La presse, 24 décembre 1988, G. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles f Théâtre Musique Télévision LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2a DECEMBRE 1988 ïMBûiisÈtiÊÉÊtàiuiBÉtÊÉÈniÉtÊÊi Rock et Belles Oreilles Pas de censure, un seul critère: le leur!.daniel le ma y »v:'< starmanla: un succès encore plus grand qu'on l'a dit pour les fauteuils d'orchestre, des dizaines de jeûnes trépignent, dansent, chantent touS les airs sans omettre une strophe.Ils ont 15 ans.Visiblement, ce n'est pas la première fois qu'ils s agglutinent au Théâtre de Paris pour y célébrer Slarma-nia, cet opéra-rock devenu pour eux un rituel, une messe, une sublimation de la vie.Car le succès de Starmania u I'm-ris est encore plus grand qu'on la dit 'on général, c'est plutôt ITîiver-se lorsque des Québécois se risquent là-bas : on a le triomphe l'aci- I'.à sept heures de vol de ces salles parfois vides.).Succès de critique, succès de fréquentation, succès financier même, c'est certain.Mais surtout, succès d'une oeuvre SUITE A LA PAGE G 3 Comme punch publicitaire, difficile de demander mieux.Une semaine avant leur grande rentrée à Télé-Métropole avec La Grande liquidation des Fêtes (voir le Télé-Presse), Rock et Belles Oreilles sont allés chercher huit Gémeaux au gala de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision.Deux réactions.Une d'humilité calculée : « C'était quasiment gênant.».Une autre plus près du plaisir que procure la reconnaissance des pairs.Assez totale dans ce cas-ci : meilleure émission humoristique, meilleur spécial de variétés, meilleur texte, meilleure interprétation, meilleure réalisa-.tion, meilleur montage, meilleur décor, meilleur maquillage.Chantai Francke, une demoiselle d'une extrême réserve hors du plateau, se réjouissait surtout du Gémeaux d'interprétation qui confère au groupe une place avec les « vrais » comédiens.Au niveau du jeu, Chantai Francke et Yves P.Pelletier ont probablement servi de catalyseurs à RBO, même si personne n'en parle en ces termes.Deux semaines avant les Gémeaux, La Presse avait rencontré les trois cinquièmes de R BO en entrevue « officielle » ; le gérant lacques K.Primeau avait assigné André G.Ducharme.Bruno E.Landry et Pelletier.Chantai Francke était retenue ailleurs et Guy A.Lepage, probablement bâillonné dans un placard.« Parle trop.» Rock et Belles Oreilles ont gagné beaucoup de prix depuis huit ans, des Félix, des Gémeaux, un prix de radio en France.Pelletier, le plus surpris de tous ces honneurs, parlait de tout ça comme d'un «extrême privilège » : « On se retrouve avec des gens qu'on n'avait jamais pensé côtoyer.On a du fun à faire ce qu'on fait mais jamais on n'a exprimé une volonté d'arriver.» Sans «plan de carrière» avoué, RBO progresse constamment, en impact comme le classique ii La technologie moderne au service du passé: cette année, le compact s'est fait «historique», avec une pléthore d'anciennes gravures miracu-, leusement régénérées.L'impression d'être là.et pourtant, c'est Feuermann jouant le Concerto .pour violoncelle de Dvorak en 1940, c'est Flags-' tad clamant ses ultimes Wagner en 1955.Au sommet des réalisations récentes : la première intégrale de Die Frau ohne Schètten {La Femme sans ombre) et la Cinquième de Prokofiev comme on ne l'a jamais entendue.Lire Claude Gingras en ages G 4 et G 5.M la chanson québéquoise et française A-j Québec, les Michel Pagliaro et Gerry Boulet continuent d'exercer leur emprise aux dépens de la relève.Et les auteurs-compositeurs-interprètes, Richard Séguin et Paul Piché en tête, l'emportent sur les simples interprètes.En France, on assiste à l'émergence de nouveaux groupes rock \u2014les Rita Mitsouko, Noir Désir, et Niagara \u2014 qui n'éclipsent pourtant pas les Renaud et Charlélie Couture.Et dans l'ensemble, on note une nette amélioration de la qualité des disques en français.Lire Denis Lavoie en pages G 10 et G 11.¦ Le rock, le world beat et le jazz Une année faste : des recettes records, le boom du compact, dix disques majeurs dont ceux de Midnight Oil, Talking Heads et Tracy Chapman.Mais une crise de créativité à l'horizon.Le salut viendra-t-il du « world beat » ?Le Soro de Salif Ketta.en tout cas, se mériterait une place parmi les meilleurs disques rock.Dans le jazz, certains artistes issus de la fusion, Michael Brecker en tète, arrivent à produire une musique aussi neuve que créative.Lire Alain Brunei et Alain de Repent ign y en pages G b, G 7 cl G 9.Les visages sérieux de Rock et Belles Oreilles.Yves Pelletier et Bruno Landry (derrière), Chantai Francke, André Ducharme et Guy Lepage.RBO débutent ce soir à Télé-Métropole avec La Grande liquidation des Fêtes, à 21 heures.mÈÊÈÊÊÊÈÊÊËËim® CONCEPTION : JEAN BRUNEAU ® Le cinéma plus vrai que vjai! Renseignements: .496-IMAX Reservations: (514) 522 12451 G2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 DÉCEMBRE 1988 Rock et Belles Oreilles ou la vague de l'humour.huit Gémeaux plus tard SUITE DE LA PAGE D1 dans les moyens.Ils ont commence a la radio, sont passés de CIBL à CKOI, puis à la télé, de Quatre Saisons à Télé-Métropole.Bruno E.Landry, c'est le plus sérieux de RBO.Dans ses tâches promotionnelles comme les entrevues, en tout cas.Il aime les choses bien situées.Un analytique.« Les gens disent que l'humour marche, mais nous, on a commencé avant la vague que je situe à l'arrivée des Lundis des Hal Ha! et de Ding et Dong.«On était là bien avant et on a toujours occupé le même créneau.Alors quand le monde parle de la nouvelle vague de 1 humour québécois.* \u2014 Ça veut dire quoi, l'humour québécois ?I \u2014 Aucune idee.r.\u2014 Et le « néo-sarcasme parodique » dont parlent vos communiqués ?\u2014 Fouille-moi! Les \"PR\" sont payés pour trouver des formules pour les journalistes.Nous autres, on essaye juste de faire rire le monde.» O.K.Le journaliste se contentera d'écrire que Rock et Belles Oreilles travaillent au Québec dans le secteur du rire.Dévoreurs de médias « Rock et Belles Oreilles sont des dévoreurs de médias.Ils exploitent leur liberté au maximum, ils vont très loin dans la parodie des médias.» '\u2022lare Laurendeau sait de quoi il parle : il a fait partie des Cyni- ques de 1963 à 1972 avant de devenir animateur-commentateur multi-médias.Comme RBO, les Cyniques avaient fait de la radio (Bonjour, les affreux! à CKLM), beaucoup d'apparitions télé dont deux séries estivales ( Émission impossible à RC ) et des disques.« Le disque, dit Laurendeau, nous permettait une plus grande liberté car nous étions essentiellement des gens à textes.Aujourd'hui, les tabous sont à peu près les mêmes mais à l'époque, les gens étaient très sensibles sur le politique.À la télé, les blagues à message faisaient l'objet d'un contrôle strict.