Le passe-temps, 1 janvier 1906, v. 12, no 284
Vçl.XII — N° -284 Montréal, 10 février 1906 2To 6 SOUS - Gjempj Abonnement; $1.50 par année.J.E.Bêlair, éditeur.Adresse: 16, rue Craig-Est, Montréal.Mr HENRY DUVAL .# Soiïi TEXTE : l iXLa,ir© Portraits : M.HENRY DUVAL ; Mme A.H, EKERS ; M.ZÉPHIRIN — MAYRAND.Chronique de Quinzaine : LES FEMMES QUI FUMENT.Gaston Leury Chronique Parisienne: LE NOUVEAU PRÉSIDENT.Sf.rginks Poésie : LA CHANSON DU PASSANT.Louis-Joseph Doucet Cours ue Ciseaux : IL ÉTAIT VICAIRE I.Jean Carrére Feuilleton : SECRET DE FAMILLE {tuile).Dans le monde artiste ; — Mondanités : — Block-Notet ; — Graphologie ;_ Récréation ; — Jeux de société i — Pour rire, etc., etc.MUSIQUE : CH A NI QU’ILS SONT AIMÉS, GRAND 1 r_ n„r.e p,r.DIEU TES TABERNACLES (.uuoas, rtre LA TERRE.Jui.es JOUY LA RIVIÈRE.Désiré Dihau CHANSON COMIQUE LA VALSE DES VIEUX TABLEAUX.DéRouvii.i.e-Dei PIANO MUGUETTE, Ptlka-mnmrka.Raoul Benoit HOMMAGE AUX DAMES, Vaht.Em.Waliïteiifrl RÊVERIE DE COLOMBINE.Ed.Thuillier LE PASSE-TEMPS, Polka vilhgroùt.A.Charbonnier MANDOLINE ri GUITARE DINO.A.Pamshta 26 LE PASSE - TEMPS No 284 — Montréal, ro février 1906 i Henry Bnval Voua tous, lecteurs ot lectrices, qui aile* si souvent applaudir les brillants artistes do notre Comédie-Française, connaissez, sans aucun doute, le jeune et distingué acteur M.Henry Duval.Par conséquent, il m'est presqu’inutilo de vous le présenter, mais pourtant je brûle du désir do vo is dira un mot sur sa carrière, courte, mais bien remplie.Je serai bref.Elftve de Talbot, secrétaire de la C imédie-Franç*Heda Paris, M.Dival débuta à Bordeaux, sa ville natale, dans le rôle du Petit Jacques, A Mue do 12 ans, lit une tournée avec Coquelin caiet, dans le répertoire classique, parcourut ensuite la Franco avec son vieux mattre, où il se montra dans le Marquis de Presles, du Gendre de SI.Poirier.R“marqué par madam» Eugénie Nan, H.Henri T»uval fit une tournée avec la créatrice de la Fille Etùa et joua }• an Gaussin de Sapho Créa à Paris Alléluia de Marco Fragua au théfttre de l’Œ ivre, avec Armand Uotir, passa ensuite à la Gallé pour jouer Fritz de Houstein.dans la Montansica.avoc Réjane et Co-qnelin atné, jona ensuite les Kantzau avec Ldloir, BlanchcUe, avec de Férandy, l'Ârltrienne avec Tessandier et le Marquis de VilUmer, avec la célèbre Marie Laurent, puis devint administrateur du théâtre Trianon, et après sa belle ovation du Christ dans le Sang du Calvaire de Ch.Grandmongin, il fut engagé par M.Duval au théâtre de l’Athénée pour jouer Claude dans Cœur de moineau, c'est là que M Henry Duval reçut un engagement pour les Nouveautés de Montréal où depuis, chaque semaine, M.Duval s’est fait appUudir da is Frou-Frou, Denise, StraplUne, etc.M.Henry Duval vient de fonder un cours de déclamation, qui nous l'espérons, sera suivi par nue jeunes Canadien?et charmantes Canadiennes.J.E.R.ârfPassjî-SIemii!) MUSICAL.LITTERAIRE tr FANTAISISTE Parait tous Ut çuinme iourt AEOinnCMFlTT: Pour l'Amériq*t« | Pour l'Europe lin an .S1JS0 Un an .lOfrt Six moif .76m* I Six moto.6frs PATABL* D’aTAJTOI En s'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demandez notre catalogue de primes Annonce : Première insertion .10 cta la liane Insertion* subséquent** .5 “ Condition! libérales pour annonces à lon« tonne.Lot annonces sont mesurées sur Patate.Tout» demande de chance mt d’adresse doit âtro eccompannée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, U faut a^oir payé tous ses arrérage*.