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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 4, no 87
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1898, Collections de BAnQ.

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Com \l iprjffi ET MOhfpANlTèS; —.-r ABONNEMENT POOR L'AMÉRIQUE : j SAMEDI, 23 JUILLET 1898 ', ANNONCES : Un an.«U.SOl SU moti.Tfi cU Abonnement d'en*»!, trois moi*.25 cl» TOUR L'EUROPE : nïAlll ! i' A V a K Vol.IV — No 87 Le Numéro, 5 cents Comlit ioni libérale* pour annonces a loiuj tenue.I/-?annunccf S"iil mesarf-cs sar l'égal*.Adresse! toute communlention LE PASSE-TEMPS.RtiITE POSTJl-I 2100- MoîtTHIAL.JE.BELAIR, Editeur-Propriétaire I'.uheaux kt Atkubhs: No 58, itUK Saist-Uadrirl, Montreal • M.IL C.SAINT-PIERRE I-'eprCe une photographie do L.rsis * L»r««o»«.Montre»! 194 LE PARRE-TEMP8 ' LE PASSE-TEMPS ¦¦tdk di LITTÉRATURE, MUSIQUE.TILKATKK kt MONDANITES l'mni.* -i.it low les a¦ ii i te jour» ABONNEMENT POUIi I.' \ M I I; I'M I : Un an.-I '"I Six inoli.¦ rt.Abonnement d'ossai.3 mois, 25 cts POUll L'EUROPE: Un an.10(nil Six mob.5fr» raTABLa d'atanck ANNONCES: Première insertion .10 cts la liane Insortioussubséqucntca.¦ 6 " " Conditions libérales Dour annonces fi Ions tonne.i«es auuonces sont mesurées sur Patate.Toute demande dechaugonientd'ndresso doil élre nmiuipngiieo de l'anciunno adresse.Pour discontinuer de recevoir ee journal, H faut avoir payé lous wiarrérages.Les manuscrits oublies ou non ne sont pas ren-dus.Touto remise d'une piastre et plus devra être fnilc par iim¦ i.i' i ' ' mandat d express, ehéiiuo accepté payable au pair a Montréal on lettre enregistrée.i* denilor numéro paru eo vend elnq cents ; los vieux numéros se vendent dix centa chacun.Nous acceptons les tiinbros-pusto du Canada cl dos Etats-Unis.Adresses toute communication LE PAUSE-TEMPS.ISolto rosi aie 211».Montréal.Can.montreal, 28 juillet 1898 SOMMAIRE DU No 87 : Texte.— Focale : Rêvo do jeune fille.— Chroniqiio de quinzaine: Sauve qui peut, par Silvio.— Silhouettes musicales (avec portrait) : M.H.C.Suint-Metre, pur 11.ii.— Choees à dite : Maître Jcnn, par René Trénia-deur.—Theatres, concerta, etc.—Mondanités.— Deux mot» du docteur: Pour bien se porter, par le Dr T.W.—Graphologie.— Récréation.— L'esprit des autres.— Feuilletons : Le Koman d'une Honnête Fille (tuile), par Mario Donal ; Skulk (utile), par A.d'Iàinery.Musique.— Chant : L'amour sans domicile, par K.Ouvrait! ; Ne parle pou (Les dragons do Villars), par A.Maillait.— Ptcma: Nocturne, par J.Massenet.REVE DE JEUNE FILLE Commo un uloyon sur In grôvo Plane el mouto vers le ciel d'or !.i jeune fillo dort et réve, l,a jeuno fillo revu et dort; Kilo réve fous Mi longs voiles.Au soufllo îles vont* attiédis.Qu'elle s'on va dans les étoiles ! Qui sont les Heurs du paradis: Ello révo ; ii u 11 ange garde Lo soull ébluulssanl des oloux.Kluuo eel SogS la regarde D'un ¦> ; I tendre et uiystérioux ; " Rntro avec moi i " dit li bol nngo.Kt.pensive, eu suivant sel pas, Klle murmuro : "o'esl étrango.Quobiu'uu lui ressemblait là bas / " Chronique de Quinzaine Sauve qui peut L'océan mugit furieusement.Dans lo lirouillard épais et puant, une ville Ilot-tante court sur les Ilot* rageurs.C'ost la lutte de la matière façonnée contre lea élément*, et la matière triomphe.Dans le fluid, dans l'obscurité, des hommes grimpent le long des rudes échelles.Ils atteignent une vergue, se placent à cheval sur le bois glissant, s'y maintiennent commo ils peuvent on croisant leurs pieds eu dessous, ot lu, sous lo vent qui mord et qui arrache, dans la pluie qui fouette, dans le bain cement brutal du nnvire,ils manoeuvrent de façon il assurer la sécurité des passagers qui, chaudement groupés au salon, accompagnent de leurs joyeux fredons le quadrille A la mode qu'exécute au piano un volontaire du plaisir.Ici tout est lumière, chaleur, quiétude, joie.Là haut, l'homme est dans la nuit, dans le froid, dans l'angoisse.Soudain un choc épouv antnhlc so produit.Malheur! malheur! c'ost un abordage, ("est un navire égaré dans la brume dont l'éperon puissant vient d'ouvrir un Iron béant dans le liane de ce navire qui portait A la fois la dolente résignation des uns et la juie exhubé-rante des autres.Sous lo coup de cetto catastrophe, les rôles sont changéB.Les passagers sont affolés el les matelots deviennent sérieux.Hommes du devoit, ils savent ce qu'ils ont A faire.Silencieux mnis actifs, ils piéparcnt les embarcations, courent aux cabines, enlèvent entre leurs bras vigourou x les femmes et les enfants, organisent les secours, veillent A l'existence do ceux qui se sont confiés A leur garde, et no pensent A leur salut qu'aptes avoir assuré celui des autres.Voilà ce qui se passe d'ordinaire, et les terriens qui lisent le récit de ces scènes frémissent doucement, au coin du feu, en songeant aux dangers qui ont menacé tant de femmes chétives ct élégantes.Mais, Dieu merci ! elles sont sauvées.Kt los pseudo-victimes n'ont plus qu'A déplorer la perte d'une chaude pelisse, bien coupée et bien seyante.C'est tout.Du sort de l'équipage, on ne s'en occupe que pour savoir exactement le nombre d'hommes qui a péri.On ne s'arrête pas A l'idée qu'ils auraient pu se sauver les premiers et livrer par lotir départ les passagers A un inévitable trépas.Ils n'ont fait que leur devoir, dit-on ; du reste on ue s'en étonne guère : no sont-ils pas payés pour ça ! Mnis si par hasard ces soumis se tévolte contro le Bort ; si l'instinct de la conservation l'emporte; si la béte humaine se révèle dans ce cri fotinidablo: jo veux vivra! Alors, on s'occupe beaucoup do l'équipage, on le flétrit, on dit que ces hommes sont des Iftches.Et non ! ils no sont pas des 1 Aches; ils ont seulement refusé d'être dos héros.Après tout quel lien les unit A ces étrangers voyageurs?Aucun.Parmi ces passagers dont l'exigeant égoïsmo réclame lo sacrifice des matelots, en est-il un seul qui s'exposerait A un danger pour sauver la vie d'un homme do l'équipage!—Non.—Pourquoi dès lors oxigor de ceB hommes lo suprême héroïsme qui consiste A donner sa viepotir sauver ccllcd'un inconnu 't Ces hommes, ces marins, eux aussi ils tiennent A l'existence, malgré les rudesses qu'elle leur réserve ; eux aussi ils ont une mère, une femme ct des enfants, ot ils aiment ces êtres autafit que nous aimons nos proches.Leur visage peut-être hAlé, leurs mains calleuses, leur carrasse tout «•lit i • re tatouée de goudon indélébile, leur co'ur est à l'abri des outrages des élément et des choses Us aiment comme nous, ot A l'instant où la Mort hideuse leur laisse lo choix de subir son étreinte ou do s'y dérober, croyez-vous, bonnes gens, que si lo souvenir de l'humble cabane posée, IA-bas, sur la cote, vient A leur esprit, ils renonceront délibérément aux heures du fugitif bunheiirqui les attend là, uniquement pour procure! A des inconnus la volupté de renaître sous les baisers des êtres chers qui guettent leur retour?Ne sont-ils pas attendus, eux aussi ?Alors pourquoi lroitc-ton do laches les survivants de l'équipage do la" Wmir-gognef' Au moment do lu collision, dit-on, les marins an lion de courirau secours des passagers, n'ont pensé qu'à leur peau.Admettons qne lo fuit soit vrai.Ce qui n'est pas prouvé.Sans doute co n'est pas IA un Irait qui honore l'humanité; mais comme il est bien humain, comme ce "Sauve qui peut " est bien conforme A nos instinct! On peul ndmirer la conduite dos lié-qui so sacrifient pour leurs semblables ; on doit perpétuor leur souvenir et les donneren cxemplcaux générations futures, mias est-on Justifiable do vouer A l'exécration publiqucdes hommes dont les perpétuelles misères nous laissent indifférents, lorsqtio ces hommes veulent se soustraire A la dernière des épreuves qu'ils subissont, leur vio durant.A notre profit?Il n'est pas admissible que nous ayons le droit d'être si exigeants, Silvio.Silhouettes Musicales (Suite) m.11.ur qui se met A battre.