Le passe-temps, 1 janvier 1898, v. 4, no 96
PER P-26 ,E PASSE-TEMPS MUSICAL, LiITTERfllHE et FANTAISISTE ABONNEMENTS : 5 Pour l'Amérlaue : Un «n.$1.60 : sis moi,.7.'.cents \__ Pour rRuronc : Un mn.10 tn ; six mois, 5 1rs * !/_/ 11/ ft/7, AC r.mi » d'ava-ihb ) r ui.It - 1VU 7» Idressci tome communication S SAMEDI,26 NOVEMBRE 1898 Le Numéro, 5 cents boim ruSTALK BO.l.l.I-ASSK-TKMI* J.K.BELAIR, Editeur-Propriétaire liiuimix M Atkmbiis: No S8, hue Saint-C-ahiiiki., Montréal > annonces : / Mita Insertion.10 «nt, U line : Insertions -1,1,-, [ucntttl .5 » tt ) Conditions libérale! pour annonces à.long term* • let annonces aont mesurées sur l'agate.; Adresses toute communication 1 boit» po»T»t«21*j.le passe-temps, Moxtséal, Ca».Silhouettes Artistiques M.Ki.H.\it B61 Depuis longtemps lo besoin il'uue scène cana-¦ 1 i-1111.¦ ii 11.¦.1 t -• «e l.ii-1.1 sentir |iaruii notre population, l'no scène oit l'on interpréterait le*.1 ivii - du répertoire français d'une façon urtisti-que et de maniera à instruire, le public el i, lui plaire, uu lieu do lo dégoûter de» chosen du théâtre par des interprétations ternes ot sans valeur.Il y avait bion les théâtres d'amateurs, mais presi|iio touto cette jeunesse livrée à cllo-même, sans expérience ot sans directeur expérimenté, s'exposait à commettra des fautes très graves contre hi languo française, et coutre les règles les plus élémentaires du grand art dramatique.Devant cet état de choses, la direction du Mo miment National prit l'initiative d'un mouvement qui devait doter notre métropole d'une scène cann.dieuue-frauçaise.M.1.X.Perrault fut I un des promoteurs de ce mouvement.lxirg des fêtes do la Saint-Jean llaptislo, le 24 juin I-'"-'.uno représentation de " Martyre", un drame de d'Ennerv, eut lieu nu lieu au Monument National môme.Uu be rappelle encore le succès de cette représentation.Kt le lendemain, les noms de M.Klzéai Roy et do Mme Chapdelaine étaient dans toutes les bouches.Nous n'avons mentionné que ces deux noms, mais combien d'autres étaient digues de» plus louables félicitations.M.Roy avait été nommé directeur de la troupe et professeur d'élocution.lors de cette circonstance.Il continue aujourd'hui nos fonctions, parfois si difficiles, et u'esl grâce son zèle que les soirées du dimaucho sonl organisées de façon permanente.Les acteurs qui prendront part à ces soirées sont des amateurs, sans doute, mais des a ma leurs stylés par des maîtres capables de développer leurs talents dramatiques.Voilà pour quoi nous avons contianco en l'existence dc notre première troupe canadienne-française patronisée par l'élite do notro société.Nos lecteurs uous permettront dc leur présenter le jeuno et vaillant directeur dos soirées de famillo.M.Elzéar Roy, qui vient de créer avec tant do vérité lo rôlodo" Isidore ilirodot", est un jeune avocat bien connu dans le inonde des professions libérales et de la Gnanoe.C'est de plus un artiste aux aspirations élevées, qui sait " so faire une tête", lorsqu'il est sur la scène, qui sait mettre du " vécu ' dans ses interprétations, fruit d'une lento ot sûre observation.Sa spécialité sans contredit, lo port* vers les rôles grimés, ou il excelle Tout jeuno oncoro, à l'Age ou d'autres commenceraient nno carrière, M.lioy a déjà de nombreux états de ser- M.Ei.zÉAit Rov à LA COUSINE MARGUERITE pakolkh et mimique uk Ol'STAVE NADEA1' .AlXKiBii.pri»: " Par-tci, par-teil ".2 •le passai près d'un moulin l'ont le aolell au déclin Mlungciiil l'otnbre petite.11 disait : " Tic.tac.tic.tac/" Je compris: "Clio.clac, alla, clac/" ht Je marchai vite.vite.3 *" Ls nuit me prit dans le bois.Le rossignol, de sa vois.Vint coeur lutter ma fuite.Il disait: "fa.do, rc.lal " Je compris: "AdoaCl-la!" Et Je trotlui vite, vite/ vice.JL Citons, nu hnr.nrd, les noms dos pièces qui lui valurent ., tour do rôle d'éclatants succès : "Le médecin malgré lui " et " l'Avare " de Molière, " Ije malade malgré lui ", " La soif do l'or ", " l'Enfant prodigue " (gonre biblique), " Martyre " do d'Ennery (il n joué dans co drame à Montréal et dans plusieurs villes dos Etats-I'nis), " le Voyage de M l'errichon", " le Voyage à Boulogne sur-Mer" (il a joué dans cette dernière pièce à Montréal, Valleyfield, Sherbrooke, .Saint-Hyacinthe, Acton Vale, .Saint-Jean, N.-B.).( 'omme on peut 1« voir par l'énumération ci-dessus, il peut varier sos genres d'interprétation à l'in-lini grùce à In souplesse do son talent.Et nous «••mme- persuadé quo sous son habile direction, la troupe d'amateurs qu'il dirigo ne pourra que progresser et permettre à messieurs les critiques et dramaturges do s'occuper d'elle, ce qui est une preuve de mérite.Oustavk Conn.-o- UN DEBUT.I"est celui de M.Pierre I •-•!> comme auteur dramatique.Il doit être satisfait puisqu'il est sans cesse à la recherche de sensatious nouvelles.Il paraîtrait que cellos qu'il u éprouvéos, durant les répétitions de " Judith Rouaudin", lui ont été plutôt désagréables.Lisez ce croquis qu'a tracé de lui uu de nos confrères : Il est là, depuis le début de la répétition, ct l'on n'a pas encore entendu le bruit de sa voix.Dissimule dans les coi us les plus sombres de la salle, il assiste, un peu nerveux et comme désorienté, à cette cuisine dramatique dont il n'a pas l'habitude.Et il avoue modestement n'avoir plus aucuno idée do ce quo peut valoir su pièco et de l'offet qu'elle fera.Mais il se déclare trè* satisfait de ses interprètes et du soin qu'Antoine a apporté à la mise en scène si curieuse, ct d'un pittoresque si étudié deson ii'uvre.Le décor du troisième acte surtout — qui va commencer — l'intéresse et l'émeut.—Vous no pouvez pas très bien le juger encore, nous dit-il.U y manque un arbre, et le perron.Mais, pour moi, c'est tout uue évocation.Cette niAison est cello que mes ancêtres ont occupée à Saint-Piorre d'Oleron, pendant plus do deux siècles.Elle y existe toujours.Depuis cinquante ans seulement, olle avait cessé d'appartenir à ma famillo; un pasteur protestant l'oc-cupuit.Mnisre pasteur vient de mourir, et je suis en train de passer l'acte de rachat.Cela a pour moi, continue Pierre Loti, une très grande importance.Au bout de la cour que voua voyez là, il y a un jardin uit mes ancêtres sont enterrés, car ils ne pouvaient, Et j* par - tls vi - U.ri Puis un coq.dans le lointain.Donna l'éveille au matin : I* Jour pu parallro emuite.Il disait : " Cot, ont, eut.col i " Je compris : " Margot.Mar-tol ! ' Kl Je volai vite, vite.Mai t"! élnîtdnns In cour, J'arrive ot lui dis : llonjour ! Elle était toute interdite.Ello ne répondit rien.1 '.lu, M, je colnpri» l>i"li Et Je l'embrassai bion vite. 318 LE PASSE-TEMPS comme huguenots, êlrc enterré* en ci- metièro catholii|ue.Co drame do "Judith Renaudin" est donc uuo tu vin très chère àl'honi-mo qui l'a écrite : c'eut comme uu morceau de son propre passé.1/- sujet lui en a été suggéré à la lecture de vieux papiers de famille où l'histoire do Judith Renaudin était racontée ; et il a donné comme cadre .co récit la maison m.' m.et l'humble domaine où vécurent les siens et où leur dépouille repose.Mauvaises conditions, en somme, pour diriger uno enivre dramatique.Il y faudrnit uue liberté d'oipril, une faculté do détachement et de recul qui, forcément, manquent ici à l'écrivain.Pierre l/)li reste doue silencieux, et regarde.Il rogardo marcher son rêve ; ot quand les petites réalités du travail dramatique interrompent ou dérangent sa vision, il soulfre.Tout À l'heure, Antoine faisait recommencer pour la troisième fois un dialogue de passion qui " n'allait pas ".Je regardai Loti.11 cassait uno allumotle eu tout petits morceaux, sans rien dire.Je lui demandai en riant : —Vous soutire* 1 Mais lui ne riait pas.