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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
I. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-07-08, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants LA PRESSE, MONTREAL SAMEDI 8 JUILLET 1989 John Irving fait lui aussi son Jésus pour dénoncer le déclin de l'empire américain Trois romans québécois Paul Zumthor La Fête des fous Roman JOCELYNE LEPAGE | I y a des ressemblances troublantes ¦ entre lésus de Montréal, le film de Denys Arcand, et Une prière pour Owen, le dernier roman de |ohn Irving.Dans le roman de l'Américain comme dans le film du Québécois, on retrouve une figure de lésus : le petit de la crèche né de l'Immaculée Conception chez Irving, celui de la Passion mort sur la Croix, chez Arcand.Dans les deux cas.les personnages qui «jouent» lésus ont un physique evanescent et une voix très particulière, stridente pour Owen Meany, rauque et étouffée pour Daniel Coulombe (le rôle de Lothaire Bluteau ).La mort de l'un et de l'autre personnages sauvera des vies.Et les deux auteurs ont surtout vu l'homme en lésus, le fauteur de troubles, le subversif, le révolutionnaire par qui arrive un jugement féroce sur la société actuelle.Deux oeuvres baroques, courant dans plusieurs directions à la fois, et qui font rire, pleurer et réfléchir.N'oublions pas non plus que le roman comme le film connaissent un formidable succès au Québec.C'est même le succès au Québec des romans de |ohn Irving qui a pousse les éditions très parisiennes du Seuil à publier la version française de A Prayer for Owen Meany quelques mois à peine après la sortie de l'édition américaine.La mort du gros capitalisme |ohn Irving n'a pas vu Jésus de Montréal.Mais curieusement, le sujet qui semblait l'inspirer le plus au cours de son passage à Montréal, il y a quelques semaines, c'est le « déclin de l'empire américain ».grand sujet d'inspiration également pour Arcand.« Le monde occidental s'excite beaucoup devant la crise que connaissent actuellement les pays communistes, dit Irving à La Presse.Nos médias s'emballent.On devrait pourtant regarder ce qui se passe chez nous.Le \"big time capitalism \" est mort lui aussi.Les États-Unis sont une superpuissance aussi frustrée que l'URSS et la Chine.Le nombre de gens démunis et aigris ne cesse d'augmenter.Ça n'arriverait pas si les inégalités n'avaient pas pris de telles proportions.Nous nous plaignons superficiellement de nos problèmes de criminalité et de drogue, mais si nous ne faisons pas quelque chose, nous nous retrouverons bientôt dans une société totalement criminelle.» Les epïtres de John Irving Distant et froid comme un Anglican, beau comme un athlète de l'ancienne Grèce, efficace comme un homme d'affaires, l'auteur du Monde selon Garp, 47 ans, sept romans vendus à des millions d'exemplaires, a néanmoins la parole généreuse.Vous lui lancez un mot, il réfléchit un peu puis vous renvoie un chapitre, pour ne pas dire une épitre.« La culture américaine est très décadente, dit-il.et les années quatre-vingts marquent le déclin de l'Amérique, un déclin amorcé dans les années soixante.Aujourd'hui, nous sommes égoïstes et nous ne croyons plus en rien, pas même en la politique.Pendant l'ère Reagan, nous avons passé notre temps à rire du président et voyez, nous avons élu un clown pour lui succéder.Le president est une \"joke\", la politique est une \"joke\".L'activisme politique des années soixante est mort.La conscience politique aussi.Nous n'avons pas réussi à la passer à nos enfants.Même si le mouvement des années soixante fut un échec, être conscient reste important.» Une prière pour Owen, selon l'auteur, jette un regard sur les années soixante et voit la détérioration, le début du déclin, avec l'avantage du recul.« Aujourd'hui, dit-il, on \"romantise\" la guerre du Vietnam.Les gens de mon âge sont nostalgiques des années soixante, de la musique de cette décennie, de la culture des jeunes à l'époque.» Mais le Vietnam, fut selon lui « une guerre absurde, stupide, qui ba- PHOTO ROBERT NAOON.U Preste foua tous les principes démocratiques.Mon livre est une vision peu flatteuse des années soixante.» Irving, les femmes et la famille Il y a un autre lien de parenté entre |ohn Irving et Denys Arcand.Les deux semblent s'intéresser aux nouveaux rapports hommes-femmes et ont une certaine conscience féministe.Que l'on songe seulement, chez Irving, à L'Oeuvre de Dieu, la part du diable, un plaidoyer quelque part en faveur du droit des femmes à l'avortement ou.au lésus d'Arcand, qui s'en prend à l'exploitation des femmes dans la publicité.John Irving se défend bien d'avoir pu être influencé par le mouvement féministe.« Certainement pas ».s'excla-me-t-il.Ses modèles de femmes seraient plutôt inspirés de sa mère, une travailleuse sociale qui pratiquait encore à l'âge de 68 ans et s'occupait de familles démunies et d'enfants battus.et de sa grand-mère, une maîtresse-femme.C'est plutôt la famille, dit-il.qui est au coeur de ses romans.« le considère le noyau familial comme la seule unité vraiment importante de notre société.Les écoles sont un échec, les gouvernements aussi.La famille n'est pas parfaite, mais c'est peut-être la meilleure institution que nous ayions.Dans mes romans, je mets cette institution à l'épreuve, je lui fais en quelque sorte passer un test de survie.« Vous remarquerez que dans presque tous mes livres, il manque un membre important de la famille.Ce peut être le père ou la mère ou même un enfant.Dans Une prière pour Owen.le narrateur cherche son pere, et Owen a des parents qui sont complètement fous.Duns Le Monde selon Garp, Garp essaie de vivre sans père ni mère.Nous sommes plus vulnérables à nos familles qu'à n'importe qui d'autre.Elles sont ce que nous avons de plus précieux même si elles peuvent être parfois dangereuses.» De la nécessité du miracle On a l'impression, en écoutant |ohn Irving, que la décadence de nos sociétés est tellement avancée qu'il faudrait un miracle pour nous sauver.« Mais pour croire aux miracles, dit-il, il faut avoir la foi et nous ne croyons plus en rien.» Il y en a des « miracles » dans Une prière pour Owen, mais à l'exception des prémonitions d'Owen sur les circonstances de sa propre mort, ce sont de faux miracles.Irving reconnaît que la religion présente dans son livre est une nostalgie de la vieille religion et que son lésus-Owen est une figure comique du Christ.« Les vieilles religions sont en déclin, dit-il.et les églises à l'ancienne sont passées de mode.Ce qui marche, c'est le fondamentalisme, une exploitation de la religion que l'on sert aux pauvres gens qui ont peur, et qui sert de prétexte pour faire des purges.» Ceux qui prennent Une prière pour Owen pour une prière de croyant feraient bien de relire le roman, qui est aussi une charge contre la religion.Canada vs U.S.Irving qui vit en partie à Toronto, en partie à Long Island près de New York, voit-il une différence entre les États-Unis et le Canada ?Cette question entraine un long silence et un certain agacement de la part d'Irving.« Sur le plan individuel, dit-il, non.je ne vois pas de différence.Avec mes amis des deux côtés de la frontière, nous ne parlons jamais de ce qui est canadien ou américain en nous.Mais je vois des différences entre les deux sociétés.La plus grande, a mon sens, c'est que chez vous, l'idée que la société est responsable de ses pauvres et de ses démunis est largement répandue et généralement acceptée.Aux États-Unis, une telle idée n'appartient qu'aux Libéraux de gauche.» Sur ce, la Torontoise Mme Irving, jeune et jolie éditrice en jeans et tee-shirt, vient sonner à la seconde près la fin de l'heure d'entrevue que son mari accorde à La Presse, dans une chic chambre du Ritz de Montréal.\u2022 l'Héxaqone Les moyens-âges de Paul zumthor A URE EN PACE 13 m Un classique de Claude Jasmin A URE EN PACE 12 un inédit d'Hemingway ¦ Les leçons d'écriture du vlel éléphant A URE EN PACE 12 CLAUDE CINCRAS Dutoit a raté son Prokofiev Le trentième enregistrement paru de Charles Dutoit et l'Orchestre Symphonique de Montréal est un Prokofiev : débutant avec la petite Symphonie classique (la première des sept), qui ne fait pas quinze minutes, il est principalement occupé par la massive cinquième Symphonie, oeuvre autrement plus importante et trois fois plus longue.L'enregistrement fut effectué en mai de l'an dernier, après des exécutions en concert de chacune de ces oeuvres, en guise de préparation.La Symphonie classique est une chose relativement facile et l'exécution «live» n'inspirait aucune crainte : l'enregistrement serait bon.et il l'est.La Symphonie classique de Dutoit est l'élégance même.Avec la cinquième Symphonie, nous sommes dans un tout autre monde.Tourmentée, l'oeuvre est beaucoup plus difficile à jouer et beaucoup plus difficile à faire passer.Elle demande une grande virtuosité à l'orchestre et l'OSM possède cette virtuosité.Mais elle demande aussi, à dose égale, une interprétation.Or, d'interprétation, il n'est à peu près pas question ici.La musique se déroule brillamment, mais sans idées; l'ensemble est même plutôt ennuyeux.La cinquième Symphonie de Prokofiev est une oeuvre « à pièges ».pouvant paraître extrêmement banale ou tout à fait géniale, selon le chef qui l'aborde.Or.l'enregistrement Dutoit-OSM est de ceux qui font ressortir principalement les faiblesses de l'oeuvre.Au départ, les cordes de l'OSM manquent de l'ampleur requise ici, particulièrement au déchirant Adagio.La prise de son les afflige d'ailleurs d'une stridence qu'elles n'ont habituellement pas.ni au concert, ni au disque.Les bois de l'OSM, parfaits pour la musique française, sont trop fins pour Prokofiev.Dans l'ensemble, le son de ¦M l'orchestre n'est pas du tout celui auquel nous ont habitués les grands enregistrements russes de cette musique.Actuellement.la meilleure version de la cinquième Symphonie de Prokofiev est celle de Mariss lansons et l'Orchestre Philharmonique de Leningrad, chez Chan-dos(CHAN 8576, compact).Il y a là un relief orchestral quasi palpable et une force dramatique hallucinante, choses complètement absentes de l'enregistrement Dutoit-OSM.Le jour et la nuit.On a reproché au disque Chan-dos sa brièveté.Il ne contient, il est vrai, que la cinquième Symphonie, sans complément de programme, et.au surplus, dans un minutage réduit à 38 minutes par des tempi plutôt rapides, bien que .parfaitement justifiés.Mais ces 38 minutes que dure le Prokofiev de fansons valent tout à fait leur pesant d'or.En fait, cet enregistrement est l'une des plus grandes réussites de l'ère du compact.Une autre parution récente offre le même couplage que Dutoit I ¦ ¦ I I I | I R ¦ SUITE A LA PACE I 2 CONCEPTION RENEE FIEUPV LE CAHIER Habitat DU SAMEDI Le jardinage Florian Bernard POUR RESERVER VOTRE ESPACE PUBLICITAIRE 285-6874 \u2022r v .