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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 89
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-08-11, Collections de BAnQ.

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[" Elections 89 Gobeil s'en va \u2022Je n'étais pas venu en politique pour en faire une carrière» DENIS LESSARD du bureau de ta Presse Paul Cobeil QUÉBEC Paul Gobeil, l'étoile de Provigo attirée à grand renfort de publicité dans l'équipe libérale en 1985, tire sa révérence à la vie politique, en dépit des pressions exercées sur lui par le premier ministre Robert Bourassa.« )e n'étais pas venu en politique pour en faire une carrière», a rappelé hier, dans un entretien à La Presse, le ministre des Affaires internationales.Élu député de Verdun à l'élection de 1985, l'homme d'affaire avait été immédiatement nommé président du Conseil du trésor, avec le mandat de maintenir d'une main de fer les finances publiques.D'entrée de jeu, dans un rapport controversé, il avait remis en question la taille de l'État québécois, qui, selon lui.s'était immiscé dans des activités que le secteur privé pouvait mieux réaliser.«Le rapport reste là, il a servi à préparer les esprits», soutient maintenant M.Gobeil.Même si certaines privatisations ont été réalisées, Lou-vem, Donohue et Québécair, cette opération devrait être poursuivie, croit-il, notamment dans le secteur commercial où la société des Alcools et Sidbec-Dosco continuent à faire double emploi avec le secteur privé.Au trésor, le dernier geste de M.Gobeil avait été d'établir le plafond de 4 p.cent d'augmentation, pour 1989, pour les 300 000 salariés du secteur public.Arrivé l'an dernier aux Affaires internationales, il a créé de toutes pièces ce nouveau ministère en fusionnant les Relations internationales et le Commerce extérieur.M.Gobeil.à 47 ans affirme n'avoir pas encore arrêté de projets pour l'immédiat.Une part importante de sa décision, arrêtée début juillet, vient de sa nouvelle vie familiale \u2014 il est le père d'un bébé de 15 mois.Il y a quelques jours, des proches du premier ministre Bourassa s'estimaient convaincus que M.Gobeil resterait, acceptant un nouveau ministère qui constituerait un défi pour cet administrateur.M.Gobeil a nié toutefois hier les rumeurs qui le disaient en attente du prestigieux portefeuille des Finances.«C'était utopique», a-t-il laissé tomber tout de même.Son départ, conjugué à celui de Pierre MacDonald, un autre ténor du secteur des affaires, ne ternira pas l'image économique du gouvernement Bourassa croit-il.D'autres candidats, notamment Gérald Tremblay, le président de la Société de développement industriel, sont prêts à prendre la relève, a-t-il dit.M.Gobeil ne cache pas que, pour un homme d'affaires, le rythme des prises de décision dans le monde politique est contraignant.«Le rationnel des affaires est différent de la logique politique», souligne-t-il.À peine libéré, le comté de Verdun est convoité par un membre de l'association libérale, le bijoutier Georges Bossé, de Verdun.L'assemblée d'investiture est prévue pour le 16 août.Le recensement, du 21 au 24 août Presse Canadienne QUEBEC Du 21 au 24 août prochain, quelque 41 000 recenseurs se présenteront deux par deux dans chaque foyer du Québec pour y dresser la liste des électeurs.Tout citoyen canadien qui réside au Québec depuis six mois ou plus peut s'inscrire.À l'élection du 2 décembre I985, il y avait 4 576 600 électeurs inscrits sur les listes.74,5 p.cent, soit 3,4 millions, avaient exercé leur droit de vote.Les recenseurs visitent les maisons une première fois entre 9 h et 18 h.S'ils n'obtiennent pas de réponse, ils doivent laisser une petite carte indiquant qu'ils reviendront une deuxième fois, entre I9 h et 22 h.La loi oblige un propriétaire d'un immeuble d'habitation ou son concierge à faciliter l'accès de l'immeuble aux recenseurs pour effectuer leur travail.Les recenseurs, qui sont groupés deux par deux, doivent agir ensemble, non séparément.L'un est nommé sur recommandation du parti au pouvoir (cette fois-ci, le Parti libéral du Québec), l'autre à la suggestion de l'opposition (le Parti québécois à cette élection-ci ).Après 16 ans aux É.-U., le libéral dans Westmount.a encore droit de vote MARIO FONTAINE Ce qui devait être une opération publicitaire à la gloire du Parti libéral a rapidement tourné au vinaigre, hier, alors qu'un candidat vedette de la formation, présenté comme une «personnalité québécoise», a dû admettre avoir passé les 16 dernières années aux États-Unis, n'étant revenu au Québec qu'il y a quatre jours pour se présenter aux élections.Embarras évident du premier ministre Bourassa, venu présenter William Cosgrove et deux autres candidats.Embarras encore accru lorsque, à un certain moment, nul ne pouvait affirmer avec une absolue certitude que M.Cosgrove avait même le droit de vote au Québec.Puisqu'il peut être candidat, il doit pouvoir voter, a répondu un Robert Bourassa visiblement mal à l'aise.Vérification faite parson entourage, le porte-couleur libéral dans Westmount pourra bel et bien voter à sa propre élection.Cet ingénieur civil a été à l'emploi de la Banque mondiale depuis I973.M.Bourassa l'a fait revenir de Washington pour prendre la relève du ministre Richard French, lequel avait démissionné en protestation contre la loi I78 sur la langue d'affichage.M.Cosgrove, qui aspire à lui succéder dans Westmount, a refusé de dire clairement s'il appuyait cette législation, cause d'un vif ressentiment dans la communauté anglophone.«La loi est là», a-t-il laissé tomber, ajoutant qu'il aurait préféré que M.Bourassa ne se soit pas trouvé dans la situation qui a amené son adoption.Lorsque les anglophones lui reprochent sa législation sur l'affichage commercial, le premier ministre parle de deux autres promesses, tenues celles-là, de son parti en matière linguistique: l'amnistie aux élèves illégaux par exemple, ou encore la loi 142 sur les services sociaux et les soins de santé en anglais.Là encore M.Cosgrove a trébuché, avouant tout ignorer de la loi 142.Personne ne l'a interrogé sur les élèves illégaux.