« J'envie Rock et Belles Oreilles.» En totale collégialité Les gars de R BO disent ne pas connaître la censure.André G.Ducharme \u2014 G.comme dans BCBG \u2014 résume l'affaire en deux mots : « Nous ne nous imposons aucune censure.On se pose une seule question : est-ce que ce gag nous faire rire ?» Landry précise : « On a fait des blagues très méchantes sur des personnes qu'on aimait-comme il y en a qui nous tombent sur les nerfs et dont on ne parle jamais parce qu'on a rien de drôle à dire.» RBO font tout en totale collégialité, laissant de côté « l'ego d'auteur ».Prenons une chanson ; un va l'écrire, un autre va la chanter et un troisième peut jouer le chanteur à l'écran.Il peut arriver que celui ou celle qui a eu l'idée ne touche plus au numéro par après! Chantai Franck* Les cinq écrivent, les cinq par*7 ticipent au brain storming: « Nos techniques ont changé mais pas, le fond.On a commencé en direct à la radio puis il a fallu apprendre à écrire pour le spectacle et pour la télévision.» , L'intérêt pour eux est d'arriver dans un média et de le «pousser » nu maximum.En radio, le contexte est situé par le fond sonore et le texte; à la télé, un seul plan peut suffire et le texte se trouve ainsi libéré.Chaque média a ses contraintes, sa spontanéité, sa vitesse de réaction.Yves P.Pelletier .« En spectacle, dira Landry, tu e suis tout de suite quand une oke ne marché pas et tu ajustes le endemain.À 1b télé par contre, 3uand la -première émission 'une série est diffusée, il,y en a dix de prêtes.L'ajustement se.Tait à long terme.» Entre-temps, c'est la hâte de voir, l'angoisse dans certains cas.Comme on tourne un film Michel Poulette et Monique Turcotte travaillent conjointement à la réalisation de RBO.Poulette est avec le groupe depuis leurs débuts à la télé, il connaît son monde.Il parle d'osmose, de respect.« Mon rôle consiste à prendre un texte et à l'amener une étape plus loin, tout en respectant la démarche de R BO.« On tourne les émissions de RBO comme on tourne un film.Chaque détail est étudié, travaillé.En groupe toujours.« On peut passer une demi-journée sur un sketch de 30 secondes: c'est une approche de dramatique plus que de variétés.Avec le son, les effets visuels, les éclairages, on réussit à créer des ambiances très léchées, malgré des moyens souvent réduits.» Toute l'équipe technique de RBO vient du cinéma.Poulette vient justement de terminer le téléfilm Coeur de nylon, avec Guillaume LemayThivierge et Yves Desgagnés.RBO n'ont jamais fait de film.Qu'est-ce qu'ils attendent ?Il suffirait d'en parler à Daniel Harvey, le producteur délégué de Spectel Vidéo, « l'empire » qui « encadre RBO d'un bout à l'autre », comme pour Michel Riva rd, Paul Pichô et d'autres.Production télé et video (Spectel), gérance et spectacles (Spectra Scène ), disques (Audiogram ) : tout sous un même toit, le même qui abrite le Festival de jazz de Montréal et le Spectrum, C'est Daniel Harvey qui a négo-îlô le contrat de RBO avec Télé-Métropole et qui a monté le plan de financement du projet, une affaire de $2 millions, financée aux trois-quarts par- le secteur privé.Mardi, il venait designer le dernier document bancaire.Bruno E.Landry « C'est fatiguant!.Les coûts de production augmentent, Téléfilm réduit ses subventions et les petits gars ont décidé de passer au cash : les cachets ont quasiment doublé depuis trois ans.» ' En alignant les chiffres, de RBO, Harvey ne voit plus r,quge mais il appréhende le changement, la fin de la mode humour qui a frappé le Québec depuis trois, quatre ans : « Le vent est à la veille de tourner ».Rock et Belles Oreilles, étaient là avant la vague.Peut-être y seront-ils encore après.« Quand on ne rira plus, on va débarquer.» Cliaiiii»it>iiy Les grilles «votre soirée de télévision» d'aujourd'hui, demain et lundi sont en page G8 .continue 'le bgl.r.7 Voir en page K 3 Télévision Un drôle de temps des Fêtes raymond dernatchez gWÊt est parti! W Télé-Métropole a ouvert le bal des spectacles humoristiques du temps des Fêtes avec le spécial Noël du Monde selon Croc, hier soir.Un bien mauvais départ.Depuis le début de la nouvelle saison, Télévision Quatre Saisons a été prise à partie.On lui reproche d'offrir aux téléspectateurs le bas de gamme de la télévision,.Mais une fois par mois, depuis septembre, Télé-Métropole nous rappelle en diffusant le spectacle «humoristique» Le monde selon Croc qu'il n'y â pas si longtemps le bas de gamme c'était la marque de commerce du 10.Il est étonnant qu'une chaîne privée, habituée à réagir promptement et à larguer rapidement une émission encombrante, s'accroche à cette formule.Le monde selon Croc c'est de la mauvaise télévision, depuis le début.En principe, une émission humoristique se doit d'être drôle et Le monde selon Croc est tout ce que l'on voudra sauf une émission divertissante.Et ceux qui, à T.-M., croyaient mordicus après les échecs des premières heures que les choses allaient s'arranger avec le temps ont fait fausse route.Télé-Métropole coule inutilement de l'argent là-dedans et ulcère une bonne partie de son auditoire.Comme on dit dans le monde de la télévision privée: c'est un très mauvais placement.S'il y a encore des gens à la direction des programmes de T.-M.qui ne sont pas convain- cus, ils n'ont qu'à regarder le show de Noël du Monde selon Croc diffusé hier soir.Rien qu'à voir on voit bien, comme disait le professeur de géométrie.Si on pouvait mesurer le niveau de la bêtise avec un thermomètre, des sketches du calibre du Noel chez les Ra-vibreur, le bilan expéditif de l'année intitulé Le lata 88, ou les conseils pour éviter de conduire en état d'ébriété, feraient monter le mercure à environ deux degrés Celsius.Ce n'est pas très loin du point de congélation.Télé-Métropole aura heureusement droit à une deuxième chance, de 21 h à 22h ce soir, avec La grande liquidation des Fêtes de Rock et Belles Oreilles.RBO qui a raflé quatre Gémeaux la semaine dernière avec son bilan humoristique de l'année 1987 présenté à Quatre Saisons attirera sans aucun doute une bonne partie de l'auditoire potentiel au 10 avec son bilan de 1988.Rock et Belles Oreilles a maintenant une réputation à défendre.On a écrit l'an dernier que La grande liquidation des Fêtes avait surpassé le traditionnel Bye Bye de Radio-Canada.Qu'en sera-t-il cette année?Télévision Quatre Saisons a perdu RBO; il ne lui reste que la petite équipe de 100 limites pour dérider les téléspectateurs durant le temps des Fêtes.Le 25 décembre à 22h30, TQS nous propose donc NATM: Noël après tout le monde avec |.C.Lauzon, Pierre Brassard, Richard Z.Sirois et Yvon Landry.Daniel Lemi-rc participe également au spectacle.L'équipe de 100 limite a été particulièrement habile.Ces humoristes se transforment chaque jour en «journalistes», dans le cadre de NATM: les nouvelles après tout le monde.lis ont donc produit quotidiennement, depuis le début de la saison, une revue caricaturale de l'actualité.Les concepteurs du spectacle du temps des Fêtes ont choisi des extraits de ces émissions, effectué un nouveau montage et situé tout cela dans le contexte d'un bilan de l'année.Ils n'ont pas travaillé inutilement.Ce n'est peut-être pas le grand show du temps des Fé-tes.mais cette émission est drôle.On constate en visionnant tout cela que l'équipe de Sans limité excelle dans les trucages et les montages.Il est impossible de regarder cette émission sans rire.Parmi les petits bijoux: une entrevue bidon avec Serge La-prade après la défaite électorale.Une entrevue tout aussi farfelue et apparemment réelle avec Guy Lafleur, surnommé le «démon chauve».Une parodie de la découverte de l'année au gala de Il'Adisq.On nous présente en primeur la découverte de l'année du prochain gala: le grand Antonio qui interprète quelques-uns de ses succès dont Mammouth Blues et Bye Bye la pizza.D'autres trucs hilarants: le reporter Jean-Claude Peinard nageant avec les baleines emprisonnées dsns les glaces nordiques.Ou encore Ta journée mur ouvert des Hells Angels.Puis un rappel de l'affairés des stéroïdes de Séoul avec Ben lohnson qui s'adresse aux journalistes tandis que l'on traduit ses paroles en ces termes: «)e n'ai jamais pris ds drogue, ni couru le 100 mètres; en fait je n'ai jamais participé aux Jeux olympiques.» L'humoriste Daniel Lemire s'intègre au spectacle en revêtant le veston bleu poudre des journalistes de NATM.Et nous avons droit au bilan de l'année très personnel de Lemire.