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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-11-17, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE.MONTREAL.VENDRED117 NOVEMBRE 1989 ¦ Dans les luttes et causes que j'ai gagnées, je n'ai effectivement jamais lâche.*, disait Jean-Claude Malepart Jean-Claude Malepart était omniprésent dans son quartier CONRAD BERNIER n député, répétait |ean-Claude Malepart.doit être au service de ses électeurs.Or, pour bien les servir, il faut qu'il soit près d'eux.Pour moi.être député, çe n'est pas une corvée, c'est un plaisir.Un si grand plaisir que je me demande comment j'ai pu faire pour tomber malade.» Le Montréalais Jean-Claude Malepart, dont les ancêtres paternels sont originaires de Tours, en France, naît le 3 décembre 1938 dans la paroisse Saint-Stanislas.Sa mère meurt trois semaines plus tard, le jour de Noél.Après le second mariage de son père, ia famille déménage dans la paroisse Saint-Anselme où elle habite toujours.À la mort de son père \u2014 celui-ci était vendeur pour une compagnie de tabac \u2014 lean-Claude Malepart n'a que 12 ans.Ses études, de son propre aveu, n'ont pas été compliquées.De la 2e à la 5e année, ses parents lui imposent un statut de semi-pensionnaire au pensionnat d'Hochelaga, dirigé par les Soeurs des Saints-Noms de lésus et de Marie.Le mandat parental est tout aussi précis que pércmptoire: «Apprenez-lui d'abord à manger comme du monde!» Pendant cette période-là, le jeune Malepart se lève tous les matins à 6 h pour servir la messe.Tarif : 25 sous la messe.Quand il revient à l'école paroissiale, il découvre que les enfants de choeur ne reçoivent que 5 sous pour un service de messe.Sa déception est spontanée, viscérale.Elle a même un petit goût de dégoût! Il alerte ses copains, les harangue, leur propose un débrayage immédiat.Et c'est la grève, avec les pancartes et un slogan impitoyable: «Finis les cinq cents perces !>.'< l'ai sans doute été à l'origine, de la première et de la dernière grève d'enfants de choeur au Québec», racontait-il, amusé et visiblement ravi de son exploit.jean-CIaude Malepart entreprend ensuite des études secondaires à l'école Jean-Baptis-te-Meilléyr.Mais la situation matérielle de ses deux jeunes soeurs et de sa belle-mère l'inquiète: Il quitte prématurément L'école, déniche un premier emploi dans un bureau de l'assurance-chômage, rue De Lorimier.Un cauchemar! Qui tient d'abord à cette surabondante paperasse qui lui donne dés nausées continues.«Si je n'en étais pas sorti, disait-il, j'y serais devenu fou!».Pendant neuf mois, chaque jour, en sortant du bureau, il passe et repasse devant l'usine MacDonald Tobacco.C'est là qu'il veut travailler, dénicher l'emploi à vie, qui lui permettrait d'avoir des activités sociales et sportives.Pendant neuf mois, Jean-Claude Malepart prend systématiquement d'assaut le bureau d'embauché de l'usine où une secrétaire développe peu à peu à son endroit une allergie incommensurable.Et le patron de l'usine, un beau matin, se voit servir par cette secrétaire l'ultimatum absolu: «Vous l'embauchez ce gars-là.ou je deviens complètement dingue et je vous assassine tous les deux!» Le patron capitule.«Rentre tous les matins», qu'il dit à Jean-Claude Malepart.C'était en 1958.Comme beaucoup de jeunes de son âge, et à cause du con- texte de l'époque, bien sûr, lean-Claude Malepart a successivement rêvé de devenir curé ou.joueur de hockey.Curé?Ouais! Comment savoir si la vocation est réelle ou fictive?Puis, une fois devenu curé, il lui faudrait en toute vraisemblance rouvrir le dossier des tarifs pour servants de messe! Une grève ratée, quasiment ex-communié, qu'on le veuille ou pas, ça laisse des marques, parfois même indélébiles.De toute façon, il exigerait d'être curé à Saint-Anselme, qui a déjà un curé assez jeune.lean-Claude Malepart comprend alors qu'il lui sera plus facile de débroussailler une vocation de sportif qu'une vocation de curé.À 14 ans, quand il veut jouer au hochey et qu'il n'y a pas d'équipe dans sa paroisse, il en bâtit une tout simplement.Bien plus, il lui trouve un entraîneur et des chandails pour les joueurs.Et tout ça malgré ses occupations quotidiennes d'assistant-bedeau! «Voir le sourire d'un bambin haut comme trois pommes s'en aller chez lui avec son chandail du Canadien et son blouson tout neuf, et voir, en plus, la joie de sa maman, ça vaut bien des ovations à la Chambre des communes», répétait lean-Claude Malepart.Omniprésent dans le quartier, il fait ouvrir les salles et les sous-sols des écoles et des églises; il fait la tournée des paroisses pour promouvoir l'organisation des loisirs des jeunes; les loisirs le conduisent au mariage: c'est sur les bords d'une patinoire qu'il fait la connaissance de Pierrette Giard, sa future femme.Ils se marient en 1960.Ils auront deux enfants: Nathalie et Sylvie.Avec la collaboration de sa jeune femme, lean-Claude Malepart travaille avec l'énergie d'un forçat à structurer les organismes de loisirs dans le quartier.Autant ceux des filles que ceux des gars.Avec des patinoires, du baseball, des soirées de danse, des boites à chanson.Et pour consolider tout ça, il for de l'Union des organismes de loisirs du Sud-Est de Montréal.Ce territoire couvre douze centres.Il fonde ensuite, en 1972, le premier CICD (Centre d'information communautaire et de dépannage ).Une réussite magistrale et exemplaire! Puis, un jour, il est approché pour se lancer en politique.Il consulte son entourage.Unanimement, on lui dit: «Oui, vas-y! Tu pourras en faire davantage pour encore plus de monde!» Il plonge.Il est élu député libéral du comté de Sainte-Marie le 29 octobre 1973.Il se révèle tout de suite un député d'une exceptionnelle puissance de travail.Dans l'opposition, comme député de Laurier-Sainte-Marie, lean-Claude Malepart s'est impliqué à fond, par exemple, dans des dossiers aussi complexes que la désindexation des pensions de vieillesse, les réductions d'assurance-chômage pour les préretraités, la fermeture des usines et des raffineries dans l'Est de Montréal.«le n'ai jamais prisé les défaitistes et les braillards, disait-il.)'ai toujours répété, partout, à tout le monde: si vous n'êtes pas satisfaits, battez-vous, com-.promettez-vous.Ouvertement.Et ne lâchez jamais.Dans les luttes et causes que j'ai gagnées, je n'ai effectivement jamais lâché.» Québec engage une bataille judiciaire sans précédent contre les pollueurs CILLES NORMAND du bureau de La Presse OUÊBtC ne charge sans précédent est sonnée depuis quelque temps par le ministère de l'Environnement du Québec contre des pollueurs industriels, tant et si bien qu'une cinquantaine des 150 dossiers confiés à ses services juridiques ont abouti devant les cours de justice.La plus récente et probablement la plus spectaculaire de ces poursuites accable une entreprise de gestion des déchets industriels de la région de Québec, la compagnie Sani-Jet Inc.qui fera face le 15 janvier prochain, au Palais de justice de Québec, à 201 chefs d'accusation pouvant entraîner des amendes s'élevant à plusieurs millions de dollars.Les accusations portées contre cette compagnie de Saint-|oseph-de-la-Pointe-de-Lévy, pour avoir présumément violé la Loi sur la qualité de l'environnement et le Règlement sur les déchets dangereux, font état d'infractions commises entre le 17 janvier et le 30 juin 1988, de même qu'entre le 4 juillet et le 2 août 1989.Sani-jet est poursuivie sous 48 chffs pour avoir répandu des rési- dus de sablage au jet.pour lesquels elle est passible d'amendes minimales de 240 000$ et maximales de 9 580 000$.Elle fait face à 48 autres accusations reliées au transport de déchets dangereux sans manifeste ( indication de la nature du produit, de sa provenance et de sa destination), pour des amendes pouvant varier de 240 000$ à 2.4 millionsS; et elle encourt des amendes identiques sous 48 autres chefs lui reprochant d'avoir été le destinataire de déchets dangereux sans y être autorisée.Le Procureur général a de plus porté 49 accusations pour avoir exploité de façon continue et sans permis un centre de transfert de déchets dangereux, sous peine d'amendes pouvant varier entre 240 000$ à 2,4 millionsS.Huit autre chefs d'accusation indiquent que la compagnie aurait éliminé sans autorisation de l'eau souillée par des huiles usées, s'exposant ainsi à des amendes de 40 000$ à 400 000$.Le directeur gérant de l'entreprise.Viateur Gonthier.est pour sa part accusé de complicité pour chaque type d'accusations.Cinq