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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-11-13, Collections de BAnQ.

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[" ARTS Une entrevue avec le réalisateur de Pelle le conquérant ¦ page E1 RETEAN TREMBLAY RENCONTRE.Claude Brière, directeur et producteur de la Soirée du hockey, parle d'information, de responsabilités et du respect des droits de la population - Tabloïd Sports 0614161835 39 17 SELECT La météo Aujourd'hui: Pluie Minimum -1\" Maximum 6\" Demain: Ciel variable DETAILS PACE A2 à ehe LE LAIT AU PLUS BAS PRIX\t\t\t ' SAC DE 4 HTM S.\tPERRCTTE\t\tÉCONOMISEZ HOMO\t3,40$\t3,92$\t0,52$ 2%\t3,20$\t3,72$\t0,52$ perrette\t\t\t 4\t\u2022MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988\t105e ANNÉE N° 25\t80 PAGES, 7 CAHIERS\tA domicile et AbitibiTemiscamingue : 55 cents _ Extérieur de la ville de Quebec (Region est) : 65 cents g Iles de La Madeleine: 90 cents \u2014\t0e \t\t\t\t\t La personnalité de la semaine Bonjour! La Chambre de commerce se donne une autre vocation Fini les cocktails et les festivals.place à la promotion des idées \"::J< Q John )ï 3 O Weekes Sports LAURIER CLOUTIER Révolution à la Chambre de commerce du Québec! Longtemps considéré comme le spécialiste des rencontres sociales, des festivals locaux et des kiosques touristiques, cet organisme d'affaires \u2014regroupant 230 chambres et totalisant 62 000 membres\u2014 vit une sorte de perestroïka.Son nouveau président, M.Louis Arsenault, compte en outre y ajouter la glusnost au cours de la prochaine année.Les cocktails guindés et même les déjeuners-causeries «pépéres» avec le promoteur ou le maire de la municipalité, «c'est bien mais ce n'est pas assez», a déclaré hier le vice-président exécutif, M.|ean-Paul Létourneau, dans le cadre du congrès de la «Chambre de commerce au futur» à Laval.La Chambre du Québec, sous VOIR CHAMBRE EN A 2 'Elections 88i Sommaire Annonces classées.F 2 a F 7 Arts et spectacles informations.E 1 cine-horaire.E 4 Bridge.A 10 Deces.B 8 Economie internationale.F1 Elections '88.B 1 Éditorial.B2 Feuilleton.F 3 Horoscope.F 4 Le monde.A 8 «Mot mystère».F 4 Ouoi faire aujourd'hui.F 6 8ûn!y tfoyT-Tu Hous L/icueï Ai/ec teuos.éceerioius, %'on aux CffcSBS Së&kBES.Hà(N ! La bonne humeur règne à bord de l'avion de la campagne électorale du chef liberal, où Geills Turner, femme de M.John Turner, s'amuse avec le sosie de M.Brian Mulroney, qui n'est nul autre que le reporter Doug Small du reseau de télévision Global.pmotoiaserci Mulroney sollicite l'aide de Charlevoix GILLES PAOUIN HAII COMIAU Se décrivant comme le fils de la Cote-Nord, qui vient solliciter l'aide des gens de Charlevoix, le premier ministre Brian Mulroney a parcouru hier son nouveau comté en promettant de lui donner une «prospérité à la hauteur de sa beauté».De retour dans sa circonscription pour la deuxième fois depuis le début de la campagne, le chef conservateur avait en poche un sondage publié le malin même, prévoyant un balayage conservateur dans la région.La lournéc s'est donc transformée en visite amicale où le discours politique a cédé la place aux anecdotes et aux souvenirs du «Gars de Baie-Comcau».Elle a aussi connu quelques ratés lors- VOIR MULRONEy EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN B 1 dans les bras de Martini Mme Hermance Frenette, 89 ans, entourée de ses deux héros: Sylvain Laporte (à gauche) et Martin Lafrance.photo bernard brauit.u presse Sans Martin, je serais morte asphyxiée, dit la vieille dame SUZANNE COLPRON Réveillé en pleine nuit par le cri de l'alarme, Martin Lafrance a d'abord pensé à son copain de palier, Sylvain Laporte.Puis, il s'est souvenu de la vieille dame, Hermance Frenette.89 ans, qui habite tout au bout de l'étage de l'immeuble, au 3445.rue Hutchison.Sa porte était fermée.Martin s'est dit que le ion de l'avertisseur de fumée ne l'avait peut-être pas tiré du sommeil.Aussi est-il allé frapper à sa porte.Une l'ois, deux fois.Comme il n'entendait rien, il a décidé de passer à l'action.D'un bon coup de pied, il a enfoncé la porte.Le cadrage de bois n'a pas résisté.Dans l'étroit logis d'une pièce et demie.Mme Frenette était là, assise sur son lit, l'air un peu perdu.Martin lui a dit: «Le feu est pris dans l'immeuble.Vite, il faut partir.» «|e lui ai laissé deux minutes, le temps qu'elle s'habille.Quand je suis revenu, elle était en train de faire le ménage.Elle rangeait des objets», a raconté Martin.«le ne me suis pas fâché contre elle, a-t-il dit.Mais j'ai haussé le ton.|e lui ai dit qu'il fallait se dépécher un peu.On n'avait pas une minute à perdre.» Martin et son copain Sylvain ont mis un manteau sur ses épaules.Ensemble, ils ont pris le chemin de l'escalier de secours pour descendre à pied les neuf étages qui les séparaient de la sortie.Cinq minutes plus tard et deux étages plus bas.la fumée était si dense que les deux gars ont décidé de changer d'escalier.Us ont emprunté celui qui se trouve à l'autre extrémité de l'immeuble.«l'ai de la difficulté à marcher», a confié la vieille damé, qui se remettait peu à peu de ses émotions.À son héros qui s'informait de son état, elle a répondu: «Comme si comme ca.Ça pourrait aller mieux, mais ça coûterait cher!» Au bout d'une dizaine de minutes, Martin commençait à trouver le temps long.11 craignait que Mme Frenette ne s'épuise avant d'arriver au rez-de-chaussée.Aussi, son copain et lui ont-ils décidé de soulever la vieille dame et de la transporter dans leurs bras.Martin, une armoire a glace, travaille comme instructeur dans un gymnase.En 1982, il était dans l'armée.C'est là qu'il a appris des trucs pour venir en aide aux gens.Il a aussi travaillé comme portier dans des clubs avant d'opter pour un retoi\"- aux études cette année.«Oh! Seigneur._'-t exclamée Mme Frenette.Dire que j'ai descendu trois étages dans les bras de Martin, l'étais un peu étourdie en arrivant en bas.mais jetais bien contente.Sans Martin et son ami, je serais peut-être morte asphyxiée.» Pour éviter que la fumée ne l'incommode trop, Martin avait aussi pris la précaution de mouiller un linge à vaisselle.« |e lui ai mis sur le visage.|e sais qu'il faut faire attention avec les personnes âgées.Elles résistent moins bien à la fumée», a-t-il expliqué.VOIR MARTIN EN A 2 PERMIS OU QUEBEC A2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 SUITE DE LA UNE Miss Canada, la réceptionniste Morgan Fox, âgée de 18 ans, s'efforce d'amuser un jeune garçon dans un hôtel de Londres, où les candidates au titre de Miss Monde ont organisé un spectacle lors d'une fête pour enfants.photolaser ap La Chambre de commerce se donne une autre vocation l'impulsion de son président sortant, M.Mark Toivanen, de Sani-van, vient de passer au travers d'un processus de «planification stratégique».Elle s'est interrogée sur sa vocation véritable, s'est remise en question et a dressé ses priorités.Comme une entreprise en concurrence, elle entend occuper tous ses champs d'activités et ne plus laisser, par exemple, les Si- Objecîiî: $22 millions $ 19,653,000 dacs des artères commerciales prendre sa place.«Des membres nous poussent dans le dos.Il faut s'impliquer.Pousser par exemple sur l'assainissement des eaux et le contrôle de la pollution.Notre crédibilité en dépend», a dit M.Létourneau.Vue comme un groupe de pression et un lobbyiste discret dans les couloirs des Parlements de Québec et d'Ottawa \u2014qui se permet à l'occasion de critiquer ouvertement des politiciens, ses amis\u2014 la Chambre défendra dorénavant jusqu'au bout ses idées.Quelles idées?Un des six ateliers d'hier portait notamment sur la nécessité de respecter l'environnement, avec la participation d'écolos et de spécialistes.Cet atelier aurait été impensable il y a dix ans, du temps de l'ex-président, M.Marcel Baril.Un autre atelier traitait du rôle social des Chambres de commerce.On se serait cru au congrès des Caisses Desjardins, qui travaillent d'ailleurs avec l'organisme pour aider les entreprises du Québec à profiter dps avantages du libre-échange.Plus de congressistes participaient à cet atelier social qu'à celui sur le financement des entreprises, après celui du RÉA (Régime d'épargne-actions).Pour la première fois de son histoire, le président du Mouvement Desjardins, M.Claude Bé-land, était le conférencier lors de l'ouverture du congrès.Il y a traité de la nécessité d'un nouveau projet de société pour le Québec, d'investissements accrus dans la recherche, etc.D'autre part, la Chambre a tenté de réunir le fan club de Brian Mulroney pour le week-end, avec ses quelque 550 congressistes, tellement le libre-échange y a fait l'unanimité.Ceci dit, la Chambre souhaite le libre-échange, avec Mulroney ou non.Comme le déclarait M.Yves Guérard, président du conseil de la Chambre de commerce du Canada, «pas question de laisser la propriété du libre-échange aux Mulroney, Turner et Broadbent ».Malgré la campagne électorale, «je garde mon droit de parole.Et vous, les Chambres locales, ayez le courage de vos convictions», a-t-il dit.La Chambre du Québec poussera l'idée de l'application du libre- LA METEO Québec\tMin.\tMai.\tAujourd'hui Abitibi\t-2\t3\tnuageux Oulaouais\t-1\t6\tpluie Uurentides\t-4\t4\tnuageux Cantons de 1 Est\t- 7\t5\tpluie Mauncis\t- 5\t-1\tnuageux Quebec\t-4\t2\tnuageux Lsc-Saint-Jean\t- 5\t0\tnuageux Rirnouski\t- 7\t0\tneige Gas[.esie\t-7\t0\tneige Baie-Comeau\t-8\t-2\tnuageux Sept-lles\t-8\t-2\tnuageux Canada\tMin.\tMai.