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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 89
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-08-14, Collections de BAnQ.

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[" aw Elections 89 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 14 AOUT 1989 Parizeau continue de se moquer du gouvernement MARIO GILBERT de la Presse Canadienne WINDSOR Le chef du Parti québécois lac-ques Parizeau a poursuivi la campagne électorale sur sa lancée moqueuse, hier à Windsor, en attaquant de nouveau le gouvernement Bourassa.une «emmanchure de gouvernement ».De passage dans la région de l'Estrie pour l'assemblée d'investiture de Mme Carmen Juneau, élue par acclamation, et députée depuis huit ans, M.Parizeau n'a présenté que très peu de projets Un candidat péquiste hispanophone dans Outremont?CILLES ST-JE AN Victor Uribe.diplômé en sciences politiques d'origine chilienne âgé de 37 ans, a l'intention de briguer les suffrages sous la bannière du PQ dans le comte d'Outremont.Et il estime, contrairement à la croyance populaire, que se présenter dans ce comté-là pour le PQ n'a rien de suicidaire.Victor Uribe vit au Québec depuis une quinzaine d'années.Il travaille comme interprète dans des centres d'aide aux réfugiés et dit vouloir faire campagne afin de se faire le porte-parole véritable de toutes les minorités ethniques et visibles.* Rencontré hier lors d'une fête populaire dans le quartier Côte-des-Neiges, il a indique à La Presse qu'il était jusqu'ici le seul aspirant-candidat péquiste dans le comté à avoir annoncé ses intentions.«Si l'assemblée d'investiture me choisit, j'ai des chances d'être élu: le comté d'Outremont compte environ 30 p.cent d'électeurs de langues autres qu'anglaise ou française, surtout dans ce quartier-ci ( CDN ).Parmi eux, beaucoup sont ici depuis peu; et comme moi, beaucoup ont fui des dictatures dans leurs pays d'origine», a-t-il noté.Victor Uribe a épluché les listes électorales fédérales et a repéré les noms à conson-nanec hispanique.Il dit avoir rencontré beaucoup de ces Québécois d'origines latino-américaine ou philippine qui l'ont assuré de leur appui.« Beaucoup de ces personnes qui ne vont pas voter ordinairement se rendront aux urnes pour encourager un autre néo-Québécois», estime Victor Uribe, qui se dit partisan de l'intégration des minorités aux Québécois francophones.Le congrès d'investiture péquiste dans Outremont doit avoir lieu d'ici à deux semaines, selon l'aspirant-candidat.nouveaux, se contentant surtout de frapper a bras raccourcis sur les réalisations du gouvernement Bourassa depuis quatre ans.Au grand plaisir des quelque 300 militants pequistes rassemblés en ce dimanche soir dans une salle surchauffée.par la température torride.M.Parizeau a d'abord rappelé l'aventure de la Domtar de Windsor, dont le gouvernement péquiste de l'époque avait favorisé I achat et la relance par la Caisse de dépôt et la Société générale de financement.Un geste de nature économique que n'a pas pu imiter le gouvernement Bourassa dans le cas de la Consolidated Bathurst ou de l'Institut Armand Frappier, explique M.Parizeau.«C'est un ver de terre de gouvernement ».a-t-il lancé.Le chef péquiste a bien entendu profité de l'occasion en or offerte par la nouvelle diffusée hier soir de la remise en service de la centrale thermique de Tracy, «pour servir des Américains qui ne veulent pas faire marcher leurs centrales thermiques, trop polluantes».Il est aussi revenu sur la question de la taxe Wilson (TPS), en ridiculisant l'attentisme des Bourassa.Levesque et Rémillard, «trois avocats qui discutaient du sexe des anges deux ans après le début des discussions».Pour parler du dossier de l'environnement.M.Parizeau était dans un comté qui avait écopé des déchets américains il y a quelquis années.« Ils se sont mis derrière Lincoln et ont joué de la trompette, du tambour et du clairon.Mais quand on veut jouer du clairon on ne forme pas un gouvernement, on entre chez les majorettes».Il a aussi réaffirmé son attache- Électrogrammes un souvenir marquant Campagne électorale oblige, le chef libéral Robert Bourassa s'est prêté de bonne grâce, hier, à un bain de foule à l'occasion de \u2022l'épluchette de blé d'Inde» annuelle, à ïarena de Saint-Laurent.Accompagné de sa femme Andrée, M.Bourassa a signé de nombreux autographes, notamment sur le plâtre de ce jeune garçon au bras fracturé, dont l'histoire oubliera le nom mais auquel il restera au moins un souvenir tangible de sa rencontre avec le premier ministre.Un peu plus tôt, devant une centaine de militants, M.Boursassa a accusé son rival Jacques Parizeau de friser la démagogie par ses attaques contre le gouvernement libéral.PHOTO RICHARD COOIM.la Prnst Pierre-F.Côté se penche sur le cas du libéral William Cosgrove PIERRE GRAVEL Le Directeur général des élections du Québec, Me Pierre-F.Côté, espère être en mesure de faire connaître demain ou mercredi son opinion sur l'éligibilité de M.William Cosgrove comme député à l'Assemblée nationale, le 25 septembre prochain.Plus précisément.Me Coté se prononcera sur le fait que M.Cosgrove ait ou non qualité d'électeur, ce qui constitue une condition essentielle à la validité de son éventuelle élection.Le responsable du scrutin répondra alors à une demande d'information du Parti québécois qui conteste le droit de M.Cosgrove d'être candidat et, plus particulièrement, celui de siéger comme député s'il est élu.Icudi dernier, lors de l'annonce officielle de sa candidature au sein de l'équipe libérale, M.Cos- grove a reconnu avoir habité Washington au cours des seize dernières années, dans l'exercice de ses fonctions à la Banque mondiale.Les experts consultés aujourd'hui par Me Côté doivent lui faire savoir si, à leur avis.M.Cosgrove remplissait, au moment du déclenchement des élections, le 9 août, toutes les exigences requises pour être électeur au Québec.Pour avoir cette qualité, il faut notamment avoir résidé au moins six mois au Québec et y avoir conservé son domicile.Au sens de la loi, cette notion de domicile désigne « l'endroit où une personne a son principal établissement», ce qui implique qu'elle peut provisoirement habiter une ou plusieurs autres résidences tout en conservant son domicile principal au Québec.On est réputé avoir conservé ce domicile tant qu'on n'y pas formellement renoncé.Cette renoncia- tion peut prendre la forme d'une déclaration explicite de ses intentions ou implicite par le simple jeu des circonstances.Au Parti libéral, on allègue que le fait d'avoit été à l'emploi d'une organisation internationale, à l'étranger, n'implique nullement, de la part de M.Cosgrove, une renonciation à son domicile québécois.À preuve, fait-on valoir, en cas de rupture de son contrat d'emploi, M.Cosgrove aurait vraisemblablement été privé de son droit de résider et de travailler aux États-Unis et serait naturellement revenu au Québec.Du côté du Parti québécois, on estime que M.Cosgrove ayant quitté le Québec depuis 1973, pour s'établir à Washington, a implicitement renoncé à conserver ici son domicile, ce qui lui enlève sa qualité d'électeur et, par voie de conséquence, son droit d'être élu député.PROFIL DES 125 COMTES ¦ Le Directeur général des élections vient de publier une série de dossiers socio-économiques brossant un tableau général de chacune des I25 circonscriptions.Depuis I982, à chaque remaniement de la carte électorale, de nouveaux fascicules sont ainsi publiés.Les données proviennent du recensement du Canada de I986.Chaque document contient une dizaine de pages et décrit les caractéristiques de la population de la circonscription \u2014 selon la langue maternelle et l'état matrimonial notamment \u2014, sa superficie et son économie.Le document est accessible sur demande.Il suffit de signaler le !