accusations sont donc portées contre lui, ce qui peut lui valoir une amende totale d'au moins 8200$ et pouvant s'élever au maximum u 45 000$, advenant' qu'il soit reconnu coupable.C'est la troisième fois au cours des dernières semaines que des firmes spécialisées dans la gestion des déchets industriels de la région de Québec, de la Chaudière et des Appalaches sont poursuivies pour diverses infractions à la Loi sur la qualité de l'environnement.La police verte C'est à la nouvelle Direction général des inspections et des enquêtes (DGIE) \u2014 autrement connue sous le nom de police verte \u2014 que le ministère de l'Environnement doit de pouvoir donner suite aux plaintes portées contre des pollueurs.En effet, dans le passe, les dossiers ne se rendaient pas très loin après avoir été soumis aux services juridiques, qui devaient bien reconnaître qu'ils ne pouvait pousser plus loin la procédure faute d'une preuve correctement étoffée.La «police verte», formée en novembre 88 sous le ministre de l'Environnement du temps, Clifford Lincoln, comprend maintenant 54 membres permanents, des inspecteurs, enquêteurs et personnel de soutien, qui proviennent généralement des milieux policiers.Plusieurs sont des retraités de la GRC, de la Sûreté du Québec et de corps policière municipaux, d'autres sont, plus jeunes mais ont aussi une.expérience policière, et certï ir*> sont des techniciens.Ces agents sont quali'iés pour recueillir l'information pertinente aux dossiers qu'ils montent, et ils ont les aptitudes pour présenter à leurs services juridiques des causes étoffées par des preuves.Le ministère grossira leur nombre de dix agents à plein temps, d'ici à la fin de l'année.Les services juridiques également sont mieux structurés, avec 17 avocats à temps régulier.Deux autres postes d'avocat sont sur le point d'être comblés.La DGIE est établie à Montréal et à Québec, mais son personnel est appelé à travailler aux quatre coins de la province.En plus des 150 causes traitées par ce service au cours de l'année, les services régionaux du ministère de l'Environnement ont de leur côté répondu à 285 plaintes qui ont donne lieu à 917 accusations cul ont suivi leur cours dans les Palais de justice des diverses régions administratives du Québec.Sheila Copps cherche 1 millions pour solliciter la succession de Turner Presse Canadienne TORONTO La député libérale Sheila Copps a enthousiasmé une foule de partisans libéraux, hier, en annonçant qu'elle songeait à se lancer dans la course à la direction du Parti libéral fédéral, mais son bureau s'est empressé de préciser qu'elle n'avait pas fait officiellement acte de candidature.Mme Copps a déclaré hier midi, dans un restaurant chinois du centre-ville de Toronto, qu'elle avait l'intention de briguer la direction du parti.«Avec l'aide de Dieu et de mes banquiers, j'ai l'intention d'être candidate», a lancé la député de Hamilton, réputée pour son franc- parler.alors que l'assistance se levait d'un bond et que les journalistes se ruaient sur les téléphones pour retransmettre la nouvelle.«Elle doit d'abord recueillir I millions», a cependant commenté son adjoint législatif, Gordon Douglas, de son bure.;: d'Ottawa, à la suite de la diffusion, dans de nombreux médias, de dépèches voulant que Mme Copps se soit officiellement portée candidate à la succession du leader actuel, lohn Turner.Quand on lui a demandé la distinction entre la déclaration de Mme Copps et une déclaration officielle de candidature, M.Douglas a repondu: «Elle le dira très clairement aux journalistes» si elle se déclare formellement candidate.Mme Copps, qui est âgée de 36 ans, a récemment indiqué dans des discours prononcés à travers le pays que la direction du PLC l'intéressait, tout en exprimant certaines réserves quant à ses ressources financières.L'ex-ministre libéral lean Chrétien et le député libéral Paul Martin, qui ont également fait la tournée du pays et prononcé de nombreux discours sans s'être officiellement déclarés candidats à la direction, sont considérés comme les favoris dans la course à la succession de M.Turner, qui doit se prendre fin avec l'élection du nouveau chef, le 23 juin, à Calgary.Sheila Copps Bourassa reprend sa cour aux Américains MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne SEW YORK En dépit de l'incertitude entourant l'Accord du lac Meech, le premier ministre Robert Bourassa a recommencé hier à vendre le Québec, «terre d'avenir», aux décideurs américains des domaines de l'information et des finances.«Peu importe la situation (constitutionnelle) qui caractérisera toujours le Québec, les inves-.tisseurs peuvent compter sur notre sécurité économique», a affirmé hier M.Bourassa aux banquiers qu'il rencontrait privé-ment dans une petite suite de l'hôtel Méridien de Manhattan.Au cours d'un diner, il devait répéter le même message à une dizaine de membres du monde financier new-yorkais, dont Albert Gordon, président de Kidder Pea-body, lack Hennessy, pdg de First Boston, Jerome Kenny, pdg de Merrill Lynch et Gary Bail, président de RBC Dominion Securities, qui comptent parmi les plus grandes maisons de courtage au monde, dont le Québec est un important client, réel ou potentiel.( La province a été le premier gouvernement étranger à emprunter à Wall Street.) Entre deux rendez-vous «privés», M.Bourassa a expliqué le sens de son séjour new-yorkais: « Il ne s'agit même pas de rassurer les investisseurs, mais de leur rappeler les raisons qu'ils ont de venir chez nous: qualité de la main-d'oeuvre, dynamisme de l'cntre-preneurship, énergie bon marché, avantages du libre-échange et fiscalité compétitive.|e fais ce que j'ai toujours fait après des élections.le viens rencontrer des investisseurs.Ca s'inscrit dans la continuité des rap- Robert Bourassa ports que j'ai avec les Américains».Concernant l'Accord du lac Meech, M.Bourassa a déclaré ne pas avoir tenté d'esquiver la question.«|e les rassure.Comme au New York Times ce matin, je leur parle de ma confiance dans la ratification finale de l'entente.Et j'ajoute qu'il y a des chances que ça passe».Les manchettes alarmistes des journaux américains sur l'éventuel démembrement de la fédération canadienne advenant l'échec de l'accord n'inquiètent donc pas M.Bourassa, qui prend la précaution de ne pas étendre cette généralité au New York Times.Ni cette perception aux hommes d'affaires.«Une manchette négative n'arrête pas tout.Ces gens-là (les financiers) sont bien informés.Ils ont des contacts au Québec et savent ce qui se passe, le viens juste consolider leurs convictions au cas où la perception (des médias) pourrait les amener à se poser des questions».La visite privée de M.Bourassa doit prendre fin aujourd'hui.Le réfugié français est en fuite CILLES PAQUIN du bureau de La Presse OTTAWA Le citoyen français qui avait récemment demandé l'asile politique au Canada, Pierre Roche, a franchi hier la frontière canado-américaine pour se placer sous la protection du gouvernement des États-Unis.Selon certains de ses proches à Montréal.M.Roche a demandé et obtenu un visa de séjour des autorités américaines, de crainte d'être refoulé en France si le Canada refusait de lui accorder le statut de réfugié.En arrivant à Montréal, en février dernier, M.Roche soutenait qu'il était menacé de mort dans son pays d'origine en raison de sa participation à la mise à jour d'un scandale .politico-financier retentissant à Lyon.De nombreuses accusations criminelles avaient alors été portées contre des bailleurs de fonds du Parti socialiste, mais celles-ci avaient ensuite été cassées grâce à l'adoption d'une loi spéciale d'amnistie du gouvernement Mitterrand.Ayant de prendre la route des États-Unis, M.Roche a déclaré à La Presse qu'il avait été prévenu du fait que sa requête embarrassait les autorités de l'Immigration du Canada et qu'on souhaitait trouver un prétexte pour refuser sa requête.«La demande de M.Roche a été reçue comme toutes les autres du même genre et sera entendue dans les délais prévus par la loi », a répliqué hier Guy Bois, un conseiller de la ministre d'Etat a l'Immigration, Monique Vczina.Pour M.Bois, les requêtes en vue de l'obtention du statut de réfugié son toujours des «affaires troublantes» et même étonnantes lorsqu'elles mettent en cause des pays démocratiques comme la France.Même si M.Roche est entré au Canada en février, il n'a déposé sa requête auprès des agents de l'Immigration qu'en juillet dernier, a précisé M.Bois.Il a alors obtenu une prolongation de son visa de séjour lui permettant de vivre ici jus- ; qu'en mai 1990.Par la suite.M.Roche et son .