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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 89
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-09-12, Collections de BAnQ.

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[" Elections 89 Arts et Spectacles '949 AVEC ACTIVATION ' CELTEXincl PTR800 PORTATIF 984-5292 If BUR.: 663-6421 NOtfte) LA PRESSE.MONTREAL, MARD112 SEPTEMBRE 1989 Médiation: Parizeau comprend le refus des infirmières Le chef péquiste s'engage à injecter $600 millions dans la santé et les services sociaux ANDRÉ PÉPIN CHIBOUGAMAU Accusant le gouvernement Bourassa d'avoir tout fait pour rendre la situation plus tendue avec les infirmières par l'escalade des mesures punitives, le chef péquiste lacques Parizeau soutient que la médiation spéciale offerte en dernière heure n'avait pour seul objectif que de gagner du temps.Hier soir, il a cependant salué le geste des infirmières et du gouvernement, y voyant une possibilité de règlement dans un très bref délai.En tournée dans la région du Saguenay-Lac-Saint-|ean et dans le comté d'Ungava hier, M.Parizeau a par ailleurs promis qu'un gouvernement péquiste injecterait plus de $600 millions dans les domaines de la santé et des services sociaux, au cours d'un premier mandat.Au sujet des infirmières, M.Parizeau reconnaît que le ministre Daniel Johnson a franchi un pas important en acceptant que la médiation porte sur l'ensemble des négociations, y compris les salaires.«Depuis plusieurs semaines, il affirme qu'il n'est pas question de revoir a la hausse les offres salariales.Il y a là une ouverture que les infirmières pouront examiner», a déclaré le chef péquiste, ajoutant que selon lui, la médiation aurait dû intervenir beaucoup plus tôt dans le processus.Il reconnaît également que la médiation est un moyen de dénouer l impasse, mais il se demande comment les infirmières pourraient accepter cette proposition dans la forme proposée.«Les médiateurs feront rapport au gouvernement, dix jours après avoir entendu les parties.C'est tout au moins après les élections, mais quand exactement?» questionne M.Parizeau, qui voit là une manière d'évacuer la question du débat électoral.M.Parizeau reproche au gouvernement Bourassa de refuser de négocier avec les infirmières en grève illégale.«En 1979, une quarantaine d'hôpitaux étaient en grève illégale.Norbert Rodrigue (président de la CSN à l'époque) est venu dans mon bureau me demander si nous acceptions de négocier.J'ai dit oui», rappelle le chef du PQ.L'entêtement du gouvernement, soutient-il, envenime la situation déjà tendue.II répète que le gouvernement a commis une grave erreur en se lançant dans une camapagne électorale sans avoir solutionné ce problème.M.Parizeau promet que s'il forme le prochain gouvernement, il suspendra la sanction qui prévoit la perte d'une année d'ancienneté par journée de grève illégale.«Cette sanction est imposée par décret.Depuis plusieurs jours je dis que le gouve-nement devrait reporter l'application de cette mesure».Un gouvernement péquiste ne pourrait cependant amnistier les infirmières contre qui pèsent de lourdes amendes, ces sanctions étant automatiquement prévues dans la loi 160; elles ne sont pas imposées par décret.La santé Le PQ s'est engagé hier à mettre en vigueur un plan de décentralisation des services de santé pour laisser plus d'autonomie aux régions en ce domaine, leur confiant graduellement les enveloppes budgétaires nécessaires.Dès la première année d'un mandat pé- auiste, le monde de la santé profiterait 'une augmentation de $76 millions et, au bout de 4 ans, ce serait $264 millions de plus, pour un total de $600 millions, soutient M.Parizeau qui ne peut cependant chiffrer les engagements des deuxième et troisième année du mandat.Il s'engage à construire 4 000 nouvelles places en hébergement, pour un coût budgétaire total d'environ $26 millions la première année, $52 millions la deuxième, $88 millions la troisième et $114 millions la quatrième.Aux organismes communautaires, M.Parizeau promet de consacrer, d'ici cinq ans, 1 p.cent du budget de l'Etat pour les soutenir dans leur action, soit $250 millions de plus qu'actuellement.M.Parizeau veut impliquer les municipalités dans ces programmes.Il soutient que nombre de petites initiatives locales, maison de jeunes, cours de formation, ateliers diverses, sont mal soutenues et ne peuvent compter que sur le bénévolat.Bien identifiées par les municipalités, ces initiatives pourraient recevoir plus facilement le secours gouvernemental.Le chef péquiste multiplie ses visites dans la région, considérée longtemps comme étant le château-fort du PQ.Un sondage interne, réalisé à la fin du mois d'août, indique que le Parti québécois peut espérer conserver trois des quatre comtés.«Yvan a bien fait», soutient la compagne du délateur Beaupré MARIE-C1AUPE 1QRTIE mmMW van a bien fait.C'est W la vérité, il fallait la dire», confie la compagne d'Yvan Beaupré, le délateur qui a fait des déclarations fracassantes sur les ondes d'un station radiophonique de Québec vendredi, dénonçant très durement la corruption qui existerait au sein de la police et du système judiciaire québécois.La compagne de M.Beaupré, visiblement ébranlée par les événements des derniers jours, a expliqué lors d'un entretien téléphonique qu'elle appuie entièrement la démarche de son ami, même si, comme il l'a dit lui-même, il pourrait ainsi mettre sa vie en danger.Elle a tenu à préciser que M.Beaupré avait agi de son propre chef.«Quand il a vu que Me Guy Bertrand commençait à parler de ça il s'est dit, «c'est notre chance de dire la vérité», a-t-elle expliqué.Me Bertrand, candidat du Parti québécois dans Louis-Hébert, à Québec, a en effet commencé à faire des déclarations sur cette affaire la semaine dernière.II a demandé la tenue d'une enquête publique pour lever le voile sur une justice parallèle oû de multiples causes criminelles seraient réglées «dans les bureaux de la police et des procureurs».M.Beaupré, qui purge une peine de 20 ans au centre de détention d'Orsainville, a raconté à la radio qu'on lui avait accordé nombre de privilèges \u2014 sorties, soirée, drogue etc.\u2014 et promis notamment le pardon royal, en échange de ses témoignages.Il a aussi avoué s'être maintes fois parjuré.Mais Me Bertrand affirme détenir les preuves nécessaires pour appuyer plus de 90 p.cent des affirmations du délateur.« Et puis on peut bien remettre la crédibilité de M.Beaupré en question si on veut, a déclaré le criminaliste lors d'un entretien téléphonique.Mais il ne faut pas oublier que c'est ce même homme qui a témoigné dans des causes de meurtres et dont les seules paroles ont servi à faire condamner des gens».Le candidat du PQ s'indigne aussi que le ministre de la justice, Gil Rémillard, se contente de dire depuis le début de cette affaire que le syndic du Barreau mène une enquête.Me Bertrand soutient que Me Ré-millard ne fait ainsi que déléguer ses responsabilités à un organisme professionnel qui;, n'a somme toute qu'une juridiction limitée.Il exige une commission d'enquête.Yvan Beaupré a été délateur lors du procès de Cilles Du-f res ne, un client de Me Bertrand.Accnsé et reconnu cou- anr^î^dfrv^ relâché en 1988 après que la Cour suprême- eut ordonné là reprise du procès, faisant part «de doutes sérieux» sur l'intégrité de la police et du ministère de la Justice dans cette affaire.Le second procès n'a jamais eu lieu, la Couronne ayant décidé de laisser tomber les accusations.Selon sa compagne, M.Beaupré, qui a témoigné contre M.Dufresne dès 1982, à commence a avoir-des ennuis quand son frère a rendu publique, en 1986, une lettre qui ne devait être lue qu'au cas où il mourrait.Dans cette lettre, publiée dans le Soleil de Québec, le délateur avouait s'être parjuré dans les différents procès où il avait témoigné pour la Couronne.«On a voulu nous faire du bien en publiant cette lettre, mais ça nous a fait du mal », a souligné la jeune dame qui a tout de même été témoin de certains privilèges dont a profité M.Beaupré, comme celui de passer quelques semaines dans un chalet du Lac Saint-Jean, pratiquement sans surveillance, a-t-elle précisé.La jeune femme, qui fréquente M.Beaupré depuis 1984 et avec qui elle a eu un enfant, a aussi tenu à ajouter que son ami ne pouvait plus venir la voir à son domicile, dans le cadre d'absences temporaires surveillées, depuis le début de juin.Le premier ministre Robert Bourassa s'est esquivé par la cuisine, hier, après son discours devant le Canadian Club afin d'éviter la trentaine de manifestants qui l'attendaient à l'extérieur, luekphoto pc Pour Montréal, Bourassa promet un comité ministériel, mais pas d'argent «Uribe s'est rallié, mais on ne l'a pas vu».Le candidat péquiste dans Outremont, Marc Langevin, qui avait défait le chilien Victor Uribe lors de l'assemblée d'investiture du parti, a lancé hier sa campagne électorale.Il présentait à la presse ce qu'il appelle «ses priorités d'action en matière de développement socio-économique, d'environnement et d'intégration des communautés culturelles.» Programme ambitieux qui prévoit, entre autres, favoriser la construction de logements à prix modique, appuyer les projets de coopératives d'habitation, créer un centre communautaire pour personnes âgées, un centre de loisirs et un centre de formation professionnelle et redonner au théâtre Outremont sa vocation cinématographique.Il n'aime guère parler de son ancien adversaire, Victor Uribe.« II s'est rallié officiellement, a-1-il déclaré, mais on ne l'a pas vu.» MARIO FONTAINE at CLAUDS FICHER Robert Bourassa n'a pas déballé son sac de promesses, hier, lors de sa rencontre avec le maire de Montréal.Le chef libéral s'est en effet contenté de promettre plus de concertation entre son gouvernement et celui de Jean Doré s'il est réélu, et s'est engagé à mettre sur pied un comité ministériel permanent pour le développement de la région.Mais d'argent frais, il n'y en aura point.Selon les propositions libérales dévoilées au terme de la réunion, le gouvernement du Québec dépensera plus de $3,7 milliards au cours des cinq prochaines années à Montréal et dans sa ceinture.Il s'agit cependant d'investissements déjà prévus dans le cadre de ses opérations normales.L'objectif est d'atteindre une plus grande efficacité avec ces sommes, d'expliquer le premier ministre Bourassa.A ses yeux, son projet de comité ministériel permettra justement d'accroître cette efficacité.Des ministres comme ceux des Transports, de l'Industrie et du Commerce, des Affaires municipales, de la Santé et des Relations internationales siégeront au comité, lequel sera appuyé par un secrétariat permanent.«Un comité ministériel est déjà une reconnaissance de l'importance de Montréal.C'est un canal privilégié», a commenté pour sa part le maire Doré.Celui-ci avait également reçu le chef péquiste lacques Parizeau il y a trois se- maines.Tous deux s'étaient dit sur la même longueur d'onde quant aux grands dossiers montréalais.Plusieurs frictions ont surgi entre le gouvernement libéral et l'administration montréalaise ces dernières années, tout particulièrement avec le ministre des Transports Marc-Yvan Côté au sujet du plan de transport routier et de l'enfouissement de l'autoroute métropolitaine.Temporisateur, le ministre responsable de la région, Daniel Johnson, devait justement se faire l'apôtre, hier, «d'une cohérence d'action entre Montréal et Québec, d'une action concertée».Appel aux anglophones Plus tôt dans la journée le leader libéral avait profité de la tribune du Canadian Club pour lancer une véritable opération charme auprès des anglo-québécois.Sans mentionner une seule fois la Loi 178, le premier ministre a multiplié ses compliments sur ('«originalité et les nombreux talents» de la communauté anglophone.Il a loué les efforts des anglophones pour s'intégrer davantage à la majorité francophone.II les a rassurés sur l'importance de la place qu'ils devraient tenir au Québec et dans le Parti libéral.Il a longuement parlé de la nécessité d'augmenter leur participation à la vie de la société québécoise, et a promis de «travailler intensément» à la réalisation de cet objectif.Tout au long de son discours d'une trentaine de minutes, M.Bourassa n'a prononcé que deux courtes phrases en français.11 est de tradition, pour les conférenciers invités au Canadian Club, de parler surtout anglais, mais cette tradition subit des entorses de plus en plus nombreuses (lors de son récent passage à la même tribune, le premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Bruswick avait soigneusement équilibré son discours, moitié français, moitié anglais).Quoiqu'il en soit, M.Bourassa s'est rapidement écarté du thème de la conférence, qui devait porter sur «Les enjeux économiques de l'avenir», pour tomber dans le discours partisan.Certes, il a rappelé quelques chiffres sur la création d'emplois, la croissance de l'économie et la poussée des investissements manufacturiers, pour énumérer furtivement les défis qui attendent le Québec des années 90.Discours connu.Puis, le plat de résistance: en plus de faire du charme, le premier ministre a brandi devant son auditoire le spectre de la «séparation», évoquant l'« instabilité» qu'amènerait l'élection du Parti québécois, ridiculisant le futur «franc laurentien» (quelques rires dans la salle).Le Canadian Club, considéré comme le dernier fief de l'esta-blishement anglo-montréalais, lui a réservé un accueil poli.L'organisme recevra lacques Parizeau la semaine prochaine.Pendant que M.Bourassa parlait devant une salle bondée, dans un grand hôtel du centre-ville de Montréal, une trentaine de manifestants l'attendaient vainement a l'extérieur pour lui parler de logement social, aux cris de « Bourassa, t'es un rat! Bourassa, sors de d'ià!».Catherine Begin Déçus, les artistes rabrouent Bourassa Mi Une coalition du monde des arts a vigoureusement dénoncé, hier soir, le refus du premier ministre Bourassa de débattre des grandes questions culturelles durant la présente campagne électorale, ainsi que la violation de sa promesse de 1985 de consacrer un p.cent du budget du Québec à la culture.