-800-463-4378.LES ÉLECTEURS HORS QUEBEC ONT LE CHOIX ¦ La circonscription électorale de chacun des électeurs hors Québec sera déterminée par l'adresse qu'ils fourniront dans leur formulaire d'inscription.Cette adresse, qui doit évidemment être au Québec, peut être celle d'une résidence antérieure, d'un conjoint, d'un parent, ou d'une personne à charge.Pour l'instant, environ 400 de ces électeurs sont inscrits et voteront par cor- respondance.Pour s'inscrire en tant qu'électeurs hors Québec, ils doivent envoyer un formulaire dûment complété au bureau du Directeur général des élections, à Sainte-Foy, avant samedi prochain, soit le 19 août.ALFRED DANS CHAPLEAU ¦ lean Alfred, député du Parti québécois dans Papineau de 1976 à 1981.briguera demain l'investiture péquiste, mais cette fois dans le comté de Cha-plcau.toujours dans l'Outaouais.M.Alfred n'y rencontrera aucune opposition.Sylvain Simard, exvice-président du PQ sous René Levesque et candidat cette fois dans Ro-semont, a abandonné l'idée de se présenter contre le très populaire ex-député d'origine haïtienne, lean Alfred, depuis près de deux Jean Alfred ans, travaille d'arrache-pied pour rebâtir la popularité de son parti dans le comté.«M.Simard a dit qu'il serait plus difficile de me battre, a expliqué M.Alfred hier lors d'une conversation téléphonique, que de remporter l'élection contre l'actuel député libéral, |ohn Kehoe.» Interrogé sur le fait que sa candidature plaisait peu à la direction du parti, M.Alfred s'est empressé de vanter les bonnes relations qu'il entretient avec Jacques Parizeau et Pauline Marois.LE PARTI ÉGALITÉ: DE 15 À 20 CANDIDATS ¦ Le Parti Égalité entend présenter entre 15 et 20 candidats aux élections provinciales.Il fait maintenant appel à la générosité du public pour renflouer sa caisse électorale.Ce parti, qui cherche aussi des bénévoles, a fait paraître une annonce dans un hebdomadaire de l'ouest de l'île de Montréal.«Pour un Québec meilleur!» est le slogan de ce parti né, chez les anglophones du Québec, de la polémique autour de la loi 178 sur l'affichage.Il entend d'ailleurs défendre les libertés individuelles, l'enseignement bilingue, «l'accès égal à l'emploi dans les secteurs public et parapublic»et le droit de «s'exprimer dans sa propre langue».ment à la Loi 101 soulevant alors les applaudissements les plus nourris de la soirée.Seul projet, ou demi-promesse de M.Parizeau, une contribution de un p.cent prélevée auprès des entreprises pour subventionner la formation professionnelle.Le chef péquiste a terminé son allocution de prés d'une heure en promettant, s'il est élu, de rédiger une constitution du Québec, qui serait soumise au peuple par voix de référendum.«Alors nous pourrons dire: j'avais une maison à construire, je l'ai bien construite».Economies Jacques Parizeau Oui, l'économie est en bonne santé CLAUDE PICHER LW économie ne tiendra sans doute pas, dans la campagne électorale qui s'amorce, une place aussi importante que lors de la campagne fédérale de novembre dernier.Cela se comprend: l'automne dernier, les Canadiens devaient subir le pénible débat sur le libre-échange et peser le pour et le contre de la réforme fiscale du ministre Michael Wilson (y compris le projet de nouvelle taxe de vente), tout en réfléchissant sur l'état lamentable des finances publiques fédérales.Rien de tel au plan provincial, cette fois, alors que les thèmes-vedettes semblent vouloir tourner davantage autour de la langue, de l'Accord du lac Meech ou de l'environnement.Si on parlera quand même d'économie, ce sera surtout pour évaluer la performance du gouvernement.Voyons donc un peu ce qu'il en est en ce début de campagne.Il importe ici de distinguer la vie économique du Québec des finances publiques, sujet sur lequel nous aurons amplement l'occasion de revenir au cours de la campagne.Le gros bobo, le chômage Le premier point qui attire l'attention, c'est le chômage, de loin le principal problème.En dépit d'une croissance soutenue, supérieure même à la moyenne canadienne depuis quatre ans, le Québec continue d'afficher un taux de chômage beaucoup trop élevé.Il est vrai qu'il y a eu nette amélioration pendant la période où les libéraux ont été au pouvoir.En décembre 1985, le Québec était affligé d'un taux de chômage de 11,7 p.cent (contre 10 p.cent pour l'ensemble du Canada).Maintenant, le taux de chômage est de 9,3 p.cent au Québec, contre une moyenne canadienne de 7,5 p.cent.La situation est particulièrement grave à Montréal qui, avec 10,2 p.cent, affiche le taux de chômage le plus élevé de toutes les grandes villes canadiennes, y compris Saint-|ean de Terre-Neuve! Si le chômage demeure élevé, ce n'est pas que l'économie québécoise soit incapable de créer des emplois.Au contraire: depuis décembre 1985, il s'est créé plus de 230 000 emplois au Québec.Mais la population active, c'est-à-dire les gens qui ont un emploi ou qui en cherchent un, a augmenté pendant la même période d'un peu plus de 200000.Exprimé autrement, on peut dire qu'en décembre 1985, 63,5 p.cent de tous les Québécois âgés de 15 ans ou plus travaillaient ou étaient à la recherche d'en emploi (c'est ce que les spécialistes appellent le taux d'activité).Cette proportion dépasse maintenant les 66 p.cent.Le Québec est donc capable de fournir des emplois à tous les nouveaux arrivants sur le marché du travail ( femmes qui quittent le foyer, jeunes diplômés) et même un peu plus.Le problème, c'est qu'une fois ce besoin comblé, il ne peut aller beaucoup plus loin, ce qui explique que le chômage demeure élevé en dépit de la création de dizaines de milliers d'emplois.Croissance et investissements Mise à part la plaie du chômage, le Québec a réalisé de- puis quatre ans une performance économique supérieure a celle de l'ensemble du Canada.Systématiquement, depuis 1986, le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) québécois dépasse celui du Canada.Il en résulte, entre autres, que le poids économique du Québec dans l'ensemble canadien a sensiblement augmenté.En 1985, le PIB québécois, c'est-à-dire la taille de l'économie, représentait 22,7 p.cent du total canadien.Quatre ans plus tard, cette proportion est de 24.1 p.cent.En ce qui concerne les investissements, et particulièrement les immobilisations du secteur manufacturier (c'est-a-dire les dépenses faites par les entreprises pour construire de nouvelles usines, agrandir ou moderniser les installations existantes, acheter de l'équipement ou de l'outillage ), le score du Québec, là aussi, dépasse la moyenne canadienne (mais demeure inférieur à celui de l'Ontario).Les Québécois ont.depuis quatre ans, réduit quelque peu l'écart qui les séparait de la moyenne canadienne au chapitre du revenu personnel par habitant: de 1985 à 1988.ce revenu a augmenté de 7.2 p.cent au Québec, contre 6,7 p.cent au Canada.Ainsi, en 1985, le revenu personnel du Québécois moyen était de 5,8 p.cent inférieur à celui du Canadien moyen.Quatre ans plus tard, cet écart n'était plus que de 3,9 p.cent.Enfin, les dépenses des ménages, qui reflètent le degré de confiance des consommateurs à l'égard de l'économie, ont également augmenté plus vite au Québec que dans le reste du pays.Disque usé Dans l'ensemble, il s'agit la d'un portrait réjouissant.Et il y a fort à parier qu'au cours des prochains jours, les libéraux tentent de faire le plus de kilométrage possible avec ces chiffres.Ne nous laissons pas impressionner: lorsque l'économie va bien, le gouvernement a tendance à s'en attribuer tout le mérite, tandis que l'opposition affirme que c'est, à cause de la conjoncture favorable, le gouvernement n'ayant eu qu'à se «laisser porter par la vague».Le disque est usé.Lorsque l'économie va mal, c'est exactement le contraire: le gouvernement blâme la conjoncture défavorable, et l'opposition blâme le gouvernement.Ni l'un ni l'autre n'a vraiment raison, ni vraiment tort.Il existe des réalités sur lesquelles le gouvernement québécois n'a aucun