La presse, 12 novembre 1988, Publireportage. Laval la dynamique reçoit les chambres de commerce du Québec
[" Publireportage LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 12 NOVEMBRE 1988 1 Ha »resse Publireportage Monîrôsi Samedi 12 novembre 1988 LA DYNAMIQUE REÇOIT LES CHAMBRES DE COMMERCE DU QUÉBEC 2 Publireportage LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1988 Congrès de la Chambre de commerce du Québec À LAVAL, ON PRÉPARE LE FUTUR La Chambre de commerce du Québec tient, cette fin de semaine-ci, son congrès annuel au Centre des congrès de Laval.Quelque sept cents représentants de chambres locales et régionales et d'entreprises membres s'interrogent aujourd'hui samedi en atelier sur l'attitude que doit prendre le milieu des affaires face aux différents changements auxquels notre société sera confrontée.Réunis sur le thème «Chambre de commerce au futur», les participants se penchent sur l'influence qu'auront cinq facteurs particuliers sur le développement économique: les marches extérieurs, la recherche et le développement (R-D), l'environnement, la.formation, le financement des entreprises.Les marchés extérieurs À l'atelier sur les marchés extérieurs, les participants examinent les nouvelles règles du commerce international et la façon dont les PME peuvent en tirer parti.Il devrait sortir de ces discussions un partage d'expériences concrètes dont les participants pourront dégager les principes de base d'une approche réussie des marchés extérieurs dans (es années 90.Les invités à cet atelier sont: Pierre Dupuis, président de Matériaux de construction Dom-tar; Jacques Gilbert, président de RCMP International; Raymond Lafontaine, président de LGS conseillers en informatique ; Claude Magnan, vice-président de MKS.Recherche et développement L'atelier sur la R-D met l'accent sur la gestion de l'innovation technologique dans les PME.Les participants y étudient les mesures à prendre pour rattraper le retard technologique accumulé au Québec.Les échanges entre les PAGE COUVERTURE De gauche à droite, Daniel Lefebvre, président de la Chambre de commerce de Laval ; Clément Joly, responsable du bureau de Laval de RCMP; Gilles Vaillancourt, président de la CODEL; Michel Fournelle, président des Hôtels F.L.Le comité d'organisation du congrès.De gauche à droite: Giovanni Rizzuto, Denise Filiatrault, Jean-Pierre Dionne, Jean-François Martel.participants permettront d'analy-' ser certains aspects de l'investissement en R-D, de la collaboration avec les universités, de l'obtention de contrats du fédéral et des liens entre la grande entreprise et ses fournisseurs et partenaires.Les invités à cet atelier sont: Bertrand Al lard, président-directeur général de Tecrad; Denis Beaudry, directeur du Centre de développement technnolo-gique de l'Université de Montréal; Aurèle Beaulnes, conseiller spécial au ministère de l'Industrie et du Commerce; Pierre Gauthier, directeur du Groupe Datech chez Gaz Métropolitain.L'environnement Le dilemme que pose la protection de l'environnement et les voies qui permettront de concilier nos priorités en tant que société font l'objet du troisième atelier.Les invités en sont: André Bélis-le, président de l'Association québécoise de la lutte contre les pluies acides ; Gérard Divay, sous-ministre adjoint au ministère de l'Environnement du Québec ; André Duchesne, président-directeur général de l'Association des industries forestières du Québec; Michel Yergeau, avocat chez Lavery O'Brien.La formation Les participants discutent dans cet atelier des mesures à prendre pour arriver à combler les lacunes du système actuel et nous préparer aux changements qui s'annoncent sur le marché du travail.Les invités en sont: Gaétan Chêne vert, directeur de la formation et des programmes participatifs chez Camco ; Claude Desmarais, directeur général de la Mark Taivanen, actuel président de la Chambre de commerce du Québec.Commission de formation professionnelle du Montréal métropolitain ; Jacques Henry, directeur de la formation professionnelle au ministère de l'Éducation; Claudette MacKay-Lassonde, directrice des Affaires éducationnelles chez Northern Telecom.Le financement des entreprises Dans cet atelier on analyse les relations des entreprises avec le marché des capitaux et la manière de canaliser vers elles l'épargne du grand public.Les participants discutent des avantages et des désavantages du financement par endettement et l'utilisation du financement public ou du capital de risque.Les invités à cet atelier sont: Marc Beau-champ, président de la société Novacap ; Daniel Denis, directeur chez Secor; Tony Metti, vice-président aux prêts commerciaux à la Banque nationale du Canada; Gerald Tremblay, président de la Société de développement industriel du Québec.¦ CROISSANCE FULGURANTE DES CHAMBRES DE COMMERCE Le mouvement des chambres de commerce connaît une Croissance fulgurante depuis quatre ans.En effet, les chambres de commerce locales ont enregistré une augmentation de 50 p.cent de leurs effectifs qui sont passés de 41000 à 62000 membres entre 1984 et 1988.Durant la même période, la Chambre de commerce du Québec, qui a vu le jour en 1909, a vu le nombre de ses membres passer de 3000 à plus de 7000, ce qui en fait la plus importante chambre de commerce provinciale au Canada.«Cette popularité traduit bien l'état de santé de l'entrepre-neurship au Québec», affirme Louis Arsenault, vice-président de premier rang de la Chambre de commerce du Québec, qui deviendra président à l'issue du présent congrès.Louis Arsenault, qui est également directeur- des relations publiques de Québec-Téléphone, souligne que les 230 chambres de commerce locales sont toutes membres de la Chambre de commerce du Québec.