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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-01-22, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 22 JANVIER 1989 Kim Yaroshevskaya: en état de grâce Fanfreluche revient au théâtre montréalais avec le Grand théâtre du monde Roger Blay «transcendant la mort» Fiesta époustouflante à travers le temps et le rêve JEAN BEAUNOYER Après Le trésor des pyramides qui ressemblait à un brouillon qui n'a jamais cessé de l'être, le Nouveau Théâtre Expérimental nous propose Le grand théâtre du monde dont la qualité, l'originalité et l'intensité ne trahissent en rien le titre.Une Véritable fiesta espagnole, une magie presqu'i.iquictante qui nous promène dans le temps et dans le rêve avec une habileté remarquable.À mon sens, la meilleure production du Nouveau Théâtre Expérimental depuis longtemps, très longtemps.D'abord la scène en forme de croix, les spectateurs installés tout autour, des clémentines, des olives sur la table et des personnages qui apparaissent magiquement.Il eut été facile de mêler les personnages, les situations, d'alourdir la pièce, de pousser les symboles, mais il n'en est rien.Une construction époustouflante où les personnages de Don Juan, Célestine, Calixte, Mélibée, Cala-bazas apparaissent comme s'ils tissaient l'histoire de l'Espagne et du monde.Une musique originale très réussie de Janitors Animated et des comédiens habités, transfigurés souvent, qui nous font vivre l'incroya- ble, {e pense à Roger Blay qui transcende la mort pour régler un compte final à Don |uan.Je pense â lean-Pierre Ronfard dont la tirade, alors qu'il tient sa fille morte dans ses bras, remet tout sa vie et ses illusions en question.Alain Zouvi en renversera plusieurs dans son rôle de Don Juan.Il a la superbe, l'autorité, ie génie du personnage.Ft que dire de Kim Yaroshevskaya, incomprable dans le rôle de la vieille Célestine.Que dire des décors, de la scénographie, de la musique qui nous enveloppent et nous inquiètent étrangement.On plonge dans la belle Espagne, dans la puissante Espagne qui allait dominer le monde.Ses génies furent nombreux: Lope de Vega, Tirso de Molina, Fernando de Rojas, Calderon de la Barca et tant d'autres.Hier soir, le théâtre avait rendez-vous avec le temps et pendant trois heures, nous avons pensé que cela était possible.le grand théâtre du monde tel grand teatro de/mundojde Jean-Pierre Ronfard en colloboration avec Robert Gravel et Arme-Marie Provencher.Une production autogérée de Nouveau Theatre Expérimental.A l'Espace Libre avec Beona Zaba-la, Alain Zouvi, Kim Yaroshevskaya, Jean-Pierre Ronfard, Annie Oe Ralche, Arme-Marie Provencher, Anne Milaire, Alexis Martin, Roger Léger.Isabelle l'Ecuyer, Robert Gravel, Vincent Gratoo.Renée Cos-sette et Roger Blay.JEAN BEAUNOYER De Franfreluche, elle a gardé la voix, le sens du merveilleux et une pointe d'espièglerie.Kim Yaroshevskaya a beaucoup trop protégé sa liberté pour subir l'outrage du temps.Elle est encore nerveuse, impressionnable, fragile comme une jeune fille à ses premières entrevues.On a évidemment parlé de la pièce Le Grand théâtre du monde, actuellement à l'affiche de l'Espace Libre.Elle campe une merveilleuse Célestine, fourbe, ratoureuse à souhait, mais forte, articulée et géniale dans ses guenilles.Un rôle qui l'enchante et lui donne des ailes.Elle semble comblée: «J'aime le rôle et j'aime travailler avec Jean-Pierre Ronfard.J'ai besoin d'une atmosphère familiale pour travailler et c'est ce que j'ai vécu depuis qu'on répète Le Grand théâtre du monde*.Il faut préciser que Kim Yaroshevskaya n'a pas beaucoup travaillé sur les scènes montréalaises durant les dernières années.Elle évoluait à Toronto et à Stratford avec beaucoup de succès, mais ce n'était pas suffisant: «Disons que j'aimerais ne pas trop en parler.L'atmosphère n'est pas la même qu'ici.Plus industriel oui! De toute façon, vous savez, je ne suis pas très ambitieuse.On m'a déjà proposé le principal rôle féminin dans Un tramway nommé désir et j'ai refusé.J'ai refusé d'autres rôles importants aussi».Kim Yarosheskaya se destinait à la danse dans un premier temps et jouait Rose dans Rose Latulip-pe, un ballet folklorique, au Festival de Montréal.Et ce fur Fran-freluche qui était vêtue comme une ballerine, dansait, chantait et racontait de merveilleuses histoires.Un personnage qu'elle aura nourri pendant 17 ans.Née à Moscou, elle est arrivée à Montréal à l'âge de 10 ans: «On m'a placé dans une école anglaise parce qu'on ne savait pas qu'il y avait du français à Montréal.Plus tard j'ai choisi le français par goût.Je n'ai pas fréquenté l'école tellement longtemps, à vrai dire j'ai tout appris au théâtre.J'écrivais et je jouais Franfreluche à la télévision mais je n'ai jamais cessé de jouer au théâtre».Elle a beaucoup joué et monté du Tchékov à l'Ecole Nationale de théâtre: «Dernièrement, on a monté Tchékov d'une façon beaucoup trop légère, comme du boulevard français.Tchékov c'est beaucoup plus nuancé, beaucoup plus sérieux».Elle faisait évidemment allusion à La Cerisaie présentée l'an dernier au Rideau Vert.Elle a également beaucoup joué du Ionesco qu'elle adore particulièrement: « Les pièces de Ionesco sont fascinantes parce qu'à chaque fois qu'il écrit, il pense qu'il va mourir.J'ai joué la reine Marie dans Le roi se meurt et la tirade de ce personnage à la fin Kim Yaroshevskaya de la pièce est pour moi le plus beau morceau de théâtre qui soit».Une passion qui ne se dément jamais.Une grande histoire d'amour avec le théâtre.L'amour des jeunes aussi qui lui a permis de jouer la grand-mère dans Fas-se-Partout.Une grand-mère qui raconte les plus belles histoires.Une femme heureuse finalement: «Dans ma première enfance, le paradis terrestre c'était Moscou, j'y suis retournée et j'ai pris conscience que c'est maintenant Montréal.Mes racines sont ' là.«La dispersion, la distraction, la publicité sont les démons de la vie.La comédie c'est formidable parce qu'il faut être totalement présent, totalement concentré, tout se passe au présent».J'allais dire en état de grâce.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT, la Pnom Dali au plus bas Agence France-Presse FIG CI ERAS.Espagne Le peintre Salvador Dali «est plus bas qu'il n'a jamais été ces derniers jours», a déclaré hier soir son avocat Miguel Domencch.Le dernier bulletin de santé indiquait par ailleurs que la situation était toujours très grave.dans son personnage de Fanfreluche ; Frédéric Dard à CKAC: une grande entrevue certainement DANIEL LE M A Y LW entrevue qu'a donnée Frédéric Dard alias San Antonio à Suzanne Lévesque, cette semaine à CKAC, m'a fait passer une belle heure.Ça arrive de temps en temps: quelqu'un not accroche, une ambiance nous retient.À CKAC, pour aller-jusqu'au bout d'une grande entrevue, il faut s'envoyer aussi les publicités criardes, les «météos révisées»: c'est le prix à payer.L'affaire a commencé drôlement.Suzanne Lévesque: «M.Dard, nous avons une heure pour faire votre connaissance.Je veux que vous nous racontiez strictement tout ! » Fédéric Dard : « Bien écoutez 1 Commençons par le commencement.» Un instant, j'ai cru qu'il allait jouer les durs.Frédéric Dard a écrit environ 140 San Antonio qu'il a vendus à plus de 100 000 millions d'exemplaires.Les jaloux l'appellent «le best-seller des gares».Il était à Montréal pour présenter son dernier livre, La vieille qui marchait dans la mer, qu'il signe aussi de son pseudonyme mais qui n'a rien à voir avec Bérurier et Bert he, ses héros «classiques».La vieille a 80 ans et se promène au bras d'un jeune dieu de 25.Il pourrait être son dernier amant ou le fils qu'elle n'a jamais eu.C'est, paraît-il, du grand San A., cru, dru.Une histoire quasi- -r\u2014__- Suzanne Lévesque ment «blasphématoire», disait l'auteur qu'il l'avait fait lire par son ami.l'cvc-que de Fribourg.L approche de Dard est simple: «Je veux agresser pour me faire entendre».Très agacé par les Frédéric Dard «ronronnements» littéraires de ses contemporains, il associe, lui, la littérature aux graffiti.L'homme aime parler, il aime parler de lui.Suzanne Lévesque aussi mais cet- te fois-là, elle s'est faite plus discrète que d'habitude.Rires, exclamations contenues, questions courtes, précises qui relançaient le vieux bouc \u201468 ans\u2014 dans ses aveux les plus intimes pendant qu'il devait la dévorer des yeux.Il lui a d'ailleurs fait part de son plaisir d'être en compagnie de «ce regard clair», soulignant «cette joue appuyée contre le micro qu'elle aime».À la fin, il lui dira combien c'était «agréable d'avoir le masque arraché par quelqu'un comme vous».Une immense sensualité enveloppait cette rencontre; rien de faux, pas de bi-bitte.Du plaisir macho, mais du plaisir quand même.Comme celui que tire Frédéric Charles Antoine Dard des présences féminines; le plus grand fantasme de cet homme «frémissant», c'est de se jeter sur la première femme venue.Normal pour qui «la virilité est l'essence de la vie».Une grande entrevue certainement, mais pas du tout «exclusive» comme l'avait annoncé CKAC, la veille dans nos pages.Frédéric Dard est allé à Radio-Canada le lendemain, à // fait toujours beau., aux Belles heures, Au jour le jour.CKAC n'a pas besoin de ces petits mensonges dont elle n'a, par ailleurs, aucunement l'exclusivité.HUIT HEURES DU MAT.