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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 88
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-11-01, Collections de BAnQ.

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[" Arts et Spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 Broadbent doit changer sa stratégie ¦ joyce napier TORONTO eriant victoire avant d'avoir franchi la ligne d'arrivée, il y a trois semaines, Ed Broadbent prévoyait que les libéraux seraient décapités le jour du scrutin et il se félicitait de pouvoir former l'opposition officielle.Deux débats télévisés et quelques sondages plus tard, le chef néo-démocrate doit changer de ton.Il est même obligé de pédaler avec plus de vigueur s'il ne veut pas que |ohn Turner lui coupe l'herbe sous les pieds, tant en Ontario que dans l'ouest du pays.Brian Harling, secrétaire du parti en Ontario, a reconnu, lors d'une entrevue avec La Presse, que le parti devra désormais partager les locaux anti-libre-échange avec les libéraux.La lutte sera plus dure, la victoire moins évidente.Neil Young, le député néodémocrate sortant de la circonscription de Beaches, une banlieue de Toronto, a admis 'qu'il aurait aimé que son chef soit plus passionné, plus viscéral quand la question de libre-échange a été soulevée pendant les débats.C'est John Turner qui désormais joue ce rôle, un role qu'un chef socio-démocrate aurait pu porter avec aise, comme une deuxième peau.Dans la province voisine, on retrouve une forte concentration de comtés opposés au libre-échange: fermiers, éleveurs, vignerons et syndiqués de l'industrie automobile voient l'accord comme une véritable menace.Il s'agit plus ¦précisément de la région rurale et industrielle entourant Toronto, appelée le fer à cheval, comprenant Oshawi, Hamilton, la péninsule du Niagara, le sud-ouest, avec Kitchener et Waterloo et plus au sud encore, London, Windsor et St.Catherines.C'est dans cette même région que la popularité des conservateurs pique du nez et où le premier ministre ontarien libéral, David Peterson, fervent partisan des forces anti-libre-échange, jouit d'un solide appui.Avant les débats, le NPD nourrissait l'espoir d'y régner.Mais Ed Broadbent ne bronche pas.Hier encore, à Toronto, quelques heures avant de se rendre dans son comté d'Osha-wa, lors d'une conférence de presse, il a maintenu, comme il le fait depuis les débats, qu'il n'est pas inquiet et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.« Les sondages changent chaque semaine, chaque jour.Nous allons continuer de faire ce que nous avons fait jusqu'à présent», a-t-il dit, encore une fois, sourire aux lèvres.Il a même ajouté qu'il n'a aucune intention de changer sa stratégie.Pourtant, plusieurs observateurs disent que s'il ne franchit pas le cap de l'opposition officielle, il songera sérieusement à un changement de carrière.Un journaliste lui a demandé comment il avait l'intention de convaincre un électeur qui est contre le traité commercial de voter néo-démocrate plutôt que libéral.«C'est simple.Si on est simplement contre le libre-échange, on vote libéral.Si, par contre, on veut un Canada plus équitable, avec des programmes sociaux, un régime fiscal plus équitable, et des lois protégeant l'environnement, on vote NPD,» a-t-il répondu.C'est pourquoi d'ailleurs, dès qu'il a repris la route, après les débats, le chef néo-démocrate a promis de taxer les grosses sociétés rentables, d'augmenter les pensions de vieillesse, d'ouvrir des centres d'accueil pour les jeunes sans abris.Hier encore, il annonçait que son gouvernement ne se lancerait pas dans la spéculation immobilière mais qu'il se servirait des terrains de l'État pour construire des habitations à loyer modique.Le chef néo-démocrate affirme qu'il continuera d'attaquer ses deux adversaires.Mais, samedi, à Montréal, Ed Broadbent a laissé entrevoir une nouvelle stratégie.Il s'est montré plus agressif à l'endroit des libéraux.Comme Brian Mulro-ney, il s'en est pris à la performance de John Turner à titre de ministre des finances dans les années I970 et comme premier ministre en 1984.Un des proches collaborateurs de M.Broadbent a souligné que les promesses électorales de M.Turner, dont le coût s'élève à plus de $25 milliards, feront le sujet de critiques plus virulentes, même si le chef libéral refuse de parler de cette question.«On va en parler de ça.On va dire aux électeurs que John Turner et Brian Mulroney veulent carte blanche.C'est l'hon-nèteié des deux qui va être notre rengaine.» Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a rencontré hier son homologue du Manitoba, M.Cary Filmon.Il s'est dit satisfait que M.Filmon se soit engagé à saisir l'Assemblée législative de Winnipeg du dossier du Lac Meech au cours du mois prochain.LASERPHOTO PC Winnipeg se penche sur le Lac Meech mario fontaine_ WINNIPEG Satisfactions mais aussi frustrations, hier, pour le premier ministre Bourassa qui entamait sa visite éclair au Manitoba.La cause de ces émotions: l'Accord du lac Meech.Satisfactions d'abord, parce que son homologue manitobain Gary Filmon s'est engagé à saisir l'assemblée législative de Winnipeg du dossier au cours des prochaines semaines.Et comme les deux partis d'opposition n'entendent plus défaire son gouvernement là-dessus, les principaux obstacles paraissent levés dans cette partie du Canada.