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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1959-01, Collections de BAnQ.

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r*^.rs .m SIN30 IS 30H enod Eve Paul Margueritte POUR L AM so.dins is 3n* Un air de'maison modèle'.grace an linoléum Dominion Le couvre-plancher mur-à-mur convenant à tous les budgets! Sa surface lisse est rebelle aux égratignures et aux brûlures .et elle dure i>res•, mais non les caractères étrangers, d'un emploi peu fréquent.Il ajouta : — Vous apprendrez rapidement les noms des caractères différenciés selon leur urandeur, leur grosseur, leurs particula- rités.Le Chcltelham, un des plus beaux, s'emploie pour les éditions de luxe, le Garamond, corps 10 romain, italique est d'usage courant pour les impressions de livres de format in-16, le Bodom et Vlonic sont moins élégants, l'Europe, maigre ou gras, s'utilise pour les in-8.Le Lommer, tout petit, pour les bouche-trous, ou les |Ournaux .— Je m'en souviendrai Ariane était reconnaissante a Hervé ( roizeux de ce qu'il prit la peine de la guider dans le dédale de l'imprimerie — Reprenez la dictée, voulez-vous ?Ariane s'arma de son crayon-bille.Sa main se fatiguait dans cette épreuve d'endurance, mais elle se garda d'en rien montrer.— Vous êtes intrépide, dit Hervé au bout d'un grand moment Vous réussirez ! Il ajouta : — Les |eunes filles modernes sont courageuses et travaillent sérieusement.Il 11izard La saveur subtile et le bouquet incomparable des fines liqueurs Marie Brizard en font le choix unanime des gourmets.Comme apéritif ou digestif, buvez ce qu'il y a de meilleur .Marie Erizard! OFFICE GÉNÉRAL DES GRANDES MARQUES.LTÉE LA REVUE MODERNE — JANVIER 19V5 La cuisine HÉLÈNE lilll ^Autant il voui jaul à imagination pour Jécorer une falfe AUTANT IL VOUS EN FAUT POUR APPRÊTER LE PORC On dit souvent qu'il n'y a pas deux cuisinières qui apprêtent le même plat avec le même résultat.Je pensais à cela en faisant cuire des côtelettes de porc d'après la recette d'un cuisinier réputé et, finalement, j'ai dû admettre qu'il y avait sa manière et la mienne — et j'aime les deux quoiqu'elles ne se ressemblent aucunement On peut dire la même chose, je crois, des décorations de table.Donnez les mêmes éléments de décorations à cinq femmes et vous aurez cinq tables différentes.Ceci s'applique particulièrement aux décorations florales ou au centre de table.Je ne parle pas de la femme qui achète du fleuriste pour $10 un centre de table tout fait, mais de celle qui réussit une table ravissante sans dépenser d'argent.Celle qui vit à la campagne a en surabondance tout ce qu'il faut pour créer des choses originales Cela est un peu plus difficile à la ville.J'ai rapporté d'un séjour à la mer l'été dernier des morceaux de bois flotté dont je me sers tout l'hiver pour mes décorations de table.Des pommes de pin, des fruits frais et quelques belles branches dénudées m'aident aussi.Les chatons de saule qui durent saison après saison, les immortelles, les baies séchées qui adhèrent aux branches durant des mois, les feuilles cirées, voilà toutes choses qui décorent ma table sans me coûter un sou.Une de mes amies prétend que ce n'est pas tant la somme d'imagination qui compte mais ce qu'on lui fait rendre.Pour sa part, quand elle est à court d'idées, elle se promène au jardin ou dans la campagne tout près et invariablement, elle revient avec une ou deux choses agTéables à l'oeil.L'un de ses plus jolis arrangements floraux est une gerbe d'herbes folles séchées et d'immortelles La faculté de regarder autour de soi avec un oeil tout neuf devrait aussi s'appliquer à la préparation des repas.Pensez au porc qu'on apprête presque toujours de la même façon.Je vous donne ici quelques recettes pour différentes coupes de porc, mais apprêtées d'une manière un peu nouvelle.RÔTI DE PORC À L'ANIS I rôti de porc; sel et poivre; 1 c.à soupe de persil haché; 1 pointe d'ail émincé; farine; 1 tasse de bouillon de poulet; Vi tasse de vin blanc ou de jus de pomme; 1 c.à soupe de graines d'anis ou 1 c.à soupe de fenouil (tous deux facultatifs).Saupoudrez le rôti de sel et poivre et faites des incisions profondes à l'aide d'un couteau tranchant.Remplissez les incisions de persil et d'ail mélangés.Frottez le rôti avec de la farine et mettez 30 minutes dans un four à 350°.Mélangez le bouillon (ou 2 cubes de bouillon de poulet dans une tasse d'eau bouillante), le vin et les graines d'anis (qu'on achète pour 10 cents à l'épicerie) ou le fenouil et laissez mijoter 15 minutes.Abaissez le four à 300° au bout de la première demi-heure et laissez rôtir jusqu'à ce que le porc soit bien cuit (40 minutes par livre) Tous les quarts d'heure, ajoutez du bouillon et quand il n'y en a plus, arrosez le jus contenu dans la lèchefrite.Servez le rôti avec son jus.SAUCISSES ET LENTILLES 1 tasse de lentilles sèches; 1 pinte d'eau froide; de tasse d'oignons émincés; 1 c.à soupe de persil haché; 14 pointe d'ail pele et émincé; 3 c.à soupe de céleri émincé; 2 c à thé de sel; M de c.à thé de poivre; 1 c.à soupe de gras d'huile végétale; 1 c.à soupe de farine, 'i livre de saucisses; 2 tomates moyennes tranchées et pelées ou I petite boite, égouttée.Lavez les lentilles, triez puis laissez-les tremper toute la nuit dans de l'eau froide Egouttez.mais conservez le liquide Faites chauffer 2 lasses de ce liquide Ajoutez lentilles, oignons, persil, ail.céleri, sel et poivre.Laissez cuire, dans une casserole couverte.12 à 15 minutes, ou jusqu'à ce que les lentilles soient à peu près tendres Egouttez.mesurez le liquide et ajoutez suffisamment du liquide mis de côté ou d'eau pour faire l'i tasse de liquide Mettez de côté.Mettez le melance de lentilles dans un plat beurre allant au four de 10 X 6 x 2 pouces.Faites fondre le gras dans une casserole, ajoutez la farine en brassant et I Va tasse du liquide mis de côté.Laissez cuire jusqu'à épaississement et versez sur les lentilles.Mettez les saucisses dans une poêle froide et faites-les cuire à feu bas 12 à 15 minutes ou jusqu'à cuisson complète, les retournant une fois ou deux et enlevant le gras à mesure qu'il s'accumule Mettez les saucisses et les tomates, saupoudrées de sel, sur les lentilles.Faites cuire 20 minutes dans un four à 350°.(Pour 4 personnes.) CÔTELETTES DE PORC À LA CRÈME SURE 4 côtelettes de longe de porc de '/i pouce d'épaisseur; farine assaisonnée, 4 clous de girofle; gras de porc ou graisse; "2 tasse d'eau; 'A feuille de laurier; 2 c.à soupe de vinaigre; 1 c.à soupe de sucre; '/2 tasse de crème sure; Va c.à thé de sarriette.Farinez les côtelettes de farine assaisonnée et piquez chacune d'un clou de cirofle Dorez légèrement les côtelettes dans un peu de gras de porc chaud ou dans de la graisse et mettez-les dans un plat allant au four.Mélangez eau.feuille de laurier, vinaigre, sucre, crème sure et sarriette Faites chauffer et versez sur les côtelettes.Couvrez le plat et faites cuire les côtelettes 1 heure dans Un four à 350°.(Pour 4 personnes.) PATTES DE PORC 6 pattes de porc; eau salée; 2 feuilles de laurier; 6 clous de girofle; I carotte hachée; \ri tasse de céleri et feuilles hachés; 2 oignons hachés; Va de tasse de vinaigre de vin ou 'a de tasse de jus de pomme; sel et poivre; 1 c.à soupe de sirop de blé dinde; 2 à 3 c.à soupe de fécule de maïs.Demandez au boucher de couper les pattes en plusieurs morceaux.Brossez-les bien.Recouvrez la viande d'eau salée, amenez à l'ébullition et laissez mijoter 10 minutes Fgouttez et recouvrez d'eau fraîche.Ajoutez feuilles de laurier, clou», légumes, vinaigre ou jus de pomme, sel et poivre.Couvrez et laissez mijoter 2 heures ou jusqu'à ce que la viande soit tendre Laissez refroidir les pattes dans le bouillon, enlevez le glas, filtre/ le bouillon dans la passoire, ajoute/ le sirop et épaississez avec la fécule.Servez avec une purée de pommes de terre el du benne maille d'hôtel (Pour 4 à 6 personnes.) BEURRE MAÎTRE D'HÔTEL 4 c a soupe de beurre; sel et poivre; 2 c.