¦ Le fantaisiste André-Philippe Ga-gnon est l'invité ce matin de Richard Z.Sirois à CKOI.Je devrais dire «était» l'invité car ça passait à 8 h et vous n'étiez probablement pas debout à cette heure-là.Et si oui, il y a de fortes chances que vous ne soyez pas un auditeur de CKOI; le profil socio-culturel de -±s- l'auditeur moyen de CKOI nous porte à croire qu'il se lève rarement avant 10 h 30, le dimanche.À ma connaissance, les entrevues dominicales de Sirois avec des artistes Îuébécois sont les seules que diffuse KOI.Avant c'était de midi à 13 h et ça se prenait plutôt bien.Sans être M.Interview, Sirois sait créer l'atmosphère agréable qui prête à l'échange.Toutes les radios FM sont tenues de présenter un certain nombre d'heures par semaine d'émissions dites de premier plan.En très gros, ça veut dire des émissions avec un contenu, des idées.Pour faire changement des clichés en séries des émissions de Top 40 et autres décomptes.Pour respecter la lettre du règlement, CKOI a choisi de placer dans la case du dimanche matin 8 h une de ses rares émissions qui pourraient nous apprendre quelque chose.L'esprit du règlement veut que les radios encouragent la promotion des talents locaux et la diffusion de leurs oeuvres.\u2022 C'est ainsi qu'à 15 h, on pourra entendre « une entrevue tout à fait spéciale» avec la sémillante Samantha Fox qui, malgré de beaux atouts, semble n'avoir pas grand chose à dire à l'Humanité.LANGUE ET LANGAGE Il Le Réseau FM de Radio-Canada présente demain à 16 h 30 la première de 22 émissions de Langue et langage.Animée par Guy Rochette, cette série doit faire le tour des phénomènes socio-linguistiques: statut et qualité de la langue, aménagements linguistiques, etc.Un sujet brûlant.-*-*- 02 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 27 JANVIER 1989 Jazz et nouvelle musique Les Cocteau Twins: le seul plaisir de jouer ¦RUNIT Saviez-vos que les Cocteau Twins ne lisent pas une traître note de musique?Qu'ils ne répètent jamais avant de faire un disque?Que l'ensemble de leur production est du domaine de la stricte improvisation?Tous ces argumenta de pisse-vinaigre pourraient évidemment être utiliaéa à des fins de dénigrement.Avouez tout de même qu'il eat surprenant de découvrir le caractère profane de trames sonores si séduisantes pour le pavillon auditif.Mais foncièrement, je suis d'accord avec le point de vue du multi-instrumentiate Simon Raymonde, troisième mousquetaire des jumeaux Cocteau: «Nous ne lisons pas la musique, mais ça n'empêche rien.Robin est très bon à la guitare; je suis pas mal au piano; Elizabeth chante admirablement.On peut utiliser les deux mains sur chaque Instruments (rires), on peut en jouer plusieurs».Raymonde s'en tient donc au principe suivant: ce n'est pas parce qu'on n'a pas de formation qu on ne peut avoir de bonnes idées de compositions.«Si tu écoute les meilleurs microsillons, ce sont souvent les premiers d'un groupe, alors qu'il ne savaient même pas ce qu'il faisaient, techniquement parlant», renchérit-il.«je ne veux pas perdre ce point de vue, je ne veux pas être «trop musical», je n'aime pas les gens qui ne font que parler de musique, qui ne connaissent que la nouvelle guitare sur le marché, le nouveau gadget à acheter.Ce que tu fais est tellement plus important que ce dont tu parles».Et paf sur les trippeux de technique.Et bravo pour les autodidactes.Tous autodidactes, je vous dis.La chanteuse Elizabeth Fraser s'était même dit au départ: «Si je suis capable de danser convenablement dans un bar, je suis capable de chanter».L'intention était bien belle, mais rien ne garantissait quoi que ce soit.À vrai dire cet optimisme faisait quelque peu Perrette et le pot au fait.Droit sur la cible Mais les premières expériences d'enregistrement de la dame et de ses collègues furent parfaitement concluantes.Un langage extra-terrestre, un patois insaisissable, récité dans la stratosphère sur un fond de rock postpunk.Dès le départ, Elizabeth et son chum Robin Guthrie \u2014ils forment un vrai couple, quant qu'à potiner\u2014 ont trouvé leur voie, ce qui est très rare pour des artistes en herbe.En 81, Guthrie, Fraser et le bassiste Will Heggie envoyaient une bande maquette à Ivo Watts, grand vizir de la formidable firme britannique 4AD.Ce dernier s'est Immédiatement montré intéressé et le groupe lançait son premier disque, Car-lands, en juin 82.Le groupe était originaire de Grangemouth, un petit centre pétrochimique écossais entre Edimbourg et Glasgow.Depuis lors, ils ont déménagé leurs pénates à Londres; Will Heggie a lâché le groupe il y a au moins cinq ans, Simon Raymonde l'a remplace- Les Cocteau Twins: Simon Raymonde, Elizabeth Fraser et Robin Outrai La discographie des Cocteau Twins est assez éloquente; on a déjà eu droit à Head Over Heels, Treasure, Aikea-Guinea, Tiny Dynamine-Echos In A Swallow Bay, Victorlaland (sans Raymonde, qui travaillait au deuxième voîet de la superbe compilation Th/s Mortal Coil).Et voici le tout récent Blue Bell Knoll, probablement le plus accessible de tous.Si accessible que la télé soviétique, d'après une anecdote de Raymonde, a utilisé une de leurs pièce pour un reportage militaire! Faut croire qu'on n a pas tous les mêmes visions célestes.Bien qu'à l'orée d'une certaine redondance, la production de cette formation est simplement fascinante.Une bonne le- Sn pour tous les trippeux de nd sonore qu'on appelle « new-age».Le trio Cocteau a effectivement inventé toute une variante esthétique de la musique dite planante, incorporant les instruments typiques d'une formation rock.Bardant une voix aérienne aux guitares électriques, aux claviers synthéîi- Ïues et aux boites à rythmes, les octeau ont su faire (éviter le plus lourd des beats.Vers la structure «On est plus proches du son qu'on cherchait, on peut vraiment écrire une chanson avec sa structure propre.Avant, on exprimait une idée qu'on étirait très longtemps, une pièce atmosphérique était ponctuée par des idées rythmiques», d'expliquer le musicien, qui croit que les dernières manoeuvres de Cocteau Twins sont du domaine de l'épuration.Ce qui est très étonnant chez ce groupe écossais, c'est la dimension de l'improvisation; «A 90 p.cent, notre musique est faite spontanément.On ne répète jamais, on va en studio, on ouvre le magnétophone et on enregistre.Robin et moi travaillons sur la musique chacun de notre côté, mais on ne répète jamais.On joue chez soi, bien sûr», souligne Raymonde, annonçant finalement un nouveau type de musique improvisée.Langage Inconnu Le baratin céleste d'Elizabeth est très difficile à comprendre lors des premières écoutes.On croirait davantage à un esperanto sans signfication qu'à une tentative poétique.C'est effectivement ça.«La majorité des mots sont écrits en écossais-anglais.Mais la voix qui les véhicule est avant tout un instrument.Le sens n'est pas très important.De toute façon, lorsque les gens finissent pas trouver un sens aux mots, ils sont désappointés», lance-t-il en riant Sur scène, aucun artifice n'est prévu: pas de batteur, pas de musiciens de tournée.«Robin aime programmer la boite à rythme; aucun batteur ne peut être aussi précis qu'une machine, et le son est infiniment meilleur.Plusieurs personnes croient qu'on serait meilleurs si on avait un groupe, je ne crois pas.Notre but n'est pas de faire un show, mais bien de faire de la musique ».Anti-showbizz, ces messieurs-dames ! Malgré le culte grandissant qu'ils suscitent, ces bonnes gens sont restées anonymes.Peu d'entrevues, peu de concerts, pas de photos d'eux sur les pochettes.Asociaux, les Cocteau?«Non, répond Raymonde.On aime jouer sur scène, mais c'est facile de se lasser de jouer.Mais je crois que lorsque tu joues la même chose pendant six mois, il est impossible d'y mettre la même ardeur chaque soir.Après un mois, je n'en peux plus! Alors on essaie de pas jouer trop longtemps», souligne-t-il.Parait qu'ils ne jouent pas trop longtemps sur scène non plus: lorsque je demande à Simon quelle est la durée approximative de leurs concerts, il me rcpnd 60 minutes au maximum, rappel y compris! «Il n'y a pas.un concert que je trouve agréable après une heure», de se justifier l'artiste.Avis aux promoteurs! Mais je serai certainement là, lorsqu'ils nous serviront ce court échantillon \u2014 probablement dans les mois qui viennent.Groupie, vous dites?Bien sûr, c'est un de mes bands favoris.ON RIRA DE VOUS.Si vous ne regardez pas BLAGUE À PART.L'HUMOUR AU QUÉBEC à l'émission TRANSIT ce soir, 18 h.RBŒ Invités: André-Philippe Gagnon, Pierre Verville, Jean-Guy Moreau, Jérôme Lemay et Michel Barrette.La TéléVidéo en Stéréo {( PREMIERES }iCKAC2 invitent 50 personnes à la Première nord-américaine du film ainsi qu'à la réception qui suivra à la salie de bal du Château Champlain Cinema Plus ISABELLE GÉRARD ADJANI DEPARDIEU CAMILLE CLAUDEL UN FILM DE BRUNO NUYTTEN le mardi 7 février à 19h au cinéma Clneplex Odéon.Place du Canada Remplissez le coupon de participation publié Jusqu'au 27 Janvier inclusivement et retourne/le avant le 30 janvier | 1989.25 personnes recevront une inflation pour 2 personnes par la Les règlements du concours sont disponi-t'es chez Cinéma Plus.La valeur totale des prix est de 325 S.I Retournez ce coupon à: CAMILLE CLAUDEL Cinéma Plus 225 est.rue Roy.Montréal.Que.H2W 1M5 Nom.Prénom.Adresse .App.Tél.dom.Code postal bur._ Soirée au profit de la Fondation SAPUTO présente CALENDRIER Dl ENEMEN 311 OUIST.STE-CATHERINE METRO PUCE DIS ARTS IKFO ttl-SISI IlllItS AU GUICHIT DU SPICTAUM IT A tOUS US COMPTOIRS TICRETRON ?IRAIS 01 SERVICE Fn supplémentaires LE GROUPE SANGUIN__t du 24 au 29 janvier/du 31 janvier au 4 féyrier/du 8 au 11 février FESTIVAL LUNDI NOIR am: D.1X., GtOGOT AAKSNMK, S00TKSAYEI, ttTHEArmiED Lundi 13 février - 19h30 Pour Ij première Ion ju Spectrum.L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN ~ programme, des neinres.tJe Serge GAKÀN1, Albjn mu.et Arnold \\(H(>l\\HI«f.Une soirée exceptionnelle avec ANNE SYLVES PAULINE JULIEN GÉMEAUX CROISÉES Mercredi 8 mars - 20h / e nouveau spectai le de JOE Ej^SEId DArTAM Jeudi 16 uUvHli au s.