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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-12-19, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales i LA PRESSE, MONTREAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 Trois ministres et trois députés anglophones se rebellent Même s'ils n'ont pas encore décidé de quitter le PLQ, ils entendent voter contre le projet de loi sur la langue d'affichage DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Le premier ministre Robert Bourassa se retrouve ce matin à la tête d'une équipe déchirée.Au moins trois ministres et trois députés anglophones du caucus libéral voteront contre son projet de loi qui prévoit que les affiches extérieures des com-merces seront en français seulement, estime la député de Jacques Cartier, Mme Joan Dougherty.Cette dernière va s'opposer au projet de loi 178, déposé aujourd'hui, mais n'a pas encore décidé si elle allait siéger comme député indépendant, quitter la politique, ou rester dans le caucus libéral.«J'aimerais bien rester», a-t-elle confié, convaincue que M.Bourassa n'exigera le départ de personne.«Il nous a dit personnellement qu'il espérait que nous resterions», a-t-elle dit.Dans l'opposition, en 1981, neuf députés avaient alors voté contre leur chef, Claude Ryan, qui appuyait la motion du gouvernement péquiste pour s'opposer au rapatriement unilatéral de la constitution, rappelle-t-elle.La tradition parlementaire est cependant fort différente selon qu'on soit simple député ou ministre.Ce dernier doit toujours appuyer la position du gouvernement.«Resté pour le débat» Hier, ébranlé par la décision du premier ministre Bourassa, le ministre de l'Environnement, M.Clifford Lincoln, n'a pas voulu préciser s'il entendait rester dans le cabinet.Mais ses intentions étaient évidentes.«Je vais participer à tout le débat parlementaire, c'est pour ça que je suis resté», a-t-il laissé tomber.Devant le choix du gouvernement, «j'ai des décisions à prendre», a-t-il soutenu, incapable de dire s'il était solidaire du gouvernement.«C'est sa décision», a-t-il dit, parlant de M.Bourassa.Illustration du clivage au sein du gouvernement, quelques instants plus tard, son collègue Guy Le ministre de l'Environnement, M.Clifford Lincoln, n'avait pas le goût de blaguer, hier, à la suite de la décision du gouvernement.Rivard, ministre responsable de l'application de la loi 101, se disait en revanche «très très satisfait de la décision du premier ministre».«J'éprouve une très honne impression devant ce qui a été décidé», a-t-il renchéri.M.Lincoln a précisé avoir rencontré M.Bourassa pour chercher un ultime compromis.«Il sait comment je me sens.Je suis calme et serein», a soutenu le ministre Lincoln, devenu au cours des derniers jours le leader de la faction anglophone du caucus.Des discussions informelles, Mme Dougherty retient que trois ministres voteront contre le projet de loi 178 à l'Assemblée nationale, MM.Lincoln, Richard French (Communications) et Herbert Marx (Sécurité publique).Elle entend elle aussi s'opposer au projet de loi tout comme, prévoit-elle, les députés Robert Middlemiss (Pontiac) et Harold Thuringer (Notre-Dame-de-Grà-ce).Hier, en conférence de presse, M.Bourassa a loué «le rôle exceptionnel» de M.Lincoln au sein du gouvernement.«Je souhaite qu'il reste», a-t-il dit, reconnaissant toutefois qu'il était pour lui «prématuré de spéculer sur leur départ» (des anglophones).Le ministre de l'Environnement reste l'un des plus populaires auprès des jeunes du parti, notamment.Samedi, il avait tenté d'imposer une formule de compromis où l'utilisation de la clause dérogatoire se trouvait réduite à un an au lieu de cinq.À son entrée au cabinet, en matinée hier, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Pierre Mac-Donald, soutenait que tous ses collègues se rallieraient autour de cette formule.Mme Dougherty aurait accepté avec réticence cette formule, à la condition que la limite du «nonobstant» ait été clairement inscrite dans le projet de loi.«Ça suffit les promesses», a-t-elle soutenu, avant qu'il ne soit devenu officiel que le compromis de M.Lincoln avait été relégué aux oubliettes.