à thé de jus de citron; Vt c.à thé de moutarde; 1 c.à soupe de persil haché.Amollissez le beurre dans la cuisine chaude, mêlez-y tous les ingredients et mettez au réfrigérateur jusqu'au moment de servir.CÔTELETTES AU FOUR 6 côtelettes de porc épaisses, huile, estragon; sel et poivre; 4 pommes, non pelées; 4 oignons moyens; Vi tasse de sucre brun; 2 c.à soupe de cannelle; 2 c.à soupe de beurre; jus de citron; 'a de tasse d'eau.Frottez les côtelettes d'huile, saupoudrez d'estragon, de sel et poivre et dorez sur feu haut Disposez un lit de pommes hachées et epepinees et d'oignons tranches dans un plat à gratin profond Saupoudrez de la moitié du sucre brun et de la cannelle mélangés.Mettez les côtelettes sur le lit et saupoudrez du reste du sucre brun et de la cannelle Parsemez de noix de beurre Versez le jus de citron et l'eau sur les côtelettes, couvrez et mettez une heure ou plus dans un four de 325°.Enlevez le couvercle dix minutes avant la fin de la cuisson.(Ce plat parfume délicieusement la maison.) PORC A L'ORIENTALE Vi tasse de sauce soya; 3 c.à soupe de sucre; 2 oignons verts hachés; 2 pointes d'ail émincé; Vi c.à thé de poivre; Vï c.à thé de gingembre en poudre; 1 c.à soupe de graines de sésame (facultatif); 2 livres de longe de porc; 1 c.à soupe d'huile d'arachides.Mélangez sauce soya, sucre, oignons, ail.poivre, gingembre et graines de sésame dans un bol et brassez.Coupez le porc en tranches de Va de pouce (ou demandez au boucher de le faire).Marinez ces tranches dans le mélange sauce soya 2 ou 3 heures.Remuez le porc fréquemment.Retirez de la marinade et déposez la lèchefrite qui va sous le gril.Vous aurez auparavant beurré légèrement la lèchefrite d'huile d'arachides.Faites cuire 10 minutes sous le gril, la porte du fourneau entrouverte, tournez une fois.Pendant que la viande cuit, faites chauffer la marinade que vous servirez chaude dans une saucière.(Pour 6 personnes.) On peut aussi cuire la viande au poêlon mais très lentement.CÔTES DE PORC DANOISES 4 livres de côtes de porc (spare ribs); 1 tasse d'eau; 1 livre de pruneaux dénoyautés; 6 pommes; 1 c.à thé de sel; Vi c.à thé de poivre.Demandez au boucher de fendre les côtes au milieu mais laissez-les entières Versez l'eau sur les pruneaux et amenez à l'ébullition Retirez du feu et laissez tremper 5 minutes.Pelez les pommes, enlevez les coeurs et coupez en tranches de Va de pouce Ajoutez aux pruneaux.Egouttez pruneaux et pommes Disposez les côtes, assaisonnées de sel et poivre, dans une lèchefrite peu profonde.Recouvrez de la moitié du mélange pru- Menu idéal pour les jours froids: un rôti de porc Huivi d'un excellent dessert de pommes et de noix.LA REVUE MODERNE — JANVIER 1959 23 ricins cl punîmes Rabattez sur ce me [ujn les côtes à l'endroit où elles onl clé fendues.Fixez les tôles avec des hrochettes (skcwcisl p ai tel cuire I Vi heure ou plus dans un four de 3MI Si la lèchefrite se des sèche durant la cuisson, ajoutes plusieurs fois un peu d'eau chaude.Serve/ accompagnées d'une sauce I.iUc avec le jus de la cuisson et additionnée de quelques cuillerées ¦> soupe de gelée de pommes.(Pour H personnes).FÈVES AU LARD ET SAUCISSES FUMÉES 2 boites (format de I livre) de fèves au lard; I c.à soupe de sauce Worcestershire; 12 c.à thé de sel d'oignon; I c.à thé de moutarde préparée; '/* de taise de catsup; 2 c.à table de sucre brun; I livre- de saucisses fumées (wieners), huile végétale.Mélangez tous les ingrédients a l'exception du sucre, des wieners et de l'huile.Mettez le mélange dans un grand plat allant au four ou dans 4 petits plats individuels allant au four.Saupoudrez de sucre brun.Fendez les wieners en deux dans toute leur longueur.Disposez sur les fèves et passez un pinceau enduit d'huile Faites cuire dans un four de 325" 25 minutes ou |usqu'à ce que le mélange bouillonne et que les wieners soient légèrement brunis.(Pour 4 personnes.) Z.B.T.Contient de l'huile d'olive L'AIMABLE.iSuite île lu page 12) — Vous êtes drôle, dit Margaret.Ça m'amuse, un homme en colère.Je vis rouge.J'arrachai l'appareil à Margaret, l'allais le jeter à terre, le piétiner, me livrer à je ne sais quel acte de vandalisme quand Jacques Garant me le prit des mains : — Il suffit de brouiller la pellicule, dit-il doucement.Il appuya sur le déclic, remit l'appareil a Margaret qui trépidait de rage, il se tourna vers moi.De nouveau, c'était ce long regard indéfinissable qui disait tant de choses.Puis, brusquement, il détourna les yeux, rentra chez lui.— Eh bien, venez, dit Margaret.Vous vous êtes rendue assez ridicule, non 7 J'en entendis de dures sur mon ingratitude tout le long du sentier.Wallace essuya, sans quitter son air endormi, un récit détaillé de linsolence, de la grossièreté de Jacques et de ma conduite inexcusable.Je n'étais pas du tout touchée par ces reproches.Je me disais que Jacques avait constaté que j'étais de son côté.Et ce long regard .Tout à coup, je me rappelais un livre que j'avais lu pendant l'hiver, un roman régional, fort, simple, profond L'action se déroulait dans un village de montagne.Ainsi s'expliquerait le cliquetis de la machine à écrire.Mais l'auteur, Jacques Darsenne, était riche, connu.Comment i imaginer vivant dans une masure, valet de ferme.Impossible.J'avais des idées folles.De retour à l'hôtel, je courus me réfugier dans ma chambre.Les projets les plus fous me passaient par la tête Prendre l'auto et retourner au cirque d'Ar-chiane .Je n'avais pas peur de la colère de Margaret, mais j'avais peur de sa colère à lui.La façon brusque dont il m'avait tourné le dos.Mais, l'expression de ce visage si sensible .Deux coups légers frappés à la porte C'était Marisette.— Vous n'avez besoin de rien ?Il était évident que ce n'était pas ses devoirs d'hôtesse qui l'avait attirée dans ma chambre.Elle était toute curiosité.— Vous avez entendu l'histoire, dis-je rougissant malgré moi.— Oui, dit-elle.Je savais bien que lac-I i.irant déteste les touristes, surtout ux qui ont une grosse Cadillac.J espé rais tout de même .Elle laissa sa phrase en suspens, fron-v'1 sourcils en personne qui réfléchit.— Le diner est prêt, dit-elle.Le dîner devait être excellent à en ju-BBT par les "soupeurbes" de Margaret et "gnonnes" de Wallace.Je n'étais guère en état de l'apprécier Jetais obsédée par le fait que je partirais sans avoir revu Jacques Garant.Nous avions fini le dessert, Margaret réclama le merveilleux cognac.Marisette me dit d'un petit ton de commandement : — Ça vous ennuierait d'aller au bar et de dire à Marc qu'il apporte le cognac 7 J'étais si loin de la vie réelle que le sans-gêne de la requête ne me surprit pas J'allai au bar, m'arrêtai sur le seuil, interdite Marc et Jacques bavardaient pardessus le bar.— Votre femme vous demande d'apporter le cognac, dis-je à Marc d'une voix étranglée.— Bon, dit-il.Oh! Jacques Garant.Martine Cordier.Et nous voila en téle-à-téte, Jacques Garant et moi, lui souriant, moi, toute troublée.— Martine Cordier, dit-il.que faites-vous dans la vie quand vous ne protégez pas les valets de ferme ?Ma timidité disparut comme par enchantement devant ce sourire qui nous liait l'un a l'autre.— Je fais de la peinture, surtout le paysage, parce que ça m'amuse Et j'illustre des livres d'enfants pour gagner de l'argent.Et vous, pourquoi vivez-vous dans un village abandonné 7 Pourquoi faites-vous le valet de ferme ?— Je suis valet de ferme de temps en temps parce que c'est le seul moyen de bien connaître les paysans.J'écris des romans sur cette région que j'aime.Mon pseudonyme est Jacques Darsenne.— Oh, m'écriai-je saisie, j'ai lu vos livres.