«Ce qui est important, ce n'est pas la connaissance détaillée de toutes les lois du Québec, mais le fait que M.Cosgrove est prêt à des sacrifices, qu'il laisse un travail beaucoup plus lucratif, qu'il a sept enfants, tout ça pour travailler au rapprochement des deux communautés.Le reste m'apparait secondaire», a rétorqué le premier ministre qui, à de nombreuses reprises, répondait à la place de son candidat.Cette première journée complète de campagne aura donc connu des ratés du côté libéral.Les deux autres candidats présentés par M.Bourassa ont ainsi été presque complètement ignorés.Il s'agit d'une part de Gérald Tremblay, président et directeur général de la SDI, qui se présente dans Outremont.Et, d'autre part, de la vice-présidente et directrice générale de CKAC, Liza Hébert, laquelle portera les couleurs libéra- les dans Marguerite-Bourgeoys.Deux circonscriptions de longue tradition libérale, et deux candidats éminemment «ministra-bles».La campagne des libéraux à Montréal a commencé par un cafouillage hier.William Cosgrove (en haut), présenté par Robert Bourassa comme un candidat vedette dans Westmount et comme une ¦personnalité québécoise», a dû admettre qu'il n'était arrivé que depuis quatre jours des États-Unis, oU il demeurait depuis seize ans.À un certain moment, nul ne pouvait même affirmer avec une absolue certitude que M.Cosgrove avait le droit de vote au Québec.Les deux autres candidats ( photos de gauche ) présentés par M.Bourassa sont Mme Liza Hébert et M.Gérald Tremblay.PHOTOS PC ET u Presse Laurin s'abstient, Biais recule et Polak renonce MARIO FONTAINE Camille Laurin ne se présentera pas aux élections du 25 septembre, pas plus qu'un autre médecin péquiste, Clifford Biais, aux prises avec une accusation d'inconduite pour avoir permis à une sage-femme de l'assister lors d'un accouchement.L'un et l'autre ont sérieusement songé monter dans l'arène, tout particulièrement M.Biais dont ' la candidature semblait acquise dans Lapone.«l'avais l'appui du parti et la motivation nécessaire, expliquait hier le docteur Biais.Mais la Commission des affaires sociales a fixé l'étude de ma cause à une date qui coïncide avec l'élection.Mes adversaires auraient pu utiliser ma comparution devant la Commission des affaires sociales pour miner ma campagne, ou encore prétendre que j'avais utilisé le cas des sages-femmes dans le but de me faire de la publicité».Le ministre libéral André Bourbeau se trouve ainsi soulagé d'un adversaire devenu instantanément célèbre l'hiver dernier.Son seul adversaire déclaré jusqu'à présent est le maire de Greenfield Park, Stephen Olynyk, lequel se présente toutefois comme indépendant: «C'est plus compliqué et ça retarde le début de ma campagne, mais André Bourbeau, je vais le Camille Laurin battre», soutenait hier M.Olynyk.Le Parti québécois se retrouve donc à la case départ dans cette circonscription de la Rive-Sud.Un conseiller municipal a décliné l'invitation des instances du PQ, tandis qu'un agent en communication songe à proposer sa candidature au cours des prochains jours.Même refus pour le père de la Loi lOl, Camille Laurin.Ce chaud partisan de (acques Pari-zeau s'abstenait de dévoiler ses intentions le printemps dernier.Maximilien Polak et n'écartait pas un retour à la vie publique.Il a finalement résolu de se tenir à l'écart de la joute électorale.Le syndicaliste Michel Bourdon, lui, a pris la décision contraire et se présentera dans Pointc-aux-Trembles.Il s'agit d'une nouvelle circonscription formée à partir des comtés d'Anjou, de Bourget et de La-fontaine, et qui aurait donné une majorité de l 227 voix au Parti québécois sous l'ancienne délimitation.Ce conseiller à la CSN estime avoir des «chances raisonnables» de gagner, voulant éviter le «syndrome Galarraga* en pavoisant trop tôt.C'est son cx-épouse, la député d'Hochelaga-Maisonncuve Louise Harel, qui l'a convaincu de faire un retour en politique.Sa candidature a été agréée par Jacques Parizeau.M.Bourdon avait déjà tàté de la politique il y a dix ans, étant défait dans une assemblée d'investiture du PQ.Ce qui lui avait valu d'être ostracise par une partie des employés de la CSN, lesqi'-'ls lui reprochaient verte- ment ce rapprochement avec un parti trop bourgeois à leurs yeux.Polak part Volte-face du côté du libéral, oû le député de Sainte-Anne, Maximilien Polak, annoncera ce matin qu'il ne sollicitera pas un nouveau mandat même s'il a déjà obtenu l'investiture du PLQ en mai dernier, au cours d'une assemblée de mise en candidature tenue en grandes pompes.«L'idée de me retirer flottait déjà dans ma tête à ce moment-là», expliquait hier M.Polak.Il aurait aspiré, semble-t-il, à un poste de ministre qui ne venait pas.Son départ laisse le comté libre pour un autre candidat, un comté qui irait comme un gant au syndicaliste Norm Cherry de par sa composition linguistique et socio-professionnelle.M.Cherry entendait se présenter dans L'Acadie, mais un organisateur local, Yvan Bordeïeau, a obtenu l'appui unanime de l'exécutif de la circonscription et se préparait à lui faire une chaude lutte.Le premier ministre Bourassa devrait du reste annoncer, aujourd'hui, le nom d'autres candidats pour la région de Montréal.Il en a déjà présenté trois hier, de sorte que les places libres deviennent de plus en plus rares.Des électeurs au nez fin Presse Canadienne QUEBEC Les électeurs du comté de Saint-|can ont le nez fin: ils ont \u2014 à deux exceptions près \u2014 toujours voté du \"bon bord\" au 20e siècle, lors d'élections provinciales.C'est pourquoi on considère que cette circonscription tuée à une trentaine de kilomètres à l'est de Montréal constitue le baromètre par excellence d'un scrutin tenu au Québec.C'est en I936 que les électeurs de ce comté ont commis leur première «erreur» du siècle.Ils ont alors réélu le député sortant, le libéral Alexis Bouthillier, par 303 voix de majorité, alors que partout ailleurs la vague de l'Union nationale, dirigée par Maurice Duplessis, renversait les libéraux en place depuis 1900.M.Bouthillier est mort en fonction en décembre I940 et à l'élection complémentaire qui s'ensuivit, le 6 octobre I94l, les électeurs de Saint-fcan votaient une autre fois contre le gouvernement en place d'Adélard Godbout en élisant un député de l'opposition, lean-Paul Bcaulieu de l'Union nationale.Mais au