«Je savais qu'il y avait bien peu de chances que ça marche», a-t-elle confié.Les ministres Herbert Marx et Richard French se sont abstenus de tout commentaire, hier, préférant discuter auparavant avec leur association de comté respective.M.John Ciaccia (Énergie) avait, lors du débat sur la loi 22, voté contre son parti, à titre de député.L'application d'une clause «nonobstant» l'agace profondément, il est peu probable qu'il quitte le cabinet, mais il n'aurait pas encore décidé s'il s'opposera au projet, a-t-on appris.Pressions Dans les circonscriptions, la pression sera intense sur ces élus, a expliqué M.lean-Pierre Gravel, le président de l'association de Nelligan, le comté de M.Lincoln.«M.Lincoln fait partie de l'ancienne équipe de M.Ryan, celle pour qui les droits individuels étaient la priorité», d'expliquer M.Gravel.«Ça ne me surprendrait pas que M.Lincoln quitte, mais on va lui demander de rester», a-t-il soutenu.Hier soir, une vingtaine de bénévoles de Nelligan ont fait près de 500 appels téléphoniques pour sonder le poulsdes électeurs.«M.Lincoln conserve un appui massif, on veut qu'il reste», a soutenu M.Gravel.Pour rester au sein du cabinet, M.Lincoln devra toutefois voter avec le gouvernement selon la tradition parlementaire.Selon M.Gravel, plusieurs militants anglophones déchireront tout simplement leur carte de membre, à la suite de la décision d'hier.Les libéraux fédéraux définissent leur position GILBERT LAVOIE Les membres québécois du caucus libéral fédéral se réuniront ce soir à Ottawa pour décider de l'attitude à adopter sur la question linguistique québécoise.La Presse a appris que les libéraux québécois à Ottawa ont demandé au chef, M.John Turner, de ne pas bouger dans ce dossier avant cette réunion.On pense que le député David Berger interviendra sur le sujet dès aujourd'hui aux Communes pour demander au premier ministre Mulroney de faire pression sur le Québec en faveur de la minorité anglophone.Mais la plupart de ses collègues devraient en principe attendre que le caucus québécois ait adopté une position avant de faire des commentaires publics.La décision du gouvernement Bourassa sur l'affichage pourrait constituer un test pour M.John Turner qui risque de subir de nombreuses pressions du Canada-anglais lui demandant de dénoncer-la situation au Québec.M.Turner pourrait choisir de ne faire aucun commentaire en prétex- tant qu'il s'agit d'un dossier de compétence provinciale.Une telle attitude risque cependant d'impatienter davantage ses députés anglophones qui sont déjà frustrés de l'appui donné à l'Accord du Lac Meech.Du coté conservateur, on a adopté hier la plus grande discrétion.Un membre du caucus a indiqué qu'aucun mot d'ordre n'avait été donné pour faire taire les députés, mais il a expliqué que tout le monde a compris qu'il était préférable d'être discret.Les conservateurs estiment qu'il s'agit d'une question relevant de la juridiction provinciale, et ils préfèrent de toute manière attendre le texte de la loi que M.Bourassa présentera à l'Assemblée nationale.> De son coté, le député de Mé-gantic-Compton-Stanstead, M.François Gérin, a déclaré que tout cet émoi démontre l'urgence de ratifier l'Accord du Lac Meech.Il a expliqué que la notion de société distincte incluse dans cet accord permettra au gouvernement du Québec de protéger le fait français de façon positive, sans avoir recours à des mesures d'exception comme la clause du nonobstant.De nombreux jeunes, parmi les 20000 personnes qui s'étaient rassemblés dans l'enceinte et à l'extérieur du Centre Paul-Sauvé, ont manifesté bruyamment leur indignation face au jugement de la Cour suprême sur la langue d'affichage.photo cp «Les anglophones ont déjà montré qu'ils n'étaient pas un vote captif pour le Parti libéral», a-t-il rappelé.En 1976.beaucoup avaient voté pour l'Union nationale ou appuyé un candidat indépendant, rappelle-t-il.«S'ils déchirent leurs cartes, ça ne sera pas un phénomène nouveau», de renchérir Pierre Gosse-lin, président des libéraux de Jacques-Cartier, le comté de Mme Dougherty.«M.Bourassa n'était déjà pas l'homme, le plus populaire à l'ouest de l'île de Montréal, ce n'est pas ça qui va l'aider», a-t-il lancé.Presse Canadienne SHERBROOKE Des fervents défenseurs de la Loi 101 ont brûlé hier le drapeau canadien, afin de protester contre le jugement de la Cour suprême sur la langue d'affichage, lors d'un rassemblement nationaliste à Montréal.photo cp Les anglophones de S'Est rie sont fort déçus de Bourassa commerces, Mme Keith-Ryan estime qu'«on a le droit de s'exprimer ou on ne l'a pas».La présidente de l'associatiom anglophone juge en outre qu'avec les mesures annoncées hier soir et le recours à la clause dérogatoire, la question de la langue au Québec «ne sera jamais réglée tant que le respect fondamental de nos droits ne sera pas fait».