-imedi 18 février De nouveau au Québec CHARLÊUE COUTURE Vendredi et samedi 3 et 4 mars IE SPECTACLE » MOIS Découpez cette annonce M écoutez CKOl-fM tous les toirs à 19h pour savoir où l'échanger pour obtenir un véritable billet gratuit.NUANCE CtotoF UWS/^ Mardi 28 février-20H30 |iliiclt \txasco.select \u2022 \u2022 2\tFRANCE GALL \tuuen iuh-mii/wia 9 11 5\tJACQUESBREL \tQUINZE AU d'AMOUI lAKUTttt- \tBH/CO/PttTOUK 10 17 03\tCÉLINE PION \tMC0GMT0 CBSPrCM11S/CSS 45\tTOURS français\t CSSDNS\tTITRE- JumsTE-cotrWME 1 1 14\tELLA ELLE L'A \tFRANCE gau, *EA ÎUSm/wea 2 3 9\tL'ESPION \tMOCL PtGLIMO ALERT bs- \tUt/POLYGRAAI 3 2 15\tD'ABORD C'EST ' \tQUOI./NE PARTEZ PAS™ \tCamEOION C8SCS-30S2/CSS 4 0 9\tUN ROMAN D'AMITIÉ \tGUM eSOEMOV EISA AIM AH- \tmm 5 5 16\tLES CHINOIS \tmou isboais-csc/select « 4 10\tMARILYN I JOHN \ttmmmm poumrti \tWI/POUGRAM 7 9 4\tEL0DIE MON REVE \tSHONA trafic FHJ37/Ci» 8 17 2\tLES YEUX DU COEUR \tGERRYB0UUTIMAIU0 OOUBUOO- \t17015/SEUCT 9 11 0\tJ'PEUXPASTOUBUER \tfrankMCHAEL CMUKLCW- ' \t104/tVwpj ft màf» TmCmà te 10 7 13\tQUEL SOUCI LA B0ÉTIE \tCUUOUPWUWANOTie \tnos BARCLAY BAC-lll/PGtTGRAK anglais CS SO NS ARTISTE-mw-C0»»GNt 1 2 S SAMANTHA FOX HMMM*mn» «imu 2 1 07 DEF LEPPARD MBTOBA VERDGO i.mrauM 3 10 S SAM BROWN iron amshw/aw 4 S IS BON JOVI Kwjasff «cunnue-i/mmua 9 7 7 TRAVELING WILBURYS TRAyELMWUURTSioLI wuurt &snti;«A 0 3 0 PINK FLOYD 0EUCATESOUN0 Of THUNDER C0UMU FOWM'CU 7 0 27 GYPSY KINGS skuns T-CANAOADSCTCO-ins/GMUfE dc HUS0UE TRANS-CANADA k.0 0 10 PET SHOP BOYS MIMRCTNI emeimmi CAflTa 0 4 12 U2 rattle AND hum ISLAND ISL2-1w/MU 10 0 27 TRACY CHAPMAN TRACT CHAPMAN BATTU Sf-07M/1ea anglais\t\t CSSDNS\t\tTITRE- ARTISTE - COMPAGNE 1 3\t3\tSTOP! 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Évidemment, il eut été assez surprenant que ce concert ne fût-pas une réussite.Mais l'on aurait tout de même pu être sceptique quant à la complicité des s parages pianistiques, et surtout quant à l'égalité de niveau entre Oliver et Hank.Ce dernier est un artiste plus ou moins célèbre, mais reconnu par tout amateur de jazz le moindrement sérieux.L'un des plus versatiles pianistes de toute l'histoire du jazz.et même de l'enregistrement! Oliver lui, bénéficie d'une forte réputation locale, d'une carrière ascendante depuis quelques années, d'une réputation nouvellement internationale.Notre «cat » à nous.Mais on ne l'avait pas vu se frotter à un nom aussi établi que celui de son homonyme.Mais non.Règle générale, les approches respectives des deux pianistes se sont fort bien complétées, mis à part quelques ajustements de départ.Hank Jones est un grand spécialiste de l'accompagnement, imperturbable architecte des progressions harmoniques.Cet artiste d'une très irréprochable dextérité exécute des envolées aussi complexes que discrètes.Signe qu'il est un grand artiste.Il est capable également de rigoler, le père Hank; il fallait voir cette synchronisation des coups de serviette au front! Tordant.Fin renard, le septuagénaire Hank reste fidèle à lui-même, plaçant ses accents toujours là où il le faut, très subtil; voilà qui polit bien les éclats passionnés d'Oliver, et donne une résultante fort bien réglée au duo.En face de lui, son collègue se débrouille fort bien, notamment lorsqu'il double la rythmique dans les solos de certains standards.Il roule au-dessus du claviers, ses doigts effectuent un travail de très haut niveau lorsqu'il «drive», pour reprendre sa propre expression.Le duo de claviers a offert une longue brochette de compositions signées Charlie Parker, Duke Ellington, Kenny Dorham, Cole Porter et de nombreux autres artisans majeurs de la tradition jaz-zistique.De Blue Bossa à Love for Sale en passant par Satin Doll, c'est de haute voltige qu'il nous faut parler.Voilà ce qu'est le jazz moderne pour un homme dans la cinquantaine et un autre qui atteindra bientôt le chiffre 71.Deux personnalités très différentes sur le clavier, mais on peut tout de même soumetttre I équation suivante: Jones + Jones «¦ Art Ta-tum.C'est dire que l'imaginaire de ce grand concepteur des années trente et quarante plane toujours autour ties grands protecteurs de la traditon.Les Jones font partie d'une élite qui a tout de même passé la barrière du swing, intégrant le répertoire bop au style velouté de ses prédéces- Boy Georges voudrait un bébé Agence France-Presse LONDRES ¦ Le chanteur pop Boy George, le plus tapageur des travestis anglais, a annoncé que l'un de ses voeux les plus chers était d'avoir un bébé.Il a cependant aussitôt ajouté qu'il n'avait nullement l'intention de se marier.«J'adorerais avoir un enfant, mais j'ai peur de ne pas avoir rar.torisa-tion d'en adopter un.Pourtant, je ferais un parent modèle», a expliqué Boy George, homosexuel déclaré et ancien drogué, au cours d'une émission de la radio BBC 4, diffusécvhier dimaneçe.seurs.Mais à la base, ces musiciens sont «tatumiens».Généralement très bonne, là livraison a manifesté plus de richesse dans les pièces rapides que dans les ballades.Imaginez si ces deux artistes se produisaient plus souvent: le niveau monterait d'autant.Rod et Georges seraient certainement d'accord avec mol.CÛTf.U » camp de jour des langues: animation en anglais, animateurs bilingues site: terrains spacieux du collège notre-dame, tout prés d'outremont, a quelques minutes du mont-royal programme: natation, patinage, hockey, gymnastique.arts plastiques, sports pour garçon et filles âgés de 4 a14 ans.durée: 9 h a16 h du lundi au vendreoi - juillet et août 1989 accueil et surveillance de s h a18 h.transport: service d'autobus porte à porte (ville mont-royal, ville saint-laurent.outremont, westmount, c.q.n., dollard, nog, hampstead) ou par véhicule prive.t*l: 739-3721 \u2014739-3423 RESTAURANT FRANÇAIS ÉLÉGANT ouvert le dimanche à partir de 17 h I, boal.de Maisojucnve Ouest Réservations: 849-6331 3 McGill présente, en collaboration avec TOUS LES CELIBATAIRES de Montréal LA DANSE DE LA SAINT-VALENTIN Vendredi 10 février 1989 à 19 h 30 HÔTEL DELTA 475, rue Président-Kennedy (Grand salon) BUFFET CHAUD et FROID Rosbif, dessert, breuvages BOBBY PIERSON ET SON ORCHESTRE! musique sans interruption BILLET: 50$ taxe et service compris 375 personnes Boutonnière paturte pour les homrnej RÉSERVATIONS TICKETRON (tous comptoirs) Télétron 288-2525 Ren*.: L'Actuel 33*4949 ri CINF.MAS clneplex odeon LE FILM è ÉBUÏE DIX MINUTES APRÈS L'HEURE INDIQUEE DANS L'HORAIRE.berri SlDenit A Sit>Camer 1 (G) 1:30-400.7:00- 9:15_ LES TISSERANDS OU POUVOIR > 2 (G) 2:00-4:30-7:15-9:35 carrefour laval 7330 Auf oo» Laufenhdes FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS (G) / 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 ¦ 7:00 - 9:00_ PETIT PIED.LE DINOSAURE (G) Dolby Slereo Dim.: 12:15 - 2:45 - 4:30_ ITINERAIRE D'UN ENFANT GATE (G) Dolby Sltrto 7 7:00 - 9:40_ LES AVENTURIERS OU TIMBRE PERDU (O) 12:15-2:30-4:45-7:00__ LES TISSERANDS OU POUVOIR «I (O) / 9:00 MA BELLE-MERE EST UNE EXTRATERRESTRE (Q) 12:90-2:20-4:45 .7:10.9.35_ WORKING GIRL (14 am) Dolby Stéréo 12:05 - 2:20 ¦ 4:45 - 7:05 - 9:30 TWINS (G) Dolby Stéréo 12:35 - 2:50 - 5:0S - 7:20 -9:35 CENTRE-VIL 2001 Université Coin de Meltonneuve 049-4518 ANOTHER WOMAN (O) 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00_ LA COULEUR DU VENT (G) 1:05 - 3.05 - 5:05 - 7:05 ¦ 9:05_ PELLE LE CONQUERANTÏG) 1:15 - 4:30 - 8:00_ '_> BAGDAD CAFE (G) (».anglaise avec sous-lilres français) 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00- fcOO BABETTES FEAST (O) (v.o.sous-titres français) 1:05 -3:15 -5:25- 7:30 - 9:3S_ FULL MOOM IN BLUE WATER 1:15 -3:20 -5:25- 7.30- 935_ LES TISSERANDS DU POUVOIR »2 (O) 1:30 - 4:00 - 7:05 - 9:30___ si \"%*?7W-\\°£P0UV0,R \" Excepte les 23 ¦ 24 - 25 |an.: 1:15.3:45 LA LECTRICE (14 an») 1:10-3:10-5:10-7:10-9:10 crémazie SI Denis A Cfema/w 388-4310 LES TISSERANDS OU POUVOIR 3 S (G) 2:00 - 4:30 ¦ 7:05 - 8:30 LE DAUPHIN *©ouD'On Dre» a ID»>vtl>o 721 4060 UNE AUTRE FEMME (O) 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30_ LES TISSERANDS OU POUVOIR «1 (O) 1:40- 4:15 -7:1S-9:«0 COMPLEXE DESJARDINS BoSiloifC 1 788 314' BAGDAD CAFÉ (G) 1:10-3:10-S:05-7:10-t!U FESTIN Ce BABETTE (o) 12:50- 3:00- 5:10- 7:20-9:30_ ITINERAIRE O UN ENFANT GATE (G) 1:30- 4:15 - 7:15-9:45_ MADAME SOUSATZKA (y.française) (o) 120 - 4:00 - 7:00 - 9:25 Eic.mere.25 janvier : 1:20 - 4:00 - 9:25 JEAN-TALON 2 rues à leji de Pte-ix 725-7000 COCOON \u2022 2 (y.française) (G) 1:15-4:15-7:00-9:20 ÉGYPTIEN 1455.rue Peel 843-3112 TALK RAûiO (14 ans) Dolby Stereo 1:00- 3:10- 5:15 - 7:25 - 9:40_ OIRTY ROTTEN SCOUNDRELS (G) Dolby Slereo ' 1:00- 3:05 - 5:10- 7:15 - 9:25 WOMAN ON THE VERGE OF A NERVOUS BREAKDOWN (G) (>Cam»lrw O 737 3U1 ^ TWINS (G) Oolby Stereo THX 2:1S - 4:45 - 7:20 ¦ 9:40_ DANGEROUS LIAISON Dolby Stéréo THX 1:30-4:15- 7:00- 9:30 (14 ans) WORKING GIRL (14 ans) Oolby Slereo 2:00 - 4:30 ¦ 7:20 ¦ 9:40 WORKING GIRL (14 ant) Dolby Stéréo 1:15 - 4:00- 7:00 - 9:20 UN NOUVEAU SIRVICl If I f PHONlQUf.CHlZtlNfPlEXOOtON Df.11:00 A.M.a 10:00 P.M.