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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-10-30, Collections de BAnQ.

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[" Sports LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 5 4 Le Canadien ne peut tomber plus bas Les Glorieux sont derniers dans I Adams Mario Lemieux a connu une autre soirée remarquable hier soir au Forum.Mike Lalor et le Canadien n'ont pu l'empêcher d'inscrire un but et d'amasser trois passes.photo pierre laiumiere Shayne Corson a été frustré par Frank Pietrangelo hier soir en première période au cours d'un avantage numérique de deux hommes.photo cp pages 2 a 4 Réjean Tremblay rencontre.ALAIN ROBIDOUX Dans l'orbite sélecte des champions de snooker pages 10 et 11 2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 RESULTATS HOCKEY s Ligue Nationale Hier Buffalo vs Boston 19 h 05 Islanders vs Nordiques 19 h 35 New Jersey vs Hartford 19 h35 NY Rangers vs Philadelphie I9h35 Pittsburgh vs Canadien 20 h 05 Washington vs Edmonton 20 h 05 A LA TELE Toronto vs St-Louis 20 h35 Detroit vs Minnesota 20 h 35 Vendredi Minnesota 1, Detroit 4 Hartford 3, New Jersey 5 Los Angeles 7, Winnipeg 4 Washington 2, Calgary 2 Chicago 2, Vancouver 5 FOOTBALL, NFL: à CBS, Chicago vs Nouvelle-Angleterre, 13 h; Giants de NY vs Detroit, 16h; à ABC, Pittsburgh vs Jets de NY, 13 h; à TSN, Washington vs Houston, 20h.LES NORDIQUES Bob Bassen, des Islanders de New York, a soulevé de la glace Greg Smyth, des Nordiques, hier soir au Colisée, grâce à une solide mise en échec.PHOTO REUTER Les Nordiques se ressaisissent: 3-2 page 5 Brown s'amuse avec Mario RONALD KING H Mario Lcmieux a occupé toute la place dans les médias sportifs depuis hier, ce qui a laissé dans l'oubli un jeune homme du nom de Rob Brown, 20 ans, le troisième meilleur compteur de la ligue Nationale.Brown a déjà amassé huit buts et 13 passes en neuf parties aux côtés de Lcmieux.Ce dernier disait d'ailleurs que Brown aurait obtenu 40 ou 50 buts s'il avait passé toute la saison avec les Penguins l'an dernier.Le jeune homme a beau avoir la chance d'évoluer avec le meilleur joueur de la ligue Nationale, il a tout de même fait ses preuves: il y a deux ans, il était choisi le junior par excellence au pays.Aujourd'hui, il est aux oiseaux et ne le cache pas.«Oui, je m'amuse beaucoup.|'ai joué avec Mario pendant le dernier mois de la saison l'an dernier et nous nous sommes entendus immédiatement.«Pourtant, je n'avais jamais joué à l'aile de ma vie.l'ai commencé chez les juniors comme défenseur et je suis ensuite passé au centre.C'est la première fois que je n'ai pas à transporter la rondelle.» Brown avoue qu'il en apprend chaque jour avec Le-micux.«Il a toujours un pas ou deux d'avance sur les autres.Il faut que j'essaie de comprendre ce qu'il a l'intention de faire, comme les joueurs qui doivent l'arrêter.» Lcmieux et Brown évoluent présentement avec Bob Errey, un.joueur de petite taille.Le-mieux s'est longtemps plaint de ne pas être protégé contre les attaques des goons, mais il semble que les choses ont changé.«|e crois que nos adversaires ont plus de respect pour lui depuis qu'il a remporté le championnat des compteurs.Je n'ai pas été témoin de coups vicieux cette année.Il y a aussi le fait qu'ils ont peur de notre attaque à cinq.» Enfin, Brown voit une différence chez son joueur de centre depuis le début de la saison.«Il a plus de confiance que l'an dernier et il est heureux parce que nous avons une meilleure équipe.«À l'extérieur de la patinoire, il est toujours très calme, il ne parle pas beaucoup et il sourit tout le temps.» «Nous nous sommes entendus immédiatement», dit Rob Brown (44) de Mario Lemieux qui lui a fourni une autre passe hier soir.photo reuter Coffey ne regrette rien que l'autre.Ils ont tous les deux un sens exceptionnel du hockey.« Ils sont frappes dans le même moule, je pense.Ils sont au hockey ce que John El way est au football.» Presse Canadienne ¦ Le défenseur Paul Coffey a toujours joué dans l'ombre de quelqu'un.Après presque sept saisons aux côtés de Wayne Grctzky à Edmonton, voilà qu'il se retrouve derrière Mario Lcmieux à Pittsburgh.«Par définition, c'est le rôle d'un défenseur cxplique-t-il.Protéger son territoire, orchestrer des jeux.On est toujours un peu derrière le jeu et on est toujours un peu au service de quelqu'un.» Mais pour un défenseur offensif qui a l'habitude de marquer et de forcer la cadence?Qui a enfilé 48 buts \u2014 un record \u2014 et amassé 90 passes en 1985-86?«Il y a quand même une grosse différence entre jouer à Edmonton et jouer à Pittsburgh, cxplique-t-il.Ce n'est pas la même ambiance et ce n'est pas le même style.«À Edmonton, on pouvait tout défoncer.L'important c'était de gagner.Que ce soit 9-I ou 9-8, il suffisait qu'on compte plus de buts que l'adversaire.Ici à Pittsburgh, il faut être plus prudent.Nous n'avons pas de puissance à toutes les positions.Nous n'avons pas de Messier (Mark), d'Anderson (Glenn), de Kurri (Jari) ou de Grant Fuhr.«On me demande toujours de comparer Grctzky à Lemieux et je ne sais pas vraiment quoi répondre.Ils sont aussi bons l'un que l'autre.Sauf qu'il y en a un qui est plus grand et plus gros Un échange profitable Coffey a été échangé aux Penguins en compagnie de Dave Hunter et Wayne Van Dorp en retour de Craig Simpson, Moe Mantha, Chris Joseph et Dave I lannaii, le 24 novembre 1987.À ce moment-là, Coffey cherchait surtout à être reconnu à sa juste valeur.au plan monétaire.«Je n'ai aucun regret, dit-il.j'aime toujours Edmonton et je garde de précieux souvenirs des gens et des joueurs que j'ai côtoyés là-bas.Mais je suis heureux à Pittsburgh.«l'aime la ville.Mine de rien, il s'y brasse plein de choses.J'ai quitté Wayne Grctzky pour Mario Lemieux: qui dit mieux?» Coffey connaît un début de saison exceptionnel avec trois buts et 15 passes en neuf rencontres, match d'hier exclu.A ce rythme, il pourrait aisément fracasser le record de points (139) établi par le défenseur Bobby Orrcn 1970-71.« Je n'y pense même pas, pre-cisc-t-il.|c veux simplement que les Penguins participent aux séries éliminatoires et qu'ils remportent la Coupe Stanley.« Avec Mario Lemieux, cou-clut-il, tout est possible.» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 3 Personne ne l'a arrêté Un but et trois passés portent la fiche de Lemieux à 37 points RONALD KING ¦ En troisième période, hier soir au Forum, Mario Lemieux a Kréussi un jeu 11 comme ses fans m ffl aiment en voir.™ ; ™\" Avec un adversaire sur le dos, il est tout de même parvenu à déjouer Brian llayward.Lemieux avait déjà trois assistances à son actif avant de réussir ce 16e but en neuf parties.Il totalise maintenant 37 points.Le Canadien a perdu 5-4 malgré une bonne performance offensive de 37 lancers sur le gardien Frank Pietrangelo.Ce dernier a bien joué, de même que Rob Brown, le petit ailier de Lemieux qui a profité de deux jeux parfaits de son grand joueur de centre lors d'avantages numériques.À chaque fois, Stéphane Richer était au banc des punitions à la suite de gestes irréfléchis, ce qui ne fera pas plaisir au pauvre Pat Burns.Avec les victoires des Whalers et des Nordiques hier soir, le Canadien se retrouve au dernier rang de sa division ce matin.La foule du Forum a d'ailleurs hué ses favoris par moments.L'autre vedette des Penguins, Paul Coffey, a également offert une belle performance et il a SOMMAIRE PITTSBURGH 5 CANADIEN 4 Première période 1.Pittsburgh.Brown 9 (Lemieux.Cullen).6:53 Pénalités \u2014 Cholios Can 0:22.Richer Can 5:11.Dykstra Pit 7:59.Johnson Pit 8:32.Frawley Pit 12:31.Cotfey Pit 18:20.Deuxième période 2.Montréal, Corson 7 (Ludwig.Richer).3:03 3.Montreal, McPhco 2 (Smith.Lemieux).3:32 4.Pittsburgh.Quinn 5 (Colley.Zalapski).6:15 5.Pittsburgh.Brown 10 ( Lemieux.Cunneyworth).13:54 6.Montreal, Gainey 1 ( Carbonneau.Chelios).14:55 Pénalités \u2014 Loney Pit 7:52.Richer Can 12:35.Troisième période 7.Pittsburgh.Errey 4 (Cofley.Lemieux).3:51 8.Pittsburgh.Lemieux 16 ( Brown.Errey).10:46 9.Montreal, Keane 1 (Corson.Chelios).15:02 Pénalités \u2014 Quinn Pit ).13:06.Tirs au but par Pittsburgh.7-7-9\u2014 23 Montréal.13-15-9 \u201437 Gardiens Pittsburgh:.Pietrangelo 1-0-0 Montreal:.Hayward 1-5-1 Avantages numériques Pittsburgh:.2-3 Montréal:.1-6 Arbitre \u2014Dan Marouelli.Juges de lignes \u2014 Gord Broseker.Mark Vines.Assistance \u2014 17,695.terminé la soirée avec deux passes.Shayne Corson, Mike McPhee, Bob Gainey et Mike Keane, son premier dans la ligue Nationale, ont marqué les buts du Canadien.Keane et Brent Gilchrist ont eu droit à beaucoup de temps de glace, particulièrement en fin de match.Dan Quinn a marqué l'unique but des Penguins auquel Mario Lemieux n'a pas participé.Le Canadien disputera son prochain match à Hartford mardi.Mauvaises punitions Le Canadien a bien joué au cours des deux premières périodes, limitant les Penguins à 14 lancers au but.Le gardien Frank Pietrangelo, mis à l'épreuve 28 fois, a toutefois bien résisté.Il a volé un but à Mats Naslund, entre autres, pendant une avantage numérique de deux hommes du Canadien.L'attaque à cinq du Canadien, qui a obtenu cinq chances de suite, a d'ailleurs provoqué la colère de la foule.¦ Deux mauvaises punitions de Stéphane Richer en zone offensive ont permis au duo Mario Lemieux-Rob Brown de produire deux buts.Le grand joueur de centre a bien préparé le coup à chaque fois pour son jeune ailier qui possède un bon talent de marqueur.Shayne Corson et Mike McPhee avaient donné l'avance au Canadien en début de deuxième période alors que la défense des Penguins était en difficultés.Dan Quinn a compté l'autre but des Penguins, le plus beau du match sur des passes de Paul Coffey et Zarley Zalapski, alors que Bob Gainey obtenait son premier de la saison avec un lancer frappé qui a surpris Pietrangelo.Le capitaine du Canadien a eu droit à une jolie ovation lorsqu'il a annulé à 3-3.Après 40 minutes de jeu partagé et excitant, les deux équipes n'avaient pas fait de maître.Nos 3 étoiles Mario LEMIEUX Shayne CORSON ?Paul ?COFFEY PHOTO PIERRE LALUMIÊREla Presse Brian Hayward, Larry Robinson et Peter Svoboda sont restés impuissants devant le génie de Mario Lemieux qui a réussi son 16e but en neuf matches hier, en plus d'amasser trois passes.Lemieux: «Je n'avais vraiment jamais bien joué au Forum » ¦ Mario Lemieux s'est caché hier après-midi pour être certain de ne pas être dérangé.À chaque fois que Lemieux s'amène à Montréal, il gaspille une bonne partie de ses énergies à recevoir sa parenté, ses amis et toutes ses connaissances du monde du hockey québécois.«Je voulais connaître une bonne partie au Forum et j'avais besoin de me préparer, le n'avais jamais vraiment bien joué au Forum avant ce soir.«Les Penguins n'ont jamais été aussi confiants que cette année et c'est à cause de victoires dans des endroits comme le Forum.En battant les bonnes équipes à domicile, nos joueurs se débarrassent de tous leurs problèmes.» L'autre vedette dés Penguins, Paul Coffey, a amené un commentaire intéressant.«Nous comptons trop sur Mario pour gagner.Quand il connaît une soirée ordinaire, nous ne sommes pas capables de nous débrouiller.«Il va falloir apprendre à le supporter.Qu'est-ce qui va se produire si jamais il se blesse?Nous devons tous en donner plus, moi le premier.» 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE SO OCTOBRE 1988 Leader depuis le premier jour Ubriaco: «Lemieux montre une belle maturité» ANDRÉ TURBIDE ¦ Quand un instructeur parie de son meilleur joueur, il emploie souvent des clichés du genre «c'est tout un joueur», ou «c'est un gars que tout instructeur voudrait avoir dans son club».Quand l'instructeur Gene Ubriaco parle de Lemieux et de Paul Coffey, les deux perles rares des Penguins de Pittsburgh, son visage d'ancien joueur vedette de la ligue Américaine s'illumine, ses yeux pétillent.H faut presque trouver un prétexte pour l'arrêter de discourir.«Des joueurs de cette qualité qui ont autant qu'eux les succès de l'équipe aussi à coeur, on en trouve rarement», soutient Ubriaco.« Coffey a déjà eu la chance de faire partie d'une équipe gagnante.Tous deux ont savouré le statut d'étoiles et ils m'aident beaucoup à transformer ce groupe de joueurs en une véritable équipe de hockey.Tous deux sont des.joueurs d'équipe hors pair.» À écouter Ubriaco, il est certain que s'il en avait les pouvoirs, le grand Lemieux pourrait inclure bien des clauses dans son prochain contrat.Ubriaco n'avait rencontré Lemieux qu'aux camps d'entraînement.Il a été surpris en le côtoyant jour après jour depuis le début de la saison.«Les gens ne semblent pas réaliser que Lemieux est un jeune homme d'agréable compagnie, mais aussi un hockeyeur qui veut gagner.Depuis le premier jour, il se conduit comme un leader.Il assume ses responsabilités de capitaine comme s'il était âgé de 35 ans.Comme s'il avait fait ça toute sa vie.Il montre une belle maturité pour un gars de son fige.» Ubriaco parle encore et encore.Lemieux: «Je ne suis pas tout seul» ¦ Dans les belles années des Bruins de Boston, on disait que sans Bobby On- et Phil Esposito les Bruins n'auraient pas pu obtenir autant de succès.Certains croyaient aussi que les Black Hawks de Chicago auraient eu du mal à se bâtir une certaine respectabilité sans Bobby Hull et Stan Mikita, fin 60 début 70.Et encore tout récemment, on associait beaucoup les succès des Oilers d'Edmonton à la présence du spectaculaire duo de Wayne Gretzky et de Paul Coffey.Maintenant que Mario Lemieux semble vouloir se détacher de Gretzky et qu'il transporte, avec Paul Coffey, la destinée des Penguins, la même réflexion circule dans le monde du hockey.Ce serait mal connaître Lemieux de penser qu'il endosse cette assertion.