—11 me soluble, lit-il, qu'où me gratte les norfs avec une nipe.Charmant, n'est-ce past Et diro que, maintenant quo Piorro Loti a goûté au théâtre, il recommencera !.SElUilNKS.(Emprunté aux .1 nini/ei ixAUiqnes H Httfrairet, de Paris.) Envoyez 111 cts avec votro adresse et tous recevrez par retour de I» maille un joli morceau de musique.T.A.Laboti-rière, 1877 rue Sto-Calherinc, Montréal.LES BONNES DECOUVERTES bout celles qui, coin me le Baume Rhumal, soulagent L'humanité en guérissant le rhume, U coqueluche et la consomption.70 TÉi.érik'ne " Mais 3172 " C.O.Lamontagne 1615 rue Notre-Dame Lalkohriik — METHODE i.e MANDOLINE, 75c TRAITÉS DÏÏTaIîMONIE Musique Vocale et Instrumentale papier ÂTmTJSIQDB A.La Vallée-vSmith i iivc oc r giaour, oc paris Professour au Collègo de Montréal.Organiste-suppléant A l'Eglise St-.Iae-ques.Enseignement du piano, de l'orgue, du solfège et de l'harmonie.388 Rue Lagauchetière (Angle de la Rue St-Denis) 277 R'JE DROLET Fournitures de toilette pour bureau : 6 oaaute-mnins par semaine, savon, cirage, etc.Abonnement : 25 ete par eemaine.Service irréprochable.LE PASSE-TEMPS batdl MUSICALE, I.ITTÉRA1UK r.r FANTAISISTE Paraiieant loue lei quime jour» ABONNEMENT POUR L'AMÉRIQUE: Uu an.SI .50 | Six mois.75 ou POUR L'EUROPE: Un an.10frs I 8fx mois.5 frs vavablb d'avaxcb ANNONCES: Première insertion .lOcts la liane Insertions subséquentes.6 ." Conditions libérales pour annonces a long terme.Ix-s unnonoes sont mesurées sur l'agate.Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Ponr discontinuer do recevoir ce journal, il faut avoir payé ieus cea arrérages.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Toute remise d'une piastre et plus devra être faite pnt mandat-poste, mandat ,1 express, chéqne accepté payable au pair à Montréal ou lettre enregistrée.Is* dernier numéro paru se vend eini, oenls ; los vieux numérus se veudent dix cents chneun.Nous acceptons les timhres^iosto du Cannda et des Etats-Unis.Adresses louto communication LE PASSE TEMPS, Botte postale 2189.Montréal, Can.montreal, 21'.novembre 18'.'k SOMMAIRE DU No 98 : Texte.—Poésie : Les caresses do la musique, par Jeun Labor.—Cbroniqtiede quinzaine, par Silvio.— Silhouettes artistiques (avec portrait) : M.Elzéar Roy, par Gustave Comte.— Un début, par Sergines.— Choses A dire : L'or allemand ou la Trahison du petit bossu, par Villemer.— La ronde dos astres.—Théâtres, concerte, etc.— Mondanités.— Feuilleton : Seule (suite), par A.d'Eiinery.—Nouvelle : Au bout du monde, par Gyp.(.«havinths.—Portrait: M.Elzéar Roy.— Au Monument National: La ronde des astres ; A la Cour du roi Fraucois.Humour : Im musique dans ses dill'é-renles manifestations ; le baiser du chevalier.Musique.— Chant : Profitons bien des jours d'automne, pur .1.Massenet ; A bas les paresseux, pur l'abbé O.Dugas ; La cousine Marguerite, par Gustave Nadeau.— Piano: Hiiniortske, par F.Grieg.Chronique de Quinzaine Au milieu des soucis qui assiègent n bon droit la société française ; il s'est produit un événement qui n fait couler des torrents d'encre et des Ilots de larmes de dépit.C'est le démolissago de la noblesse française par le vicomte de Royer.Qnand je dis lo " démolissage ", je fais une ligure, attendu quo pour démolir il faut avoir quelque chose A renverser.On ne démolit pas " rien du tout ".Or, la noblesse française et " rien du tout", ptir.itt-iI, c'est absolument la moine chose.C'est dans la Revue lies renies que lesus nommé vicomte de Royer a entrepris do démontrer que la noblesse de France, des barons aux princes, n'était, le plus souvent qu'une prouve d'audace ct d'imposture.Doux articles, deux études solides, documentées, irréfutables, ont déjà paru et vont être continuées dans la mémo publication.Le faubourg St Germain est consterné ct les resta-qtionèros sont aux abois.Lo vicomte dc II' '.ver no dit pas qu'il n'y a plus un seul noble authontiqtte ; il prétend, avec preuves A l'appui, que la noblesse réelle n'a plus que de très rares représentants.Et commo la France possè- de des légions dc gens titrés ou particules, il s'ensuit que plus des neuf-dixième de ces gens-là sont des farceurs.Il n'est pas mauvais que cotte exécution soit faite ; elle corrigera peut-être un ridicul national : la vanité, qui précède nécessairement, un cortège de défauts nuancés jusqu'au vice.Quoique réputé spirituel, le peuple français est essentiellement gobeur, ct la plupart du temps le prestige illusoire d'un titre a le pouvoir de l'hypnotiser.Encore A l'heure présente, le porteur d'un nom sonore agrémenté d'un éciisson a touto chance de passer par dessus la saine et sainto roture.C'est absurde et c'est injuste, mais c'est ainsi.On nio le fait, ce qui ne l'empêche pas d'être la règle générale.Le vicomte de Royer fait donc, à mon htinble avis, une excellente besogne.Son travail a fait un bruit infernal et a jeté l'émoi parmi ceux qui s'attribuent si facilement uno supériorité héréditaire.Scion cet implacable ponrehasseur de titres usurpés, il ne reste plus eu France un seul individu portant légitimement le titre de prince ou de duc.1*9 vicomte de Royer pnsso au crible tous ceux qui actuellement font parade do ces titres, et il prouve, A l'aide d'une surabondance dc documents, que tous ces titres sont essentiellement fantaisistes ou dc provenance exotique qui leur enlève toute valeur, en supposant que l'on doive attacher quelque considération A un titre nobiliaire indiscutable, ce qui est pour le moins douteux.De nos jours, rien n'est plus facile que d'en imposer aux jobards.Ceux qui veulent singer la noblesse et ressusciter des formes aristocratiques, des disliuc-lions puériles que les hommes véritablement sérieux n'acceptent plus, n'ont qu'A ajouter A leur nom propre ce de prestigieux, suivi d'un nom d'étang, du moulin, de colombier, etc.C'étaitjadis un délit grave ; co n'est plus aujourd'hui qu'un ridicule justifiable du rire et de la moquerie.Par malheur, les sots sont cn majorité ici bas, et la sottise se faisant complice de la v mité engendre deB malfaiteurs qui opèrent sûrement A l'abri d'un nom rotillant.A Montréal, nous uvoiib connu dc nombreux et peu recommandablcs personnages qui ont souillé d'honorables fa-niilbs, grAce à un nom d'emprunt devant lequol les naïfs s'extasiaient.Je no rappelorai, pour mémoire, que le fameux de Cliutelord ct le ridicule livomte Darnault de Roee-Maria.Au moyen de ces noms ronflants, ils ont volé A loisir les imbéciles.Le premier purge en ce moment, A Marseille, une condamnation A cinq ans dc prison pour escroqueries ; lo second, qui a lAchemcnt abandonné sa femme, s'est fuit pincer à Paris ct condamner à six mois d'emprisonnement pour usurpation do nom aux lins de duper le public.Je m'arrête A ces deux exemples parce qu'ils sont notoires ; mais si l'on voulait bien s'enquérir sur tous les pseudo-nobles qui fourmillent ici, on se procurerait quelques surprises.Savez-vous, chers lecteurs, quoi reproche certains publicistes font au vi-1 comte de Royer, au sujet de sa campagne t — On lui reproche do tuer l'indtu trie de la cueillette des héritières aim-" licaines, qui ne regardent pas au prix! pour se payer le luxe d'un marquis oui d'un duc.Le beau malheur, vraiment ! Avec ça que la Franco a besoin des vices américains.