- r*?'~'C\"~ 12 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 8 JUILLET 1989 Au plaisir de lire Le Jardin d'Eden: un roman inédit de Hemingway JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale LW éléphant est un animal très léger.N'importe quel cornac hindi vous le dira.Sans parler de son extrême douceur.Il peut enfoncer un bouchon dans le goulot d'une bouteille sans la casser.Hemingway est un éléphant de la littérature, celle de tous les temps.Il peut faire ce qu'il veut, prendre toute la pince, pousser de grands barrissements, agiter ses oreilles, mais ce qui sort de sa patte épaisse, c'est de l'or: une merveille de légèreté.Si l'on alignait les auteurs qui doivent quelque chose un style de l'oncle Ernest, certains l'ont avoué, d'autres pas.on aurait de longues listes.C'est une magie, elle les a envoûtés presque tous.Lire ce jardin d'Eden.c'est retrouver les leçons d'écriture du vieux pachyderme, c'est suivre un cours accéléré, c'est voir un écri\\ain génial au travail et s'épater a tous les coups.L'écrivain, ici.s'appelle David Bourne, il est américain, jeune marié, en lune de miel au bord de la Méditerranée.C'est parti, le lecteur vient de revenir en I930, au temps de la lost generation, et pourtant ce qu'il lit n'a pas pris une ride.Ce pourrait être écrit aujourd'hui, si Papa Ernest ne s'était pas démoli le portrait à coups d'esco-pette.et alors on crierait encore au chef-d'oeuvre, à l'exemple d'écriture destine aux futures générations de plumitifs.Oh.seigneur, comment faisait-il donc?le sais bien que ce roman inédit doit beaucoup à celui qui l'a mis au point, Tom lencks, et qui nous donne à peine 300 pages d'un manuscrit qui en comptait presque deux mille.Mais justement, la première leçon d'écriture, c'est que Papa Ernest n'acceptait d'éditer que la part congrue de son travail forcené, ne méprisant pas son lecteur en lui jetant a lire tout ce qui sortait de sa grosse patte, mais seulement le geste d'élégance final.Tom lencks a bien fait.Nous avons ici l'éléphant, la bouteille et le bouchon.Nous en sommes au dixième livre d'Hemingway publie après sa mort.Et c'est encore un chef-d'oeuvre.Donc, il s'agit de ce David Bourne, dont deux romans ont eu un certain succès, surtout le dernier, laissant soupçonner à leur auteur qu'il a.peut-être du talent.Alors, il écrit des nouvelles, pour se faire la main.(Papa Ernest a longuement expliqué comment, de la même façon, il avait écrit pour se faire la patte douce, un petit récit qui s'intitule Le vieil homme et la mer.).Des exemples de ce que David Bourne écrit nous sont donnes.On dirait du Hemingway.Pendant ce temps, sa femme Catherine découvre la jalousie: son mari devient célèbre?Mais elle-même, que lui arrive-t-il à l'ombre du futur monstre?Il faut dire que Catherine n'est pas très bien de sa santé, non plus.Elle comprend très bien, pourtant, que David a toutes les qualités du futur génie: elle comprend qu'elle a épousé un éléphant.Il parait que ce n'est pas facile a vivre.Rappelons le mot d'Orson Welles se séparant de Rita Hayworth : « Deux génies dans la même famille, ce n'est pas possible ».Or.Catherine s'étouffe.(Rappelons aussi que l'un des gros problèmes de Papa Ernest fut de vivre avec une femme.Plusieurs, ce fut encore pire.Nous allons retrouver cette situation dans l'histoire de David Bourne).Le couple vit dans un hôtel vide, sur la Côte, heureux temps où il y avait de la place.Pourtant non.il y a une troisième personne du singulier: Marita.C'est l'autre.Catherine présente Marita à David.La situation trouble est créée \u2014 comme elle le fut.maintes fois, dans la vie conjugale de Hemingway.Il a déjà écrit: «le refuse de décrire la moindre sensation».Il décrit donc les faits, et c'est au lecteur de sentir.Deuxième leçon.Nous savions bien depuis le début que David serait attiré du côté de Marita.Inéluctable.Tout comme l'apparition du requin dans les eaux du Vieil homme et la mer était la certitude qu'il allait bouffer le poisson jusqu'à l'arête.Ainsi va ce roman, avec les thèmes favoris de son auteur: l'influence des sens (en avoir ou pas), la femme castratrice.l'impuissance masculine, la création artistique opposée a l'amour d'une femme, etc.Et le sens du péché qui se commit pour la première fois, dit-on, en plein voyage de noces, au jardin d'Eden.Écoutez les paroles d'Eve, à propos des femmes: \u2014Elles sont tout le temps nouvelles, dit Marita.Il y en a tous les jours des nouvelles.On ne met jamais les gens en garde.Toi surtout.LE JARDIN D'EOEN, par Ernest Hemingway roman inédit.287 pages, preface par Michel Mohart traduit par Maurice Ram-baud collection du Monde entier.Gallimard.Pans.1939.Pleure pas, Germaine ou relire, 25 ans plus tard, un classique québécois LES BEST-SELLERS\t\t\t \tFiction et biographies\t\t i\tUne Priera pour Owen John Irving\tLe Seuil\t(6) 2\tLe Medianoche amoureux Michel Tourmer\tGallimard\t16) 3\tJuliette Pomerleau Yves Beauchemm\tQuebec/Amérique (161\t 4\tJackie David Heyman\tLalfont\t(11 5\tL'Héritage d'Emma Harte Barbara Taylor\tBradford Belfond\t(7* S\tUne Héritière de haut vol Judith Michael\tLaflont\t(21 7\tOèdale Larry Collins\tLaffont\t(D B\tLes Amours interdites Yuno Mishima\tGallimard\t(2) 9\tLa Belle vie Danielle Steel\tLibre Expression\t(11 10\tMort d'un expert P.O.James\tFayard\t(1) \tOuvrages généraux\t\t 1\tMoi.je m'en souviens Pierre Bourgault\tStanke\t(6) 2\tLe Chemin le moins fréquenté Scott Peack\tLaflont\t(24) 3\tPère manquant, (ils manqué Guy Corneau\tL'Homme\t(11) 4\tDouces Colères Gif Courtemanche\tVLB\t(10) 5\tBonne table et bon coeur Anne Lindsay\tL Homme\t(D Les 'isles nous sont fournies par les librairies suivantes: Alire (Place Longueuil).Bertrand.Les Bouquinistes fChicoutimi).Champigny.Oemarc.Oucharme.Flammarion, Guèrin, Hermes.Leméac.Lettre-Son (Outremonti Lirelire.Le Parchemin.Martin Moliette).Mon-trealoisir.Raffin.Renaud-Bray.Sons et Lettres.\t\t\t REGINALD MARTEL Les directeurs de nos collections au format de poche prétendent publier «nos classiques».Les définitions sont nombreuses, je propose encore celle-ci : un ouvrage qu'on n'oublie jamais.Au milieu de la décennie soixante, un petit roman en jouai paru chez Parti Pris m'avait profondément bouleverse.C'était l'histoire d'un prolétaire montréalais qui quittait son appartement de la rue Orolet avec toute sa famille, en pleine nuit parce que le loyer n'était pas payé depuis six mois, pour aller chercher en Gaspésie, province d'origine de sa femme, des conditions d'existence moins misérables.L'histoire était d'autant plus dramatique que le héros gardait pour lui seul son objectif premier, aller là-bas venger sa fille ai née, violée et assassinée par un jeune révolté rentré sans ennuis dans son pays natal.Prés de vingt-cinq ans plus tard, je constate que ma mémoire a trahi un peu la réalité de Pleure pas, Germaine.La fille de Gilles Bédard n'a pas été violée et assassinée mais c'est aussi triste et aussi bête: enceinte d'un soi-disant ami du héros et narrateur, elle se fait avorter puis se suicide, l'avais oublié ce détail, si j'ose dire, qui était la chute du roman, pour en retenir plutôt l'extraordinaire progression dramatique.Car M.Claude (asmin était déjà, après quatre romans publiés, le fameux conteur d'histoires qu'il n'a plus cessé d'être.Relire Pleure pas, Germaine aujourd'hui remet dans leur contexte certaines choses.La fameuse épopée du jouai d'abord, née de la plume bien-pensante d'un frère mariste et de la connivence d'un journaliste influent.M.(asmin, comme d'autres auteurs de Parti Pris, croyait donner la parole au peuple en transcrivant phonétiquement, plus ou moins et plutôt moins que plus, son langage parlé.La grammaire du français écrit et celle du français parle, amalgamées maladroitement dans les dialogues et la narration, ont choqué à peu près tout le monde, y compris ceux dont la langue de tous les jours différait bien peu de celle qu'ils lisaitent horrifiés.Le jouai est peu de chose.Quelques voyelles élidées.«bien» qui devient «b'en»; «y» à la place de «il» et «a» à la place de «elle»; des mots empruntés à l'anglais et qu'on ne traduisait pas alors, ne sachant pas.justement, qu'ils étaient anglais: et des substantifs transcrits de façon tout à fait arbitraire, comme «poisson» dont M.lasmin fait «pouésson».on ne sait pourquoi.Broutilles.Malgré les apparences, la langue de ce roman est tout à fait française, avec une coloration québécoise.On dejoualiserait tout ça et personne ne verrait la différence, car la force de l'oeuvre est ailleurs.On se souviendra d'autre part que Pleure pas, Germaine parait au moment où se manifestent les Crémiers terroristes québécois, es intellectuels du temps sont divisés.Certains disent oui à l'action terroriste, à condition bien sur qu'elle soit menée par d'autres.Certains ont quelque sympathie pour ceux qui osent ainsi dramatiser la situation des Québécois: M.Claude (asmin est de ce groupe certainement, puisqu'il dédie son roman: «A messieurs.