La presse, 16 décembre 1988, Cahier A
[" La météo Aujourd'hui: Ensoleille, passages nuageux Minimum -18° Maximum -13° Demain: Nuageux, un peu de neige DETAILS PACE A2 La P MONT SAINTE-ANNE LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE Au pied du mont locatlor.de «rondos '\u2022 x.\\ ¦ \u2022 1 800 463-1870 W£$(l 2, 5 ou 7 nuits ¦ MONTRÉAL, VENDRED116 DÉCEMBRE 1988 105e ANNÉE N° 58 74 PAGES, 6 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: 45 cents jJPBg* Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ îles de La Madeleine: 90 cents ASP Prédominance du français : Bourassa cherche le compromis DENIS LESSARD du bureau de Lu Presse quebec Le gouvernement du Quebec cherche le passage étroit entre l'affichage bilingue intégral et l'application de la clause « nonobstant », mais le compromis reste difficile à trouver, a indiqué hier le premier ministre Robert Bourassa.Après la décision de la Cour suprême de désavouer l'usage exclusif du français dans l'affichage, M.Bourassa a reconnu que le Québec devrait accepter l'utilisation d'autres langues.Mais on ne peut parler de «bilinguisme intégral».Selon lui, le français restera obligatoire et prédominant, bien que cette priorité soit difficile à appliquer.Hier, il restait beaucoup de travail aux juristes pour évaluer, d'ici à dimanche, la marge de manoeuvre du gouvernement.«Elle n'est pas énorme mais elle existe», a soutenu plus tard M.Bourassa.Il est «évident» qu'il aurait souhaité que les juges lui donnent plus de latitude, a-t-il reconnu.Lors d'une conférence de presse, entourée d'une sécurité renforcée, il a paru écarter l'utilisation d'une clause dérogatoire, qui suspendrait l'application de la Charte québécoise des droits, a-t-il rappelé.Forcé par le jugement du plus haut tribunal du pays, il a clairement ouvert la porte au bilinguisme dans l'affichage, «dans la mesure où on ne prohibe pas- une langue», «mais le français sera toujours présent», a-t-il dit.Mais «il n'y a pas dans ce jugement l'établissement d'une politique de bilinguisme intégral », a-t-il précisé.Il est trop tôt, selon lui, pour spéculer sur la façon d'appliquer la priorité au français.«Est-ce qu'elle peut nous permettre une distinction entre l'intérieur et l'extérieur (d'un commerce)?», a-t-il risqué.Ces notions juridiques seront examinées avec soin d'ici à dimanche.La décision qu'aura à prendre dimanche le gouvernement «n'est pas simple», a-t-il souligné.En répondant au jugement de la Cour suprême, Québec devra encore trouver l'équilibre entre «la totale liberté d'expression» et la «priorité absolue à la promotion de la culture française», sa mission, comme seul gouvernement représentant une majorité francophone en Amérique.VOIR BOURASSA EN A 2 9 pages ¦ Montréal doit demeurer ville française, l'éditorial de Claude Masson ¦ Texte intégral des synthèses des jugements de la Cour suprême ¦ Les dirigeants péquis-tes lancent un appel pressant à la mobilisation ¦ La «solution Dion» peut-elle s'appliquer avec ou sans clauses «nonobstant»?¦ Les Montréalais anglophones: entre la joie et l'exaspération ¦ Le Canada anglais attend la réaction de Bourassa ¦ Les francophones hors Québec souhaitent le maintien du visage français ¦ Chez les étudiants, le débat se termine dans la rue à Saint-Laurent B Québec devrait s'en tenir au jugement, dit le patronat B Moriu et Laurin: Bourassa n'a pas le choix ¦ La plupart des enseignes ont déjà été changées ¦ Les artistes unanimes à dénoncer le jugement ¦ Les chefs syndicaux préconisent l'utilisation de la clause « nonobstant ».¦ La confrontation semble inévitable au sein du caucus libéral ¦ Le Père Noël se ravise: non au bilinguisme Cahier B P#$ Sien m m Ce Harvey's de l'ouest de l'île de Montréal, boulevard des Sources, détient-il la formule miracle?Déjeuner d'abord, en plus gros, et breakfast, en plus petit.PHOTO RENE PICARD.La Presse Ottawa estime que la Cour a donné toute la latitude au gouvernement MAURICE JANNARD du bureau de Lu Presse OITA WA Le gouvernement fédéral a réagi avec une prudence infinie hier à l'annonce de la décision de la Cour suprême.En réponse aux questions des journalistes en après-midi, le premier ministre Muironey a plutôt cherché à s'esquiver en affirmant qu'il n'avait pas encore lu le texte du plus haut tribunal du pays.«Je pense qu'il faut d'abord commencer par lire le jugement », a lancé le premier ministre.«J'ai un exemplaire dans mon bureau et je m'en vais justement l'étudier.» C'est le ministre responsable des Relations fédérales-provinciales, M.Lowell Murray, qui a été chargé en début de soirée de donner la position officielle du gou- vernement canadien.M.Murray a déclaré que la Cour suprême avait donné une marge de manoeuvre considérable au gouvernement Bourassa, qui devrait lui permettre d'amener une nouvelle politique linguistique visant à promouvoir le français dans l'affichage.«Les juges ont donné la latitude nécessaire à M.Bourassa pour proposer une politique qui renforcerait la sécurité culturelle des Québécois d'expression française, tout en protégeant la liberté d'expression et les droits de la minorité anglophone de cette province», a dit le sénateur.Ce dernier a toutefois refusé de donner des conseils précis au dirigeant québécois, comme de lui conseiller d'utiliser ou non la clause «nonobstant».Mais, sans vouloir le dire, il semble clair que les autorités fédérales penchent vers une solution où Robert Bou- VOIR OTTAWA EN A 2 Les partisans de TuniBinguisme français appellent les Québécois à la manifestation PIERRE GRAVEL CM est par un vaste rassemblement populaire au Centre Paul-Sauvé de Montréal, dimanche après-midi, que les partisans de l'unilinguisme français au Québec manifesteront leur mécontentement face au jugement de la Cour suprême sur la Loi 10I.Dans l'esprit de ses organisateurs, le Mouvement Québec'français (MQF), cette manifestation servira de coup de semonce à l'endroit du premier ministre Robert Bourassa.Le cas échéant, elle ne sera que le premier échelon d'une escalade de démonstrations attestant de l'inquiétude et de l'impatience des nationalistes devant ce qu'ils considèrent comme un recul des pouvoirs du Québec en matière linguistique.Un des groupes membres du MQF, le Mouvement national des Québécois (MNF), a d'ailleurs déjà lancé un sévère avertissement au chef du gouvernement: «À défaut de manifester clairement sa détermination de défendre et d'illustrer notre volonté collective de vivre en français, ce gouvernement soulèvera l'indignation et la colère d'un peuple qui n'accepte pas que l'on s'attaque à ce qu'il a de plus précieux, sa langue.El la colère du peuple ne passera pas inaperçue.nous nous y engageons!» En conférence de presse, hier après-midi, à Montréal, le porte-parole du MQF, Guy Bou-thillier, s'est exprimé au nom de la dizaine d'organismes constituant ce front commun.La plupart des dirigeants de ces groupes, dont Gérald Larose (CSN), Fernand Daoust (FTQ).Lorraine Page (CEQ), Jacques Proulx (UPA), Serge Turgcon (Union des artistes), Nicole Boudreau (SSJB-M), étaient à ses côtés et ont ensuite exprimé leurs motifs particuliers d'insatisfaction.Dans une envolée oratoire, dont certains accents n'étaient pas sans rappeler le ton emphatique du général de Gaulle, M.Bouthillier a affirmé que le jugement de la Cour suprême «constitue une consécration du bilinguisme qui se traduira, à long terme, par la disparition du français au Québec».Dans l'immédiat, a-t-il ajouté, il provoquera le retour des difficultés de coexistence des deux communautés linguistiques et la «réouverture de plaies collectives» qui commencent à peine à se cicatriser.