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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-11-12, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles .^.Littérature « Arts plastiques W Disques et vidéos Restaurants Vins Jacques Savoie PHOTO LA PRESSE.ROBERT NADON \u2022 ' mi i wmnii.ii LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1988 Savoie après Les portes.une réflexion sur la création, le doute et l'échec JEAN-PAUL SOULIÉ Entre Campbelton et Paris, Jacques Savoie aura un mois de novembre bien rempli.L'Acadien devenu montréalais fera d'abord une tournée dans cinq ou six villes de son Nouveau-Brunswick natal, pour présenter son dernier roman, Une histoire de coeur.Ensuite ce sera Paris.Une grande aventure à trois, mais cette fois avec son avant-dernier roman, Les portes tournantes, son éditeur, Boréal, et le film qui a été tiré du livre.L'offensive parisienne est bien orchestrée.Le 15 novembre, avec le cinéaste Mankié-wicz, présentation du film.Déjà, le livre est chez les libraires, publié sous l'étiquette Bo-réal-Le Seuil, une première pour l'éditeur québécois.Et 3000 affiches du film sont sur les murs de toutes les librairies.Ça bouge, constate Savoie avec espoir! Si Les portes tournantes marchent bien, Une histoire de coeur suivra, dans la foulée.Avant ça, il y avait eu Le fou du père, de Robert Lalonde, diffusé en France par Le Seuil.Mais Jacques Savoie est assez fier que son bouquin, Les portes tournantes, ait été choisi pour porter le premier les couleurs conjointes de Boréal et du Seuil.C'est un fidèle, Savoie.À son éditeur québécois, dont le nom traverse l'Atlantique avec lui pour tenter une percée sur le marché de la franco- SUITE A LA PAGE K 2 F A V It É \u2022 ïï K Q V I 15 M l'i.'I,!,î;a s Kt MÉMHAMHi \u2022 l'AV/Offi T K K A Vf A \\V A \u2022 M I I.iV K s DUTQIT « MONTRÉAL.MUSIC FOR STRINGS, PERCUSSION ANB OI:lE$TA DUTOIT i MONTRÉAL Fauré et Bartok: deux nouveaux enregistrements Dutoit et l'OSM ne peuvent gagner à tous les coups ! CLAUDE CINCRAS La discographie Charles Dutoit-Or-chestre Symphonique de Montréal s'augmente de deux nouveaux titres, un Fauré et un Bartok, lancés en même temps et suivant de très près Harold en Italie, de Berlioz.Il s'agit de leurs 27e et 28e enregistrements publiés.On notera que, depuis Harold, les enregistrements London de Dutoit et l'OSM ne sont plus disponibles ici qu'en compact et en cassette; l'édition en 33-tours n'est disponible qu'en importation, sous l'étiquette européenne Decca.L'enregistrement Fauré contient le célèbre Requiem, avec deux solistes bien connus, Kiri Te Kanawa dans l'unique solo de soprano et Shcrrill Milnes dans les deux solos de baryton, la suite (quatre mouvements) de la musique de scène pour le Pelléas et Mélisande de Maeterlinck et la Pavane avec choeur facultatif où l'on entend, comme dans le Requiem.le Choeur de l'OSM préparé par Iwan Edwards.Le disque consacré à Bartok réunit deux oeuvres majeures du compositeur hongrois: le Concerto pour orchestre et la Musique pour cordes, percussions et celesta.Les deux enregistrements ont été réalisés l'an dernier.Comme préparation au travail en studio, comme promotion aussi auprès du public consommateur, toutes ces oeuvres avaient été jouées en salle, non seulement à Montréal mais également à l'étranger, soit à New York, soit en Europe.l'ai entendu, ici même et en tournée, Dutoit et l'OSM donner du Concerto pour orchestre et du Requiem (les deux principales oeuvres représentées ici) des interprétations mémorables: hautement inspirées et servies par des acoustiques exceptionnelles.Les enregistrements ne sont pas tout à fait à la hauteur.Tous les orchestres signent, à l'occasion, des enregistrements peu remarquables et notre OSM ne fait pas exception.Alors que sa discographie réunit tant d'enregistrements à placer parmi les meilleurs de chaque oeuvre, cette fois il s'agit de deux disques parmi les innombrables qui n'apportent rien de neuf aux catalogues.Il y a là, à des degrés divers, une question de prise de son et une question.d'inspiration.Comme si la vitesse à laquelle l'OSM enregistre ne permettait pas toujours de trouver le juste climat et le son idéal.Le disque Bartok Le Concerto pour orchestre illustre incontestablement la haute virtuosité de l'OSM.L'idée est d'ailleurs sympathique d'avoir donné, dans la petite brochure accompagnant le disque, les noms de tous les musiciens puisqu'il s'agit, après tout, de leur concerto.Les cordes sont riches ( malgré une regrettable bavure vers la fin SUITE A LA PACE K 5 Albert Goldman, biographe maudit de l'ex-Beatle JEAN BASILE collaboration spéciale La biographie qu'Albert Goldman vient de consacrer à John Lennon n'a pas été sans provoquer quelques remous.On comprend pourquoi.Celui qui fut l'un des grands paradigmes des années soixante et soixante-dix n'est plus qu'un pauvre type, sous la plume du biographe.Et pire qu'un pauvre type: une sorte de paranoïaque odieux qui a provoqué, par son caractère impossible et sa violence, la désintégration des Beatles.Et s'il né s'agissait que de cela! Mais John Lennon, selon Albert Goldman, était un maniaque sexuel pervers (avec, entre autres, une liaison sadomasochiste avec Brian Epstein, le gérant du groupe qui se suicida), un alcoolique au dernier degré, un héroïnomane irrécupérable, un assassin en puissance qui manqua de tuer, au moins, trois personnes dans des bagarres, sans compter les broutilles comme mentir, dénoncer des amis, voler, ne pas payer ses dettes, profiter de tout le monde avec un sans-gêne parfait.Voilé l'homme, nous dit l'auteur, qui se cachait derrière Give peace a chance et Imagine.Voilà l'homme qui incarna pendant plus de dix ans la conscience de la contre-culture, sans avoir le moindre souci des idéaux qu'il prétendait défendre.