«Faites la promotion du français, mais n'enlevez pas les droits des autres, c'était la teneur du jugement et il ne semble pas que nous en bénéficions», a lancé Mme Keith-Ryan.«C'est une journée triste pour le Québec, croit-elle, et la décision de la Cour suprême était basée sur la Charte québécoise et encore là on est pris avec une décision qui empêche l'usage (de l'anglais) à l'extérieur des commerces.» Selon Mme Keith-Ryan, la majorité des Québécois connaissent mal les dispositions de la loi 101 et celle-ci n'est pas vraiment menacée.Elle souhaite cependant continuer à lutter pour les droits des anglophones, tout en faisant plus d'efforts pour un meilleur dialogue avec la communauté francophone.veut donner un visage français au Québec, mais est-ce qu'on ne donne pas aussi un visage d'intolérance avec cette décision?» Pour la présidente de l'Association des townshippers, Heather Keith-Ryan, la décision de Robert Bourassa en faveur de l'affichage unilingue français à l'extérieur des commerces et bilingue, mais avec prédominance du français à l'intérieur, constitue une déception pour toutes les minorités et représente «un élément d'intolérance».«Mais je pense que les gens de l'Estrie qui sont ici depuis des générations et des générations ont vu que le gouvernement ne respecte pas le jugement de la Cour suprême», a indiqué, hier soir, Mme Keith-Ryan.Selon elle, «l'essentiel du jugement était qu'on permette une autre langue (que le français).Il me semble que c'est une façon de contourner le jugement».Visiblement insatisfaite de la distinction entre l'affichage à l'intérieur et à l'extérieur des Déclaration du premier ministre Bourassa sur la langue d'affichage Voici le texte intégral de la déclaration qu'a faite le premier ministre Robert Bourassa, hier, concernant la langue d'affichage .esdames et Messieurs, en m'adressant aussi à mes concitoyens, je suis ici cet après-midi pour commenter les conclusions du jugement de la Cour suprême, jugement qui, comme on le sait, a été rendu public jeudi dernier et qui traitait de certains articles de la loi 101.Pour ce qui a trait à l'enjeu, c'est-à-dire la question de l'affichage, la conclusion de la Cour suprême s'est exprimée en quelques mots en accordant la nette predominance à la langue française mais sans prohibition.Dans son esprit, je crois que cette conclusion du plus haut tribunal du pays représente la volonté ou le point de vue de la grande majorité des Québécois.Nous voulons tous au Québec \u2014 et j'inclus les minorités non francophones \u2014 proléger, promouvoir la langue et la culture françaises puisqu'il s'agit-là d'une caractéristique fondamentale de notre pays et qui lui donne son originalité.En même temps, nous voulons respecter les libertés fondamentales, éliminer, dans la mesure du possible, cette prohibition qui existe actuellement dans la loi.Un exemple concret que je donne constamment: je trouve très difficile à justifier qu'on empêcherait un commerçant, à l'intérieur de son commerce, alors qu'il doit accepter que la langue française soit prioritaire; obligatoire, prédominante, qu'on l'empêcherait d'utiliser sa propre langue, sous peine de poursuites devant les tribunaux, je crois que sur ce point, la grande majorité des Québécois est prête à faire preuve d'ouverture.Les juges interprètent la loi; le gouvernement doit l'appliquer.En pratique, après examen de la situation, nous avons conclu que la nette prédominance qui est accordée à la langue française par la Cour suprême est difficilement applicable dans l'affichage extérieur.