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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Détente
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-11-05, Collections de BAnQ.

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[" Détente LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE S NOVEMBRE 1989 LA RADIO AMATEUR ABOLIT LES FRONTIÈRES Rejean St-Jean fait de la radio amateur depuis dix ans.Technicien en électronique pour les émetteurs, il adore échanger avec des collègues étrangers.Son équipement représente un investissement d'environ $20000.PHOTO PIERS! COTÉ, u Prêts* est d'abord une \" affaire de virus: tu l'as ou tu ne l'as pas; de plus, c'est un virus multicellulaire et, croyez moi.ça ne simplifie pas le problème! En bref, si vous êtes porteur du virus «radioamateur», vous aurez de la chance si vous vous en débarrassez avant la carambouille du jugement dernier!» Et lacques Pamerleau, président de RAQI ( Radio amateur du Québec Inc.) depuis le 3 juin dernier et coordonnateur du réseau provincial d'urgence avec la Protection civile du Québec, passe aux aveux: «Je suis porteur de ce virus! l'en ai d'abord eu le pressentiment à l'âge de neuf ans.Ma famille habitait alors Arvida et j'essayais de capter des émissions de radio de la station CBJ de Chicoutimi avec mon radio à cristal.Ce que j'ai pu bricoler comme antennes! Et ma pauvre mère qui sombrait dans le désespoir chaque fois qu'elle me voyait grimper sur le toit avec mes bataclans d'antennes!» Apres 23 ans de radio amateur, lacques Pamerleau dit : « Pour moi, la radio amateur a été une immense découverte.Qui m'a permis, entre autres choses, d'entrer en contact avec des centaines de personnes aux quatre coins du Québec, en Europe, en Amérique latine, de déchiffrer la carte du monde.Et je fais partie d'une grande famille qui compte, aujourd'hui, un million et demi d'adeptes à travers le monde, dont plus de 5000 au Québec.» Là-dessus, aucun doute possible: les radioamateurs constituent une «grande famille» avec des rages, des goûts et des manies spécifiques.Par exemple, les rages de bricoler, de communiquer, de fureter sans passeport aux quatre coins de la terre, de multiplier les contacts, d'entraider.Quant aux manies, elles varient un peu avec les individus, certes, mais il en est une «absolument commune» à tous les radioamateurs: celle, en rentrant à la maison, d'ouvrir systématiquement les appareils-radio.au cas où il entrerait une communication intéressante, voire un appel de détresse.La radio amateur fonctionne vingt-quatre heures par jour à longueur d'année, aux quatre coins du monde.Et depuis qu'elle existe, elle a prouvé, dans des situations d'urgences, qu'elle pouvait suppléer efficacement la paralysie de tous les autres moyens de communications.Les radioamateurs possèdent même, maintenant, des réseaux spéciaux, fortement structurés, capables d'intervenir dans des situations d'urgence extrêmement variées.La plupart de ces réseaux, ainsi que leurs possibilités, sont d'ailleurs bien connues des responsables des organismes de secours régionaux, nationaux et internationaux.Le Québec bon premier Avec ses 5000 membres et plus de 120 clubs répartis dans toutes les régions, la communauté radioamateur du Québec, avec son infrastructure de communications fiables et continûment disponibles, s'est impliquée jusqu'ici dans des événements aussi divers que les (eux olympiques de 1976, la visite du pape, Québec 1534-1984, le Tour cycliste de l'île de Montréal, la Traversée du tac Saint-|ean, le Marathon de Montréal.Elle a aussi, dans des situations d'urgence, participé à plusieurs interventions effectuées sous la direction du Bureau de la protection civile du Québec.Dans le domaine des mesures d'urgence, la mise