épouse devaient comparaître! devant un arbitre du ministère, le 17 octobre, mais l'affaire a été reportée faute de personnel disponible au bureau de Québec à ce moment.La deux- j ième comparution, fixée au 2 novembre, a également été reportée à la demande de l'avocat de M.Roche qui était alors -en voyage, a indiqué M.Bois.Ce n'est qu'après cette comparution que les requérants peuvent obtenir un permis de.travail au Canada.N'ayant ia- : mais franchi cette étape, M.'.Roche était sans emploi depuis -février et devait compter sur l'aide de ses amis québécois pour subvenir aux besoins île sa famille.2->: Selon des sources policières.'.¦ aucun mandat n'a été lance ; \u2022 contre M.Roche par les autqri- \u2022 ; tés françaises.En principe, rien ne l'empêche de retourner \u2022 : dans son prys, a déclaré un po- -licier, mais nous ne connaissons pas tous les aspects de cette étrange affaire.DEMAIN DANS LES 20 ANS DE L'UQAM Dans toute la vigueur de ses vingt ans, l'Université du Québec à Montréal (UQAM).tout en poursuivant ses objectifs initiaux d'accessibilité et d'ouverture au milieu, accentue son développement dans trois domaines d'avenir: environnement, technologie et société, gestion.Le cahier brosse un portrait d'une université en pleine expansion et fière de ses réalisations. BS la PRESSE.montreal.vendred117 novembre 1989 Éditorial Paul Desrrurats orevdent du conse>i 3 jdmimstrarion Roger 0 Landry president et éditeur Claude Maison fd'teur JOiomt Marcel Desiardms directeur oe I mformjficfi Alun Dubuc editon jlut* en en** Une eminence grise pour donner des cours de morale Pierre Lortie n'est pas demeure chômeur longtemps.Exclu il y a quelques semaines de la direction de Provigo il vient d'accepter la présidence d'une commission char-gee par le gouvernement Mulroney d'enquêter sur la réforme électorale et le financement des partis politiques fédéraux.Il compte prendre de 18 à 24 mois pour exécuter son mandat.Que I ex-patron de Provigo entende se consacrer a des questions de politique fédérale au cours des deux prochaines années peut paraître étonnant de la part d'un homme qui, en 1985, alors qu'il était président de la Bourse de Montréal, avait refusé de se porter candidat au sein de l'équipe de Robert Bourassa.M.Lortie avait alors déclaré que les affaires tout court sont de nos jours plus excitantes que les affaires publ! pues.: : Quoi qu'il en soit, s'il y a lieu de s'étonner qu'on choisisse une eminence grise, un homme de pouvoir, pour donner des leçons de moralité publique et établir de nouvelles normes d'éthique, l'homme en qui M.Mulroney fait confiance aura du pain sur la planche.Car si la loi québécoise exclut les compagnies du financement des partis politiques, celles-ci continuent de verser leur tribut aux partis politiques fédéraux, où tout est encore permis malgré les promesses du premier ministre Mulroney.Des centaines de bureaux d'avocats, de comptables et d'ingénieurs, de grosses, petites et moyennes entreprises, des commerçants de tout acabit continuent de verser de I argent aux caisses des formations conservatrice et libérale.Même Provigo le fait.Et M.Lortie lui-même ainsi que sa femme figurent dans les listes de dons faits au Parti liberal du Quebec depuis le retour au pouvoir de Robert Bourassa.Mais la tâche qui échoit à M.Lortie dépasse de beaucoup le financement populaire des partis politiques, qui n'est qu'un des aspects de la grande bataille pour la moralité publique dont le criminaliste François Cérin, député de Sherbrooke, s'est fait le défenseur.Il y a aussi les dépenses d'élections, les conflits d'intérêts et le contrôle des lobbyistes.Au sujet des dépenses d'élections, les démêlés du ministre Marcel Masse et de Lavalin ont démontré la nécessité de revoir la loi.L'ex-commissaire aux élections, Joseph Cosman, avait statué que les dépenses permettant de mener la campagne d'un candidat ne sont pas des dépenses d'élections et ne sont donc pas assujetties aux limites fixées par la loi électorale.Mais le directeur général des élections, Jean-Marc Hamel.avait demandé aux partis de reviser la loi.Comme M.Lortie ne croit pas terminer son mandat avant deux ans, ce n'est pas demain la veille.L'affaire Grisé, qui suivait l'affaire Gravel.qui venait après l'affaire Bissonnette, laquelle précédait celle de Sinclair Stevens ( ! ), a relancé, récemment, la nécessité de resserrer la loi sur les conflits d'intérêts.Un projet de loi a deja été déposé, mais il faudrait l'adopter, ce qui n'est toujours pas fait.Même chose en ce qui concerne le contrôle des lobbyistes.On s'étonne que l'un des quatre commissaires qui sont appelés à seconder M.Lortie soit lui-même lobbyistes.En effet, M.Pierre Portier (a ne pas confondre avec l'ancien ministre québécois du même nom ) est président et directeur général de Public Affairs International, une firme de lobbyiste ayant pignon sur rue dans la capitale nationale.La création de la Commission Lortie démontre une certaine volonté du gouvernement Mulroney de bouger dans un dossier délicat.Mais elle retarde la discussion et l'adoption d'un projet de loi qui aurait réglé, une fois pour toutes, toute cette question.Pierre VSNN AT Une victoire pour la justice L| arrêt de la Cour suprême dans l'affaire Chantai Oaigle était attendu depuis cet été.On se demandait si le plus haut tribunal avait donné raison à la jeune femme au mois d'août pour des raisons techniques ou si le jugement modifierait tes balises du débat sur l'avortement.Cet arrêt règle plusieurs problèmes qui n'avaient pas été résolus et, surtout, il met fin à l'aspect le plus révoltant de la pratique de l'avortement en protégeant les femmes contre les recours abusifs d'amants ou de maris êcon-duits et revanchards.Avec la décision de la Cour suprême, les Jean-Guy Tremblay de ce monde ne pourront plus exercer de chantage.Le choix d'avorter ou non, délicat et difficile, ne pourra plus se résoudre sur la place publique, a coups d'injonctions, et ne mettra plus les femmes à la merci de décisions parfois arbitraires de juges mal équipes pour se prononcer.¦On sait que la loi sur l'avortement déposée au Parlement recri-minalise l'avortement; mais elle laisse tellement de latitude aux femmes et à leurs médecins que les menaces de recours légaux restaient celles des maris dans des causes civiles.La décision des neuf juges de la Cour suprême déjudiciarise en quelque sorte la question de l'avortement.Du même coup, le plus haut tribunal ote une épine du pied au .gouvernement du Québec en affirmant que la Charte québécoise des droits ou le Code civil ne reconnaissent aucun droit au foetus.Le même raisonnement s'applique au «common law- des autres provinces.Cela signifie entre autres que si le Canada décide d'aborder la question des droits du foetus pour tenir compte des changements sociaux, moraux et technologiques, il devra le faire ouvertement, par la grande porte.Le système judiciaire, enfin, se trouve grandi.On se souvient peut-être des arguments qui ont mené le juge Viens, de Val-d'Or, à maintenir l'injonction contre Chantai Daigle, et qui ont poussé trois juges de la Cour d'appel sur cinq à lui donner raison.Certains arguments reposaient sur des causes de droit civil et sur des textes qui n'avaient jamais été écrits pour tenir compte de la realité de la grossesse, du foetus ou de l'avortement.Les autres reposaient sur le fait que la Charte québécoise des droits contient deux termes différents, personne et être humain.Cette nuance linguistique, dont les conséquences n'avaient pas été prévues par le législateur, a permis aux avocats de Jean-Guy Tremblay de convaincre le juge que le second concept englobait le foetus.Il est bon de savoir que les neuf juges de la Cour suprême, de façon unanime, ne se laissent pas séduire par les artifices linguistiques comme les juges des autres instances et que la justice, au Canada, ne consiste pas seulement à faire reposer des choix de société sur de simples jeux de mots.Alain dubuc Jean-Claude Malépart Très rares sont les personnages politiques en poste qui font l'unanimité et à qui l'on rend hommage de leur vivant.Jean-Claude Malépart était de ces exceptions.' Aime, admiré, adulé, apprécié, affectionné, estime, voila ce qu'a ete le députe de Laurier-Sainte-Marie.Parce que c'était un vrai.