À toutes fins utiles, cette nette prédominance pourrait nous conduire au bilinguisme intégral, qui n'est pas la formule préférée de la plupart des Québécois.Conclusion: Nous considérons que l'affichage extérieur, pour respecter l'esprit du jugement de la Cour suprême, devrait être uniquement en français.Mais que par ailleurs, à l'intérieur des commerces, la prohibition qui existe actuellement d'afficher en d'autres langues que le français, pourrait être éliminée.Nos avi-seurs juridiques ont examiné le jugement de la Cour suprême et >nt cxar/iiné la formule qui était notre formule préférée: afficha- ge extérieur uniquement en français puisqu'il représente le visage du Québec, le visage français du Québec, et le respect des libertés fondamentales à l'intérieur des commerces.Nos avi-seurs, presqu'unanimement, ont conclu que ceci nous conduirait très rapidement à aller devant les tribunaux et à reprendre encore une fois le débat juridique que nous connaissons depuis plusieurs années.Il y avait une alternative, une alternative qui est proposée par la Cour suprême elle-même dans son jugement: «Utiliser, si c'est dans l'intérêt public, une clause dérogatoire».La Cour suprême dit même que c'est un exercice légitime dans certaines circonstances.L'utilisation de cette clause dérogatoire doit être évidemment limitée, mais dans le cas qui nous intéresse, elle nous donne la sécurité juridique dont nous avons, besoin pour appliquer le programme du Parti libé- ral et pour appliquer un programme qui reflète la volonté de la plupart des Québécois.C'est évidemment une décision très difficile puisqu'il nous faut concilier à la fois la protection de la culture française qui est, évidemment, un objectif absolument essentiel et vital pour le Québec et pour le Canada et, en même temps, le respect des droits individuels.En fait même, nous avons au Québec deux organismes très crédibles dans l'ensemble de la population et auprès de tous les partis: la Commission des droits et des libertés et le Conseil de la langue française.Dans les deux organismes, nous avons, comme on le sait, des recommandations qui sont divergentes, celles de la Commission des droits et des libertés ayant été exprimées il y a quelques années.Quelle est donc la décision la plus juste?Le français est menacé, a dit la Cour suprême.Eh uien, qui peut le mieux et doit le plus sinon celui qui vous parle, en raison même de ses fonctions, promouvoir, défendre et protéger la culture française?J'ai donc proposé au gouvernement, qui l'a endossé, et à mes collègues du caucus et au conseil général, la formule que vous connaissez maintenant et qui permettrait, à l'intérieur des commerces, l'élimination de cette prohibition mais qui maintiendrait l'unilinguisme français pour l'extérieur.Aucun commerçant ne sera forcé, d'aucune façon, d'utiliser une autre langue que la sienne.Le français pourra être appliqué d'une façon unilingue dans tous les commerces, mais la prohibition d'utiliser une autre langue sera éliminée à l'intérieur.Gouverner, c'est choisir.Nous avons fait ce choix et.nous en sommes convaincus, un choix qui va dans le spns de la solidarité et de notre histoire. 32» LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 La Presse Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins, directeur de l'information AU!n Dubuc, éditorialiste en chef Affichage: le meilleur compromis Adéfaut d'un consensus impossible à établir entre les deux solitudes lorsque l'émotive question linguistique est abordée, le premier ministre du Québec a choisi le meilleur compromis dans les circonstances.En retenant la formule du juste milieu.M.Bourassa a voulu s'appuyer sur le gros bon sens, représentatif de la majorité francophone québécoise, plutôt que de s'emprisonner dans un extrémisme abusif, nuisible, destructeur de paix sociale et de stabilité économique.L'éternel indécis qu'est Robert Bourassa sera évidemment accusé d'avoir pris une décision mi-chair, mi-poisson, mi-figue, mi-raisin, d'avoir voulu protéger la chèvre et le chou et, en conclusion, d'avoir réussi à mécontenter tout le monde.Il doit accepter ces critiques parce que son dossier antérieur sur le plan linguistique n'est pas reluisant.Mais avait-il vraiment le choix des formules?Il ne pouvait socialement, logiquement, politiquement accepté l'unilinguisme ou le bilinguisme mur à mur.Choisir l'une ou l'autre de ces options extrêmes eût été faire fi de la réalité québécoise historique et actuelle.C'eût été, dans le premier cas, brimer sérieusement les droits des anglophones et des autres minorités et, dans le deuxième cas, provoquer un chaos social au Québec.Le recours à la clause dérogatoire, même limité à l'affichage extérieur et aux raisons sociales, est évidemment regrettable .mais par ailleurs inévitable.Il est toujours délicat de privilégier les droits collectifs de la majorité aux dépens des droits