À la toute fin de l'émission, vêtu en Oncle Georges, il procède à une distribution de cadeaux.RBO nous apportera peut-être de grandes satisfactions ce soir et en attendant le Bye Bye vous pouvez toujours regarder Le Noël 100 limite, dimanche, à Quatre Saisons.Rock et Belles Oreilles APRES PLUS DE 450 REPRESENTATIONS AU QUEBEC, enfin à montréal DU 10 JANVIER AU 11 FÉVRIER 1989 FAUT SE MARIER POUR.DE ISÏZtesast BERTRAND B.LEBLANC RÉSERVATIONS: 273-0101 C Ol.LKCt FRANÇAIS THÉÂTRE LE MONT-ROYAL 5210, rue Durocher, Outremont (coin «t.ftàmoat) REPRÉSENTATIONS: du mar.au ven.20 h sam.21 h PRIX SPÉCIAUX POUR ÉTUDIANTS Er ÂGE D'OR mmmm LUCILE PÀPINEÂU m UNE PRODUCTION THEATRE PmT-ChSŒEAU,,,* À L;OCÇASiÔ.N.DES FÊTES, OFFREZ DES BILLETS EN CADEAU YVAN CANUEL LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 DÉCEMBRE 1988 G3 La chronique dés arts Joyeux Noël quand même MARIO ROY Lt ennui avec le mal québécois \u2014comme on dit le mal français ou le mal américain \u2014, c'est que son évolution est tellement prévisible: ses périodes de rémission, ses éléments déclencheurs, ses symptômes caractéristiques, ses accès de fièvre, ses crises aiguës.Depuis quelques années, nos artistes avaient un peu négligé l'auscultation du pouls de la nation pour plutôt se soucier du moral des bélugas.Se pourrait-il que la nouvelle conjoncture les ramène à des préoccupations plus immédiates?Quoi qu'il en soiit, en 1985, lorsque Robert Bourassa s'est mis à dire aux anglophones que, nulle part au monde sauf ici, une minorité n'était interdite d'affichage, il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir qu'un jour ou l'autre, l'homme allait replonger le Québec dans cette sorte de psychodrame absurde dont nous avons le secret.En ce sens, le premier ministre nous ressemble par certains côtés, comme monsieur Lévesque ou Maurice Duplessis nous .ressemblaient par d'autres.\"\"\"Robert Bourassa, c'est le « p'tèt ben qu'oui, p'tét ben ;'qu'non » du paysan normand qui survit dans l'âme de chaque \u2022\"Québécois; comme subsiste en nous une certaine crainte de nous affirmer, malgré tous les cantiques qu'il est de bon ton d'entonner sur notre entrepreneurship; comme perdure l'in-i,i capacité, à certains moments critiques de notre histoire, de voir froidement les choses comme elles sont et d'affronter lucidement les vrais défis; comme se perpétue, d'une crise à l'autre, une certaine attitude de démission devant le difficile.Fin I987 début 1988, lorsque René Lévesque puis Félix Le-clerc nous ont quittés pour un monde meilleur, c'est le cas de le dire, tous ont senti un vent glacial parcourir notre échine collective.Tous \u2014enfin, beaucoup\u2014 ont été secoués, arrachés de l'hébétude qui nous engourdissait depuis sept ou huit ans.Il était facile de deviner, avec un peu de clairvoyance, que le pénible sentiment de désabusement, d'abattement, d'indifférence qui nous habitait, allait à nouveau céder la place à autre chose de plus fondamental, de récurrent chez nous, quelque chose qui nous a souvent guidés au fil des siècles: \u2022.'\u2022l'instinct de survie.De surcroit, il était prévisible que les artistes qui, si l'on i- aguj arrondir les angles un peu, ronronnaient presque de satisfaction depuis trois ans sous Bourassa II, n'allaient pas accepter qu'on leur mutile la langue.Depuis 1985, les artistes ont globalement entretenu de fort bonnes relations avec Québec.Cela tient à plusieurs facteurs.D'abord, beaucoup d'entre eux ont été cruellement déçus par le régime péquiste.Us savaient avoir grandement contribué à la vague nationaliste qui devait porter le Parti québécois au pouvoir.Ils estimaient aussi avoir fait plus que leur part au sein du camp du oui lors de la campagne référendaire.Et ils ont été étonnés, puis choqués, de voir leur gouvernement les négliger dans l'exercice quotidien du pouvoir et faire preuve d'ingratitude \u2014selon l'impression que plusieurs ont retenue\u2014 envers ceux qui avaient été les premiers à porter le flambeau.Il y avait la crise, c'est entendu; le cabinet Lévesque avait bien d'autres chats à fouetter, évidemment.Mais, avec du recul, ce dont les artistes se souviennent, c'est d'un gouvernement qui a consacré des masses d'énergie à la redécouverte et à la sauvegarde du patrimoine \u2014cela s'imposait à cette époque, là n'est pas la question \u2014 et qui s'est révélé un spécialiste du discours culturel grandiloquent et sans lendemain.Ensuite, les artistes ont trouvé, au sein du cabinet Bourassa, une interlocutrice valable.Après avoir sagement déposé sur un autre bureau que le sien le dossier de la langue, Lise Bacon s'est rapidement taillé une honnête réputation dans les mi-.lieux culturels.La ministre des Affaires culturelles a bien saisi la dynamique de ces milieux, elle a répondu avec bon sens \u2014en pratiquant évidemment l'art du possible.\u2014 à quelques-unes des grandes revendications des artistes.Et cela en composant, au cabinet, avec des confrères et consoeurs qui n'ont peut-être pas toujours la plus juste appréciation de l'importance de la culture.Mais voilà, la lune de miel entre les artistes et le gouvernement Bourassa s'est abruptement terminée sous une affiche bilingue.Tout le monde le dit et.néammoins.c'est vrai : les artistes se chargent en général de flairer les mouvements de société, d'annoncer les modifications d'humeur et les changements de BJ cap idéologique de leurs compatriotes.^ Gilles Vigneault a chanté les gens du pays avant que le Québec n'entre dans sa grande période nationaliste; Michel Tremblay a mis en scène le petit peuple de Montréal avant ¦\"\u2014que ne s'épanouisse la vague prolo, dans la foulée des luttes syndicales; Robert Charlebois, en cessant de «chanter créole », a annoncé les courants et les préoccupations planétaires des années 80.