Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1989-08-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" SCIENCE Le béton soumis a rude épreuve - cahier 8 TE\t i\t- La vogue des jardins communautaires ARTS Pierre Bernard dévoile la saison du Ouat Sous - cahier D 649 3413 21 2246 Q 2101619 22 26 La mnlén Aujourd hui: Nuageux, oossibilite d avers** Minimum 17' Maximum 25' Demain: Pas de changement détails s>*c\u20ac a; I p:e:rir©tt© \t\u2022 MONTREAL.DIMANCHE 13 AOUT 1989\t105e ANNEE N° 289\t52 PAGES, 6 CAHIERS\tAoitiOi Tcmucamingue ss cents îles de la Maceieine 00 cents _ Extérieur de la ville de QueOec i Region est i 65 cents S A domicile par porteurs 60 cents Routes motorisées 70 cents\t \t\t\t\t\t Bonjour! Li personnalité tie la semaine 3 Angele Saint-Yves Sports Sommaire Annonces classées immobilier.E2 à E5 marchandises.E5, E6 emplois.E6 automobiles.E7 propositions d'affaires.B4 Arts et spectacles informations.D1 cinehoratre.05 Décès.E8 Economie internationale.E1 Etes-vous observateur?.E2 Feuilleton.E3 Horoscope.E4 Le monde.B5 -Mot mystère».E5 1 Pourquoi N'i&cZ-Voi3 Pas Déposez VOS Qft: PANS UfCwR 1980 n'a pas été un échec pour les souverainistes - Parizeau ANDRÉ PEPIN Pour lacques Parizeau, le résultat du référendum de I980 n'a pas été un échec pour les souverainistes.« Nous avons alors gravi une marche de l'escabeau.Nous allons maintenant en gravir une autre.Non pas un barreau d'échelle, mais une marche d'escabeau », a dit hier le chef péquis te qui lançait officiellement su campagne a Montreal.Conviant les Québécois a la mise en place «non seulement d'un vrai gouvernement, mais d'un vrai pays», le chef péquiste a declare devant ses militants réunis a Montréal qu'il fallait réaliser que les Québécois sont « main- Autres Informations en page A 4 Chantai Daigle n'apprend rien aux Britanniques BRUNO BISSON envoyé tpécinl LA PRhSSr A LOSDHtS Les lecteurs du journal britannique du dimanche Mail on Sunday ont droit aujourd'hui a l'«exclusivite» d'une histoire que lout le inonde au Québec connait dans les moindres details depuis plus d'un mois: celle du désormais célèbre débat juridique qui a opposé jusqu'en Cour suprême Chantai Daigle et son ex-ami |ean-Guy Tremblay Dans l'entrevue qu'elle a accordée a une journaliste de cet hebdomadaire tirant à deux millions d'exemplaires, la jeune femme de 21 ans avoue qu'elle craignait que les juges du plus haut tribunal du pays lu forcent a porter à terme cet enfant qu'elle ne desirait pas.«Mais pire encore, je n'osais pas attendre plus longtemps VOIR DAICLE EN A 2 ato PIERRE MC CANN.UPresse Vers 9h30, les juges font leur entrée.tenant capables», comme l'affirmait prématurément le Ralliement pour l'indépendance nationale, durant les années 60.«Vous devez être fiers des realisations péquistes.On ne répète pas assez que c'est notre gouvernement qui a créé le ministère de l'Environnement, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, le programme d'assainissement des eaux.C'est le PQ qui a refusé de perdre des pouvoirs devant le fédéral», a-t-il dit.incitant les militants à reprendre le flambeau.tète levée.«Apres le référendum, des gens uni dit : nous avons tellement travaille.Plus jamais nous reprendrons ce débat.Pourtant, ee VOIR 1980 EN A 2 pnoto PIERRE LAIUMIEKE IJ Preae Environ 10 000 spectateurs ont assisté vers 18h30 hier aux premières ascensions de montgolfières a Saint-Jean-sur-Richelieu.C'est parti à St-Jean ! SONIA SARFATI ans un rugissement, le tigre se relève.Ses oreilles se dressent et sa gueule s'ouvre.Il est retenu par une quinzaine de personnes.Pas des dompteurs.Des aérostiers.Autrement dit, des «conducteurs» de montgolfières.Car le tigre en question, gros comme un immeuble d'une dizaine d'étages, était une des quelque 80 montgolfières qui ont participe, hier en fin d'apres-midi.aux premières ascensions du sixième Festival de montgolfières du Haut-Richelieu, dans le ciel de Saint-|ean.Et son rugissement était en fait celui du brûleur qui crachait 16 millions de BTU pour le gonfler.Environ 10000 spectateurs ont assisté vers I8h 30 hier à ces premieres ascensions, qui devaient en théorie avoir lieu le matin mais ont été reportées a VOIR PARTI EN A~2 Un lundi comme les autres à la Chambre de la jeunesse LOUIS FALARDEAU 2Lundi ma-¦ tin.9hl5.La salle d'attente du premier étage de l'édifice qui abrite ta Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec -tout le monde dit encore le tribunal de la jeunesse - rue Bel léchasse, est déjà bondée.Il y a beaucoup de parents, des mères surtout, qui viennent assister a la comparution ou au procès de leur enfant - un fils le plus souvent - qui se déroulera dans une des trois salles d'audience donnant sur le corridor voisin.Une mere, visiblement honteuse, fuit les regards et se fait petite sur sa chaise.Nerveuse, elle fume, comme bien d'autres, même si c'est interdit.Les cendriers, il faut le dire, sont aussi nombreux que les avis d'interdiction.La femme ne dit mot à son grand fils de 15 ans venu recevoir sa sentence.Tout près, un père converse avec l'avocat de son fils.Loin d'être honteux, il est agressif.C'est qu'il ne parle pas du crime grave dont son fils est accusé - il aurait blessé quelqu'un avec un couteau dans un autobus - mais du fait que la police aurait tabassé son garçon.Il pense aux poursuites qu'il va intenter et aux sommes qu'il va demander.Mais il y a, bien sûr, surtout des adolescents, des accusés ou des amis qui viennent les encourager.Parmi eux, un frêle garçon et une grande fille blonde aux doigts chargés de bagues.Tous deux sont venus voir Claude, leur ami -son «chum» - qui a été arrête vendredi soir et est détenu depuis.Il aurait tenté de voler un passant à la sortie du metro.Si beaucoup d'accusés semblent malheureux d'être la, d'autres portent la tête haute.Comme ce gros garçon de 16 ans qui dira tout à l'heure, le plus naturellement du monde et comme s'il avait corrigé une tare, qu'il était le seul de son groupe d'amis à ne-pas être en probation! Les avocats profitent du quart d'heure qui reste avant l'appel du rôle pour s'entretenir avec leurs clients.Comme il n'y a qu'une VOIR LUN0I EN A~2 Autres informations en page A 5 IRE AU B( SUPRA m rn MR2 DTECriOM ~ m m'i 3955, rue Fleury est (près Pie-IX) Montréal protection ' extra attentive 323-9780 i A2 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 13 AOUT 1989 r SUITE DE LA UNE PARTI C Ht parti a St-Jean! cause du temps incertain.A la grande deception des 5 000 personnes qui étaient allées, vers S h 00 du matin, à l'aéroport de Saint-|ean pour assister à l'événement.Sur les terrains de l'aéroport, avant la montée dans les airs, c'est le grand défilé.Le défilé des minibus chargés des ballons, qui ne sont pour l'instant que d'immenses morceaux de tissus bien plies, et des nacelles, qui font penser à d'énormes paniers en osier.C'est ensuite le déchargement.Chaque équipe occupe une superficie de 100 pieds carrés.Et pas question d'empiéter sur le terrain du voisin.Pas à cause d'un excès de territorialité, mais plutôt par sécurité.Car quand les brûleurs lâchent leurs BTU.il vaut mieux ne pas se trouver aux alentours.Surtout si l'on est une toile inflammable.Au milieu des cris de leurs «dompteurs» et des rugissements des brûleurs, les montgolfières prennent forme.Et là, les exclamations des spectateurs entrent dans la symphonie.