Être vrai en politique, c'est un défi presque insurmontable.Il faut habituellement jouer un jeu pour y faire carrière.Au plan de la hiérarchie politique, c'est un simple député qui vient de mourir.Pourtant, depuis le début de son cancer et encore davantage depuis son décès, il y a une sorte de tristesse collective qui s est emparée d'un peu tout le monde.Ses électeurs, bien sûr, mais aussi un très grand nombre de citoyens voyaient en lui leur défenseur, leur sauveur.Le monde ordinaire se retrouvait dans ses propos, dans ses combats.Ce qu'il disait était ce que Monsieur Tout-le-Monde pensait.Ce qu'il défendait était ce que Madame Tartempion aurait voulu défendre.Il a été la voix des sans-voix, le messager des démunis, le porte-parole du bon peuple.Au moment où de plus en plus de gens font de moins en moins confiance aux politiciens.Jean-Claude Malépart constitue le plus bel exemple d'un engagement noble et entier dans la vie publique, qui doit être avant tout une vie de service aux autres.Si tous les élus de tous les niveaux pratiquaient leurs fonctions avec la même détermination, la même droiture, la même intégrité, la même disponibilité qu'un Jean-Claude Malépart l'a fait durant sa quinzaine d'années comme député tant à Québec qu'a Ottawa, nos institutions parlementaires ne seraient pas tant contestées.Homme de conviction, homme de croyance, homme de coeur, M.Malépart a vécu pour ses deux familles: pour sa femme et ses enfants mais en même temps pour ses électeurs de Laurier-Sainte-Marie qu'il connaissait par leur nom parce qu'il a toujours vécu au milieu d'eux durant ses 50 ans d'existence.Son admirable engagement fait se poser une question: Pourquoi les candidats aux elections provinciales et fédérales, tout comme ceux du niveau municipal, ne devraient-ils pas être tenus de résider dans le comté qu'ils veulent représenter au Parlement d'Ottawa ou à l'Assemblée nationale?Jean-Claude Malépart n est plus.Sa graftde générosité et son humanisme lu'' survivront.Par ses luttes, par ses idées simples mais combien logiques, par sa ferveur a.défendre des causes réelles et non fictives, par son nationalisme sincere, M.Malépart aura marque la vit- politique canadienne, même comme simple depute.Claude MASSON fis Toé-t4 APEC i/or'Qfr'Eh/ veosAtcez MëëTeê d'fbùùue& \\à\\ tante aux lettres Meech et la Cour suprême Monsieur Alain Dubuc.a |e viens de lire votre éditorial du 1er novembre « L'entente parallèle, le contenant et le contenu».Concernant précisément le contenu d'un éventuel accord parallèle, vous avez mentionné quelques thèmes possibles: la protection des minorités, la réforme du Sénat, la place des autochtones et le processus de nomination des juges de la Cour suprême.Dans la mesure où un tel accord n'affaiblit pas l'Accord du lac Meech, je crois qu'il existe des possibilités pour des négociations fructueuses entre le Québec et ses partenaires canadiens.Robert Bourassa n'a-t-il pas toujours dit que l'Accord du lac Meech n'est qu'un premier pas vers un nouvel équilibre constitutionnel?Mais il me semble que tout changement apporté au processus de nomination des juges de la Cour suprême aboutira à un affaiblissement de la position du Québec.Le rôle du gouvernement du Québec dans la sélection des trois juges québécois de la Cour suprême a deux effets: 1 ) une nouvelle influence sur la composition d'un tiers de la Cour suprême ( bien que le fonctionnement éventuel du processus de nomination pourrait nous surprendre.); 2) une reconnaissance de la Cour suprême comme arbitre légitime des conflits entre le Fédéral et le Quebec et comme interprète légitime des conflits entre le federal et le Québec et comme interprète des valeurs que contient la Charte canadienne des droits et libertés.Étant donné que les juges québécois restent minoritaires a la Cour, il n'est pas exagéré de craindre que le Québec n'a peut-être ri?n gagne avec ce volet de l'Accord du lac Meech.Au contraire, il a peut-être renforcé une institution politique centrale (car les cours sont politiques!) sur laquelle il a peu ou pas d'influence.Bref, je ne vois aucun changement du processus de nomination des juges qui n'affaiblira pas la position québécoise.Malheuresement, la discussion sur ce point fut très pauvre en 1987 à l'Assemblée nationale.Nos juristes ne voyaient pas d'inconvénients dans l'Accord du lac Meech, et les politologues semblaient tous croire que la réforme d'une institution «judiciaire» ne les concerne pas.Il est significatif que les seules réformes proposées au Canada anglais concernant le processus de nomination des juges penchent toutes du même bord: l'élimination ou l'atténuation de l'influence du Québec sur la composition de la Cour suprême.Car.en l'absence de litiges en droit civil à la Cour suprême (il n'y a pratiquement plus de causes là-dessus), il n'est plus possible de justifier le «statut spécial» du Québec dans le processus de nomination des j\"«es andré bzderA Montréal Cardinal Trudeau.¦ Seul, abandonné même par ses meilleurs collaborateurs, Pierre Elliott Trudeau se bat encore, comme simple citoyen, pour un idéal: un Canada solide, une capitale forte, unificatrice, où deux cultures, deux langues, doivent se respecter.De l'autre cote de l'océan* l'Europe se solidifie.Ennemis d'hier, amis d'aujourd'hui, utopie hier, réalité aujourd'hui.En France, au 17e siècle, le cardinal duc de Richelieu lut- tait pour un pays uni, contre des ennemis mortels.A l'heure actuelle il n'y a pas un seul historien ou politicien de valeur qui ne respecte pas sa mémoire.Pierre Elliott Trudeau, sorte de Richelieu du Canada?Qui sait?Qui vivra verra.C.ANGELOPOULOS Montréal Meech et le «nonobstant» ¦ L'accord du lac Meech peut-il être sauvé?Seul Robert Bourassa a la réponse.Il est très touchant d'entendre les préoccupations sincères à l'égard de la minorité anglophone du Québec exprimées par nos provinces soeurs dont les gouvernements ont témoigné beaucoup moins de sympathie à leurs propres minorités aborigènes et francophones.Bourassa doit évaluer ce qui est le plus important pour le Québec: le maintien de l'infâme clause nonobstant, ajoutée à l'insistance de quelques provinces posunt en défenseurs des droits des minorités, ou la reconnaissance du caractère distinct du Quebec et, en complément, le contrôle accru des programmes sociaux et de l'immigration.Parce que l'accord du lac Meech est beaucoup plus important au développement futur des Québécois qu'il est en train de perpétuer le privilège des législatures de retirer les libertés fondamentales à leurs citoyens, un moratoire, parrainé par le Québec, bannissant l'usage futur par tous les gouvernements de la clause nonobstant qui entre en vigueur immédiatement après la ratification du lac Meech.trouverait un vaste appui d'une côte à l'autre.Si, dans ces circonstances.N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publie* dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signé' soi.texte, donner son no.r complet, son adresse et ion numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.d'autres gouvernements persistent à nier au Québec une place honorable au sein de la famille canadienne, ils seront les seuls à supporter la responsabilité de l'échec de la Confédéra-tion- Michael WIENER Doliard-des-Ormeaux Pour combattre la violence ¦ le viens de lire l'article intitulé : « Les jeunes proposent des moyens pour combattre la violence.» le tiens à féliciter ces jeunes devenus conscients du fléau qu'est la violence, conscients au point de réagir et de vouloir y remédier.Bravo! Dans ce même article on lit: «La violence est l'oeuvre d'un petit groupe de tètes fortes».Moi, je dirais: quelques tètes faibles ou affaiblies par l'impact des coups de leur entoura- 8e- .Avec les jeunes, je soutiens que les médias (TV et cinéma) et certains parents désunis peu soucieux de donner à leurs jeunes attention et respect, sont les premiers coupables de cette violence.Irene DROUIN ex-infirmière Montréal 1 LA HKtiSt.MUNfKtHL, VENDREDI 17 NOVEMBRE 1989 Opinions Le jugement de la Cour suprême dans la cause Tremblay-Daigle Ce qui suit est le résumé officiel du jugement de la Cour suprême du Canada dans la cause Tremblay-Daigle, résumé que la Cour suprême elle-même a rédige- Les parties se sont quittées après cinq mois de cohabitation.L'appelante (Chantai Daigle).enceinte de 18 semaines'au moment de la rupture, a décidé d'interrompre sa grossesse.L'intimé (lean-Guy Tremblay), père de l'enfant non encore né, a obtenu en Cour supérieure une injonction interlocutoire empêchant l'avortement.Le juge de première instance a décidé que le foetus est un «être humain» au sens de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et jouit en conséquence d'un «droit à la vie» garanti par l'article premier.Cette conclusion, a-t-il ajouté, s'accordait avec la reconnaissance dans le Code civil de la personnalité juridique du foetus.Il a alors statué que l'intimé avait «l'intérêt» requis pour demander l'injonction.Le juge de première instance a conclu, après avoir considéré les répercussions de l'injonction sur les droits dont jouissait l'appelante en vertu de l'art, sept de la Charte canadienne des droits et libertés et de l'article premier de la Charte québécoise, que le droit du foetus à la vie devait l'emporter en l'espèce.L'injonction a été maintenue par la Cour d'appel a la majorité.Arrêt: Le pourvoi est accueilli.L'injonction doit être annulée parce que les droits substantifs invoqués pour l'appuyer \u2014 les droits du foetus ou les droits du père en puissance \u2014 n'existent pas.Le foetus n'est pas compris dans le terme «être humain» employé dans la Charte québécoise et.par conséquent, ne jouit pas du droit à la vie conféré par son article premier.La Charte québécoise, prise dans son ensemble, ne traduit aucune intention manifeste de la part du législateur de prendre en considération le statut du foetus.La formulation de la Charte est très générale.Elle ne parle ni du foetus ni de droits du foetus; de plus, elle ne définit pas les termes «être humain» et «personne».Cette absence d'intention de traiter du statut du foetus milite elle-même fortement contre la conclusion que la Charte québécoise confère des droits au foetus.Si le législateur avait voulu accorder au foetus le droit à la vie, il est peu probable qu'il eût laissé la protection de ce droit dans une telle incertitude.Ainsi que le démontre le présent litige, le prétendu droit à la vie du foetus ne serait protégé qu'à la demande discrétionnaire de tiers.La question difficile de savoir si le foetus est une personne juridique ne peut se régler par le recours à un argument purement linguistique selon lequel l'expression «être humain», dans son sens ordinaire, comprend le foetus.Comme un argument purement scientifique, un argument purement linguistique tente de trancher un débat juridique par des moyens non juridiques.Ce qu'il faut ce sont de solides raisons juridiques justifiant la conclusion que l'expression «être humain» a un sens particulier.Quant à l'emploi dans la Charte québécoise de termes différents, «être humain» et «personne», il ne permet pas de conclure que l'expression «être humain» comprend le foetus.Une explication plus plausible est que des termes différents sont employés pour faire une distinction entre les personnes physiques et les personnes morales.L'examen du statut du foetus en vertu du Code civil appuie la conclusion que le foetus n'est pas un «être humain » au sens de la Charte québécoise.Les dispositions du Code prévoyant la nomination d'un curateur dans le cas d'un enfant non encore né et celles accordant à celui-ci des droits patrimoniaux ne constituent pas une reconnaissance implicite que le foetus est une personne juridique.Les articles 358 et 345, comme l'art.945, ne font qu'établir un mécanisme qui permet de protéger les intérêts du foetus énoncés ailleurs dans le Code.Ils ne confèrent pas au foetus d'autres droits ou intérêts.De plus, la réalisation des droits patrimoniaux du foetus en vertu des art.608, 771, 838 et 2543 du Code est soumise à la condition suspensive que le foetus naisse vivant et viable.La reconnaissance de la personnalité juridique du foetus est une «fiction du droit civil» à laquelle on a recours pour protéger les intérêts futurs du foetus.Vu la façon dont le reste du Code traite le foetus, le terme «être humain» à l'art.18 du Code, qui porte que «tout être humain possède la personnalité juridique», ne peut s'interpréter comme comprenant le foetus.Donc, d'une manière générale, le Code civil ne confère pas au foetus la personnalité juridique.Le foetus n'est traité comme une personne que dans les cas où il est nécessaire de le faire pour protéger ses intérêts après sa naissance.L'examen du statut juridique du foetus dans le droit anglo-canadien est instructif quand il s'agit de déterminer le sens à prêter aux termes généraux de la Charte québécoise.En droit anglo-canadien, le foetus doit naître vivant pour avoir des droits.Vu ce traitement uniforme des droits du foetus en droit civil et de surcroît l'uniformité constatée dans les ressorts de common law.ce serait une erreur d'interpréter les dispositions vagues de la Charte québécoise comme conférant la personnalité juridique au foetus.La Charte canadienne ne peut être invoquée en l'espèce pour fonder l'injonction.Il s'agit d'une action civile entre deux particuliers et aucune mesure de l'État n'est attaquée.L'intimé n'a cité aucune «loi» dont il peut affirmer qu'elle porte atteinte à ses droits ou à ceux d'au-trui.On n'a pas soulevé la question de savoir si l'art, sept de la Charte canadienne pourrait être utilisé pour fonder une demande de protection par l'État.Notre Cour doit, en règle générale, éviter toute déclaration inutile en matière constitutionnelle.Finalement, rien dans la législation ni dans la jurisprudence du Québec n'appuie l'argument que l'intérêt du père à l'égard d'un foetus qu'il a engendré lui donne le droit d'opposer un veto aux décisions d'une femme relativement au foetus qu'elle porte.L'absence de tout fondement juridique est fatale pour cet argument.Chantai Daigle CÉCM, sida et MTS Michel Pallascio Monsieur Pallascio est le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM).ne information récente en provenance de Toronto nous fait savoir que le Conseil scolaire du Toronto métropolitain a adopté une résolution autorisant l'installation de machines à condoms dans les écoles secondaires publiques.Cette nouvelle a été reprise par cer» tains médias écrits et électroniques et a fait l'objet d'un débat à l'émission Droit de parole, de Radio-Québec.le crois important, dans un premier temps, de rappeler la politique de la CÉCM sur le sida.Cette politique peut se résumer en trois points ou principes: .1.Non-discrimination: La CÉCM a reconnu qu'il n'y avait aucune raison médicale d'exclure de l'école une personne \u2014 enfant ou adulte \u2014 atteinte du sida, ou en contact avec une personne elle-même atteinte du sida.2.Information: La CÉCM s'est engagée à donner une éducation préventive sur le sida auprès des élèves, des parents et des employés.Le programme de formation personnelle et sociale permet de communiquer l'information sur le sida aux élèves de la CÉCM.Celle-ci a déjà envoyé aux enseignants du programme FPS les documents requis pour cette tâche et provenant de diverses sources.3.Assistance: La CÉCM s'est engagée à prêter assistance aux élèves et aux employés qui seraient aux prises avec le sida, d'une fecon directe ou indirecte, dans le but de faciliter l'adaptation aux difficultés sociales que cause un tel problème.L'école doit, en premier lieu, donner une éducation et une formation aux élèves.Dans ce domaine, la CÉCM n'a pas hésité à développer des programmes, à analyser différents matériels pédagogiques et à fournir une information et des programmes en matière de prévention du sida chez les jeunes d'âge scolaire.Il existe beaucoup de matériel et il est normal que nos professionnels opèrent une certaine sélection et nous recommandent le matériel qui répond le mieux à la mission de l'école, dans le res-pet des valeurs de sa clientèle.La CECM n'a pas hésité à faire l'information utile et ce, bien souvent en avance sur les autres partenaires de l'éducation.Seulement, nous ne croyons pas que l'école doive jouer le rôle d'une clinique ou d'une pharmacie.Nous ne croyons pas qu'il faille réduire la solution au problème de la prévention du sida et des MTS à la distribution de condoms.Cette façon de voir les choses pourrait se comparer à la volonté d'améliorer les conditions d'hygiène dans le monde par la simple distribution de savon ou de désinfectant.Il est plus important de développer des programmes de formation s'adressant d'abord et avant tout à l'intelligence de nos élèves.Cette approche me semble plus respectueuse de l'être humain et surtout plus profitable à long terme pour la société montréalaise et québécoise.La Commission ne répond pas Le Dr Perrault est médecin-conseil auprès du Département de santé communautaire de l'Hôpital général de Montréal.ROBERT PERRAULT La menace