sur pied du réseau radio amateur dans les très hautes frequences, pour assister le réseau d urgence de la Protection civile, place le Québec au premier rang au pays.Mais la radio amateur ne cesse pas pour autant d'être d'abord un loisir.Acesssible a tous, quels que soient l'âge, le sexe, la situation sociale ou financière, le niveau d'instruction.Pour obtenir un permis d'exploitation d'une station radioamateur, aucun prérequis n'est exigé.Il suffit de réussir l'examen du ministère fédéral des Communications.Cet examen porte sur le code morse, les principes de base de la radio et de l'électronique, et les règlements internationaux.Des cours de préparation à l'obtention du certificat d'opérateur radio sont donnés dans les clubs et dans les cégeps.Il existe même des cours spécifiques pour les handicapés de la vue.À ses débuts, la radio amateur offrait des possibilités de bricolage tout aussi passionnantes qu'exténuantes.Aujourd'hui, on bricole beaucoup moins.À la vérité, on ne bricole plus du tout dans les appareils-radio eux-mêmes, ceux-ci étant beaucoup trop miniaturisés.En revanche, on peut encore bricoler dans les antennes et les répéteurs.En somme, hier, on venait à la radio amateur pour le plaisir de communiquer et de bricoler, aujourd'hui, on y vient pour communiquer, dépanner, et découvrir les ajouts techniques qui donnent à la radio amateur des dimensions nouvelles qui multiplient son efficacité.Les radioamateurs ont conservé, certes, le morse et la phonie comme modes d'émission.Systématiquement impliqués dans la recherche et l'expérimentation, ils ont apprivoisé divers domaines techniques parallèles à l'électronique et à la radio, ou utiles à leurs expériences (ordinateurs, astronomie, matériaux nouveaux, physique de la terre, micro-ondes).Ils se sont aussi donné des moyens aussi sophistiqués que la radiotélétypie par ondes courtes, la télévision a balayage lent et rapide, l'émission de messages par signaux numériques en ondes courtes et très hautes fréquences grâce aux ordinateurs.Tout cela leur permet d'expédier des messages d'un continent à un autre continent à des vitesses atteignant 1600 mots à la minute.Il arrive même que ces messages soient relayés par satellites artificiels.et des satellites Depuis 1961.grâce à l'organisme mondial AMSAT, les radioamateurs ont, en effet, mis sur orbite une vingtaine de satellites qu'ils ont inventés et x qu'ils utilisent en exclusivité.La preuve est maintenant faite qu'un équipement radioamateur pourrait être utilisé comme substitut de secours en cas de panne majeure du système de communications d'une navette spatiale.La radio amateur, avouent unanimement les meilleurs radioamateurs, ça démystifie les communications: c'est pas cher, accessible tout le temps, sans le moindre risque de panne; c'est un loisir sans frontières; ça permet des découvertes de toutes sortes; ça brise l'isolement mental.Enfin, la radio amateur permet de ces «grands slaloms» qui laissent toujours des radioamateurs éberlues, ravis.Ainsi, par exemple, ce radioamateur au service de la sécurité civile de la police parisienne et cet autre radioamateur de ia ville de Québec se souviendront longtemps d'avoir capté, récemment, lors du passage de l'ouragan Hugo, à la Guadeloupe, le message émis par la député-maire de la ville de Go/ier, Lucille Michaud-Chevry, à l'intention du maire de Montréal, et lui réclamant des génératrices, des médicaments, des vêtements et des tentes.D'abord capté à Paris, le message a été retransmis par Paris, capté a.Quebec, et remis au maire Doré.Antonietta Avanzini croit que les radioamateurs sont presque tous des timides qui ont un besoin irrépressible de s'exprimer \u2022 et de communiquer.Elle avait 55 ans lorsqu'elle a décidé d'étudier la radio amateur.PHOTO RA08£RT MAIUOUX, U Press» Paul Romano, 15 ans, se passionne pour la radio amateur depuis trois ans.Il possède deux appareils.Un investissement de $500.Il adore émettre en morse.Sans ordinateur, cependant, pour personnaliser davantage sa touche.Il est rapide: 20 mots à la minute.