contrôle; ce n'est pas la faute du gouvernement québécois si l'Amérique du Nord a connu, en 1981-82, sa pire crise économique depuis la grande dépression des années 30! Par contre, le gouvernement, s'il n'est pas le premier responsable de la bonne ou de la mauvaise santé de l'économie, dispose d'outils importants.Il peut créer des programmes favorisant les investissements, l'emploi, le développement de l'entreprise, les exportations.les régions, la recherche.Il peut aussi commettre des erreurs coûteuses.Pendant la campagne, les libéraux ne doivent pas se contenter d'aligner des chiffres.Il leur appartient de démontrer dans quelle mesure leurs décisions ont pu contribuer à la bonne santé de l'économie.Quant aux pequistes.ils peuvent certes parler de conjoncture, mais il leur incombe d'abord de démontrer aux électeurs en quoi le gouvernement aurait pu faire mieux. LA PRESSÉ.MONTREAL.LUNDI 14 AOUT 1989 Éditorial Paul Desmarars president du conseil cl .Klmimstrarion Roger D Landry president et éditeur Claude Maison éditeur jdiomt Marcel Oesiardms directeur de l mftyrruticfi Alain Oubuc editor u 4t?en cr>el La dernière chance de M.Dye: le Parlement La Cour supreme a soutenu le principe de la confidentialité des documents du cabinet.Le vérificateur general du Canada n obtiendra donc pas les informations dont il a besoin pour savoir si le gouvernement s*est montré trop généreux lors de l'achat de Pétrofina Canada.La Cour conseille au vérificateur.M.Kenneth Dye, de s'adresser au ^ÊÊ^^ Parlement dont il a reçu son mandat.,j Cette affaire remonte à 1981.alors que le f gouvernement de M.Pierre Elliott Trudeau ne lésinait pas pour permettre à Petro-Canada de devenir un des grands du pétrole sur la scene canadienne.La société d'Etat a paye 51,7 milliard pour Pétrofina Canada dont la valeur au livre aurait été de $1.2 milliard.Les actionnaires de Pétrofina auraient aussi reçu des avantages fiscaux d'une valeur de $700 millions.M.Dye a besoin de détails sur cette transaction s'il veut faire un rapport complet sur la gestion des fonds publics, comme c'est son devoir.Le principe de la confidentialité des délibérations et des documents du cabinet est précieux.Il est en effet difficile de concevoir une discussion parfaitement libre entre les ministres s ils n ont pas la garantie que leurs propos resteront entre qua- tre murs.Que d'idées confuses, mal conçues ou, parfois, idiotes sont exprimées dans une discussion animée avant dén arriver a une conclusion raisonnable» Cependant, M.Dye ne cherche pas les propos des ministres mais des évaluations préparées par Petro-Canada a I intention des ministres.Loin d être des paroles en l'air sans consequence, les pieces recherchées permettraient de calculer le coût précis de toute la transaction pour les contribuables canadiens.Enfin.M.Dye a toujours cherche a exercer des pressions sur le gouvernement pour que celui-ci donne de meilleurs et de plus amples renseignements financiers au Parlement.L'affaire de Pétrofina est venue a un moment de degradation des finances publiques et des renseignements financiers Elle était un excellent exemple d'une pratique qui permettait au gouvernement de dépenser des sommes importantes sans tenir le Parlement au courant.En effet, le gouvernement doit obtenir l'assentiment du Parlement s'il veut dépenser des fonds dans un projet quelconque.Cependant, il n'a même pas besoin de tenir le Parlement au courant s'il renonce à percevoir des impôts auxquels il aurait normalement droit \u2014 ce qu'on appelle une dépense fiscale.Il s'agit d'une pratique qui ferait sauter au plafond n'importe quel vérificateur général.M.Dye ne s'est pas contenté de protester; il a voulu contraindre le gouvernement a lui donner accès aux renseignements voulus dans un cas bien determine.Il ne faut pas sous-estimer I importance de la campagne de M.Dye Selon le rapport préparé par une commission présidée par M.Eric Nielsen lorsqu il était vice-premier ministre, le gouvernement federal donne des subventions de l'ordre de $15 milliards par an aux entreprises canadiennes, dont une part importante sous forme de dépenses fiscales.Le vérificateur general cherche donc a donner au Parlement des informations très importantes si ce dernier veut pouvoir maitriser le deficit.Maigre le différend au sujet de la confidentialité, M.Dye peut se féliciter d'avoir obtenu le concours du gouvernement de M.Mulroney dans rétablissement de pratiques comptables plus rigoureuses et d'une présentation plus fidèle des finances publiques.La question de Pétrofina a donc perdu beaucoup de son acuité.M.Dye devrait cependant suivre le conseil de la Cour suprême et s'adresser au Parlement.Le vérificateur général travaille pour le Parlement, pour qu'il puisse mieux accomplir sa tâche.Malheureusement, celui-ci l'appuie plutôt mollement face au gouvernement.De la part de gens qui ont la responsabilité de voter le budget, c'est une attitude assez étrange.Frederic WACNIERE La boîte aux lettres La Vierge de Medjugorje Si j'avais lu un reportage sur les prétendues apparitions à Medjugorje dans un journal de l'Armée bleue ou des Bérets blanes.je n'aurais pas été étonne.Mais que Lu Presse juge dignes de deux pleines pages les impressions tendancieuses de Suzanne Ratelle-Desnoyers, cela me semble invraisemblable! Le lecteur d'un journal sérieux n'a-t-il pas droit à une information critique qui lui don- Excellent .reportage ¦ l'ai lu avec intérêt dans /a Presse du 29 juillet l'article de Suzanne Ratelle-Desnoycrs sur les apparitions de la Vierge a Medjugorje.en Yougoslavie.Y étant deja allée moi-même, je considère que la journaliste a brosse un tableau complet.Le texte et les photos ont été présentés d'une façon très professionnelle.En deux pages, on voit, on lit, on comprend et l'on apprécie l'article.Pour conserver dans mon dossier ce document, je me suis rendue au Centre de la Photocopie.Le commis souriait car d'autres personnes s'étaient présentées avant moi pour une même reproduction.Lucienne DESCOTEAUX Montréal ¦ Nous tenons à féliciter Mme Suzanne Râtelle Desnoyers pour son très beau reportage sur les apparitions de La Vierge à Medjugorje.C'est un très beau geste qui, je crois, va éveiller la foi des gens.Felicitations pour votre audace à répandre la bonne nouvelle, spécialement dans un journal aussi populaire que le vôtre.Mme Laurette MARTEL (oliette ¦ Le reportage de madame Ra-tcllc-Desnoyers dans la Presse du 29 juillet sur les apparitions de la Vierge en Yougoslavie a été vivement apprécié.C'est réconfortant de penser à la sollicitude de la Sainte Vierge qui intervient pour nous «réveiller» en cette époque troublée qui est la nôtre.Nous sommes en effet comme endormis et ne voyons plus la décadence qui nous entoure.La Vierge s'in-quiétc particulièrement du sort des jeunes, l'espère que beaucoup de personnes ont lu ces articles et que leur façon de vivre en sera transformée.Cécile MARTIN-POTVIN Saint-Laurent ¦ Il est certain qu'il est toujours fascinant de lire de tels articles.Ne restons-nous pas curieux devant ces secrets mystérieux non dévoilés?Beaucoup d'entre nous attendent toujours la révélation des trois secrets de Fatima.Une chose est sûre cependant.Dieu s'est révélé aux hommes en la personne de Jésus Christ et quatre évangiles furent écrits pour nous le faire connaître.Il n'y est pas question de secrets ou de révélations futures.La Bible contient la connaissance nécessaire pour nous conduire à vivre une relation personnelle avec Dieu.Elle contient même un avertissement face aux apparitions dans Galates.La lire c'est aller voir pour soi-même.Manon PRÉCOUX Auteuil ne les éléments nécessaires à la formation d'une opinion éclairée?L'apologie sans vergogne de la journaliste pigiste sur un phénomène aussi discutable ne rend pas ce service.Sous l'effet évident d'un emballement.Mme Ratelle-Desnoyers ne fait état d'aucune opinion théologique dissidente, ne prend aucun recul critique face à ce qui se passe à Medjugorje.Qui plus est, animée semble-t-il par la passion du révolu, elle va même jusqu'à prétendre que les messages des voyants «sont parfaitement fidèles à la doctrine évangélique».Cette affirmation est aussi fausse que présomptueuse.Nulle part dans le Nouveau Testament retrouve-t-on.par exemple, cette grotesque manie des petits secrets ésotéri-ques qu'on impute à la Vierge Marie.