\tAujourd'hui Victoria\tS\t9\tnuageux Edmonton\t-11\t-4\tneige Regma\t-6\t8\tnuageux Winnipeg\t0\t4\taverses Toronto\t3\t10\tnuageux Frodoniton\t-3\t2\tnuageux Halifax\t-1\t12\tnuageux Cdariottetown\t-1\t11\tnuageux Saint-Jean\t-2\t11\tnuageux États-Unis \tMin.\tMax.\tMin.\tMax.Boston\t4\t9 N.-Orléans\t16\t24 Buffalo\t2\t7 Pittsburgh\t-4\t6 Chicago\t1\t7 S Francisco\t12\t17 Miami\t19\t30 Washington\t1\t14 New York\t3\t13 Dallas\t17\t18 les capitales\t\t\t\t \tMin.\tMax.\tMin.\tMu.Amsterdam\t9\t13 Madrid\t9\t16 Athènes\t6\t12 Moscou\t-3\t-2 Acapulco\t23\t32 Mexico\t9\t26 Berlin\t7\t10 Oslo\t0\t10 Bruxelles\t8\t16 Paris\t8\t18 Buenos Aires\t7\t13 Romo\t10\t19 Copenhague\t8\t10 Séoul\t4\t10 Genève\t9\t12 Stockholm\t5\t8 Hong Kong\t16\t19 Tokyo\t7\t17 Le Caire\t12\t20 Trinidad\t23\t30 Lisbonne\t16\t20 Vienne\t1\t30 Londres\t11\t13\t\t échange, tant qu'elle ne l'aura pas obtenue.Le nouveau président, relation-niste de profession et vice-président de Québec Téléphone à Ri-mouski, a déclaré qu'il voulait établir des systèmes de communications modernes entre les 230 Chambres, en plus d'impliquer les milieux d'affaires régionaux et la population locale.Si bien que dans la promotion industrielle, par exemple, l'organisme d'affaires ne se contentera plus d'inviter les chefs de file à sa tribune mais les appuiera publiquement, dénoncera les abus de la CSST, de la fiscalité, des services publics et des.médias.On se surprend à essayer d'imaginer le Québec qui réagirait d'un seul bloc, comme un Québec Inc.ou un lapon efficace, dans tous les dossiers du développement économique, social, etc.Même dans l'environnement, qui devient notamment une question de survie pour l'entreprise.Lorsque les pluies acides détruisent 50 ou 60 p.cent de la forêt, l'industrie papetière et forestière se voit menacée de disparaître.M.Arsenault participera notamment au mouvement de bannissement des pollueurs mais à sa façon, avec des gants blancs, par de l'information diffusée partout.Un peu comme Desjardins.Les compagnies doivent respecter les lois sur l'environnement.Mais le nouveau concept du «pollueur-payeur» ne doit pas s'appliquer tout le temps, lorsque, par exemple, la recherche scientifique et les découvertes viennent changer les règles du jeu dix ans plus tard, a déclaré Me Michel Yergeau, paneliste du cabinet La-very O'Brien.Ainsi, M.Arsenault reconnaît, avec Me Yergeau, que Marc Levy, propriétaire de l'entrepôt de BPC à Saint-Basile-Ie-Grand, n'est peut-être pas coupable parce qu'il aurait construit sa grange selon les règlements de 1979.M.Toivanen se demande si les Sanivan de demain ne deviendront pas les leaders de la gestion d'entreprise, tellement elles travailleront en étroite collaboration avec leurs employés et aussi la population de leur quartier dans la recherche des meilleures solutions.?MULRONEY La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 453 à quatre chiffres 2738 45-7-01 Dimanche 13 novembre 1988.Mulroney sollicite l'aide de Charlevoix que les organisateurs ont fait étalage de leur manque de connaissance du comté.À La Malbaie, M.Mulroney s'est moqué de la présence d'un petit groupe de chahuteurs, qui voulaient lui faire perdre son calme, déclarant même qu'il ne craignait pas de les affronter.«Je suis un gars de la Côte-Nord et j'ai déjà vu passer les gros chars», a-t-il lancé à la grande satisfaction de la foule qui a scandé «Brian, Brian, Brian».La salle a toutefois paru étonnée de l'entendre parler de son enfance sur un ton familier pour raconter ses voyages dans la région avec sa famille.Il a décrit son père au volant d'une Pontiac 38 avec «les six enfants, 14 sandwiches et une caisse de bière».Pendant que son père, se prenant pour Gilles Villeneuve, multipliait les blasphèmes à l'endroit des autres automobilistes, a-t-il dit, sa mère égrenait son chapelet.Parti de Québec peu avant 9 h hier matin, la caravane de quatre autobus a fait escale dans autant d'agglomérations le long de la route de quelque 450 km, avant de finalement s'arrêter à Baie-Co-meau tard hier soir.En arrivant à Baie-Saint-Paul, ville la plus importante de la nouvelle circonscription, la caravane s'est arrêtée dans une station-service Irving pour demander son chemin.Cet incident, par ailleurs assez banal, prend ici une allure ironique puisque c'est le candidat de Charlevoix lui-même qui se moquait récemment de son rival Ed Broadbent à ce propos.Au début de la campagne M.Mulroney aimait à lancer: « L'autobus de Broadbent a fait 12 arrêts au Québec depuis le déclenchement des élections, deux pour faire des visites et dix autres pour demander des indications».Le technicien du son de la tournée, un Torontois unilingue, dont le rôle est de créer une ambiance favorable dans la salle, n'a pas eu la main heureuse non plus.Le pauvre homme a «oublié» d'emporter ses cassettes en français et a fait tourner des « tounes » en anglais.Une dame qui attendait l'arrivée de M.Mulroney, s'est tournée vers sa compagne pour lui glisser: «Franchement ils auraient pu se forcer un peu, les conservateurs.On en a de belles chansons françaises chez nous».À la deuxième étape de sa longue traversée du comté M.Mulroney a été reçu à l'école Félix-An-toine-Savard par quelques centaines de conservateurs et une poignée de bruyants partisans libéraux.Ces derniers, brandissant des affiches de leur candidat Martin Cauchon, n'ont cessé d'interrom- Bre les envolées oratoires de M.lulroney.Leurs cris s'unissant à ceux de syndicalistes anti-libre-échange à l'extérieur de l'immeuble l'ont forcé à livrer un discours assez décousu.Au départ de La Malbaie, trois des quatre autobus de la tournée se sont fourvoyés dans un cul-de-sac et ont été contraints de faire un assez long parcours pour revenir sur leur chemin.S'adressant à une centaine de personnes à Tadoussac, M.Mulroney a abandonné le ton populiste du début de la journée pour celui du premier ministre ému qui revient sur les lieux de son enfance.Avant de faire état des mesures adoptées par son gouvernement pour nettoyer le fleuve, M.Mulroney a reçu des mains du président d'Hydro-Québec, M.Richard Drouin, une sculpture d'un béluga pour marquer son appui à la campagne «Adoptez un béluga».?MARTIN Sans Martin, Je serais morte asphyxiée, dit la vieille dame Pourquoi ne pas avoir emprunté l'ascenceur?«l'ai déjà lu quelque part qu'il ne fallait pas prendre l'ascenceur en cas de feu.|e ne voulais pas prendre de chance.» Le feu a débuté vers 5 h.Il a nécessité deux alertes et l'intervention des pompiers pendant deux heures.Les flammes ont pris naissance au sous-sol de l'immeuble de 12 étages, rue Hutchison, non loin de la rue Sherbrooke.On ignore la cause de l'incendie.Mais les locataires ont pu retourner chez eux vers 8h, hier.Les dommages ont surtout été causés par l'eau et la fumée.Seule une femme, habitant à l'appartement 404 de l'immeuble, a été hospitalisée, à la suite de troubles cardiaques.?Le 6/49 fait deux gagnants ¦ Deux détenteurs des numéros 13,15,24,28,41 et 46, le numéro complémentaire étant le 21, se partagent le gros lot du Lotto 6/49 tiré hier soir, ce qui représente pour chacun une somme de $ 1 277 853,60.Le deuxième lot est partagé entre cinq détenteurs de billets ayant cinq chiffres exacts et le numéro complémentaire, soit un prix de $ 193 097,80 chacun.Le troisième lot est attribué aux billets portant cinq chiffres exacts, soit 299 gagnants de la somme de $2 469,30.Enfin, 17 363 détenteurs de billets comportant quatre chiffres exacts toucheront $81,70 et 325 628 billets avec trois chiffres exacts obtiennent le dernier lot de $10.Le Festival de l'érotisme LOUIS B.RO DIT AILLE collaboration spéciale PARIS ~ Dur! dur! le salon de l'érotisme 88 \u2014 Ero 88 pour les initiés.On pourrait même dire comme il est de bon ton à Paris : hard hard ! 1! y avait pratiquement une page dans Libération, il y avait eu plusieurs reportages à la télévision.Les seuls médias qui semblaient délibérément bouder l'événement: le Monde et la catholique Croix.J'étais donc professionnellement couvert.Je ne m'attendais pas au Pérou : je suis tombé sur les faubourgs de Beyrouth au pire de la guerre.Ou plutôt: les abords de la gare d'Austerlitz, un jeudi soir sous la pluie, ont l'aspect guilleret du port de New York à l'heure où l'on sort les couteaux à cran d'arrêt.Après l'entrepôt de «Mondial-Moquette», vous tournez à gauche, vous enfilez un couloir drapé d'un rouge douteux, et vous voilà à l'entrée de la cinquième édition du «Festival de l'érotisme».En échange d'un modeste billet de 50 francs ($ 10), vous vous retrouvez dans le saint des saints.Et même si vous trouvez qu'il y a tromperie sur la marchandise, on ne rembourse pas.Aux dires des organisateurs, il y aurait eu quelque 50000 visiteurs en huit jours.Faites les comptes: maladies ou pas, le filon résiste vaillamment.