\a princessodei lii-may ct la duchesse de Caslellane, pour ne parler que des actualités, prouvent combien ces alliances du dollar avec le blason sont précieuses pour la morale publique.a> Non, l'œuvre du vicomte de Royer n'est, pas mauvaise.Ellejettoradudiscrédit sur les personnages d'opérettes en actions; tant mieux! car elle supprimera ainsi un des principaux éléments dc pusse -dt.'ils.de sot orgueil et de malhonnêteté.Silvio.LA RONDE DES ASTRES ("est une grande représentation chorégraphique qui aura lieu au Monument National, le lô décembre prochain, au profit d'une bonne œuvre.Plus de 100 jeunes lilies prendront part au programme.Le spectacle sera vraiment féerique grAce A la richesse îles costumes, aux figures savamment combinées de cette ronde ot aux jeux variés dc lumière électrique.Il y aura aussi une évocation du passé '' A la cour du roi François".A remarquer dans ce dernier tableau, la gentillesse des pages et.l'exatitudo des décors.Plusieurs amateurs distingués ont promis leur concours pour remplir lesdillé-rents entr'actos.Theatres, Concerts, Etc.montréal l.e Testament de ( hur (limitât a été la pièce dc début do nos artistes canadiens, au Monument National.Début l'ri un'o s'il en fut uu, pour celte inauguration des soirées de famille qui auront lieu tous les dimanches au soir.Tout le mérite d'un tel succès revient d'abord au zèlo Infatigable de MM.dc la Haye, le savant professeur du cours d'elocution, ct Elzéar Roy, le vaillant directeur.A l'avenir, ces soirées de famille seront le rendez vous du Tout-Montréal désireux de s'instruire en s'amusant, ot dilctlaiito en matière dc jolies pièces bien jouées.Passons maintenant A la pièce elle-mémo et aux acteurs.La pièce, c'est une comédie de caractères modernes eu trois actes.Tous les types divers so meuvent autour du testament d'un parent qui vient de mourir.Presque tous désir nt l'héritage pour dos motifs différente et il survioiit une foule do complications qui s'-rveiit A faire voir la cupidité de lotis ces bons parents sous leur vrai jour.L'intrigue esl assez simple, mais les caractères sont si vrais, si vivants el si vécus.M.Elzéar Roy a créé le rolcd'Isidorc Girodot de façon paflaito.Le notaire (M.G.II.Béiiiird) avail une tête bien irançaise el absolument typique.Ce témoignage |h.-ut s'appliquer A tous les acteurs.M.Delagny qui doit jouer led iciines premiers, a su tirer parti d'un role ingrat, il s'est révélé prol'iwsionel du premier coup.Nous l'attendons dans d'autres roles où sou enthousiasme pourra mieux se manifester.A MM.Raoul Barré et Ernest Tremblay nous forons la même remarque, co der.Poar lee jNovraigie laciai, Migraine, chutes dea cheveux La Lotion île Pin Parfume] Produits Français couronnes par l'Académie de Parla. LE PASSE-TEMPS 889 CHOSES A DIKE L'OR ALLEMAND ou la TKAlIls.iN DU PETIT BOSSU Pau Viu.emf.ii < "•'(ait une li limbic fi>mmeà l'aspect digne, honnête, Qui portait noblement lo deuil de son mari, Un vieux soldat A Magenta meurtri Et mort bientôt après d'une balle à la tête.Ello n'avait gardé de lui qu'un souvenir, Pa croix d'honneur sur le mur suspendue Et que, malin et soir, de regrets éperdue, Par ses enfants, elle faisait bénir.Car elle avait deux lils : l'un, portrait de sou père.Grand, robuste, bien fait, un type de soldat, Qui, dès lo début de la guerre, Parmi les francs-tireurs, engagé volontaire, Avait couru prendre part au combat.L'autre, maigre, ebétif, la taille contrefaite, Etait resté près d'elle, el sourd A la tempête, Les pieds sur les chenets, A l'abri des horreurs, Il attendait la fin de nos malheurs.Oh ! celui-là, la mère, K.n lo voyant ainsi marqué pour la misère, S'était prise A l'aimer avec un saint transport, Comme pour réparer l'injustice du sort.C'était son préféré que ce pauvro être; Pour le sauvir, alio eut donné l'antre pout-être, Et dans ces jours de deuil où le pays Baignait, C'était pour lui surtout qu'ollo craignait, Oubliant presque, hélas! l'atné, le volontaire Exposé maintenant aux dangers de la guerre.Un jour pourtant le jeune franc-tireur Traversa le village ; U s'en allait au champ d'honneur, Ivre d'ardeur et de courage.Il embrassaBa mère et Son frère en passant Et repartit, prêt A verser son sang.l.e bossu le suivit d'un long regard d'envie ; Pour le suivre, on eût dit qu'il eût donné sa vie, Et pourtant son regard jamais ne s'élevait Sur le mur où la croix d'honneur élincelait.Nul ne saura ce qui se passait dans son Ame, Nul lie saura lcsecret de la flamme Qui brillait dans son œil Boumois! Comme les francs-tireurs, se remettant cn route, Venaient de se jeter A travers bois, Un régimont de uhlans bavarois, Lancés sur leurs traces sans doute, Tombèrent sur lo village A leur tour, S'efforçant de savoir, par crainte ou par surprise, Quelle route les francs-tireurs avaient bien prise.Mais tous les paysans, sans crainte, sans détour, Bravant la collère allemande, Avaient répondu : Non! aux ordres de la bande.Ce jour-là, le bossu Avait quitté les côtés de sa mère ; Un moment même on l'avait aperçu Causant avec mystère Avec un officier de l'armée étrangère.Puis il rentra chez lui Batisfait, l'œil brillant.Lc soir, il s'endormit en souriant, Si bien que, remarquant son air d'ivresse, Sa mère, en lui mettant au front une caresse Avait murmuré : Dors! dors, mon pauvre innocent, Dors ignorant du mal, sons l'œil du Dieu puissant.Lc lendemain matin, une nouvelle horrible Vint réveiller tout lo pays_: Par lc corps de ublans, les francs-tireurs, surpris, Avaient tous succombé dans un combat terrible! I-a mère eut un moment de suprême douleur Et regardant la croix d'honneur : " II est mort comme toi, ton lils, s'écria-t-ello ; " A ton grand souvenir fidèle, " Martyr de France, il dort do l'éteruel repos : " Au hou d'uu, maintenant je pleure deux héros ! " Pendant ce temps, tout le village Cherchait quel traître avait, guidant les ennemis.Pu présider A cet affreux carnage Des francs tireurs dans leur sang endormis.Un régiment français, altéré de vengeance, Venait d'arriver IA qui réclamait aussi Oo lftcho Judas do la France, Pour le fusillersans merci.Soudain, du fond do la chaumière Où soupirait la pauvre mèro, Un cri de rage ct do douleur jaillit: Comme elle refaisait le lit, Lentement, un peu lasse, Elle avait fait tomber de la paillasse Quatre ou cinq pièces d'or, hélas ! d'or allemand.Alors, touto plie, étonnée, Elle s'étaU tournée Vers son fils, seul témoin de Bon saisissement.Lui, le bossu, courbait la tête, Et i.m dans Bon maintien criait l'aveu.Elle le vit, ct Boudain, l'ieil en feu, L'Ame livrée A l'horrible tempête: —Toil toi! s'écria-t-elle, ah ! réponds,réponds-moi Est-ce toi ?réponds, est-ce toi ?Le bossu garda le silence.Alors, poussant son cri do rage et do souffrance El prenant A témoin la croix d'honneur De ses fureurs de Française ©t do mèro, Elle saisit son fils iiar les cheveux Et lo traîna, pleurant, blême d'effroi, hideux.Jusqu'aux soldats français qui réclamaient lo traître.