(Souvenons-nous du «pauvre Canada» de Fatima!) Encore moins y trouvera-t-on la notion pernicieuse d'un Dieu offensé qui va bientôt se venger sur l'humanité, celle-ci toujours perçue du point de vue le plus pessimiste et peccable que possible.Selon cette «théologie» Marie serait plus miséricordieuse que Dieu puisque ce serait elle qui retiendrait le bras vengeur de son fils prêt à frapper! Le vocabulaire de Mme Ratelle-Desnoyers est très problématique.Citant les voyants, elle parle de «secrets et d'avertissements, de dates et de messages secrets, de la punition inévitable, de menaces sérieuses, de la conversion qui attrape les incroyants.» Quoiqu'en pensent les «experts et les ecclésiastiques» qu'elle se plait à citer, ce langage n'est pas celui de la Révélation chrétienne.À Medjugorje, il est aussi beaucoup question du jeûne.Or, l'importance et le sens du jeûne dans la doctrine néo-testamentaire ne sont pas aussi évidents que les adeptes des apparitions voudraient nous le faire croire.En revanche, ce qui est très clair dans l'Évangile est la condamnation de la génération qui courre les signes! Il est aussi fort intéressant et révélateur de noter que les promoteurs des messages dits révélés font toujours tenir à la Vierge des propos frelatés qui sentent l'intégrisme religieux et la droite politique.Un recul historique ne démontre-t-il pas, d'ailleurs, que la promo- M-MMCtRfy i ?ROUS RESERVES non mariale accompagne les raidissements absolutistes au sein de l'Église catholique?Etait-ce le hasard qui a voulu que les «révélations» de Fatima cadrassent parfaitement avec le dessein de la dictature fasciste de Salazar au Portugal?(Le hasard aussi qui faisait de Mgr Lefebvre l'évéque-protec-teur de Fatima pour la France?) Les «apparitions/révélations», en outre, présentent la foi chrétienne selon une perspective fixiste.tout axée sur les oeuvres et le statu quo.En cela aussi elles contredisent l'Evangile et sont non seulement suspectes mais hautement dommageables pour l'oecuménisme et l'aggiornamento.Le reportage parle beaucoup de conversions et de miracles sans toutefois s'attarder sur ce que sont une véritable conver- Où la Vierge serait apparue.sion, un miracle authentique selon les Écritures saintes.Il suggère cependant que la conversion signifie un retour aux formes traditionnelles de dévotion.Cette insistance sur le retour aux formes de piété extérieures, contingentes à des époques révolues, trahit le sens théologique de la tradition chrétienne.Celle-ci n'est jamais un retour en arriére ou une fixation nostalgique sur le dépôt acquis mais plutôt l'invention créative sous la mouvance de l'esprit divin de formes nouvelles et adaptées d'expressions spirituelles.Ces expressions, loin de mimer ou caricaturer le passé, s'adaptent a la communauté humaine dont le propre et le génie est d'être en evolution et en création constantes.Contrairement à ce que croient plusieurs, surtout ceux en proie a la culpabilité et les plus susceptibles d'être séduits par des prodiges, l'expérience de conversion à la foi chrétienne ne doit pas passer par la destruction de l'identité propre ou par le mépris de la raison.On ne rejette pas un fardeau pour le remplacer par un autre.Les récits de Medjugorje me font penser à toutes ces sectes qui prolifèrent de nos jours précisément parce qu'elles font vibrer à la fois la corde de la culpabilité et du merveilleux et promettent un salut tangible a forte emotion.C'est le problème de Medjugorgc, Fatima.des apparitions: on situe Dieu en deçà de la raison humaine et non plus au-delà.À grands coups de messages apocalyptiques, on veut remettre l'humanité «a sa place»! Mais quelle place?Devant l'exotisme de la solution simple et des expériences sensorielles extraordinaires, il faudrait peut-être rappeler la sobre sagesse de I evangéliste: «Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur, qui entre-roni dans le Royaume.» Daniel BELLEMARE ile-des-Soeurs ( Verdun ) Témoignage L'enfance de Félix Leclerc: comme un «p'tit bonheur» Thérèse Leclerc Stens-land est une des soeurs de Félix Leclerc.Elle évoque ici quelques souvenirs de jeunesse à l'occasion du récent anniversaire de la mort de son illustre frère.Etant de la famille et ayant vécu sous le même toit que lui pendant des années, j'aimerais, comme un hommage spécial, raviver le souvenir de notre jeune temps à La Tuque.Nous étions onze frères et soeurs (Félix était le sixième).Grâce à nos parents, notre enfance s'est déroulée comme un «p'tit bonheur».N'empêche que les aventures n'ont pas manqué.Il y en a une, particulière, qui a ébranlé Félix pour un temps.En sortant de l'école, un après-midi, il a reconnu, au loin, la voiture de papa se dirigeant vers notre maison d'été.Il s'est mis à courir après, le sac au dos, pensant bien la rattraper.Mais à chaque détour il la voyait s'éloigner un peu plus.Il a couru tout le trajet (plus de trois milles) sans que personne ne s'en aperçoive.En déchargeant le voyage, rendu au camp, père eut la surprise de voir venir le p'tit Félix, ployant sous son sac d'école plein de livres, exténué et pleurant à chaudes larmes.Cette histoire a fini par lui créer un renom de héros dont il était très fier.La rivière Saint-Maurice a marque notre enfance.Nous avons tant couru dans les sentiers du petit bois menant aux chutes, et tant sauté sur les ro- ches a fleur de courant.Nous; allions aussi aux noisettes, qui abondaient dans ces parages.Dans les jours frisquets de décembre, Félix allait au grenier chercher la provision, toute sèche et manipulable, que nous décortiquions ensemble.Au temps des fêtes, la ma!-! son s'emplisait de joyeux chants.Nos soeurs musicien-nos entraînaient la famille et tout le monde suivait, papa do-1 minant le groupe de sa belle voix.La musique a toujours eu une place importante chez nous, grâce à notre mère qui était une artiste.Les deux frère-.Félix et Grégoire.chanJ taient souvent à l'église, aux grand-messes du dimanche.À la messe de minuit, on les choisissait pour les solos qu'ils exécutaient superbement de leur voix d'enfant.Avec les années, les plus' vieux partirent pour différents collèges.Félix était promu pour l'Université d'Ottawa.Aux vacances, il revenait plein d'histoires et de pièces théâtrales qu'il nous déclamait.et qui nous subjuguaient.Il commençait alors à écrire et cachait ses articles dans une caisse de ciment, rectangulaire, qu'il appelait sa tombe.Plus tard, dans une pension à Montréal, il s'est mis à composer des chansons, voulant se produire à Radio-Canada.On lui demandait toujours d'attendre.¦ C'est à Paris, en 1950.que le Grand prix du disque lui fut décerné, par-dessus la tète des Maurice Chevalier et des Charles Trcnet.C'est le triomphe.On sollicite «le Canadien» partout en Europe.Et au Québec, enfin! Il écrit, il chante, il s'implique.Son étoile monte de plus en plus et brille de tous ses feux.Elle ne s'arrêtera plus.Thérèse LECLERC STENSLAND Deux-Montagnes i Le Monde LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 14 AOUT 1989 B3 Syriens et druzes tentent en vain de forcer le verrou de Souk el-Gharb Plus d'un million de Libanais se sont réfugiés dans les abris Mickey Leland et son fils Jarrett dans une photo prise lors d'une parade à Houston.photo«uter Mickey Leland meurt dans un accident d'avion en Ethiopie d'après AFP et UPI NAIROBI Des hélicoptères américains ont retrouvé hier la carlingue calcinée de l'avion qui transportait le représentant démocrate Mickey Leland et 15 autres personnes dans des montagnes,de l'ouest éthiopien, où l'avion a « percuté une falaise », a déclaré un responsable de l'ambassade américaine à Addis-Abéba.Au crépuscule, 12 corps avaient été découverts.Le porte-parole de l'ambassade Mm Haley a cependant estime qu'il n'y avait pas d'espoir de retrouver des survivants.