à battre.et le rouge me mente à la ligure, tandis nue jo feins de m'appliquer bien fort sur ma broderie.—Ma chère tante, continno maître Jean, je suis venu vous inplorer.Clock.clock.clock.fai t mon co;ur, si haut que c'est miracle que nul no l'entende.—Si vous connaissiez une dot do quatre cent mille francs avoc dea espérances raisonnables, ceserait évidemment mon ahaire ; peut-être parmi les amies de Martin' so trouverait-il quoique joune fillo.je pensais A cette demoiselle rousse qui louche un peu ! Ah! il était bien mort, mon pauvro joli réve! Maitre Jean cherchait une dot, et .i jo n'étais qu'une jeune fille très naïve et uu peu romanesque.D'abord, jo pleurai mes chères illusions.puis jo songeai que los larmes gâtent lo visage Quand je revis maître Jean, il m'apparut dans toute sa correcte nullité, et jo no le trouvai plus du tout joli.D'ailleurs je lis bientôt la connaissance du plus charmant lieutenant : " Que l'artillerie ait parti jusque-là dans nés Jlancs." Il m'aima tout de suite, sans s'inquiéter de ma fortune, car pour lui le mariage était une affaire.de Bentiment.Nous sommes un ménage vioux do tantôt trois années, et si Je petit dieu semble perdu A bien dos gens, c'est peut-être parce qu'il reste prisonnier dans notre gentil logis.Maître Jean a trouvé une dot.deux dots.trois dots, mais les dots ne voulont pas d'un maître Jean sans étude ot les études no sont pas pour les clercs sans dot.Comment sortir de IA f Ma foi, je no sais pas.et si vous connaisses uno .solution, vous serez fort aimables do l'indiquer A maltro Jean.ItESKTltÉMADEUR.grand complet, s'occupera do la musique do danso ct de toute la partie musicalo.Lc bateau nolisé pour la circonstance sera pavoisé, illuminé et at-teudra la foule, composée de l'élite de la société montréalaise, qui se fera uu devoir d'encourager ce jeune et vaillant club canadien.Nul doute que ce sera u u succès, et que le but sera atteint: c'est A dire réunir au moins uno fois durant l'été les membres du patinoir te Montagnard.* Les 14, lôct 10 juillet courant, avaient lieu A Caughnawaga.vis-A-vis l.chine, trois séanws dramatiques et musicales, au bénéfice de la mission indienne.Beaucoup do citadins et d'étrangers se sont transportés sur los lieux pour la circonstance.M.le curé VV.Forbes a été tout simplement admirable d'hospitalité, et la foule des invités ct des acteurs ont mis largement à contribution le vaste presbytère d'apparenecan tique ot solennelle.Félicitons spécialement M.Paul Fréro, l'auteur du livret et do la musique d'uneopérotte on deux actes : Le royaume de l'inittance, el aussi l'auteur do trois comédies très spirituelles : In the Court of Justice, lu Chain-hre h'tntte, ÎSos hommes inariis.Au programme nous avons remarqué Ira noms do MM.Crevier, Préni, Leolero, Dionue, Bélanger, Roby, Ranger, etc.Il y eut salle comble tous les soirs.La fanfare do Caughnawaga avait gra-ciouBOiiiOiit prêté son concours.Nos félicitations A M.Joseph Forbes, le zélé organisateur de ces réjouissances publiques.Le cercle Saint-Louis a joué la 111 courant dans sa salle d'exereico, ruo Plessis, devant les parents et les amis des membres du cercle seulement.Un joli dramo sensationnel avec, des costumes très rirhes, a été joué par do bons ct in-fatiKables amateurs.Ce corclo marche vaillamment dans la voie du progrès.« ktrasukk A rOpéra-Couiitiue do Paria, le 18 juin dernier, avait lieu la première do la Vit dé llohfme, comédio lyrique en quatre actes, d'après le roman de Murgcr.Livret de MM.Oiacosa cl Mica, traduction de M.F.Forricr, musique do M.l'uccini.Ce fut un succès.Témoignage frappant du goftt de la foule pour le mélodrame facile et clair, ou même Pour Névralgie, Blitiuiatume, f Goutte, Sciatique j temps de son penchant pour écriai1» tour musical sonore ot mélodique.Cola CBt écrit Un POU dans le genre no la Ottr ralleria de SI.P.Mascagni.Une quasi garantie de la bonne factura do l'ieuvre est lo fait de son entrée A POpéra-Oomi-que, et pour une première surtout, où l'on admet si pou souvent la traduction.Les interprètes étaient Mmcs Tiphaino ot Ouiratidon.MM.Maréchal, Bouvet, Kugère et Tsnardon.» Maintenant en préparation pour être donné au 1 Irand Opéra, le nouveau drame lyriquo en I actes ot cinq tableaux de M.Paul Vidal, Gauthier d Agiiitaine, sur un livret de MM.Emile Borgerat ot Camille do Sainte-Croix.Nous connaissons trop la valeur du jeune compositeur et des librettistes pour ne pas avoir confiance.* On a la coquetterie do pousser Cyrano de Hergerac jusqu'A la cent-uniènio représentations.Bravo M.Rostand, écrivez encore dos chefs-d'u'uvre! • M.i : r Ipho Plamondon, un des nôtres lA-bas, est un dos protégés de Calvé, et chante même avec elle ! ! Ah! cela fait du bien au OOBur, va nous remonte l'enthousiasme, ca nous rond orgueilleux et fiera.Bravo, Plamondon, goyoz noire espérance, ct arrives, arrivez dans l'art sublimo ! * Au ThéAtre do.l'Œuvre, il y a quelques jours, première de Sulness le constructeur, d'IIcnrik Ibsen.* M.Victorien Sardou est A écrire A Marly-le-Uoi, le drame liotiesjiierre, qu'il a promis A sir Henry Irving.LE MONDE ILLUSTRÉ, le plus ancien et lc mieux fait des journaux hebdomadaires illustrés, devrait étro reçu dans toutes ln familles canadiennes.Ces articles sont signés par nos meilleurs écrivains, ses romans sont marqués au coin de ia plus haute murale ot l'exécution typographique en est des mieux réussies.De plus, *v!(K) de primes sont distribuées tous les mois parmi los abonnés.Abonnement, $3.00 par année.Adresse, le " Mondo Illustré ", Montréal, Nous acceptons les timbres du Canada et des Etats-Unis.MONDANITES Monsieur et Madamo Robert Clork passent la belle saison A Saint-Vincent do Paul.* Samedi, 2 juillet, il y eut un très joli " Hop" A Laprairie, ou toute la société en villégiature et nombre d'excursionnistes de la villo s'étaient donnés rendez-vous.Il y eut un petit concert improvisé par MM.Alex.Clerk, professeur, Jules Clément, Eugène Lecavalier, François Archambault, Bélanger, etc.Nos félicitations A M.llisailkm, l'heureux organisateur.* Monsieur ot Madame Albert Bastien passent Pété A Ixiuguouil.Sont aussi A Longucuil: M.Laflour ct sa famille ; M.Emile Bélanger, dc la Patrie.* Sont A Notre-Dame du Portage : M.lo Dr Archambault ol sa famille ; M.Normandin, N.P., ct sa famille ; M.Dalbec, avocat, et sa famillo.» M.Surveyor et sa famille passent l'été A Lachine.* Mesdemoiselles McDonald, d'Acton Vale, sont en promenade A Montréal.• M.Edgar Laliberté est en excursion dans le bas du fictive et daiiB los Cantons de l'Est.* Mademoiselle Mario Ooaseliu est A Saint-Hyacinthe.* Mademoiselle Irène Lauson est cn promenado A Vaiidreuil.* Madamo ot Mademoiselle Brosseau passent Pété A Bebeil.* Mesdemoiselles Germaine ot Yvonne Paquetto sont A Chambly.* Madamo C.E.Paquottc ost ou promenade A Acton Vale ; ello doit partir sous peu pour Upton.