L'Echo du Cabinet de lecture paroissial de Montréal., 1 décembre 1872, Nécrologie
946 l’eciio du cabinet de lecture paroissial.l’amour dont vous aimez la France, de tout l’amour dont vous aimez k religion, puisqu’il est le bien de l’une et de l’autre.Aimez-le et n’y donnez que de bons exemples ; aimez-le et n’y faites entendre que de saintes paroles ; aimez-le et gagnez-lui de nouveaux membres.Vous êtes des hommes d’avenir, Messieurs ; moi, je m’en vais : puissé-je, avant de quitter la vie, voir en vous tous un Cercle catholique modèle, qui me permette de crier à notre chère France que j’aime tant ; Espère, espère, i) ma patrie ; voici des Français dignes de toi qui relèveront ta gloire un instant tombée ; et à l’Eglise, que j’aime plus encore : Espère, espère, fi mère, ô reine des peuples, des jours meilleurs reluiront sur toi ; voici de vrais chrétiens qui, à force de vertus obligeront les coeurs dévoués à revenir à toi, à te respecter, à t’aimer, à t’obéir comme i\ Dieu même dont tu es l’interprète infaillible et l’ôrgane autorisé.C’est là, Messieurs, ce que j’attends de vous, et me3 espérances ne seront pas frustrées.___________________________ MiCUOLOGIK.ALPHONSE RAPHAËL BELLEMARE.Etudiant en droit.Une des plus honorables familles de Montréal vient d'être atteinte d'iu malheur auquel, avec un public nombreux de cette ville, ont été profon.clément sensibles Messieurs les Rédacteurs de Y VA», particulièrement liés à cette digne famille par une reconnaissance qui remonte aux premiers jours de l’existence de cette lievne.Le 10 de ce mois, la mort frappait M.Alphonse Bellcmarc, jeune homme aussi distingué par lus dons de l’esprit que par les qualités du coeur.Sorti du Collège Ste.Marie après de brillantes études, il avait embrassé la carrière du Droit avec une application que la délicatesse de sa santé ne devait pas pouvoir soutenir, et qui vient en effet de l’emporter au miment où la vie s’ouvrait devant lui pleine d’espérances et souriante d’avenir.Esprit, jugement, imagination brillante, noblesse de coeur, élévation d'âme et do sentiments, tut avait été départi à cet ami que nous pleurons, et lui avait dès son début dans le monde,gagné l’estime et 1 affection universelles; et tout cela s’est évanoui dans un jour et ne laisse à sa famille éplorée.et à ses amis dans la désolation, que des regrets d’autant plus amers qu'ils sont mêlés à des souvenirs plus doux.Ouand la reconnaissance ne nous ferait pas un devoir de compatira 1 afilic-tion d’une famille si digne de toute conddératio.i, l'estime que non- lui pe.toi >, et l’admiration sincère que nous ûto ib conçue pour sos v srtus émin mm ut chrétiennes, nous engagent assez à élever nos mains vers le ciel, pour demander ii la source divine de toute vraie consolation le baumo céleste accordé à la prière, et qui peut seul adoucir une aussi grande et au.-i légitime Couleur.> M.Alphonse Bollemaro ft laissé un bon nombre de petites pie vers, entr’autres colle que nous publions .‘i la page suivante, intitulée : ].Vu11 ih
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