«À court terme, ce jugement érigera un mur de Berlin au coeur de Montréal » entre les quartiers francophones et les autres VOIR PARTISANS EN A 2 Atteint d'un cancer, Ron Lapotnte abandonne après une victoire de 6-4 sur le Canadien /Tabloïd Sports Interdire une autre langue est contraire à la loi, dit la Cour JOYCE NAPIER Oïl AW A '¦¦out en reconnaissant que le B gouvernement du Québec peut exiger que le français «prédomine, même nettement, sur les affiches et les enseignes», la Cour suprême du Canada a décidé, hier, que le législateur ne pouvait forcer ses commerçants à employer exclusivement le français comme langue d'affichage et pour leurs raisons sociales.En rendant cette décision, le plus haut tribunal du pays a diminué sensiblement la portée de la Charte de la langue française, créant un vide juridique que le gouvernement Bourassa devra combler d'ici peu.Ce jugement met un terme, pour l'instant, à la saga judiciaire de la Loi 101.amorcée par la contestation, devant les tribunaux de Montréal, de cinq commerçants de la métropole qui voulaient obtenir le droit d'afficher dans les deux langues et d'un autre commerçant, Allan Singer, qui maintenait que l'Assemblée nationale avait outrepassé sa compétence en légiférant en matière linguistique.Même si l'arrêt de la Cour suprême ampute la Loi ÎOI, il laisse au gouvernement Bourassa le dernier mot et une marge de manoeuvre assez importante.Ce jugement tant attendu rend inopérants les articles 58 et 69 de la Loi 101, qui stipulent respectivement que «l'affichage public et la publicité commerciale se font uniquement dans lu langue officielle» \u2014 le français\u2014 et que «seule la raison sociale en langue VOIR COUR EN Â~2 Sommaire Annonces classées immobilier.E1 a E4 marchandises.E4, E5 emplois.E5, E6 automobiles.E6, E7 propositions d'affaires.C2 Arts et spectacles Informations.cahier D horaires.:.DU, D5 Bandes dessinées.E4 Décès.E8 Économie.C1 à C7 Éditorial.B2 rites-vous observateur?.E1 Feuilleton.E3 Horoscope.E2 La Presse des SIX-DOUZE.D12 Le monde.C8, C9 Mots croisés.E7, S14 «Mot mystère».E5 Ouoi faire.D10 Télévision.D1, D2 Tribune libre.B2 TAUX-BONI REÉR DÉPÔTS GARANTIS que nos taux affichés sur un dépôt-REÉR de 1 à 3 ans: ouverture d'un régime, nouvelle contribution ou transfert.\u2022 Offre en vigueur jusqu'au 30 décembre 1988.Les taux spéciaux sonl non cumulatifs._ 10 LE SUMMUM DES COMPTES ÉPARGNE-CHÈQUES 1/2% 3 ans intérêt annuel 11l \\(w^t 1 A | ff intore! .i | U léchéance 1/2% Bénéfices Plus Taux d'intérêt progressifs jusqu'à i n 20% ¦ mm tooooos ^^^^ ntnlui Laval.PUcp du Carrelour 682-3200 Pointe-Claire,955 bout St-Jcan 694-5670 Ville Mont-Royal.Centre Rockland 341-1414 Oulremonl, I Vincent dlndv 739-3265 1070.av tauiifi Ouest 272-4777 Mtl'llnivenjity.1100.University 871-7200 Mil/Plate Ville Min», Galène des Bnuinti.es 661-8383 \u2022 5995.tout.Gouin Ouest |angie lactiapstiei 715-1515-Anjou.WacedAnjou 35t-4780\u2022 laSalie, Caiic'oj' Anijnanon 36* 0710 \u2022 Brcusrd Plue Portobei'o Mé?im \u2022 St lambent.!:jfe S» L n'turt ?99 Sir VIM'id-l auntr 466 6666 \u2022 Hull.120 Promenade dj TortaQi 7/1 3277 faux sujets è cunnrmjtion ENRICHISSEZ VOS PLACEMENTS! TRUST GENERAL A2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED116 DÉCEMBRE 1988 Voici une photo datant de 1987 de la plate-forme pétrolière Rowan Gorilla I, qu'ont été forcés d'abandonner hier les 27 travailleurs qui l'occupaient.photolaser presse canadienne Vingt-sept travailleurs forcés d'abandonner une plate-forme pétrolière Presse Canadienne HALIFAX ¦ Vingt-sept travailleurs d'une plate-forme pétrolière étaient entassés hier dans une capsule de secours flottante, sur une mer secouée par des vagues hautes de cinq étages, à environ 880 kilomètres au sud-est de Halifax.Les 25 hommes et les deux femmes ont dû abandonner la plateforme Rowan Gorilla I après que le câble qui la reliait à un remorqueur hollandais se soit rompu, a annoncé un porte-parole des services de secours du port de Halifax.Le lieutenant Mike Considine a déclaré que le remorqueur se trouvait toujours à proximité de la capsule, mais qu'aucune opération ne serait tentée avant que la température ne se soit améliorée.«Nous avons appris que le re-.morqueur et la capsule de secours sont en communication et ils font savoir que tout le monde est à bord et en bonne santé», a-t-il dit.Le Smit London remorquait la plate-forme à travers l'Atlantique à destination du Danemark.Tim Brownlow, un membre de l'équipage de la plate-forme, qui devait l'attendre à son arrivée.en Europe, a indiqué que la capsule de secours peut flotter sur la mer la plus déchaînée.«Avez-vous déjà vu un bouchon de liège dans le bain?C'est la même chose», a expliqué M.Brownlow, qui a travaillé sur la plate-forme pendant huit ans.Il s'agit d'une capsule qui se redresse automatiquement.«Elle peut basculer dans tous les sens, elle va toujours se redresser», a ajouté M.Brownlow.Vingt-cinq des travailleurs sont Canadiens.On compte aussi un Américain et un Néerlandais.La Rlupart des Canadiens sont de la louvelle-Écosse, y compris le fils du ministre néo-écossais de la Santé Joe Matheson.Attente Selon le lieutenant Considine, les responsables du sauvetage n'avaient pas encore décidé de quelle façon ils s'y prendraient pour aller chercher les travail-leursdans leur capsule.Mais les prévisions météorologiques semblaient encourageantes.«Le mauvais temps va diminuer légèrement cette nuit.Ça devrait aider», a-t-il dit.Deux avions de la base militaire canadienne de Greenwood, en Nouvelle-Ecosse, un Aurora et un Hercules, étaient sur place.« Ils n'ont pas pu trouver la plate-forme, a ajouté le lieutenant.Ils ont présumé qu'elle avait chaviré et coulé, mais ils poursuivent les recherches visuelles et par radar.» Le bateau HMCS Ottawa a été dépêché sur les lieux à partir de Halifax, et plusieurs autres navires, dont le bateau de .pêche Leonard J.Cowley, se trouvaient dans le secteur, en bordure du courant chaud du Gulf Stream, et se tenaient prêts à aider.Dave Fox, de la firme Survival Systems, qui a formé des équipes pour la plate-forme Rowàn Gorilla I, a indiqué que la capsule de secours peut porter environ 48 hommes.«C'est une embarcation de fibre de verre entièrement étanche, munie d'un toit de fibre de verre, d'un moteur diesel pour la propulsion, et qui contient du matériel de survie et de la nourriture pour plusieurs jours.» Le débat sur l'Accord du lac Meech débute aujourd'hui au Manitoba Presse Canadienne WINNIPEG ¦ Retardé d'une journée à cause de la lourde besogne gouvernementale à abattre, le débat sur l'Accord du lac Meech débutera finalement aujourd'hui à la législature du Manitoba, ont fait savoir hier les leaders des partis en Chambre.Le gouvernement essaie de régler un certain nombre de projets de loi avant l'ajournement de la législature pour Noël, a indiqué au cours d'une interview le leader conservateur en Chambre, M.Jim McCrae.«Nous essayons de terminer tous les travaux de la Chambre», a déclaré M.McCrae.Les libéraux et les néo-démocrates, qui sont plus nombreux ensemble que le groupe du gouvernement minoritaire du premier ministre Gary Filmon, ont indiqué qu'ils voteraient contre l'accord à moins qu'il ne soit modifié.Ils craignent que l'Accord du lac Meech n'ait priorité et autorité sur la Charte des droits et libertés, rende la réforme du Sénat plus difficile et nuise aux programmes sociaux nationaux.LA MÉTÉO\t\t\t Québec\tMin.