«C'est un phénomène unique au Canada où l'affiliation à la chambre provinciale est facultative », fait-il remarquer.Une autre statistique démontre bien la vigueur du mouvement: 60 p.cent des 230 chambres de commerce québécoises ont au moins un directeur général.Pour sa part, la Chambre de commerce du Québec compte une trentaine d'employés qui préparent les documents devant alimenter les débats de celle-ci.La Chambre a ainsi pris position sur de nombreux sujets comme le libre-échange, la réforme fiscale, les relations de travail, etc.Louis Arsenault, qui deviendra président de la Chambre de commerce du Québec à l'issue du présent congrès Les Mercuriades Le conseil d'administration de la Chambre de commerce du Québec est constitué de quelque 70 personnes qui représentent toute la diversité du monde des affaires, aussi bien par région que par secteur d'activité.Ainsi le conseil d'administration est formé : \u2014 des présidents des chambres de commerce régionales ; \u2014 des présidents des chambres de commerce locales dont le territoire compte plus de 50000 habitants qui ont plus de 350 membres en règle, ou qui ont 500 membres en règle sans égard à la population du territoire; \u2014 de dix gens d'affaires représentant les divers secteurs d'actvité économique ; \u2014 d'un bureau exécutif formé de onze personnes élues par les administrateurs après recommandation du comité des mises en candidature.C'est ce bureau exécutif et un comité restreint choisi en son sein qui assurent la gestion quotidienne de la Chambre de commerce du Québec.Une des activités de la Chambre les plus connues du public est certainement les Mercuriades.Ce concours annuel vise à couronner des entreprises qui se sont distinguées dans le marketing, le commerce de détail, l'action communautaire, l'environnement, l'exportation, etc.Les Mercuriades sont vite devenues prestigieuses dans le monde des affaires au Québec.¦ i PORTRAIT ÉCONOMIQUE DE LAVAL Laval, ville dortoir en banlieue de Montréal.Cette situation ne pouvait pas durer éternellement car, avec ses 300000 habitants, Laval est la deuxième ville en importance au Québec, la huitième au Canada.«De 1962 à 1986, l'Hôtel de ville de Laval n'a pas eu de voisin.En 24 mois, six édifices à bureaux ont été construits dans un rayon de 600 pieds», souligne Gilles Vaillancourt.président de la Corporation de développement économique de Laval (CODEL).Ce dynamisme soudain se traduit par l'arrivée du secteur tertiaire.Au cours des trois dernières années, la construction de quinze édifices a permis d'ajouter 1200000 pieds carrés d'espace à bureaux, soit plus du double de tout l'espace construit antérieurement.Ces espaces sont occupés, entre autres, par cinq firmes de courtage en valeurs mobilières attirées par une jeune clientèle dont le revenu familial dépasse 40000 dollars par an.La moyenne d'âge de la population active est de 33,7 ans.Des institutions financières s'apprêtent également à y construire des centres régionaux.Mi-figue, mi-raisin, Gilles Vaillancourt croit que les problèmes d'engorgement des voies rapides vers Montréal ne sont pas étrangers à l'arrivée du secteur financier à Laval.La ville n'est donc plus un dortoir.Environ la moitié des Lavallois travaillent dans l'île Jésus.Mais il ne faut pas croire que les 66000 Lavallois qui empruntent quotidiennement les ponts se dirigent tous vers Montréal.«Beaucoup de Lavallois ont des emplois sur la rive nord», affirme le président de la CODEL.Ainsi 56 p.cent des employés de Bell Hélicoptère sont des Lavallois.Laval ne répugne donc pas à appuyer les municipalités situées au nord de son territoire qui désirent attirer d'importants manufacturiers.Cela a été notamment le cas lorsque Hyundai a voulu s'établir au Canada.«L'infrastructure que nous avons développée représente un puissant facteur d'attrait pour les jeunes ménages», souligne Gilles Vaillancourt.Les emplois à Laval La présence de quelques grands centres commerciaux régionaux comme le Centre Laval draine une grande population.Il existe Gilles Vaillancourt, président de la Corporation de développement économique de Laval (CODEL).Le très beau pont Papineau-Leblanc, qui relie Laval à Montréal, ou l'inverse.4 000 établissements répartis dans une soixantaine de centres commerciaux sur quelques grandes artères.Le niveau global des ventes atteint les 2 milliards de dollars.Le secteur commercial crée le quart des emplois à Laval.«C'est de loin le plus important employeur», reconnaît Gilles Vaillancourt.La structure industrielle de Laval est basée essentiellement sur de petites et moyennes entreprises qui comptent moins de 200 employés.«Cela explique pourquoi Laval a été peu affectée par la crise économique de 1982», soutient le président de la CODEL.Le seul secteur où l'on observe une forte concentration de l'emploi dans de grandes entreprises est celui des aliments et boissons où quatre entreprises accaparent à elles seules plus de 45 p.cent des travailleurs de cette industrie.Par ailleurs, le potentiel de développement économique de Laval demeure considérable puisque ses quatre parcs industriels ne sont occupés qu'à moitié.La ville compte beaucoup sur la présence de l'Institut Armand-Frap-pier pour attirer dans son parc scientifique les compagnies pharmaceutiques et les entreprises spécialisées dans les biotechnologies.«La nouvelle loi sur les brevets pharmaceutiques profite déjà à Laval.Deux entreprises ont annoncé des projets d'investissement importants», fait remarquer Gilles Vaillancourt.Daniel Lefebvre, président de la Chambre de commerce de Laval.Une ville unique L'épanouissement de Laval passe par une foule de menus détails qui échappent au commun des mortels.Ainsi Laval vient d'être reconnue région administrative par le gouvernement du Québec.