— Je vis dans un village abandonné parce que je suis un ours.Je ne voulais pas vous revoir parce que j'avais peur, pas de vos grands yeux bien sûr, mais de la Cadillac et de ce que cela représente.Je me mis à rire : — La Cadillac, j'y suis par hasard.Si vous croyez que c'est drôle, cet énorme muffle d'animal à l'avant, cette longue queue de poisson à l'arrière et tout le monde qui vous regarde.Ce fut à son tour de rire, puis son visage devint grave.— Je ne voulais pas vous revoir mais quand ce garçon, envoyé par Marisette, est venu me dire que Marc avait une communication importante à me faire, j'étais bien content d'avoir un prétexte pour retourner à l'hôtel.Au fait, il me semblait que ma moto piétinait sur place.Nous fîmes une longue promenade Nous avions tant de choses à nous dire Nous riions parfois de nous découvrir si semblables.Le clair de lune baignait le paysage de lueurs argentées, pénétrait nos propos d'une tendre douceur.Lorsque, vers une heure du matin.Jacques me quitta à la porte de l'hôtel, nous étions fiancés.Le lendemain matin, au petit de|cu-ner, j'annonçai mes fiançailles avec Jacques Garant qui était, en réalité, un écrivain connu Marisette s'écria : — J'en étais sûre.Marc dit : — Ça ne m étonne pas.Margaret, un instant suffoquée par la surprise, se remit très vite : — Grâce à moi, vous faisez un mariage "soupeurbe".— Gnonne, fit Wallace en étalant une montagne de beurre sur un toast.REND IMPERMEABLE ïépiderme délicat de bébé Z.B.T.Protège bébé contre \ l'echouf foison due aux couches mouillées .et bébé sentira bon aussi! EN VOICI LA PREUVE ! Faites cette expérience du "verre d'eau".y" ©Saupoudrez de la poudre ordinaire Jr^Y pour bébés dans un verre d'eau.Agitez avec le doigt.Voyez comme la poudre se I-*! mélange vite à l'eau.©Puis, saupoudrez du Z.B.T.dans un verre d'eau.Agitez avec le doigt.Voyez acomme le Z.B.T.ne se mouille pas et ne se mêle pas à l'eau.Votre doigt demeure absolument sec et recouvert de poudre.Tenez votre bébé sec et confortable.utilisez la poudre Z.B.T.Elle protège comme la poudre.adoucit comme l'huile.Ne renferme ni acide borique ni stéarate de zinc.EN USAGE DANS PLUS DE 1700 HOPITAUX Ci nous déménage j Veuillez nous en aviser le mois précédent.Exemple : au mois d'août pour recevoir votre numéro de septembre 1 votre nouvelle adresse.Pour obtenir un service rapide il est nécessaire que vous nous fassiez parvenir : 1 — Votre nom et votre ancienne adresse.2 — Votre nouvelle adresse.NOUVELLE ADRESSE Nom.Adresse.Ville.ANCIENNE ADRESSE Nom.Adresse.Ville.LA REVUE MODERNE.225 EST.HUE BOY, MONTREAL LA REVUE MODERNE — JANVIER 1959 Fournitures : Clark's Anchor Cronita : 3 balles de no 126 — rouge espagnol et 1 balle de no 1 — blanc; 1 crochet d'acier de marque "Ship" de Mil-wards.Mesure : 10 es font 1 pouce; 10 trs.font 1 pouce.Calotte ! Commençant au centre avec le rouge espagnol, 2 mch.1er tr : 8 es dans 2c mch à partir du crochet.2e tr : 2 es dans chaque es tout le tour.3e tr : * Cs dans es suivant, 2 es dans cs suivant (une aug.).Répéter de * tout le tour.4e tr : * Aug.de 1 cs dans cs suivant, cs dans 2 cs suivants.Répéter de * tout le tour.5e à 9e trs incl.: Cs dans chaque cs tout le tour, augmentant de 8 cs régulièrement espacés mais ne faisant jamais une augmentation pardessus une augmentation précédente.10e tr : Cs dans chaque cs tout le tour, augmentant 7 cs régulièrement espacés.Répéter le 10e tr jusqu'à ce que le morceau mesure 5V2 Pou" ces de diamètre.Tr suivant : Cs dans chaque cs tout le tour.Répéter le dernier tr jusqu'à ce que le morceau mesure 51/2 pouces du centre.Tr suivant : Cs dans chaque cs tout le tour, diminuant de 10 cs régulièrement espacés — pour dim.de 1 cs, faire 2 cs comme 1 cs.Tr suivant : Cs dans chaque cs tout le tour.Répéter les 2 derniers 1rs une fois encore.Faites 5 autres trs sans diminuer Briser.Bord : En ayant l'envers de la calotte devant soi, attacher le Blanc à un des cs.1er à 22e trs incl.: Cs dans chaque cs tout le tour.Briser.Retour- ner le long du 13e tr du Bord et faire le dernier tr en mg.Retourner le- Bord plié.Cordon : Avec le Blanc faire une chaîne de 18 pouces de long.1er tr : Cs dans la 2e mch à partir du crochet et dans chaque mch jusqu'au bout.Briser.Gland (en faire 2): Avec le Rouge Espagnol, faire 2 mch.1er tr : 6 cs dans la 2e mch à partir du crochet.2e tr : 2 cs dans chaque cs tout le tour.3e, 4e et 5e trs : Cs dans chaque cs tout le tour.Briser à la fin du dernier tr.La tige du gland est maintenant terminée.Couper un morceau de carton 3 pouces carrés.Couper un brin de Blanc de 10 pouces de long.Plier en deux et poser au long d'un bord du carton.Tourner le Blanc autour 50 fois, pardessus le fil plié.Tirer les deux bouts du fil plié à travers la boucle et glisser les brins hors du carton Tirer les bouts à travers la boucle, en les serrant.Couper le côté opposé du Gland et égaliser les bouts.Insérer le dessus de chaque Gland dans une tige et coudre en place.Coudre la tête de chaque tige à un bout du Cordon.Faire une boucle avec le Cordon et coudre la boucle sur le dessus de la Calotte, au centre.Fixer le cordon au Bord sur le côté du Chapeau, tel qu'illustré.ABRÉVIATIONS dim.diminuer - diminution aug.augmenter - augmentation is crochet simple tr.tour incl inclusivement mch maille chainc mg.maille glissée * Répéter les directions suivant l'astérisque autant de fois qu'il est indiqué.POUR L AMOUR.(Suite de lu page 21) — Nous aurons sans doute l'occasion de nous revoir, murmura-t-elle.Il affirma, cordial : — J'en serais enchanté.Ariane eut envie de sourire en pensant qu'elle allait devenir la tante de ce grand garçon.Mais étant donne la façon dont il fuyait sa famille, elle n'aurait peut-être pas souvent l'occasion de le rencontrer — A bientôt donc ! dit-il Elle sortit, poursuivie par le regard bien de Patrice, si déprimée que l'nprcs midi lui parut interminable et que l'enthousiasme de sa marraine, en apprenant ses fiançailles avec Hervé, ne parvint pas à la tirer de son malaise.CHAPITRE V — Ton oncle, en épousant Ariane de Brvonne, va commettre une insigne folie, dit Germaine a sa fille qui se "faisait une beauté", devant la glace.Nadine haussa les épaules — Folie ou non, tu devras t'y résigner.— Je ne m'y résigne pas.Si ton oncle a des enfants, adieu l'héritage !.— Ne sommes-nous pas déjà assez riches sans l'héritage de l'oncle ?— Bien sûr que non L'imprimerie, qui nous fait vivre, est indivise.Elle a ete renflouée par l'apport de celte pauvre Jeanne et ton oncle à la majorité des capitaux Si Hervé vient à disparaître en laissant une femme et des enfants mineurs, il faudra vendre ou transiger.— Je me demande pourquoi tu enterres l'oncle ?Il est en parfaite santé et encore jeune !.Au demeurant, nous ne pouvons pas l'empêcher de convoler, s'il en a envie.C'est son droit ! — Il n'épousera pas Ariane.Le bâton de rouge resta en suspens — Qui l'en empêchera?— Moi ! — Oh ! maman, je t'en prie, laisse les gens agir à leur guise ! — Pas quand ces gens spolient mes enfants.— Personne ne nous spolie ! Tes enfants ne sont plus des bébés.Je suis mariée et Patrice vole de ses propres ailes — Ton mari compte sur un gros héritage pour affermir sa carrière, et Patrice pourrait bien perdre sa situation dans l'imprimerie, si ton oncle disparaissait.— Je n'en crois rien.— Et moi, je sais ce que je dis.J'ai résolu de susciter un rival à Hervé.— Où le prendras-tu?— C'est toi qui nous l'amèneras.Tu m'a dit que votre ami, Raoul de Saint-Héral.le cousin de Denise, voulait se marier; il doit courtiser Ariane.— Raoul 9 Quelle idée ! Il est riche, mais peu séduisant et peu intelligent.Ariane ne le regardera même pas.