\tMit\tAujourd'hui Abilibi\t\u202220\t\u202219\tEnsol., nuag.Oulaouais\t\u202218\t\u202213\tEnsol.nuag.Laurentides\t\u202224\t-17\tEnsol., nuag.Cantons de 1 Est\t-20\t-18\tEnsot., nuag.Mauride\t\u202220\t\u202218\tEnsol.nuag.Québec\t\u202220\t-18\tEnsol.nuag.lac-Saint-Jean\t\u202222\t-18\tCouv.neige Rimouski\t\u202218\t-15\tVaria., neige Gaspesie\t-ts\t-5\tNeige et vent Baie-Comeau\t\u202220\t-15\tNeige, dègag.SepMle.\t-20\t\u20225\tNeige Canada\tMin.\tMu.\tAujourd'hui Victoria\t¦3\t6\t Edmonton\t\u20229\tl\t Regma\t-27\t\u20224\t Winnipeg\t\u202226\t\u202215\t Toronto\t\u20228\t' -3\t Fredencton\t-3\t1\t Halifax\t\u20222\t4\t Charlottetown\t¦3\t0\t Saint-Jean\t4\t1\t États-Unis\t\t\t\t \tMin.\tMu.\tMm.\tMix.Boston\t2\t9 N.-Oriéans\t9\t26 Buffalo\t-7\t\u20221 Pittsburgh\t\u20226\t2 Chicago\t-11\t\u20225 S.Francisco\t10\t14 Miami\t9\t25 Washington\t4\t11 New York\t4\t9 Dallas\t6\t7 les capitales\t\t\t\t \tMm.Mu.\t\tMin.\tMu.Amsterdam\t0\tMadrid\t0\t15 Athènes\t3\t12 Moscou\t-9\t\u20229 Acapulco\t27\t32 Mexico\t11\t24 Berlin\t-4\t2 Oslo\t-7\t0 Bruxelles\t7\t9 Paris\t6\t8 Buenos Aires\t18\t28 Rome\t-1\t13 Copenhague\t-3\t4 Séoul\t-8\t\u20221 Genève\t2\t7 Stockholm\t-5\t0 Hong Kong\t16\t20 Tokyo\t7\t13 Le Caire\t10\t18 Trinidad\t28\t30 Lisbonne\t\tVienne\t\u20222\t2 Londres\t8\t10\t\t SUITE.DE LA UNE BOURASSA Prédominance du français: Bourassa cherche le compromis Adopter l'une ou l'autre serait facile, «tellement plus simple», «mais le rôle du gouvernement est de pouvoir trouver une formule qui puisse concilier ces deux valeurs fondamentales», a-t-il dit.«11 y a là un défi assez exigeant que nous espérons pouvoir résoudre», a-t-il ajouté.Sans l'exclure explicitement, il a laissé entendre qu'il ne songeait pas à se prévaloir d'une clause dérogatoire, pour écarter le verdict d'hier.Il accepte un jugement qui vient affirmer «d'une façon très claire» le droit du gouvernement du Québec de donnner priorité au français.«Il y a un renforcement pour ce qui a trait au caractère prédominant du français au Québec», a-t-il soutenu.Il a maintes fois souligné que ce sont les dispositions de la Charte québécoise des droits sur la liberté d'expression qui avait été invoquées par la Cour pour invalider l'article 58 de la Loi 101.Pour ses conseillers, il s'agit d'un indice que le gouvernement ne voudra pas se .soustraire à l'application de sa propre Charte en invoquant le «nonobstant» (Ce qu'il a pourtant fait dans certains de ses projets de loi ).Ce n'est que dimanche que le gouvernement prendra sa décision, a dit M.Bourassa.II a lancé un appel aux commerçants pour qu'ils ne profitent pas du vide juridique pour afficher en anglais seulement d'ici là.«Il y va de l'intérêt de tous d'attendre la position du gouvernement», a-t-il dit.Son ministre de la Justice, M.Gil Rémillard, a toutefois reconnu que rien n'empêche actuellement un commerçant d'afficher uniquement en anglais, tant que le vide juridique, créé par la Cour suprême, n'est pas comblé.Dans l'entourage du premier ministre, on souligne que les considérations politiques seront déterminantes jusqu'à dimanche.Samedi, 400 délégués libéraux réunis à Québec lors d'une assemblée de l'exécutif feront part du pouls de la population quant au jugement Les épreuves de force au sein du cabinet, \u2014encore réuni jusqu'à 11 h hier soir \u2014 et du caucus seront aussi déterminantes.Hier toutefois, les ministres ont accepté la requête du premier ministre de «n'émettre aucun commentaire» pour l'instant.M.Bourassa s'est dit d'autre part peu inquiet de la, levée de boucliers qu a provoqué hier le verdict.« La perception a pu être négative chez beaucoup de Québécois», a-t-il constaté, confiant cependant que «la réalité» sera mieux évaluée, lorsque le gouvernement fera connaître sa décision.¦ M.Rémillard n'a pas caché que Québec aurait souhaité un verdict différent.«Ça ne nous réjouit pas, on n'est pas très heureux quand on perd sur ce qu'on a plaidé», a-t-il conclu.?COUR La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 190 à quatre chiffres 4962 50-5-01 Vendredi 16 décembre 1988 Interdire une autre langue est contraire a la loi, dit la Cour Le plus haut tribunal du pays maintient ainsi le jugement, rendu il y a deux ans, par la Cour d'appel du Québec, qui rendait inopérants ces deux articles et décidait que la province pouvait légiférer en cette matière.En attendant que l'Assemblée nationale comble le vide, les commerçants de la province peuvent donc employer la langue de leur choix.En conférence de presse à Québec, le premier ministre, M.Robert Bourassa, a indiqué qu'il annoncera dimanche* après avoir consulté le conseil des ministres et son groupe parlementaire, la solution du gouvernement.Il a noté qu'il avait à décider s'il devait accorder la priorité à la liberté d'expression, garantie tant par la Charte canadienne des droits et libertés que par la Charte des libertés de la personne du Québec, ou à la protection de la langue française.Il a précisé qu'il tenterait de concilier les deux.Dans une décison unanime, les cinq juges de la Cour suprême ont noté que l'interdiction d'une langue autre que le français n'est pas nécessaire pour défendre et améliorer la situation de la langue française au Québec.Le juge en chef Brian Dickson et les juges Bertha Wilson, jean Beetz, William Mclntyre et Antonio Lamer ont écrit dans leur arrêt: «On pourrait exiger que le français accompagne toute autre langue et l'on pourrait exiger Su'il soit plus en évidence que 'autres langues.De telles mesures permettraient que le «vhiage linguistique» reflète la situation démographique du Québec où la langue prédominante est le français.» Le tribunal a souligné qu'en présentant ses arguments, le procureur général du Québec avait bien établi que la Charte de la langue française est destinée à répondre à un besoin «réel et urgent».La Loi 101 vise un objectif important et légitime: rendre moins vulnérable la langue française dont la survie est menacée notamment par la baisse du taux de natalité chez les francophones, la diminution de la population francophone hors Québec en raison de son assimilation, le taux supérieur d'assimilation des im- Des étudiants francophones ont défilé hier après leurs cours dans les rues de Montréal pour protester contre le jugement de la Cour suprême relatif à la langue d'affichage.migrants au Québec par la communauté anglophone.Cependant, ont noté les juges, le Québec n'a pas su démontrer, par ses arguments, que l'interdiction de l'emploi d'une langue autre que le français est nécessaire pour améliorer la situation de la langue de Molière dans la province.La Cour suprême a conclu que les articles 58 et 69 de la Loi 101 violent la liberté d'expression garantie par les deux chartes.