« fohn était incroyablement flasque, sans graisse, sans muscle non plus, tout mou », nous dit l'auteur.C'est le ton.La dernière image de John Lennon, avant son assassinat, est en effet terrifiante.Qu'on l'imagine complètement coupé du monde dans son appartement du Dakota, à New York, nu, mai- SUITE A LA PACE K 2 ?On connaît l'apport inestimable des immigrants dans le cinéma américain.Hollywood n'aurait pas été la même machine à rêves sans Charlie Chaplin, Greta Carbo, Fritz Lang ou Alfred Hitchcock.Anna, le premier long métrage de Yurek Bogayevicz, traite des difficultés, pour une comédienne étrangère, de percer aux États-Unis.À voir, nous dit Luc Perreault en page K4 ?Partout au monde, la vogue est aux vins de qualité.Ce retournement de situation risque de provoquer tôt ou tard une forte montée des prix.Certains vins, encore abordables pour l'instant, devraient bientôt coûter plus cher qu'autrefois.En page K7, Jacques Benoit dresse une petite liste fort intéressante, dressée à partir du tableau des millésimes publié annuellement par La Presse.4 I : * m I M m H m Pag et Nuance, second souffle DENIS LAVOIE n croirait entendre les jeunes loups de la relève marmonner, avec crainte et envie, que c'est l'année du retour des « vieux rockeurs » québécois.Et ils auraient un peu raison de craindre cette invasion, car l'expérience de vieux renards jettera de l'ombre sur ceux qui se cherchent une place.Une place que prend d'abord Michel Pagliaro, betc de rock qui prépare son ennui retour depuis deux ans.Le revoilà avec neuf nouvelles chansons dont deux en anglais.Car après avoir tâté le marché québécois avec seulement deux nouvelles tounes, il lorgne aujourd'hui du côté américain.Avec 20 ans de carrière dans le corps, toujours débordant d'énergie, bien installé en France comme ici, Pag nous offre une grande fresque de son savoir-faire, avec une chanson-titre qui tranche sur l'ensemble: Sous peine d'amour.Mais il ne s'agit pas du seul retour.SUITE A LA PACE K 4 999 K2 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED112 NOVEMBRE 1988 LITTÉRATURE Une réflexion sur la création SUITE DE LA PACE K1 phonic, et bien sur à ses origines.« Ce qui me touche le plus, c'est pas seulement d'aller à Paris, mais aussi à Campbelton.C'est pas un coup dans le vide.» Pourtant, le Nouveau-Bruns-wick, il y va un peu moins souvent.Sa vie s'est « chargée ».« Il s'est passé beaucoup de choses, depuis la dernière entrevue.» C'était après la parution du livre Les portes tournantes.Savoie venait tout juste de racheter les droits de son livre à l'ONF pour.$1.Assez enragé, à l'époque.Il s'est bien tiré de ce qu'il appelle maintenant « l'histoire des Portes », mais surtout il a bien changé.Les grandes urgences, il les voit différemment.« Pas mal plus cool, aujourd'hui.Avec un enfant, une petite fille de deux ans ».« l'ai écrit Les portes sans enfant.Ensuite, il y a eu le film, et l'enfant du film est sensiblement différent de celui du livre.Plus près d'une certaine réalité ».Son appartenance au Nouvcau-Bruns-wick, elle se manifeste maintenant par des vacances de deux mois, en été, dans la maison qu'il s'est construite au bord de la mer.près de Moncton.C'était devenu bien difficile de voyager sans cesse.Jacques Savoie ne fait pas que des romans.11 est en train d'écrire un commentaire sur un film d'animation de dix minutes.C'est une histoire de chasse au phoque aux iles-de-la-Madeleine, une histoire vue par les enfants des iles.« Il faut montrer l'envers de l'histoire.» Les phoques, c'est avec l'ONF.Pour Radio-Québec, Le romancier vient de terminer la scénari-sation de Bonjour M.Gauguin, un « beau petit film » de Jeun- Jacques Savoie Claude Labrccque, l'histoire du vol d'un tableau de Gauguin avec un petit côté musical.« Le cinéma, c'est de l'audio-visuel.ll ne faut pas oublier l'audio.>\u2022 Dans Une histoire de coeur, il y a aussi la musique, lacques Savoie s'est même offert le luxe de citer en fin de livre le générique des pièces musicales dont il est question au fil des séquences de son bouquin.« l'ai noté, dit-il en riant, les titres des pièces que j'écoutais en écrivant, à la radio FM de Radio Canada.» Des musiques prises au vol, mais qui sont venues se greffer sur quelque chose de bâti de longue main.PHOTO ROBERT NADON.U Presse Après son quatrième ouvrage, lacques Savoie commence à parler de méthode de travail.En gros, c'est un an de « pensée », un an d'écriture.« Je ne prends jamais de notes écrites.S'il y a quelque chose de pas important, ça s'élague en chemin.Au moment d'écrire l'histoire, les détails reviennent.Mais l'aboutissement de « l'argument » était prévu, pensé, depuis longtemps.« Et dans le cas d'Une histoire de coeur, c'était très nécessaire, de prévoir l'aboutissement ».« Une histoire de coeur, c'est un roman, mais c'est surtout une réflexion sur le processus de créa- tion.Le doute, qui se met à modifier les choses de l'intérieur, et à la fin, l'échec».Car «publier un livre, c'est toujours un échec », affirme Jacques Savoie.Maso, l'écrivain?Non, mais «ce serait plus normal d'écrire juste un livre, qui se poursuivrait jusqu'à la mort de l'auteur».Rêve ou cauchemar, Savoie tient beaucoup trop à « sa vie heureuse ».À un moment, il faut savoir mettre un terme au travail de création.Mettant en scène des créateurs, Savoie les a embarqué dans une quète qui est sans doute celle de beaucoup d'apprentis écrivains.C'est toute l'histoire de la recherche à l'extérieur.« Beaucoup de temps perdu, nu lieu de chercher à l'intérieur de soi-même ».Dans le roman, tous les personnages cherchent à l'extérieur, et vont même jusque dans une ile polaire, tout au nord de l'Islande.Les Portes et Le Récif, ses deux ouvrages précédents, Savoie les présente comme un « diptyque de la famille éclatée ».