«Nous ne sommes plus une sous-région de Montréal, souligne Gilles Vaillancourt.Dorénavant Québec devra tenir compte de nos besoins en matière de santé sans calculer les équipements du centre-ville de Montréal.» Dans le même ordre d'idées, Québec vient de reconnaître l'association touristique régionale de Laval.«Nous ne sommes pas une destination touristique en termes de loisirs mais nous présentons un attrait pour les congrès», explique Gilles Vaillancourt.En effet, Laval possède un centre des congrès très fonctionnel.Pour être plus exact, ce centre appartient à l'entreprise privée.C'est d'ailleurs le seul du genre au Québec.Mais la ville en fait la promotion comme si c'était le sien.Pour le président de la CODEL, l'avantage de Laval sur Montréal dans la course aux investisseurs est la rapidité de décision.«Laval est une ville unique, tandis que Montréal est une communauté urbaine, un regroupement de plusieurs villes.Si une entreprise demande d'aménager un arrêt d'autobus devant l'emplacement de sa future usine, à Laval la décision est prise en quelques heures.À Montréal, c'est beaucoup plus long.» Le paradis du bungalow Malgré les transformations industrielles et économiques des dernières années, Laval demeure le paradis de la maison unifami-liale.Sur 105000 unités de logement, 70000 sont de type unifa-milial d'une valeur moyenne de 110000 dollars.Laval possède encore son pouvoir d'attraction sur les jeunes couples car les terrains sont abondants et peu chers.Au cours des deux dernières années, plus de 11000 unités de logement ont été construites, pour une valeur de près de 800 millions de dollars.Il y a donc beaucoup d'enfants à Laval et la ville se doit d'encourager cette natalité et favoriser l'essor des garderies par le don de terrain.L'Hôtel de ville prêche par l'exemple avec ses installations qui peuvent accueillir soixante enfants.«La plus grande garderie municipale au Québec», affirme Gilles Vaillancourt.Cette jeune population exige également des infrastructures culturelles.Laval possède maintenant un orchestre symphonique et une Maison des arts qui présente actuellement une exposition des oeuvres d'Alfred Pellan, Marc-Aurèle Fortin et Clarence Ga-gnon.Les personnes âgées sont attirées par Laval pour les mêmes raisons que les jeunes couples: sécurité, espaces verts et proximité des services.Plusieurs maisons d'accueil pour les personnes du troisième âge ont donc vu le jour dans l'île Jésus.Comme toute jeune ville, Laval pense à son avenir, qui est aussi de vieillir.¦ LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED112 NOVEMBRE 1988 Publireportage 3 4 Publireportage LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1988 A Lsvâl UNE CHAMBRE DE COMMERCE EN PRISE SUR LE MILIEU Daniel Lefebvre, l'actuel président de la Chambre de commerce de Laval, a une vision populaire de l'organisme qu'il dirige.«Nous regroupons les gens d'affaires.Mais le dynamisme d'une entreprise repose généralement sur ses employés.» La Chambre de commerce de Laval cherche donc à faire passer son message auprès de l'ensemble de la population la-valloise par la diffusion de messages à la radio ou par la distribution de son bulletin dans 75000 foyers.«Nous voulons que toute la population se sente concernée par le dynamisme qui anime le milieu des affaires lavallois», déclare ce jeune ingénieur vice-président marketing de Gendron Lefebvre.On comprend mieux les intentions de Daniel Lefebvre quand on jette un coup d'oeil aux statistiques.À Laval, il existe plus de 7 500 entreprises, essentiellement des PME, qui emploient 80000 personnes.Trois emplois sur cinq sont occupés par des Lavallois.L'effervescence du milieu des af- faires lavallois se reflète à la Chambre de commerce.En 1987, au congrès de la Chambre de commerce du Québec, elle a été nommée «Chambre de commerce de l'année».Elle devenait, du même souffle, la deuxième plus Importante chambre de commerce du Québec avec 2300 membres.Plus que des relations publiques Si Daniel Lefebvre veut sensibiliser la population à la gestion des affaires, c'est que la base industrielle de Laval demeure malgré tout fragile, puisqu'elle est jeune.«On dit que seulement 15 p.cent des PME passent le cap des cinq ans.C'est peu.» Il voudrait que la Chambre de commerce de Laval devienne une banque de connaissances pour les entrepreneurs.«On considère généralement les chambres de commerce comme des lieux de rencontres pour le milieu des affaires.Je crois que nous devons dépasser le simple fait d'être un organisme de relations publiques.» Pour atteindre ses objectifs, Daniel Lefebvre veut développer des services destinés aux jeunes PME.«On se lance en affaires parce que l'on croit avoir une bonne idée.Mais aujourd'hui cela n'est plus suffisant.» Pour remédier à ce manque d'expérience, Daniel Lefebvre pense à un conseil des sages forme d'une vingtaine de personnes qui pourraient dispenser des conseils aux jeunes entrepreneurs.Il ne fait aucun doute dans l'esprit de Daniel Lefebvre que Laval possède les atouts pour jouer un rôle prépondérant dans l'économie québécoise.