«Que penser d'un premier ministre qui refuse de rencontrer les leaders des secteurs artistiques pour leur faire part des engagements de son parti en matière de culture?», a lancé la comédienne Catherine Begin au nom de la coalition.Les représentants des diverses disciplines artistiques et des industries culturelles qui la composent avaient en effet invité les chefs libéral et péquiste à un débat sur la culture.M.Parizeau a accepté l'invitation, mais Robert Bourassa l'a déclinée en invoquant une question d'agenda.C'est donc in absentia que le débat a quand même eu lieu hier, dans le lobby du Théâtre du Rideau Vert.Les artistes affirment devoir vivre encore fort chichement de leur travail, le gouvernement Bourassa ne consacrant dans le moment que 0,70 p.cent des deniers publics à la culture.Il manque quelque $100 millions pour que le compte y soit alors que, selon eux, les besoins restent criants dans des domaines comme la danse, les bibliothèques, le théâtre, le cinéma, la sculpture, la musique ou encore les arts visuels.Selon le cinéaste Gilles Carie, il est impératif que le gouvernement se dote d'une politique de la culture dans son ensemble.Le un p.cent ne doit pas faire écran aux autres besoins du milieu, dit-il.On est loin des attentes et des promesses de 1985, constate pour sa part l'animateur Marc Lauren-deau.Si le gouvernement libéra! n'a pas respecté sa promesse du un p.cent, des progrès ont tout de même été réalisés au cours du dernier mandat.Ainsi les artistes d'interprétation disposent désormais d'un statut juridique propre, permettant une imposition fiscale moins vorace.Des abris fiscaux ont été accordés aux investissements dans la production cinématographique et télévisuelle.Le taux de croissance des dépenses du ministère des Affaires culturelles s'élève par ailleurs à 43,5 p.cent depuis 1985, alors que le budget de l'État n'augmentait que de 22 p.cent.Le Parti libéral est revenu cette année avec sa promesse du un p.cent, reportant toutefois son application à 1991.Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, promet sensiblement la même chose: un gouvernement péquiste atteindrait le un p.cent â mi-chemin d'un premier mandat.LES CPG SNFa.UNE VALEUR SÛRE ^ 1 AN\t2 ANS\t3 ANS\t4 ANS\t5 ANS 10W\t10V2%\tlOW\t10*\t10* ul § t\\i La SNF offre ce que les investisseurs avisés recherchent d'abord et | / *%1 avant tout: des taux concurrentiels, un niveau d'investissement »/M très flexible (à compter de 500 S), une sécurité garantie.et une M £& connaissance des besoins des gens d'ici qui remonte à plus de 70 ans.™ Profitez-en.Institution insente à la Régie DE PLUS SI VOUS AVEZ ATTEINT 60 ANS *'\"«^^0^ (Minimum- 5 000 Si Taux suiets à changement sans préavis.\t\t\t\t I Libérez-vous! 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désespérément à résoudre une impasse majeure, a s affranchir de l'injustice.Mais le conflit actuel est moins noble: même s'il exprime un mécontentement réel, il se ramène en bout de ligne au cas de 250 000 employés qui veulent des hausses salariales de huit p.cent quand les autres travailleurs ne touchent que quatre.En ce faisant, les deux centrales ne respectent ni les principes de l'équité, ni ceux de la justice sociale.De fins penseurs, comme Guy Chevrette, affirment que ce conflit a été orchestré par le gouvernement libéral.C'est un non-sens politique: un gouvernement qui jouit d'une bonne longueur d'avance ne prend pas le risque de créer une situation aux rebondissements imprévisibles.Par contre, ce n'est pas un hasard si, a la dernière minute, les centrales ont choisi de débrayer onze jours avant les élections, plutôt que deux mois après.On espère ainsi, en se glissant dans la brèche ouverte par les infirmières, créer un rapport de forces qui permettra d'aller chercher plus.Il y a la un mépris, peut-être inconscient, pour les autres Québécois.Non seulement on en fera les victimes d'arrêts de travail illégaux, mais en plus, on les prive du seul moment où ifs peuvent mettre de l'avant les enjeux qui leurs sont chers.On les force, maigre eux.a voter non pas pour un gouvernement, mais pour une convention collective.Cette perversion du processus électoral est le signe d'un profond egocentrisme: comme si les problèmes du secteur public étaient plus intéressants, plus pressants ou plus nobles que ceux qui préoccupent les autres citoyens et les autres travailleurs.On retrouve la même insensibilité dans les demandes syndicales.Pour les trois années de la convention, les deux centrales veulent des hausses de 8,7, 7,7 et 7,5 p.cent, pour récupérer une partie des pertes encourues lors des coupures de 1982 et pour profiter de l'enrichissement collectif.Sur le plan de l'équité, les deux arguments sont illégitimes.Quand Jacques Parizeau a coupé les revenus des employés de l'État, il profitait de la crise financière pour ramener à une juste proportion les salaires du secteur public en les ajustant sur ceux du privé.Cette décision n'était pas temporaire.Elle reposait au contraire sur un principe inattaquable: rien ne justifie que les contribuables paient davantage d'impôts pour que d'autres salariés fassent plus d'argent qu'eux.D'ailleurs, quand le chef péquiste s'est récemment excusé auprès des employes du secteur public, il n'a pas desavoue les coupures: il a seulement regretté les propos qui les ont accompagnées.Par contre, il est normal que les syndiqués de l'État profitent de l'enrichissement collectif.Mais de quoi s'agit-il?Les travailleurs du privé ont eu droit a des hausses de quatre p.cent par année, de 1985 a 1988.comme ceux du public.Ils toucheront quatre p.cent de plus en 1989, parfois cinq.Même chose en 1990.Le ministre Daniel Johnson, en proposant de quatre a cinq p.cent, s'ajustera sur les hausses du privé.Il y a cependant un écart d environ 2 $ milliards sur trois ans entre les demandes syndicales et ces offres de l'Etat.Mais au nom de quelle logique demanderait-on aux contribuables de faire un effort pour des travailleurs qui s'enrichiraient deux fois plus vite qu'eux?Sauf des ajustements mineurs, le ministre et le gouvernement devraient s'en tenir a leurs offres.Pas seulement en invoquant leur capacité de payer, mais par souci de justice pour les autres Québécois qui paieront la note.Les seuls cas où l'État doit dépasser ces limites, c'est pour corriger des injustices.C'est pour cela qu'il faut soigneusement traiter a part la question des infirmières, sous-payées pour leur stress, leurs horaires et les responsabilités qu'elles assument.C'est également le cas des emplois traditionnellement féminins moins rémunérés que les emplois masculins équivalents.Mais c'est tout.Alain dubuc La glasnost vaut bien une messe OUWÇLAfbffi- M JmgMÏE&S ¦ «C ombien de divisions a le pape?» avait demandé Joseph Staline pour se moquer des prétentions politiques du Vatican.Le président soviétique, M.Mikhail Gorbatchev, ne réduit pas automatiquement les problèmes politiques a des termes policiers ou militaires.Il a donc l'intention de se rendre au Vatican en novembre pour y rencontrer Jean-Paul II.M.Gorbatchev, qui nous surprend régulièrement par sa candeur et son imagination, va faire ce qu'aucun de ses prédécesseurs à la tète du Parti communiste n'aurait osé, pas davantage d'ailleurs que les tsars de Russie.La méfiance de Moscou a l'égard de Rome date de l'époque où la Lituanie et la Pologne dominaient une grande partie de la Russie.Ce sentiment ne s'est pas raffiné au siècle dernier quand c'est Moscou qui a cherché a russifier la Lituanie, la Pologne et l'Ukraine.L'Union soviétique a, par la suite, partiellement continué cette politique religieuse.L'Église orthodoxe russe, la fidèle servante des tsars, a su s'allier aux communistes pour défendre ses intérêts: en 1946, elle a ainsi obtenu l'interdiction de l'Église uniate d'Ukraine, laquelle avait été rattachée à Rome depuis 350 ans.M.Gorbatchev a pu constater que, quand les circonstances s'y prêtent, l'Église catholique peut exercer une influence politique considérable, même si elle ne prétend pas au pouvoir.Elle est une des forces qui a lancé la Pologne vers une démocratisation dans la paix et dans l'ordre.Or, cette évolution politique n'est pas contraire a celle que M.Gorbatchev prévoit pour son propre pays.Il ne peut que profiter d'un dialogue entre son gouvernement et les catholiques.S'il ne leur tend pas la main, ils risquent de prêter toute leur énergie aux nationalistes en Lituanie et en Ukraine occidentale et transformer leurs mouvements informes en forces politiques redoutables.Paradoxalement, la meilleure façon d'y parvenir serait d'enfin séparer l'Église de l'État soviétique.L'État est officiellement athée mais il se mêle abondamment des affaires internes des Églises pour autant qu'elles n'aient pas été interdites.Jean-Paul II, qui interdit aux prêtres d'exercer une activité politique dans une version ecclésiastique de la séparation de l'Église et de l'État, cherchera surtout a obtenir la liberté du culte pour les Églises autres que l'Église orthodoxe russe.Le pape et le président soviétique pourraient donc trouver un terrain d'entente dans la séparation de l'Église et de l'Etat, ce que Thomas Jefferson considérait comme un des fondements de la démocratie.Frédéric w agniere Un statut spécial pour Montréal?L e maire de Montréal, M.Jean Doré, a profité d'un entretien avec La Presse, il y a quelques jours, pour réclamer de Québec un «statut spécial ».Son raisonnement peut se résumer à ceci : Montréal a un rayonnement oui dépasse de loin son territoire.Compte tenu du rôle moteur qu'elle joue pour le développement économique du Québec, elle devrait avoir droit à un statut particulier.Comme c'est le cas pour la ville de Québec qui, en tant que capitale provinciale, bénéficie ainsi d'une subvention annuelle de 5 millions de dollars du gouvernement québécois.Un «statut spécial» ne s'accorde pas à la légère.A Quebec, par exemple, il fait suite aux recommandations d'une commission mise en place pour faire le point sur la situation.Libéraux et péquistes ne sauraient donc s'engager immédiatement dans cette voie à Montréal, sans sombrer dans l'électoralisme.Quoiqu'ils pourraient prendre immédiatement l'engagement, qu'une fois élus, le gouvernement québécois verse à la ville tout l'impôt foncier qu'il devrait lui verser pour les nombreux immeubles gouvernementaux situes dans la métropole.Déjà, cela apporterait 30 millions supplémentaires a fa ville.L'actuelle Communauté urbaine de Montreal a été créée, il y a 20 ans, par le ministre des Affaires municipales du temps, le docteur Robert Lussier, surtout pour résoudre une crise dans les services policiers.Et pour trouver une solution de compromis entre l'«autonomis-me - municipal a outrance et les partisans de «une ile, une ville», tel Jean Drapeau, qui rêvaient de tout fusionner dans l'île de Montréal.Vingt ans plus tard, il y a lieu de s'interroger pour savoir si cette structure correspond toujours à la realité.Avant de lancer la balle à Québec, toutefois, il conviendrait que les décideurs du Montréal métropolitain \u2014 Laval, Rive-Sud immédiate et municipalités de l'Ile de Montréal \u2014 se concertent et mettent en commun tout ce qui peut l'être.On en viendra peut-être à la conclusion, par exemple, que certaines structures municipales actuelles, particulièrement au centre de l'Ile de Montréal, n'ont plus leur raison d'être.Nombreux sont les observateurs qui notent que ce qui fait la force du Toronto métropolitain, ce n'est pas tant son dynamisme que l'esprit de cohesion qui y règne.Déjà, la Chambre de commerce de Montreal vient de donner l'exemple et de changer son nom en Chambre de commerce du Montreal métropolitain, dans le but de coordonner les activités des sept chambres existantes dans la région montréalaise.Il Y aurait lieu de procéder ainsi dans bien d'autres secteurs.Pierre vennat La boîte aux lettres Merci! ¦ l'étais «sur le B.S.» depuis, ouf! novembre 1982, je crois.Pour cause de maladie grave.Puis là, voyez-vous, je suis guérie.Et je me suis trouvé un emploi grâce à Emploi et Immigration Canada.Oh! là! làI quel bienfait! |e voudrais par la présente remercier les Québécois de m'avoir permis de survivre durant si longtemps.Vous méritez des félicitations.Et des MERC1S par milliers.Lucille HERVIEUX Montréal L'affaire Cosset continue de susciter diverses réactions dans l'opinion publique, comme en font foi ces quelques lettres reçues par ta Presse.Une erreur de jugement ¦ Le raisonnement de l'arbitre Lussier dans le cas Gosset est incompréhensible et aberrant: si la balle était passée quelques millimètres plus haut, le problème ne se poserait pas! Mais justement, elle n'est pas passée quelques millimètres plus haut.On n'a pas ici affaire à un syndiqué qui a échappé une caisse de bière en la plaçant sur les tablettes et occasionné une perte de quelques dollars.L'erreur de jugement du policier Gosset a coûté la vie à un homme.Il me semble que même s'il a un dossier syndical vierge, on doive tenir compte des conséquences de l'erreur de jugement.