« On invente un nouveau comportement, il y a des changements très profonds dans la société, la littérature féministe est plus qu'abondante, mais il n'y a rien qui marchc.Les gens ne vivent plus les choses, ils regardent vivre les autres à la télé.Ils prennent des billets de loto, et ils regardent les autres gagner.» lacques Savoie a un faible pour son héros, M.Renard.« Il a vécu sa vie en gros plan, et tout d'un coup, il découvre le wide ongle.Il n'a jamais eu de famille et à 53 ans, il réfléchit sur l'enfant qu'il n'a pas eu.M.Renard ferme la boucle de la famille éclatée».Il doit choisir entre être dans la parade ou la regarder passer, vieillir ou décider de rester jeune avec un coeur greffé et à travers une femme plus jeune que soi.« J'aime beaucoup ce personnage », dit Savoie.Et on a envie de lui demander à quel acteur il confierait un tel rôle.Entre Campbelton et Paris, bien installé à Montréal, Jacques Savoie s'est rendu compte que plus d'un million de Québécois avaient des origines acadiennes.Il se sent davantage chez lui.D'autant plus que se fait sentir l'attirance de l'autre culture: Les Portes sont actuellement en traduction pour publication en anglais chez l'éditeur de Toronto Lester & Orphan Denis.La traductrice.Sheila Fishman, a de l'expérience.C'est elle qui a traduit Le Matou.Lennon sous son plus mauvais jour SUITE DE LA PACE K1 gre et égaré, ne quittant plus guère son lit, ne parlant qu'à trois chats persans, ne mangeant plus et n'arrêtant pas de prendre des bains car, chose curieuse, il se croyait toujours sale.II s'agit naturellement d'une pathologie que n'importe quel psychiatre reconnaîtra sans faillir et pour laquelle on ne peut ressentir que de la compassion.Albert Goldman, lui, n'y trouve que le prétexte à raconter une histoire horrible tout juste digne d'un journal à sensation.Quand il veut faire preuve de sensibilité, c'est pour tomber dans un pathétique moralisateur au premier degré.Par exemple, John aurait pu être « sauvé » s'il était resté en ménage avec une jeune femme un peu sotte mais qui l'aimait pour lui-même, à l'inverse de Yoko Ono, sa femme légitime, qui n'a jamais fait que l'exploiter et le haïssait comme elle haïssait tous les hommes.En réalité, une bonne partie de ce livre est une dénonciation de la femme de John Lennon qui apparaît, sous la plume d'Albert Goldman, comme une sorcière, littéralement, usant de tous les pouvoirs, y compris des onguents magiques (!) pour s'attacher John Lennon et le détruire.Le titre du dernier chapitre de ce livre est révélateur.Il se nomme « La Veuve joyeuse ».C'est elle qui a poussé John Lennon, selon Albert Goldman, a quitter la carrière confortable du show business pour s'engager à fond dans l'avant-garde gauchiste du New York de cette époque pour satisfaire ses fantasmes et ambitions personnelles.La tradition rock n'roll a toujours fait de Yoko Ono une sorte de sangsue qui s'accrochait indécemment à un grand homme.Mais d'un autre côté, on ne peut pas ne pas voir que John Lennon ne serait que Paul McCartney ou Ringo Star, au mieux un George Harrison, si Yoko Ono n'avait pas été là pour le lancer et le soutenir dans des aventures insensées, peut-être, mais qui ont fait de lui quelque chose de plus qu'un compositeur de chanson doué et charmant.Avec ses hauts et ses bas, avec ses monstruosités et aussi un grand courage, John Lennon, s'est engagé.Plus que n'importe quel autre des Beatles, il a fait partie du Pop-art avec son accent mis sur les médias, son sens de l'instant, son humour révolté, son anti-intellectualisme.Le Pop-art n'est pas rien.Cela, il faut l'accepter, comme il faut accepter que John Lennon, par ses goûts musicaux même, n'avait rien d'un Frank Sinatra, confit dans son fric et sa respectabilité légale.Ses amours de jeunesse, sa passion de communiquer en se battant, il l'avait trouvé, et ne s'en est jamais démenti, dans les vieux et insupportables défenseurs de la vraie chanson populaire de toujours, qui est, par sa nature même, revendicatrice, excessive et naïve, sentimentale et souvent grossière, si l'on veut.Que cela soit insupportable, très bien.Ce n'est pas laid comme Albert Goldman le dit, ni forcément incohérent.Albert Goldman ne voit absolument pas ce qu'est une revendication populaire.Il la méprise et ça lui fait peur.En gros, c'est toute cette époque qu'Albert Goldman semble détester.Pour la décrier, il choisit le pire d'un milieu qui n'est évidemment pas facile puisque la compétition y est féroce et que l'argent à perdre ou à gagner y est considérable, sans compter même la pression.Il ne s'embarrasse pas de nuances.Par son côté vicieusement spectaculaire, cette biographie passe à côté du sujet.On en sort plus que dégoûté: désolé.La tâche d'un biographe n'est pas de cacher des détails que l'on peut juger scabreux.C'est de mettre ces choses en perspective et de les comprendre pour les expliquer du mieux qu'il peut.Albert Goldman.JOHN LENNON, UNE VIE AVEC LES BEATLES, biographie.450 pages, éditions Stock.Du féminisme à l'histoire d'amour Wcstmounl, FRANCINE OSBORNE Elle est Américaine, elle vit à Paris surtout, un peu à New York.Mais elle est née à Montréal, plus précisément sur la rue Clarke, à qu'elle a quittée à l'âge de trois ans.Journaliste spécialisée dans les questions du Moyen Orient, Barbara Victor vient de publier un roman, intitulé Femmes sur tous les fronts.Absence of Pain en anglais.C'est un roman à la fois féministe et politique.Le personnage principal, Maggie est, comme l'auteur, journaliste au Moyen Orient.Elle a échappé à un mari autoritaire et borné et cherche encore, dans la trentaine, le grand amour.Pour elle, la maternité n'était qu'un moyen pour son mari de la mettre sous sa coupe et c'est pourquoi elle a toujours refusé d'avoir des