« Non, je ne suis pas tout seul.On forme vraiment une bonne équipe.Mon entourage s'est bien amélioré.Nous avons beaucoup plus de potentiel que par les années passées.Et à venir jusqu'à maintenant ça va très bien.» Et Lemieux parle sans gêne de ses coéquipiers: «On a Dan Quinn qui a marqué 40 buts l'an passé.Et Randy Cunney- worth qui en a totalisé 35.Ce sont deux bons joueurs de hockey.Les autres sont de vaillants travailleurs, qui vont dans les coins, qui surveillent leur homme.C'est le mélange des deux qui fait une bonne équipe.» Meilleur esprit d'équipe \u2014 Oui, mais qu'elle est donc la différence entre l'an passé et cette année?\u2014 je dirais que c'est l'esprit d'équipe.On a beaucoup de jeunes joueurs et tout le monde a une bonne attitude depuis le début du camp d'entraînement.C'est le but qu'on visait cette saison: avoir une bonne attitude envers l'équipe.\u2014 Est-ce que vous en êtes déjà rendu à croire en vous?\u2014 On croit beaucoup en nos moyens.Je pense qu'on peut surprendre bien du monde.On l'a prouvé en début de saison en battant de grosses équipes.Je vous dit qu'on va en surprendre d'ici la fin de la saison.Mais avril est bien loin.II peut se passer bien des choses en six mois.Notons cependant que les Penguins sont bien partis dans leur course pour une place dans les séries éliminatoires.Avec Lemieux, Coffey et.les autres.A.T.«)c n'ai jamais vu un gars avoir autant le souci du détail.Je suis certain qu'il ne mangeait pas de pop corn lorsqu'il regardait les matches de la ligue Nationale à la télévision.Il devait plutôt observer le jeu et écouter les commentateurs avec attention.Il connaît le concept d'une équipe, il lit bien le jeu.Sa principale qualité est son acharnement â scruter tous les détails possibles et imaginables.Quand il fait une passe, elle est lancée avec force et précision, tout le temps, durant les exercices comme durant les matches.Et c'est fait tellement de façon naturelle.Même son coup de patin est précis.» Mais pensait-il qu'après l'ère Gretzky, quelqu'un, un jour, pourrait dominer le jeu avec la même facilité?«Le cas de Mario est différent, l'aurais aimé voir Gretzky se faire talonner par un joueur de sa trempe au moment où il était à son apogée.Quand Lemieux est arrivé, on a tout de suite fait des comparaisons avec Gretzky.Mais ça n'a pas pris trop de temps pour que Lemieux se démarque.C'est doublement méritoire pour Lemieux car personne n'aurait cru que quelqu'un, un jour, pourrait devancer Gretzky, menacer tousses records.» Mario Lemieux est sur cette voie, que Gretzky le veille ou non.Une fois embourbés, Bobby Smith et Troy Loney n'ont pu faire autrement que de suivre du regard la rondelle qu'ils convoitaient derrière le filet des Penguins.PHOTO PIERRE IAIUMIÉRE On se serait parlé dans le nez ¦ Les joueurs du Canadien ont été conviés ù deux réunions hier matin.La première a été convoquée par l'instructeur Pat Burns.Sans doute voulait-il bien faire comprendre à ses joueurs ses propos de la veille aux journalistes concernant la couverture appropriée à Mario Lemieux.La deuxième réunion, ce sont les joueurs eux-mêmes qui l'ont organisée, sans la présence des instructeurs.Il semble qu'on se soit parlé dans le nez.Évidemment, aucun joueur n'a voulu commenter la teneur de la réunion, mais tout indique qu'on a discuté de leadership, d'esprit d'équipe et de camaraderie.«Il faut venir aux exercices et aux matches avec le désir de s'amuser à jouer ensemble», a confié John Kordic sans fournir d'autres détails.«|e pense que cet aspect de la vie d'équipe diminue dangereusement.On dirait que chacun fait sa petite affaire, surveille son temps de glace, ses présences sur ie jeu de puissance, etc.On ne pense pas en équipe et si la situation n'est pas corrigée le plus tôt possible, on court à notre perte».La semaine dernière, des journalistes avaient soulevé la question de l'absence apparente de leader chez le Canadien.Claude Lemieux avait parlé d'une possible barrière entre les jeunes et les vieux.Apparemment, on a discuté du coup hier.Semblerait que certains jeunes soient gênés par la p-.esence des plus vieux comme Gainey et Robinson, alors qu'au contraire, ils devraient se lever et dire ce qu'ils veulent.Le meeting d'hier sera-t-il salutaire.Tout lu monde le souhaite, les joueurs surtout.Le jeune Denis Gauthier, des Tigres de Victoriaville, troisième choix du Pittsburgh lors du dernier repêchage junior, a participé à l'exercice des Penguins hier matin.La direction du Canadien a rendu hommage à Carolyn Waldo, double médaillée d'or des (eux olympiques de Séoul, avant le match.Mlle Waldo, de Pointe-Claire, a surpris les deux capitaines Bob Gainey et Mario Lemieux en leur prêtant chacun une médaille pour quelques secondes.Les médecins n'ont rien trouvé sur la radiographie des poumons de Brian Skrudland.Le valeureux centre du Canadien a participé à l'exercice d'hier matin mais il n'en menait pas large.Il n'a pas joué hier soir, pas plus que Gilles Thibaudeau, Eric Desjardins et José Charbonneau.Le jeune gardien Frank Pietrangelo, rappelé de Muskegon cette semaine, était devant le filet des Penguins.Il a toujours bien joué duns les matches contre le Canadien.A.T. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 5 C'est la fin du cauchemar pour les Nordiques Preste Canadienne_ a été miraculeux devant Albelin Nordiques ressemblaient enfin vrées un beau duel en deuxiè- Puis Hrudcv a été sublime i QUEBEC ¦ Le premier but de la saison de Tommy Albelin, à 2:33 de la période de prolongation, a permis aux Nordiques de Québec de mettre fin à une série de cinq revers consécutifs en l'emportant 3-2 face aux Islanders de New York, hier soir.Peler Stastny, qui avait marqué le premier but des siens, a remporté une mise au jeu à la gauche de Hrudey, excellent durant lout le match, puis Albelin a décoché un tir et a déjoue le gardien qui avait la vue obstruée.C'était l'euphorie dans le Coliséc.Les Nordiques avaient dominé la rencontre et Joe Sakic, avec son 10e but de la saison en troisième, avait forcé les deux équipes à disputer la prolongation.Mason généreux En première, les Nordiques ont joué l'une de leurs meilleures périodes de la saison à domicile.Mais les Islanders ont tout de même été les seuls à s'inscrire au pointage, grâce à la générosité de Bob Mason.Il a laissé filer un tir de Gerald Di-duck entre ses jambières, avec un peu plus d'une minute à faire dans l'engagement.Les Nordiques ont dominé avec 12 tirs contre cinq et les défenseurs, particulièrement Robert Picard et Randy Moller, ont été solides.Mason avait été excellent contre Lafontaine et Morrow au début de la rencontre.Toutefois il a vraiment gaffé sur le but des Islanders.Les Nordiques ont raté plusieurs occasions durant une supériorité numérique.Pendant une minute et 47 secondes ils ont gardé la rondelle dans le territoire adverse.Kelly Hrudey SOMMAIRE NV ISLANDERS 2 NORDIQUES 3 Prolongation Première période 1.New York, Diduck3 (Kerr.Makela).18:54 Pénalités - Bassen NYI, Gronstrand Que 2:38.Albelin Que 3:21.Vukota NYI 10:03.Moller Que 11:50.Deuxième période 2.QUÉBEC, P.Staslny 6 (Latta).6:39 3 NY Islanders.Makela 3 (Lalontaine.Jonsson).16:23 Pénalités \u2014 Wood NYI 4:10.Bassen NYI 9:46.Mollor Que 14:27.Troisième période 4.QUÉBEC, Sakic 10 (Duchesne.Mollor).1:04 Pénalité \u2014 Leschyshyn Que 2:35.Prolongation 5.QUÉBEC, Albelin 1 (Latla.P.Stastny).2:33 Pénalité \u2014 Aucune.Tirs au but par NY Islanders .6 8 7 0\u201421 QUÉBEC.12 11 4 2\u201429 Qardiens NY Islanders: .Hrudey P.3-4-1 QUÉBEC:.Mason G.4-4-0 Avantages numériques NY Islanders .1-4 QUÉBEC:.0-3 Arbitre \u2014 Mark Faucette.Juges de lignes \u2014 Pierre Champoux.Wayne Bonney.Assistance \u2014 13.368.a été miraculeux devant Albelin puis Ken Morrow a volé un but à Latta, qui venait de prendre le retour du lancer.Disciplinés et agressifs les Nordiques ressemblaient enfin à une vraie formation.Peter marque Les deux équipes se sont li- vrées un beau duel en deuxième, marquant une fois chacune.Randy Moller a d'abord fait avorter une montée à trois contre un, au début de la période.Puis Hrudey a été sublime en bloquant trois tirs consécutifs de Peter Stastny.Ce dernier a toutefois pris sa revanche quelques instants plus tard, en touchant la cible avec un tir du poignet lors d'une échappée.Peter a obtenu cinq tirs dans l'engagement, ce qui lui en faisait sept jusque-là.Tomas (onsson et Joe Sakic ont tour à tour touché le poteau des buts en moins de vingt secondes.Si les Nordiques avaient été incapables de profiter de deux attaques massives, les Islanders, eux, n'ont pas raté l'occasion.Mikko Mikela a fait mal paraître le jeune Leschyshyn avant de déjouer Mason.Encore une fois les Nordiques tiraient de l'arrière par un but après cet engagement.Dixième de Sakic Dès le début de la dernière période, Sakic a surpris Hrudey avec un puissant tir frappé.C'était son 10e but de la saison et son 17e point en 12 matches.Les Nordiques ont ensuite tenu le coup durant l'absence de Les-chyschyn.Au cours des longues minutes qui ont suivi, les deux équipes, avec un compte égal de 2-2, ont fait preuve de beaucoup de prudence.Les quatre tirs seulement des Nordiques le démontrent clairement.Ron Lapointe n'a utilisé que trois trios.À la 15e minute Mason a brillé devant Norton.Les deux formations ont dû aller en prolongation, une première à Québec cette saison.N'en jetez plus, semblait s'écrier Cord Donnelly, des Nordiques, alors que Ken Morrow s'écrasait sur lui, en première période.PHOTOLASER PC «L'intensité a fait toute la différence» Presse Canadienne QUEBEC ¦ On pouvait percevoir un grand soulagement, hier soir, dans la chambre des Nordiques.On ne jubilait pas nécessairement mais on respirait beaucoup mieux.Tommy Albelin, le héros de ce premier gain en six parties, s'est contenté de dire, «je n'ai qu'essayé de tirer sur le but.Heureusement la rondelle a pénétré».«Nous avions besoin de cette victoire pour notre moral et pour notre public.Quand tu perds tout va mal, et quand tu gagnes tout va bien.)c souhaite seulement que tout continue à rouler pour nous.Nous en avons besoin», a dit Albelin, qui a enfilé ce but victorieux sur son sixième tir au but de la soirée.Alain Côté analysait le match par un seul mot: intensité.«La différence entre les Nordiques de ce soir et ceux des dernières parties: tous les joueurs y sont allés avec intensité du début à la fin.Nous avons constamment pressé leurs défenseurs dans leur territoire, surtout en première période, ce qui a fini par rapporter des dividendes.«Nous n'étions pas nerveux en prolongation.Ils ont déblayé leur territoire à quelques occasions en prolongation et c'est ce qui nous a valu la victoire après une mise au jeu dans leur territoire.» Ron Lapointe, qui a utilisé plus souvent deux trios que trois dans le dernier engagement, était fier de ses troupiers.Il abondait dans le même sens qu'Alain Côté.«L'intensité nous a valu cette victoire.C'est bon pour le moral et ça fera taire nos dénigreurs.Si nous avions perdu ce match, je me demande ce que nous aurions l'air en ce moment, l'ai eu peur, après la première période, que les gars réagissent mal après que les Islanders eurent pris les devants malgré notre jeu impeccable.Mais ça n'a pas été le cas.Les gars ont suivi le plan de match en multipliant les mises en échec en zone ennemie et près de notre but », a déclaré Lapointe.\u2014 Alain Côté Puis, parlant de joe Sakic qui ne cesse d'impressionner, Lapointe a dit: «Il me surprend surtout par sa force de récupération.Il revient au banc, je lui dis de se reposer et il me répond qu'il est déjà prêt, sans paraître le moindrement essouflé.Il joue bien et en plus il a la chance de son côté.» Mais Lapointe avait une mauvaise nouvelle à annoncer.Randy Moller, qui a disputé un bon match, sera absent pour une dizaine de jours.Il s'est blessé à l'épaule droite et n'a pas joué durant les dix dernières minutes.Heureusement, Michel Goulet devrait revenir au jeu, probablement jeudi à Pittsburgh.Les Nordiques ont congé aujourd'hui. 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 Probert serait refoulé à la frontière des É.-U.d'après Associated Press DÉTROIT ¦ L'attaquant Bob Probert des Red Wings de Détroit pourrait être dans l'impossibilité d'entrer aux États-Unis, ont admis hier les Services américains de l'immigration.«Il s'agit d'une affaire entre nous et lui », a précisé Kathryn Dawson, directrice adjointe de l'Immigration à Détroit.