À mon avis, il est faux de dire que si la balle était passée quelques millimètres plus haut la question ne se poserait pas.En effet, il aurait dû ne pas y avoir de balle du tout.Le «cri- me» qu'on reprochait au jeune Griffin était de ne pas avoir payé une course en taxi.Y-avait-t-il là matière à sortir une arme, avec tous les dangers et les risques que cela comporte?On ne tire pas sur quelqu'un pour quelques dollars, même sans le tuer.Le policier Gosset avait mal fait son travail en ne fouillant pas et en ne menot-tant pas son suspect, il a fait une erreur de jugement en sortant son arme, il n'était pas assez compétent pour manier cette arme et son erreur a coûté la vie à une personne.Que faut-il de plus à M.Lussier?le suis cependant d'accord avec l'arbitre sur un point.À mon avis, l'affaire Griffin/ Gosset n'est pas une affaire de racisme, même si quelques mots crus à l'égard des Noirs ont pu être prononcés.Souvenons-nous: les poseurs de tapis étaient blancs, la victime de l'agent Parent était un Blanc.Non, c'est une affaire de brutalité policière fondamentale, de policiers qui se croient tout permis parce qu'ils ont une arme, qui croient qu'ils ont le droit de vie ou de mort et qui se croient au-dessus des lois.On peut même constater en voyant la résistance qu'ils mettent à l'accepter qu'ils se croient également au-dessus d'un code de déontologie.C'est aussi un problème de société.On a tous vu l'agent Parent.Ce vidéo a fait le tour du monde et nous a apporté la honte.On a vu son collègue arriver et agresser M.O'Connell sans même demander ce qui se passait.Mais au procès de l'agent Parent, il y avait douze jurés.De même à celui de l'agent Gosset ainsi qu'à Rock Forest.Les États policiers n'arrivent pas soudainement sans s'annoncer.On leur permet de se développer par notre tolérance et notre aveuglement.Si une société a le gouvernement qu'elle mérite, on peut dire qu'elle a également la police qu'elle mérite.Les jurés à ces différents procès ainsi que l'arbitre Lussier ont passé un message très clair aux policiers: ils sont au-dessus des lois.Non seulement ne seront-ils pas congédiés, il se pourrait également qu'ils méritent des promotions.Pierre PACE Lac Labelle Cosset a assez payé Lettre à Madame Gloria Augustus, mère d'Anthony Griffin ¦ Madame Griffin, votre fils n'est pas un héros.Une victime, sans plus.Il n'est pas un modèle à suivre pour les adolescents.Comment s'est-il retrouvé dans cette situation?Pour vous, il serait temps de retourner à l'éducation de vos autres enfants, si vous en avez.Personnellement j'estime que M.Gosset a assez payé.Vous acharner sur lui ne ramènera pas Anthony.Votre fils a subi les conséquences de ses gestes, Allan Gosset aussi, et cela suffit.Madame C.SAINT-AMOUR Montréal Une prime à la forme?Cher monsieur Adam ¦ l'ai lu votre éditorial du 31 août sur l'affaire Gosset; vous touchez évidemment un sujet très délicat de relations de travail.Tout comme vous, je comprends que le policier, qui devrait avoir maintenu la forme physique du début, peut l'avoir perdue et peut, de ce fait, ne plus être apte à faire son devoir de policier comme avant.Les relations en passant par un syndicat étant effectivement difficiles, je pourrais suggérer une alternative: pour- DROI7S RESERVES 3uoi ne pas donner une prime e bonne condition aux policiers qui sont actuellement en bonne forme physique?La prime serait ponctuelle, pourrait être annuelle suite à un examen.Cette façon pourrait éviter de revenir en arrière sur la\" convention collective tout en.permettant un intérêt à maintenir la forme physique prévue lors de l'admission dans le corps policier.Le policier qui décide que la' bonne table a un fort attrait, aurait alors un choix à faire, choix qui aurait une compensation.l'espère que ma remarque\" pourrait aider.À part vous écrire, je n'ai pas espoir de! pouvoir y changer quelque' chose.Bonne chance.Pierre AUBRY Montréal Soyons plus discrets ¦ Soyons donc plus discrets dans l'affaire Gosset.Vite, réglons ce cas.Que les autorités policières trouvent un emploi sûr pour ce policier qui faisait son devoir.La maman d'un cher policier.J.Béland Candiac N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publics dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse, 7.rue Saint-Jacques.Montréal.H2Y IK9. Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTREAL, MARD112 SEPTEMBRE 1989 Opinions Cette guerre qui ne fit pas l'unanimité MAI Le monde commémore ces jours-ci le cinquantième anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale.Le pire conflit armé que l'humanité ait connu a duré six ans et fait quelque 30 millions de morts, surtout des civils (les pertes militaires totalisant 17 millions de victimes).Dimanche dernier marquait l'anniversaire de l'entrée en guerre du Canada, aux côtés de l'Angleterre et de la France qui l'avaient fait une semaine plus tôt.Le premier ministre Mackenzie King avait fait entrer son pays en guerre de reculons; il redoutait comme la peste une récidive des profonds déchirements que la première grande guerre avait provoqués entre Canadiens anglais et Canadiens français à l'occasion de la conscription.11 faut dire également que King n'était pas sensible aux grands enjeux de ce conflit.Hitler lui était apparu animé de dispositions pacifiques lors d'une rencontre qu'il avait eue avec lui en 1937.Mais il n'était pas seul à être bien disposé envers l'Allemagne hitlérienne.Aujourd'hui le sens de cette guerre est clair pour tout le monde: c'était une lutte A finir entre la démocratie et le nazisme, une idéologie politique élaborée par Adolf Hitler et dont les principales caractéristiques étaient le totalitarisme, le racisme antisémite et le pangermanisme.Mais A l'époque les choses étaient moins claires pour beaucoup de gens.Si les Canadiens d'origine britannique n'étaient assaillis d'aucun doute, ils n'étaient pas rares cependant les Canadiens français qui voyaient dans ce conflit une simple guerre étrangère du genre de celle de 1914-18, ou encore de celle des Boers au tournant du siècle, qui ne les concernait pas.11 faut également dire qu'au tout début les Allemands n'étaient pas perçus par tout le monde comme les vilains qu'ils allaient devenir plus tard, après la découverte des horreurs de l'Holocauste.Beaucoup qui avaient perdu confiance dans la démocratie pendant la terrible récession des années 30, éprouvaient de l'admiration pour le fascisme italien et le nazisme allemand qui paraissaient se tirer mieux d'affaire que les démocraties libérales.Comme au surplus le communisme athée de l'Union soviétique était perçu comme l'incarnation même du mal, le fait que l'Allemagne s'érige comme un rampart contre cette engeance avait l'heur de la rendre encore plus sympathique à ceux qui étaient déjà bien disposes envers cet «ordre nouveau».Ce n'était pas le sentiment de la majorité, certes, mais d'une portion significative de la population.Et cela non seulement ici.Aux Etats-Unis, par exemple, le sentiment isolationniste des Américains n'explique pas seul que ce pays ait attendu Pearl Harbour avant de s'engager ouvertement et totalement dans la guerre contre l'Axe Rome-Berlin-Tokyo.Il y avait dans des couches importantes de la population un fort courant de sympathie envers l'Allemagne hitlérienne, qui se traduisit, par exemple, dans le parti pris germanophile de l'influent Time Magazine et du célèbre pilote Lindberg.C'est dire que ce n'était pas le fait seulement de simples citoyens ignorants et mal informés, mais aussi de personnes instruites et censées avoir une opinion éclairée sur ce qui se passait en Allemagne.Car si le massacre des juifs n'a vraiment été bien connu qu'après la guerre, la nature totalitaire et raciste du nazisme n'était pas secrète.Mais il se trouva beaucoup d'intellectuels qui ne furent pas plus regardants A cet égard que ceux qui épousèrent A la même époque le totalitarisme marxiste-léniniste.Ce qui tend A confirmer ce que dit des intellectuels jean-François Revel dans La connaissance inutile au sujet de leur penchant pour les systèmes totalitaires.Eux qui.selon lui, n'ont jamais été du côté de la liberté depuis le XV IIIe siècle, ont été les prophètes du nazisme aussi bien que du communisme soviétique.Après l'hécatombe tout le monde fut du côté des bons et reconnut que les Alliés avaient livré une guerre juste contre une idéologie qui avait perpétré les pires crimes contre l'humanité.La guerre est certes toujours un épouvantable fléau.Mais la commémoration de ce conflit devrait nous enseigner qu'il arrive parfois qu'elle soit le seul moyen de défendre des acquis de civilisation pour lesquels il vaut la peine de payer un prix aussi élevé.Cette guerre comporte aussi une autre leçon.L'Angleterre et la France croyaient qu'il était possible de faire renoncer Hitler A ses ambitions militaristes sans avoir A s'armer pour l'en dissuader \u2014 ce que réclamait avec véhémence Winston Churchill, alors dans l'opposition.Au retour de Munich où le premier ministre britannique Neville Chamberlain avait cru apaiser Hitler, Churchill a dit cette phrase prophétique: «Il avait le choix entre le déshonneur et la guerre; il a choisi le déshonneur et il aura la guerre.» Les événements lui ont donné raison mais le monde aura payé cher la candeur naive des pacifistes.Un rapprochement incestueux FRANCE PARADIS La publicité est une affaire de plusieurs milliards de dollars rien qu'au Québec.C'est elle qui fait rouler nos stations de télévision, nos postes de radio, les journaux, les périodiques : une visibilité médiatique phénoménale.La publicité finance encore la plupart des événements culturels, les festivals, les rencontres sportives et même les jeux Olympiques.Elle est dans le métro et l'autobus, placardée sur les murs de la ville, dressée sur ses piquets le long des autoroutes.On a eu l'effronterie de la faire entrer dans nos salles de cinéma.Elle est même dans notre boite aux lettres, dernier refuge de notre intimité urbaine.La publicité jouit d'un impact auprès de la population qui donne un air de broutille à des événements comme l'affaire Chantai Daigle, l'incendie de Saint-Basile ou même les élections.La publicité fait travailler des milliers de personnes: concepteurs, monteurs, graphistes, imprimeurs, vendeurs, réalisateurs, comédiens, cadreurs, secrétaires, rédacteurs, photographes et j'en passe! Tout ce monde et tout cet argent modèlent les perceptions chez tous les individus.Tout cela sous les seuls impératifs économiques qu'on appelle le marché et sans que ceux qui en subissent les assauts aient une seule chance de mettre fin au harcèlement.jamais sans doute dans l'histoire du monde, la propagande et la publicité n'auront connu le rapprochement incestueux qu'elles connaissent en ce XXe siècle de confusion.(D C'est que la publicité exerce une action sur l'opinion elle aussi, mais à des fins commerciales.Puisque la publicité nous envahit de toutes parts, il est permis de se questionner sur le danger que représente la transmission des idées, des préjugés et des valeurs, par le martèlement publicitaire.Mais il est particulièrement pertinent de réfléchir au fait que notre paysage quotidien, y compris nos préjugés, nos valeurs et nos idées, ne répondent alors, eux aussi, qu'à des impératifs strictement économiques et commerciaux.Il n'y a malheureusement pas de code d'éthique en matière de transmission d'idées en publicité.Bien que des lois essaient de protéger les enfants et que l'information factuelle soit soumise à une réglementation qui évite la fausse publicité, aucun mécanisme n'oblige les publicitaires à se questionner sur les valeurs et les préjugés véhiculés dans la publicité.Les diffuseurs sont les seuls à pouvoir exercer une certaines censure et encore, selon des critères qui répondent aux besoins du diffuseurs et non du public.Cela donne lieu à de tristes bêtises.Tout le monde aura compris que le bonheur c'est d'avoir une voiture; que la virilité passe par une bonne bière froide; que le gros lot ça change tout, justement; que le vernis à ongle fait la femme; qu'on rencontrera un homme si on se parfume, mais qu'on ne réussira à le garder à nos pieds que si on a l'haleine fraîche.En achetant telle ou telle voiture, tel ou tel parfum, c'est l'idée que ce produit véhicule que l'on achète.On paie pour s'approprier un préjugé de plus.H en est ainsi à propos d'une marque de couches jetables dont un médecin du Texas nous entretient.Son exil aux États-Unis ajouterait-il quelque compétence occulte à ce pédiatre québécois?Qu'on ait choisi cet emigrant pour nous convaincre que même les papas seront aux anges laisse entendre que les meilleurs médecins se trouvent à l'extérieur du Québec et que ceux de notre élite doivent s'expatrier pour rester les meilleurs.C'est extrêmement triste de constater qu'un des plus éculés de nos préjugés trouve encore preneur en 1989.Même chose pour cette crème en pot qui nous est offerte par une dermatologue américaine avec un accent, oui monsieur! sans doute pour faire plus vrai dans l'importation des compétences.C'est subtil, insinueux et terriblement efficace.Le mot enfirouaper, qui nous vient de l'expression anglaise «in fur wrapped*, est une délicieuse expression que seul l'accent québécois peut rendre dans toute sa sonorité.Le Québec en a d'ailleurs accouché dans un contexte qui lui donne tout son sens.Qu'un restaurant-minute ose se l'approprier entre deux petits pains au sésame dégoulinant de ketchup et une grosse frite, c'est déjà franchement écœurant.Mais qu'en plus y soit associé un de nos plus farouche chantre québécois et toute une brochette de comédiens qui ont fait de la langue française d ici un étendard culturel, c'est une atteinte à l'intelligence du monde.Dans cette publicité, le Québec vient humblement demander la permission d'ajouter à la langue, un mot qui fait déjà parti de notre vocabulaire depuis une quinzaine d'années! Nous voici une fois de plus tournés vers l'étranger qui sait, lui, ce qui est bon et ce qui ne l'est pas.Sans compter que si cette série de publicités tient l'affiche assez longtemps, on réussira probablement à convaincre les enfants que le mot enfirouaper désigne tous les mangeurs de hamburgers.Que penser d'un club de sport qui cite lesus à Lazarre en lettre de deux pouces sur quatre colonnes?Et qui inscrit en haut et sur toute la largeur de la page le mot «document» comme si c'était bien le cas?Que penser encore de ces «pu-blireportages» télévisés qui sévissent aux Etats-Unis et qui ne sauraient tarder à apparaître sur nos écrans?Conçus comme des reportages en format de trois minutes, avec un journaliste et tout ce qu'il faut, ils sont à ce point confondants qu'il m'a fallu voir le même «reportage» deux fois dans la même émission pour comprendre le stratagème.