enfants avec lui.C'est un livre très américain, dont une bonne partie de l'action se déroule à New York, une ville que l'auteur déteste et ça parait.Maggie est une personne courageuse, déterminée professionnellement, mais qui semble se chercher comme femme.En reportage, elle rencontre un homme exceptionnel, un général israélien, et finit par trouver un modus vivendi avec lui, dans cet univers troublé où évoluent les deux protagonistes.Dans la vraie vie, Barbara Victor est beaucoup plus discrète sur sa vie personnelle.De passage à Montréal récemment, l'écrivain raconte qu'elle a déjà été mariée à un économiste et qu'elle est économiste elle-même.Elle a travaillé pour la télévision cl les journaux américains pendant plusieurs années.A-t-elle rencontré cet homme merveilleux qu'elle nous décrit dans son livre?Subtilement, elle admet que c'est un idéal.De façon générale, elle se dit optimiste.«Si nous gardons notre dignité et le sens de l'amour, on peut survivre».Mme Victor, qui parle un français charmant teinte d'un assez fort accent, mène une vie plutôt rangée a Paris, du moins quand elle écrit.Levée lot, elle fait du jogging tous les malins, ou de la bicyclette sur place s'il ne fait pas beau.Elle lit ses journaux et passe le reste de l'avant-midi à écrire.L'après-midi, elle peut sortir faire une promenade ou voir dcs.gens.En ce moment, elle écrit un deuxième roman, Misplaced Lives, qui raconte l'histoire d'une mère et de sa fille qui se retrouvent après une longue séparation.Barbara Victor n'a pas abandonné le journalisme pour autant et continue à faire quelques reportages au Moyen Orient, à la.pige pour des revues françaises.Éventuellement, elle aimerait écrire un scénario de film.Son premier roman, qui sera adapté à l'écran par Barbra Streisand et la Warner Brothers, lui a procuré, à 41 ans, une aisance matérielle qu'elle apprécie en autant qu'elle lui donne beaucoup de liberté quant à sa façon de vivre.Faisons un saut dans le temps, dans l'Antiquité romaine Séléné, une jeune femme qui a des dons innés de guérisseuse, recherche l'homme de sa vie dont elle a été séparée contre son gré à l'àgc de Ib ans.Une belle histoire d'amour de Barbara Wood, qui permet de suivre les pérégrinations de Séléné (c'est aussi le titre du roman) d'Antioche à Babylonc, à Alexandrie, puis à Rome.Historiquement, le livre semble exact et donne des renseignements intéressants sur la façon de pratiquer la médecine à cette épo- \t\t\t \t1 ** mm\t\tfyj 11 \t\t\t%; \t\t\t \t\tfil\t%¦¦ I \\\t\t\t que.En version originale, le livre s'intitule Soul Flame.Barbara Wood n'est pas une inconnue pour les lecteurs francophones, ayant déjà publié Et l'aube vient après la nuit, et Battements de coeur.Barbara Victor, Femme sur tous les fronts.Editions Stock, Paris, 1988, 365 pages, $29,95.Barbara Wood, Sélene, Éditions Presses de la Cité \u2014 Libre-Expression, Montreal, 1988, 418 pages, $17,95.LES BEST-SELLERS\t\t\t\t \tFiction et biographies\t\t\t i\tLe Zèbre\tA.Jardin\tGallimard\t(7) 2\tLe Bûcher des vanités\tTom WoKe\tMessinger\t(7) 3\tL'Homme qui devint Dieu\tGèrald Messadier\tLaftont\t(6) 4\tLe Boucher\tAlina Reyes\tSeuil\t(17) 5\tLes Tisserands du pouvoir\tClaude Fournier\tQuébec-Amérique\t(6) 6\tLes Derniers jours de C.Baudelaire\tB.-Henri Lévy\tGrasset\t(3) 7\tLe Langage perdu des grues\tLeavitt\tDonoèl\t(10) 8\tLa Lectrice\tRaymond Jean\tActos-Sud\t(7) 9\tAnne quitte son ile\tLucy Maud-Montgomery Québec/Amérique\t\t(D 10\tUne histoire do coeur\tJacques Savoie\tBoréal\t(1) \tOuvrages généraux\t\t\t 1\tLes Lendemain!, piégés\tClaude Worm\tBoréal\t(4) 2\tLe Cristal et la Chimère\tFornand Séguin\tLibre Expression\t(6) 3\tÉtat du monde 88-89\tEn collaboration\tBoréal\t(3) 4\tHistoire générais du Canada\tSous la direction de Graig Brown\tBoréal\t(1) 5\tLe Oéli alimentaire de la lemme L.Lambert-Lagacé\t\tL'Homme\t(26) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Allre (Placo Longuouil).Bertrand.Los Bouquinistes (Chicoutinu).Boyer (Valleyfielcl).Champigny, Demarc, Duchnrme, Flam-morion, Hermoa.Lomèac, Lirallre, Le Parchemin, Martin (Jollorto), Montréalolair, Rattïn, Rennud-Brny, Sons et Lettres, l I -f}- LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1988 K3 LITTÉRATURE Christiane Rochefort s'attaque au pouvoir AU PLAISIR DE LIRE JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration -.pédale Christiane Rochefort: elle vibre, cette femme.On croit qu'elle a tout dit, il y en a encore.Elle trouve l'image qui u,-,.fait choc et ne perd pas un * \" instant de phrase pour vous l'assener.«Le cerveau ça craindrait plutôt plus que le cul: ça imprime tout.Indélébile.Moi ma tête je fais gaffe.Tandis que le cul, bof.» Cela ne peut être que de Rochefort.Mais c'est pas tout ça (comme elle dirait sûrement ) elle a écrit un roman au vitriol et à la sauce tendre \u2014 la sauce en question ne se trouvant qu'après, lorsque le lecteur épuisé de coups d'épée et de masse, abasourdi par l'histoire, ferme le livre et s'étend de tout son long, se disant que Madame Rochefort, c'est une sportive, musclée et tout, avec un coeur gros comme les biceps d'un haltérophile bulgare.Elle a écrit un roman dont je vais me permettre de dévoiler le secret qui n'en est plus un et ne doit pas en être un pour le lecteur: une petite fille a été soumise à son père, soumise dans tous les sens du mot, et ne peut raconter cela à personne, qu'à nous tous en écrivant ce roman.Le geste final, nous le saurons très tard, n'a pas été accompli, c'est vrai, mais c'est un viol, complet, parfait parce que fort bien caché, indécelable, impossible à prouver, impossible à dire \u2014 au sens de Freud que Christiane Rochefort déteste, et sa rencontre avec une psychiatre est superbe, vous verrez cela.