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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-05-12, Collections de BAnQ.

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[" llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll NÉGOS DANS LE SECTEUR PUBLIC Pour éviter un décret, 500 000 syndiqués montent au front «Créer un faux blogue animé par des personnes qui n\u2019existent pas, sans révéler qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une campagne de marketing, est-ce une arnaque?» Bixi, blogue et bullshit PATRICK LAGACÉ PAGE A5 Le PDGde la SOLIM forcé de quitter son poste DENIS LESSARD PAGE A14 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE RADIO-CANADA NOUVELLES COMPRESSIONS ÀL\u2019HORIZON ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 TOURNAGES TIMIDE RETOURDES AMÉRICAINS ÀMONTRÉAL ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PIERRE FOGLIA Portrait de groupe PAGE A7 Il y a presque quatre décennies que les syndicats n\u2019avaient pas fait front commun pour négocier avec Québec.L\u2019union est de retour depuis hier, avec près d\u2019un demimillion de membres issus de sept centrales syndicales, du jamais vu.Leur objectif: obtenir des salaires comparables à ceux du secteur privé, avec des hausses de 11,25% sur trois ans.Et surtout, mener des négociations «rapides et ciblées», avant que le gouvernement Charest n\u2019impose un décret comme en 2005.KARIM BENESSAIEH PAGES A2 ET A3 125e année No 199 50 pages, 4 cahiers 75¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 89¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Le retour du Front commun: the next generation.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 Vanessa Hudgens passera l\u2019été dans la métropole Accoucher au Québec et partir sans payer PASCALE BRETON PAGE A11 EXCLUSIF AU MOINS QUATRE GROUPES QUÉBÉCOIS ET AMÉRICAINS SE DISPUTENT L\u2019EMPIRE GILLETT La transaction pourrait être conclue d\u2019ici la mi-juin RÉJEAN TREMBLAY SPORTS PAGE 1 NOUVELLES EXCLUSIVES PHOTO PAUL CHIASSON, PC BATAILLE POUR LE CH La Fédération de qui?MARIE-CLAUDE LORTIE PAGE A8 Contre une loi MICHÈLE OUIMET PAGE A9 LE PORT DU VOILE La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a pris position samedi contre l\u2019interdiction du port de signes religieux dans la fonction publique et les services publics québécois.Deux chroniques, deux points de vue.STEPHEN HARPER À LA PRESSE INVESTISSEMENTS Le Canada: porte d\u2019entrée de l\u2019Europe LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 Stephen Harper Montréal mardi 12 mai 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique OU 1741006 Les noms, logos, noms de produits, noms de caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Canada corporation et sont utilisés sous licence.Frais d\u2019immatriculation, d\u2019assurances, de RDPRM et toutes les taxes applicables en sus.* Achat ou location.* Élantra L 2009, Accent L 3 portes 2009, Elantra Touring, transmission manuelle, avec ajustement applicable au prix de base, détails chez Brossard Hyundai.(450)671-2225 GARANTIE 5 ANS 5 ans/100 000 km Garantie globale limitée Garantie complète de Hyundai sans franchise.+TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 0$ DE dans les mensualités COMPTANT + 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ www.brossardhyundai.ca accent l 3 portes 2009 noUVeaU prIX 9 995$* noUVelle oFFre à l\u2019acHat 172$ parmoIs* 2,55 % FInancement 72 moIs oFFre à la locatIon AU QUÉBEC, C\u2019EST BRILLANT ! 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Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec.C\u2019est une étape historique.» Pour unir leurs forces, les trois centrales syndicales majeures, la FTQ, la CSN et la CSQ, ont accepté de mettre en veilleuse leurs campagnes de maraudage dans les secteurs public et parapublic, un processus qui devait être déclenché en juillet prochain.Les dirigeants syndicaux ont officiellement entériné l\u2019entente hier matin lors d\u2019une conférence de presse dans un hôtel du centreville de Montréal.«Le non-maraudage, c\u2019est pour concentrer nos énergies sur la négociation et mettre de côté nos luttes fratricides, pour arrêter de se regarder en chiens de faïence», a déclaré M.Parent.«Quand on arrive à une table de négociation déchirés entre nous, le gagnant est celui qui est de l\u2019autre bord de la table, a ajouté le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault.Il faut essayer un nouveau modèle.» Les dirigeants syndicaux ne s\u2019en cachent pas, le contexte était idéal pour favoriser une alliance.Les conventions collectives actuelles imposées par décret aux employés de l\u2019État en 2005 ont suscité une grogne qui n\u2019est toujours pas éteinte.Récession oblige, on s\u2019attend à ce que le gouvernement Charest demande des concessions aux syndiqués.Ces deux élé- UN FRONT HORS QUELS SYNDICATS EN FONT PARTIE ?NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR PUBLIC Il y a presque quatre décennies que les syndicats n\u2019avaient pas fait front commun pour négocier avec Québec.L\u2019union est de retour depuis hier, avec près d\u2019un demi-million de membres issus de sept centrales syndicales, du jamais vu.Leur objectif : obtenir des salaires comparables à ceux du secteur privé, avec des hausses de 11,25% sur trois ans.Et surtout, mener des négociations « rapides et ciblées », avant que le gouvernement Charest n\u2019impose un décret comme en 2005.Le commun des mortels a beau connaître les noms des principales centrales syndicales au Québec, rares sont ceux qui peuvent décrire la nébuleuse complexe qui forme ce front commun de plus d\u2019un demi-million de travailleurs.En voici les grandes lignes.SISP L\u2019entité la plus importante qui compose le front commun s\u2019appelle le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), avec 262 000 membres.Ce n\u2019est pas une centrale à proprement parler, mais une coalition de cinq organisations.La plus importante est la Centrale des syndicats du Québec, avec ses 120 000 membres.La CSQ, à son tour, est composée de huit fédérations professionnelles.Au sein de la SISP, on retrouve quatre autres grands syndicats, dont les plus importants sont la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (57 000 membres, essentiellement des infirmières) et le Syndicat de la fonction publique du Québec (40 000 membres, des fonctionnaires au sein de l\u2019administration).CSN La Confédération des syndicats nationaux compte 160 000 membres salariés de l\u2019État, dont la très grande majorité, 112 000, travaillent dans le domaine de la santé et des services sociaux.Quatre syndicats au sein de la CSN représentent des employés des secteurs public et parapublic.Le plus important, la Fédération de la santé et des services sociaux, a 107 000 membres.FTQ Les quelque 50 000 membres salariés de l\u2019État représentés par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec font partie de quatre syndicats.Le plus important et le plus connu est le Syndicat canadien de la fonction publique.\u2014Karim Benessaieh ANDRÉ DUCHESNE Au printemps de 1972, les trois grandes centrales syndicales du Québec font front commun pour une revendication majeure: un salaire minimal de 100 dollars par semaine pour chacun de leurs membres.Environ 50 000 des quelque 210 000 travailleurs des secteurs public et parapublic ne gagnent pas cette somme hebdomadaire.Les syndicats réclament aussi une indexation des salaires au coût de la vie et la constitution d\u2019une table centrale pour négocier avec le gouvernement de Robert Bourassa.Il est aussi question de sécurité d\u2019emploi et de régime de retraite.Les négociations sont pénibles.En mars, les syndicats obtiennent des mandats de grève.La grève générale illimitée est déclenchée le 11 avril.Selon un article publié à la une de La Presse le même jour, les syndicats promettent de maintenir les services essentiels qu\u2019ils définiront eux-mêmes.Au bout de 10 jours, le gouvernement Bourassa fait adopter la loi 19 forçant le retour au travail sous peine de graves sanctions.Les trois chefs syndicaux incitent leurs membres à défier l\u2019ordonnance.Fin avril, Louis Laberge, Ma r c el Pe pi n e t Yvo n Charbonneau sont sommés de se présenter devant la cour où ils font face à une accusation d\u2019outrage au tribunal.Déclarés coupables, ils sont condamnés à une peine d\u2019un an et envoyés à la prison d\u2019Orsainville, près de Québec.L\u2019affaire provoque un fort mécontentement du public.Des travailleurs du secteur privé se joignent à leurs confrères de la fonction publique pour descendre dans la rue.Durant plusieurs jours, le Québec est paralysé.Jusqu\u2019à ce que les chefs syndicaux portent leur sentence en appel, soient libérés et demandent aux grévistes de retourner au travail.Pendant ce temps, Robert Bourassa remplace Jean-Paul L\u2019Allier par Jean Cournoyer au poste de ministre de la Fonction publique.Les négociations reprennent et les trois centrales syndicales finissent par obtenir le salaire minimal de 100$ par semaine à compter de 1974.«Le salaire minimum du secteur public augmente alors de 30 %, exerçant un effet d\u2019entraînement sur le salaire minimum légal », écrit l\u2019économiste de la CSQ Pierre Beaulne dans le magazine de la CSQ en décembre 2003.Mais pour les chefs syndicaux, l\u2019histoire ne se termine pas là.Leur cause est rejetée en appel.Ils doivent retourner en prison pour purger leur sentence.Ils se présentent à Orsainville le soir du 2 février 1973.Ils sont libérés après avoir purgé le quart de leur sentence.Le but du front commun de 1972 100$ par semaine PHOTO ANTOINE DESILET, ARCHIVES LA PRESSE Parmi la foule marchant vers le palais de justice de Québec, en mai 1972, on distingue les dirigeants syndicaux Louis Laberge, Marcel Pepin et Yvon Charbonneau.Les négociations ont été mouvementées : grève générale, retour au travail forcé, emprisonnement des dirigeants syndicaux.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 B A U M E & M E R C I E R & M O I www.baume-et-mercier.com RIVIERA 3558131A 1804892 KARIM BENESSAIEH Les négociations avec le gouvernement n\u2019étant pas ouvertes, le front commun n\u2019a pas encore déposé de demandes formelles.Un chiffre a cependant été révélé ces derniers jours : 11,25%.C\u2019est l\u2019augmentation salariale sur trois ans que demandera le front commun.Il a été confirmé hier en conférence de presse par le président de la CSQ, Réjean Parent, avec certaines précisions.D\u2019abord, la demande de base est une augmentation salariale équivalant à l\u2019inflation pour les trois prochaines années, qu\u2019on établit à 2%.On demande ensuite une augmentation absolue de 850$ par année pour les 475 000 syndiqués.