«Voilà un homme politique responsable, lucide et courageux», a dit de lui M.Bourassa au terme d'un tète-à-téte d'à peine une trentaine de minutes.Seuls le Manitoba et le Nouveau-Bruns-wick n'ont pas encore paraphé l'accord.Un débloquage ici isolerait Frank McKenna, et pourrait amener Frcdericton à assouplir sa position.Frustrations aussi, toutefois, pour M.Bourassa, venant non seulement d'une rencontre assez rocailleuse avec des étudiants en après-midi, mais aussi de la part de ses «frères libéraux » du Manitoba, farouchement opposés à l'accord et furieux de ce qu'il n'avait pas manifesté le désir de les voir.Leur chef, Sharon Carstairs, avait exprimé son dépit à ce sujet à La Presse dimanche.De son côté M.Bourassa invoquait hier la tradition et le protocole pour justifier l'absence de rendez-vous.Mme Carstairs, toute libérale qu'elle soit, s'oppose tant au libre-échange qu'à l'Accord du lac Meech, les deux dossiers les plus chaudement défendus par M.Bourassa.Pour éviter que l'incident ne dégénère, chacun a mis un peu d'eau dans son vin et M.Bourassa est finalement allé rencontrer Mme Carstairs et son caucus tard hier soir.Il s'est dit surpris de la chaleur de l'accueil des députés, mais ne se faisait pas d'illusions sur ses chances de les avoir convaincus.«Ce fut très intéressant mais pour nous rien n'est changé», commentait pour sa part Mme Carstairs à l'issue de la rencontre.S'il s'est soumis à cette contrition tardive, M.Bourassa ne semblait cependant pas animé du ferme propos: «Mme Carstairs est venue au Québec il y a quelques mois, elle n'a pas manifesté d'intérêt à me rencontrer, moi, son frère libéral.Qu'elle veuille me voir maintenant, j'en suis ému», a lancé M.Bourassa, selon qui la logique de son amie libérale est perfectible.Le premier minisire a aussi eu un bref entretien avec le chef du NPD Gary Doer, tout aussi tardif et impromptu.Les libéraux et les Dernier sondage précédant les élections La fiche de Gallup Résultats des élections Ecart entre le sondage et les résultats des élections Année\tLIB\tPC\tCCF/NPD\tLIB\tPC\tCCF/NPD\tLIB\tPC\tCCF/NPD 1945\t39%\t29%\t17%\t41%\t27%\t16%\t-2\t+2\t+1 1949\t48%\t31%\t15%\t50%\t30%\t13%\t-2\t+1\t+2 1953\t50%\t31%\t11%\t49%\t31%\t11%\t+1\t0\t0 1957\t48%\t34%\t10%\t41%\t39%\t11%\t+7\t-5\t-1 1958\t33%\t56%\t8%\t34%\t54%\t10%\t-1\t+2\t-2 1962\t38%\t36%\t12%\t37%\t37%\t14%\t+1\t+1\t-2 1963\t41%\t32%\t14%\t42%\t33%\t13%\t-1\t-1\t+1 1965\t44%\t29%\t18%\t40%\t32%\t18%\t+4 .\t-3\t0 1968\t47%\t29%\t18%\t45%\t31%\t17%\t+2\t-2\t+1 1972\t39%\t33%\t21%\t37%\t34%\t17%\t+2\t-1\t+4 1974\t43%\t35%\t16,5%\t42%\t35%\t15%\t+1\t0\t+1,5 1979\t37,5%\t37,5%\t19%\t40%\t36%\t18%\t-2,5\t+1.5\t+1 1980\t48%\t28%\t23%\t44%\t32%\t20%\t+4\t-4\t.+3 1984\t28%\t50%\t¦19%\t28%\t50%\t19%\t0\t0\t0 \t\t\t\t\tÉcart moyen\t\t+2,2\t+1,7\t+1,4 Le tableau montre les résultats des élections fédérales, de 1945 à 1984, comparativement aux sondages pré-électoraux de la maison Gallup.néo-démocrates détiennent 33 sièges au Parlement de Winnipeg, contre à peine 24 pour le premier ministre conservateur Filmon.Une opposition conjointe à l'Accord du lac Meech suffirait ainsi à le rendre caduc.M.Bourassa a par ailleurs pris la parole devant quelque 300 étudiants de l'université du Manitoba, visiblement réfractaires tant au libre-échange qu'au Lac Meech.Beaucoup de questions et de scepticisme de leur part, malgré de bons applaudissements à là fin.Curieusement, une seule question des étudiants a porté sur le contrat des CF 18, accordé au Québec au détriment du Manitoba et qui continue de soulever les passions ici.Peut-être parce que la nouvelle qui préoccupait tout le monde à Winnipeg, hier, portait sur un sujet autrement plus important que le Lac Meech: le renvoi de |ohn Ferguson de son poste d'instructeur des Jets.A vous de juger.jOj o cours du dernier week-end, Ifw les médias électroniques et écrits ont rendu publics plusieurs sondages sur la popularité des partis politiques, à trois semaines du scrutin du 21 novembre.La Presse publie à chaque mois, depuis plusieurs années, une enquête de la maison Gallup sur les intentions de vote des Canadiens au niveau fédéra!.Durant une campagne électorale, et celle-ci ne fait pas exception, Gallup effectue des sondages plus fréquenmment.Nous présentons aujourd'hui un tableau faisant état des prévisions de la firme Gallup et des résultats des élections depuis plus de 40 ans, Au lecteur de juger cette performance.Le néo-démocrate Anton Kuerti mène une campagne du bout des doigts cilles toupin WRONTO WÈk our le célèbre pianiste de ré-wf?putation internationale Anton Kuerti, candidat du Nouveau parti démocratique dans la circonscription torontoise de Don Valley North, il y a bien peu de différence entre la vie d'un homme politique et celle d'un pianiste de concert.