À voir le type d'influence qu'exerce la pub sur nous tous, la question devient percutante: qui suis-je?1.le Petit Robert donne les definitions suivantes: Propagande: (1790) Action exerce sur l'opinion pour l'amener » avoir certaines idées (.) action de vanter les mérites d'une théorie, d'une idée, d'un homme.Publicité: (1829) Le fait, l'art d'exercer une action psychologique sur le public a des fins commerciales.Le débat télévisé: un droit essentiel DENISE LEBLANC-BANTEY Amoins que les nouvelles négociations, qui semblent avoir déjà échouées, n'aboutissent à une entente, le Québec, semble-t-il, n'aura pas droit à un débat télévisé entre le premier ministre et le président du Parti québécois.Si le débat n'a pas lieu, nous n'aurons qu'à nous «boucher le nez», tel que M.Pierre Trudeau le suggéra aux députés britanniques lors du «rapatriement» de la Constitution, et à placer notre «x» au bon endroit.Comment ne pas penser, qu'encore une fois, l'intérêt partisan \u2014 et c'est bien de cela qu'il s'agit \u2014 prime sur l'intérêt public?La plupart d'entre nous n'aurons ni l'occasion, ni la possibilité, faute de temps ou de moyens, d'assister à l'un ou à l'autre des ralliements auxquels participeront MM.Robert Bourassa et Jacques Parizeau au cours des dernières semaines de la campagne électorale.Nous suivrons la campagne menant au scrutin du 25 septembre à partir des compte-rendus, forcément télégraphiques et fragmentaires, des médias écrits et électroniques.Nous serons contraints à juger et à jauger par médias interposés les partis, leurs programmes et surtout leurs chefs, sur lesquels les feux, naturellement, sont braqués.D'une part, l'illusion de ce qu'on appelait jadis l'objectivité étant heureusement classée, il nous reste maintenant qu'à nous fier à l'impartialité des journalistes affectés a la campagne.D'autre part, la concurrence des médias aidant, nous n'aurons qu'à décoder les messages que nous transmettent les deux grands partis à partir du jugement, inévitablement subjectif, des «architectes» de nos médias, ceux et celles qui sont responsables du produit fini.Notre perception de la réalité politique sera déterminée largement par l'impact global des éléments que contient ce produit fini \u2014 les manchettes, les photos, les prises de vue, les topos, le ton fébrile ou feutré des journalistes à la télé et à la radio et, en premier lieu, la priorité que chacun jugera bon d'accorder à tel ou tel événement.(Soyons clairs: sans remettre en question l'impartialité et/ou la bonne foi des journalistes, on peut présumer néanmoins que les gens de nos salles de rédaction, assujettis à des contraintes de temps, risquent d'être au moins aussi faillibles que les juges, les politiciens et les curés).Cela dit, on ne peut contester que les moyens d'information à notre disposition aujourd'hui constituent une amélioration substantielle par rapport au passé quand la récolte était davantage pauvre.Alors pourquoi nous plaindre?Les journaux consacrent des pages à la campagne, la télé et la radio y accordent de précieuses minutes aux bulletins de nouvelles et lors des émissions d'affaires publiques.Et, bien sûr, les partis consacrent des raillions de dollars a la publicité.C'est beaucoup.et c'est peu.C'est peu parce que les stratèges politiques nous privent, pour servir leurs seuls intérêts partisans, du moyen extraordinaire que constitue l'affrontement en direct des deux hommes qui, seuls, peuvent nous éclairer sur les enjeux véritables du prochain scrutin.Or, à l'heure actuelle, il semble peu probable que ce débat ait lieu, les conseillers de MM.Bourassa et Parizeau en ayant jugé autrement et, cela, en dépit des efforts consentis par les réseaux, français et anglais, dans le but de remplir leur mandat à l'endroit de la collectivité.M.Bourassa s'est désisté en prétextant que son horaire chargé l'aurait empêché d'envisager une telle rencontre après la fin du mois d'août.M.Parizeau, pour sa part, estime futile tout débat qui aurait précédé le dévoilement des programmes rais de l'avant par les partis.Quelque soit la pertinence d'un argument ou de l'autre, l'électoral est le grand perdant du jeu de cache-cache auquel se sont livrés les stratèges des deux formations.Bien que les partisans libéraux et péquistes justifient publiquement les arguments de leurs formations, ils sont conscients, dans un camp comme dans l'autre, que l'absence d'un tel débat n'est pas de nature à renforcer le processus démocratique.On a beau accorder le droit de vote aux Québécois «en exil» et à d'autres auparavant exclus, on ne peut cautionner toute stratégie qui, en bout de ligne, prive le public du plus grand éclaircissement possible.Depuis le grand débat Kennedy-Nixon d'il y a trois décennies, on sait que de tels affrontements peuvent jouer un rôle décisif dans une campagne électorale.À tel point qu'on peut affirmer que c'est un abus du système démocratique d'en faire abstraction.Et qu'on ne prétende surtout pas qu'un affrontement à la radio est un substitut convenable, parfois même préférable au débat télévisé, parce que l'auditoire, n'étant pas distraite par l'image, est libre de se concentrer sur le contenu.Point besoin d'être psychologue pour comprendre que c'est l'image, précisément la présence physique des adversaires, conjuguée au contenu, qui révèle le vrai caractère des participants, surtout dans des conditions de stress.Les tics de M.Turner, les bras en papillons égarés et la jovialité artificielle qui masque l'inconfort, en disent long sur l'homme.Tout comme le sourire peu convaincant et l'air de fausse assurance qui sont devenus la défense de M.Mulroney lorsqu'il se sent coincé.La juxtaposition des paroles et des manifestations physiques qui les accompagnent fournissent des indices de la sincérité, de la capacité intellectuelle et de l'équilibre mental généralement insaisissables en écoutant la voix seule.Si une photo vaut mille mots, la télé pénètre l'âme.Par ailleurs, les médias d'information, en quelque sorte la voix du public, ne manquent-ils pas à leur responsabilité en ne mettant pas MM.Bourassa et Parizeau au défi d'accepter un tel débat avant le jour du scrutin ?L'heure, bien sûr,'est tardive, mais nos réseaux de télévision ont encore suffisamment de temps et sans doute la volonté nécessaire pour organiser l'événement si, de la part des deux partis, on s'affaire enfin à penser à l'intérêt public.Les Québécois en ont marre de William Cos-grove, d'une résidence officielle pour le premier ministre et de la série de faux débats qui, jusqu'à maintenant, dominent la campagne.Ils veulent entendre parler des projets de société que nous proposent le Parti libéral et le Parti québécois pour les années à venir.Seul un débat télévisé, qui permettrait à MM.Bourassa et Parizeau de mettre leurs cartes sur table devant des millions d'électeurs, saurait satisfaire ce besoin.Les prix «citron» CHIBOVCAMAU ¦ I ne reste que deux semaines avant le scrutin.' C'est le temps de distribuer les prix citron ! DÉMAGOGIE Pour l'intervention la plus démagogique, il y aurait une foule de lauréats possible, mais j'en ai retenu deux.Mon premier prix citron va à Claude Ryan, qui passera à l'histoire comme le seul ministre de l'Éducation à avoir décidé d'initier des enfants d'école à la politicaillerie.S'adressant aux élèves d'une école élémentaire de Baie Comeau: «Vous voulez un gymnase neuf?» «Oui! Oui!», de crier en choeur les bambins, «Eh bien, vous l'aurez!», de répliquer le ministre.Mon deuxième prix citron va à Guy Chevrette, le leader parlementaire du PQ, qui a accusé le premier ministre d'avoir «monté de toutes pièces une confrontation avec les employés du secteur public pour éviter d'aborder les vrais problèmes.».Même Machivel hésiterait à affirmer que M.Bourassa a délibérément mis la population en danger en provoquant la paralysie des hôpitaux! Non.je n'oublie pas Marc-Yvan «Votez^du-bon-bord-si-vous-voulez-des-routes» Côté, mais son prix citron, il l'a depuis une semaine.Il est allé le chercher lui-même.PUBLICITÉ Le grand prix citron de la publicité la plus moche va au Parti libéral.C'est même un triple prix.Premier prix pour la musique.Le thème musical de la campagne libérale est un infâme « jingle » hurlé par une voix criarde sur des arrangements musicaux d'une banalité inouïe, qui ressemble à une annonce de bière.À une mauvaise annonce de bière plutôt, car en comparaison, les pubs de Labatt ou de la « Bud» sont des chefs d'oeuvre de subtilité.Ce jingle clôt les assemblées libérales.qui s'ouvrent toutes au son de « Flashdance», une bonne chanson à l'origine mais qui finit par tomber sur les nerfs quand on l'a entendue depuis cinq ans à travers toutes les campagnes électorales et tous les congrès de leadership, chez Bourassa en 83, chez Mulroney en 84.Pitié ! Changez le disque ! Deuxième prix citron pour les affiches, qui nous montrent des candidats lobotoraisés, à qui il manque la partie supérieure de la tête.celle qui, comme par hasard, contient le cerveau! Le message, ici, n'est même plus subliminal ! Troisième prix citron pour le texte.«Assurons notre avenir!», proclame la publicité libérale.A-t-on jamais vu slogan moins inspirant?Il est vrai que ce slogan, qui conviendrait mieux à un congrès d'agents d'assurance qu'à un parti politique, reflète assez bien ce qui, au départ, se voulait une «non-campagne», terne et paisible, adaptée à un électorat dont les sondages disent qu'il ne veut pas trop de remous, mais tout de même.En 83.le slogan libéral («Maîtrisons notre avenir») n'était peut-être pas génial mais il avait au moins un peu de ressort.INDISCIPLINE Prix citron pour l'indiscipline : à Jacques Parizeau, qui s'obstine à fumer partout et même là où la loi l'interdit.Hier, sur le vol nolisé d'Inter-Canadien qui l'amenait à Roberval, M.Parizeau s'est rebiffé quand l'hôtesse est venue lui rappeler que la loi interdit maintenant le tabac sur tous les vols intérieurs, et il a continué à piger dans son paquet de John Players Special.vite imité, évidemment, par les reporters fumeurs qui suivent la tournée péquis-te.II est vrai qu'il s'agit d'une loi fédérale.Peut-être M.Parizeau devrait-il ajouter un cinquième référendum ( sur « le tabac dans les airs ».?) aux référendums sectoriels qu'il entend faire pour amorcer le processus de souveraineté?( Dans la tournée libérale, on contourne aussi la loi en tolérant que certains fument dans l'avion, mais au moins l'exemple ne vient pas de haut, le chef du parti ne fumant pas.De fait, M.Parizeau est le seul leader politique au Canada à fumer à la chaine et dans toutes ses apparitions publiques.M.Broad-bent s'offre un cigare à l'occasion, et le prédécesseur de M.Parizeau, M.Johnson, fumait.en cachette, hors du champ des caméras.) Bon.Fin de la récréation, fin de la distribution des prix citron.Pour les prix orange, on verra après le 25.! Le château-fort Roberval, La Baie, Chibougamau.Pour M.Parizeau, essouflante journée à survoler à saute-mouton le fief péquiste du Saguenay-Lac-St-jean.Mais est-ce encore un fief?Selon nos confrères de la presse locale, les gens, accaparés par d'autres problèmes (dont au premier chef le chômage) s'intéressent peu aux élections.La campagne péquiste ne décolle pas, et les libéraux bougent peu.Ils se contentent d'enfoncer le même clou (votez pour le pouvoir!), en espérant «surfer» sur une vague nationale assez forte pour faire tomber les quatre députés péquistes (sans compter Claveau dans l'Ungava, plus au nord ).Jeanne Blackburn (Chicoutimi ) et Jacques Brassard ( Lac-Saint-Jean ) sont encore très forts.Dans Dubuc, l'ancien maire (battu) de La Baie a repris le flambeau abandonné par Hubert Desbiens mais peut bénéficier de l'excellente machine de ce dernier, qui était très bien implanté dans le comté.Francis Dufour, dans [onquiere, serait le maillon le moins fort de la chaine.Quant au seul comté libéral de la région, Roberval, personne ne s'attend à ce qu'il change de couleur.Le PQ doit lutter contre la désaffection de nombreux militants.Ceux qui ont encore le goût de militer quelque part sont plus captivés par l'environnement, me dit-on.Le harnachement de la Métabet-chouan mobilise davantage que la plate-forme auda-cieusement souverainiste du PQ de Parizeau.D'où la question: si le discours souverainiste ne « prend » pas au Saguenay-Lac-St-jean, la seule région qui ait donné une majorité de «oui» au référendum, où donc prendra-t-il? Élections 89 B4 LA PRESSE, MONTREAL, MARD112 SEPTEMBRE 1989 Ceux qui votent Nathalie Pelletier, étudiante en histoire à l'Université du Québec à Montréal.photo pierre cote, u pmse «Les problèmes des étudiants sont complètement évacués» MICHÈLE OUIMET ¦ Nathalie Pelletier, 22 ans.