« C'est un accident auquel on ne pouvait survivre », a-t-il ajouté.L'opération de recherche et d'évacuation des corps reprendra ce matin sur les lieux de l'accident, à 55 km à l'est de Gambcla, près de la frontière soudanaise.A Washington, le president George Bush s'est déclaré « attristé » par la nouvelle.« Le sens de la compassion de M.Leland et son désir d'aider ceux dans la besoin, a aidé des millions de personnes, de Houston (Texas) à Addis-Abe-ba », a ajouté M.Bush dans un communiqué de la Maison Blanche.L'avion, un Twin Otter, avait disparu lundi par mauvais temps, après avoir décollé d'Addis-Abéba à destination du camp de réfugiés soudanais de Fugnido.près de la frontière soudanaise, à environ 50 km au sud de Gambela.Après six jours de recherches, l'épave de l'appareil a finalement été repérée hier par l'un des quatre hélicoptères MH-60 de l'armée de l'air américaine qui s'étaient joints aux recherches.Mickey Leland s'était illustré depuis son entrée à la Chambre des représentants en 1978 par une lutte permanente pour les droits de l'homme et contre la faim dans le monde.La vision en 1985 d'une fillette en train de mourir de faim en Ethiopie lors d'un de ses nombreux voyages l'avait toujours obsédé, avait-il déclare, le ramenant à plusieurs reprises dans cette région qu'il qualifiait de « bout de la terre ».Depuis son entrée au Congrès, où il avait été réélu à six reprises comme représentant du Texas, il avait fini par réussir à obtenir la création d'une commission spéciale sur la Faim qu'il dirigeait.Président à deux reprises du Black Caucus au Congrès, groupe de parlementaires noirs pour la défense des droits de cette minorité, Leland avait évolué, selon ses propres termes, du « militant noir » au « militant au service de l'humanité ».Tout en luttant contre la faim en Afrique, il s'était également battu pour les sans-abri aux Etats-Unis.Leland s'était aussi rendu au Vietnam pour ramener trois enfants à leurs familles installées aux États-Unis.En octobre dernier, il avait participé à Cuba à des négociations pour la remise en liberté de trois défenseurs des droits de l'homme et de leur famille.Leland, qui était le parlementaire américain le plus proche du numéro un cubain Fidel Castro, avait aussi à son actif d'avoir rapproché les deux communautés noire et juive dans son pays.Durant dix ans, il avait été le coordon-nateur d'un programme d'envoi de jeunes noirs de Houston en Israël pour leur initiation à la culture hébraïque.Deux soldats israéliens prisonniers du Hezbollah seraient morts d'après AFP et AP JÉRUSALEM Lr armée israélienne s'est refusée à confirmer ou à démentir hier les informations publiées par le Sunday Times britannique selon lesquelles deux soldats israéliens faits prisonniers par le Hezbollah pro-iranien en février 198b au Liban sud avaient succombe peu après à leurs blessures.« En règle générale, nous ne réagissons pas à des informations non officielles en ce domaine », a déclaré le porte-parole.Il a souligné qu'aux yeux des autorités israéliennes, « les deux soldats sont considérés en vie aussi longtemps que la preuve du contraire n'a pas été établie ».Selon le Sunday Times, le cheikh Abdel Karim Obeid.enlevé fin juillet par l'armée israélienne au Liban sud, a révélé au cours de son interrogatoire que les soldats |osef Fink cl Rahamim Alcheih étaient morts, le premier quelques minutes et le second quelques heures après leur capture.Le journal précise que l'armée israélienne a notifié la nouvelle à leurs familles auxquelles elle a demandé de tenir le secret.Mordechai Fink.le père d'un des soldats, a déclaré au journal Ycdiot Ahronot qu'il pense que son fils est encore en vie.« On ne nous a pas informés de sa mort, mais on ne nous a pas dit non plus qu'il était en vie ».Shlomo Alshcik, le père du deuxième soldat, a lui déclaré: « Nous avions été informés il y a tout juste deux semaines qu'il était vivant.Nous ne savons rien en dehors de cela.Et nous prions pour sa prochaine libération ».Un porte-parole militaire israélien avait annoncé le 31 juillet que les deux soldats étaient « portés disparus ».La Résistance islamique, qui relève du Hezbollah, avait revendiqué leur capture le 17 février 1986 et distribué une cassette vidéo à l'appui de ses dires.Deux jours plus tard, elle avait annoncé « l'exécution » d'un des deux militaires.d'après AP.AFP.Reuterel UPI BEYROUTH Lt armée syrienne et ses allies libanais ont lancé hier une grande offensive terrestre pour tenter de prendre le verrou stratégique de Souk al-Gharb.au sud de Beyrouth, mais en soirée les forces chrétiennes du général Michel Aoun avaient réussi a repousser l'assaut, au terme de combats meurtriers.Parallèlement, le pilonnage \u2014sans précédent durant 14 ans de guerre\u2014 du «pays chrétien », commencé à l'aube, et la riposte du général Aoun.notamment sur la banlieue sud de Beyrouth et la montagne druze, où sont installées des batteries syriennes, a jeté dans la journée d'hier plus d'un million de Libanais aux abris, où certains se trouvent depuis jeudi.Onze civils ont été tues et 75 blessés au cours de ces bombardements, selon un bilan partiel de sources hospitalières.La ville a perdu 85 p.cent de ses 1.5 million d'habitants partis se réfugier dans des zones plus calmes.Cinq mois de violence au Liban ont fait au moins 674 tués et 3 016 blessés, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP.Le bilan des pertes militaires est impossible à établir en l'absence d'informations de sources indépendantes.Le front de Souk al-Gharb.a 10 km au sud-est de Beyrouth, où se font face des unites syriennes aux côtes des miliciens du Parti socialiste progressiste (PSP du chef druze Walid loumblait) et les brigades du general Aoun.était relativement calme en soiree, alors que des versions contradictoires de la bataille dont l'echo a fait trembler le pays pendant toute la journée, ont été données par les principaux protagonistes.Le general Aoun, chef du gouvernement de militaires, qui reclame le depart des 35 000 soldats de Damas stationnes au Liban, a affirme que m le Syrien a été défait ».en annonçant que son armée avait repoussé, après cinq heures de combats, une offensive conjointe de l'armée syrienne et du PSP.Selon lui.les combats acharnes ont fait 150 victimes du côte syrien.Un communique de l'armée a précise ultérieurement que dix soldats syriens avaient été tués, ainsi que 20 Palestiniens et 20 membres de la milice druze de Walid loumblatt.De source chrétienne, on admettait avoir perdu également « plein » de soldats.Douze autres soldats syriens auraient trouve la mort dans des combats proches de la ligne verte.Le commandement syrien a Beyrouth a affirme de son côte que ses soldats n'avaient pas participe a cette operation, mais a averti que si les « forces nationales » lui demandait son aide, il les lui apporterait et que le résultat serait alors « décisif ».De son cote, le PSP.dont des sources avaient des le matin annonce la prise de Souk al-Gharb.a minimise celte action et l'a presentee dans un communique comme une série d'opérations de commandos.L'enclave de Souk F.l-Gharb.de cinq kilometres de large sur 25km de long, est d'une grande importance stratégique, car elle forme une vallée qui commande l'accès au centre du « pays chrétien », notamment a Baabda.ou se trouve le palais présidentiel qui sert de QG au general Aoun et a Yarze.qui abrite le ministère de la Defense.En 1983, le general Aoun.alors commandant de la 8e brigade, y avait arrête