«Moi, j'aime tout, mais surtout celle avec les carrés mauves», af- firme Caroline, àgee de sept ans.qui e>t venue de Saint-Hilaire avec son frère et ses parents.«C'est tellement romantique!», s'exclame Ginette Hamel, de Sainte-Catherine, qui en est à son troisième festival.«Mais il n'y a pas de forme.», ne manque pas de lui rappeler Nat.âgé de huit ans.Les «formes», ce sont les montgolfières aux allures de sorcière, d'arachide, de statue de la Liberté, de maison.Bref, ces ballons inhabituels qui ont tant étonné les années précédentes.«Toutes les mongol fie res ne sont pas encore là, explique M.Yves Blouin, porte-parole et conseiller artistique du Festival.Ceux qui viendront voir lundi auront la chance d'en voir un plus grand nombre.» Un à un, les énormes ballons décollent.Les couleurs sont vives.Les motifs rivalisent d'originalité.Et les observateurs, ravis, se laissent prendre à la magie du moment.Les mains se lèvent, envoyant des saluts aux aèrostiers, ces «gitans de luxe qui, de festival en festival, voyagent à travers le monde.» C'est ainsi que les décrit M.Blouin.Après un vol de 45 minutes à une heure et quart, les mongolfiè-res atterrissent quelque part, dans un champ de préférence.?1980 Chaque jour de jeunes contrevenants comparaissent devant le tribunal de la jeunesse LUNDI Un lundi comme les autres a la Chambre de la jeunesse petite salle pour les entrevues, ils s'installent un peu n'importe où, au comptoir du greffe ou dans le corridor, parlant bas pour éviter les oreilles indiscrètes.D'autres sont à l'Escale, car leurs clients sont détenus dans ce petit centre d'accueil installé dans le même édifice que le tribunal.Ceux qui vont passer en cour ce jour-là sont amenés à l'Escale le matin, et ceux qui ont été arrêtés la veille y ont passé la nuit.Une activité tout aussi intense se déploie à l'autre bout de l'étage, dans les bureaux des procureurs de la Couronne.Les témoins, surtout des policiers, viennent préparer leurs dépositions tandis que des avocats de la défense tentent de négocier une remise ou un plaidoyer de culpabilité.Vers 9 h 30.les juges font leur entree.Ils arrivent par les mêmes corridors et entrent par les mê- mes portes que les détenus.Ils n'ont pas d'entrée privée, comme au Palais de justice, et il n'y a pas d'agents de sécurité dans les salles d'audience.La sécurité, on s'en occupera quand il se sera passé quelque chose.¦ Pierre ( tous les prénoms sont fictifs, la loi interdisant d'identifier les jeunes accusés ), 17 ans, se reconnaît coupable à des accusations de vol par effraction et de vol simple.Il vient de l'Escale, flanqué de deux gardes à la mine patibulaire.En entrant, il salue le juge, qui l'appelle Monsieur et l'invite à s'asseoir à côté de son avocat.Le jeune homme a un lourd dossier et bénéficiait d'une permission de fin de semaine lors des vols.H risque gros, sûrement quelques mois de garde fermée.Mais te juge veut un complément de rapport pré-décisionnel et diffère la sentence de trois semaines.¦ Ricardo, 16 ans, n'est accusé que de possession d'un joint de mari, mais il est déjà en centre d'accueil jusqu'à sa majorité.C'est un cas de «protection», c'est-à-dire que sa famille n'est pas en mesure d'en prendre soin r La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 885 1785 Dimanche 13 août 1989 LA METEO Québec Etats-Unis 1\t\tMm.\tMaTt-\tAujourd'hui 1\tAbitibt\t13\t28\tEnsoieiHe \tOuuouais\t15\t27\tEnsoWe 1\tLaurentides\t17\t25\tNua.averses 1\tCantons de 1 Est\t17\t20\tNua.averses 1\tMauncie\t17\t23\tNua., averses 1\tQuebec\t17\t23\tNua.averses 1\tLac-Samt-Jean\t14\t26\tEnsol.nua 1\tRirrouski\t18\t23\tNua.averses 1\tGaspesie\t17\t23\tNua.averses 1\tBare-Comeau\t14\t22\tEnsol.nua.1\tSept-lles\t14\t22\tEnsol., nua.1\tCanada\t\tMai.\tAuiounfhui 1\t\tMin.\t\t 1\tVictoria\t12\t21\t 1\tEdmonton\t10\t26\t 1\tRegma\t18\t34\t 1\tWinnipeg\t19\t34\t 1\tToronto\t17\t26\t \tFredericton\t17\t23\t 1\tHalifax\t16\t26\t 1\tChartottetown\t16\t23\t \tSamtJean\t17\t\t L.\t\t\t\t \tMm.Un.\t\tMm.\tUn.Boston\t18\t24 N-Orteans\t19\t29 Buffalo\t17\t26 Pittsburgh\t18\t29 Chicago\t16\t27 S Francisco\t12\t19 Miami\t23\t31 Washington\t20\t24 New York\t19\t26 Dallas\t20\t29 les capitales\t\t\t\t \tMm.\tMit\tMa\tMu.Amsterdam\t17\t20 Madrid\t20\t35 Amenés\t22\t34 Moscou\t13\t21 Acapulco\t25\t32 Mexico\t13\t21 Berlin\t13\t23 Oslo\t12\t16 Bruxelles\t9\t23 Pans\t17\t22 Buenos Aires\t15\t20 Rome\t19\t29 Copenhague\t15\t22 Seoul\t24\t28 Geneve\t18\t28 Stockholm\t12\t21 Hong Kong\t24\t30 Tokyo\t24\t32 Le Caire\t\u2014\t\u2014 Tnnidad\t27\t33 Lisbonne\t20\t27 Vienne\t17\t27 Lordres\tIS\t23\t\t \tDimanche 15 tout 1989\t\t\t (ou d'en venir à bout!).Son père, un pauvre hère, est présent.Ils échangent des sourires gênés.Ricardo était en fugue lors du délit et ses antécédents lui ont déjà valu du temps de garde fermée.La Couronne demande une ordonnance de probation et des travaux communautaires.La défense rétorque que le délit est mineur et qu'on ne porte habituellement même pas d'accusation pour une quantité de marijuana aussi minime.Le magistrat lui donne raison.Il juge le délit et non l'auteur: 12 heures de travaux communautaires.¦ Linda, presque 18 ans, a fui l'été précédent le domicile de ses parents, en Nouvelle-Ecosse.Elle a abouti à Montréal et s'est vite lancée dans la prostitution.Elle est détenue depuis six semaines parce qu'elle récidivait chaque fois qu'on lui rendait la liberté.Elle se dit coupable à cinq chefs d'accusation de prostitution.Sa mère, une administratrice de 42 ans qui en parait dix de moins, témoigne qu'elle est prête à la reprendre.Elle a l'air désemparé.Linda la regarde sans sourire.La défense plaide que la jeune fille veut retourner aux études.Le juge ordonne une probation d'un an.Linda devra vivre avec sa mère et ne pas revenir au Québec, en particulier à Montréal, «l'espère que vous serez en mesure de la contrôler», dit le juge à la mère sur un ton d'encouragement.Même si Linda ne parle qu'anglais, tout se passe en français, sauf lorsqu'on s'adresse à l'accusée ou à sa mère.(Ça se passe presque toujours comme ça, de sorte que des accusés perdent des grands bouts de leur procès.) ¦ Claude, 17 ans, a été arrêté vendredi soir alors qu'avec un ami il tentait de voler quelqu'un à la sortie du métro.On l'accuse de vol qualifié, la victime ayant été frappée.Il a passé le week-end dans un poste de police, faute de place dans un centre d'accueil.Il est content de voir sa blonde et son ami dans l'assistance.Sa mère n'a pu venir, car elle travaille.Son père n'est plus dans le décor depuis longtemps.Claude ne sera pas remis en liberté parce que son crime est grave et qu'il a un lourd dossier.Son avocat va tenter de le mettre en cure de désintoxication.Claude a commencé à boire et à se droguer à l'âge de 10 ans, et il était ivre le soir du crime.Sa mère n'en vient pas à bout et son frère ainé, qui reste à la maison, exerce une mauvaise influence sur lui.(Gaude a reçu sa sentence mardi: ordonnance de privation jus- qu'à sa majorité, c'est-à-dire quelques mois encore.Il recouvre donc sa liberté après seulement quatre mois de détention.C'est que sa cure de désintoxication a été un succès et qu'il semble en bonne voie de réhabilitation.) ¦ Georges est d'origine haïtienne et affirme qu'il a 17 ans.Sa mère prétend qu'il en a 18 et relève de la justice des adultes.Mais la mère ne peut témoigner car elle ne s'exprime qu'en créole et qu'on n'a pas mandé d'interprète.Cause remise.