cours des 26 autres appels aux urnes depuis 1900.les électeurs de Saintlean ont toujours choisi le pouvoir. Éditorial Paul Detmjrate president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur Claude Maison éditeur adiomt Marcel Desiardim directeur de I information Alain Oubuc editcflalrtte en cher Stabiliser les prix malgré la taxe de vente Une des craintes soulevées par la taxe fédérale sur les produits et les services (TPS) est son potentiel inflationniste.Si la hausse initiale des prix a la consommation se communique aux salaires, la spirale inflationniste sera montée d'un cran sans que quiconque en profite.Le ministre des Finances, M.Michael Wilson, compte sur le fait qu'un grand nombre de syndiques ne subiront pas de baisse de leur pouvoir d'achat pour prêcher la modération aux syndicats.Mais il y a un autre danger d'inflation : les * f^r entreprises et les commerces, comprenant V mal le fonctionnement de la nouvelle taxe, k ^LSÈT pourraient augmenter leurs prix de façon ar-& bitraire de peur de subir une perte ou pour Wi Wfi LW rea,'ser des superbenéf ices en attendant que le public se réveille.Cela pourrait notamment être le cas dans le secteur des services où l'on n'a ni i habitude d'encaisser des taxes pour les remettre au gouvernement ni celle de se préoccuper de l'importance des taxes dans ses coûts de production.Ce qui change pour l'entreprise, c'est qu'elle ne payera plus de taxe de vente fédérale comme elle le fait encore maintenant.En effet, les taxes quelle paye sur les produits manufac- tures qu'elle acheté \u2014 pesticides, camions, fournitures de bureau, etc.\u2014 font partie des coûts de production.Avec la TPS.ces taxes en amont seront simplement déduites des taxes encaissées par l'entreprise avant de les remettre au gouvernement.La taxe fédérale sera enfin une véritable taxe de vente, c esta-dire qu'elle sera payee par le consommateur au moment de la vente finale et non par des intermédiaires.Par consequent, les coûts de production baisseront.Michael Wilson s'anime quand il parle de cet aspect de sa reforme.Ce n'est plus le ministre des Finances qui parie mais l'ancien homme d affaires qui voit un problème de gestion intéressant.Cet esprit sera d'une grande valeur au cours de la campagne d'information et d'éducation qui préparera les Canadiens à s'y retrouver avec cette nouvelle taxe dans 16 mois.La taxe fédérale de vente actuelle n'est pas équitable et agit parfois de façon mystérieuse.Ainsi, elle peut encourager les litiges aux dépens d'une amélioration de la productivité.En effet, les services d'une étude d'avocats sont peu touchés par la taxe de vente car ses coûts principaux sont les salaires et la rémunération de ses membres.Toutes choses étant égales, une entreprise de camionnage, par exemple, a intérêt à intenter des poursuites contre un client, un fournisseur ou un concurrent et non à investir dans de nouveaux camions.La premiere dépense est très peu taxée alors que la seconde l'est au taux de 13.5 pour cent.Cet exemple un peu extrême illustre les faux calculs qui peuvent se glisser dans la gestion avec I imposition d'une taxe désuète et irrationnelle, pour autant que les gens cherchent encore à la comprendre.La TPS, en revanche, est relativement simple et ne cherche pas à favoriser un secteur par rapport a un autre, a la très grande exception de l'alimentation.Cependant, la nourriture n'est jamais une grosse dépense pour une entreprise non alimentaire.Il est rare qu'une dépense alimentaire non taxée puisse se substituer à une dépense taxée.Les chefs d'entreprise pourront dorénavant maîtriser leurs coûts plus facilement et d'une façon plus économique.Ceux qui excellent dans ce travail relanceront la concurrence pour agrandir leur part du marché.Cette concurrence créée par le nouveau système aura tendance à freiner l'effet inflationniste de la TPS.Il faut toutefois se rappeler que la concurrence n'est jamais très efficace si le consommateur ne résiste pas à la hausse des prix.Si, en janvier 1991, il reçoit une facture qui a simplement été majorée de 9 pour cent, il saura que le vendeur n'a pas fait son travail et qu'il doit s'adresser à un concurrent qui a su réduire ses coûts et stabiliser ses prix.Frederic w AGN ie re Les BPC à Senneterre Le Québec est encore une fois dans ses petits souliers.Après la saga du toit du Stade olympique qui est ouvert quand il pleut et fermé quand il fait beau (une histoire qui a suscité la risée des commentateurs sportifs d'un bout a l'autre des États-Unis), voici la saga des BPC qui se promènent sur la mer sans destination et qui fournissent l'occasion aux Européens, maintenant, de se payer notre tête.Comme l'a déjà écrit Alain Oubuc, le ridicule ne tue pas.il mouille! C'est encore vrai cette fois-ci avec les conteneurs de BPC qui, refusés partout, naviguent entre Montréal et les 'S^W'.ports de Tilbury et de Liverpool.¦m.Ai \\ Pourquoi envoyer nos déchets dans ¦\u2022¦méVi 1 d'autres provinces comme l'Alberta ou dans d'autres pays comme l'Angleterre?Écologistes dans notre patelin, nous fouterions-nous de ce qui se passe ailleurs?La solution la plus simple, tout aussi sécuritaire qu'à l'étranger et sans doute moins coûteuse que le transport maritime qui coûtera 7,9 millions de dollars sinon davantage seulement dans ce cas-ci, c'est de construire au Québec une usine appropriée d'élimination des déchets toxiques.L'entrepôt de Senneterre répond-il à toutes les normes de sécurité requises?Si oui, pourquoi ne pas acheminer les déchets toxiques à l'usine de Selenco, une filiale du groupe Sani-van?Sinon, qu'en est-il du projet d'une usine transportable envisagé par la firme d'ingénierie SNC de Montréal?En plus des BPC de Saint-Basile, il en existe d'autres au Québec.Et il y a aussi d'autres sortes de déchets toxiques.Où les entreposer?Où les détruire?Le conseil municipal et la majorité de la population de Senneterre sont d'accord pour accueillir les 3 600 tonnes de déchets en provenance de Saint-Basile.Pourquoi hésiter?Le premier ministre Bourassa, de passage en Abitibi, s'était engagé à ce que seuls les BPC de cette région soient entreposés et ensuite détruits à Senneterre.C'était un engagement inutile.Il doit se délier de cette promesse.Contrairement à l'entrepôt de Saint-Basile, Senneterre possède une usine sécuritaire.Créons cette nouvelle usine au plus tôt.Tout en protégeant l'environnement de tout le territoire québécois, la localité de Senneterre bénéficiera de nouveaux emplois.