«L'expression commerciale, comme l'expression politique, est un des modes d'expression qui méritent une protection constitutionnelle parce qu'ils servent à promouvoir certaines valeurs individuelles et collectives dans une société libre et démocratique.» La Cour a noté également que ces deux articles sont discriminatoires et vont encore une fois à rencontre des deux chartes parce qu'ils n'accordent pas les mêmes droits aux francophones et aux non-francophones et qu'ils créent une distinction fondée sur la langue.Il ne reste plus au gouvernement québécois qu'à agir.Plu-i sieurs juristes qui ont étudié le jugement ont affirmé hier que M.Bourassa a plusieurs choix.S'il veut maintenir ces deux articles et prendre le chemin de l'exclusivité du français, il peut invoquer la clause «nonobstant» \u2014 tant celle de la Charte québécoise que celle de la Charte canadienne\u2014 pour se soustraire aux dispositions des chartes.Il court-circuiterait ainsi le jugement de la Cour suprême.Il peut également, comme l'a indiqué le sénateur Gerald Beau-doin, suivre le chemin que lui a ouvert le plus haut tribunal en décidant de donner une prédominance au français sans interdire l'usage d'une autre langue.Me Henri Brun, doyen de la faculté de Droit à l'Université Laval et expert en droit constitutionnel, a noté que M.Bourassa ne peut pas adopter ce qu'on appelle communément la «solution Dion» (affichage uniquement français à l'extérieur, et bilingue à l'intérieur des commerces), sans invoquer, là aussi, la clause « nonobstant».Si le gouvernement décidait d'imposer l'affichage français à l'extérieur, a-t-il fait valoir, sans se munir de la clause «nonobstant », il se retrouverait devant les tribunaux.«Ça repartirait tout de suite et ça finirait mal», a-t-il ajouté.Me Julius Grey, expert en droit constitutionnel et conseiller d'Alliance Québec, a indiqué que le gouvernement pouvait, sans faire trop de dégâts, suivre le cours du jugement de la Cour suprême.«M.Bourassa devrait accepter cette décision.» Les avocats des cinq commerçants montréalais qui contestaient la Loi 101, La chaussure Brown's Inc., Valerie Ford, McKenna Inc., Nettoyeur et tailleur Masson Inc.et La Compagnie de fromage Nationale Ltée, ont expliqué que ce jugement montre bien l'importance accordée aux droits et libertés.Mes Harvey Yarosky et Allan Hilton ont noté que la Cour suprême a jugé qu'il était nécessaire d'avoir un certain bilinguisme au Québec et un respect des droits des minorités.«Ce jugement établit clairement que le discours commercial est protégé par les deux chartes», a dit Me Hilton.?OTTAWA Ottawa estime que la Cour a donne toute la latitude ou gouvernement rassa devrait ne pas employer la clause dérogatoire.Selon M.Murray, la Cour suprême reconnaît le pouvoir du Québec de promouvoir le fait français et il s'en réjouit.«La présence d'une communauté française dynamique et établie au Québec est un élément indispensable et essentiel de notre identité canadienne et de l'épanouissement des communautés francophones ailleurs au pays.» Celui-ci a indiqué qu'Ottawa fera d'autres commentaires la semaine prochaine lorsque Québec aura annoncé ses intentions.Plus tôt, son collègue Lucien Bouchard avait déclaré que certains commentateurs de la radio s'étaient avancés un peu trop dans leurs réactions.Un animateur montréalais a déclaré en effet que le jugement de la Cour suprême ramenait le Québec au temps des colonies.Interrogé à savoir si la réponse du gouvernement québécois ris- 3uait de compromettre l'Accord u lac Meech, M.Bouchard a répondu: «Certains voudraient voir un lien entre les deux questions, mais on doit les traiter différemment, il n'y a pas de lien.» Le secrétaire d'Etat a.expliqué qu'un groupe de ministres dont il fait partie, en compagnie de ses collègues joe Clark, Marcel Masse et Lowell Murray, soumettra un rapport au Comité des priorités et au cabinet, une fois que le gouvernement Bourassa aura fait connaître sa nouvelle politique linguistique en matière d'affichage.Le groupe ministériel prendra quelque temps pour analyser I impact des nouveaux règlements québécois sur la politique du gouvernement fédéral.Hier soir également, plusieurs députés conservateurs du Québec ont assisté à une séance d'information donnée par deux experts en matière constitutionnelle, les sénateurs Gérald Beaudoin et Arthur Tremblay.Invité à commenter le jugement, M.Beaudoin a déclaré que les magistrats de la Cour suprême ont statué très clairement que «la primauté du français est valable sous la Charte canadienne».Le.nouveau sénateur conservateur a ajouté que l'affichage exclusif dans la langue française a toutefois été écarté.Tous les membres du gouvernement fédéral interrogés hier sont unanimes pour dire que les autorités québécoises disposent désormais du rôle principal, maintenant que le plus haut tribunal s'est prononcé.?PARTISANS Les partisans de l'unlllnguteme français appellent à la manifestation secteurs où pulluleront les affiches bilingues qui deviendront rapidement unilingues anglaises.Il a lancé un pressant appel au premier ministre Bourassa l'invitant à se prévaloir «des pouvoirs qui restent encore au Québec \u2014 dont le recours à la clause dérogatoire\u2014 pour non seulement LU.VENDU! LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 \t\ts.\t \t\t\t \tM1111 *4M> .irTTu;\t\tË \t\t\t ¦ ¦\t\t\t \t\t\tSB \tL-~.~irï.\t¦ '\" ¦'¦\t \t\t\t \t\t\t PHOTOLASER PRESSE CANADIENNE défendre ce qui reste de la Loi 101» mais encore redonner au français le dynamisme conquérant que lui procurait, au départ, l'adoption de cette législation.«Que Bourassa et son ami Brian prennent, once and for ail, les moyens qui s'imposent pour que le Québec redevienne seul maître de son avenir linguistique».Il y va, a-t-il ajouté, de l'intérêt même du Canada anglais qui, à l'heure du libre-échange, devrait comprendre qu'il y gagnerait à «pouvoir compter sur un allié fier et sûr de son identité culturelle».La SSjB-M, de son côté, réclamera du gouvernement l'organisation d'un référendum qui permettrait à tous les électeurs Québécois d'exprimer clairement leur volonté quant à l'avenir linguistique du Québec.«On sait maintenant que le concept de société distincte évoqué dans l'Accord du lac Meech est une coquille vide.Quoi de plus distinctif que la langue, en effet, pour le Québec et même ça, les juges de la Cour suprême n'en ont pas tenu compte».Le groupe des Citoyens et citoyennes pour un Québec français (CQF), qui affirme représenter 600 membres individuels qui se sont surtout astreints depuis deux ans à surveiller l'application de la Loi 101 en matière d'affichage, a choisi une autre voie.Sa vice-présidente, Sylvie Schirm, a fait savoir qu'un groupe de personnalités québécoises de premier plan seront bientôt invités à loger urié plainte formelle au Comité, des droits de l'Homme des Nations-Unies pour violation du droit fondamental des Québécois à choisir librement les moyens d'assurer leur développement culturel.Pour le chef du Parti indépendantiste, Gilles Rhéaume, «la seule façon de faire respecter la Loi 101 au Québec» réside dans la déclaration de l'indépendance politique.Participant à un débat public avec des étudiants, il a, lui aussi, prévenu le premier ministre Bourassa que «le peuple est prêt à descendre dans la rue» pour protéger ses droits linguistiques et à inviter les jeunes à s'engager dans la lutte pour la souveraineté du Québec.Un autre ardent partisan de l'indépendance, le comédien Do-ris Lussier, estime, lui aussi, que ce jugement de la Cour suprême pourrait «avoir une valeur éducative pour le peuple qui se rend compte que le pouvoir à majorité anglophone vient dicter à la société distincte du Québec de quelle façon elle doit se servir de sa langue».Selon lui, ce jugement est «la conséquence normale du fonctionnement d'un régime anormal» qui pourrait bien inciter, espêre-t-il, «les Québécois à se tourner enfin vers la souveraineté».?Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: au Centre permenent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbroo-ke,de9hà 18 h; \u2022 à Montréal : dans le hall d'entrée du pavillon Lacha- Belle de l'Hôpital Notre-ame, 1560 est, rue Sherbrooke, de 9 h 30 à 16h 30; \u2022 à Saint-Iean-sur-Riche-lieu: à l'Hôpital du Haut-Richelieu, dans l'amphithéâtre (sous-sol), 920 nord, boulevard du Séminaire, de 9h30à20h30; \u2022 à l'ile Perrot: clinique sous l'égide des Clubs Optimiste Notre-Damc-dc-L'lle-Perrot et du Club Jeunesse, N.D.I.P., à la résidence Laurent et Bergevin, 200, boulevard Perrot, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Terrebonne: clinique organisée par la section des Moulins Trois Diamants Autos, 2730, chemin Gascon, de 14 h 30 à 20 h 30. LA PRESSE, MONTREAL, VENDRED116 DÉCEMBRE 1988 Hct Presse \u2022 A3 Travesti condamné pour agression sexuelle ¦ Un individu bizarre de 28 ans, pourvu d'un organe sexuel mâle et de seins de femme qu'il s'est fait pousser par transformation hormonale, a été condamné à 40 mois francs d'isolement après avoir été trouvé coupable d'enlèvement, de séquestration et d'agression sexuelle à l'endroit d'une jeune camelot du «Journal de Montréal » âgé de 14 ans.Robert « Roberta » Young, qui mesure cinq pieds et dix pouces et pèse 165 livres, s'était attaqué en mai dernier à sa victime, qui mesure cinq pieds et ne pèse que 95 livres alors que l'adolescent faisait sa tournée de facturation hebdomadaire dans le secteur des rues Saint-Dominique et Villeray.Il l'avait entraîné à son appartement situé dans le voisinage pour se livrer sur lui à des actes sexuels.En rendant sa sentence, le juge Pierre Brassard n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour exprimer le dégoût et le mépris que lui inspirait l'accusé qui a fait vivre à sa victime une expérience atroce.Faisant allusion au fait que Young est atteint du sida et que son espérance de vie n'est au plus que de dix ans, il lui a dit qu'il serait souhaitable qu'il meure le plus vite possible car la société n'a que faire d'individus comme lui.Le choix de l'institution dans lequel il sera isolé n'a pas été déterminé.Depuis son arrestation, il était écroué à Parthenais où il était tenu en isolement dans l'infirmerie de l'institution, ceci depuis sept mois et demi.« Roberta* a un dossier judiciaire assez chargé fait de possession de stupéfiants, de vols, d'entrave à la justice, de voies de fait et autres délits.Les Angevins jouiront d'une baisse générale des taxes Par contre, à Lachîne, les contribuables subiront une légère hausse des taxes FLORIAN BERNARD ¦ Avant de démissionner, en novembre dernier, le maire lean Corbeil avait préparé un budget à croissance limitée des dépenses, sans hausse de taxe.C'est ce budget que les élus d'Anjou viennent d'adopter, sans le modifier.Il constitue un véritable cadeau de Noël puisque, pour la plupart des contribuables, il entraîne une stabilisation ou une diminution du compte de taxe.Ce budget prévoit des dépenses globales de $42,1 millions en 1989, une hausse de 2,8 p.cent par rapport au budget de $40,9 millions de l'an dernier.La hausse est inférieure au taux de croissance du coût de la vie.Le taux de la taxe foncière générale sera réduit de près de 10 p.cent, passan t de $ 1,72 à $ 1,55 par $100 d'évaluation.Quant à la taxe d'affaires, elle sera également réduite de 7,3 p.cent.Malgré les hausses d'évaluation qui ont frappé les propriétés, ce budget entraînera une stabilisation ou une réduction du fardeau fiscal de la plupart des contribuables.Cette baisse sera de 2,1 p.cent, en moyenne.À titre d'exemple, le propriétaire d'une maison unifamiliale évaluée à $105800 en 1989 verra son compte passer de $1750 à $1735.Les propriétaires de duplex et de triplex profiteront d'une réduction respective de leur compte de taxe de 3 p.cent et de 2,4 p.cent en 1989.Enfin, le coût annuel du service de la dette à long terme sera réduit de 3,1 p.cent durant le prochain exercice.À LACHINE, UNE HAUSSE Par contre, à Lachine, le conseil municipal vient d'adopter un budget prévoyant des dépenses globales de $47 millions en 1989, une progression de 5,5 p.cent par rapport à l'an dernier.Ce sont surtout les contributions à la CUM qui sont responsables de cette progression du budget.À elles seules, ces contributions accusent une majoration de près de 10 p.cent par .rapport à l'an dernier.Les dépenses pour fins strictement locales n'augmentent que de 1 p.cent.Le service de la dette connaît une hausse de 9 p.cent, à cause du financement à long terme de la nouvelle usine d'épuration.La hausse moyenne des taxes pour l'ensemble des contribuables, incluant les industries et les commerces, sera de 1,4 p.cent.Le secteur résidentiel, toutes catégories, connaîtra une augmentation de 2,7 p.cent.Le secteur industriel ne subira aucune hausse de taxation.À lui seul, ce secteur contribue dans une proportion de 66 p.cent à l'ensemble des revenus de Lachine.Le taux de la taxe foncière générale passera de $2,09 à $1,99, soit une diminution de 10 cents par $100 d'évaluation.Le maire Guy Descary s'est déclaré satisfait de ce budget, soulignant que malgré la forte hausse des dépenses de la CUM, notamment celles du transport en commun, l'augmentation moyenne des taxes a été limitée à moins de 3 p.cent.35% des conseillers de Montréal sont locataires Seulement 12 conseillers détiennent des actions MARCANE FAVREAU ¦ Ce n'est certainement pas l'administration de leurs propres affaires qui pourrait détourner de leurs devoirs civiques les conseillers municipaux de Montréal.Même s'ils sont appelés à établir et à administrer un budget municipal de plus de $ 1,5 milliard par année, les conseillers municipaux possèdent relativement peu de biens propres.Environ 35 p.cent des 57 conseillers de Montréal (un poste est vacant) sont locataires.Ce qui est nettement meilleur que la moyenne montréalaise établie à 75 p.cent de locataires.Par ailleurs, une douzaine de .conseillers possèdent des actions de compagnies, et neuf sont en affaires, parfois à titre de professionnels.C'est ce que révèle la déclaration des intérêts pécuniaires des conseillers municipaux, déposée cette semaine aU conseil' municipal de Montréal.La loi sur les mm ¦ Environ 30000 foyers ont été privés d'électricité à Boucherville lors d'une opération de délestage au poste Pierre Boucher, entre 15h30et 18 h.¦ 3 500 abonnés ont manqué d'électricité pendant quelques heures en fin d'après-midi et en soirée à Saint-Laurent.¦ Environ 650 autres ont manqué d'électricité pendant la journée un peu partout dans Montréal, alors qu'il y à eu une demi-douzaine de pannes.¦ 1 500 abonnés de Sainte-Barbe n'ont pas eu d'électricité pendant 20 minutes.¦ 2500 foyers de Valleyfield ont été privés de courant pendant une demi-heure dans la matinée.¦ 1800 autres, toujours à Valleyfield, n'ont pas eu d'électricité entre 10 h 30 et midi.