des MTS doit-elle être traitée comme une question de santé ou d'éducation?La grande majorité des commissions scolaires et des intervenants dans le domaine choisissent l'éducation.La CECM, elle, soumet l'éducation à une censure idéologique incompatible avec la responsabilité sociale qu'exige le problème des MTS.A sa manière, le gouvernement du Québec adopte lui aussi une attitude politicienne: les lourdeurs bureaucratiques de l'Éducation ralentissent le processus de diffusion du matériel éducatif et le ministère de la Santé limite présentement son action auprès des jeunes du niveau se- condaire à des campagnes médiatiques sans réelle articulation avec les efforts du milieu.Qui compose les groupes susceptibles d'influencer les politiciens dans ce domaine?On peut mettre en évidence trois catégories de personnes.On identifie d'abord le noyau d'activistes religieux et conservateurs associés au Mouvement scolaire confessionnel.Ce sont ces gens qui envoient à Monsieur Ryan des pétitions et des lettres photocopiées revendiquant l'imposition de l'orthodoxie catholique dans l'éducation.Viennent ensuite les parents qui, par passivité ou par manque de confiance en eux, laissent au système d'éducation l'entière responsabilité de choisir les valeurs à transmettre à leurs enfants.Enfin, il y a la majorité silencieuse, insensible à ces débats.Il s'agit de personnes que la menace du SIDA ne semble pas toucher, soit en raison de leur âge.de leurs habitudes de vie ou parce qu'elles n'ont pas la responsabilité d'éduquer des enfants.Le désintéressement des deux derniers groupes confère au premier un pouvoir immense en matière d'éducation.Lors d'un débat récent, on a émis l'opinion que le système de santé avait «baissé les bras» devant la CECM et que ses intervenants préféraient mener une action clandestine auprès de professeurs sensibilisés.Une telle attitude reflète bien le risque de soumettre une urgence de santé publique au bon vouloir de l'éducation.Si les jeunes ont le droit de savoir que la terre est ronde, ils ont le droit de savoir que les condoms existent et qu'ils représentent, avec l'abstinence, l'unique protection possible à l'heure actuelle contre les MTS.Ce droit à l'information ne peut être manipulé au nom des valeurs d'une minorité tapageuse.Dans un cas où il y a menace pour la santé publique.les autorites disposent de pouvoirs d'intervention étendus et elles devraient pouvoir les exercer à l'abri de toute ingérence politicienne.Il ne revient pas à l'éducation de juger de l'urgence d'un problême de santé ou de la nature des moyens à mettre en oeuvre pour le régler.Pour les 80% de la population qui n'exerce pas son droit de vote aux élections scolaires, la situation est claire: voter ou laisser une minorité dirigiste occuper le vide de pouvoir créé par son abstention.Pour la santé publique, il s'agit de prendre partie sans hésiter pour les droits des jeunes à des informations adéquates sur la sexualité et sur les moyens de prévention accessibles.L'Étude sur les jeunes Canadiens face au sida révèle que 47% des jeunes de niveau secondaire V sont actifs sexuellement.En matière de sexualité, les beaux principes ne mettent pas à l'abri des forces du désir.Inquiétude chez les théologiens La Société canadienne de théologie, réunie en assemblée générale à Montréal à l'occasion de son 26e congrès annuel les 28 et 29 octobre, a fait connaître publiquement ses inquiétudes et ses réserves à l'égard de la récente initiative de la Congrégation romaine pour la Doctrine de la foi.Il s'agit de l'imposition d'une nouvelle profession de foi et d'un serment de fidélité inédit à de nombreuses catégories de personnes exerçant une fonction dans l'Église.Les théologiens et les théologiennes, exerçant une fonction de recherche et d'enseignement dans la communauté ec-clésiale, estiment de leur responsabilité de prendre la parole.Il y a lieu d'abord de s'interroger sur la procédure suivie dans la préparation du formulaire de la profession de foi et sur sa parution subite.La formulation de la foi chrétienne a toujours exigé, tout au long de l'histoire, de sérieux contacts avec l'ensemble de l'Église, notamment avec les évoques, les théologiens et les théologiennes qui ont des responsabilités singulières à cet égard.Or cette fois-ci, ni les évéques, ni les centres de recherche et d'enseignement théologiques n'ont été vraiment consultés.Toute nouvelle formulation d'une profession de foi, si tant est qu'elle est nécessaire et opportune, doit être reçue dans l'Église.Une large consultation aurait fait saisir les nombreuses diffucultés que soulève l'ajout de trois nouveaux paragraphes au Credo jusqu'à maintenant professé depuis les premiers siècles du christianisme.Le formulaire propose de la nouvelle profession de foi comprend le Symbole de Nicée-Constantinoplc.qui est la formulation traditionnelle et par-ticulièrcment soignée exprimant l'essentiel de la foi chrétienne.À cela il ajoute trois paragraphes d'inégale portée, ayant rapport avec le Magistère, qui ne sont pas à mettre au compte d'une profession de foi proprement dite.D'un point de vue théologi-que, il est très inquiétant de voir placés sous le titre de «profession de foi», en une formulation large et imprécise, et commandant en pratique la même adhésion inconditionnelle, «tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu» et «tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale» de façon aussi indifférenciée.L'insertion de ces énoncés modifie la structure fondamentale d'une profession qui ne sont pas explicités.Le dernier paragraphe, tout particulièrement, demande d'adhérer à des enseignements qui ne sont pas proclamés de façon définitive.Un assentiment de foi ne peut y être dû.surtout pas dans «une profession de foi» privée ou publique.Une telle mesure arrive mal à respecter les libertés qui demeurent à l'intérieur de Ja foi chrétienne, pour les croyants et les croyantes, pour leo divers pasteurs et pour les chercheurs de toutes sortes.Elle écarte les débats et soius-évalue le rôle intellectuel des membres de l'Église.Elle dénie la fonction critique de la théologie.Quant au serment de fidélité, dont l'opportunité est discutable, l'étendue des matières auxquelles il entend s'appliquer en fait une contrainte disciplinaire démesurée.L'observance globale «de toutes les lois ecclésiastiques, surtout celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique» et l'obéissance envers «ce que les Pasteurs sacres déclarent en tant que docteurs authentiques et maitres de ia foi, ou ce qu'ils établissent en tant que recteurs de l'Église» équivalent à signer un chèque en blanc dans une soumission aveugle.La prise de parole responsable, l'intelligence critique et le discernement sont aussi des exigences de l'authentique fidélité.La Société canadienne de théologie constate que ses membres ont la chance de fonctionner dans un climat de confiance et de collaboration avec l'cpiscopat local.Elle estime que la nouvelle profession de foi romaine et le serment.de fidélité auront un effet grandement perturbateur sur la vie ecclésiale qui doit pourtant manifester et promouvoir une juste et saine liberté chrétienne.Elle croit important de livrer aujourd'hui une premiere réaction.Elle s'engage à conti; nuer sa réflexion. Presses d«> ta Renaissance \u2014103 \u2014 Nous discutâmes.le lui demandai ce qu'elle avait éprouvé lors de la tentative d'assassinat du président.le n'oublierai jamais son regard.Elle me dit: «Ok, Kirk, c'est quelque chose avec quoi on ne cesse de vivre.» Les gens changent, me dis-jc.Nancy était devenue beaucoup plus chaleureuse.C'est avec sincérité qu'elle s'est lancée dans sa campagne contre la drogue.Je n'aime pas les critiques qu'on lui fait.Ma femme m'aide dans toutes tes situations de la vie; elle fera tout ce qu'elle pourra pour m'aider, et c'est normal, elle est ma femme.Pourquoi la femme du président n'agirait-elle pas de la même façon?Elle m'envoya une photo sur laquelle elle avait écrit: « La boucle est bouclée.» C'était vrai.Tous les ans, à l'occasion de la Nouvelle Année, une fête est donnée en l'honneur du président Reagan et de son épouse à Sunnylands, la propriété de Walter et Lee Annenberg, à Palm Springs; s'y retrouve un nombre restreint de ses amis républicains.Quelle ne fut pas notre surprise lorsque, en 1986, Lee Annenberg nous invita.Nous étions curieux d'assister à cette réception ; nous acceptâmes.Nous étions également invités à une réception donnée en l'honneur du couple présidentiel, l'avant-veille.par les (orgenson et les Wilson.La réception avait lieu à l'EI Dorado Country Club, loin de chez nous.Anne n'aime pas conduire la nuit et déteste me voir conduire.le me trouve excellent conducteur, mais elle ne partage pas mon avis.Nous décidâmes donc que ce serait un chauffeur qui conduirait notre break.Direction El Dorado.Notre chauffeur, qui prétendait habiter Palm Springs, se retrouva rapidement perdu du côté de Rancho Mirage, l'aperçus alors des voitures de police qui filaient devant nous, avec sirènes et gyrophares.