« Dans les deux professions, dit-il, vous devez faire extrêmement attention à mille et une choses qui sè produisent en même temps autour de vous.Dans les deux cas, lés gens ont tendance à trouver que ce que vous faites est soit noir, soit blanc.Et puis vous devez toujours surveiller pour qu'on ne tiré pas les mauvaises ficelles derrière vous.Enfin, le pire, c'est que n'importe quel imbécile, peu importe qu'il ne connaisse rien, se sent tout à fait qualifié pour vous juger.» Dans la salle communautaire d'une gigantesque tour d'habitation pour personnes âgées, le pianiste-candidat mène sa campagne électorale nouveau genre.C'est au bout de ses doigts qu'il compte attirer à lui les électeurs.Il est convaincu que la musique, tout comme sa renommée, peuvent lui valoir des votes le 21 novembre.Entre les sorcières et les squelettes suspendus dans la petite salle en cette journée d'Halloween, Anton Kuerti est affairé à accorder le petit piano droit.Une soixantaine de personnes âgés, à Anton Kuerti qui l'on avait annonce un petit récitai, attendent religieusement.« Nous avons promis de la musique, dit Kuerti, alors allons-y! Je ne veux pas que vous pensiez que je vous ai convoqué seulement pour la politique.» Tour à tour, le pianiste jouera une étude de Chopin et, en compagnie de sa femme, la violoncelliste Kristine Bo-gyo, deux mouvements du concerto pour violoncelle de Boccherini.Les applaudissements fusent.« |e ne me présente pas comme candidat parce que je suis un bon ou mauvais pianiste, dira-t-il à son auditoire.Cela ne fait pas nécessairement un bon parlementaire.|e me présente parce que je crois aux idées fondamentales du NPD.J'ai été impliqué toute mu vie en politique, le suis membre du parti depuis vingt ans.Et ce qui m'u décidé à entrer dans la course cette année, c'est que plusieurs fois, en regardant mes deux jeunes fils dormir paisiblement tard le soir, je me suis demandé si j'avais vraiment tout fait pour qu'ils grandissent dans un monde pacifié et sain.» Anton Kuerti est certainement le seul candidat dans toute l'histoire du Canada dont l'affiche électorale le présente assis en tenue de gala devant son piano de concert.Les trois grands thèmes de sa campagne sont inscrits au bas de l'immense panneau jaune: «Écologie, souveraineté, paix».Il est sans doute aussi le seul à distribuer aux portes de son comté de Don Valley North une cassette où l'ancien ambassadeur du Canada à l'ONU, M.Stephen Lewis, le présente.Le musicien y explique lui-même avec éloquence pendant plus de vingt minutes le programme politique de son parti.Sur la deuxième face de la cassette \u2014 que tout le monde s'arrache d'ailleurs \u2014 Anton Kuerti interprète le concerto pour piano no 1 de Mendelssohn avec le célèbre London Philarmonic.Pendant plus d'une heure, cet après-midi là, il parlera et dialoguera avec les personnes venus l'écouter.Il n'y pas un sujet politique que l'artiste ne maîtrise à fond.II est étonnamment inlar-rissable; son aisance ferait pâlir d'envie la plupart des hommes politiques qui participent à la campagne.«le suis habitué à parler en public, explique-t-il.J'ai donné des cours.J'ai présenté le cycle des sonates de Beethoven où parfois je parlais pendant une heure avant de me mettre au piano.» M.Kuerti, qui rentre d'un voyage de trois jours à Londres où il a donné un concert, n'envisage pas de quitter son métier s'il est élu.«Bien sûr, je devrai réduire mes engagements.Je donnerai des concerts mais je remettrai mes cachets à des oeuvres de charité auxquelles je crois.Il est temps qu'on ait un représentant de la communauté artistique canadienne aux Communes.» Ses chances de remporter Don Valley North le 21 novembre?Elles sont excellentes.La candidate conservatrice Barbara Greene s'est fait battre aux élections municipales et le candidat libéral Sarkis Assadourian est très peu connu.«C'est un des comtes les plus variés du pays, de dire M.Kuerti.C'est aussi l'une des plus grandes concentrations de population au Canada, à cause des tours à logements multiples.Il y a des pauvres, des néo-Canadiens, des universitaires, des riches, des travailleurs, etc., en somme une clientèle idéale pour le NPD et qui est très inquiète des conséquences du libre-échange.De plus, avec 11 p.cent de juifs dans le comté, j'ose croire, moi qui suis d'origine juive, que cela me favorisera.Enfin, c'est la première fois que le NPD mène une campagne de cette envergure ici.Nous avons déjà dépensé quatre fois plus qu'au cours des élections de 1984.» HalËowGcn Brian Mulroney donne des conseils à son fils Nicolas, qui a célébré /'Halloween, hier, comme bien d'autres enfants.Plus tôt dans la journée, au cours d'une entrevue à des journalistes, le chef conservateur a défendu le sénateur Michel Cogger, le co-président de sa campagne.-M.Cogger va conserver ses fonctions dans notre organisation, a-t-il dit, et il est faux de prétendre qu'il y ait une liste prioritaire aux Travaux publics.» La semaine dernière, au nom du PLC, le député Jean Lapierre a demandé que le chef conservateur suspende toutes les activités de Michel Cogger reliées au Sénat.