individuels des minorités.Mais, en même temps, l'urgence reconnue même par la Cour suprême de protéger et de privilégier la primauté du français oblige à une telle solution.Il ne faut pas exagérer non plus l'importance du recours à la clause «nonobstant».Le gouvernement l'a déjà utilisé à cinq reprises depuis 1985 pour soustraire certaines législations des chartes canadienne et québécoise des droits de la personne et la société québécoise continue de vivre librement.Les Anglo-Québécois raisonnables avaient déjà reconnu, depuis le jugement de la Cour suprême, que le gouvernement avait l'obligation d'accorder la prédominance du français au Québec.Il a utilisé le moyen à sa portée pour y parvenir en évitante'être débouté encore une fois par les tribunaux.Le gouvernement a employé l'arme de la sécurité juridique pour conserver la sécurité culturelle des Québécois.Qu'arrivera-t-il de la présence des ministres et des députés libéraux au sein du cabinet et de la deputation libérale?Des rumeurs de démission des ministres Clifford Lincoln, Richard French, Herbert Marx et John Ciaccia circulaient déjà hier soir au parlement.Le départ d'un ou de quelques-uns d'entre eux serait fort regrettable et priverait la communauté anglophone d'une influence directe au sein du conseil des ministres Mais, s'il fallait payer jusqu'à ce malheureux prix pour protéger le visage français du Québec, le gouvernement ne doit pas céder à cette ultime forme de pression.Les démissionnaires, comme c'est souvent le cas, seront vite oubliés tandis que la sauvegarde du français demeurera.Au chapitre de la simple mais omniprésente stratégie politique qui gouverne souvent les plus grandes décisions, Robert Bourassa vient de faire une entourloupette au Parti québécois pour qui le dossier linguistique aurait pu servir de déclencheur, de catalyseur en vue de la prochaine bataille électorale.Confiant que le gouvernement libéral allait s'embourber dans une formule qui mécontenterait un peu tout le monde, la troupe de Jacques Parizeau comptait énormément sur cette pelure de banane pour faire trébucher le chef libéral.Rien n'est plus incertain.Robert Bourassa a fait son lit.La politique est l'art du possible.Mais que contiendra le projet de loi qui sera déposé dans quelques heures à l'Assemblée nationale?Et les règlements qui détermineront comment donner la préséance véritable au français à l'intérieur des commerces?S'il veut être transparent, s'il est convaincu de la légitimité de sa position, le gouvernement ne doit pas profiter de la veille de Noël pour forcer outre-mesure l'adoption rapide d'une loi 101 amendée.Si M.Bourassa croit aux valeurs démocratiques et à la liberté d'expression comme il le répète depuis le dépôt des jugements de la Cour suprême, c'est avant tout à l'Assemblée nationale que ces droits doivent s'exercer.ClauâC MASSON Le défi de demeurer calme Le ralliement monstre au Centre Paul-Sauve hier après-midi aura permis de démontrer à ceux qui en doutaient que le nationalisme n'est pas mort au Québec.Au-delà des plaidoyers émotifs, toutefois, il interpelle les politiciens responsables et plus particulièrement lé Parti québécois.L'idée du Mouvement du Québec français en organisant le rallye d'hier était d'organiser une sorte «d'union sacrée» au-dessus de la partisannerie politique.C'est ainsi que le chanteur Cilles Vigneault, des artistes, les leaders des trois grandes centrales syndicales CEQ, CSN et FTQ ainsi que celui de l'UPA, Jacques Proulx, ont précédé au micro les leaders des trois partis politiques qui n'ont pas réussi à prendre leur envol au Québec: le NPD-Québec, le Mouvement socialiste et le Parti indépendantiste.Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau et le père de la Loi 101, Camille Laurin, ont couronné le tout.Cette idée de «front commun national» au-dessus de la mêlée parlementaire est quelque peu dangereuse.Elle risque de donner du poids aux agitateurs pour qui «le pouvoir est dans la rue» et de la crédibilité a des leaders d'opinion qui ne dirigent que des groupuscules.L'enjeu est d'autant plus important que pour la première fois depuis le référendum, les jeunes étaient fort nombreux.S'ils s'impliquent davantage dans le débat linguistique, il ne faudrait pas qu'ils sombrent dans l'anarchie.Escalader la croix du Mont-Royal en plein froid prend des allures spectaculaires.Mais