une offensive conjointe des miliciens druzes et de l'armée syrienne et.depuis, cette localité a été transformée en un véritable camp retranche, le « Verdun » libanais.Parallèlement, les grandes manoeuvres diplomatiques lancées samedi par la France se poursuivaient avec l'envoi d'émissaires dans plusieurs capitales.Ils ont été chargés par Francois Mitterrand de prendre contact avec les autorités locales afin d'étudier les moyens de parvenir a un cessez-le-feu au Liban.Manifestations des deux côtés du Mur de Berlin d'après AFP et AP BERLIN-EST Des manifestations sporadi-ques ont eu lieu a Berlin-Est à l'occasion du 28\" anniversaire de la construction du Mur.A l'Ouest, des manifestants masqués ont détruit quelques barrières et lancé une bombe incendiaire contre le mur, sans causer de réels dommages.Pendant ce temps.Bonn était contraint de fermer son ambassade à Budapest, dont les locaux abritent depuis plus d'une semaine plus de 140 réfugiés est-allemands qui demandent l'asile en RFA.Il avait déjà pris une mesure similaire en ce qui concerne sa Représentation permanente (ambassade) à Berlin-Est.Selon des témoignages dignes de foi.environ une quinzaine de personnes ont été interpellées au cours des manifestations organi- Deux policiers, un de la RFA à gauche, l'autre de la RDA, ont échangé quelques propos acerbes, chacun de son côté du Mur \u2014ici, à Check Point Charlie, une simple ligne blanche\u2014 a la grande satisfaction des photographes.PHOTO ASSOCIATED PRESS sees a Berlin-Est par de petits groupes de candidats a l'émigration.Devant la porte de Branden-bourg située Unter den Linden, la célèbre avenue de Berlin, une cinquantaine de personnes ont scandé: « Nous voulons partir».Certains ont crié: « L'esprit est sans pouvoir quand le pouvoir est sans esprit.C'est cela notre démocratie socialiste ».D'autres manifestants a lu porte de Brandenbourg ont lance des fleurs rouges en direction du Mur.Un groupe d'une trentaine de personnes ont été repoussees par la police alors qu'elles essayaient de s'approcher de la Représentation ouest-allemande à Berlin-Est qui abrite encore 116 réfugiés est-allemands.15 autres ayant quitté hier la mission diplomatique ouest-allemande de leur propre gré.La police ouest-berlinoise a indiqué en outre qu'un Allemand de l'Est avait tente en vain hier matin de passer à l'Ouest au point de passage Check Point Charlie.Plus tard, à ce même endroit.Wolfgang Holzapfcl.militant de l'Association du 13 août, s'est couché au beau milieu de la limite entre les deux Berlin, la tète et le tronc reposant a l'Est et les jambes a l'Ouest.Les gardes-frontières est-allemands ont sommé la police ouest-berlinoise de faire circuler l'individu, la menaçant de porter l'entière responsabilité de tout ce qui pourrait s'ensuivre.L'homme s'est finalement relevé et les manifestants se sont dispersés.Les catholiques d'Ulster manifestent contre la présence britannique en Irlande du Nord d'après AFP et Reutcr BELFAST Cerry Adams, le president du Sinn Fein (branche politique légale de l'IRA).a félicité hier soir les membres de l'Armée républicaine irlandaise pour 20 ans de résistance à la « machine militaire» britannique, à l'issue d'une manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans le bastion catholique de Belfast-ouest.A la veille du vingtième anniversaire du déploiement des troupes britanniques en Irlande du Nord, le leader du Sinn Fein a « félicité les hommes et les femmes de l'IRA pour 20 ans de lutte contre la machine de guerre la plus sophistiquée et puissante qu'on puisse imaginer ».« Après 20 ans.a-t-il ajouté.(l'IRA) est plus forte qu'elle n'a jamais été ».« Notre objectif, a-t-il poursuivi, est de mettre fin à la partition de l'Irlande et d'éliminer la présence britannique, pour créer une société unie », en opposant cette « vision de paix » à la « vision d'échec » entretenue selon lui par les hommes politiques unionistes (protestants).«Nous allons gagner», a-t-il conclu, avant que les sympathisants de l'IRA ne se dispersent dans le calme.C'était aussi le message proclamé sur des dizaines de banderoles dans le défilé, auquel s'étaient jointes des délégations du mouvement britannique Les troupes dehors, de l'organisation de soutien américaine Noraid et de partis d'extrème-gauche venus de la République d'Irlande.Le cortège, hérisse de drapeaux irlandais, s'était ébranlé au son des fanfares « républicaines» en milieu d'après-midi, dans le calme, comme l'avait souhaité le Sinn Fein.La tension était toute- fois manifeste dans la foule catholique après la mort d'un adolescent de 15 ans, Seamus Duffy, tué par une balle en plastique de la police mercredi, lors d'émeutes sporadiques dans le quartier.Alors que la police d'Ulster (RUC) redoute toujours que l'IRA ne marque l'anniversaire par un coup d'éclat, son nouveau chef, Hugh Annesley, s'est mêlé brièvement aux manifestants.« le suis venu voir comment les choses se passent, l'appelle tout le monde au calme et a la dignité », a-t-il déclaré aux journalistes avant de s'éloigner, entouré d'une escorte de soldats et de policiers.POLOGNE Walesa persiste ¦ Lech Walesa a déclaré hier que l'opposition incarnée par Solidarité voulait « former un gouvernement sans communistes », ce qui, à ses yeux, serait la meilleure solution pour surmonter la crise politique et économique en Pologne.« Le POUP doit passer dans l'opposition, sinon Solidarité y demeurera », a-t-il ajouté, persistant ainsi dans son refus de participer au gouvernement du général Czeslaw Kiszczak.Walesa doit rencontrer aujourd'hui les dirigeants des partis paysan (ZSL) et démocrate (SD), auxquels il a proposé de former une coalition.Une rencontre avec le général Kiszczak devrait suivre.ANC Tambo est « fatigué » ¦ Un porte-parole du Congres national africain (ANC) a dementi hier que le président du mouvement.Oliver Tambo, ait été victime d'une congestion cérébrale, affirmant qu'il souffrait seulement de « fatigue» et «se repo- sait » en Grande-Bretagne auprès de sa famille.Le président de l'ANC avait effectué la semaine dernière une longue tournée en Afrique australe, et était rentré à Lusaka pour préparer le sommet des pays de la Ligne de front, qui s'est tenu jeudi dernier.II a alors « semblé très las »; selon les médecins, il s'agissait « d'un cas de fatigue extrême ».IRAN Toxines canadiennes ¦ L'Iran a tente de se procurer des toxines au Canada et aux Pays-Bas.vraisemblablement pour un programme de recherches de production d'armements biologiques, rapportait hier le New York Times, citant des sources occidentales de renseignements.Washington a réussi à convaincre les deux pays de ne pas approvisionner l'Iran qui cherchait à obtenir des souches produisant des mycotoxincs susceptibles de bloquer le processus de synthèse des protéines dans les cellules des organismes humains et animaux.Le Times précise que l'Iran a commence de négocier l'achat de ces toxines en décembre dernier au Canada quand un homme identifié par les services de renseignements comme étant un certain M.Moallem a contacte le Dr.Bruno Schiefer.directeur du laboratoire de recherches en toxicologie à l'Université du Saskatchewan.VIETNAM Non au pluralisme ¦ Le secrétaire general du PC vietnamien, Nguyen Van Linh.a reaffirmé son opposition absolue au pluralisme politique au Vietnam, tout en appelant à la vigilance devant « les manoeuvres impérialistes » visant à déstabiliser les pays socialistes.