Économie et environnement peuvent aller de pair.Claude masson Tannés ! Voici une prédiction qui a de grosses chances de se réaliser: M.Brian Mulroney ne fera plus de discours tonitruants à la tribune des Nations unies pour demander l'écrasement final et définitif de l'Afrique du Sud, coupable, comme nul ne l'ignore, du crime d'apartheid et de conduite scandaleuse à l'égard de sa majorité noire.Non pas que soient tombées les murailles de Jéricho et que Pretoria se soit convertie à la démocratie.La campagne de désobéissance civile, qui s'étend dans le pays en ce moment, prouve que, pour la majorité noire et ses leaders, >la fin de la domination blanche», promise par le parti de P.W.Botha, reste à l'état de voeu.C'est peut-être la lassitude qui explique le relâchement qu'on note chez les adversaires de l'apartheid.À Canberra, ou vient de se clore une rencontre de huit ministres des Affaires étrangères du Commonwealth, les champions des sanctions économiques ont étonné les observateurs en renonçant à serrer davantage la vis à Pretoria.La placidité du Canada et de son ministre, M.Clark, tient du mystère, dit un distingué professeur sur les ondes de Radio-Canada.Mystère?Peut-être.Il n'y a pas de mystère, en tout cas, pour Mme Thatcher, qui croit si peu aux sanctions économiques qu'elle n'a même pas voulu être représentée a Canberra.Son scepticisme est certainement partagé par une partie de l'opinion.«Ne pas marcher du même pas que la bande réunie à Canberra, c'est se conformer à la réalité», écrit le Daily Telegraph, qui ridiculise ces «politiciens décidés à offrir à tout prix le spectacle de l'unité du Commonwealth*.L'appui populaire a-t-il fait défaut aux dirigeants du Canada et d'autres pays résolus à corriger les moeurs des Blancs d'Afrique du Sud?La gesticulation des dirigeants de Pretoria, qui donnent souvent l'impression de la conversion à de meilleurs sentiments; la conviction que les changements prendront du temps; l'impression, du reste fondée, que la situation est plus complexe qu'on ne l'avait d'abord pensé: autant de faits qui encouragent l'indolence chez les adversaires de l'apartheid.C'est ainsi qu'un sondage révèle qu'un nombre très élevé de Canadiens (52 p.cent) s'opposent aux sanctions économiques, «si elles nuisent aux Noirs».M.Clark a déplore la diffusion de ces «résultats partiels» par l'ambassade de Pretoria.Comme il n'est pas favorable à la rupture des relations diplomatiques avec l'Afrique du Sud, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même.CUy CORMIER La boîte aux lettres DROITS RÉSERVES Les Verts se structurent Monsieur Alain Dubuc.éditorialiste en chef ¦ Si le Parti Vert du Québec a apprécié dans son ensemble votre éditorial du 25 juillet intitulé «Senneterre: la paralysie politique», nous désirons néanmoins éclairer davantage vos lecteurs sur le rôle des «Verts» qu'à notre avis vous avez assez sévèrement jugés.Tout d'abord, nous vous informons que les Verts sont en train de se structurer et qu'ils souhaitent présenter un candidat dans chaque circonscription de la province aux prochaines élections.S'il a déjà été vrai que les Verts se sont abstenus \u2014 et non qu'ils ont «refusé» \u2014 d'intervenir politiquement dans le processus électoral, c'était avant toute autre raison parce qu'ils étaient alors conscients de n'avoir que peu de chances d'y être entendus.Mais cette situation défavorable à nos idées a beaucoup évolué dernièrement grâce à certains dossiers chauds que les élus ne peuvent plus cacher, grâce aussi à une meilleure diffusion de l'information par les journalistes, grâce enfin à l'appui de plus en plus enthousiaste de la population en général.Depuis plus de vingt ans, trop de constatations désolantes, trop d'études accablantes de la dégradation de notre environnement ont été faites pour qu'un homme politique, ù quelque formation qu'il appartienne, puisse encore jouer la carte de l'ignorance.Par ailleurs, nous n'en sommes plus à blâmer les «méchants capitalistes» puisque le problème \u2014 et sa solution \u2014 a des causes plus profondes: c'est au coeur des choses, au fond de nos consciences et parmi nos idées reçues qu'il faut chercher.Quoi qu'il en soit nous affirmons qu'il est encore temps de trouver des solutions et nous en proposons qui ne «feront pas trop mal» au Québec.Pour nous, il est raisonnablement possible de vivre bien tout en respectant notre environnement.Bien plus, une intcllli-gente harmonisation de nos modes de vie avec les lois de la nature n'empêchera pas, nous en sommes certains, une juste prospérité pour tous.Enfin, nous sommes convaincus qu'il est largement dépassé le temps où une société pouvait se développer en s'ap-puyant presque exclusivement sur son axe économique.Cette façon d'agir nous a directement menés à la catastrophe écologique que nous commençons à subir: l'effet boomerang, déjà enclenché, s'intensifiera progressivement si nous ne prenons pas résolument parti de renverser la vapeur.Jean OUIMET Chef intérimaire Parti Vert du Québec Journalisme de qualité Monsieur Denis Masse, journaliste ¦ Il me fait plaisir, au nom de l'Académie québécoise d'études philatéliques et en mon nom personnel, de vous féliciter pour votre série d'articles sur la philatélie, parue dans La Presse du 23 au 26 juillet.Ces textes démontrent, encore une fois, non seulement le professionnalisme du journaliste mais aussi une bonne connaissance du milieu philatélique.Ils sont le reflet écrit de ce que d'aucuns pensent depuis plusieurs années sans oser le dire tout haut.Dans l'ensemble, cette série d'articles brosse un portrait vivant de la philatélie montréalaise et, malgré le fait que certains petits détails suscitent de vives discussions, il n'en demeure pas moins que ce travail laborieux, parfois pessimiste, mais surtout très honnête, devrait ouvrir la porte à une franche discussion ou même à une meilleure concertation entre tous les intervenants concernés par l'avenir de to philatélie.Normand CARON Président Académie québécois d'études philatéliques Nationalisme rentable Monsieur Alain Dubuc.