(suit une liste de quatorze noms de terroristes) et autres croyants, convaincus ou d'occasion, qui manquèrent de patience.» On voit que l'hommage est ambigu, que I écrivain n'est pas dupe des opportunistes et qu'il professe une patience toute démocratique.En désaccord sur les moyens de certain nationalisme, M.lasmin et d'autres écrivains ne récusent pas les termes de l'analyse révolu- tionnaire qui domine chez Parti Pris.Certes, mais ils ne vont pas jusqu'à s'embarrasser de la dialectique serrée des penseurs durs.Ainsi le mot justice revient-il souvent dans Pleure pas, Germaine.Une justice qui est refusée aux Québécois, condamnés à reproduire de génération en génération leurs peurs et leur misère, leur sujétion malaisée.Le mot justice est là.qui claque au vent comme un drapeau, mais sont là aussi, je dirais surtout, les mots du coeur: tendresse, amour, bonheur et surtout, innocence.Dans le terroir politique, la poésie et le roman ne fleurissent pas trop bien.M.Claude lasmin.a vu très vite que le nationalisme des années soixante, et ses manifestations diverses, avaient un immense intérêt comme matériau de fiction.Ce qu'il vise, en écrivant Pleure pas.Germaine et plus tôt Ethel et le terroriste, c'est tout simplement l'exercice de son métier d'artiste.M.Jacques Godbout et plusieurs autres ne faisaient pas autrement.Dans l'actualité, dans la vie réelle du peuple dont ils sont et qu'ils aiment, ils trouvent le suc nourricier qui situera nettement leur oeuvre dans le temps et l'espace, en espérant qu'elle survivra.Les rééditions de Pleure pas, Germaine témoignent de la valeur de l'oeuvre et de sa réelle durée.Sans doute les jeunes générations ont-elles besoin de savoir, par la médiation de l'art, ce qui Claude Jasmin s'est passé au début des années soixante.Le roman peut les combler, qui décrit sans qu'il y paraisse la dissolution de valeurs qui jusque alors avaient assuré la cohésion, sans conquêtes pourtant, du peuple québécois.Qu'on songe par exemple à la dissolution de l'esprit de famille Les Bédard, trop pauvres pour s'installer dans les hôtels pendant leur folle équipée gaspésienne.comptent pour les loger sur un oncle et une tante.Ils sont reçus très mal.aussi bien dire pas du tout, et ne se gênent pas pour voler quelques bricoles quand ils quittent à l'aube, sans même dire bonjour.Dix ans plus tôt, ils n'auraient pas eu le droit d'oser s'arrêter dans un hôtel.Si les valeurs d'accueil du milieu rural se meurent, le milieu urbain est déjà devenu tout à fait hostile.Gilles Bédard a connu les usines où les petits contremaîtres écrasent les gens comme lui, qui ont trop besoin de travail pour se permettre de râler.Mais il n'apprend pas à se taire, surtout quand il a trop bu, et il se condamne à l'alternance désespérante du chômage et des jobs mal pavés.Blessé au travail dans sa dignité, blessé aussi dans la violence faite à sa fille.Celle qui porte l'espoir du clan, qui nourrit la seule fierté qui lui soit accessible, celle de la paternité, celle-là se prostitue pour deux dollars qui aideront, pense-t-elle, à faire avancer la cause de la révolution-La force de Pleure pas, Germaine tient en bonne partie à cette opposition de la réalité et du rêve, où la première triomphe toujours, contre les petites gens; elle tient aussi au rythme soutenu de l'action, à ces phrases très courtes qui ressemblent presque à un halètement.On dirait un livre d'images, un film peut-être où une séquence semble effacer la précédente alors qu'elle y ajoute toujours son poids d'action et d'émotion, jusqu'au drame final où tout se résout!.Manifestement, Pleure pas, Germaine a été écrit très vite.La méthode a ses risques.Certains détails ne collent pas, d'autres contredisent un trait de caractère des personnages.Ce grand roman mériterait une révision minutieuse.On pourrait en profiter pour corriger les fautes de typographie que les divers éditeurs reproduisent depuis un quart de siècle, dans leur hautain mépris des lec; teurs.Et qui sait?On pourrait probablement dèjoualiser l'écri; turc sans lui enlever le centième de son efficacité.PLEURE PAS.GERMAINE, Claude Jasmin, ro; man.Collection Typo.Editions de L'Hexagcv ne.Montreal, 1989.j Publication «officielle» du Goulag de Soljénitsyne en Union soviétique La «perestroïka' passe un test crucial par l'Agence france-Prene MOSCOU ¦ L'annonce de la prochaine publication en URSS de Y Archipel du Goulag constitue l'aboutissement d'une longue campagne menée par des intellectuels soviétiques de tous bords qui considéraient la levée de l'interdiction frappant cette oeuvre maîtresse de l'écrivain Alexandre Soljénitsyne comme un test de la volonté de transparence prônée par le Kremlin.Plusieurs personnalités du monde des lettres réclamaient depuis plus d'un an la parution de l'Archipel, une gigantesque somme sur l'univers concentrationnaire en URSS, en estimant que l'on ne pouvait parler de transparence réelle et complète, tant que l'ensemble des Soviétiques n'auraient pas accès à cet ouvrage.L'Archipel du Goulag avait pris valeur de symbole des limites, définies par le Kremlin, dans la dénonciation du passé soviétique.L'interdiction de l'oeuvre de Soljénitsyne apparaissait néanmoins de plus en plus comme anachronique et incompréhensible, estiment les observateurs, dans la mesure où de nombreux témoignages, aussi poignants que l'Archipel, sur les horreurs de l'époque stalinienne, ont déjà été publiés en URSS ces derniers temps.Certains Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov.sur les camps de detenus dans l'Extrême-Orient soviétique, ou encore Vie et Destin de Vassili Grossman, qui établit un parallèle entre Staline et Hitler, récemment publiés dans des revues, constituent autant de réquisitoires impitoyables de l'époque stalinienne.Le Kremlin était manifestement divisé sur la publication de l'Archipel et Vadim Medvcdev.le responsable de l'idéologie au Bureau politique, répétait encore il y a peu son opposition à une telle publication.M.Medvcdev avait declare en novembre dernier que la parution en URSS de l'Archipel du Goulag reviendrait à « saper les fondements de la société soviétique ».Peu auparavant, la revue Novy Mir avait dû retirer précipitamment son numéro d'octobre annonçant la publication de chapitres de l'oeuvre.L'une des raisons de la longue opposition du Kremlin à publier le livre, relèvent les observateurs, réside vraisemblablement dans le fait que l'ouvrage de Soljénitsyne décrit et dénonce non seulement l'univers des camps sous Staline, mais également, ses prémisses sous Lénine, le fondateur de l'Etat soviétique dont la personnalité reste largement intouchable en URSS.Le pouvoir politique semble finalement s'être décidé à laisser l'Union des écrivains trancher sur la publication de l'Archipel.Lors d'une réunion récente, l'Union a adopté une résolution à l'unanimité annonçant la publication de l'Archipel et annulant la décision qui avait exclu des rangs de l'Union de l'écrivain Alexandre Soljénitsyne en 1969.Le responsable de la revue Novy Mir, Andrei Zalyguine, a confirmé que son mensuel commencera à publier l'Archipel en août prochain, un événement qu'il a laconiquement qualifié de « positif ».Des liens très anciens lient Alexandre Soljénitsyne à la revue Novy Mir qui avait déjà publié en 1962 sa nouvelle Une journée dans la vie d'Ivan Denis-sovitch.Parution en 91 M.Zalyguine a ajouté que l'ouvrage d'Alexandre Soljénitsyne paraitra également en livre aux editions Sovictski Pissatel ( Écrivain soviétique).Un porte-parole de cette maison d'édition a confirmé l'information, en précisant que l'ouvrage devrait paraître courant I99l et que le tirage sera « probablement » de 200 000 exemplaires.Les Soviétiques pourront ainsi lire au grand jour l'Archipel du Goulag, un ouvrage très recherché au marché noir des livres où il atteignait la somme de 300 roubles ($480).L'écrivain russe, âgé maintenant de 71 ans et qui vit retiré aux États-Unis, avait fait de la publication de l'Archipel du Goulag en URSS un préalable à la publication de ses autres oeuvres dans son pays natal.Liberté et les anglo-québécois JEAN BASILE collaboration spéciale ¦ La revue Liberté s'interroge sporadiquement sur le milieu intellectuel et artistique anglo-québécois.Après le remue^mé-nage causé par la Loi sur l'affichage, on y a jugé opportun de réunir quelques-uns d'entre eux, seize exactement, pour discuter de la question.C'est donc moins un numéro littéraire qu'une échappée sur la langue et les questions de fond qui s'y rattachent.On y trouve des vieux de la vieille du Montréal littéraire, comme Louis Dudek, qui a longtemps collaboré à The Gazette, ou Sheila Fischman, autre journaliste et traductrice émérite de romans québécois (une quarantaine).Il y en a aussi des plus jeunes et des plus récents dans le milieu.Une chose frappe, et qui n'est pas la moins intéressante, c'est la diversité des origines des anglo-québécois présents dans cette livraison.Il y a des Canadiens «pure laine» (une expression qui en agace beaucoup ).des Canadiens d'origine allemande ou péruvienne, des juifs, des chrétiens et des agnostiques.A une exception près, les collaborateurs de ce numéro de Liberté n'acceptent aucunement l'assimilation totale au français, ce qui n'a rien d'étonnant.Pas un ne conteste le français comme langue majoritaire au Québec.La crainte LIBERTE Seize Intellectuels anglophono» s'expriment I i ¦ persiste d'un nationalisme québécois, comme embryon d'une demie dictature.La contribution la plus radicale sur ce sujet est celle de Henry Beisel, d'origine est allemande et qui a vécu en Ontario avant de venir s'installer à Montréal.Pour lui, la question nationale québécoise trouve ses raisons d'être dans l'histoire.Le régime politique français est sans tradition démocratique, à l'opposé du régime anglais chez qui la tradition démocratique est profondément ancrée.Il faut faire la part de la polémique présente, et souhaitée, dans une revue comme Liberté.Les questions que soulèvent ses collaborateurs, pour ne pas être inconnues, restent vivantes, dites avec feu et.parfois, non sans humour, anglais oblige.LIBERTE, juin 1989.180 pages Dutoit a raté son Prokof ief SUITE DE LA PACE I l et l'OSM : Deutsche Grammo-phon a groupé sur un compact la Symphonie classique et la cinquième Symphonie de Karajan et l'Orchestre Philharmonique de Berlin enregistrées respectivement en 1981 et 1968 (423 216-2).Le résultat n'est pas meilleur.En fait, la Symphonie classique est moins bien jouée que par l'OSM.Pour le reste, on n'attend pas plus d'un orchestre allemand ou d'un orchestre français (ce qu'est, à toutes fins utiles, l'OSM) qu'ils comprennent la musique russe qu'on ne demande à lansons et la Philharmonique de Leningrad de nous donner la Cinquième de Beethoven ou le Boléro.PROKOFIEV : Symphonie no 1.en re ma-leur.op.25 ( Symphonie classiques ( 1916-171; Symphonie no S.en si bémol maieur op 100 11944).Orchestre Symphonique de Montreal.Dir.: Charles Dutoit I Lon don.compact, 421 81Î: plus cassette). LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 8 JUILLET 1989 13 Littérature Paul Zumthor Les contrebandiers Nouvelles \u2022 J'JHexagon Les moyens-âges de Paul Zumthor JEAN ¦ASILE collaboration spéciale aul Z h m -thor est médiéviste de carrière.Sa reputation a largement dépassée nos frontières et il a publie aux éditions du Seuil des textes scientifiques qui font autorité.On a beau être un savant, on n'est pas moins homme.Le démon contemporain et médiéval de l'écriture ont taquiné le spécialiste.Depuis lors, il ne déteste pas publier des proses de fiction.Les Contrebandiers sont des nouvelles, assez développées parfois.Le titre a quelque chose de romantique.On pense immédiatement à Ramuncho qui passait le tabac entre l'Espagne et la France (c'était avant le marché commun ).Pour Paul Zumthor, toutefois, la contrebande tient plutôt d'un esprit que de gestes que la loi condamne.Né en Suisse ( la contrebande de chocolat), élevé en France, professeur au \u2022Pays-bas et grand voyageur ^médiéviste devant l'Ëtervel.il est installé au Québec depuis des années.C'est un homme qui a vu beaucoup de pays et qui a beaucoup de souvenirs, car Paul Zumthor est à l'époque des bilans.On trouvera donc beaucoup de réminiscences dans ce livre.C'est aussi un homme des frontières.Ces détails ont quelqu'importance pour aimer le présent livre.