Étant donné qu\u2019ils n\u2019ont pas tous le même salaire, cette somme représentera une hausse plus généreuse en pourcentage pour les petits salariés.Sur l\u2019ensemble de la masse salariale, ces 850$ par employé représentent une hausse relative annuelle de 1,75%, selon les calculs des syndicats.Ces questions pécuniaires, toujours les plus cruciales, vont regrouper tous les partenaires du front commun à une table centrale.À cette table, les porteparole de la coalition siégeront devant les représentants du Conseil du Trésor.Avec cette demande de 11,25% en trois ans vient une série de revendications déjà connues, qui se retrouveront de toute évidence dans la liste traditionnelle des demandes.On tentera d\u2019abolir la règle établie par le gouvernement Charest de ne combler qu\u2019un départ sur deux dans la fonction publique.On espère limiter le recours au privé dans la santé et convaincre le gouvernement de la nocivité des partenariats public-privé.Consultations à venir Globalement, ont confirmé les porte-parole syndicaux, l\u2019objectif commun sera de trouver des façons de favoriser l\u2019embauche et la rétention de la main-d\u2019oeuvre au sein de l\u2019administration de l\u2019État.Pour les aspects plus particuliers des conventions collectives, les syndicats devront consulter leurs membres cet été.Chacun pourra mener des négociations dites «sectorielles » et certains syndicats pourront choisir de s\u2019unir.Que veulent-ils?NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR PUBLIC PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Le président de la FTQ, Michel Arsenault, le président de la CSQ, Réjean Parent, et la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, ont donné une conférence de presse commune hier.ments, notamment, ont poussé le mouvement syndical à se serrer les coudes, explique M.Parent.Les discussions ont été entamées il y a 11 mois, à l\u2019occasion d\u2019une première rencontre entre M.Arsenault et Claudette Carbonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux, pendant la Fête nationale.Les deux ont par la suite rallié la vaste coalition formée de la CSQ et de quatre autres syndicats, baptisée Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).Au bout du compte, le front commun regroupe l\u2019écrasante majorité des employés de l\u2019État, soit 475 000 sur 540 000.Les ingénieurs du gouvernement et les policiers font bande à part.Négociation rapide et ciblée La principale stratégie, ont expliqué en choeur les trois principaux dirigeants syndicaux, consistera à offrir au gouvernement Charest un échéancier de négociation «précis et raccourci» avant d\u2019éviter qu\u2019il ne tranche encore le débat par un décret unilatéral, précise Mme Carbonneau.« Fini le vieux mauvais film d\u2019une négociation qui s\u2019étire, qui n\u2019en finit plus, marquée d\u2019effets de toge et de coups de théâtre», illustre-t-elle.La recette pour un front commun réussi, estime M.Parent, c\u2019est d\u2019avoir des demandes communes dans le cadre d\u2019une négociation rapide et ciblée.«Ce sont plus que des voeux pieux, il faut avoir une vision commune.Si on prend le bateau ensemble, il faut aller dans la même direction.» Les négociations formelles avec Québec devraient commencer l\u2019automne prochain.Hier matin, les négociateurs syndicaux prévoyaient rencontrer le Conseil du Trésor pour lancer dès ce printemps une démarche de «prénégociation », dans le but d\u2019en arriver à un règlement d\u2019ici avril 2010.C\u2019est à ce moment que la convention collective actuelle, imposée par décret, viendra à échéance.Les dirigeants du front commun ont déjà convenu d\u2019une base de demandes d\u2019augmentations sa la r ia les, soit 11,25% sur trois ans.D\u2019ici l\u2019automne, des tables sectorielles seront tenues pour préciser les demandes des syndiqués regroupés dans une vingtaine d\u2019organisations syndicales.Globalement, les syndicats tenteront de combler le retard entre les employés de l\u2019État et le secteur privé, estimé à 5,2% selon les dernières données de l\u2019Institut de la statistique du Québec.D\u2019entrée de jeu, le front commun a tiré à boulets rouges sur le «mythe» des conditions de travail enviables de fonctionnaires, rappelant que 36% d\u2019entre eux sont sur appel, occasionnels ou temporaires.«Ce ne sont pas des robots qui donnent les services publics, ce sont des humains et pour les attirer et les garder, il faut de bonnes conditions de travail», dit Mme Carbonneau.Le front commun regroupe l\u2019écrasante majorité des employés de l\u2019État, soit 475 000 sur 540 000.DU COMMUN VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 7 Astrologie du jour ARTS 7 Bourses AFFAIRES 9 et 10 Décès ARTS 8 Forum A22 et A23 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A8 Monde A19 à A21 Petites annonces ARTS6 et AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Passages nuageux en après-midi, maximum 17, minimum 8.ARTS 8 PLUS PAUVRES.ET PLUS RICHES QUE LES AUTRES KARIM BENESSAIEH Le front commun s\u2019apprête à attaquer le gouvernement Charest avec une arme apparemment sans parade : un rapport récent de l\u2019Institut de la statistique du Québec qui établit que les salariés de l\u2019État sont sous-payés.Le hic, c\u2019est que ce rapport indique aussi que les fonctionnaires, infirmières et enseignants sont bien mieux traités que les employés du secteur privé.Paradoxal?Pas tant que ça.Le rapport de l\u2019ISQ peut être lu à plusieurs niveaux.Il indique en effet que les salaires des employés de l\u2019administration québécoise sont plus bas.Le retard est de 5,2% par rapport au secteur privé et grimpe même jusqu\u2019à 15,6% si on ne retient que le secteur privé syndiqué.Sur le plan salarial , les employés de l\u2019État sont en fait à égalité avec ceux du secteur privé non syndiqué.Mais l\u2019ISQ utilise deux autres critères pour comparer le traitement réservé aux employés : outre le salaire, on tient compte des avantages sociaux et du nombre d\u2019heures de présence au travail.En combinant les trois, on obtient la «rémunération globale».Et là, les employés de l\u2019État sont loin d\u2019être les plus mal lotis.Leur avantage global sur l\u2019ensemble des employés du secteur privé, syndiqués ou non, est évalué à 4,2%.Cet avantage est de 11,9% sur les employés du privé non syndiqués.Cela dit, les «salariés de l\u2019administration québécoise », comme les identifie l\u2019ISQ, ont tout de même une rémunération globale plus basse de 2,9% par rapport à l\u2019ensemble des salariés.Comment est-ce possible?C\u2019est qu\u2019un troisième groupe de travailleurs vient quelque peu fausser les données: il s\u2019agit de ceux que l\u2019ISQ appelle les salariés des secteurs «autre public».Ce groupe est constitué de fonctionnaires qui ne relèvent pas de Québec : employés municipaux, fédéraux, universitaires ou au service d\u2019entreprises publiques et de sociétés d\u2019État.Ces employés sont bien mieux traités que ceux qui relèvent de l\u2019État québécois: leur salaire est plus élevé de 13,9% et leur rémunération globale, de 19,4%.11,25% C\u2019est l\u2019augmentation salariale sur trois ans que demandera le front commun lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 A 3 Madame Turcot est bien placée pour savoir que la maladie entraîne parfois des problèmes financiers, car les programmes et services publics ne couvrent pas tout.Sa mère malade a dû puiser dans ses épargnes accumulées pour la retraite afin d\u2019obtenir du soutien et des services à domicile.«L\u2019idée de mettre en péril la situation financière de sa famille si, un jour, elle a des ennuis de santé inquiète madame Turcot.C\u2019est pourquoi je l\u2019ai mise en contact avec notre conseiller en sécurité financière1 afin qu\u2019il lui propose de l\u2019assurance santé.En cas de maladie grave, elle disposerait d\u2019un montant d\u2019argent libre d\u2019impôt pour faire face à ses obligations financières et aux dépenses imprévues liées à la maladie.Et vous, avez-vous pensé à protéger votre santé financière?» Ann Godbout Planificatrice financière* RENCONTREZ VOTRE PLANIFICATEUR FINANCIER.Pour la protection de vos avoirs, c\u2019est plus qu\u2019une banque.C\u2019est Desjardins.desjardins.com/vosavoirs GESTION DES AVOIRS ASSURANCE VIE ET SANTÉ PRENDRE SOIN DE MA MÈRE DEPUIS QU\u2019ELLE A DES ENNUIS DE SANTÉ, J\u2019Y ARRIVE.MAIS ASSURER MA SÉCURITÉ FINANCIÈRE S\u2019IL M\u2019ARRIVAIT QUELQUE CHOSE, JE NE FERAI PAS ÇA TOUTE SEULE.*Le planificateur financier agit pour Desjardins Cabinet de services financiers inc.1 Le conseiller en sécurité financière est un employé de Desjardins Sécurité financière, cabinet de services financiers.1766757A ACTUALITES Cfest lfhistoire dfun blogue sur le velo.Cree quelque part en 2008 par trois Montrealais : Melanie Gomez, Jean-Michel Simoneau et Penelope Riopelle.Nom du blogue : á A velo citoyensâ.Ce blogue, cfest une idee nee áspontanementâ, quand ces trois cyclistes se sont rencontres áde maniere fortuiteâ, expliquent-ils sur áA velo citoyensâ.Lfidee?Promouvoir le velo comme pr incipal moyen de transport a Montreal.Ce sont les mots de Melanie, Jean-Michel et Penelope eux-memes.Un bon blogue, je dois le dire.Mis a jour souvent.Bien ecrit.Sujets varies.Les trois amis se sont investis dans cette aventure web.Melanie a meme produit des clips pro-velo tres bien faits, pour le blogue.Jean- Michel allait intervenir sur dfautres blogues, allait commenter des textes du Devoir, invitant les lecteurs a venir lire áA velo citoyensâ.Pour faire la promotion du blogue, Gomez, Simoneau et Riopel le ont cree une page Facebook.Nombre de membres : 1300.Les trois cyclistes avaient, chacun de leur cote, une page Facebook.Melanie Gomez etant la plus prolifique: 1400 amis.Les efforts de Gomez, Simoneau et Riopelle ont ete recompenses, en juillet 2008.Leur blogue a sorti, en exclusivite, un petit scoop: une photo du prototype du Bixi, le velo libre-service parraine par la Ville de Montreal, envoyee par un informateur.Sur la photo, on voit un type chauve chevauchant le Bixi, sous la pluie.Quelques jours plus tard, Stationnement de Montreal confirme au blogue áA velo citoyensâ qufil sfagit bel et bien dfun prototype du Bixi.Cfest Alain Ayotte, vice-president de Stationnement de Montreal, qui chapeaute lfimplantation du Bixi, qui accorde lfentrevue au blogue.Voila.Cfest lfhistoire, en apparence banale, dfun blogue anime par des citoyens passionnes.Il nfy a qufun petit pepin dans lfhistoire que je vous raconte ci-haut.Tout est faux.Le blogue nfest pas une idee nee áspontanementâ.La rencontre des trois cyclistes-blogueurs nfest pas áfortuiteâ.Pour une raison bien simple: ils nfexistent pas! Gomez, Simoneau et Riopelle ont ete crees au 1434, rue Sainte- Catherine Ouest, lfadresse de Morrow Communications, propriete dfAndre Morrow, qui assure le marketing, les communications strategiques ou publicitaires de nombreux clients prives et publics.La boite de M.Morrow a cree le faux blogue et les faux citoyens pour le compte de son client, Stationnement de Montreal, afin de mousser lfarrivee de Bixi, le service de velo libre-service lance ce matin.Question: ce blogue est-il une arnaque?IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Jacques Nantel, prof aux HEC, specialiste du marketing, ecoute lfhistoire que je viens de vous raconter.Qufen pense-t-il?