Émouvant adieu à l'agent Michel Lagacé Un dernier adieu émouvant a été rendu hier à Michel Lagacé, un policier de 23 ans de la Communauté urbaine de Montréal, décédé quelques jours après avoir été victime d'un accident de la circulation.Résidant de Laval, l'agent Lagacé était en service au moment de l'accident, il effectuait une filature.Des policiers de la CUM, de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada, de Laval et d'ailleurs ont escorté le cortège funèbre jusqu'à l'église Saint-Sylvain, dans le quartier Duvernay.La cavalerie de la police de la CUM et la fanfare des pompiers de Montréal ouvraient la marche.Des proches et des amis du défunt ont aussi participé à ces funérailles officielles.PHOTO R03ERT NAD0N, La Presse Une autre grue dégringole dans le centre-ville CILLES ST-JEAN ¦ À cause d'une erreur humaine ou d'une défectuosité mécanique, selon les versions, une autre grue s'est effondrée hier matin dans le centre-ville de Montréal, au coin des rues Sherbrooke et Union, endommageant le toit de la salle .de concerts Pollack de l'Université McGill et fermant la rue Sherbrooke à la circulation pendant plus de 12 heures.La Commission de la santé et de la sécurité du travail a ouvert une enquête.C'est la troisième fois depuis quatre mois qu'une grue s'effondre dans le centre-ville.Personne n'a perdu la vie ni n'a été blessé sérieusement dans ces accidents.L'incident d'hier est survenu vers 7 h, quand la flèche d'une grue sur porteur, propriété du Service de grues Guay, a basculé sur son axe.Le concierge de l'édifice où loge la faculté de musique de McGill, M.Salvatore Pcsci, a cru venue sa dernière heure quand il a vu la flèche de la grue basculer.Toutefois, ce n'est que la fléchette de la machine, qui pèse tout de même dans les 10 tonnes, qui s'est affaissée sur le toit, brisant un mur et crevant le plafond de l'immeuble centenaire.Quant à Mme Danièle Dupéré, 30 ans, qualifiée par son employeur de grutière compétente, clic a pu sauter de la cabine de l'engin dont les vitres ont été brisées par un contrecoup.Elle a subi des contusions aux genoux.Erreur?Selon le président de la compagnie Guay, M.|ean-Marc Baronet, l'opératrice de l'engin d'une capacité de plus de 100 tonnes et dont la flèche mesure en tout près de 300 pieds, aurait commis une erreur, ce que nie toutefois vigoureusement le représentant de son Quand une grue s'affale de la sorte, il faut d'autres engins de levage pour la remettre en place.syndicat, le Conseil provincial des métiers de la construction.M.(ean-Marc Morin croit en effet que le mécanisme qui coupe les commandes d'élévation dès que la grue se trouve à la verticale, a fait défaut ; il estime que l'absence de vérifications rigoureuses du matériel par la CSST est en partie la cause de ces accidents impliquant des grues.Il soutient que son syndicat, qui représente les trois quarts des 1 200 grutiers du Québec, demande des inspecteurs spécialisés depuis plusieurs années.Selon M.Morin, la CSST a cessé de confier la révision du matériel de levage à des spécialistes, et laisse aux propriétaires le soin de garder leur machinerie conforme aux normes.Dès 1987 Les affirmations de M.Morin quant à la CSST .sont corroborées en partie par M.Denis Lessard, ingénieur consultant en matériel de levage, qui écrivait à la présidente de la CSST en janvier 1987 pour lui demander de rétablir et d'améliorer le service de révision du matériel de levage, aboli peu de temps avant.Joint au téléphone hier, M.Lessard a expliqué que dans une lettre envoyée à Mme Monique Jérôme-Forget, il exprimait les regrets manifestés par des propriétaires de grues, des sociétés d'assurances et des experts en sinistres à la suite de l'abandon par la CSST de la révision spécialisée.Il disait dans sa lettre que l'instauration de la révision spécialisée et la vigilance des compagnies avaient contribué à réduire le taux d'accidents impliquant du matériel de levage.PHOTO JEAN GOUPIL, La Preste En mars de la même année, Mme Forget a répondu à M.Lessard que la CSST était disposée, dans certains cas d'urgence nécessitant une expertise plus développée, à offrir aux requérants les services de son expert.La CSST, a ajouté Mme Forget, pouvait également fournir sur demande la liste des firmes qui offraient des services de vérifications.La grue qui s'est écrasée hier était en place depuis près de deux mois devant un édifice en construction au 630 ouest, rue Sherbrooke.élections dans les municipalités oblige les conseillers à révéler leurs intérêts pécuniaires dans ! des immeubles situés dans le territoire de la CUM, ainsi que dans des sociétés ou entreprises susceptibles d'avoir des marchés avec la | municipalité ou la CUM.Parmi les membres du comité ' exécutif de la ville, formé du maire et de six conseillers, trois seulement sont propriétaires d'un immeuble ou d'un appartement, quatre ne le sont pas.Les mauvaises langues pourraient signaler que la majorité de l'exécutif n'est donc pas touchée directement par' la taxe foncière qu'il décrète.Un seul membre du comité exécutif détient un portefeuille d'actions de compagnies, et aucun n'est en affaires.La moitié des huit conseillers associés aux membres du comité exécutif sont propriétaires mais aucun ne possède d'actions.L'un est toutefois impliqué dans une petite compagnie.En fait, 22 des 57 conseillers actuels ne possèdent aucun immeuble à Montréal ou dans la CUM.Dans ce groupe, deux conseillers seulement détiennent des actions et deux autres, une participation « dans une petite compagnie.Par ailleurs, 35 conseillers se déclarent propriétaires d'un immeuble ou d'un appartement et 10 d'entre eux possèdent aussi des actions de diverses compagnies.(Ce qui porte à 12 le nombre total de conseillers disposant d'un portefeuille d'actions.) Sept autres conseillers propriétaires sont en affaires, à titre d'administrateurs d'entreprises, d'entrepreneurs ou de professionnels.Avec les deux conseillers locataires dans ce cas, le conseil municipal compte donc neuf membres rattachés d'une façon ou de l'autre au monde des affaires.Cette déclaration de propriétés des conseillers municipaux, exigée par la loi, vise avant tout à éviter les conflits d'intérêts.Le jeune ouvrier a été électrocuté CILLES ST-JEAN ¦ Une enquête approfondie sur la mort d'un jeune ouvrier a permis hier de déterminer que José Sousa est mort d'un arrêt cardiaque à la suite d'une forte décharge électrique, subie lundi à l'usine du quartier Saint-Michel où il travaillait.L'apprenti-magasinier, âgé de 16 ans, a succombé à une décharge de 330 volts provenant d'un moteur dont le dispositif de sécurité était défectueux, a expliqué le coroner-investigateur, le docteur Claude Paquin.Pour découvrir tous les faits pertinents, a noté le coroner, il a fallu l'intervention d'un spécialis-.te du Laboratoire de police scientifique, M.Bernard Pominville, ainsi qu'une enquête approfondie menée par un policier du district 44, le sergent-détective Richard Poirier.