«Suivez ce cortège de voitures», dis-je au chauffeur.Il me considéra d'un oeil éteint.«Suivez ces voitures, répétai-je.Où qu'elles aillent.» Dubitatif, il s'engagea à leur suite.Bien sur, elles s'engagèrent toutes dans l'allée menant à l'EI Dorado Country Club.Il y avait là soixante à soixante-dix personnes oui piétinaient, un cocktail à la main, en attendant le diner.Quelqu'un s'avança vers moi.surpris.«Kirk Douglas! Mais qu'est-ce que vous faites ici?Vous avez changé de camp?\u2014 J'ai toujours cru que le président des États-Unis était le président des démocrates aussi bien que des républicains.» Il fut mortifié, et je m'éloignai.Nancy Reagan avait l'air radieuse.Elle me salua avec affection, et le président et moi nous serrâmes la main.Il est difficile de croire qu'on lui a tiré dessus et qu'il a été opéré trois fois d'un cancer: il a l'air en meilleure santé à la fin de son mandat qu'au début.Le président Reagan était charmant.Tandis que nous discutions, il tira de sa poche une enveloppe blanche dans laquelle se trouvait une sorte de paquet.«Qui m'a fourré ça dans la poche?» demanda-t-il.Et il commença à l'ouvrir.«Croyez-vous qu'il faut l'ouvrir, monsieur le président?» Mais il ne m \"écouta pas et sortit de l'enveloppe une boite de Suponeral.Il regarda la boite, prononça le mot de travers et demanda : «Qu'est-ce que c'est que ça?\u2014 Monsieur le président, dis-je, ce sont des suppositoires français, des somnifères.\u2014 le ne vois pas qui a pu me donner ça.\u2014 Vous savez, monsieur le président, ça me rappelle ce qui est arrivé à George Burns.Il avait du mal à dormir, et lack Benny lui dit: «l'ai quelque chose pour toi» et il lui donna une boîte de ces mêmes Suponeral que vous tenez à If main en ce moment.À deux heures du matin, jack Benny a été soudain réveillé par la sonnerie du téléphone.C'était George Burns.«Bon, jack, qu'est-ce que je fais, maintenant?J'ai le cul endormi, mais le reste est éveillé!» je ne sais aps si c'est une histoire bien convenable à raconter à un président, mais elle l'a amusé.31 décembre 1986.Réveillon de Nouvel An chez les Annenberg.Nous décidâmes de nous passer de chauffeur: nous pouvions parfaitement nous perdre tout seuls.Des agents des services de sécurité nous arrêtèrent aux portes de la propriété et examinèrent nos invitations.Ils nous annoncèrent que nous devrions leur laisser tous nos paquets, mais qu'ils seraient sans faute remis à leurs destinataires.Sur mes genoux se trouvait une boite de chocolats pour les Annenberg.Quel merveilleux domaine! je m'y étais déjà rendu plusieurs fois auparavant, et une fois notamment pour jouer au golf sur un magnifique parcours de neuf trous, qui peut être transformé en dix-huit trous grâce à une disposition ingénieuse de tees, je fus très impressionné par la prairie longue de quatre cents mètres.On me demanda si je voulais taper quelques balles avant de jouer, et j'acceptai.On me donna un magnifique sac de golf flamblant neuf, et un plein sac de balles toutes neuves.Elles n'avaient jamais servi.Cela aussi m'impressionna beaucoup, je frappai ma première balle sur la surface tondue, puis voulus remettre en place la motte de gazon.«Non, je vous en prie.Les garçons vont s'en occuper», me dit l'ambassadeur qui m'accompagnait, le jetai un regard en arrière et aperçus des jardiniers qui nous suivaient discrètement; ils replaçaient les mottes de gazon et conservaient au terrain son aspect impeccable.Nous suivîmes la longue et sinueuse allée, éclairée par des projecteurs dissimulés dansles buissons, et arrivâmes enfin devant la magnifique demeure.Chose rare dans la région de Palm Springs, si plate, la maison est bâtie sur une hauteur, d'où 1 on a une vue magnifique sur la vallée de Coachella.Le salon est immense, et aux murs sont accrochés d'extraordinaires tableaux impressionnistes.Partout où l'oeil se pose, il découvre un chef-d'oeuvre: un Van Gogh, un Gauguin, un Renoir.De somptueux nénuphars de Monet.Walter et Lee y prennent un immense plaisir.La réception se révéla plus décontractée que ce que j'avais attendu.Avec toute cette affaire du scandale iranien, j'imaginais qu'il allait y avoir plus de tensions.Le ministre des Affaires étrangères, Shultz, était là, ainsi que Weinberger.Donald Regan, le maitre d'oeuvre, brillait par son absence.Pour la plupart, les gens étaient de bonne humeur et se montraient agréables.Nancy, avec sa robe de Galanos rouge, sa couleur préférée, était ravissante.Ce soir-là, c'était l'orchestre de Tony Rose qui jouait.Tout le monde dansait, et le président ne rata pratiquement pas une danse.11 avait bonne allure pour un homme qui faisait face à l'un des plus grands revers de sa carrière, et qui en outre, devait subir quatre jours plus tard une très grave opération.La Première Dame dansait avec notre hôte.Walter Annenberg.Lorsqu'il eut dansé avec elle pour la deuxième ou troisième fois, je m'avançai vers lui et le pris fermement par le bras: «Vous ne partagerez pas vos richesses.» Il eut l'air passablement surpris, mais finit par m'abandonner de bonne grâce sa partenaire.Nancy et moi dansâmes donc ensemble.Bien des années auparavant, au cours des fêtes, Nancy était l'une de mes cavalières préférées.Elle possède une grâce stupéfiante.Je la ramenai ensuite à sa table et l'embrassai en lui disant que je voulais être sur de pouvoir l'embrasser avant les derniers moments de l'année.Puis Walter Annenberg porta un toast à la Nouvelle Année.On joua Hail to tlie Chief; le président se leva alors et déclara: «Cela fait six ans que j'occupe ces fonctions, et chaque fois que j'entends cette musique, je me demande pour qui est-ce qu'on la joue.» Il porta un autre toast à l'année 1987, on échangea des baisers tout autour de lui puis l'on recommença à danser.\u2022 Peu après, Anne et moi primes congé; §ur le chemin du retour, nous passâmes devant-la-maison de Frank Sinatra.Il nous avait invites, mais il était près d'une heure du matin, c'était un peu trop tard (pour nous pas pour lui).Hn outre.Anne, Eric et moi devions assister chez lui au dîner du 1er janvier.«Peut-être Frank va-t-il nous préparer un de ses merveilleux plats de pâtes, dit Anne.\u2014 Est-ce que je t'ai raconté cette bagarre que Frank avait eue à Las Vegas?\u2014 Tu veux dire le procès?\u2014 Non, non, une bagarre à coups de poing.\u2014 Non, jamais.\u2014 C'était à l'époque où Frank était jeune et exubérant.11 chantait à Las Vegas et.après la représentation, il alla jouer au casino, et joua trop, au-delà de ses possibilités.On lui annonça alors qu'il lui faudrait, pour continuer à jouer, l'autorisation du propriétaire du casino, Cari Cohen.«Allez le chercher», déclara Frank.Ils refusèrent; on était en pleine nuit, M.Cohen dormait.Frank insista, se mit à faire un scandale.On alla donc réveiller Cari Cohen.Il descendit, et Frank se mit à l'engueuler.Cohen lui donna un coup de poing sur Ta figure et lui cassa deux dents.\u2014 Ne lui rappelle jamais cette histoire, dit Anne.\u2014 C'est déjà fait.» Anne me regarda.«Et tu sais ce que Frank m'a répondu?«J'ai appris quelque chose, Kirk, ne t'attaque jamais à un Juif dans le désert.»» à suivre G 1988.Kirk Douglas.© 1989, Presses de la Renaissance.pour la traduction française. LA PRESSE MONTREAL.VENDREDI 17 NOVEMBRE 1989 \u2022 B13 La réfection des routes existantes avant la construction de nouvelles // faudra investir des dizaines de millions de plus pour éviter la détérioration du réseau routier, selon le ministre Won Valliéres NORMAN DE LIS LE de r*rc%w Canadienne OUI BU ¦ Québec consacre deja 900 millions $ par année à son reseau routier niais le nouveau ministre responsable des routes.M.Yvon V al litres, juge le montant insuffi-sant.