áCfest astucieux, on peut sfentendre la-dessus.Ca joue dans la zone non tracee du web 2.0.Cfest a la limite de lfethique.Mais je ne suis pas pret a dire que cfest hautement condamnable.â Pou r l e pro f Nante l, le faux blogue cree par Morrow Communications sfinscrit dans la lignee du marketing de guerilla, áqui est undercoverâ et represente une technique áqufon risque de voir de plus en plus dans la prochaine decennie â.Le vrai du faux est difficile a distinguerc .Oui, dit Jacques Nantel.Et cfest la que le web 2.0 est a la fois pernicieux et fascinant.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Creer un faux blogue anime par des personnes qui nfexistent pas, sans jamais reveler qufil sfagit la dfun rouage dfune campagne de marketing, est-ce une arnaque?Chez Morrow Communications e t chez St a t ionnement de Montreal, ou on a reconnu que le blogue áA velo citoyensâ a ete cree de toutes pieces, ma question a ete accueillie avec indignation.Andre Morrow, qui a eu le contrat de la promotion du Bixi via un appel dfoffres : áOn a fait du marketing viral, pour faire connaitre le principe du velo en libre-service, en partant de passionnes de velo, pour susciter de lfinteret, pour creer un buzz.â Michel Philibert, directeur, communications-marketing, chez Stationnement de Montreal : áLa strategie virale, ca fait partie de la pub.Non, ce nfetait pas de la manipulation.La manipulation, cfest mercantile.Stationnement de Montreal, cfest prive, mais Bixi est un service public.On veut que ca marche.â Morrow: áJe nfai aucun probleme avec ce blogue, avec cette campagne.Il nfy a pas eu de malversations.Cfest legit.â MM.MorrowetPhilibert, interviewes separement, ont insiste sur le cote ápositifâ du Bixi, qui vise a pousser les Montrealais a faire du velo.Positif dans le sens de bon-pour-lfenvironnement, bon-pour-la-sante.Ma reponse a MM.Morrow et Philibert : la nfest pas la question.Le public a ete trompe.Jamais on nfa dit aux lecteurs du blogue, aux 1300 membres de la page Facebook dfáA velo citoyens â, aux 1400 amis de áMelanie Gomezâ, qufils participaient a un effort de marketing souterrain.Pour Andre Morrow, qui conseille a lfoccasion le maire Gerald Tremblay, la creation des personnages Gomez, Simoneau et Riopelle nfa rien de reprehensible.áIl y a des personnages sur Twitter et sur YouTube aussi.Il nfy a rien de mal a ca.â D a n s l es bu r e a u x d e Stationnement de Montreal, jfai evoque la árencontre fortuite â de Gomez, Simoneau et Riopelle, decrite sur le blogue.Cfest de la manipulation, ca, non?.Le mot est grosc .Et ces trois ápersonnes â, qui interagissaient avec les internautes?.Cfest, dit M.Philibert, une facon de rejoindre les gens.Mais cfest un mensonge, ils nfexistent pas! .Si on avait fait un blogue heberge par Stationnement de Montrea l, personne nfaurait ete interesse.Et puis, ca se fait ailleursc .Ou?.Je ne sais pas.Mais ca se fait.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Michel Philibert a raison.Deguiser une campagne de marketing en mouvement de citoyens qui sfimpliquent áspontanement â, ca se fait.Aux Etats-Unis, on appelle ca de lfastroturfing.Pour AstroTurf : du gazon artificiel.Par opposition aux mouvements citoyens, qufon qualifie de ágrassroot â.Traduction: issus du gazon, du terreau.On appelle aussi ca du ásock puppetingâ, ou un internaute se cree une fausse identite, une marionnette virtuelle, pour parler de lui-meme.La grande firme de relations publiques Edelman, par exemple, a ete publiquement humiliee pour delit dfá astroturfing â et de á sock puppeting â : elle animait subrepticement des blogues de faux citoyens faisant la promotion dfun de ses clients, Wal-Mart.Et ces deux pratiques de lfombre sont prohibees, sans qufon y refere par leurs noms, par le code dfethique du Public Relations Society of America.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII A lo r s , c e f a ux bl og ue cycliste anime par Mor row Communications, pour le compte de Stationnement de Montreal, est- ce une arnaque, M.le chroniqueur?Eh bien! laissez-moi citer Harry G.Frankfurt, prof de philosophie a lfUniversite Princeton.Lfhomme a ecrit un livre sur .sans blague .la bullshit (1).En entrevue, il a eu ces paroles de sagesse: áLfaugmentation du niveau de bullshit dans la vie contemporaine sfexplique par lfintensite du marketing dans la societe contemporainecâ Et qufest-ce que la bullshit, au fait, professeur?á Il sfagit dfun manque de consideration pour ce qui est vrai et ce qui est faux.â Ca decrit parfaitement ce qui a ete concocte pour vous faire aimer de facon subliminale le velo libreservice qui est lance aujourdfhui.Un manque de consideration pour ce qui est vrai et pour ce qui est faux.De la bullshit, creee pour un produit unique et louable: le Bixi.Mais de la bullshit quand meme.(1) On Bullshit, Princeton University Press, 2005 Bixi, blogue et bullshit PATRICK LAGACE CHRONIQUE Creer un faux blogue anime par des personnes qui nfexistent pas, sans jamais reveler qufil sfagit la dfun rouage dfune campagne de marketing, est-ce une arnaque?PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE Pour faire la promotion du Bixi, le service de velo libre-service, la firme Morrow Communications a cree de toutes pieces un blogue intitule áA velo citoyensâ.Les trois animateurs de ce blogue sont des personnages completement invente.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 A 5 õLes taux de financement sont offerts par Services financiersBMW, une division deBMWCanada inc., sous reservede lfapprobation du credit, avec un terme maximal de 60 mois.Les concessionnaires peuvent etablir leurspropres prix et facturer des frais administratifs, ce qui peut modifier le taux de pourcentage annuel ou le prix du vehicule.*Cetteoffre sfapplique a tous les modeles Berline etTouring de Serie32009, excluant le modele M3.Lfoffreest non monnayable.\u2021Les taux de location sont ceux offerts par Services financiersBMWsur approbation du credit uniquement quant au modele ci-apres cite en stock.BMW323i 2009: le PDSF pour le modele de base est de 36500$.Pour une location de 48 mois avec un taux dfinteret annuel de 2,9%comportant une mensualite de 445$, un montant de 2168$est exige a la signature du contrat de location**.La valeur residuelle du vehicule a lfecheance du terme est16425$.La mensualitevarie selon le montant de lfacompteverse et de la valeur residuelle.Le kilometrage annuel alloue est de 20000km; 0,15$dukilometreexcedentaire.**Lemontant exige a la signatureducontrat de location inclut un depot de securite, la premiere mensualite, les frais de transport, les frais dfadministration du concessionnaire ainsi que lfenregistrement dfune hypotheque mobiliere.Le concessionnaire peut louer (ou vendre) a prix moindre.Le cout de lfenregistrement du vehicule, les frais dfimmatriculation, les options, lfassurance et les taxesapplicables sur le depotet sur les mensualites sonten sus.Des frais peuvent etreexiges pour usureexcessive.Ces offres sont dfune duree limitee, mutuellementexclusives, sujettes a ladisponibiliteetpeuvent etremodifiees ou annulees sans preavis.Le vehicule doit etre livreauplus tard le 31 mai 2009.Certaines conditions sfappliquent.Consultez un concessionnaireBMWpour obtenir tous les details.PhotodeSerie3atitre indicatif seulement.öLesmodelesBMW2009 achetes au Canada dfun concessionnaireautorise sont couverts par un programme dfentretien sans frais de 4 ans ou 80000km, selon la premiere eventualite.c2009 BMW Canada inc.áBMWâ, le logo BMW, tous les noms de modeles BMW et toute autre famille de marques, dfimages et de symboles relatifs a BMWsont la propriete exclusiveet/ou des marques deposees deBMWAG utilisees sous licence.Montreal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 bmwcanbec.com Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Rive-Sud Park AvenueBMW 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 parkavenuebmw.com Rive-Sud BMWSainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 bmwsaintejulie.com Blainville HamelBMW 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 hamelbmw.com CJCI JEEH BBGF s meu.d.^.b^.]x meu.k\u20ac\u20ac.y rb re`b.ue^ JDHK! .b`emd.ib.w .re`b.ue^ EF '!#,\"-&\"\"&(, #.0(-#0&$.+ )!#0.&0+ .br.nzpp. f rb re`b.ue^ e.y r.b`|b.ea.^.~ %,0!+0&+, &,*/.\" ] b^.s xp ppp tm k\u20ac\u20ac.y r.b`|b.ib.w .\u20acu^b^`.m.^.smeu.d.^.b^.zp meu.ö JDHKc Une classe vraiment a part.En mai, frais de preparation gratuits valeur de 1000$ bmwmontreal.ca Le plaisir de conduire.MD BMW 323i 1779194A ACTUALITÉS CATHERINE HANDFIELD Un quatrième cas de grippe A (H1N1) a été confirmé hier au collège Charlemagne, à Pierrefonds.Par ailleurs, un autre établissement de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île, l\u2019école primaire Dollard-des-Ormeaux, a indiqué qu\u2019un de ses élèves était porteur du virus.Les autorités de santé publique du Québec ont confirmé un seul autre cas de grippe A (H1N1), ce qui porte à 17 le nombre de personnes contaminées dans la province.Il s\u2019agit d\u2019un employé du collège Charlemagne, où trois élèves sont porteurs du virus.Alain Poirier, directeur national de la santé publique, s\u2019est montré rassurant en conférence de presse.D\u2019abord, a-t-il dit, il s\u2019agit d\u2019un cas bénin, comme les 16 autres relevés jusqu\u2019ici.Ensuite, l\u2019employé n\u2019est pas allé travailler la semaine dernière, puisque son cas était déjà considéré comme suspect.Il y a eu un délai de confirmation aux laboratoires, a-t-il expliqué.