+Va° Libérez-vous Confiez-nous votre avenir -terne- jtjans .t.000 S \\U SERV.CE DIS QlEo(C06 OEKj'b 70 Mis Société Nationale de Fiducie 425.bd de Maisonneuve Ouest Montreal (Québec) H3A3G5 (514) 844-2050 1-800-361-8625 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 La Presse: Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Misson éditeur adioint Marcel Desjardins, directeur de l'Information Alain Dubuc, .«.éditorialiste en La campagne «fédérale» de Robert Bourassa ¦ e premier ministre Robert Bourassa, chef du Parti libéral du Québec, est allé faire son petit tour au Manitoba, hier mm et aujourd'hui.Il y rencontre Cary Filmon, qui en plus de diriger le gouvernement de cette province dirige également le Parti conservateur du Manitoba.Mais il a discuté à contrecoeur avec Mme Sharon Carstairs, chef du Parti libéral manitobain.Celle-ci a toutefois eu son prix de consolation, et pas le moindre.En effet, Jean Chrétien, en qui les sondages voient le sauveur libéral qui aurait pu battre Brian Mulroney, se balade lui aussi dans l'Ouest canadien en même temps que M.Bourassa.En même temps, mais en tenant un langage différent et, surtout, en se battant contre des objectifs chers au chef du gouvernement démocratiquement élu du Québec.M.Chrétien est d'ailleurs allé rencontrer Mme Carstairs et lui a susurré les mots que celle-ci voulait entendre: non à l'accord du libre-échange et non à l'accord du lac Meech.On peut s'interroger sur l'à-propos d'un voyage de M.Bourassa à Winnipeg en pleine campagne électorale fédérale.Mais pas sur ses intentions.En effet, M.Bourassa croit fermement à trois choses: le Québec, tout en demeurant membre à part entière du Canada, doit recevoir le maximum de retombées économiques de son adhésion au pacte fédératif; le caractère distinct du Québec comme société majoritairement francophone doit être reconnu; la libéralisation des échanges commerciaux avec les États-Unis est importante pour les entreprises québécoises.La première priorité se concrétise par l'obtention, par le Québec, d'une bonne partie de la manne fédérale en matière de contrats et de subventions.Ce fut le cas pour le contrat d'entretien des F-18 par Canadair.Ce ne le fut pas pour le contrat de construction des frégates qui est allé au Nouveau-Bruns-wick.Quant à l'agence spatiale, Montréal l'espère toujours mais son obtention est loin d'être certaine.La deuxième passe par la ratification de l'accord du lac Meech, dans lequel le premier ministre fédéral et les neuf autres premiers ministres du temps avaient, en juin 1987, reconnu le statut distinct de la société québécois-s.Enfin, M.Bourassa, tout comme d'ailleurs son vis-à-vis pé-quiste Jacques Parizeau, est convaincu que l'accord du libre-échange négocié par le gouvernement canadien avec celui de Washington serait une bonne chose pour l'économie québécoise.Dans un tel contexte, on voit mal ce que le chef libéral du Québec irait faire dans l'arène fédérale aux côtés d'un Jean Chrétien ou d'une Sharon Carstairs qui ne partagent aucun de ces objectifs.Quant à John Turner, s'il a eu le courage politique de dire oui à l'accord du lac Meech, s'attirant le courroux des partisans nostalgiques d'un fédéralisme «pur et dur» à la Pierre Trudeau, il dit non au libre-échange.Le hasard veut que les objectifs poursuivis par M.Bourassa et son gouvernement soient ceux du gouvernement Mulroney-, Théoriquement, ils auraient pû l'être par un gouvernement Turner si celui-ci l'avait emporté en 1984 et avait légiféré en ce: sens.-Ai Ce que les Québécois demandent à leur premier ministre en campagne électorale fédérale, c'est de veiller aux meilleurs intérêts du Québec.Bien sûr, on peut le chicaner sur son interprétation de ceux-ci si l'on n'est pas d'accord avec ses options.Mais on ne saurait le blâmer de refuser de s'afficher sur une tribune uniquement parce qu'il dirige un parti qui porte l'étiquette «libérale».Surtout si un parti libéral poursuit, au moins momentanément, des objectifs différents des siens.Il est vrai que le premier ministre ontarien David Peterson s'affiche présentement aux côtés de John Turner.La vraie raison, c'est cependant que le leader libéral ontarien, bien avant John Turner, s'est déclaré contre l'accord du libre-échange, pour des raisons qui sont siennes.Et non que les deux hommes sont libéraux.Pierre VENNAT, Dollar: le coup de la Brinks Hier, le dollar canadien a pris une débarque, passant de 83,04 cents américains vendredi à 81,58 cents hier soir.On peut même supposer que la baisse aurait été encore plus marquée sans l'intervention de la Banque du Canada.Cette chute d'un cent et demi ne peut s'expliquer que par la réaction aux sondages publies au cours de la fin de semaine.Les marchés financiers ont constaté, comme tout le monde, que ces sondages rendent possible la formation d'un gouvernement minoritaire des conservateurs.Cela compromettrait sérieusement le traité de libre-échange, ce qui rend l'avenir économique du Canada incertain.Mais il ne faut évidemment pas paniquer et surtout ne pas se servir de ces chiffres d'une façon qui rappelle le coup de la Brink's.Il serait si facile d'af-_ firmer que, si les conservateurs ne gagnent pas haut la main, notre économie et notre dollar sont menacés.Ce serait indéfendable sur le plan moral et sur le plan factuel, comme sont indéfendables les affirmations des opposants au libre-échange sur les menaces qui pèsent sur les programmes sociaux.