¦ Nancy, 13 ans, a blessé légèrement un chauffeur de taxi avec son couteau lors d'un vol.Son complice a 19 ans et sera jugé «aux adultes», comme on dit ici.Elle sera détenue jusqu'à son procès.¦ Yves, 17 ans, est accusé d'agression sexuelle sur deux adolescentes de 13 ans qui auraient été violées par cinq individus dans la cave sordide d'un HLM.Yves est en liberté tandis que l'une des victimes, la première à témoigner, est détenue! Un autre cas de «protection»: ses parents n'arrivent pas à la contrôler.Elle ne voulait d'ailleurs pas porter plainte.Elle allait au HLM pour coucher avec Yves.Mais cinq, elle a trouvé ça excessif.Son témoignage est mauvais, la mémoire lui faisant défaut en tout.L'avocat de la Couronne ne sait que faire.L'autre adolescente coopère davantage, mais elle contredit sa copine sur le point essentiel du rôle joué par l'accusé.Le procès reste à compléter, mais Yves sera sans doute acquitté.Une cause mal préparée.¦ Gérald, 16 ans, se reconnaît coupable d'un méfait.Il a brisé la vitrine d'un commerce en lançant des cailloux avec des amis.Les dommages sont évalués à $730.Gérald ne va plus à l'école et aura bientôt un emploi.Le juge le condamne a $100 d'amende et précise à sa mère que c'est lui qui devra payer.¦ Paul se dit non coupable d'avoir traversé la rue sur un feu rouge.a pied.Il se défend seul car il travaille et n'a donc pas accès à l'Aide juridique.Il explique que le feu était vert pendant presque toute la traversée et que le policier lui a donné une contravention par vindicte, parce qu'il se serait amusé de ses bonnes relations avec une prostituée.«|e n'ai pas de raison de ne pas vous croire», commente le juge en l'acquittant.n DEMAIN: LE PROBLÈME DES DÉLAfJ| 1980 n'a pas été un échec pour les souverainistes - Parizeau n'était pas un échec ce résultat, mais simplement une marche gravie.Un résultat encourageant.Cette fois-ci nous ferons mieux », a-t-il précisé, en conférence de presse.Au référendum, rappelons-le, le «oui» avait récolté 40 p.cent des appuis.Jacques Parizeau veut donc améliorer cette performance, au scrutin du 23 septembre prochain.«Regardez-nous bien aller, nous ne lâcherons pas».Avec le slogan «le prends le' parti du Québec», Jacques Parizeau croit qu'il insistera tout au cours de la campgne sur la nécessité de clairement signifier l'intention de son parti, celle de réaliser la souveraineté du Québec.Devant le conseil national spécial chargé d'adopter le programme de la campagne électorale, Jacques Parizeau s'est lancé dans une vigoureuse attaque contre le gouvernement Bourassa.Utilisant l'humour tout au long d'un discours d'une heure, il a souligné: «Ce gouvernement montre des signes d'usure.Ce n'est pas de la rouille, mais des trous qui apparaissent dans le bazou».Faisant ensuite allusion à l'annonce ratée du candidat libéral Cosgrove, dans Westmount, M.Parizeau a lancé: «Le libre-échange oui, mais pas au point d'aller chercher des candidats aux Etats-Unis».Le leader péquiste a par ailleurs insisté sur la nécessité de se mesurer à Robert Bourassa, dans un débat télévisé en anglais, pour forcer le chef libéral à rendre des comptes à ces fidèles électeurs.«En campagne électorale, il devra prendre ses responsabilités.H devra payer le prix de ses hésitations, je ne le lâcherai pas sur ce point, je tiens à ce débat et j'utiliserai les tactiques qui feront qu'il sera intolérable pour M.Bourassa de ne pas m'affronter en anglais».Se disant heureux de l'invitation de Radio-Canada pour un face à face en français, M.Parizeau a dit espérer que ses collaborateurs entreprennent dès maintenant des négociations avec la télévision canadienne en vue d'un débat en anglais.«M.Bourassa devra dire aux anglophones quelle place ils ont dans notre société», a déclaré M.Parizeau.Dans un face à face, M.Parizeau espère forcer le chef libéral à prendre clairement position au sujet de l'échec de l'entente du Lac Meech.«Certains croient qu'il s'agit d'une chose abstraite.C'est très grave.On dit à Robert Bourassa d'aller paitre.Pourtant, jamais un premier ministre a demandé si peu pour le Québec».Qualifiant le gouvernement actuel de «croupion», M.Parizeau lui reproche de se croiser les bras, la bouche en cul-de-poule, pour éviter d'affronter le gouvernement fédéral.Particulièrement dans les domaines de la taxe de vente et du libre-échange.« je ne suis pas Fatima, je ne pourrai réparer les erreurs, l'inertie du gouvernement qui n'a rien fait pour s'imposer au sujet de la TVA du ministre canadien des Finances, jusqu'à la dernière minute, le premier ministre, Robert Bourassa, le ministre de la justice, Gil Ré-millard, et le ministre des Finances, Gérard-D.Lévesque, se demandaient si le fédéral avait le droit d'imposer cette taxe.C'est absurde».Devant les quelques 600 délégués réunis en conseil national spécial, le chef péquiste a repris les principaux thèmes de la plateforme électorale qu'il a développés au cours des derniers jours, insinuant à plusieurs reprises que son équipe était partie la première dans la course et avait profité du cafouillage des libéraux.Dans les coulisses, cependant, tous les militants interrogés admettent que le train libéral ne fait que tarder à se mettre en branle.Les péquistes, surtout les membres de l'aile parlementaire, savent que Robert Bourassa est un tacticien redoutable, capable de frapper fermement dès que l'occasion se présentera.En conférence de presse, Jacques Parizeau a indiqué qu'il cacherait jusqu'à la fin sa stratégie.« Nous apprenons des erreurs passées», a-t-ll co ne ht.: PAICLE_ Chantai Daigle n'apprend rien aux Britanniques avant d'avoir un avortement parce que j'étais déjà enceinte de 22 semaines.» Bref, sans le dire aussi clairement.Chantai Daigle avoue humblement que ses nerfs ont craqué.Avec l'aide du Centre de santé des femmes de Montréal, elle a donc pris l'avion pour Boston, il y a deux semaines, pour y subir un avortement, ayant pris soin de se déguiser afin de n'être pas reconnue, selon le Mail on Sunday.Selon le journal, la jeune femme parle calmement et sans trop d'émotivité refoulée pour expliquer comment l'opération s'est déroulée.«j'étais sous l'effet de sédatifs mais pas inconsciente, au moment de l'opération, a-t-clle dit.je me rendais compte de ce qui était en train de se passer, je suis entrée à la clinique le matin et en suis ressortie le soir.» Même si la jeune femme affirme n'avoir aucun regret d'avoir interrompu cette grossesse, elle admet tout de même que l'interminable attente qu'elle a du subir en attendant que les différentes cours de justice terminent l'étude de sa cause, a sans doute été la pire épreuve qu'elle ait subie.«Je connaissais toutes les étapes du développement de l'enfant, dit-elle.A quelques reprises, je me suis reveillée avec des nausées.» À cause de ce qu'elle a vécu.Chantai Daigle croit de plus en plus que la décision d'avoir des enfants ou non devrait appartenir à la femme et aucunement à l'homme.Selon elle, au moment de sa rupture avec jean-Guy Tremblay, qu'elle décrit comme un homme «jaloux et maladivement possessif», ce dernier aurait fait n'importe quoi pour la forcer à revenir à lui.