«Les quatre cas ont tous été infectés avant lundi dernier, donc avant que l\u2019école n\u2019adopte des mesures», a dit le Dr Poirier.Au pays, l\u2019Agence de la santé publique du Canada a confirmé hier 46 nouveaux cas, portant le total à 330.L\u2019Ontario en a enregistré 34, la Saskatchewan 6, l\u2019Alberta 4, et la Nouvelle-Écosse 1.Le Dr Alain Poirier n\u2019a pu expliquer pourquoi l\u2019Ontario, qui comptait hier un total de 110 cas, était beaucoup plus touché que le Québec.«Ça peut dépendre des destinations de vacances favorites », a-t-il supposé.Dans le monde, l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenu le niveau d\u2019alerte à 5 (quasi-pandémie) sur 6, alors que le bilan global atteignait hier 61 morts.Un premier cas a notamment été confirmé en Chine continentale.Par ailleurs, l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI) a adopté une déclaration qui réclame la levée des restrictions aériennes qui vont au-delà des recommandations de l\u2019OMS, a affirmé la délégation mexicaine.Foyer de l\u2019épidémie de grippe A (H1N1), le Mexique voulait protester contre des mesures prises par certains pays quant au transport aérien à destination et en provenance de ce pays.Taux d\u2019absentéisme Les écoles québécoises où des cas de grippe A (H1N1) ont été confirmés enregistraient hier des taux d\u2019absentéisme variant entre 2% et 15%, a indiqué le Dr Michel C.Doré, coordonnateur gouvernemental en sécurité civile.«La très grande majorité des absences sont reliées à la recommandation des autorités de santé publique», a-t-il indiqué, soulignant qu\u2019aucune école n\u2019était fermée.À ce jour, des cas ont été décelés au collège Charlemagne et à la polyvalente de Charlesbourg, à Québec.Et hier, la direction de l\u2019école Dollard-des-Ormeaux, dans la ville du même nom, a confirmé qu\u2019un élève avait contracté le virus.La santé publique a envoyé une lettre aux parents de cette école primaire vendredi pour les aviser de la situation et leur enjoindre de garder leurs enfants à la maison s\u2019ils présentaient des symptômes.Hier, 100 élèves sur 500 et une employée se sont absentés, a indiqué Brigitte Gauvreau, directrice des communications de la commission scolaire Marguerite- Bourgeoys.«Ce week-end, nous avons fait un blitz de nettoyage des surfaces en contact avec les mains », a-t-elle assuré.Un concierge a été embauché en heures supplémentaires toute la semaine.\u2013 Avec l\u2019Agence France-Presse GRIPPE A (H1N1) Un nouveau cas au collège Charlemagne Une deuxième école de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île est sous surveillance llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE La quatrième personne à avoir été contaminée au collège Charlemagne est un employé, et son cas est bénin, affirme la direction de la Santé publique.CYBERPRESSE.CA Le taux de mortalité de la grippe A (H1N1) est semblable à celui des pandémies de grippe de 1918, 1957 et 1968, selon une étude internationale.cyberpresse.ca/taux ÉRIC CLÉMENT Une immense tour de 34 étages comprenant un hôtel, des immeubles en copropriété et des commerces sera construite au centre-ville de Montréal, au coin de la rue Mackay et du boulevard René-Lévesque Ouest, a appris La Presse.Un projet qui inquiète le Conseil du patrimoine de Montréal.Le projet du promoteur PropriétéAliKhan, d\u2019une valeur de 85 millions, est un complexe immobilier impressionnant qui sera construit sur un terrain de 1500 mètres carrés au 1475, René-Lévesque Ouest.Il prévoit la reconstruction et la restauration des façades de quatremaisons victoriennes situées en bordure du boulevard René-Lévesque Ouest.Il était aussi prévu de démolir l\u2019édifice situé au 1160, rue Mackay, mais il sera finalement inclus dans l\u2019ensemble.Le projet sera réalisé en deux phases.L\u2019hôtel existant, qui contient 20 chambres, sera dans un premier temps agrandi afin de disposer de 120 nouvelles chambres.Puis, lors d\u2019une deuxième phase, la tour d\u2019habitation de 180 appartements sera construite.Un stationnement souterrain de quatre étages (230 places) est prévu.Le projet tel que proposé à la Ville de Montréal n\u2019est pas conforme à la réglementation en vigueur.Il déroge en effet au règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie, notamment en ce qui concerne les hauteurs et la densité sur la portion nord du terrain.La mise en oeuvre nécessite une modification au Plan d\u2019urbanisme de Montréal (pour augmenter la densité et la hauteur) ainsi que l\u2019adoption d\u2019un règlement en vertu de l\u2019article 89.3 de la Charte de la Ville de Montréal.Le Comité consultatif d\u2019urbanisme de Ville-Marie a étudié ce projet en novembre dernier et a émis un avis favorable, pourvu que la densité ne soit pas supérieure à 6 dans la partie arrière du site.Mais selon nos informations, le même mois, le Comité ad hoc d\u2019architecture et d\u2019urbanisme avait émis un avis défavorable.Le projet est situé dans l\u2019aire de protection de la chapelle de l\u2019Invention-de-la- Sainte-Croix, un monument historique, donc au sein d\u2019un territoire protégé en vertu de la Loi sur les biens culturels.L\u2019hiver dernier, le Conseil du patrimoine de Montréal (CPM) n\u2019a pas émis d\u2019avis sur ce projet, car il a estimé ne pas avoir assez d\u2019informations, selon une lettre expédiée le 4 février par la présidente du CPM, Marie Lessard, au directeur de l\u2019Aménagement urbain et des services aux entreprises de Ville-Marie, Pierre Sainte-Marie.Dans cette lettre obtenue par La Presse, le CPMémet toutefois une série de recommandations, notamment d\u2019évaluer «les impacts du projet» (sur l\u2019ensoleillement et les vents) et «l\u2019avenir du secteur Bishop-Crescent».Une séance d\u2019information publique sur le projet sera organisée par l\u2019Office de consultation publique de Montréal (OCPM), le 25 mai à 19h, au 1550, rue Metcalfe.Une séance d\u2019audition des opinions suivra le 16 juin à la même heure, au même endroit.Informations: www.ocpm.qc.ca.Projet d\u2019une tour à la Dubaï pour le centre-ville EXCLUSIF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 Orthèses avec élégance 4596, boul.Saint-Laurent, Montréal 514 848.0100 1 877 967.0100 pouliotlab.com Facilité de stationnement Reconnu et accrédité par les organismes publics et assureurs privés.1744632A 1828497 PAR MOIS/36 MOIS* 66157$** LOCATION/36 MOIS* 1,9% G37 X beRLINe SPORT 2009 PAR MOIS/36 MOIS* eX35 VOYAGe 2009 599$ LOCATION/36 MOIS* 1,9% *Taux de financement à la location de 1,9 % pour un terme de 36 mois.Mensualités sur 36 mois avec un comptant initial de 4 429,68 $.Les frais de transport et de prélivraison sont inclus.Basé sur une allocation de 24000 km/année (0,15 $ du kilomètre excédentaire).Taxes, immatriculation et assurances en sus.Frais d\u2019inscription du contrat de 46 $, y compris les frais du RDPRM, sont en sus.Valeur résiduelle de 19 567 $ pour la G37 X berline et de 19 975 $ pour la E35 voyage.**Rabais du manufacturier inclus.L\u2019option de dépôts multiples ainsi que des rabais fidélité sont disponibles.Informez-vous sur place.Offres applicables sur les véhicules en stock seulement.Tout financement est sujet à l\u2019approbation de crédit.Les photos sont à titre indicatif seulement.Pour de plus amples détails, nous vous invitons à communiquer avec Infiniti Laval.1,9% d\u2019intérêt, 100% intéressant Nouveaux taux réduits à la location.1765624A ACTUALITES lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Une chronique comme celle sur les phoques de samedi .je ne mfapprete pas ici a reparler du phoque, mais dfune autre sorte de bibite: le lecteur ., une chronique comme celle de samedi fait sortir le lecteur du bois, pas tant en nombre, dfailleurs, qufen genre.Pour le nombre, une petite centaine, ce qui, vu le sujet est plutot moyen, disons meme moyen-moins.Mais pour ce qui est de la diversite, alors la, ils etaient tous la.Le pour, le contre, le fidele, le decu, lfoccasionnel, etc.Les pour se manifestent les premiers.Ils ont entendu la fille a la radio en lire un extrait qui les a confortes dans leur sentiment.A neuf heures et demie samedi matin, jfen avais deja une vingtaine dans ma boite de reception : cfest tellement vrai ce que vous dites, merci, merci, je vous zfaime.Deux sous-groupes de pour : ceux qui me portent une affection eternelle et qui sfinquietent de plus en plus de ce que je ne le sois pas : comment on va faire quand vous serez mort ?Et ceux qui aiment les phoques qui me couvrent de f leurs pour une fois : je me mefie de vous dfhabitude, mais la, genial, bravo.Les contre arrivent plus tard, vers midi et sfegrenent jusqufau lundi.Conformement a lfopinion publique largement pro-chasse, les contre etaient beaucoup plus nombreux samedi que les pour.Trois sous-groupes.Ceux qui me vouent une detestation de toujours et me poussent vers la sortie: Prenez donc votre retraite! Je reconnais leur nom, ils mfecrivent deux ou trois fois par mois depuis des annees, ils sont accros a cette chronique comme a un site porno, se promettent de plus y revenir, mais y viennent et reviennent.I l y a aussi lfoccasionnel , que je nomme aussi le touriste.Samedi, il venait des Iles, ou il y va en vacances tous les etes, connait un chasseur qui ávous botterait le cul avec un plaisir que vous ne soupconnez pas â.Mais si, mais si, je soupconne.Une fois, ils ont mange du phoque mironton et holala ce que cfetait bon.Ceux-la ne me lisent jamais, ils mfont lu samedi parce que quelqufun leur a dit : lis ca, cfest epouvantable.En plus dfaller contre leur sentiment, cela ne ressemble pas a ce qufils lisent dfhabitude, ils me le disent : vous ne savez meme pas ecrire.Des fois, je leur reponds que cfest parce que je ne suis pas alle a lfecole longtemps.Ils sfamadouent aussitot.Je pourrais en faire mes amis si je voulais, mais je veux pas.T roi s ieme ca tegor ie : les decus.Ils mfaiment pourtant bien, me lisent depuis mille ans, me trouvent amusant .sauf quand vous parlez de velo ou de vos chats, et la, des phoques.Les phoques! Vous manquiez de sujets ou quoi ?En plus de me prendre pour une extension du festival de lfhumour, ils sont persuades que je le fais áexpres â.Expres de quoi?Expres dfetre contre quand tout le monde est pour.Cfest mon truc.Sont pas loin de me trouver genial pour ca.Si je devais resumer en trois mots ce qufils pensent de moi : Foglia ?Ah! ah ! Ce sont les seuls lecteurs que je hais.Les seuls qui me font rever qufon devrait avoir le droit, une semaine par annee, de chasser le lecteur comme le phoque.Avec un baton.