Ça aussi, c'est un coup de la Brink's.Depuis un an, le Canada a profité d'un important afflux de capitaux étrangers.Il ne s'agit pas d'investissements directs, mais de placements, par exemple dans des obligations canadiennes.Ces fonds proviennent entre autres du Japon et d'Europe, et expliquent en bonne partie le fait que notre dollar a grimpé de sept cents en un an.Si le Canada est devenu populaire auprès de la communauté financière internationale, c'est parce qu'il a été perçu comme un pays à la fois stable et prometteur.Son côté prometteur, c'était la croissance et le développement que permet le traité de libre-échange.Il n'est donc pas faux de dire que notre dollar a remonté à cause de l'entente commerciale.Cela étant dit, les marchés financiers ne sont pas omniscients.Souvent, ces investisseurs connaissent mal le Canada.Leur réaction de lundi correspond plus a un réflexe classique de spéculateurs qu'à une analyse fouillée.Leur maxime pourrait être: dans le doute, abstiens-toi, d'autant plus qu'il est si facile de transférer des capitaux dans le pays voisin.Peut-on se fier au jugement des marchés financiers pour mesurer les vertus du libre-échange?Probablement pas, puisqu'ils voient l'accord de l'extérieur et qu'ils n'ont pas à tenir compte des incertitudes et des inconvénients qui inquiètent les Canadiens.Mais quand, par leurs gestes, ils affirment en fait que l'abandon de cette entente introduit des inconnues quant à l'avenir du Canada, ils savent de quoi ils parlent, parce qu'ils sont des spécialistes de l'instabilité.Si le traite n'est pas signé, il est évident que nos relations avec les Etats-Unis seront profondément perturbées, ouvrant la voie à un protectionnisme encore plus radical.Il est également évident que les entreprises canadiennes traverseront une période de flottement, ne sachant plus où et pourquoi investir.Enfin, comme le libre-échange tenait imparfaitement lieu de stratégie économique, le Canada se retrouvera sans projets, d'autant plus que les deux partis d'opposition n'ont pas proposé de solution de rechange crédible.Alain DUBUC M.Kohi à Moscou Quand le chat n'est pas là, les souris dansent, dit un adage.Pendant que les États-Unis sont à la recherche d'un président, qu'ils auront d'ailleurs élu dans 8 jours, les Européens dansent.Danse qui n'a rien de particulièrement macabre au demeurant puisque les chefs se visitent, parlent de paix et échangent de bons voeux.; \u2022 \"~ : Dans cette perspective, la visite du chancelier Kohi i d'Allemagne fédérale à Moscou a beaucoup retenu | l'attention pour de multiples raisons.De voir le ] chancelier allemand sur la place Rouge à Moscou ! relevé de l'inédit, pour ne pas dire du sensationnel, quand on pense aux désastres laissés dans les deux M pays par un conflit qui fit des millions de victimes.M Les commentateurs soviétiques ont noté que les || entretiens du Kremlin ont été dominés par le souci t ; de « se comprendre ».Dans cette démarche et dans , cette attitude il faut voir la confirmation d'une volonté chez M.Gorbatchev d'élargir et d'approfondir les relations de son pays avec le monde et singulièrement avec l'Europe.Sous l'impulsion des prédécesseurs de M.Kohi, les Allemands de l'Ouest avaient déjà poussé au réchauffement des relations avec les pays de l'Est.A l'époque où il agissait comme ministre des Affaires étrangères, Willy Brandt, dans un article à la revue Foreign Affairs en mars 1968, développait les principes d'une politique à l'Est.Les perspectives se sont trouvées brouillées après l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS et la crise polonaise de 1980.Par souci de réalisme et de pragmatisme, Russes et Allemands accordent une importance souveraine aux échanges économiques.On parle même (prématurément, voire présomptueusement) d'une sorte de «plan Marshall* au profit de l'URSS, dont l'armature serait fournie par les nations capitalistes d'Europe.Au moment où l'Europe de l'Atlantique a l'Oural redevient un thème à la mode (reprise récemment par le pape Jean-Paul II, l'expression n'est pas de Jean Monnet mais du général de Gaulle), les visites se multiplient.Le ministre des Affaires étrangères de Moscou, M.Chevardnadze, a fait une visite réussie à Paris, pendant que le président Mitterrand est attendu à Moscou au cours du présent mois.Le président du Conseil italien a fait lui aussi une visite a M.Gorbatchev.Et il est maintenant question d'une conférence sur les droits de l'homme.a Moscou! Perspective qui n'enchante pas particulièrement