étudiante en histoire à l'Université du Québec à Montréal, sait ce qu'elle veut dans la vie.Elle défile d'une longue traite, sans hésitation aucune, ses attentes face à la campagne électorale.«Ni le Parti québécois, ni le Parti libéral n'arrivent à la cheville de mes idéaux politiques, explique-t-elle.Au NPD.c'est le bordel, et les autres partis sont des groupuscules.» «Les problèmes que vivent les étudiants sont complètement évacués dans cette campagne: le gel des frais de scolarité et l'admissibilité aux prêts et bourses, le ne reçois aucune aide financière du gouvernement, à cause du salaire trop élevé de mon père.» «|e vis dans un apartement que je dois partager avec un autre étudiant, situé près des rues Pie IX et Sainte-Catherine, dans le quartier Hochela-ga-Maisonneuve.Mes frais de scolarité me coûtent S650 par année, alors je n'ai pas le choix, je dois travailler à temps partiel comme vendeuse dans un magasin.» D'autres problèmes préoccu-pent Nathalie Pelletier.« L'avortement, on n'en parle pas.Les garderies, les maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale; où sont les engagements des partis politiques?» «Et l'environnement?C'est à la mode, même Margaret Thatcher se promène dans les parcs pour ramasser des déchets devant les caméras de la télévision.On fait un grand tapage publicitaire autour de cette question avec des messages sensationnalistes comme celui du Parti québécois où on voit de la boue couler du robinet.» Mais il y a une chose que Nathalie Pelletier ne sait pas: ce qu'elle pense de l'indépendance.« |'ai été élevée dans une famille très fédéraliste et cette question ne me passionne pas.l'essaie de me convaincre que c'est valable, mais je ne fais pas confiance au Parti québécois pour diriger un Québec indépendant.Par contre, le respect de la langue française, c'est important.L'intégration des immigrants à notre culture aussi, mais elle ne doit pas se réaliser avec un marteau et dans l'intolérance.» Nathalie Pelletier va annuler son vote.Les francophones hors Québec invitent les chefs à renoncer à la non ingérence GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA ¦ La Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) demande à Robert Bourassa et Jacques Parizeau de renoncer au principe de non ingérence dans les affaires linguistiques des autres provinces.Le Québec n'a certes pas à craindre les critiques venant d'ailleurs pour ce qui est du traitement accordé à sa minorité anglophone, écrit le président de l'organisme, Guy Matte, dans des lettres adressées aux deux chefs de partis.Le gouvernement, poursuit-il, ne devrait pas hésiter à faire connaître ses sentiments lorsqu'il s'agit du traitement que subit ailleurs la minorité francophone qui, dans plusieurs provinces, rappelle-t-il, réclame toujours la gestion pleine et entière de son système scolaire et de ses maisons d'enseignement.M.Matte rappelle également que plusieurs dirigeants politiques d'autres provinces n'ont pas hésité à intervenir dans le débat engendré par la loi 178.Il pose à MM.Bourassa et Parizeau une série de questions sur l'attitude d'un éventuel gouvernement libéral ou péquiste à l'endroit de la francophonie hors Québec et entend rendre publiques leurs réponses.Le PQ, demande M.Matte, a-t-il renoncé à l'idée largement répandue selon laquelle il n'y a point de salut hors du Québec pour les parlant-français d'Amérique?Quel soutien un gouvernement péquiste apporterait-il aux francophones hors Québec pendant les années qui s'écouleraient entre la conquête du pouvoir et le référendum sur la constitution d'un Québec indépendant?Les étudiants veulent des engagements MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Les étudiants demandent au partis de prendre des engagement clairs sur les frais de scolarité, la réforme du régime de prêts et bourses ainsi que sur le financement des collèges et des universités.Les porte-parole de l'Association nationale des étudiantes et étudiants du Québec (ANÉÉQ).ont en effet annoncé hier en conférence de presse qu'ils feraient des pressions afin de forcer les deux regroupements politiques à prendre et expliquer nettement ces engagements.L'ANÉÉQ se joint donc aux étudiants des universités montréalaises pour inviter le ministre de l'Éducation, Claude Ryan, ainsi que le porte-parole du PQ, Jacques Brassard, à un débat public le 18 septembre.Le 20 septembre ils entendent manifester devant le bureau du premier ministre et faire le bilan des quatre années du PLQ au gouvernement.Selon eux, le parti a manqué à sa promesse de geler les frais de scolarité en permettant aux institutions de réclamer des frais supplémentaires, tels les frais pour cours d'été ou achat de matériel.Ils comptent d'ailleurs déposer à ce moment là la pétition qui circule actuellement dans les écoles pour exiger ce gel.Parizeau ne peut rien pour ceux qui se sentent orphelins de René Lévesque RAUL ROY ¦ Dans une entrevue diffusée hier soir à la télévision anglaise de Radio-Canada, )acques Parizeau dit ne pas entretenir de complexes face à René Lévesque.Mais, admet-il, «il y a des gens oui se sentent encore orphelins de René Lévesque.Et pour ça.je ne peux le remplacer».Des regrets?Non.Sauf peut-être l'affrontement de 1982 avec les syndicats de la fonction publique.Le gouvernement du Parti québécois avait, à cette époque, revu à la baisse les salaires et conditions de ses fonctionnaires.M.Parizeau s'en est d'ailleurs excuse au cours de cette campagne électorale.Des plaisirs?«l'ai une ferme, le ne m'en occupe pas personnellement mais, depuis un quart de siècle, c'est mon refuge, l'ai un petit bateau aussi, le suis un peu solitaire.» L'entrevue d'une demi-heure a été menée par Dennis Trudeau, l'animateur de Newswatch.l'émission de nouvelles de la CBC à Montréal.On y voit un Jacques Parizeau généralement détendu et souriant, s'expriraant dans un anglais d'Oxford et n'essayant jamais d'adoucir la pilule des anglo-québécois.Le chef du PQ aurait vraisemblablement servi les mêmes réponses à un auditoire francophone.Il a notamment réitéré que le Parti québécois reviendrait à la loi 101.la renforcerait même, «parce que c'est une bonne loi qui a amené la paix sociale au Québec».Il a aussi signalé que les anglophones devraient, sous un gouvernement du PQ, apprendre à vivre avec «les règles du jeu».«Je connais la contribution des anglophones à la construction du Québec d'aujourd'hui, a-t-il dit.Mais nous (le PQ) nous sommes engagés à construire une société qui fonctionne en français.Et la langue anglaise n'est pas menacée au Québec.» Si le PQ est porté au pouvoir, il tiendra un référendum général sur la constitution d'un Québec souverain.«Ce ne sera pas un ré- férendum pour souhaiter la faire (la souveraineté).Ce sera un référendum pour la faire!» Mais d'abord, il récupérera rapidement certains pouvoirs présentement détenus par Ottawa dans quatre secteurs principaux : politique familiale, langue et culture, travail et développement régional.Si son parti perd les élections.Jacques Parizeau n'entend pas démissionner.Et il n'abandonnera pas la lutte pour la souveraineté.«On se crache dans les mains et on recommence.Le succès arrive à ceux qui persévèrent.» Lundi prochain, même heure (21 h), même poste: Robert Bourassa.I Richard Holden se porte volontaire pour livrer à Robert Bourassa un «message» de la part des citoyens de Westmount.photo pierre cute.U Pmse «Mulroney a ri et m'a dit: \"Vas-y!\"» Richard Holden, candidat du Parti égalité, semble talonner le libéral William Cosgrove dans Westmount PAUL ROY ¦ Quand Richard Holden, conservateur notoire, a annoncé à son «grand ami» Brian Mulroney qu'il allait être candidat du Parti égalité dans Westmount, le premier ministre du Canada a ri.«Je lui ai dit (à Mulroney) que j'allais donner de la misère à son chum Bourassa.Il a ri et il m'a dit: \"Vas-y!\"» \u2014 Mais Mulroney, il l'aime bien Bourassa, non?\u2014 II nous aime tous les deux (rires).Westmount, 7h 15 du matin: Richard Holden, 58 ans.l'air au-dessus de ses affaires, remplissant généreusement un complet gris, intercepte les passants qui s'en vont attendre la « 165» à l'intersection des avenues Ridgewood et Côte-des-Neiges.C'est son directeur de campagne qui brise la glace: \u2014 «Bonjour! Good morning! Je vous présente Richard Holden, candidat du Parti égalité.» \u2014 «Non merci!» répond sèchement une femme qui détourne le regard et poursuit son chemin.Mais le tandem ne désarme pas.Et d'autres passants serrent vo-lontier la main du candidat et prennent sa publicité, un dépliant sur In première page duquel on lit: «Envoyons un message à Robert Bourassa ! » Parce que c'est de ça qu'il s'agit pour l'avocat westmountais: donner une leçon au Parti libéral du Québec.«Un vote pour le PÉ, ce n'est pas un vote stratégique, s'offus-que-t-il.C'est un vote de protestation : les anglophones se sentent vraiment vexés, c'est émotif cette affaire-là!» Si le PÉ faisait élire un seul de ses 17 candidats, plusieurs s'accordent pour dire que Richard Holden, l'avocat qui avait lutté, en 1976, pour empêcher la Sun Life de déménager à Toronto, serait l'heureux élu.Westmount est très anglophone.Et puis, il y a le «facteur Cosgrove».William Cosgrove, c'est ce candidat anglophone de prestige que Robert Bourassa est allé chercher à Washington pour représenter le Parti libéral dans Westmount.Déconnecté de la réalité québécoise depuis 16 ans, le vice-prési- dent de la Banque mondiale a trébuché dès sa première conférence de presse.Depuis, on ne le montre plus.Un récent sondage libéral mettait MM.Cosgrove et Holden presque à égalité, avec respectivement 32 et 30 p.cent des intentions de vote.Richard Holden mise d'ailleurs sur le «phénomène» Cosgrove dans sa publicité: «Envoyons Holden à Québec et retournons Cosgrove à Washington!» Au sein du PÉ, Richard Holden est loin de faire partie de l'aile «radicale».Et les comparaisons entre le Québec et l'Afrique du Sud, qu'osent à l'occasion certains de ses collègues, le hérissent autant que quiconque.Il admet que le PË est un parti «plutôt hétéroclite».«Mais ça ne m'embête pas du tout.Je milite depuis 40 ans au Parti conservateur et j'avoue que parfois, ça devient un peu plate.J'aime bien la nouveauté.» II prétend que la lutte va être serrée dans Westmount.Son inquiétude?«Les libéraux vont jouer sur la peur du Parti québécois.Et ça, c'est une fraude monumentale!» $10 millions aux handicapés RAUL ROV ¦ Les programmes d'aide matérielle pour les handicapés seront engraissés de SIO millions, a annoncé hier la ministre Louise Robic.Un montant non récurrent de $8,4 millions sera ainsi octroyé à l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), tandis que le budget récurrent de l organisme sera augmenté de $5,4 à $7 millions.Mme Robic s'est défendue de distribuer des bonbons électoraux.\u2014 Pourquoi avoir choisi ce moment-ci pour faire cette annonce?\u2014 Parce que c'est à ce moment-ci que j'ai reçu les crédits, a-t-elle répondu à La Presse.La ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux et responsable de l'OPHQ ajoute qu'elle n'est responsable de ce dossier que depuis trois mois.« Et je me suis vite rendue compte que si on n'injectait pas rapidement des nouveaux fonds, on ne réglerait jamais le problème.» Le problème, c'est 5 711 dossiers en attente et 450 nouvelles demandes par mois.C'est aussi une liste d'attente qui peut atteindre deux ans.Le programme d'aide matérielle de l'OPHQ vise à faciliter l'intégration sociale des personnes handicapées.Adaptation de domiciles, de véhicules, fourniture d'équipements spécialisés, services de répit, de dépannage et de gardiennage pour le soutien aux familles, services d'interprètes gestuels, stimulation précoce, colonies de vacances.Selon Mme Robic, les crédits supplémentaires annoncés nier permettront de résorber entièrement la liste d'attente en plus de réduire la période d'attente des nouvelles demandes à environ six mois.Électogrammes BOURCAULT: RIEN DE CASSÉ ¦ Pierre Bour-gault, l'orateur indépendantiste qui a fait une chute de cheval samedi, a reçu hier de bonnes et de mauvaises nouvelles.