'affaire est de deviner ce qui va être bon demain: où est rendue la radio?où sont rendus les acheteurs de disques, qui ne sont pas tous des auditeurs de la radio?Les «gagnants», dira M.Rodrigue, sont moins ciblés dance, rock ou pop.On veut rendre le produit le plus accessible en jouant sur la périphérie de sa spécificité.Marjo n'est «pas si rock».et elle tourne à CKAC comme à CFGL.Nathalie et René Simard.plus rock qu'avant, tournent à CKOI depuis peu.Un homme de contenant, Claude Thibodeau, vice-président radio de Cogeco et directeur général de CIMF-MF, la grosse station de Québec.La radio, a dit M.Thibodeau.a de la difficulté a «générer du nouveau» parce que les programmeurs radio «détestent prendre des risques».Ils attendent que le voisin se mouille et s'il réussit, emboîtent le pas en autant que le cadre réglementaire, formules et quotas, le permette.En attendant, on joue safe avec les hits américains aux heures de grande écoute; comme le dit M.Thibodeau: «|e garde mon meilleur stock pour la grosse tablette».Une participante française.Monique Le Marcis.directeur des programme de RTL, s'est dile surprise que nos radios n'aient pas encore «introduit le classique» comme l'a fail RTL avec îles stars comme Pavaroiti.Karajan.Les radios françaises croient en leur capacité d'in- \t \t \t¦ i yp.*-> !\t \tI m \t y\" '¦' ¦ ¦ '\\ - '*-¦ ¦¦'M-i-/ vil < *: ¦ .-\u2022Hi, .\u2022 ':\t Marjo fluencer le marche en amenant les auditeurs à aimer tel genre musical.Pas les radios québécoises.A cause de l'étroilesse des marges de bénéfices, a expliqué Gérard Malo.les diffuseurs ne risqueront pas de compromettre leur son, de surprendre leurs auditeurs avec une atmosphère changeante.Plus le marché est petit, plus le risque d'erreur est grand.A Montréal seule, 21 stations se disputent le gâteau.En France, RTL a 9 millions d'auditeurs par jour.Le système porte de grandes contradictions.Les styles musicaux se rejoigent, se confondent, élargissent leurs cibles, lundis que la radio tend a se spécialiser, a se démarquer en se donnant un «sou» qui s'adresse a des groupes precis.Comme le souhaitent les annonceurs qui veulent vendre tel produit à telle clientèle.CKOI n'annonce pas les préarrangements mortuaires de «La vie après la vie»; CKAC oui.Il est toutefois un fait: malgré le son que toutes les radios veulent original, elles tendent toutes vers certains dénominateurs communs el il y a du traffic dans le MOR, le middle of the rond avec sa «belle musique de detente pour adultes contemporains»: 18 des 44 FM québécoises.50 p.cent de l'écoute.«L'originalité» tient plus au mélange des genres qu'à la fidélité à un seul.On cherche le bon mix.Faites l'expérience sur la bande FM de Montréal.Parte/ à CKMF vers la droite du cadran: C|FM, CKOI.CHOM.CIEL.CFGL.CITÉ.Tout le monde joue Marjo et Daniel Lavoie.A part CIEL qui ne passe de musique anglaise, tout le monde joue Phil Collins.Celte ressemblance provoque le zapping radiophonique; en pilonnant, on cherche des styles, des chansons qu'on est sûr de trouver un peu partout.La haute fidélité des auditeurs est mise à rude épreuve.Pour 'es garder, les managers de radio ce demandent qu'elle sera la foi mule gagnante demain.Dure t.dire.Les créateurs de radio, eux, se diraient: inventons une formule gagnante pour demain.S'ils pouvaient parler.LES 10 ANS DE L'ADISO A MUSI0UEPLUS ¦ Tous ces questionnements se développent dans le cadre de la lin de semaine de l'ADISO, qui distribue ce soir ses Félix aux plus méritants de l'industrie musicale.L'ADISO a 10 ans el MusiquePlus retrace son histoire a remission Transita I8h.Le Gala des Félix est diffuse aux lieau.\\ Dimanches île Radio-Canada a 20 h.Le marché français fermé à nos artistes DENIS LAVOIE Au terme d'échanges parfois acerbes entre producteurs québécois et représentants de radios françaises participant, hier, à la cinquième rencontre annuelle de RadioActivité qui se poursuit aujourd'hui, il appert qu'il est toujours très difficile pour nos artistes québécois de se faire une place sur le marché français.Nos vedettes y demeurent totalement inconnues et leurs disques non disponibles.Face à la concurence des stars américaines et vedettes françaises, nos artistes ne bénéficient d'aucune attention en France.Le noeud du problème serait l'absence de promotion des produits québécois, promotion qui incombe aux maisons de disques Iran-çaises.C'est simplement une question d'argent, devait déclarer en conclusion de l'échange en atelier André Di Ccsare, président de l'Adisq, renchérissant sur la declaration du directeur de cette association, Gaétan Morency qui disait : «Pour percer sur le marché français il faut consentir des investissements énormes pour faire face à la compétition.» A rencontre des représentants de radios françaises tel Marie-France Briérc (qui a contribué aux succès français de Charlcbois et Dufrcsnc) faisant étalage de leur intérêt pour les artistes québécois, un participant québécois, Michel Chamberland, a osé affirmer que les Français participaient peut-être à l'événement du week-end davantage pour profiter du voyage.L'atmosphère s'est échauffée, les échanges ont été vifs à l'occasion, le producteur Guy Cloutier avouant pour sa part n'avoir jamais pu intéresser les maisons de disques françaises au microsillon (qui s'est très vendu au Québec) îles chansons de Félix Leclerc interprétées par lohanne Blouin, sauf depuis la mort de l'illustre chansonnier.Il a de même laisse entendre que la maison de disques française qui distribue Céline Dion aurait manifesté peu d'intérêt à l'égard de la chanteuse québécoise qui a pourtant gagne le grand prix de l'Eurovision.Les Français se sont plaints pour leur part qu'à leur arrivée au Quebec on ne leur présente que des produits étrangers, dans les documents remis aux participants de cette rencontre annuelle.Une chose demeure, c'est que tous les intervenants québécois se sont plaints de ce que les Français ne s'intéressent pas aux produits québécois, alors que les médias québécois, dont les journaux, font une large place aux artistes français qui courtisent le marche québécois, comme Francis Cabrel ou I lerbert Léonard.Les seuls de nos artistes qui aient vraiment déjà l'ait leur marque en France demeurent donc Robert Charlcbois et Diane Dufrcsnc.