— Essayons toujours.Je vais les réunir.Nous tâcherons, par la même occasion, de hâter les fiançailles de ton frère avec Denise.C'est ainsi que trois semaines plus tard, Mme Nicolas Croizeux donnait une petite soirée intime à laquelle Ariane et Raoul étaient conviés.On danserait.La jeune fille aurait bien voulu refuser l'invitation, mais Hervé, heureux de produire sa fiancée, avait insisté pour qu'elle assistât à cette réunion Une foule brillante d'invites emplissait les salons Hervé, rayonnant, très bien dans un smoking de coupe impeccable, fit compliment a Ariane de sa robe de tulle gris.Il était fier de sa fiancée et aurait voulu la présenter, en cette qualité, à ses amis, macs Ariane lui avait demande de ne pas annoncer, avant un mois, leurs fiançailles.Patrice était présent, l'air contraint.Les mondanités l'exaspéraient toujours.Mais il avait cédé aux supplications de sa mère.Il répondait sans entruin aux agaceries de Denise de SaintHcral, une jolie bru nette, qui semblait fort conlcnle de sa petite personne, et qui lui faisait les doux veux Il la quitta brusquement pour s'appro cher d'Ariane qui, à ce moment, se trouvait seule dans une embrasure de fenêtre — Pourquoi m'ave/.-vous cache l'autre jour que vous alliez épouser Hervé ?demanda-t-il avec brusquerie File rougit jusqu'à la racine des 1 lie veux, émue d'un sentiment de culpabilité — Cela, au reste, n'a aucune impoi tance, dit-il sèchement le vous félicite Et il s'éloigna sans ajouter un mot.Elle eut voulu rentrer sous terre.Nadine présentait a Ananc, Kiuiul de Saint-Hcral < était un gios garçon, sans seduction, aux joues rouges cl aux yeux globuleux, ce qui lui donnait un air stupide.— Raoul a reçu le coup de foudre en vous apercevant, Ariane, dit-elle Comme il est très timide, il m'a chargée de vous supplier de lui accorder la premiere danse.La jeune fille ne put refuser.Elle se sentait mortellement triste, Raoul l'en traînant dans une samba endiablée.Il dansait fort mal et lui écrasait les pieds à tout bout de champ — C'est un plaisir de danser avec vous, mademoiselle, dit-il.Vous avez la lege rete d'une sylphide.Vous en avez aussi la grâce et la beauté Celui qui touchera votre coeur sera un heureux mortel Ariane le regarda avec étonnement Quelle mouche le piquait ?— Je suis déjà fiancée, dit-elle 11 parut consterné.— Moi qui me convertissait de|à à l'idée du mariage .— Les charmantes jeunes filles ne manquent pas.dit-elle La musique, heureusement, s'arrêtait et Ariane, avec soulagement reprit sa liberté.Pas pour longtemps Patrice s'approchait.— Danserez-vous avec moi cette valse' Sans répondre, elle s'abandonna entre ses bras.Le tourbillon les emporta Ariane éprouvait une sensation grisante d'irréalité.L'entourage disparut à ses yeux.Elle était seule avec lui dans un univers féerique — J'aime votre nom, dit-il Elle éprouva soudain un tel sentiment de bonheur qu'elle se demanda : "Que m'arrive-t-il ?" Serait-ce .Mais non, c'est impossible, songea-t-elle effrayée Ses pensées tourbillonnaient dans sa tête, au rythme de la giration enchantée, dans un désordre inexprimable.A ce moment leurs yeux se rencontrèrent et Ariane fut bouleversée de voir briller, dans les yeux de Patrice, une expression qu'elle crut interpréter comme le reflet de ses propres sentiments.Poitrine contre poitrine, si proches que chacun croyait discerner les battements du coeur de l'autre.Ariane se laissait entraîner dans le mouvement accéléré, s'efforçanl de ne plus penser, de goûter seulement la minute présente Jamais, non, jamais, elle n'avait rien éprouvé de semblable La musique s'arrêtait.Us se désunirent Ariane crut s'éveiller d'un rêve.Hervé n'avait pas quitté sa fiancée des yeux.Il ne dansait pas.De plus, un léger accès de goutte l'elançait dans le pied gauche.A regarder le beau couple que formaient son neveu et sa fiancée, Hervé avait senti le poids de son âge et l'accablement d'une soudaine mélancolie.CHAPITRE VI Le lendemain.Hervé accueillit Ariane avec son sourire le plus affectueux.LA REVUt MuDERNl: - JANVIER 1959 T 25 Du linrr> • »- uomMij.LE DELICIEUX VIN ROSE DU BARRY, EN 7 TEMPS Tlafâi^BP l'emballage de papier de suie qui uni.nirc UlIfllleS la bouteille flii-.L- le papier métallique qui recouvre aJBlHvliBZ le goulol ci le bouchon.DCrOlllCZ le lil de 1er qui relient le bouchon Dégagez lentement le bouchon en le tournant Débouchez la bouteille et .Dégustez ce merveilleux vin rosé qui pétille et qui danse dans votre verre.Délectez vous du vin rosé mousseux DuBarrv.DEPUIS 1874 TOB-157F TROIS DANS UN /RmjJlWitdsL Aux huiles naturelles et aux vitamines on a ajouté un nouvel ingrédient qui rétablit l'équilibre d'une peau trop acide.— Vous semhlez un peu pâlotte Ariane.aujourd'hui ?Mais, aussi, pourquoi vous astreignez-vous à cette exactitude qui vous oblige a vous lever chaque matin si tot ?Il n'y a aucune nécessité.Vous iiiks plus iii.i secrétaire, Ariane, mais ma chère associée, ma fiancée._Je suis votre secrétaire, jusqu'à Pâques, et je me dois de donner l'excm pie aux autres.Il leva, vers elle, un regard attendri — Je vous reconnais bien là, chère scrupuleuse Enfin, puisque vous y tenez, travaillons l'ai la des lettres en retard Hervé, d'habitude très maître de lui.eut cependant, contre Ariane un mouvement d'impatience au su|ct d'une lettre égarée, (qu'il retrouva d'ailleurs, presque aussitôt dans un autre classeur où il l'avait rangée par méparde), et Ariane perçut que.malgré la douceur de ses manières, il pouvait avoir un caractère irritable.File avait déjà remarqué qu'il était méticuleux et précis jusqu'à la manie.Sa jeune clairvoyance lui faisait pressentir qu'entre eux pourraient surpir d'imperceptibles incompatibilités, de ténus dissentiments, de lepers froissements qui n'entameraient, certes, pas la haute estime qu'elle lui voulait, mais dont elle pourrait souffrir et qui tuerait assez vite ce qui pouvait subsister de romanesque dans son sentiment pour lui.Elle fut soudain très déprimée Ce jour-là était un samedi.Elle quittait le bureau jusqu'au lundi et rentrait, d'habitude, dejeuner chez sa marraine.Mais, comme le temps était beau et d'une douceur printanière.elle avait prévenu la vieille domestique de Mme d'Arvance qu'on ne l'attendit pas — Je manperai un sandwich dans une pâtisserie, avait-elle dit, et j'irai faire un tour au Zoo.Hervé parut déçu qu'Ariane refusât de déjeuner avec lui.— Nous aurions pu nous promener ensuite ensemble, dit-il d'un ton de regret.Mais elle persista dans son refus et il n'osa insister davantage.Elle éprouvait un véritable besoin de solitude, après la contrariété que lui avait causée le mouvement d'humeur d'Hervé Un petit pain au jambon et un gâteau suffirent à la rassasier.Puis elle pénétra dans le beau jardin presque désert à cette heure-là.Le ciel tendait sa soie bleue toute neuve sur laquelle se dessinaient les ramures dénudées des acacias.Affalés sur leurs rochers, les fauves, repus, se chauffaient au soleil.Elle s'amusa des cabrioles des singes et des bonds gracieux des biches.Ce fut devant la girafe qu'elle rencontra Patrice.— Tiens, vous avez eu la même idée, dit-il sans préambule.Ce joli ciel invite à la flânerie en plein air, n'est-ce pas ?Elle inclina la téte, trop émue pour repondre.La joie inondait son coeur.— La girafe, reprit-il.me cause tou-lours le même étonnement.Avec ce cou de serpent et cet arrière train qui flanche, c'est vraiment une hète de la préhistoire.Ariane sourit.— Ce Zoo est un des plus beaux jardins de Paris, dit-elle.Ils s'arrêtèrent devant les perroquets multicolores, les oiseaux bigarrés Patrice connaissait le nom de toutes les espèces et les lui désignait.— On voit que vous êtes un habitue, dit-elle — Je viens ici presque tous les jours, 'près le déjeuner, avant la reprise du Iravail.pour faire quelques croquis d'animaux.Ils passaient devant la buvette, Patrice proposa : — Voulez-vous accepter une tasse de café ?— Volontiers ! Us s'assirent, l'un à côté de l'autre, devant la petite table de zinc, sur laquelle le garçon déposait le sucrier et deux tasses qu'il emplil Du coin de l'oeil, Ariane détaillait le fier profil au front d'idéaliste, sous les cheveux châtain ondes, le nez droit, la belle bouche aux lèvres bien dessinées Un soleil printanicr, anormal pour la saison, versait des rayons tièdes.Un bien-être pénétrait la jeune fille Patrice parla, d'abord, de l'imprimerie, des améliorations qu'il souhaitait v apporter Il avail mille protêts.Elle devinait en lui, une soif juvénile de vie ardente, une penerosite d'esprit qui brûlait de se ! manifester dans l'action.