«La bonne, a-t-il expliqué, c'est que je n'ai rien de cassé, et la mauvaise, je suis cloué chez moi pour les cinq prochaines semaines.Je hurle, je crie, je suis incapable de faire un pas.» Sa chute a provoqué de nom- Pierre Bourgault breux \"traumatismes internes.Pierre Bourgault devait livrer plusieurs discours pour le Parti québécois.Celui de dimanche, à l'Aré-na Maurice Richard, a été annulé et celui de samedi prochain, à Trois-Rivières, est sérieusement remis en question.«Si je le fais, a-t-il précisé, ce sera le seul et unique discours que je ferai.» Ironie du sort, ces fameux discours lui ont valu d'être mis à la porte de Radio-Canada.UNE INTRUSION MALVENUE ¦ La candidate péquiste dans Jeanne-Man-ce, Louise Brouiilet, s'est fait expulser d'un ciub de l'âge d'or.Le Club du troisième âge de Sainte-Angèle avait invité, la semaine passé, son adversaire libéral, Michel Bisson-net, à une épluchette de blé d'inde.Mme Brouiilet a eu vent de cette activité et s'est « innocemment » présentée sur les lieux, a-t-elle expliqué.Le responsable du Cercle, André Lanciault, lui a vertement fait savoir que sa présence n'était pas désirée, que le Parti québécois ni aucun parti politique n'avait le droit de faire de la propagande dans leur cercle.M.Bissonnet, a-t-il précisé, était présent car il avait été invité bien avant le déclenchement des élections.«Michel Bissonnet rigolait en mangeant son blé d'inde», a précisé Mme Brouiilet.«Pas du tout, a répliqué M.Bissonnet, élu avec 13 000 voix de majorité en 1985, je jouais aux cartes avec quatre personnes que je connais bien.Que Mme Brouiilet fasse son travail.» DROIT DE VOTE AUX DÉTENUS ¦ Les détenus des centres de détention provinciaux et des pénitenciers fédéraux situés au Québec pourront exercer leur droit de vote lors des élections du 25 septembre.Le directeur général des élections, M.Pierre-F.Côté, a annoncé, hier, que des ententes administratives en ce sens avaient été conclues avec les autorités provinciales et fédérales concernées.Les détenus pourront voter au bureau de vote par anticipation de leur établissement de détention, le lundi de la semaine qui précède le scrutin, mais leur vote s'appliquera à la circonscription où se trouve leur lieu de domicile.LE NPD POUR LES INFIRMIÈRES ¦ Les dix candidats NPD de l'est de Montréal ont dénoncé hier «l'attitude intransigeante» du gouvernement Bourassa face aux infirmières et son «mépris» dans ses négociations avec les autres travailleurs de la fonction publique.Le candidat dans Viau, Raymond Gagnon, suggère la formation d'une coalition nationale, qui regrouperait les syndicats et les groupes communautaires et progressistes, afin de dénoncer l'attitude du gouvernement et l'organisation d'une manifestation monstre pour protester contre la loi 160 sur le maintien des services essentiels.«C'est très grave ce qui se passe actuellement au Québec», a expliqué hier M.Gagnon.Ce dernier porte deux chapeaux, candidat NPD et président du syndicat CSN au Centre hospitalier de l'hôpital Saint-Michel.Avant de se porter candidat, M.Gagnon était préposé en salle d'opération.UNE DERNIÈRE CHANCE ¦ Avis aux retardataires.Si vous n'êtes toujours pas inscrit sur la liste électorale, la loi' vous donne, cette année, une dernière chance.Une révision spéciale aura lieu du 15 au 20 septembre.Vous pourrez vous inscrire ou faire une demande de correction en vous présentant au bureau du directeur de scrutin de votre circonscription.Si vous n'êtes pas inscrit sur la liste, vous perdez votre droit de vote.MICHÉLE OUIMET Ms et spectacles LA PRESSE.MONTREAL, MARD112 SEPTEMBRE 1989 8 5 Danielle Proulx et Marc Messier dans Portion d'éternité.Un film québécois en tête SERGE DUSSAULT Des SIX films en primeur pendant le week-end dans la région métropolitaine, c'est un film québécois.Portion d'éternité, qui a réussi : le meilleur box-office.Portion d'éternité qui, soit dit en pas-'¦ sant, a valu à Danielle Proulx ; le-prix d'interprétation féminine du dernier Festival des .films du monde.Présenté dans trois salles (Cineplex Centre-Ville 8, Cré-mazie et Place Longueuil 1 ), le film de Robert Favreau a rapporté $33 796.Ce qui le place juste devant Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (S31 230).Mais il faut souligner que le film de Tornatore n'occupait que deux écrans (Berri 1 et Carrefour Laval 3).Ces deux films font la nique à Shirley Valentine \u2014 un «gros» film présenté en an- §lais \u2014 qui n'a rapporté que 21 793, dans une seule salle (au Loew's) faut-il dire.Et il est à l'affiche depuis le 30 août.Viennent ensuite Trop belle pour toi de Bertrand Tavernier avec un box-office de $ 19 973 pour deux salles (Parisien et Versailles), et Bal Poussière.un film de la Côte d'Ivoire, avec $8 072.Comme quoi le cinéma parlant français se défend bien à Montréal.Il faut ajouter que ce box-office est incomplet : il nous a été impossible d'obtenir les recettes des autres films de la chaîne Cineplex-Odeon.BERTRAND TAVERNIER À MONTRÉAL ¦ En route pour le festival de Toronto, le cinéaste français Bertrand Tavernier a donné ce matin une conférence de presse pour souligner la sortie de son dernier film, la Vie et rien d'autre, présenté ce soir en première nord-américaine au Conservatoire d'art cinématographique.Le film prendra l'affiche le 22 septembre, probablement au Complexe Desjardins.Sabine Azéma, vedette féminine du film, devait accompagner le metteur en scène.Elle lui a fait faux bond à la dernière minute.D'autre part, le Conservatoire annonce une rétrospective Tavernier pour octobre.Rétrospective, explique Danièle Cauchard, qui comprendra tous ses films, de l'Horloger de Saint-Paul à la Passion Béatrice, en passant par Que la fête commence et 'Round Midnight.« Le seul qui manquera, ce sera Mississippi Blues, un film en 16mm qu'il a d'ailleurs co-réalisé.» LES FESTIVALS: C'EST PAS FINI! ¦ Le Festival des films du monde terminé, on croit pouvoir souffler un peu.Pas question ! Toronto a emboité le pas, Rimouski annonce son septième festival, Sainte-Thérèse son cinquième, les gais et lesbiennes (Image et nation) leur deuxième.L'Abitibi prépare le sien et Chamberlain (Festival international du nouveau cinéma et de la vidéo) est à mettre au point la dix-huitième édition de son festival.Le Carroussel International de Rimouski ( 18 au 24 septembre) a l'originalité de s'adresser aux jeunes.C'est un festival compétitif.Le jury, composé d'adolescents de seize ans ou moins, venus des États-Unis, de France, de Belgique et du Canada, sera présidé par la comédienne Alexandra Thompson, 12 ans, vedette de Fier-ro.l'été des secrets.Vingt-quatre films sont en compétition.Bye Bye chaperon rouge, dernier né de la série des Contes pour tous produite par Rock Demers, ouvrira le festival.Le Festival du cinéma international de Sainte-Thérèse (20 au 25 septembre) est lui aussi compétitif.Mais à deux ni-veaux.Un prix est attribué par le public (Prix du Public Hydro-Québec) appelé a choisir parmi les neuf longs métrages en compétition officielle.Et cinq prix seront donnés par un jury dans la catégorie courts métrages internationaux.Comme film d'ouverture, Sainte-Thérèse a choisi Force majeure, de Pierre [olivet avec Sabine Haudepin, Alan Bates et Patrick Bruel.Un film de George Wilson, la Vouivre, avec Lambert Wilson, facques Dufhilo et lean Carmet, clôturera le festival.¦ Fermeture ua A de la grande M salle du Pari- ^^^^ sien le 25 septembre, pour la transformer en trois petites salles d'environ 200 places chacune.Si tout va bien, les travaux seront terminés pour Noël.¦ Une histoire de vent, le superbe film de Jorls Ivenset Marceline Loridan passe au cinéma Parallèle du 15 au 30 septembre.Au Parallèle aussi, du 14 au 17 septembre (à 21 h 30): le Grande Monde de Marcel SI-mard, qui a obtenu une mention spéciale au festival de Lor-quin, en France, en juin dernier.¦ Le New York Times (6 sept.) nous apprend que Bille August (Pelle le conquérant) va tourner d'après un scénario A'Ingmar Bergman un film de six heures intitulé Good Intentions.Budget : environ $9 millions US, ce qui est énorme pour le pays Scandinaves.Sujet : les relations tumultueuse entre les parents de Bergman, de 1909 à 1918, année de la naissance du cinéaste.¦ Reprise demain à l'Université de Montréal, des projections de Clné-campus.Dans une salie complètement réaménagée, avec nouvel écran et système Dolby Stereo.Entrée gratuite pour l'occasion.Au programme : la version française de A Fish Called Wanda.La semaine prochaine (prix des billets : $4 et $3 pour les étudiants) : Choose Me, un film d'Alan Rudolph avec Geneviève Bujold.Le 27 septembre : Bagdad Cafe de Percy Adlon.¦ Dans le dernier numéro de la revue Séquences \u2014 qui se paie maintenant le luxe de plusieurs photos couleur \u2014 trente-sept pages consacrées au cinquante ans de l'ONF.À lire.¦ Petit festival du cinéma d'animation au Rialto, à compter du 22 septembre.Pendant deux semaines, des films venus des quatre coins du monde.Dont quelques-uns primés au prestigieux festival d'Annecy, et un très vieux Superman des années quarante.Télévision La Bande des six Un meurtre d'ici la fin de la saison?LOUISE COUSINEAU e ton était un peu stri-¦¦ dent, et n'eut été l'accent, on se serait cru à la télévision française.Strident Ceut-être pour couvrir les ruits de fond d'assiettes puisque La Bande des six a décidé de tourner son émission au Lux.un bar de la rue Saint-Laurent.C'était donc la première du nouveau magazine culturel de Radio-Canada samedi dernier, la conversation entre les six beaux esprits était assez bien engagée.Il y avait bien le doux Georges-Hébert Germain qui avait l'air d'un chien battu et qui ne disait rien, mais à part ça, ça roulait.A l'arrivée de Michel Tremblay, dont Suzanne Lévesque avait bien aimé le dernier livre, M.Germain s'est animé.Pour Jeter à la tète de Michel Tremblay les pires des critiques.Le jouai, ça suffit.Le reste du livre, en français, est mal écrit en plus.Et, finalement, ô horreur, Michel Tremblay méprise le Plateau Mont-Royal.Ses livres sont des supercheries.Voilà qui a réussi à mettre l'émission sur la «mappe», comme on dit maintenant dans les milieux huppés.Combien d'auteurs, de créateurs, moins habitués que Michel Tremblay à la télévision ( lui, c'est un vrai pro) oseront aller ris- Îuer de se faire abreuver d'injures par la ande des six?l'imagine que des batailleuses comme Denise Bombardier salivent déjà en songeant aux répliques avec lesquelles elles cloueront le bec à cette bande.Mais un auteur qui n'a pas l'habitude y pensera sans doute à deux fois.Ce fut une heure presque complètement intéressante par ailleurs.le me demande toutefois si on enverra souvent René Ho-mier-Roy dans les galeries d'art.Disons qu'il est meilleur en cinéma, ce qui ne l'a pas empêché d'être plutôt long.Dany Lafer-rière, par ailleurs, m'a enchantée quand il a admis qu'il n'allait pas au théâtre.Il avait adoré sa soirée.Hornier-Roy pas.Le gros problème, mais qui devrait pouvoir se régler facilement, c'est qu'on n'a pas Pensé pour cette première à communiquer essentiel au téléspectateur à la maison.C'est oui l'invité?C'est quoi son théâtre, le nom de sa pièce?Le livre de lean Fiat, quelle sorte de couverture a-t-iI ?Des sous-titres et des illustrations, s'il-vous-plalt.Qu'on sache immédiatement de quoi il est question, l'espère que le parti pris de tourner au Lux ne signifie pas qu'on doive renoncer à cette information de base.Parlant du Lux, je me demande en quoi l'endroit est si charmant pour faire une émission de télé.Parce que les verres sur le bar cachent les aide-mémoire?Sûrement pas pour les gens qui tournent le dos à la caméra et qu'on voit même quitter la place.On y retournera samedi prochain, sans doute.Et pas seulement pour voir le sang couler.Mais 17 h, quel moment exécrable quand il fait encore beau! JOSEE BLANCHETTE ET LE MIEUX-ETRE ¦ l'avoue que j'avais plutôt peur de la nouvelle émission de santé Bien dans sa peau, lancée à TM vendredi soir à 21 h 30.Parce qu'elle est produite chez Daniel Bertolino.grand spécialiste du film d'archives et des productions internationales qui perdent souvent toute saveur locale.Rien de ça ici.Le sujet était la fatigue et l'invité, le plus célèbre des fatigués, Dominique Lévesque, du Groupe Sanguin.Un hyperactif qui en prend toujours trop, de là l'origine de son célèbre monologue.On avait aussi trouvé une doctoresse souffrant de fatigue chronique qui a raconté son état.Le charme de (osée Blanchette, l'animatrice, est qu'elle ressemble au titre de son émission, et qu'en plus, elle ne fait pas de sermons.Voilà donc une émission prometteuse.Même si les questionnaires télévisés sont bien difficiles à suivre.FAUT VOIR CA ¦ On le sait maintenant: Faut voir ça, la nouvelle émission sur la télévision (dimanche 18 h 30) repique les meilleurs moments de ce que Radio-Canada a présenté dans la semaine.Ou à tout le moins, ce que Radio-Canada juge comme étant ses meilleurs moments.Ce n'est pas une émission de critique.Jean-Claude Germain fait les liens.Quel- ques fions ici et là.aucune bagarre.Je suis persuadée qu'on n'y verra jamais de bourdes de politiciens.La diatribe de Georges-Hébert Germain présentée la veille y était, en partie.