«Si j'avais décidé d'avoir l'enfant malgré tout, estime-t-elle, il aurait toujours eu une emprise sur moi par l'intermédiaire du bébé.» Dans l'ensemble, l'entrevue accordée au taloid londonien, qui a payé $8 000 en échange d'une garantie d'exclusivité sur les déclarations de Chantai Daigle, ne contient pas de nouvelles révélations.Il s'agit en fait d'un honnête résumé des 32 jours qu'a duré le suspense juridique, de la Cour supérieure de Val d'Or jusqu'à la Cour suprême du pays, débat dont le journal britannique n'hésite pas à qualifier de «plus chaude controverse sur l'avortement que le monde ait jamais connu ».Le Mail on Sunday précise enfin qu'une cause semblable devrait être entendue la semaine prochaine dans l'État de Virginie, aux États-Unis.Encore là, un amoureux écon-duit a obtenu une injonction temporaire pour interdire à son examie, Melonie Anderson, de se faire avortera Rectificatif ¦ Contrairement à ce qui était écrit aujourd'hui dans nos pages, l'exposition du vieux pénitencier de Laval ouvre ses portes à 11 h le matin et elle accueille ses derniers visiteurs a I8h, et ce du mercredi au dimanche.L'exposition, qui a accueilli 200 000 visiteurs à ce jour, prend fin le 20 août. LA PRESSE.MONTREAL DIMANCHE 15 AOUT 1989 La A3 Automobilistes et piétons se bagarrent Trois coups de couteau CILLES ST-JEAN ¦ Trois jeunes hommes devront répondre à diverses accusations devant les tribunaux, dans quelque temps, à la suite d'une bagarre survenue dans le centre-ville de Montreal vendredi soir, où deux automobilistes les ont présumément provoqués; l'un de ces derniers a été poignardé à trois reprises mais sa vie n'est pas en danger.L'affaire est survenue vendredi vers 21 h 30, à l'angle des rues Sainte-Catherine et Peel.Deux frères, domiciliés à Verdun et âgés de 32 et 34 ans, prenaient place chacun dans un véhicule, le premier dans une Ford Tracer, l'autre dans une Pontiac Firebird.La façon de conduire du type de la Tracer aurait apparemment suscité des critiques de la part d'un groupe de jeunes piétons.À la suite de provocations de l'automobiliste, ces derniers lui auraient apparemment sauté dessus.L'automobiliste aurait été frappe à coups de poing au visage à plusieurs reprises.Voyant cela, son frère serait descendu de sa voiture et se serait mêlé de la bagarre.Quelqu'un lui a asséné trots coups de couteau, deux au dos et un à une fesse.Les policiers du district 23 ont conduit trois piétons au poste.Deux d'entre eux sont âgés de 22 ans, l'autre de 17 ans.Ils ont été relâchés sur promesse de comparaître, a indiqué le lieutenant Maurice Beaudoin, charge de relève au 25.Les blesses ont été conduits â l'hôpital Royal Victoria, où leur état n'inspirait pas de craintes.\t EN BREF^\t¦- ATTAQUÉ A COUPS DE COUTEAU ¦ Un homme âgé de 30 ans et connu de la police a été blessé d'un coup de couteau, hier dans le quartier Villeray.près d'un endroit que la police qualifie de «piquerie» pour drogués.L'homme a été trouvé vers 18 h par un citoyen près de la rue Villeray, dans une ruelle située entre les rues Saint-Denis et Berri, et a été conduit à l'hôpital jean-Ta-lon où son état n'inspirait aucune crainte.D'après le lieutenant Normand Hou-de, du district 42, il n'est pas impossible que l'homme ait fréquenté une «piquerie» située non loin de là, d'autant plus qu'il a refusé de répondre aux questions des policiers.L'enquête se poursuit.PANNE DE COURANT ¦ Près de I 500 abonnés d'Hydro-Québcc ont été privés de courant, hier matin, à la suite du bris d'un joint de câbles souterrains à l'angle des rues Cartier et Sherbrooke, dans l'est de Montréal.La panne a commencé à 7 h 37 et a pris fin à 8 h 42.ÉVITEZ DÉCARIE ¦ Le ministère des Transports du Québec demande aux automobilistes d'éviter la voie rapide Décarie pour le reste du week-end, à cause de travaux de réfection qu'on y effectue présentement.Deux voies sur trois sont fermées à la circulation dans les deux sens.UN BORDELAIS RATE QUATRE TENTATIVES DE SUICIDE ¦ Un désespéré a tenté à plusieurs reprises, vendredi à Bordeaux, de se donner la mort par le feu, la pendaison, le couteau et le pistolet, sans parvenir à ses fins.L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, était désespéré à la suite de son divorce.Scion les pompiers bordelais, il a d'abord essayé de mettre le feu à sa maison, mais l'incendie n'a pas pris.11 a ensuite tenté de se pendre, mais le câble qu'il a utilisé s'est rompu.Il a alors essayé de se taillader les veines en ne réuissant à se faire que des égratignures avec un couteau.Le désespéré a finalement décidé de se tirer une balle dans la tétc.mais le pistolet n'était chargé que de grenailles.Les pompiers alertés par des voisins ont transporté le malheureux dans un hôpital de Bordeaux où il n'est traité que pour des blessures superficielles.Le bingo des Mohawks devrait avoir lieu la semaine prochaine On pourrait accueillir 3 000 personnes CILIES SÏ-JEAN ¦ S'il n'en tient qu'aux responsables de la Longue-Maison, l'organisme décisionnel traditionnel des Mohawks de Kah-nawakc, leur super-bingo aura lieu la semaine prochaine.Ce bingo, a noté hier Mme Dale Dione.porte-parole de l'organisme, aurait dù avoir lieu hier soir.Mais les travaux au nouvel édifice communautaire construit par la Longue-Maison ne sont pas encore finis.Le bingo, a rappelé la porte-parole, pourrait accueillir jusqu'à 3 000 joueurs; si la salle était emplie à capacité, il s'agirait du troisième plus important bingo en Amérique du Nord.Ce bingo hebdomadaire devrait permettre d'amasser des fonds pour financer des activités de type communautaire, comme la protection de l'environnement, la lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie ainsi que des loisirs pour les jeunes de la reserve, ainsi que des entreprises commerciales basées sur la reserve.Le bingo des Mohawks a défrayé la chronique plus tôt cette semaine, quand on a appris que le grand chef |oe Norton, du Conseil de bande de Kahna-wake, avait écrit a la Longue-Maison pour proposer d'interdire aux gens de l'extérieur de fréquenter le bingo.quitte à les faire arrêter par la police amérindienne et à les accuser de presence illégale sur la reserve.M.Norton, au cours d'un entretien téléphonique, avait souligné que la majorité des habitants de la réserve s'étaient opposés au bingo par référendum, alors que la Longue-Maison soutient plutôt que les gens y sont favorables.Mme Dione dit qu'on pourrait difficilement accuser quiconque d'entrée illégale, puisque le bingo aura lieu dans un édifice construit sur un terrain appartenant a la Longue-Maison.L'équipe de l'Association québécoise des gardiens d animaux de zoo travaille sur un aigle à téte blanche, cet emblème des État-Unis qui est menacé d'extinction.PHOTO 8ERNAR0 BRAULT, u Presse Des animaux en pâte à modeler surgissent au parc Angrignon SONIA SAUF ATI ¦ Le Jardin zoologique de Montréal, situé au parc Angrignon, recevait hier des hôtes plutôt particuliers: des animaux.en pâte â modeler.Grandeur nature, et presque aussi vrais que nature.En cette journée SOS Play-Doh, une soixantaine de participants, divisés en cinq équipes, sont retombés en enfance et ont modelé un ours polaire, un morse, un aigle à tète blanche, un pélican brun et un python.Les visiteurs, pour leur part, étaient invités à mettre leur touche personnelle sur un squelette de rhinocéros fait de bois et de treillis.