sans compter les conséquences graves pour les alpinistes amateurs qui s'y risquent, cela ne fait pas avancer le débat linguistique d'un pouce, ni d'un orteil! De même, le barbouillage des panneaux de signalisation pour y inscrire le chiffre 101, s'il n'est pas dénué d'un certain humour, ne peut, a la longue que risquer de provoquer une reaction parallèle dans des quartiers anglophones.Une querelle de barbouilleurs ne rend service a personne.Quant aux manifestations, spontanées ou non, qui ont eu lieu depuis jeudi, elles peuvent être placées sous le coup d'une frustration normale.Heureusement, elles n'ont donné lieu à aucun incident disgracieux jusqu'ici.Même celle de samedi après-midi sous les fenêtres d'Alliance Quebec.Mais il est evident que si l'on continue, on assistera a des affrontements entre anglophones et francophones.Il ne faudrait surtout pas que la bagarre éclate entre groupes d'étudiants.Le danger est grand pour le PO de tenter de profiter d'un durcissement du climat social.L'exemple d'octobre 1970 devrait le convaincre, au contraire, de la nécessité de se dissocier au plus tôt de tous ceux qui pourraient être tentés de profiter du débat actuel pour perturber les Montréalais qui, règle générale, ont su garder leur calme.Pierre VENN at Les perdants: les anglophones Hier soir, ceux qui dénonçaient avec le plus de vigueur la solution du premier ministre Bourassa sur l'affichage, c'étaient les nationalistes québécois.Mais ce ne sont ni eux, ni la majorité francophone qu'ils croient représenter, qui sont les grandes victimes de la stratégie libérale.Les perdants, ne l'oublions pas, ce sont les anglophones.Les membres du PQ peuvent sans doute affirmer que le droit d'utiliser une seconde langue à l'intérieur des magasins constitue un recul de la loi 101, puisque ce droit n'était auparavant consenti qu'aux petits commerces.Il s'agit toutefois d'une concession mineure, surtout si elle est assortie d'une volonté politique de faire respecter la loi 101.Mais les anglophones, eux, ne pavoiseront pas.Ils verront cette concession comme un prix de consolation car leur bataille portait sur l'affichage extérieur et sur une forme de bilinguisme inégal où le français prédominant n'excluait pas l'anglais.Us ont perdu cela et bien plus encore.Ils ont perdu le parti qui les représentait et les espoirs qu'ils entretenaient depuis la victoire libérale.Le programme libéral, les promesses électorales de M.Bourassa tendaient en effet vers le retour au bilinguisme.Hier, ils se sont donc sentis doublement trahis.D'abord parce que Robert Bourassa n'a pas tenu promesse; et ensuite parce que, depuis trois ans, il leur disait qu'il fallait attendre le jugement de la Cour supreme avant de passer a l'action.Ce jugement donne raison aux anglophones et le gouvernement libéral n'en tient pas compte.Politiquement, cette défaite sera lourde de conséquences pour la communauté anglophone.L'organisme qui les représente, Alliance-.Quebec, prone depuis des années la modération, accepte le fait français.Que diront les leaders d'Alliance-Quebec aux anglophones qui -trouvaient l'organisme trop conciliant?Par ailleurs, si des ministres\" -anglophones quittent le cabinet Bourassa, qui défendra les intérêts de \"cette minorité, abandonnée par les libéraux provinciaux et les conservateurs fédéraux.Au-dela de l'affichage, un problème symbolique, et de la clause nonobstant, un problème théorique, la vraie question qui hantera les anglophones est de se demander s'ils ont une place au Québec, s'ils y sont acceptes, si un autre sort que l'assimilation ou l'émigration les y attend.i Maintenant que M.Bourassa a fait preuve d'une fermeté qu'on ne lui connaissait pas face a la loi 101, il faudra maintenant qu'il trouve une façon de tendre la main à la minorité anglophone pour restaurer la paix linguistique.Alain dubuc | Que çA t>éc»tJS-'1 (Droits réservés) La boîte aux lettres Pour une ville plus propre ¦ Dans sa lettre du 23 novembre intitulée «La malpropreté a une ville».Madame Claire Gervais écrivait sous cette rubrique que: a) «la présente administra-lion n'a pas réussi à sensibiliser ses citoyens à l'embellissement ni à la propreté de leur ville» ; b) «les gens de la Ville demandent aux citoyens qui ont plusieurs objets hétéroclites dans leur cour de les couvrir avec une toile blanche.» Il y a lieu de souligner