Ça rapporte.Et pourtant.Au rayon du sexe monnayable, si l'on suppose que la call-girl style Madame Claude appartient à la haute couture (chère), la pute de rue Saint-Denis au prêt-à-porter (périlleux), on serait ici au domaine du prèt-à-jeter, du fast-food.Parmi les dizaines de sex-shops de Paris, certains étalent un luxe tranquille en comparaison de cet Ero-88.Il parait que les précédents «salons» avaient des velléités humoristiques ou «culturelles».De ces gigantesques ambitions il reste aujourd'hui un stand de bandes dessinées erotiques (en vente dans les librairies normales).Quatre ou cinq stands d'«artistes» totalement désertés et où l'on a envie de pleurer : «sculptures» de cuisses, de seins moulés; photos de pénis en érection ; croûtes montmartroises de dames à poil, etc.On trouve même un «mobilier» avec des sexes mas-culins dans le bois, dans les couvre-lit.Solitude de l'artiste! Cette année, cependant, les organisateurs ont compris où étaient les valeurs sûres, éternelles: le bon vieux porno et le strip-tease.Sur la gauche, deux gros barbus qui doivent le reste du temps vendre aux Puces ou sur les quais étalent une collection impressionnante de Paris-Hollywood, l'incontournable magazine des années 50-60: ils ont dû acheter ça au poids et les revendent à $6 le numéro.Idem pour de vieilles photos porno racornies vendues au même prix.Les gens feullet-tent, certains achètent.L'un des deux gros gratte sa guitare en chantant Brassens.avec la voix de Brassens! Après on tombe dans le vrai de vrai.Un original sex-shop reconstitué.Un premier podium entouré de spectateurs mâles et où l'on annonce un strip-tease.Lequel n'arrivera jamais pour cause de panne de sono.Les mâles se déplacent vers un deuxième podium où se déploient d'affligeantes «danses erotiques», dont certaines exécutées par des amateurs (traduisez: gratis pour les organisateurs).Un «MC» plein d'entrain nous présente «Ulla» et «Pauline», deux maigrichonnes bizarrement vêtues et qui, dans un stand voisin, prennent des poses à la demande du client (en échange de $20).Pauline, relevant son tee-shirt, se malaxe les seins avec une ardeur qui me ramène tout droit à Marilyn Bouillon et sa fameuse «danse du concombre», en 1968, en banlieue de Rimouski.« Ulla et Pauline sont disponibles pour les réceptions, pour les comités d'entreprise.», précise le «MC».En réalité, tout ça ne va pas trop loin, justement parce que ça ne coûte rien.L'idée, fort subtile, étant d'appâter le client en direction des attractions tarifiées: le joyeux théâtre Saint-Denis pour la somme pas seulement symbolique de 69 francs, et celui joliment baptisé des Deux boules (cent francs).Aux Deux boules, pas de problème, c'est une affaire qui marche: dès l'annonce du prochain show \u2014où « Cathy, de retour de Thaïlande fume la cigarette par un bout que vous ne croirez jamais!»\u2014 une quinzaine d'hommes font la queue, billet de cent francs à la main.À l'intérieur, quand vous entrez au début du spectacle, vous trouvez un décor de taudis, une sono agonisante.Quant à Cathy, si elle revient de Bangkok, elle semble surtout avoir «fait toutes les guerres»\u2014 comme le dit la chanson, à commencer par celle de Corée.Y aura-t-il enfin quelque chose à se mettre sous la dent?Oui, car j'entends au haut-parleur annoncer «le bar des Canadiens».N'écoutant que mon patriotisme, je me précipite.On me précise: striptease masculin, artistique, et pas hard.Good! À l'intérieur, une douzaine de messieurs attendent que ça arrive.Qui dira la mélancolie d'un mousseux de base servi dans un verre de plastique en échange de $ 14?Et c'est vrai qu'ils ont l'air mélancolique.Mais attention, ça commence! Voilà Jonathan, crinière léonine, l'air d'un garçon-coiffeur qui irait danser le soir au Metropolis.Fait quelques pas, écarte les jambes, nous montre de quoi il retourne, puis disparaît.Arrive le grand Vincent, sur musique langoureuse.On nous le présente comme le «plus romantique».H a plutôt l'air d'un commis-voyageur avenant, mais qui aurait oublié sa chemise.Quand il revient un peu plus tard, il a pousse la distraction jusqu'à oublier son pantalon.Ne restent plus que de belles bottes blanches incrustées de magnifiques pierres précieuses, et sa petite culotte blanche qu'il triture dans tous les sens avant de laisser s'envoler un gros oiseau semi-érigé (si c'est comme ça tout le temps, cela doit présenter à la fois des inconvénients et des avantages).Ayant mangé le verre de plastique je me retire.À l'extérieur, je verrai le troisième de la bande, le petit Ricky \u2014gros problème de peau et de dentition \u2014 qui me dévoile le mystère de leur présence à Ero-88.Lui et les deux autres font profession de strip-teaseurs à Montréal: «jamais de hard, c'est interdit de se toucher à Montréal».La plupart du temps dans des bars «gay», le triomphe absolu consistant à se produire au «281 » (rue Sainte-Catherine), devant des admiratrices déchaînées.Quant à ce qu'ils appellent le «vrai» Chips and Dale (américain ), ce serait un peu comme le Bolchoi.Nos trois compères, si j'ai bien compris, sont venus à Paris avec un contrat en or: «On nous a payé le billet d'avion, l'hôtel, nous mangeons bien».Et surtout, c'est le tremplin pour une carrière d'artiste: «Ici à Paris, dit Ricky, l'art ça veut dire quelque chose, et moi je suis un artiste».Bon, pour l'instant, les offres ne sont pas mirobolantes, mais il y a de l'espoir.«D'ailleurs, j'ai une proposition pour l'Afrique.\u2014 Ah ouais, où ça?\u2014 À Oman.» Je consulte rapidement mes souvenirs géographiques: ça serait-y point plutôt dans les émirats arabes?Attention de finir dans les harems! Cependant je me garde de décevoir l'ami Ricky, et je me dépêche vers la sortie, plus mélancolique encore que l'entrée.Avec tout ça j'en ai au moins pour 48 heures à être vertueux.La grande plage de Miami se met à l'heure des plages européennes d'après UPI MIAMI BEACH ¦ La grande plage floridienne se met à l'heure européenne en accueillant de plus en plus de baigneuses à la poitrine nue, constatent les maîtres baigneurs.Cette tendance est attribuée à l'afflux récent de touristes d'Europe, où le fait est courant depuis de nombreuses années.Selon un maître de plage, certains jours de fin de semaine il y a jusqu'à une cinquantaine de femmes la poitrine au vent dans un secteur de plage donné et on note une augmentation marquée du phénomène cette année.Le chef de police a rappelé que cette pratique al- lait à rencontre de la loi à Miami Beach, mais il a dit ne pas s'en formaliser, étant donné que les personnes qui s'exhibaient ainsi ne faisaient rien de mal au sens de la loi de leurs pays.«Nous ne cherchons aucunement à arrêter les touristes, dit encore le chef de police.Nous intervenons uniquement s'il y a plainte, ce qui est assez rare.» Le tourisme européen a augmenté de 62 p.cent au cours des cinq premiers mois de 1988 et ce mois-ci une agence de voyages danoise a fait des réservations pour 1 400 touristes Scandinaves pour l'année qui vient.Néanmoins, toutes les baigneuses à la poitrine nue ne sont pas européennes.Plusieurs Américaines suivent l'exemple de leurs consoeurs européennes et s'en trouvent fort aise.\u2022V LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 La Presse \u2022 A3 La CUM surveillera la pollution nocturne MARC DORE ¦ Les pollueurs pourraient bientôt avoir de la visite.la nuit.Le Service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal mettra sur la route, à compter du début de l'année prochaine, une équipe de deux inspecteurs chargés de l'application du règlement sur la pollution industrielle et qui travailleront le soir et la nuit.Le travail des inspecteurs se fait actuellement entre 8 li et 16 h 30, ce qui peut donner l'«idée» aux éventuels pollueurs de faire leurs déversements de produits polluants en dehors des heures de visite des représentants de la CUM.Selon le directeur du service.M.Gérald Perreault, la nouvelle «équipe volante», qui coûtera $ 100 000 en l989àlaCUM, fera des inspections à l'improviste pour prendre les pollueurs en flagrant délit.M.Perreault répondait, hier, aux questions des élus dans le cadre d'une séance spéciale de la commission permanente sur l'environnement de la CUM, qui se penchait sur les prévisions budgétaires du service pour I989.Les rapports des inspecteurs sont utilisés en preuve dans les poursuites contre les pollueurs.Depuis le début de l'année, les pollueurs ont été condamnés à plus de $40 000 d'amendes.À ce sujet d'ailleurs, l'annonce récente, par le ministre de l'Environnement, Clifford Lincoln, d'une hausse importante \u2014 jusqu'à $ I million \u2014 des amendes imposées aux pollueurs réjouit la CUM.Selon le vice-président Michael Painstat, la CUM a bien l'intention de faire rapidement ajuster ses propres amendes \u2014 dont le maximum est actuellement fixé à $2 000 \u2014 à l'échelle qui sera établie par Québec.Des boues incinérées Le directeur Perreault a par ailleurs indiqué que son service devrait être en mesure, en début d'année, de brûler la totalité des boues produites par l'usine de trai-lement des eaux usées de Ri-vière-d es-Prairies.Pour le moment, le Service de l'environnement utilise un seul incinérateur et réussit à brûler 70 p.cent des boues, considérées par le ministère de l'Environnement comme des déchets solides non toxiques.Le reste est transporté pour être enterré dans divers sites d'enfouissement, avec l'autorisation de Québec.Un second incinérateur entre en opération cette semaine et un troisième, début janvier.Il ne devrait plus y avoir alors de boues excédentaires, a dit le directeur Perreault.Les cendres de ces incinérations sont considérées comme toxiques, mais M.Perreault assure que le ministère de l'Environnement est sur le point de les transferer dans la catégorie «non toxique».Elles sont déposées dans la carrière Demix, acquise par la CUM.Sur un autre plan, le Service de l'environnement poursuit l'établissement d'une liste des lieux d'entreposage et d'utilisation des produits dangereux sur le territoire de la CUM.Celte liste sera éventuellement remise au comité exécutif de la CUM, qui décidera de son utilisation.Rapports adoptés Les prévisions budgétaires des divers services de la CUM ont été étudiées hier et feront l'objet de recommandation au conseil de la CUM.plus tard cette année.Les prévisions concernant le service de police avaient été étudiées en septembre, tandis que celles de la STCUM dépendent de décisions qui seront prises avec le gouvernement du Québec.Le budget de la CUM prévoit, pour 1989, des dépenses «sûres» de $730 millions, sans compter les dépenses reliées au transport en commun.Il pourrait atteindre les $855 millions, selon la solution qui sera trouvée au déficit de la STCUM.un «trou» de $33 millions entre revenus et dépenses.Bébé Amanda était plutôt pressée.Elle se pointe avec ses 8 livres et 11 onces dans l'auto de son père filant vers l'hôpital MARC DORÉ ¦ Bébé Amanda était plutôt pressée.Quand papa et maman ont quitté en catastrophe Montréal-Est, vers 6 h du matin, hier, pour filer vers l'hôpital St-Mary's, par l'autoroute Métropolitaine, elle n'a pas pu attendre.Et c'est rendu sur le chemin de la Côte-des-Nciges, à quelques rues de l'hôpital, qu'Amanda a vu le jour, tandis que papa, le pied au plancher, essayait d'amener maman jusqu'à la salle d'accouchement.C'est une belle grosse fille de 8 livres et 11 onces qu'Angie Trotto a transporté dans ses bras à, l'hôpital, enveloppée dans son manteau.