à cause de leur personnalité, leurs spectacles (particulièrement renversants) ayant cause une sorte de choc culturel dans les années 70.Depuis.Les Français veulent qu'on offre une image américaine et les Québécois sentent le besoin de s'adapter au marché français, comme le fera Michel Rivard.Son gérant Alain Simard a du concevoir un album de grands succès el recourir aux services d'attachés de presse français pour y faire connaître le populaire au-teur-compositeur-inlcrprcle québécois.Autre exemple de malaise, malgré le succès actuel de Starmnnia.en nomination pour obtenir un prix Vietoire en France, les Que-bécois qui sont de la distribution (Martine Si-Clair et les frères Groulx) n'ont pas de disques ou vidéos à offrir, ce dont s'est plainte Catherine Raignier, directrice des variétés à la télévision française.En vedette A l'occasion de cette rencontre des gens du monde de la radio el du disque, on a remis hier des plaques commeinoratives aux artistes francophones qui ont figure pendant plus de 50 semaines sur le palmares RadioActivité des meilleurs vendeurs île disques, soit : le groupe français la Compagnie Créole.Daniel Lavoie.Céline Dion.Michel Rivard el le groupe Nuance. jazz et nouvelle musique^ LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 Renouveau de la musique pop au Chili ALAIN BRUNET collaboration spéciale Lorsqu'on imagine la musique pop chilienne en exil, on visuulise une bande de militants en poncho, le poing en l'air, la capine de laine sur le crane, récitant des psaumes gauchisants et douloureux sur un fond sonore des Andes.On n'est pas très loin de la réalité.Lorsqu'on imagine la musique pop chilienne qui n'a pas choisi l'exil depuis 73, on visualise une culture dégonflée, dénuée de vigueur créatrice, respectant les normes dictatoriales.Alors là, je puis vous dire que nous sommes tous dans les patates! Le passage du groupe Congre-so sur notre territoire désamorce effectivement ces préjuges.L'écoute de cassettes fraîchement conçues sur le territoire chilien m'a d'autant plus convaincu.Pendant toutes ces années de pénombre, une nouvelle musique a pris naissance; elle n'a rien à voir avec le trip folklo.Bien sûr, des groupes comme Inti lllimani ou Quilapayun projettent encore ce son foncièrement acoustique et folkori-sant.ctce avec brio.Comme partout ailleurs, le Chili faisait sa thérapie indépendantiste dans les années soixante, essayant de pondre une musique des racines allant de pair avec l'affirmation d'une nation opposée à l'impérialisme américain.Un peu comme dans le temps des boites à chansons au Québec, de la musique celtique en Bretagne, de l'affirmation de toutes les musiques pop du Tiers-Monde.Congreso: une musique actuelle «souterraine» Congreso, a aussi fait le trip des racines.Or d'après ce que j'ai vu au Club Soda mardi dernier, cette musique s'est aussi imprégnée de jazz, de rock progressif, de musique contemporaine «sé/icuse».Très instrumental, pour une musique chantée, un peu retardataire par rapport à la nouvelle pop occidentale, mais solide, complexe, fort bien exécutée.Vous pouvez encore vérifier vous-mêmes; le groupe se produit Institut Canadien le 23 à Québec, à L'Air du Temps du 26 au 30, le 31 et le premier novembre au Kilomèt-rheure, les 2 et 3 au Bar d'Au-tcuil à Québec, peut-être au Bambou à Toronto.Sazo Barison, un chanteur barbu qui n'a rien d'un vieux freak malgré les apparences, me raconte la progression du groupe, et en français s'il-vous-plait \u2014 le monsieur a fait un doctorat en philo à l'Université de Louvàin, en Belgique, rien de moins.«Avant la dictature, on avait enregistré deux disques et on avait fait des émissions à la télé.|c crois qu'à l'époque où Allien-de était là.il y avait un éclatement culturel.On avait alors joué pour le gouvernement, mais on maintenait une indépendance, on ne voulait pas appartenir à un groupe politique.On faisait partie du peuple en marche», raconte-t-il.Puis vint la répression, la nuit, le voile sur la culture.Une situation impossible?Quilapayun, Inti lllimani et Los Jni- vas, alors les autres groupes importants sur la scène nationale, étaient en tournée européenne; ils ne sont jamais rentrés.«On est le seul groupe important qui est resté.C'était un pari: avec une dictature, il y a une espèce de nuit qui tombe, mais il y a un autre soleil qui se lève.Vous savez, toutes les dica-tures sont menées par des cons et la censure est tout à fait arbitraire.On a alors développé une me des blessures, pas comme un manque de courage; il leur fallait poursuivre leur carrière ailleurs.Maintenant.Quilapayun et Inti lllimani reviennent chez nous.Lors de la fétc du non, le 5 octobre dernier, on a tous joué ensemble.Il n'y a pas eu de discours politiques, mais rien que de la musique.On était heureux, on pleurait de joie, c'était un grand pas pour le peuple d'avoir voté, de dire non à Pino- Sazo Barison HP» PHOTO ROBERT MAIUOUX, U Presse sique qui n'a rien à voir avec l'identité nationale.L'affirmation latino-américaine semble plutôt l'emporter.En plus d'avoir digéré les «vieux» groupes folklorisants \u2014 Congreso représente tout de même une certaine avant-garde pour leur génération\u2014 , j'ai écouté de nouvelles formations de la scène chilienne.Comme partout en Amérique latine, le jazz fusion s'avère un idiome très important.À ce sujet, un groupe m'a passablement impressionné: Fulano est un genre d'extrapolation de la musique latino-brésilienne d'Airto Moreira et de Flora I'urim, avec des éléments de rock progressif, en plus de mettre en valeur une chanteuse, assez impressionnante merci, qui s'appelle Ariette jcquier; ses puissantes inflexions, ses rugissements sont parfaitement convaincants.Belle découverte dans le genre; d'autres groupes de fusion progressent, comme Cometa, En-samble et Huara.Mais il y a aussi le rock, qui devrait prendre une place de premeir plan, probablement supérieure à celle du fusion.Par exemple, Los Prisoneros pondent un rock direct, un rock de guitare très différent de Congreso, un rock qu'on dit dénonciateur, qui ramasse une bonne portion du public jeune.L'enregistrement révélait toutefois une pauvreté certaine dans la production, ce qui est tout à fait normal.Parait qu'il existe égale- Le groupe Congreso espèce de double langage.On a commencé à jouer dans des collèges, des petites salles, on a développé une façon souterraine de faire de la musique, on a réussi à enregistrer des disques en Argentine, ça a été bien pour nous car nous n'avons pas perdu le contact avec la réalité.Nous avions des chansons un peu tristes, goudronnées, mais elles ne sont vraiment pas toutes comme celles-là», raconte le chanteur-philosophe.\u2014 Mais le découragement vous atteignait-il, par bout?\u2014 Sûrement.Moi j'ai été absent du groupe pendant sept ans.| e suis allé en Belgique pour faire des études de philosophie à Lou-vain.\u2014 Mais pourquoi rentrer après sept ans de liberté en Europe?\u2014 |c crois que mon devoir était au Chili.\u2014 Et ceux qui sont partis, comment les perceviez-vous?Des gens qui ne faisaient pas leur devoir?\u2014 Chaque personne est libre de choisir son propre destin.|e crois que pour nous, c'est très, douloureux d'avoir des fils qui quittent la famille.|c crois que ces départs étaient perçus com- chet.Ce n'est évidemment pas terminé, mais il faut continuer», d'affirmer Barison, pour le moins optimiste.Nouvelle musique chilienne Trêve de dicatature, parlons de cette musique chilienne, absolument pas diffusée en dehors de ce pays qui voit la lumière apparaître au bout du tunnel.Bien au-delà des reliefs chiliens dans leur musique, les gars de Congreso croient à une identité latino-américaine: «Notre travail sera toujours sur une base latino-américaine, avec la joie, les phrases et la liberté du jazz.Le ryhtme, les couleurs, l'harmonie.il y a des caractéristiques communes, mais nous faisons aussi une musique mondiale», affirme le percussionniste du groupe, Sergio Conzales.Et l'identité chilienne?