que, depuis deux ans, à chaque printemps, notre administration tient une campagne de propreté et d'embellisement sous le thème «Moi, j'embellis Montréal».Orgunisée conjointement avec la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, cette campagne a permis, cette année, de rejoindre et d'impliquer différents groupes.Une quarantaine de corvées de nettoyage, auxquelles ont participé plus de 11 000 personnes, ont été réalisées le printemps dernier, de concert avec nos cols bleus et nos conseillers municipaux.De plus, les commerçants et les concierges d'édifices à appartements ont reçu la visite de notre personnel afin qu'ils incitent leurs locataires au respect de la réglementation municipale concernant la cueillette des ordures ménagères.Cette campagne de sensibilisation a eu des effets positifs puisqu'on a observé, dans certains quartiers de Montréal, une baisse du nombre d'infractions d'au-delà de 40 p.cent.Malgré cette amélioration, il est évident que le niveau de conscience sociale n'est pas le même chez tous les citoyens et c'est pourquoi notre administration entend multiplier ses efforts de sensibilisation, au cours des prochaines années, auprès de l'ensemble de la population.Pour ce qui est du deuxième point, non seulement les employés municipaux ne demandent pas aux citoyens de recouvrir d'une toile blanche les objets éparpillés dans leur cour mais, au contraire, les informent que nous offrons un service gratuit, qui est un des plus valables, soit celui de récupération detous les vieux objets cl des gros morceaux.En effet, sur un simple appel au Centre de communications opérationnelles, soit le 872-3434 (qui est ouvert 24 heures par jour, 7 jours par semaine, les employés du Service des travaux publics récupèrent, dans un délai de 48 heures, tous les vieux objets déposés sur le domaine public.Nos statistiques démontrent que de plus en plus de citoyens se servent de ce service et le nombre d'appels et de voyages a augmenté de façon tangible au cours des 5 dernières années.En plus d'offrir ce service, et en collaboration avec le Service de prévention des incendies, des blitz de nettoyage sont effectues, au printemps et après la période de déménagement, dans différents quartiers afin d'éliminer tous les vieux objets.Pour leur part, nos inspecteurs du domaine public patrouillent de façon régulière leurs secteur pour s'assurer que les règlements municipaux sont respectés et ainsi permettre à toute la population d'avoir le niveau de qualité de vie le plus élevé possible.L'appui des citoyens qui nous signalent toute situation qu'ils pourraient juger anormale ou non acceptable est des plus appréciés.Jacqueline BORDELEAU (Mme) conseillère du Bout-de-l'ile et membre du Comité exécutif, responsable des travaux publics Un roman captivant VINCENT PRINCE Jean Pellerin.l'ex-confrère de la page éditoriale de ce journal, est peut-être à la retraite depuis sept ans, il n'en a pas perdu pour autant le goût d'écrire.Il vient, en effet, de publier un merveilleux roman qui constitue une riche contribution à notre littérature québécoise^') Il s'agit d'un roman à base historique, lean Pellerin est d'origine acadienne.Son ancêtre, comme celui de la plupart des Acadiens vivant aujourd'hui au Québec, a été victime de ce qu'on a appelé le «Grand Dérangement» du milieu du dix-huitième siècle.L'ancêtre Pellerin a été déporte dans la région de Boston.L'auteur de Gens sans terre a procédé à de minutieuses recherches pour reconstituer les principales étapes de ce drame.Il a étudié à peu près tout ce qui s'est écrit sur la Déportation.11 a consulté les archives de l'Acadic ancienne de même que celles de la Nouvelle-Ecosse.Il a visité le dépôt d'archives coloniales à Boston où il a pu prendre connaissance d'actes ou de contrats se rapportant aux exilés acadiens.Cette recherche s'est échelonnée sur plusieurs années.