À cause des conditions un peu spéciales qui ont entouré sa naissance, la petite a été placée en observation dans un incubateur.Il n'a donc pas été possible de la photographier dans les bras dé sa maman.Mme Trotto a déjà deux enfants, Christine, âgée de 6 ans, et Lisa, qui a 20 mois, et c'est sans les réveiller qu'elle est partie, hier matin, une fois la gardienne rendue sur place.Depuis quelques minutes, Mme Trotto était réveillée.Les contractions avaient commencé, «très rapprochées, racontait la maman hier soir, presque aux 5 minutes dès le début ».L'enfant qu'attendait Mme Trotto avait du retard: il était «prévu» pour le 30 octobre et son médecin avait décidé de provoquer l'accouchement demain.Mais c'était compter sans Amanda, bien décidée à n'en faire qu'à sa tête.C'est dans l'auto que tout s'est accéléré: les eaux ont crevé sur la Métropolitaine et dix minutes plus tard Mme Trotto donnait elle-même naissance à sa fille.Mme Trotto, qui s'occupe maintenant à plein temps de sa famille, travaillait autrefois chez Sucre Lantic.Son mari, André, est technicien en électronique à l'emploi de la Northern Telecom, à Montréal-Nord.André et Angie Trotto étaient tout sourire, hier, malgré les circonstances un peu spéciales qui ont marqué la naissance de leur fille, Amanda.PHOTO LUC SIMON PERREAULT.La Presse PHOTO LUC SIMON PERREAULT, La Presse Manifestation contre tes BPC Plus de 200 citoyens des municipalités de Saint-Basile-le-Crand, de Sainte-Julie et de Saint-Bruno ont manifesté hier devant l'école Jacques Rocheleau, à Saint-Basile.Ils ont marché jusqu'à l'entrepôt de BPC, incendié le 23 août dernier, pour réclamer le transfert des produits dangereux.Le porte-parole du comité de citoyens, Michel Boisclair, a déclaré en parlant des BPC: «Enlevez ça de là.Il faut que ça parte!» PHOTO (4 Presse un pompier meurt d'une crise cardiaque Un pompier est mort d'une crise cardiaque hier alors qu'il combattait un incendie, au 3708 est, rue Ontario à Montréal.Il s'agit de Denis Lachance, âgé de 42 ans.Tous les efforts déployés sur place pour tenter de le réanimer se sont soldés par un échec.Le décès a été constaté vers 4 h 30 à l'hôpital Maisonneuve, où la victime avait été transportée.Tout porte à croire que l'incendie est d'origine criminelle.Le feu a débuté vers 3 h 30 dans des bacs à déchets, à l'arrière de l'immeuble en construction.Trop jeunes pour entrer dans les bars aux USA, ils viennent boire à Montréal SUZANNE COLPRON ¦ De minuit et 4 h du matin, les policiers ont répondu à plus de 60 appels hier dans le centre-ville de Montréal.Treize personnes ont été arrêtées et un homme a été conduit à l'hôpital.Exceptionnel pour un vendredi soir?Non, affirme le lieutenant André Saint-Denis.«Ça n'arrive pas toutes les fins de semaine, mais c'est fréquent.À chaque fois que des groupes de jeunes Américains viennent passer le week-end à Montréal! c'est la fête.Ça pète partout», explique-t-il.«Les Américains de 18 à 21 ans, en particulier ceux qui habitent au Massachusetts, sont nombreux à se payer un voyage organisé en autobus.Ils viennent à Montréal pour sortir dans les bars et les boites de nuit.Ils en profitent pour prendre un coup et faire la fête, parce qu'aux États-Unis l'âge de la majorité est de 21 ans.» Des 13 personnes arrêtées durant la nuit, le tiers était des Américains, précise le lieutenant.Mais ça ne veut pas dire grand-chose.Neuf fois sur dix, les trouble-fête se poussent avant l'arrivée de la police.«Quand les agents arrivent sur les lieux d'un incident, les gens cessent de se chamailler et se dispersent.Personne ne veut donner son nom ni porter plainte», spécifie-t-il.Agression au couteau Vers 2 h 30, un homme de 19 ans a été agressé par deux individus en sortant du bar Yesterdays, situé au 1285, bou- levard de Maisonneuve.près de la rue Crescent.Atteint de deux coups de couteau, un à l'abdomen et l'autre au poumon, il a été.transporté à l'hôpital Général de Montréal.La police a arrêté deux gars en rapport avec cette agression.Mais après les avoir interrogés, elle a dû se résoudre à les relâcher.Non parce qu'ils étaient innocents, mais du fait que la victime refusait de porter plainte.Le jeune homme refusait même de dire son nom, a précisé le lieutenant.Un peu plus plus tard, vers 3 h 15, un autre client se faisait battre en sortant du Yesterdays.Il se rendait à l'hôpital Saint-Luc pour recevoir les premiers soins.Pendant ce temps-là.les agresseurs prenaient la fuite.«Dans 90 p.cent des cas.les policiers n'arrêtent pas les jeunes qui troublent la paix.La plupart du temps, ils se contentent d'intervenir pour rétablir le calme.S'il fallait écrouer tout le monde, on n'en finirait plus», dit-il.Le centre-ville de Montréal compte 400 établissements avec permis d'alcool : des restaurants, des bars et des clubs de nuit.«Ça fait beaucoup de monde.» Les Américains accusés d'avoir troublé la paix sont libérés en échange de la promesse de comparaître en cour à une date ultérieure et moyennant une caution.S'ils ne se présentent pas devant les tribunaux, ils ne revoient jamais la couleur de leur argent.«C'est ce qui arrive la plupart du temps, souligne le policier.Les Américains retournent chez eux et on ne les revoie plus.» Adolescente violée en revenant de la disco Trois individus appréhendés par la police ¦ Une adolescente de 16 ans a été violée hier par trois jeunes qui l'avaient suivie à la sortie de la discothèque 13e Ciel, à l'angle des rues Saint-Grégoire et Christophe-Colomb, à Montréal.\u2022 Selon la police, la jeune fille raccompagnait sa copine de 15 ans chez elle.En montant dans un autobus de la STCUM, vers 1 h, elle a remarqué qu'un groupe de cinq gars la suivait.Rendues à l'arrêt d'autobus, au coin des rues Albert-Hudon et Marie-Victorin, à Montréal-Nord, elle et son amie sont descendues.Les gars les ont suivies dans la rue.Un type de la bande aurait alors demandé à l'adolescente de 16 ans de le suivre chez lui.Son appartement se trouvait dans les environs.La jeune fille aurait refusé, mais deux gars l'auraient empoignée et forcée à les suivre.Sa copine de 15 ans, elle, a réussi à prendre la fuite.Elle s'est dépêchée d'aller prévenir sa mère du danger que courait sa copine.La femme a aussitôt alerté la police.À l'arrivée des agents, l'adolescente de 16 ans sortait de la maison des suspects.Elle a dit aux policiers qu'elle avait été violée par trois gars et elle a désigné la maison de ses agresseurs.Les policiers ont arrêté trois hommes, âgés de 17 à 21 ans.Ils recherchent toujours un quatrième suspect.Quant au cinquième gars, qui avait été vu par la jeune fille dans l'autobus, il semble qu'il n'ait rien à voir avec ce drame.Il est peut-être rentré chez lui en sortant de l'autobus, a indiqué le lieutenant lacques Bernard, de la police de la Communauté urbaine de Montréal.Les trois suspects doivent comparaître en Cour des sessions de la paix, demain matin, pour répondre à des accusations d'agressions sexuelles, a précisé le policier. A4» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 Le sexisme subsiste dans les cours d'éducation physique Presse Canadienne QULULC ment accomplis par le système -\u2014 d'éducation, notamment pour l'ouverture des mentalités, la société québécoise cultive encore, dans le secret de ses classes d'édu-Malgré les progrès supposé- cation physique, les mêmes my- UQAM EN GRÈVE Assemblée générale de L'AGEUQAM pour se prononcer sur la poursuite de la grève Dimanche 13 novembre à 19 h Théâtre Félix-Leclerc 1456, Ste-Catherine est (métro Beaudry) Droit de vote pour les secteurs Sciences humaines, Arts, Lettres et Mathématiques.Vote indicatif pour la plupart des autres modules.thes et comportements sexistes qu'à l'époque de «la grande noirceur».Une étude menée par Suzanne Laberge, professeur en sociologie du sport au département d'éducation physique de l'Université de Montréal, démontre en effet qu'en 1988, presque 25 ans après que le rapport Parent eût entrepris de moderniser et de démocratiser les écoles, les cours d'éducation physique ne sont pas plus mixtes qu'avant, ou si peu.Semblables à leurs confrères masculins lorsqu'ils étudient ensemble le français