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute comirunicatioi* LK PAfcsK-TEMPS.Montréal.Can.oooooooooooooooooooooo Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du Passk-Tkmps en s'adressant à tous nos Ssnts locaux, mais plus particulièrement aux resses suivantes : A Mmtr/al : Arthur Yon, 1892 Ste-Catherine.Mme.A.Bélanger, 1376}^ Ste-Catherine, A Quibti : J.Alf.Guay, 283 rue St-Joseph.A Ottawa: Chs St-Jacques, 263 rue Water.CHRONIQOE DE QUINZAINE LES FEMMES QUI FUMENT Je l’ai vue ! elle fumait 1 Elle ?C'était une mignonne petite demoiselle, la figure délicate comme une reine des prés, avec un ne* trop linement découpé sous un épanouissement de rose, des lèvres un peu épaisses et rebroussées, laissant errer un sou.riie qui ne se lasse jamais et qui ne sait plus que dire.Chercher son âme sous ses yeux ?Autant se mirer au fond de la mer I Quand elle avait quinze ans, c'était un cie d'azur qui se déroulait aous ses paupières mi-closes ; une virginalilé sentimentale qui attaque, qui force et qui triomphe, s'en ex halait à jet continu.Vous l'eussiez prise alors pour un ange revêtu de chair et d'os.Hélas ! Elle avait déjà au fond du cœur ce pouvoir féminin qui tenveise toutes les barrières et qui e tre ians la ville quand les portes semblent fermées I Elle s'en fut un soir, cavalièrement, l'air conquérant, les lèvres rebroussées et l'ieil au guet I A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire I Mais que lui importait la gloire ?A ses parents surtout, elle ne soufflera mot.A quinze ans, dira-t-on ?A quinze ans, on aime avec des prétextes ; à dix-sept ans, on n'aime pour des raisons, et à dix-neuf, on aime pour l’émancipation ! Les prétextes ?0-1 les trouve par milliers & chaque coin de rue ! Les raisons ?tout le monde les donne I Et l'émancipation vient, le jour où l'on ne peut plus se cacher.C'est toute une affaire de brigands !.On escalade, on force, on fracture, on’vide les coffres forts, on se replit les poches et puis, après, pour évi.ter la police, on s'enfuit, en se montrant d'honnêtes gens ! Oui, honnêtes gens ! Passez-moi le sel 1 C'est tout ce brigandage qui fait la vie de celte petite demi-vierge que j’ai rencontrée un soir dans un salon.hum ! avec sa conquête facile.Elle aurait pu avouer sans grande formalité qu’el’e avait été accommo dante et pas trop difficile ce soir là ! 11 man quait au pauvre garçon toutes les qualités dont elle l’ornait, quand la petite blonde en parlait à ses amies.Beau ?Oui ! avec cette particularité qu'un nez horrible gâtait complètement son visage, que son front s’abaissait trop rapide et trop bas sur l’arcade sourcilière et que ses yeux avaient un je ne rais quoi de pas spirituel du tout et de très naïf ! Ce n’était pas sa faute I On l'avait bâti sans lui demander conseil et sans lui faire vérifier les plans.Par moment, il vous éclatait en une volubilité désopilante !.C’était ce qu’elle appelait de la finesse dans le langage.Dieu !.Et "elle aimait um jeune homme qui tout étant gauche était cependant très fin pour parler ! " Il est des aveux admirables de naïveté ! Mais U vertu, la distinction exquise et délicate de ce petit jeune homme, tout son savoir-faire mondain, c’était de fumer une cigarette avec une élégance, là.comme qui dirait, académique, parlementaire, ministérielle ; avec un geste dégagé, sans prétention, sans afféterie.C’était son triomphe! Et j'assure qu'il faisait cela naturellement, car de tout temps il avait détesté les miroirs.Pourquoi cette anomalie si caractéristique sous le même personnage ?Mystère et zanzibar!.Voir, reconnaître, et admirer ce talent, avait été l'affaire d’un tiers de seconde pour la petite demoiselle.