( Était-ce également une manifestation de clairvoyance sociale et de prescience politique de la part de Rosita Salvador ainsi que de Charlotte et Hervé lorsque ceux-ci se sont rangés dans le camp du non, en 1980?.) Dans les déclarations de la dizaine d'artistes interrogés par La Presse, il y a huit jours, on trouve une nouvelle notion d'urgence, une froide vision de la nature profonde et des enjeux véritables de ce débat, que les mots des professionnels de la politique masquent et pervertissent.Allons à l'essentiel.Nos artistes sont particulièrement bien placés pour en témoigner: une culture bilingue, ça n'existe pas.JJ Bon, enfin, y'a pas qu ça.* * \u2022 |e parie que vous parcourez le journal en jetant un oeil sur dinde qui se prélasse dans le four et.ou sur la bonne bouille de Bordeaux qui repose sur une étagère.A quelques heures de Noël, au nom des boss,-Michel G.^remblay et Bruno Dostie, ainsi que de toute l'équipe des Arts ft Spectacles de La Presse, je vous souhaite de vivre les plus jyeuses festivités; d'entamer la nouvelle année avec confian-e et \u2014 ça ne nuit jamais \u2014 avec un peu d'humour ; de connai-re, au cours des douze prochains mois, le plus grand nombre Il possible de moments de paix intérieure (à l'extérieur, c'est i déjà plus facile!), de joie et de plaisir.1< L'équipe des pages Arts, Lettres, Spectacles et Télévision de La Presse Direction et coordination «.¦ ^Michel G.Tremblay, directeur adjoint de l'Information.Bruno Dostie, chef de division.Raymond Bcrnatchcz, chef de section ^oRadio.Télévision et Communications.Mario Roy, chef de ¦\"Section Musique, Spectacles et Politiques culturelles.Fleurette Bélanger et Nicole St-Germain.secrétaires de rédaction.-™ Journalistes permanents \u2022 -.Jean Beaunoyer Théâtre.Serge Dussault: Cinéma.Claude ^'Gingras: Musique.Denis Lavoie: Chanson et Comédie musicale.Daniel Lcmay: Radio et Télévision.Jocclyne Lepage: Arts plastiques, Architecture et Bande dessinée.Reginald Martel: Littérature.Luc Perreoult: Cinéma et Vidéo.Alain de Rcpcntigny: Rock.Huguctte Robcrgc: Cinéma.Pupitre Jean-Claude Dussault, l'nuI-Einile Lévesque, Gilles Prattc.Collaborateurs réguliers lean Basile: Essais.Jacques Benoit: Vin.Bruno Bisson: Appareils stéréo.Pascale Bréniel: Danse.Alain Brunct: jazz et SSflÛvelfe musique.Jacques Folch-Ribas: Littérature française.^ÔJJbert Grand: Roman policier.Franchie Grîmoldi: Actualité artistique.Françoise Knyler: Restaurants.Robert Maillons: £«&pparcils photo.André Noël: Livres pour enfants.Francine Osborne: Romans en traduction.Louis-Bernard Robitaillc et René Viau: à Paris.Gilles Toupin: Poésie.SPECTACLES Starmania déménage sur le 'Broadway parisien Succès de critique, de fréquentation, de fric.et du duo Norman Groulx\u2014Martine Saint-Clair SUITE DE LA PAGE C1 qui à pris sa vraie dimension dans une version (la quatrième en dix ans) à la fois high tech et étonnamment humaine, en même temps épurée et terriblement sophistiquée.Starmania est devenu ce qu'il est : le cri de désespoir d'une jeunesse qui n'espère pas grand-chose de la vie, qui se résout à voir le \u2022 'us fort \u2014 et le plus fort, c'est autre \u2014 gagner.Cette fois-ci, on a compris.Parce que jamais, ça man Groulx qui, on l'a entendu dans la dernière version québécoise de Starmania, est gratifié d'une voix au formidable registre, d'une fougue, d'une impertinence allant comme un gant au personnage de bum sympathique qu'il incarne.Le « Broadway » parisien C'est pour toutes ces raisons que les jeunes ont constitué le premier public du Théâtre de Paris, en septembre, et qu'ils ont été suivis, surtout au cours des dernières semaines, par les yuppies Sadia et Johnny Rockfort ( Wenta et Norman Groulx) n'a été aussi clair.Parce que jamais, on a aussi impudiquement étalé les tripes de Plamondon-le-désespéré.celui qu'a décrit Jacques Godbout dans ce livre qu'il appelle son « documentaire ».Plamondon, un coeur de rockeur.Enfin, formidable succès d'interprétation pour Martine Saint-Clair et Norman Groulx.Cristal et Johnny Rockfort.qui sont les grandes vedettes de cette entreprise franco-québécoise.Sur la scène de la rue Blanche, Saint-Clair a enfin trouvé cette qualité d'émotion, de passion, qu'elle n'a peut-être pas toujours su insuffler à sa production.Elle forme un incroyable duo (il faut écouter Monopolis et Quand on n'a plus rien à perdre) avec Nor- Maurane de la Cité, les branchés de province, les vieux beaux du tout-Paris accompagnés de leurs maîtresses, les ministres, les présidents, les princes.Et les prolétaires divertis par les bons soins des comités d'entreprises qui \u2014 consécration suprême \u2014 achètent désormais en liasses les tickets pour Starmania.C'est pour cela que les critiques, à la quasi-unanimité, ont été dithyrambiques.C'est pour cela enfin que Starmania, qui termine le premier janvier son séjour de plus de trois mois au Théâtre de Paris, va occuper, à compter du 14 et pour au moins trois mois encore, la scène du prestigieux Théâtre Marigny, sur les Champs-Elysées.« C'est l'équivalent de ce que serait, à New York, le passage de off-Broadway à Broadway», illustre Luc Plamondon, qui n'a même pas à se préoccuper des consequences de ce déménagement sur la scénographie puisque les scènes et les dispositifs mécaniques des deux salles sont compatibles.Bref, en avril, au moins 200 000 Parisiens auront vu Starmania.Ils auront apprécié la mise en scène assurée personnellement par Plamondon et Michel Berger, une mise en scène surprenante, avec plein de gadgets (qui sont signifiants, ce qui n'est pas si fréquent), efficace, qui utilise tout l'espace disponible en profondeur, en hauteur et jusque dans la fosse d'orchestre : c'est là qu'est installé le comptoir de Marie-Jeanne, la serveuse automate.merveilleusement campée par Maurane \u2014 mais fait-elle oublier Fabienne Thibeuult ?Le chauvinisme guette.De toute évidence, on a mis beaucoup de fric là-dedans; il est Boule Bal&dlne, Vlollne et Tbat A l'Envers invitent les enfants # de 3 A 10 ans et les grands.grands I Texte : Jacques Lazure Mise en scène : Louise Gendreau Au ''t'y VLtKL.273-25: 1840, Bernard ouest, Outromont flfc BANQUE NATIONALE Les Animeries Ici 3-4/1O-11/17-18/25-26-Ï7-38-29-30 décembre à 14 h 30 Billets \u2022dfuhe, «niant groupe(20pera« *) Ticketron \u2014 Telétron \u2014 Guichet Outremont 8.BO » 7.SO » \u2022 .80 $ ACCUSÉ DE MEURTRE SOIRÉES MEURTRES ET MYSTÈRES Quelqu' un parmi vous Le coupable est peut-être On a trouvé un cadavre! sera accusé de meurtre, assis à votre table.Dans un restaurant réputé pour sa gastronomie, une intrigue se déroule.Venez participer.35 $ p.p.inch: table d'hôte et intrigue TOUS LES JEUDIS DE 18 H 30 A 22 H , AUBERGE LE VIEUX ST-GABRIEL 426 rue St-Gabriel.Mil.Rés.: (514) S78-.156I Réservez maiiitenunt Réveillon Nouvel An Meurtre et Mystère 29 décembre LA DF.YIMERE 225 ouest, rue St-Laurent.Longueuil Kés.: (514) 463-06W) Supplémentaires Les mercredis jusqu'au 21 décembre ItS MYSTERES EDOUARD MAY^W vrai que l'un des producteurs est Gilbert Coullier, un ponte du show-biz français qui « gère » Johnny Hallyday et qui a produit Michael Jackson et Madonna à Paris.Par exemple, à la direction musicale, on a retenu les services de Serge Perathoner et Jannick Top, ce dernier étant considéré chez les cousins