« Le but de la journée SOS Play-Doh est de sensibiliser le public en général, et les enfants en particulier, au fait que certaines espè- ces d'animaux sont menacées d'extinction», explique Mme Isabelle Cabin, porte-parole cl u service des loisirs et du développement communautaire de la ville de Montréal.L'événement en est â sa deuxième année et est organisé par l'Association québécoise des gardiens d'animaux de zoo (AQCAZ).la Ville de Montréal et Kenner Parker Tonka.Cette compagnie de Toronto, qui fabrique la pâte a modeler Play-Doh, a fourni plus de 2 700 kg de «matière première» aux scupteurs d'un jour.Une valeur d'environ $ 10 000.Les participants provenaient de diverse organisations: Jardin botanique, Jardin zoologique de Montréal, AQGAZ, Groupe d'architectes Coplanam, CIEL-MF.UQAM, etc.Pour eux.le but de la journée était bien sur de sensibiliser les gens aux problèmes d'extinction que connaissent différentes espèces d'animaux.Ils avaient cependant un autre désir, avoués celui-là dans des cris de ralliement aussi bruyants que surprenants: la victoire.Car les sculptures étaient étudiées par le public et par un jury.A la fin de la journée, deux prix honorifiques étaient décernés.«On va gagner!», se sont écriés les architectes du groupe Coplanam, sans prendre le temps d'arrêter leur travail.Il faut dire que leur python n'était pas une mince affaire! Il leur a fallu, à partir de pâtes à modeler jaunes, rouges, bleues et blanches, créer des écailles dans deux tons de gris, trois teintes de verts et quelques bruns.Et.comme de fait, cette équipe a remporté le prix du jury, tandis que le prix du public allait au groupe qui a érigé l'ours polaire.Fausse alerte au gaz : une taverne est fermée et des gens sont évacués CILLES ST-JEAN ¦ Une taverne a dù fermer ses portes plus tôt que prévu et une vingtaine d'appartements du nord de la métropole ont été évacués, vendredi soir, probablement â la suite du geste d'un mauvais plaisant qui avait déposé dans une ruelle une bouteille contenant un produit dont on se sert pour parfumer ( sic ) le gaz naturel.Selon le lieutenant Normand Houde, du district 42 de la police de la CUM, un homme qui n'a pas été identifie a déposé le mercaptan, qui donne son odeur caractéristisque au gaz naturel, dans une ruelle derrière la taverne située au 9183, rue Lajeuncsse.â proximité de plusieurs maisons.Le produit se trouvait dans une bouteille de plastique ayant déjà contenu un produit d'entretien ménager.Des gants avaient été laissés près de la bouteille.L'alerte au gaz a été signalée vers 21 h 50 près du 9183.rue Lajeunesse, mais la police et les pompiers ont dû répondre â plusieurs appels du genre un peu partout dans le quartier.Le lieutenant lloudc n'a voulu prendre aucun risque et a fait évacuer la taverne ainsi que les maisons du voisinage.Urgences Enrivonnemcnt.les pompiers et Gaz Métropolitain ont procédé a diverses expertises, pour finalement confirmer plus tard au lieutenant Claude Hébert, qui avait remplacé M.Houde, que le produit suspect était bien du mercaptan.Des gens de la compagnie Sanivan l'ont emporté vers 1 h.Un policier de la CUM qui s'était approché de la bouteille contenant le mercaptan a subi un malaise et a demandé des examens médicaux qui n'ont rien révélé d'anormal.Quatre Sasa aiessés Quatre personnes ont été légèrement blessées au cours de la nuit d'hier, à la suite d'une collision entre deux véhicules survenue à l'angle du bout.Rosemont et de la rue Bossuet, dans lest de Montréal.L'accident est survenu vers 2 h 10, quand le conducteur d'un des véhicules, qui montait la rue Bossuet, a apparemment omis de faire son stop.Heurtée violemment, la voiture qui circulait boul.Rosemont a percuté deux autres véhicules en stationnement.PHOTO U Presse IMtt ¦Mi s r: - Pâtés belges retirés du marché Agence France-Presse LONDRES ¦ Plusieurs supermarchés du nord de l'Angleterre et d'Ecosse ont retiré depuis vendredi de la vente trois marques de pâté belge, contenant de la listeria, une bactérie alimentaire dangereuse pour les femmes enceintes et les nourrissons, ont annoncé les autorités sanitaires britanniques.Ce pâté des Ardennes, consommé principalement en Ecosse et dans le Yorkshire sous les marques Vcbo, Emblem et Saint-Bernard, est fabriqué par la société Vcbo à Audernarde, en Flandre-Orientale.La provenance de la bactérie n'a pas été encore identifiée, a indiqué l'importateur de ces marques en Grande-Bretagne, la société A.|.Mills et Co.Trois alertes rue Un incendie de trois alertes a causé d'importants dommages a un édifice de trois étages situé rue Saint-Denis, près de la rue Roy dans le centre de Montréal.Le feu a pris naissance dans un hangar situe derrière le 3845 Saint-Denis.Les pompiers de Montreal ont été dépêchés sur les lieux vers 1 h 30 et ont réussi a maîtriser l'incendie vers 3 h.Personne n'a ete blessé.Les locataires des appartements aux étages supérieurs ont dû être évacués.PHOTO U Presse A4» LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 13 AOUT 1989 JE PRENDS LE PARTI DU f\\l ICDC/» iV WÊ Slogan au PO Le Parti québécois a lancé hier son slogan «Je prends le parti du Québec».La loi électorale lui interdit d'utiliser cette forme de publicité avant le recensement.Le chef l'a donc montre aux militants, au cours d'un événement particulier, le conseil national, mais Una pas été utilisé pour une rencontre de presse que tenait ultérieurement le chef Jacques Parizeau.Georges Bossé prévient le PLQ de ne pas lui parachuter un candidat MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ M.Georges Bosse, qui voudrait pouvoir briguer l'investiture libérale dans Verdun, espère qu'après les choix de Li/a Hébert et Normand Cherry comme candidats dans les comtés voisins de Marguerite-Bourgeois et Sainte-Anne, le Parti liberal n'imposera pas un autre candidat de l'extérieur dans son comté.«Le choix du candidat libéral dans Verdun, laissé vacant à la suite du départ de M.Paul Go-beil, n'a pas encore été fait », a expliqué M.Bossé lors d'une entrevue téléphonique hier.«Cela ne devrait cependant pas tarder puisque l'assemblée d'investiture doit avoir lieu mercredi prochain.La décision doit donc être prise ce week-end», a-t-il ajouté.< le sais qu'on étudie la candidature d'une autre personne de l'extérieur, mais je pense aussi sincèrement qu'on essaie de lui trouver un autre comte», a commenté M.Bossé qui n'a toutefois pas donné de nom pour préciser sa pensée.La rumeur veut cependant que le Parti libéral cherche un comté pour présenter M.Claude Corbo, recteur de l'Université du Québec à Montréal.«Comme il y a maintenant un peu moins de mille membres dans le comté, selon les statuts, on pourrait se faire imposer un candidat par le parti.Mais je suis sur qu'on ne placera pas des gens de l'extérieur dans trois comtés en ligne», a continué M.Bossé, un joailler de Verdun, dont la candidature semble bien appuyée par l'association du comté.leudi.le premier ministre a lui-même annoncé la candidature de l'emincmment « ministrahle » Liza Hébert dans Marguerite-Bourgeois, le comté situé directement a l'ouest de Verdun.Hier, il est venu aussi annoncer en conférence de presse que M.Normand Cherry, un syndicaliste de 51 ans, serait candidat dans le comté de Sainte-Anne, situé immédiatement à l'est de Verdun.M.Cherry, qui habite Laval mais a longtemps vécu à Saint-Laurent \u2014 il a d'ailleurs été leader syndical à la compagnie Ca-nadair pendant 25 ans \u2014 avait déjà été pressenti pour la candidature libérale dans le comté de L'Acadie.C'est toutefois M.Yvan Bordeleau, directeur du département de psychologie de l'Université de Montréal, qui se présentera à l'assemblé d'investiture dans ce comté laissé vacant à la suite du départ de Mme Thérèse La-voie-Roux.M.Cherry est donc maintenant rendu dans Sainte-Anne, où il prend la place du député sortant, M.Maximilien Polak, qui a annoncé jeudi qu'il renonçait à se porter candidat, même s'il avait déjà gagné l'investiture en mai dernier.M.Polak a déclaré hier en entrevue qu'il était très heureux du choix de M.Cherry.Même s'il est de l'extérieur du comté, il représente bien le tissu social de Sainte-Anne, a-t-il dit.Cette circonscription englobe entre autre Pointe-Saint-Charles, la Petite Bourgogne et l'est de Verdun.