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII LE NON-DIT .Surpris lfautre mardi dans un resto dfArl ington a demander de la moutarde de Dijon pour son cheeseburger, M.Obama a ete lfobjet de risees de la part de la presse conservatrice.Quelle sorte dfhomme commande un hamburger avec de la moutarde de Dijon?sfinterroge serieusement une animatrice de radio.Elle veut dire bien sur : quelle sorte dfAmericain.I l a du demander conseil a John Kerry, se moque un prof de Cornell sur son blogue.Et la gang a Rush Limbaugh dfen remettre une couche bien sur.Il y a quelque chose dfun peu obscene dans lfacharnement que mettent les conservateurs a ne pas traiter Obama de Negre, mais de tout le reste.Cette moutarde de Dijon, par exemple, qui en fait presque un Francais, quelle jubilation pour eux.Mais aussi quelle frustration.Cfest tellement autre chose qufils aimeraient dire.MOUTARDE .Parlant de moutarde.Cela nfa pas ete dit aux audiences de la commission Bouchard-Taylor, cfest un secret, je vous le livre : la relish, le ketchup, le vinaigre blanc, celui des bocaux dans lesquels baignaient (baignent encore ?) les oeufs et les langues sur le comptoir des tavernes, et la moutarde americaine sont les frontieres infranchissables qui empecheront toujours lfimmigrant europeen de premiere generation de devenir reellement nord-americain.Malgre mes formidables capacites dfintegration, cfest par la relish que je ne serai jamais entierement de votre race.Pour le ketchup, je ne le supporte que maison.Pour la moutarde americaine, je la tolere aussi, mais seulement sur les hamburgers des fast-food, ceux des stades et des arenas.Bref, quand ce nfest pas vraiment de la viande, je veux bien tartiner dessus de la moutarde qui nfest pas vraiment de la moutarde en me disant : bof, un peu plus ou un peu moins degueulasse, ca derange pas.BOUFFE ENCORE .Cela ne vous etonnera pas, moi si, considerablement : il existe un parmesan canadien.On nfest pas ici dans la production artisanale de ces fromages fins quebecois qui valent bien les europeens.On est dans le succedane cheapo, vendu prerape, que les gens achetent pour mettre dans des recettes.Abondamment servi dans les restaurants soi-disant chic.Parmigiano?demande le garcon.Et il saupoudre votre minestrone ou votre risotto de ce machin trop sale probablement fait de lait de brebis pognees pour brouter toute l fannee autour de lfarena de Flin Flon Manitoba.Generalement, ici, la conversation glisse sur le prix.Oui, mais tfas vu le prix du vrai parmesan, le Reggiano et meme le grana padano?Le canadien, cfest mieux que rien, non?Non.Cfest mieux rien.Mais quand tfes pauvre?Quand tfes pauvre des fois, tu manges de la merde.Mais cfest vraiment pas necessaire dfajouter lfinsulte a la necessite en rapant dfautre merde dessus.Portrait de groupe PIERRE FOGLIA CHRONIQUE EN BREF Rabais pour le Bixi La Societe de transport de Montreal profitera de lfinauguration du Bixi, ce matin, pour annoncer que les usagers de son reseau payeront un peu moins cher leur abonnement au reseau de velo en libre-service.La Presse a appris que la STM offrira a ses clients les plus fideles une reduction de moitie du cout de lfabonnement au service Bixi.Ils payeront ainsi 38$ par annee, plutot que les 79 $ normalement exiges.Notons que cette offre ne sera valide que pour les usagers qui se procurent 12 titres mensuels par annee, ce qui signifie qufun client qui saute un seul mois (parce qufil prend des vacances, par exemple) ne pourra pas en profiter.Douze stations de metro seront dotees de station Bixi.La STM en fera lfannonce aujourdfhui, au moment ou la Ville de Montreal inaugurera le nouveau reseau de velo en libre-service.Stationnement de Montreal doit debloquer les stations Bixi vers 11h, apres une ceremonie prevue en matinee.Francois Cardinal lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 A 7 CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY JOHN SCOTTI SUBARU ANJOU SUBARU AUTO CENTRE MONTREAL SUBARU DE LAVAL ADM AUTOMOBILES SUBARU RIVE-SUD GREENFIELD PARK SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS CARREFOUR SUBARU AUTO SAINTE-ROSE, LAVAL JOLIETTE SUBARU JOLIETTE LACHUTE SUBARU BROWNSBURG SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY SUBARU DES SOURCES DOLLARD-DES-ORMEAUX SUBARU SAINT-JEROME SAINT-JEROME ˜ Base sur la comparaison entre les ventes en 2008 et celles de 2007 des constructeurs japonais de vehicules automobiles; les marques-produits/divisions ne sont pas considerees separement.* Pour le modele Forester 2.5X 2009 (9J1XO), 5 vitesses, transmission manuelle : Paiements mensuels de 349 $ (taxes en sus) bases sur un bail de 48 mois.0 $ de depot de securite.Comptant 2 357,29 $ (taxes en sus) ou echange equivalent.Le montant total exige avant le debut de la periode de location est de 3 071,65 $ (taxes incluses).24 000 km par annee,10 \u2018 du km excedentaire.Frais dfinscription au Registre des droits personnels et reels mobiliers inclus.Transport et preparation inclus.** Pour le modele Impreza 2.5i 2009 5 portes (9G1BP), 5 vitesses, transmission manuelle : Paiements mensuels de 259 $ (taxes en sus) bases sur un bail de 48 mois.0 $ de depot de securite.Comptant 1 928,82 $ (taxes en sus) ou echange equivalent.Le montant total exige avant le debut de la periode de location est de 2 486,43 $ (taxes incluses).Frais dfinscription au Registre des droits personnels et reels mobiliers inclus.24 000 km par annee, 10 \u2018 du km excedentaire.Transport et preparation inclus.*** Pour le modele Impreza 2.5i 2009 4 portes (9F1BP), 5 vitesses, transmission manuelle : Paiements mensuels de 249 $ (taxes en sus) bases sur un bail de 48 mois.0 $ de depot de securite.Comptant 1 851,44 $ (taxes en sus) ou echange equivalent.Le montant total exige avant le debut de la periode de location est de 2 387,80 $ (taxes incluses).Frais dfinscription au Registre des droits personnels et reels mobiliers inclus.24 000 km par annee, 10 \u2018 du km excedentaire.Transport et preparation inclus.Prix de detail suggere du fabricant.Les frais de transport et de preparation (1 495,00 $), dfinspection, dfimmatriculation, dfassurance, de consultation du RDPRM et du concessionnaire ainsi que les taxes sont en sus.Immatriculation (prix varie selon le client) et assurances en sus.Recyclage Quebec, droit sur les pneus neufs inclus.ö Selon les Prix Valeurs Residuelles 2009 de la societe ALG pour la categorie voiture semi-compacte et la categorie voiture sport.õ Mention á Meilleur choix securite â pour la Impreza et la Forester 2009.Une cote á Bonne â constitue la meilleure cote possible dans les essais de collision frontale deportee a 40 m/h, de collision laterale a 31 m/h et de collision arriere a 20 m/h realises par lfInstitut des assureurs americains (IIHS) (www.iihs.org).La Forester a aussi obtenu une note parfaite aux nouveaux essais de resistance de toit (protection en cas de capotage).Un vehicule doit avoir obtenu la cote á Bonne â aux trois essais de collision et doit offrir un programme de stabilite electronique (ESC) (Controle de la dynamique du vehicule) pour meriter la distinction á Meilleur choix securite â.õõ Cote 5 etoiles decernee a la Impreza et la Forester 2009 aux essais de collision frontale et laterale.Les cotes de securite du gouvernement americain font partie du programme dfevaluation des nouveaux vehicules de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) (www.safercar.gov).Une cote cinq etoiles represente la cote la plus elevee du gouvernement pour a) les sieges du conducteur et du passager avant dans les essais de collision frontale, et b) les sieges avant et arriere dans les essais de collision laterale.Le concessionnaire peut offrir un prix ou taux moindre.Offres applicables sur approbation de credit des Services Financiers Subaru par TCCI.Pour plus dfinformation sur toutes ces offres, voyez votre concessionnaire Subaru participant.Photos a titre indicatif seulement.Offres valables jusqufau 31 mai 2009.Quantites limitees.Systeme de traction integrale symetrique a prise constante Subaru .Moteur BOXER SUBARU de haute performance .Systeme de controle de la dynamique du vehicule .Climatiseur avec systeme de filtration dfair .Freins ABS a quatre capteurs et circuits .Nombreuses caracteristiques de securite primees .Coussins gonflables frontaux et lateraux a lfavant .Et plus encorec JAPONAIS ET PLUS ENCORE ! A lfachat au comptant Transport et preparation en sus 25 795$.349$* /mois Taxes en sus 2.5X 2009 ou a partir de Location FORESTER: MEILLEURVUS/VUM (DE MOINS DE 35 000 $) Automotive Lease Guide Prix Valeurs Residuelles 2009 R ö Lfimpeccable ingenierie japonaise www.quebec.concessionsubaru.ca ENGAGEMENT DE SUBARU A LfEGARD DE LfENVIRONNEMENT Toutes les installations de Subaru Canada ainsi que Subaru Indiana Automotive (usine dfassemblage de la Legacy, Outback et Tribeca) sont certifiees ISO 14001:2004 par SGS.www.subaru-earth.com Meilleur choix securiteõ EN PLEIN LE TEMPS LOGIQUE DE FAIRE LE CHOIX Moteur international de lfannee 2008 Moteur BOXER SUBARU turbocompresse 2,5 litres Subaru Canada a connu la plus forte hausse des ventes de tous les constructeurs japonais de vehicules automobiles en 2008 au Canada.˜ A lfachat au comptant Transport et preparation en sus 21 895$.259$** /mois Taxes en sus 2.5i 5 portes 2009 ou a partir de Location A lfachat au comptant Transport et preparation en sus 20 995$.249$*** /mois Taxes en sus 2.5i 4 portes 2009 ou a partir de Location Cote de resistance aux impacts 5 etoilesõõ Programme dfevaluation des nouveaux vehicules de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) 1804737A 1804743 1813058A 1815629 1825691 Rendement au 6 mai, 2009 Rachetable par lfemetteur Juin, 2018 Valeur marchande et rendement sont sujets au changement si vendu avant la date dfecheance.Obligation dfune Societe Bancaire 7% á Parce que vous meritez plus â Membre du fonds canadien de protection des epargnants.Membre du OCRCVM (514) 934-0586 1-800-811-0527 www.rothenberg.ca lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PORT DU VOILE DANS LA FONCTION PUBLIQUE LA PRESSE CANADIENNE DRUMMONDVILLE \u2014 La table est mise devant le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec au procès sur le cours d\u2019éthique et culture religieuse (ECR), qui a débuté hier au palais de justice de Drummondville.La partie demanderesse cherche à faire déclarer inconstitutionnelle l\u2019obligation de suivre le cours.Elle a fait entendre d\u2019entrée de jeu la mère de deux enfants, Suzanne Lavallée, de Drummondville, qui, à l\u2019instar de quelque 2300 autres parents au Québec, s\u2019est vu refuser le droit d\u2019exemption par la Commission scolaire des Chênes.