«Il y a la question question rythmique, la cucca, la danse nationale, la musique amérindienne, les mots que nous utilisons, ajoute le percussionniste, qui ne pourra évidemment pas appliquer ses principes aux nouveaux venus de la scène pop qui font une mu- ment d'autres formations rock qui montent: FJectrodomestico est l'une d'elles.Pauvreté dans la production, un dénominateur commun dans toutes les cassettes que j'ai audi-tionnées.Economiquement comment survit-on au Chili?«Une maison de disque va nous endosser, sans aucun appui promotionnel.La production chilienne est artisanale.On les met dans les magasins, mais il n'y a aucun appui promotionnel.On a nous-mêmes produit nos disques, on a fait nos contact; la maison de production prête le studio, mais la réalisation est faite par nous.Nous sommes interdits à la télé nationale.Mais aussi il y a des concerts massifs où l'on peut gagner quelques sous.La vie économique s'assume à l'extérieur du groupe.On est mieux que les gens qui sont pires», explique Barison dont le groupe endisque sur étiquette Alerce.Mais atten-dez-voir.Attendez que l'Amérique latine soit pourvue de moyens techniques comme les nôtres! Ça va péter très fort.[.'American Ballet Theatre danse Offenbach à Paris Agence France-Presse l'Ait IS ¦ L'American Ballet Theatre (ABT), la compagnie d'un des plus grands danseurs du monde, Mikhail Barychnikov, a effectué un retour remarqué à Paris avec une spectaculaire représentation de les «Gaités Parisiennes», sorte de ballet-bouffe où les costumes sont signés par le nouvel «enfant terrible» de la Couture française, Christian Lacroix.Devant un public visiblement ravi, la troupe américaine, qui n'avait pas dansé à Paris depuis onze ans, a fait revivre l'atmosphère des cabarets de la «Belle Epoque» des années 1900, et s'est lancée dans un french cancan endiablé sur la musique d'Offen-bach.Pour ce ballet de Léonide Mas-sine, célèbre directeur des ballets russes, créé il y a 50 ans, Christian Lacroix (37 ans) a imaginé des costumes volontairement tapageurs : il a mélangé pois et rayures, fait hurler les couleurs des robes des «cocottes», multiplié les volants et les froufrous, inventé des échafaudages fleuris en guise de chapeaux .En l'absence du «maître» Barychnikov, (40 ans), qui a subi trois opérations au genou, et dont les apparitions sur scène sont de plus en plus rares, c'est une des vedettes de la troupe, (ohan Ren-vall, qui interprète avec exubérance et virtuosité le rôle central du milliardaire péruvien fraîchement débarqué à Paris.Autre vedette du spectacle de l'ABT, Leslie Browne, qui interprète dans un style dépouillé et très expressif, le rôle clé de «Pil-lar of Fire», ballet dramatique, sur une musique d'Arnold Schoenbcrg.présente CALENDRIER ENEMEUTS Lai Presse Gala 25e anniversaire du PARTI RHINOCÉROS Remontrez les mndidats! .PrixTj'entrée: 5 $ SOIRÉE DANSANTE BIG BAND a SALSA \u2022 ROCK & ROLL a De France.\t\tJeudi ISABELLE MAYI\tEREAU\t| 27 octobre En supplémentaires PIERRE FLYNN\t\t28 et 29 octobre Avec un tout nouveau spectacle LE GROUPE SANGUII\t\tdu 2 au 13 H novembre Ztr LADYSMITH BUCK MAMBAZO\t\tDimanche 13 novembre Le son0 alternatif de France.\t\tMercredi BERURIER\tm\tI 15 novembre i 21 h Al STEWART\t\tJeudi 17 novembre LE SPECTACLE .MOIS Oscoupez le fac-limite ci-dessous cl écoulez CKOI-FM tous Ici loirs 191) pour uvoir où rechanger pour obtenir un veritable billet gratuit.¦/S//S//S/SS//SSSS/SSS/SSSSSSSSSSSSSSSSS/SSS/S/S/SSSSS/SS/SS.uinmait JPBC,ALHALLOWEEN Vendredi imois 28octobre I SPKTKU » < Party Zydeco avec Zùcharv Richard 23h30 Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Bernatchez 11:00 O \u2014 Aujourd'hui dimanche Animation Denise Bombardier et Robert Desbiens.Parmi les sujets: Comment la télévision couvre-t-elle la campagne électorale?Discussion sur les déboires du parti libéral.19:30 es \u2014 Hockey Les Nordiques de Québec affrontent les Rangers de New York.20:00 B \u2014 Les Beaux Dimanches Gala de l'ADlSQ.distribution des Félix 88.Avec Yvon Dcschamps.Dominique Michel.Denise Filia-trault, )ean-Guy Moreau, lean-Pierre Ferland, Ding et Dong et André-Philippe Gagnon.Invités: lohanne Blouin.Pierre Flynn, Mit-sou et Mario Pclchal.20:00 Q3 \u2014 7 jours Emission hebdomadaire d'information et affaires publiques animée par Pierre Nadeau.Parmi les sujets ce soir: Claude Ryan parle de l'éducation au Québec; les Cris du Lac Lubicon; et un éditorial de Michel Roy sur le débat des chefs.HORAIRE REVISE 23:55 o \u2014 Star Trcck \t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00 20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 e\tDécouverte (18h02)\t\tDisney: La Fiancée de Boogedy.(Ire de 2)\t\tLes Beaux dimanches: Les Félix 68.Gala du Xe Anniversaire de l'ADISO.\t\t\t\tLeTiféjoumal(22h45)\tSportsMProv.\t''Europe 51\" GD\tDisney Magie I: \"Condorman\".(17h00)\t\t60 Minutes\t\tMurder, She Wrote\tMini-series: Jack the Ripper, (dm de 2)\t\t\t\tSunday News\tHoneymooners(23h15) ©\tNFl Football (13fi00)\t\tThe Magical World of Disney: \"Goon.es\".\t\t\tNBC Sunday Movie: \"DancingTil Dawn\".\t\t\t\tMAS.H.\tItfeforce\" O\tThe Magical Workj of Disney\t\tThe Raccoons\tThe Beachcombers\tMovie special: \"Martha, Ruth and Edie\".\t\t\tSunday-Report\t\tVenture\tNewswatch O\tALF\tLa Belle et la bête\t\tUn homme au (oyer\t7 Jours\tCinéma du dimanche: \"Alamo Bay\".\t\t\t\tNouvelles TVASports\tLesEnfantsOubliis Ot\tALF\tLa Belle et la béte\t\tUn homme au foyer\t7 Jours\tCinéma du dimanche: \"Alamo Bay\".\t\t\t\tNouvelles TVASports\tLes Enfants Oubliés o\tNewsline\tQuestion Period\tIncredible Sunday\t\tWS\tMini-series: Jack the Ripper, (dem.de 2)\t\t\t\tCTV National News\tNightline ®\tTV 8 News\tABC News\tIncredible Sunday\t\tMission Impossible\tABC Mini-series: North and South, (dem.de 2)\t\t\t\tNightbeat\tNews(23h15) ©\tDécouverte (18h02)\t\tDisney: la Fiancée de Boogedy (tie de 2).\t\tLes Beat» dimanches: Les Félix 88.Gala du Xe Anniversaire de l'ADtSQ.\t\t\t\tLeTèlèjoumal(22h45)\tSports'Pol.Prov.\t\"Europe 51\".03\tIci Montréal\tU Belle et la bêle\t\tUn homme au foyer\t7 Jours\tCinéma du dimanche: \"Alamo Bay\".\t\t\t\tNouvelles TVASports\tJustice pour tous m\tPuise\tTravel, Travel\tIncredible Sunday\t\tW5\tABC Mim-senes: Jack the Ripper, (dem.de 2)\t\t\t\tNational News\tPulse \tDécouverte (tSh02)\t\tDisney: La Fiancée de Boogedy.(Ire de 2)\t\tLes Beam Dimanches: Les Félix 88.Gala du Xe Armiveraire de l'ADiSQ.\t\t\t\tLeTélej«jmal(22M5)\tSports/Pol.Prov.\t\"Europe 51\" 09\tPaîse-Partout\tC'est la vie\t\tBiorxfhM.Ferron\tParier pourparler Se guérir soi-même.\tCinema: \"U Grand Couteau\".\t\t\t\tLe Clap\tVagabond.(23h10) \tABC News\tWheel ol Fortune\tIncredible Sunday\t\tMission Impossible\tABC Mini-series: North and South, (dem.de 5)\t\t\t\tWeekend Report\tTwilighlZone(23h15) ©\tTéléclub Jeunes» (17h30)\t\tIci bal la vie\tScience en images\tCiné-nostalgie: 'te Voyage surprise\".\t\t\tLa Nuit sur l'étang\tA comme artiste\tLe Lys et le milium\t \tAll Creatures Great and Small\t\tWild America\tNaturescene\tNature: A Season in the Sun.\tMasterpiece Theatre: A Perfect Spy.(2e de 7)\t\tThe Irish R.M.\t\tMysteryi: Cause célèbre, (dem.de 2)\t S9\tLes Carnets de Louise: Marcel Béhveau\t\tCaméra 68\tLe Hockey à 0 jatte s Saisons: les Nordiques de Québec vs les Rangers de New York.