ou les mathématiques, les filles apprennent en cours d'éducation physique qu'elles ne font plus l'affaire, qu'elles sont « moins » que les garçons.Les écoles publiques qui offrent depuis 1964 des cours mixtes, le font généralement dans toutes les matières.sauf en éducation physique, où les professeurs évoquent, pour justifier leur attitude, les mêmes faux mythes que dans les années 1950: les femmes sont limitées par leur condition biologique; les sports et exercices sont nuisibles à leur système reproducteur; elles sont plus sujettes que les hommes aux blessures sportives; l'activitéphysique les masculinise.Les cours d'éducation physique ne sont mixtes qu'au primaire, révèle l'étude de Mme Laberge.Au secondaire, les profs changent de mentalité.et de comportement.Des 14 écoles secondaires montréalaises visitées aux fins de cette étude en 1988, seulement la moi- c6 pieds empotte cl mis en fotme HJIN1ENJNT % 369\" Offre valable uniquement samedi-dimanche-lundi -SComouillier choix d9 -1 couleurs rose-péche-blanc-bleu 6 pieds empotlés et mise en lorme Prit cour.Plant de mais en soie 6 pieds Enpollc (I min en forme MAINTENANT 3 989$ Diffenbachia 5'/2 pieds 36\"* Plantes vertes en soie 20% de réduction SHALIMAR DESIGN (QUÉBEC) INC.3303, boul.Griffith, St-Laurent ROU'£,fl'J~iïNE^ 735-2365 ^EllB Lun.mar., mer.10 h à 18 h.Jeu., vert.10 h a C\"IFFI7H 21 h.Sam., dim.10 h à 17 h.cote tu liesse MEIBOI'OUIAIN PHOTO LUC SIMON PERRAULT, La Presse Encan-céiébrttés Les amateurs d'objets rares étaient gâtés hier soir.La Fondation canadienne du rein tenait la quatrième édition de son encan-célébrités, une source de financement importante pour elle.De nombreuses célébrités du Canada et des États-Unis avaient donné divers objets qui étaient vendus au plus offrant.Côte à côte, on pouvait voir la bedaine de Ding et les lunettes de Dong, les patins de Luc Robitaille et la mitaine de Patrick Roy, le stylo de George Bush et les espadrilles de Chris Evert, Sur notre photo, des amateurs examinent une cesquette des Expos.SERA BIENTOT LA.SOYEZ PRÊTS, PASSEZ CHEZ DÈS AUJOURD'HUI m CROIES RABAIS 20$-25$ Pneu radial toutes saisons Roadf-îandler' LTR pour camion.Possède 2 ceintures d'acier.Série 97000.Ord.136,99$-197,99$.Ch.116,995-172,99$ RABAIS Radiaux RoadHandler 'glace et 20% i neige' à semelle à sculpture\t\t profonde.\t\t \tSears\tSoldé Dimensions\tOrd.\tCh.P155/80R13\t79,995\t63,99$ P165/80R13\t82,99$\t66,39$ P175/80R13\t84,99$\t67,99$ P185/80R13\t89,99$\t71,99$ P185/75R14\t94,99$\t75,99$ P195/75R14\t97,99$\t78,39$ P205/75R14\t101,99$\t81,59$ P215/75R14\t106,99$\t85,59$ P205/75R15\t102,99$\t82,39$ P215/75R15\t106,99$\t85,59$ P225/75R15\t110,99$\t88,79$ P235/75R15XLI\t118,99$\t95,19$ Aspect'70'\t\t P175/70R13\t83,99$\t67,19$ P185/70R13\t85,99$\t68,79$ P185/70R14\t96,99$\t77,59$ P205/70R14\t98,99$\t79,19$ RABAIS Radiaux toutes saisons RoadHandler* II*.Parfaits pour les voitures ] à traction avant.Dimensions Sears ord.Soldé ch.P155/80R13 P165/80R13 P185/80R13 P185/75R14 P195/75R14 P205/75R14 P205/75R15 P215/75R15 P225/75R15 P235/75R15 87,99$ 93.99S 103,99$ 108,99$ 111,99$ 115,99$ 118,99$ 124,99$ 131,99$ 141,99$ 58,65$ 62,65$ 69,31$ 72,65$ 74,65$ 77,31$ 79,31$ 83,31$ 87,98$ 94,65$ m ¦ \\ mm m ?XL.taux do charge accru pour camionnettes et lourgonnollos Les pneus nculs Sears sont garantis contre les avaries routières Installation gratuite* \u2022Su* jantes standard en accr 'Remarque: allouez jusqu'à 2 semâmes pour la livraison GARANTI CONTRE lUSURE 90 000 km RABAIS RABAIS Batterie DieHard ' Incredicell.notre meilleure batterie de rechange.Puissance jusqu'à 680 A pour démarrage à froid.Chargée et prête à être installée.Ord.99,.99$.Ch.84,99$ Ensemble de radio AM/FM MEI \u2022 comprenant radio à syntonisation électronique, correcteur graphique 5 gammes, possibilité de 10 postes préréglés et plus encore.No 26800.Ord.429,99$.Ch.279,99$ Les prix ord.mentionnes sont dos prix Sears Produits et services pour l'automobile non offerts à nos magasins de Granby et Deux-Montagnes.\"~&\"«|R en.vffîtf»* o«a 1 V C'EST VOLER itesP^fJ Prix en vigueur jusqu'à épuisement des stocks.vous en avez pour votre argent.et plus LE CONSEIL QUÉBÉCOIS DU COMMERCE DE DÉTAIL 550.rue Sherbrooke ouest.Bureau 1000 Montreal (Oueboc) H3A 109 \u2022 B42-66B1 Sears appuie cette campagne de prévention contre le vol à l'étalage.SATISFACTION OU SERVICE APRÈS-VENTE ASSURÉ LA CARTE DE CRÉDIT NO 1 DES ^îîA^S!îl?ëc«AAMQUES KENM0RE REMBOURSEMENT DANS TOUT LE CANADA MAGASINS À RAYONS AU CANADA DIEHARD, CRAFTSMAN Los mentions 'Ord 1 ou 'Était' de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Heures d'ouverture: 8h à 17h30 du lundi au mercredi; de 8h à 21 h le jeudi et le vendredi: de 8h à 17h le samedi pour Brossarà Mail Champlain, 465-1000; Si-Jérôme, Carrefour du Nord, 432-2110; St-Jean, Carrefour Richelieu, 349-2651 ; 7h30 à 17h30 du lundi au mercredi; de 7h30 a 21h le jeudi et le vendredi; de 7h30 a 17h le samedi pour Ville St-Laurent, Place Vertu, 335-7770; Anjou, Galeries d'Anjou, 353-7770; Laval, Carrefour Laval, 682-1200; LaSalle, Carrefour Angrignon, 364-7310.Copyright Canada, 1988, Sears Canada Inc., ; \\ .« 1 Le KGB propose des rencontres régulières avec la CIA Agence France-Presse WASHINGTON ¦ Le KGB (services secrets soviétiques) a suggéré que ses dirigeants et ceux de son «homologue» américain, la CIA, se rencontrent régulièrement, selon un officier du KGB cité par le magazine US News and World Report dans son édition à paraître demain.Cet officier, dont l'identité n'est pas révélée, aurait fait cette proposition lors d'une récente conférence à Moscou en présence de représentants officiels américains, indique sans plus de précision cet hebdomadaire.De telles rencontres présenteraient un double avantage, en période de «Glasnost», ajoute US News: promouvoir la détente en «permettant à des officiers des deux organisations de se connaître, et permettre l'examen conjoint d'anciennes opérations clandestines pour éviter à l'avenir des erreurs d'interprétation sur les raisons de ce type d'opérations.La CIA n'a fait aucun commentaire, indique US News, mais a publié le texte d'un projet de résolution proposé à la conférence de Moscou par un ancien directeur de la CIA, M.William Colby.Ce dernier se prononçait notamment pour l'interdiction d'opérations politiques et paramilitaires secrètes dans le tiers monde et appelait à la création de centres conjoints du renseignement à Washington et Moscou pour surveiller la bonne application de tout accord entre les deux pays dans ce domaine.Un virus informatique meurt sur une faute d'orthographe Associated Press STOCKHOLM ¦ Une tentative d'introduire un virus informatique dans l'ordinateur d'une université suédoise a bien failli réussir, mais une faute d'orthographe dans un mot-clé a déclenché l'alarme, a rapporté hier la télévision suédoise.«L'assaillant», qui s'était procuré le programme du virus américain ayant contaminé des centaines d'ordinateurs aux États-Unis, avait réussi à se mettre en relation avec l'ordinateur de l'université de Linkoping par le biais d'un programme de l'ordinateur de l'université de Lund, située à 600 km au sud de Stockholm.Mais une faute d'orthographe dans un mot, a déclenché l'alarme dans l'université de Linkoping.Le virus, s'il avait été correctement «injecté» aurait pu proliférer dans les réseaux et contaminer des ordinateurs dans l'ensemble de la Scandinavie. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 \u2022 A7 H % Guy Pinard euyj.Houle, du bureau Swabey, Mitchell, Houle, Marcoux j & Sher, conseils ' en propriété intellectuelle, a été récemment nommé au poste de trésorier de la Licensing executives society (USA-/CANADA).Lé mouvement Les artistes pour la paix, qui est présidé par Antonine Maillet, procède actuellement à une intensive campagne de recrutement afin d'augmenter le nombre de ses membres.Renseignements: 284-2000.Pierre Paradis, ministre des Affaires municipales, remettait récemment un certificat à quatre personnes reconnues pour leur travail auprès des sans-abri.Ce sont Pierrette Angers, de le Chaînon, Colette Lamontagne-Samson, d.e la Maison revivre de Québec, Elisabeth Martin, du service d'hébergement Saint-Denis, et Monique Picard, de la Maison du père.Pendant 13 ans, Guy Lu fleur a brillamment porté les couleurs du Canadien dans le milieu francophone qu'est Montréal.11 aura fallu qu'il tente un retour à New York pour que Paris-Match parle de lui.Le sieur Florian Toutant, gouverneur de la Seigneurie des ïles-de-Carignan, et le sieur Paul-André Perreault, maire de et le Mexique L'Ensemble national de folklore Les Sortilèges présentait récemment une soirée haute en couleurs avec la participation de quatre danseurs étoiles du Ballet Folklorico de Mexico.Andrée Bourassa, présidente d'honneur de la soirée, a félicité les danseurs après le spectacle, dont Normand L'Êcuyer, des Sortilèges, et Viviana Basanta-Her-nandez, qui représentait le Mexique.Carignan, ont présidé récemment la première cérémonie d'intronisation des seigneurs et grandes dames de la seigneurie.Les 12 nouveaux seigneurs et grandes dames sont: Clément Lavoie et Diane Lavoie; Richard Leclair et Francine God-bout; Denis Mclntyre et Louise Roy; Robert Paré et Monique Baril; Alain Pillenière et Louise Mantha; Marcel Syn-nott et Suzanne Dansereau.Sylvie Lacelle, gagnante du concours personnalité-mystère en septembre, a choisi un bijou du joaillier Philippe Planas.Les Anciens de l'édition profiteront