« Je ne peux concevoir que mon enfant de 6 ans (première année) se fasse enseigner qu\u2019il y a plusieurs dieux, que Jésus est sur le même pied que les autres », a-t-elle fait valoir.La partie défenderesse, représentée par deux procureurs du ministère de l\u2019Éducation, a cherché à faire admettre par le juge que la mère, n\u2019étant pas experte en psychologie, pouvait ne pas être crédible dans ce témoignage.Mais le juge a estimé qu\u2019un parent «peut répondre pour son enfant sans que cela devienne une expertise».Le procès du cours d\u2019éthique et culture religieuse commence Je me demande ce que penserait Aqsa Parvez de la décision de la Fédération des femmes du Québec \u2013 prise ce week-end sans qu\u2019il y ait législation imminente la rendant essentielle \u2013 de s\u2019opposer à toute interdiction du port de signes religieux ostentatoires dans la fonction et les services publics.Je ne le saurai jamais car Aqsa est morte.Adolescente musulmane de 16 ans de Mississauga, elle a été étranglée en 2007.Son père a été accusé du meurtre.Son frère d\u2019entrave à la justice.Motif du crime : collision frontale entre les valeurs familiales et celles de cette élève qui enlevait son voile islamique lorsqu\u2019elle arrivait à l\u2019école.Porter un voile, pour bien des musulmanes, n\u2019est pas un choix.Des pays entiers l\u2019imposent.Des familles aussi.Ici même, au Québec et au Canada.Cette réalité, on ne peut l\u2019ignorer.Tout comme on ne peut ignorer les gens qui, à la lumière de telles tragédies, sont mal à l\u2019aise, incertains, devant le sens symbolique du voile islamique.Dans une démocratie égalitaire, cela fait même partie des réactions normales.Et un organisme féministe qui se dit «la voix de toutes les femmes », ne peut y faire la sourde oreille.Ne peut faire semblant que la question se clôt aisément.Pourtant, c\u2019est ce qu\u2019a fait FFQ \u2013 l\u2019organisme fondé en 1966 par Thérèse Casgrain pour défendre les droits des femmes et lutter contre la violence, les inégalités et la discrimination \u2013 en adoptant sa position hautement controversée.Tant pis pour les arguments de féministes comme la Québécoise Djemila Benhabib ou la Franco-Iranienne Chahdortt Djavann, qui sont farouchement opposées au voile dans les institutions publiques.Tant pis pour les silencieuses obligatoires.Tant pis pour les laïques agacées.En adoptant sa position «nous on n\u2019est pas contre », la FFQ a fait savoir qu\u2019à ses yeux, cet autre discours ne comptait pas autant que celui sur la tolérance religieuse.La présidente de la FFQ, Michèle Asselin, défend ainsi sa position: si on interdit le voile, les femmes musulmanes seront plus discriminées que jamais.Si on veut les défendre et les intégrer, il faut leur permettre de porter le voile partout.Est-ce que des recherches ont démontré que le voile \u2013 plutôt que son interdiction \u2013 accélère l\u2019intégration?Mme Asselin ne peut en citer.Mais cela n\u2019empêche pas l\u2019abondance de bons sentiments.«Souvent , percevoir le voile comme un symbole d\u2019inégalité relève du préjugé, dit-elle.Il ne faut pas penser que parce que les femmes portent le voile, elles n\u2019ont pas des valeurs égalitaires.» Ce genre d\u2019a ffirmation fait bondi r Djemi la Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran, dénonce l\u2019organisme hier dans une lettre intitulée «J\u2019accuse la FFQ de trahir le combat des femmes » (publiée en page A23).Selon elle, le voile charr ie l\u2019oppression et les inégalités vécues par trop de musulmanes, partout dans le monde.Point à la ligne.«En Iran, on peut être fouettée pour quelques mèches qui dépassent, dit- elle.Les féministes du Québec doivent être connectées avec ce qui se passe ailleurs.» Accepter le voile dans les fonctions publiques, c\u2019est accepter de prolonger la hiérarchie traditionnelle de la famille, dit-elle.«On ne doit pas accepter de reproduire un système rétrograde.Si on accepte le voile, on abandonne les jeunes filles à leur sort.» Vouloir ouvrir les bras très grands aux différences culturelles, c\u2019est louable.«Mais toutes les cultures ne sont pas respectables, ajoute l\u2019auteure.Et tout n\u2019est pas respectable dans les cultures.» La Fédération de qui?MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a pris position samedi contre l\u2019interdiction du port des signes religieux au sein de la fonction publique et des services publics québécois.Voici deux chroniques, deux points de vue sur ce sujet sensible.PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Le port du voile n\u2019est pas un choix pour bien des musulmanes.«En Iran, on peut être fouettée pour quelques mèches qui dépassent.Les féministes du Québec doivent être connectées avec ce qui se passe ailleurs.Si on accepte le voile, on abandonne les jeunes filles à leur sort.» Un prix pour Dany Turcotte La Fondation Émergence a décerné le prix «Lutte contre l\u2019homophobie 2009» à l\u2019animateur Dany Turcotte, hier, dans le cadre de la Journée internationale contre l\u2019homophobie.«À Tout le monde en parle, il a réussi à dédramatiser l\u2019homosexualité et à faire en sorte que tous les invités se sentent suffisamment à l\u2019aise pour lui donner la réplique», a dit Laurent McCutcheon, président de la Fondation.Le prix a été remis en soirée par la ministre de la Justice, Kathleen Weil.\u2014 Catherine Handfield EN BREF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 SERVICE À DOMICILE \u2022 RÉPARATION \u2022 LIVRAISON Offrez-vous le confort et la sécurité Fauteuil auto-souleveur Déambulateur Idéal pour le voyage 19 lb Chaise de bain automatisée (450) 442-4111 1 877 442-4111 275 boul.Curé-Poirier O.Longueuil (angle Brébeuf, voisin du CLSC) Lit électrique Fauteuil roulant Marchette, béquilles \u2022 \u2022 \u2022 Quadriporteur Adaptation pour salle de bains et encore plus.\u2022 Jazzy 6 Winner servICe De LoCAtIon avec les on se balade! trophy Panther Le printemps est arrivé.1822876A www.fondationdumaire.ca 1811602A Jour - Mois - Année - Signe Résultats des tirages du En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.01 38 05 39 07 49 10 52 11 57 12 58 16 59 23 60 31 68 35 69 2258592 640 6903 03 AOÛT 34 BÉLIER 2009-05-11 04 12 22 37 38 C'EST FACILE DE DIRE OUI À L'EXTRA! GROS LOT DE 500 000 $.1825941A 1825948 L,AA'$D 2 1A,I':C (':$B . Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX RÉPLIQUE serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS Àla suite de l\u2019article d\u2019Éric Clément concernant la pa r t i c ipat ion d \u2019 Helen Fotopulos à une partie de hockey dans la loge de CIMA+ (La Presse, 7 mai 2009), nous voulons exprimer notre désaccord face à ce type d\u2019information dont l\u2019amalgame discrédite nos élus et utilise l\u2019éthique comme paravent pour dicter leur comportement.L\u2019amalgame sous-entendu dans le cas d\u2019Helen Fotopulos nous apparaît surréaliste.On provoque un scandale là où il n\u2019y en a pas.On crée de toutes pièces ce que l\u2019on peut appeler une «non-nouvelle» qui, non seulement porte préjudice, mais restreint aussi le champ et le mode d\u2019intervention des élus, au risque de les isoler et de les paralyser.Cela est d\u2019autant plus cynique que, dans le cas d\u2019Helen Fotopulos, son engagement civique et politique a de profondes racines dans le renouvellement de la démocratie montréalaise, l\u2019ouverture du débat public et le développement d\u2019une démocratie citoyenne locale.Nous ne sommes pas des amis de Mme Fotopulos, ni des membres de son parti politique.Cette non-nouvelle ne mérite pas la signature de La Presse.Comment les personnes qui veulent changer la ville et la vie peuvent-elles sensibiliser directement les élus?Ce faceà- face entre des développeurs, des créateurs de toutes les sphères de la société et des élus nous semble fondamental.Pas pour boycotter les règles du jeu, détourner les programmes en place ou ignorer la fonction publique, mais pour transmettre directement à l\u2019élu l\u2019essence de son projet et de sa vision.C\u2019est non seulement humain, c\u2019est aussi essentiel.Jamais le Cirque du Soleil n\u2019aurait pu démarrer si Guy Laliberté n\u2019avait pas parlé seul à seul avec René Lévesque de son rêve visionnaire.Où se sont-ils rencontrés ?Dans une loge du vieux Forum, sur un terrain de golf, dans un restaurant, dans une partie de poker?C\u2019est une non-nouvelle! La nouvelle, c\u2019est qu\u2019il existe au Québec une entreprise culturelle florissante depuis 25 ans et qui fournit du travail quotidien à plus de 3000 personnes et qui brille sur la scène internationale.En dernier lieu, l\u2019automne prochain il y aura des élections à Montréal, comme dans toutes les autres villes du Québec.Celles-ci peuvent porter sur la forme de leadership que l\u2019on voudrait ou sur les problèmes de structure que rencontre l\u2019administration montréalaise depuis les fusionsdéfusions.Elles peuvent aussi s\u2019attarder sur les rôles et les pouvoirs respectifs des élus et des fonctionnaires.Nous pensons que ce privilège démocratique doit permettre de poursuivre et de renouveler les engagements civiques des citoyens envers leur communauté, et de permettre au plus grand nombre de candidats aux élections la possibilité d\u2019exposer leur philosophie de gestion du développement culturel, économique et social de notre ville.Léopold Beaulieu ; Claude Benoit; Denis Bernard ; Francine Bernier ; Anik Bissonnette ; Hélène Blanchet; Hélène Blondin ; France Brochu; Aurèle Cardinal ; Pascale Caron; Alain Castonguay; Nathalie Chalifour ; Agnès Connat; Armand Couture ; Clément Demers ; Rosario Demers ; Danièle Drolet ; Louis Dussault ; Guy Favreau ; Francois Ferland ; Jean-Marc Fontan; Camille Gagnon ; Martin Galarneau ; René Gauthier; Nadine