\t\t\t\t\tLe Grand Journal\tCoup de soleil\tCametsdeLouise(R| \tThe Power ol Choice\tCe News Magazine\tUpstairs/Downstairs\t\tAll Creatures Great and Small\tMasterpiece Theatre: A Perfect Spy.(2e de 7)\t\tMysteryi: Cause célèbre, (dem.de 2)\t\tIn Search of the Trojan War (Se de 6|\t ©\tCiné 16: \"Vingt ans d'absence\".jl7h2fl)\t\tLe Journal de TFI\tSon Français Am.\tApostrophes: Revel l'autre Jean-Francis.\tThalasst(2th1S)\t\tNord-Sud\tJupiter 81\t\tLe Journal de TFI \tTransit\tMusique Vidéo\t\t\tMusique Vidéo\tMusique Vidéo\t\tNuMusik\t\tMusique Vidéo\t 03\tNadine (17h30)\t\tRaising Aniona\t\t\tWeeds\t\t\t\tNo Way Out\t m\tPirates\t\t\t\tLes Vrais durs ne dansent pas\t\t\tBoh et déboires\t\t\t \u2022 Changement de dernière heure.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 E3 Le secret du succès ¦ Def Leppard et INXS n'ont pat.grand chose en commun.L'un est britannique et donne dans le hard rock, l'autre est australien et produit du pop plus proche du rhythm 'n' blues.Mais ces deux groupes ont passé le plus clair de 1988 dans le Top 10 des palmarès au Québec comme ailleurs.Cette semaine encore, Hysteria de Def Leppard, à sa 56e semaine, est en tète des microsillons et au troisième rang des disques compacts.Kick de INXS remonte en sixième place parmi lès microsillons et se retrouve au sixième rang des CD.Leur secret?Ce sont là deux disques pleins de chansons à succès.Comme Love Biles qui prend la relève en tète des 45 tours \u2014 et des vidéo-clips de Musique Plus \u2014 et Never Tear Us Apart qui fail son entrée dans le Top 10.À souligner également le départ fulgurant de U2.Dès la première semaine, le double Rattle and Hum est troisième parmi les microsillons et deuxième chez les CD.La chanson Desire s'approche lentement mais sûrement du sommet.Au palmarès français, c'est Martine Chevrier qui, à sa 21e semaine, a délogé Danielle Od-dera de la tète des 45 tours avec sa chanson Danser pour danser.Du côté des microsillons, faudra surveiller le Rendez-vous doux de Gerry Boulet qui s'installe au huitième rang à sa i'oisième semaine.MICROSILLONS FRANÇAIS CS SD NS ARTISTE- titre - compagnie 1 1; 6 GINETTE RENO NE M'EN VEUX pas MELON-miel MM-509 CD SELECT 2 2 S PATRICK NORMAN SOYONS heureux STARSTR-8009 C0 select 3 2 17 RICHARD SÉGUIN JOURNEE D'AMERIQUE AUDIOGRAM AD10024.SELECT 4 4 28 J0HANNE BL0UIN MERCI FEUX PGC-SMCO-'SEIECT 5 S 72 MICHEL RIVARD UN TROU DANS LES \u2022 NUAGES AUDIOGRAM AD10C09 SELECT 6 10 2 ALAIN M0RIS0D/SWEET PEOPLE Photographies Kosmos KOSX-Î06 ¦ C0 Groupe de musqué Trim-Canada 7 6 9 CLAUDE BARZOTTI Ses grands succei C:~sGS-2619 ! Groupe de -.:.:>.Trins-Canada 8 11 3 GERRY BOULET RENDEZ-VOUS doux double D0-3000S cd SELECT 9 10 40 MARIE-DENISE PELLETIER à l'ÉTAT pur KEEEC DISQUE kd-ESI GROUPE DE MUSIQUE TRANS-CANADA 10 9 22 PIER BÉLAND CHANTE l'AMOUR STARSTR- eooa co select 45 TOURS FRANÇAIS CS SD NS TITRE-ARTISTE-COMPAGNIE 1 2 21 DANSER POUR DANSER MARTINE CHEVRIER STARSTR-3033 SELECT 2 3 7 MARILYN & JOHN VANESSA PARADIS POLVO0RPOS-1013 POLYGRAM .3 1 21 L'AMOUR TENDRE DANIELLE ODDERA ULYSSE UL-731 4 8 5 LES CHINOIS UITSOUISBEN IS-IS-559 select N 5 4 7 LA DEUXIEME VOIX GINETTE REN0 MELON-MIEL MM-23 SELECT 6 5 9 JOURNAL INTIME Nuance Ista IS-U I» M i%tl\"tLATÏlQ 5Tj CATHERINE 0 666 6971J 1:30-6:50 VERSION 0.ANGLAISE VERSAILLES © PLACE VtRSAUfS tara Tous Itt tolrt 7:10-9:30 dln 12:10-2:30 4:10-7:10-9:30 Toui Ici tolrt 7:30-9:40 \u201e dim 13:20-3:40 iÏÏZSS/1:01-7:20-9:40 .un nus m a»upi mac 8s SIMJUNII UNIVERSITE ® SM STEQMIIWt E B40QQ4I, Tout let tolrt | 6:30-9:15 dln 1:00-3:41 C:30-9:lb EL DORADO CARLOS SAURA VERSION FRANÇAISE VERSION FRANÇAISE Le PARISIEN © 1:30-4:00 6:41-9:20 «Si vous voulez d'un film qu'il vous détende, ne cherchez plus.Ce film comique est un petit bijOU.» _ Bill Brownstein.THE GAZETTE __AmyIrving Crossing! Pelancey Les Cauchemar?^He«\\ï :\\l ',1 -K( iS DEAD RINGERS version o.anglaise An ASTRAL FILMS Release PERDU pool LA SOTTISE, L'ABSURDITÉ, L'INHUMANITÉ DE CETTE GUERRE, DE TOUTES LES GUERRES, SONT DÉMONTRÉES.La Presse 14.YORK © Iwy STE CATHERINE O 5, 12 1 s\" i) 9= 12:40-3:10 00-7:10 LOEWS © 954 STE CATHERtHE O DORVAL 12:20-2:40 4:11-7:11 9:40 Tout lot tolrt 9:30 dim 1:00-9:30 version o.anglaise w&ndi v.française do: METRO GOLU»ï\\ rgT?I ~l» A FISH CALLED WANDA MMER i-S-ll \u2022ptArooN- Etait un cm venant do coeuk STfOK est un cri venant des tripes.VERSION O.ANGLAISE nninOLETY STERËÔl ^OWSnCATHCRIHEO tosfraoïj 12:21-3:41 1:01-7:31 9:41 Le PARISIEN © 400 STE CÀTKHIHC O MO MM, «Depuis son interprétation de «COLOR PURPLE» le talent de Whoopi Goldberg a pris son essor.» r i HXm^ b- IMPERIAL © 1:00 4:41 8:00 c> ^VERSAILLES © PLACE VÏRSUJXS Tous lot tolrt 1:00-9:31 Tout let soirs 9:30 dim 1:00-9:30 -nnoo\"»\"\"»\" DORVAL La«ofc*oo\"v*i ¦Tout les soirs 7:01-9:11 d'.m 13:41-3:41 _ 4:11-7:01-9:11.\u2014 WNEW-AM RADIO NY Clara's IHeart Whoopi Goldberg VERSION O.ANGLAISE LOEWS ® VA STE CATHERIStO «Eddie Murphy le vrai prince de la comédie.» \u2014 Pat Collins.MVOH-rv .on anglais aux LOEWS, FAIRVIEW m DU PARC.L'histoire d'un homme, d'une femme et d'un lapin dans un imbroglio.L'ennemi n'est pas la r-g^ seule cause de la guerre.| Jjmj GENE DANNY HACKMAN GLOVER mTUi\\ PRH\\CE AfT i i\\EW YORK il version française de: COMING TO AMERICA LAVAL O-HTIll LAVAL GREENFIELD PARK LST9BOtA tascmemau CINEMA V 5160 SHCBDTOOnEO 460 5519^ Tout lot tolrt 7:11-9:30 dim 13:30-3:41] 4:iO-7:lS-9:30j '.^VERSAILLES © PLÀCr VEdSAILUb Tous lot tolrt 7:00-9:20 dln 12:00-2:20 4:40-7:00-9:20 Tout lot soirs 7:01-9:21 dim 12:01-2:20 4:40-7:01-9:21 Tout les soirs 7:00-9:30 dim 12:00-2:20 4:40-7:00-9:30 [JMHJ.IIHN'B»! V*aOSTE CAT Ht MINE O B66MM.J LAVAL '-.^VERSAILLES © 12:40-2:10 7:11 Tous les soirs 7:30 dim 1:00-3:10 7:30 Tous les tolrt 7:30 dim 13:31-2:41 7:30 ¦lllASlO imiouoh cchumii* rKruns oi c »>x»r o tB9M59j 7:)0-9:30 13:00-2:21-4:41 7:01-9:40 Tout let tolrt 7:10-9:30 dim 12:11-2:20-4:40 I DEBRA WINGER TOM BERENGER ' l.\\ \\l\\l\\l)KOIT.m DIA13LK version française de: BETRAYED Le PARISIEN © L«80gTE CATXWNC O tÊt IWft CINÉMA DU PARC ! Tous Us soirs 1-9:30 :3O-3:41-l:O0I A lous \\mm i Il 7:11-9:30 \u2022dim 13:30-!/ 7:11-9:30 LAVAL I COfTM i *vai Tout» !r« inlri 7:0S-5:2i dim 12:0^-2:20 3S-7:0S-9:2i ¦rVERSAILLES © 1:00-3:40 6:30-9:11 Tout les soirs 6:30-9:00 dim 1:20-3:10 6:30-9:00 Tous les soirs 6:20-9:00 dim 1:00-3:40 6:30-9:00 Trioos.\"*- »n>it>\u2014 cln*'3S PLATEAU »JKy.1-ROvAL f GREENFIELD PARK Î.HBOIH T«0«PI *ll ^.1 j:t pieces, rénove, bois tronc, terrasse, 843-6684 jour, 527-5241 soir.CENTRE-VILLE, près parc Lafon-taine, neuf, 7 chombres, climatisé, fover, verrières, stationnement, 13?,0foS, 527-7420, 871-6992.CENTRE VILLE Près Me Gill, Rovol Vie.Béton, ascenseur.Vue sur lo ville et montoone.Rénovations superbes.Grond 4 >, solle manoer, $113,000.E«tra orand.S' -, Semc etooe, S!45,000,3emcétage$140 000.6 -: coin, dernier ctaac, 2 bains, $185,000.fleaociobles.Aiitres condos edifice adjacent.Ouvert samedi-dimanche de lh o Sh, ou sur render-vous, 406, Avenue Des Pins ouest, «72.John Foch 937-6488 845-1259 CENTRE-VILLE condo sur 2 niveaux, 1700 pi cor., renovation de aualite supérieure.Faut voir.842-5638.CENTRE VILLE Près Me GUI, Rovol Vie.Béton, ascenseur.Vue sur la ville et montoone.Rénovations superbes.Grond 4' -, salle manoer, $113,000.E>tro orand, 5'.