* Mademoiselle Léontine Fréchon doit partir sous, pou, pour passer quelques jours A Sainte-Rose.M.Z.Rhéaumo cl Mesdemoiselles Rhéaumc, Mademoiselle Rélangor rt M.Jean Charbonncau campent aveo leur famille A l'Ile Jones, lac des Doux-Montagnes.M.Payette et sa famille sont A Sain-tO-Roee, ainsi que la famille Lobloud.* M.Jacques Boisseau fait do la bicyclette A Belœil.* On annonce pour le commencement d'août le mariage d'un liquidateur do faillitos bien connu do la rue Saint-Jacques avec uno de DOS plus jolios canadiennes résidant aux Etats-Unis.* Aussi pour l'année prochaine, lo mariage d'un joune étudiant en médecine, lorsqu'il sera reçu docteur, avec une de nos jolies brunettes résidant dans l'est de notre ville.* La chaloupe d'un de nos principaux omployés dc l'Hôtel do ville ost en cale sèche A lmiiguouil.Oui, mais nombre do belles soupirent après le jour où elle reprendra ses excursions d'autan.* Mademoiselle Bernadette Oélinas est cn promenade A llerlhiorvillo.Un joli mariage avait lieu dernière-mont A la chapelle du Sacré-Cieur, église Saint-Jacques.Monsiour M.Bourbonnais, de la maison Morgan, conduisait A l'autel Mademoiselle Augusta Huysman, de celte villo.Nous avons remarqué parmi l'assistance, M.et Mmo Huysman, M.et Mme Bourbonnais, M.Leclerc, Mlles Marie Huysman, Rondeau, etc.Les cadeaux étaient riches, distingués ot nombreux.Les époux sont partis pour voyage.Nos meilleurs souhaits.* Lo mariage de mademoiselle Berthe Labelle, lille de M.J.B.Labelle, ancien organiste do Notre-Damo, aveo M.I lo-foy, fut très chic.On remarquait par,-mi l'assistance, nombre dc jeunes filles dc l'aristouraticcanadienne.Los époux sont partis |»mr voyage.Nos meilleur -souhaits los accompagnent.* Mademoiselle Alphonsine Chassé, de Québocet Mademoiselle LudovicaOuil-baull, de Ware, Mass., sont en prunio-uiide chez Mademoiselle Blanche La- N'usez que PHuile de Pin Parfume } Tel.Bell : 1378 " Marchanda : 298 m LE PABSE-TEMPS man lie, rue Notre-Dame.Colto dernière reçoit lous les mardis.* I>' 14 juillet courant, M.ct Mmo A.P.Kitcliot, célébraient leurs noces cl'ar-peut.En celte circonstance, tous les amis et les invités s'étaiont donné reii-dex-vous i la coquette l'Mo Mon l!q - ¦ ¦.do Cartiervillo, résidence d'été do la famille Ritehot.AssiBtnuec iii, cadeaux riches et numbreux, nmuse-menlB variés ; succès sur toute la ligne.GRAPHOLOGIE ls* graphologue no répondra qu'aux lettres accompagnées Ue l'envoi d'un coupon d« prime» du pafoti-Tiiira.Not correspondants et correspondantes na doivent paa t'attendra à ce que nom leur disions la bonne aventure.«eur earaclure rst tout cc que nom pouvons connaître à l'aide da la graphologie.Nous leurrecotniiiMiidons instamment do coucher ¦ur du papier non régit* leur échantillon d'écriture, et «l'écrire «jurainmem,comme pour un ami intima à qui l'on n'a rien à cacher.I*a sîinature complète — nom et parapha — ne doit paa être omis*, va sa grande utilité pour l'analyse graphologique.Kvangéllne.—Caractèr* fruld et tris anime, éco-nouilo bien entendue, esprit n'rieu*.miirclinnt ii son but sans crier gai*- bienvoillance pour les autre*, amour do foyer.Froufrou.—Très bon et tre* aimable caractère, •.-¦prit prompt et fin.économie, beaucoup d'ordre et de precision, caractère très irrégulicr ne sachant pas toujours oe qu'il veut, peu de volonté.Incrédule.—Caractère un t«ru exigeant, beau-coup de générosité, pns mal d iianginnt l>m.très entreprenante, tris décidée, un peu dominatrice, beaacoup de volonté ct de sen* artistique.Naïve.—Aatei bien équilibrée, imagination us-sei bien dirigée ; sens artistique, volonté iisictimt-lento, économie, douceur ct bonté, tOBOUf du foyer ol dn tu Famille résigualion.T.«Iranb*.—Ordre, générosité, caractère calme, marchant droit à s»* hut sans regarder cn arrière-grande volonté et sons artistique.tJisplno.—Caractèretn>s décidé.I*nu»hip .l'uni-ginntiun.générosité, ordre, sens pratiqua, bean-coup do volonté at d'amour dn la famille.Florctte.—Caractère asse» aimable.Imagination, beaucoup de sensibilité sens des affaires, méfiance, beaucoup de raélancolla.pen d'ambition, amour du foyer, voyant les chutes un peu en noir, sens artistique.Illanco K.—Caractère froid ut des plus calmes, na s'einhnllnnt point ot no fiiis:mi mie ce qn'il fUB noossaaire do faire, esprit très sérieux, volonté rai-sonnée, grand sens pratique.tiraxiella de .Montréal.—^ 'aracisrc froid et calme, point d'emballement, beaucoup d'ordre, d'amour du travail, volonté bien accentuée, aieo sens artistique et idéalisme.Jeannette.—Hoaucnupd'ordrn.un peu do coquetterie, bonne upiniou de soi-métne.amour du luxe, économie bien entendue, amour de a famille et sans artistique.J.Eugène- Mélancolie, eawi de géoéroalté.esprit déductif et cultivé, imagination, sens art is tique, prudence, manque d'ambition.Fauvette.— Caractère ikiu régulier, économie bien entendue, beaucoup d'ordre amour du travail, esprit très pratique, amour de Sol un i>«u exagéré, qua lotie • dispositions à lYgoisoie et n la tris tasse.Marciriin» Malbaie.—Très bonne opinion de sol* uii'iiiCi intuition, dispositions à In galté.onraetère pas très régulier, aimnnt uu peu la pose, aensassoi artistiqua et pas mal de volonté, uu peu de no Un colle.Rita Carta bot-—Caractère uni généreux- beaucoup «l'ordre, mais aussi pas mal dVtounlerle.amour du tra.atl, eoANT!NO SANS IJiNTKIil.A.M AILLA HT.-al—V==% *- Ne par - le pas, Rose, je t'en sup - pli - o, Car mo tra- hir se-rail un grand pé-ché.Nui ne con - iinlt le devoir qui me I Il III ll)'ltt>.li - e, Ni le se - cret en mon ft-me ca - ché.Mois quand Phi- eretc.- ^rz_____f>__ > » ver, hri-sant le I id frn roll.:.'— — ^- Chas - se l'oi- srau.vers de loin tains rli mata.Si tim COSOX peuse au malheur qui e'ex- i - le Ne par - lo pas, Ro - se, no |iar 2 le pas.Dit u nous a dit: Dans ion humble demeure, linrde une place au pauvre, à l'orphelin.Donne au vieillard, A la veuve qui pleure, Avec amour lu moitié de ton pain, .Si tu Pus l'ail, si quund la cloche tint.'.A l'uugelus ta voix répond tout bus, Et si lu crois A la parole sainte, Ne parle pas, Rose, ne parle pas.DEUX MOTS DU DOCTEUR MOB HIKN SU PORTER Je transcris A votre intention les règles que donne un médecin anglais A qui veut bo bien porter et vivre vioux.Voici ces règleB : Huit heures de sommeil : Dormir sur le cflté droit ; Tenir la fenêtre do sa chambre A coucher ouverte lu nuit ; Ne [Mis avoir son lit contre le mur; l'aire de l'oxercico avant le déjeuner; Manger i on de viande ct do lu viande bien cuite ; Paire tous les jours de l'exercice en plein air; Ne pas avoir d'animaux chez soi ; Vivre A lu campagne si on peut; Changer souvent d'occupations; prendre souvent des vacances; Limiterson ambition : Garder toujours son sangfroid.Ah1 qu'en termes élégants ces oho-ses-lA sont dites ! Hé! Monsieur l'Anglais, toolcela esl bel et bon ; mais |x>ur nous permettre desuivre vos proscriptions, douni z-nous des rentes, l'rondro dos vacauei s, nous ne demandons pa» mieux, m ds il nous faut manger et nourrir nos petiots.Quant A aérer notre chambre il coucher, A no dormir que huit heures, ete, cela, nous le voulons bien, car cola uous est facile.Nos anciens disaient: ' Pair vivre vieux, tenez.vous le ventre libra et les pieds chauds", c'était inmiNisuiil.I-es modernes ajoutent A ces preseri|>-tions de l'air, de t'exerci c.uuo bonne hygiène, de lu propreté, n loin, «ternes ont niton; Soyons donc modernes.J Dr T.W.L'esprit des autres Le jeune Paul est en train do s'habiller.