«S'il veut vous donner la raison de cette interdiction, il lui appartient de le faire.Quant à nous, nous ne pouvons pas en discuter publiquement.» Mme Dawson a toutefois ajouté que « l'alcoolisme est une des 33 raisons en vertu desquelles une personne peut être jugée inadmissible à la frontière américaine, et les problèmes d'alcoolisme de Probert sont certes du domaine public».L'entraîneur des Wings, Jacques Demers, avait suspendu Probert, qui est âgé de 23 ans, en septembre dernier, après que celui-ci eut été appréhendé à plusieurs reprises pour conduite en état d'ébriété.L'athlète, qui est originaire de Windsor, en Ontario, a été traité dans des centres de désintoxication à cinq reprises, au cours des trois dernières années, notamment le mois dernier au célèbre Betty Ford Centre, en Californie.Vendredi, Demers reconnaissait que Probert «ne réintégrerait pas immédiatement ses fonctions, même s'il était en possession d'un visa.Lorsque nous prendrons une décision à son endroit, nous aviserons alors sur la question du visa».Probert, un hockeyeur de six pieds et trois pouces et 215 livres, a été jugée inadmissible à entrer aux États-Unis l'an dernier, mais a pu obtenir un sursis d'un an lui permettant d'y poursuivre sa carrière.Le délai d'un an est toutefois expiré et ni Probert ni les Wings n'ont réclamé le renouvellement du visa temporaire.Finn mis à l'écart ¦ Steve Finn ne participait pas au match des Nordiques, hier soir.Ron Lapointe n'était sûrement pas satisfait de sa tenue dans les dernières rencontres, surtout dans la défaite à Boston, jeudi, alors qu'il avait connu une soirée misérable.Avant la rencontre d'hier soir, les Nordiques avaient encaissé cinq revers consécutifs.La plus longue série de défaites de l'histoire de l'équipe est de sept et cette marque peu reluisante fut établie du 9 au 23 février 1980.Les deux prochains ad-, versaires des Nordiques, seront les Kings de Los Angeles et les Penguins de Pittsburgh.Il semble que la direction de la LNH ne prendra aucune sanction contre Greg Smith et Lyndon Byers des Bruins, qui ont tous deux quitté le banc des pénalités jeudi, pour reprendre le combat.Smith a déclaré que cette deuxième ronde était survenue alors qu'ils quittaient le banc des pénalités pour rentrer à leur vestiaire respectif.Walt Poddubny n'était pas en uniforme.II a subi une blessure à un genou lors de la séance d'entraînement, jeudi matin.Il a participé à la pé- riode de réchauffement, mais il était incapable de prendre part au match.Même si les gardiens des Nordiques en arrachent depuis quelques temps, Ron Lapointe a répété qu'il n'est pas question de rappeller Ron Tugnutt de Halifax.Ce dernier connaît une bonne saison et la direction des Nordiques ne répétera pas l'erreur de le rappeler à Québec.On tient à ce qu'il fasse ses classes comme l'avait fait Clint Malarchuk.Kelly Hrudey, devenu le gardien N° 1 des Islanders, estime que la situation est extrêmement difficile pour Mario Bmnetta.«À chaque fois qu'il est utilisé, il sait qu'il doit se surpasser parce que son équipe connaît des moments difficiles.C'est lui mettre énormément de pression sur les épaules.Ce n'est définitivement pas la meilleure façon de former un gardien.Moi j'ai eu la chance de jouer avec un super-gardien comme Billy Smith, qui était utilisé dans les moments critiques, j'ai donc eu tout le temps de faire mon apprentissage.» Hrudey participait hier au huitième des dix matches disputées par les siens depuis le début de la saison.Mandanici n'est plus à l'emploi des Penguins La nouvelle n'a jamais fait de bruit.Mais le dépisteur Albert Mandanici, celui qui avait recommandé Mario Lemieux aux Penguins de Pittsburgh en 1983 et 1984, a été remercié de ses services, l'été dernier.«C'est la décision de Tony Esposito», a confié hier Mandanici, présent à l'exercice des Penguins, hier matin.Mandanici ne veut pas baver sur l'organisation qui l'a payé durant quelques années.Mais l'homme dans la cinquantaine a tout de même le coeur brisé.«l'aime tellement Mario et les joueurs des Penguins, a-t-il mentionné.Et puis je pense avoir eu mon mot à dire dans la sélection de Mario à la séance de juin 1984.» Esposito n'a pas eu de reconnaissance envers Mandanici.Parce que si l'ancien gardien de but du Canadien et des Hawks a un emploi à .temps plein aujourd'hui, à titre de directeur général des Penguins, c'est grâce à Lemieux.Donc un petit peu aussi grâce à Mandanici.Oh vous direz que tous les dépisteurs de la terre ne pouvaient rater le phénoménal Lemieux et c'est pas mal vrai.Sauf que je me souviens très bien avoir entendu des directeurs généraux, dont Serge Savard du Canadien, raconter à l'époque, en coulisses, qu'ils étaient bien heureux de ne pas choisir au tout premier rang, histoire de ne pas être obligé de sélectionner Lemieux.À la fin de sa carrière junior, certains disaient de Lemieux qu'il avait tendance à se traîner les pieds lors de certains matches.D'autres ont ajouté que son rendement aux séries de la Coupe Memorial 1984 en avait rendu plusieurs hésitants et sceptiques.Pendant tout ce temps, Mandanici cassait les oreilles de Eddie Joli nston, en lui répétant que Lemieux sauverait la concession des Penguins.Mandanici méritait plus de reconnaissance.Sauf qu'avec Tony E., ce mot ne fait pas partie de son vocabulaire.Parlez-en à Creamer, à Gilles Melochc.Parlez-en même à Mario Lemieux et vous verrez! Les Nordiques auraient tout donné pour Lemieux B Maurice Filion, l'ancien directeur général des Nordiques, a rappelé cette semaine que les Nordiques étaient prêts à donner leur chemise pour échanger leur choix de première ronde et d'autres joueurs avec les Penguins pour mettre la main sur l'athlète de Ville-Emard.«Mais jamais Eddie Johnston n'a voulu céder d'un pouce, s'est-t-il souvenu.Nous avions négocié en vain durant toute la nuit.Il n'y avait rien à faire.» Léo Bourgault, le président des 4 Glaces de Brassard, a l'intention d'inviter Bruce McNall à son complexe cette semaine.«Il n'est pas encore certain que McNall soit à Montréal pour la -visite desi Kings au Forum, mercredi;' a ¦ dit Bourgault.Mais si jamais il ' est en ville, je me chargerai de lui faire visiter les installations et les avantages des 4 Glaces.» Bourgault est sérieux comme un pape quand il parle de bâtir un complexe de hockey à Los Angeles, pas très loin du Forum d'Inglewood.Bourgault aimerait avoir notamment l'assurance que McNall installerait les Kings à son nouveau complexe pour les séances régulières de l'équipe, si jamais il investissait dans un tel projet en Cali-fornie.Pour l'instant, les Kings gèlent tout rond à Caréna de Culver City.Mats Naslund, le petit Viking du Canadien, est né le jour de l'Halloween.Il aura donc 29 ans demain.Le N° 26 du Tricolore aurait avantage à revêtir son déguisement de joueur de hockey pour son anniversaire.Naslund ne joue pas le hockey dont il est capable à Montréal depuis le début de la saison.Vu dans les gradins du Forum à l'exercice des Penguins hier matin: Don Cherry, le controversé analyste à Hockey Night in Canada.Cherry serait-il devenu un admirateur de Mario Lemieux?Possiblement.Il y a deux ans, Cherry disait que comparer Wayne Gretzky à Lemieux était une véritable farce.Mais Cherry parle avant tout pour le spectacle.Et ça pogne à plein.Alors, pourquoi changer une formule gagnante?Mais tout de même, Cherry aurait pu garder son vaudeville avec d'autres joueurs que le Grand Lemieux.Chose certaine, le 66 se souvient bien des déclarations de Cherry.Et il ne les a jamais prises à la blague! Daniel Chouinard, le nouveau propriétaire du Centre sportif Laval, s'est démoli un genou lors d'une récente visite au Forum.Chouinard a fait une mauvaise chute dans un escalier et il s'est retrouvé sous le bistouri à l'hôpital.Nous lui offrons nos voeux de prompt rétablissement.Pierre Rinfret, le nouvel homme chargé de la description des matches du Canadien à TVA, a joué au golf sur le parcours de Candiac, hier.II a ramené une carte de 77 au clubhouse.Mais il faut être complètement malade, louer au golf sous la neige.Même Ronald Corey aurait refusé de sortir son équipement de son sous-sol.Réjean Lemelin a raison de déclarer que garder les buts dans l'Ouest est un véritable casse-gueule pour un gardien de but.«La division Smythe en est une axée strictement sur l'offensive», a soutenu l'ex-gardien des Flames de Calgary.Sans le savoir, Lemelin rend hommage à Mario Lemieux.Le 66 des Penguins performe à un rythme infernal dans la division Patrick, la plus défensive des quatre.Wayne Gretzky, lui, a passé toute sa carrière dans la division Smythe.D'abord avec les Oilers d'Edmonton.Et maintenant avec les Kings dé Los Angeles.O Les recruteurs du nouveau fan club de Stéphane Richer sont les suivants: Richard Neveu dans l'Outaouais, au (819) 963-2065; Richard Da-genais à Montréal, au (514) 388-6223; Daniel Rochette de Châteauguay, au (514) 691-9966; ou encore Michel St-Louis à Laval, au (514) 625-6040.Ces personnes ci-haut mentionnées sont en possession des formulaires d'adhésion du fan club du 44 des Glorieux. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 7 Bourque y a vu d'après Al' liOSTOM ¦ Le défenseur Raymond Bourque, des Bruins de Boston, a marqué avec seulement 32 secondes à faire dans le match pour arracher une nulle de 3-3 aux Sabres de Buffalo, hier.Les Sabres avaient pris une avance en apparence insurmontable de 3-0 en première période, le défenseur Phil Housley marquant deux fois en 43 secondes.Ce match nul préserve la série de match sans défaite des Bruins \u2014sept matchs\u2014 ainsi que leur domination au classement de la division Adams, \" eîrrqpoiiUs.devant les Sabres.Le but de Bourqù\"e,TOR-cin^ quième de la saison, est survenu\"\" lorsque le gardien des Bruins, Réjean Lemelin, s'était précipite au banc des siens pour laisser la place à un sixième attaquant.Housley a marqué son premier but en avantage numérique à 16:01 de la période initiale.Son deuxième but a suivi à 16:44, sur un jeu de l'ailier gauche Benoit Hoguc.Mike Ridley, des Capitals, ne s'est pas gêné hier pour retenir le bâton de Kelly Buchberger hier soir à Edmonton.- - .PHOTO CP Les Rangers ne savent plus perdre Pierre Turgcon a enfilé le troisième des Sabres, à 19:21.Les deux équipes jouaient à quatre hommes, lorsque une passe de Hoguc lui a permis de Bob Sweeney a brisé la glace Bergeron: «Nous avons des joueurs Qui produisent quand ça compte» pour les Bruins à 6:59 du deuxième vingt, lorsqu'il a contourne le filet et surpris le gardien Darren Puppa avec un tir vif et haut.d'après Ul'l piuiADT.imir.un bâton, percuté le poteau droit et pénétré dans le filet de Hextall.Craig lanney a fermé l'écart à 3-2 sur un tir du revers, sur une passe de Cam Neely à 5:11 de la troisième période.Pappa a bloqué 40 tirs, Lemelin, 20.Blues 3, Maple Leafs 2 À St.Louis, Steve Tuttlc a inscrit un but sur un retour de lancer pour briser l'égalité en troisième période et procurer une victoire de 3-2 aux Blues face aux Maple Leafs de Toronto.L'équipe torontoise, qui avait remporté seulement sept matches sur la route l'an dernier, a vu sa série de six victoires à l'étranger prendre fin.Sur le but décisif, Mike Bul-lard a remporté une mise au jeu et fourni une passe à Brett Hull, qui a effectué un lancer de la pointe.Le gardien Ken Wregget a fait l'arrêt, mais le retour est tombé sur le bâton de Tuttlc, qui a touché le fond du filet à 13:43, procurant une avance de 3-2 aux Blues.Les Blues avaient pris une avance de 1-0 sur un but en avantage numérique de Mike Billiard au début de la deuxième période.¦ jan Erixon a marqué avec 4:43 à jouer, hier, et les Rangers de New York ont remporté leur sixième victoire consécutive, battant 6-5 les Flyers de Philadelphie.Guy Laflcur n'a pas participé au pointage.Pour les Rangers, qui avaient battu les Flyers 4-3 mercredi, la dernière séquence de six triomphes consécutifs remonte à février 1986.« Nous avons cette saison des joueurs qui produisent quand ça compte vraiment, a déclaré l'entraîneur des Rangers, Michel Bergeron, après le match.Je ne veux pas mentionner de noms, mais ce n'était pas le cas l'an dernier.» Lucien DeBlois, qui sortait du cachot, a travaillé sur un deux-contre-un avec Erixon.Le gardien des Flyers, Ron Hextall, a bloqué l'angle sur un lancer frappé de DeBlois, mais s'est trouvé hors-position lorsque Erixon s'est amené dans l'enclave pour expédier le retour dans le filet.Les Rangers avaient pris une avance de 1-0 sur un but en supériorité numérique du défenseur Michel Petit à 4:23 dans le match.Le lancer de Petit, décoché du cercle droit, a dévié sur Dave Poulin a égalisé la marque à 8:56, complétant un jeu de Kjell Samuclsson.Il a résisté aux coups de Tony Granato avant de déjouer le gardien Bob Frocse.Le but en avantage numérique de Scott Mellanby à 12:32 du premier vingt a donné une avance de 2-1 aux Flyers.Mellanby a capté une passe voilée de Murray Craven et battu Frocse.DeBlois a marqué son premier but de la saison pour égaliser la marque 2-2 à 2:40 du deuxième tiers-temps.Il a fait dévier un lancer d'Erixon derrière Hextall.Les Flyers ont repris les de- vants 3-2 grâce au premier but de la saison de Magnus Roupc.Son lancer décoché de la bande droite a dévié sur le patin du Ranger Ron Greschner et déjoué Froese.Brian Lawton a égale la marque 3-3 à 17:03 de la seconde période alors que les Rangers jouissaient d'un avantage numérique.Lawton, laissé seul devant le filet, a pris la passe de Ulf Dahlen et facilement compté.Quatre minutes après le début de la période finale, Peter Zczel a envoyé le retour d'un lancer de Derrick Smith dans le filet de Froese, donnant ainsi une avance de 4-3 aux Flyers.Marcel Dionne a riposté à 7:27.Don Moloney a fait dévier un lancer de Petit derrière Hextall pour donner aux Rangers une avance de 5-4.Mais 49 secondes plus tard, Ilkka Sinisalo a fait dévier un lancer de Kjell Sa-muelsson pour égaliser la marque.Liut, blanc comme neige d'après AP HARTFORD ¦ Le gardien Mike Liut a enregistré son 20e blanchissage et Kevin Dinccn a marqué deux buts pour mener les Whalers de Hartford à une victoire de 3-0 contre les Devils du New jersey.Dineen, qui a inscrit six buts à ses quatre derniers matches et en compte maintenant sept depuis le début de la saison, a marqué à 1:04 de la deuxième période puis à 14:36 de la troisième, lors d'un avantage numérique.Liut a été confronté à 29 lancers de la part des Devils, dans ce premier match d'une série de deux entre ces équipes au cours de la fin de semaine.Ron Francis, qui a récolté une passe sur le premier but de Dineen, a scellé l'issue du mutch en marquant dans un filet désert, à 19:58 de la troisic-me période.Oilers 4.Capitals 3 A Edmonton, Jari Kurri a mis fin à une mêlée endiablée devant le filet des Capitals de Washington en marquant le but de la victoire à 16 secondes de la fin de la période supplémentaire.Les Oilers ont remporté une victoire de 4-3.Les Oilers ont lancé sept fois en prolongation, autant qu'en première période et qu'en deuxième, et ont fin! par marquer lorsque Kurri a poussé le disque du revers derrière le gardien Clint Malarchuk.Le capitaine des Oilers, Mark Messier, avait complété une superbe passe de Craig Simpson, venue de l'autre côté de la patinoire, 1 min 19 s avant la fin la troisième période, nivelant ainsi la marque 3-3.Messier a capté la passe de Simpson et passé un haut lancé frappé dans le coin.Au terme d'un premier tiers-temps blanc, Dave Christian n'a pris que 55 secondes en deuxième péride pour donner aux Capitals une avance de 1-0 lors d'une supériorité numérique. 