comme un des grands magiciens de l'arrangement et de la programmation, notamment associé à France Gall.Luxe inhabituel, l'instrumentation n'est pas donnée par une bande mais plutôt par trois musiciens live, dont un saxophoniste, à qui l'informatique prête assistance.Par exemple encore, Roger-Roger ( Luc La-fitte), le présentateur du journal télévisé, est juché sur une plute-forme dérivée de la technologie des grues de caméra ( et qu'il a fallu faire fabriquer à grands frais) dont le bras à rallonges s'étire à l'occasion jusqu'au-dessus du public.On a recours à la pyrotechnie, à des éclairages extrêmement sophistiqués, à une sonorisation sans bavures.Tout cela se paie ; on a payé ; on recueille les dividendes \u2014 puisqu'il faut bien parler de ces choses-là.Même le disque, qui vient de sortir sur le mâché français, fonctionne bien.On l'entend régulièrement à la radio, il tourne dans les boutiques de mode des Halles, les disquaires le mettent bien en évidence sut leurs étalages.Quand on arrive en ville Pour les Québécois impliqués dans l'entreprise, Starmania nouvelle mouture est une aventure grisante mais exigeante.« Lorsque nous sommes entrés pour la première fois au Théâtre de Paris, ce que nous avons vu était un peu déprimant : la salle n'était pas en si bon état et.surtout, les dispositifs de scène ne semblaient absolument pas répondre à nos besoins », raconte Plamondon.Le Théâtre de Paris a plus de 175 ans, son entretien a visiblement été négligé : il est vrai qu'au cours des dernières années, la salle n'a pas très bien fonctionné.Starmania lui donne un nouveau souffle et pave la voie à la comédie musicale Cats (en français et non en anglais, comme à Montréal.), qui y sera présentée en février.Martine Saint-Clair Martine Saint-Clair s'est installée dans un grand hôtel et mène une vie quasi-monastique : elle s'engouffre dans une voiture dès la fin de la représentation et rentre chez elle, trouve en outre lè temps de faire de l'exercice physi\"-que.Ceci compense cela : « La part de jeu théâtral qui entre dans le spectacle est fascinante, mais tout cela demande une grande discipline », affirme celle qui.oit s'en souvient, avait débuté dans un autre Starmania.Saint-Clair n'a pas encore de disques \u2014 mise à part sa presta-; tion sur Starmania \u2014 sur le mar^ ché français.Dans la foulée de l'opéra-rock, on songe à distrîr buer une compilation de ses suc; ces au cours de 1989.Richard Groulx (le frère de l'autre), qui campe Zéro Janvier; s'est lui aussi fait une petite vie.Il demeure à deux pas du théâtre et vient travailler à pieds, en voisin;' Lui aussi était de la dernière version québécoise de Starmania.Il dit, satisfait : « On a beaucoup travaillé les éclairages; la mise eii scène est pleine de folies, de gadi' gets; on a retranché les longueurs.C'est un formidable sped tacle! » Richard Groulx photos armand trottier, U PmSC., THEATRE DU RIDEAU VERT f 40t>tne DIRECTION \" ANNIVERSAIRE YVETTE BRIND'AMQUR - M E R C E D E8_PALOMJNO \u2014PcQiVHEDIE MUSIC^l^W, -^mm»M I //¦* \"» TRADUCTION ^0^^^ yV , _ ANTONINE MAILLE! % M TEXTE El LIVRET TOM JONES MUSIQUE HARVEY SCHMIDT MISE ___ _ EN SCÈNE DENISE FILIATRAULT .1 ¦«-\u2022¦-.\u2022', CILDOR ROY\".GAÉTAN LABRÈCHE \u2022 JACQUES LORAIN JOËL LEGENDRE \u2022 ELISABETH LENOR^AND^LOyj&ri£5ANTIS Décor ell ARC BEAULIEU PuTeTcffôdûctiorïdu^ ©4664.rut st-Dtnit.\"»¦'VF1;2,1!! ~ R*»\"rvatlons de I2h a i9h Métro Lsuner SM, Gillord g*1** \" 2' ) 844-1793 G4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 DÉCEMBRE 1988 ' DISQUES Les grands disques de 1988/ Classique Par le nombre de titres, leur diversité et leur qualité technique, la plus remarquable collection de rééditions historiques est celle de Philips, les « Legendary Classics » claude gingras aintenant accepte comme l'instrument normal de reproduction de la musique enregistrée, le disque compact a connu en 1988 une nouvelle vocation: il est f.;venu, beaucoup plus que ne i, * jamais le 33-tours, le « dépositaire » de documents à caractère historique.Stimulées par l'intérêt des di-scophiles pour la musique lue au laser, les grandes marques ont entrepris le report en compact d'une grande partie de leur catalogue \u2014 ce qui nous vaut de retrouver certaines gravures dans une sonorité totalement rafraîchie, par exemple la première Tosca de Callas, chez EMI, et VOtcllo de Vickers, Rysanek et Gobbi, chez RCA, qui restent incontestablement les meilleures versions de ces deux oeuvres \u2014 et elles sortent des inédits qui, pour des raisons inconnues, n'avaient jamais trouvé le chemin du microsillon.À cette production des « majors » s'ajoute celle des petites marques spécialisées dans les enregistrements publics.Au temps du microsillon, quelques marques seulement publiaient du pirate.On ne compte plus celles que le compact a fait naitre.Bien sûr, ces enregistrements du passé n'offrent pas tous le même intérêt.D'une part, il n'a pas toujours été possible de restituer le son original: le matériel disponible était trop abîmé.D'autre part, ces interprétations ne sont pas immortelles du seul fait qu'elles sont anciennes.Le choix reste quand même très vaste d'enregistrements miraculeusement remis dans leur état premier et révélant des interprétations d'une classe inconnue aujourd'hui.Par le nombre de titres/leur di- versité et la qualité technique du produit, la plus remarquable collection de rééditions historiques en compact est, celle de Philips, les « Legendary Classics » réalisé^ selon le nouveau prdcédé'Nor NOISE.Cette technique su'ppri-, me les bruits,parasites et le «ffînj ambiant » èt détache e{ régénère l'information musicale, si IftéW que, malgré leur âge, ces enregistrements .sonnent souvent.avec plus de clarté que certains 'cPaujourd'hui qui ont été réalisés datiç une ambiante trop réverbérée.Le plus ancien de ces enregistrements est le Boléro 'de Ravel dirigé par le compositeur en 1928 (et non en 1932, comme on l'indique).Une curiosité, rien de plus (420778-2).De 1940-41 datent le Concerto pour violoncelle de Dvorak et Schclbmo, de Bloch, joués par Emanuel Feucr-mann (420776-2).Les autres enregistrements sont des années'50 et 60.On y retrouve, par exemple, la fameuse \u2014 et assez -unique \u2014' version des Tableaux d'une exposition, de MoussotgS\" ky, enregistrée lors d'un rëcitaf-' de Svlatoslav Richter à' SofioVeh 1958(420774-2).Presque tctKrteS\" titres sont à posséder.Maiis^*»'.mon.'goût, le plus extraordinaire-\"' ' \" il» V5.I.' .com ftitodo?.\" : Russian O^ra Arias BORIS GODOUNOV'ALIPEFOR THÉ TSAR RUSSLAN AND LUDMILA» RUSALKA THE DEMON » PRINCE IGOR SADKO \u2022 ALEKO t'i\".FEODOR CHALIAPIN Maria Callas .VyopSK* Çi-LLo Concerto\"'* ._____.;.é! 'Ê&MSS^ * WAi.l>ivS«MèV.\" \" ._.\u201e\u201e.,.\u201e .BlOO' \u2022SCHHOMO \" .Na->^*! Okhi h.,au Madison Square Garden.Et on ^'parlait abondamment de leurs l^clones: The Cuit, The Mission, ^\u2022Kingdom Come, Whitesnakc, 'ICinderella.