«Le pourcentage de francophones est plus grand à Laval qu'ailleurs au Québec.De plus, le niveau de scolarité de notre population est de deux ans plus élevé que celui de la population de l'île de Montréal.Tout en étant plus jeune», préci-se-t-il.Le parc des sciences Ces caractéristiques de la population lavalloise sont en mesure d'attirer des entreprises de haute technologie qui, de plus, recherchent un environnement urbain semblable à celui de Laval.Laval possède déjà un parc des sciences.Axé sur l'Institut Ar-mand-Frappier, il privilégie l'industrie pharmaceutique et les biotechnologies.Bio-Méga est un autre élément important de ce parc des sciences.Cette entreprise appartenait à la Société générale de financement du Québec qui l'a cédée l'été dernier à Boehringer Ingel-heim, multinationale allemande spécialisée dans les produits pharmaceutiques.Bio-Méga est le deuxième centre canadien en importance dans la recherche pharmaceutique fondamentale.Il emploie actuellement 81 personnes.Par ailleurs, les Laboratoires Nordic ont annoncé récemment qu'ils allaient concentrer leurs activités, notamment celles de Pointe-Claire, dans ce nouveau parc des sciences.La Chambre de commerce de Laval s'implique à sa manière dans ce virage technologique.Ainsi, l'année dernière, elle a organisé un premier sommet de la haute technologie qui a été suivi d'un second à la fin du mois de septembre dernier.Quarante exposants ont participé à cet événement.Les gens d'affaires ont pu également assister à de nombreuses conférences sur l'informatique, les télécommunications, l'électronique, les biotechnologies, l'automatisation et la robotisation.Les prochains sommets seront plus spécialisés.L'année prochaine, ce pourrait être l'aéronautique.Et cette université?La structuration de ce parc de haute technologie relance le vieux rêve des Lavallois d'avoir leur université.«Je ne vois pas pourquoi la deuxième ville en importance au Québec ne pourrait pas avoir une université », de dire Daniel Lefebvre.Plusieurs formules sont présentement à l'étude dans le milieu des affaires et à la Ville.Cette université, par exemple, pourrait s'orienter essentiellement vers la biochimie ou la microbiologie, de manière à créer une synergie avec les entreprises du parc des sciences.En accueillant cette année le congrès de la Chambre de commerce du Québec, le milieu d'affaires lavallois a démontré qu'il peut relever des défis.En effet il a su, en deux ans seulement, doter Laval de l'infrastructure nécessaire à la tenue de cet événement.La deuxième ville en importance au Québec vient de faire un autre grand pas.¦ Les Hôtels F.L.L'ART DE BIEN RECEVOIR ENTRE UNE AUTOROUTE ET UN CENTRE COMMERCIAL Le Montréalais qui se rend dans les Laurentides est un peu surpris de constater que l'on termine la construction de trois établissements hôteliers, tous situés à proximité du Sheraton Laval.Le nombre de chambres disponibles autour du Centre commercial Carrefour Laval s'élève maintenant à 750! Quatre hôtels aux abords d'une voie rapide, dans une ville réputée pour ses maisons unifamilia-les, voilà qui étonne à première vue.Pourtant, la raison de ce boum hôtelier n'a rien de sorcier.Le Sheraton Laval a été construit en 1980.Il disposait de 170 chambres.En 1986, son propriétaire Michel Fournelle, des Hôtels F.L., ajoute 80 autres chambres et un centre des congrès de 43000 pieds carrés.«Nous offrons la même superficie de salles pour des congrès que le Rei-ne-Elizabeth », affirme Raymond Larivée, qui est à la fois directeur général du Sheraton et du Centre des congrès de Laval.Ce complexe possède 30 salles pouvant accueillir de 10 à 2000 personnes.C'est le seul centre des congrès privé au Québec et Laval le considère comme sien dans ses campagnes de promotion.Le succès du Centre des congrès de Laval est tel que, malgré ses 250 chambres, l'hôtel ne suffisait pas a la demande et devait loger des clients hors de l'île.Michel Fournelle décide alors d'ouvrir un second hôtel: c'est la grande tour ultramoderne de l'Hôtel des Gouverneurs.Les deux autres hôtels attirés par le succès du Centre des congrès de Laval font partie de chaînes bon marché.«Nous les considérons comme un complément au Centre des congrès», déclare Raymond Larivée.« Dans Montréal métropolitain, il y a deux centres des congrès dont le plus moderne est à Laval», lance péremptoirement Jacques Gravel, vice-président marketing des Hôtels F.L.Il cite en exemple la salle de 2000 places qui a un seuil de réverbération nul.«La seule salle du genre au Québec», aime-t-il souligner.Mais pourquoi les congressistes se ruent-ils à Laval?Que peuvent-ils trouver dans un hôtel coincé entre une autoroute et un centre commercial?Bien des petites choses qui font la différence.Ainsi le Centre Laval accepte que les clients de l'hôtel garent leur voiture sur son immense terrain de 5000 places.« L'autre jour, les organisateurs d'un congrès ont économisé 6000 dollars en frais de stationnement en venant chez nous», soutient Jacques Gravel.Il y a aussi tous les congrès de représentants de commerce et autres vendeurs qui sont bien heureux d'avoir cette mecque de la consommation à deux enjambées.On retrouve 6000 établissements commerciaux à Laval et le chiffre des ventes au détail dépasse les deux milliards annuellement.Mais le secret des Hôtels F.L., vous le trouverez dans les chaudrons du Sheraton.«Normalement un hôtel tire entre 55 et 65 p.cent de ses revenus de la location de chambres et le reste des repas et boissons alcoolisées.Dans notre cas, nos revenus proviennent principalement de la restauration, ce qui représente 10 millions de dollars par année», explique Raymond Larivée.Une clientèle d'affaires Le vice-président marketing des Hôtels F.L.identifie trois types de clientèle qui fréquentent son établissement.H y a celle qui vient à l'occasion d'un banquet.C'est une clientèle régionale.Il y a, bien entendu, la clientèle de congrès et, finalement mais non la moindre, la clientèle autochtone lavalloise, c'est-à-dire les politiciens locaux, les hauts fonctionnaires, les entrepreneurs qui viennent prendre le pouls du milieu.«Nous jouons le rôle de l'hôtel de la place», n'hésite pas à dire Jacques Gravel, même s'il sait que la connotation «village» de son affirmation déplaît souverainement aux dirigeants de la ville.Cet homme, qui connaît les ouailles lavalloises comme s'il les avait tricotées, prétend que 60 p.cent des décideurs de la région métropolitaine demeurent dans l'île Jésus ou les Basses-Laurentides.