« La plupart des récits que rassemble ce volume tiennent du souvenir.Toujours une frontière les traverse, que l'on voudrait franchir; parfois, on la franchit, ou bien on s'imagine le faire.», écrit-il en préambule.Et nous voilà à Montréal, bien sûr.en compagnie d'une petite vieille qui ne quitte jamais son parapluie.Paul Zumthor nous amène au Brésil, chez les Indiens, la nuit' immense et les étoiles.Il y a des histoires de meurtre en Corse où l'on sait depuis Mérimée que les vendettas sont sanglantes.Dans un beau récit.Le Nazi, Paul Zumthor met en scene un pauvre hère qui fume des feuilles de hêtre dans un stalag allemand et imagine le lac Léman, «énorme masse vivante, avec ses caprices et ses humeurs».Deux nouvelles évoquent les animaux, le chamois et le cygne.Cette dernière est superbe, sauvage et cruelle car si la beauté et la force de l'animal attirent l'attention des êtres humains, il peut aussi susciter leur haine et leur instinct, hélas! trop reel, qui est détruire la beauté.Les récits de Paul Zumthor sunt simples et amples.Il aime à décrire des paysages, des emotions, des visages.Il a le sens du geste vrai.Ses personnages préférés sont des gens simples, parfois paysans qui lui viennent sans doute de son enfance suisse où la montagne confère aux êtres humains de la rudesse.De sa formation de médiéviste, il a un faible pour les situations rabelaisiennes, directes et un peu grosses.On ne déteste pas boire un coup et il présente souvent l'être humain dans ses aspects un peu frustres que l'on imagine être ceux du moyen-age.C'est la peut-être qu'il réussit le mieux à en-trainer le lecteur car les récits dont le cadre est la vie urbaine ne sont pas les meilleurs du recueil.L'auteur n'est pas non plus un tendre.Les nouvelles de Paul Zumthor évoque souvent la mort, violente ou non.la déchéance.L'être humain n'y est jamais vraiment méchant.Paul Zumthor ne les voit pas bon non plus.Sauf peut-être quand il évoque dans des pages trop courtes des images d'enfance, en 1925.C'est la.sans doute, que Paul Zumthor.historien après tout, se révèle dans sa nostalgie: «Rien de ce monde où il trempait n'exista jamais pour lui que lorsqu'il l'eut perdu.le monde de Rhapsody in Blue, de Ted Lewis et de Coco Chanel.La Nef des fous Paul Zumthor a publié aussi, récemment, un roman cette fois: La Fête des fous.Pour un médiéviste, il ne pouvait y être qu'à son aise puisque l'action se passe en XVe siècle, juste avant la découverte de l'Amérique moderne.L'Europe, alors, n'est pas celle que l'on connait aujourd'hui.Les frontières (encore les frontières) sont vagues.Les hommes les traversent et voyagent, à la recherche d'on ne sait quoi.C'est un roman picaresque ou.si l'on veut, une suite de tableaux qu peignent l'état des moeurs d'une époque sous l'affabulation d'aventures où il y a des putains et des gueux, du vin et des soldats qui pissent contre le mur d'une taverne.Les autres personnages, nombreux, sont des marchands qui cherchent des marchés, des savants à la connaissance vacillante et des aventuriers qui sont les plus sympathiques.Bien entendu le romancier a sa petite idée derrière la téte.Que font ces gens dans cette Europe en désordre, où tout pourrit lentement?Ils révent d'un monde meilleur, plus riche, plus libre.Ils révent a l'Amérique et ce sont eux qui partiront, un certain jour, avec Christophe Colomb.Cette «nef des fous» qui donne le titre à ce roman plein d'allant, est-ce la vieille Europe, est-ce la caravelle de Christophe Colomb et de son étrange équipage?L'auteur ne semble pas repondre à la question.On le soupçonne de croire que tout le monde est fou.décidément.LES CONTREBANDIERS par Paul Zumthor.nouvelles 200 pages, editions de I Hexagone, Montreal 1969.LA NEF DES FOUS, par Paul Zumthor roman.244 pages, editions de I Hexagone.Montreal ' J9.Le monde raffiné et antique de Jean Marcel JEAN BASILS colljborjtion ipctùlr La vie imaginaire se nourrit d'idéal, d'illusions et d'histoire, lean Marcel aime les vieilles légendes comme celles de Cil-gamesh ou Tristan et Yseut.à qui il a déjà consacre des livres.C'est naturellement un fanatique de Wagner.On a pu l'entendre récemment commenter la Tétralogie à la radio.Il regarde depuis longtemps du cote de l'Orient, non pas les Indes ou la Chine mais l'Egypte.Pas question non plus de l'Egypte des pharaons.Enfin pas tout a fait.H s'agit de l'Egypte alexandrine d- Ve siècle, cet extraordinaire creuset d'idées où se côtoyèrent un instant les dieux nombreux du bassin, méditerranéens, égyptiens, grecs, juifs et.naturellement chrétiens, sans compter toutes les sectes «délirantes» que l'on a rassemblées sous le terme générique de Gnos-tiques.L'héroïne du roman de lean Marcel est tout à la fois connue et inconnue.Elle s'appelait Hypatie.Elle a vraiment existé et l'on sait qu'elle fut une intellectuelle remarquable, à une époque où les intellectuels n'étaient pas si loin des mystiques.Religion et savoir se jouxtaient.Elle était «païenne».Entendons par là qu'elle n'avait pas été séduite par les chrétiens qui.à l'époque, étaient très actifs dans leur propagande et dont le but était de réduire à néant toutes les religions d'Alexandrie au profit de la leur.Si l'oeuvre d'Hypatie comme mathématicienne et philosophe nous est quasi inconnue, c'est qu'elle a presque disparu dans l'incendie du Sera peon, provoqué par des moines chrétiens illuminés.Hypatie elle-même fut assassinée durant les émeutes.Une àme éclairante.Rien ne disparait tout a fait.Quelle que soit la soif de destruction si caractéristique des fanatiques, il y a toujours un témoin pour recueillir et transmettre aux générations futures le message que l'on entendait extirper de la mémoire humaine à jamais.L'âme élégante et tolérante d'Hypatie continue d'éclairer le monde et l'inspire, lean Marcel porte le flambeau à son tour.H n'est pas le premier à ressusciter ici ce personnage mystérieux et exemplaire.Andrée Fer-retti l'a déjà fait dans Renaissance en Paganie.mais dans une toute autre optique.Hypatie ou la fin des dieux est donc un roman historique de vulgarisation qui n'est pas dans la veine coutumière.On n'y trouve^ ra ni dialogues, ni digressions, ni reconstitutions linéaires d'une époque exotique et lointaine.L'auteur a préféré aborder son sujet par l'intérieur en se servant d'une affabulation, d'ailleurs classique en littérature: la publication de documents fictifs, retrouvés presque par hasard dans un lieu retiré, ici une grotte de cénobite au mont Sinai, non loin du célèbre monastère Sainte-Catherine.Il y a des fragments de lettres d'Hypatie à un ancien disciple et admirateur Synésios, lui-même converti au christianisme et évè-que de Ptolemais.Il y a des fragments des réponses de Synésios à Hypatie.Hypatie morte, il reste à lean Marcel de «publier» des documents relatifs à un autre disciple d'Hypatie (et sans doute son amant), Palladas qui fuyant la persécution se met à courir le monde en répandant les leçons qu'il a reçues de sa maîtresse, dans le double sens, et en créant sa légende.Cette légende sera celle de Sainte-Catherine, un doublet christianisé d'Hypatie, que l'on otera d'ailleurs du calendrier.Ce sont des âmes qui discutent ensemble.La lettre ou le journal permettent de rentrer dans le vif de l'être.Comme les protagonistes du roman de lean Marcel sont des esprits élevés, exceptionnels, on se doute que leurs discours sont du dernier relevé.Pourtant, l'intimité du genre autorise l'expression des sentiments.Hypatie.Palladas.Synésios s'inquiètent et souffrent de l'intolérance montante.Ils regrettent, chacun à leur façon, la vieille Alexandrie où toutes les races et toutes les religions vivaient en paix, s'enrichis-sant l'une l'autre de leur élévation particulière.Ambition trop grande L'ambition de lean Marcel a malheureusement été un peu trop grande.Au lieu de présenter au lecteur une seule suite de documents facilement identifiables dans le temps, le Ve siècle, il a imaginé de revenir à notre époque, en I967.Le simple récit du martyre d'Hypatie est en quelque sorte doublé par une seconde médiation sur la spiritualité du mont Sinai (et donc sur sa patronne, la vraie ou fausse Sainte-Catherine ).Cette incidente est difficilement comprehensible.L'intruduction elle-même, qui met en scène un moine de ce même monastère, un peu en rupture de ban.est plutôt longue.Ce sont là des péchés véniels qui relèvent de la maladresse presque inévitable dans un premier roman.Jean Marcel Hypatie ou la fin des dieux K t } iVT LEMEAC On a compris que Hypatie ou la fin de dieux de lean Marcel n'est pas un livre d'accès facile.Il faut s'accoutumer a des noms propres étranges, à des coutumes inconnues, à toute une civilisation disparue, sans compter que nous ne sommes plus habitues à de telles mediations sur la philosophie alexandrine et la religion chrétienne primitive.Pourtant lean Marcel a grand soin des details.On sent qu'il prend plaisir a recréer un vêtement, un objet, un paysage, mais discrètement.Plus que tout, il impose ses personnages par la seule prestance de son style noble qui varie savamment selon le rédacteur.Il sait communiquer la noblesse de leurs emotions et la profondeur de leur angoisse.Dans le « manuscrit de Palladas».par exemple, lean Marcel réussit très bien à dépeindre le désarroi d'un homme passionné d'une femme et fidèle à son idéal dans la tourmente.