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 Yves Létourneau collaboration spéciale gg ^ga i Michael Bossy avait eu la possi-bilité de soumettre son dos à un examen par spinoscope dès les premiers jours où il aéprouvé une douleur lombaire, il aurait probablement pu prolonger sa carrière de quelques années.Le spinoscope permet de localiser immédiatement le siège d'une lésion vertébrale et de recommander la thérapie appropriée.» C'est ce qu'affirme M.Arthur Rhéaume, pdg de Mcdic-AST.Cet examen n'était pas possible il y a deux ans, au moment où Michael Bossy a commencé à éprouver des maux de dos incommodants.Le spinoscope n'existait pas.Cet appareil très complexe n'est devenu fonctionnel qu'au mois de juin dernier.Et la clinique Medic-Ast n'est en mesure de recevoir des patients pour examen que depuis trois semaines seulement.Le spinoscope, tenez vous bien, est une invention montréalaise, et non pas une technologie importée de chez nos voisins américains.L'inventeur du spinoscope est un Montréalais d'adoption, M.Serge Gracovetsky, Ph.D.H enseigne à l'université Concordia.M.Gracovetsky a mis 10 ans de recherche intense, aidé d'environ 20 à 25 chercheurs de diverses disciplines, avant d'en arriver à la mise au point définitive de son spinoscope.j'ai passé trois heures, cette semaine, à la clinique Medic-AST, en compagnie de M.Serge Gracovetsky, du pdg de AST, M.Rhéaume, de techniciens et d'un cobaye, à me faire expliquer le fonctionnement du spinoscope.11 faut des heures pour expliquer le concept et le fonctionnement de cet appareil révolutionnaire.L'examen lui-même ne dure cependant que trois minutes au maximum.Et il est sans douleur aucune pour le patient.On installe d'abord le long de la colonne vertébrale du patient des diodes électroluminescentes qui émettent des signaux infrarouges.On amène le patient dans une salle entièrement noire (les murs, le plafond, le plancher).Il prend place au centre de la pièce et deux caméras situées derrière lui, aux deux coins supérieurs, enregistrent quatre flexions du tronc : deux latérales, une avant, une arrière.Les images, à un rythme de 180 à la seconde, sont captées par les caméras qui les transmettent à un ordinateur extrêmement puissant, qui en fait l'analyse immédiate.Et quelques secondes plus tard, le spinogramme complet apparaît sur l'écran.Le travail du patient est terminé.Celui du technicien et de l'orthopédiste commence.je demande à M.Gracovetsky combien d'heures il faut compter pour former un technicien.«Quatre environ, pas plus», dit-il.Et combien pour que le spécialiste puisse apprendre à interpréter correctement les graphiques du spinogramme?M.Gracovetsky a un petit sourire où on pourrait déceler un brin de sarcasme: «Cela dépend.» Jusqu'ici tout apparaît extrêmement simple.Qu'est-ce donc qui fait l'originalité du spinoscope par rapport aux appareils con- Le spinoscope, pour éviter d'autres cas Bossy vcntionncls: rayons-X, Ct Scan ou myélo-graphes?Quel pas vient-on de franchir avec cette invention récente, qui sort à peine du laboratoire Spinex?Subtiles anomalies Les équipements médicaux utilisés jusqu'à maintenant ne pouvaient capter que les dommages évidents: fractures, hernies discales, etc.Le spinoscope décèle instantanément la moindre anomalie dans le fonctionnement des vertèbres.Laissons parler M.Gracovetsky: «II peut exister chez un patient d'infimes lésions qu'un appareil conventionnel ne peut déceler.Le patient exécute des flexions de tronc qui semblent tout-à-fait normales, à l'oeil nu.L'ordinateur permet d'analyser les anomalies au millimètre et de donner un diagnostic précis.Pourtant la nature a déjà commencé à réagir à l'insu du patient.Le ou les vertèbres affectées ont entrepris un travail de compensation : elles cessent d'opérer normalement, elles se bloquent.Et cette compensation, inconnue du patient, indécelable sur l'appareil conventionnel, apparaît clairement sur les graphiques du spinoscope».Voilà donc, en quelques mots, la révolution, ou si vous préférez, l'évolution importante réussie par l'inventeur montréalais.Prenons un exemple frappant.Michael Bossy laisse entendre que la cause de ses maux de dos pourrait remonter à une blessure au genou subie chez les juniors.Il se pourrait donc qu'il ait modifié légèrement, à cette occasion, sa façon de patiner, qu'il ait, à son insu, exercé une pression indue sur une vertèbre, que le subtil travail d'érosion de la vertèbre se soit amorcé.Un examen au spinoscope aurait dès ce moment décelé une anomalie au niveau de la vertèbre lombaire affectée et on lui aurait indiqué le correctif approprié.Le spinocope représente donc un pas important, jamais franchi auparavant, dans le dépistage hâtif des anomalies dans le fonctionnement de la colonne vertébrale.L'usage du spinoscope devient par conséquent un atout important pour les équi- pes sportives qui veulent connaître d'une façon précise l'état de santé de leurs athlètes.Il est un instrument de dépistage unique au monde et, de plus, il permet de déterminer au millimètre près le comportement anormal d'une vertèbre.Le spinoscope peut donc sauver des carrières, peut épargner aux entreprises sportives des sommes considérables grâce à des mesures préventives administrées à temps.Les athlèges ne représentent qu'une partie infime de la population.C'est évidemment en médecine industrielle que le spinoscope apportera une aide substantielle, dont les conséquences économiques sont impossibles à évaluer d'une façon précise, mais sur laquelle il est intéressant d'échafauder des hypothèses.Tous les ans, au Québec seulement, 60 000 travailleurs doivent s'absenter du travail pour «maux de dos».Il en coûte annuellement $10 millions à la Régie de l'assurance-maladie pour la seule évaluation des problèmes lombaires (92 p.cent des maux de dos sont éprouvés dans la région lombaire).En guise d'indemnisation à ces travailleurs, la CSST verse annuellement plus de $250 millions.Dépistés à temps, soignés adéquatement ces «maux de dos» pourraient évidemment épargner aux travailleurs des ennuis de santé considérables.Mais surtout un diagnostic précis, indiscutable, viendrait dissiper les soupçons d'abus et de fraude du système dont on accuse souvent, à tort peut-être, ces gens dont le dos est quotidiennement mis à rude épreuve.Pour les travailleurs comme pour les sportifs, l'invention de M.Gracovetsky arrive à point.Il est important de rappeler aux intéressés qu'il n'existe presentment que deux spinoscopes au Canada, un à Toronto, l'autre à Montréal, à Medic-AST, 3875 Saint-Urbain.Douze autres appareils ont été exportés aux États-Unis, où ils sont en fonction depuis quelques semaines seulement.Quant à ceux qui aimeraient connaître et étudier plus à fond les découvertes et les théories de M.Serge Gracovetsky, elles sont contenues dans son livre magistral intitulé The Spinal Engine.On pourrait traduire en français: «Le moteur spinal»; spinal dérive du mot latin spina, épine.Vous y découvrirez sa théorie qui va à ('encontre de tout ce qu'enseignent les manuels médicaux traditionnels.Vous apprendrez que l'épine dorsale n'est pas une «colonne», donc quelque chose de rigide, dont la fonction est de supporter, mais plutôt le moteur qui fait marcher l'homme.M.Gracovestky rejette certaines notions acceptées universellement.Il aborde le problème de la fonction du «moteur spinal» d'une façon qui laisse loin derrière l'enseignement conventionnel.Je dois avouer qu'il ne m'était jamais arrivé auparavant d'éprouver l'impression de me trouver en présence de quelqu'un qui énonce aussi simplement des notions, qu'à défaut d'autres mots, je qualifierais de «géniales».D'inédites, à tout le moins.Première victoire des Kings sur la route Presse Canadienne WINNIPEG ¦ Les Kings de Los Angeles ont entrepris du bon pied leur périple de six matches à l'étranger vendredi soir, remportant leur première victoire à l'extérieur par la marque de 7-4 contre les jets de Winnipeg Bcrnic Nicholls a inscrit trois buts, dirigeant l'attaque des Kings, ct Wayne Gretzky a amassé deux mentions d'aide pour porter son total en carrière à 1 100.Gretzky n'ignorait pas l'importance d'une victoire pour amorcer ce long séjour à l'étranger, surtout que les Kings venaient de perdre quatre de leurs cinq dernières rencontres.«La première rencontre est capitale, a-t-il confié.Une victoire peut donner le ton à une série alors qu'une défaite peut avoir un effet très négatif.» Les Kings ont rapidement pris une avance de 4-1 au début de la deuxième période, puis les Jets ont réduit l'écart à 4-3 avant que la période ne se termine 5-3 en faveur des Kings.Nicholls a expliqué que le point tournant de la rencontre s'est produit lorsque les Kings ont contenu les lets pendant-une pénalité de cinq minutes à Luc Robitaillc.«Nous avons vraiment été chanceux de nous tirer d'embarras à la deuxième période.Nous pouvons remercier le gardien.Le but de Mike Krushcl-nyski, en fin de période, leur a brisé les reins.» Le gardien Glenn Hcaly, qui a repoussé 33 tirs, a accepté les compliments mais il a également tenu à remercier ses coéquipiers.«Ils ont disputé leur meilleure troisième période cette saison.Ils ont fourni un excellent effort.Ce soir, j'ai dû faire quelques arrêts clés à la deuxième période mais les gars se sont ressaisis au troisième engagement et ils ont retrouvé leur aplomb.» Les 14 306 spectateurs ont réservé un accueil plutôt mitigé à Gretzky, qui disputait son premier match à Winnipeg dans l'uniforme des Kings.La foule s'est quelque peu moquée de lui lorsqu'il a perdu possession de la rondelle à la ligne bleue adverse, mais ces rires se sont transformés en mécontentement lorsque deux joueurs des Jets ont trébuché lors d'une descente à deux con-.trc.un.______________' LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 9 Maurice Richard collaboration spéciale Raines est trop payé 0m omment diable Tim Rai-^¦B nés a-t-il fait pour arracher un contrat de $6,3 millions aux Expos pour trois saisons?C'est épouvantable! Ça prouve une fois pour toutes que la direction des Expos n'a pas d'allure.Charles Bronfman a sûrement de l'argent à jeter à l'eau pour consentir un tel contrat à Raines.Il n'a probablement rien retenu de la gaffe qu'il avait commise en donnant la lune à Gary Carter.Incroyable! Raines a donné de bonnes saisons aux Expos, surtout à ses premières années, mais l'an dernier il a été bien ordinaire.Même si l'équipe montréalaise lui versait un million et demi, Raines s'est traîné les pieds et a compilé des statistiques bien en-deça de son talent.\u2022 Le pire c'est qu'il a passe l'année à déblatérer contre Montréal et à dire à tous les journalistes qu'il aimerait jouer dans d'autres villes.Comme pour expliquer son piètre rendement, Raines a dit qu'il n'était pas suffisamment en forme quand il s'est amené au camp d'entraînement des Expos en février 1988.La belle excuse! En 1988, Raines ne méritait Lemieux est gourmand ¦ Mario Lemieux a dit cette semaine que l'offre salariale des Penguins de Pittsburgh était ridicule.Lemieux, qui est le joueur numéro un de la ligue Nationale depuis l'an dernier, estime qu'il mérite presque autant d'argent que Wayne Grctzky.Mais Lemieux a encore beaucoup de chemin à faire pour abaisser les nombreux records que détient Gretzky.Un jour, il sera probablement le joueur le mieux payé de l'histoire de la ligue Nationale et je serai le premier à m'en réjouir.Lemieux connaît le meilleur début de saison de l'histoire de la ligue Nationale.Quand il ne récolte que deux mentions d'assistance, contre St-Louis jeudi par exemple, on dit qu'il a disputé un match bien ordinaire.On est déjà habitué à le voir amasser quatre ou cinq points par match.N'empêche que quand je l'entends parler d'un salaire d'un million et demi par saison, je trouve ça un peu exagéré.pas son million et demi.Comment les Expos peuvent-ils justifier l'énorme augmentation de salaire qu'ils lui donneront la saison prochaine?Ça n'a aucun sens.À la place des Expos, j'aurais laissé partir Raines ou je l'aurais échangé à une autre équipe.Mais il est trop tard et ies Expos devront désormais respecter leur entente avec Raines.Mon seul espoir, c'est que les Expos échangent Raines maintenant qu'ils ont retenu ses services pour au moins trois ans.Mais y a-t-il une autre équipe assez fofolle pour verser un salaire astronomique â un joueur qui ne le mérite pas?Personne n'a été surpris d'apprendre que Tom Lasorda et Tony LaRussa avaient été élus gérants par excellence de la ligue Nationale et de la ligue Américaine de baseball.Ces deux hommes ont mené leur équipe à la Série mondiale et il était à prévoir qu'ils seraient ainsi honorés.le connais moins LaRussa parce qu'on ne voit pas aussi souvent les équipes de la ligue Américaine à la télé, mais je suis évidemment tout à fait d'accord avec le choix de Lasorda.Au risque de me répéter, le gérant des Dodgers travaille fort, sait stimuler ses joueurs et est également un homme charmant et très coloré.Bravo Tommy! DANS L'ALBUM.Mon ami Fred Spada a été fêté vendredi soir à l'Auberge Universel, mais je n'ai pas pu y être parce que j'étais parti à la chasse.Il y a longtemps que je connais Fred.Il a travaillé pendant quelques années comme gérant de ma taverne, rue St-Laurent.Mais nous avons surtout été associés au baseball junior, Fred à titre de président de la ligue Montréal junior et moi comme président du club Ahuntsic.En mai 1967, lors de l'inauguration officielle de la ligue Montréal junior, mon frère Henri avait effectué le premier lancer.J'étais bien placé pour voir Fred s'élancer dans le vide.Les Nordiques doivent se ressaisir vite ¦ Le Canadien en arrache, les Nordiques aussi.Les deux équipes éprouvent des difficultés en attaque comme en défensive.Du côté du Canadien, on se dit que tout va se replacer un jour ou l'autre parce que les défenseurs de l'équipe ont déjà fait leurs preuves.Mais chez les Nordiques, rien n'indique que ia défensive va se resserrer dans un avenir rapproché.Il n'y a qu'un Bossy ¦ Michael Bossy a finalement profité de son passage à New York pour annoncer officiellement sa retraite.Tous ses admirateurs savaient bien que I 'excel lent joueur des Islanders ne remettrait plus les patins dans la ligue Nationale en raison des maux de dos qui l'affligent depuis quelques années.C'est bien dommage.Bossy a toujours été l'un de mes favoris: depuis le temps ou il se faisait remarquer à Ahuntsic jusqu'à ses exploits dans la LNH, en passant par ses belles années juniors à Laval.