* * * Il y a une telle identification de l'auteur à son principal personnage, cette petite fille, que j'ai cru très longtemps, en lisant, qu'il s'agissait de Christiane Rochefort elle-même.Et moi, très étonné qu'elle ait eu une pareille enfance, puis écrit le Repos du guerrier.Quoique: je me souvenais d'une conversation avec elle, à Sainte-Adèle, il y a longtemps, au cours d'une rencontre d'écrivains.Elle avait accepté ceci: te Repos du guerrier était un livre contre l'amour.Elle en était aussi persuadée que moi.Un roman dénonciateur.Bon, c'était au troisième ou au quatrième degré.Mais dans celui-là, la Porte du fond, le dégoût de se laisser prendre, au physique, forme le noyau dur, premier degré, de ces pages rageuses, vengeresses, brutales.C'est un cri qui dure.II ne peut d'ailleurs cesser, jamais, bien évidemment.* * * Le style, la manière, c'est du Bukovs-ky, en femelle, et un peu argotique car elle se nomme Rochefort.Dans les Petits Enfants du siècle, ou les Stances à Sophie (ah, celui-là, ce que je l'avais aimé!) on trouvait déjà ce genre d'écriture qui tressaute, répète un mot, revient en arrière, et tranche.Mais ici, l'escrime des phrases s'en donne à coeur joie.Schlak, zim et piaf, on dirait parfois le style des BD, tous phylactères étalés, les uns mêlés aux autres.Au début, j'en préviens, c'est difficile à lire.Le lecteur agressé, mystifié, se demande de quoi il s'agit.Pour faciliter, disons qu'une petite, très petite fille se plaint de sa mère et de son père.Tellement furieuse contre eux, qu'elle est bloquée, peut à peine dire leur prénom, et ne peut absolument pas nous écrire ce que son papa lui a fait, et fait faire.Sachant cela, il faut se livrer à lecture et ensuite ça va mieux.Ça va d'ailleurs de mieux en mieux, plus on avance, et bientôt on cavale: chaque petit chapitre porte un titre vengeur, méchant ou comique, et nous accroche.* * # Et ne pas croire que c'est le long martyre d'une enfant mal aimée, non, je n'ai trouvé aucun misérabilisme et j'ai trouvé des personnages avec du sang, des muscles et du panache.Même les victimes, ces filles ( et un garçon, aussi, étonnant ! ) qui ont vécu des aventures un peu semblables à celle de l'héroïne.Vous parlez d'une héroïne! Il y a Ari, le copain avec lequel, peut-être, on aurait pu.Il y a un Américain, qu'on ne voit jamais.Il y a surtout l'oncle Paul, frère de celui-qu'on-ne-peut-pas nommer, l'oncle Paul qui donne rendez-vous dans un cimetière, seul endroit à peu près propre de cette cochonnerie d'existence, et qui est si gentil, et qui peut-être est au courant, et que l'on aurait aimé avoir pour.père et amant, oui, les mots sont lâchés, par moi, pas par elle.Beaucoup d'écrivains ont parlé de l'inceste, Irving et Victor-I.évy Beaulicu récemment, et bien d'autres avant eux.Les journalistes aussi.Les féministes.Les femmes, tout simplement.Mais en parler ainsi, je ne crois pas.Montrer cette conspiration du silence par le dedans, par celle qui n'a pas les moyens de parler, c'est à mon avis très fort.Avec le moins de grands mots possible.Comme ça, comme on taperait sur le pouvoir, la violence, la sottise, l'hypocrisie.En riant jaune, mais en riant.Christiane Rochefort, LA PORTE DU FOND, roman, 246 pages, éditions Grasset, Paris, 1988.Littérature Les finalistes du Grand prix du livre de Montréal Les finalistes du prix de la ville ¦ Le Grand Prix du livre de la ville de Montréal sera décerné au Salon du livre le jeudi 17 novembre à 19 h.Les six auteurs finalis-les sont, par ordre alphabétique, lacques Folch-Ribas pour le Silence (Robert Laffont), Suzanne Jacob pour les Aventures de Pomme-Douly (Boréal), Robert Jacques Folch-Ribas Lalonde pour le Fou du père ( Boréal), Yves Lever pour Histoire générale du cinéma au Quebec (Boréal), et Franchie Noèl pour Myriam première ( VLB ).Succès de l'autre édition ¦ La Société québécoise pour la promotion de la littérature de langue anglaise (elle a aussi un nom en langue non officielle) a décerné ses premiers prix annuels, qui sont « une célébration de l'excellence de la littérature de langue anglaise au Québec ».Les lauréats sont Hugh Hood pour The Motor Itoys in Ottawa (Stod-dart Publishing) dans la section roman et nouvelles, YVitold Rybczynski pour Home: a Short History of an Idea ( Penguin Books Canada ) dans la section etudes et essais et David Sol way pour Modern Marriage (Véhicule Press) dans la section poésie.Les trois prix sont dotés chacun d'une bourse de $2000.Bibliothèque nationale ¦ Depuis un mois déjà, la Bibliothèque nationale du Québec prolonge ses heures d'ouverture, pour les livres et ouvrages de référence rue Saint-Denis et pour les revues, journaux et publications gouvernementales avenue de l'Esplanade, jusqu'à 21 heures les mardis et mercredis.\u2022 Le Musée de la civilisation de Québec travaille à la réalisation d'une exposition sur les lettres d'amour et lance un appel à tous ceux qui en ont conservé et qui accepteraient de les prêter.L'exposition sera présentée en février à l'occasion de la fête de la Saint-Valentin.Les volontaires, à qui on promet l'anonymat, entrent en contact avec M.Dany Brown au (418) 643-2158.Le « dossier littéraire » de la revue Québec français, numéro d'octobre, est conscré à Gilles Ar-chambault.On y lit une interview et un billet de l'auteur célébré, une présentation de ses romans par Yvon Bellemare, de sa « prose d'idées » par Gilles Do-rion, une biographie et une bibliographie.\u2022 On ne prête qu'aux riches, c'est connu et passe encore, mais qu'on vole les pauvres.Les bureaux de l'Association des éditeurs de périodiques culturels québécois ont été cambriolés cet automne.L'Association des auteurs des Cantons de l'Est a choisi comme « auteur du mois », pour novembre, Jovette Marchcssault, dont le Théâtre d'Aujourd'hui présente actuellement Demande de travail sur les nébuleuses.