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.12 Prêta Je pense donc je lis C2 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 5 NOVEMBRE 1989 L'amour ou la carrière ?CABRIELLE COUTU C*;cp Andre-Laurrndetu 0*± ui suis-je pour conseiller %JP mes semblables sur la manière de se bâtir un plan de vie réaliste?|e ne peux certainement pas me baser que sur mes expériences vécues, car entre nous, ce serait ennuyeux à mourir! Les ambitions de carrière et la vie privée ont toujours été deux choses à ne surtout pas mélanger.Il se trouve que c'est malheureusement beaucoup plus ambigu que nous ne serions portés à le croire.Qui a dit qu'un étudiant, qu'il soit en médecine, en droit, ou en journalisme, n'a pas ce besoin tout à fait légitime de s'attacher ou du moins de s'allier à quelqu'un pour parler d'autre chose que des examens de fin de session qui approchent?\u2014 Mais de là à dire qu'on fasse passer l'amour avant la carrière, j'en doute! Pour l'instant, en ce qui nous concerne, le temps manque énormément.Le travail, l'école, etc.On n'en sort jamais! Qu'est-ce qui reste pour les sentiments?( sortez le violon ).Evidemment je généralise, et sûrement que plusieurs ne partagent pas mon avis, mais tout de même, comme l'indique le dicton: «Dans la vie on fait ce qu'on peut, pas nécessaire- Une relation stable?Oui! Mais à quel prix?MELANIE BOUROUE urant les années 60 et 70 la génération de la révolution tranquille remettait en question le mariage traditionnel et les relations de couple en général.Les gens prônaient l'amour libre.Ce fut en quelque sorte la révolution sexuelle.Où les jeunes d'aujourd'hui se situent-ils par rapport à la génération qui les a précédés?Les jeunes semblent maintenant rechercher des relations beaucoup plus stables.La plupart des gens que j'ai interviewés, entretiennent une relation depuis plus d'un an.Geneviève et Charles vivent ensemble depuis deux ans, Martin et Nathalie sont mariés depuis un an et demi et Renée-Nicole fréquente son ami depuis trois ans.Sandra Gauthier, 17 ans, affirme: «Une bonne relation doit être basée sur la fidélité et la confiance.» Pour Renée-Nicole Saint-Lau- rent, 18 ans, une relation amoureuse est fondée sur la confiance et la communication: «La stabilité d'une relation est importante ; quand on commence à regarder ailleurs, on est mieux d'arrêter ça là.» Selon Martin Proux, 20 ans, sa relation a changé depuis son mariage: elle est filus stable puisqu'il faut 'entretenir.; - Une relation stable, oui, mais à quel prix?Renée-Nicole ajoute: «Il faut des moments libre à l'un et à l'autre pour voir ses propres amis(es).» Martin confirme ses propos en disant qu'il faut consacrer du temps à ses amis(es).Pour lui, les amis c'est la seule chose que l'on choisit vraiment.La stabilité représente donc une valeur importante pour les jeunes mais pas jusqu'à lui sacrifier complètement leur autonomie.Ainsi on n'assiste pas à un simple retour aux valeurs des années 50 qui impliquaient un certain repli sur le couple.Même si les jeunes semblent moins «libéraux» sur le plan amoureux qu'il y a dix ans, les idées d'affirmation et d'épanouissement individuel demeurent pour eux une valeur essentielle.Il ne faut cependant pas oublier que les jeunes ont un statut particulier et qu'ils en sont à leurs premières amours.Renée-Nicole nous le rappelle: «Il ne faut pas se lier trop rapidement et regarder trop loin en ce qui concerne l'amour puisque nous avons déjà à le faire pour notre avenir