|c ne le blâme surtout pas d'avoir pris sa retraite car s'il avait décidé de revenir au jeu, il n'aurait jamais été le Bossy d'antan.celui qui était l'une des grandes vedettes du hockey professionnel.Bossy n'était peut-être pas le plus beau joueur du circuit, mais en fait de marqueur naturel, on ne pouvait trouver mieux.Il a enfilé au moins 50 buts à ses neuf premières saisons dans la ligue Nationale, un exploit que ne pourront jamais revendiquer Wayne Gretzky et Mario Lemieux.Et Bossy aurait fort probablement marqué au moins 30 buts plutôt que 38 en 1986-87 s'il n'avait pas commencé à souffrir de maux de dos.Heureusement pour les Islanders, Pat LaFontaine est devenu le leader de leur attaque.Mais LaFontaine ne marquera jamais autant de buts gagnants que Bossy.11 n'y avait qu'un Michael Bossy.11 est tentant de sortir les vieux clichés quand on parle des deux équipes québécoises: la rondelle ne roule pas pour eux autres etc.Mercredi, le Canadien a perdu contre les Red Wings de Detroit à cause d'un but contesté.Le lendemain, les Nordiques se butaient à un gardien en grande forme : Andy Moog.Malgré tout, je demeure convaincu que tout va revenir à la normale d'ici peu.Il y a trop de talent dans ces deux équipes pour que la situation se détériore davantage.L'ennui, c'est que les Nordiques ne peuvent pas se permettre de perdre trop souvent.La direction de l'équipe québécoise a opté pour la reconstruction, mais elle devra obtenir des résultats très rapidement.Les rumeurs de vente des Nordiques ont refait surface ces derniers jours, je me disais aussi qu'on ne voyait pas beaucoup Marcel Aubut depuis le début de la saison, il devait bien y avoir une raison.Habituellement, il trouve toujours un moyen de faire parler de lui et on est assuré de le voir entre les périodes des matches des Nordiques au petit écran.Aubut consacre probablement ses énergies à trouver des homnmes d'affaires intéressés à investir dans son équipe et à la garder à Québec.Car derrière toute rumeur de vente de l'équipe, il y a toujours la crainte que les nouveaux propriétaires décident de déménager les Nordiques.Mais Québec mérite d'avoir une équipe dans la ligue Nationale.Les Québécois aiment le hockey de la ligue Nationale et la rivalité entre les Nordiques et le Canadien a aussi de bons côtés.Malheureusement, si les Nordiques ne se ressaisissent pas d'ici peu, les assistances risquent de diminuer et les rumeurs de déménagement pourraient reprendre.Sakic épate ¦ Heureusement, il n'y a pas que de mauvaises nouvelles dans le camp des Nordiques.De réjouissant, il y a le rendement exceptionnel du jeune joe Sakic.Les Nordiques ont eu raison de le sélectionner en première ronde lors du repêchage amateur de la ligue Nationale en juin 1987.Ce jeune joueur a l'étoffe des grandes vedettes de la ligue Nationale et il fait preuve d'une assurance étonnante pour un joueur aussi inexpérimenté.Quand Goulet sera remis, quand les Stastny joueront comme ils en sont capables, les Nordiques vont se remettre à gagner.\"i l .1 U'i . 10 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 11 Alain Robïdoux Des millions à empocher.¦ A vrai dire, c'est presque à reculons que je montais l'escalier qui conduit aux Clubs de billard du Québec.Tartiner deux pages sur un joueur de snooker, tout Québécois fut-il, c'est pas évident.Et puis, la deuxième ou troisième chronique de toutes celles que j'ai écrites depuis mon affectation au poste de « columnist » m'avait amené au Mont-Royal Pool Room.Et je n'avais pas été plus passionné qu'il le fallait par les trucs des vétérans joueurs qui s'y tenaient.l'ai ouvert la porte.et j'ai cessé de bouger.Pour mieux voir les vingt et quelques grandes tables de snooker, mieux me laisser imprégner par l'éclairage diffus, mieux apprécier le murmure étouffé des voix venant du restaurant-bar à l'extrémité de l'immense salle.Plus tard, Claude Leblanc, le co-pro-priétaire de la salle, La Mecque du billard au Québec, me racontera que c'est le ' moins impressionnant des cinq clubs dont.il est propriétaire avec Gerald Lépi-nc.A Repentigny, en particulier, on se croirait dans un salon du Ritz et la clientèle y est choyée.Je me suis informé.Il y a quinze ans, quand Leblanc et Lépinc ont racheté la «salle de pool» de la rue Mont-Royal, au coin de St-Denîs, la police s'y payait une couple de descentes par mois.C'était un repaire de voyous et de petits et grands voleurs de tout acabit.Leblanc et Lépinc ont acheté la salle.l'ont fermée, l'ont rénovée et l'ont rouverte sous forme de club privé.Avec carte de membership.avec photo ! La photo, c'était suffisant pour faire fuir la vingtaine de petits bums qui empoisonnaient l'atmosphère.Aujourd'hui, lé billard est devenu une entreprise rentable.Et les salons luxueux ont attiré une toute nouvelle clientèle de femmes et d'hommes d'affaires qui se détendent autour d'un table de grande qualité pour $6 l'heure.M.Leblanc est passionné par son entreprise.Et il est devenu le « père financier» d'Alain Robidoux, son champion.II a - ¦\u2022 '¦' -, .¦ .' .¦ ' '' '\u2022; formé une compagnie avec Robidoux et M.Lépine.A 33 et un tiers chacun.Comme on espère que Robidoux pourra justifier des revenus de plus d'un million de dollars d'ici deux ou trois ans, c'est un bon investissement.On paye toutes ses dépenses, on lui verse un salaire, il touche une commission personnelle sur ses bourses.et le reste est investi: «On espère y trouver notre profit mais le but de l'affaire, c'est qu'Alain investisse dans du sérieux et ne se retrouve pas cassé à la fin de sa carrière », assure M.Leblanc.Je ne joue pas au billard, du moins pas souvent.Mais l'ambiance feutrée a eu un effet magique.Si Alain Robidoux, le premier Québécois à obtenir un statut de joueur professionnel de snooker ne s'était pas amené pour l'entrevue dont on avait convenu, je serais resté là, à rien faire.Ou plutôt à regarder un vieux monsieur enfiler tranquillement des séries de boules.Alain Robidoux est grand et mince.À 28 ans, il est le plus jeune professionnel du circuit de snooker.Sa célébrité est encore toute fraîche, toute neuve.Comme sa Mercedes qu'un commanditaire lui livrait jeudi après-midi.Peut-être qu'Alain aurait préféré une Porsche ou une BMW, mais ses conseillers trouvaient que la Mercedes compléterait mieux son image.La grande classe pour une champion de classe.Quand je l'ai retrouvé pour ce reportage, Alain tournait pour la télévision.Il portait donc son uniforme de joueur professionnel de snooker.Pantalon gris, gilet gris, boucle rouge.Impeccable.Le costume trois pièces est obligatoire dans les tournois.Le snooker est un sport de gentlemen, voyez-vous et comme les plus grands tournois ont lieu en Angleterre.Mais pour le lunch au Café Chcrricr, Alain était redevenu le Québécois fraîchement sorti de ses complexes parce qu'il ne parlait pas suffisamment l'anglais et cv:ité à l'idée de conquérir le monde.Parce qu'on parle d'un monde à conquérir.Il y a I28 joueurs de snooker professionnels dans le monde.Pas un de plus, pas un de moins.À chaque année, huit joueurs perdent leur statut et huit autres accèdent au saint des saints.Et pour se faire admettre au sein de la confrérie, il faut battre un des pros attitrés.Après avoir brillé sur la scène amateur pendant de nombreuses années.Club très ferme qui garantit à ses membres les plus méritants des revenus pharamineux.Steve Davis, le champion du monde, gagne plusieurs millions par année.Alain Robidoux en est à sa première saison chez les pros et il a déjà gagné près de $90 000.Il va facilement sauter le $ 100 000 puisqu'il participe à un important tournoi en Angleterre dans trois semaines.Il est présentement classé 33e au monde.Encore un rang à gagner et il va tomber dans les grosses bourses puisque les 32 meilleurs n'ont pas à se qualifier dans les tournois.Ils sont admis d'office et se mesurent aux derniers 32 qualifiés.Autrement dit, ils sont PHOTO PC «Il y a plus de combinaisons possibles qu'au* échecs», explique Alain Robidoux.«Il faut calculer plusieurs wups à l'avance, jouer défensif pour rendre la vie difficile à l'adversaire si on rate une balle.» Sauf qu'en plus de calculer.il faut exécuter.Aux échecs, une fois le coup déterminé, on peut placer sa pièce d'une main tremblotante, pas de problème.Au snooker, la main doit être sur sur la queue, l'oeil précis et le nerf solide.assures de 3>7 ou $8 mille dollars avant de casser le premier triangle de boules.Alain Robidoux avait 14 ans quand un copain l'a invité à jouer une partie de pool.C'était dans un restaurant de St-|érôme.Une petite table bien ordinaire.«Ce fut le coup de foudre.Tout de suite, total.J'ai adoré ça », dit-il aujourd'hui.11 est difficile de devenir un grand champion sans une passion qui fait basculer l'échelle de valeurs d'un homme.Rapidement, le billard prend toute la place dans l'esprit d'Alain.Excellent étudiant en mathématiques, il passe des cours complets à faire de la géométrie «billardiennc» dans sa tête.Il visualise le jeu, les coups, les effets, les angles.A la fin de son cours secondaire, il décroche pour se consacrer à sa passion.Il travaille pour jouer.Trouve un emploi de caissier au Club de billard du Québec, rue Mont-Royal.Les temps sont durs, Alain mange à peine à sa faim.mais il joue.Il accumule les titres amateurs qui ne nourrissent pas son homme.«Voilà deux ans, je me suis dit qu'Alain avait un potentiel véritable, qu'il était un jeune homme super, on s'est décidé à le commanditer», raconte M.Claude Leblanc, le propriétaire des Clubs de Billards du Québec.Coûte cher?Et comment puisque les grands tournois se déroulent dans les plus grands clubs d'Angleterre ou des Indes.Qu'il faut souvent loger dans un grand hôtel quand le tournoi a une as- sociation d'affaires.Qu'il faut tenir son standing dans un monde où l'argent coule à flots.Les journaux anglais, la télé européenne couvrent les tournois comme on le fait pour les grandes rencontres de tennis.Et les bourses sont astronomiques.S 175 000 pour le gagnant, $ 90 000 pour le finaliste.$47 000 pour un demi-finaliste.La bourse remportée par Robidoux à son dernier tournoi.Robidoux est un passionné.Il joue et rejoue lcs~coups difficiles dans sa tête.Et s'entrainc sur la table tous les jours, quatre ou cinq heures par jour: «Il y a plus de combinaisons possibles qu'aux échecs», cxpliquc-t-il: «Il faut calculer plusieurs coups à l'avance, jouer défensif pour ren- dre la vie difficile à l'adversaire si on rate une balle», dit-il.Sauf qu'en plus de calculer.il faut exécuter.Aux échecs, une fois le coup déterminé, on peut placer sa pièce d'une main tremblotante, pas de problème.Au snooker, la main doit être sur sur la queue, l'oeil précis et le nerf solide.Robidoux mène une vie sage.Il le faut pour éviter de s'user.Certains joueurs ont longtemps pris des anti-dépresseurs ou des médicaments contre l'hypertension pour ralentir leur rythme cardiaque.Pour empêcher tout tremblement.D'autres, au contraire, se gonflaient à la cocaine pour avoir l'illusion d'une vision plus claire de la partie.Aujourd'hui, les joueurs doivent subir des tests d'urine à intervalles réguliers.Le monde des pros est propre.L'ancien champion canadien Cliff Thorn-burn s'est fait pincer avec une histoire de cocaïne et il a été suspendu et a vu sa bourse saisie.Sans compter la perte de commanditaires importants.Ce n'est pas pour rien, la Mercedes.De la classe, de la classe.Il faut être fort mentalement pour atteindre le niveau de Robidoux.11 a perdu son père quand il avait douze ans.Et il avait été élevé dans un climat difficile.Famille désunie, salles de pool à 14 ou 15 ans, milieu dangereux à l'époque, tous les facteurs pouvant mener à la délinquence étaient présents.Et pourtant, Alain a toujours fait son chemin, fidèle à des principes moraux qu'il avait fait les siens.Il vit avec une jeune femme qu'il a connue dans.une salle de billard, une jeune femme qui le suit dans ses tournois et qui Pantalon gris, gilet gris, boucle rouge.Impeccable.Le costume trois pièces est obligatoire dans les tournois.Le snooker est un sport de gentlemen, voyez-vous et comme les plus grands tournois ont lieu en Angleterre.PHOTOS Paul HENRI TALBOT, la Presse comprend sa vie.Qui comprend surtout que parfois, la tension est insoutenable.