Mme Thatcher, qui s toujours beaucoup de mal à accorder son pas a celui de ses partenaires.Il sera intéressant de voir comment le nouveau president des Etats-Unis reagira a la construction de la «maison» Europe.Zbigniew Brze-zinski, qui fut le conseiller de M.Carter de 1977 a 1981, se disait fascine par l'idée que les Etats-Unis pourraient peut-être un jour s'attaquer a l'immense marche russe.Guy CORMIER biitht.dans ses pages et se resent: ve le droit de les abréger.L'air-' leur doit être clair et concis,* signer son texte, donner sotr nom complet, son adresse, et* son numéro de téléphone.Adresser toute eorrespondan-' ce comme suit: Lu boite aux-lentes, La Presse.7, rue Saint-Jacques, Montréal, II2Y IK\". LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 Opinions Mulroney piégé par le libre-échange mm, John Turner voulait faire du scrutin du 21 une élection référendaire sur le libre-échange et il semble qu'il soit en train de gagner son pari, comme le reconnaît lui-même un des principaux stratèges conservateurs, le sénateur Norman Atkins.Brian Mulroney tente de se faire réélire sur la question du leadership et l'ensemble de ses réalisations.Si-Ed Broadbent lui fait la lutte en attaquant principalement l'accord, de libre-échange mais aussi plusieurs points faibles de sa cuirasse, depuis le début de la campagne John Turner frappe inlassablement sur le même clou: le libre-échange, dont il à fait la bataille de sa vie.Il doit à une remarquable performance, lors des deux débats télévisés, d'avoir réussi à polariser la compagne sur cette question et à mettre Mulroney sur la défensive: Et d'avoir du même coup provoqué une importante redistribution des intentions de vote qui a ramené son parti au second rang.! Il arrive parfois qu'un leader donné perdant dès le départ et harcelé par la guigne, profite d'un revirement subit de la sympathie populaire pour finalement perdre ou gagner la compétition de justesse.Plusieurs débats télévisés ont agi comme agent catalyseur d'un tel phénomène aussi bien chez nous qu'ailleurs.C'est ce qui est arrivé dans le cas de Turner.Mais à la lumière des deux derniers sondages Reid et Gallup, il app.-t cependant que la remontée spectaculaire du Parti libéral dans les intentions de vote a un rapport direct avec la lutte vigoureuse que mène son chef contre l'accord de libre-échange.En effet, la hausse de la cote de popularité de Turner et du PLC s'accompagne d'une chute importante de l'appui populaire à cette entente commerciale canado-américaine (54 p.cent des Canadiens \u2014 contre 35 p.cent \u2014 s'opposent aujourd'hui à celle-ci, alors qu'en juillet dernier l'opinion était divisée également: 42 p.cent pour, 42 p.cent contre).Si bien que Turner est maintenant perçu comme le champion des opposants au traité de libre-échange.Lors des deux débats, les discussions sur ce sujet étaient plus de nature à faire perdre des appuis à l'accord qu'à lui en attirer des nouveaux.Parce que le traité était attaqué par deux débatteurs et défendu que par un seul, il eût fallu que Mulroney le soutienne avec un exceptionnel brio, ou que le tandem Turner-Broadbent le combatte très mal, pour que beaucoup de Canadiens ne retirent pas de ces passes d'armes des motifs d'inquiétudes quant à ses conséquences sur leur vie personnelle et l'avenir du pays.À vrai dire Mulroney n'a pas su répondre de manière convaincante à un certain nombre d'objections, ce qui a eu pour effet d'apporter de l'eau au moulin du camp des opposants.Parce qu'il n'a pas su mettre en pièces les objections les plus dommageables formulées contre le libre-échange, M.Mulroney a prêté flanc à l'accusation de ses adversaires à l'effet qu'il cache à ce sujet des choses importantes et inquiétantes.Le sondage Reid confirme en effet que 70 p.cent de la population pense que Mulroney ne dévoilera la vérité qu'après sa réélection.Brian Mulroney n'a pas volé son problème de crédibilité au sujet du libre-échange.D'abord il y eu sa subite conversion à une idée qu'un an ou deux auparavant il dénonçait comme dangereuse.Ensuite il n'a pas tenu compte des messages du peuple canadien : celui-ci tentait par les sondages de lui signifier que son engagement électoral à redresser l'économie ne lui donnait pas le mandat de poser un geste aussi lourd de conséquences sans mettre les Canadiens dans le coup.Depuis plusieurs mois les sondages montraient que les appuis à l'accord diminuaient et que la population devenait de plus en plus polarisée.De plus, l'un d'eux, très symptomatique, donnait raison à Turner d'avoir demandé au Sénat de bloquer temporairement le traité.Et ce qui a sans doute encouragé Turner dans sa volonté de faire du libre-échange le thème dominant de la campagne, c'est ce sondage publié il y a deux ou trois semaines, révélant que 72 p.cent des Canadiens favorisaient la tenue d'un référendum sur cet accord.Il se pourrait bien que Brian Mulroney se voit forcé pour survivre de désamorcer la question du libre-échange en promettant d'en faire l'objet d'un référendum.C'est l'avis en