^VlL^tOl^lLLN.UlCNiMLNl LUNUKVVM \u2022FILMS MORMKi CINÉMAS IT LOCATIONS i -.iM m v»e.i 849-FILM m LONGUEUIL t Place Lor^guou't ô79 7451 ^ LES AVENTUHIËR5 DU TIMBRE PEROU (G) 12:30 - 2:30 - 4:45 - 7.00 ¦ 9:15 PETIT PIED.LE DINOSAURE (G) Dim.: 12:30 - £00 ¦ 330_ MA BELLE MERE EST UNE EXTRA-TERRESTRE (G) / 5:00 - 7:15 - 9:30 ODEONLAVAL Cen're 7000 Bou' SI Mot\" 68 7 5207 LES TISSERANDS OU POUVOIR '2(G) 1:45-4:25-7^0-9:20 COCOON o -i (y.française) (G) 2:00 \u2022 4:35 \u2022 7:20 - 9:35 PARADIS 82*5 HQCho+qq MA BELLE-MERE EST UNE EXTRA-TERRESTRE (G) Oolby Stéréo 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15_ LES AVENTURIERE OU TIMBRE PERDU (G) Dim.: 1:00 - 3:00 - 5:00_ LES TISSERANDS OU POUVOIR « 2 (G) 7:00-9:15_____ COCOON « 2 (y.française) (G) 1:15 - 3:20 - 5:30 - 7:45 - 9:50 \u2022\u2014:-:-ifflr TALK RADIO ^ ¦ UN FILM DE OLIVER STONE VtCStOM OétOINAU ANOtAISf ÊSYFTTEM, rontTE-CLAIRE ET ASTRE i a/\\ Sons place alexis nihon Nrveou du Morro Arworer 035.424) MISSISSIPI BURNING (14 ans) Dolby Slereo 1:30 - 4:00 - 7:00 -9:40_ THE LAND BEFORE TIME (O) Oolby Slereo 1:45-4:10_'_ THINGS CHANGE (G) Dolby Stéréo 7:10-9:20 Esc.25-26 janvier: 9:30__ DIRTY ROTTEN SCOUNDRELS (î) 2:00-4 15- 7:15-9:45 PLACE DU CANADA Vio Criôfeau ChamcHam 8ôi-*505 TWINS (G) Oolby Slereo 2:30 - 4:45 - 7:00 - 9:15 POINTE-CLAIRE 63-41 Transcànadienn* 630-7286 \"wiu (ï^ ens) outùy ô ici eu 12:30 - 2.45-4:55-7:10- 9:30_ 0ANGER0U8 LIAISON (14 en» Dolby Stéréo 2:00 - 4.30 - 7.S0 - 9:30_ _ THE LAND BEFORE TIME (G) Dolby Stéréo Dim.: 1:00_ '_ DIRTY ROTTEN SCOUNDRELS (O) Oolby Slereo / 2:30 - 4:40 ¦ 7:00 - 9:20_ TWINS (G) Dolby Stéréo THX 12:30 - 2:40 ¦ 4:50 - 7:05 - 9:25_ MISSISSIPI BURNING (14 ans) Dolby Stéréo 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:40____ WORKING GIRL (14 ens) Oolby Stéréo 1:40-4:30-7:» -9:40 SQUARE DECARIE Déco'io sua oe Jeof> Io>on 34i.3i«0 TWINS (G) Dolby Stereo 2:15 - 4:45 - 7:15-9:30 WORKING GIRL (14 ant) 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:20 COCOON « 2 (v.française) (G) Oolby Stereo 1:30 - 4:30 -7:00 - 9:25__ SALAAM BOMBAY (G) 1:45-*45 - 7:10 - 9:30 astre l Stteono'd 0480 loçwdairo 32.\" 5001 ^ TWINS (G) Dolby Stéréo 1:10 - 3:15 - 5:20 - 7:25 - 9:30_ LES AVENTURIERS DU TIMBRE PERDU (O) Dim.: 1:00 -3:00-5:00 _ TALK RADIO (14 m) Dolby Stéréo 7:00 - fcOO WORKING GIRL (14 «m) Dolby Stéréo 1:00 - 3:05-5:10-7:15-9:20 PETIT PIEO.LE DINOSAURE (G) Dim.: 1:00-2-30-4:00 LES TISSERANDS DU POUVOIR «1 (O) 5:30 - 7:40 - 9:50 Cen'ie Mot.76'5cf Cnomoty lor>9 647 f13 LES AVENTURIERS OU TIMBRE PEROU (G) Dim.: 1:15-3:30-5:30 _ LES TISSERANOS DU POUVOIR 41 (G) 7:45-935______ OUI VEUT LA rtrvu DE ROGER RABBIT (G) 1:00 - 3:10 - 5:10J«7:30 2e tilm: COCKTAIL / 9:30 Vf »UON OHOIMAU AMOU.lt! coupoén n luaa+tsm ammat LE FAUBOURG ET POINTE-CUIRE fGAG\\A\\T-OSCAR1988-Ml II.I.M M HLM ÉTRANGER Festin ^Babette COMPLEXE DESJAflDLUS torkinaGirl vt«toN otioiK.ii L£ FAUBOURG, POIHTE-CIJUflE, SQUARE DÉCARIE.CARREFOUR LAVAL ET ASTRE MISSL BURNING version originale anglaise cou«,ns.t ^CEAUMS^lHOH laissez PASSER OEfUIÉS ET PLhHIt-CLAiftC ^ÇsÉLECTIONOSCARS'Sfl) _5 (M Nerfs x 5258 BERRI ET CARREFOUR LAVAL GÉRARD LANVIN un rua oc ariel zeito UN 0 4 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 22 JANVIER 1989 spkctacles, CINÉMA ACOOOfTAL TOUSIST Oorvai (2): Sam., dim., un.16h50.19 n.21 h 50; en lem, 19 h.21 h 50.CTMnfMd tlk Sam., dim .16 h.19 h.21 h 25; en sem.19 h.71 h 23.Laval (4).Sam., dtm.16h.181)35, 21D10: en sem.18 h 55, 211> 10.OmvHr spectacle sam.23 h 55.loami» 13h50.i«h05.iBhéO, 21 h 15.Oarrear«oeetadeven.sam.25h40.York: 15 n 15.16 h.18 h 45.21 h 50.ANOTMB WOMAN Cinapia Centre-vlBe Hk 13 h.15 n.17 h.19 h, 21 h.UNf AUTtf FCMMC RMD Dauphin (1k Sam., dim.13 h 30.15 h 30.I7h30.19H50.21 h30; an sam.19h30.21 h 50.Avwmjtuts ou Twsn pcrou îles) Astra 12): Sam., dim.13 h.15 h.17 h.Barri i4>: I3h30.13h30.17H30.19h30.21 h 50.Carrefour Uval (3): Sam., dim.12 h 15.14 h 50.16 rt 45.19 h; an tam.19 h.Longuauil H): Sam., dim.12 h 30.14h30.16 h 45.19 h.21 h 15; an sam.19 h.21 h 15.Omega 11).Sam., dim.13 h 15.15 h 30.17 h 30.Paradis (2): Sam., dim.13 h.15 h, 17 h.BAHTTi S FEAST Cinepta Centre-villa (5).13 h 05.15 h 15.17 h 25.19 h 50.21 h ÎS BACOAO CAFE Cinaplex Centre-ville (4): 13h.1Sh.171).19 h.21 h.Complexe Desiardins GREENFIELD PARK i v*»»o««-»'»o«»w 1:15-4:00 4:45-»:» Tas» ln soir» 7:00-»:» dla 1:30-4:15 7:00-»:» et en anglais aux LOEWS, CINÉMA V et CINEMA DU PARC Ws-'iU+IIHilol Tous In «olrt 7:00-4:» dla 1:15-4:15 7:00-9:35 Tea* In soir» 7:00-9:35 dla 1:35-4:15 7:»-»:» Cin«ît PLATEAU 1S4V4 MOWT-HOYAL E, 531.78707 1:10-1:14 5:10-7:10 S: 10 BEN KINGSLEY \u2022AVAii- ISl \\M> 13:05-3:20 4:40-7:00 9:20 «llUIlXWlliT La s comédie SASK HALCEPH çjjj HLAM) ELANDf | travail 4:55-7:05 »:1S v.f.de: SCROOCID BILL MURRAY ^;^VERSAILLES © Tous Iss soir» | 7:10-»:» dla 5:00-7:10 \u2022:» 1THE AMJARY Version o.| anglaise 7f PALACE © ias»sric«riiaac I 11:20-2:40 5:00-7:20 SSJ»:\" Tous Iss soir» j 7:20-9:» dla 11:50-1:00 5:10-7:20-9:30i 527606 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 22 JANVIER 1989 D5 U4s appareils photo À la recherche de l'objectif normal MAILLOUX Vous avez sûrement fait beaucoup de photos durant le temps de Fêtes.Et vous avez peut-être succombé à l'illusion que nos maisons, déctdem-ment.rétrécissent d'année en année.Comment expliquer autrement le phénomène suivant ?À chaque fois que vous reculiez, pour cadrer en même temps Pierre Jean et Jacques, vous frôliez dangereusement la bûche de Noél ou quelque verre de vin chambranlant.Quand vous n'écrasiez pas les doigts du petit dernier qui rampait derrière vous.Les invités que vous avez, bien malgré vous, bousculés à quelques occasions, vous ont probablement affublé du titre de «photographe casse-pieds de l'année».En un mot vous manquiez d'espace vital pour exercer votre passe-temps favori.Résultat final, vous avez mis en veilleuse votre extroversion bien involontaire et voyez ce 3ue cela donne: une collection e photos que n'aurait pas désavouée la plus féroce tribu de scalpeurs ! Vos sujets sont la plupart du temps amputés d'un attribut dont ils sont si fiers: la chevelure, quand ce n'est pas aussi le front.Plutôt que de vous accabler de tous les maux de la terre, analysez ce qui en est la cause.Il y a fort à parier que vous êtes l'heureux propriétaire d'un appareil reflex 35 mm à objectifs interchangeables.Mais votre achat est récent, et, pour tout équipement, vous ne possédez pour l'instant que l'objectif dit «normal».C'est une focale de 50 mm dont vous n'avez pas i vraiment eu le choix.Dans la plupart des cas.celle-ci vient obligatoirement à l'achat du boîtier.Le vendeur vous en avait vanté la luminosité (F: 1.8) et vous avait affirmé qu'elle constituait un objectif passepartout.Tant que vous vous êtes contenté de faire des photos de paysage et autres sujets à l'extérieur, vous lui avez donné raison.Mais maintenant que vous vous trouvez plus souvent qu'à votre tour littéralement acculé au pied du mur, vous mettez sa parole en doute.Et pourtant, il se trouve qu'il n'avait pas tout à fait tort, la normalité étant dans ce cas une affaire de perception bien personnelle.L'empereur et l'enfant Voulez-vous savoir pourquoi l'objectif de 50 mm est considéré comme l'objectif normal ?Ecoutez la fable qui suit.Un jour, l'Empereur du Merveilleux Monde de la Photographie, épris de standardisation, décréta à son lever que dorénavant, il existerait un objectif dit «normal», dont la longueur focale s'approcherait le plus de la diagonale du négatif.Or, il appert que pour le film 35 mm, cette longueur est de 43 mm.Les manufacturiers obéirent sur-le-champ à cette norme toute simple et, arrondissant les angles, ils équipèrent tous leurs appareils de ces objectifs.Cet empereur, voyez-vous, était borgne de surcroit.Pour lui, l'angle couvert par une 50 mm correspondait au champ de vision étriqué que lui renvoyait son unique oeil.Un enfant, dont le jeune âge expliquait sans doute la candeur, vint à passer par-là.Regardant dans le viseur, il s'écria: «Oui, mais moi je vois bien plus large que ça avec mes deux yeux!» Sa remarque lui va- lut une sévère réprimande, mais l'idée Ht son chemin chez les