-.5cmc étaae, $145,000,3emc etooe $140,000.6'.-: coin, dernier etooe, z bains, $185,000.Neaoclobles.Aufres condos edifice adlacent.Ouvert samedi-dimanche de lh a 5h, ou sur rcndei-vous, 406, Avenue Des Pins ouest, «72.John Foch 937-6488 845-1259 442 CONDOMINIUMS, I 13 COPROPRIÉTÉS chomedey 4 pièces, aubaine.Libre.S59,900.M.Bourdeou 661-2267, 682-0101.Remox 2000 Crtr.CHOMEDEY, condo 85, 6 olcccs, entree lav.sec.orand balcon, stationnement, 60 0005.Pos d'o-oent.334-8577; 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Et toc pour La Didascalie peremptoire! Les gens de la revue notent sans broncher; cela sera retenu contre elle dans leur prochain dossier, c'est tout! Mais pour le moment, elle s'en fiche: « La diagonale, conclut-elle, c'est la ligne de force des années quatre-vingt ! » \u2014 Ça veut dire quoi, obsolète?demande Myriam à Gabriel.\u2014 Ça veut dire con dans le sens de pas fin, comme Célestin.\u2014 Ah! fait Myriam.tu lésais pas! Quand son frère doute du sens d'un mot, ij traduit par «con».Elle repense à Célestin, à qui elle a envoyé trois lettres déjà; il fait semblant de ne pas les avoir reeues! Elle l'imagine lisant ses lettres et les montrant à ses chums, des vieux de treize ans qui ricanent et se moquent.Comme s'il avait suivi le fil de ses pensées.Gabriel lui prend la main et dit: «Excuse-moi, Myriam.» Elle revient au théàlre où des mots incongrus revoient dans l'air mauve.Les choses ont pris la tournure d'une joute oratoire que Gérard mène Avec entrain.Soutenu par Duquette et Valentin Lenoir pour lesquels il se sent soudain une immense compassion fraternelle, il a repris son aplomb.\u2014 |e refuse déjouer un personnage masculin aussi négatif, dit-il.|c ne serai pas le complice de vos machinations castratrices! \u2014 Moi itou, moi itou! disent Duquette et Valentin.\u2014 « La mutinerie des machos!» annonce Pal-myre Duchamp en battant des ailes.Elle est installée au comptoir du bar et ses longues jambes flottent dans le vide.\u2014 Yes sir! réplique Gérard.Tu crois pas si bien dire! Il se tourne vers les deux autres: \u2014 Les gars, on fait la grève sur le tas.\u2014 Da, da, da, répondent les gars.De petits nuages noirs passent au-dessus de leurs tètes.La pompeuse de steam ponctue ainsi chacune de leurs répliques.«C'est joli comme effet, dit Tonio à Adrénaline, l'aime!» Gérard lance un autre argument et relance la salle qui répond à qui mieux mieux.Tout y passe: le machisme, le vérisme, le coolisme, le post-modernisme, le misérabilisme, les tarifs de l'Union, le prix du pétrole, le prix de la livre de beurre, l'écologie, la matriarcal, les pratiques gouvernementales en matière de dépannage artistique, l'opportunisme, lu loi 101, la parlure scénique, les niveaux de langue, le réfèrent théâtral, le réfèrent théâtral, le réfèrent théâtral, c'est là que ça bloque! \u2014 C'est toujours des clichés d'Irlandais, avec Maryse O'Sullivan, dit Adrénaline.C'est pas ça.les vrais Irlandais de l'IRA! On escamote le réfèrent et sa charge politique! |e me plaindrai à la Commission des droits de la personne.\u2014 Bullshitcusc comme que t'es! dit Marie-Lyre.\u2014 Toi, Marie-Lyre, continue Adrénaline, t'as pas mentionné les autochtones, dans ton morceau de rap.C'était biaisé! T'as pas tenu compte de l'impérialisme américain! Marie-Lyre pâlit et dit «shitt».Pour elle-même.\u2014 Madame Taillefer est un peu simpliste, dit Maryse, et jamais contente! Laisse tomber, MLF, donne-toi pas la peine de lui répondre.Marie-Lyre sourit à Maryse et suit son conseil.Adrénaline a l'air dépitée; elle trouve la dramaturge O'Sullivan inutilement cinglante, avec un zeste de vulgarité: elle serait même capable de l'envoyer chicr devant Tonio! Tant qu'à se faire écorcher, aussi bien périr sous une main plus élégante! Rageusement, elle se lève et décide d'aller se faire casser la gueule au bar où Palmy-re l'attend les ailes déployées.Cela la distraira de sa honte, car elle meurt de honte; leur comportement a tous transforme la répétition en chicane de famille! \u2014 Le show est trop « basic », continue Géra ni.\u2014 Sic, sic.sic, clament ses acolytes.\u2014 La Pocatière hptoplastiquo 2, dit Linda, ça, c'était de l'art antibasique! C'était le pied! \u2014 Qu'est-ce que c'est La Pocatière?demande Tonio.Parce que si c'était vraiment leptoplastique.il eut fallu l'en aviser: c'est lui qu'a le visa de la leptoplastie mondiale.\u2014 C'était un show dont le propos était la justification verbeuse de l'absence de propos, dit Marie-Belle.Un show remarquable parson utilisation purement gratuite de diapositives mal cadrées et hors foyer.Elle regrette aussitôt cette longue réplique et ajoute, à l'intention de Tonio et Linda: \u2014 Vous pouvez mettre votre fion dans la mutinerie si vous y tenez.Mutinez, mutinez, mais ne nous faites pas perdre le beat! Mais Gérard y veille.11 arpente le plateau en repétant que plus jamais une femme ne lui tripotera l'humanité, la sensibilité, la disponibilité, la vacuité, la virilité, le gué, 6 gay! Il a l'air d'un écorché vif que de méchantes sorcières pleume-raient depuis des siècles et des siècles d'injustice sociale.Maryse comprend qu'il n'attaque pas seulement son texte, mais que son mal vient de plus loin, de plus creux, cela remonte peut-être même au Moyen Age.Elle l'imagine, déambulant dans un Moyen Age de bande dessinée, il traîne sur la place de Grève, sans son haut-de-chausse.il n'a que sa culotte qui ressemble étrangement à une combinaison, il se lamente et il porte une combinaison sale, rose saumon.Du fond de la salle, Rex Tétrault fait maintenant écho au réquisitoire du trio en lançant des yiak yiak aigus! «De quoi je me mêle, toi?lui murmure l'assistante dans son walkie-talkie.On est des personnages low profile, oublie-le pas!» Puis elle lui demande s'il n'aurait pas plutôt le goût de faire sa job et d'aller séparer les deux pugilistes du bar.«|e touche pas aux femmes, répond Tétrault, ben bon pour la Taillefer!» En fait, il a le kick sur l'almyre et il ne voudrait pas être obligé de la disqualifier; il n'est pas sur que ses manoeuvres soient tout à fait orthodoxes.Elle tient Adrénaline solidement collée au comptoir que Benoit a dégagé pour la circonstance.Adrénaline fume trop et ne s'entraine pas assez, l'almyre a nettement le dessus, elle l'aveugle de ses ailes de cellophane.Sur le plateau, ça continue de chauffer, c'est devenu très physique tout en n'étant pas du tout basic, Gérard arpente toujours la scène, mais il fait des variantes.Il s'élance sur le mur de gauche, peint en vert Frankenstein, puis vient au centre, se frappe le front, fait mine de s'enfoncer les doigts dans les yeux et se précipite sur le mur de droite.C'est une pratique courante, chez La Sultane, d'utiliser ainsi les murs.Dans chaque spectacle, si différent soit-il.il y a toujours une séquence que l'éditorialiste de La Didascalic appelle malignement la «phase du mur»: pour une raison ou pour une autre \u2014 ou sans raison \u2014, les comédiens s'y précipitent invariablement.Ils ont développe une grande habileté a le faire.Depuis son entrée au théâtre.Gerard de Villiers s'est plié à cette règle et il est devenu relativement habile avec ses pieds.Entre chaque lamentation, il imprime sur un des murs la marque de ses souliers à un mètre du sol.Puis, les deux autres gars répètent en substance son propos et en font autant.C'est beau! Mais affublés de combinaisons rose sale comme ils le sont \u2014 Maryse a maintenant impose la combinaison aux trois \u2014.