—Eh bien ! mon enfant, pourquoi donc mets-tu ton bas A l'envers T —Maman, c'est parce qu'il y a un trou de l'autre oMês _ • Il ne faut jamais parler do soi ni en bien ni en mal ; colui qui se rabaisse est un sot.* Une manie des femmes est dédire: —.lurez-moi ipie vons m'aimerez toujours.Comme si l'on pouvait sa voir ces cho-ses-IA I • Entre inlelloctuola : —Où vas tu ?—Nulle part.—Allons-y ensemble ! • Une bonno unnonco : Mme veuve V., corsotièro., rue., • I- -ir-r-iit trouver un associé avoc un apport de 8,000 francs pour gérer son fonds de commente.Au besoin on épouserait.* MoU d'onfants.Ilébé vient d'épeler le mot chronique dans lo journal de hou papa.—Qu'est-ce que ça veut dire chronique, dis, papa?—C'est co qui se passe, répond le père.—Ah! reprend aussitôt l'enfant avoc su lerrililo logique, pourquoi donc alors iiue le rhume de maman ne se passe pus?Le médecin nditqu'ilest chronique.Pour rire : —Est-on bien servi ici * —Oh! madame, au doigt et A Peril, —Oh ! l'ail me suffira.* ltt entre les h>luliont jn.lr.BOI.tTION No s7—Ck&rads FATRAS-1 FAT-RAS) I.'alHinnoinetil do trois mois s oléfasiio par Mlle ï.eilu II .qu voudra biou nous faire connsltro son iidresso, si ello deslro recevoir lo Jouniul.PREVENIR ET OUER1R VoilA le but suprême du iiaumk riiu-m.m., faites en l'essai.Seulement 25c.45 LA SAISON DES AMOURS Mélodie pastorale et prinunière.Aus-Bi inédite que française Accompagne-mont pour piano.25c.Adresse: l.e l'une-Tempe, Montréal, Canada.Les abonnés de U ville qui veulent bénéficier des primes doivent payer leur abonnement au bureau même du journal.Les vieux numéros du Pabbb-Tkmfs so vendent 10 cents.Le dernier numéro paru seul se vend 5 cents.R.et A.206 LE l OBHKT IDKAL AvnnUga» du Oorfrl "jpm e^ J^.Osa» ae soior attaetiA M tern taliViu tf «ans Pun.I.n iraimrasi'nsa laullia Il D'est msi sjam-snlrode nsironal.'iM ex , m .ii i„»ur a'iq.- ¦ e.'Milrqua ie oorael Cs Uolt paa avoir de ¦adeatrsassveramles • la tailla.L* simple rolsoa vent que cola grossisaeetlasse disparaître l'étaCan-n cl la iUllraiTïïst ¦ In., i ,|||.Il il .! «iniRusal mlnooque possible.Losbnud.n qui euayre.nl les aciers deiTent Sirs do '.,1 mrlll.ura (U.C- '".ear ee «ont u>u-;»ni» eee bajsdesqni sont perforées par mMsera,elaaldo-tér'nronl e toreou M a Tlaat je eup-fIles pour cello qui porto.HI lea asters ÔVjrie Boa sont sotldeneBl »t-larhSs a rliaqno boa» ave* IL o.!llot,ann s Musiq.c de E.OUVRARD.—r>-~frt-i=^ P3Ê=rl-l-*-f-déo, elle o • tnit fort bi - zar - re, A la ruai - sou d'un riche et gros ron • -3— tier, Il va frap- cy—p- ' m i il- —-1 ' "' "—- -'¦-1-i-1- «t * i tt t —V-f- :z?_r- -1- —9- « .A- 1ÎKFBAIS.por et orie au vieil a - va - re: "O - hé! Mon - sieur, per - met - tct-moi d'en - trer."Je .-m- un —- 9-*."i- #1 *-*-* s t> » -K-P,-Pi -H-|»t- en - fant de Bo - ho • me, Fils d'u • no femme ot du printemps.Et je bé - nis ce - lui qui léger./-s Âdlib.Ad lib.w â a- -•—.-—Pi—Pi—Pi m'ai - me." Mais le vieux on mon-trantlr* dents mm Lui ré - pon- miear./Y «utrer.-j—«f—T Sri dit: "Je n'ai paa l'temps." Alleiiretto.te -3- 4 «¦T B_* .-m- m p ti T 1 ™. 0 o L'A/nOfcIR SANS B0/niCILE OHANSON Paroles rie H.DAR8AY et JOST.îlS moperato.Musique de E.OTJVRARD.Un jour d'hi ' - ver, l'a-mour sans do - mi ci • lo Se pro - mo- nait comme un pnuvro é-tran - ger ; Et sans ar - gent, c'é ¦ tait bieu dif • fi oi • le De dé- cou- vrir quelqu'un pour l'bé-bor - ger.l'ris d'uue i —V— dee, elle é - tait fort hi zar - re, mai- son d'un richo ct gros ren - tier, Il va trap - per et crio au vieil a - va • re: 'O - hélMon- Refrain.sieur, per - met-tez-moi d'en - trer."Je suis un en - fant de Bo .0 ^5 — hc - mo, 0—0- Fils d'u - ne -,-iv__^—Il ^-s Ad lib.femme et du prin-tempa, Et je hé - nis co - lui qui m'ai - me." r?s Ad lib.,Ts Mais le vieux en mon-trantlcs -h dents Lui ré - pon - dit: "Je n'ai pas Ptomps.' 2 Tout grelottant, l'amour frileux so sauve, Chex deux époux il court en tapinois, C'était la nuit, on ronllait dans l'alcôvo, L'amour malin éveilla les bourgeois.—Comment, c'est toi ?dit la femme ioyeùM, Depuis longtemps hélas! tu t'envolas!.Ton souvenir souvent me rend rêveuse, Oh! citante vite, oh ! chautedans mes bras." Je Buis un enfant do Bohême, Fils d'uno femme et dn printemps Kt jo bénis celui qui m'aime." Mais le mari montrant les douta Cria: "ma cher', j'n'ai plus vingt ansI" 9 L'abandonné, souffrant du froid atroce, Seul le parfum de la fleur d'oranger, —Ah ! se dit-il, c'est uno nuit de noce, Do bons bécota on voudra me manger." Il se trompait, car il co mariage On n'invitait, hélas! que la raison )¦'.[ la f.irtunc ct tout son apanage, Pourtant l'amour vint chanter sans façon : " Je Buis un enfant do Bohême, " Pils d'uno femme et du printomps ¦' Et je bénis celui qui m'aime." Le couple dit, montrant los dents: " Ça coût' bien trop cher les enfants I" L'amour en pleurs voulait quitter co monde Lorsqu'un poète aperçut lo pauvret: " Viens, cria-t-il, viens! je vais chez ma blonde, " Elle m'a dit qu'ello te recevrait."Dans notre nid nous n'avons pour richesse "Quo des baisers ct plus d'un gui refrain, " Mais tu verras, ma gentille maîtresse " A le secret de chasser le chagrin." Et le bel enfant dc Bohême Dans la c.hambrette aux amoureux Récita son plus doux poème.— L'amour se trouva tant heureux Qu'il resta toujours aveo eux. NOCTURNE J.MASSENET.Lent el mystérieux {1res ealme) *A~J.PP subito a.tV-' Ted.ZlZ- dim.ealme, léger et égal.PPP régai.*—.perc ^TÇfl égal el ealme.de mémi —^ ^ ~3 ^ i ^ .=rq FF Ml V; i y*—v mîiti*0 »W -v— i-T-t-h —^ -^ — p°p°^.PPP LE PASSE-TEMPS 205 LE ROMAN D'UNE HONNETE FILLE Pau MAUlO DON AL (tuile) —Tâchez que ce «oit lissa quund vous «oitire/, tantôt.Ou vous montrerait uu doigt.Il faudrait ausai uu bavolot à votre chapeau afin du cacher un peu la grossour de votro chignon.Lou personnes comme il faut.Denise l'interrompit d'une voix douce, mais farms : —Je regrctto, Mademoiselle, de no pouvoir mo soumettre à celte iujonction.Mon double deuil me coudnmuo ii uuo toilette assez sévère pour quo vous n'ayez pas à redouter une excentricité de tenue qui m'attire le blàtne.Je vous serai obligée 'do ue point insister.Elle salua gracieusement et regagna su chuiii-bo pendant qu'un t-ouflle de colèio agitait les longues papillotles grises de Mlle Hubert.—Pimbêche, murmurait-elle ; oser me résister.Déjà !.La cheminée de la chambre de Denise so surmontait d'une petite glace ciibléo de taches do rousseur.Elle cournt s'y regarder.Ello lissa tant qu'elle put ses bandeaux ; les bouclettes persistèrent.