—Lo voici! le voici! vous allez le connaître, Leur cria-l-elle avec des sanglots dans la voix, Lc voici ! c'est mon fils, l'ami des Bavarois! C'est lui, mon préféré, celui quo, pour ma honte, J'ai gftté depuis le berceau.Il a lue son frère et trahi lo drapeau.Je vous lo livre, allez ! frappez! réglez son compte! Tuez-le! tuez le ! Pour Dieu! tuez le donc! Vainement.A genoux, implorant son pardon, Lc bossu se t rainait, tordu par l'épouvante, Sa mère frémissante Ne voulait plus l'entendre ni lo voir.—Tuez-le! tuez-le! faites votro dovoir ! Képétaitelle encor, et se voilant la face, Elle courut chez elle en sanglotant, Tandis que les soldats fusillaient Bon enfant.Elle s'en vint tomber au pied do la muraille Où reposait la croix d'honneur : —Eh bion! s'écria-t-elle, ivre d'horreur, Eh bien ! soldat tombé dans la bataille, Es-tu content do moi ?Vois ! pour rester digno do toi, Je t'ai donné mon fils chéri, toute ma vio! Ah' maintenant que j'ai souffert pour la patrie, Maintenant que ma colèro a vengé Ton vieil honneur par ton fils outragé, Pour iii'accneillir, ouvre ta pierre.La Française a puni le trattre : maintenant' Laisse mourir la mère.En pleurant sou enfant! Le soir, les ; i j - i : - laissant devant la porte La virent immobile.Elle était morte En pressant sur Bon soin, do larmes tout mouillé, I.o portrait du fils fusillé ! Entre Juifs : —Songez quo vos bonnes actions vous seront comptées IA-haul.tandis que les mauvaises!.—Oh ! les mauvaises, il y a longtemps queje les ai vendues.Le comble du vélocipédiste.Prendre un huissier pour un record.nier possède une voix pour jouer leB grands tragiques, et M.Ilarré nous som-ble avoir une voie toute tracée dans les pères noliles.M.Emmanuel, dans Cèle*-(in, avait une tète réussie do comique ou dc trattre ; c'est un acteur par tempérament nui se sent de force à garder uu tic ou un geste familier, toujours le même, du commencement jusqu'A la fio.Il joint A cela une prononciation excellente et uue mimique combien expressive.MM.Art.Denis (Lchiirhoir; ct M.Jos.Lemay sont fort heureuse ment venus à bout do rôles difficiles.MmcChapdelcine (Clémentine) réussira bien dans les duègnes et autres rôles eiumlem ùirin» : beaucoup de naturel et d'action.Mlle Elise Chapdcloine, très jolie, très gentille, ne débite pas mal, saura plaire.Mlle Koid a de la science et ost très sympathique.Entre les actes, Mlle Eva David, MM.T.A.Langlois, Ernest Langlois, Thi-heaudeau Rinfret et T.F.E.Foin ont été applaudis comme chantours, décla-matours et musiciens.Ui manche prochain, lo 27, on donnera le Voyant île il.Perrichon,de Labiche et Martin.* Ne pas oublier le concert de M.Ed.Clarke, le pianiste aveugle, A la salle Earn, ia 89 novembre courant.Leabil-leta se vendent de plus cn plus.Ce sera nn régal artistique commo il ne nous est pas souvent donné d'en entendre.# Le Voyage île il.Perrichon, tel que joué au < m-su lo 15 courant, par les anciens élèves du collège Sainte-Marie, fut un joli succès artistique el financier.Cependant M.Incosle, dam le rôle de Perrichon, ne s'est pas toujours tenu à la hauteur du personnage.Nous ferons lamême remarqueà M.Alban Germain.Ce fut en somme un très joli succès do vant un public nombreux, intelligent et choisi.* L'Art Musical annonçait dans son dernier numéro que l'Association cho raie de Montréal devait donner Ere de Massenet, et que les rôles il'Adam et d'Eve Beraient confiés A MM.J.B.Du-puis et à Mlle LeBouthilier.Nous sommes on mesure d'annoncer à uos lecteurs que les répétitions ne sont pas encore commencées, et que le prochain concert do cette société n'est encore qu'A l'état de projet.De plus, il est très probable que ces deux rôles d'Adam i-t d'Ere seront confiés A deux débutants que le public no connaît paB encore, mais eu qui l'on est on droit de fonder de grandes espérances.* Nous apprenons que M.Dominique 1 Miel larme, lo professeur de piano bion connu, doit donner durant le cours do l'hiver, un concert d'élèves artistes et d'élèves amateurs.L'on se rappelle encore le succès qu'avait obtenu son dernier concert, il y a trois ans.M.Ed.Clark, lo pianiste aveugle qui doit don ner un concert A la salle Karn, lo 20 courant, doit y prendre part.L'on Biiit que co dernier tut un des meilleurs élèves de M.Ducharme.Nous attendons avoc impatience ce régal artistique.* Chez Karn, rue [Sainte-Catherine, joli recital lo 10 novembre courant.MM.Art.Jones, Fred Emorris, lo professeur Goulet et Ailles Mcl-aughlin et Hol-linshoad ont donné de jolis numéros.Mlle Hollinshead mérite une mention touto spéciale.Mme Ivos ol M.Angus Winter accompagnaient.Prochain concert, le 3 décembre, A 4 lires p.m.* ttXAKOU Quelques disparus : A Paris.Louis Gallet, successeur de Scribe et librettiste universellement connu, Agé de tï!I ans.A Naples.Salvator Sava.autour dramatique, Agé de 84 ans, ancion collaborateur avec Donizetti, auteur de plusieurs drames el tragédies.A Dresde.A l'Age de 72 ans, est mort le professeur François Magnus Boehme, auteur dos Lieits de la rieitle Allemagne Ot do l'llislnire de la danse en Allemagne.A Bonn.L'ox-profosseiir du Conservatoire de Cologne, M.Van Koeuiugs-toew ost mort dernièrement.Il avait été en relations très intimes avec Schumann, Brahms, MM.Joachim el Carl Koinccke.* M.Emiliano Itcnaud qui étudie le piano A Berlin avec Mme Stefanoff, est en relations très intime avoc M.Joseph Hoffmann, un célèbre pianisto parmi ceux que l'Allemagne fournit aux appréciateurs étrangers.* On nous apprend quo M.F.X.Mercier, le ténor canadien A Paris, est en train d'entrer au Grand Opéra.Voilà un succès ! * A Paris, M.P.B.Gheusi prendra, A la Nouvelle Revue, la succession do M.Louis Gallcl, comme critique musical.* Sa Sainteté l/on XIII a écrit uu li- vret sur le baptême de Clovis ou vers latins intitulé : l'irai Christ ut qui diligit Francos! M.Théodore Dubois est A eu écrire la musique.* A la Renaissance (Paris), le 28 octobre dernier, ont lieu la première de .'/•'• dfe de M.Catulle Mcndes avec musique de M.Vincent d'Indy.# Mme Emma Calvé va peut-être renoncer à l'Amérique et à ses millions pour tout simplement chanter au Grand Opéra île Paris.Elle y gagnorait en gloire ot en renommée, mais pour noua, Montréalais, quxlle désolation ' Nous avions espéré jusqu'ici qu'ello viendrait recueillir ni m iipplau'lissomonbi.MONDANITES Mlle Lucienne Tétrault, ijui était en promenade chez Mlle Antoinette Gravel, paro I/igan one si, est partie pour la vieille capitale.Amour s'ennuiera, dit-on.» Lundi, le 7 novembre dernier, fête intime chez M.OFarrell.chef do police A Maisonneuve.