professionnel.Il faut plutôt laisser les choses aller comme elles vont et voir ce qui arrivera.» ment ce qu'on veutl» Loin de moi l'idée de jouer les moralisatrices; seulement, c'est ce que j'ai pu constater comme étant le miroir même de l'opinion générale de plusieurs jeunes adultes.Autre point important à souligner, la différence apparemment évidente entre la carrière et le métier proprement dit.La carrière serait associée à une profession forcément lucrative où le succès brille, bref, le prestige à son état le plus pur! Et évidemment lorsque l'on pratique une CARRIÈRE, on est trop occupés pour se créer des liens (!?!) Le métier, lui, est tout le contraire, donc un travail «au pic et à pelle» laissant plus de temps aux autres occupations.Soyons honnêtes! Je suis peut-être dogmatique, mais souvent j'ai connu des gens de métier travaillant comme douze! Encore et toujours l'ambition refaisant surface, et ce, dans tous les milieux, toutes les classes sociales.Pour les jeunes, il ne faut pas s'en cacher, c'est l'obsession fondamentale: «Est-ce que je vais finir sur le bien-être social mais tout de même heu-reux(se)?» ou plutôt: «Est-ce que je serai seul(e) plus tard, même en pratiquant la profession que j'ai choisie?» Souvent on nous décourage (sûrement sans le vouloir), on nous dit qu'il serait préférable de se concentrer davantage sur nos projets futurs.D'accord mais, pourtant, nom- breuses sont les personnes en cause qui divergent d'opinion.Qui sait ce qui va se passer avec tout ça?Mystère et boule de gomme! En attendant, on continue de se poser des questions, et si ça peut vous réconforter, nos parents et nos grands-parents sont passés par le même chemin ! le vous ferai remarquer qu'on a quand même réussi «à en faire du monde».Non?Faire l'amour: un sacrifice pour la paix FRÉDÉRIC FORTIN Nous sommes tous assis autour de la table à décider quel sera le sujet de la semaine.Soudain une idée jaillit : l'amour chez les adolescents.Alors on distribue les tâches.Toi tu écris là-dessus, toi tu couvres ça, etc.Arrive mon tour, on me dit: «Toi Fortin, tu fais un article sur l'amour physique.» Moi, monsieur?Eh bien, me voilà avec un article à faire sur le SEXE! Qui eut cru cela possible il y a à peine quelques années.Avant le mouvement hippy, une telle chose aurait été impensable.Si la plupart des idéologies des années 60-70 sont disparues, ce n'est pas le cas de: «Faites l'amour pas la suerre.» D'accord, la guerre existe encore, mais laissez-moi vous dire que les jeunes apportent leur contribution pour l'arrêter.Au risque de leur vie.Us baisent pour enrayer la violence.Car aujourd'hui, même le SEXE n'est plus sûr.II faut être conscient des dangers qui guettent les imprudents (ou les malchanceux): syphilis, grossesses, sida et feux sauvages.j'avoue que la marche pour la paix, c'est bien.Mais si certains n'ont pu y participer, c'est peut-être qu'ils avaient déjà participé auparavant.La guerre en Amérique du Sud, le terrorisme, tout ça augmente chaque jour.Mais le recrutement pour la paix va bon train, j'ai appris de source bien informée que l'âge d'admissibilité a été abaissé à 13 et même à 12 ans à certains endroits.L'Église a toujours dit (à qui voulait l'entendre) que les relations sexuelles devaient avoir pour but de concevoir un enfant.Pour la jeunesse d'aujourd'hui, là position du clergé sur le sujet (oui, il y a un double sens!) n'est Cyr, René Richard ou la Charge du Rock'n Roll PATRICE DUCHESNE BOUCHERV1UE René Richard Cyr a accepté de revenir sur les planches, au Théâtre de Quat-sous, pour la reprise de La charge de l'orignal épormyable, pièce de Claude Gauvreau.11 faut savoir que ça se fait rare, René Richard Cyr semble de plus en plus redouter l'effort quotidien À fournir comme acteur pour