— Père et Hervé s'encroûtent dans la vieille routine, comme beaucoup de gens de leur âge, dit-il, mais j'arriverai bien à les convaincre de la nécessité de certaines transformations.Je veux moderniser nos procédés, renouveler notre matériel.L'Amérique est tellement en avance sur nous ! Le regard profond de ses yeux d'un bleu foncé laissait pressentir une âme sensible et passionnée, ardente et résolue.Quelle foupue '.Quelle force ! Elle espérait qu'il ferait allusion à son : trouble de la veille quand ils avaient dansé ensemble, mais, comme il gardait le silence à ce sujet, ce fut elle qui murmura : — J'ai gardé un charmant souvenir de la soirée d'hier .Il la regarda d'un air pensif et proféra, comme pour lui : — Il y a des choses qui finissent sans avoir commencé.Ils se turent, prolongeant leur émotion, comme si tous deux comprenaient le sens profond de ce peu de paroles échangées tout bas.Un instinct sagace les avertissait de ne pas insister, de ne rien définir, de ne pas aller outre.On eut dit qu'ils s'écoutaient penser, réduits à un de ces silences où s'expriment parfois les sentiments retenus encore dans les limbes de l'inconscient ou ceux dont l'intensité effaroucherait les mots.Une gêne plana.— Anane ! soupira-t-il comme si, dans ce seul mot.il pouvait faire entendre, à la jeune fille, une multitude de choses inexprimables.Ils étaient là comme au seuil d'une de ces tragédies d'âmes qui se développent et se résolvent dans le silence bien qu'elles mettent aux prises ces forces qui s'entrecomhattent éternellement dans les pauvres coeurs : celles du devoir et de la passion, de l'amour et du sacrifice, de la vie et du destin.Ils eussent été incapables dexpnmer ce qui se passait au fond d'eux-mêmes, mais ils sentaient, sous leurs pas.un terrain mine et comme l'approche d'un danger.Patrice se ressaisit le premier — Et voilà ! dit-il en conclusion.Les rayons obliques du soleil projetaient sur le gravier, devant eux.leurs deux ombres unies Il y a des moments où les moindres détails prennent un sens, ou se produit entre notre vie et celle des choses, un secret rapprochement, comme il s'en esquisse, dans nos esprits, à certaines heures de notre destinée.Elle songea : "Lui et moi !" — On est bien ici.dit-il en la regardant avec une tendre lueur au fond de ses prunelles Cette exclamation la réconforta.Ce fut un instant très doux, un de ceux dont l'impression — on ne sait pourquoi — se grave à ïamais dans la mémoire.Entre eux flottait quelque chose de nouveau et d'indéfinissable.Un souffle d'air orageux caressa leurs visages.Le ciel devint tout noir, tout bas, l'air s'embruma, des gouttelettes serrées s'accrochèrent bientôt aux branches nues.(Suite en page 27) Une creme qui réunit trois effets ! Sa créatrice affirme que cette nouvelle crème adoucit et humidifie la peau, la nourrit tout en neutralisant une tendance à l'hvpcr acidité.Ce produit léger comme une crème fouettée agit discrètement durant la nuit (in explique son action de la manière suivante : aux huiles naturelles et aux vitamines, on a ajouté un nouvel ingrédient oui rétablit l'équilibre d'une peau trop acide lui redonnant sa fraîcheur et sa luminosité.Ce même ingrédient assouplit les rides cl les lignes qui vieillissent prématurément la peau.Et déplus, celte crème absorbe les particules de tissus desséchés, tendant ainsi à redonner à la peau son éclat et sa vitalité Le petit pot d'apothicaire en porcelaine rose pule est très amusant.(Crime extraordinaire.Elizabeth Arden.) LA REVUE MODERNE — JANVIER 1959 FOURNITURES REQUISES Fil à crocheter mercerisé Coats no 30; 9 balles d'une couleur dominante et 2 balles d'une couleur contrastante; 6 boutons; I paire d'aiguilles à tricoter no 13 "Phantom'' de Milwards.TENSION 7'/i m.et 20 rangs font I po.MESURE Tour de poitrine: 34/36 po.longueur du dos: 21 po.ABREVIATIONS Trie.— tricoter; M.— augmenter, Dim Gl.— glisser.EXÉCUTION ¦ maille; Rép.— diminuer; Ens.répeter, Aug.— ensemble.Il y a 4 règles à suivre quand on tricote avec le fil de coton Coats.Tricoter serré et régulier.Préparer un échantillon de tension avant de commencer le tricot.Repasser l'échantillon mouillé, pour façonner et avoir les mesures données.Coudre avec soin pour obtenir des coutures souples.Pour avoir une tension régulière, les mailles doivent être serrées sur les aiguilles.Pour cela, tourner le fil 2 fois autour du petit doigt et ne jamais arrêter de tricoter au milieu d'un rang.ÉCHANTILLON DE TENSION Il est très important de tricoter un échantillon de tension afin d'obtenir un tricot exact.Tricoter un échantillon de 2 po carrés, en suivant le patron Plonger I échantillon dans l'eau ou dans une légère solution d'empois, rouler dans une serviette pour enlever le surplus d'humidité, épingler l'envers sur le dessus, sur un morceau de papier quadrillé, égalisant les bords droits du tricot avec les lignes verticales et horizontales du papier quadrillé Repasser au fer tiède sur un linge sec jusqu'à ce que l'échantillon soit sec.Compter et marquer avec des épingles 2 po verticalement et horizontalement dans le centre de l'échantillon.Si le nombre de mailles et de rangs est différent de ceux indiqués dans la tension exacte du vêtement, la tension du tricot doit être modifiée et on doit faire un nouvel échantillon.DEVANT GAUCHE * Commencer du côté de la manche et trie, au point de jarretière (tous les rangs à l'endroit), faisant des rayures de 6 rangs de couleur dominante et 2 rangs de couleur contrastante.Ne pas briser le fil en changeant de couleur, mais le porter vers le haut sur le côté de l'ouvrage quand il n'est pas utilisé.Avec les aig.no 13 et la couleur dominante, monter 48 m.Trie.2 rangs.LÉGER CHANDAIL À RAYURES 3e rang: Trie, jusqu'à la dernière m , trie.2 fois dans la dernierc m 4e rang: à l'end Rép.le 3e et le 4e rang 2 fois.9e rang: Trie.2 fois dans la 1ère m., trie, jusqu'à la dernière m., trie 2 fois dans la dernière m.10e rang: à l'end Rep.le 3e et le 4e rang 3 fois.17e rang: Comme le 9e rang.18e rang: à l'end.Rép.le 3e et le 4e rang 1 fois.21e rang: Trie, jusqu'à la fin.tourner et monter 3 m.22e rang: à l'end Rep le 21e et le 22e rang 1 fois.25e rang: Trie.2 fois dans la 1ère m., trie jusqu'à la fin.tourner et monter 3 m.Continuer de monter 3 m.à la fin du rang, à tous les 2 rangs 15 fois, et en même temps aug.I m du côté du haut de la manche à chaque 8e rang.3 fois (117 ml Trie.1 rang finissant du côté du haut de la manche.Rang suiv.: Trie.2 fois dans la 1ère m .trie, jusqu'à la fin.tourner et monter 6 m.Couper le fil et laisser ces 124 m.sur une aiguille à remiser.Avec les aiguilles no 13 et la couleur dominante monter 18 m.Trie, au point de jarretière (tous les rangs à l'end ) et en rayures comme auparavant.Trie.2 rangs.3e rang Monter 3 m.trie, jusqu'à la fin.4e rang: à l'end Rép le 3e et le 4e rang 6 fois, et puis le 3e rang I fois (42 m.).Rang suiv.: Trie, jusqu'à la fin.et puis trie les m.de l'aiguille à remiser (166 m).Trie.2 rangs, finissant du côté du haut de la manche Le 4e rang de la 8e rayure e couleur dominante à partir du commencement doit être maintenant fini.*.ENCOLURE Dim I m au début du rang suiv.et à tous les 2 rangs jusqu'à ce qu'il reste 105 m.Trie.1 rang.