—Quelles idées mesquines ! murmurn-t-olle.El dès lo premier jour, cela me promet do l'agrément.Elle ne put s'ouipêchcr de rire on pensant à la fiquro grotesque que lui donnerait un chapeau u grand bnvolet.Ello continua ses rangements.Elle avait demandé à Mlle Hubert la permission do cueillir, dans le jardin, des feuillages résistants ct des baies sauvages ; oela ferait uno superbe oruementuliou.Elle possédait encore los rideaux do perse un pou défraîchis qui garnissaient la pauvre chambre où sa mèro était morto ct dont le brocanlour n'avait offert qu'une somme dérisoiro.Cetto perso était ù fond crème, semée de petits bouquets.Elle couvrit lo lit d'une housse, accrocha des tentures uux fenêtres, enveloppa la table m niable qui servait de toilette, ot comme il lui en restait un gruud morceau, olle transforma sa malle longue en divan.Les carreaux usés disparurent sous un tapis quo la jeune lille avait confectionné pour sa mère l'hiver précédent avec des sacs à café oldes laines dépareillées.Dans lo panier de jonc oinpli de mousse, Denise enfonça une gerbe des tiges argent eus d'ungy-nérium;cllo cacha les taches do la glace sous une guirlande do lierre.Uno jardinière en faïence qui ornait la cheminée, so garnit do chrysanthèmes, et de chaque coté elle plaça deux miniatures superbes, encadrées de baies rouges et noires.O'étaiont los portraits do ses paronts dont les cadres d'or avaient été vendus dans un jour do détresse.Il était midi ; Denise descendit, no voulant point fairs attendre Mlle Hubert.Lo déjeuner était servi.Des radis du jardin, deux sardines, des poires, une saludo de laitue, composait tout le menu, mais le beurre était frais, les radis tendres, les poires exquises, la piqitolto fraîche, et Deniso avoit dix-huit ans.Ello mangea de bon appétit.—Voulez-vous bien, Mademoiselle, demanda-1-ollo, me diro quelles sont les porsonnes quo jo dois aller visiter et m'indiquer où elles demeurent.—D'abord le maire, puis lo curé, ensuite l'adjoint ot les •.m (ill i - .aussi deux familles où vous donnerez des leçiTns particulières.A ce pro pos, je dois vous faire conuultre les habitudes.(Sa voix se nuauça d'un peu d'embarras.) (iliaque heure de leçon vous sora payée un franc, vous mo donnerez ciuqiiante centimes.Elle s'interrompit gênée par lo limpide regard do Deniso.—Voua comprenez quo c'ost juste, u'est-ce piuil Jo pourrais occuper votre temps, en dohors des classes, à faire mes écritures, ù tenir los registres scolaires : si jo vous laisse libro, il est naturel que je participe au profit quo jo vous procure, et pour uno sous-maîtresse, gagner dix sous par hotiro, c'est quelque chose.Denise no songeait pas à relever l'étrangeté de ce raisonnement.Elle se sentait sous uue autorité peu hienveiilaulo et jugeait plus diguo de so taire.Du resto, Mlle Hubert disait vrai ; cette petite somme qu'elle recevait chaque mois ou supplément devenait une aubaine inespérée.Depuis le matin, elle.étudiait ce problème: comment avec un traitement annuel do sept cents francs payer sa pension, sou blanchissage, son éclairage, comment entretenir sa pauvre garde-robe, ot faire donner à Marc quolques répétitions do mathématiques dont il avait le plus grand besoin 1 Iji l'rovinence lui répondait.Elle allait gagner trente francs par mois, ello serait riche.Après le déjeuner, elle prit lu chemin du presbytère ct longea l'unique rue du village dont a cette heure presque tontea les maisons étaient closes, leurs habitants aux champs.Seuls, quelques vieux issis au soleil regardaient passer la jeuue lille, souriaient .sou visago gracioux.Ello arriva levant lo logis curi.il et tira le pied de biche suspeudu à une chaînette rouillée.1.0 sou argentin d'une clochotte nmena un gamin aux cheveux jaunes ot emmêlés qui, armé d'une longue gaule abattait des noix dans lo fond du jardin.Il regarda Denise avec do grands yeux rieurs el étonnés.—Qui que vous demandez, madame ?•—M.le curé, mon polit ami.Est-il ehoz lui I —Non, il est pas lu, mais y a sa sœur.Et l'enfant appela d'uno voix suraiguë : —Mam'zelle Ontnvie, c'est une belle damn qui demande M.lo curé.Mlle Octavio so montra sur la seuil.Denise s'avança suivie par lo gamin curieux qui, lus mains dans les pochos de sa culotte de toile déteinte, se posa en point d'interrogation.—Je suis la nouvelle adjointe, mademoiselle, dit lu joune fillo, ct jo souhaiterais voir M.le curé.—Mon frère fait uu baplême, mademoiselle, mais ce ne sera pas long ; si vous voulez l'allou-dre.Mlle Octavio était rouge comme un homard ; ello tortillait avec embarras, autour de sa taille, un tablier do cuisine taché do rouge foncé.—Ça brûle, glapit uuo voix duns les profondeurs du corridor.—Excusez moi, fit précipitamment 1a bonne lille, jo fais du raisiné.Eutrez dans lo salon.Elle désigna une porto et disparut ou coup de vont.Donise pénétra dans une pièce meublée uvec une simplicité vraiment évnngélique.Ello s'assil sur un canapé do puillo fino; lous les autres siégea étaient encombrés do livres, de pierres, do plantes, d'ossements même.Un tableau médiocrement gravé tenait lieu do glace.Il représentait le Christ sur lo mont ll.ilhiiu.entouré d'une multitude attentivo ot implorante.De sa place, Doniso pouvait lire ces mots au-dessous do la gravuro : " Bienheureux ceux qui pleuient, car ils seront consolés." —J'ai déjù beaucoup plauré, pensu-t-elle, mais jo no crois pas quo ce soit ici que je trouverai la consolation promiso.Eu même temps, sos yeux so porteront sur un livre ouvert sur uno table auprès d'elle.Elle le prit ; c'était nne traduction de Pope.Elle lui : " Heureux ceux qui u'atteudont riou de bon on monde, car leu; attente no sera pas trompée." I —Sans doute, la vio ne prodigue pas ses joies à celui (pli vit ici, se dit-olls.Mais l'opo exagère : un mauvais jour peut avoir un radieux lendemain.I Elle sourit ou pensant à Marc ; col amour, o'é- » tait le rayon qui ensoleillait ses jour» sombres.I Elle vorrait son frère heurenx el serait heureuse do son bonheur.Isjj Elle tomba dans uno rêvorio très douce dout la itira un coup brusque do lumière jaillissant dans la pièco mi-obscuro.La raie d'or entrait par la porto subitement ou- verte el éclairait la'silhouette du curé debout sur lo seuil.L'abbé Martin était un homme de cinquante ans, gcaiiil, sec, anguleux, au visage sévère, tout auréolé de cheveux préinatinémeut blanchis.Denise se leva, In salua respectueusement ; lui, 1res raide, s'inclina et s'assit eu f lue d'elle.Elle se sentait glacée par cet accueil réfrigérant.Lo bourdoiincuientd'unoguêpoqui dan tait devant les vitres closes troublait soul lo silence.—Monsieur le curé, commença Denise avec effort, j'ai tenu, dès mon arrivée h Maregny, il.—Jo vous sais gré de votre visite, mademoiselle, d'autant plus que l'institutrice n'a pas dû vous la conseiller, nu conlrairc.Denise repartit vivement : —.Jo dois beaucoup do déférence ii Mlle Hubert, mais nulle obéiasauco hors du service de la classe.El d'ailleurs, Moùaionr le curé (ello sou-ril), pour celte fois, vous la jugez trop sévèrement, c'osl olle qui m'a recommandé de venir d'abord uu presbytère.—Où elle se fût bieu gardés do Tenir vous accompagner.Vous arrivez iji, mademoiselle, on un bieu mauvais moment, lai guerre entre les écoles laïques et les écoles cougrégauieles est à l'état aigu.Il est fâcheux que vos débuts ee fassent dans d'aussi péuibles conditions ; il vous sera difficile de traverser la crise sans attraper quelques horions.Mlle Hubert est intraitable et jo ne désarmerai pis.Voulez-vous visitor l'église, mademoiselle I Denise so lova avec empressement.Elle était mal ù l'aise, avait le cieur gros a la pensée de ces déchirements ct de ces querelles intestines au milieu desquelles il lui faudrait vivre.L'église se trouvait du l'autre côté de la ruo.Elle était pauvre et laide ; les murs, honteux de lours crevasses ot de leur nudité, se cachaient sous des pourpiers ft fleurs roses, des pariétaires, des mousses uux riches teintes vertes glacées d'or.Des hirondelles entrant librement par des vitres cassées pépiaient autour de l'autel, voleluieut autour do leurs nids accrochés aux angles du tambour île bois qui remplaçait la voûte.En quittant Denise au seuil do l'église, l'abbé Marlin lui dit : —N'allez pas croire, mademoiselle, queje vous sois le moins du mondo hostile.Co n'ost pis votre faute si vous lombez en pleine guerre civile ; jo ferai mou possible pour que vous n'ayez pas trop à soull'rir.Iji jeune lille quitta le curé un peu plus triste qu'elle n'était auparavant et su dirigon vors la ferme des Buissons qu'habitait lu mairo.Il était près de deux heures.Elle comptait trouver lu brave homme chez lui, car c'était le moment du dîner qui coupait la journée dos gens de labour.Lo chemin était atroce.Elle enfonçait dans uuu boue gluante qui arracha les caoutchoucs protégeant ses légères bottines.Ello dut les tenir à la main et co fut ainsi qu'elle gagna la ferme, liant on elle-même do sn trouver presque grotesque —M.la maire t doniandu-l-cllo à uno lille.unisse qui jaluit du grain MU poules ol qui s'interrompit pour la regarder.