fabricants.Ils inventèrent l'objectif grand-angulaire, qui se maria, fut heureux et eut beaucoup d'enfants.Que diriez-vous d'en adopter un?Alerte aux Martiens S'il s'agit pour vous d'un premier achat, la modération s impose d'emblée.Vous pourriez en effet être tenté d'acquérir tout de suite un objectif du type super grand-angle 24 mm, voire même 20 mm.Les brochures publicitaires regorgeant de photos «flyées» pourraient vous y inciter.Sachez cependant que son usage devrait être réservé aux professionnels ou do moins aux amateurs avancés.Les objectifs de cette catégorie exagèrent beaucoup la perspective.Lignes convergentes et angles exagérés sont leur marque de commerce.En des mains inexpérimentées, il sont reconnus pour avoir donné de bizarres de résultats.Par exemple, avez-vous déjà vu une photo de groupe où les personnes aux deux extrémités ont la tête allongée comme E.T.dans ses bons jours?Ou celle du gratte-ciel qui semble prêt à s'écrouler sur les passants?C'est drôle une fois ou deux, mais on ne peut pas dire que ces effets soient du meilleur goût dans la plupart des cas.A moins, bien sûr, que votre belle-mère ne soit effectivement une extra-terrestre.Vous pourriez en revanche lorgner du côté des objectifs grand-angle plus modérés, la gamme des 28mm à 35 mm.Ces derniers sont plus tolérants envers les erreurs de cadrage et leur angle de visée se rapproche plus de la vision humaine.Pour ma part, j'avoue vivre une longue histoire d'amour avec la 35 mm.Voici pourquoi.Que des bonnes choses La beauté de cette focale, c'est d'abord et avant tout qu'elle permet de cadrer mes sujets à l'intérieur avec une marge de manoeuvre plus grande qu'un objectif 50 mm.C'est bien connu, un photographe de pt esse en attire un autre, puis un autre, et tout ce beau monde s'agglutine au même endroit.La 35 mm, elle, «respire» même si la place se fait restreinte.Même quand je suis seul, les endroits où je travaille sont souvent exigus.La 35 mm couvre un champ juste assez large pour dégager le sujet.Elle garde l'arrière-plan, si important pour situer le contexte de la prise de vue.Et sa distorsion est négligeable à condition de garder une distance minimale d'un mètre du sujet.La 35 mm possède un autre avantage sur la «normale».Àou-verture égale, elle me donne une profondeur de champ plus étendue.La plupart du temps, l'action se déroule sans se soucier d'attendre le signal du photographe.Un plus grande profondeur de champ s'avère alors une bénédiction.Mieux encore.Un grand angulaire me permet de faire des photos à main levée, en lumière réduite, à des vitesses plus basses, de l'ordre de 1/50 ième et 1/15 ième de seconde.Bien appuyé, il est possible d'exposer plus longtemps encore.De plus, l'ouverture maximale d'une 35 mm se situe généralement à F:2.ce qui facilite cette manoeuvre.Mais ce que je préfère par-dessus tout, c'est la sensation d'intimité que la 35 mm confère aux photos.On ne peut se cacher quand on photographie quelqu'un de prés.Une complicité s'établit forcément avec le sujet, complicité qui ne peut que transparaître dans le produit final.Et ça, ça n'a pas de prix.PHOTO ROBERT MAIUOUX.U Pntst Les photos prises à l'aide d'un grand-angulaire comme la 35 mm bénéficient presque toujours d'un côté Intimiste.Mitsou, pas de vagues à Cannes CANNES ¦ Le 23ème Marche du disque, de l'édition musicale, de l'équipement et de la video-musique ( Ml-DEM ) a ouvert ses portes vendredi soir à Cannes (sud-est de la France ) avec le traditionnel «gala des révélations de l'année», manifestation rassemblant des groupes et chanteurs venus de tous les horizons \u2014musicaux et géographiques\u2014.Etats-Unis, Grande-Bretagne, RFA, France.Québec, et même Hongrie et URSS.Les participants sont (presque) tous jeunes \u2014avec ses 40 ans, le Français Gérard Blanc fait pratiquement figure de doyen\u2014 et occupent des places variables sur l'échelle du succès.Certains, comme la Québécoise Mitsou, viennent au MlDEM dans l'espoir de jouer devant le plus grand nombre de professionnels et de s'y faire remarquer.Cette année, le MlDEM a abandonné le traditionnel « Palais des festivals», jugé trop froid et solennel, pour un «club» de 1 000 places, dans un grand hôtel.Chaque artiste dispose d'une ou deux chansons pour s'exprimer, dans des conditions de demi play-back (en général, seul le chanteur est en direct).Vendredi soir, ce sont encore tes Anglo-saxons qui se sont le mieux tirés d'affaires, notamment le groupe «acid» américain Kraze, et les Anglais de Prefab Sprout.En revanche, les Soviétiques d'Attraction et les Hongrois de Napoleon Boulevard se sont attiré au mieux une indifférence polie, au pire l'ironie, tout comme les Québécois de Paparazzi (duo techno pop) ou la jeune Mitsou.Regardez LA COURSE DES AMÉRIQUES et courez la chance de gagner un voyage à Rio ! Vous rêvez d'aventures?Alors, suivez les reportages crue nous offrent les jeunes aventuriers de LA COURSE DES AMÉRIQUES chaque samedi dès 17h00 à la télévision de Radio-Canada I Vous rêvez à Rio?Faites votre choix du meilleur reportage à LA COURSE DES AMÉRIQUES et courez la chance de gagner un voyage pour deux personnes à Rio de Janeiro ainsi que cinq jours à l'hôtel ! Comment participer?Il suffit de remplir le coupon de participation ci-joint.Date limite du concours: 16 avril 1989.Le prix du public La Presse Un prix de 2000 $ sera remis au reporter ayant reçu le plus grand nombre de votes du public lecteur de LA PRESSE.Les concurrents sont: Romain Alarie \u2022 Claude Dali aire \u2022 Etienne De Massy \u2022 Catherine Fol \u2022 Nathalie Goulet* Stéphane Laporte \u2022 Yves Mann \u2022 Alan Quinn -Sx- J'ai regardé l'émission du_(date; J'ai préféré le reportage de: (nom du concurrent) Nom_ Adresse.Code postal.Téléphone.Retourner à l'adresse suivante: Société Radio-Canada, LA COURSE DES AMÉRIQUES, Casier postal 9080, Succursale A, Montréal, Québec H3C 3P3 VARIG ifèh Radio-Canada 'lïf' Télévision Votre soirée de télévision CHOIX D'ÉMISSIONS per Raymond Bematcbez 11:00 G \u2014 Aujourd'hui dimanche Avec Denise Bombardier et Robert Desbiens.Parmi les sujets: une entrevue exclusive avec le premier ministre français Michel Rocard 20:00 © \u2014 Apostrophes Parmi les invités de Bernard Pivot, Denise Bombardier, co-auteur avec le psychanalyste Claude Saint-Laurent du livre Le mal de l'âme.21:00 fB \u2014 Les explorateurs de la mort Témoignages de personnes ayant vécu l'expérience de la mort clinique.Y a-t-il une vie après la vie?21:35 O \u2014 Les Beaux Dimanches Orchestre philarmonique du monde.Diffusion à la télévision du concert enregistré le 12 décembre dernier à la Place des Arts.HORAIRE RÉVISÉ 15:00 OQ) 09 \u2014 Les Piliers du rêve Escalades en Grèce où l'on découvre de multiples grottes.(Remplace Tentations: Danse et musique).23:55 0(3)03 \u2014 Politique provinciale (Emission prévue à 23 h 15) 12:05 O CS 09 \u2014 Ciné-Club Marins.(Émission prévue à 23 h 25).-?- \t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 e\tDécwwti(18M2)\tDisney: le Vol du Blue Yonder (dem.de îl\t\tAutcbusdushowtjusir*u:GuyLalrairerse.\t\tBean Dimanches: Rendez-vous avec Gerry.\t\t\u2022 Oehtstre MsMlOritjN toMcndt|21hJ5)(Dgrtt:1r)45)\t\t\t\u2022Tèle|ouc,al(23r.20)\t\u2022 Sports (23M0) disponibles à partir de 59,500$.Construction Toglco 648-1233 RD.P, superbe penthouse 5V;, mezzanine, toit cathédrale, fover, 94,000$ négocioble, 494-2355.V.ST-LAURENT, 41 ; 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C'était juste un mauvais rêve?\u2014 Oui, c'était juste un mauvais rêve, dit-il.Elle était si heureuse qu'ele prit son père par le cou et lui donna un énorme baiser sur la joue.Face au grand bonheur de sa fille, Marc ne laissa point paraître sa déception.Néanmoins, un voile de tristesse ternit son regard.Mais cela échappa à l'enfant.Quelques instants plus tard, il demanda d'une voix impersonnelle: \u2014 Tu ne peux pas que je me remarie, Melissa?\u2014 Non.\u2014 Pourquoi?\u2014 Dans ma classe, à l'école, il y a le père de Nicolas qui s'est remarié et sa nouvelle maman n'est pas gentille avec lui.\u2014 |e vois, dit-il.Et si nous en choisissions une très gentille?\u2014 Comme tante Agnès?\u2014 Alors, tu pourrais épouser tante Agnès.Stéphanie et moi, on la connait bien, on serait d'accord.Marc demeura interdit.Il prit un moment pour se retrouver.\u2014 le ne peux pas épouser tante Agnès.parce qu'elle est une parente, et on ne peut se marier entre parents.La loi le défend.\u2014 Alors, Hélène?Pourquoi pas, Hélène?Elle est très gentille.Elle raconte de belles histoires.Elle fait de beaux cadeaux et elle aime les petits enfants.À part ça.je la connais bien.C'est pas une étrangère.Avec elle, toi aussi, tu sais bien.Elle te regardait l'autre jour avec de jolis yeux.\u2014 Ma chérie, Hélène est déjà mariée.La fillette parut consternée, alors que Marc au contraire se sentit soulagé.La façon de raisonner de l'enfant le rasséréna.