«Quelle était belle, ma déesse.a cette heure, dans sa fastueuse mort!» Ce livre tranche complètement sur la production québécoise habituelle.On est heureux qu'il ait pu voir le jour.Est-ce a dire qu'on se déboutonne et que l'on peut désormais écrire au Québec sans que cela se passe rue Panet ou à Outremont?HYPATIE OU LA FIN OES OIEUX par Jean Marcel roman.225 pages, editions Lemeac DE RETOUR ACHAT ET VENTE ^¦COMPACT DIGITAL VJOIO LIVRES.CASSETTES, DISQUES, D'OCCASION 3864 St-Denis.38\" Sic Anne.Montréal St-Jérème 849901» 43l\"88> L'ECHANGE ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX disques ,1 ivres, cassettes, eompact dise usagés choix 3694 et St-Denis qualité 849-1913 METRO SHERBROOKE 713 est Mt-Royal 523-6389 METRO MT-ROYAL j J2edures de vacances.-Les librairies- Flammarion Scorpion 4380 St-Denis 284-3688 Galeries d'Anjou 351-8763 Carrefour Angrignon 365-4432 Galeries de Terrebonne 492-5688 Centre Laval 688-5422 Mail Champlain 465-2242 Place Montreal Trust (Niveau I) 499-9675 I $o2 La .Maliaranil n ai uni 4M 22.S5S LA MAHARANI Gita Mehta La Jeil n a un* liim» qu epowM cwu dune nation Des \"ta* at traortaone de 11 ancienne j i j «nem*nt de Ghana, m libérateur Un» n«ro«i* tasonanea.un au, original at envoûtant.otooraptae 308 pages 23,95$ CARY GRANT Un coeur solitaire C.Higham et R.Moseley La btogr jphia \u2022surprit*, du Don Juan d* Hollywood' Cinq lota man*, para attentil a ¦¦* vu secrete insoupçonnable sur fond da L.S 0.Un livra ravalataur at soitureui MIpaaM 19,855 L'HERITAGE D'EMMA HARTE Barbara Taylor Bradford La suite de-LESPACC ) UNE VIE.ai .ACCROCHE-TOI A TÛr.HEVE PAULA HARTE.determine* a accroîtra la puissance da l'empire financier que lui a lègue sa grand-mere nous lait partager sas amours ses |Oies ses angoisses et sa* jmoitions.4M p.19,95$ KORALOONA L'autre côté du paradis Noël Barber Un |ôuno medec.n ar.gia.s.désillusionna par le milieu medical, part s installer sur une il* de I Oceania.Il y trouvera la chaleur humaine a laquelle il ne croyait plus et I amour d'Aieena.Un superoe roman a saveur erotique ayant pour cadre l île enchanteresse ou vécurent GAUGUIN et sa maîtresse.ROBIN COOK MUTAK0N Roman 29 î p*g« 19,95$ MUTATION Robin Cook Oui est vraiment cet entant 3e dm ant trop parlait pour avoir ete conçu comme tout le morde 7 Le surat brûlant des mutations génétiques et des manipulations Biologiques par le maiire du suspense médical.ROBIN COOK.Trois cents pages a lire sans dormir Mtmotrta iio pn*> 24,95$ LE FILS DU CHIFFONNIER Kirk Douglas Au soir de sa vie issur Oanielovitcn Oemsky raconte comment il est devenu KIRK DOUGLAS Passionnant avec I histoire du cmema américain en prime' EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE.JOUEZ avec non-, en réclamant le signet EOIPRESSE a votre libraire! Disponible sur Alex 2 code de service LIRA 945.».Buumont Montréal (Que) H3N1W3 (514)-273-6141 , 14 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 8 JUILLET 1989 MOTS CROISÉS VOTRE* HOROSCOPE RÉPONSE À VOS QUESTIONS 2 3 4 5 6 78 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Qui n'appartient pas a la lie 2 Officier general d une marine militaire \u2014 Tresse.3 Gamin de Paris \u2014 Trace a Dans la Cote-d Or \u2014 Localiser \u2014 Tibia.5 Adorer \u2014 Bienheureux.6 Mesure agraire \u2014 Astate \u2014 Avachi.7 Terme d échecs \u2014 Choses malpropres.8 Attendrie \u2014 Victoire de Napoleon \u2014 Article arabe.9 Ordinaire \u2014 Pâturage.10 Technique pour soulever des charges.11 Usinée \u2014 Contenant.12 Pronom \u2014 Sa capitale est Tallin \u2014 Richesse.VERTICALEMENT 1 Par sa nature.2 Negligee \u2014 Qui ignore certaines règles 5 Unite élémentaire d information \u2014 Qui ne sont pas altères.4 Donner les couleurs du spectre \u2014 Bouleversée.5 Article \u2014 Courroux \u2014 Facile 6 Esclave d Etat a Sparte \u2014 Frottée avec des gousses 7 De la campagne \u2014 Près de.8 Qui nous vient en naissant \u2014 Ver plat.9 Bramer \u2014 A toi \u2014 Joyeux.10 Nous fait suer \u2014 Dévorée \u2014 Pas beaucoup.11 Expédier rapidement \u2014 Jeu chinois.12 Divinité \u2014 Recruter SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO ; s 9 to ii 12 tgo EjaoesHfaiïEi SOLUTION OU OERNIER PROBLEME cancer Sur le plan social, vos relations seront plutôt maladroites Vous risquez de faire preuve d indiscretion face a un ami.Il serait preferable que vous fréquentiez d autres groupes ou encore que vous vous isoliez quelque temps Vous souffrez en effet de surmenage et votre grande nervosité vous porte a dire des choses insensées Cherchez I aide d un confident.OU23JUHIE1 AU ?jaout hon Votre santé sera menacée si vous ne portez pas plus attention a votre alimentation.Prenez des dispositions pour vous inscrire a un programme d activités physiques de manière a retrouver votre poids ideal.Autrement, vous devrez dépenser beaucoup pour refaire votre garde-robe.La personne aimée vous encouragera a atteindre ce but.OU 24 AOUl AU 22 SIWMBRf vierc.e En affaire, une transaction peu claire et louche pourrait vous être offerte.Mefiez-vous.car vous pourriez tomber dans un traquenard.Votre vie affective sera perturbée par une divergence d opinions qui pourrait bien mener a un échange d injures Au fond, tout cela n est qu une tempête dans un verre d'eau balancé OU 2J SEPTIMBRI AU ?)OCTOBRE Pour certains natifs de ce signe la lournee pourrait s avérer difficile sur le plan sentimental La jalousie et la possession risquent de saboter une relation.Vous devez réaliser que vos sentiments sont un peu hors de contrôle et exagères.Prenez un peu de recul et vous pourrez mieux découvrir la realite.Pour certains, c est une excellente période pour entrer en contact avec des talents exceptionnels.scorpion OU ?< OCTOBRE AU 22 N0VEM8RI Vous vous sentirez comble en réussissant a completer a temps un projet de travail.Cela rehaussera votre confiance au-delà de ce que vous pensiez vous êtes définitivement prêt pour les grandes choses mais a la condition d être patient.A se lancer trop vite dans des proiets ambitieux vous risqueriez de vous casser la gueule Sur le plan sentimental, soyez prêt a abandonner et a oublier une offense d un être cher sagittaire OU 23 NOVfMBRf AU ¦'¦ OlCtMBRf Auiourd hui vous serez plutôt d humeur contemplative Vous serez porte a méditer sur votre situation tant matérielle que spirituelle Profitez-en pour faire une introspection personnelle et pour améliorer vos rapports familiaux De vieux souvenirs pourront refaire surface mêles a des sentiments nostalgiques.capricorne OU 22 OICEMBRI AU 20 JANVIER Vous serez en mesure de démontrer vos capacités au bureau ou a l'atelier en ce jour, vous pourrez effectuer des taches avec le minimum d efforts Peut-être, vous mettra-ton au défi d effectuer quelque chose d inhabituel?A votre propre etonnement.vous pourriez le réussir.Sur le plan financier, les transactions que vous pourriez effectuer s avéreront profitables.verseau OU ZI JANVItR AU 11 MVRIÎR Un membre de votre famille pourrait bien se confier a vous aujourd hui.Serez-vous dispose a lui donner des conseils?Peut-être jugerez-vous mieux approprie de vous défiler afin de ne pas prendre position.Cependant, vous aurez a affronter de petits inconvénients dans votre relation amoureuse.Soyez prêt a oublier et a pardonner poissons OU 20 HVRIIR AU 20 MARS H serait important que vous montriez a vos supérieurs que vous êtes credible et sérieux dans vos projets.Vous atteindrez votre but en établissant des contacts et en agissant avec fermeté D'un autre cote, n hésitez pas a prendre des risques, car ils pourront vous rapporter financièrement.A moins qu'il ne s'agisse d une augmentation de salaire.helier T OU 2< MARS AU 20 AVRII Au travail, vous aurez une belle occasion de montrer vos talents et votre esprit d'invention.C est le moment de dominer la situation et d obtenir l'avancement espéré.Il n'est pas nécessaire pour cela de jouer un role, vous n avez qu a plaider vos états de service.Attention aux accidents si vous sortez la nuit.TAUREAU OU 21 AVRII AU 20 MAI Des difficultés financières temporaires affecteront votre moral et vous feront voir l'avenir avec trop de pessimisme.Courage car ce n est que temporaire.D'ailleurs vos perspectives sont excellentes a moyen terme.Côte sentimental, une personne vous invitera a une sortie.Ne la refusez pas.Sur le plan de la santé, buvez généreusement de l'eau, c'est bon pour les reins.I.EMEAUX OU 21 MAI AU 21 JUH Vous réaliserez bientôt que vous avez commis une erreur au niveau professionnel ou au niveau des affaires.Reagissez promptement.car cela pourrait s avérer très nuisible pour vous.Cherchez des conseils auprès de bons amis qui ne vous ont pas oublie.Sur te plan sentimental, la personne aimée est sensible a vos tracas et fera montre de comprehension.¦ Je suis nee le 22 mai 1961, a 23 h 06.a Joliet-te.Oue me reserve l'année 1989?\u2014 En '9S9 vous manifesterez une plus grande liberté dans votre style de vie.Vous transformerez complètement votre image extérieure auparavant réservée et un peu austere.Vous serez prête à agir avec audace, a cesser de craindre pour votre sécurité et tenter de nouvelles experiences dans votre vie socio professionnel le autant que dans votre vie intime.Une sorte de voix intérieure vous convaincra quil faut vous secouer et vivre plus intensément dépasser allègrement un grand nombre de peurs et de contraintes qui rendaient votre vie profondement déprimante Jusqu 3 la fin de 1990, vous verrez la vie sous un aspect créateur, expérimentateur.Vous ne craindrez pas de faire des erreurs, d ouvrir de mauvaises portes, de quitter subitement un emploi ennuyant.Vous serez indifférente aux reactions étonnées des gens plus conservateurs que vous connaissez.Il est vrai cependant que dans toute cette de-marche de liberation personnelle et d experimentation, vous garderez quand même votre sens des responsabilités, votre équilibre émotif.Vous vivrez de façon plus dynamique, plus creative, plus débrouillarde, mais ne deviendrez pas une inadaptée ni une excentrique irresponsable pourtant.