ça manque un peu de sérieux.«|e me défends comme je peux, se dit-elle, avec dfc petites combines.» Nullement conscient du costume ridicule dans lequel il performe, et consé-queminent nullement atteint moralement, le trio continue de plus belle, même que ça commence a faire un peu beaucoup.«C'est du temps perdu, ca».dit l'assistante au directeur matériel qui passe par là.«Du niaisage, répond le directeur, parle-moi-z'en pas, je fais du sang de punaise!» «Du niaisage de Chevaliers de Colomb», pense Maryse: dans leurs combines abîmées.Frozen et ses acolytes ressemblent à des Chevaliers de Colomb en pleine séance initiatique, c'est ainsi qu'elle a toujours imaginé la chose.Ils sont les Chevaliers de Colomb de l'after wave, les Seigneurs du ressac.Il ressort du discours de Gérard qu'il eût préféré travailler avec un grand metteur en scène mâle américain plutôt qu'avec une petite metteure en scène femelle montréalaise.La situation est claire: après quinze ans de féminisme et d'affirmation nationale, les preux chevaliers remettent les choses à leur place, le juste sens des valeurs nous revient! \u2014 Je comprends pas où tu t'en vas avec ta mise en scène, dit Gérard.Prends Bob Wilson, par exemple, on dirait que t'as pas vu ce qu'il fait! On dirait que t'as pas lu Stunislavski! \u2014 l'ai vu et j'ai lu! dit Marie-Belle.Seulement, moi, je fais autre chose! S'il y en a encore un seul qui lui cite Wilson, elle pense qu'elle va l'égorger! \u2014 |e m'habituerai jamais à l'eau, dit Gérard, le vois pas le rapport avec le texte.\u2014 Le bassin d'eau est un symbole, dit patiemment Marie-Belle.Il représente tous les lavoirs, tous les éviers, tous les lacs du pays, du monde entier! \u2014 |e m'habituerai jamais au sang! Y en u trop, c'est monté trop réaliste, et je vois pas le rapport avec l'eau.\u2014 C'est pas du vrai sang, voyons.Gérard! C'est un baril de teinture rouge, et vous vous trempez ostensiblement les mains dedans après chaque mort! Si c'est ça que tu trouves réaliste! \u2014 Mais la scène de la fontaine, je la sens pas! |e la vois pas et je vois pas le rapport.\u2014 |c vais te faire un aveu, dit Marie-Belle: JE M'EN FOUS! Si tu vois rien, fuis-nous voir quelque chose, si tu sens rien, tâche de nous faire sentir quelque chose! FAIS SEMLANT, c'est ça ton métier! Gérard est debout au milieu du plateau, désarçonné par autant de cynisme.Les nuages noirs s'amoncellent autour du trio.La machine de la pompeuse s'est emballée et elle ne parvient pas à l'arrêter.Il y a un silence et, dans ce silence, métallique et désarmant, le patin de Myriam, retenu trop mollement à son pied droit, se détache et descend jusqu'au milieu du plateau.Il s'immobilise aux pieds de Gérard dont la tête est complètement voilée apr les noirs nliages.a suivre VI.I) ÉDITEUR ci I rancinc Noel, 1W7 Diiponiblo à lo MAGNÉTOTHÈQUE E 10 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 OCTOBRE 1988 La maison Lamarre ! guy pinard Lorsque vient le moment de classer un ¦\\ édifice à caractère histo->r rique, les hommes de décision doivent du même souffle envisager la forme de restauration qu'on devra privilégier éventuellement.Cette remarque s'applique à la maison Lamarre, de Longueuil.Lorsqu'elle Tut bâtie en I740, donc vers la fin du regime français, la maison Lamarre était la première maison de ferme édifiée à l'est du village de Longueuil.À ce titre, elle méritait donc d'être classée (ce qui fut fait le 19 février I976), d'autant plus que les maisons de cette époque sont plutôt rares.Mais le moment venu de la restaurer, il fut décidé de lui redonner son apparence la plus récente, celle d'une maison victorienne coiffée d'un toit à quatre brisis, mais débarrassée de l'affreuse annexe ajoutée au XXe siècle, plutôt que de privilégier la reconstitution exemplaire.La seigneurie L'établissement de la chaîne des titres passe naturellement par la seigneurie de Longueuil, dont cette terre faisait partie.La seigneurie de Longueuil (elle sera érigée en baronnie en 1700) s'est concrétisée par étapes entre 1657 et 1710.Son existence remonte au 24 septembre 1657 quand lean de Lauson retira de sa vaste concession de la Citière une terre de 50 arpents de front sur 100 de profondeur pour la concéder en arrière-fief à Charles Le Moync I.Un premier agrandissement lui fut apporté le 20 mars 1665 quand Lauson ajouta l'ile Sainte-Hélène et l'île Ronde, lean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France, agrandit de nouveau le territoire le 3 novembre 1672: en plus de porter la profondeur de la concession de 100 arpents à une lieue et demie (ou 126 arpents), il ajouta toutes les terres non concédées qui se trouvaient sur une distance d'une lieue et demie entre le fief du Tremblay à l'est (il débutait un peu à l'est de l'actuelle église de l'atima) et la seigneurie de La Prairie à l'ouest (elle commençait à la hauteur de l'actuelle rue Victoria, à Saint-Lambert).Mais la véritable «consécration» survint le 16 juillet 1676 quand l'intendant lacques Duchesneau annonça a Le Moyne sa décision de réunir ces trois concessions en une seule seigneurie et de porter sa profondeur à deux lieues et demie.Le Moyne entreprit le peuplement de son territoire vers Ib80; après s'être réservé un domaine de 10 arpents sur 50, il fil tracer le chemin de Chambly à la limite est de son domaine.De l'autre coté du chemin, il réserva un terrain de 5 arpents sur 4 pour le village, en bordure de l'eau, et une terre communale de 5 arpents sur 16 derrière le village (l'actuel chemin Gentilly délimite les deux propriétés).Puis il décréta qu'une bande de terre située entre le fleuve et le futur chemin du Roy (actuelle rue Saint-Charles) sur toute la largeur de la seigneurie serait réservée pour servir de commune.Une fois ces gestes posés, Le Moyne put entreprendre la distribution des terres à ses censitaires; parmi eux se trouvait son meunier, André Bouteille, dont il sera question plus loin.Charles Le Moyne II succéda à son père à la mort de ce dernier en 1684.Elevé dans l'aristocratie française, il entreprit en 1695 la construction d'un château fort terminé en 1698.Longueuil comptait alors 32 maisons.Le 25 septembre 1698, peu après l'inauguration du château.Le Moync apprit du gouverneur Frontenac et de l'intendant lean Bochurt de Champigny que la profondeur de la concession était portée de deux lieues et demie à trois lieues et demie.La seigneurie fut érigée en baronnie par le roi Louis XIV le 26 janvier 1700.Charles Le Moyne sera le seul Français hors de France à hériter du titre de baron, qu'il transmit évidemment à sa succession (le I ll baron en titre vit en France sous le nom de Raymond de Longueuil).La dernière modification au territoire survint le 8 juillet 1710 quand le gouverneur Philippe de Rigaud de Vau-dreuil et l'intendant Michel Bégon de la Picardièrc ajoutèrent à la baronnie toutes les terres non concédées à l'arrière de la seigneurie de La Prairie de la Mag-deleinc, sur une distance de trois lieues en bordure de la rivière Richelieu à partir de la limite ouest de la seigneurie de Chambly.De Bouteille à Lamarre Nous avons vu préalablement que le meunier André Bouteille se trouvait parmi les premiers censitaires.Le 20 janvier 1686, Bouteille obtint une concession de deux arpents sur 20 tout juste à l'est du territoire réservé pour le village et la terre communale.Le 17 février 1689, Bouteille acheta de Charles Édcline, son voisin plus a l'est, une terre d'un arpent sur 20, ce qui portait la superficie de sa propriété à 60 arpents.