-1 Toute l'année durant, les pal-' marcs ont été dominés par des - ^groupes affairés à déterrer le passé: Hysteria de Def Leppard, Ap-.ipetite for Destruction de Guns -and Roses, la révélation hard-¦ rock de l'année aux USA, New ¦ j/ersey de Bon Jovi.Sans comp-.ter les gros vendeurs qui récol-'taient les fruits de l'innée précédente: George Michael, 1NXS, Michael Jackson.Heureusement, 1988 a aussi et surtout été l'année des femmes.D'entrée de jeu, deux adolescentes, Tiffany et Debbie Gibson, ont fait croire à un retour en force de la chanson bubblcgum, mais ce n'était probablement qu'une bal- loune.Puis est arrivée Tracy Chapman et, à sa suite, les Melissa Etheridge, Sam Brown, Car-mel, Toni Childs, Julia Fordham, Edic Brickell, Michelle-Shocked, Mary Margaret O'Hara, Sass Jordan.Des styles différents qui ne révolutionnent pas le genre pop, mais qui présentent un point de vue original dans un univers rocker encore nettement masculin.En avril, personne ne connaissait Tracy Chapman.Deux mois plus tard, elle se pointait au super-show en appui à Nelson Mandela au stade Wembley de Londres.Tout de suite après, elle faisait connaissance avec ses adorateurs montréalais au Spectrum.Et en septembre, elle était de l'événement de l'année, la tournée mondiale d'Amnistie Internationale, aux côtés de Springsteen, Sting, Gabriel et Youssou N'Dour.Des artistes comme John Hiatt ont vu dans la montée de Tracy Chapman la résurrection des auteurs-compositeurs-interprètes.De façon générale, la jeune Noire américaine est l'exemple le plus évident du retour en force des chansons à contenu, aux propos directs et critiques, parfois à la limite du prêchi-prècha.S'il fallait dépister une autre nouvelle tendance en 1988, c'est vers le rock afro-américain qu'on lorgnerait: Living Colour, Fishbone, le Dan Reed Network, De-funkt, autant de formations qui, dans la foulée de Prince, réhabilitent le rock de guitare et génèrent une nouvelle musique black.On remarquera aussi la réapparition de l'esprit celtique sur la scène rock : The Pogues au Royaume-Uni, Van Morrison and the Chieftains et Clannad en Irlande, Weddings Parties Anything en Australie.The Water- iHinmiii I.JMSIil SANS FRAIS POUR TOUT SAVOIR SUR: GASTRONOMIE CINÉMA SPECTACLES CONCERTS EXPOSITIONS DISQUES LITTERATURE TÉLÉVISION 0 0 0*0000 4 9 quel rapport exîste-t-il entre un tour d'adresse un tour de passe-passe et un tour de force?BINGO! .tand spectacle defAf.B, ^ Un tour de piste époustouilaut! L'institut de jom\tjlage 28.29,30 décembre.19H30\tune production de 27, 31 décembre, 14h00\tla Société de billets: 18S, 15S.12S\tIn Pince des Réduction pour les\tArts de Montréal moins de 12 ans:\t 12.50S.10,505, 8.50$\t boys en Ecosse, Soldat Louis en Bretagne, etc.Cornemuses et violons, accordez-vous avec le fuzz! \u2022 À quand le tandem Bùndock-Monsicur Pointu?Voici donc la sélection 88 des deux Alain à laquelle nous n'avons pas accolé d'ordre précis, compte tenu de la diversité des genres.MIDNIGHT OIL D'un bout à l'autre.Diesel and Dust est un disque passionnant, à la fois rageur, énergique et subtil.Au sommet de leur art, les Australiens de Midnight Oil font désormais partie des grands groupes de la planète.Midnight Oil n'a peut-être pas signé son plus grand disque, mais a certainement livré le plus concluant des alliages de commcrcialité et de création.Midnight Oil, DIESEL AND DUST, Columbia BFC «0967, + cassette et compact.TRACY CHAPMAN Une voix puissante, prenante, qui commande le silence.Des textes pertinents, un propos direct, percutant, le retour de l'artiste intimiste qui interpelle son public sans artifice.Une critique de premier niveau, certes, mais qui a trop longtemps été mise en veilleuse en cette décennie.La découverte de l'année, la surprise de l'année, et, il faut le dire, l'artiste qui a bénéficié de la mise en marché la mieux orchestrée en 1988.Gare au ressac! Tracy Chapman, TRACY CHAPMAN, Elektra 96 07741, + cassette et compact.TALKING HEADS Après avoir exploré l'Amérique profonde, les Talking Heads renouent avec leur démarche d'il y a quelques années ( Fear of Music, Remain In Light): faire de la nouvelle musique.La face A intègre des influences aussi diverses que la musique africaine, le zouk antillais et l'afro-cubain, mais la face B propose un contraste frappant, un véritable lendemain de party.David Byrne et ses complices retrouvent le goût du risque.Talking Heads, NAKED, Sire 92 56541.+ cassette et compact.CARMEL Personne ne chante comme Carmel.Ses deux premiers microsillons livraient ses tripes et sa grande énergie, le troisième témoigne de sa subtilité et sa maturité.Un superbe remaniement rhythm 'n' blues et jazz.Ce style rétro-nuovo n'a pas connu un impact commercial majeur, mais il nous a quand même donné un grand disque.Carmel, EVERYBODY'S COT A LITTLE SOUL, London 828 067-1, f cassette et compact.ANITA BAKER En 1988.Anita Baker s'est affirmée comme LA grande chanteuse soul et elle est reconnue comme telle par le public.Sur un fond sonore conservateur, qui sans elle pourrait être carrément quétaine, Baker réactualise la ballade.Une voix a nulle autre pareille, une interprétation hyper-ciselée, un phrasé tout à fait particulier, de l'âme à revendre.De la grande classe afro-américaine.Anita Baker, GIVING YOU THE BEST THAT I COT, Elektra 96 08271.+ cassette et compact.TALK TALK Le plus beau disque doux de la culture rock cette année.Aucun tube sur ce microsillon, de longues pièces, rien pour la radio, de quoi faire arracher les cheveux aux gérants, producteurs et autres décideurs des compagnies de disques.Pourtant, Spirit of Eden risque de durer longtemps: les or- chestrations, la grande inspiration des compositions, le savant mélange de culture rock, de jazz cool (entendre Gil Evans) et de climats éthérés engendrent un disque qui pourrait faire école.Talk Talk, SPIRIT OP EDEN, EMIManhattan E1-46977, + cassette et compact.THOMAS DOLBY Le meilleur disque funk britannique.Dolby est beaucoup plus que le petit sorcier des synthétiseurs, le spécialiste high-tech dont la réputation ne tenait qu'à ses sparages informatiques.De la .super bonne pop trempée dans un humour de série B (à preuve le titre Aliens Ate My Buick et l'hilarante pochette).Thomas Dolby, ALIENS ATE MY BUICK, EMIManhattan ci 48075, + cassette et compact THESUGARCUBES Ces Islandais ont fait irruption sans avertissement sur la scène pop mondiale.Un groupe au magnétisme fou qui va au-delà du culte des branchés.La voix fébrile de la chanteuse Bjork surplombe d'inédites nappes de son et se lâche totalement lousse au beau milieu de salves de trompettes synthétisées.Un rock sans compromis qui a l'air bizarrolde comme ça, mais n'en est pas moins concluant.The Sugarcubes, LIFE'S TOO GOOD, Elektra 96 08011.+ cassette et compact.R.E.M.et PET SHOP BOYS Green a sa place au Top 10 parce que c'est le disque le plus diversifié de R.E.M.qui a dépassé le stade du guitar band.R.E.M.a m v ; £d 5fl orcliestre de chambre ffi I MUSICI DE MONTREAL dir.YULI TUROVSKY CONCERT DE NOËL avec MARIE-DANIELLE PARENT, soprano .BENOIT BOUTET.ténor CLAUDE CORBEIL, basse chantante Marc-André Gauthier; violoniste Jean-Alexandre Sarrazin, pianiste PROGRAMME Mozart BASTIEN ET BASTIENNE opera buffa \u2022 et HAYDN GIORDANI BEETHOVEN _^ 28 dec, .?SCOTT 29 dec.