«Vingt ans plus tard, a dit en substance M.Germain, on ressort le débat sur le jouai.» Mais pas le mini-discours sur l'indépendance du Québec dans L'Héritage.Pour ce téléroman, on s'en esr tenu à une scène entre Miriam et Moïse Abraham.On a ressorti l'essentiel de la première émission de Pauline Martin, ce monologue sur les faux plis, dit par une ménagère souil-lonne, la cigarette au bec et (a courroie de soutien-gorge tombant sur le bras.Il y avait peu d'autres scènes à tirer de Samedi PM.On a même réussi à trouver un extrait de CTYVON.Celui de Michel Rivard qui fait dorénavant (ce devait être Marc La brèche ) les trois minutes avec.On n'a pas eu les trois minutes, et c'est tant mieux.Incidemment, Jean-Claude Germain, qui fait partie de la distribution de CTYVON, se choisira-t-il lui-même?Les recherchistes de cette émission doivent ratisser la programmation au peigne fin.On a retrouvé un petit chef d'oeuvre d'humour présenté lundi à la reprise du Temps d'une paix.Joseph-Arthur annonçait à Rose-Anna que les femmes allaient voter pour la première fois.L'organisateur politique souhaitant que sa dulcinée vote de son bord.Vous pouvez imaginer la réponse.J'avais moi-même repéré cet extrait lundi soir, alors que pour la nièrae fois, j'essayais de m'intéresser à Entre chien et loup, le te-léroman historique de TM.N'en pouvant plus, j'avais pitonné à Radio-Canada pour découvrir, encore une fois, la différence entre l'original et l'imitation.Dimanche soir, on a également vu le spectacle de la rentrée de Radio-Canada.J'ai compris pourquoi Victor-Lévy Beaulieu n'avait pas voulu prêter les personnages de son téléroman à cette masquarade.acully interviewant les dames de coeur, avec un texte d'une banalité sans nom, Jean-Paul cherchant bien sûr Mitsou, il n'y avait là rien de très fortiche.Ça s'est terminé avec Pierre Lalonde.Allait-il, comme l'an dernier, finir avec le punch de l'année?Mais non.Pas de Denise Bombardier descendant le grand escalier proclamant ne rien regretter.Dommage.Musique Faust ouvre la 10e saison de l'Opéra de Montréal CLAUDE GINCRAS La dixième saison \u2014 déjà! \u2014 de l'Opéra de Montréal débute ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, avec un ouvrage français extrêmement populaire: Faust, de Gounod, et pour six représentations, jusqu'au 30 septembre.Bernard Uzan, directeur général et artistique de l'OdM depuis un an, a signé la mise en scène de ce Faust.Mais qu'on n'aille pas en conclure que «Bernard Uzan s'est réservé la première mise en scène de sa première saison».Tout d'abord, ce n'est pas sa première saison.Pour 1989-90, M.Uzan doit encore composer avec une programmation établie par son prédécesseur, Jean-Paul Jeannotte.La «première saison Uzan» sera la prochaine, 1990-91.Autre précision: l'engagement de M.Uzan comme metteur en scène de Faust date du «règne Jeannotte», donc d'avant sa nomination, l'an dernier, comme directeur artistique et général.Plus tard dans la saison, M.Uzan fera la mise en scène de Die Entfùhrung aus dem Serait, de Mozart.Dans ce cas, il s'agit de l'unique mise en scène que M.Uzan se réservera chaque saison au sein de l'organisme qu'il dirige.Cette production de Faust est une location de la Canadian Opera Company, de Toronto.La scénographie situe l'action au XIXe siècle au lieu du XVIe, ce qui a nécessité de la part de M.Uzan une certaine adaptation, sans qu'il ait eu cependant à modifier sa conception de base, explique-t-il.C'est la sixième fois qu'il monte Faust mais, cette fois, il voit le personnage «autrement».«Dans ma mise en scène, dit-il, Faust n'est pas un vieillard mais un homme qui a entre 40et 50ans.Pourquoi faudrait-il qu'il soit un vieillard?Rien dans le texte ne l'indique.Au contraire, Faust est un homme qui s'interroge et, justement, je pense que c'est entre ces âges-là.40-50 ans, qu on s'interroge \u2014 sur l'existence de Dieu, par exemple.Faust appelle Dieu et n'obtient pas de réponse.Alors, il appelle le Diable, qui apparait immédiatement.Dans ma mise en scène, Méphisto (le Diable) est d'ailleurs le double de Faust.Je crois que c'est tout à fait logique puisque Faust choisit finalement le mal qui est en lui, comme il est Le ténor hongrois Dénes Gulyàs chante le rôle-titre de Faust, de Gounod, qui ouvre ce soir la dixième saison de l'Opéra de Montréal.dans toute personne.En somme, Faust et Méphisto sont la même personne.Le spectateur le sentira d'autant plus que mes deux interprètes sont de la même taille.» Heureux hasard, dit-il encore, John-Paul Bogart, qui remplace Dimitri Kavrakos d'abord annoncé en Méphisto.est petit lui aussi.La distribution est «internationale»: le Faust est hongrois, Dénes Gulyàs, la Marguerite est italienne.Maria Spacagna.et le Méphisto déjà nommé est américain.Le Valentin est né à New York de parents canadiens, Gino Quilico, et les autres interprètes sont locaux: Odette Beaupré (Siebel) et Thérèse Sévadjian (Dame Marthe).Enfin, c'est un chef français, Jacques Delacôte, qui dirigera l'Orchestre Symphonique de Montréal et le Choeur de l'OdM, lequel est désormais préparé par Guy Bélanger, directeur de l'Opéra de Québec.La partition sera donnée dans sa version habituelle, c'est-à-dire qu'on a omis certains airs jugés secondaires.Mais on a dû omettre aussi le ballet de La Nuit de Walpurgis, pour des raisons budgétaires.Le spectacle n'en durera pas moins trois bonnes heures.Distribués parfois en cinq actes, parfois en quatre, les différents actes et tableaux ont été groupés en trois grandes divisions avec deux entractes.Malgré sa popularité, Faust n'a été donné que trois fois chez nous depuis vingt ans: en 1967, production de l'OSM au Festival mondial de l'Expo, à la Place des Arts; en 1980, production du Théâtre d'Avignon, présentée à l'Oratoire Saint-Joseph par l'imprésario Nicolas de Koudriavtzeff qui mourut la même année; enfin, en 1986, en version concert, au Festival de Lanaudière.LE FESTIVAL DE MUSIQUE ¦ Au deuxième Festival international de Musique de Montréal, signalons: parmi les conférences (9 h 30, Chapelle du Bon-Pasteur): Gottfried Wagner, descendant du célèbre compositeur, demain ; et Will Crutchfield, spécialiste de l'art vocal, vendredi et samedi ; parmi les récitals du midi (également à la Chapelle): les barytons Jean-François La-pointe jeudi et Duncan Campbell samedi ; parmi les « master classes» (l'après-midi, toujours à la Chapelle): le baryton Tom Krause et le pianiste Ian Hobson, aujourd'hui et demain ; le pianiste Anton Kuerti et le ténor André Turc, jeudi et vendredi; le soprano Edith Mathis et la pianiste-accompagnatrice Janine Lachance, samedi et dimanche; enfin, parmi les grands récitals de 20 h : le pianiste Karoly Mocsari ce soir à la Chapelle, le soprano Edith Mathis vendredi à Mai-sonneuve, le pianiste Bernd Glemser samedi à Claude-Champagne, sans oublier le concert Mozart avec orchestre et le pianiste Anton Kuerti qui clôturera le Festival dimanche à Maisonneuve.MAUREEN BROWNE: TROIS CONCOURS ¦ Le soprano Maureen Browne, troisième prix au Concours international de Montréal en juin dernier, part aujourd'hui pour l'Europe où clic passera deux mois.Une bourse de $7 500 du gouvernement de la Saskatchewan, sa province natale, lui permettra de participer à trois concours importants: Verviers.en Belgique, Toulouse, en France, et Vercelli, en Italie.Deux agents de Vienne lui ont également réservé des auditions en Allemagne et en Autriche.Elle reviendra le 5 novembre pour chanter dans / Lombard! alla Prima Crociata, de Verdi, à Opera In Concert, de Toronto.«Pour moi l'information c'est avant tout d'avoir une idée générale sur ce qui se passe au niveau métropolitain et provincial.C'est avoir une idée sur la politique, les arts et spectacles et tout ce qui se passe en ville».Brigitte Guilmain, Montréal Publicitaire CKAC73\" LA SUPER STATION DE MONTRÉAL 86 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, MARD112 SEPTEMBRE 1989 a LOPERA DE MONTREAL DIRfl fE.URCCNfRALil ARTISTIQUE M KNAKD L AN PRESENTENT avec : Denes CuIvâS Maria Spiici^nj |ohn-Paul Bogari Gm«> t >uiiico Thérèse Sévadjian Odette Beaup(é Desmond thme CM d'orchestre |jcqùes Pel.icoie.Mise en si eue Bernard Uz.in.Déturs et costumer : VYoltrjm Skalu ki Assistanl c het tl orchestre: Cu> Bélanger.L'Orchestre symphuniqûe cle.Montre.il.le (, hiieur (le I Opera île Montréal CHANTl [ N FRANÇAIS AVEC SLKflTRtS FRANÇAIS EI ANGLAIS LES 12, 16, 21, 23, 27 et 30 SEPTEMBRE 1989 Ami I.i KiMnbuiidn itr IMIMf \\K INC KJMSiU Kl 1«K SLNIKF OU CAAA&*.l A l)ANt ){.I N M II >V\\lt 'Ml 11X4.1(1 INC.\\\\n .I l'.ia.i p.It .Mit- tn^v^^^^^j) s.im If .IMin^uf fMtnMUItf Cfc 1.1 SU l t SSII IN I \\ [IFsî\\( Salle Wilïrid-Pellelier Kêservrftiuns!rlèphonique> UJ tWJ il U Ftjiscteservue r'ljiedr* Arts Kfih.'\\.ini.f ilr IS Wf fout billet de plus de \"S Méconnaissance des arts d'interprétation à Québec L'Union des artistes blâme les gouvernements BERNARD racine Preste Canadienne_ QUÉBEC ¦ Le président de l'Union des artistes Serge Turgeon a demandé hier au gouvernement de «s'impliquer» pour stopper l'exode vers Montréal des artistes de la région de Québec.« Il y va de la responsabilité des gouvernements de faire en sorte que Québec devienne une véritable capitale des arts d'interprétation ».a déclaré M.Turgeon, en conférence de presse, en dévoilant les résultats d'un sondage Jean Bertola meurt à 67 ans ¦ Le compositeur-interprète français lean Bertola, qui participa à la mise au point musicale de tous les enregistrements de Georges Brassens, est décédé à Paris à l'âge de 67 ans.lean Bertola fut accompagnateur au piano de Charles Aznavour à ses débuts, avant de devenir interprète.Prix du disque en 1957, il avait notamment créé l'adaptation française de Sixteen Tons.En 1983 il avait interprété et enregistré sur un double album dix-sept chansons inédites de son copain, Georges Brassens décédé en octobre 1981.\t Mu\t EN COLLABORATION AVEC DONALD K.DONALD LES MEILLEURS NUMÉROS DE CIRQUE AU MONDE ! Mardi 12 sept, au dimanche 17 sept.Forum de Montréal Représentations: Sur semaine à 19H30 Sam.& Dim.à 12h00/16h00/20h00 Billets: 16,50$, 13,50$, 10,50$ (Mar.à Jeu.) 19,50$, 15,50$, 12,50$ (Ven.à Dim.) en vente aux guichets du Forum et à tous les comptoirs Ticketron (+frais de service) Achats par carte de crédit & Billets pour groupes Information 288-2525 IQOP sur les connaissances et attentes des résidents de la région de Québec au sujet des arts d'interprétation.Ce sondage aboutit à trois grandes conclusions: ¦ Une méconnaissance presque totale des arts d'interprétation à Québec.¦ Le désir des Québécois d'avoir un véritable développement des arts d'interprétation à Québec, convaincus qu'ils sont que tourisme et économie vont de pair avec le développement culturel.¦ Le fait qu'ils pensent que la responsabilité du développement culturel doit être partagée entre les différents paliers de gouvernement et l'entreprise privée.Quant à la méconnaissance des Québécois au sujet de la vie artistique de leur ville, le sondage montre que: ¦ Seulement 7,3 pour cent des citoyens peuvent nommer des artistes-interprètes qui vivent de leur art à Québec.¦ Seulement 10 pour cent des Québécois connaissent l'existence de I Opera de Québec.¦ Neuf Québécois sur 10 n'assistent jamais à des opéras.¦ Les trois quarts des Québécois ne se reconnaissent pas dans les émissions de télévision présentées par les stations de la région.«Il est vraiment inadmissible, note M.Turgeon, que les artistes-interprètes et les compagnies artistiques ne trouvent pas dans la capitale québécoise, qui rassemble le sixième de la population du Québec, un contexte favorable aux arts d'interprétation.» Cette situation est attribuable à plusieurs causes mais principalement au manque d'initiative des différents paliers de gouvernement et c est la preuve qu'il n'existe pas de véritable politique de développement des arts et de la culture, a-t-il fait valoir.Autre cause de l'exode des artistes et des créateurs: l'absence de production télévisuelle dans la région.« Nous devons donc rappeler 4 leurs responsabilités les diffuseurs de la région de Québec : les trois quarts de vos téléspectateurs; vous disent clairement que.vo* stations de télévision n'offrent pas une image representative de la vie artistique de Québec.Z ! «La population de Québec vous dit clairement qu'elle ne se retrouve pas dans la télévision de Québec.C'est là que le bât blesse.U ne fait aucun doute pour nous '.que la télévision doit jouer un rôle majeur dans la reconnaissance des artistes en les associant et .en les identifiant à leur région ».- : * * » *.La télévision contribue ainsi à créer un sentiment d'identification de la part de la population envers ses artistes.>< Nous devrons donc rappeler le CRTC à $a : conscience et lui demander de 'refaire ses devoirs et d'exiger des te-lédiffuseurs de Québec qu'ils soient plus qu'un simple relais:de diffusion », a conclu M.Turgeon.- I DU 8 AU 14 SEPTEMBRE ¦ ¦ .CINEMAS CINFTUX ODION «S*#zf I LIVI BbROSSARD OlMARDIS À MOITIÉ PRIX 'BASE SUR LE PBI» 0 ENTREE POUR ADULTES I \u2022 TOUS LES FILMS \u2022 TOUTE LA JOURNÉE \u2022 TOUS LES CINEMAS IE FILM A L'AFFICHE DEBUTE DIX MINUTES APRÈS L'HEURE INDIQUÉE DANS L'HORAIRE SILLETS VIP.ACCEPTES LES MARDIS LE FAUBOURG 1616 out'il rut' Sir Citru-rim- WHEN HARRY MET SALLY (O) OolOy Stéréo THX / 1:30 - 3:10 - 5 30 ¦ 7:30 - 9:30_ UNCLE BUCK (G) Oolbv Stéréo THX 1:15 - 3:15-S:15-7:15-*15 Coupon» rtlu»éa_ CASUALTIES OF WAR (14 ans) Dolby Stereo i:00- 4:30 - 7 00 - 9:25_ FIELD OF DREAM (C) Oolby Sttréo 1:00 - 3:10 - 5:30 \u2022 7:30 \u2022 9 40 Eic M«re.13 tept .1:00 - 3:10 - 5:20 - J 40 Coupon» ralutéé PLACE ALEXIS NIHON Metro Alwalrr THE ABYSS (O) Oolby Slerto 70 MM 1 00 - 4:00 - 7:00 - 9:35_ NIGHTMARE ON ELM STREET «5.THE DREAM CHILD (18 an») Dolby Stéréo 1:20 ¦ 3:20 - 5:20 - 7:20 - 9:20_ NIGHT OF THE DEMON (18 an») 1:15 -3:15 -5:15- 7:15 -S-.15 EGYPTIEN 1455.rut- Peel PACKAGE (14 an» Oolby Stéréo 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:20 \u2022 9:40 Coupon» réfuté»_ JESUS DE MONTREAL (14 an») Oolby Stereo (v.o.avec aou»-tltrt» anglais) 2:00 - 5:10 - 7:20 - 9:30 Enoo Agence Frmnct-Pmn 50r Anniumatrr CONCERT GALA SPI DEMAIN 13 septembre Chefs d'orchestre: ALEXANDER et BORIS BROTT $OLI3T65 INT6RK?