Gelly ; William L.George; Louis Germain ; Pascale Hébert ; Gilles Huot; Florence Junca Adenot ; Jean Lamarre; Philippe Lamarre ; Johanne Lapointe; Réal Laporte ; Gérald Larose; Charles Larouche ; Jean-Maurice Latulipe ; Joël Lebossé ; Jean-Francois Léonard ; Édouard Lock ; Sylvain Lussier ; Louise Marleau; Caroline Masse; André Ménard; Margie Mendell ; Suzann Méthot ; Jeannot Painchaud ; Michel Paquin ; Luc Parlavecchio ; Lorraine Pintal ; Sylvain Plante ; André Plourde ; Yves Rocray ; Jean Régnier ; Louis Roquet ; Éric Skulski ; Jacques Trudel ; Kathleen Verdon ; et Christian Yaccarini Pas de scandale L\u2019amalgame sous-entendu dans le cas d\u2019Helen Fotopulos apparaît surréaliste PHOTO P.SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Helen Fotopulos On crée de toutes pièces ce que l\u2019on peut appeler une «non-nouvelle» qui, non seulement porte préjudice, mais restreint aussi le champ et le mode d\u2019intervention des élus, au risque de les isoler et de les paralyser.PARTICIPEZ AU BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito ANDRÉ PRATTE Cours d\u2019éthique et culture religieuse : les parents devraient-ils avoir le choix?mroy@lapresse.ca MARIO ROY Quand une manifestation visant à appuyer une cause que l\u2019on peut estimer juste devientelle contreproductive en retournant l\u2019opinion publique contre elle?Jusqu\u2019à quel point peut-on «importer» des conflits étrangers pour les projeter dans l\u2019arène politique canadienne?Et que peut faire le Canada dans des régions du monde où son influence est égale à zéro.alors que même l\u2019ONU s\u2019y révèle impuissante?Ces questions surgissent après la manifestation qui a eu lieu, dimanche soir, dans le centre-ville de Toronto.Elle regroupait plus de 3000 personnes de la communauté tamoule, qui compte 250 000 ressortissants dans cette ville.Cette foule a, sans avertissement, bloqué pendant six heures l\u2019autoroute Gardiner, l\u2019une des plus achalandées au pays.D e p u i s p l u - sieurs semaines, les Tamouls ont organisé plusieurs marches et démonstrations, à Ottawa, Montréal et Toronto, comme ailleurs dans le monde.Hier encore, l\u2019agitation se poursuivait dans la ville-reine.La communauté tamoule veut pousser Ottawa à exercer d\u2019autres pressions sur Colombo afin que le gouvernement sri-lankais cesse ses opérations militaires contre les Tigres tamouls, opérations dont les civils coincés dans la zone d\u2019affrontement font les frais.L\u2019ONU parle d\u2019un véritable «bain de sang», point culminant d\u2019une guerre d\u2019indépendance qui dure depuis plus de 30 ans et a fait 60 000 morts.Quoi qu\u2019il en soit, dimanche soir, une situation délicate et même dangereuse s\u2019est créée à Toronto, en raison de l\u2019endroit utilisé et de la présence de nombreux enfants dans les rangs des manifestants.Les Torontois, qui sont en général fiers d\u2019habiter la métropole multiculturelle du pays, ont répliqué par des commentaires empreints de colère sur le site web des quotidiens et diffuseurs locaux.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Hier, la ministre canadienne de la Coopération internationale, Bev Oda, a réclamé des militaires sri-lankais et des rebelles qu\u2019ils acceptent un cessez-le-feu et laissent les travailleurs humanitaires faire leur travail dans la zone de conflit.La ministre s\u2019était déjà rendue au Sri Lanka afin de plaider la cause de la paix et offrir de l\u2019aide.Le Canada peut-il faire beaucoup plus?C\u2019est douteux.Au surplus, l\u2019affaire est politiquement délicate à manier.À Toronto, plusieurs drapeaux des Tigres de libération de l\u2019Eelam tamoul flottaient au-dessus des manifestants.Or, il s\u2019agit d \u2019un mouvement terroriste qui a historiquement fait une utilisation à grande échelle d\u2019enfantssoldats et d\u2019attentats suicide.Bref, ces drapeaux ont provoqué le même malaise que ceux du Hezbollah brandis dans des manifestations «en faveur de la paix » israélo-palestinienne.En conséquence, les personnalités politiques qui sont intervenues dans le dossier, du premier ministre ontarien Dalton McGuinty au chef libéral Michael Ignatieff, ont dû s\u2019adonner à un délicat jeu d\u2019équilibre, hier, en condamnant la situation au Sri Lanka sans appuyer la manifestation torontoise en tant que telle.Au total, c\u2019est peut-être déplaisant à entendre pour les paisibles Canadiens d\u2019origine tamoule qui craignent légitimement pour leurs proches restés au pays, mais ce n\u2019est pas sur une autoroute torontoise que ce conflit horrible (y en a-t-il d\u2019autres sortes?) va se régler.La cause tamoule apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Les fonds du programme de stimulation de l\u2019infrastructure, un élément clé du plan de relance économique du gouvernement Harper, se font attendre.Des municipalités craignent de ne pas pouvoir profiter pleinement de la saison de construction de 2009.Du coup, certains projets devront peut-être être retardés et ne pourront être terminés avant l\u2019échéance fixée dans le budget Flaherty, le 31 mars 2011.Ce retard s\u2019explique en partie par la lenteur des négociations entre Ottawa et certaines provinces.À ce jour, cinq provinces (dont le Québec) ont conclu avec le fédéral une entente relative au Fonds de stimulation de l\u2019infrastructure.Autre source de retard: à Ottawa, une partie de bras de fer est engagée entre le politique et la bureaucratie.La tension est une conséquence directe de l\u2019affaire des commandites.La columnist Chantal Hébert intitulait d\u2019ailleurs sa chronique d\u2019hier matin, dans Le Devoir: «Les commandites, prise II.» Rappelons que le juge Gomery a attribué une part substantielle de la responsabilité du scandale au sous-ministre des Travaux publics, Ranald Quail.Selon M.Gomery, le haut fonctionnaire avait «abdiqué son devoir» de superviser la gestion du programme des commandites de crainte de déplaire à ses patrons politiques.«L\u2019une des qualités exigées des hauts fonctionnaires est le courage», a souligné le magistrat.Les fonctionnaires ont retenu la leçon.La fonction publique a tenu à étudier chacun des centaines de projets d\u2019infrastructure soumis par les provinces et les municipalités avant que les fonds ne soient déboursés.Selon des informations qui ont coulé dans les journaux, le sous-ministre des Transports et des Infrastructures, Louis Ranger, a résisté aux pressions de son ministre, John Baird, au point de susciter le mécontentement de ce dernier et du premier ministre lui-même.Les conservateurs sont pressés d\u2019aller de l\u2019avant pour de bonnes et de mauvaises raisons.Ils savent que pour avoir quelque impact sur la relance économique, les projets d\u2019infrastructures doivent être en chantier maintenant.sinon hier! Ils savent aussi que seuls les projets annoncés dans les prochains mois leur seront politiquement utiles pendant une campagne électorale automnale.Cette précipitation risque d\u2019être néfaste, des milliards de fonds publics étant dépensés pour des projets plus ou moins bien ficelés, dont la nécessité n\u2019est peut-être pas aussi évidente que le croient leurs promoteurs.Par ailleurs, même si on fait le plus vite possible, dans bien des cas la construction commencera alors que le pays sera déjà sorti du creux de la récession.Quand on le fait suivant un plan cohérent et à long terme (voir le programme lancé en 2007 par le gouvernement du Québec), investir dans les infrastructures est une excellente idée.Mais quand on veut aller vite, les risques de dérapage sont importants.Or ces risques ne valent pas la peine d\u2019être courus parce que de toute façon, l\u2019impact de tels projets sur le ralentissement économique ne sera pas significatif.Par contre, l\u2019impact sur les finances publiques sera certainement néfaste.La pelle en attente Les conservateurs savent que seuls les projets annoncés dans les prochains mois leur seront politiquement utiles.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 22 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 1 2 M A I 2 0 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca DJEMILA BENHABIB L\u2019auteure a publié récemment «Ma vie à contre-Coran», aux Éditions Voix Parallèles.Fortement épaulée par des représentantes du Conseil islamique canadien et de Présence musulmane, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) vient d\u2019adopter une résolution banalisant le port du voile islamique dans les institutions publiques québécoises lors d\u2019une assemblée générale spéciale qui s\u2019est déroulée à l\u2019Université Laval, vendredi dernier, et à laquelle j\u2019ai assisté en qualité d\u2019observatrice.Il y a des alliances et des prises de position qui minent les principes.Avec cette dernière, la crédibilité de la FFQ est sérieusement entachée.Pour une poignée de militantes islamistes, la FFQ a sacrifié des millions de femmes musulmanes qui se battent au péril de leur vie.Aujourd\u2019hui , il n\u2019y a qu\u2019un verbe qui tourne en boucle dans ma tête : j\u2019accuse ! J\u2019accuse la FFQ de trahir la lutte historique des femmes d\u2019ici pour se débarrasser de l\u2019hégémonie de l\u2019Église catholique.J\u2019accuse la FFQ de mettre un bâillon (encore un !) sur la bouche de toutes celles qui, dans le monde, subissent dans leur chair la barbarie des régimes oppressifs musulmans qui les obligent à porter ce linceul de la mort.J\u2019accuse la FFQ de compromission avec des mouvements politiques des plus rétrogrades tels que le Conseil islamique canadien qui a mené une campagne acharnée pour l\u2019instauration des tribunaux islamiques en Ontario, ou encore, Présence musulmane qui fait la promotion des thèses de Tarik Ramadan qui prône un «moratoire » sur la lapidation des femmes adultères, un châtiment préconisé par la charia islamique.Un moratoire ! Le 28 février 1994, Katia Bengana, une jeune lycéenne de 17 ans, fut sauvagement assassinée par le Groupe islamique armé (GIA) qui avait imposé aux femmes de mon pays, l\u2019Algérie, l\u2019obligation de porter le voile islamique.Katia était de cette trempe de femmes qui ne courbent pas l\u2019échine et c\u2019était en connaissance de cause qu\u2019elle sortit de chez elle la tête nue.Ce jour-là, j\u2019ai compris qu\u2019être femme avait un prix.J\u2019avais 21 ans.Alors qu\u2019à cet âge en général, on rêve de mille et une fantaisies, moi, je ne rêvais que de sauver