«Tous les partis politiques qui ont pris le pouvoir à Québec ou à Ottawa avaient des organisateurs lavallois», déclare-t-il.Bien entendu, tout ce monde fréquente sa table et boit son vin, ce qui explique le succès du Sheraton Laval.La clientèle de congrès provient en grande partie du Québec.Le choix de l'Hôtel des Gouverneurs s'imposait donc à Michel Fournelle puisque cette chaîne a bonne réputation auprès de la gent d'affaires québécoise.L'achat d'une franchise appartenant à un réseau différent lui donnait également accès à un autre système de réservation de chambre.Le quart de la clientèle de congrès provient des autres provinces et 5 p.cent des États-Unis.¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1988 Publireporîage 5 Si, à sa sortie de l'université en 1951, vous aviez dit à Guy Bonneau qu'il travaillerait un jour dans le domaine du mobilier de bureau, il aurait souri.Si, en plus, vous lui aviez prédit qu'il ferait carrière comme entrepreneur et dirigeant d'entreprise, il vous aurait trouvé franchement farfelu.Pourtant, vous auriez été devin! En effet, Guy Bonneau est aujourd'hui président-fondateur de Artopex International.Avec 750 employés, cinq ateliers de fabrication (bientôt six), prés de un demi-million de pieds carres de superficie, des dépenses en R-D représentant 2 p.cent des ventes, une présence très forte aux États-Unis et un chiffre d'affaires, en 1988, de l'ordre de 60 millions de dollars.Artopex est la deuxième plus importante entreprise située à Laval.C'est aussi le chef de file de l'industrie québécoise du mobilier de bureau haut de gamme.Un accident de parcours Guy Bonneau n'est pourtant venu dans le monde des affaires que par devoir et pour uns courte durée.Diplômé des Hautes Études commerciales en mathématiques actuarielles, il souhaite au début des années 50 faire carrière dans le domaine des assurances.En 1956, il quitte son emploi dans une compagnie d'assurances montréalaise pour fonder Bon-nex.Il veut ainsi offrir à son père, épuisé par une carrière exigeante comme contremaître, l'occasion de travailler dans un environnement moins stressant.«Je me suis donné six mois pour évaluer les chances de réussite de l'entreprise, me disant qu'à 28 ans il me serait facile de trouver à nouveau un emploi dans les assurances», raconte le président de Artopex.SPÉCIAL CHAMBRE DE COMMERCE Responsable des cahiers spéciaux Manon Chevalier Textes Eric Devlin Photos Pierre Charbonneau Photo de la page couverture Gilbert Duclos Graphisme Linda Wilson Artopex FAIRE LES CHOSES AUTREMENT Guy Bonneau, président-fondateur de Artopex International.Concept global d'Artopex basé sur les besoins des bureaux informatisés modernes.Guy Bonneau n'aura pas besoin de chercher du travail.Bien que modestes, les débuts de Bonnex sont prometteurs.La compagnie se spécialise dans le travail du métal.Très rapidement, Guy Bonneau applique les principes économiques qu'il a appris aux HEC, principes qui l'ont toujours suivi dans sa carrière.Première règle: prévoir l'évolution et les besoins du marché et trouver une niche qui correspond à la taille de l'entreprise.«Plus la compagnie est petite, plus le segment du marché doit être étroit», précise M.Bonneau.À l'époque où Bonnex entre sur le marché, son président prévoit que les gouvernements auront à construire un grand nombre d'écoles pour accueillir les nombreux «baby-boomers» qui franchiront leurs portes dans les an- nées à venir.Il décide donc de se spécialiser dans la fabrication de vestiaires métalliques destinés aux écoles.Deuxième règle: être différent des autres compagnies pour s'imposer plus rapidement sur le marché.Afin de se distinguer de ses concurrents et éviter ainsi de les affronter directement sur leur terrain, Bonnex propose à sa clientèle des armoires entièrement soudées.Le produit est original.Tous les autres modèles disponibles sont boulonnés.Cette stratégie porte rapidement ses fruits.Dès le début des années 60, Bonnex devient le leader québécois dans la fabrication d'armoires métalliques.Bien que minuscule, cette niche a permis à l'entreprise d'atteindre un chiffre d'affaires de huit millions.Une présence remarquée Ce n'est qu'en 1966 que Bonnex s'installe à Laval.C'est la deuxième entreprise à faire ce geste.Le nom fait toutefois partie du décor.En effet, soucieux de faire connaître la compagnie aux personnes susceptibles de la financer, Guy Bonneau installe, dans les années 50, une immense affiche portant le nom de Bonnex dans les champs lavallois qui longent la route menant vers les Laurentides.C'est peut-être ce qui explique que, dix après la disparition de la compagnie, Guy Bonneau se fait encore appelé M.Bonnex.Ce quiproquo ne l'affecte absolu-mont pas.Il tient toutefois à souligner que Bonnex a depuis longtemps délaissé le marché des casiers métalliques.En effet, le vieillissement des «baby-boomers» conduit l'entreprise à quitter le marché des écoles pour se concentrer sur celui des entreprises de service.Dans cet esprit, Bonnex acquiert en 1968 l'Atelier de métal des sourds de Montréal pour se lancer dans la fabrication de classeurs métaliques.Rapidement, Guy Bonneau réalise qu'il peut difficilement s'imposer sur le marché du mobilier de bureau en n'offrant qu'un seul article.Il crée donc, avec Artena, spécialisée dans le fauteuil de bureau, et Opus, qui se concentre sur le mobilier de bois, une nouvelle entreprise qui s'occupe de la mise en marche de la gamme de produits complémentaires offerts par les trois partenaires.Cette entité prend le nom de Artopex (ART pour Artena, OP pour Opus et