¦ Je suis née le 24 août 1952.a 15 h 45.Oue me reserve 1989?Ouels sont les traits de mon caractère?Venus en Vierge, qu'est-ce que cela veut dire?vie professionnelle, orientation, rencontres?Vous êtes née pour travailler avec le public, avoir des liens avec le monde des arts, des images (photo, cinema), avoir une vie sociale extrêmement riche et variée.Mais, votre ascendant professionnelle est marquee par la lenteur.Soyez patiente, votre evolution générale se fera très graduellement.Il n'est pas impossible que vous bifurquiez vers un travail en milieu hospitalier, en institution, car a la base de votre temperamment, il y a cette faculté de vous mettre a la place des autres, a capter les besoins, les pensées d autrui.Cela peut vous servir autant dans les arts d interpretation (entrer dans la peau dun personnage) qu'en relations publiques, en publicité, dans le commerce, dans un travail, de service et de soins aux autres (grace a votre sensibilité et votre compassion profonde).Vous aurez de la difficulté a compter sur l'argent ou les ressources d'associés, ou d organisations pouvant investir dans votre carrière.Emprunts difficiles, aide financière d autrui qui peut disparaître brusquement.Vous êtes dynamique et courageuse, mais il faudra être plus patiente et ordonnée dans la conduite de vos activités en général.Essayez de contrôler votre imagination débordante et faites attention a votre tendance mythomane qui peut vous faire perdre votre équilibre.Contrôlez aussi vos emotions hyper sensibles, votre cote trop impressionnable qui peut facilement se laisser tromper par d habiles vendeurs de rêves.En 1989, transactions financières difficiles.Négociations professionnelles tendues Force mentale.Apparition dune relation très importante et enrichissante qui vous transformera Autant que ce soit un amour qu'une amitié.Vénus en Vierge indique que vous avez une certaine réserve sur le plan affectif.Ideal de perfection et de pureté en amour.Besoin de rendre service quand vous aimez.Amour du travail m.\\ \u2014 82 \u2014 En mettant le pied à terre, un soir qu'ils revenaient d'une longue promenade à Perce, aller-retour le même jour, noues de fatigue, ils trouvèrent la nuit si douce qu'ils décidèrent de descendre jusqu'à la mer pour profiter de cette soirée exceptionnelle.Elise portait une jupe droite en denim de coton bleu qui lui barrait la cuisse à mi-hauteur, un large pull blanc qui se découpait dans la nuit et la faisait ressembler à une fleur se balançant sur une fine tige.Il lui plaisait bien, ce grand efflanqué, qui déménageait du cerveau, toujours pris de fantaisie, toujours emporté dans un clan que son corps avait de la peine à suivre.Elle avait complètement oublié les taquineries du monde de l'enfance, quand elle tentait de se montrer plus grande que lui puisqu'elle jouissait du titre de tante.Elle se retrouvait à présent devant lui comme une femme devant l'homme auquel elle aurait longuement rêve, sauf peut-être ce reste de sourire ironique au coin des lèvres, comme si elle ne croyait pas la situation tout a fait réelle, ne voulait pas réfléchir au fait qu'elle put être amoureuse du Fossile à Pauline, de l'ancienne échalote rousse qui ne faisait que passer dans ce monde et qui avait lait rire la moitié du village avec ses frasques.\u2014 C'est toujours beau.hein, la mer?Même la nuit elle tremble comme un vieux chien qui dort.\u2014 C'est beau.approuva Martin.Ils s'assirent sur une souche et se mirent a contempler la mer.dun noir légèrement lumineux même s'il n'y avail pas de lune.Élise jouaii au-dessus de son age.philosophant sur le temps qui passe si vite et la sigesse qu'il y a d'en profiter tout de suite.Avec foute la pollution et les bombes qui se promènent dans l'air, à quoi ça sort d'attendre?\u2014 C'est con.mais qu'est-ce qu'on peut faire?\u2014 lustcment.c'est pour ca que ie dis qu'il faut en profiter pendant qu'on est en vie.Elle avait pris sa main sans le regarder, comme par accident, et elle contemplait la mer avec une attendion soutenue pour faire croire à l'accident, certes.Mais elle ne la retirait pas et Martin la serrait doucement entre ses longs doigts maigres.C'était très doux, un peu trop tendre même.Au bout d'un moment elle dit.sans grande conviction: \u2014 Si tu te tires sans moi.je me tue! \u2014 Laisse tomber, dit Martin, on s'amuse, c'est super, mais pas d'histoires! Ses genoux, beaux comme des lièvres blancs qui soutent en parallèle, étaient agites d'une lente danse et s'écartaient parfois l'un de l'autre au point que Martin avait envie d'y glisser la main.Il soupirait et se retournait souvent vers l'entrée de la grotte aux amygdales, située juste derrière eux.N'y tenant plus, il se leva et ils se mirent a courir en tout sens sur la plage, violemment, jusqu'au bout de leurs forces.Elle tomba, se fit une ecorchure au genou gauche.Il y promena un doigt expert, puis approcha sa bouche, embrassa la légère éraflure avec gravité, comme on fait pour un enfant.Elle se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux, se releva, le frôla légèrement de ses seins pointus.\u2014 Si tu continues à me bouscouler.Elise.il va t'arriver quelque chose.\u2014 Tu ne me fais pas peur! 11 la prit dans ses bras.Elle ferma les yeux et fit mine de s évanouir comme au cinema.Il dut passer une main sous l'épaule gauche, l'autre au creux des genoux pour la soutenir.Il marcha en droite ligne vers la grotte, déposa son précieux fardeau sur une sorte de couche de paille.«Tiens, les enfants viennent toujours ici! le crois que c'était la grotte de tante Cathy.» \u2014 Ce n'est pas pour ça qu'elle est balafrée! \u2014 Tu sais ce que tu fais, j'espère.\u2014 l'ai l'air d'une enfant?\u2014 Un peu.tante Élise! Ils éclatèrent de rire.Martin s'approcha pour l'embrasser, en manière de jeu, croyant rencontrer une certaine résistance, mais les lèvres étaient déjà entrouvertes, elle l'accueillait comme une amoureuse passionnée qui force un peu la note, l'air de dire -Si quelqu'un doit m'initier à l'amour, autant que ce soit lui!» Il trouva qu'elle jouait un peu faux en parole et en action, ses étreintes sentaient la commande puisqu'elle s'oubliait parfois et ses mains retombaient sur le sol.Mais il ne put résister plus longtemps à son charme naïf, à sa sensualité à éclipses.Il se lança dans des caresses qui soulevèrent en elle des vagues de surprises et d'inquiétudes, de contentement aussi, au point d'en oublier la dureté du roc.Ses petits seins prenaient une troublante importance sur sa poitrine, et son ventre tremblait.Oh! il n'était pas brutal.Martin, il avait deja vu mouiller.«Enlève ta jupe, pour ne pas la salir.» Il refit alors pour elle, en douceur, ses prestidigitations de pécheur de coques.\u2014 le ne savais pas que ma petite tante était si belle, si super.\u2014 le t'aime, dit-elle.\u2014 Ouaou! Laisse tomber! C'est un bien grand mot, sais-tu au moins ce que ça veut dire?Moi, je sais pas.\u2014 How do you do?\u2014 La prochaine fois que quelqu'un me demande «How do you do?», je lui flanque une grimace! dit Pauline.\u2014 C'est force.Même, c'est un Anglais.\u2014 Un Anglais un Anglais.Est-ce qu'il sait au moins où il reste?Depuis quelque temps, l'autre langue s'affichait sans pudeur aux quatre coins du village, comme si les hôtes et les clients touristes ne formaient qu'une seule et même famille.Ils se parlaient, ils se comprenaient par-dessus la téte des autochtones qui se contentaient de les regarder faire.Quand un jour Pauline aperçut un panneau sur lequel s'étalaient les lourdes lettres du mot «Beach», elle a demandé à au moins dix personnes ce que signifiait cette chose.(Elle prononçait d'ailleurs «6/7c/r».) Elle disait que cela lui donnait le tournis dans le cerveau, qu'elle était top vieille pour reapprendre à nommer son monde.\u2014 Y'a rien là.même! \u2014 Tout est là.sers-moi du thé au lieu de dire des bêtises.C'est comme une invasion, j'ai l'impression d'avoir déménagé.\u2014 C'est cool.Elle regrettait d'avoir cédé a Francois et pensait «l'aurais mieux fait de les jeter à la mer avec leurs maisons et leurs cochonneries!» \u2014 Et puis je trouve que tu colles pas mal ta petite tante Élise.Laisse-la tranquille un peu, tu vas quand même pas me dire que c'est une femme?\u2014 Fiou! Ça dépend de quel bout on la regarde.\u2014 Ben regarde à côté, parce que sa mère, leanne d'Arc, m'a fait une scène.Ça l'énervé de vous voir trotter n'importe où en vous frottant les côtes.Tu veux pas que je retourne la moto d'où elle vient?\u2014 Pas la peine de s'énerver.\u2014 Et tes études, tu m'en parles pas souvent?\u2014 C'est O.K., ça va.ça court, ça vole.\u2014 l'aimerais bien voir ça ! Elle montrait de plus en plus d'aigreur et Martin sentit la soupe chaude.Il crut préférable de retourner à Montréal.«On fout le camp», dit-il à XXM qui protesta violemment parce qu'il n'avait pas encore mis la dernière main à son contrat.Depuis quelques jours il rêvait tout haut du miracle de la thalassothérapie, et ce morveux-la venait bousculer ses plans.«Tu reviendras, épais.» \u2014 «Quand?» \u2014 «Ouand tu veux, qu'est-ce que tu veux queca me foute?» \u2014 « Les nerfs!» Au moment où ils se préparaient à partir et faisaient un bruit du tonnerre.Pauline ne se montra pas étonnée de leur decision subite, car elle avait envie de se retrouver seule pour dénouer un peu la confusion qui l'envahissait depuis quelque temps.Elle les regarda ramasser leurs affaires sans prononcer un mot.ce qui créait une atmosphère de rupture et pesait lourdement sur la conscience de Martin.Il eut peur d'avoir abusé de la pauvre vieille.Puis, à propos de rien, elle dit «Les jeunes sont aveugles, né; savent plus lire le temps qui vient.» \u2014 «Ouï, même!» répondit Martin pour dire quelque chose.Alors XXM se glissa dans sa bagnole, Martin enfourcha son monstre.