("étail le ISicme anniversaire dn M.TliomasO'Farroll, AU.Il y eut adresses, discours, cadeaux, chant, musique ct danso.Romarqué dans l'assistance: MM.ct Mines Marti neau.éebevin ; Christin, échoviu ; Bisannuelle; Mlles A.Dudevoir, V.Bisann-nette, V.Giroiix; MM.A.Labelle, Jos.Prévost, Félix Saint-Amour, A.Lâcha-polle, A.Illoiidin, Joe.Saint-Amour, A.Ctiartraml, Jos.Corbeil, A.Gamacho, etc.MM.A.Labelle, J.Prévost et F.Saint-Amour, ainsi que Mlles V.Gi-roux ct N.Bissonnettc, oui charmé les Pour Névralgie, liuuniutibino, j GontiA.Sciatiqna j N'usez que l'Huile cl© Pin Part unie 1 Produits Français oouronnés par l'Académie de Parla. 840 LE PASSE-TEMPS invités par leur musiquo ct pur leur chant.* M.Ed.Masson, rue llerri.recovait quelque* ami* che* lui.le '.» novembre, * Lo 13 novembre, soirée musicalo tout a fait intime, chez M.et Mme Jacques, rue Cadieux.* Mlle./.Vallée recevait chez son pèro, gouverneur de la prison de Montréal, jeudi le 1" novembre courant.* Mlles Clémont, rue Saint-Hubert, recevaient dimanche toir, 13 novembre.* Lo 22 du mois courant, a ou Hou le mariage de M.Orner Goyctte, avocat, avec Mlle Léontiue Oaudet, fillo de M.le Dr M.H.E.Gaudct, de Montréal, ancion médecin du pénitencier do St Viucont-de-Faiil.* M.le coroner K.Blanchard ct Mme Blanchard, de 8t-Hyacinthe, ont célébré, mardi, le 15 novembre, leurs noces d'or.• A la chapelle du Sacré-Oeur, église Saint-Jacquee, lundi le 14 novembre courant, avait lieu le mariage do M.Léon Bilodcau, imprimeur, avec Mlle Mario Uuet, fille de M.Mathurin IInet.cultivateur de Chambly-Baasin.• Sninecli.il! 12 novembre courant, il y avait réception do 4 i 7 lires p.m.chez Mme Normandin, rue Saint-Denis.Touto l'aristocrathie canadienne e'est rendue afin de présenter ses hommages à Mme et A Mlle Emilie Normandin Îl ii ï reçurent leurs hôtes avec la plus rancho cordialité.Il y avait plusieurs débutantes très gentilles daus leurs toilettes de demi-saison.* \jo 0 novembre cournnt, l'été intime chez M.Dumoiit, à l'occasion du l'Jiè-me anniven-niro de M.Rodrigue Du-mont.11 y eut présentation de cadeaux et discours.Mlles Dnmesnil, Arnault et Mai l large, .n firent de la jolie musique.Ce fut un succès nui revient tant aux nombreux amis de M.Dm.i qu'A lu i manie ; il se prodigua ixmr amuser l'assistance.Dimanche, le 18 novembre, les membre du Cercle Saint-Louis se réunissaient A leur salle", rue Plessis, pourfê-ter M.A./.Mngnnn, un des membros fondateurs.Un magnifique cadeau fut Srésenté au héros de la fête.Adresses, iscours, déclamation et musique jusqu'il une heure très avancée.On gardera un heureux souvenirde cette fête.* Le Cercle Saiut-Louis est A organiser une soirée A laquelle prendront part les parents et les amies des membres de ce cercle.On profitera de l'occasion pour fêter leB nouveaux officiers élus pour 18'J8-9fl.Il y aura déclamntiou, musique et danse ; lo tout assaisonné dea huîtres du dernier bateau.Les organisateurs de cette soiréo sont MM.Arthur Giard et Henri Tunnel.« Le 16 novembre courant, très intercalante soiréochez M.Mar'.ineau, ex M.P.P., rue Sherbrooke.Mlle Kmércntieii-nc Martinoau lit largement les honneurs A ses invités.On remarquait entre au très: Mlles Clément, Bonoit, Guimond, Lacroix.Vuliquelto.Saint-Pierre, Fa-fard, Ostçlle (de Chambly), Jodoin (de Lougueuil), Rouleau, Rondeau, Marti-man, Sieotle, Blondin, Collins, etc.MM.R.Dionne.Art.Richard, An.La ramée, avocat.Dr Lccavalier, Dr Beau-champ, Dupont, (prés, des E.E.M.), O.Muthiou.Dr Du Plessis, Goulet.Bou-rassa.Brégont.V.et M.Miirtineati, Dr Fnfard, lt.Valiquette, otc.LA CHANSON DE MARINETTE Ai.i.kobo moderato.Paroles ot Musique do d.TAGL1AFICO._, fJ tjuati schema into.__~—=—____ L'n jour je lis u-ne chanson,.Il - no chanson pour Ma ri- que bien - tot .l'a - vais d'a-hoi'J.d'un ro - si- P gnol Pris pour mo - tif.de ritournelle U - nerou-ladeen si bé- Tetnpo la.mol, Autant que je me le rap - pel - le.Un jour jo fia u-ne ehan- -è\ Ç-"i Î=3=—S>- Bon U ne chan-son pour Ma - ri ad lihilum.net- te, Les vers avaient bonne fa-çon.La mu-si- que Lamu-siquo fut bientôt - _ legato.Puis dans Ich plain te* d u ru isseau, ( i rare au x ca- er - :\ Mlle Marie-Louise Béland, de Saint-Barthélémy, ost en promenado chez son frère, M.Béland, ruo Saiut-Hubort.* Dimanche, 20 novembre, Mlle Yvonne Jacques recevait chez elle, rue Sai nt-Louis.» Mardi, 22 novembre courant, Mme et Mi.-P., ii-.ii! recevaient A leur résidonce, rue Saint-Denis.* Dimanche, 13 novembre, quelques m m is se rendirent chez Mllu Eugénie Mercier, et lui présentèrent dc jolis cadeaux A l'occasion do son anniversaire.Remarqué parmi l'assistance: Mlles Maria Boucher, B.Bilodeau, Contant, F.Fournier, E.et A.Frechette, B.ot A.Giroiix, L.Kavaiinugh, H.et B.Lalonde, L.Moll, M.L.Mouette, E.Mercier, O.Porlier, A.et A.Sansfaçon, La-rivière, A.libelle, etc.; MM.C.Bayard, J.Bouclier, Bégin, Bilodeau, A.Brunet, II.Cluvel, A.Contant, J.Cardinal, A.Daoust, F.Fournier, A.Germain, Lor-tie, N.Mercier, Mérinos, H.Raymond, O.Rousseau, A.Sauvageau, Sansfaçon, Labelle, Larivière, etc.LA LIGNE DROITE C'est le plus court chemin.Le Baome Riiumai.guérit ainsi les affections pulmonaires.71.THEATRE DES VARIETES Au moment où nous allons sous presse, a lieu l'inauguration du théAtre des Variétés, entre les rues Shaw et Papi-Heu.sur la rue Sainte Catherine.Nous en causerons dans notro prochain numéro.VOUS LE VERREZ BIEN Vous avez pris bien deB remèdes et votre rhume s'aggrave.Prenez du Baume Riiumai.qui vous guérira certainement.En vente partout 25c la houteielle.72 rosses, aux ca-res-ses de la lui - se, Je découvris.un chant nou- d'une bar-mo-nie ex - qui - se; Souille cm bai] gai prin-temps, E - cho di - vin de la tu -re.SouUdonnscteurs les bat-te-monts.con uni mu.as Dévident en marquer la me- Mais les chansons ont leurs destins,.Un soir que fredonnant la Ma - ri - net- LE .BRULEUR-SOLEIL t ! ! pfctj8 de globes, PLUS DE NETTOYAGE, PLUS DE CA8SK.LiîMifeHK Brilla nt h a Flamme Liukk Toute lundi- û l'huile de charbon transformée en Imiipu ù ii k ' en 5 luiiiutt'Stkii moyen du Hrulour-Solcil.I-.-nf-rrcT -le lu coi.iDo*itu>n a emiilovor esten-vuvô iv tout acheteur «ans ourit.tin talion de i»\x.Cetto cotui'0«ltioii peut dire turlnn^o pur uu enfant dans une eanlstro n l'huile ordinaire aveo dea matériaux bien connux que l'on peut obtenlrohex n'iu: porte quel " grocer .l'eux (tnuideura en vente : Nul.prix.76o No 2.prix, $1.00 Sur reception du prix indiqué on e-nverra/rtinco: lo 1." 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Supplément (HQusical .au " Passe -Temps " Musique yocale et Instrumentale.POUR LE SALON sommaire Vol.IV — no 96 CHANT : l'rorilou» bii-ii do« Iiwi*î -!'sa-lomn, ]>ar .ïuie» ilassenot ; A has les paresseux, par l'ahhé (!.Ilugns.piano : Humoreske, par K.Cirioft.3.€.Belatr.» tmprlwewr de musique.€fllttur-proprfétatrt««« abonnembnti Un au,.f i ¦ 50 Six mois, .75 cents Le dernier uuinéro.5 " Vieux numéros, .10 cents chacun Ee "Passe-temps" ffîontréal, » Canada Allegretto.A BAS LîES PARESSEUX CHANSONNETTE Recueillie et harmonisée pour le Fasse-Temps pur l'abbé Q.DUQAS.PIANO.; Mes en -«-»-fc—*- -y-,-,-y- fants, voi - ci l'an -ih-fl- 1 8 fU-• , ro - re, 8e - cou ri ~4 P—p ;=j -=—*—u-p- ona un lourd som-1—1 r*^ — f¥ï—p- '^ft-*—*—P- 1-1 1-1 F" -H-fl -s—?