>0^ 28 et 29 DÉCEMBRE 1988,19 h 30, SALLE POLLACK BILLETS: 14S ADULTE \u2014 8$ ETUDIANT'ÂGE D'OR EN VENTE CHEZ: (75e FRAIS DE SERVICE) ARCHAMBAULT.500 STE-CATHERINE E., Mtl.' LHTTRE SON MUSIQUE, 5054 AVE.DU PARC.Mtl.PIANO HERITAGE.5030, Boul.SAMSON.Laval RENSEIGNEMENTS: 982-6037 REVEILLON DE NOEL > LE SAMEDI 24 DECEMBRE fcUtet-vous METROPOLIS ESPACE; DANSE i Le 24 décembre.21 h.Coût d'entrée: 12$.Tirage pur le Père Noél de deux voyages pour doux, l'un a Paris.l'outre a Orlando, gracieuseté d'Air Canoda/Touram.Metropolis également ouvert le dimanche 25 décembre, 22 h.59 EST, STE-CATHERINE, MONTRÉAL, 288-2020 donc cttectuc un grand pas sur le plan commercial, sans se prostituer pour autant.Alain aime moins : un bon disque, dit-il, qui a beau allier commercialité et substance, mais qui ne constitue pas vraiment un progrès par rapport à son prédécesseur Document, le premier véritable disque commercial du groupe from Georgia.Introspective des Pet Shop Boys est probablement la plus sophistiquée et la plus convaincante des productions dance signées Neil Tennant et Chris Lowe.Le meilleur fast food de 1988, le plus actualisé, le mieux documen-té.les plus riches échantillonnages synthétiques.De l'orchestre symphonique aux trames afrocu-baines, tout est admirablement intégré chez les Pet Shop Boys.Alain, lui, croit pourtant que Introspective, si bon sbit-il.est un microsillon bâclé: un remix et deux emprunts sur six pièces! Un petit tour en studio et hop dans les magasins, en attendant un véritable disque des Pet Shop Boys.R.E.M., GREEN, Warner Brothers 92 57951, + cassette et compact.Pet Shop Boys, INTROSPECTIVE, EMI-Manhat-tan E1-90868, + cassette et compact.Quelques autres disques de la cuvée 1988 ¦ Stop!, Sam Brown \u2014Sam Brown a lancé le plus ciselé des disques de la british pop.Tous les atouts: superbe voix, superbe look et bon goût itou.¦ Union, Tony Childs \u2014 L'Américaine Toni Childs a également ri\u2014r Rétrospective des films de Rock Demers una présentation do la Société di la Plaça das Arts La Guerre des tuques 26 décembre, 13h30 ; 27 décembre, 16h Opération beurre de pinottes 26 décembre, I6h ; 28 décembre, 13h30 Bach et Bottine 27 décembre, 13h30 ; 28 décembre, 16h Le Jeune magicien 29 décembre, 13h30 ; 30 décembre, 16h Ce n'est pas parce qu'on est petit qu'on ne peut pas être grand 29 décembre, 16h ; 31 décembre, 13h30 La Grenouille et la Baleine 30 décembre, 13h30 ; 31 décembre, 16h éh\tThéâtre Port-Royal Place des Arts\tbillets: 6$ moins de 12 ans : 4 $ \t\t Médaillée d'argent aux Olympiques et au Championnat du Monde AVEC LA PARTICIPATION DE Nathalie Simard LUN.26 DEC.AU LUN.2 JAN.16 REPRÉSENTATIONS Forum de Montréal 20 K 27 dec.i I lh:lO.13h30&I»h30 ¦ 28.29.30 drr.à Uh & I !lh30 ¦ 31 dec.i 13h ¦ li jiin.à I lli.-Ki.I.'h30& 19h3l) Puni I7â0i-1550 J - IJ50J.Il 50t-8 50Jenv»nteau«guiCri.>l-.Ou Foium «tous les comptons Tickétronoupar TéléIran au 219-2525 l»r,i.» c«i ProcureJ-vOua votre coupon ub.its d'une vatcu' do 3.00 » crw toni les marchés d'alimentations participants et participer au concours Neslie Ut I IHIll IMIIWIM IV VIIH III LA TOURNÉE EXCLUSIVE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 DÉCEMBRE 1988 DISQUES Les grands disques de 1988/World beat ¦ Il n'y a pas si longtemps, les Touré Kunda, King Sunny Ade, Youssou N'Dour, Fcla et Dissi-denten relevaient d'un exotisme passager.Lentement et sûrement, l'exotisme cède le pas à une conscience planétaire de ces influences musicales qui se retrouvent partout dans les palmarès.Ce n'est pas pour demain la veille, mais il faudra un jour arrêter de s'étonner qu'il existe autre chose en Afrique que du folklore et des tambours.Et surtout se faire croire que la musique africaine, c'est une mode qui va passer.Le world beat exploite les technologies les plus actuelles si bien qu'il est permis d'espérer qu'un jour prochain, on ne fera plus de distinction entre la pop occidentale et cette musique-représentative du reste de la planète.Pour cette première compilation, nous avons retenu les dis- ques d'un Malien, un Guinéen, un Panaméen, un Jamaïcain, une Israélienne yéménitc et deux Algériens.SALIF KEITA Pour les deux Alain, le disque de Salif Keita est incontestablement l'un des plus grands microsillons de l'année, toutes catégories.On vous le sert comme locomotive mais Salif Keita doit être considéré comme l'un des meilleurs artistes sur cette Terre.Son disque Soro est heureusement disponible en pressage canadien (étiquette Island).Réalisé à Paris, superbement urrangé, Soro mêle l'héritage musical de l'Afrique mandingue au jazz, au rock et au funk à l'aide des technologies les plus sophistiquées.De la grande musique, une très grande voix.Salif Keita, SORO, Mango-Island ISL-1180.+ cassette et compact.MORY KANTE Le disque de Mory Kantc, en particulier la chanson Yê Kc Yé Kô, s'est fort bien défendu, devenant un des premiers phénomènes de radiodiffusion africaine endossé par le Québec.Au départ, Alain avait trouvé ce disque un peu moins intéressant que le microsillon précédent, plus jazzé, de Kante, mais il s'est vite ravisé, constatant tout bonnement que, d'un point de vue pop, il s'agit d'une production de premier plan.Vivement son passage au Québec! Mor/ Kante, AKWABA BEACH, London 835 119-1, + cassette et compact.RUBÉN BLADES Toujours à la hauteur, le Panaméen Rubén Blades a signé deux excellents disques cette année.Le premier en anglais.Nothing But the Truth , est quelque peu inégal mais tout à fait séduisant; le deuxième.Antécédente, est on ne peut plus réussi.Un peu plus conservateur que les précédents (plus de place aux vents), ce disque confirme une fois de plus son statut d'artiste latin par excellence de cette décennie.Ruben Blades, ANTECEDENTE, Elektra 95 07951, t- cassette et compact.ZICCY MARLEY Qu'il le veuille ou non, Ziggy Marley doit vivre avec le fantôme de son père Bob, l'artiste et le prophète.Le jeune Ziggy semble enfin prêt à s'affirmer, si bien que certains lui concèdent un peu prématurément le leadership de la cause rastafarien-ne.La firme Virgin croit beaucoup en son reggae-pop et elle y a mis les moyens: Chris Frantz et Tina Weyînouth, de Talking Heads, l'ont réalisé.Malgré leur volonté évidente de faire un disque «ù saveur internationale».Conscious Party révèle un Ziggy plein de promesses.Ziggy Marley, CONSCIOUS PARTY.Virgin VL2506, + cassette et compact.CHEB KHALEO ET SAFY BOUTELLA Le phénomène de l'automne, c'est la révélation du rai, cette pop algérienne mise à jour par les événements politiques d'octobre (plus de 500 morts à Alger).Ne l'oublions pas, le rai n'est pas un phénomène politique, c'est une musique qui traduit esthétiquement ce ras-le-bol plus ou moins réfléchi de la jeunesse algérienne, au même titre que le rock a été un signe des temps chez nous, dans les années 60.Le rat est encore dans sa période rustique, il est loin d'avoir tout dit.Son expression la plus poussée est celle de Safy Boutella, un guitariste compositeur qui a lancé un disque simplement formidable, embauchant la plus puissante voix du raï, l'Oranais Ghcb Khaled.