— Rabattre DEVANT DROIT Commencer au centre avant et trie, au point de jarretière et en rayures comme pour le devant gauche.Avec les aig.no 13 et la couleur dominante monter 105 m Trie.2 rangs.Aug.1 m.au début du rang suiv.et à tous les 2 rangs jusqu'à ce qu'il y ait 166 m Trie.2 rangs.Le 5e rang de la 16e rayure de couleur dominante à partir du commencement doit être maintenant fini ** Rang (m'y.: Trie.42 m., rabattre 6 m., trie, les 117 m.suiv.Continuer avec ces 118 m.Rang tutv.: 2 m.ens., trie, à l'end, jusqu'à la fin Rabattre 3 m au debut du rang suivant et à tous les 2 rangs 18 fois, et en même temps dim.1 du côté du haut de la manche à chaque 8e rang 4 fois (59 ml.Trie.2 rangs, finissant du côté du haut de la manche.Rang suiv.: Trie, jusqu'à ce qu'il reste 2 m , 2 m ens Rang suiv.: à l'end.Dim.I m.du côte du haut de la nanchc sur le rang suiv., et au 8e rang suiv.et en même temps dim 1 m à la fin du rang à tous les 2 rangs jusqu'à ce qu'il reste 48 m.Trie.I rang.— Ra-nattre.Avec l'endroit de l'ouvrage vers vous, unir le fil aux 42 m qui restent Rang iui'v Rabattre 3 m., trie, jusqu'à la fin.Rung suiv.: à l'end.Rép.les 2 derniers rangs 7 fois.Rabattre les 18 m qui restent.DOS Suivre les indications données pour le devant gauche a partir de * jusqu'à *.Continuer comme suit: Trie.4 autres rangs.Aug.I m.au début du rang suiv.et à chaque 8e rang jusqu'à ce qu'il y ait 176 m.Trie.3 rangs.ENCOLURE Dim I m au debut du rang suiv.et à chaque 4e rang jusqu'à ce qu'il reste 171 m.Trie, jusqu'à ce que le 2e rang de la 30e rayure de couleur dominante depuis le commencement ait été fini.Aug.1 m au début du rang suiv , et à chaque 4e rang jusqu'à ce qu'il y ait 176 m Trie.3 rangs.Dim.I m.du côté du haut de la manche sur le rang suiv., et à chaque 8e rang jusqu'à ce qu'il reste 166 m.Trie.6 rangs Le 5e rang de a 42e rayure de couleur dominante à partir du commencement doit être maintenant fini Suivre les indications données pour le devant droit à partir de jusqu'à la fin.BORDURE ET EMPIÈCEMENT DU DEVANT DROIT Avec les aig.no 13 et la couleur dominante et employant 2 brins de fil, monter 14 m.Continuez avec le fil double et trie, au point de jarretière (tous les rangs à l'end.) glissant la 1ère m.au début de chaque rang.Trie.14 rangs.BOUTONNIÈRES Rang suiv.: Gl.I, trie.4 m., rabattre 4 m, trie, jusqu'à la fin.Rang suiv.: Gl.I, trie, jusqu'à la fin, montant 4 m.où les 4 m.ont été rabattues au rang précédent Trie.32 rangs.Faire une boutonnière aux 2 rangs suiv.Faire 4 autres boutonnières (6 en tout), avec 32 rangs entre chacune.Trie.4 rangs après que la dernière boutonnière a été finie Aug.I m.à la fin du rang suiv., et à chaque 4e rang jusqu'à ce qu'il y ait 51 m.Trie.4 rangs finissant du côté façonné.(Suite en page 29) LA RTVlti: MODERNE —¦ JANVIER 1959 27 POUR L'AMOUR .(Suit* Je la page 25) Patrice leva les yeux vers le ciel où s'amoncelaient des nuages._Voilà la pluie, dit-il Quel dommage ! Nous causions si agréablement Sans transition, il ajouta : — La vie joue avec nos coeurs, comme le vent avec les feuilles Elle fut bouleversée de son accent.Tous deux secoués d'un même frisson, ils se regardèrent au fond des yeux.De nouveau, ils se réfugièrent dans le silence où tout se cache, où tout s'exprime, dans ce vibrant silence où se rejoignent, à l'abri des obstacles et des réticences, les coeurs que sépare la vie, que rapproche, peut-être, l'amour.— Vous devriez attendre que l'averse il passée, dit-il en se levant.Moi je Jois rentrer, j'ai du travail à l'usine.Il s'éloigna rapidement.Elle éprouva alors une poignante sensation de solitude CHAPITRE VII Ce même samedi, profitant de l'absence d'Ariane, Germaine, après le dc-icuner.entreprit son beau-frère.1 tu veux au bout de la route Moissonner l'espoir de demain Sème sans tarder, mais écoute : La mort prend le grand rêve humain.Et ton nom, gravé sur le marbre.Sera par le temps effacé Si tu n'as sur terre laissé Ton enfant, ton livre ou ton arbre.George Day — J'ai beaucoup pensé à vous, mon cher Hervé, ces temps-ci, dit-elle, vous savez combien je souhaite votre bonheur Ce préambule ne laissa pas d'inquiéter le maitre-imprimeur.— Vraiment ?Vous m'en voyez touché, Germaine, dit-il d'un ton incertain Elle enchaîna aussitôt.— Et je me suis demandé, mon cher ami, si le bonheur, pour vous, était bien dans le mariage que vous allez contracter Il se ferma et demanda d'un ton sec — Vous avez de l'antipathie contre Ariane ?— Moi ?Pas le moins du monde : Elle est charmante, bonne, belle, intel-'igente et possède de grandes quaint — Alors ?— Elle n'a qu'un défaut à mes yeux.Elle n'est pas de votre âge.ou plutôt ous n'êtes pas du sien; ce qui est grave.— Nous y voilà.Mon âge ! mon Ige ' le n'ai que quarante et un ans.je iu-uis plus Tircis, mais je ne suis pas ncore Bartholo.Elle eut un plissement de ses lèvres nnces qui voulait être un sourire.— N'importe, de votre part, mon cher.il y a de l'égoïsme à épouser une jeune fille de dix-huit printemps.Dans vingt ans, vous serez un vieux monsieur rhumatisant, quelle devra soigner — Puisqu'Arianc accepte de m'épouser, c'est qu'elle veut bien courir le risque de cette éventualité.— Qui sait si elle ne regrette pas déjà a avoir donné son consentement à votre mariage ?Un homme |eune ferait mieux son affaire.J'en connais un qui.— Que savez-vous, parlez ! dit-il avec-une violence soudaine.— Raoul de Sainl-Héral voudrait épouser Ariane et ne lui a pas caché ses sentiments.Hervé éprouva, a l'énoncé de ce nom, un tel soulagement qu'il éclata de rire — Raoul 7 Mais elle s'en moque ! Il n'a ni le caractère ni l'intelligence qui pourraient lui plaire.Germaine parut piquée de cette gaité intempestive.— Avouez cependant que leurs âges seraient mieux appariés.— Avec sa nature sérieuse et cultivée, profonde, je ne vois pas Ariane unie à ce gamin superficiel et sans envergure.Vous divaguez, ma chère.Trêve de balivernes, j'ai du travail ! Germaine n'insista pas.Ayant semé le germe du doute dans le coeur du fiancé, elle savait que ses paroles feraient leur chemin dans l'esprit de l'infortuné Hervé.C'est tout ce qu'elle souhaitait.Hervé dévoré de scrupules se demandait : "N'est-ce pas.en effet, bien égoïste de ma part d'épouser, moi homme déjà mûr.cette jeune fille, si fraîche et si pure 7." Un autre incident vint ajouter à son malaise.Patrice, au retour du Zoo, entra dans le bureau de son oncle; il semblait soucieux.— Hervé, dit-il, est-ce que cela t'ennuierait beaucoup que je m'absente en ce moment 7 — T'absenter ?Pourquoi?s'étonna l'oncle.— J'aimerais changer d'air.Tu es, je crois, d'accord avec moi, sur la nécessité de moderniser notre entreprise en achetant des machines américaines perfectionnées ?— J'ai envisagé cette éventualité.Ce serait, je crois, une bonne chose.Ton père doit aller bientôt à New-York, à cet effet.— Ne pourrais-je partir à sa place?Les yeux d'Hervé s'arrondirent, derrière ses lunettes.— A moins, naturellement, que lu ne me fasses pas suffisamment confiance ?reprit le jeune homme.— Je te fais toute confiance et si ton père ne voit pas d'inconvénient à la substitution.— Papa serait enchanté de me céder sa place, il a horreur des voyages.— Tu devrais partir la semaine prochaine.— Je serai prêt, n'ayez crainte.J'ai toujours désiré connaître l'Amérique .