—g— - ¦ r - p- r ?^%—LJ -rr-1- /Lr» J ___i> m rw ¦ —-n- "y ¦ - •y meil, Le bon g ±Jl± S?%EEEË-'— Dieu veut bien en f ¦ & -F Ï3E co - re, Noua don ner un doux ré- V—V-y- rgr-r—e=$z veil, Vi - te, at vite a - vec cou SEEÏEE3 ra • ge, Re - met fa tons - nous à l'ou- -*—•—*- e£ee?vra - ge, La pa resse est à mes yeux un on tra- 2T» : f Jfc zn—^=i~- J- bas les pa - res 1=1- 3=1 =ÏE=Eê r baa lea pa - res- J I Zp jL.Mos enfants voiei l'auroie, Secouons un lourd sommeil, Le bon Dieu veut bion oncore, Nous donner un doux réveil, Vite, vite, avoc courage, Remettons-nous a l'ouvrage.La paresso est k mes youx ITn outrage j A bas les paresseux.(ter) 8 Regardez ! dans la uatun;.Tout se mout avec ardeur : Les oiseaux sous la verdure, Los aboilles sur la fleur.'Mais le fainéant enrage De voir chacun à l'ouvrage.La paresse, otc.2 Sachons tous que la paresse Eat un noir épouvantait, Qui chasse honneur et richesse : Récompense du travail ; C'est pourquoi jo vous engage A voua remettre à l'ouvrage.4 Travaillez ! dit Lafontaino, Travaillez pour vos besoins Et n'épargnez pas la peine, Ce fond-là uiaui|iic le moins.Suivons un avis si sage Et tuettous-iioiis k l'ouvrage.La paresse, etc.\a paresse, otc. PROFITONS BIEN DES JOURS D'AUTOMNE » ( MAKE WE THE MOST OF GENTLE AUTUMN ) Poésie de PAUL COLLIN.Allegro commodo e sobtkhuto.Musique de J.MASSENET.PlANO.< (l)Extrait de Posme d'OcTOBRE.recueil de oinq mélodies.Pris i notre bureau, 75 c ; par 1a malle ajouter 6c pour frais de port. •> .cho vow, Bea Quo so ra - con Heart to heart, in taienl lea Spring ¦ title (lis manlB ;.Ils fai-saient d'é ¦ ter - nels set- clos - es; Love, that they trow noohangomay S .„.=.-.•-_.,„ p dim.zàat ments, Tout has.Quand fleu - riB-saient lea ro • aoa! know; Brenth'd low, Where aruile tho blushing ro - bos! Pro - ii - tons bien Make we the most des jours d'au-of gen • tie 23 - ne où dana les cieux Semble er - rer la lan • gueur plain :ti - ye des a - dieux I Au • tumn while yet there eweU Mur - murs ten - dor and plain-Uve bid-ding us fare • well! Pro - û - tone Make we the bien most mil.dea jours d'au-tom of gen - tie Au ne.tumn.ffff moUopiil animnlo.Hé - las! A - las! '- le dea - tiu qui nous paas-ing time al - ter h-fV-fV POIIB ail.se r Est quel-que How oft doth fois si ri -gou - reux!.for-tune fie- Kle prove! 3 m -- Sa Re- viendrez - vous beaux a-mou-WU1 it ro - turu w bon leaves next —i- Q :|8 5È (Km.ft m V— 3f- reux, fall, Quand re - vien Will they re dra la sai-Bon tum, those days of dou love ?.ce?Pro - ft - tons bien Make we the most m r IS HO- lea solutions jusloa.l.cs réponses seront recuis jusqu'au 8 décembre.LE BAISER DU CHEVALIER Toil« lté de réception ou do dlnr r pour b une femme ou dame d'Age moyen.Tt be en velours ou satin noir ; tablii r en crêpe dc Chine rose brodé de pel ils rubans froncés noirs ; autour du tablier, petits rueln'b de mousseline do soie rose ; corsage forme blouse en crêpe de Chine brodé d" petits rubans : birlhe ¦ roi-séc eu mousseline dc soie rose.TOILETTE DE RÉCEPTION Il eft toujours très difficile de trouver nne jolie toilette [ouvant être portée montant1'ou décolletée pour assister A un mariage, cén'monic d ¦ jour, r.'-n iiion du soir.Voici un modèle qui convient tout A fait i cet emploi, si l'on y met une gimpe mobilo eu mousseline de soie ou cn tulle sur satin.Dans le cas ni) on aurait de la dernière saison line jolie robe de velours ou de salin pou portée ot encore très frai, lie.on pourrait la modi rnisir et la chanter d'aspect on faisant un tablier de tulle, do crêpe de Chine ou do ca*- l rodée.Ou biinencore, si on a une belle laize île dentelle, on !'• niploicra pour le tablier ; m co cas.le com i go aurait une iiloiiso égal- ment en laixe de dentell'.I« tablier, disposé ainsi que le roj r< seule notre i ravure.avantagera, tn l'amincissant, l'ensemble de la ju|C.Materia! x : Velours 10 vorg.s ; tulle on laiz • do 48 .i IKI punchs ; innusselini'ib.soi- 2 ver^i-s: ruban de satin No5, 2 verg-s; soie doublure 18 v rsin, LE MONDE ILLUSTRÉ, le plus ancien ol le mieux fait il s journaux In-I, donnnlaires illustrés, devrait être reçu dîna toutes Ira fiiniilb s ciuiiulieones.Ce* hrtieli* sont sigu.'s par nos meilleurs écrivains, ses romans aont m ir-qués au coin de lu plus battle morale ot l'exécution typographique en est dos mieux r-u*t-icH.Do plus.i is' de primes sont distribué)* tous les mois parmi les abonnés.Alionn-ment.f3.H0 par année.Adresse, le " Moiiilo Illustré ', Montréal.Nos ab.un.s de la ville qui veulent b iiéliei.r defl prions doivent payer leur hIioiiiiciii ni direc-leiin ni atl bureau tin l'v-si I'mii -. I.K PASSE-TEMPS AU MONUMENT NATIONAL JEUDI, LE 15 DECEMBRE IMlOCHAIN L\ IIONDF.Il K8 ASTRK» 'à À I.A OOOJI PO Hill FIl-NÇOIS i •a tu Q -/.» -fl — «1 w i—i (ironie Fiii'ii-, oomnionniit Ht" tiguniuti*.ngiéiii.-inco d'exercices chorégtfi-plli'in s li iriiiuiiieux ol voie», aveu Oy*JU luri iippropiiiii et jeux «lo iirnic rc éleclii'iiia.• lTilé"'9''.il'-r"]0ii.ci.tiliuu.9t* 3 3 l Nouvelle Method-j d'Accompagnement Ht 6|t> l|5 .1» jil aie ils 0|0 !¦» 2:3 4- s—i - - • - Cotte mone'Ie méthode aeeoimioa© d'un* ritnple haanette rar laquelle *ont marquées toute* le* ••let* a U iuu»tque.A I aide de on'\* nouvel k > uieihde.nou- rh i mui-,.ns qu'un* per*i'-i i" •.Mociir**).IMPRIMERIE sj • 4.[Musique IMPRESSIONS oe MUSIQUE cn GrtAVUHE it 1 YPOU à traverser eu sortant de Paris pour marcher vers lo point où nom allons.—Main si, mais si.c'est lo bois.de Vil lo-d'Aviuy./.i mile nu yruchuin numéro.Voir la liste de la Mcsiiji'e i>fjX paiiuk hans i.e I'assk-Temi-h, page 8T>2.SEULE!! Far A.D'ENNERY TROISIEME FAUTIF, (suite) — Comment !.La liberté quo jo mo churgo do lo douuur, lo bien-être, ma fortune que je consentirai a partager avec toi, tu repousserais tout cola t.Alors, ajouta Mordoche d'une voix où perçaient le soupçon et 1 > montée ; je veux savoir pourquoi — outonds-lu I — ju le veux.—Eh bieu ! soit, je vuis vous l'apprendre.— D'abord, quoique vous ayez refuse d'y croire, supposez pour un instant quo je sois un honnête homme.—Itou, je le suppose.Après 1.—Supposez que, vaincu par vos iustanecs, entrains pin' l'amour do lu liberté, séduit par les oll'res géuéruises quo vous me faites, supposez, dis-je, que jo parvienne à m'évuder du bague avec vous, quelle s'rait alors mon existence 1 —Cello d'un joyeux cunipaguuu, dépensant, avec moi, l'argent ik pleine! mains, achetant tous les plaisirs, tous les bonheurs do lu terre, quoi (.—Non, non, telle ne aérait pas ma vie, à.moi.Forçat en rupture de ban, contraint do me soustraire aux regards de tous ceux qui m'oui connu, je ju-lilierais l'injuste condamnation qui m'a frappé.-le légitimerais la honte qui pèse sur ma feinnie, sur nies enfants que je condamnerais aiusi à un déshonneur perpétuel.