convaincre les spectateurs.Non pas qu'il est paresseux, mais la direction artistique et la mise en scène l'accommodent plus aisément, II se sent dorénavant plus à l'aise à l'arrière qu'à l'avant, mais il ne veut surtout pas perdre le contact avec le jeu.N oublions pas que nous aurons devant nous le directeur artistique de Lemieux et Dufresne, le metteur en scène de Bocan, de l'Éveil du Printemps, de Bonjour là, Bonjour et plus récemment du Simple Soldat.N'omettons pas son travail avec le Théâtre Petit à Petit et son interprétation magistrale dans les Feluettes.Alors si l'on dit de Tremblay qu'il gagne sa vie avec sa plume, René Richard Cyr le fait aussi, mais avec sa tête.La mise en scène d'André Brassard, qu'il considère un peu comme le père des metteurs en scène, le lieu du Quat'sous et le groupe qui travaille avec lui (Sylvie Léonard, Adèle Reinhardt et Jacques Godin entre autres) sont tous des facteurs à ne pas négliger pour expliquer son retour à l'interprétation.La Charge de l'orignal épormyable, c'est sous différents aspects une pièce autobiographique de Gaudreau.Il revendique le droit à la différence.C'est en sorte une charge contre l'intolérance et pour bien comprendre l'esprit de la pièce lisez bien la citation suivante de Mycroft ( le personnage principal): *ll faut poser des actes d'une si complète audace, que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu'un pouce de délivrance a été conquis pour tous.» Ici dans l'entrevue avec René Richard Cyr, il me dit de référer à cette citation pour expliquer l'histoire de la pièce, car si lui était à Bon Dimanche, il aurait bien de la difficulté à la cerner.11 me dit tout de même que Gauvreau a réussi à ame- ner la poésie au théâtre (ça se fait rare) et à théâtraliser cette poésie.Les personnages et l'intrigue en témoignent.René Richard Cyr joue le rôle d'un des quatre psychologues de quatre sous ou médecins ou poètes ou encore amis de Mycroft qui ont peur de cet être plus grand qu'eux-mêmes.11 me dira qu'à la toute fin, ils auront le goût de tuer Mycroft ( Jacques Godin ) pour être plus grand que lui.C'est la peur des gens plus grands que soi-même.Un effort considérable sera à fournir à l'écoute de cette pièce.Mais qui peut se contenter éternellement du tout cuit de la Compagnie Jean Ducep-pe?On comprendra ce qu'on pourra.RRC nous dit que l'émotion, l'athmosphère et l'ambiance crées ne peuvent que servir à nous aider à mieux saisir l'oeuvre de Gauvreau.«C'est pété mais ça risque de toucher les cordes» me dira RRC.Alors si l'on ne com- firend pas directement les dia-ogues, ça peut quand même réussir à atteindre un public jeune.Mais ici, chez RRC persiste le doute de se mettre le doigt dans l'oeil.Il serait bien de noter quand même que RRC a vu cette pièce lorsque lui aussi était étudiant et qu'il en était tombé sur le cul, sans toutefois tout comprendre.Les sentiments ont des réactions que la raison ignore parfois.D est évident qu'un public averti et connaisseur (lire intellectuel ) y prendra plus aisément son pied! Mais RRC se donne le défi de soutenir votre intérêt pendant toute la durée de la pièce.Avec le travail d'équipe effectué et la collaboration artistique de tous et chacun, il croit bien y arriver.La pièce n'est pas refermée sur elle-même.