\u2022 Un premier Salon du livre, du matériel éducatif et de la vidéo jeunesse a eu lieu cette semaine à Québec dans le cadre du 26e Congrès québécois pour l'enfance et la jeunesse.Le salon a réuni une cinquantaine d'exposants et reçu des écrivains pour la jeunesse, dont André Cailloux et Raymond « Raisin » Plante.\u2022 La Place aux poètes recevra les mercredis 16 novembre Michel Lefèbvrc, 23 quatre découvertes 88 et 30 Paul Chamberlain!.Les « Lundis littéraires » de Loisir littéraire du Québec, ouverts à tous les écrivains qui veulent y lire leurs textes, ont commencé la semaine dernière.Après les lectures, ils participent à des exercices d'écriture.On s'informe auprès de Jeannc-Mance Dubé au 252-3033.\u2022 Nadia Ghalem ei Maric-Êva de Villers récemment, Gloria Escomel hier, Daniel Ga-gnon aujourd'hui et à la fin du mois Régine Robin, traductrice (du yddish) des Zelminicns de Moïshé Kulbak : les rencontres des auteurs et de leurs lecteurs ont repris à la librairie Hermès d'Outremont.M.Gagnon est l'auteur de Riopelle grandeur nature, paru chez Fides.Ils sont parus ¦ Aux éditions du Remue-ménage : Bonheur, en prose et vers libres, de Louise Dupré, auteur de la Peau familière (prix Alfred-Desrochers 1984) et de Chambres.Mme Dupré publiera l'an prochain un essai, la Nouvelle Poésie québécoise au féminin.\u2022 Aux Prcsses.de l'Université de Montréal, l'Évolution des politiques sociales au Québec, 1940-I960, du professeur à l'UQAM Yves Vaillanceiirt.Et du même auteur, aux Presses de l'Université de l'Albcrta, en collaboration avec Jacqueline S.Ismael, Privatization and Provincial Social Services in Canada.\u2022 Aux éditions Québec/Amérique, Paroles de l'art, par Normand Biron qui a interrogé des artistes sur quelques thèmes, tels la beauté, la solitude, la nature et la mort.Aux éditions Pierre Tisseyre.le tournai de Jean-Pierre Guay, « cinquième tome d'une vaste entreprise littéraire, d'un pari quasi insensé entre un auteur et un éditeur.Mille cinq cents pages, voilà un monument unique dans la littérature québécoise ».La publicité dit vrai, nous y reviendrons.\u2022 Chez Tisseyre encore, deux dramatiques pour la radio (devinez laquelle) de Louise Maheu-For-cier.Un jardin défendu et À la brunante.À lire en attendant le roman qui se fait si longtemps at- tendre.\u2022 Aux éditions Libre Expression, de l'historien Robert Prévost, un Petit Dictionnaire des citations québécoise, citations largement commentées pur l'auteur.Un livre sur la petite histoire qui ferait mentir Durham en démontrant que notre histoire est riche d'éclats et de moments intenses; et Pierrette Alarie et Léo- livres, disques, cassettes &c.d.'s usagés DE RETOUR 3864 ST-DENIS TEL.-.849-9014 MARCHÉ v \u2022 du Livre ACHETONS et VENDONS \"COMPACT DISC\" LIVRES B.D.DISQUES CASSETTES Noufs ou Usagés 455 est de Maisonneuvo (anale Betri) 288-4342 DISQUES 288-4350 LIVRES settes- BOO*6 Aoooo Victorien Théoret Prêtre séculier, retraité, sans.un sous de rente jusqu'à sa mort UN LIVRE EXPLOSIF: une véritable bombe Une 4e édition de 5000 volumes chacune en un an «J'ACCUSE MA TRÈS SAINTE-MÈRE (L'ÉGLISE)» | \u2022 DE M'AVOIR VIOLÉ (À 11 ans, troc, pour la vio, de ma liberté pour le paiement de mes études) _ crime impardonnable \u2014 Viol.\u2022 DE M'AVOIR VOLÉ (Avec 24 années de scolarité et 6 titres universitaires, à des postes de cadres, en éducation, durant 30 années, salaire: 25$/semaine.A 60 ans, malade, retraité sans un centime de rente jusqu'à ma mort \u2014 Vol \u2014 Injustices irrémissibles.\u2022 D'AVOIR GÂCHÉ MA VIE (Prêtre pour l'éternité: loi maudite, maintenue par Jean Paul II.Réorientation impossible sans l'excommunication et l'enfer.) \u2014 Aberration inhumaine.GÂCHIS.À la suite de 25 ans de séquestration, est-ce assez rebutant et criminel?SANS FRAIS PAR LA POSTE (514) 665-6461 EN VENTE CHEZ QUÉBEC-LIVRES ET LIBRAIRIES: (514) 327-6900 1495$ pold Simoneau : deux voix, un art, oeuvre de Renée Maheu.Aux éditions Guérin littérature, la traduction par Françoise Laurent du best-seller américain de Hank Searls, les Dents de la mer: la revanche.Pour ceux qui ont aimé laws I, II, etc.Et un ouvrage posthume du professeur Henri-Paul lacques intitulé Du rêve au texte.A partir d'analyses d'auteurs de plusieurs époques et pays (dont les Québécois Anne Hébert et André Major), M.lacques présente un ensemble théorique et méthodologique qui se situe aux confluents de la psychanalyse, de la rhétorique et de la narratologie.Reginald Martel CONCOURS Le Prix du Grand Public SALON DU LIVRE DE MONTREAL en collaboration avec EAEIC CITE ït&SP*1^ ____ Vous pouvez gagner: Un voyage à Paris pour deux personnes offert par les VOYAGES BELAIRINC.M.ii.i.ii i».v » i'.in 1 lui.1.1__BM» Air Canada Pour participer: \u2022 Remplissez le coupon de participation et presentez-le aux guichets de vente de la Place Bonaventure des 17h le ieudi 17 novembre ou a compter de 11 h le vendredi 18 novembre.Ce bulletin vous sera échangé contre un laisser-passer gratuit pour I une ou I autre de ces deux Un des dix repas en itête à tête avec un sauteur québécois irenommé au restaurant à Montréal dates et doit être complete avant la presentation aux guichets Vous pourrez également le retourner par la poste avant le vendredi 18 novembre a minuit a I adresse indiquée sur le coupon.\u2022 Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre, à La ProssoeX a RADIO CITE.Un Iaissez-passer pour une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal Ce bulletin peut être échange aux guichets de vente de la Place Bonaventure contre un laisser-pnsser gratuit les 17 novembre, de 17h à 22h 18 novembre, de 11h à 22h \u2022 La valeur totale des prix ollerts est de 5200S.