Ex pour Bonnex).Nous sommes en 1970.Quatre ans plus tard, Bonnex se porte acquéreur de Opus et, en 1976, elle fusionne avec Artena.Bonnex disparaît pour laisser la place à Artopex Canada, puis à Artopex International.Le deuxième souffle Guy Bonneau avoue bien humblement qu'entre 1971 et 1982, l'entreprise a connu des moments difficiles.Bien que rentable, la compagnie éprouvait beaucoup de problèmes techniques et ne réussissait pas à se trouver une niche dans le marché du mobilier de bureau.Tout change au début des années 60.Revenant à ses bons vieux principes économiques appris sur les bancs de l'école.Guy Bonneau propose à son conseil d'administration une nouvelle orientation.L'introduction massive des ordinateurs dans les bureaux et l'essor considérable de l'industrie des services lui laissent entrevoir l'énorme potentiel que représente la fabrication de systèmes modulaires haut de gamme.Pour orienter Artopex sur ce marché, Guy Bonneau suggère de délaisser progressivement la production habituelle, d'abandonner les produits en perte de vitesse, d'intensifier la R-D, de vendre non plus des produits mais des concepts de travail et d'investir 1,5 million de dollars pour démarrer l'opération.Cette réorientation survient au moment où la récession économique frappe durement les entreprises.En un an, les ventes de Artopex chutent de 20 à 13 millions de dollars! Bien que douloureuse, cette période a, aux dires de Guy Bonneau, eu ses bons côtés.Elle a, entre autres, obligé les compagnies à resserrer leur style de gestion et à prendre le virage qui s'imposait pour rester dans la course.Bref, de jouer un rôle plus dynamique.Le bon virage Il semble que Artopex ait pris le bon tournant.La progression de ses ventes a été phénoménale.En 1988, malgré un important ralentissement de travail, elles se sont élevées à plus de 60 millions de dollars.Environ 30 p.cent de ce chiffre d'affaires provient de ventes effectuées aux États-Unis.Selon Guy Bonneau, cette proportion devrait atteindre 36 p.cent l'an prochain et 43 p.cent en 1990.Le président de Artopex s'apprête d'ailleurs à lever la première pelletée de terre de la première usine américaine de l'entreprise.Artopex possède déjà cinq autres ateliers de fabrication: quatre à Laval et, un tout nouveau, à Sainte-Thérèse, spécialisé dans la fabrication de meubles de bois naturel.Pour Guy Bonneau, cette présence sur le marché américain est importante.D'une part, elle permet à Artopex d'être à proximité de son principal marché, soit l'Est des États-Unis, et à contourner, d'autre part, l'attitude protectionniste des Américains.«Le libre-échange favorisera les exportations canadiennes, mais aussi les transactions américaines, précise M.Bonneau.Seules les PME québécoises qui auront gagné la crédibilité nécessaire auprès des Américains seront en excellente position pour accroître le volume de leurs transactions avec nos voisins du sud.» Guy Bonneau souhaite atteindre en 1990 le chiffre d'affaires magique de 100 millions.Après?Pour lui, pas question de prendre sa retraite.Depuis longtemps il a le goût du risque et il entend mener sa carrière d'entrepreneur jusque dans l'Ouest des États-Unis ! ¦ Ginette Boucher 6 Publireportage LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 NOVEMBRE 1988 La Banque de Nouvelle-Ecosse CENTENAIRE AU QUÉBEC La Banque de Nouvelle-Ecosse (BNE) fête cette année son centième anniversaire d'existence au Québec.Cet âge vénérable survient au moment où les institutions bancaires québécoises et canadiennes connaissent des bouleversements importants.En effet, les consommateurs exigent des produits financiers de plus en plus poussés et la récente déréglementation des services rend la concurrence très vive entre les établissements.Ces profonds changements n'Inquiètent pas Guy Bisaillon.«Nous sommes-là depuis plusieurs années et nous avons l'intention d'être présents encore longtemps», souligne le premier vice-président de la Direction générale du Québec à la BNE.En poste depuis un an, M.Bisaillon entend d'ailleurs accroître le volume d'activité de la Banque au Québec au cours des prochaines années.Malgré la concurrence très forte que se livrent les institutions financières, il veut intensifier la présence de la BNE auprès des particuliers et des dirigeants de la petite, moyenne et grande entreprise.Son programme est ambitieux.M.Bisaillon se montre toutefois confiant d'atteindre ces objectifs.Il rappelle en souriant qu'en cent ans d'histoire, la Banque de Nouvelle-Ecosse a largement eu le temps d'acquérir l'expérience nécessaire à cette nouvelle expansion.Un siècle d'histoire Il faut dire qu'il s'en est passé des événements depuis que la première succursale de la Banque a ouvert ses portes rue Saint-Jacques à Montréal en 1888.Les périodes de croissance économique intense ont alterné avec des moments plus dramatiques: la Première Guerre mondiale, la grande Dépression des années 30, le second conflit mondial et la récession du début des années 80.