«Ecrase le champignon!» \u2014 «Premier rendu à Montréal!», et ils disparurent, tonitruant, vers l'ouest.C'est cette semaine-là que le docteur Rancourt choisit pour lever l'ancre.Depuis cinq ans.il observait la progression de sa maladie en clinicien expérimenté.Entre deux grimaces de douleur, il arrivait à nommer avec précision, comme on touche du doigt, le parcours du cancer qui l'avait lentement rongé, qui grignotait maintenant ses os.s'attaquait à la moelle, provoquait des fractures pathologiques, perturbait les signaux de ses nerfs «comme de la friture sur les ondes».D'abord paralysé de la jambe droite, il assistait impuissant à l'avance des cellules mauvaises, jusque dans ses bras, le long de son cou.Le poids de la vie lui paraissait maintenant insupportable.Envahi par quelque chose d'autre, divisé, il comparait son mal à des hurlements au milieu d'une symphonie.La morphine qu'il s'administrait lui-même, aux six heures, n'était pas d'un bien grand secours.«C'est à peine si j'arrive à planer au-dessus de la douleur.Mais j'entends mieux la musique par contre, disait-il a Catherine, veux-tu baisser un peu le son?» Il pensait que le cancer s'attaquait surtout à ceux qui sont «traverses de personnages et de conflits comme la scène d'un théâtre».Il ajoutait «C'est la fissure par laquelle s'engouffre la tempête des cellules, mais comment le prouver?» Oh! s'il avait été musicien plutôt que médecin, il aurait eu une chance d'endormir le mal.de rétablir l'harmonie dans son corps à force de le bercer, de l'enchanter.Une mer de sons sans la moindre dissonance, ou des dissonances mesurées, reliées entre elles par des ponts rythmiques.Il donna à Catherine, comme un cadeau précieux.Une saison dans la vie d'Emmanuel, «le n'aurais pas le temps de le lire!» dit-il.Il lui demanda encore de mettre la cinquième sonate pour piano et violon de Beethoven.Il disait «C'est beau à pleurer!»et il caressait doucement sa main, déjà détaché, presque absent.A l'ada-gio, il eut encore la force de lui expliquer quel dialogue d'amour c'était, cet adagio, avec quelle subtilité le piano et le violon se prêtaient la parole, pour la reprendre à peine transformée, avec quelle tendresse la musique parlait à la musique, avec quelle entente! Dieu que c'était beau! C'était pour lui l'image parfaite de l'amour tendre, non pas de la passion qui s'effrite et vole en éclats, qui fait voler en éclats, plutôt de la tendresse amoureuse, qui n'est que de I ame.pour durer, éternelle.a suivre t, |98» Editions Québec Amérique LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 8 JUILLET 1989 A cry in the dark: le procès des médias LUC PERREAULT On pense souvent dans nos sociétés dites démocratiques que la justice est rendue avec une marge d'erreur réduite y, ^MÊL au minimum.C'est hélas loin d'être toujours le cas.Un bon exemple en ce sens nous vient d'Australie.C'est signé Fred Schepisi.Ayers Rock, célèbre mont rocailleux de l'outback australien.Apres une journée passée à explorer le rocher, la famille Chamberlain profite du soleil couchant pour savourer un barbecue dans rc camping public aménagé sur les lieux.Lindy Chamberlain affirmera plus tard avoir entrevu un dingo \u2014 croisement entre le chien sauvage, le loup et le coyot-tè \u2014 sortir de la tente familiale.Personne ne voudra l'écouter.À la suite d'un procès retentissant, on l'accusera d'avoir assassiné puis fait disparaître Azaria.son bébé de cinq semaines.Condamnée à la détention à vie, il lui faudra plusieurs années et la production de faits nouveaux avant que la justice songe à rouvrir son procès.\u2022A cry in the dark est moins le J récit d'un fait divers qui a fait couler beaucoup d'encre au début des années 80 que le procès des médias.Fred Schepisi s'élève avec vigueur contre le sort qu'on a fait '.sjjbir à la famille de ce paisible pasteur adventiste.Dans le cas des Chamberlain, la rumeur pu- blique, enrichie par les médias, va s'enfler au point de franchir le point de non-retour.Avec un talent qui n'a rien de factice, Meryl Streep incarne avec conviction le rôle ingrat de la mère.Dans cette version originale, on notera la perfection de son accent australien qui lui a d'ailleurs valu en mai dernier le Prix d'interprétation feminine à Cannes.\u2022 a cry in THE dark, de Fred Schepisi Australie.1988.Int : Meryl Streep.Sam Neill.Charles Tinçwell.Dennis Miller.Neil Fitzpa-tnck.Couleur.Hi-fi stereo.2 h 01.Warner Home Video.The Beat Les délinquants ¦ New York, le quartier Helles-bay, paradis de la drogue et de la violence.Peu recommandable à quiconque souhaite un bon départ dans la vie.Au milieu de la décadence générale, la classe de Frank Ellsworth fait figure d'oasis.Ce prof anticonformiste enseigne la poésie.Du moins, il essaie.L'arrivée de Rex Voorhas que tout le monde croit retarde va changer bien des choses.Ce pierrot lunaire débite des poèmes bizarres.Il se lie d'amitié avec Billy et Kate.Grèce à eux, la barbarie va temporairement reculer.Le thème de la délinquance fait figure de lieu commun dans le cinéma américain.Le film de Paul Mones n'innove guère sous ce rapport.Sa principale qualité est d'avoir été tourné sans prétention.Mais, côté mise en scène, on lui préférera Coppola et ses Outsiders ou le recent Dead Poets Society.* * the beat, de Paul Mones eu 1987 mt .David Jacobson William McNamara Kara Clover John Savage Paul Dillon Couleur Hi fi stereo Dolby Surround.1h42 Vestron Video Itinéraire d'un enfant gâté Itinéraire d'un cinéaste gâteux ¦ Las de diriger des affaires \u2014 une compagnie de nettoyage \u2014 qui ne lui posent plus guère de défis, Sam Lion décide de faire un faux naufrage en pleine mer et de changer d'identité.Un ex-employé, Albert Duvivîer, va le reconnaître par hasard et lui apprendre du même coup que son entreprise périclite.Lion va se servir de cet intermédiaire pour reprendre contact avec son fils et sa fille et pour remettre ses affaires à flot.Si vous aimez voir Belmondo cabotiner.ne manquez surtout pas ce Lelouch.Dans ce rôle complaisant taillé sur mesure pour lui, Bébel joue les grands seigneurs et les aventuriers sur fond d'iles polynésiennes et de chansons de Brel.Bien sur, il y a le sympathique Anconina : tendre, charmant, le gendre idéal.Que dire de plus de ce Lelouch ?Toujours la même esthétique Paris-Match, la même salade gominée.l'ai beau vouloir aimer, ça m'énerve.\u2022 itineraire 0 un enfant cate.de CUude Lelouch France 1983 int Jean-Paul Belmondo Richard Anconina.uo Marie-Sophie !.Daniel Celm Beatrice Agenin Couleur.Ni-fi stereo 2h05 Cinema Plus Video cocoon, the Return Les revenants ¦ Profitant d'une halte sur Terre de leurs amis extra-terrestres, les trois couples d'humains partis il y a cinq ans sur une soucoupe volante viennent rendre visite a leurs anciens amis.Il n'est pas difficile d'imaginer l'émoi provoqué par ces revenants.Mais celui-ci n'est rien comparé au sauvetage d'un extra-terrestre nouveau-né que des scientifiques cherchent a transformer en cobaye.Il est rare qu'un film donne comme ici la vedette à des membres du troisième âge.Toutefois la suite de Cocoon ne rend pas tellement justice à ces héros.L intrigue est à l'eau de rose, le film souffre de longueurs et de digressions.On aurait pu se dispenser de ce retour.\u2022 COCOON \u2014 THE RETURN, de Daniel Petne.E.-U.1988.Int.: Don Ameche.Wilford Brimley.Hume Cronyn.Steve Guttenberg.Brian Dennehy Maureen Stapleton.Tannée Welch Jessica Tandy.Couleur.Hi-fi stereo.Dolby Surround.2 h 11.CBS/ Fox Video.Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au videoefutt.\u2022 Potable.Emprunter la copie a la rigueur.** intéressant.Mais pas sans défauts.*** Remarquable.Se laissa voir avec plaisir.**** Extraordinaire.A louer sans reserve.Meryl Streep.dans A cry in the dark Don Ameche, Hume Cronyn et Wilford Brimley, dans Cocoon: the return.LE PALMARES 1.My step-mother is an alien (2) 1.Un prince a New-York (1) 3.Twins (4) 4.Dirty Rotten Scoundrels (Deux fils de pute) (\u2022) 5.Deep Star Six voVf (3) 6.Die Hard (Piège de cristal) (7) 7.Cocktail vo/vf (5) 8.Crocodile Dundee II vo/vf (10) 9.Big (Petit bon.homme) (6) 10.Alien Nation (8) - Cette liste est établie avec la colla-deration du Oub international video r:m\" le classement precedent est indi-'Out entre parentheses.ACTION Assassin malgré lui Codename Vengeance Short Fuse Terminal Entry AVENTURE ET ACTION Crusoe \u2022\u2022* Gorilles dans la brume A Night to remember COMEDIE Armé et dangereux Brighton Beach Memoirs .\u2022 Classes vacances Le feu aux trousses Une fille ou trois Mais qui est Harry Crumb ?.ovt Relatives Secrets Two Idiots in Hollywood Voyage tous risques LES NOUVEAUTÉS DOCUMENT Grizzly and man Sea Turtles Whales DRAME An affair in Trinidad Boost Chasing Dreams Dangerous Liaisons * * * Key Mistress Something in common True Believer vo vt DRAME SENTIMENTAL Quelque part dans le temps ENFANT FAMILLE Jayce and the Wheeled Deadly HORREUR Psychose infernale SCIENCE-FICTION Conspiration nucléaire THRILLER A dandy in aspic Physical Evidence Thrilled to Death \u2022*\u2022 Nos choix.Susan Dunn: décevant CLAUDE CINCRAS Susan Dunn, jeune soprano américain, avait chanté les Vier letzte Lieder de Richard Strauss à l'OSM en avril 1986.La même année, on l'avait vue à la télévision dans le Requiem de Verdi avec Pavarotti.direction Lorin Maazel.L'année suivante, elle enregistrait le même Requiem avec Robert Shaw.pour Telarc.Ces trois expériences nous avaient fait connaître, a travers bien des points faibles, une voix nettement en santé, une voix aux très grandes possibilités.impression inchangée a l'écoute du premier disque-récital de Miss Dunn, lequel commence d'ailleurs assez mal.Ne cherche/ pas le premier mot de la première sélection, le «Ah!» de l'air de concert Ah! perfido.de Beethoven: il a disparu sous l'orchestre! On oublierait cette bourde (celle de la chanteuse?celle du preneur de son?) si le reste était genial, mais ce n'est pas le cas.Maigre un si bémol force, presque truque, à la toute fin de l'air «Ma dall'arido stelo divulsa» de Un Ballo in maschera.les ressour- ces vocales sont la.immenses, avec deja une certaine habileté à s'en servir, de quoi nous donner un jour des Wagner dignes de Flagstad et des Verdi dignes de Milanov.Pour l'instant.Susan Dunn ne possède ni l'expérience, ni la personnalité \u2014 bref elle ne possède tout simplement pas le