«Elle aime les petits enfants.Elle, je la connais.C'est pas une étrangère.» L'amour et la peur de 5 inconnu.L'inconnu surtout effarouchait toujours les enfants.De tout temps et de toutes générations, ils avaient été et étaient de petits êtres obstinément conservateurs.Par chance, avec beaucoup d'habileté, ils pouvaient aussi devenir très malléables.La journée où le goût et l'opportunité lui viendraient de se choisir une épouse, Marc saurait à présent comment procéder.Il respira soudain avec aisance.Du même coup, il avait résolu le problème de sa fille ainsi que le sien.Alors, il ajouta pour clore la discussion: \u2014 De toute façon, papa ne veut pas se remarier maintenant.Nous en reparlerons plus tard, quand tu seras devenue une grande fille.D'accord?\u2014 D'accord! dit-elle gaiement.Après le départ de Marc pour l'Arabie Saoudite, la maison devint subitement très calme.Tante Agnès dut faire preuve d'une grande imagination pour parvenir à égayer les fillettes.Jamais encore elle ne les avait vues aussi tristes.Avec quel raffinement elle s'efforçait d'animer leurs jeux, mais les petites n'y mettaient aucun entrain.À la télé, leurs émissions préférées ne semblaient plus exercer sureties le même attrait.Parfois, les larmes remplissaient leurs yeux et on sentait qu'elles faisaient l'une et l'autre un profond effort pour ne pas pleurer.À les voir agir ainsi, tante Agnès en avait le coeur tout chaviré.Ce ne fut réellement qu'après le Jour de l'An et lorsqu'elles furent retournées à l'école que la vie s'égaya et redevint comme auparavant.À la maternelle, entourée de petits camarades insouciants et joyeux, Stéphanie faisait un agréable apprentissage de l'école tout en s'amusant beaucoup.Elle revenait toujours à la maison de bonne humeur et très saie, avec plein de choses à raconter.Quant à Mélissa, elle rencontrait à cette nouvelle école deux ou trois petites élèves avec lesquelles elle se plaisait bien et à qui elle avait décerné le titre d'amies.De plus, les deux fillettes adoraient leur professeur; si bien que la reprise des classes fut salutaire pour tout le monde.Tante Agnès se trouva également soulagée par l'absence des enfants.Depuis Noèl, elle se sentait terriblement fatiguée.C'était une drôle de fatigue qu'elle ne parvint pas tout de suite à identifier ou à définir, car elle ne l'avait jamais ressentie.Elle avait l'impression d'être grugée de l'intérieur, comme si la vie se retirait d'elle tranquillement.Devant Marc et les petites, elle avait lare T dissimulé de son mieux cette pénible lassitude, mais à présent qu'elle se trouvait seule à la maison, elle se reposait très fréquemment au cours de la journée dans l'espoir de retrouver son énergie d'antan.Finalement, la semaine s'écoula sans qu'aucune amélioration ne se fit réellement sentir.Elle était désespérée; elle qui avait eu jusqu'à ces derniers mois une santé robuste.À la voir, elle paraissait plutôt frêle.Mais de ce petit bout de femme jaillissait une énergie peu commune qui soulevait l'admiration de son entourage.Elle accomplissait en quelques heures une somme de travail qui surprenait tout le monde.L'inaction était un mot proscrit de son vocabulaire.Depuis la retraite, elle ne s'était jamais arrêtée.Agnès Mercier avait rempli son temps de bien des façon*.Du bénévolat, d** conw de langues, des études en informatique, bref tout ce qui méritait, selon elle, un certain intérêt.À présent, rien n'allait plus.Elle était subitement devenue une vieille femme.Chaque jour, elle s'observait dans la glace; mais ce matin, à la vue de ses traits tirés, de ses petites lèvres exsangues, elle s'apitoya sur elle-même.C'est alors qu'elle songea à consulter son médecin.Elle lui téléphona sur-le-champ, et, grâce à sa débrouillardise, elle réussit même à lui parler.Le docteur Benoit était un ami de longue date et il l'invita à passer le voir le matin même.A onze heures pile elle se présenta à son bureau, et quand elle revint chez elle un peu après midi son moral était à terre, mais elle eut l'agréable surprise de la visite d'Hélène.\u2014 Mon Dieu, tante Agnès, vous êtes bien pale! Êtes-vous malade?je ne vous ai jamais vue si abattue, souligna Hélène, en observant attentivement le doux visage qu'elle venait d'embrasser.\u2014 Oui, tu as raison.J'ai quelques petits problèmes, et je crois que ton retour va me faciliter les choses.Je ne me sentais pas très bien ces derniers temps et j'ai visité le médecin ce matin.Il m'a dit que je dois aller quelques jours à l'hôpital pour des examens.Dans ces circonstances, la présence de mes petites nièces me complique un peu la vie.Elles sont trop jeunes pour se garder toutes seules et je ne peux les confier à n'importe qui, tu comprends.S il leur arrivait quelque chose, Marc ne me le pardonnerait jamais.Alors, j'ai pensé à toi.Est-ce que tu pourrais me remplacer à la maison pendant mon absence?\u2014 Bien sûr, je viendrai.Mais est-ce grave, tante Agnès?\u2014 Mais non, ce n'est pas grave, mais non.Il ne faut surtout pas t'alarmer, ma petite fille.Ce ne sont que des examens de routine, tout simplement.Je suis un peu plus fatiguée que d'habitude et le docteur Benoit est très prudent à cause de mes antécédents.L'angoisse s'inscrivit sur le visage d'Hélène.Elle savait que le frère ainsi que les deux soeurs de tante Agnès, dont l'une était la mère d'Annie, avaient été emportés par le cancer.Maintenant, dans sa famille immédiate, Agnès Mercier demeurait la seule encore vivante.\u2014 Il ne faut rien laisser au hasard, lança Hélène d'une voix saccadée.Votre vie m'est très précieuse, vous ne l'ignorez pas.Vous et moi.nous n'avons personne d'autre au monde.Tante Agnès lui tapota la main.\u2014 Je te défends bien -de te tracasser de la sorte.Je suis délicate, mais très coriace.Je parie même que le jour où tu me mettras en terre, tu seras devenue une vieille femme toute courbée et toute ridée.Tu auras même une canne pour te supporter.Hélène se mit à sourire.\u2014 Je dois donner une réception vendredi, donc après-demain.Ensuite, je serai libre.Je pourrai venir garder les fillettes quand cela vous conviendra.\u2014 Le médecin m'avait suggéré le début de la semaine prochaine.Je le rappellerai pour lui confirmer ma réponse.|e te remercie, chérie.(Elle se mit à sourire.) J'avais une sorte d'intuition que je pourrais compter sur toi, puisque j'avais presque donné mon assentiment.Depuis ton enfance, tu as toujours été tellement servia-ble.Plus tard, assise au salon, une tasse de thé entre les mains, Hélène se mit en devoir de raconter son voyage à la vieille demoiselle.Elle le fit avec beaucoup de plaisir et de raffinement.Son tempérament artistique lui insufflait une façon tellement vivante de décrire les paysages, de parler des gens qu'elle avait rencontrés, de faire surgir certains détails amusants, que ceux qui l'écoutaient avaient presque l'impression de faire partie de l'excursion.Elle termina son récit en rapportant les paroles qu'elle avait dites au propriétaire de l'hôtel en le quittant.\u2014 Tante Agnès, je vous invite à Tahiti l'hiver iirochain.J'ai déjà réservé deux chambres pour es vacances des Fêtes.Dans les beaux yeux bleus de tante Agnès, la fatigue avait disparu.Elle semblait aussi heureuse qu'une petite fille lorsqu'elle acquiesça, le sourire aux lèvres.Puis le ton d'Hélène redevint sérieux et elle lui parla du divorce.Le mot ne sembla pas impressionner l'ancienne secrétaire des présidents Chabrol.Elle ne broncha même pas lorsque Hélène l'eut prononcé.Elle se contenta de l'observer longuement, mais on sentait 3ue, derrière ce regard, Agnès Mercier était per-ue dans ses réflexions.Finalement, elle dit: \u2014 Je savais qu'un jour ou l'autre, tu en viendrais là.Ton père, le jour même de ton mariage, me l'avait prédit.Tu as fait preuve d'une grande endurance, Hélène.Je connais bien des épouses qui n'auraient jamais additionné seize ans de mariage avec Nelson Vallée.Tu as vraiment tout tenté pour sauver ton mariage; c'était ton devoir, et je te félicite.Je te félicite également pour le courage que tu as eu de prendre cette décision.Parce que ce n'est jamais facile de réagir, de couper les ponts, quelles que soient les circonstances.La nature humaine a des tendances particulières à créer des habitudes et les rompre nous perturbe toujours un peu.Tante Agnès se tut, avala une gorgée de thé et reprit cette fois du ton ferme, moins complaisant, de la femme d'affaires.\u2014 À présent, quand comptes-tu engager les procédures?Je crois qu'il ne faut pas hésiter, le plus tôt serait le mieux.