tout cas du président de la maison de sondage Environnas Research Group.Morale: C'est parfois risqué de prendre le peuple pour acquis.Marcel ADAM \t LA BOÎTE AUX LETTRES^\t Accumulation de platitudes (suite de la page B2) Monsieur Jean Beaunoyer, journaliste ¦ Dans un récent article, vous vous permettez une sortie bien sentie et mal à propos, il me semble, contre ceux qui n'ont pas, comme vous, l'intelligence de reconnaître le génie de Michel Tremblay.Oh! les pauvres attardés \u2014 dont je suis \u2014 qui ont été scandalisés et choqués par le téléfilm le Grand jour.Oui, j'ai été choqué et scandalisé, mais pas par ce que vous croyez, et qui serait la verdeur de l'auteur, «son oeil», son réalisme dur, sans complaisance (je vous résume).Ben voyons! l'adore, au contraire, l'instructeur qui crie bukllshit dans Full Metal Jacket et l'image de ses hommes qui défilent en se tenant les couilles, parce que cela finit par avoir un sens, l'ai été choqué et scandalisé qu'un auteur de talent ait pu présenter ce ramassis des clichés les plus éculés de notre fqlk|pre kétaine.Eh* oui, monsieur Beaunoyer, on, recule de vingt ans comme vous di-' tes.Et cela serait tant mieux si le Grand lour possédait les vertus dramatiques des Belles-soeurs \u2014 oui, ce miroir déformant dont vous affirmez, croyant le flatter, que l'auteur n'a que faire.C'est loin d'être le cas.Le Grand Jour est sans vie.ennuyeux, épais, vulgaire, dé- phasé, écrit n'importe comment dans un jouai essoufflé, pas même stylisé dans le laid sinon par une accumulation de platitudes.No reddeeming value.Mais un critique patenté, viendra sans doute un jour à ce sujet nous parler d'Eschyle.Bullshit! Laissez donc madame Payette tranquille.Pourquoi vouloir vendre vos salades en tapant sur la tête d'un autre qui vend des choux?Cérald TOUCAS Canton d'Orford Pourquoi Toronto n'a pas présenté Borduas .Directeur du Musée des beaux-arts de l'Ontario, M.William J.Withrow répond ici au peintre Serge Lemoy-ne dont nous avons publié la lettre le 8 septembre sous le titre « Toronto a-t-elle peur de Borduas?» ¦ À la suite de l'article de Serge Le-moyne paru le 8 septembre, nous jugeons nécessaire de rappeler à l'éditeur de La Presse les circonstances qui ont conduit le Musée des beaux-arts de l'Ontario à prendre la difficile décision de ne pas présenter la rétrospective Paul-Emile Borduas.-L'exposition figurait en fait à notre programme de cet été, mais uous avons dû l'annuler en août 1987, à la demande même du Musée des beaux-arts de Montréal qui espérait ainsi pouvoir la présenter à Paris et à Leningrad.Bien que cela ait été une déception pour nous, la position du Musée des beaux-arts de Montréal nous a semblé justifiée et nous avons soutenu ce dernier dans ses efforts pour que l'exposition accède au circuit international.Heureusement, nous avons eu la chance de trouver une autre exposition pour occuper l'espace laissé par la rétrospective Borduas.Autrement, notre galerie principale serait res-téa-inoccupée pendant l'été puisque l'on réserve généralement les expositions de cette envergure deux ans à l'avance.Lorsqu'on janvier dernier le Musée des beaux-arts de Montréal nous a offert à nouveau la rétrospective Borduas pour la même période ( les négociations avec Paris et Leningrad ayant échoué), nous nous sommes retrouvés devant un choix difficile.La possibilité de présenter cette importante exposition a bien entendu suscité notre enthousiasme.Cependant, nous avions déjà entièrement affecté l'espace, les enveloppes budgétaires et la main-d'oeuvre disponibles pour le programme de 1988.Pour faire place à la rétrospective Borduas, nous avons donc résolu de retirer les oeuvres normalement présentées dans la plus grande galerie réservée à la collection permanente du Musée.Toutefois, la rétrospective a pris beaucoup plus d'ampleur que prévu, au point que l'espace dont nous disposions nous aurait permis de n'exposer que la moitié des oeuvres.En raison de cet important facteur, ainsi que des contraintes supplémentaires qu'auraient subies nos ressources humaines et financières, le Musée des beaux-arts de l'Ontario a conclu qu'il ne pouvait en toute conscience recevoir la rétrospective Borduas.En effet, n'en présenter que la moitié à notre public aurait porté atteinte à la qualité et à la nature même d'une exposition remarquable.Nous tenons à rappeler notre profonde admiration pour l'oeuvre de Paul-Émile Borduas et pour l'influence qu'il a exercée sur l'art canadien.D'ailleurs, si nous avons été déçus de ne pas voir la rétrospective Borduas à Toronto, nous avons eu l'honneur de prêter au Musée des beaux-arts de Montréal six oeuvres majeures de Paul-Émile Borduas tirées de notre collection permanente.Par ailleurs, notre décision ne doit pas être perçue comme une critique à l'endroit du Musée des beaux-arts de Montréal, une institution soeur pour laquelle nous avons le plus grand respect.Notre incapacité de recevoir l'exposition Borduas ne constitue en rien une prise de position politique ni une critique sociale.Elle est