À la suite d'un examen détaillé de la machine à mouler le plastique et du moteur qui l'actionnait, mercredi, à l'usine de la compagnie Purmain Industries de la 19e Avenue, M.Pominville a trouvé le système isolant les trois fils du moteur, défectueux.Cette conclusion s'ajoute à des témoignages montrant que le jeune ouvrier était juste à côté du moteur au moment où un électricien y faisait des vérifications et a mis le courant.Le jeune homme a alors reçu la décharge au thorax.Des marques La décharge passée par les trois fils a laissé trois marques rapprochées sur le thorax du jeune homme, a noté le coroner.Elles n'ont toutefois pas été identifiées comme telles lors de l'examen externe du corps, mardi â la morgue où l'on a plutôt pensé qu'elles étaient des traces laissées par un défibrillateur.Le docteur Paquin explique que le jeune homme avait subi des defibrillations dès l'arrivée d'Urgences Santé à l'usine, mais aussi à son arrivée à l'Institut de cardiologie.Des témoins interrogés par la police ont toutefois admis qu'ils avaient vu les trois marques quand le jeune homme, qui portait une chemise ouverte, s'était écroulé après avoir été électrocuté.Faute de ces témoignages, il était permis de penser que les marques de brûlure auraient pu être causées par une tentative de defibrillation, estime le coroner. a4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED116 DÉCEMBRE 1988 Deux incendies jettent à la rue une quarantaine de personnes Un autre force l'évacuation de 200 vieillards ROLEX DOUBLE GAGE DE QUALITÉ: ROLEX OuatiteeprouvMtl pflienU&on cUsvqut Rofei til11 i.im gafot el tfonrw l heure juste, (oui en oe*nt kl norme» mcwueïleei « Qualité J Le enronometre Oâietu»! H U t ; montre Oatefust pour dfmei i -ifnoiflïge âutomatxjue peuvent être portes uni dommage jusqu'à une profondeur dt 330 p*di o/àc* i leur boîtier eunene Oystet .faunes enactor H or 1B twill 'sontoflertsIvec* braceiet» morts Jubilee II» otirwt une quitte wvoalee * tant sur tene que su« met Odert» en exclusivité pifJ« depontairei ao/e*« Ro*ti 15^5««Jb^8MÏ QUANTITE LIMITEE POUR NOËL yV\\\\> BIJOUTERIE m Everest.» 8910, boul.Lajeunesse Tél.: 388-5358 CHERBAKA, prop.¦ Deux incendies qui ont éclaté à moins de deux heures d'intervalle, dans la nuit de mercredi à jeudi, ù Montréal, ont jeté une quarantaine de personnes sur le pavé, mais n'ont coûté la vie à personne.Le premier s'est déclaré peu avant minuit, dans un hangar attaché à l'arrière d'une maison de chambres de trois étages, au 1233, rue Saint-Hubert, nécessitant quatre alertes et l'intervention de quelque 75 pompiers.On n'écarte pas la possibilité que le feu soit d'origine criminelle.Vers lh30, un autre incendie a pris naissance dans un immeuble de trois étages, abritant huit logements, au 2590, rue Frontenac.Seul un pompier a dû être transporté à l'hôpital Notre-Dame.Au même moment, une cigarette tombée sur un sofa, dans un appartement situé au quatrième étage d'un foyer pour personnes âgées, au 2, rue Canvin, à Pointe-Claire, a occasionné de nombreux inconvénients, en plus de nécessiter l'évacuation de 200 occupants.L'eau et la fumée ont endommagé les quatre derniers étages de cet immeuble qui en comprend sept, mais seul le quatrième est resté fermé pour une période indéterminée, en raison de la forte odeur d'incendie.Les pompiers n'ont mis qu'une vingtaine de minutes à maîtriser le feu, et ils ont libéré le concierge \u2014 un homme d'une quarantaine d'années \u2014 resté prisonnier dans un ascenceur qui s'était immobilisé entre deux étages.Un anglophone débouté en appel de son procès subi en français GERMAIN TARDIF ¦ Un anglophone qui avait été reconnu coupable de vol, d'effraction et de menace de mort, dans un procès qui s'était déroulé partie en français, partie en anglais, a été débouté en Cour d'appel parce qu'il n'a jamais demandé d'être jugé dans sa langue.L'avocat de Maurice Steve Medley, Me Michel-F.Denis, avait lui-même, dans ses échanges avec la défense ou avec le juge et dans sa plaidoirie, utilisé le français, de souligner la Cour d'appel.Il n'a pas demande l'aide d'un interprète et n'a jamais laissé entendre que son client ne comprenait pas le français.Lorsqu'un témoin faisait sa déposition en anglais, l'avocat faisait souvent ses interventions en français.Perquisition chez les avocats de Mark Levy ¦ Des policiers de la section des crimes économiques de la Sûreté du Québec ont fait une perquisition récemment chez les avocats de l'homme d'affaires Mark Levy, propriétaire d'un dépôt de BPC à Saint-Basile-le-Grand où un incendie est survenu l'été dernier.Les policiers, munis d'un mandat de perquisition, ont pris possession de documents relatifs à l'homme d'affaires et à ses activités.La saisie s'est faite en compagnie du syndic du Barreau du Québec, puisqu'elle portait sur des papiers confiés aux avocats dans le cadre d'une relation protégée par le secret professionnel.Les avocats de Mark Levy ont déposé cette semaine en Cour supérieure une requête que le tribunal entendra aujourd'hui, afin de déterminer le jour et le lieu où un juge déterminera si les documents saisis peuvent être dévoilés.Rappelons que l'enquête sur l'incendie du dépôt de BPC avait été confiée aux policiers de la section des crimes contre j la propriété de la SQ.PRETE POUR ites voté mi une séleçti canap I.*?0£?M^>-.'.uni!q[ué;^ê^^,.LDS 2 SUPER MODES D'ACHAT SI CREDIT QUALIFIÉ APPROUVE - ACHAT MINIMUM DE 750$ CHOIX CHOIX u ^fl PAS DE VEfiSEMENT COMPTANT ., #fe PAS DEKRSEWHT COMPTANT ft AUCUN COUT rf ¦ ¦ P*itZtK2rdil»r, PC Wr lie, le S terf Hire personnel, l'Kcrl.tlnpublkPC 10 000 exemplaires vendus en 5 mois! «Le guide de l'essentiel!» 12,95$ 300 exemplaires vendus en 10 jours! «Il vérifie les accords grammaticaux!» 84,95$ VOUS TROUVEREZ AU CAMELOT LES BEST-SELLERS DE LOGIDISQUE CAMELOT-INFO Inc.^ LOGIDISQUE Inc.1191.Place Phillips, Mtl.H3B3C9 j& c.p: 10, suce.D, Mil.H3K 3B9 (514)861-5019 (514)933-2225, \u2022 'Sei^[rOo\"clid Président de la Chambre de commerce Ras de risques à prendre.Faix sur la route.Pour un verre de trop vous pourriez blesser ou tuer quelqu'un.C'est un souvenir avec lequel vous auriez à vivre tous les jours jusqu'à la fin «Je vos jours.Xe conduisons jamais en état d ebriété.D'ACCORD?Pour vivre des Fêtes tous ensemble, relevons le défi: Paix sur la route.Régie de l'assurance automobile du Québec _\u201e Participez au grand tirage \"EUX SUR LA ROUTE\"! Re Répondez correctement à la question suivante et courez la chance de gagner: \u2022 1 Eu£lc VistaH1).modèle de base.3 portes à hayon, de PAssociation des concessionnaires Jeep Eagle du Québec.Valeur approximative de 11 UUU.uuS.\u2022 10 000 # en argent comptant de la Brasserie Labatt Ltéc.\u2022 1 dus 5 bons d'essence de 1000 $ chacun, de Ultramar Canada Inc.\u2022 I des 50 bons d'alimentation de 100 S chacun, de Steinberg.Labatt Question: Seul le temps peut éliminer l'effet Nom: de l'alcool.adresse complete:.Vrai.Faux.Déposez votre coupon-réponse dûment rempli à la Banque Nationale ou postez le a: Tirage \"Paix sur la ruute», Régie de l'assurance automobile du Québec.Casier postal Terminus postal, Québec (Québec) oik nu.téléphone: (rés).