« Nous nous opposons au pluripartisme, a l'existence des partis réactionnaires hostiles au socialisme ».a-t-il déclaré dans une interview au quotidien soviétique Troud.La question du pluralisme, timidement abordée dans la presse vietnamienne, a été débattue et finalement rejetee par les membres du comité central du PCV lors de son 6e plenum tenu en mars dernier. Presse ifcbfienaissaisce -10- Lc lendemain matin, je rentrai à Amsterdam en auto-stop.En chemin, je m'arrêtai pour rendre visite à Louise dans sa petite maison de campagne, le fis plusieurs kilomètres à pied autour du lac et finis par atteindre sa maison.Au moment où j'allais frapper à la porte, j'aperçus par la fenêtre mon cher ami Wilbur H.Lynch, cet homme si respectable qui m'avait renvoyé de l'école où j'étais concierge, le comprenais à présent la raison de son geste.Il traversait la pièce en sous-vétements.suivi de ma chère Louise vêtue d'une robe de chambre.le m'en retournai à Amsterdam.Jamais je ne le lui dis.On était en septembre, certains collégiens partaient pour l'université.Pete Riccio, lui, allait à la Saint Lawrence University.Moi, je n'avais pas assez d'argent.L'université.c'était pour moi un mot magique.Là était ma liberté: échapper â Amsterdam, à ma mère, à mes six soeurs.Ce pouvait être aussi une façon d'échapper a mon père, qui ne semblait avoir aucun désir de me voir.Et.aussi, une façon d'échapper à Louise.Tandis que je devenais de plus en plus distant, elle redoublait de jalousie, venant parfois me voir a mon travail, furieuse, me demandant où j'étais aile, avec qui, ce que j'avais fait, parlant à voix basse, de façon à ne pas être entendue.Il me fallait de l'argent.Ma soeur Betty me trouva un travail au rayon prêt-à-porter pour hommes du grand magasin M.Luric.l'y passai une année mortellement ennuyeuse, me réfugiant dans le rêve, le possédais en tout et pour tout un complet et un manteau de fine étoffe.Tous les soirs, je repassais mon complet: la pattemouille sur les plis, puis le fer chaud, le rêvais: jetais tout le monde sauf moi.Comme le temps s'étirait! le m'efforçais de rester le plus longtemps possible sans regarder l'horloge.Puis je risquais un coup d'oeil: quatre heures.Encore deux heures avant la fermeture! Il ne serait donc jamais six heures! le commençai à voler, de petites sommes.S' quelqu'un achetait un article à 2.98 dollars, et me donnait trois dollars, je upuis 1.98.laissais tomber un dollar par terre et allais le récupérer plus tard, l'étais très effraye.|e n'avais encore jamais volé d'argent.Un jour, après l'une de mes petites combines, je surpris le regard soupçonneux de lun des employés, lamais plus je ne recommençai.Cette année-là.je jouai le rôle de |ohn Barry-more dans la pièce The Royal Family, montée par le Little Theatre.|e me voyais déjà cloué à Amsterdam pour le restant de mes jours.Au bout de quelques années, j'aurais pu devenir chef du rayon Hommes chez Lurie and Co.Je m'occuperais de la troupe du Little Theatre.Je pourrais même devenir membre du club de golf.enfin, de celui qui admettait les luifs.Un réseau de grossistes en épicerie m'offrit un jour une place intéressante: m'occuper de leur publicité.Ils m'assuraient que rapidement je pourrais gagner jusqu'à cent dollars par semaine.Cela me semblait une somme fabuleuse, le me voyais déjà dans une belle voiture, avec des filles et de beaux vêtements, le me demande en- Bornmorc le 21 décembre 1942.Sur une photo Je Time.on me voit au centre, avec ma tunique blanche et tenant un \\anitvcar.l'air très impartant, entoure notamment de Katharine Cornell.Judith Anderson et Gertrude i/n»yr»nv.core aujourd'hui ce qui me poussa a refuser, a échapper au piège.Mon désir d'être acteur devait être plus puissant encore que je ne m'en rendais compte.Une année passa donc, en complet impeccablement repassé et manteau de fine étoffe.Un nouveau mois de septembre arriva.Des jeunes gens partaient à nouveau à l'université.Petc Riccio retournait à la Saint Lawrence University pour sa deuxième année, et il me pressait de l'y accompagner.Mais comment l'aurais-je pu?Mes economics se montaient â 163 dollars, bien moins que ce que je possédais à l'époque de ma bar-mitzbah.les 313 dollars que j'avais prêtes à mon pere.«Tente ta chance», me dit-il.le rassemblai mes cahiers de notes, les prix que j'avais remportes, et fourrai mes lb3 dollars dans ma poche.Pete et moi nous mimes en route, en auto-stop, pour la Saint Lawrence University de Canton, dans l'Etat de New York, a quatre cents kilomètres de là environ, non loin de la frontière canadienne.Fieres de moi.mes soeurs m'encouragèrent.Elles auraient aussi bien pu s'y opposer, car jetais le seul homme de la maison et notre pere ne nous donnait rien.Elles auraient pu me demander de rester a Amsterdam pour aider la famille.Elles ne pouvaient pas m'aider.mais elles me laissèrent partir.Merci, Betty, Kay.Marion.Ida.Fritzi et Ruth.Au moment de mon départ, ma mère avait les larmes aux yeux.Elle ne se doutait pas que je ne reviendrais qu'en visite, que jamais plus je ne vivrais sous son toit.Elle m'embrassa et me dit doucement en yiddish quelques mots qui me surprirent de sa part: «Un garçon est un garçon, mais une fille est une drek (une merde).» Pauvre maman: elle restait seule avec six filles.Mon père demeurait toujours au 4b Eagle Street, le le trouvai assis à la table de la cuisine: il frottait d'ail une tranche de pumpernickel, qui devait accompagner un morceau de hareng.Il ne manifesta aucune emotion et ne me dit presque rien lorsque je vins lui dire au revoir.Il me donna un baiser rapide sur la bouche et grommela quelque chose qui pouvait ressembler a «bonne chance».le le laissai dans la cuisine.Petc et moi n'arrivâmes pas le premier jour a Canton.Nous dûmes demander l'hospitalité dans une maison, sur le chemin.Le lendemain, ce fut un camion de fumier qui accepta de nous prendre.Installés sur les bâches qui claquaient, le visage giflé par le vent, pleins de cette odeur puissante que je connaissais si bien, nous quittâmes les environs d'Amsterdam en direction de l'inconnu.Et Issur?Oublions-le! l'en étais désole pour lui.mais j'étouffais toute compassion a son égard.|c devais m'en débarrasser.M'enfuir Non.je ne veux plus retourner là-bas.Plus jamais, le veux poursuivre ma route.Je veux trouver mon «ile verte dans la mer».Le crottin de cheval a toujours joué un rôle important dans ma vie.et c'est tout parfumé de ses effluves que j'arrivai à l'université.LA VEDETTE DU CAMPUS Le camion ralentit en penetrant dans la petite ville de Canton, État de New York.Pete et moi nous nous glissâmes en bas et saluâmes le chauffeur d'un grand «Merci!», mais déjà le camion s'éloignait sur la route, le promenai le regard autour de moi.De l'autre côté de la rue, au coin, se trouvaient une cafétéria et un marchand de glaces, le Sugar Bowl.|c voyais de grands jeunes gens accompagnés de jolies filles.Certains garçons portaient des chandails immaculés frappes d'un grand L écarlate.Pete m'expliqua qu'ils avaient acquis le droit de porter cette lettre pour leur excellence dans certains sports.Ils avaient l'air si sûrs d'eux en pénétrant au Sugar Bowl avec leurs petites amies! Tandis que nous marchions en direction de l'université, je me demandai si moi aussi, un jour, je porterais un de ces chandails blancs marqués d'un L rouge.Tout cela semblait encore si lointain.En outre, nous arrivions quelques jours après la rentrée des cours.Les étudaints de premiere année avaient déjà pris connaissance du programme d'orientation qui devait leur permettre de percer les arcanes de ce monde mystérieux, un monde qui devait me libérer.Moi jetais, au sens propre du terme, désorienté.La première vision que j'eus de l'université Saint Lawrence était impressionnante.Un tapis de feuilles de différentes couleurs recouvrait d'immenses pelouses vertes.Le clocher de la chapelle Gunnison s'élançait vers le ciel.Petc me montra du doigt d'autres merveilles: la bibliothèque, le bâtiment de chimie, et, au loin, la résidence universitaire.Nous nous dirigeâmes vers le bâtiment administratif: je devais parler au doyen pour tenter d'obtenir mon admission.En chemin, je ne pouvais m'empécher d'envier ces étudiants heureux, déjà inscrits en toute quietude.L'expérience était nouvelle pour moi.l'étais effraye.Le doyen Hcwlitt avait le visage ride et des cheveux gris d'acier.Il me regarda par-dessus ses lunettes.Sur son bureau étaient étalés mes relevés de notes et mes attestations de prix.Mon dossier était bon.