—Maître llissou, cria lu servante, on se tournant vers la maison, v'Ià uuu daino.Aiusi annoncée, Deniso pénétra dans la grande sallu.Un feu clair llumhuil dans ln diminuée, non à cause du froid, mais afin du cuire lo dîner de» porcs.Cinq ou six hommes étaient assis eu rond autour d'uu tabouret do bois sur lequel fumait un plat énorme de choux au lard.Chacun d'eux armé d'uu couteau a lame pointue prenait ù mémo une portion qu'il posait sur un largo " chanleaii " du paiuhis, et maintenait avec «on pouce eu soufflant dessus do toutos ses forces.Ils tournèrent lu tête vors la porlu lorsque Denise entra.—M.le maire t a'informn-t-ello.—C'est moi, tit un des hommes on s'eastivant SI VOUS TOUSSEZ prenez le BAUME RHUMAL. 206 LE PASSE-TEMPS les lèvres du revers de sa main.Qu'est-ce qu'il y a pour votre service 1 —Je suis mademoiselle Julian, la nouvelle adjointe, monsieur.—Appelez-moi maître lîisson.si ça ne vous (ait rien ; je no suis pas habitué à m'onlendro appolor monsieur el ça me brouille les idées.Denise retint un sourire.Elle était au fond assez embarrassée, se sentant lo point dc mire dc MX paires d'yeux braqués sur olle.I.e berger dit à son voisin : —Sapristi ! quel beau brin de fille ! —Je le crois, répliqua l'autre avec conviction.—Comme ça, reprit le maire qui s'était levé pour offrir one chaise à Donise, c'est vous qui êtes la sous-maltresse à mamzelle Hubert 1 —Oui.—Pas commode votre patroune, opina le berger.Elle est aussi mauvaise dans son genre que la grande rousse de mon troupeau.Faudrait la museler.Celle plaisanterie qui lit rire les six homines froissa la délicatesse do Denise et lui mit les larmes aux yeux.—Je crains d'abmer do votre temps, dit-elle au fermier.Vous êles très occupé.— Restez donc, restez donc, vous ue me dérangez pas du loui.Et vous allez boire un coup avoc uous, sans façon, a la bonno franquette.Ilerger, passo le pichet.Mail ru BittOD essuya délicatement dosa manche la cruche do gréa pleine do vin couleur cie rubis.Denise frissonna.Commeul esquiver cette désagréable politesse sans froisser oes braves gens 1 Iji servante qui entrait ù ce inoniont lu tira de cet oinharras.—Attendez, not' maître, dit-el o, jovuis lui donner uu verre it colle jeunesse.Faut de l'habitude pour luire it la régalade.—Merci, fit Deniso, mais il m'est impossible d'accepter.—Vous faites dus façon*, manuelle, ça ne serait pas gentil d'être fière parce que nous sommes des paysans.Les larmes monteront aux yeux de Deniso.—Ce n'est pas par dédain quo jo refuse do boire, dit idle doucement et je porterai volontiers votre santé si vous voulez mo permettre de le faire avoc du lait.li servante s'empressa ot lui apporta bientôt un plein bol do lait écumoux quo Denise but avec délices.Quand ollo quitta la for.no des Unissons, tous sos habitants lui étaient acquis.III Iji famille Paris, où Deniso devait donner des leçons, habitait à l'entrée du villago une petito maison blanche avec dos contrevents verts et un jardin toulfu qui descendait jusqu'à la rivière pois-sonuouse.Le salon vaste était simplement garni do meubles façon empire en acajou ot velours vert.Dans un grand fauteuil, unc fillette, d'unviron dou/.o uns sommeillait, la této appuyé sur un coussin de soie rouge qui nuançait d'uu rose délicat la transparence nacrée dc ses joues.Le père et la ne re déjà âgés contemplait la dormeuse avec attendrissement.Kilo s'éveilla cl sourit.•l'ai rêvé que nia nouvelle institutrice était arrivée, dit-elle ; pourvu qu'elle soit jolie ! les gens laids sont souvent méchants, à prouve Mlle Hubert.—Chut, Gaby, dit la mère, il no dut pas roan-quei de charité envers lo prochain.—Chère mère, cette vilaine personne n'est pas mou prochain.Je la déteste.Un coup do sonnette tinta discrètement dans le corridor, ot presque aussitôt, la bonno annonça : '• Mademoiselle Julian, la nouvelle sous-mai-treise." La tuile au prochain numéro.Voyez, i.'annonce dk Nos Primes a la paqb 207.S E U b E ! ! Par A.D'ENNERY TROISIÈME PARTIE (suite) —Pourquoi retourner là-bas, lui disait-elle ; hélas ! pas plus que moi, tu ne pourras rien.Reste, Césarine ; nous pleurerons ensemble ; nous prierons toutes les doux.N'est-ce pas tout ce que nous pouvous faire 1.Reste, mon enfant, car ebaquo jour ainèno pour toi uno torture nouvelle.Dieu mo préserve, chère lille, de chercher à te consoler d'une affliction dont on ne se console jamais ; comment cheroborais-je à apaiser ton désespoir quand je mours du mien !.Et, s'inlerrompant, l'infortunée ajouta eu levant les yeux au ciel : —Songe que tu devras peut-être me remplacer un jour auprès do cetto petite.Il faut donc que tu sois forte, Césarino, pour la mission qui punirait l'incomber bientôt.A celto allusion au chagrin qui mine ot auquel ou linit par succomber, la jeuue fille uu répondit quo par uu long et douloureux soupir qui s'arracha de au poitrine —C'est à toi d'être forte, ma uiérc, dit idle, au bout d'un instant.Oui, à toi ! répéta-t-ellc eu se dirigeant vers la potto.—Tu veux donc absolument sortir I lui dit uue dernière fois Mme Raimbaud ; qu'ospères-tu done < Césarine porta les mains I.sou eoafl» : —J'ai lo pressentiment.que je verrai mon père ! répondit-elle.—Pauvre chère eufaul, comme lu l'illusionnes el quelle nouvelle déception tu to prépares là.Moi,.je n'espère plus rion —Lnisso-moi partir !.supplia Césarinc en joignant les mains.—Allons,.puisque lu le veux absolument.Elle prit su petite tille dans ses bras ; ut l'enfant se mit à lendio ses mains vers sa sieur qui s'élail arrêtée au moment d'ouvrir la porte.Vivement Césarine se précipita pour oui brasser nue dernière fois Mmo Raimbaud cl l'enfant qui lui souriait toujours.Puis elle partit sans vouloir su retourner, commo si elle cul craint de ne plus avoir le conrage de s'en aller, si sa mère l'abjurait de nouveau de rester auprès d'elle.Césarine avait descendu précipitamment l'escalier ; uno fois dans lu ruo ello se mit à cou ri i comme poursuivie par celte idéo lixe qu'olle allait voir son pèro.Au moment où ello arrivait à la lêle du pont qu'il lui fallait traverser pour se diriger vera la prison, elle fui arrêtée par un encombrement de voitures que des agents faisaient ranger.Dos curieux en grand uombre slutiotinaiont là, avoc l'intention nianifostc do former la haio.Force fut à Césarino de s'arrêter comme tous ceux à qui les agents refusaient le passage sur le pont.D'ailleurs, à co moment, do l'autre côlé du Sauva, on pouvait voir toul le monde courir et entourer uno charrette qui avait peino à passer uu milieu de la foule qui s'aninssait de plus en plus compacto et