à suivre Tous droits réservés: LES ÉDITIONS LA PRESSE LTÊE © Copyright.Ottawa, 1987 T t 08 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 22 JANVIER 1989 La maison Simon Fraser CUV PINARD En 196I.alors que le gouvernement du Québec se préparait à doubler la largeur de la chaussée du pont Gali-peauit, entre Sainte-Anne-de-Bellevue et l'ile ËSÊÊL Perrot.on ne donnait pas cher de la vieille maison de pierre qui, tout à côté du pont, abritait une succursale de la Banque de Montréal.Il était même question de la démolir à cause de la proximité de l'infrastructure du pont.Alertée par les défenseurs du patrimoine architectural, la Société historique du Bout-de-l'lsle entreprit immédiatement les démarches pour obtenir le classement historique de cette maison jadis épargnée par la conflagration qui détruisit sept maisons voisines le 4 février I90I.Son intervention ne fut pas vaine; la maison fut classée dès le 24 janvier s 962 par le gouvernement du Québec.Brève histoire de la ville Classée à tort sous le nom de « maison Thomas Moore», la maison Simon Fraser se trouve au 153, rue Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Bellevue.Cette ville occupe l'extrémité ouest de l'ile de Montréal, et son territoire actuel d'une superficie de 200 acres n'a rien à voir avec le territoire d'origine, qui comprenait aussi, à peu de choses près, le territoire des villes actuelles de Baie d'Urfe et de Senneville ( le ruisseau à l'Orme servait de limite nord-est au territoire), ainsi qu'une partie de l'ile Per rot.Au début de la colonie, le terrain était occupé par les Amérindiens et était connu sous le nom de Tiotenac-tokte, qui signifie «ici : ont les derniers encampements*.en langue algonquine.Le territoire faisait partie \u2014 comme tout le reste de l'ile d'ailleurs \u2014 de la seigneurie des sulpiciens, depuis 1657.Les trois premiers fiefs furent attribués en 1671 et 1672, y compris le fief de Belle-Vue de 14 arpents sur 20, attribué aux frères Berthé.Louis, sieur de Chail-ly, et Gabriel, sieur de (oubardière.Le lot 101, sur lequel s'élève la maison Simon Fraser, fut attribué en 1715 à Pierre Montpetit dit le Poitevin.En 1719, la plupart des lots avaient été attribués, surtout à des officiers militaires désireux de faire fortune dans le commerce de la fourrure.L'organisation du gouvernement L'administration du territoire fut d'abord assurée par la paroisse Saint-Louis-du-Bout-dcTlsle, érigée canoni-quement le 20 septembre 1685 et dotée d'une chapelle de pierre en 1703.La paroisse prit le nom de Sainte-Anne vers 1712, à la suite d'un voeu du sulpicien Charles-René de Breslay qui fut épargné in extremis par une tempête de neige, en 1712.La paroisse de Sainte-Anne-du-Bout-de-l'lsle fut érigée en municipalité le 18 juin 1845, mais le décret ne prit effet que le 1er juillet.Le «village de Sainte-Anne-de-Belle-vue» (ainsi qualifié à cause de la présence du fief de Belle-Vue sur son territoire) existe officiellement depuis le 18 avril 1878 alors qu'on détacha son territoire de la paroisse de Saint-Anne-du-Bout-de-l'lsle.Le premier conseil, municipal siégea le 4 mai suivant.Le décret officiel qui lui accordait le statut de ville fut adopté le 8 octobre 1894 et sanctionné le 12 janvier 1895.La première assemblée du conseil de ville eut lieu le 14 janvier 1895.Sainte-Anne-de-Bellevue est traversée par une importante infrastructure de transport depuis 1840, alors que fut construit un canal pour éviter les rapides.Le pont du Grand Tronc (une des entreprises qui furent à l'origine de la création du Canadien National) fut construit en 1854, suivi de celui du Canadien Pacifique en 1891.La voie initiale du pont Galipeault fut construite en 1924, et la largeur de son tablier fut doublée en 1961.Avant la construction du pont, les automobiles ne pouvaient atteindre l'ile Perrot qu'au moyen d'un bac.La date de construction de la maison La date de construction de la maison demeure à ce jour une énigme, qu'une étude poussée du ministère des Affaires culturelles n'a pas permis d'élucider, à cause d'une interruption dans la chaine de titres.Il est par conséquent impossible de déterminer du qui et A quelle date Simon Fraser a acheté la maison.Celle-ci a toutefois été la propriété de ses descendants sans interruption jusqu'au 27 septembre 1965.alors qu'elle fut vendue à Héritage canadien du Que-bec, pour la somme de $17000.Avant d'être cédée à cet organisme voué à la préservation de notre patrimoine architectural, la propriété fut l'objet de diverses transactions: cession par testament de Simon Fraser à son épouse Catherine McKay; cession par testament de Catherine McKay à Mary Elizabeth et lessie Fraser; cession par donation inter vivos de sa moitié, de Mary Elizabeth Fraser à Gabriel Christie Tuns tall, mari de lessie; cession par succession de Tunstall à Jessie Fraser; cession par succession de jessie Fraser à ses enfants (Simon John, James Christie.Elizabeth Marguerite Mary); cession de ses droits successoraux par lames Christie en faveur de ses frère et soeur; cession de ses droits successoraux par Simon |ohn en faveur d'Elizabeth Marguerite Mary; vente par Elizabeth Marguerite Mary Tunstall Blaiklock (femme de Morris S.) à sa fille Jessie Blaiklock Stewart, le 3 janvier 1955.Cette dernière revint d'ailleurs habiter la maison à cette date.Le fait que Fraser ait possédé plusieurs propriétés à Sainte-Anne a alimenté certaine confusion autour d'événements associant la maison de pierre du 153, rue Sainte-Anne.C'est le cas Par exemple de la date de l'achat par raser.L'hypothèse la plus plausible situe en 1820 la date de I achat.Fraser se cherchait alors une nouvelle résidence, un incendie ayant détruit le manoir du fief Belle-Vue qu'il avait acquis de John Gregory en 1807.Et de qui a-t-il acheté la maison?Possiblement'de Peter Grant, qui l'aurait fait construire entre 1790 et 1810.Une chose est certaine cependant: Simon Fraser l'habitait toujours au moment de sa mort le 6 mai 1839.Le «Simon Fraser de Sainte-Anne» La maison en 1892, dans sa forme d'origine, sauf pour le porche, qui se trouvait Jadis plus au sud.PHOTOMKOUiM-OHmA, PHOTO LUCIEN CAROINAi La maison réaménagée en deux logements.La façade a été considérablement transformée, et on a ajouté une quatrième lucarne au premier étage.PHOTO ROBERT NAOON.U Prêts* Le rez-de-chaussée a été recyclé en café.Ce foyer était jadis muré.comme on disait communément, naquit en 1760.probablement dans la paroisse de Boleskine.près de Strather-rick, dans l'Invernesshire.en Ecosse.Arrivé au Canada en 1789.Fraser devint en 1795 l'un des actionnaires de la Compagnie du Nord-Ouest, possédant une action sur 46.Il se retira dix ans plus tard, après la fusion de la Compagnie du Nord-Ouest avec la Compagnie XY, qui lui permit de porter son actif à deux actions sur 92.Entre-temps, il avait épousé Catherine McKay le 18 février 1804.Catherine lui donna huit enfants: Simon, Margery Elspie, Alexander.Donald.Mary Elizabeth.Thomas, lolin, et Jessie.La propriété La maison Simon Fraser s'élève sur le lot 126-2 du cadastre actuel.Le terrain de forme irrégulière mesure 86 pieds et demi du côté sud délimité par une ligne courbe, 46 pieds a l'ouest, 122 pieds au nord-ouest, 51 pieds au nord, et I6l pieds à l'est, pour une superficie de 11659 pieds carrés.Le lot comprend une maison et une remise.De forme rectangulaire, la partie principale de la maison mesure 45 pieds et 8 pouces de largeur sur 36 pieds et 9 pouces de profondeur, tandis que la ligne du faite se trouve à 34 pieds du sol.Sa largeur hors tout atteint 56 pieds si .on ajoute le porche et l'escalier du côté est, tandis que sa profondeur hors tout atteint 51 pieds si on ajoute les 9 pieds et quart du porche avant et les 5 pieds de la galerie arrière.Construite en moellons de pierre, avec chaines d'angle en pierre de taille en façade, la maison est coiffée d'un toit à pignon pentu de 45 degrés.Elle comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée bien dégagé, ainsi que deux étages et des combles sous le toit à pignon.La maison Simon Fraser aujourd'hui.PHOTO ROBERT NAOON.U Prtue L'analyse architecturale On ignore à quelle date exactement fut construite cette maison; cependant, certains éléments architecturaux permettent de situer sa construction entre 1790 et 1810 (l'architecte P.Roy Wilson avance l'année 1798).On ne connaît non plus aucun document qui nous renseignerait sur l'apparence d'origine de la maison, et le document iconographique le plus ancien ne date que de 1892.Tout porte cependant à croire que ce document illustre bien le style qu'elle avait au moment de sa construction.On présume donc qu'à l'origine, cette maison de style traditionnel avait l'apparence suivante: moellons couverts de crépi qui accentuait les pierres de taille des chaines d'angle, toi?