\u2022_\u2022 «Il va falloir investir plus d'argent, des dizaines de millions additionnels pour éviter la détérioration du reseau routier», affirme le ministre délègue aux Transports.M.Yvon Valliéres.dans une entrevue accordée a la Presse Canadienne.Selon M.Valliéres.le reseau routier fait actuellement face à quelques urgences: vieillissement des ponts, détérioration des infrastructures, dont plusieurs datent de 20 ou 30 ans, présence de camions de plus en plus lourds qui créenr des ornières.Les credits actuels de 900 millionsS, dont 550 millionsS vont à l'entretien et 350 millionsS à la construction, ne suffisent plus.M.Valliéres a déjà défini le sens de son action: donner la priorité à la restauration des routes qui existent déjà plutôt que d'en construire de nouvelles.«Les gens devront être bien prépares pour me vendre l'idée de construire une nouvelle route.Il va falloir être alerte dans nos choix dans un contexte où l'argent est rare et l'obtention de nouveaux budgets difficile», dit-il.On doit faire face de plus à la i nécessité d'investir dans le reseau routier de la région melropolilai-ne de Montréal et de poursuivre les projets d'autoroutes regis par des ententes avec le gouvernement fédéral.Il faut donc poursuivre les travaux sur les autoroutes 13 (vers Mirabel), 50 (de l'Outaouais à Montréal ).20 ( vers la Gaspésie ), 73 (vers la Beauce) et 10 (con-tournement de Sherbrooke).Développement technologique: Québec invité à «prendre des risques» Presse Canadienne QULBLC M.Valliéres promet aussi «d'examiner de très près» la possibilité de poursuivre des travaux sur l'autoroute 30 en direction sud ( vers Valleyfield ), de façon à ce que cette route devienne une voie de contour de Montréal.Le gouvernement devra également respecter son engagement de réaliser la Route du nord qui reliera Chibougamau à Nêmis-cau.de façon à joindre le lac Saint-|ean a la baie lames.C'est un projet de 58 millionsS dont 29 millionsS assumés par Quebec, «une somme qui hypothèque vite nos budgets pour des routes neuves».«On ne contera pas d'histoire aux gens qui veulent de nouvelles routes: je vais être très exigeant sur la pertinence des projets et sur le fait que le niveau de circulation doit les justifier*, a dit le ministre.Un gars apprécie La nomination du député de Richmond comme ministre délègue aux Transports n'a pas surpris outre mesure les milieux politiques.M.Valliéres.un enseignant de 41 ans, est un vétéran de l'Assemblée nationale où il siège depuis 1973.avec une interruption d'un mandat lorsqu'il a dù céder son siege à un député de l'Union nationale lors de la vague anti-libe-rale de 197b.Le 11 octobre, lorsque le premier ministre Robert Bourassa a annoncé la composition de son conseil des ministres, c'est Yvon Valliéres qui a mérité les applau- dissements les plus nourris de collègue- masses au baton muge du parlement.«l'ai ete whip liberal pendant quatre ans a l'Assemblée nationale et même si c'est une tâche de préfet de discipline, j'ai toujours essaye de donner la priorité aux relations humaines dans mes contacts avec les députes», explique M.Valliéres pour justifier la popularité dont il jouit au sein de l'équipe libérale et le respect qu'il suscite chez ses adversaires pe-quistes.«Comme whip, j'évitais de distribuer des pénalités ou des blames aux députés, le tentais plutôt de les rendre heureux dans leur travail en les faisant participer le plus possible aux décisions qui les concernaient».C'est un peu la même recette qu'il compte utiliser en gérant le budget québécois annuel de voirie d'un milliard de dollars.«Le depute va être consulte et sun opinion considérée quand il sera question des routes de son comte.Et cela va s'appliquer autant aux deputes de l'opposition qu'a ceux du pouvoir», affirme-t-il.Issu d'un milieu modeste.M.Valliéres aime également affirmer que sa presence au sein du cercle sélect que constitue le conseil des ministres est la preuve que le système politique québécois n'est pas une caste réservée aux avocats ou a ceux qui o'it la puissance financière «Il faut lever notre chapeau devant un système qui permet a un petit enseignant d'Asbestos.fils d'un simple ouvrier, de devenir ministre du gouvernement», dit-il.Yvon Valliéres DERNIERE JOURNÉE DEMAIN! O RABAIS SOUS-VÊTEMENTS POUR HOMME ¦ Le Conseil de la science et de la technologie estime que le gouvernement ne se sert pas assez de son pouvoir d'achat pour stimuler le développement technologique.Dans un avis d'une soixantaine de pages rendu public hier, cet organisme gouvernemental relevant du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science invite le gouvernement québécois «a prendre des risques» lorsqu'il acheté des produits et à acheter des produits innovateurs afin de mieux soutenir le développement technologique.Ce rôle, le gouvernement peut mieux le jouer que quiconque, puisqu'il est un gros acheteur de produits de toutes sortes (équipement de bureau, de transport, d'hôpitaux, etc.), note le rapport.\u2022 De fait, le marché public \u2014 qui regroupe le gouvernement, les municipalités et tous les organismes dont le budget est voté par l'Assemblée nationale \u2014 représente, selon les données de 1984-85.7.7 milliardsS.Le Conseil note que le gouvernement a manqué de «volonté politique» jusqu'à maintenant lorsqu'il élaborait ses politiques d'achats lies à des programmes gouvernementaux.Le meilleur exemple est le programme d'assainissement des eaux.où.dans l'achat d'équipements, l'on n'a presque pas considéré le facteur du développement technologique.; « Par prudence traditionnelle et par munque de culture technologique, le secteur public québécois hésite a acheter des produits innovateurs.Non seulement se pri-ve-t-il ainsi des plus récentes technologies, mais il prive par le fait même des entreprises québécoises d'un soutien important dont bénéficient pourtant leurs concurrentes étrangères».Selon le conseil, les entreprises n'ont souvent besoin que d'un contrat du gouvernement pour commencer leur ascension vers le succès.Plusieurs obstacles expliquent la rareté d'initiatives du genre côté québécois, estime le rapport.Outre l'absence de volonté politique, on note les règles qui régissent Pachat de produits qui sont trop sévères.«Ainsi une conception étroite de la règle du plus bas soumissionnaire prévaut chez certaines catégories d'acheteurs, écrit le Conseil.Elle ne permet pas de considérer le rapport qualité-prix, mais oblige à se procurer le produit le moins cher à l'achat.«Or.souvent les produits innovateurs sont plus cliers à l'achat, mais offrent une meilleure qualité ou sont plus économiques à l'usage.Il faut donc ajuster la règle du plus bas soumissionnaire».CALEÇON CLASSIQUE À LA TAILLE Coloris assortis.Pur coton.30 à 38.Ord.5.95.Solde 4.16 ch.SLIP PUR COTON Pur coton peigne.Teintes mode.P.M.G.Ord.5.50.Solde 3.85 ch.416 385 SLIP BIKINI PUR COTON Pur coton peigne.P.M.G.Ord.4.95.Solde 3.46 ch.346 MAILLOT D'ATHLÉTISME TEE-SHIRT RAS CLASSIQUE Pur coton.Blanc.P.M.G.TG.Ord.5.95.Solde 4.16 ch.DU COU CLASSIQUE Pur coton.Teintes variées.P.M.G.TG Ord.7.95.Solde 5.58 ch.4 16 STAN FIELD'S * STANHEJJD'S * 5TAMN CALEÇON ULTRA A LA TAILLE Pur coton.Teintes variées.P.M.G.TG.Ord.5.75.Solde 4.02 ch.TEE-SHIRT ULTRA RAS DU COU TEE-SHIRT ULTRA À ENCOLURE EN V Pur coton.Teintes variées.P.M.G.TG.Pur coton.Blanc.P.M.G.TG.Ord.8.25.Solde 5.77 ch.Ord.8.50.Solde 5.95 ch.MAILLOT TEE-SHIRT CLASSIQUE D'ATHLÉTISME ULTRA À ENCOLURE EN V Pur coton.Teintes variées.P.M.G.TG.Pur coton.Blanc.P.M.G.TG.Ord.5.75.Solde 4.02 ch.Ord.7.95.Solde 5.56 ch.SLIP BIKINI UNI OU À RAYURES Pur coton.Teintes mode.P.M.G.TG.Ord.6.50.Solde 4.55 ch.SLIP UNI OU À RAYURES CACHE-SEXE UNI OU À MICRO SLIP UNI RAYURES Pur coton.Teintes mode.30 a 38.Pur coton.Teintes mode.P.M.G.TG.Pur coton.Teintes mode.P.M.G.TG.Courtes, moyennes ou longues.Ord.7S à 8 50.Solde 4.90 a 5.95 la paire.Ord.6.50.Solde 4.55 ch.Ord.7.50.Solde 5.25 ch.OU A RAYURES Pur coton.Teintes mode Ord.7.50.Solde 5.25 ch.CHAUSSETTES DE VILLE EN 3 LONGUEURS 490 595 CHAUSSETTES D'ATHLÉTISME Blanc uni ou rayures.Pointure unique pour 10 à 12.Ord.5$.Solde 3.50 la paire.CHAUSSETTES TUBE D'ATHLETISME Blanc uni ou rayures.Ord.5.50.Solde 3.85 ch.MI-BAS SPORT MI-CHAUSSETTES Teintes mode.Pointure unique.Blanc ou rayures multiples.Pointure %>°j> coton / 5% spandex de Lycra » unique.Ord 6S.Solde 4.20 la paire 0rd- 5S- Solde 350 la Pa,re 350 38 420 35' CHAUSSETTES DE VILLE Mi-chaussettes.Teintes 903o lame / 10O/o nylon.Pointures exactes 10a 13 Ord.9S à 8.50.Solde G.30 la paire.6 30 Accessoires pour nommes, rayon 360 PRIX DE SOLDE EN VIGUEUR JUSQU'AU 18 NOVEMBRE 1989 ?SATISFACTION GARANTIE.ON PEUT S'Y FIER! 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