Ça n'imite pas la vie, ça se passe dans la tête de Mycroft et Gauvreau.On voudrait que le théâtre «oit toujours la vie, le simple reflet de la réalité, mais pourtant dit RRC, lorsque c'est du cinéma nous sommes ouverts davantage.RRC ose espérer que les sentiments et l'émotion passent quand même avec un théâtre plus abstrait II me démontre l'importance de monter une telle pièce car l'habitude des pièces télé-roman ou télé-théâtre (style Un Simple Soldat) peut devenir insatisfaisante.L habitude pas celle qui l'emporte.Si on fait l'amour, c'est que c'est un sacrifice pour la paix.Un point c'est tout.P.S.: Non, ce texte n'incite pas les jeunes au SEXE.En tout cas pas plus que Quatre-Saisons le samedi soir! La «JEUNE» Presse est une inlviative du service de l'Information de La Presse.Cette page parait chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents â l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction \u2022 ad hoc \u2022 encadré par Daniel Marsolais, adjoint au directeur de l'Information.Les pédagogues et les élevés du secondaire qui veulent collaborer a la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant à La «JEUNE» Presse, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9. LA PRESSE.MONTRÉAL, CXMAMCHE 5 NOVEMBRE 1989 \u2022 C3 Promenades bttéraires dans Montréal MONIQUE LARUE en collaboration avec JEAN-fRANÇOB CHASSAY La Main exerce depuis toujours une fascination exceptionnelle La fascination qu'exerce le boulevard Saint-Laurent est exceptionnelle, qu'il en soit question dans le roman contemporain ou dans des récits moins récents.Peu d'artères de la ville auront été aussi commentées et jugées.Aucune n'est à ce point mythifiée, jusqu'à être célébré longuement par Jean Basile, pour qui elle est « notre dimension tragique, la fameuse dimension tragique de ce vieil imbécile d'Eschyle»'.Quand elle se pare des vertus d'une reine ou d'une vestale, on ne sait plus toujours ce qui l'emporte, de l'ironie ou de la vénération.Il suffit de peu pour que «ses étalages de tissus en solde» deviennent «des devantures de grands couturiers»2 Son prestige rejaillit même sur les rues avoisinantes.La petite rue Napoléon réussit à inspirer des accents poétiques à l'auteur qui la voit surgir au détour du boulevard Saint-Laurent, fermée par «un plumet d'érable au-dessus de la façade incarnat sur quoi viennent en taches, mascu-les, découpes, le vert d'eau de quelques balcons et l'ocre ou la terre de Sienne d'une galerie »3.Bien sûr, ces réunions ne sont pas unanimes et l'extase est tempérée par ceux et celles qui perçoivent, comme la marcheuse solitaire de France Théoret, «une certaine laideur dans l'ensemble de cette rue qui traverse l'île du nord au sud.Une laideur ensommeillée et encombrée d'enseignes.»4 On va même jusqu'à l'assimiler «à l'artère principale d'un ghetto»5.Il n'en demeure pas moins qu'on y capte une atmosphère caractéristique, absente du reste de la ville.Dans ses Nouvelles montréalaises, Andrée Maillet laisse la parole à un promeneur qui déambule, le samedi soir, dans la «rue Saint-Laurent \u2014 les spasmes du néon, les odeurs de saucisses, de patates frites et de gefiltefish » et qui affirme que là, «l'homme n'est jamais isolé».La rue n'usurpe pas son surnom.La Main, en langage familier, est «la principale rue de la ville, toute la ville en la rue, le centre des affaires de toute première importance»6.Bizarre et indispensable Plusieurs facteurs expliquent l'intérêt de cette rue-échine.Ri-guet commente son rôle dans l'expansion urbaine, voie «par laquelle jadis le haut commerce était monté de la rue Saint-Paul vers la rue Sainte-Catherine et l'Ouest, ne laissant plus que des boutiques hétéroclites»7.La bigarrure produite dans le temps par la juxtaposition de lieux aussi divers que légendaires éclaire en partie !e phénomène.Le Monument, national, petit «édifice Belle Époque»8 et grande salle montréalaise jusqu'à la fin du XIXe siècle, bien que peu utilisé de nos jours, y jouxte le non moins illustre St.Lawrence Pool Room.Des chants d'opérette et des discours politiques qu'on pouvait entendre à la porte d'à côté, on plonge dans une «atmosphère d'auquarium », dans «l'odeur d'huile à friture et de vinaigre»9 de ce petit local longtemps considéra \u2014 et