À la mort de Bouteille le 16 mai 1699, sa veuve, Marie-Angélique Chapacou épousa en secondes noces André Lamarre, un soldat qui était aussi maitre tisserand.Parmi les propriétés que Mme Chapacou consigna dans le contrat de mariage signe le 8 juin 1700 se trouvait la terre de 3 arpents sur 20.La terre resta entière jusqu'à la mort de la veuve Chapacou le 11 novembre 1746.Les propriétés de cette dernière, y compris la terre de trois arpents sur 20, furent partagées entre 12 héritiers: son mari André, les six enfants de Bouteille, et les cinq enfants de Lamarre.André Lamarre père hérita du plus gros morceau, soit la moitié de l'ensemble des propriétés du couple.Avant la mort d'André Lamarre père à l'âge de 96 ans le 11 juillet 1756, André fils avait entrepris, par des acquisitions réalisées entre 1738 et le 27 septembre 1748.le remembrement de la terre anccstrale.Seule lui échappa une terre de 9 perches sur 20 arpents détenue par Toussaint Benoit, qui l'avait obtenue dans un échange avec son neveu, François Patenaude, époux de Geneviève Lamarre, soeur d'André.En fait, le remembrement fut complété le 16 juin 1794, quand André Lamarre III fit l'acquisition de la propriété des héritiers de Marie-Louise Rouillé, épouse en premières noces de Toussaint Benoit.André Lamarre III en resta propriétaire jusqu'au 28 novembre 1806 alors que lui et sa femme Marguerite Vincent décidèrent de faire cession de leurs biens à leurs six enfants à certaines conditions.Joseph, le fils aîné, hérita de la maison et de la terre ancestralcs.D'après le contrat de dotation signé devant le notaire Louis Guy, les donateurs se réservaient la moitié ouest de la maison, de la cave au grenier, de même que la moitié du jardin et de la laiterie, ainsi que l'usage du four et de la boutique.loseph Lamarre put exercer ses droits en totalité dès la mort de sa mère le 2 septembre 1820 (son père était décédé 'e 28 novembre 1816).Marguerite Page, veuve de loseph Lamarre, fit don d'une partie de ses biens à son gendre Amable Gélincau et à sa fille Elisabeth le 17 juillet 1832.en posant des conditions similaires à celles de son beau-père André Lamarre III.Mais.ce n'est que le 15 mai 1838, après une série d'acquisitions, qu'Amable Gélincau devint le seui propriétaire des biens de feu loseph Lamarre.Isidore Hurteau et Françoise Lamarre, fille de loseph, devinrent les propriétaires du domaine le 12 novembre 1839.Hurteau, qui devint le premier maire de Longueuil, conserva la propriété jusqu'au 11 juillet 1872, alors qu'il la vendit à John Molson, W.D.McLaren et autres ce qui était désormais connu sous le nom de « terre no I » du cadastre du village de Longueuil.Pour la première fois depuis 1700, aucun Lamarre ne figurait parmi les propriétaires.Après la subdivision réalisée en juin 1873 par l'arpenteur loseph Riellc, le terrain où se trouve la maison porta le numéro 1-289.Ce lot et le lot 1-294 furent d'abord acquis par Thomas O'Brien, saisis par la Ville pour non paiement de taxes, et revendus à |ohn Molson et Al pour $40, le prix des taxes impayées.Par la suite, les deux lots appartinrent à William D.McLaren et Al (1892), |ohn Bennett (1895), Jacob Bouziane, qui l'acquit en 1938 de Ro- La façade de la maison après la restauration.À noter, une porte à gauche a été remplacée par une fenêtre.ph0t0 «an-wes letourneau.u presse À I étage, on peut apprécier la pente qu la maison à deux eaux, puisque te mur caché lors de la restauration.bert Bennett, fils de John, Sadie Bouzia-ne, fille de Jacob ( 1957), Barry A.Ho-warth, qui fit en 1968 l'acquisition du lot 1-289 seulement, Marcel Lcfebvre ( 1968), et enfin la Ville de Longueuil le 22 octobre 1974.La maison Après de longues années de recherches et d'hésitation, on a finalement pu établir clairement que la maison fut construite en 1740.Cette certitude provient d'une procuration signée par le curé Joseph Ysambart, le 28 août 1740, à l'occasion d'une vente de terrain par André Lamarre (II) à Charles Bray dit Labonlé.On savait par ailleurs qu'il ne pouvait s'agir d'une maison de construction récente puisque pendant le mariage de loseph Lamarre et Margue- accusait le mur-pignon à l'époque dé de pierre n'a pas été complètement PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU.La Presse rite Page (donc entre 1809 et 1821 ), il avait fallu refaire les châssis, les contrevents et les portes, ainsi que le plancher du haut du grenier.Outre la maison en pierre des champs dont le carré mesure 37 pieds et demi sur 32 (son faite culmine à 30 pieds), la terre comprenait une grange, une éta-blc, une écurie, une boutique et une remise de 20 pieds sur 16.Dotée de murs de deux pieds d'épaisseur, la maison de pierre comportait à l'origine un sous-sol peu profond, un rez-de-chaussée, un grenier et des combles, sous un toit à pignon à pente de 45 degrés recouvert de bardeaux, probablement de cèdre.Il s'agissait donc d'une maison traditionnelle à deux eaux.RENDEZ VOUS 92 1992.35l> ANNIVERSAIRE DE LA lOMlVIWIXDU MONTRÉAL Les murs sont sûrement l'oeuvre d'un artisan formé à l'école française, mais on ignore si le mur de refend, érigé dans l'axe des poutres au sous-sol, est d'origine.Des troncs d'arbres sciés en deux supportent le plancher du rez-de-chaussée, tandis que des poutres en pin jaune de 16 pouces d'épaisseur et chan-freinées supportent celui de l'étage.Le plancher et le plafond du rez-de-chaussée datent de la fin du XVIIIe.La charpente du toit remonte à 1895, date à laquelle les Bennett ont décidé de « victorianiser» la maison en la dotant d'un toit à quatre brisis irréguliers, le brisis inférieur sud se terminant par un larmier qui couvre la galerie.Avant qu'elle ne soit transformée, la maison comprenait un cabinet et un petite chambre du côté du fleuve, et une cuisine-pièce de séjour du côté de la rue.La restauration Lors de son acquisition par la Ville de Longueuil, la maison abritait trois logis, et on lui avait accolé vers 1920 une affreuse annexe à deux niveaux à l'arrière.Cette annexe a été démolie.Avant la restauration, la maison comportait deux portes et deux fenêtres a l'avant, avec galerie à rampe et piliers en fer forgé.Le côté ouest ne comportait qu'une fenêtre, à l'arrière du rez-de-chaussée.Le côté est comportait deux fenêtres, une par étage, également situées vers l'arrière de la maison.Quant au mur nord, à l'arrière, il avait été gravement mutile par l'addition de l'annexe.