îTION7îaX Jean-Pierre Rampai flûte Marisa Robin harpe Alexandre Lagoya guitare Corey Carovsck Gary Karr violon contrebasse Denis Bratt violoncelle m Franco GuiH violon BILLETS EN VENTE A LA PLACE DES ARTS ET CHEZ TICKETRON: $15 -$20 -$30 -$40 f\\ Salle Wilfrid-Pelletier Ru-.eiv.ii.ons téléphoniques CTO Place des Arts -.'\"J 842 21,12, l1 't\"v,CH Retlovance.de l s sur tout tnllet du plu!, du I %.LES A CONÇUT S-CIL Une FUGUE dans la Vallée du Richelieu JSP L 22 SEPT.:u h 23 SEPT.13 H 30 23 SEPT.15 H 23 SEPT.20 H 24 SEPT.11 h CONCERT D'OUVERTURE EGLISE SAINT-MATTHIEU-DEBEL' COLETTE BOKY.GIT BÉLANGER A\\ CO-MUSICA.sous 1, direction Je MARC BELANGER l -jittec-vous bercer par les plus grinds -tirs d'eperj.extrait» d*opérencs .'j^uues.V .i - Verdi.Buret.Mendelssohn.Gr:e^.Nreislcr, GersrtJun.»S LA RICHELIEU.EN PORTÉE QUAI DU VIEUX-BELOEIL Crcntere-conccn sur la Fbchelieu ac«nripasnee J une patrie de î'orchcitre de ; bre I Mustci de Montréal tous la direction de Vuh Tutovsiv / I \\ \u2022 5 S par personne, incttum crouière-concert.visite commentée iur le patrimoine architectural et un cocktail à Sjmt-Charles./ I \\ I MUSICI EN APRES-MIDI ÉGLISE SAINT-ANTOINE-SUR-RICHELIEU 7 i i j I MI.SICI DE MONTREAL, .eus la direction de YT-'LI TLROVSW P I I \\ \\ Connu à l'échelle internat tonale.>'orche>tre de chambre de 16 musicien.* ten de» oeuvre» de Brahrm^tp/jrt et Gneg 20 S TANGO PAR TROIS / ÉGLISE^SAINT-MARC-SUR-RICHEIjIEU ^BIGNIEW BUROVWCZ.FLM.L JALRENA.RAMON PELINS Le» grands classiques du tango iradiiioi pour oser, surprendre et enchanter! 20 S L'RENA.I /nel et un brin Je toltc plu» clnremporAin MESSE DU COURONN nneme\\ T DE MOZART EGLISE SALNT-DENIS-SUR-RICH^LIEU COLETTE BOKY.GUY BÉLANGER.MICHÉLE G AL DRE At ROBERT SAVOIE./ L'ENSEMBLE VOCAL POL Y.MME, sous !i direction de JEAN PIERRE GLTNDON / : direc^ornfe V ¦ L'exaltation de Morart alliée a une messe comme au temps jadi>.s once 1 Pi\u20141-ÎT^ I PROLONGEZ LE PLAISIR DES CONCERTS PAR LN KORFAIT A VOTRE MESURE INCLUANT REPAS GASTRONOMIQUE ET/OU HÉBERGEMENT j À PARTW DE 36 S SEULEMENT DANS LES ÉTABLISSEMENTS SUIVANTS: i s 1 / Auberje Hsndfield et Auberge Les Trois Tilleuls a Saint-Marc-sur-Richelieu HoMcllcne Rise Gauche a Beloetl Morel Le transit et Manoir RouMlte-Campbell a Ment-Saint-Hilaire INFORMATIONS ET RESERVATIONS: (514) 446-BACH Lue - .r.- &t ^^^^^ ^^3!ll.^^ riVTUTtCaTl (514)3221243 I-S0O-3614393 PARIS ¦ La rentrée n'est pas comme les autres cette année pour le Ballet de I'Opera de Paris au Palais Gar-nier, désormais consacré aux seuls ballets, après la mise en route de l'Opéra Bastille, et l'absence préoccupante de Rudolf Noureev.directeur de la danse.La compagnie est revenue hier de vacances pour préparer son premier spectacle, un programme consacré à Iiri Kylian prévu pour le 20 octobre.La venue de ce chorégraphe tchécoslovaque invité la saison dernière par le directeur de la danse du Ballet de l'Opéra de Paris, ne réclame certes pas vraiment la présence effective de Noureev.Mais les bruits les plus contradictoires continuent à aller bon train dans le petit monde de la danse.Le célèbre danseur russe a commencé le 18 août une tournée en Amérique du Nord avec une comédie musicale de Broadway Le roi et moi et ce.pour 83 semaines réparties sur trois ans.Ses déclarations restent énig-matiques au sujet du nouveau contrat qui devrait le lier à l'Opéra de Paris.Officiellement.Noureev se comporte toujours comme directeur de la danse, mais se plaint de ne pas avoir de contrat dûment signé.Du côté du ministère français de la Culture, tutelle de l'établissement, on se montre extrêmement discret tout en multipliant les appels à Noureev.?LA BAIE * Los prix de soldo sorrt en vigueur jusqu'où 23 septembre 1989.SATISFACTION GARANTIE.ON PEUT S'Y FIER! LA BAIE ET SIMON CHANG VOUS LANCENT L'INVITATION MODE DE LA SAISON le samedi 16 septembre 1989 à 13 h 30 au magasin du centre-ville de Montréal Assistez d'abord au défilé «SIMON CHANG COLLECTION AUTOMNE 1989i.puis rencontrez le célèbre et renommé couturier à sa boutique située au 2e étage. sa LA PRESSE.MONTREAL.MARD112 SEPTEMBRE 1989 ON EST AUSSI LÀ POUR TOURNER ¦ L'Américain Henry Ja-glom n'aime pas perdre de temps: venu à la Mostra présenter son film New Year's day.il en a profité pour prendre sa caméra et tourner son nouveau film Venice, Venice.Ce film métaphorique doit dresser l'image contrastée de la Venise des Doges et de la Venice californienne, une banlieue sordide de Los Angeles.SIFFLETS ¦ Cianni De Michells, ministre italien des Affaires étrangères, a été accueilli fur un concert de sifflets à a première européenne d' Indiana Jones.Enerve-ment du public qui ne pouvait entrer dans la Sala Grande ou déception de ne fas voir arriver Harrison ord lui-même?M.de Mi-chelis, qui est vénitien, ne doit pas encore le savoir.UN AVEU ¦ Cugllelmo BlraghJ, directeur du Festival de Venise, a reconnu que les films présentés cette année hors compétition étaient plutôt meilleurs que ceux de la sélection officielle.«Si les films les plus attendus étaient dans la compétition, a-t-il déclaré au journal de Venise Gazzetino, personne n'irait voir les autres».HOMMAGE À DREYER.¦ Dans le cadre de l'hommage qu'elle consacre au célèbre cinéaste danois Cari Théodor Dreyer ( La Passion de feanne d'Arc, Vampyr), la Mostra a projeté Ordet (La Parole), un classique qui serait introuvable si elle n'en avait gardé une copie dans sa cinémathèque.Ordet avait obtenu le Lion d'Or à Venise en 1955.ET À COCTEAU ¦ Écrivain, poète, dramaturge, cinéaste, peintre, céramiste, metteur en scène: Jean Cocteau, porte-parole de la culture française de l'entre deux guerres, a touché à tout avec bonheur.La Biennale de Venise consacre dans les Ciardini une grande exposition à cet artiste qui aurait eu 100 ans cette année.Costumes de théâtre d'avant garde pour l'époque ( d'Antigone à Phèdre en passant par le ballet cubiste Parade), peintures, portraits, tapisseries, céramiques, affiches de cinéma, l'exposition reconstruit dans onze salles le monde de Cocteau.Parallèlement, dans le cadre de la Mostra, tous les films du cinéaste sont présentés, du Sang d'un poète en 1930 au Testament d'Orphée en 1960.Agence France-Presse Agence France-Presse Une causerie de Bianca Zagolin ¦ La section de Montréal de la Société des écrivains canadiens inaugure sa série 1989-1990 de dir ners-causeries en invitant la romancière Bianca Zagolin, qui a.choisi pour thème « l'histoire d'un déracinement : hommage au Québec et à ses mythes ».Mme Zagolin est l'auteur d'un premier roman remarqué, Une femme à la fenêtre, paru en 1988.La rencontre aura lieu jeudi à 18h30 au restaurant La Vieille France, 50, rue Saint-Jacques.Le public est invité.L'Hispano-Suiza d'Ustinov disparaît Associated Press_ MCE ¦ Peter Ustinov, interprète d'un Taxi mauve, a déposé une plainte, à Nice, à la suite de la disparition mystérieuse de sa voiture Hispa-no-Suiza datant de 1934, et estimée à environ $5 millions.Cette luxueuse machine qui, en son temps fut la rivale des Rolls-Royce, était entreposée dans un garage de Nice où elle était régu-lièrenment entretenue et où un mécanicien de la ville venait faire tourner le moteur de temps à autres.Depuis plusieurs mois, Peter Ustinov ne parvenait plus à joindre le propriétaire du garage qui avait vendu son fonds de commerce.Lorsque enfin, la porte du local fut ouverte, la belle limousine de collection avait disparu.Seul restait sur le sol un enjoliveur de roue.Konchalovsky s'apprête à re-tourner DEAU VILLE.France ¦ Pour la première fois depuis onze ans, le cinéaste soviétique Andrei Konchalovsky projette de tourner un film l'année prochaine en URSS avec comme acteur principal Tom Hulce, le Mozart d'Amadeus.Installé aux États Unis depuis 1984, kon- chalovsky est venu au festival du film américain de Deauville pour y présenter, en clôture, son avant-dernier film Homer and Eddie.À 52 ans, parlant un bon français avec l'accent russe, Konchalovsky vient de terminer aux États-Unis son sixième film américain.Set up avec Sylvester Stallone comme interprète principal.«Un acteur qui, contrairement à ce qu'on croit, a vraiment quelque chose si son agent le laissait sortir du ghetto des super-productions», estime le réalisateur soviétique.Superstitieux.Konchalovsky ne veut pas trop parler de son prochain film : une histoire qu'il vient d'écrire et qui se passe dans une famille moyenne soviétique durant la terreur stalinienne des années 30.Le film sera tourné en russe et en anglais avec des acteurs soviétiques et américains.Konchalovsky n'avait pas tourné en URSS depuis Siberiadeen 1978.* LA BAIE ?MERCREDI 13 SEPTEMBRE FRIANDISES 749 Màa\\4 MINI-TABLE àWtm snickers, LE SAC mini-tablettes! mars, snickers, m & m ordinaires ou aux arachides, twix, whoppers ou milk duos Oentyne, pqt familial de 5.\t1,49 Tablettes de chocolat Karina.\t2/1,49 Bonbons aux fruits\t Ganong à mâcher\t2,49 Mini-gâteaux, pqt de 6.\t2,49 Fnandlses, rayon 729\t ARTICLES DE CUISINE Spatule Rubbermaid.1,49 Bouchon d'évier Rubbermaid.1,49 Contenant cylindrique Table-0-Frigo.1,49 Bol de plastique, 0,9 L.1,49 Pot de plastique, 1 L 1,49 Roulette à pizza.1,49 Couteau à éplucher.1,49 Tranche fromage.1,49 Jeu de porte-maïs.1,49 Couteau à éplucher.7,5 cm.1,49 brosse à champignons Verre à mesurer.1,49 Panier à pain.1,49 Pince.23 cm.1,49 Poire à jus en plastique.1,49 Chope en porcelaine.1,49 Jeu de 3 cuillers en bois.1,49 Jeu de 3 spatules caoutchouc.1,49 Passoire en nylon rouge.7 cm.1,49 Articles de cuisina, rayon 637 tire-bouchon de voyage Cintres en plastique, jeu de 6.1,49 Porte-jupe/pantalon en plastique.1,49 Linge de maison, rayon 601 Ronds de serviette acrylique.4/1,49 Jeu de 2 poignées.3,49 Unga de maison, rayon 879.Porte-chaussures en plastique.Ord.5,99 4,49 Étagère empilable en plastique.Ord.3,99 3,49 Linge de maison, rayon SOI.D'AUTRES AUBAINES Porte-essuie-tout.2,49 Passoire.2,49 Jeu de spatules.2,49 Seau.2,49 Table-O-Frigo de 1 L 2,49 Plat à vaisselle.2,49 Égouttoir d'évier.2,49 Contenant pour aliments secs, 0,9 L.2,49 149 Itamrà garde-l JÊÊB3 FRIG-O-S; -LAITUE 0-SEAL Panier à pain.2,49 Assiette a tarte.2,49 Contenant garde-fraîcheur.2,49 Rosettes, jeu de 4.2,49 Ciseaux.20.5 cm.2,49 Couteau utilitaire.12,5 cm.2,49 Couteau à tomates.2,49 Presse-ail.2,49 Tranche fromage.2,49 Roulette à pizza.2,49 Bol acier inoxydable, 1,7 L 2,49 Passoire rouge ou jaune, 8 cm.2,49 Couteau à dépecer, 20,5 cm.3,49 Couteau à pain, 20,5 cm.3,49 Passoire pour conserves.3,49 Etuveuse.3,49 Articles de cuisine, rayon 637 749 LomaÀ passoiri iS 25,5 cm (1 passoire (10 po) .Vase à fleur.3,49 Couteaux à steak, jeu de 6.3,49 Bol acier inoxydable.3,5 L.3,49 Passoire rouge ou jaune.12 cm.3,49 Passoire à gelée.3,49 Pince à bocaux.3,49 Articles de cuisine, rayon 637 BAS ET COLLANTS Assortiment de socquettes.1,49 .Bas.rayon 629 COLLANT FIN iSECRET» MODÈLE 5700, TAILLE UNIQUE MODÈLE 5800, PIED SANDALE.TOUT DIAPHANE, TAILLE UNIQUE AU CHOIX POUR HOMME Chaussettes sport.Chaussettes tout-aller doublées éponge.Chaussettes habillées.Caleçon à taille ord.Maillot athlétique.Vêtements pour homme, rayon 857 BEBE Bavoirs.Polojama en coton pour fillette.Articles pour bébé, rayon 870 1,49 1,49 1,49 2,49 2,49 1,49 6,49 SATISFACTION GARANTIE.ON PEUT S'Y FIER! LA BAIE ET SIMON CHANG VOUS LANCENT L'INVITATION MODE DE LA SAISON Le samedi 16 septembre 1989 à 13 h 30 au magasin du centre-ville de Montréal Assistez d'abord au défilé «SIMON CHANG COLLECTION AUTOMNE 1989», puis rencontrez le célèbre et renommé couturier à sa boutique située au 2e étage.ENFANT Socquettes en coton imprimé pour fillette.1,49 Cache-oreilles en forme d'animal pour ' garçon ou fillette.1,49 Accessoires, rayon 460 PAPETERIE Gros bloc notes .1,49 Bâton de colle Roil'n Glue.1,49 Sacs à lunch, pqt de 25.1,49 Carnet d'adresses.1,49 Cadre en acrylique.8,8 cm x 12,7 cm 1,49 Assortiment de pinceaux d'artiste.2/1,49 Ruban adhésif transparent.2/1,49 Pailles en plastique, 20 cm ; (8 po) Pqt de 40.2/1,49 Verres en plastique.1,49 Papeterie, rayon 70S * JOUETS Jeu de tableau noir.Casse-tête de chiffres.Balle et osselets.Anneaux pour fillette.1,49 1,49 1,49 1,49 Jeux de cartes.Colliers.Bolides.Avion à jet d'eau.Tampon encreur.1,49 1,49 1,49 1,49 1,49 Harmonica.Sifflet.Toupies.Spin'em.Trombone.Jouets, rayon 762 1,49 1,49 1,49 1,49 1,49 FIL A TRICOTER Pelote de 50 g.Rio.Ord.2.19 Caresse.Ord.2.29 Seashell.Ord.2.29 Courtney.Ord.2.29 Confort 12.Ord.2.69 Laura.Ord.2.99 Cindy.Ord.2.99 Candice.Ord.3.99 Fiesta.Ord.4.19 1,49 1,49 1,49 1,49 1,49 1,49 1.49 1,49 1,49 1,49 La choix peut varier selon le magasin.aie BRAVO À BERTRAND TAVERN 1ER, PHILIPPE NOIRET ET SABINE AZEMA  LA VIE ET RIEN D'AUTRE M Projection publique exceptionnelle ce soir, à 20h30 au Conservatoire d'art cinématographique \u2014 1455, boul.de Maisonneuve ouest EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR."]
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