à deux versants recouverts de bardeaux de cèdre, percé de lucarnes, soit cinq (trois grandes au premier étage, deux petites au deuxième) à l'avant et deux à l'arrière; murs coupe-feu couronnés par des souches de cheminée de volume réduit; fenêtrage à carreaux de dimensions différentes à l'intérieur d'un même battant; rythme et equidistance respectés dans les ouvertures de la façade parfaitement symétrique (porte fenêtre flanquée de deux fenêtres de chaque côté, et deux soupiraux au sous-sol); face nord parfaitement symétrique percée de quatre fenêtres groupées deux par deux et séparées par un plein de bonne largeur; ordonnance irrégulière des ouvertures des deux murs-pignons: trois fenêtres et une porte conduisant au caveau dans le mur est; quatre fenêtres et deux soupiraux dans le.mur ouest, le seul qui n'ait subi aucune modification.Voyons maintenant les transformations apportées à la maison au fil des ans.D'abord, entre 1850 et 1890, on procéda à la construction d'un premier porche d'inspiration gothique à l'avant et d'un tambour conduisant au rez-de-chaussée, en plein centre du mur pignon est.La maison conserva cependant son apparence générale.Les premières transformations majeures sont apportées en 1892 et 1893.alors que ia maison fut divisée en deux unités de logement.Ces modifications furent les suivantes: enlèvement du crépi sur tous les murs; remplacement des cadres des ouvertures et des contrevents; en façade, murage de la porte-fenêtre et transformation en porte de chaque fenêtre adjacente, et construction d'une galerie en bois sur toute la largeur de la maison, avec deux escaliers conduisant aux logements; ajout d'une quatrième lucarne au premier étage, et relocalisation des trois autres afin de respecter la symétrie; remplacement du pignon des lucarnes par un fronton à arc surbaissé ornementé d'une dentelure en bois; dans le mur- RENDEZ VOUS 92 1992.350* ANNIVERSAIRE DE LA f ow mo\\ m: momré \\l pignon est.transformation de la porte en fenêtre et murage de l'accès au caveau; enlèvement de la partie supérieure du mur coupe-feu, débordement du carré de la maison des deux versants du toit à revêtement de tôle.Le 15 mai 1906, la Banque de Montréal loua la maison pour y aménager une succursale bancaire.Les transformations apportées à l'édifice entre 1906 et 1940 le furent à son avantage: rétablissement de i apparence d'origine de la façade, avec porche à ouvertures ogivales coiffé d'un toit A pignon; rétablissement de l'ordonnance des ouvertures de la façade; remplacement d'une fenêtre à l'étage du mur-pignon est par une porte, accessible par un escalier et une galerie; ouverture d'une fenêtre au deuxième étage du mur-pignon est; murage de la fenêtre du centre de la face nord; enlèvement des contrevents et pose des barreaux devant certaines fenêtres; recouvrement du toit de bardeaux d'asphalte.Entre 1940 et 1955, de nouveaux travaux modifièrent encore une fois la maison: construction d'une nouvelle lucarne (la seule coiffée d'un toit à pignon) au deuxième étage du versant nord; d»ns le mur-pignon est, rétablissement de la porte à l'étage en fenêtre, et transformation de la fenêtre la plus au nord du rez-de-chaussée en porte, accessible par une galerie; enfin, ouverture d'une petite fenêtre à l'étage.Les derniers travaux majeurs eurent lieu en 1966 ( restauration du porche et des souches de cheminée); 1986 (pose de bardeaux de cèdre sur le toit), et en 1987 ( rénovation de la galerie de la face nord).L'intérieur On n'a trouvé aucun plan de l'aménagement intérieur d'origine, dont il ne reste que peu de choses, essentiellement découvertes lors de la restauration de 1966.On se contentera de mentionner les principaux éléments: le mur de refend en pierre du sous-sol, ainsi que les piliers et les solives dont certains sont en bois scié, d'autres équarris; le foyer et l'armoire encastrée du mur est, qui avaient été murés; la maçonnerie exposée à l'intérieur; réfection du plancher de pin; enfin, la charpente en poutres équarries, composée d'un faitage, d'un sous-faitage et d'entraits.présumément d'origine.Le passage de Thomas Moore Il importe d'expliquer en terminant comment on en est venu à associer le nom du poète irlandais Thomas Moore au décret de classement du gouvernement du Québec.Selon la tradition, Moore aurait, lors de son passage à Sainte-Anne en 1804, demeure pendant quelque temps dans la maison de Simon Fraser.Si son séjour à Sainte-Anne ne fait pas de doute, il n'existe cependant aucune preuve qu'il aurait été l'hôte de Simon Fraser.Depuis sa restauration en 1966, la maison Simon Fraser abrite le restaurant «Au petit café», géré par les auxiliaires des Infirmières de l'Ordre de Victoria (V.O.N.), ainsi qu'un logement à l'étage.Ce recyclage illustre -bien l'usage que l'on peut faire d'un bâtiment historique, tout en protégeant son intégrité historique.SOURCES: Ministère des Affaires culturelles: La maison Thomas Moore ( Simon Fraser), Contrat de vente entre Jessie Blaiklock et Heritage canadien du Quebec, et documents divers \u2014 ville de Sainte-Anne-de-Bellevue: Album souvenir.Centenaire 1873-1978, Ste-Anne-de-Bellevue \u2014 Communauté urbaine de Montreal, Service de la planification du territoire: Répertoire d'architecture.Architecture rurale \u2014 Thomas R.Lee : History of Simon Fraser/Tom Moore House\u2014 W.Stewart Wallace: The Pedlars from Quebec \u2014 Banque de Montréal: The Historic Branch of the Bank of Montreal at S te.Anne de Bellevue.REPÈRES Nom : maison Simon Fraser.Adresse: 153, rue Sainte-Anne.Métro: train de banlieue Mont-réal-Dorion.gare de Sainte-Anne-de-Bellevue.Les gens d'hier Les souvenirs de Léon Balcer CYRILLE FELTEAU ^ I collaboration spéciale On peut parier que le nom de Léon Balcer ne dit pas \" grand'chose, de nos |^ WtWJ jours, aux moins de 30 B^uflMB ans' Peut-être même aux moins de 40 ans.Pourtant, au cours des années 50 et au début des années 60, c'était un gros nom chez les conservateurs fédéraux du Québec.Député de Trois-Rivières à six reprises de 1949 à 1963, ministre dans le cabinet Diefenbaker, il était président national du parti, en décembre 1936, lorsque le fougueux représentant de Prince-Albert fut élu chef des progressistes-conservateurs.La plupart des délégués québécois à la convention d'Ottawa.Balcer en tète, s'opposaient -4-ù- carrément à la candidature de Diefenbaker et favorisaient nettement celle de Donald Fleming.L'annonce de la victoire de Diefenbaker provoqua une scène insolite: la sortie en masse des délégués québécois de la salle de la convention, en signe de protestation.On conçoit facilement qu'après un tel événement, les rapports personnels entre l'impétueux et rancunier leader conservateur et le chef de file québécois ne furent jamais.sereins.On se souvient peut-être qu'environ six mois plus tord, en juin 1957, à la surprise générale les progressistes-conservateurs montaient au pouvoir à Ottawa, après 22 ans dans l'opposition.Puis, fin mars 1958, les troupes bleues balayaient le pays en faisant élire \u2014 exploit remarquable\u2014 50 députés au Québec.On revenait, en quelque sorte, au temps de sir |ohn A.Macdonald ! Dans ses Souvenirs, intitulés: Léon Balcer raconte, l'ancien député fédéral de Trois-Rivières s'étend un peu \u2014pas assez à notre avis\u2014 sur les relations f tourmentées qu'il eut pendant cette période (de 1957 à 1963) avec le nouveau chef du parti et du gouvernement.De ses confidences jusqu'à présent inédites, ressort un portrait peu flatteur et sans doute authentique de John G.Diefenbaker.Souvent en conflit direct avec son chef sur des questions importantes (i.e.le drapeau canadien) Léon Balcer l'a vu comme un être imprévisible, brouillon, ombrageux et rancunier.S'il a admiré ses talents et sa vocation de grand parlementaire, il pointe du doigt sa médiocrité comme administrateur, son incapacité de travailler en équipe.Ce fut là le talon d'Achille du lone wolf que fut Diefenbaker.Les quelques pages que l'auteur lui consacre sont pleines d'un intérêt captivant pour qui a vécu ces années-là.Dans ce petit livre inégal et sans apprêts, Léon Balcer nous parle aussi de son illustre concitoyen qui fut député et premier ministre à Québec, pendant Sue lui représentait le même comté à ittawa: Maurice Duplessis.Dans un chapitre haut en couleur, Balcer fait ressortir en pleine lumière l'un des grands défauts du fondateur de l'Union nationale: son incivilité notoire, son mépris pour les usages courants de la politesse la plus élémentaire.Peu après la guerre, accueillant dans son bureau un nouveau consul allemand qui avait passé toute la guerre dans les camps de concentration comme anti-nazi, le premier ministre se lance dans un éloge à fond de train de Hitler, soulignant à l'envie tous les «progrès» que l'Allemagne devait à son fuhrer.Témoin de cette rencontre pour le moins pénible, Balcer avoue, à la fin d'un court chapitre intitulé: Duplessis et les Boches: «Pour ma part, je n'ai jamais eu si hâte de quitter un bureau de premier ministre».' Discourtois et malpoli impénitent, loin de s'excuser de sa gaffe, Duplessis dit à Balcer (qu'il appelle familièrement «le Boche», à cause de ses origines alsaciennes): «Tu sais, ces Européens-là, il faut leur parler: il ne faut pas se laisser impressionner!» Avant de se lancer en politique en 1949, à l'âge de 32 ans, le jeune Léon Balcer avait fait ses études de droit à l'Université Laval \u2014 où j'ai eu le plaisir de la connaître.À peine agréé par le Barreau, il s'engage dans la Marine canadienne où il gagne rapidement ses galons d'officier.Il fait toute le guerre à bord d'une corvette chargée de la protection des convois contre les attaques des sous-marins allemands.On devine facilement qu'en cette qualité, il connaît des expériences et participe à des batailles qui lui laissent d'ineffaçables souvenirs.Les chapitres qu'il consacre à cette tranche de sa vie sont aussi intéressants que ceux où il rappelle sans fa- ' çon quelques-uns de ses souvenirs politiques.Malheureusement, sous ce rapport, il nous laisse un peu sur notre faim; espérons qu'un jour prochain Léon Balcer nous livrera le fond de sa pensée sur le sujet dans des Mémoires plus élaborées.Léon Balcer raconte.Aux Éditions du Pelican/Septentrion.Octobre 1988.153 pages.t "]
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