« Il ne faut pas oublier que dans le temps, j'ai été moi-même parachuté», a commenté M.Polak.M.Cherry a d'ailleurs précisé en entrevue que même s'il en était à ses premières armes en politique provinciale, il était familier avec la politique syndicale et qu'il se sentait «très à l'aise dans le comté».M.Polak a quant à lui ajouté qu'il serait «très heureux de voir M.Bossé obtenir la candidature dans Verdun», et a loué son implication dans la communauté, précisant qu'il s'était déjà présenté à la mairie de Verdun.EN BREF Pierre-F.Côté réprimande l'organisateur d'un tournoi de baseball à Trois-Rivières ¦ Le directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, a demandé à M.André Young, président du championnat international de baseball junior 89 qui se tient à Trois-Rivières.de dissimuler un panneau publicitaire rendant hommage au député Paul Philibert.Le panneau, qui était installé sur la clôture d'un terrain de baseball, à Trois-Rivières, a été soumis à l'attention de M.Côté par le Parti québécois.La loi interdit en effet toute publicité électorale jusqu'au 27 août prochain.M.Young est responsable de cette publicité.Le directeur des elections rappelle de plus que seuls les agents officiels des partis sont autorisés à effectuer des dépenses électorales pour exprimer un point de vue favorisant un candidat ou un parti.HELENE DUFRESNE POUR LE PO DANS LAPORTE ¦ Une avocate de 44 ans, mere de quatre enfants.Mme Hélène Dufresne.briguera l'investiture péquistc dans le comté de Laporte, sur la Rive-Sud.On sait que le docteur Clifford Biais, au coeur d'une controverse quand il a permis à une sage-femme de l'assister lors d'un accouchement à l'hôpital Pierre-Boucher de Longueuil, avait d'abord annoncé sa candidature dans ce comté mais s'est désisté par la suite.Mme Dufresne, qui travaille et vit à Greenfield Park depuis près de 20 ans, croit pouvoir profiter de la mésentente entre le ministre des Affaires municipales, M.André Bourbeau, et M.Stephen Olynyk, maire de Greenfield Park, qui se présentent tous deux dans cette circonscription.« Ils s'haissent assez, ces deux là.Ça peut juste me profiter», a commenté Mme Dufresne, une indépendantiste et militante du PQ de longue date.LE PARTI 51 EST RECONNU ¦ Le parti 51, qui prône le rattachement du Québec aux États-Unis comme 5le état, s'est ajouté à la liste des partis politiques autorisés par le président des élections, M.Pierre F.Côté.Il s'agit du I9e parti politique à entrer dans la course.Dirigé par M.André Perron, son représentant officiel est M.André Goyette.L'adresse officielle du parti est à Saint-Grégoire-dc-Grecnlay, dans l'Estrie.T I Le pari de Bourassa de gagner sans les anglophones paraît risqué à plusieurs DENIS LESSARD du bureau de La Prevsc QUEBEC ¦ Convaincu qu'il peut désormais gagner les élections générales sans l'appui des anglophones du Québec, le Parti libéral ne fera pas de promesses susceptibles de lui ramener cet electoral, même si cette attitude risque de lui coûter quelques sièges.Depuis le début de la campagne, mercredi dernier, le premier ministre Bourassa n'a rien laissé entrevoir qui soit de nature à amadouer ces électeurs, outrés que les libéraux n'aient pas rempli leur promesse de 1985 de permettre l'affichage bilingue.Il y a une semaine, ironisant devant les journalistes.M.Bourassa affirmait même avoir accompli 80 p.cent des engagements qu'il avait pris envers les Anglo-Québécois.«Ça.c'est des mathématiques créatives, pour le moins», a lancé à La Presse Harold Thuringer, député libéral de Notre-Dame-de-Grace.«Sans commentaires», a ajouté, dans un soupir, sa collègue de Jacques-Cartier, loan Dougherty.Lundi soir, à son assemblée d'investiture, Mme Dougherty y est allée d'une charge à fond de train contre la Loi 178.«l'ai établi clairement ma position, que je n'étais pas d'accord avec la loi.l'étais contre à l'Assemblée nationale et je n'ai pas changé d'idée», explique-t-elle.Symptôme de l'amertume des anglophones, ils ne se bousculent pas aux portes pour porter la bannière libérale dans les comtés qui leur sont historiquement réservés.Le premier ministre a d'ailleurs dû donner un ultimatum de 48 heures à l'Association libérale de Robert-Baldwin pour dénicher un candidat.A défaut de quoi il nommait un candidat de son choix pour succéder au ministre Pierre MacDonald, démissionnaire.Curieusement, ce n'est pas dans le château fort anglophone du West Island et ses bastions \u2014 Westmount, D'Arcy McGee et Saint-Laurent \u2014 que le glissement du vote anglophone risque d'avoir le plus de conséquences.C'est plutôt dans une poignée de comtés où les libéraux ont devancé le PQ de quelques centaines de voix, en 1985, que la colère des électeurs anglophones risque de retentir jusqu'à l'Assemblée nationale.Minorité tranchante «Franchement, s'il y a un gros candidat pour l'Equality Party, je ne sais pas ce que cela fera», avoue Madeleine Bleau, député libéral de Groulx.Dans cette circonscription remportée par 640 voix sur le PQ en 1985, les anglo- Madeleine Bleau phones de Rosemère pourraient faire la différence.« Mon vote va descendre à Rosemère, je m'y attends», reconnaît Mme Bleau.confiante toutefois d'obtenir plus d'appui qu'en 1985 des municipalités francophones de sa circonscription: Sainte-Thérèse, Blainville et Bois-briand.Pour elle, pas question de faire de promesses à l'électorat anglophone.«C'est pas le temps de faire des engagements qu'on ne pourra pas tenir», lance-t-elle, en ce début de campagne qui l'opposera à l'ex-ministre péquiste du Travail, Robert Dean.L'attitude de Mme Bleau représente bien la position adoptée par les stratèges du PLQ, qui se croiseront les doigts lorsque l'on videra les urnes dans ces circonscriptions.Ils espèrent sourtout que leurs sondeurs, qui affirment Graeme Decarie que les anglophones \u2014 même mécontents \u2014 voteront tout de même à 60 p.cent pour le parti de Robert Bourassa, ont misé juste.Le débat linguistique semble s'apaiser du côté francophone.Le règlement du ministre Claude Ryan sur l'affichage intérieur est en vigueur depuis jeudi dernier et il n'est pas question de poursuites avant six mois.Mais chez les anglophones, la tension reste aussi vive qu'au moment où le gouvernement Bourassa a utilisé la clause «nonobstant» pour interdire l'anglais dans l'affichage extérieur.Chez beaucoup d'électeurs, «la Loi 178 leur est restée comme une roche dans le ventre», lance Harold Thuringer, qui ne cache pas que la prochaine élection sera pour lui «bien plus difficile que la partielle» qui l'avait amené à l'Assemblée nationale, a l'automne 1987.Du côte du groupe de pression Alliance Québec.Geof Kelly, un employé permanent, explique que dans une cinquantaine de circonscriptions au Québec, la communauté anglophone est plus nombreuse que la majorité obtenue par le députe aux dernières elections.Au-delà de ce calcul un peu théorique, un changement d'allégeance massif des anglophones pourrait faire pencher la balance dans quelques comtés de la region de Montréal, comme dans Groulx et Chàteauguay.par exemple.Tout dépendra si le parti issu de la protestation linguistique, le Parti Égalité-Equality Party sera capable d'attirer des candidats de renom.Rappelant les retombées électorales de la Loi 22, du deuxième mandat de M.Bourassa, M.Kelly souligne: «En 1976, Pointe-Claire avait même élu un unioniste \u2014 le dentiste Bill Shaw \u2014 il ne faut pas l'oublier.» Pour la première fois.Alliance Québec presse les anglophones de ne pas voter libéral.