À partir de tous ces renseignements, de toutes ces données, lean Pellerin a construit une saga qui nous tient en haleine du début à la fin.Le tout commence par la razzia-surprise des soldats anglais qui rassemblent de force les Acadiens dans l'église et la rade de Port-Royal avant de les entasser pèle-mèle sur des bateaux minables à destination des colonies américaines.Ces gens dont on a volé les terres et qu'on a dépossédés de tous leurs biens sont traités comme de vils criminels.Puis, c'est le voyage périlleux vers les ports de la Nouvelle-Angleterre avec son cortège de peurs, d'angoisses, de misères et de morts.Personne ne sait le sort qui l'attend.Le groupe d'exilés que suit Pellerin débarquera au port de Boston d'où on les éparpillera dans différentes fermes de la région.Ils travailleront comme de véritables esclaves et seront souvent sévèrement punis pour de simples peccadilles.Malheur aussi à ceux qui chercheront à fuir.Pellerin nous présente cette fresque historique d'une façon extrêmement vivante et émouvante.Le style est alerte et le vocabulaire étonnant de précision.Les descriptions sont si imagées qu'on a l'impression de voir les scènes et les personnages comme s'ils étaient dans un film.Au fait, il ne faudrait pas se surprendre de voir un cinéaste trouver h l'inspiration d'une passionnante oeuvre cinématographique.Le million de descendants des déportés de 1755 qui vivent aujourd'hui au Québec, ou même en Louisinnc, n'auront pas de peine à deviner à travers le livre de Pellerin le drame qui a pu être celui de leurs ancêtres.Bien sûr, il s'agit d'un roman.Tous les faits qu'on y rapporte ne portent pas le sceau de l'authenticité.Les documents d'époque sont avares de détails.Les Anglais n'avaient pas intérêt à consigner par écrit tous les gestes que leur inspirait la haine de ce qui était français et catholique.Mais l'auteur est constamment demeure dans les limites du vraisemblable.Il n'avait d'ailleurs pas a dramatiser un événement que tous les auteurs sérieux ont déjà décrit comme un véritable crime contre l'humanité.(I) lean Pellerin, Cens sur terre, Editions Pierre Tiiseyre, 8925.boule-viircl Siiint-Luurenl.Montreul II2N IM5.516 pages.$19,95.4- Gérald LeBlanc LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 Opinions Lettre au Père Noël fSËÊÊÊÊÊÊËÊÊÊ france paradis collaboration *.\u2022 LA PRESSE HONORÉE .i i ¦ André Gagnon jouera «pour ces Dames de coeur» le 31 janvier, au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.Ce spectacle-bénéfice sera marqué par la : présence de l'auteure du popu- j| laire téléroman dont le compo' y siteur signe la musique d'acf S compagnement, Lise Payettei -ainsi que de toute ces Dames '.de coeur, et leurs hommes, \u2022 dont bien sûr Jean-Paul Bel- ' leau.C'est le Conseil canadien de ; la musique, dont Mireille Ga- -gné est la présidente, qui orga-nise cette soirée bénéfice au ; profit des Jeunesses musicales \" du Canada.On profitera de ; l'occasion pour remettre à Ro- 5 ger D.Landry (président et î éditeur de La Presse) un certi- jj ficat honorifique, destiné à souligner d'une part que La [ Presse a été choisie comme le ; média écrit qui a le plus favori- .sé l'essor de la musique et, ': d'autre part, l'engagement per- > sonnel de M.Landry qui assu- 1 ma la présidence et l'organisa-, ; tion du concert Quilico à l'a'u- j tomne 1987, au profit des Jeunesses musicales du Canada.On peut se procurer des billets au prix de $125, en téléphonant à 845-4108 CHORALIE ¦ Un petit mot en terminant sur le Mondial de la chorale du .fjord du Saguenay, qui invite , les chorales amateures du Québec à participer à son concours -de chant chorul, du 29 juin au 9 juillet 1989, à Ville de La -Baie au Saguenay-Lac-Saint- I Jean.Pour information: (514) -276-1444 ou (418) 696-4856, : ou s'adresser au 6032 Saint- ; Hubert.Montréal, Québec, H2S 2L7.En plus du concours : qui sera suivi de l'attribution d'un prix en argent, il y aura des participations hors con- ; cours.La date limite d'inscription est le 1er janvier 1989. B6» LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 BBM veut instaurer un système de sondage par terminal privé PfVisC ( .in.iihi.nnc ¦ La coopérative Sondages BBM s'est entendue avec Vidéoway pour implanter a travers le Canada; l'audimctre, un système qui rend inutiles cahier et crayon pour cire un sondé de la télévision.En septembre I989, un échantillon de 7 200 foyers canadiens, câblés ou non, seront dotés de l'appareil.A Vidéoway (filiale de Vidéotron ), la coopérative achète l'équipement, les droits d'utilisation et le logiciel afférent, a précisé M.Gérard Malo, responsable de BBM.Le système utilise un terminal (ou une puce électronique) relié par ligne téléphonique et qui cadeau LE CADEAU POUR ffi Jfi' l)l NOËL till Al ! I /^|C DC T~
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