« Alors, vous voulez entrer a l'université! \u2014 Oui.monsieur.\u2014 Combien d'argent avez-vous?\u2014 Centre soixante-trois dollars.» Il me considéra avec attention.Ses narines frémirent sous les effluves de crottin de cheval.Il m'etudia longuement.|e me sentais mal à l'aise.Puis, d'un ton bougon, il dit : «D'accord.Nous allons essayer d'obtenir un prêt d'études.Ma secrétaire va vous expliquer comment vous inscrire.» l'étais étudiant.Enfin! On m'autorisa à demeurer quelques jours a la residence universitaire, jusqu'à ce que j'aie trouvé une chambre et un travail.Avec un salaire et un prêt, je pouvais me payer mes études, l'avais dormi si longtemps seul dans une pièce que je me sentais gêné de partager une chambre, même avec Pete.L'impression était étrange.Le premier après-midi.Petc sortit rendre visite a des amis, le demeurai seul dans la chambre, etendu sur le lit, songeant à la rapidité dscs événements de ces derniers jours, aux bouleversements de mon univers, a la petite cuisine du 4b Eagle Street.Il était cinq heures; les cloches de la chapelle se mirent à sonner, mélancoliques, l'appris par la suite qu'il s'agissait de Valma mater, le ne pouvais détacher mes pensées d'Amsterdam; deja, la tristesse et la nostalgie m'envahissaient.Pourquoi regretter un endroit que j'avais tellement cherché a fuir?Pourquoi n'être pas heureux, tout simplement?Mais mes yeux s'emplissaient de larmes, l'avais peur, (c craignais de ne pas être à la hauteur de ce que l'on exigeait des étudiants.a suivre 1488.Kirk Douglas.5 1989.Presses de la Renaissance, pour la iraduciion française. LA PRESSE MONTREAL LUNDI 14 AOUT 1989 VOTRE * HOROSCOPE LION du 7j juuui M 21 «oui Au travail, votre entourage fera preuve d une grande maturité Ecoutes les appels a la ponde-ration Ne méprisez pas les conseils qui vous parviennent des personnes plus agees II sen trouve sûrement d excellents que vous auriez intérêt a suivre.En amour, tachez de comprendre i être aime et cessez d être \u2022 ego trip \u2022 vllIU.É OU 24 AOUT AU 22 .¦ -\"- * |M| La personne aimée se complaît dans la monotonie de la vie quotidienne qu elle identifie a la paix et au calme Cela vous parait fort ennuyant et d une sagesse fort inutile il serait probable ment temps de s asseoir et de discuter Vous auriez tout a gagner en faisant quelques corn promis oumiPtiusm *u 21 OCIOBRE UAL AN En amour, extériorisez vos véritables senti' ments pour consolider la confiance de la personne qui vous aime.Dominez votre sens critique, car il fausse votre optique Les petits ennuis ne doivent pas modifier votre humeur, vous constaterez combien il est important d être en accord avec la personne qui vous jime SCORPION OU Z« OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE Vous pouvez rendre un grand service a un pa rent ou a un ami Cependant, soyez sur vos gar des afin de ne pas assumer de trop lourdes res ponsabilites.car une occasion inattendue vous permettra de rehausser votre prestige.Vous aurez du succès sans trop de peine, y compris au chapitre de lamour SACItTAIRI OU 23 NOVEMBRE AU 21 OECEMBRE Méfiez-vous d'une nouvelle mensongère qui vous sera communiquée tendant a vous faire agir contre votre gre.Au travail, soyez aimable, très sociable, servez-vous de votre entregent.C est un moment important pour vous.En amour, vous aurez limpression de manquer d affection et la solitude vous pèsera OU 22 DECEMBRE AU CAPRICORNE; 20 JANVIER vos activités ne trouvent pas le denouement que vous desirez.Les contradictions et les deceptions peuvent abonder.Maigre tout, ne négligez pas vos efforts, car ils finiront pas porter fruits Ne vous heurtez pas comme un mur.reagissez! L'amour est toujours present même s'il est plus silencieux.Ne précipitez rien, le temps loue en votre faveur ou 21 JANVIER VERSEAU 19 FEVRIER Vous serez étonne de trouver interesse et superficiel un être qui vous a ébloui Vous entrez dans une phase ou vous aurez beaucoup d ascendance sur autrui et vous trouverez I amour avec un grand - A- Au travail, cessez de vous poser des questions sur ce que vous pouvez faire ou devez faire Votre theme planétaire indique que vous serez eperdument sincere au point de vous nuire.POISSONS OU 20 FEVRIER AU 20 MARS Un peu de detente vous est indispensable, mais ne prolongez pas trop vos états de - repli sur soi ».La personne qui vous aime a besoin de dialoguer et elle compte sur votre collaboration.Au travail, vous démontrerez de l enthousiasme, vous vous ferez de nouveaux allies.Vous dépenserez beaucoup d'énergie dans l'exécution de vos taches tout en appréciant le climat sain qui y règne.BELIER T OU 21 MARS AU 20 AVRIL Vous obtiendrez sans peine la sympathie des gens que vous approchez.Vous aurez autour-d hui des decisions importantes a prendre, mais vous ne devez aucunement les redouter.Vos appreciations seront justes, mais si vous avez des reproches a adresser, il faudrait mieux user de diplomatie.TAUREAU OU 21 AVRIL AU 20 MAI MARCHANDISES ET SERVICES Soyez prêt a assumer de nouvelles responsabilités, car des changements risquent d intervenir dans votre situation.Ne dissimulez plus sous une attitude bourrue un coeur tendre.Si vous voulez que la chance vous sourit, il n'en tient qu a vous et a vous seul Cote santé, attention vous buvez beaucoup trop.La moderation a bien meilleur goût.CEMEAUX OU 21 MAI AU 21 JUIN A votre travail, vous ferez preuve d une certaine discretion dans vos projets, ce qui vous permettra de marquer des points vers les objectifs que vous avez planifies.En amour, votre bonheur intime semble ludique.Prenez garde aux excès et aux excentricités, car vous n'êtes vraiment pas interesse a ce qu il y ait de l'electrici-te dans I air.CANCER DU 22 JUIN AU ZZ JUILLET Des personnes de votre entourage auront au-jourd hui besoin de votre indulgence et de votre appui, car vous êtes de ceux qui pouvez assez facilement affronter toutes sortes de difficultés surtout celles qui touchent aux finances vous obtenez sans peine de l'appui et de !a sympathie.Cote santé, attention car vous êtes assez nerveux et vous avez tendance a exagérer.¦AVIS AUX IECTÉURS Oe nombreux lecteurs «ruent relui f rement 4fin d obtenir une consuit4tion Plusieurs ne reçoivent ¦ imjis de réponses Il y 4 deux rjisons oui expliauenf cette situation En premier l'eu étant donne le volume du courrier a certaine période roui devons tirer les lettres au sort Oeuxie mement oiusieurs personnes omettent d indiquer des données essentielles tels I heure le iour I année et le lieu de leur nais-sarce Vins ces informations il est impossible de repondre va lao'emenr j vos Questions C est pourquoi nous écartons ce nt nre de lettres Merci de votre comprenension MARCHE AUX PUCES |]| HAUT PARLEURS Noresco '\u2022«« NÉC-Ssa Dimension 21 \"in i4-«io il\", s*», t**-rati.,0 bon prix: Frigidoire les de salon et soiner, ¦tes soorMs.3t9-*144.air climatise OX porto» orate.1 vertical et i horirantal de i.000 B.I.U.choc un, pru 1,000$ pour «s 7.667 35*0.a» 10,000 B TU.Protecteur vidéo Beta Pneus 33Sxll Tel.SV4-440O.ampli Quad lOOW, «es ban état 4001 Ml-Mtl AK de chou* PSi.a poulie, avec tlecrtes, carquois, valise en Dois et occessotres.un.SM-éW ATARI J20 ST » J lecteurs .110 disquettes de leui^JSOV Tapie tourranto AAaronti t>T )40.10OS.More 3*7*** aurjunc.cuisinière Oocor SE see A mois, voleur 2.200S pour l.SOOl.machine a coudre Singer avec meuble, 150», ormquitev Berceau en pin, 400».causeuse et chah* anciennes recouvrement neul oleu fronçai», 2JXI0V, porte-eoraplul* en chêne, i.ùOW, 371-2417.aubaine, secheuse Kenmore Blonche.S1Î5.325-AU7.' - RR ¦ I aorcon «$.AI 1-4353.bicyclettes aarçan et mie.21 00.140.*4«-0«lv.CAGE pour chien 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