«J'ai perdu 9-7 contre Alex Higgins parce que je pensais trop à l'argent.Lui est riche et joue pour l'honneur, moi, c'était important.Si je gagnais, c'était $47000 de plus pour moi.L'argent m'a distrait», note-il.Je lui ai parlé des films sur le billard qu'on a tous regardés à un moment ou l'autre de sa vie.Avec Paul Newman et Tom Cruise, le tout dernier: «Oui, The Co- lor of Money.», répond-il avec un sourire: «C'est peut-être l'image que se font les Américains du billard, peut-être que c'est comme ça à un certain niveau, mais ça n'a rien à voir avec les professionnels».Steve Davis, Ivan Lcndl, Alain Robidoux.Tomas Smid, peut-être.Des sports réservés à une élite féroce.Shorts blancs et gilet gris.Raquettes et queues à $800.Aurait-on découvert plus fort que Stéphane Bonneau? 12 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 Même finale, nouvel adversaire Cette fois, Gilbert affronte Masndorf Agence France Presse PARIS ¦ Brad Gilbert disputera aujourd'hui, comme l'an dernier, la finale du tournoi de tennis de Paris, épreuve du Grand Prix Nabisco dotée d'une bourse de SI 102500.Mais l'Américain a changé d'adversaire: au lieu de son compatriote Tim Mayotte, c'est l'Israélien Amos Mansdorf qu'il trouvera cette fois sur sa route.Les deux joueurs se sont déjà affrontés à quatre reprises, et trois fois, c'est l'Américain qui s'en est sorti à son avantage.Leur dernière rencontre en date est très récente puisqu'elle a eu lieu il y a deux semaines en demi-finale du tournoi de Tel Aviv où Gilbert l'avait facilement emporté en deux sets 6-3, 6-4.L'année précédente, en finale cette fois, l'Israélien avait battu Gilbert en trois manches.Mais, de son propre aveu, Mansdorf, s'il rend 10 places à l'Américain au classement mondial (33e), joue beaucoup mieux qu'à Tel Aviv.De plus, la chance est avec lui puisque sa carrière dans l'épreuve aurait pu s'arrêter au premier tour, si son premier adversaire, le Suédois Mats Wilander, actuel numéro un mondial, n'avait déclaré forfait en raison d'une grippe.À 23 ans, Mansdorf déjà vainqueur du Tournoi d'Auckland cette année, a confirmé ses progrès face au Suisse Jakob Hlasek qu'il a battu en deux manches très disputées, puisque toutes deux remportées au bris d'égalité (10-8 et 7-2).Hlasek, 25e joueur mondial et tombeur la veille de l'Américain fohn McEnroe au tour précédent, a très bien joué, mais l'Israélien avait hissé hier son jeu à un niveau très élevé.Signe encourageant La finale de Paris vient à point pour Brad Gilbert, au terme d'une saison gâchée par une blessure à la cheville gauche, qui lui a valu une opération en début d'année, et plusieurs mois d'indisponibilité.Treizième joueur mondial fin 1987, Gilbert a perdu dix places à la suite de cette inactivité forcée.Il lui a fallu attendre octobre et Tel-Aviv pour remporter son premier tournoi de la saison.Signe encourageant à la veille de la finale, Gilbert, 27 ans, a réussi à battre en demi-finale, pour la première fois en six rencontres, son éternel rival Tim Mayotte, d'un an son aîné.Les duels entre les deux Américains avaient généralement donné lieu à des pointages serrés, notamment la finale de ce même tournoi en 1987 où Mayotte ne l'avait emporté qu'au terme de cinq sets acharnés.Le scénario fut bien différent, lors de la demi-finale d'hier à Bercy.Deux sets (7-5, 6-3) ont suffi à Gilbert pour l'emporter face à Mayotte, qui l'avait éliminé en demi-finale des [eux olympiques à Séoul le mois dernier.Très en jambes, Gilbert a débordé un Tim Mayotte quelque peu trahi par son service.La finale s'annonce donc très animée, Mansdorf ayant révélé pour sa part qu'il était désormais suivi par un préparateur physique, une initiative dont on a pu mesurer les effets bénéfiques face à Hlasek.Entre un Mansdorf ambitieux en pleine ascension et un Gilbert enfin de retour et en quête de revanche contre l'adversité, la finale du tournoi le plus richement doté de la saison \u2014 le vainqueur gagnera $262000, plus qu'à Roland-Garros \u2014 devrait donc être particulièrement indécise et disputée.La région Bourassa honore NoaII Seize autres personnalités sont aussi récompensées FRANÇOIS BÉLIVEAU ¦ La nageuse Patricia Noall, du club de Montréal-Nord, qui s'implique passablement dans son milieu, a été la grande vedette du Banquet souvenir du Comité organisateur des Jeux du Québec, région Bourassa, lequel a eu lieu vendredi soir à Saint-Léonard.La nageuse a connu une progression vertigineuse depuis dix ans et aux.Jeux du Commonwealth en Ecosse, il y a deux ans, elle participait à un nouveau record et décrochait la médaille d'or au relais 4 X 100 mètres en plus d'une septième place au 200 mètres.Au Championnat du monde de Madrid peu après, elle décrochait une huitième place au relais 4 X 200 mètres.Puis, l'an dernier en Australie, aux Jeux Pan-Pacific, elle terminait septième au 200 mètres libre et deuxième au relais 4 X 100 mètres.s En juin dernier aux premiers essais olympiques à Montréal, Patricia remportait le 100, le 200 et le 400 mètres* libre, et elle renouvcllait sa performance deux mois plus tard à Toronto en plus d'inscrire un record national au 200 mètres.Enfin, aux Jeux olympiques de Séoul, elle participait au 400 mètres libre et prenait part à l'une des rares médailles méritées par le Canada, le bronze au relais 4 X 100 mètres.La jeune athlète a été choisie parmi neuf finalistes comme athlète par excellence de la région Bourassa, devançant au scrutin le joueur de baseball Tony Marabella, le joueur de soccer Massimo Caprio, la coureuse de fond Geneviève Hotte, l'haltérophile Michèle Henncquin, Hélène Loisellc en nage synchronisée, Jean-François Thuot en tennis de table, Suzanne Majhrzak en ringuette et Amélie Lussier en karaté.Seize autres personnalités sportives, spécialement des bâtisseurs, ont été honorées devant les 300 convives de ce banquet, le premier du genre.qui marquait le quinzième anniversaire du Comité organisateur des Jeux du Québec de la région Bourassa, une région importante englobant une population de 250 000 personnes, soit les villes de Saint-Léonard, Anjou, Montréal-Nord et Montréal-Est.Une dynamique intéressante «Cette manifestation qui a réuni la plupart des intervenants du sport de Bourassa a été un grand succès, a commenté le Conseiller sportif Robert Laramée, et nous nous tournons maintenant vers les quinze prochaines années avec beaucoup d'optimisme.Il se dégage ici une dynamique intéressante dans le sport.Nos dernières finales régionales des Jeux du Québec d'hiver, par exemple, réunissaient pas moins de 3100 jeunes.» Enfin, en plus des athlètes et bâtisseurs, les anciens présidents du Comité organisateur des Jeux.les cx-coordonna-tcurs ainsi que les entraîneurs et bénévoles des diverses disciplines sportives ont été mis en évidence au cours de cette soiree bien animée.L'ancien numéro un mondial John McEnroe hésitait entre deux raquettes avant d'affronter le Suisse Jakob Hlasek.vendredi soir, en quarts de finale du tournoi de tennis de Paris.Il n'a probablement pas choisi la bonne puisque Hlasek a triomphé en trois sets, 6-7 (3-7), 6-2, 6-7 (2-7).PHOTO AP La 69e de Graf Agence Fronce Presse BRIGHTON, Angleterre ¦ La finale du tournoi de tennis en salle de Brighton, dans le sud de l'Angleterre, opposera aujourd'hui l'Allemande de l'Ouest Steffi Graf, tète de série numéro un, et la Bulgare Mail ueln Maleeva (no 3).En demi-finales, Graf a dû batailler pendant une heure et 46 minutes pour se débarasser de la coriace Américaine Lori McNeil, battue en trois sets (6-2, 5-7, 6-4) tandis que l'aînée des soeurs Maleeva s'est imposée face à l'Américaine Pam Shrivcr, qui a abandonné alors qu'elle était menée 7-6 (7-5), 2-I.Shrivcr, tête de série numéro deux, a dû renoncer en raison d'un virus à l'estomac.Hier, Graf a remporté sa 69e victoire en 71 matches cette année et a enregistré son 43e succès consécutivement.Pendant ce temps, à Indianapolis, Katerina Maleeva se qualifiait pour la finale d'un tournoi de $100000 en battant l'Américaine Stephanie Rehe 6-2,6-0.hier après-midi.Maleeva rencontrera aujourd'hui la gagnante du match entre les Américaines Zina Garrison et Louise Allen, prévu en soirée.Connell surpris Par ailleurs, en Norvège, le Néerlandais Tom Nijsscn, un joueur non classé, a surpris le huitième favori, Grant Connell de Vancouver, 6-3, 6-1, hier, pour remporter le premier prix du tournoi de tennis de Bergen, doté d'une bourse de $75000.Connell, un spécialiste du double qui n'a jamais été capable de trouver son rythme au service, avait également perdu l'an dernier à Bergen contre l'Allemand de l'Ouest Patrick Kuhrien.Celui-ci s'est incliné en première ronde cette année face au Suédois Nicklas Kulti.Nijssen, âgé de 24 ans.a impressionné par sa vitesse, ses services précis, son excellent rc- \u2022 vcïs et ses lobs déroutants-.\u2022.* LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 13 Le règne des Redmen prend fin Bishop élimine les champions de la Coupe Vanier dans la neige d'après Cl'et AP LENNOXVILLE ¦ Le règne des Redmen de McGill comme champions de la coupe Vanier a pris fin de façon abrupte, hier, dans la neige et face â la formidable défensive des Gaiters de Bishop.Les Gaiters, qui ont harcelé sans cesse le quart-arrière Bryan Fuller, ont retourné deux interceptions et un échappé pour trois touchés écrassant les Redmen 44-2 lors de la demi-finale de football intercollégial du Québec et de l'Ontario.Bishop recevra les Golden Gaels de Queen, samedi prochain, lors de la finale.Les Golden Gaels ont remporté l'autre demi-finale, hier, par la marque de 16-13 devant les Gee Gees d'Ottawa.«Nous étions bien préparés pour ce match et nous le serons tout autant la fin de semaine prochaine», a déclaré le demi défensif Derek Schumann, qui a donné les devants à son équipe 7-0 dès le premier quart lorsqu'il a intercepté le ballon lancé par Fuller et qu'il a couru 30 verges pour le majeur.Les Gaiters, champions de la saison de la saison régulière à l'aide d'un dossier de 6-1 comprenant deux victoires contre McGill, ont marqué 24 points à l'aide des erreurs de l'adversaire.Chez les Américains.Le football collégial américain a par ailleurs été marqué hier par une victoire attendue des Fighting Irish de l'Université Notre Dame et une défaite surprenante de UCLA, qui était classée au premier rang des formations universitaires américaines.Notre Dame a remporté hier une 25e victoire consécutive lors de son match annuel contre l'équipe de l'Académie de la LE FOOTBALL EN BREF LA JAMBE DE QUICK ¦ Les Eagles de Philadelphie ont mis sous contrat pour an le receveur éloigné Kenny Jackson, qui avait pris sa retraite durant la saison.Jackson, premier choix de l'équipe au repêchage de 1984 (Pcnn State), avait annoncé sa retraite pour se consacrer à la gestion de son restaurant, à Camden (New-Icrséy).Mais les Eagles ont contacté Jackson lorsque Mike Ouick s'est cassé la jambe, il y a quelques semaines.Les négociations n'allaient nulle part, jusqu'à ce que Cregg Garrity, le remplaçant de Quick dans l'alignement partant, se blesse au genou lors de la victoire de 24-23 des Eagles sur les Cowboys de Dallas.LA CHEVILLE D'ELWAY ¦ Alors qu'on le croyait blessé pour au moins une autre semaine, John Elway, le quart-arrière des Broncos de Denver, pourrait revenir au jeu pour le match de lundi contre les Colts d'lndianapolis.Elway a raté la partie de dimanche dernier contre Pittsburgh, mais l'entraîneur Dan Reeves a indiqué que son quart devrait être rétabli «presque à 100 p.cent» pour le match qui sera télédiffusé à partir du Hoosicr Dome.LE DOS DE MONTANA ¦ L'entraineur des 49crs de San Francisco a confirmé hier que le substitut Steve Young prendrait la place du quart-arrière Joe Montana, aujourd'hui, contre les Vikings du Minnesota.Montana, qui s'est blessé au dos durant l'exercice de mercredi, pourrait même ne pas être en mesure d'agir comme adjoint de Young.Montana a ajouté ce nouveau problème à un coude droit blessé depuis le début de la saison.DES STEROÏDES CHES LES ESKIMOS ¦ La police d'Edmonton affirme que certains membres des Eskimos d'Edmonton utilisent des steroïdes.Des enquêteurs de la police en sont venus à cette conclusion au terme d'une enquête sur l'usage des steroïdes à, Edmonton.Un porte-parole de la sûreté municipale a toutefois ajouté qu'aucun indice ne permettait de soupçonner des joueurs des Oilers d'Edmonton.Le directeur général des Eskimos, Hugh Campbell, a indiqué ne pas connaître de joueurs utilisant des steroïdes.« D'après moi, aucun de nos joueur n'en prend, mais je ne pourrais pas l'affirmer avec certitude.» Campbell dit que plusieurs responsables de la LCF discutent de la possibilité d'instaurer des tests de dépistage pour toute une variété de drogues.Mais il ne semble pas trop s'inquiéter de l'usage des steroïdes: « 11 est possible que certains joueurs en aient pris à un moment donné de leur vie.Mais je ne vois pas plus de raisons d'utiliser ces drogues si on est joueur de football, que si on est policier ou n'importe qui d'autre, d'ailleurs.» Campbell a décrit l'usage des steroïdes comme « une mode passagère» pouvant être combattue par l'éducation.marine américaine (Navy), 22-7.Tony Rice a lancé une passe de touché de 10 verges à Derek Brown, tandis que Rodney Cul-ver et Ryan Myhalko ont couru jusqu'à la zone des buts.Contre la «Navy», qui a perdu ses 17 derniers matchs contre des formations de la division I-A de la NCAA, les Fighting Irish ont marqué 12 points de moins que leur moyenne par match de la saison.Ils sont toutefois demeurés invaincus grâce à leur défensive, qui a menotte l'unité offensive «wishbonè» de leurs adversaires, devant 54 929 spectateurs au stade Memorial.