« Leur seule option est qu'ils annulent leur votes.Alors Bourassa ne pourra pas dire que les anglophones sont re-latiment heureux au Québec», lance Graeme Decarie.un autre porte-parole d'Alliance Québec.Mais il prévoit déjà que sa communauté, «comme des idiots, vont voter libéral».«Les anglophones votent parfois avec leur portefeuille», précise Geof Kelly.La bonne situation économique pourra cicatriser les plaies d'un certain électorat, pen-se-t-il.Sur tous les tons, le chef libéral, Robert Bourassa, affirme aux anglophones que le PLQ reste pour eux «la meilleure garantie».« Ils se sentent trahis, c'est normal.Le PQ a toujours été clair», réplique (acques Parizeau, le leader péquiste qui ne se fait pas d'illusion sur leur choix mais espère qu'ils délaisseront massivement le PLQ.«Les anglophones sont encore en maudit.Les électeurs juifs aussi, depuis ce qui est arrivé à M.Goldbloom», explique Maximilien Polak, l'ex-député de Sainte-Anne à qui M.Bourassa a demandé de céder sa place au syndicaliste Norm Cherry, de Canadair.«C'était le rêve de Claude Ryan : arriver à ce que le PLQ se fasse élire avec l'électorat francophone, sans devoir compter sur l'autre vote», explique M.Polak.«Les organisateurs (libéraux) pensent qu'ils peuvent gagner cette élection-là sans les anglophones.C'est à courte vue; ils ne sont pas assez prudents pour l'avenir», prévient de son côté Harold Thuringer.Cas Cosgrove : Bourassa est indigné par l'attitude du chef péquiste Presse Canadienne ¦ Le premier ministre Robert Bourassa s'en est pris, hier, à son adversaire, le chef péquistc Jacques Parizeau, qui conteste l'éligibilité du candidat libéral dans Westmount, William Cosgrove.M.Bourassa, qui a traité le chef péquiste de hargneux, estime déplorable que M.Parizeau en soit rendu à ce genre de débat pour mousser sa campagne électorale.Pressé de questions sur la performance de M.Cosgrove, qui a avoué, mercredi, ignorer la loi qui offre des services de santé en anglais, le premier ministre sortant a promis que de nouvelles candidatures prestigieuses vont bientôt être annoncées dans les circonscriptions électorales anglophones.Débat télévisé Le leader libéral a refusé par ailleurs de confirmer s'il acceptait ou non l'idée d'un débat télévisé, une invitation que lui a relancée, hier matin, le chef péquiste.Le premier ministre s'est contenté de répondre qu'il étudiait la douzaine d'offres qui lui ont été soumises en vue d'un tel débat.Une des candidatures que le chef libéral dont parlait M.Bourassa est celle du syndicaliste Normand Cherry qui portera la bannière du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Sainte-Anne.^jloto-quêbec Tirage du 89-08-12 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi 3 4 13 21 22 46 No complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 051106.20$ 5/6-1- 8 % 857,80$ 5/6 271 2 186,50$ 4/6 17031 66,90$ 3/6 329698 10,00$ Ventes totales: 17 455 542,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1 700000,00$ Tirage du 89-08-12 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 GAGNANTS LOTS 0 1 170 587,00$ 2 10 16 19 22 26 5/6+ 4 13 092,50$ 5/6 92 379.50$ 4/6 ï 727 42,10$ 3/6 53 927 5,00$ MISE-TÔT: 2 4 6 13 No complémentaire: 8 GAGNANTS LOT 286 174,80$ Vente, tolales: 1 878 184,00$ PROCHAIN GROS LOT r/v-i fYYIIY1C (APPROXIMATIF): 1 500000,005 Ltt modalitei d'encaissement des bille» gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière * priorité.LATEX MAT VELOUTE 2395$ 4 litres -1 I I \"Van Horns Q QUINCAILLERIE ET PEINTURE LTEE .\"^4^0 4743.HUE VAN HORNE J^J^gj] 733\"2944 \u2022ferme le vendredi soir et le samedi ^ ^1 loto-québec Provincial Tirage du 89-08-11 I Semaine du: 89-08-12 NUMÉROS\tLOTS\t\t3\t4 1558799\tI 000 000 s\t\t\t1 558799\tIO 000 $\tLUNDI\t097\t6276 58799\tl 000 s\tMARDI\t861\t9675 8799\tIOO s\tMERCREDI\t715\t6471 799\t25 S\tJEUDI\t250\t0497 99\t10 S\tVENDREDI\t898\t6880 \t\tSAMEDI\t885\t1785 mm SJ-Tirage du 89-08-11 NUMEROS 840394 40394 0394 394 94 84039B 3403BB 84C LOTS 50 000 S 5 000 S 250 S 25 S 5 S ! 000 S IOO S IO S NUMEROS 619061 19061 9061 061 61 LOTS 250 000 S 2 500 S 250 S 25 S 10 S I irage du 89-08-11 NOS MOBILES 92285 3004 274 2 500 S 250 S 25 S Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.T LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 15 AOUT 1989 \u2022AS Les avocats des jeunes : des empêcheurs de danser en rond Bien que leur attitude puisse varier, dans les faits, les avocats de la défense se préoccupent du besoin d'aide de leurs clients LOUIS FA1ARDEAU ¦ Les avocats de la défense font un peu figure d'empêcheurs de danser en rond à la Chambre de la jeunesse.Dans ce monde où tous les intervenants \u2014 juges, avocats de la Couronne, travailleurs sociaux, criminologues, médecins \u2014 ne parlent que du bien de l'enfant, c'est-à-dire de son intérêt véritable par opposition à ce que le délinquant souhaite, les avocats des adolescents font bande à part.Ils font ce que leurs clients demandent, au risque de les rendre à la liberté et aux tentations de reprendre leur vie criminelle plutôt que de bénéficier du traitement dont ils ont besoin.La question ne se pose pas dans la justice des adultes, système avant tout répressif et dans lequel un avocat ne peut scandaliser en mettant tout en oeuvre pour faire acquitter son client.L'impunité qui en résulte parfois pour des criminels constitue le prix à payer pour éviter la condamnation des innocents.C'est différent chez les jeunes.Même si la loi a été modifiée, le système reste quelque peu paternaliste.On punit et on protège la société parce qu'il le faut bien, mais avant tout, on soigne l'adolescent.Les intervenants sont autant de thérapeutes à son chevet et le langage médical \u2014 traiter, soigner, guérir \u2014 est abondamment utilisé.Les juges, par exemple, prennent toujours soin d'expliquer longuement chaque condamnation dans des termes signifiant presque toujours: c'est pour ton bien que je fais ça! L'avocat de la defense ne chante pas le même refrain.Il fera ce que son client lui demande.Il s'efforcera donc d'obtenir une détention plus courte, ou pas de détention du tout, même si les experts affirment qu'il faut au moins huit mois pour «traiter» son client.Et surtout, il peut faire acquitter un «coupable» qu'un séjour en centre d'accueil aurait peut-être remis sur le droit chemin.«C'est un problème que je me suis posé en arrivant ici il y a quatre ans, raconte Me Pierre Marchand, directeur de la section jeunesse de l'Aide juridique, le l'ai résolu en décidant de jouer le rôle de l'avocat.Si je mêle rôle professionnel et rôle social, je ne serai pas en mesure de représenter adéquatement mon client.Mon code d'éthique est le même que celui d'un avocat aux assises.