—Kl si lu restes au bague, demanda Morduche, si tu fais bêlement les années de réclusion que lu us encore à subir, seras-tu plus estimé, plu* hunuré quand tu en sorliras T —Non, mais fort de ma conscience,libre d'agir, du mo moutrer, je pourrai rechercher te misérable qui a commis lo crime pour lequel j'ai été condamné.Dieu aillant, je retrouvoiai sa trace, je l'accuserai, je le ferai condamner ù sou tour, et cotto Condamnation QUI ull'ucoru la mienne rendra l'honneur ù ma famille et mn consolera de toutes mos soulfrunces, de toute* mes tortures, du toutes les larmes que m'auront fait verser dix anuéo» du plus épouvantable supplice !.Rt loisqu'il prononçait eus douloureuses paroles, il y avait dans la voix du malheureux Urbain uuu si louchante expression d'amertume, uu si profond désespoir que L'Ame dn Mordoche h'forçat, depuis si longtemps endormie, cn fut subitoniulit remuée.Il demeura silencieux pendant quelques iuslallls et, lorsqu'il su repiit u.parlera l'rbaiu, il Semblait que ce fut uon plus ù son oonipugnou du chaîne, mais ii un homme profondément respecté qu'il adressât la parole.—Vous avez peut-être raison, " monsieur", lui dit il ; mais vos idées uo peuvent pas êtrn les inien-nca.Lorsque vous sortirai du bagne vous retrouverez uue femme ot des enf.iuls qui vous attendent ct qui vous aimeiout ; moi, je n'ai quo moi seul au monde, co n'est pas grand chose du hou, mais j'y tiens, parce que jé n'ai quo ça Ii iiiiner.tin vou* | mis dans la têto, el peut-être bien, daus lo co'Ur, des seiitimuuLs, quo je ne connais pas.—Vou* avez ou un puni, je suppose, lit Urbain.— t lui, nn père qui me battait quand je volais maladroitement.—Et uue mère t.— Une mère qui pleurait do me voir battre.Et elle en est morte j.Tuuez.no parlons plus do ça.l'ai soutl'ort trop longtemps, j'ai, la-bus, de quoi èlrn hourcux et je veux en proliter.ct c'est la nuil prochaine quo ju mettrai mon plan a exécution.—la nuit prochaine '.—Oui, ot pour commencer je me met» tout de suito â l'ouvrage.En disant ces mots, il sortit son ciseau à froid do dessous son aisselle, et prit uue grosso piorro qui sn trouvait à portée do sa main.—Qu'allnx-voiis fitiro 1 demanda l'rbaia Kaim-huild saisi d'iuqiliéluilo.— Regardez.Oh t je poux travailler trou piille- nient devant vous, a présent quo jo vous commis bion, ju suis sûr que vous no me dénoncerez pas, ot Mordoche, au moyen du ciseau ii froid et de la pierre servant do marteau, donnait uuo entaille au mnillou passé ft Pannnau de lu " raonillo".Ce travail terminé, et cela en ouvrier expérimenté, il reprit la convolution, tout en roplaça.nt le oiseau daus la pouho pratiquée sous le bras.—Voilà qui n'est pas trop mal fait, dit-il, cl mon ancien patron, s'il m'avait vu, serait lier do suu apprenti.—Mais, interrompit Urbaiu Kaimbaud, vous vous ezpMCZ à uu uhâtimont terrible.—Un châtiment, lequel! • —Si vous étiez repris, vous seriez inévitablement condamné à perpétuité.—Il me restera l'espoir de mieux réussir une autro fois.—Ce n'est pas toul ;.en admettant quo vous parvenez à quitter Toulon, votre signalement soru envoyé dans toutes le* directions, dans les ports, à toutes les brigade* de gendarmerie, aux commissaires du police et aux agent» do la sûreté, aux douaniers mémo.Il vous sera bien dillicilu do purveuir ii échapper, uu formidable et invisible réseau que forme autour do l'évadé cetto active surveillance.—Cela nu m'inquiète pa* ; je me moque do ect-tc surveillance et je saurai la déjouer.Queje réusisse seulement à sortir do Toulon ot cela sulli-rii.Kl «'iulonoinpint pour moutrer l'entaille failu au maillon : —Vous voyez ça, dit-il, presque rien n'ost-co pa* ! Kh bien avae uuo toute potito posée, clac, le fur pétera comme par ouchanleinent, comme on dit, ut celle nuil, comme jo vous l'ai dit, je donnerai congé du logement qun lo gouvernement m'a accordé gratis pour vingt ans.Ixtrsqu'après la journée de Jravuil, les deux compagnon do chaîne entrèrent, los " rondiers " do service â 11 grille, se mirent on duvoir de faire comme d'habitude, secouer les fur» afin do s'assurer qu'ils étaient intacts.Ku voyant s'upprochor d'eux los " roudiers " l'rb.iiu Kuiiubiud ct Mordoche éprouvèrent uue même impression de frisson dons les moelles.La regard que leur jeta l'argousin los tit tressaillir.M lis l'i m pression fut pour tous deux de courte durée.Depuis longtemps il n'y avait pas eu dc tentative d'évasion, «t let surveillants avaient hâta d'accomplir lou même besogue de tous lesjours pour aller se reposer.I.e" rou lier"ne pril mémo pas la peine do frap-por sur les fers du nos deux fa real- et passa eu disaul à Mordocho qui lui présentait lui-même la doublo chalno : —C'est bon !.c'ost bon ! l'uis il avait fait demi-tour,militairemeut, pour su retirer.Mordochu exhala un soupir do soulagument.Une fois la grille fermée, les forçils devaient so coucher.Mordoche ot Urbaiu Kaimbaud s'étendirent c6to-ù-coto, et le premior se montra très pressé do s'endormir, pendant que les garde-chiourimts attachaient lu "ramas".1.0 plus profond silence no tarda pas à régner dans ln dortoir.Tous les forçats, éruintés par lo travail de la journée, s'endormirent presqu'aussitOt couchés.Mordoche «oui veillait.A ee 11.1."- de fatigue, l'ibain étail plongé dan» uu profond sommeil.Il so voyait, commo dans son rêve de chiquunuit, au sain du sa famille, le jour oh on était venu l'on arracher.— 11 se débattait com rc les hommes do police et, juste au moment eu Mordoche faisait éditer lo maillon de eltilue qu'il avait précédemment scié, Urbain s'écria en se réveillant cn sursaut : —Arrêtez ! arrêtez ! La suite ou prochain numéro.Vom l'annonce db Nos I'uimes a i.a page 851.GUERISSEURS.le baume rhumal est le ro.de. LB PA8HK-TKMPH 361 KOS PRIMES UNE PIASTRE DE CADEAU Aux abonnés.— Aux personnes qui paient un an d'avance noua donnons, comme PhlMHK, pour UN DOLLAR do mn'ohandise : morceaux de musique, monologues., chansonniers et livres divers,qu'on pourra choisir dan k la late ci-dessous, bonis les abonnes d'un an ont droit aux primes.Aux Irct.iirt,- n.m lecteurs qol achetant lo journal au numéro peuvent aussi bénéficier de ces P Kl M KB en utilisant le coupon dk prlwks, qui se trouve sur la dernière pace du journal.Le prix de chaque article sera diminué de 6 conte, si la commande est acciimiihxnéo do notrt coupon.ISous acceptods los iiiubrcs-pusie du Canada et des Ktats-I ni-.nota.—Prière do désigner chaqne article par ¦on numéro d'ordre, tel qu'inséré ci-dessous.MUSIQUE Ces morceaux sont envoyé* franco sur réception do prix marqué.Avoo notre i'uupov DB ramas.5 cents sn moins.GRANDS MORCEAUX 1 F.debnppé—L'amour, o'rbt L'iartianci ¦ fi ¦¦¦¦< re.Maison).25e * E.Lavigne—Vi va i.a FrarcrI 'avec choeur «d libxtumi 3e édition.25e 3 O.O oublier— La Caano du Patbav, ro- mane*.25e 4 J.Maasenel—Li Souhait, mélodie.fie 6 G.Maquis—J'ai* raprll'plus! chansro comique.m 6 Ch.Leeooq—Taàa jolis, mu polir (La Clle de Mme An got).25e 7 Léonoe Uras'-L'Avauoli, romance.Re 8 L.Oohbaarts-• M'aimrx-voubT Valse élé- gante pour ri ni".36c 9 J.Closest—La CAaADUn»ï,cb.populaire.26c 10 Milo-Li LaUhirRi chanson.26c 11 L.Varney—Ça paît toujours plaisir /> '•¦.¦¦i- a .\.i¦ ¦ - - i.'-; in/on.25c 12 Zi-hrer— L» pi.gua ou bal, polka pour p.26c 13 a-Petit—La Charbon mrs Citt*i.ra (melodic provençale).25o 16 A.de \iiisbichot — Eîibsbblb; (projets d'avenir).23* V.Ratto— Adoxis (marche pour piano).'