¦ Votre éditorial du samedi 29 juillet sur la vente de Steinberg manque d'objectivité et de réalisme.Vous écrivez que «le groupe Oxdon voulait démanteler Steinberg car il ne s'intéressait qu'à son actif immobilier» et aussi que «face à Socanav ils ont rectifié leur tir».Que serait devenu Steinberg sansTentréc en scène de Socanav?Ht les gestionnaires actuels de Steinberg, qu'ont-ils attendu pour se réveiller?Pourquoi vous livrer à du «mange canayen franças» en traitant Monsieur Gaucher de «sauveur du secteur privé» et de «fauché»?Pour une des rares fois où le gouvernement fait confiance à un homme à la tète d'une équipe qui a déjà fait ses preuves, en maintenant debout des compagnies sur une base rentable, au lieu de financer des rêveurs qui l'ont entrainé dans des galères du genre Tricofil ou Asbestos! Vous qualifiez M.Gaucher de spécialiste du transport maritime qui ne connait rien à l'alimentation.Avant de devenir spécialiste à la tête de l'administration d'un secteur, il faut savoir administrer; or.il N.B.¦ La Presse accorde priorité nous cette rubrique aux lettres qui font suite ù des articles publies dans ses pages et se reserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et >on numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7.rue Saint-Jacques.Montreal.H2Y IK9.l'a déjà prouvé dans plus d'un secteur.«Fauché» avec une mise de 20 millions?Savez-vous, Monsieur Dubuc.ce que ça veut dire de partir à zéro, de construire, d'avoir le courage de relever de plus grands défis?A sa place, plusieurs, une fois le premier million réalisé, se seraient précipités dans un condo chromé en Floride! Tel que Hyundai, si Socanav arrive à profiter des largesses de l'État, celui-ci en contrepartie profite et profitera des impôts que lui livre Socanav.Philippe 0ANDURAND Outremont Hommage ¦ l'ai lu avec grand plaisir dans La Presse le récent hommage à M.Charles Dutoit.Personne au monde n'est pas en mesure, en effet, de prendre à lui seul la relève de ce géant «qui a su être un artiste très moderne, en même temps qu'un représentant de la tradition ».Charles Dutoit (avec l'aide du ciel ) que de talents vous ont été donnés!!! Lucille JUTEAU Candiac Dans les régions, libéraux et péquistes visent des zones cibles MARIO FONTAINE Beaucoup de travaux routiers depuis le printemps.Du « deionage » agricole souvent plus que le client en demandait.Des mini-tournees préélectorales aussi, tant par le premier ministre Bourassa que par le chef pequiste lacques Pariieau.Bref, la terre a etê bien préparée pour le déclenchement des elections en dehors du Montréal métropolitain.Essentiellement, les partis concentreront leurs efforts sur des zones bien déterminées.Et ils auront le temps de le faire.La campagne électorale en cours en cours sera en effet d'une longueur exceptionnelle.Il faut remontera 1970 pour trouver des règles s'en approchant.Ce retour aux longues campagnes donnera amplement de temps aux candidats pour sillonner les comtés ruraux, où le contact personnel demeure toujours la meilleure carte de visite.D'une façon générale, le Parti québécois cherchera à effectuer une percée dans l'Outaouais et à accroître sa présence en Abitibi-Témiscamingue.Ce qui n'est pas impossible.Son candidat a failli l'emporter lors de l'élection partielle dans Papineau à la fin mai.Et 11 vient de recruter l'ancien recteur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.Remy Trudel.qui a fait belle figure aux elections fédérales de l'automne dernier alors qu'il portait les couleurs du Nouveau Parti démocratique.Les libéraux voudront, pour leur part, preserver leurs acquis en Mauricie.dans le bas du fleuve et en Gaspésie.de même que dans la région de la Vieille capitale.Rien, pour le moment, ne semble François Cendron les menacer particulièrement dans ces régions, et te Parti québécois devra mettre les bouchées doubles s'il entend y effectuer des guins significatifs.Les péquistes seront eux-mêmes bien occupés à protéger leur forteresse du Saguenay-Lac-Saint-|ean, où Roberval leur a échappé l'an dernier à l'occasion d'une élection partielle.Et les stratèges libéraux révent de battre Jeanne Blackburn dans Chicoutimi.même si elle jouit d'une bonne majorité.L'argument massue: un ministre au cabinet plutôt qu'une depute d'opposition.Quelques belles batailles sont par ailleurs a prévoir dans les Raymond Savoie Cantons de l'Est, lusqu'à présent, la seule vraie partie de brasse-camarade s'est déroulée entre libéraux du comté d'Orford pour y obtenir l'investiture du parti.Elle prendra fin ce soir à Magog, par un affrontement ultime entre les deux aspirants au poste, le président du PLQ.Robert Benoit, et le maire de Rock Forest, Gaétan La-vallée.Plusieurs nouvelles figures courtiseront par ailleurs les électeurs à travers le Québec.Par la force des choses pour le Parti québécois, compte tenu du peu d'élus de la cuvée 1985.Les figures de proue n'ont pas été très nombreuses à s'afficher jusqu'à présent.Mais les noms vont commencer à tomber à partir de maintenant, puisque la formation ne s'est encore choisi que le tiers de ses candidats.Le renouvellement de personnel a par ailleurs été beaucoup plus important qu'à l'accoutumée chez les libéraux, à la suite d'une avalanche de démissions chez les députés et ministres.Des défections étonnantes compte tenu que les sondages promettent au PLQ de conserver le pouvoir.D'autres sont restés malgré les remous autour de leur personne.Comme le ministre et député de Beauce-Sud, Robert Dutil, associé à la Cité écologique de Ham Nord.Rien à attendre du côté du Nouveau Parti démocratique.Le NPD-Québec entend présenter des candidats dans tous les comtés mais, en pratique, il sera virtuellement absent de nos campagnes.Son nouveau chef, Gaétan Nadeau, rêve d'obtenir dix p.cent du total des voix, quatre fois plus qu'en 1985.Des voix puisées essentiellement dans certains comtés cibles de la métropole, plus perméables aux idéaux sociaux-démocrates.Voici une liste de certaines circonscriptions prometteuses d'action: Abitibi-Est: le ministre Raymond Savoie a réussi à enlever cette forteresse pequiste au dernier scrutin.Depuis, toutefois, les politiques québécoise et fédérale en matière d'aide à la prospection et à l'exploration minières ont lourdement pénalisé la région.Un boulet au pied de M.Savoie, à qui le PQ oppose le maire de Val d'Or, André Pelletier.1985: majorité libérale de I 742 voix.1981: PQ; 1976: PQ.Abitibi-Ouest: François Gendron a vu sa majorité se rétrécir com- Les infirmières tenteront d'obtenir un règlement avant les élections ¦ Même si les infirmières n'en-tendent pas bouger avant d'avoir obtenu un mandat clair de tous leurs membres, le 24 août prochain, elles tenteront quand même d'en arriver a une nouvelle entente avec le gouvernement avant les élections du 25 septembre.