\u2022 Le Prix du public sera décerne le lundi 20 novembre 1988 a 19h sur la Grande Place du Salon L'auteur élu recevra une somme de 1 O0OS accordée par La Presse.I I 1 I 2 I 3.4.5.6.I 7.10 Le cristal et la chimère, Fernand Seguin.Libre Expression Le défi alimentaire de la femme, Louise Lambert-Lagacè, Ed.de l'Homme Le dictionnaire du français plus, collectif, C.E.C.Le fou du père, Robert Lalonde, Ed.du Boréal Le guide des bons restaurants, Françoise Kayler, Ed.Guérin Le Multi-dicttonnaire, Marie-Eva Devilliers.Québec - Amérique Le père de Lisa, José Frechette.Ed.Quinze Le premier jardin, Anne Hébert.Ed.du Seuil Tous les dimanches sont mortels, Francine d'Amour.Ed.Guérin Vamp, Christian Mistral, Quebec Amérique Bulletin de vote Les livres ont été choisis pur les librairies Demarc, Le Fureteur, Hermès et Ratlin.Ce bulletin de vote pourra être échangé aux guichets de vente des billets do la Place Bonaventure contre un Iaissez-passer gratuit les 17 novembre, de 17h à 22h 18 novembre, de 11 h a 22h ou peut être retourné à l'adresse suivante avant le vendredi 18 novembre à minuit: RADIO CITE FM 107 CP.107.suce.B MONTREAL H3B 3J5 MON CHOIX EST ?(numéro) Nom- Age.Adresse-Ville_ App.Code postal.Tèl._ K4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1938 DISQUES Nuance : une véritable équipe de travail Pag : du rock pour faire un malheur c.lllTF- DF IA PAGE K1 I ' HBBt SUITE DE LA PACE K1 Symbole de réconciliation avec le passé et annonce de renouveau pour l'avenir; reprise en main de son destin, tel est en substance la thématique de journal intime, le troisième disque du groupe Nuance, durement frappé par le succès qui a poussé le groupe au bord de l'éclatement.Parti sur les nouvelles bases d'une union qui se veut durable mais libre, les quatre musiciens, lu chanteuse et leur gérant forment aujourd'hui une véritable équipe de travail qui a assumé l'entière réalisation de son microsillon (avec Michel Le François pour le polissage du son) y compris la pochette, remplie d'éléments qui rappellent la petite histoire du groupe.Une place pour chacun Ouvert sur l'avenir, c'est un album de souvenirs, d'amours passées, que nous offre Nuance.Le groupe se livre dans toute son intimité et nous promet un spectacle où chaque membre du groupe occupera bien sa place: la chanteuse Sandra Dorion, le batteur Danny King, et le trio des auteurs-compositeurs Denis Lalon-de (guitare), Mario Laniel (basse) et Mario Dubé (claviers).J'allais oublié le sixième membre du groupe, le gérant, Daniel Séguin, qui s'est impliqué dans la compo- Nuance sition d'une des neuf chansons.Chacun aura sa propre chanson.Reste qu'en attendant, ce ne sont que des chansons, que le public recevra, aimera ou détestera.Il a déjà suffi d'une toute première chanson, Wvre dans la nuit, pour faire de Nuance un groupe à sensation.L'avenir passe donc par une sorte d'exorcisme, exercice auquel le groupe s'est déjà livré en privé, pour planifier l'avenir.«r Volte-face/Reprends ta place-/Seul maître de ton destin », con- clut le refrain de la deuxième nouvelle chanson de Nuance.C'est au féminin.Significatif?L'air m'est resté en tête.Message reçu.Au départ, sur disque, juste avant ce Volte-face, il y a la chanson-titre, qui exprime le but visé: « Écrire ce qu'on a vu, ce qu'on a vécu », sur un air pop-rock, marque de fabrique du groupe qui se veut le meneur d'une nouvelle génération.Suit une chanson de Pat Mar- Michel Pagliaro tel, ex-Offcnbach, la seule qui ne soit pas du groupe.L'Amour est un jeu est une bien triste histoire d'amour, d'attente, d'espérance déçue, d'amoureux incompris, délaissé, sans réponse à son besoin.Même désespérance dans la chanson qui suit, Histoire d'un soir (ou pour la vie)où il est dit: « Toujours l'espoir d'avoir trouvé/Celui qui saura m'aimer».L'amoureuse reste sur son envie.Encore question de jeu d'amour, vécu dans la téte comme dans un roman, car toutes ces histoires semblent se vivre en solo.Elles sont plus imaginées que vécues, sinon de l'intérieur.Il n'y a rien de physique si ce n'est en ces termes: «Ses yeux me fixent, me font l'amour».Histoire d'amour peu banale, déchirante, qui s'inscrit au début de la deuxième face du disque.C'est l'éternel triangle dilemni-que.«Choisir entre l'amour et l'amitié », quand deux amies aiment le même gars, l'une ouverte- ment, l'autre en secret, se disant: i'« Elle est ma seule amie.» Pris au piège pose des questions.Méprise amoureuse?Jalousie?Pas de réponse.Pouvoir Magique me parait encore plus ambiguë, tout comme l'ambiance générale de ce disque, comme si on ne disait les vraies choses que sous le couvert d'images.Je ne comprends pas la logique, plus claire dans l'illustration de la pochette qui fait si bien figurer le vécu de Nuance.Un vrai slow suit.Combien faut-il d'amour.L'amoureux est encore absent.La réalité est tout aussi absente.C'est le rêve amoureux, l'envie, le besoin, le souhait, l'insatisfaction.Cette dernière caractéristique semblant dominer toutes ces histoires d'amour, dont Nuance va peut-être se sortir à travers les nombreux autres projets que caresse le groupe.Très rock-guitare à l'occasion, Nuance l'est surtout pour une autre chanson tout aussi déchirante et au féminin, c'est Délivre-moi, histoire de la difficile rupture amoureuse.Elle est suivie d'une ballade plus sensuelle, Juste toé pis moé, ouverture sur l'aventure amoureuse où se caresser rime avec se déchirer.Et tout finit sur ces mots: « C'était trop beau juste toé pis moé».Espérons que ça n'annonce pas de mauvaises surprises, encore une fois.