plutôt le reflet de certaines réalités que rencontrent tous les musées: ressources financières, temps et espace limités.William J.WITHROW directeur // faut savoir rire ¦ Bravo pour Le grand jour de Tremblay.J'ai tellement ri que j'en pleurais, contrairement à certains lecteurs de cette chronique.Si vous avez lu ses livres, il se caricature lui-même.Tout comme les Gratien Gélinas et Yvon Deschamps qui en ont fait rager plusieurs mais qui sont adorés des masses.Si l'on ne peut blaguer sur nos travers en les amplifiant pour rigoler, c'est que nous ne sommes pas encore un peuple adulte.Marianne PELLETIER Chertsey Réponse à M.Parizeau Denis Lessard, du bureau de La Presse à Québec, répond ici au chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, qui signait hier un texte dans cette page.M Même si votre «réplique» de lundi constituait avant tout une réponse à l'éditorial de M.Guy Cormier, (Un curé au bordel, 26 octobre j, elle ne m'en a pas moins mis en cause.Sur la question du contrat que vous avec obtenu d'Ottawa, je répondrai que même vos proches collaborateurs, plusieurs députés pé-quistes qui forment le caucus que vous rencontrez périodiquement, ont été fort surpris d'apprendre l'existence d'un tel contrat.En outre, je ne crois pas que vous puissiez prétendre que les «30 ou 40 personnes en vue qui défendaient le Québec contre Ottawa et qui ont changé de camp si volontiers», avaient toutes envahi l'ambassade du Canada à Paris dans le dessein de «massacrer» la Délégation du Québec.Hormis M.Lucien Bouchard, plus clairement identifié, nombre de vos ex-collègues y avaient vu, et y voient toujours d'ailleurs, une accusation.Tel que rapporté par La Presse, M.Jean-Roch Boivin, ex-lieutenant de M.René Lévesque, y avait vu une attitude «méprisante» à l'endroit des ex-péquistes qui avaient accepté un emploi d'Ottawa.Plusieurs avaient donc déjà «levé» la même déclaration, et, curieusement, y avaient tous lu la même chose.Denis Lessard Jean Caron a erré ¦ J'ai trouvé vos propos concernant les produits «abat-poussière» inexacts et témoignant d'un manque d'information.Je voudrais vous faire part des faits suivants: \u2014 Les lignosulphonates sont des produits utilisés pour l'abat-pous-sière depuis plus de 50 ans aux É.-U., parmi les pays membres de la C.E.E., en Australie et, bien sûr, dans la plupart des provinces canadiennes.\u2014 Les lignosulphonates sont manufacturés à partir des résidus d'un procédé particulier de la mise en pâte du bois et ce procédé s'appelle «au bisulphite».Il n'y a que deux producteurs de lignosulphates au Canada, les deux se trouvant au Québec.\u2014 Les lignosulphonates ne sont aucunement toxiques pour les humains.En fait, ces produits sont utilisés depuis plusieurs décennies aux É.-U., en Europe et bien sûr au Canada comme liant servant au bouletage de la nourriture animale et pour l'extension des mélasses.\u2014 Ils sont approuvés par Agriculture Canada, Food & Drug Administration et par la C.É.E.C'est donc dire que depuis des années, ces produits sont présents dans la chaîne de nutrition des humains.\u2014 Bien qu'il y ait approximativement 500000 de ces produits utilisés dans le monde, dans l'industrie de l'alimentation, de la construction, du tannage et autres, aucun cas de toxicité, même légère, n'a jamais été rapporté.En fait, une étude de l'Institut canadien des pâtes et papiers a démontré que la toxicité des lignosulphonates est la même que la toxicité du sel de table.\u2014 Depuis deux ans, les lignosulphonates sont utilisés sur approximativement 20 p.cent des routes de gravier traitées.Cependant, la majorité des routes sont traitées par un produit venant de l'extérieur de la province.Il est déplorable que vos propos Monsieur Garon, bien intentionnés sans doute, puissent avoir des conséquences négatives sur le développement d'un produit québécois.Ce produit est basé sur l'utilisation maximale d'une ressource naturelle québécoise, sans qu'il y ait de déchets.Autrement dit, vos propos vont à rencontre d'une solution environnementale intelligente.Dr Alec BIALSKI Directeur de recherches et de l'expansion des marchés Temfibre Inc.Un pas dans la bonne voie ¦ J'ai lu avec intérêt la série d'articles parue récemment au sujet de la Curatelle.Je voudrais surtout remercier Madame Martha Gagnon pour la publication des témoignages des «victimes» de la loi.À ce propos, je m'interroge sur les ressources ou regroupements actuellement existant susceptibles d'aider ou d'orienter quiconque se sent lésé par l'application de cette loi apparemment abusive.De même que je m'interroge sur la lenteur des autorités concernées à procéder à !a réforme qui s'impose.J'estime qu'il est beaucoup trop tôt pour se réjouir, mais la diffusion publique des «dessous» de la curatelle est un pas dans la bonne direction.France AUCLAIR Montréal 1657, RUE STE-CATHERINE 0, 932-6118 FERMÉ LE LUNDI STMmKMNT 8WIWT 2 KDHS - 6MAK MISONS jjjjjjj tat j Cic) 1460, m 6q, ail » lUi\u2014Ciil B3 Lysiane Gagnon 4
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