À découvrir absolument en importation (étiquette EMI/Zone), car les multinationales d'ici ne savent pas encore ce que le mot rai signifie.Un pain, je suppose.Cheb Khaled et Safy Boutella, KUTCHE.EMI-Zone 1742Î0-2, + compact.OFRA HAZA Il fallait le souligner, Ofra Haza a produit le plus gros effet «extra-occidental» sur le mar- ché québécois cette année.Cette Israélienne issue de la petite communauté yéménite a créé une véritable surprise: son microsillon Shaday s'est hissé jusqu'à la dixième position des meilleurs vendeurs! Un exploit en soi.Il faut dire toutefois que la production à saveur dunce et britannique et son vidéoclip Im'nin Alu ont produit un effet à tout casser.Un disque un peu raccoleur, mais tout de même séduisant.Ofra Haza.SHADAY.Teldec 7H 38051.\u2022 cassette et compact.Alain Brunei et Alain de Rcpcntigny Cecil Beaton (I904-1980).Marlene Dietrich, à New York, 1937.Sotheby's.Londres.M travaillé très Tort pour arriver à une production aussi solide.Comme tant d'autres, elle est passée dans l'ombre de Tracy Chapman.WPeopIc, Hothouse Flowers \u2014 Certainement la découverte irlandaise de l'année.Ces protégés de Bqno ont produit un microsillon absolument rafraîchissant.Moins convaincant en show.¦ It Takes u Nation of Millions To Hold Us Back, Public Enemy \u2014 Aux États-Unis, les as du hip-hop s'appellent Public Enemy; ils ressuscitent la contestation black au point de se faire traiter de racistes par certaines âmes bien-pensantes.¦ ¦ Scenes From the Southside, [ Bruce Hornsby and the Range \u2022 \u2014On n'a plus le country rock ! qu'on avait: Bruce Hornsby s'ap-| plique à le transcender, ù y appliquer quelques couleurs jazzy, à en \" faire un sommet de production.- Excellent pianiste, en plus.À un '.pas du Top 10.¦ Viva Hate, Morrissey \u2014 Point : dç vue introspection et cynisme : british, Morrissey remporte enco-t rc la palme, cette fois-ci en solo.¦ M If I Should Fall From Grace : With God, The Rogues \u2014Le ¦ groupe le plus fucké sur scène fait ij de très belles choses sur disque.; The Pogues livrent toujours une | poésie de premier plan sur des ï musiques plus audacieuses.I ¦ Lovesexy, Prince \u2014 Le Prince, :' lui, a fait un microsillon simple P qui aurait pu être double.Le : lilack Album aurait effective-rjment pu être autre chose qu'un îfaux mystère (des dizaines et des .i dizaines de milliers d'exemplaires 'circulent en Occident) et Love-'Àsexy aurait pu être autre chose \" < qu'un excellent pastiche de la pop imusique.Un gros problème Id'image qui le rend indigeste à lune bonne partie du public nord-américain.¦ I U Slow Turning.John Hiatt \u2014 Le vieux John Hiatt, de son -.côté, a fait un disque à la hauteur de son précédent, appuyé par les Goners.Slow Turning manifeste non seulement un irrésistible enthousiasme, mais encore reporte-t-il Hiatt au sommet du bon vieux rock américain.¦ Les patriarches \u2014 Il nous fallait choisir un disque de patriarche.Alain a opté pour Talk Is Cheap de Keith Richards pour le plaisir retrouvé du rock baveux et des riffs classiques des Stones, même si la voix du vieux Keith dérape.Alain, lui, a préféré le fun palpable des Traveling Wilburys, parce que Bob Dylan affiche une forme superbe après avoir signé un disque médiocre, George Harrison semble s'être totalement retrouvé, Roy Orbison s'est assuré une place au paradis, Jeff Lynne el Tom Petty officient en tant que bon sidemen.il MICHAEL SMITH PEINTURES RÉCENTES 13 DÉCEMBRE -19 JANVIER UNE EXPOSITION RETROSPECTIVE 11 novembre 1988 - 15 janvier 198.9 Musée des beaux-arts Château bufrcsne/Musée de Montréal des nrts décoratifs de Montréal 1379, rue ShtyrTrooke ouest angle Pie IX et Sherbrooke (514) 285-1600 (514) 259-2575 Ouvert du niardi au dimanche Ouvert du mercredi au dim.inclu- de III li ;i 19 h de U h à 17 h Une exposition organisée par la Barbican Art Gallery, The Corporation of the City ol l-uiidnn CENTRE SAIDYE BRONFMAN LA GALERIE D'ART I YM-YWHA & NHS 5170, Côte-Ste-Calherine.Tél.: 739-2301 Heures: Lun.au jeu.9hà 21h/Ven.9hà 14h/Dim.10hà 17h.Du 18 novembre au 15 janvier Exposition Pellan, Fortin, Gagnon Maison des arts Salle Alired-Pellan 1395, boulevard de la Concorde Oue.-l lavai Sortie ti de l'autoroute ili.-.Laurentldes 115) |boulevard Saint-Martin Est| Autobus de la STL: circuit .i.'i \u2022 lu terminus Laval cl circuit-10 ou 12 à Laval Heures de visite Du mardi au dimanche- -de 9 heures à 19 heures llilletterie Les billets sont disponibles à la billetterie de la Maison des arts.Le guichet est ouvert tous les jours de 9hà 19 h.Renseignement : (514)662-4442 Admission 3 S Sur demande, nous offrons des visites guidées.Les groupes devraient réserver.De plus, du matériel didactique sera disponible pour les élèves du primaire.Kn collaboration avec Ville do Laval, le ministère de- Affaires culturelles .\u2022t Ilell Canada.Maria Chapdelaine illustrations de Gagnon et Suzor-Côté Oeuvres inspirées du légendaire roman de Louis Hémon Musée McCord d'histoire canadienne (i'X).rue Sherbrooke Ouest Tous les jours de 11 h à 17 h.Ferme* le mardi Metro MeCiill - autobus 24 (514) .VÎK7I00 Une commandite de Teleglobe Canada * I .iChIUMutiXl> Mutuel a'jfUJiuilk'n Une société du Gioupo i ET îl POURQUOI ?90 000 VISITEURS LE SAVENT DEJA.VENEZ TROUVER LA RÉPONSE PENDANT LES FÊTES.Cl* A R C H A G A L L ŒUVRES DES COLLECTIONS OU MUSEE NATIONAL DART MODERNE, CENTRE GEORGES POMPIDOU DU MARDI AU DIMANCHE, DE 10H À I9H.FERMÉ LE LUNDI, SAUF LE 26 DÉCEMBRE ET LE 2 JANVIER.BILLETS EN VENTE AU MUSÉE JUSQU'À 18H, AINSI QU'AUX COMPTOIRS TICKETRON ET PAR TÉLÉTRON.MUSEE DE SB E AU X - A RTS DE.M 0 NT R E AL 1379, RUE SHERBROOKE OUEST (MÉTRO GUY).RENSEIGNEMENTS : (514) 285-1600 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 DÉCEMBRE 1988 Télévision SAMEDI 24 DÉCEMBRE Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Bern al chez 20:00 Q \u2014 Variétés L'univers est dans la pomme, extraits d'un spectacle de Sol.21:00 CD \u2014 R.B.O.La grande liquidation des Fêtes.L'arrivée de Rock et Belles Oreilles à T.-M.avec une revue humoristique de l'année 88.22:00 CD \u2014 Journal intime L'invité de Gaston L'Heureux: Guy Lafleur.HORAIRE RÉVISÉ AUJOURD'HUI 11:00ta® 03 \u2014 Second Regard (Remplace Les Héros du samedi.) 12:00 O SI Œ) - La Semaine parlementaire à Ottawa (Remplace Babar et le Père Noël.) 15:00 ta \u2014 L'univers des sports Revue de l'année: sport professionnel.16:00 \u2014 La Fourchette des vedettes Inv.: Jacques Boulanger.(Émission prévue à l'origine le dimanche 18 décembre).(Remplace Jinny.) \t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 e\tLeTéléjoumal\tImpact (1Jh05)\tSamedi de rire\t\to L'Univers est dans la pomme\t\t\u2022 Mes Noels en Aeadie.\t\tTéléjoumel/NoëlviOe\tLa Crèche de NoëL\tLa Lettre au Bon Dieu\t ©\tChorus XmasConce-t\tCBS News\tDisney: Snowball Express (2e partie).\t\tThe Uve and Adventures ot Santa Ctaus\t\tCfôSc^Hcvie:l'TheH
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