de leur conventum demain au Holiday Inn-Richelieu, pour remettre l'Ordre du Livre ouvert à tous les anciens éditeurs, et pour rendre un hommage particulier à Jacques Hébert et Pierre Lespérance, respectivement fondateur des Éditions de l'homme et président de Sogi-des, propriétaire des Éditions de l'homme.Renseignements: 849-7169.Claude Brochu, président des Expos de Montréal, a accepté la présidence d'honneur de la campagne annuelle de sensibilisation de la Société Alzheimer de Montréal, dont l'objectif a été fixé à $80 000.Renseignements: 931-4211.O Denis Mouton (notre pho-to)a été récemment réélu président de l'Association québécoise de la fibrose kystique pour une septième année consécutive.L'inauguration de la nouvelle boutique Beverley Hamburg chez La Baie, mardi à 8 h, sera marquée par un défilé de mode.Robert Perreault, vice-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, parlera du transport en fonction du développement de l'Est de Montréal lors du déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de l'Est du Grand Montréal mardi à midi, au 6086, rue Sherbrooke est.Renseignements: 273-0256.Xavier Demoulin, consul général de Belgique à Montréal, a accepté la présidence d'honneur du bal annuel de l'Association Belgique-Canada, qui aura lieu vendredi à l'hôtel Château Champlain.Renseignements: Lilly Marcotte, au 646-6883.Moïshé Kulbak, auteur de Les Zelminiens, et sa traductrice Régine Robin seront à la librairie Hermès le samedi 26 novembre, à 19h, pour dédicacer leur oeuvre conjointe.Renseignements: 274-3669.O Le Centre culturel canadien de Paris servira de tribune mardi au lancement du Dictionnaire actuel de l'éducation, de Rénald Legendre, qui est publié en Europe aux Éditions Larousse Nathan international.Emile Martel, conseiller en culture et communication de l'ambassade du Canada, représentera le pays.Jacques Finet, vice-président exécutif chez Hydro-Québec, inaugurera le congrès de l'Association québécoise pour la maîtrise de l'énergie, qui se déroulera du 21 au 23 novembre, au palais des congrès de Montréal.Renseignements: 284-2596.Le Cercle des journalistes de Montréal célébrera son 40e anniversaire de fondation par une soirée de festivités qui aura lieu le 9 décembre, a 19 h 30, à l'hôtel Europa.Renseignements: Ar- mand Cloutier, au 8bb-b492, poste 627.O Brigitte Lachance, fille de Louis Lachance, de Montréal-Nord, vient d'obtenir une bourse d'étude de l'École de danse contemporaine Martha Graham, de New York.O Le D1\" Guylaine Lanctôt sera l'animatrice d'un colloque sur la phlébologie vendredi à midi, à l'hôtel Holiday Inn crowne plaza.Renseignements: 668-3310.La galerie Jocelyne-Gobeil, qui présente jusqu'au 3 décembre une exposition des oeuvres de Barbara Stutman, est maintenant installée au 2154, rue Crescent.Renseignements: 843-3856.A MARDI PERSONNALITE - MYSTERE Gracieuseté de Il Corporation et du Salon des métiers d'arts du Québec ¦ La photo de Dorothée Berryman de dimanche dernier était difficile à identifier et les habitués de cette chronique l'ont fait savoir en la boudant.L'absence de livraison de courrier vendredi n'a pas aidé non plus.Heureusement, 83,3 p.cent des quelque 320 participants ont correctement identifié la comédienne.Parmi les bonnes réponses, Michel Filion, adjoint au directeur de l'Information, a choisi les noms de six finalistes: Claude Chiasson, d'Anjou; Louise Poli- 2uin, de Laval; Andrée ouchard, Jeannette Dupont et Micheline Trudeau, de Montréal, et Micheline Maison-neuve, de Montréal-Nord.Ces personnes sont admissibles au tirage d'un bon d'achats de $200, gracieuseté de la Corporation et du Salon des métiers d'art du Québec, ainsi que de La Presse.Le prochain tirage aura lieu le 25 novembre.Les participants peuvent tenter leur chance aussi souvent qu'ils le veulent, mais chaque enveloppe ne peut contenir plus de cinq bulletins.La personnalité-mystère de cette semaine est facile à identifier.Ce comédien à la barbiche avait 23 ans de moins lorsque cette photo fut prise.Si vous reconnaissez cette personne, écrivez à TÊTES D'AFFICHE.La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1K9, enjoignant la date de parution.Montréalités Les tracasseries administratives font fuire les usagers des centres sportifs MARIANE FAVREAU m 1 semble qu'on I manquerait de clients pour remplir les centres sportifs.Mais la municipalité ne fait rien pour améliorer la situation, si on en croit un lecteur.Il trouve incroyables les chinoiseries administratives de l'inscription.Par exemple, il faut se présenter d'avance, avec sa photo et l'argent requis (pas de chèque ni de cartes de crédit), un autre jour que celui où vous pratiquez votre sport: l'inscription ne peut se faire au moment où vous commencez vos exercices, ni en fin de semaine.De plus, dans la discipline qui l'intéressait, on lui conseillait de s'inscrire tôt car on manquait de formulaires d'inscription, et ça pourrait retarder les choses! Et, ce qu'il a appris de plus bizarre, c'est que les «professionnels», les animateurs pour certains sports, sont payés à commission.Ils doivent donc mousser leur activité, recruter amis et parents pour avoir un salaire décent.Enfin, constatc-t-il, les centres recréa tifs sont fermés au moment où les citoyens, jeunes et moins jeunes, auraient le plus de temps pour s'adonner aux activités, les fêtes et jours de congé.JOE BEEF ET MARIANA JODOIN ¦ |oe Beef était une figure légendaire de Montréal.11 s'agissait en fait du pseudonyme de Charles McKicrnan, un Irlandais tenancier de la célèbre taverne Joe Bccf.Elle a accueilli les clients de 1870 à 1889.Guy Pinard raconte dans ses «Circuits pédestres» que Joe Beef gardait des animaux vivant dans sa cave.Et qu'il était d'une grande générosité.Voilà qu'on donne maintenant son nom à un parc, situé non loin de son ancienne taverne.Le parc Joe Beef est situé Les cordes à linges de Montréal: des valeurs culturelles incomprises au Japon.dans le quadrilatère formé par les rues Centre, Montmorency, Richardson et Richmond.De même, la sénatrice Mariana jodoin, elle aussi devenue une figure légendaire, aura un parc nommé en son nom.Il sera situé à l'angle sud-ouest des rues Mariana-lodoin et Anna-Paquin, dans Rivière-des-Prairies.Quant à Maria Goretti, celle qui a dit non dans un film qui avait fort troublé les adolescentes, elle aura aussi un parc, également situé à Rivière-des-Prairies, au nord de la rue des Capucins et de la 86e avenue.Enfin, le libérateur de l'Inde, Gandhi, se rappellera au souve- nir des Montréalais.On donne son nom à un parc de Côte-des-Neiges, situé au nord de l'avenue Van Horne, entre le chemin Hudson et l'avenue Darlingtion.Ce sera le parc Mahatma-Gandhi.DES IDÉES POUR NOS ÎLES ¦ La Ville de Montréal a lancé une soumission publique à laquelle n'importe qui peut répondre sans être un entrepreneur.Elle cherche des idées pour aménager les iles Notre-Dame dont une partie est dans un état déplorable depuis la fin des expositions, et Sainte-Hélène.Comment en faire profiter le plus possible les Montréalais, et y attirer les touristes?Doit-on en faire un grand parc naturel, avec le moins de construction possible?Doit-on y aménager un parc avec des équipements collectifs, un parc thématique?Doit-on y permettre, oh horreur! la construction d'immeubles commerciaux ou résidentiels?Pourrait-on améliorer les activités qui s'y tiennent et en ajouter d'autres?Faut-il faire disparaître les grandes piscines, la biosphère?Avec le circuit Gilles-Villeneuve, le Palais de la civilisa- tion, l'Aquarium, les piscines, le musée Stewart, les restaurants Hélène-de-Champlain et le Festin des Gouverneurs, sans oublier la Ronde, doit-on ajouter d'autres lieux permanents d'animation?Sait-on qu'il se tient à l'île Notre-Dame une importante colonie de vacances, l'été, du camping, une école de voile et d'autres activités nautiques et sportives?Vous avez des idées, des préférences?Faites-nous en part au bénéfice des autres lecteurs et des planificateurs de l'hôtel de ville.On prend pour acquis que la municipalité saura régler le problème d'accessibilité des îles, problème majeur actuellement.(Avez-vous déjà essayé d'amener une touriste plus très jeune à l'île Notre-Dame l'hiver?) Vous pouvez aussi faire connaître vos idées directement aux autorités, avant le 12 décembre, sur une feuille de papier ordinai-I re 8 !