encore, par Maryse et ses amis \u2014 com- glyphes et de bas-reliefs, indéchiffrables excepté par les spécialistes»14.Traversant la rue Sainte-Catherine en direction du métro Place-d es-Arts, le narrateur de la Tour foudroyée y aperçoit pour sa part « des travestis et des prostituées aux toilettes provocantes (faisant) le pied de grue devant le restaurant Harvey's », et «une bouteille de vin à la main, un clochard au ventre difforme et aux yeux brillants comme des charbons»11.Frontière légendaire entre l'est et l'ouest, le boulevard Saint-Laurent est aussi un creuset où se recontrent les nombreuses ethnies qui composent la population de Montréal et auxquelles se confrontent, culturel-lement, francohones et anglophones.Ces « Juifs hongrois, polonais, autrichiens, russes (.) (oui) y tiennent boutique ou bien y ont des magasins de gros, des ateliers de confection »16, ces «Portugais qui plume(nt) des poulets vivants devant le client»17 à côté de chez Wald-man's, ouvrent un nouvel espace culturel au sein de la ville, espace qui se renouvelle sans cesse, s'élargit et déborde ces images un peu convenues.Dans la Main, la fiction se mêle à la réalité, le poncif et le stéréotype cohabitent avec le neuf et I étonnant.«La rue Saint-Laurent (.) donne l'impression de voyager»\".Références des citations 1.La Jument des mongols.Basile J.1564.p.13.2.U Grand Khan.Basile.J.1967.p.235.Frontière légendaire entre l'est et l'ouest, le boulevard Saint-Laurent est aussi un creuset où se recontrent les nombreuses ethnies qui composent la population de Montréal et auxquelles se confrontent, culturellement, francophones et anglophones me le meilleur endroit à Montréal pour s'empiffrer de hot-dogs.Ainsi, «tout ce qui appartient à la rue Saint-Laurent (.) est bizarre et indispensable »'\".Un peu plus haut, et bien que beaucoup plus récent, le cinéma Parallèle s'est rapidement singularisé grâce à sa programmation et à la taille de sa salle, qu'on a pu comparer à une «salle pour lilliputiens» où il est inévitable «de partager une promiscuité à laquelle ne nous (ont) point habitués les salles de cinéma ordinaires»\".D'autres lieux, à priori banals, acquièrent de l'intérêt à cause de leur faune particulière.Jérémie, le narrateur de la Jument des Mongols, «adore le Midnight et le Savoy interdits à tous ceux qui gagnent plus de mille dollars et vingt-deux cents noirs par an»12.Il prend un repas léger qu'il «arrose peu après d'une bière à l'Arlequin ou au Main Café, aimant y retrouver les filles de gaffe et tous les gars de la Main, une sorte de Québec périmé, ce western nordique par nul Ford immortalisé»11.Maraudant entre le Saint-John et ('Arizona, le Rodéo ou le Savoy, il regrette «le Ben-Ash du bon vieux temps», là «où personne sauf les voyoux et la police n'osait entrer sans escorte».Le Ben-Ash devient dans ses souvenirs «un vrai site touristique avec ses toilettes aux murs recouverts d'inscriptions, sorte de tombeau égyptien orné de hiéro- 3 Moot-Hot * Marteau g 1981.p 57 4.Mous parierona comme on écrit Théortt.F.1982.P 161.5.MouveÊmumbeeieatm.Maillet.A.1966.p.70 {JU Montrante.(1987).6.d io.P.72.7.U Poids du tour Rtnguet.1949.p 134 8.ib Maillet.A.p.74 9 Maryse.Noël.F.1983.p.138 l&RACE A\" SON AMI ARTHUR fiE 0u&>IÈRE$.ÉMUE E5f iNlKûDWif LE /O FÉVRIER i&q7a' VtCOlE LITTERAIRE PE MCflfRÉAL.etGf&EN.MAIS fZv?£«'«'A.S \"\\X Xun«j «htu v.mo.kit wiwc> Piaooc ifç.u/wît 5c I METTRE PLUS SE RrWME ET ACCENTUER L\" IMA6E FINALE ,?LjEN PESSES-TU?uT- iL HENf COMME UN BALA^EWENTDEVA^EjETOiE L'IMAGE DE LA FIN JUSTE MEMfSr NOIE?.ECdwfE-2 PiUfoT-¦ PSflT' N'Y VIENS PAS) ON VOm'E CUT MySTERIEUX D'UN SPECTRE EN FLAMME, ET L'ON ENTENP, LA NUiTUNE ÂME RÂLER COMME EN AFFREUX CALA, PANS LE PUITS NOlR
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