— Oui, oui, naturellement.dit Hervé en le fixant au fond des yeux L'intuition qui, sans recourir aux formules de langage, va droit à la vérité, par-delà les apparences, lui faisait pressentir qu'il y avait, sous ce désir d'évasion, quelque chose qui le touchait lui.Hervé, personnellement.Ce fut une de ces impressions brèves et fugaces, aussitôt écartées que ressenties, mais qui laissent une trace.Une semaine pljs tard Patrice s'envolait pour New-York CHAPITRE VIII Ariane n'apprit ce depart qu'au moment où le Constellation, qui emportait Patrice, décollait de l'aérodrome d'Orly.Elle pâlit brusquement, comme si tout son sang se retirait de son visage pour lui refluer au coeur.Hervé fut forcé de remarquer son trouble.Etreint d'appréhension, il interrogeait le mutisme de cette bouche aux lèvres serrées.Ariane songeait : "Il est parti sans me revoir !" De longues minutes s'envolèrent lourdement, pleines de vains regrets.D'un ton voilé d'ironie, Hervé prononça ; — Que cela ne nous empêche pas de travailler, chère Ariane.Nous restons, nous deux Elle sentit comme la brusque secousse d'une chaîne invisible que meurtrissait sa chair.Ce fut une sensation douloureuse qu'elle ne s'avoua pas entièrement.La journée se traîna.Elle aspirait au moment où elle serait seule dans sa chambre.Là, elle s'abandonna au désespoir.Puis elle eut honte de cette défaillance Elle avait été folle.Il lui fallait rentrer dans la réalité, ne plus penser qu'à Hervé si bon, à qui elle avait redonné le goût de vivre.L'existence reprit.Les fiancés sortirent deux ou trois fois ensemble pour dîner au restaurant et aller ensuite au théâtre.Hervé avait pressé la jeune fille de venir choisir sa bague de fiançailles chez Cartier.Mais Ariane ne trouvait jamais le temps — Je finirai par la choisir sans vous, Ariane, dit-il en riant.CIGARETTES Exporta Iwamil ùitumps parrtîel pour DAMES Voici un moyen étonnamment facile de gagner de l'argent durant vos loisirs et d'obtenir vos propres robes dernier-cri absolument GRATIS.Il vous suffit , d'être notre conseillère I de mode en votre localité' en portant et en exhibant les magnifiques vêtements ' 'Fashion Frocks." si repute's aux Etats-Unis.Dès que les femmes volent ces modes exclusives, ces modèles ravissants, ces superbes tissus et ces aubaines sans pareilles, elles ne peuvent résister.Vous n' avez qu' a pre-endre les commandes pour recevoir d'avance de génére-uses commissions.Ni sollicitation—Ni expérience Ni débourse d'argent Vos amies, parentes et voisines seront enchantées de commander de vous; vous n'aurez donc pas a solliciter 1rs clientes.Les aubaines parlent d'elles-mêmes et.comme nous nous occupons de la livraison et de la collection, vous n'avez pas besoin d'expérience.Nul débourse': la magnifique serviette h documents vous est fournie sans frais.Pour bénéficier de cette offre, postez-nous simplement le coupon ci-dessous.NORTH AMERICAN FASHION FROCKS, LTD.3425 Industrial Blvd.Dtp.B-137.Mondial 12.P.Q.COLLEZ SUR CARTE POSTALE-POSTEZ SANS.DELAI Norlh American Fashion Frocks, Lid.3425 Industrial Blvd.Dep.B 137.Montréal 12, P.Q.Votre plan m'intéresse; t.v.p.m* fournir lout les dérails sans obligation.Nom_,___ Ci-dessus, deux do ces ravissantes robes GRATUITES que vous pouvez choisir.Adressa Localité Ago Prov Taillo (robe) LA REVUE MODERNE JANVIER 1959 28 r Chaque Jour SOIGNEZ VOTRE BEAUTE et Vos Cheveux ?rincTss3)at MlITpour a pour C H EVEUX Maintient les cheveux fous.Fixe les boucles.'foie Ok$(c4£ (y/e^é/m^é consente/ l«i coupon- pftmei Si vous déménagez! JWJUA- fyaihSL pjOJWWlA, VOJtASL JWJLWsdljL adABAASL DOULEURS ^ *** MENSTRUELLES» M Midol agit de trois laçons pour sou* \^ lager les douleurs menstruelles— ^ soulage les crampes, calme le mal de S léle, chasse "le calard ' Maintenant, *N Denise prend un comprimé Midol dès le premier signe de douleur: menstru- : .QflftL Elle traversait une de ces périodes d'engourdissement où elle était comme anesthésiée.Elle se refusait à penser, à s'analyser.Tout n'était-il pas pour le mieux 0 En épousant Hervé, elle ferait le bonheur d'un homme de coeur.Elle s'endormait dans l'optimisme.Le réveil fut brutal.En arrivant, ce matin-là, au bureau, elle trouva Hervé très agité.Il téléphonait à son frère.— Alio, Nicolas ! La place est retenue.Ça n'a pas été sans peine.Enfin, grike au directeur d'Air-France qui est un de nos clients, ça s'est arrangé.Ta femme pourra s'envoler ce soir.11 raccrocha le récepteur et essuya son front où perlaient des gouttes de sueur — C'est une terrible malchance, dit-il.lui si vigoureux qui n'a jamais eu la moindre maladie.Prise d'une crainte subite, elle l'interrogea d'un regard effraye.11 lui lendit le câblogramme.— De notre représentant de Ne» ->, ork.dit-il, Patrice est à l'article de la mort.Polio, fièvre muqueuse, typhoïde, on ne sait au juste, mais son état est des plus graves.Devenue livide, Ariane sentit ses forces l'abandonner.Elle crut qu'elle allait tomber Hervé s'avança vivement pour la soutenir, mais, dans un suprême effort de volonté, s'appuyant contre le bureau, elle parvint à se maintenir debout.— Germaine part ce soir, auprès de son fils, qui est soigné à l'hôpital Roosevelt.Pourvu qu'elle arrive à temps ! Ariane frissonna.Un froid la glaça jusqu'aux moelles et elle se sentit glisser dans un abime.Très ému lui-même Hervé voulut la prendre dans ses bras, mais elle se recula, les mains en avant.— Non, non, dit-elle, ne me touchez pas ! Hervé blêmit.Telle la foudre qui fait explosion dans un amas de nuages, une pensée |aillil au milieu de cette épouvante tumultueuse, l'illumina, le frappa au coeur Ariane aimait Patrice ! Cette fois, il ne pouvait plus douter.Les soupçons qui de|.i l'avaient effleure quand il .iv.nl appris, à la jeune fille, le départ de Patrice, pour l'Amérique, se renforçaient Reprenant le commandement de ses nerfs, il prononça d'un ton neutre: — Je crois, dit-il sans la regarder, que nous ne sommes guère en état de travailler aujourd'hui, chère Ariane.Jules va vous reconduire jusque chez vous, avec la voiture.Mme d'Arvance vous dorlotera.N'hésitez pas à prendre quelques jours de repos, si vous en sentez le besoin — Merci, Hervé, vous êtes bon '.Et ce remerciement s'adressait moins à la recommandation qu'il venait de lui faire qu'à son attitude pendant cette scène douloureuse.Elle s'affirmait : "Patrice ne peut disparaître Il est jeune, il est fort, il vaincra la maladie, il nous reviendra.Si j'étais près de lui.je saurais bien le disputer à la mort".Elle se vit.comme on voit une figure de songe, dans un autre role que celui de fiancée d'Hervé, en route vers un tout autre avenir, tentant quelque chose de définitif et d'irrémédiable Mais il y avait Hervé si affectueux, si loyal.Elle n'avait pas le droit de le décevoir.Déchirée, elle passa une nuit affreuse.Sa marraine qui avait soupçonne le drame lui dit : — Ne brise pas le coeur de celui à qui tu as donné ta foi.— Je me vaincrai, promit Ariane.La vie reprit son cours monotone Germaine câblait, écrivait régulièrement par avion.Elle avait trouvé son fils au plus mal : 41 de fièvre et le délire II ne l'avait pas reconnue.Mais, enfin, il était encore en vie.Toutes les ressources DIAPHANE pjOA.JjDlUAiL CYYlWliuV- La mode nous ramène des élégantes au charme fragile et languissant.Dans la note (Photo : Harriet Hubbard Ayer) Cette année, la mode s'inspire si ardemment de l'Empire, celui de Napoléon et de Joséphine, que le maquillage doit suivre et adopter un côté diaphane.On conseille de rougir légèrement les pommettes et le lobe des oreilles pour accompagner les poudres de tons délicats.Le rouge liquide s'étend très facilement.On le choisira de même ton que le rouge à lèvres.Vous agrandirez vos yeux savamment, surtout le soir, où vous pourrez mettre un "shadow" vert si vos yeux sont verts, bruns ou pers, un "shadow" améthyste ou bleu si vos yeux sont bleus ou gris.Les grands soirs, vous porterez un "shadow" argent ou or, mais jamais le jour.On l'applique au coin externe de l'oeil.Un trait de crayon sera passé sur la paupière supérieure le long des cils.de la science s'employaient a le sauver.On y parviendrait peut-être.Ce n'étuit pas la polio, mais une sorte de typhoïde, mal déterminée, avec complications de septicémie Chacun devinait à travers ces lignes que la mere taisait son angoisse lacinanle pour ne pas trop inquiéter les siens, mais qu'elle vivait dans les transes.I haque malin.An.nie arrivait, le cociii battant, dans l.i teneur d'apprendre que le mal s'était aggrave I a pénicilline ne donn.nl pas les icsullats escomptes cl la fièvre ne cédait pas.Il y cul des hauls et des bas.des alternatives d'espoir et de désespoir Ariane se sentait mourir et renaître, tour à tour.Il lui semblait que tandis que son corps, agissant et insensible roulait par le monde, sa véritable vie se