«Ce sont des fonctionnaires qui négocient aux tables, pas des politiciens», a déclaré Mme Eileen King, trésorière de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec ( FIIQ).après que la fédération eut fait savoir, par communiqué, que le lancement de la campagne électorale renforçait sa «détermination à rechercher le plus rapidement possible, avec le gouvernement Bourassa.une entente acceptable pour les infirmières du Québec ».Les infirmières de la FIIQ doivent se prononcer sur le déclenchement d'une grève générale, au cours d'un référendum qui aura lieu le 24 août, en plein coeur de la campagne électorale.La FIIQ espère donc que les négociations reprendront dès la dernière semaine d'août, à fait savoir Mme King.La situation continue de se détériorer dans les hôpitaux du Québec, à la suite de la décision des infirmières de reprendre leurs moyens de pression en refusant de faire des heures supplémentaires.On s'attend cependant à ce que la situation s'envenime d'ici la fin du mois, lorsque la période des vacances se terminera.On estime à environ 2 800 le nombre de lits fermés actuellement dans les centres hospitaliers de la province à cause de la période des vacances, a indiqué hier une porte-parole de la FIIQ.Mme Lucille Auger.Les administrateurs d'hôpitaux ont l'habitude de fermer plusieurs lits durant l'été à cause de la pénurie de personnel.La reprise des moyens de pression par les infirmières aurait provoqué par ailleurs la fermeture de plus de 170 lits dans les hôpitaux du Québec.Selon Mme Auger, ce nombre pourrait augmenter considérablement d'ici à quelques semaines, au moment où la majorité des infirmières auront repris leur travail.Devant le chaos qui pourrait régner encore une fois dans le réseau hospitalier, les partis politiques devront, au cours de cette campagne électorale, «tenir compte des problèmes qui \"perdurent\" dans le réseau de la santé au Québec et de la pénurie d'infirmières qui s'aggrave continuellement», ajoute le syndicat, qui regroupe quelque 40 000 infirmières.Selon la FIIQ.le gouvernement se doit de tenir compte de la volonté exprimée par les infirmières d'obtenir une hausse plus substantielle de leurs salaires et de meilleures conditions de travail.Rappelons qu'une majorité d'infirmières a rejeté l'entente de principe qui était intervenue entre les négociateurs des deux parties en juin dernier, et qui convenait d'une augmentation salariale de quatre pour cent la première année du contrat de travail.«L'état d'insatisfaction et de démotivation généralisées que le gouvernement et les employeurs ont laissé, depuis de trop nombreuses années, se développer chez les infirmières, est rendu à un point tel qu'il est urgent d'y remédier», écrit la FIIQ dans son communiqué.me peau de chagrin en 1985, mais il demeure une valeur forte du Parti québécois.À l'oppose de son voisin de comte, il peut quant à lui capitaliser sur les changements apportés aux actions accréditives.Le Parti libéral présente un administrateur et ex-maire d'Amos, Marcel Lesyk.1985: majorité pequiste de 2 545 voix.1981: PQ; 1976: PQ.Bellechasse: comte essentiellement rural, créditiste et unioniste à ses heures.La tradition veut qu'on y gagne par des votes serres, ce qui pourrait donner une chance au Parti québécois advenant l'exploitation judicieuse de thèmes nationalistes.Elue pour le première fois au dernier scrutin, la jeune avocate Louise Bégin se représente pour le Parti libéral.Le PQ lui oppose un administrateur scolaire et maire de Saint-Nazaire.Claude Lachance.1985: majorité libérale de 2 516 voix: 1981: PQ; 1976: Union nationale Drummond: l'ancien ministre pequiste Michel Clair avait été battu au fil d'arrivée en 1985 par un administrateur libéral, |ean-Guy Saint-Roch.qui se représente cette année.Le PQ n'a pas encore désigné son opposant.1985: majorité libérale de 102 voix.1981: PQ; 1976: PQ.1985 Carmen Juneau remanie: majorité libérale de 84 voix.Johnson: Carmen luneau a réussi le tour de force, en 1985.d'accroître sa majorité alors que ses collègues péquistes mordaient la poussière un peu partout ailleurs.La nouvelle carte électorale ne modifie guère le portrait global du comté, où un jeune médecin.Denis Laflamme, lui fera la lutte pour le Parti libéral.1985: majorité pequiste de 1 672 voix.1981: PQ; 1976: Union nationale.1985 remanie: majorité pequiste de I 718 voix.A surveiller Laviolette: te pequiste lean-Pier-re lolivet jouissait d'une majorité plus que confortable en 81.Celle-ci a dangereusement fondu en 85.dans un comté réputé nationaliste.Son adversaire libérale de cette année.Lise Lanouette.une fonctionnaire fédérale, n'a pas sa notoriété.Mais elle pourrait profiter, le cas échéant, d'une deuxième vague libérale.1985: majorité pequiste de 5 401 voix.1981: PQ; 1976: PQ.Papineau: le Parti québécois a fait bonne figure dans ce comte lors de l'élection partielle de mai dernier.Mais l'adversaire libéral est coriace: l'establishment du PLQ ne voulait pas de Norman MacMillan pour représentant, mais cet homme d'affaires l'a emporté malgré tout à l'assemblée de mise en candidature.Il a par la suite gagné son élection en dépit de la controverse suscitée par la construction de sa >alle de quilles sur un terrain à vocation industrielle où il avait dit vouloir construire une manufacture de vêtements.Le voici de nouveau sur les rangs, et contre le même adversaire qu'au printemps.Paul-Andre David.Une campagne où les couteaux seront aiguises.Partielle de mai 89: majorité libérale de I 022 voix.1985: lib.1981: lib: 1976: PQ.