«Ça signifie que si je peux faire sauter une déclaration (un aveu) constituant la seule preuve contre mon client, je le fais.Mais je lui dis aussi que s'il veut de l'aide, il peut plaider coupable.Sinon, je le défends et je gagne.La réhabilitation, ce n'est pas mon rôle.».Me Simone Santerre, également de l'Aide juridique, s'est trouvée devant le même dilemme, «l'ai passé par-dessus, dit-elle.|e me suis dit que c'était un vrai travail d'avocat de la défense et que ça ne pouvait donc se faire à moitié.Mais je ne peux m'empocher de réfléchir, je sais l'impact que peut avoir un acquittement pour un jeune qui se sait coupable.Le gars se dit: 'On vient de leur en passer une petite vite'.«le prends donc le temps de leur expliquer ce qui se passe, et ils comprennent le plus souvent.Même s'ils sont acquittés, ils en tirent une leçon.«Si un client veut être renvoyé aux adultes, que ce soit pour faire moins de temps, parce qu'il en a assez des travailleurs sociaux, ou parce qu'il veut retrouver ses amis à Bordeaux, je fais tout pour l'en dissuader.S'il persistait dans son désir, je ne sais pas ce que je ferais, lusqu'à maintenant, j'ai toujours réussi à les convaincre.«Un juge m'a déjà traitée de maniganceuse, disant que j'essayais de choisir mon juge.|e le ferais, c'est sûr.le ferais tout ce toxicomane depuis l'âge de 11 ans, de subir une cure de desintoxication, c'est bien sûr dans l'espoir que la sentence qu'il recevra sera moins lourde.Mais c'est aussi parce qu'il sait que.quelle que soit la sentence, il retournera i la délinquance s'il retombe dans l'alcool et les drogues.Et si les plaidoyers de culpabilité sont beaucoup plus nombreux à la Chambre de la jeunesse que chez les adultes, c'est aussi parce que la plupart des avocats présentent à leur client toutes les options qui s'offrent à eux, dont celle de se faire soigner.Chose certaine, personne ne souhaite le retour au régime qui existait voici vingt ans, alors que les jeunes, sans avocats et sans droits, étaient à la merci de juges nantis de tous les pouvoirs et en abusant parfois.C'est l'arrivée des avocats de l'Aide juridique \u2014 et l'action des médias d'information \u2014 qui a provoqué le changement.Ils représentent aujourd'hui près des trois-quarts des accuses, presque tous les autres étant défendus par des avocats de pratique privée sous mandat de la même Aide juridique.m Simone Santerre qui est légal pour défendre mon client.» Le même langage Quand on aborde la question de principe du rôle de l'avocat, les juges et les avocats de la Couronne tiennent le même langage que ceux qui agissent en défense: la notion de mandat est la même envers les jeunes qu'envers les adultes.L'adolescent a donc droit aux mêmes services et l'avocat doit les lui rendre.Mais ce langage cache mal un certain agacement.Me Raynald Bernier, de la Couronne, souligne que les jeunes sont très influençables et il craint que les avocats usent mal de leur pouvoir sur eux.Il évoque le cas d'un jeune meurtrier qui voulait avouer son crime, mais qui en fut dissuade par les exhortations répétées de son avocat.Un juge, qui a requis l'anonymat, a confié à La Presse qu'il avait l'impression que les avocats de la défense ne renseignaient pas toujours entièrement leurs client, ne leur mentionnaient pas toutes les possibilités.Nombre de délinquants admettraient leur culpabi- lité s'ils savaient pouvoir en tirer profit.Le juge Gérard Beaudry, lui, a expliqué sur le banc sa conception un peu spéciale de la justice des jeunes.Il considère que les avocats de la défense sont des auxiliaires de l'administration de la justice et qu'ils doivent, à ce titre, collaborer avec les autres intervenants à son bon fonctionnement.C'est ainsi, soutient le magistrat, qu'ils doivent contribuer à combattre les lenteurs de la justice, les retards étant d'autant plus inadmissibles chez les jeunes que la rapidité d'intervention envers eux est essentielle.Quoiqu'il ne le dise pas clairement, il semble que le juge Beau-dry pense que l'avocat de la défense doit viser l'intérêt supérieur du jeune, et non faire ce que le jeune désire.Dans les faits, La Presse a constaté que les avocats de la défense se préoccupent à la fois du bien de leurs clients et de leur volonté.Quand Me Pierre Marchand, justement, convainc son client, poly- Plerre Marchand VANCOUVER Vol direct uns escale VANCOUVER Tous les jeudis \u2022à partir de Nous acceptons également les reservations d'origine de Lo« Angeles et Vancouver.LOS ANGELES La muI vol direct un» \u2022 scale LOS ANGELES Tous les mercredis Aller simple pour Vancouver ou AA» Los Angeles ?> à partir de VV Nombre de places limité Consultez votre agent de voyages.uest_ Le consommateur pourra difficilement échapper à la taxe de 9 p.cent Presse Canadienne OTTAWA ¦ Avec la nouvelle taxe de vente de neuf pour cent du ministre des Finances, Michael Wilson, il deviendra plutôt difficile pour le consommateur d'esquiver les tirs d'artillerie sur le champ de bataille du déficit.M.Wilson a répété à loisir depuis quelques mois qu'il voulait enrôler tous les Canadiens dans cette lutte à finir contre le monstre de $30,5 milliards.Qu'ils le veuillent ou non.«Si on veut garder ce déficit sous contrôle, nous devons créer un système de taxation fiable», a expliqué M.Wilson au cours de la semaine, en présentant les détails techniques de sa réforme.Selon ses estimations, la nouvelle taxe de neuf pour cent rapportera au gouvernement la coquette somme de $24 milliards dès son entrée en vigueur, en 1991.De cette somme, $5 milliards seront retournés aux consommateurs à faibles et moyens revenus, sous la forme de crédits d'impôts.Certains opposants à la réforme Wilson \u2014 dont l'Association canadienne des consommateurs et les petits commerçants \u2014, craignent cependant que le ministre des Finances n'augmente au cours des ans le taux de la taxe, pour empocher davantage.Mais il est bien possible que ce soit inutile.En fait, la nouvelle taxe pourrait être d'une efficacité telle qu'elle rapporte beaucoup plus que prévu.En ce moment, plusieurs transactions commerciales ne sont pas officiellement comptabilisées au pays.Elles ne rapportent donc rien au gouvernement.Mais la nouvelle taxe Wilson viendra faire le ménage dans toute cette économie «underground».Des mailles serrées Si on se fie à la situation observée dans une cinquantaine de pays industrialisés, la taxe sur la consommation constitue un filet aux mailles très serrées.Au moment où la Nouvelle-Zélande, par exemple, mettait en place une taxe semblable, le gouvernement récoltait des revenus de $4 milliards, soit $1,5 milliard de plus que ce qu'on avait prévu à l'origine.M.Wilson pourrait bien être agréablement surpris des recettes futures de sa nouvelle taxe, estime Don Blcnkarn, président du Comité des finances de la Cham- r i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i 'VENEZ A NOTRE GRANDE VENTE AU SALON DE LA CUISINE 89 'ISINE -IjpV CHOISISSEZ VOTRE CUISINE PARM1100 MOD VENEZ VOIR * SALLE DE BAIN * SOUS-SOL Spécialiste sur place pour *r RAJOUT * GARAGE -fr RÉNOVATION COMPLÈTE INTÉRIEURE ET EXTÉRIEURE PEINTURE ET NETTOYAGE Nous n offrons que la premie aualite de periu'e Cnaoue surrace de Bois eslrt aoord saNee pu'S recouverte de 2 couches de peinture C est garanti pour une année Pour ralra en* la maison, nos eioerts 'avent et sablent les plancher* netto
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.