-'«¦ Lucien Collin—L'èxpaRt chastait la MaRBRILLaISI 1 Vie Tagilafleo—La csiaxsox dr Marimrttr— convenir.60c A.Contant— Vitr Laurirr I (marcha bril- lanta pour pianoi.60e C.Faure — Lr Papillon bt la Flbcb du m an ce).25c ! E.Lavigne — La Flbub du Soutrrir (lomanoei.60e ( Ch.Pourny—Tout Ra rorr'Chansonnette).2r-c I .Milo t,.li' Aimeras.—Blariîhr Valbb iponr piano).60e i A.I honni».-» 'l's.i-ih i r lb patb (Mignon 25c I Do Chavigry-Paré.— Boutrrir (valse brillante pour pianoi."6e ' Eva Plot L—latu I ivalsa pour piaoo) 60e I Olivier Métra.—Valbb rbpaoroi.b «sérénade- EOe I ViulMereler—itrkuxronnkttr(romance) M l sVu.e Aunsa Lafrotièee— dihoms Valsr iponrilano) 5».* ! Mm a.O LariD — Fbortrxai* graede i alsa ponr p mo 40c E C Masson— Ibtrrratio**alr Valsr 'pi or piano) 6te lOc—CHANSONH NOTÉES-lOo AIRS D'OPARAB La Fille do Tambour-M.—Le fruit défendu.Carmen—L'amour esl enfant de Bohême.Le Jour et la Nuit—Ce qu'on appelle aimer.Le Coeur et la Main—Chanson «lu can que.Le Grand Mogol—Chanson au KinRinbL Les Cloobes do Corner ill*- La légende dea cloches.Les 2s Jours de Clair*»*— Attention I du petit' cocotte.Gillette Oe .Narbonne-Suav'rs de* jeunes an* La belle Hélène—Un mari sac*.Les Clocha* de Corneville—Cn an son du Cidre Mil* Nitouehe-Banot et Cadet.Le Petit Duo-L'axa de l'amour.GH'te de Narbonne—Le Paradis d* la Franco.La P'cosse des Canaries—Mon p'lit wan cben Lee Clochas de Corneville- K'gardes paroi, r'gardes par là.Lai .MoUKqueiaires de la R.-Ah I Messieurs La Cigale ot la Fourmi—Petit NoGl.La Mascotte— Ce*envoyés du Paradis.Fleur de thé— Buvons oncore.SI j'étais rel—bi vous croyes avoir tété-Le* dragons d* Vlllars—N* pari* pas.Rose, Le songe d'une nuit d'été— In sung* héias! Kigoletto — Kbiihb* varie, fol qni s'y fie.Carman—Chanson du toréador.MmePavaxt— Quand il cherche dans sa oer- t*ll*.Fleur de Thé— J**ul» né dans I* Japon.La timbale d'argent—Couplets de la timbule.La Fille du Tambour Major— Petit Français.La Mascotte—Couplets do* Présages.La Fa von te—Romance extrait* du dno.Guillaume Toll—»ols Immobile.La l'anchois—On sait ai nier quand on est es pagnoL Mignon—Conuals-tu le pays?Los Cloches de Corneville—Ch'n du Marqni-lloooao*— L'amoor, c'est le soleil.L* Trouvère—Dieu qu* ma voix implore Mireille -A loi mon âme.Mlle Nitouolie—La légendo de la grosse cal se.101 102 103 1U4 105 106 107 108 109 Uu 1U 112 113 IN 116 116 117 118 119 120 131 122 123 124 125 128 127 m 131 La lia m m fm m lis COHAN BONN m TES, ETC.201 Fais-moi la Charité—Grand succès parisien.202 Ça ni'a fait bien plaisir—Cbansonnetlo.203 Le Père l>a Victoire—Chanson-marche.IM Le He Kt hire—Chai.son.M Lee Matters de Pnris—Sole d'aUllor.Oti U Pleut des Carouses—Chan son-Val se.207 Klle a 10» ans la Marseiliaiso—Cbansoo.2eech—Chansonnette anglalso.24fl Ah I maman, si tu savais—Chansonnette.247 C'est X'cellenl—Chansonnette.248 Pif, paf.pouf—beie universelle.249 Rosto-a-y 1—Chansonnette.2/iO La Goblnoii—Chansonnette.i G ruerios—Chanson.252 Simple aveu—Chanson.253 L'enfant et le polichinelle—Romanco.254 nob amoureuses—Chan non.2V» l'no rose dans tes cheveux—Mélt>die-valse.258 C'est lout e'que j'yuux fair' pour vous i Cotte.267 La noce des ues—Chansonnette.La marche dos commit-voyageurs.259 Mes anciens—Chanson comique.20U Ainsi «oit-il Buffalo Bill 1 .2ol L'enflammé 1—Chanson militaire.2«>2 Le vieux mendiant—C ha usun nette.2tH r.i.il- - coton— Oliauhonnette.m Oh I I* I oh I la la 1-Parodle de Oh I la la i 366 Les pied" d'ina sosur—ChansonnetU.'» Si ta t'en vas—Chanson.267 La femme est un trssur—Scène comique.2))8 Ah I oVaflaire—Chansonnette comique.269 J't* frai munter sur les oh'raux d'bois—Pay- aai nerie.270 Le lapin do Jeannette-Chansonnotto.271 11 aurait dû m'prévenir— Chansonnette.272 I' ma r'fusé son i-.r.t, .-m — Lamentation ooiiilqu' , 273 Angèle! sole.271 lut muguet—Doo.275 \ î.-'i,.¦¦: .d'Yvette Guilbert- 276 La ¦ i.¦ ¦ ' L ;.¦ i ¦ J77 En amour'7 Oh Mo vert I l Ji« Le Croque-Mort.;» 9 La grando Sarah.r du prix roaiqoé.Avee noir* COUPON DK PKI.MB 6eU*B moles.'v» r'.'ia'"nnter« *->nf nul/1 tt Oo%tieUM+%l Imm pU- ¦'¦ ¦ cl i ' iltê - j.i ¦.r.- Um plu* ; ¦ Utir— frmçiuirê et ertuadumnee.401 RKPBRTOIKK I-i.VKRANDK,ohanson nier comique noté contenant toutes la* ehansons comiques les plus en vogue.% 25 «V* nonvbah KKPBRTOIRE VBBAN-DK.contenant toute* les char sons eo-mlques les pins nouvelles et le* plus populaires.¦.25 4*3 I.R PLAIMR AU SAL0V, jolie* mélo-dins, romance*, etc., aveo musique.401 KUOfRS DU SALON, romances non voiles à gnnd saerè*, avee musique.38 «05 LA GAUDRIOLE, nouvelle édltloB.recueil d* chansons comiques et de chansonnettes, suivies do monologue* en vers el en prose.Un bean volume.40 i • ALBUM DU CHANTEUR, les plis Jolies romaneefl mndernea avec mu* ique 35 407 20CI! b\SS0H8 P'iPULAlRKS DU CANADA, par Arhlllo P.m.r SMOrédult à.ml 4>e) LA M' SK POPULAIRE, recueil de romances, chansonnettes et ehansops eo-mlque* avee musique.1 fort volame.60 0 L'AMI DU CHANTEUR, recueil de romance* et chansonnettes, dernières nouveautés, avee musique.86 410 CHANSONS POPULAIRES DU CANADA, par K Gagniiu.chanson- b-r noté, un fort volume, beau papier, franco .I 35 411 CHANSONS COMIQUES, nouveau recueil co" tenant des ron u oes, chansonnettes,etc.K 412 ALBUM DE CHANSONS, contenant h - plus beaux airs d'opéra el plusieurs chausons populaires.35 LIVRES DIVERS Cea volumes font envoyés franco but réception du prix marqué.Avec notre oocpox dr rniHis.6 cts en moins.501 HISTOIRE DE NAPOLEON 1er.par M»ron do Soint-Hilalre, gros volume avec pins de 600 gravures.$1 60 M LA CUISINIERE CANADIENNE (Nouvelle) contenant tout ee qu'il est néco»sa1 rode connaître dan» un ménage, vol.élégamment relié entoile.— fl 5H3FRT.IX POUTRE, ou Echappé de la Pot-nce.Souvenirs d'un prtionnler d'Etat en 1SS7.0 35 V4 LK SECRETAIRE UNIVERSEL, contenant de* lettres de bonne année et de féte* de compliments, de condoléance», do félicitations d* remerciements, de reproches, d'exeusa*.de recommanda-lion, de demande, de conasiL d'affaire et de commerce, lettres d'amitié et de mariage avoc des Instructions sar chaque sorte de lettres; la correspond*ne* aveo le gouvernement, des formules d'antfs bobs s* in g privé, at«e de* Instruct Inns sur ce* *etau larde.Ç.Dort ma charmante.P.Fats-pied A3 C.Vive la Raquette art de* CoUiget et Couvent* du Canada.TRL.DMt M*RDH*XDB No 69./HT* Catalogue envoyé franco-ur domnnde._75-100_ Dieu seul me la ren Ira.Vase det roses et d-s cerises.Ktude fuguée en style libre.Mousquetaire" au Courent.Tout simplement.I et feux tsiganes.Un nid -or una tombe.Tes Y ux.Valse légère.Au pays dt l'or (marche).« hant de Pâq ea.V ilà comment 11 faut aimer sa mère.Connais tu le i ai « Mlgnoai Le dodu do r tslgnol (berceuse).Le petit crucifié.L'hirondelle .'eu d'tsorlt polka).Patent Vais.Ave v , .,.Les Maie ut» «ont rigolos.The Golfers (• ehotilsh).8'lvi" Pe" eo 'romance) Passons iule rouit riotre Jtunrwt 61mpl- aveu ('• mance sans paroles).Mamloli Vnn.lui.Le pc'lt itnlit 'a pas tont dit.Oretohe»-Polka.Les Mousquetaires au cuvent.Le petit chat.Mo ton et Dindons (La Mascotte).fw»et Mem
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