tumultueuse.A ce inoniont, le véhicule s'engageait sur le pont, escorté et suivi pur ceux qui avaient réussi à forcer la liguo des agents.Sur l'autre rive, dans lus groupes, on s'entretenait du spoctuclo auquel ou allait assister ; mais Césarino Raimbaud n'écoutait pus les conversations, très pressée de voir cesser l'oucombromeul et d'avoir le passago libre pour se diriger vers la prison.Tout à coup cependant sou attention fut attirée par les exclamations que poussait la foule groupée au débouché du pont.On criait : —Le voilà !.Lo voilà ! A mesure quo la cliaretto avançait, les cris redoublaient.Refoulée par la houle humaine, la fille du condamné cherchait à se frayer uu passage.Sondaiu la malheureuse jeta un cri qui domina le tumulte.Ello venait do reconnaître, sur lu lourd véhicule, son père.Sou père enchaîné, dobout outre deux gardus-chiourmes.Do toutes parts s'éleva ce cri sinistre : —Voilà lo forçat ! Puis on su mit à acclamer ironiquement le uiul-que l'on amenait sur la placo de Grève, le forçat quo l'on allait marquer au fer rouge eu place publique, avant de l'envoyer au bagne.Devant cetto foule sans pitié qui l'accablait d'injures, Urbain Raimbaud se redressait effroyablement pâle, au milieu de cet ouragan d'impréca-lious.Il promenait un regard empreint d'une expression de douloureux reproche sur oes gens qui l'injuriaient, comme pour proclamer hautement sou innocence à lu faco de celle populace qui so pros-suit pour assister à son martyre.Il n'eut pas l'horrible soull'rance île distinguer, dans cette cohue, la pauvre créature btllottée dans ces remous in-• .«ni" et qui disparaissait submergée par le Dut humain grossissait! ù mesure qu'u-vançait la charrette.Kt lu voix do l'infortunée so perdait dans lo tumulte assourdissant ; ses cris de désespoir étaient couverts par les vociférations de Ces milliers d'individus qui se précipitaient vers lu placode Grève.Mais déjà celle place était envahie par une foule avide de l'horrible spectacle qui allait se dérouler à l'endroit mémo où fut décapité Louis de Luxembourg, connétable do France; où lu roi Charles IX el Catherine do Médicis avaient assis-té à la penduisou en effigie de l'amiuul de t'oliguy tombé sous les coups des catholiques fanatisés ; où Ravaillac avait été écartolé ; où enfin los ascendants de ces gens qui se pressaient là aujourd'hui autour d'uu innocent condamné au bagne, avaient assisté au snp-ilicc de la marquise do llrinvilliors, l'empoisonneuse, do Cartouche lo chef de b.indo ot do cette grande victime, Lally, baron do Tollon-dul, dont la mémoire devait être léhabilitée.Au milieu de lu placo avait été construite à la hâte, dès le matin, uue estrade, et l'on voyait sur la plateforme lo bourreau de Paris qui donnait dos ordres à ses deux aides.L'un d'eux se mit aussitôt à attiser le fou dans uu réchaud en fer taudis que l'autre enduisait do graisse le sceau armé do su tige, avant du lu faire rougir.Quand La charrette fut urrivéo à proximité de l'estrade, le bourreau et l'un de ses aides descendirent les quelquos marches qui séparaient la plateforme du sol, aliu d'aller recevoir lo forçat des mains des gardes do la prison.A ce moment, ou ont voir la multitude, comme une mer montante, déferler jusqu'au pied do l'estrade.Prise et roulée par lit populace qui, de tout temps, a formé lo public spécial des supplicos et des exécutions, Césarino fut eutralnéo, emprisonnée dans un des groupos qui avaiout réussi à occuper les places immédiatement dovaut l'estrade.En vain ent-ella voulu s'arracher du milieu de ceux qui l'entouraient, ello n'ont réussi qu'à no faire écraser ou étouffer.M ii - lu malheureuse ne songeait pasùtautorde so fmyvr un passago, pour fuir ce lieu maudit.Elle était comme clouée davaut cet échafaud que l'on avait dressé afin quo le forçat y subit publiquement le supplice de la " marqua ".Les yeux lixés sur cetto* plateforme où dans quelques instants allait apparaître son père, ollo attendait comme si olle n'eût pas ou conscience de co qui allait se passer sous ses youx.La tuile au prochain numfro.Voir la liste de lo Miwqfe déjà pakuk dans lk Passe-Temps, page 208.LE BAUME RHUMAL est le roi des GUERISSEURS. LE PASSE-TEMPS 207 NOS FRIMES une PIASTRjTdE cadeau Aur abonitf-é.— Aux personne» qui raient un eo d'avance nous donnons, comme PMIMPS.pour UN DOLLAR de raa'chatdise : morceaux de musique, monologues.chanstLnlers et livres diva» uu'on pourra obisir -l»n» la 1st* cl-des-•uni.Seals les »l-.i,r,'- d'un an ont droit iu» priait* .tt-j* f«e(n*r«.—Ko* letton» qui achètent le journal iiu numéro peuvent aassi bénéficier do CCS l'KIMKS «u Utilisant 1« coofok DK f hlMKB.qal n trouve - ur 1k dernière uaeru du journal.i) La Parisienne fi.it oc m me ç,a.8it0a Lettre a la môme.80ub A la ila>lille.'"•c :« Itegiés d'chaleur—Chansosinet e 3i>d Ia clmnson des mat-lots— h u ?miette 3as.I 317 Rougo.318 Cantate k Sarah, j 39 Le dernier marin du,Vengeur.3.0 Le rond de cuir.3Ji L'omnibus .1.2 Dans 1 s fumée Les chansons notées et les monologues se ven- !-• 10e séparément, ou 3 pour 25e, 16 pour *1.00.402NOUVKAII RKPKRTOIRB VKRAN DK, contenant toutes, les ebaosons 00-miqnea les plus nouvelles et lee plus populaires.25 4«3 LB PLA &>IR AD BALOX, jolie- mélo- dies, romanes*, ete.avee musique.— 89 401 SUCCÈS DU cALON, romances nouvelle* A grand sucrés, avee musique.tt 405 LA GAUDRIOLE, nouvelle edition, recueil de chansons comiques et de chansonnette», suivies de monologues en vers et en prose.Un bean volume.40 406 ALBUM DU CHANTEUR, le» nias Jolie» romanoe» modernes, avec mu* iuue 35 407 20 CHANSONS PiPULAIRKS DUCA-N ADA.par Achille Fortier, il -t» réduit a.M M LA MCSR POPULAIRE, reeuetl de romances, ebanst>nnettes et chansons comiques avoc mu fi que.1 fort volume.60 409 L'AMI DU CHANTEUR, recueil d» romances et chansonnettes, dernières nouveauté») aveo musique.35 UO CHANSONS POPULAIRES DU i'A-NADA, par E Gagnoo, ohaMonriier noté, nn Tort volume, beau papier, franco.1 35 411 CHANSONS COMIQUES, nouretu recueil contenant des ron an oes.chanson-net» et, ete.» 412 ALBUM DE CHANSONS, contenant les plus beaux air»d'opéra et plusieurs chansons populaires.sn LIVRES DIVERS Ces volumes sont envoyés franco sur réception du prix marqué.Avee notre conrog dk ruinai.6 ets en moins.501 HISTOIRE DE NAPOLÉON 1er, par Marco de Saint- Hilatre, gros volume aveo plus de 500 gravures.$\ 50 .502 LA CUISINIÈRE CANADIENNE (Nouvelle) eontensnt tout oe qu'il est ntfaessa' ro de connaître dans an ménage, vol.élégamment relié entoile.0 50 503 FELIX POUTKË, ou Echappé de la Pot-noe.Souvenirs d'an prisonnier d'Etat en 1837 .0 25 504 IE SECRETAIRE UNIVERSEL, contenant des lettres de bonno année et de fêtes, de o inplimenls, de condolétncvg, do félioltations do remerciements, de reproches, d'excuses, de recommanda-tion, de demande de conseil.d'aHaire ot do commerce, lotlree d'ainitié et de mariage, avec des instructions sur chaque sorte de lettres: la correspondance avec le gouvernement, des formules d'actes sous seing privé, avoc des Instructions sur ce» actes, etc., eto.