À Pasadena, par ailleurs, les Cougars de Washington State ont remporté une victoire étonnante de 34-30 contre les Bruins de UCLA.Un touché de Rich Swinton, inscrit sur une course d'une verge avec 6:21 à faire dans le match, a permis aux Cougars d'infliger aux Bruins une première défaite en huit matches cette saison.PHOTO AP Larry Parrish a aidé les Red Sox à remporter le titre de leur section mais il ne figurait plus dans les plans de l'équipe.Les Red Sox congédient Parrish La direction de l'équipe offre un lucratif contrat à Bruce Hurst d'après AP UOSTON ¦ Les Red Sox de Boston ont congédié le joueur de premier but Larry Parrish, qui a aidé l'équipe à décrocher le championnat de sa section grâce à son opportunisme au bâton, et ils ont offert un lucratif contrat à l'as lanceur gaucher Bruce Hurst.Le directeur général des Red Sox, Lou Gorman, a expliqué le congédiement de Parrish par la nécessité de faire une place dans l'alignement à Carlos Quintana, un prometteur frappeur de puissance.Parrish, un ancien joueur des Expos, s'est joint aux Red Sox à la mi-juillet et il a conservé une moyenne offensive de .259 avec sept circuits et 26 points produits.«Parrish a effectué du très bon boulot la saison dernière mais il ne figurait tout simplement pas dans nos plans d'avenir», a révélé Gorman.«II a bien rempli la mission que nous lui avions confiée.Il a comblé une certaine lacune au premier but et il est directement responsable de quelques victoires.» Parrish, qui a été utilisé comme frappeur désigné et au premier coussin, a réussi quatre points produits victorieux.Les Red Sox auraient par ail- leurs offert un contrat de trois ans évalué à $4,5 millions à Hurst, en plus des bonis.L'agent de Hurst, Nick Lam-pros, a précisé que son client étudie l'offre.Selon ces chiffres, Hurst deviendrait le deuxième lanceur le mieux rémunéré des Red Sox, derrière Roger Clemens qui a touché $1,5 million la saison dernière.Hurst a jusqu'à vendredi pour se prévaloir de son statut de joueur autonome, une avenue qui lui permettrait de savoir combien les autres équipes seraient disposées à lui consentir.LE BASEBALL EN BREF JOHNSON SUBIT UNE OPÉRATION ¦ Le joueur de champ intérieur Howard Johnson, des Mets de New York, a subi hier une micro-chirurgie pour réparer un cartilage déchiré à l'épaule droite.L'opération arthroscopi-que a duré une heure et a été exécutée par le Dr James Parkes, le médecin des Mets.On s'attend à ce que Johnson soit pleinement rétabli en temps pour le camp d'entraînement.PINIELLA INTÉRESSE LES ASTROS ¦ Le propriétaire des Astros de Houston, John McMullen, entend rencontrer l'ancien gérant des Yankees de New York, Lou Piniella, au sujet du poste de gérant, qui doit être comblé à Houston.Selon le Chronicle de Houston, Piniella serait considéré comme un candidat de choix pour remplacer Hal Lanier, congédié le 2 octobre.Durant une rencontre antérieure, Piniella a indiqué au gérant des Astros, Bill Wood, qu'il avait été favorablement impressionné par l'organisation des Astros.« Nous avons parlé de ma philosophie, de l'équipe de Houston», a déclaré Piniella au quotidien de Houston.«)'ai été impressionné par Bill.Il n'y a eu aucun engagement ferme de part et d'autre, mais j'ai dit à Bill que le poste m'intéressait.» Les Mariners de Seattle font également une cour assidue à Piniella.Piniella est actuellement sous contrat personnel avec les Yankees de New York.Le contrat vaut $ 1,2 million et ne se termine qu'en 1991.Le propriétaire des Yankees, George Stelnbrenner, devrait libérer Pinialla de ce contrat dans l'éventualité où son ancien gérant conclUcrait une entente avec les Astros. 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE SO OCTOBRE 1988 EN BREF Les Canadiens Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler ont offert une performance en or hier à Thunder Bay.Chariene Wong (ci-haut) a été moins efficace, terminant au quatrième rang.PHOTOS CP et REUTER Un beau p'tit couple en or.Les Canadiens Brasseur et Eisler triomphent à Thunder Bay Presse Canadienne THUNDER BAY ¦ Le couple canadien d'Isabelle Brasseur et de Lloyd Eisler a récolté l'or, pendant que la Soviétique Natalia Lebedeva a devan- cé l'Américaine (ill Trenary en finale chez les dames, hier, lors de la compétition de patinage artistique Skate Canada.Brasseur, qui s'entraîne a Boucherviilc, et son partenaire Eisler ont pu s'en tirer avec la victoire au programme long Lohr qui roule amasse une bourse de $ 126 000 d'après AP et AFP BUENA VISTA.Floride ¦ Bob Lohr, qui a calé un birdie sur le 18e trou, a remporté son premier tournoi en carrière à l'aide d'un coup roulé de cinq pieds sur le cinquième trou supplémentaire, hier, pour mériter les honneurs du tournoi de golf Walt Disney doté d'une bourse de $700000.11 a devancé Chip Beck par un coup et empoché $126 000.Beck a eu besoin de trois coups roulés sur ce dernier trou, manquant la normale sur un putt de huit pieds, avant que Lohr ne mette un terme au tournoi.Cette pro- longation était la 13e cette saison sur le circuit de la PGA et elle fut la plus longue.C'était la première fois que Lohr et Beck étaient impliqués dans une telle situation.Le birdie de Lohr au 18e trou, lui a permis de jouer une ronde de 65 et de terminer le tournoi avec un total de 263,25 coups sous la normale.L'Ecossais Sandy Lyle et l'Espagnol Scveriano Balles-teros étaient à égalité, hier, à l'issue du troisième tour du Masters européen de golf qui se déroule actuellement à So-tograndc (Sud de l'Espagne).même s'ils ont tous deux chuté.Brasseur a fauté sur un double Lutz alors que Eisler a raté son double Axel.«Nous pouvons faire beaucoup mieux, a déclaré Eisler.Nous en étions à notre première compétition internationale de la saison et il fallait s'attendre à quelques erreurs.Mais nous allons définitivement dans la bonne direction.» Les Soviétiques Peggy Schwarz et Alexander Kocnig ont pris la médaille d'argent alors que Etaterina Murugova et Artem Torgashov, également de l'URSS, ont été troisièmes.Lebedeva domine En compétition individuelle chez les femmes, Lebedeva était deuxième derrière Trenery à la suite des figures imposées de jeudi et du programme court de vendredi.Hier elle a cependant offert une performance sans-reproche lors du programme long Çaur ainsi ravir la victoire à renery, victime d'une chute.Patricia Neske, de la RFA, a terminé troisième.La Canadienne Chariene Wong, de Pierrcfonds, a chuté à deux reprises et a dû se contenter de la quatrième place.Marie-Claude Tremblay, de Beauport, a pris la septième place parmi les 10 compétitrices.CROSS-COUNTRY ¦ Le championnat unifié de cross-country du Québec s'est déroulé cette fin de semaine à Lennoxville, en Estrie, sur un parcours de 5 km pour les hommes et 3 km pour les femmes.Daniel Banville et Hélène Goulet, tous deux du Rouge et Or de l'Université Laval, ont remporté les épreuves universitaires.Dans la catégorie collégiale, Stéphane Pilon ( Cégep Ah untsic ) et Claudia Matte (Cégep de l'Outaouais) ont remporté les honneurs.Jean Làgarde, du club USAM de Montréal, et Cecilia Cornelllssen, de Sherbrooke, sont les champions senior, alors que Jean-Pierre Poulln, de Sherbrooke, et Claudine Abca-/fus, de Montréal, ont gagné les épreuves junior.Ces champions québécois iront tous aux championnats canadiens, à Vancouver, le week-end prochain.Philippe Laheurte, Michel Brochu, Simon Prévost et Nathalie Rouillard seront les autres membres de la délégation du Québec.ESCRIME ¦ La première étape du circuit Élite d'escrime a attiré 130 .participants au Claude-Robillard.Seules des épreuves de \"fleuret féminin et d'épée ont été disputées.Danek Nowosiels- ki, d'Ottawa, a remporte l'épreuve d'épée, suivi de du junior Nicolas Choulnard, du club Mousquetaires de Montréal et de Jim Carpenter, des Etats-Unis.Jean-Marc Choulnard, qui effectuait sa rentrée après avoir été éliminé en première ronde aux Olympiques de Séoul, a été battu parson frère Nicolas en demi-finale.Chez les femmes, c'est Thalle Tremblay, du club Excalibur d'Ottawa, qui a pris la première place, devant Ysa-belle Chouinard (soeur de Nicolas et de Jean-Marc), du club Mousquetaires, et Renée Aubin, une indépendante d'Ottawa.Des épreuves junior se dérouleront aujourd'hui au centre Claude-Robillard.HOCKEY ¦ Les Stingers de l'Université Concordia ont remporté hier 3-2 leur match d'ouverture contre les Badgers de l'Université Brock de Ste-Catharines.Robert Desjardins a repoussé 26 tirs pour les Stingers.Mark Mahone, Mark Dandruff et Todd Adams ont marqué les buts de Concordia.MARATHON ¦ Ibrahim Hussein ne défendra son titre lors du prochain marathon de New York, le 6 novembre, en raison de l'entraîne-ment raté à cause d'un empoisonnement alimentaire.Il s'agit du même type d'empoisonnement qui l'a contraint à abandonner lors du marathon olympique de Séoul.ATHLÉTISME ¦ Le Britannique Sebastian Coe, double champion olympique du 1 500 m, s'est imposé face à son compatriote Steve Cram, hier à Cambridge, à l'issue de la célèbre course « Chariots of Fire », disputée autour de la cour d'honneur du Trinity College et dont le départ a été donné au premier des 12 coups de midi du clocher du collège.Coe a mené de bout en bout devant le détenteur du record du monde du mile.Vêtu d'une tenue de sport des années 1920 avec un short blanc descendant jusqu'aux genous, Coe a couvert les 367 mètres en 45,52 sec, soit juste avant le 12e coup de midi (46 secondes).Seul avant Coe, Lord Burghley avait réalisé un tel exploit, en 1927.Le Prince Edward a donné le départ de cette course organisée pour le compte d'une organisation charitable.0LYMPISME ¦ Les Jeux Olympiques 88 ont rapporté à la Corée du sud 2,67 milliards de dollars et créé 34 000 emplois, a déclaré hier le ministre de la Planification économique Rah Woong-Bae.Les J.O., qui se sont déroulés du 17 septembre au 2 octobre, ont permis de relancer l'économie grâce a des investissements industriels consacrés à l'extension de l'aéroport, à la réfection des routes et à la construction d'installations sportives, a-t-il précisé dans un rapport remis au président Roh Tae-Woo.Les investissements, réalisés de 1982 à 1988, se sont élevés à 3,45 milliards de dollars.Le PNB (Produit national brut ) de la Corée du sud devrait croître de plus de 10 p.cent en 1988 mais devrait diminuer en 1989 pour s'établir aux alentours de huit p.cent, a indiqué M.Rah.BOXE ¦ L'Italien Francesco Damlani a remporté une double et précieuse victoire en battant l'Américain Tyrell Blggs par arrêt de l'arbitre sur blessure à la cinquième reprise, hier soir sur le ring du Palatrussardi de Milan, devant 5 000 spectateurs enthousiastes.Le champion d'Europe a en effet non seulement effacé son échec subi aux points en finale du tournoi olympique des super-lourds en 1984 à Los Angeles, mais également obtenu le droit de rencontrer prochainement le redoutable MHce Tyson pour le titre suprême (unifié) LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 15 Le duel Senna-Prost s'amorce aux essais Agence France-Presse SUZUKA,Japon ¦ Les essais d'hier se sont transformées en véritable affrontement, en Formule 1.Ayrton Senna et Alain Prost, les deux pilotes de l'écurie Marlboro McLaren Honda en lice pour le titre mondial des conducteurs, se sont affrontés pendant les qualifications du Grand Prix sur le circuit de Suzuka, au cours d'une séance passionnante.Senna a finalement eu le dernier mot.mais Prost a atteint son objectif, qui était de figurer en première ligne sur la grille de départ.Le Brésilien a réussi le meilleur temps des essais et a obtenu la pole-position pour la 12e fois de la saison, la 28e de sa carrière.À la moyenne de 207,087 km/h, Senna s'est affirmé une fois de plus irrésistible dans cet exercice, mais il n'a devancé le Français que de 32 centièmes de seconde.Prost, en effet, a oublié ses déboires de la première journée d'essais.Dès le début de la séance, il a repris à l'Autrichien Gerhard Berger (Ferrari), le vainqueur du GP du Japon 1987.le deuxième temps et, par conséquent, la place en première ligne.Une averse d'une dizaine de minutes a menacé de figer ensuite les positions.Mais, la piste a séché rapidement sous l'effet du vent froid et violent, d'autant qu'un accident survenu au Brésilien Mauricio Gugel-min (sortie de route sans gravité pour la March-Judd) a retardé les opérations de 15 minutes.Senna et Prost, sous les yeux de plus de 100000 spectateurs, sont alors-repartis.Le premier, qui veut à tout prix gagner au lapon afin d'être assuré du titre mondial avant la course d'Adélaïde (Australie), le 13 novembre, a battu son chrono de vendredi.Prost, distancé alors de plus d'une seconde, a amélioré son temps en fin de séance pour échouer finalement de 32 centièmes de seconde, au volant d'une voiture plus efficace que le matin.Prost confiant «|e suis sûr que je pouvais avoir la pole, a estimé Prost, confiant cependant pour la course.Mais, dans mon dernier tour, le seul au cours duquel je n'ai pas été gêné par le trafic, j'ai eu un problème de changement de vitesses.Mais, c'était de ma faute.» ».Tous leurs adversaires ont été .largement distancés sur le tracé de Suzuka, connu dans ses moindres portions par Honda, qui l'utilise tout au long de l'année pour ses essais.L'Autrichien Gerhard Berger a été relégué à 1 sec 50 par Senna, l'Italien Ivan Capclli et sa March-|udd (première voiture à moteur atmosphérique) à I sec 75.Les deux autres monoplaces équipées du moteur Honda, les Lotus du Brésilien Nelson Piquet et du Japonais Satoru Na-kajima, ont réussi à se hisser en troisième ligne, devant l'Ar-rows-Megatron du Britannique Derek Warwick et la Williams-Judd de son compatriote Nigel Manscll.Pas plus que l'italien Michèle Alboreto ('>' temps), ils n'ont guère d'espoir, toutefois, de se mêler à la lutte entre Senna et Prost, plus que jamais dominateurs.L'Autrichien Berger menace de s'expatrier à Monaco ¦ Par ailleurs, le pilote autrichien Gerhard Berger a profité-' de son séjour au Japon pour menacer d'émigrer à Monaco si le gouvernement de son pays l'oblige à faire son service militaire.« Je suis prêt à m'asseoir une journée dans un blindé pour faire de la publicité à l'armée, mais je ne vais pas sacrifier toute ma carrière à l'armée», a déclaré le pilote de 29 ans.