À l'intérieur, les foyers et les poutres avaient été bouchés ou cachés.Comme on l'a dit précédemment, il a été décidé de restaurer la maison en respectant l'apparence victorienne acquise en 1895.Il n'était donc pas question de remettre la pierre à nu en enlevant le stuc qui la recouvre.Après la démolition de l'annexe et un bon curetage des murs, on a d'abord redonne son apparence originale au fenétrage: une porte et trois fenêtres à l'avant, donnant sur une galerie de bois sans garde-fou; une fenêtre dans le mur ouest, une porte dans le mur est, et quatre fenêtres situées dans l'axe des ouvertures de l'avant dans le mur nord.Toutes les fenêtres ont été dotées de châssis à deux battants de six carreau; chacun.Certaines dimensions sont répétitives, mais on ne peut vraiment pas parler de symétrie.L'encadrement en bois est légèrement en saillie, avec linteau ornemental de forme triangulaire.Le toit à quatre brisis recouvert de tôle à baguette est percé de quatre lucarnes.Les lucarnes à l'avant sont cintrées, tandis que les lucarnes à l'arrière sont coiffées d'un fronton triangulaire tronqué.Depuis sa restauration, la maison est occupée par la Société historique de Lungucuil, qui la loue de la ville de Longueuil au prix de $1 par année.Merveilleusement bien située en bordure du parc Le Moyne, la maison pourrait devenir, espère-t-on, un centre de recherche en histoire qui fera l'orgueil des Longueuillois.SOURCES: Société historique de Longueuil: La maison Lamarre, par Claude Perrault; La seigneurie de Longueuil.par D.C.Smith: plans de restauration du Croupe Pétrone: Devis de specifications des travaux de restauration de la maison Lamarre, par Francois Varia de Pluram Inc.(projet non realise) \u2014 Interview d'Edouard Doucet.vice-president et directeur general de la Société historique de Longueuil.REPÈRES PHOTOS MINISTERE DES AFFAIRES CULTURELLES ET JEAN-YVES LET0URNEAU, U Presse L'arriére avant et après la restauration.À noter plus particulièrement la disparition de l'affreuse annexe qui masquait le mur nerd.Nom: maison Lamarre.Adresse: 255, rue Saint-Charles est.Métro: station Longueuil, puis circuit 81 ou 88 de la STRSM jusqu'à l'angle de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly.Visites: mercredi, jeudi et dimanche, de 14 h à 17 h.Moi, Antoine-D., retraité La « chimise» à Vital antoine desroches collaboration spéciale Les hasards de la vie et, je peux bien l'avouer maintenant, un i penchant appuyé pour / »S\\\\ l'aventure, m'ont con-Jl agi , duit à un séjour prolon-& lSt »Ù gé dans un pays equatorial qui a, depuis, changé de nom.Ce qui, entre parenthèses, n'a rien eu à voir avec ma présence, rassurez-vous.Donc m'y voilà, dûment identifié comme «expert» selon le titre que la généreuse Unesco décernait aux volontaires qu'elle expédiait dans tous les recoins du monde, sous l'empire de la mission qu'elle s'était donnée de contribuer à reconstruire les systèmes d'information que des changements précipites de régimes avaient littéralement jetés à terre.Ht à titre d'expert (merci.Unesco!) j'ai droit à l'une de ces villas situées dans les hauteurs environnantes de mon milieu de travail et précipitamment abandonnées par leurs anciens locataires.Ce qui en avait favorisé l'intrusion par des masses de squatters venues de la brousse dans l'intention de jouir enfin de tous ces conforts que les blancs s'étaient donnes.Sauf que n'ayant jamais eu quelque besoin que ce soit des appareils de plomberie ou des portes, ils avaient démoli les premiers et fait du bois à brûler avec les autres.Ce que les services techniques de l'Unesco avaient péniblement, et à grands frais, remis en état.Mais de ces villas sommairement meublées, mes collègues de mission et moi-même n'avions que peu d'usage, sinon pour y aller dormir.Les journées de travail étaient longues et ne s'achevaient qu'à l'arrivée brutale de la noirceur qui, impitoyablement dans son horlogerie, nous tombait dessus à 6 heures du soir.Il ne nous restait, en définitive, que les week-ends où nous pouvions nous reunir à trois ou quatre pour évoquer les événements et les vicissitudes de la semaine \u2014 surtout celles-ci, qui ne faisaient pas défaut \u2014 où pour lire dans le calme du jardin.Et comme les autres, j'avais eu droit à un boy.À un boy-maison, la catégorie la plus élevée de cette étrange hiérarchie des domestiques qui faisaient du boy-maison le numéro un, suivi du boy-cuisinier, du boy-bébe et du boy-jardinier.Dans mon cas, le premier me suffisait, ce qui ne me faisait jamais qu'un problème au lieu de quatre, du fait qu'il savait aussi faire un peu de cuisine, surtout du côté riz qu'il réussissait aussi admirablement que quotidiennement et que nul besoin ne réclamait les deux autres.Il s'appelait Vital.C'était un petit Ba-kongo râblé doué d'une caractéristique rare: il souriait toujours, le n'ai jamais vu ses lèvres se refermer sur les dents qu'il avail clincclantcs de blancheur.Sauf que depuis deux jours le sourire s'était un peu resserré.Et à ma question inquiète, il me répond, en promenant son regard de gauche à droite, que la chemise qu'il avait lavée pour moi et tendue à l'extérieur était.disparue.Dans ce pays où la malaria était bien plus dangereuse que le chapardage, cela ne m'étonna pas.Jusqu'à ce samedi où, alors que je lisais tranquillement, j'entends Vital qui s'exclame, dans cette prononciation où les «r» prennent à peu près le son d'un « I » : \u2014 Mais.patlon.c'est notle chimi- sel Il avait aperçu un type qui filait un peu plus loin, vetu d'une chemise au blanc immaculé.Et sans hésiter, mon Vital se lance à la poursuite pour disparaître bientôt dans les hautes herbes.Quand on est blanc, on y pense à deux fois avant d'aller se mêler des histoires du genre.D'autant plus que ça s'agite drôlement là-bas.De deux choses l'une: ou bien c[cst un cousin de tribu, et ce sera l'occasion d'une longue palabre dont Vital reviendra avec les mains vides et des excuses pour s'être trompé.Ou bien c'est un gars d'une autre tribu, et là tout était possible.Tout me paraissait d'autant plus possible que le type à la chemise m'avait semblé être beaucoup plus grand et plus mince que mon Bokongo.Ce qui indiquait probablement un de ces Luluas qui ne sont pas reconnus pour être les frères de coeur des Bakongos.Quelques minutes encore, et Vital ressurgit au pas de course.Essoufflé, la trace violacée d'un horion sur la pommette gauche, il me tend la chemise.Avec le sourire, bien sûr.La chemise?Des lambeaux! Il l'avait littéralement arrachée du dos de l'autre! Et si vous saviez ce qu'il fallait de temps et de recherche pour se procurer une chemise à ce temps-là! M'est alors revenue à la mémoire cette phrase terrible d'Henri Barbusse: « Le nationalisme et le droit de propriété sont la source de toutes les guerres».Ma fameuse chimise m'en a apporté toutes les preuves dont je pouvais avoir besoin.Les conséquences aussi ! ) "]
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