(bur).H i BANOUE NATIONALE 18 ans cl plus.Les règlements sont inscrits sur les boites de tirage.Leconcourssctenniiielc31 décembre 1988à minuit Régie- de l'assurance automobile du Québec VOYAGEUR, une fiabilité à toute épreuve! Vous êtes sûr d'arriver à l'heure juste! C'est la saison des fêtes, des grandes réunions familiales.Pour vous servir, Voyageur relie tous les jours, plus de 500 municipalités à travers le Québec et l'Ontario.Prenez l'autobus Voyageur.C'est plus sûr et de tout repos.La garantie Voyageur: = Jamais un client n'est laissé sur le quai faute de place.I Voyageur A6 ' ¦ >_____LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED116DÉCEMBRE 1988 \\^içili grande vedette du Circuit-spectâfcles à Londres de British Airways.Le prix éblouissant et toujours abordable - à compter de 567 $ seulement par personne.Les autres vedettes du Circuit-spectacles original à Londres sont le transport aérien aller-retour sur British Airways, trois spectacles parmi les plus courus de l'heure, six nuits d'hôtel dans le centre de Londres avec petit déjeuner continental et transferts aller-retour entre le Terminal 4 de l'aéroport Heathrow et le centre de Londres.Les Circuits-spectacles sont offerts jusqu'au 31 mars 1989.Alors, entrez en scène et appelez British Airways ou votre agent de voyages.?Prix indique' par personne.en chambre à occupation double.?Les spectacles peuvent changer sans préavis.?Offre valable avec des vols de British Airways seulement.?Ne peut être combiné avec d'autres'offres spéciales.?Le nombre de sièges est limité et d'autres conditions sont applicables.British Airways Partout, la préférée de tous LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED116 DECEMBRE 1988 Un carambolage sur l'autoroute Métropolitaine ¦ Une quarantaine de véhicules ont été impliqués dans un carambolage hier après-midi, vers 1400, sur l'autoroute Métropolitaine, en direction de Rcpenti-gny; après que deux voitures de police aient été embouties par un camion.L'incident est survenu j la hauteur du boulevard Saint-Jean-Bap-tistc, dans Pointe-aux-Trembles et a créé une attente de cinq kilometres sur la voie d'accès à l'autoroute 40.Trois personnes, dont un policier, ont été blessées très légèrement.La circulation est revenue a.la normale vers I6h.Centre d'optique RABAIS 20% à 60% Sur une sélection de montures mode.Hâtez-vous pour un meilleur choix! DE PLUS, RABAIS 50% SUR TOUTES LES MONTURES POUR LES ENFANTS DE 15 ANS ET MOINS.Ottre valide jusqu'au 31 décembre 1988.Aucun autre rabais ou escompte avec cette ottre.Demandez les details de cette offre au centre d'optique Sears.SEARS vous en avez pour votre argent.et plus Ville Sl-Lourcnt.F'iaco Vertu.335-7770; Brossard, Mail Champlain.465-1000: Anjou.Galonos d'Anjou.353-7770; Laval, Carrefour Laval.682-1200; LoSalle.Carrclour AngrKjnon.364-7310; St-JsrAme, Cnrrolour du Nord, 432-2110; St-Jsan, Carrolour Richpliou.349-26S1, SIcMnrlho-surloLac, DuuxMonlagnos, 491-5000.Copyright Canada.1988.Suais Canada Inc ENCAN PUBLIC AVIS DE LIQUIDATION A COURT TERME POUR RECUEILLIR DES FONDS DESTINÉS À RÉGLER UNE DEMANDE D'INDEMNISATION À LA SUITE D'UNE POURSUITE INTENTÉE PAR UN ACTIONNAIRE.RE: TAPIS AZARBAYJAN 581, rue Ariana, Téhéran, Iran Un gel de tous les comptes de la corporation a été ordonné Ce gel des avoirs a forcé la compagnie mère du Canada à ordonner formellement la liquidation immédiate et irrévocable de tout l'inventaire comprenant des tapis noués main TAPIS PERSANS Valant de 100 à 30000$ pièce et autres tapis orientaux certifiés Tabriz, Keshan, Kirman, Boukhara, Kezak, Biouch, Afghan, chinois et des centaines d'autres.VENTE D'URGENCE PAR VOIE D'ENCAN PUBLIC Samedi 17 décembre à 14 heures \u2014 Inspection à partir de midi.Nous avons été autorisés à liquider le stock au LE CENTRE SHERATON 1201, boul.René-Lévesque ouest, centre-ville, Montréal TERMES: comptant, chèque visé, MasterCard, Visa American Express, arrangements spéciaux.ENCANTEURS AUTORISÉS AVEC PERMIS \u2014 G.A.A.C.Commerçants exemptés de taxes sur présentation d'identification.Identification exigée lors de l'enregistrement 10% de frais de manutention seront ajoutés au montant de chaque achat Permis N615756 CADEAU DE NOËL Les 30 premiers clients recevront un superbe sac en bandoulière noué main \u2022 Mémoire de 33 kilo-octets \u2022 Correction avec mémoire d'une ligne et effacement rapide \u2022 Chariot de 30,4 cm (12 po) \u2022 Clavier standard international \u2022 Fonctions automatiques: impression en caractères gras, soulignement, centrage, alignement à droite, paragraphe en retrait, tabulation décimale, code d'arrêt, indice inférieur, indice supérieur 3 CMHWt do ruban corrigibto et 2 rubans correcteur» (gratuits a l'achat du modale KX-I KX-R320 OU KX-R340.valeur de 25,95S.) KX-R200 \u2022 Mémoire de 7 kilo-octets \u2022 Écran d'affichage à 14 caractères avec compteur \u2022 Chariot de 28,4 cm (11-3/16 po) \u2022 Correction avec mémoire d'une ligne \u2022 Fonctions automatiques: choix de deux espacements de caractères (10-12), justification, centrage, paragraphe en retrait, caractères gras et soulignement, retour de chariot automatique, alignement à droite, tabulation décimale.\u2022 Vérificateur orthographique \"Accu-Spel!\" avec dictionnaire de 135 000 mots* et lexique de l'usager de 120 mots \u2022 Mémoire de 11 kilo-octets \u2022 Écran d'affichage à 14 caractères et compteur à 3 chiffres \u2022 Correction avec mémoire d'une ligne et effacement rapide \u2022 Colonnes automatiques et beaucoup d'autres caractéristiques! KX-R340 36995$ * 66 000 mot* pour l« modèle avec enanplah_ LES ACCESSOIRES SONT DISPONIBLES CHEZ LES DÉTAILLANTS DE MACHINES À ÉCRIRE PANASONIC.ADMACO ÉQUIPEMENTS DE BUREAU LTÉE _=.5343, boul.Dècarie Montréal 489-9779 ÉQUIPEMENTS DE BUREAU LONGUEUILINC.579, rue King George Longueuil 468-1223 1ACHINES A ECRIRE STERLING LTÉE 2123, rue de Bleury Montréal 842-85 91 Le bonheur des uns fait le bonheur des autres.Les communications interurbaines.un bonheur à partager.À chaque fois que vous offrez des certificats-cadeaux de l'Interurbain à un être qui vous est cher, vous lui donnez l'occasion de partager des moments de bonheur avec des parents et des amis.jggjfL.^ Pour accompagner les certificats-cadeaux de l'inter-.\u2022 urbain que vous offrirez à l'occasion des Fêtes, Bell vous remettra une jolie carte de souhaits.Profitez-en, c'est gratuit! Les certificats-cadeaux de l'interurbain sont offerts en coupures de 5$.Vous pouvez les commander* dès aujourd'hui en appelant sans frais au 1800 363-9900.Faites-vous plaisir en faisant le bonheur de quelqu'un: passez votre commande tout de suite pour n'oublier personne.*ll faut compter environ deux semaines pour la livraison par la poste.On peut aussi se les procurer en appelant le Service à la clientèle.Si le temps presse, passez plutôt à une Téléboutique Bell: vous aurez vos certificats-cadeaux de l'interurbain et la carte de souhaits sur-le-champ.Bell Membre du réseau national Telecom Canada T A8 la presse, montreal, vendred116 décembre 1988 Fuite d'eau lourde radioactive en Ontario Presse Canadienne CHALK RIVER.Ont.Une fuite de prés de deux ton- nes d'eau lourde contenant du tritium radioactif s'est produite le 8 décembre dans un réacteur de la centrale nucléaire de Chalk River, en Ontario, a confirmé un DES CADEAUX porte-parole de cette station, hier.Selon M.Hal Tracey, tout a été nettoyé dès le lendemain de la fuite et l'incident n'a pas posé de danger pour la santé du personnel de la centrale ou de la population environnante.Mais environ 50 kilos d'eau lourde se sont échappés dans l'atmosphère sous forme de vapeur radioactive.Les l 600 employés de la centrale sont restés enfermés dans l'usine pendant trois heures, or-tes, fenêtres et système d'aération fermés, pendant que la vapeur radioactive s'échappait par les conduits de ventilation du toit du ré- acteur.M.Tracey a ajouté que la quantité de vapeur était trop faible pour présenter un danger quelconque.L'usine, qui est située à environ lbO kilomètres au nord-ouest d'Ottawa, n'a pas été fermée.Le porte-parole a précisé que la nouvelle n'avait pas été rendue publique sur le champ parce qu'on considérait l'incident comme étant de nature interne.L'eau lourde est utilisée pour contrôler la réaction nucléaire dans les réacteurs de type Candu, un modèle exploité uniquement au Canada.loto-québec Tiruge du 88-12-14 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.