« Quétainc! », m'a lancé un savant collègue.Peut-être.C'est surtout une oeuvre de «jeunesses», pour des jeunes.Car pour revenir à la chanson-titre, elle rappelle que ce que veut raconter Nuance VIDEOS Anna: ce dur désir de percer américain LUC PERREAULT DW intéressantes études ont depuis longtemps démontré l'apport inestimable des immigrants au développement du cinéma Hollywood n'aurait pas été la même machine à rêves sans Charlie Chaplin ( un Anglais ), Greta Carbo ( une Suédoise ), Fritz Lang ( un Allemand ), Hilly Wilder ( un Autrichien ) et Alfred Hitchcock (un Anglais).Mais pour un étranger qui y a trouvé la gloire, combien sont-ils à être demeurés dans l'ombre ?C'est justement le sujet du premier long métrage d'un metteur en scène originaire de Pologne.Acteur et metteur en scène réputé, Yurek Bogayevicz accéda à la notoriété à Los Angeles avec la mise en scène d'une pièce de Brecht, La Risistiblc Ascension d'Arturo Ui.Il n'est pas étonnant qu'Anna, son premier long métrage, traite des difficultés pour un artiste étranger, en l'occurrence une comédienne, de percer aux ttats-Unis.Anna, une célèbre actrice d'origine tchèque qui a refait sa vie aux États-Unis, végète dans des rôles de figuration.Elle héberge une admiratrice, sa compatriote Krystyna.qui ne parle pas anglais mais dont la beauté et la jeunesse vont attirer sur elle l'attention d'un metteur en scène réputé.Après quelques mois, avec l'aide de l'amant d'Anna, Krystyna aura appris à se débrouiller en anglais.Devant ses succès et sa gloire montante, Anna va tout à coup craquer, incapable de réprimer plus longtemps sa frustration et son vif sentiment de jalousie.Tiré d'un scénario d'Agnieszka Holland (une autre expatriée), cette histoire s'inspire de la vie d'une actrice d'origine polonaise.On songe irrésistiblement au classique de Mankiewicz, All About Eve.La comédienne Sally Kir-kland offre une performance digne d'une grande comédienne ( elle avait d'ailleurs été mise en nomination pour un Oscar).Un film à découvrir.*** ANNA, de Yurek Bogayevicz.E.-U., 1987.Int.: Sally Kirkland, Paulina Porizkova, Robert Fields.Ruth Maleczech.Stefan Schnabel.Couleur.Hi-fi mono.1 h 35.Vestron Video.À l'anglaise La maison de madame Christine ¦ Les temps sont durs pour Christine Painter.Son travail de serveuse lu dégoûte de plus en plus ; les loyers dont elle a la charge ne rentrent pas.C'est alors que son proprio du nom de Popozogolou lui suggère d'être payé en nature.Christine découvre alors à quel point certains hommes se satisfont de peu.Elle va donc décider de se lancer dans le plus vieux métier du monde.Elle devient la madame dont le Tout-Londres masculin va s'arracher les faveurs.Aucune perversion ne lui sera étrangère.Même des gens très hauts placés ne se gêneront pas pour faire appel à ses services.Tiré du best-seller de Cynthia Payne, une célèbre cocotte de Londres, À l'anglaise joue sur le contraste entre l'inexpérience de l'héroïne à ses débuts et le haut niveau de perversité atteint par ce qu'on pourrait qualifier sa PME du sexe lorsque la police viendra y mettre le nez.Le dialogue assez scabreux compense pour une absence générale d'imagination sur le plan visuel.Du réalisateur Terry Jones, membre des célèbres Mouthy Pythons, on s'attendait à une plus grande invention comique.A l'anglaise porte malgré tout un regard assez décent sur V E R.S i 0 N f R A li Ç A 1 S E CHEZ ELLE IL N'Y A PAS DE PLAISIRS DÉMODÉS I UNE FILM DE TERBY{;' ) JONES A L'ANGLAISE (PERSONAL StRVICfS) £*;.»;% Pour réservations: (V// 526-5486 \u2022 527-0388 't*** FERME LE LUNDI BRUNCH TOUS LES DIMANCHES mtmi ois mtiiminpour umiooiois f(ïïs f Restaurant Le Piémontais Cuisine italienne et française FERMÉ LE DIMANCHE 1145 A, me De Bullion 861-8122 ^.'A Membre de l A HO m\\m (Association des ^ I W ResUuraleurs du Ouetec) MX \\ûïJ SPÉCIAL 1^' 15e ANNIVERSAIRE TABLE D'HÔTE jorc DU MIDI H * Menu du 425$ : C95$ petit midi de 1 9 0 TABLE D'HÔTE 1C95S à-partir-de-IJ0- AVEC MUSICIENNES SUPER BRUNCH MUSICAL.\"î OfifiS 1350$ Enfants de 12 ans et moins, \"A prix Salle de réception 158, rue St-Paul est 866-5194, 866-5988 r«CC Restaurant Le Flocoa |195$ Renommé pour ses fruits de mer, ses grillades et sa cuisine française.Table d'hôte À partir de Laissez-nous vous gâter! RÉSERVEZ MAINTENANT POUR VOS PARTIES DES FÊTES Apportez votre vin ùmm _._ .L 540, av.Duluth est 844-0713 Ouvert du lundi au dimanche, de 16 h à 23 h 30 ! dans le vieux Sainte-Rose à 2j ta va/ Fine cuisine française Menu du midi à partir de 800S Mardi au vendredi ouvert dès 11 h 30 \u2014 Fermé les lundis Le soir ouvert dès 17 h 30 Réservez maintenant pour vos parties des fêtes.94, boul.Saint-Rose Rés.: 622-7963 LE VIEUX^^MPÊCHEUR restaurant ^Ill^m^^WjJ!)^maritime VALEUR INCOMPARABLE w LES PLAISIRS D'AUJOURD'HUI AUX PRIX D'HIER COTE DE BOEUF fliVouNs 1195$ LUNDI JOUR DU HOMARD 1 JQR^ 2 HOMARDS VIVANTS 1*1^ MARDI FESTIN DE CRABES 1 C 95$ Pattes de crabes «QUEEN» à volonté I Dparpors PÉTONCLES AU SHERRY BROCHETTE DE POULET ET 3 CREVETTES GÉANTES PRÉ et MARÉE (FILET MIGNON 6 on.et 3 SCAMPI D'ISLANDE) DINER SCAMPI D'ISLANDE BROCHETTE DE CREVETTES GÉANTES ET PETONCLES DÎNER CREVETTES ot SCAMPI D'ISLANDE Vi LIVRE DE CREVETTES DÉCORTIQUÉES AU BEURRE A L'AIL INCLUANT: pain et beurre, salede verte fraiche ou salade de chou crémeuie.pomme de terre au four ou frites, ou ht savoureux et legumes frala.SAM.12 NOV.DIM.13 NOV.LUN.14 NOV.MAR.15 NOV.MER.16 NOV.JEU.17 NOV.VEN.18 NOV.095$ TABLE D'HÔTE POUR SOUPER HÂTIF 1A95$ I V TAR S SUCCULENTES QUEUES DE HOMARD DES CARAÏBES ou FILET DE SAUMON FRAIS DE L'ATLANTIQUE ou 6 on.FILET 4 fk MIGNON et 3 QUEUES DE HOMARD DES CARAÏBES.V compris: Soupe du jour maison ou jus de tomate, salade I verte ou salade de chou, dessert, calé ou thé.I W DU DIMANCHE AU VENDREDI, DE 17 H À 18H 30 Réservez maintenant pour votre «party» de Noël WEST ISLAND \u2014 1300, route de service sud Transcanadienne, Demi (Slatiotvstnrice Uitramar, à l'est du boul.des Sources) STATIONNEMENT GRATUIT Pour réserver, composez: 603-1320 "]
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