À chacune de ces époques, la BNE a dû adapter ses services en fonction des besoins de sa clientèle.Par exemple, en 1956, elle a permis à ses usagers de voyager en avion et de payer les droits de passage après leur séjour.Aujourd'hui, ce système de crédit nous semble naturel.Dans les années 50, cependant, des ex- Guy Bisaillon, premier vice-président de la Direction générale du Québec à la BNE.pens ont affirmé que la Banque de Nouvelle-Ecosse agissait de façon imprudente.Ils croyaient que les personnes à qui l'on fournissait ainsi l'occasion de se rendre en Europe seraient tentées d'y rester! Heureusement les mentalités ont changé, tout comme les conditions de travail.Imaginez, dans les années 30, les employés de la Banque utilisaient une plume et de l'encre pour inscrire les transactions dans les livres de compte.Il n'y avait pas de calculatrice et, l'hiver, l'encre gelait durant la nuit.Chaque matin il fallait dégeler les encriers à l'aide d'une bougie ! Ce fait cocasse illustre bien le chemin parcouru à la Banque de Nouvelle-Ecosse depuis sa fondation en 1832 par des commerçants de Halifax et depuis l'ouverture de la première succursale au Québec, 56 ans plus tard.Aujourd'hui, la BNE est la quatrième plus importante institution bancaire au Canada avec un actif de 71 milliards.Elle emploie plus de 26000 personnes et dessert sa clientèle par l'intermédiaire d'un réseau de 1016 succursales et bureaux spécialisés.Elle est également présente dans 45 pays.Laval, ville dynamique Au Québec, le nombre de succursales de la Banque de Nouvelle-Ecosse s'élève à prés de 90.Selon Robert L'Écuyer, directeur du secteur ouest à la Direction générale du Québec, ce réseau prendra de l'expansion au cours des prochaines années car le Québec, avec la capacité d'innovation de ses entrepreneurs et sa structure industrielle, est appelé à jouer un rôle économique important dans l'avenir.La ville de Laval sera au coeur de ce développement.«C'est normal, soutient Guy Bisaillon, Laval est la deuxième plus importante ville du Québec.Elle regroupe un bon bassin d'entreprises et d'entrepreneurs et la proximité de Montréal incite le milieu des affaires à se regrouper et à se serrer les coudes.Cela crée une saine émulation qui est tout à l'avantage des Lavallois.» Une mode, cet entrepreneur-ship?«Non, répond Pierre Cou-sineau, attaché de direction, communications et développement, à la BNE.C'est ce qui est encourageant.À Laval, le phénomène n'est pas artificiel.Il est là pour durer car les fondations sont solides: les entreprises sont nombreuses, oeuvrant dans des secteurs très diversifiés et se regroupent pour aller de l'avant.» Son collègue est du même avis.«Laval a passé sa phase d'adolescence, une certaine maturité s'est installée», explique Robert L'Écuyer en faisant référence à la croissance économique phénoménale des années 70 et au ralentissement causé par la récession des années 80.«La récession a été un mal nécessaire, ajoute M.L'Écuyer.Elle a permis à une foule d'entrepreneurs de se prendre en main, d'apprendre de nouvelles méthodes de gestion et de relancer leur entreprise sur une voie plus solide et plus prometteuse.» Un service intégré Présentement, la Banque de Nouvelle-Ecosse dispose de trois succursales à Laval.Deux autres viendront se greffer au réseau en décembre et janvier.L'une de ces succursales, Chomedey-Souve-nir, deviendra le pivot de tout le développement de la BNE dans la région.«Grâce à cette mini-régionale nous allons suivre de très près l'expansion de Laval, que ce soit dans le domaine industriel ou dans celui de la consommation, pour saisir toutes les occasions de développement», précise M.Bisaillon.Déjà, avec l'acquisition de McLeod Young & Weir, dont l'une des succursales est située à Laval, la Banque de Nouvelle-Ecosse offre à sa clientèle lavalloise une gamme très étendue de services.Cela va se poursuivre et s'intensifier avec la mini-régionale.«Contrairement aux autres institutions bancaires, nous allons garder sous le même toit, dans la mini-régionale et dans les autres succursales, les services qui s'adressent aux particuliers et ceux conçus pour les entreprises», souligne le premier vice-président.Ce service intégré a plusieurs avantages.Il évite, entre autres, aux dirigeants d'entreprises d'avoir à courir entre plu- sieurs établissements pour obtenir tous les services dont ils ont besoin.Du sur mesure Cela n'empêchera pas la Banque d'offrir à sa clientèle d'affaires un service de consultation sur mesure.«Les PME ont longtemps reproché aux institutions financières de méconnaître leurs besoins.Aujourd'hui ce n'est plus vrai, fait remarquer Pierre Cousi-neau.À la Banque de Nouvelle-Ecosse, nous avons appris à saisir leurs attentes.Nous voulons que le banquier devienne le partenaire de l'entrepreneur, car un bon gestionnaire doublé d'un innovateur visionnaire, cela fait toujours une bonne entreprise.» Ce rôle de consultant, la BNE l'assume depuis plusieurs années.Dans les années 80, par exemple, la Banque s'est impliquée dans de nombreux dossiers pour aider les entrepreneurs à traverser la récession de la meilleure façon.«On nous dit parfois qu'il est difficile de devenir client de la BNE.Il faut comprendre qu'il est encore plus difficile d'en sortir», dit en souriant M.Cousi-neau.Un atout pour l'exportation C'est, entre autres, par la qualité de son service que la Banque de Nouvelle-Ecosse entend s'imposer sur le marché lavallois déjà très convoité par les autres institutions bancaires.En 1985, cette qualité a été mise en évidence par une enquête menée au Québec par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.Cette étude a révélé que la BNE devançait toutes les autres banques en ce qui concerne le taux de satisfaction de la clientèle.Qualité de service, mais aussi solide expérience dans le domaine de l'exportation.«La Banque a été créée par des commerçants pour qui l'exportation a toujours été une priorité», rappelle Pierre Cousineau.Cette caractéristique s'est conservée au fil des ans.La BNE dispose actuellement d'un réseau international très étendu.Elle offre également une foule de services reliés à l'importation et à l'exportation.C'est un atout majeur au moment où les entreprises la-valloises sont invitées à s'implanter sur de nouveaux marchés ou à attirer des investisseurs.