À surveiller.Rouyn-Noranda-Temiscamin- gu«: vote serre M 1985, et ^r.iiui espoir du Parti québécois cette année, qui y présente l'ancien recteur de la constituante locale de l'Université du Quebec.Remy Trudel.Celui-ci a tente le sort sous la bannière neo-démocrate au scrutin federal de novembre dernier, faisant excellente figure.A l'instar de François Beaulne dans Bertrand il s'est converti au PQ.et fera campagne contre le depute liberal sortant Gilles Baril.1985: majorité libérale de I 385 voix.1981: PQ; 1976: credit social.A surveiller Saguenay: l'ancien fief de Lucien Lessard n'a pas résisté à la pous- L Cilles Baril sée libérale lors du dernier scrutin.Le PQ aimerait bien ramener ce mouton rouge dans sa forteresse régionale, d'autant plus que l'élection partielle dans Roberval, en juin 88, a également vu un li- Roger Pare beral l'emporter.Accidents de parcours ou signes d'une lente desaffection?1985: majorité libérale de 161 voix.1981: PQ; 1976.PQ.À surveiller Shefford: Roger Pare s'est Tait une spécialité de l'emporter par la peau des dents dans celte .in cienne circonscription unioniste.Il fait cette fois la lutte a Colette Gagnon.Majorité 1985: 611; 1981: PQ; 1976: lib.Sherbrooke: le ministre Kaynald Frechette avait ete emporté par la vague libérale en 1985.dans un comte pourtant propice et en dépit de si propre notoriété personnelle.Le liberal sortant Andre Haniel tentera d'y consolider sa position cette année, contre un pequiste non encore désigne.1985: majorité libérale de 648 voix.1981: PQ: 1976: PQ.Ungava: un territoire immense, une population hétéroclite et aux intérêts souvent divergents.Ungava a volé pour le Parti québécois du bout des lèvres au dernier scrutin.Christian Claveau a cependant été très actif dans le comte, tout en se mettant à dos les souverainistes modérés, lacques Bérube.un homme d'affaires, lui fera face pour le Parti liberal.1985: majorité pequiste de 917 voix.1981: PQ POURQUOI NOTRE VENTE DE CUIRS AU MOIS D'AOÛT EST-ELLE SI «PEAUPULAIRE?» Parce que nous vous présentons les meilleurs cuirs aux meilleurs prix.Nous pouvons vous offrir plus de 150 modèles différents.Vous trouverez sûrement parmi nos 128 teintes celle qui saura compléter votre décor à bon prix.C'est pourquoi nos rabais jusqu'à 40% font de cette vente de cuirs l'événement le plus «peaupulaire» du mois d'août.Hâtez-vous! 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Les poupées étaient vêtues de larges robes froufroutantes et les balles sifflaient en passant à côté d'elles.l'étais à la fois effrayé et fasciné par les monstres.Un jour, je me bagarrai avec un fils de forain.Il me frappa au visage et me fit saigner du nez: autour de lui, sa famille l'encourageait.Moi.je me sentais très seul.Personne ne m'encourageait.De toute façon, je ne voulais pas me battre: je voulais devenir l'ami de ce garçon et faire partie de sa famille.Mais les fêtes foraines s'en allaient, elles partaient en pleine nuit, aussi soudainement qu'elles étaient arrivées.|e parcourais alors le terrain déserté, au milieu des débris de toutes sorte qui jonchaient le sol.Où allaient-elles?Où sont-elles à présent?À l'âge de douze ans, je fus opéré des amygdales.L'opération n'eut pas lieu à l'hôpital mais au cabinet du médecin.Il fit tout lui-même, sans l'aide d'aucune infirmière.Ma mère m'accompagna, mais je ne voulais pas qu'elle restât dans la pièce pendant l'opération.Le médecin m'administra l'anesthésie et je sombrai dans le sommeil.|e fis un rêve très pregnant.|e me dédoublais: il y avait Izzy et Issur.Izzy se moquait de façon hystérique et méprisante d'Issur, effrayé, recroquevillé.Issur avait le nez qui coulait, et il cherchait à se cacher.Il détestait qu'on se moque de lui, mais Izzy finit par le retrouver: «Je te vois, là-bas.caché derrière la poubelle.Allez, sors! \u2014 S'il te plait, laisse-moi tranquille.le ne veux pas sortir.» Mais Izzy continuait de persécuter Issur en riant de façon hystérique.Lorsque je revins à moi.j'aperçus ma mère, l'étais pris de vertiges.Le médecin avait quitté la salle.Je crus que j'allais m'évanouir.«S'il te plait, maman, laisse-moi seul.» Avant de perdre conscience, je l'entendis appeler le médecin.|e me souviens fort bien de cet épisode.Le petit Issur ne m'a jamais quitté.Il est toujours quelque part en moi, souvent hors de vue.mais jamais très loin.Parfois, je l'aperçois qui trotte un peu partout: il ne porte qu'une petite chemise et il va le cul nu.11 a le visage sale, barbouillé de larmes.Voilà Issur, et il n'a pas changé.|c m'efforce bien souvent de le tuer, mais jamais il ne meurt, le le hais.et parfois je l'aime, parce qu'il ne m'a jamais quitte.Treize ans, c'est l'âge de la bar-mitzvah.l'âge où un jeune garçon juif devient un homme.Je récitai les paroles consacrées en hébreu et fis un petit discours en yiddish, le reçus aussi en présent quelques pièces d'or.Avec ces pièces et ce que j'avais pu économiser grâce à mon travail, je me trouvais à la téte de 313 dollars: une véritable fortune pour l'époque.Mon pere me demanda de lui prêter cet argent: il comptait acheter du métal à bas prix et le revendre beaucoup plus cher.C'était une occasion unique.Ma mère me supplia de ne pas le lui donner, car elle savait bien que j'économisais pour pouvoir aller à l'université.Mais rien n'aurait pu me dissuader de prêter de l'argent à mon père, l'en étais fier.Finalement, mon père s'en alla négocier avec les récupérateurs de vieux métaux.Le cuivre se négociait alors autour de 24 cents la livre.Malheureusement, on était en 1929 et les cours du métal s'effondrèrent comme s'effondrait toute l'économie américaine.Une semaine plus tard, on lui proposa 20 cents la livre.