û 25 505 LE SIEGE DK LA ROCHELLE, ou lo Malheur et la Conscience, par Mme do Geolle.506 PAUL ET VIHGi: IV, par Bernardin deSalnt-PI-rre.0 25 607 LE CHEMIN DES LARMES, roman I sesnsation.0 50 508 L'Ke FANT PERDU ET RETROUVE, on Flerr» Cholet.Histoire veritable recueillie par M.l'abbé Pro île .O 30 609 LES 8KCRKTS DE LA MAlFON BLANCHE, ou le Mystère de la statu* de b rente, roman par I* B."5" MO LES MM.I.K r.I UNE '.'II., araben orné d'un grand nombre do gra-vares.0 60 511 HISTOIRE NATURELLE, extraite de Baflbn et de l.soepcd* grand volame avec V O gravure».I 00 512 DICTIONNAIRE complet Illustré de la langue français*-, par P- ¦•arunsse.1IH nisr*, 9ufl gravants 35 tableaux encyclopédiques.17 cari os géog'aphi-quoa d nt 7 ¦;-¦!¦!¦¦¦ ", ¦ - * ' »• 1.2ëu nortralts do pArsonnages célî^bm du •'•¦f 'l 1 ¦ ¦ autrs pays.5.000 articles géosrraohiquea et hi • toriques concernant le Canada.Fort volame relié.11' 313 MEDECIN DBS PAUVRES, grand roman, par Xavier te Muntépin.0 30 514 LB PKI.KKIS DE SAINTE A N11 roman canadien.par Pamphile 1-eMay, Dnuvelle édition complète en an volame.0 50 615 RIS ET CROQUIS, historiettes, fantaisies et nouTclles, par C.M.Dueharme 0 CO Adrea-u' : I.R PASSE-TEMPS, Montréal, Can.full N".>6urçui" ST DENIS M0NTRE.AL, PO.1 11 Bill 7281.- UADCHANO043 CHANSONNIERS .Père La Victoire—Chanson marche.Le 6e Ktage—Chaiiion.Us Métiers de Paris-Sole d'atelier.Il Pleut des Caresses—Chanson-Valse.Elle a 100 on" la Marseillaise^—Chanson.Vcrsox tlu Piccolo—Ch saison à boire.C'est Ferdinand—Chansonnette.Le conducteur d'omnlbns—Chansonnette.Ilii^t permis d'être «enslble—Chansonnette.Avec Eugène— Balançoire militaire.Ces rhaiBonniers sont envoyés franco sor réeep-! tion du prix uiaïqué.Avee notre COUPON DB ; PRIME 6 cts en inoini.CVf oAïasonniera mont nol/f et ooatteaaeat pa-roU* ct mueiqu* dc* chntuon* t*e plu> popfc-' 1 fronçai*** *t canadienne*.toi REPERTOIRE LS.VERANDE, ohen-s-muler eumlqee noté oontenant toutes les chansons comique» le» plus en vogue.$ 2* 2^«"b£ {N'usez que le SAVON DE PIN PARFUME} Tel.Boll : 1878 '« Marchanda: 298 LE PASSE-TEMPS MUSIQUE DEJA PARUE dansir Passe-Temps AW«-e>ei.«V- I, S.6 11.13.14.10.141.20, 13, a5.ï7,30.;!2.ABRÉVIATIONS: C.signifie fil ' NT; P.PIANO; V .VIOLON; M , MA.M>OII.\K.No#- 3 P.Oavotte de 1» princesse, i''.!.".ruei) lotte.P.01 true.6 U.La chanson du marquis (Clochea deCorne- rillsi.1>.Marohe mtliUire.7 P.La obarmeuse (valse).8 f.J'ignore son num (SI J'étais roi», y C.Marguerite.10 0.Kilo ne croyait pas (Mignon).12 0.Hong mystère.In P.t.avotto-Duchoase.17 C.C'est un réve 'Le songe d'une nuit d'été).P.Romance sans parole, la C.Enfin nn Jour plus doux se lève (Los Mousquetaires de la Rainer.21 C.Vrai tous ma faites de la pelno (Dot de Brigitte).P.The Liberty Bell March.22 0.Le NoM du petit pAtre (chœur).P.L'automne'schottiseh).V.Sicilienne.24 C.Lorsqu'à mes yeux (Martha).P.(Jai souvenir (polku-mniurks).26 C.Souvenirs du jeune lige'1-e praaui clercs».P.Fantaisie Mignonne V.Le réve d'nn ange % O L'anionres nn oiseau rebelle (Carmen).P.Nocturne.29 C.Soleil de printemps.P.La berceuse dos cloches.P.Mignnnnetle (polka-maiurka).SI O.Premier rayon.C.l*e Credo du paysan.P.Clochettes de mai.S3 U.Air de Wolfram (Tannhauserl.C.Pleurs ot pleurs.P.tlraiiella (valset.31 C let bouquet da lilas.P.Los Compagnons (marche).P- Sylvia (danse éthiopienne).85 Ç La fille du tambour-major Mooj.V laurier «marche).H f.Chanaor.d'amour.P.Canaonelta (Hondo).37 C.Chnnl d'amour 'ataiiees).P.flavotte de DeMoI 38 C.Rose, ma mie I C.Kn tandem, mareJn» TeUadpedique.P.The Manhattan llaarh.P.Aug Soulagea (polka).39 C.Les trois chansons.C Chanter et souffrir, fi L'hotel du No3.P Premiers rayons (valse).4*1 C.A Dounrneueten Bretagne.C.I." It:.in du Modèle.P.Bn aTanl (galop).P.La promenade(march«).41 Ç.Pourquoi Je suis triste.C.La ehanson du semeur.P.Dance ofbrownws, P.Pluie da nwr 'bluettel.4'i C.Ne donne pas ton emur.C Comme le» autres.P.Le premier réveil du cœur.« C.A»-tusoufl>rt.a»-tu pleuréT (dno de gnoo).C.Imposons rpiuuo.P.Ilumorcsqur.44 C.Los doux grenadiers.C.L'Encombrement.P.Kn attendant (polka).45 C.L'enlèvement de la Toledad (duo).Q, Pan urge.0 La Moulin.P.Il-uridu (valse).4ti 0.NoSl des oiseaux.c.Dodo.P.Ptdka fin do s'éele.47 C.'l*e lourde l'an tsréne enfantine).C.Le Juge d'instruction.P.Jours da féte i polka- marehe).«S Q.Ls* noces de Madeleine.P Par amour poor elle (polka).fil 0.Chanson poar elle.P.Un sourire («aise).M C.Au tamps dea saolwnn-.M.Mandoline.6'» O, Knfen** et mères.P.Kn réve.m «'.laurier (chosur).P.Mabsnera-Harenata (oaprleai.67 C.Stances Jt Manon P.Féte galante (menuet à 4 mal tu t.V.**arotte Pompadour.6* C.La saison des baiser* P.Souvenir du G^tne (marrhe).V Prière ct paiteraJe.69 ' '.Ce que l'on souffre quand on aime.P Tendresse.P.II gh School Cadets March.V.Prlnceasf ¦lavotle.70 C.Le voilon brise C Prière d'amour.P.Pervenche (polka maiurka).71 C.Prfnewed'euberg*.P.Concert dans la forêt.72 0 1 e btnioa.C.Pem ère ml«slve roiua-ci.P.Da-» OslIlèeoBe (ta VI rge) moreeau à 4 mains.V.Sa Mélodie 73 C.Qu'il est Iota mon pars Tapbo) P.coiltude de Sai bo 'prélude du .Se acte).74 C.¦ssraneaei français et anglais).P.11 n i * i ni v n i r 1 omaree sans paroles», 75 O Vlllanel'e d'amour.C.ijm'iseaii fêtent l'amour (romance).P Dijon polka.V.Valse Mignonne.>î D eu aaul me la ran !f».n aux rgatnena préliminaire* de Dndl.Médecine, Pharmacie, etc.31 Rue des Commissaires MONTIII3AL w-ml Qraphophones.Instruments se jouant sans Etude l.a merveille du siècle reproduis,Dt les plus beaux moiceaux de musique de G1LMORR.SOUSA, M AKIN K HANI), etc.Les chanteurs les plus en vogue se font entendre et émerveillent par leur bonne diction Ces instruments se vendent aux prix suivants : $ 14.$16, ijs.1*5.Venu entendre ce» instruments au magasin de Edmond Hardy 1676 rue notre-dame, montreal.71-07 Joseph Saucier Maître de Chapelle a _l'Immaculée Conception Professeur de Piano, Chant et Solfège.rosm nuira minuit km» fiandenoe : 129o BUE RACHEL Tel.hvii629» .MOXri{i:.\I, Dr J.G.A.GENDREAU i H ! i: 1 1 * \ 11 r \ 11 s 1 r 20 Rue St-Laurcnt - Montrcal Tri.Bell 98IH Dentiers *n Vuleitnilr ft Aluminium faits d'avrèt Utproeédé» le» plu» nouveaux.Fausses dents sar s pal ai*.Kacines cour nnées en or ou en poreela'ne Obtoration or argent, etc.Kitraoti-?sons doDlaurs par areethésie looa'o, et électricité.Heures de Consultation 0 a.m.an" p m.61-88 48 C Rtolle du matin.0.Ul .„> Rhin allemand.P.Gavotte du Jeune Age.4 - C Jeanne, ai» ons-nous toujours.P.Hohéme-Potka.P.Marrhe-Promaonde.fM) C.Mon cœur s'ourra a ta n>lx (Samson et Dali la).M C.Pourquoi rêvert P.Krisk ._ akètta (valse).52 C.LaSonlarde.C.Dora, ma ehannantA P.Paesepted 53 C.Viv» la Kaquvtte 'eheaurl.P.lion voyage (pidkAi.V.Olga (bereeus-J.M C.Le timbre d'argent (raratlnef.V r'.rîo'd'Adim'et «ve (Le Paradis Perdu).P.Oavotte V.Polka d'Arlequin.66 0.Air de Triomphe Le Paradis Perdu.P.Anémone 'maiurka .V.Mon ro^e t berce nae).57 C.Roses et baisent.0.Le drapeau P.Noces le diamant 'marehe,.P.La chevalier d'Uarmenthal (air de danse).M C.1 'mn in étnilea.P.l.'Aubergeda Tohu-Bohe (ourtrtare).WC Le chi l'uni do ton cawr.p.Valse expressive.Ot C LocJi 61 C."IiVmne?a la France.p.Chanson dePcnfant.BL Mal floraÎMiou fiilH 277 RUC OROLCT Fournitures de toilette pour bureau : tmnili-maUMi nrii.hu.mwrm rirae» au.Abonnement : 7S ct» par nmaine Harrioe irréproehable.'l-el.Ht.Il IIH04 Mandolines a 12 Cordes.Mandoline* (ormes Guitars Mandolines A 4 clé* (hautes nouveautées) Mandolines ordinaires de £4 00 ft A40.00.GUITARS.VIOLONS.CORNHTS, FLUTES.Etc.Rte., ft pus réduit» pour les létes, chez CHS.liHY/HiliUK .35 Cote St-Lambert 72 (17 MONTREAL.J.G.YON Vtlt'.ALK àtT INSTKUMBJtTAT.R Marchuml d'frutrnmenU d- Musique .' 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