/2 par 11 po.adressée à: Plan de développement des îles, pavillon La Ronde, île Sainte-Hélène, Montréal, H3C 1A9.Ou encore, portez-là à votre bureau local Accès-Montréal.On peut d'aileurs s'y procurer un document qui éclaire la réflexion sur les îles.SURPRISE POUR UN JAPONAIS ¦ Il y a quelque temps, un journaliste représentant une importante agence de nouvelles de Tokyo, au lapon, a décidé de s'arrêter à Montréal.M.Hiroshi Eguchi, de Kyodo News Service, fait le tour des grandes villes du monde pour faire des reportages sur les défis auxquels elles sont confrontées.Au Canada, il avait le choix entre Vancouver, Toronto et Montréal.Et c'est ici qu'il a décidé de s'arrêter, notamment parce que le défi à relever est plus grand dans une ville qui a, comme Montréal, de vieilles pierres à conserver.Ses reportages sont publiés dans 32 journaux japonais tirés à 8 millions d'exemplaires.Mais une des choses qui l'a le plus surpris, selon Alain Leclerc, attaché de presse au comité executif, ce sont nos cordes à linge.Ces cordes, allant d'un poteau à l'autre, avec un mécanisme au bout (la poulie), lui causaient un problème insoluble: il n'arrivait pas à voir à quoi ça servait.Il a été très impressionné, assure M.Leclerc, quand on lui a expliqué qu'on y étendait le linge à sécher.En Asie, c'est souvent sur des perches tendues sur les balcons qu'on sèche le linge, ou encore sur des cordes temporairement tendues entre deux points.Bientôt les façades LES MAISONS ATTENDENT ENCORE ¦ Plusieurs se demandent ce qu'on attend pour faire quelque chose avec ces maisons barricadées, rue Hôtel-de-Ville entre les rues René-Lévesque et Lagauche-tière?Elles ont a été achetée par la Ville, il y a quelques années.Ce printemps, l'administration Doré en a cédé une partie à des groupes communautaires qui y aménageront des maisons de chambres et des maisons d'accueil.Après un bon travail de rénovation, il va sans dire.On a commencé des travaux de dé-blayage, à l'arriére, et l'on devrait voir s'animer les façades avant longtemps.i A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 DÉPÊCHES COLOMBIE Attaque rebelle ¦ Au moins 42 personnes, des civils et des guérilleros, ont été tuées dans la nuit de vendredi à hier au cours d'un opération des rebelles dans la localité minière de Segovia, dans la province d'Antioquia, (nord-ouest de la Colombie), a annoncé la police.Une centaine de guérilleros des Forces armées ré vol u-tionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de libération nationale (ELN, pro-cu-baine) ont réussi à occuper pendant six heures la localité au milieu de la nuit.AFGHANISTAN Route bloquée ¦ Les rebelles afghans ont indiqué hier qu'ils ont bloqué la principale route reliant la capitale Kaboul à la frontière soviétique, après que Moscou eut annoncé la suspension de son retrait d'Afghanistan.L'autoroute de Salang est la principale voie de communication utilisée par l'Armée Rouge.D'autre part, les autorités afghanes ont annoncé que I 358 rebelles ont été tués ces derniers jours dans des affrontements dans le sud, l'est et le nord-ouest du pays.JENNINGER La RDA réagit ¦ La presse est-allemande a estimé hier que le discours controversé qui a contraint à la démission le président du parlement de Bonn, M.Philipp lenninger, n'était pas un dérapage et qu'il montrait que la RFA n'a pas réussi a éliminer le nazisme.«Le discours de lenninger n'est certainement pas un hasard, il émane d'un système donnant une place à de telles vues», écrit notamment le quotidien pour la jeunesse Junge Welt.BALTIQUE Le Kremlin s'inquiète ¦ Le Kremlin a dépêché trois hauts représentants dans les républiques baltes dans l'espoir de calmer la mobilisation s'y développant contre le projet de réforme constitutionnelle en URSS, qui fera l'objet dans les prochains jours de débats aux parlements de ces républiques.Les trois membres du Bureau politique du PC soviétique sont arrivés respectivement dans les capitales d'Estonie, Lettonie et Lituanie.AFRIQUE DU SUD Attentat ¦ Le siège du Syndicat national des étudiants sud-africains (NUSAS), mouvement antiapartheid, a été détruit par un incendie d'origine criminelle dans la nuit de vendredi à hier à lohannesburg.Le président du NUSAS, Steve Kromberg, a noté que cet incident survenait après une série d'attentats récemment commis contre des organisations anti-apartheid.OTAN Demande de Thatcher ¦ Le premier ministre britan-, nique, Mme Margaret Thatcher, qui se rendra mardi à Washington pour une visite d'adieu au président Ronald Reagan, va demander à son successeur George Bush d'organiser au plus vite une réunion des chefs d'État des pays membres de l'OTAN, a affirmé hier le Sunday Times.Mme Thatcher souhaite que, face au numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev, les pays de l'OTAN définissent rapidement une stratégie commune sur le contrôle des armements\" et les relations Est-Ouest.Israël: manif contre les partis religieux Agence France-Presse TEL AVIV ¦ Quelque 20 000 Israéliens ont manifesté hier soir devant l'hôtel de ville de Tel Aviv contre la formation d'une coalition gouvernementale avec les partis religieux ultra-orthodoxes et pour un gouvernement d'union nationale.À la tribune, les représentants des partis sionistes, de droite ou de gauche, ont uni leur voix pour dénoncer «les dangers que font peser sur Israel les partis ultra-orthodoxes» qui, avec 18 sièges au parlement, sont les arbitres depuis le scrutin du premier novembre.Pour le général de réserve Raphael Eitan.chef du parti d'extrême droite ultra-nationaliste Tsomet (2 sièges), partisan de l'annexion des territoires occupés, «le changement du système électoral est un impératif».«Si le prix à payer est la disparition des petits partis comme le nôtre, nous y sommes disposés», a-t-il ajouté.«Il n'y a d'autre possibilité que de former un gouvernement composé des deux grands partis, Likoud (40 députés, droite nationaliste) et travaillistes (centre gauche, 39 députés), a renchéri M.Amnon Rubinstein, chef du Parti de centre (2 députés).Dans la foule, aux côtés de généraux en retraite et d'anciens députés, se trouvait Abbie Nathan, le «combattant de la paix» qui a rencontré récemment à Tunis le chef de l'OLP Yasser Arafat.«le pense que cette manifestation arrive malheureusement trop tard.Si les partis religieux obtiennent ce qu'ils demandent, cela entrainera la desunion parmi les juils, le déchirement et la peur», a dit M.Nathan.«Le processus de paix sera définitivement enterré et le peuple finira par se révolter», a-t-il ajouté.Par ailleurs, le B'nai B'rith, l'organisation juive internationale la plus importante du monde, a mis en garde hier le premier ministre israélien Yitzhak Shamir sur les graves conséquences pour la diaspora d'une redéfinition de «qui est juif », demandée par les partis religieux en cas de participation à un gouvernement dirigé par le Likoud.«Un changement dans la definition de 'qui est juif infligerait une terrible blessure à la diaspora juive et pourrait finalement s'avérer néfaste aux intérêts d'Israël », a déclaré le président de B'nai B'rith, M.Seymour Reich, dans un communiqué publié à New York.Arafat voudrait que Bush ne soit pas favorable à Israël d'après, AFP, Heuler, UPI, AP ALGER ¦ Le chef de l'Organisation de libération de la Palestine, M.Yasser Arafat a invité hier soir le futur président américain George Bush à adopter une politique «qui ne soit pas partiale ou favorable à Israël», une position plus équilibrée vis-à-vis d'un règlement de la crise du Proche-Orient, à l'ouverture des travaux du Conseil national palestinien (CNP, le parlement en exil) en Algérie.Son porte-parole, Ahmad Ab-derrahman avait réaffirmé la veille que l'OLP était disposée à établir des contacts avec les Etats-Unis sans conditions préalables.M.Bush a déjà déclaré qu'il était hostile à la création d'un État palestinien.M.Arafat a simultanément, en une parabole, affirmé que l'OLP voulait la paix.«Nous tenons le rameau d'olivier d'un; main, le fusil et lu pierre de l'autre» a-t-il dit, en faisant allusion à la «révolte des pierres» à laquelle sont en proie depuis 11 mois la Cisjor-danie et la bande de Gaza, pour ajouter aussitôt: «La lutte se poursuivra jusqu'à ce que le drapeau palestinien flotte sur un État indépendant».Le CNP doit examiner un projet de résolution proclamant un État palestinien indépendant.Le texte de ce projet fait déjà l'objet d'un «consensus» parmi les différents courants palestiniens, a af- firmé Abou lyad (Salah Khalaf) numéro deux de l'OLP.Arafat, interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements, s'est déclaré désireux d'aboutir à «une paix véritable, une paix palestinienne, que nous imposerons dans cette terre palestinienne».Le président de l'OLP avait été accueilli par un tonnerre d'applaudisements lorsqu'il avait pénétré dans la grande salle du Palais des nations entouré de Cheikh Abdel Hamid Al Sayeh, président du CNP, et du président algérien Chadli Bendjedid.Ses gardes du corps l'entouraient en permanence, même au moment où il a prononcé son discours.À l'extérieur, l'armée algérienne avait renforcé davantage encore sa vigilance pour assurer la sécurité des 338 parlementaires rassemblés sur les 447 attendus.Le CNP a réservé un accueil particulièrement chaleureux aux 32 personnes expulsées par Israël des territoires occupés dans le courrant de 1988.Celles-ci sont entrées dans la salle en entonnant un chant palestinien.Les députés se sont également levés à l'entrée d'Oum Jihad, la veuve de l'ex-numéro 2 de l'OLP assassiné en avril dernier, à Tunis, par un commando israélien.Par ailleurs, le Comité des relations arabo-américaines, une des plus anciennes organisations d'Arabes américains, a demandé à M.Yasser.Arafat de ne pas reconnaître l'État d'Israël.Dans un télégramme envoyé à Yasser Arafat, le président de cette organisa- Yasser Arafat tion, M.Mohhamed Mehdi, indique qu'une «telle reconnaissance ne permettra pas l'établissement de la paix et l'OLP ne pourrra pas non plus récupérer le moindre centimètre de la terrre de Palestine.En revanche, M.Mehdi presse l'OLP de «proclamer un gouvernement palestinien en exil et un Etat palestinien sans en préciser les frontières».Entre temps, dans les territoires occupés, investis par l'armée israélienne et pratiquement coupés du monde extérieur, six Palestiniens ont été blessés par balles au cours des dernières vingt-quatre heures.Le commandant en chef des communistes philippins s'évade de prison d'après Neuter et UPI MANILLE ¦ Le commandant en chef des rebelles communistes philippins de la Nouvelle armée du Peuple (NAP) s'est échappé hier du camp militaire de Manille où il était détenu depuis mars, après avoir assisté à une fête organisée pour l'anniversaire d'un officier, a révélé un porte-parole de l'armée.Romulo Kintanar s'est enfui avec son épouse Gloria, qui était détenue avec lui dans une cellule de la prison du quartier général de la police, le camp Crame.Des recherches ont immédiatement été déclenchées et l'armée devait procéder à des interrogatoires pour voir si le couple n'avait pas bénéficié d'une complicité au sein du camp.Comme chef de la NAP et de ses quelque 25000 hommes, Kin- Romulo Kintanar, souriant, lors de son arrestation en avril dernier, menotte au secrétaire général de son parti, M.Rafael Baylosis.tanar est considéré comme le numéro trois de l'insurrection après le président et le secrétaire général du Parti communiste philippin.L'armée le soupçonne d'avoir constitué les commandos responsables de la mort de plus de 100 soldats et policiers ces deux dernières années.Le colonel Crisencio Maralit, porte-parole de l'armée, a indiqué que le couple Kintanar avait pris la fuite après avoir été autorisé à sortir de sa cellule pour assister à une féte d'anniversaire dans une autre partie du camp en l'honneur d'un officier, le major Robelito Comilang, récemment suspendu.Le major Comilang était antérieurement responsable de la prison mais a été relevé de son poste en octobre après que des gardes eurent abattu un colonel détenu pour participation à une tentative de putsch en 1987 contre la présidente Corazon Aquino.«Il est inhabituel (pour Comilang) d'inviter des insurgés de la NAP à une féte», a souligné le porte-parole Maralit, tout en ajoutant qu'il n'y avait aucun élément permettant a priori de mettre en cause le major Comilang.Dubcek serait prêt à recommencer Le leader du Printemps de Prague dénonce le régime d'après Keuter et AFP UOLOGNi: ¦ Dans un discours qu'il doit prononcer aujourd'hui, l'ancien premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque Alexandre Dubcek, en voyage à l'étranger pour la première fois depuis 18 ans, accuse le gouvernement de Prague «d'incalculables» faillites morales au cours des deux dernières décennies.M.Dubcek, 66 ans, a entamé hier une visite d'une dizaine de jours en Italie, et doit recevoir aujourd'hui le titre de docteur honoris causa de l'université de Bologne.Dans le discours qu'il doit prononcer à cette occasion, il affirme que les 20 années écoulées depuis l'écrasement du «Printemps de Prague» en août 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie «ont été une leçon (.) avec l'aggravation de la stagnation économique (.) et d'incalculables pertes morales».Ce texte a été rendu public hier dans sa traduction italienne.M.Dubcek.principal dirigeant du mouvement de réformes éphémère du «Printemps de Prague», affirme qu'il ne regrette rien de cette expérience, et ajoute qu'il serait prêt à recommencer.Il admet que la liberté d'expression, en 1968, avant l'intervention soviétique, a peut-être parfois suscité une «griserie» excessive.«Mais au moins étions-nous en présence d'une atmosphère qui créait des perspectives, alors qu'aujourd'hui, toute forme de dialogue est pratiquement interdite», affirme-t-il.Les autorités tchécoslovaques n'acceptent que ce qui sert leurs objectifs de propagande, poursuit-il, et la jeune génération ne peut pas se faire une opinion indépendante des événements récents.Le «Printemps de Prague» a été «étouffé», dit encore M.Dubcek.«Je dois réaffirmer ma totale conviction: sans intervention extérieure dans notre parti et dans la société tchécoslovaque, nos efforts auraient été couronnés de succès».M.Dubcek, qui fut évincé après l'invasion des forces du Pacte de Varsovie, est arrivé discrètement à Bologne vendredi soir, en voiture.Il n'était pas allé à l'étranger depuis 1970.Apres de longues années de silence pendant lesquelles il a travaillé comme technicien forestier, il s'est mis cette année à critiquer ouvertement l'intervention soviétique de 1968 et a salué la politique réformatrice du numéro un du Kremlin Mikhaïl Gorbatchev.Alexandre Dubcek LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 A9 CE QU'IL Y A DE MIEUX POUR UN COMPLET D'AFFAIRES À COMPTER DE SEULEMENT 295$ Chez A.Gold & Sons nous l'appelons La Mode des Affaires.Ce sont des complets qui 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Carte Blanche, A.Gold k Sons te LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1988 SATAN \t \titi \t\u2022 \tU1 Satan existe-t-il ou n'est-il que la projection de nos peurs et de nos fantasmes?Ces deux livres tentent de faire le point là-dessus.Le cardinal Grégoire: «Allez voter!» JULES BÉLIVEAU ans un Ur message émis quelques semaines avant le prochain scrutin fédéral, le cardinal Paul Grégoire invite instamment les catholiques de son diocèse à exercer leur droit de vote.L'archevêque de Montréal se garde bien, toutefois, de donner à ses ouailles quelque directive au sujet du choix de l'un ou l'autre parti politique.Il demande seulement que chaque électeur et électrice s'impose la réflexion nécessaire pour que son vote s'appuie sur le souci du service de la collectivité.«Cela, souligne-t-il, exige qu'on s'informe sérieusement de l'aptitude de chacun des partis et des candidats à gouverner dans un esprit de réalisme, de justice, de paix, dans le respect des droits de tous.» Le cardinal Grégoire presse les catholiques de son diocèse à voter en affirmant que, en régime démocratique, chaque citoyen délient une part de responsabilité.«Cette responsabilité, nole-t-il, s'exerce à différents niveaux, soit en prenant part aux différents débats, soit en s'associant â des groupes qui promeuvent telle ou telle option sociale.Mais cette démocratie s'exprime de façon spéciale par la participation au scrutin lors d'une élection.C'est pourquoi voter est un devoir.» SATAN DEMASQUE?Diable! Pour une coincidence, c'en est toute une! Deux livres traitant de Satan, publiés par deux maisons d'édition distinctes, viennent de paraître en même temps.Et l'un et l'autre cherchent à donner une idée la plus nette possible du visage de Satan.L'un de ces livres, écrit par le franciscain Richard Bergeron, professeur de théologie à l'Université de Montréal, est intitulé Damné Sutanl \u2014 Quand le diable refait surface (Fides, collection Rencontres d'aujourd'hui, 72 pages, $5,50).Il pose carrément la question de l'existence de Satan: est-il une entité personnelle autonome ou seulement un symbole du mal?Ce livre retrace, toujours dans relativement peu de mots et dans un style â la portée du plus vaste public, ce qu'est le satanisme aujourd'hui et ce qu'il a été no- tamment dans la Tradition de l'Église.L'autre livre, dont le titre est tout simplement Satan (Des-clée'Novalis, série L'horizon du croyant, 160 pages), est l'oeuvre de Georges Tavard, prêtre de la congrégation des Augustins de l'Assomption et professeur de théologie aux Etats-Unis.Ce volume traite de plusieurs des thèmes abordés par le professeur Bergeron mais s'attarde davantage sur les aspects historiques du satanisme ou de Satan notamment dans les Ecritures Saintes et dans les écrits des Pères de l'Eglise.O LE PRIX MGR CHARBONNEAU A LA MAISON D'AURORE 9 Un organisme communautaire du Plateau Mont-Royal, la Maison d'Aurore, s'est vu décerner le Prix Mgr Charbon-neau à l'occasion du troisième colloque de la Table de concertation justice et Foi, qui a réuni plus d'une centaine de per-sonnes engagées dans au moins sept quartiers populaires de Montréal.La Maison d'Aurore' existe depuis la1 fin- des années 70.Elle doit son nom ù une brave épicière qui a permis à la «Maison» d'avoir pignon sur rue dans son magasin.Cet organisme regroupe des gens qui bâtissent, année après année et avec la population environnante, des services adaptés aux besoins de cette dernière et qui s'associent â des actions en faveur de la justice sociale.O NOVEMBRE, MOIS DE LA LITERIE.¦ Novembre, nous apprend le bulletin de liaison de la Conférence canadienne des églises des Frères mennonites pour ses membres francophones, est le mois de la literie.Comme l'indique Le Lien, le Comité central mennonite du Canada compte expédier à l'étranger au cours du présent mois environ 25000 couvertures, piqués et douillettes.Près de la moitié de ces articles seront distribués à des réfugiés salvadoriens au Honduras.Chaque mois, le Comité central mennonite a des projets spécifiques d'aide, en argent ou en nature.Ce mois-ci, l'aide financière de l'organisme vise à appuyer la promotion agricole au Bangladesh.En décembre, elle sera consacrée au matériel d'éducation chrétienne pour le Botswana.Quant à l'aide en nature pour le même mois, elle consistera en dons de tissu \u2014 surtout de coton \u2014 qui seront acheminés au Honduras, au Nicaragua, au Vietnam et en Haïti.Mgr Caillot plaide pour l'ordination d'hommes mariés JACOUES CAILLOT Agence France-Presse l'A RIS ¦ Le père Di Falco, porte-parole de l'épiscopat, a affirmé que Mgr Jacques Caillot, évèquc d'Évreux, faisait «une erreur d'analyse» en pensant que la crise du recrutement des prêtres était directement liée au problème du célibat.L'impasse au bon moment ANDRÉ TRUDELLE ¦ Tout bridgeur sait comment tenter une impasse vers la fourchette As-Dame.Mais tout bridgeur ne sait pas toujours à quel moment il doit tenter cette impasse.Donneur: Vulnérabilité: Nord ?V953 Ç>963 0 AD ?A D65 Ouest Est 1 ?84 ' 4.72
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