métier \u2014 pour nous faire pleinement croire a ce qu'elle fait.On note aussi un sens rythmique parfois incertain, des défauts de phrase, un souffle court et diverses gaucheries qui font sourire.La prononciation italienne n'est d'ailleurs pas irréprochable.L'accompagnement est assez bon, mais Wagner donne un certain mal a l'orchestre bolonais.Ce disque n'est qu'une autre illustration de la piètre situation de l'art vocal aujourd'hui: il existe de très grands talents, mais ils sont lancés sur la scène sans pre paration suffisante.SUSAN OUNN.soprano.Orchestre du Teatro Comunaie de Bologne, dir.Riccardo Chaitiy air de concert Alt' perfido.oo.65 (Beetno ven).airs des operas TjnnhMrstr et Die Wai kureWagner).Un Ballo m maiehert.Crnim I Vespri siciluni.La forza del destino et H Trc wfcreWerdu (London, compact 421420-1; * cassette) Deux disques de Rubalcaba ; et un Sandoval ALAIN BRUNET collaboration spatiale Dr abord Rubalcaba.l'ai assisté à cinq concerts de ce prodige cubain et je puis vous affirmer que la musique sur scène dépasse largement ce qu'on peut entendre sur disque.Ouoi qu'il en soit, deux de ses enregistrements ont etc pressés par un label allemand qui se spécialise dans la musique latine: Messidor.Comme tout Cubain reconnu par le regime, la musique populaire doit faire bon ménage avec le laboratoire: on doit amuser le prolétariat avant de l'eduquer.C'est ce que fait Gonzalito.Mi Gran pasion fait état de son côte «danse sociale», tandis que les enregitrements Live In Havana, vol I&2 révèlent le pianiste dans des acrobaties orchsctrales plus proches de son veritable travail.Mais les concerts de Rubalcaba vont plus loin dois-je repeter.Soit dit en passant, les pressages sont nettement supérieurs que la pauvre étiquette cubaine Areito.qui procède d'une technologie soviétique, je suppose.Messidor a aussi lance un disque d'Arturo Sandoval.Le trompettiste tout-étoile se produit dans son propre contexte, avec son groupe forme entre autres de l'excellent pianiste llilario Du-ran.Comme tant de jazzmen.Sandoval mène une double carrière, combinant le jazz acoustique et boppeur au funk latin, éminemment electrific.l'ajouterais cependant que Sandoval n'a pas encore démontre ses talents de compositeur, le dirais même qu'il a tendance a exagérer sur les prouesses techniques en tant que soliste.De toute façon, il demeure un des grands acrobates de notre époque.LIVE IN HAVANA VOL 1&2.GonMlO RubalCJ ba Messidor 15956 «importation allemande) Ml CRAND PASION, Gonïjlo Rubalcaba Messi dor 15998 TUMBAIT0 Arturo Sandoval Messidor 1597J Condition ¦ En debut de carrière, lulia Cil-more et ses collègues montréalais étaient partis d'un attrait particulier pour le jazz minimal, le « fake jazz» des Lounge Lizards et autres bidules marginaux.Ils se palliaient également pour le vieux rock des années cinquante ainsi que pour le music hall de décennies plus éloignées.Près d'une décennie après, ces amateurs d'antan sont devenus de véritables professionnels.Il était temps! |e dirais que c'est au troisième microsillon que le résultat est vraiment credible pour Condition.Ce groupe avait de-couvert un lion filon, maiseprou- IT* FV3 I 'M GcitlU .FnkiltjJi vait de sérieux ennuis techniques.Section rythmique pas assez étoffée, manque de cohésion, inégalités entre les membres, fausses notes chez la comedienne, etc.Mais les survivants de Condition ont la tétc dure.La chanteuse lulia Cilmore a progressivement pris de l'assurance, elle fausse moins, elle a peaufiné son style, elle a maîtrisé ses grognements et ses phrases pour enfin arriver à quelque chose qui dépasse le pastiche boppeur ou le cliche rococo.Au programme de Swamp Walk, des standards et des pièces originales inspirées d'un lointain passé afro-américain.C'est chante avec agressivité, ça lève.Caravan, Runaway et St.lames Infirmary sont tires du repertoire, tan dis que le reste dépasse largement ce que le groupe avait jadis tenté.Condition devra maintenant se maintenir a ce niveau, ne plus jamais retomber dans l'amateuris me.SWAMP WAU.C-ndition Amok MLP527 ?.cassette GALERIES D'ART OBJETS JAPONAIS galerie KO-ZEN 532, avenue Duluth est Montréal, 842-0342 I 6 LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 8 JUILLET 1989 Restaurants Une belle table trop bien cachée FRANÇOISE KAYLER On appelle manoir, main tenant, les maisons où l'on va vivre les jours paisibles de sa retraite.Toutes ces résidences ne voient pas la vieillesse sous un jour aussi doré que le fait le Manoir Gracia Patry.La publicité de ce nouveau complexe s'adresse aux retraités et semi-retraités autonomes.Les concepteurs n'ont pas prévu de cafétéria, mais ont logé un restaurant dans ses murs.Un restaurant autonome.Un restaurant qui aura sans doute du mal à se faire connaître à l'extérieur.Il est si bien intégré à l'organisation interne que personne ne peut soupçonner que l'on n'a pas besoin de clé pour ouvrir cette porte anonyme, ni de permission spéciale pour grimper l'escalier, droit et froid.qui y donnent accès.L'enseigne est d'une discrétion désarmante.Sauf pour ceux dont l'oeil découvre que le cuisinier est un «ancien chef-saucier du Ritz Carlton ».Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le Gratia Patry n'est pas un restaurant réserve aux retraités.Au premier étage!, rétablissement rappelle un peu l'époque où les salles à manger étaient à la mode.Elles avaient le charme enveloppant des décors étoffés qui rassemblaient les dîneurs autour de tables bien montées.Le Gratia Patry évite le piège du vieillot pour ne retenir que les avantages de l'ancien.La salle est assez grande pour être aérée, assez petite pour offrir de l'intimité.Un bar de service discret joue sont rôle parfaitement.Le mobilier est beau.Le service est fait avec autant de gentillesse que de compétence.Une grande terrasse court le long de ce premier étage, à la hauteur des frondaisons.A l'abri de la poussière et du bruit elle surplombe l'animation d'un quartier intéressant.Les tables sont abritées sous de grands parasols.Un seul obstacle au bonheur de s'y installer: on ne peut y servir ni vin, ni alcool, le permis ne pouvant être accordé sur ce versant résidentiel.Terrine de legumes Douceurs St-Jacques Pjscjiine d agneau courgettes en spaghetti Rognons de veau au cari Mousse au citron Poire au vin rouge Menu pour deux, avant vin taxe et service: $50.15 La terrine de légumes survit élégamment à la mode et commence toujours un repas en douceur et en fraîcheur.Servie sur un coulis court, celle-ci avait les ïPatïi) qualités simples que l'on attend : du fondant et des parfums.La douceur de St-lacques est un plat de cuisinier.Servi en en- trée chaude il avait autant de plumage que de ramage.Les petites noix de pétoncles, découpées et rangées en couronne, se détachaient en blancheur laiteuse sur un fond d'assiette nappée de sauce homardine.La délicatesse de cette sauce, aussi fine en texture qu'en saveur, glissait sur le moelleux du pétoncle.Douceur.le plat porte bien son nom.L'agneau suit la même ligne de présentation que les pétoncles: en rond.Découpé en petites tranchettes roses, il tourne autour d'une garniture pivot, faite de pâtes et de courgettes, emmêlées dans les mêmes formes.Au point de cuisson parfait (servie sur assiette très chaude) la viande était tendre et savoureuse, le jus de cuisson parfumé, la garniture d'une douceur fondante.Le trio s'articulait sans heurt.Les rognons, dans une sauce .au cari, avaient les qualités des autres plats: une concordance, parfaite entre les éléments, une J réussite basée sur la qualité de la sauce.Coupés en très petits m or- .ceaux, les rognons étaient cuits avec justesse.La sauce très lege-rement crémeuse utilisait le cari en dosage parfait et les saveurs des épices et de l'abats se conjuguaient sur le même ton.Les desserts voulaient peut* ; être faire la preuve qu'il n'y a I pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour réussir.La * poire au vin rouge, pochée légè- -rement, présentée en éventail * sur une larme rouge aurait pu servir de modèle à un photographe.La mousse au citron avait la même simplicité et la même légèreté rafraîchissante.GRATIA PATRY 5499 Cote des Neiges 340-1667 f RESTAURANT Le Piemontais Cuisine italienne et française sera ferme du 1er au 73 juillet incl.pour les vacances annuelles.1145A, rue De Bullion 861-8122 Ferme le dimancHe Gastronomie pêhinoisa et szechuonnois© 1735, St-Denis 844-5542 &4KS»Vi (Membre de l'A ROI »«\"-.C le savoir-foire ou service du savoir-vivre NOUVEAU: TERRASSE ©uHiûy BUFFET SANTÉ 8,50$ Du lundi au vendredi de 11 h 30 à 14 h 30 BRUNCH 13,25$ Le samedi de 11 h a 15 h Le dimanche: service à 11 h et 13 h 30 415.rue Bonsecours.Vieux-Montréal 849-3535 STATIONNEMENT G RATI'IT Le Romanichel ¦«g-\"» 29 pour 2 Spécialités roumaines et cuisine française POUR Du mercredi au dimanche TABLE D'HOTE À partir de «| 095$ Notre chef: le père Jean 5412, av.du Parc, coin rue Saint-Viateur Pour reservations après 17 h les samedis et dimanches.273-1437 \\ Fêtez l'été au restaurant Fondue chinoise à volonté (du dimanche au vendredi inclus).NOUVEAU Soirées musicales avec danse ôti de boeuf dans la côte à volonté 1295$ 10174.taoul.Pîe-IX.Montréal-Nord Tél.: 321-2340 les vendredis, samedis et dimanches avec Solange Rocnjs et Gaston Ouùl-lette au piano Goélette 8551, BOUL.ST-LAURENT 388-8393 FERMÉ POUR VACANCES DU 16 AU 30 JUILLET 1 homard a a AC$ «Queen Sizes 1V* lb I I ,«79 Homard géant A QC$ la livre 9j99 Servi avec salade César et (rites maison Buffet nnnn Vendredi, samedi et dimanche soirs des 17 heures.floti de boeuf à volonté Grand :ne \u2022 de lalidea.chou Ce plats enauds.var e:e ce desserts, the ou cafe.$12.99 Venez déguster une bonne Sangria cet été Cuisine française Table d'hote tous les jours SPÉCIAL DU MOIS DE JUIUET CREVETTES AMOUREUSES serves sur un M de rit, sauça au vm blanc parfumée j l estragon et au pernod $11.99 Brunch Dimanche de 10 à 15 heures Oeufs et crêpes préparés è votre goût Fraie du jour Croissante, viandes froides, salade de thon o j soumon rose.±i'JQ&> assorties, boeuf bourguignon, sjjcsses.i«*rrt-bon a l'erjbti et jnjnas.bacon, fèves au fard, oeufv brouilles, pat.s&enes maison, salade de fruit fra
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