«Hein?Qu'est-ce que vous racontez?hurla mon père.Jusque-la vous achetiez à 24 cents la livre!» Quelques jours plus tard, on ne lui en proposait plus que 18 cents, puis 16, 14, 12, 8, 4 cents la livre.Pour moi, la crise de 1929 ce fut cela : mon père avait perdu toutes mes économies.Quoi qu'il en fût, notre niveau de vie ne changea pas beaucoup, ni pendant ni après la crise.Mais mes soeurs ainées voulaient vivre mieux.Betty, alors âgée de vingt ans, avait quitté l'école en quatrième pour aller travailler et c'était elle qui en grande partie faisait vivre la famille.Nous travaillions tous, nous avions troqué le gaz pour l'éclairage électrique et possédions le téléphone.Nous nous cotisâmes pour offrir des dents à notre mère.D'aussi loin qu'il me souvienne, j'avais toujours connu ma mère sans dents.Ce fut un véritable choc que de la voir avec ses nouvelles dents.Kay sortit de la maison en s'écriant: «Ce n'est pas maman!» Mais notre maison était toujours un taudis accolé aux filatures, et mes soeurs, qui à présent avaient des amoureux, ne supportaient plus de vivre dans de telles conditions.Dans la cuisine du 46 Eagle Street, il commença a y avoir des discussions orageuses.Mon père ne voulait pas déménager.En y repensant, il me semble qu'il s'accrochait à quelques lambeaux de dignité.Pauvre papa, chef d'une drôle de famille, avec sa femme, six filles et un garçon ! lamais je n'ai entendu mon père appeler ma mère par son nom, Bryna.Il disait toujours: «Hé, toi!», ou bien: «Allez dire à madame que.», ou alors: «Où est donc la Marna?» Je ne me souviens pas non plus de discussions qu'il aurait pu avoir avec elle, non plus d'ailleurs qu'avec aucun d'entre nous.Pourtant, ils dormaient dans le même lit.quand il rentrait à la maison.Et puis, avec sept enfants, ils devaient bien avoir une manière de communication.Souvent, quand il était a la maison, il faisait les cent pas dans la cuisine.Il s'immobilisait devant la fenêtre, observait la cour.Puis il reprenait son manège, les mâchoires serrées.Je ne le quittais pas des yeux.11 ne semblait pas s'apercevoir de ma présence.A quoi pouvait-il bien penser?A sa jeunesse en Russie, lorsqu'il était balegale.cocher d'un traineau tiré par un cheval?Ou aux rêves de cette période: l'Amérique, terre de toutes les chances, terre d'abondance.Pensait-il avoir échoué, puisqu'il n'avait pu nourrir correctement toute cette famille?Maintenant, elles le menaçaient de s'en aller, de prendre une meilleure maison, dans une plus belle rue.Que faire?Si seulement mon père m'avait dit: «Reste avec moi, mon fils.» Mais mon père ne disait rien.Il quittait la maison comme une tornade et allait se réfugier chez O'Shaughnessey ou chez Boggi, dans ces bars où les hommes buvaient pour oublier leurs problèmes.Il me laissait dans un monde de femmes.le laissai mon père arpenter la cuisine du 46 Eagle Street et suivis ma mère et mes six soeurs.J'avais l'impression d'être circonscis a nouveau et de perdre un autre petit bout de prépuce.Jusqu'à mon départ d'Amsterdam, j'eus le sentiment de manquer d'air.En quittant la maison, ma dernière pensée fut: c'est l'automne.Qui va aider papa à disposer le fumier autour des murs?AU LYCÉE «En tout cas.l'université ça n'est pas pour toi», me dit un jour mon professeur de français.Cela me désespéra.Peut-être était-elle mortifiée que je fusse le chouchou d'un autre professeur: Mme Louise Livingston, chef du département d'anglais.Grande, d'allure patricienne, Mme Livingston était diplômée du Mount Holyokc College, et membre des Filles de la Révolution américaine; veuve, elle était aussi mère d'un garçon de cinq ans plus âge que moi.Elle a change le cours de ma vie.Elle devint mon confesseur et elle écoutait le récit de ces rêves que je n'osais confier à personne d'autre, car j'aurais été chassé de l'East End si j'avais reconnu aimer la poésie ou déclaré que je voulais devenir un grand acteur.«Pour être un grand acteur, me dit Mme Livingston, il faut d'abord être quelqu'un (l'accompli.Tu dois d'abord être cultivé et ensuite apprendre ton métier.» Elle me convainquit: je commandai des catalogues d'universités et d'écoles d'art dramatique et me mis à économiser sou à sou pour pouvoir un jour poursuivre mes études.La plupart des élevés (dont moi) redoutaient Mme Livingston, le fis sa connaissance un jour qu'un professeur m'avait envoyé à elle pour raison disciplinaire: je n'avais pas remis de rapport de lecture sur David Copperfield, le roman de Charles Dickens.J'avais pourtant lu le livre.Elle me questionna longuement et fut impressionnée par ma mémoire et ma compréhension de l'oeuvre.Elle ne m'en donna pas moins une mauvaise note pour n'avoir pas rédigé mon compte rendu de lecture.Mme Livingston était toujours si calme, si détendue.Elle possédait une voix mélodieuse qui jamais ne s'élevait.L'émotion semblait ne s emparer d'elle que lorsqu'elle lisait de la poésie: Dieu le sait: j'eusse préféré La tombe profonde Dans la soie et l'aube parfumée.Lorsque l'amour palpite Au sommeil merveilleux.La coeur contre le coeur.Le souffle contre le souffle.Je me sentais tout drôle quand elle lisait ces vers, et je la regardais avec amdiration.le composai un jour mon premier poème et je récitai en classe avec beaucoup de sentiment.LE NA VIRE ABANDONNÉ par Izzy Demsky l'ai vu flotter tant de pavillons Mais à présent mes voiles ne sont que c hi f fons.Ma proue a blanchi à l'écume Des océans où j'erre.Mais il ne reste rien Que le souvenir d'avoir été.Mme Livingston trouva mon poème merveilleux.Elle me félicita et me retint après la sortie.Cela me plut.J'allais arriver en retard a mon travail, mais j'aimais bien me retrouver en sa compagnie.Nous nous assîmes à son bureau, près de la fenêtre, admirant le magnifique paysage d'automne baigné de cette douce lumière qui précède le crépuscule.Une flamme dansait dans ses yeux tandis qu'elle me lisait des poèmes, assise à côté de moi.« Oh, je suis amoureuse du fils du concierge/Et le fils du concierge m'aime lui aussi.» Sous le bureau, elle saisit ma main et l'approcha de sa cuisse.Les couleurs des feuilles d'automne dansaient dans mon esprit.Pourvu qu'elle n'entende pas les battements de mon coeur! Ma main, qui à présent reposait sur sa cuisse, était moite, l'espérais ne pas avoir taché sa fine robe de soie.Je voulus dégager ma main, lentement, mais elle l'étreignit plus fort encore en prononçant ces vers: «Et il me construira une fie verte/Une ile verte dans la mer.» à suivre 9 H88.Kirk Douglas.S 1989.Presses de la Renaissance, pour la traduction française. B 12 LA FttESSg, ypHTCtAL, VP«>«gX 11 AOÛT 1989 DE mUBLF ACHATS EN , - As MAGASIN COMPLETS SEULEMENT Of 1 SERVIETTES1 À PRIX , ORDINAIRE
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