poursuivait de l'autre côté de l'océan au bord d'un lit de malade.Elle prenait la dictée en sténo, elle tapait à la machine, elle corrigeait les épreuves, elle supervisait les clichages, croyant entendre la voix de Patrice, cette voix musicale et bien timbrée s'excla-mant : "Ah ! la couleur .Le bleu turquoise du bleu de la grotte de Capri, le vert aux profondeurs océanes, le rouge purpurin, couleur de vos lèvres".Elle travaillait avec minutie, mais lame absente.Avec effroi.Hervé observait tous ses jeux de physionomie, même les plus fugitifs.A quoi, à qui pensait-elle?Quelles réflexions alimentaient sa meditation.II voyait se lever, devant lui, une femme nouvelle, autre que celle qu'il connaissait, dont la métamorphose l'effrayait et le désespérait.Il n'était plus sûr de lui ni d'elle, il brûlait de la prendre dans ses bras, de lui dire : "Je suis là, moi, revenez ici, ne m'abandonnez pas !" Mais n'osait.Sous l'empire d'une idée fixe, Ariane, à chaque instant, s'évadait du bureau où il l'enfermait, franchissait les mers, s'éloignait un peu plus.Il aurait pu épeler, dans l'esprit de sa fiancée, comme dans un livre ouvert, les pensées qui suivaient l'absent.Plus d'une fois, il surprit sur son visage, les contractions d'une douleur angoissée.Dans ses grands yeux dilatés, il voyait passer comme les ondes d'une souffrance inconnue.Un mois s'écoula ainsi.Hervé n'avait fait aucune allusion au bouleversement d'Ariane quand il lui avait appris la maladie de Patrice.Mais elle sentait qu'il n'était plus tout à fait le même à son égard.Dans l'âme un peu fermée d'Hervé, elle présentait des mouvements encore confus qu'elle n'aurait pu définir où, cependant, elle commençait à soupçonner le contre-coup du sentiment qui emplissait sa propre vie.L'idée que cet homme de coeur, si haut, si généreux dont l'indulgence ou la pitié la couvrait qui, peut-être souffrait par elle, la tourmentait comme un remords Elle s'excusait ainsi : "Une fois rassurée sur la santé de Patrice, j'étoufferai dans mon coeur le sentiment passionné qu'il m'a inspiré, à son insu, je reviendrai tout à fait à Hervé et je ne songerai plus qu'à faire son bonheur".Elle était sincère, mais vivait dans un douloureux état de tension nerveuse.Ses nuits étaient atroces.Elle voyait Patrice mort Hervé, un beau matin, lui annonça : — Patrice est sauvé.Les médecins répondent de lui.La réaction fut trop forte.Tant de bonheur, après avoir désespéré Elle s'évanouit.Hervé contemplait, effrayé, son visage blême, ses yeux clos.Cette douleur de jeune fille, révélatrice d'une âme à la fois si tendre, si pure et si fragile, éveilla de longs échos dans les parties blessées de son coeur.Il fut remué jusqu'au fond de lui-même.En même temps, l'instinct de conservation l'avertissait du danger LA REVUS MODERNE — JANVIER 1959 29 "Flic ne doit pus revoir Patrice, son-gea-l-il.Et il va revenir D'ailleurs, Ariane I hesoin d'un changement d'air.J'en parlerai à Mme d'Arvance, dont les enfants sonl au Maroc.Ils pourraient hcbci 'ci Ariane quelque lemps .Nous pourrions nous marier, là-bas, aux vacances de l'àques .[Ile oubliera .Huit jours plus lard, après un échange de télégrammes entre Mme d'Arvuncc.son fils I ucien cl sa bru Ciilberlc.une Ariane dolente s'envolait, a bord d'un ( onslellation d'Air-Franee, pour ( asa- blanci CHAPITRE IX Patrice entra en convalescence, émerveillant les docteurs p;ir la rapalité de sa mérison.Tout à fait rassurée, Mme Ni-nlas ( roizeux revint à Paris, pendant 11iu son fils s'attardait enecre quelques semaines a New-York pour terminer ses achats de machines.Pendant que Patrice délirait, livrant inconsciemment son secret et découvrant le fond de son coeur, Germaine avait fait une curieuse découverte : son fils était épris d'Ariane Elle avait encore dans l'oreille ses cris d'amour et de désespoir, prononcés avec l'accent étrange de quelqu'un qui parle dans la fièvre : "Ariane, ma chérie, je vous aime et je ne pourrai jamais vous le dire.Et, cependant, j'ai soif de vous, de votre tendresse, de votre présence.Jamais |e ne me consolerai de vous avoir rencontrée trop tard ." En temps ordinaire.Germaine, ambitieuse pour ses enfants, comme pour elle, et douée d'un grand sens pratique, eût poussé de hauts cris à l'idée de voir son fils épouser une jeune fille charmante, mais sans fortune L'union de Patrice et de Denise Saint-Héral.riche héritière, lui eut paru plus souhaitable.Mais il fallait compter avec les caprices du coeur.C'est Ariane qu'aimait Patrice.(Suite en page 30) LÉGER CHANDAIL.IS ni te tie la page 26) ÉPAULE Rabattre au début du rang suivant et à tous les 2 rangs.10 m.une fois, et 9 m 3 fois.Trie, i'/i po.avec les 14 m.qui restent.Rabattre BORDURE ET EMPIÈCEMENT DU DEVANT GAUCHE Tricoter comme pour le côté droit, omettant les boutonnières.BORDURE DES MANCHES (En faire 2) Avec les aiguilles no 13 et la couleur dominante et employant 2 brins de fil, monter 10 m.Continuer avec le fil double et (ne.au point de jarretière, glissant la 1ère m.au début de chaque ranp.Trie.Il po — Rabattre.POUR ASSEMBLER Epingler chaque morceau séparément Humecter et repasser.Faire un ourlet le I po.aux bords inférieurs des de-unis et du dos.Coudre la bordure et empiècement aux devants.Coudre les outures du coté, de l'épaule et du haut le la manche.Unir les prolongements le lu bordure et coudre à l'arrière de encolure Unir les côtés étroits des ordures des manches, et coudre ces bordures au bord de l'emmanchure Faire n point de boutonnière autour des hou ¦nnières Repasser les coulures Coudre s boutons.0 J / •fi p » 9 Photo Mme Miehvl Paul.La droit* ;ut le traitement Jergens.Vous voyez la différence.JERGENS PROTÈGE CONTRE LES DÉTERGENTS La photo le prouve ! Cette photo non retouchée démontre vraiment que la Lotion Jergens agit.447 femmes ont fait le test* Elles se plongèrent les mains dans un détergent trois fois par jour et n'employèrent la Lotion Jergens que sur la main droite.En peu de jours leurs mains gauches devinrent rouges et rudes — leurs mains droites, traitées avec Jergens.étaient lisses et blanches.La photo le prouve.Elle agit en profondeur ! Jergens pénètre jusqu'à la racine du mal.Elle ne « gante > pas la main d'un film graisseux Voilà pourquoi elle est tellement plus efficace que toute autre lotion éprouvée.De plus, elle supprime les gerçures.Riche, crémeuse, jamais collante ! La Lotion Jergens est absorbée à l'instant — un vrai plaisir ! La plus vendue au monde, elle ne coûte toujours que de 0.15 à $1.15.i F»1Rlr4tion Canadien mi) A *Dirtçé par un laboratoire de recherches réputé des Etnti-Unts.Médecins et • matoi > • peinent obtenu un résumé de ce rapport en écrnanl è Andrew Jer&ens Co, Limited, Perth, Ontario.A REVUE MODERNE — JANVIER 19*>9 Les mots croisés I î 3 4 f 4 7 I t id il 11 l* 14 13 at î.viu, ApMCnflfd, A.R.C.A./\///.> /// < < leu ////e/is Pour obtenir des reproduction* dé ir tableau, frriir: à Joseph E.Sragram Ù Sons, Ijd., Waterloo, Ontario.La revue moderne - janvier 1959 Voici la poudre la plus nouvelle, la plus fraîche Vous serez enchantée de l'action javellisante active de Beads-o'-Bleach du nettoyeur Dutch.Les taches des carreaux et de la porcelaine disparaissent, la graisse et la saleté s'en vont avec l'eau.Seul le Dutch à fraîcheur de pin donne ces résultats.AUCUN AUTRE NETTOYEUR NE PEUT FAIRE DISPARAÎTRE LES TACHES COMME LE NETTOYEUR DUTCH P U « ( » COSPOBAtlON ITO Il se rince facilement et tout redevient propre—éblouissant et hygiénique—gardant une odeur de grand air et de pin.Le travail est bien fait, puisqu'il est fait avec Dutch.Pas de trous à percer—enlever le collant amovible Aucun autre savon n'est aussi agréable à voir .aussi caressant que le pain ovale SweetHeart.Le savon SweetHeart est un autre produit de Pure» Corporation, Ltd.ne coûte pas plus qu'un 'mvon ordinaire
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