¦ Ginette Boucher LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED112 NOVEMBRE 1988 Publireportage 7 ScotiaMcLeod POUR FAIRE SON MARCHÉ MONÉTAIRE Un bon dirigeant est capable avant tout d'identifier les besoins de son entreprise et dans un deuxième temps de s'associer avec les gens qui peuvent l'aider à les combler.C'est l'idée maîtresse qui nourrit les efforts de ScotiaMcLeod lorsque l'on met sur pied de nouveaux produits et que l'on rencontre les clients.La firme récemment acquise par la BNE est un modèle exemplaire de présence dans les chambres de commerce à travers le Québec.Se rapprocher des milieux d'affaires est une priorité.Au cours de l'expansion des dernières années qui a touché le milieu du courtage en valeurs mobilières, les firmes plus importantes ont réussi à se doter de systèmes plus sophistiqués et d'une expertise financière hors du commun.Cela a permis à certains courtiers en valeurs mobilières de sortir des sentiers battus et d'offrir beaucoup plus que le traditionnel service de vente et d'achat d'actions.Maintenant, pour ne citer que quelques services qu'une entreprise peut obtenir, on parle de RER collectifs, de gestion de fonds de roulement et de gestion de portefeuille.Un simple coup de fil Selon M.Patrick Hofman, vice-président et directeur du bureau de Laval, «les PME québécoises y trouvent leur compte».Tout comme ses 12 collègues répartis à travers le Québec, une bonne partie de leurs clients utilisent le service du marché monétaire pour placer leurs fonds à court terme.Ils y trouvent un taux de rendement supérieur, une sécurité accrue et, comme le marché est très liquide, un accès rapide à leurs fonds pour faire face aux imprévus.Les transactions se font à l'aide d'un simple coup de fil et le règlement a lieu le jour même.*Sco-tiaMcLeod fait d'ailleurs partie du groupe des trois courtiers qui sont responsables de 65 p.cent du marché monétaire canadien.Ce marché est d'une valeur totale de 200 milliards de dollars.Jusqu'à tout récemment, il était limité aux gouvernements et aux grandes corporations, mais maintenant des entreprises plus petites ou même des individus qui possèdent une capitalisation solide peuvent en profiter.Les fonds de retraite Cependant, le point sur lequel il faut insister, c'est le RER collectif Patrick Hofman, vice-président et directeur du bureau de Laval.ScotiaMcLeod.«Il y a un malaise évident dans le fonds de retraite traditionnel que l'on connaît.On n'a qu'à lire des articles comme celui qui a paru dans La Presse du 24 octobre pour s'en rendre compte.Moi et mes collègues avons en main un produit qui possède une foule d'avantages, et pour l'employeur et pour l'employé, sans que ce soit fait au détriment d'un des deux partis.Il ne faut pas s'imaginer qu'un fonds de retraite est une partie de plaisir pour l'employeur.Il y a les frais astronomiques, la garde de valeurs, les études actuarielles, bref, de quoi s'occuper.Ce que nous proposons peut tenir lieu de régime principal ou de régime complémentaire.» Le RER collectif de ScotiaMcLeod se différencie sur plusieurs points, mais le plus évident est la souplesse qu'il permet.C'est un regroupement de RER individuels.Il est administré par le même gestionnaire mais remployé garde le contrôle de son avoir.Il décide du montant total de sa contribution, qu'il peut faire varier au cours de l'année.Il peut même investir selon diverses options.Un employé de 35 ans optera pour la croissance du capital, tandis que celui de 50 ans optera pour une plus grande sécurité.Il peut faire des modifications en cours de route et ce sans frais.Système de bonification L'employeur de son côté offre des avantages considérables à ses employés mais sans imposer quoi que ce soit, car la participation au régime, tout comme les contributions de l'employeur, sont sur une base volontaire.Il est donc par exemple très facile pour l'employeur d'établir un système de bonification par le biais du RER collectif.«Le tout demande très peu d'effort de la part de l'employeur, que ce soit au niveau de la mise sur pied ou du suivi administratif.» «Nous avons beaucoup plus à offrir que ce que les gens imaginent.Du certificat de placement garanti à la gestion de portefeuille, la sécurité du capital existe aussi chez nous, pour les entreprises et pour le particulier.» C'est avec une présence accrue et des outils semblables que ScotiaMcLeod veut aider les entreprises du Québec à motiver employés et employeurs.Il est vrai que la fidélité d'un employé est la plus grande richesse qu'une entreprise puisse avoir.¦ Benoit Daignault 8 Publireportage LA.PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 NOVEMBRE 1988 Publireportage LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12! NOVEMBRE 1988 9 Les plus observateurs auront remarqué la présence d'une toute nouvelle construction donnant sur l'autoroute des Laurentides à Laval.Il s'agit d'un magnifique hôtel ultra-moderne aménagé spécialement pour offrir confort et commodité aux gens d'affaires.Cette grande réalisation se caractérise par ses nombreuses innovations, à tous les points de vue.\u2022 Architecture \u2022 Aménagement \u2022 Services \u2022 Technologie OUI, NOUS L'AVONS RÉALISÉ! Voici quelques entreprises ayant contribué à la réalisation de l'Hôtel des Gouverneurs Laval.748-6921 ALIMENTS PEERLESS LTEE (LES) Distributeurs des jus - VITALITY.fill KO SYSTEME (Une division de M.D.Vaillancourt) Aménagement et ameublement de bureaux CALMEK ÉQUIPEMENT LTÉE Fournisseurs d'équipement commercial pour buanderies et nettoyeurs à sec - Consultants et conseillers CHRONOFORT LTÉE Vente et réparation de coffre-forts COrERACES UNIVERSEL LTÉE > Travaux de coffrage industriel, commercial et institutionnel COMPAGNIE PEPSI COLA DE MONTRÉAL (LA) Fournisseurs des produits Pepsi Cola, Diet Pepsi, Seven Up.Canada Dry et des
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