«Je ne peux pas cesser de courir en Formule 1 à n'importe quel moment.Ferrari ne comprend pas 1 que je sois obligé de remplir mes devoirs de citoyen.Si je pars, ils prendront un autre pilote», a expliqué le coureur, qui est classé troisième au championnat du monde.Les Autrichiens doivent accomplir un service militaire de huit mois et le ministre de la Défense a affirmé qu'il ne fera pas exception pour Berger ¦ Le Conseil mondial de la Fédération internationale a convoqué les responsables de l'équipe Benetton à sa Erochaine réunion, le 8 décem-rc, afin' qu'ils s'expliquent sur le carburant utilisé par la voitu- re du Belge Thierry Boutsen, au Grand Prix de Belgique du mois d'août dernier.Ce carburant, après analyse, n'a pas été {'ugé conforme aux règlements, joutsen, troisième de la course sur sa Benctton-Ford, risque, en cas de sanction; de perdre le bénéfice de cette place.Michel d'Andrieu s'attend à une meilleure performance de son protégé Silent Panther, ce soir, dans la finale consolation du championnat québécois des conducteurs amateurs, à TroiS-RivièreS.ph0t0 je*nwes iêtourneau.la psessc «Un cheval n'obéit pas toujours» Confession d'un conducteur amateur à la veille du championnat jpg ¦ X ANDRÉ TRUDELLE \u20ac\u20ac J c vois, désor-: mais les courses d'un oeil' différent, ex- ' plique-t-il.Je comprends mieux les réactions d'un conducteur.J'ai appris à mes dépens qu'un cheval ne répond pas toujours aux commandements de son maître.» Michel d'Andrieu, concessionnaire d'autos à Saint-Hubert, n'est propriétaire de coursiers que depuis trois ans et conducteur amateur depuis deux ans.Mais il y a longtemps qu'il s'intéresse-aux courses' comme parieur, «l'avais 14 ou 15 ans et je me rendais au Parc Richelieu en autobus, partant de Verdun, je ne sais trop pourquoi mais j'ai toujours préféré, quand j'étais jeune, la piste du Bout-cle-l'ile à l'hippodrome Blue Bonnets.Peut-être à cause du tracé d'un demi-mille.» D'Andrieu et 13 autres pilotes prendront part, ce soir, à l'Hippodrome de Trois-Rivic-res, à la finale ainsi qu'à la finale consolation du championnat-québécois des con-, duetcurs amateurs.Les trois premiers de la finale et les deux premiers de la finale consolation iront participer à la finale nord-américaine, le 16 novembre prochain, à Pompano Park, en Floride.«C'est une expérience extraordinaire et un passe-temps hors de pair que de prendre place derrière un cheval et de le conduire en course, poursuit d'Andrieu.Auparavant, je connaissais peut-être 10 p.cent des propriétaires, pésor-mais, j'en connais 90 p.cent.Nous avons du plaisir à nous retrouver, à courir ensemble.Les épouses suivent: Ma femme Lise et Louise Marquis, de Québec, sont au nombre des plus assidues à toutes nos épreuves.» Le championnat québécois des conducteurs amateurs a été mis sur pied par Robert Paré, aujourd'hui directeur général de la piste de Trois-Ri-vières.Paré, gagnant du tournoi Billings, en 1982, avait représenté le Canada au championnat mondial en Hollande, deux ans plus tard.Devant la popularité de ce genre de concours en Europe, Paré a décidé d'organiser un tournoi provincial dans le but de redonner goût aux propriétaires de coursiers d'assister aux courses et de-leur permettre de démystifier le trot et amble.C'est sérieux! D'Andrieu, un gaillard de 6 pieds et un pouce, a réduit son poids de 215 à 185 livres, l'hiver dernier, pour améliorer ses chances de succès en piste.C'est dire qu'il prend le tournoi au sérieux.Plus jeune, il a pratiqué le hockey, le baseball et le basket-ball, 11 s'adonne au golf et est membre du Country Club de Montréal.Le tournoi a visité tour à tour les pistes de Connaught, lonquièrc, Montréal, Québec et Trois-Rivièrcs.Des quelque 60 inscrits en juin dernier, les sept premiers au classement ont été invites à lu finale de $6000 de ce soir et les sept suivants à la finale consolation de $3 000.D'Andrieu ne sera pas de la finale, mais du tournoi consolation.À Montréal, il y a deux semaines, une victoire dans le sulky de son ambleur Silent Panther lui aurait permis de passer à la finale.«Devant mon fan club, le cheval a manqué de forme et j'ai pris la sixième place, reconnaît-il.J'avais pourtant gagné en 2:03 avec lui au mois d'août, à Trois-Rivières.Je pense faire mieux cette fois.» D'Andrieu sera opposé à Jacques Soucy (Sultan D'Avril); Real Proulx (Mon Ami Champion); Eliot Sorel-la (Stoneriggs Fighter); Richard Goulet (North Wind Mac); Jean Dion (L'Engin) et Saul Mendclson (Gin Allen), dans la quatrième course du programme régulier.Les sept participants de la finale (la 10e course au programme de la soirée) seront Pierre Roy (Gem Veinard); Robert Marquis (Darling Wil-co); Willie Pomerlcau (Dora-dos Poppy); Claude Baril (Sublime Sookie); Serge Lepage (Hocco Noc); Gaby Doyon (Ursie Royale) et David Mac-Donald (Thunder Thighs).Une quinzaine d'autres conducteurs amateurs, écartés des deux finales, participeront à trois courses sans pan avant le programme régulier, à compter de I8h.Au total, 17 courses, dont cinq sans paris.\u2022 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 OCTOBRE 1988 Inscrits à Blue Bonnets Résultats à Blue Bonnets DIMANCHE (13h30) PREMIERE COURSE: Amble \u2014 Bourse: $6,000.1 Claire Belray .M.Houle 2 Hopolul Bayama.Y.Filion 3 Township Bacall .B.Côté 4 Liasse Grade.S.Turenne 5 C A Contosso.M.Lachanco DEUXIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $3,200.1 Bets Howell.S.Arsenault 2 CanamPat.J.Courtois 3 Jezaabelle Key.A.Corbin 4 Nalas Bullet.P.Lâchante 5 Township Blush.S.Grisé 6 Its Ali Intho Game .D.Martin 7 Travelling Charles.G.Girard 8 Grades Sirocco.S.Turenne 9 Armbro Frigate.M.Mac Donald TROISIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $9,000.1 Royal Reverie.S.Bardior 2 Adonodis.J Hébert 3 On The Cool Side .B.Colo 4 J Js Wmdsong.P.Lelebvre 5 Porloct Out.R.Zeron 6 Armbro Darrell.S.Ouellot QUATRIÈME COURSE: Trot \u2014 Bourse: $7,900.1 Summer Fantasy.D.Blouin 2 Regal Canyon .D.Filion 3 Balancia.S.Ouollet 4 Clear Cut.B Côté 5 Action Spur.R.Zeron 6 Savoy Hanover.A.Boucher 7 Radiant Day .D.Boughton CINQUIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $5,700.t Aaronel.D.Martin 2 Stonohouso Flight.L.Gilchrist 3 NordcmCapado .R.Zeron 4 Dudly Presto.B.Côté 5 Se Bo Anais.R.Gmgras 6 Stonegate Flasher .S.Jones 7 Baroness Penn.G.Turenne 8 Keystone Affair.M.Charron SIXIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $14,000.1 Betrayal.S.Filion 1A Crimson.Y.Filion 2 Semmole Lobell.D.Filion 3 Mamlow Hanovor.M.Mac Donald 4 Le Courrier.B.Côté 5 Top O The Sixes.M.Bourgeois SEPTIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $6,000.t Nalas Bogart.M.Charron 2 Supreme Atanak.Y.Filion 3 Daniel Dosbi.J.Hébert 4 JFBro .M.Lachance 5 Sapperlipopetto .C St-Jacquos 6 NikaMash.B.Côté 7 Swilt Symbol.D.Filion HUITIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $2,950.1 Township Ruler.M.Charron 2 Sultan Soelster.R.Zeron 3 Happy Tails.B.Côté 4 Summer Vet.D Blouin 5 Pat Angus.L.Gilchrist 6 RdsKitty.D.Filion 7 Droit Montcalm .A.Côté 6 Classic Style .S Richer 9 Primrose Pieretto.S Jones AEt Dream 01 Ora.S.Grisé NEUVIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $12,000 1 Armbro Emery.R.Zeron 2 Beelcr Hanovor.M.Mac Donald 3 Little Iron Man.J.Bruyère 4 Conitol Interest.J.Hébert 5 Portont .C.Storms 6 Lukes Bonhomme.S.Filion 7 Bet Cha Wm Chai .M.Bourgon DIXIÈME COURSE: Trot \u2014 Bourse: $14,500.1 Boynton.A.Boucher 2 Fickle Finger.S.Filion 3 Erasmus.M Mac Donald 4 Gershwin Hanover.R.Zeron 5 Martial Arts .A.Côté 6 Skeeter Lauxmont .J.Hébert 7 Mario Williams.A.Lachanco ONZIÈME COURSE: Amble \u2014 Bourse: $7,900.1 Sea Wave.M.Lachance 2 Private Service.S Ouellot 3 Rideau Skipper.Y.Oemers 4 Tonnerre De Mai.P.Lang 5 Knapsack.R.Soaman 6 Grades Howard.S.Turenne 7 Ridgotield.M.Beaudetto 8 Kawartha Puck.S.Arsenault 9 Under The Son.Y.Filion 7\t9\t2\t8-1 1\t2\t7\t3-1 3\t1\t1\t5-2 S\t8\t3\t6-1 4\t2\t1\t4-1 4\tB\t1\t9-2 6\t3\t.\t5-1 S\t2\t1\t6-1 S\t8\t5\t3-1 7\t6\t5\t8-1 4\t4\t5\t4-1 0\t7\tS\t10-1 S\t.\t6\t12-1 7\t6\t3\t5-2 7\t1\t7\t4-1 1\t2\t1\t5-1 3\t1\t6\t6-1 3\t1\t1\t3-1 S\t3\t4\t5-2 1\t4\t1\t9-2 7\t1\t1\t5-1 1\ta\t2\t3-1 1\t2\t1\t5-2 8\t1\t7\t6-1 4\t3\t5\t8-1 3\t2\t2\t4-1 6\t3\t3\t9-2 2\t1\tS\t4-1 3\t5\t5\t3-1 2\tS\t8\t5-2 4\t8\tB\t5-1 1\t6\t7\t8-1 2\t2\t8\t6-1 7\t6\t2\t10-1 6\t7\t2\t9-2 1\t6\t3\t8-5 4\t2\t1\t8-5 1\t3\t2\t4-1 3\t1\t2\t6-1 2\t4\t6\t3-1 5\t1\t2\t2-1 \t9\t1\t3-1 3\tS\t4\t9-2 2\t3\t2\t5-1 7\t4\t10\t8-1 3\t1\t3\t4-1 1\t2\t3\t5-2 4\t1\t8\t6-1 6\t5\t5\t5-1 1\t4\t1\t5-2 4\t4\t2\t9-2 1\t4\t7\t4-1 4\t2\t1\t8-1 2\t3\t3\t3-1 4\t6\t3\t6-1 4\t3\t2\t10-1 S\t2\t9\t12-1 4\t7\t7\t .2\t4\t2\t6-1 8\t1\t3\t4-1 1\t2\t1\t9-2 S\t2\t1\t5-2 1\t1\t1\t3-1 6\t2\t1\t8-1 2\t6\t5\t5-1 2\t4\t2\t6-1 1\t1\t6\t5-1 5\t2\t1\t4-1 4\t1\t3\t3-1 2\t4\t3\t8-1 3\t4\t2\t9-2 2\t1\t2\t52 S\t2\t2\t5-2 4\t1\t7\t6-1 3\t4\t8\t3-1 S\t6\t3\t8-1 3\t7\t1\t9-2 1\t3\t5\t5-1 S\t9\t7\t10-1 4\tS\t4\t12-1 3\t0\t1\t4-1 PREMIÈRE COURSE \u2014 TROT\u2014À RÉCLAMER $6,000.BOURSE: $2,950 - Départ 7M2 - Pis'.e: Rapide - Ter.pèralu.-c: 2 to PO '-.% K Droit Ha Trap Contattm Cotes ArwaraAnce&si 3 3 7 7 7| 3-1'i 1-cou M4.4 F.LetfWC-_4.70 DanCut 4 4 3 3 3a 2-K 2-cou 204.4 B.Crjfé__955 HMNSajM 1 1 2 2 2 44 3-I1.205.1 K Backer____1945 lOair/OVi 7 7 8 8 5e 5-5 4-5 2054 Y.Gadtiier____17.60 Saj-ndérs Fancy 8 8 111 !\u2022'.'.«'i 206 AFibon_______4750 D< MAS 9 9 ¦: f5 Dro» Fn Tempt Contjdeun Cote) MiedE.To5ons 6 5 1e 2 I 1-1* l-2'.i 2013 J.Gaufrer,___1060 SrJrt 5 4 3 3 2e 2-1'i 2-2't 204 Y.Poiner.-_.7.90 Thjnoerb'oeca'ouge 9 8 7 7eX 7e 4-6 W'-pB 2041 S Fit*_____F0.95 GencoeHyest 1 1 5 4e 3e 3-3'j W'.4j3 20(3 A Bouder-460 Ocaïleça-det» 8 7 6e 6 6e 5-7 5-Pip» 2.W.4* HChma\u20147.05 farbayLai/ 2 2 4 5 5 M K'tf 2044 J.Ktwacs-810 DverO, 7 6 2e 1 4 7-12 7-20 062073 J.ToUou»____6830 Tenatrre 4 3 8 81 8 821 826p7 205.4 AFion______80.90 6-MIXEOEMOTIONS.2350 16.10 9.40 Dui*e: :29 4 1:01.3 1:32 2.033 5SIHJEFF (80 8.40 Prop InvestimInc.Montreal.Québec.iMia^Hmm!!- ît« \"o 9 Triuncérbluecarouae a terminé 3e et placé 8e 1-QUNCQe HONEST.-.4.60 pour obstructor) envers té No 4 Tentative.TRIFECTA: (6-5-1), $535.80 quiniela: (5-6).$129 60 TROISIÈME COURSE - AMBLE - À RÉCLAMER $15,000.H BOURSE: $6,000 \u2014 Départ 8h14 No P.D \u2022 c~: fin Trapi Conducteur» Cctt* SrfftBjana 5 5 1e I 1 M 1-V.200.1 R.Sman).1.45 Cxtiv 4 4 5 4e 2e 2-1 2'.2001 S.Fton__FI25 Rg-flDM 1 1 4 5 4e 4-5': 3-3'.2004 R Sea-T-an___10580 UzebLecorr» 6 6 6 6 6e 7-71.4-31.201 A Lâchante____2675 Done-o 7 7 7 7 7 6-7* 541, 2011 D.FiWxi_________850 D.«BtjeO-p 2 2 2 2 3 3X-3-: 64» 202 D.Marte___1545 SuperHtter 3 3 3 3 5 5-6'^ 7-10'r 2021 ABécarrJ____940 S-SUPREHT.BAYAMA 450 280 280 Me 294 1001 1292 2001.4-CAVaUJNO 250 350 Put Ectm Hniotol Eor'g.Rcrstmere,Québec 1-RUSTY LOflEÏÏIIII.8.70 '&^m pJ'0sn,s fm- *»\u2022 EXACTA: (5-4), $9.50.QUATRIÈME COURSE - TROT - N.G.DE $2,000.BOURSE: $4,300 \u2014 Départ 8h34 No P.O.M Vj '\u2022 Droit fin Temps Conducteurs Colts LAesrVe-fe 3 3 2 3 5 2-1'i I* 2035 J.Hébert.-F560 OearSpeeal 9 9 11l MIS 2-V, 5033 LLéonara______5.10 MaKMtlMN 5 5 9X 7e 3e 3-21 3-2'i 2034 r.GaulNer___455 IsifieSSImpart 7 7 7 5 6 5-3'i 4-2v.204 B Ce:;____1350 EbxyBo*l 1 1 3 2e 2e 4-3 H1.5041 D.BougrSton_595 NMH81 8 6 M 6e 7e 6-5'S MK 204.4 G Lacnance.-10140 BiTevSweRcy 6 6 8 8 8 7-12'.: M5 2062 K Mjrpny________3455 Ta'astpjcnjwn 2 5X 5 4e 4eX 8-14'; 815'.2065 M.tVeur_____1550 GradesVcory 4 4 4eX 9 9 9-CKS SGnsé__.655 HiJKWUL-_-.7J0 4.70 590 Du-és 301 1021 1.33.1 2032.9-DEAR SPECIAL__6.00 180 Prop LuieFErrjrd.Comwaï.Orano.S-WHATS with YAN'If E 300 TRIFECTA: (3-9-5), $277.90.5-ÏWT5YOYANXEE-100 qg^ffîfaa CINQUIÈME COURSE - AMBLE - POUR 2 ET 3 ANS BOURSE: $3,200-Départ 8h58 Ho P.O.Droit F«i Traps Conducteurs Cott* Loin Dm 5 4 7 le 1 1-2 Mes 5023 BCW.-900 CniÛtsjYMM 7 6 8 Se 2e 3-3 Mèa 2023 R Seaman___155 local l'ai 9 8 5e 8 6e 4-3'i Vh 2023 R Zeron______7.45 SplenOdGem 3 2 3 2 3 2X-2 4-4 2 035 J.Hébert_______F155 SeBaCa-a 6 5 1 4 5 5-5 5-5 2 033 R Gngtas\u20141500 KqoBel 4 3 4 6 7 6-6'v 67% 204 B .915 U:sa'aA-?js 116 7e 4e 7-7 7-71.504.1 ABedrd________9230 frateMBlrry 8 7 2e 3X 8 8-0$ 84s A Bouder\u20143105 S-LOVERSDREAM 2003 6.40 6.90 Du-ce -302 1 01 2 1 31 3 2 023.7-CRV1SING YANKEE.370 3.70 go^arrel Guy Oj/r«t.Oa^e rVei-wt.Pont-Viau.HOCUSTHARJ.450 No 2 Bio M,:i e ret-re par lé véténna.-e TRIFECTA: (5-7-9), $562.10 EXACTA: (5-7), $97.00 SIXIÈME COURSE - AMBLE - À RÉCLAMER $15,000.H BOURSE: $6,000-Départ 9h17 N: P.D .\u2022-.'.Dwt Fin Temps Conducteurs Cotes Ke,s!oneA,enoer 3 3 1 1 1 1-2 Mi 5003 N.Dessu.'e3uS.Fl40 Ci*WJ) 6 6 6 6e 4e 4-2-.2-'i 2003 M.Un-Àère_____250 OjtOflVeîock 2 2 3 3 5 5-3'.3-3 501.1 S.Fiion___255 de.ïD«Trr>e 5 5 5 4e 2e 3-2'i 4-3'.2015 S.Gnsé_________1085 Chêoi 1 1 2 2 3 2-2 54» 5012 O.Ptoufie.______.98 35 LuVesTiPe-e 4 4 4 5 6e 6-6'.65'.2.013 MMior_________6040 Rangoon Hare,* 7 7 7 7 7 7-8H 7-9\".2022 G .lartarw.-3420 WEYSTONEAVGER 4.80 140 530 LVoe -302 1 01 3 1 31 2 2 00 3 6-C0NTRECOUP 3J0 250 P'OP Ecuries Rcno Enr g, Co*ansvii».Ojebe: 2-0UT0FWE0LOCK._.2.50 OUINIELA: (3-6), $8.445 FrHoieVet See The L>»: Topaz RN>23 MeaiFrst Tesser StaiPatr FrerJV JMWsMoe 0*i Say An i-FSivouvn SEPTIEME COURSE-BOURSE: No PJ).% *i 8 8 3e 7 7 2 6 6 7 2 2 4 4 4 5 9 9 8 3 3 6 1 I 1 5 S 9 35.20 750 190 7-SEE THE UGHT.570 250 6-TOPAZRHOOA 350 - AMBLE \u2014 À RÉCLAMER $6,000.$5,950- Départ 9h42 Droit Fn Traps Conduettun Cotes 3 2-1'i I* 5013 ABouSer.-.1660 le M% 2J.5014 R Zeron___F075 6e 55'.3-5'; 2023 B Cote.-7.00 5 6-5's 4-51.2.024 RIVots.3370 4e 4-5 56 5024 S.G/rse______965 8e 7-7 66'i 5054 J.Kora»-1585 7 8-7'î 7-8 5031 J.lweasW- -35.70 2 34't 84'i 2.031 P.Ung.j-545 9 9-10 - 9-12 504 ABèCard\u20143600 Di/ée a.4 101 131 2 2013.Prop Rc^LeCKqi«.B»jcne
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