ma peau.Ce jourlà, j\u2019ai compris aussi que le combat pour la liberté et l\u2019émancipation des femmes était l\u2019un des plus périlleux.Cependant, j\u2019étais loin de m\u2019imaginer que cet engagement, aussi ardu soit-il, allait être aussi solitaire.Vendredi dernier, lorsque j\u2019ai rappelé l\u2019assassinat de Katia et celui de Aqsa Parvez à Toronto, cette jeune fille de 16 ans assassinée par son père le 11 décembre 2007 parce qu\u2019elle refusait le port du voile islamique, on me signifia que mon combat était émotif.Certaines participantes m\u2019ont même accusé de venir me faire du capital politique.C\u2019est bien étrange, mais personne ne fit la même remarque à des participantes du NPD et de Québec solidaire, candidates aux dernières élections.Personne ne trouva rien à dire quant à la participation de Présence musulmane ni à celle du Congrès islamique canadien.Bref, personne n\u2019était là pour des raisons politiques\u2026 sauf moi.Combien de Aqsa Parvez faudra-t-il encore pour qu\u2019enfin la FFQ comprenne que la bataille pour la liberté se déroule aussi, ici même, dans notre pays au sein de nombreuses familles musulmanes ?Que vaut le sang de ces jeunes filles et de ces femmes ?Pour la FFQ, certainement pas grand-chose.TRAHISON! En appuyant le port du voile islamique dans les institutions publiques, la Fédération des femmes du Québec a tourné le dos à la cause historique des femmes Il y a des alliances et des prises de position qui minent les principes.Avec cette dernière, la crédibilité de la FFQ est sérieusement entachée.JEAN-PIERRE SAURIOL L\u2019auteur est présidentdirecteur général de Dessau.Au cou r s des d e r n i è r e s semaines, on a beaucoup parlé de notre entreprise et de contrats que nous avons obtenus dans le domaine municipal.On laisse entendre que certains contrats octroyés à Dessau, à ses filiales ou à des consortiums dont nous faisons partie, l\u2019ont été de manière indue et contraire à l\u2019intérêt public.Certains sont même allés jusqu\u2019à laisser planer l\u2019idée que nous aurions des liens avec le crime organisé parce que l\u2019une de nos filiales a loué \u2013 sans le savoir, faut-il le préciser \u2013 un bureau dans un immeuble qui appartiendrait à un membre de la mafia.Ces insinuations, comme d\u2019autres qui ont été formulées ces derniers temps, sont lourdes de conséquences et elles portent injustement préjudice à notre entreprise.Il est important de noter que les contrats dont on a fait mention, comme tous ceux que nous obtenons des organismes publics, sauf en cas d\u2019urgence ou d\u2019autres situations exceptionnelles, font suite à des appels d\u2019offres publics, dont les règles sont clairement établies par la loi.Dans tous les cas, Dessau a déployé tous les efforts afin de soumettre des propositions impeccables sur le plan technique et hautement compétitives sur le plan économique.Dessau procure de l\u2019emploi à 4000 personnes.Il est donc normal de retrouver chez nous un certain nombre d\u2019ingénieurs ou d\u2019autres professionnels qui ont déjà travaillé dans le domaine municipal.Comme beaucoup d\u2019autres firmes d\u2019ingénierie, nous cherchons constamment à recruter des gens compétents et expérimentés et on en trouve un grand nombre dans le secteur public.Nous ne prétendons pas être parfaits et nous cherchons tous les jours à nous améliorer.Mais jamais au grand jamais avons-nous cherché à enfreindre quelque loi ou voulu manquer à quelque règle que ce soit.Nous nous conformons aux modifications législatives et réglementaires qu\u2019adoptent les gouvernements et les municipalités.L\u2019importance de l\u2019éthique Plusieurs des questions soulevées au cours des dernières semaines relèvent de l\u2019éthique.Ce sont des questions importantes.Les règles d\u2019éthique sont en constante évolution dans tous les secteurs d\u2019activité.Les entreprises comme la nôtre doivent continuellement tenir compte des nouvelles attentes du public et intégrer dans leurs règles de conduite les nouvelles pratiques socialement acceptables dans les divers pays où elles font affaires.La redéfinition des relations entre le secteur public et le secteur privé n\u2019est pas unique au Québec.C\u2019est une réalité mondiale qui résulte en grande partie des contraintes budgétaires des gouvernements et d\u2019autres facteurs économiques dont les effets dépassent nos frontières.Cette transformation appellera sans aucun doute une actualisation des mécanismes de gouvernance, notamment pour tenir compte de la consolidation en cours dans le domaine du génie-conseil, ainsi que des règles d\u2019éthique, particulièrement en ce qui a trait au recrutement de cadres provenant du secteur public.Dans tous les cas, Dessau souhaite des règles claires et adaptées à la nouvelle réalité, des règles qui auraient pour effet, autant que faire se peut, d\u2019éliminer les apparences de conflit d\u2019intérêts.Ces nouvelles règles devraient aussi permettre à notre industrie, qui fait face à une importante pénurie de main-d\u2019oeuvre, de continuer de pouvoir faire appel à l\u2019expertise importante que l\u2019on retrouve dans le domaine municipal, ainsi que dans le secteur public en général.Souhaitons qu\u2019une telle mise à niveau puisse se faire de manière éclairée et productive, dans un contexte qui favorisera l\u2019intérêt public, y compris la possibilité pour les firmes de génie-conseil d\u2019ici de continuer à se développer au bénéfice de l\u2019économie du Québec.Des insinuations injustes Jamais au grand jamais Dessau n\u2019a-t-elle cherché à enfreindre la loi Dessau procure de l\u2019emploi à 4000 personnes.Il est donc normal de retrouver chez nous un certain nombre d\u2019ingénieurs ou d\u2019autres professionnels qui ont déjà travaillé dans le domaine municipal.PHOTO REBECCA COOK, ARCHIVES REUTERS En adoptant une résolution pour le port du voile islamique dans les institutions publiques québécoises, la FFQ trahit la lutte des femmes d\u2019ici, en plus de mettre un bâillon sur la bouche de toutes ces femmes dans le monde qui subissent la barbarie des régimes oppressifs musulmans, accuse l\u2019auteure Djemila Benhabib.Il se joue actuellement, à Montréal, un petit jeu dangereux.De toutes parts, des voix s\u2019élèvent pour réclamer la démission du maire Tremblay (ou, comme l\u2019a demandé La Presse en éditorial, pour qu\u2019il annonce son retrait avant les élections).Le problème, c\u2019est que les seules personnes intéressées à lui succéder sont de piètre qualité.On risque de changer pour pire.Peut-être pour bien pire.Selon un sondage publié hier par La Presse, la confiance des citoyens envers M.Tremblay a sensiblement diminué depuis que les rumeurs de scandales s\u2019amoncellent.Il ne faut pas exagérer, toutefois : si 34% lui font « beaucoup moins» confiance, pour 53% des répondants, la confiance est restée intacte ou n\u2019a que «modérément diminué ».Il reste que s\u2019il y avait des élections auj o u r d \u2019hu i , l e maire ne devancerait Benoit Labonté q ue pa r c i n q points.Mais pourquoi se défaire de M.Tremblay si c\u2019est pour se retrouver avec un mini-maire d\u2019a rrondissement auquel personne n\u2019accordait de crédibilité il y a un mois, et qui s\u2019est davantage distingué par son ambition que par ses réalisations ?La triste réalité, c\u2019est que malgré son incurable naïveté et son indécision chronique, M.Tremblay dépasse ses adversaires de plusieurs têtes.Moi aussi je trouve son bilan navrant.Mais n\u2019est-il pas irresponsable de le pousser vers la sortie, quand aucun candidat valable ne s\u2019annonce à l\u2019horizon ?On le voit, d\u2019ailleurs, à la liste erratique de personnalités que le sondeur a dressée pour aider les répondants à faire un choix.C\u2019est n\u2019importe quoi.On est allé pêcher Martin Cauchon (2% d\u2019appuis), qui ne s\u2019est jamais intéressé à la politique municipale et dont la seule ambition est de prendre la tête du parti libéral fédéral.Ou Jacques Duchesneau (6% de votes), qui a déjà donné et n\u2019a certainement pas l\u2019intention de se porter de nouveau candidat à la mairie.Ou Gilbert Rozon (2 %), qui ne s\u2019intéresse à la politique que dans la mesure où elle peut servir à l\u2019industrie de l\u2019humour.Ou un dénommé Robert Laramée, qui recuei l le 0% d\u2019appuis .Le sondeur est même allé pêcher Denis Coderre, qui ne rêve que grimper les échelons au PLC ! N\u2019importe quoi, vous dis-je.Pourquoi pas, tant qu\u2019à y être, Maman Dion ou Fred Pellerin ?Les trois seuls noms crédibles (et qui d\u2019ailleurs recueillent le plus d\u2019appuis) sont ceux de Liza Frulla, dont la candidature hypothétique court depuis des années, mais qui n\u2019a jamais fait le plongeon, Pierre Marc Johnson et Louise Harel.M.Johnson aurait certainement le profil de l\u2019emploi, mais en voudrait-il, lui qui mène une vie rêvée depuis qu\u2019il a quitté la politique ?Bon an mal an, il hérite de mandats intéressants et lucratifs, et s\u2019occupe actuellement de piloter un éventuel accord de libre-échange avec l\u2019Europe\u2026 Quant à Louise Harel, on voit mal une souverainiste inconditionnelle, unilingue et réfractaire au caractère multiculturel de la métropole, prendre les rênes de Montréal, surtout après avoir heurté nombre de sensibilités locales dans le dossier des fusions.Il y aurait certainement des gens capables de prendre la relève.On pense, par exemple, à Robert Lacroix, l\u2019ancien recteur de l\u2019Université de Montréal, un brillant économiste qui allie la vision, des capacités éprouvées de gestionnaire et la connaissance de la ville.Mais il n\u2019a pas de base politique.Et rien ne dit qu\u2019il serait intéressé à aller ramasser les pots cassés par les administrations précédentes \u2013 une perspective qui va rebuter la plupart des gens d\u2019envergure auxquels on pourrait penser.C\u2019est l\u2019oeuf et la poule : Montréal est devenue un nid à problèmes faute d\u2019avoir attiré suffisamment de gens d\u2019envergure\u2026 et Montréal ne les attire pas parce qu\u2019elle est devenue un nid à problèmes.Un petit jeu dangereux N\u2019est-il pas irresponsable de pousser Gérald Tremblay vers la sortie, quand aucun candidat valable ne s\u2019annonce à l\u2019horizon?PHOTO D.BOILY, LA PRESSE.Gérald Tremblay lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 12 MA I 2 0 0 9 A 23 1787037A 1794763à "]
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