Ça l’avait plus surprise encore que sa facile conquête, et elle se consolait du peu de valeur de son trophée en se félicitant de cette manière géniale de fumer une cigarette.Après la surprise et l’admiration ce fut l'imitation I Une après-midi d'été, étendus sur l'herbe ombragée, au flanc de la môntagne, le distingué fumeur offrit à 1a blondine charmeuse une blondine cigarette.1 Elle allait refuser avec ces petites contrefaçons des : “je n'oserais”, "ce n’est pas bien ”, 11 oh ! une demoiselle ! " " je ne saurais fumer ! " Mais ils étaient seuls, cachés sous le feuillage, l’ombre du soir s'étendait peu à peu sur les bords frangés du crépuscule i une suave brise odorante emportée à travers les champs, entraînant les dernières harmonies d'un concert, qui se termine, caressait leurs cheveux en désordre.Elle aurait un aspect étrange sans doute cette petite colonne torse de fumée bleuâtre, s'élevant, tremblotante sous le zéphyr, dans le feuillage qui la briserait, qui la répandrait en minuscules nuages légers, vagues, indécis, imitant les sentiments et les aspirations amoureuses de son Ame : elle serait sans doute délicatement sensuelle !.—11 Si j'en prenais une ?rien qu'une ! je la fumerai A moitié seulement I Ce ne sera pas dréle, dis ?Oh ! une demoiselle qui fume I.— Bah ! les hommes fument bien, pourquoi pas les femmes ?répliqua très ingénieusement le galant chevalier ! Et il lui teudit, avec son sourire singulier qui dit tout ne voulant rien dire, une cigaret te Swttt Caporal.Elle, la regardait, la retournait, la pressait en tous sens, délicatement, sans la dé former, désirant plutat rectifier les lignes ; puis la prit dans les doigts, la porta à ses lèvres !.Dieu ! quelle gtlce !.Pour la première fois, elle osait !.Oh ! personne que lui ne le saurait ! car son papa., Papa la croit à l'atelier d’abord, ensuite papa lui a défendu de faire l’amour à quinze ans, enfin papa lui a enjoint de ne jamais aller à la montagne sans sa compagnie.L'odeur ne la tiahira t-elle pas ?Si, quand elle reviendra son père s'avise de lui donner un baiser Je bon soir, et si son haleine n'exhale pas cette odeur de renfermé qu’on voin les filles d'atelier cherche a atténuer par l'àcre parfum du foin odorant ; si subitement dans une lévélation imprévue, il lui dévoilait ses trois fautes impardonnables, et la plus monstrueuse, la plus digne de châtiment : celle qu'elle va commettre à l'instant ?.L’allumette s'enflamme, le bols pétille, la petite se penche, approche, sa cigarette du feu ; une fumée indécise s’élève, se perd dans ses cheveux que caressent le front court de son amant ! Elle se relève, retarde, aspire une seconde fois avec acharnement 1 un épais filet de fumée s'échappe de sa bouche, l'àcre odeur la fait fleurer : elle ferme les yeux, lorgne son comgagnon et soutit.Voilà le plaisir I Adieu les remords ! adieu les vagues ef importunes appréhensions.tout se perd dans l’ivresse d’une première ci.garette, tout s’échappe en fumée ! C'St maintenant une contemplation égoïste d’elle même.Elle est seule, là sur le gazon, seule sous le feuillage qu’elle ouate d’une diaphane et floconnante vapeur, seule sôus la tendre clarté opaline du crépuscule, seule avec sa cigarette dans cette nature chatouillante, qui jette dans le calme et dans l’extase : elle seule et c’est assez ! Lui qui la regarde avec un œil presque d’envie, qui se voit enlever son monopole, sa prérogative, sa personnelle élégance, qui demeure muet et comme attendri, qui n’attend plus qu’uti regard pour sourire encore, se demande si la cigarette a le don d’isoler et de s’épa er.Non ! la voici revenue à elle-méme ! Dans ce calme bienfaisant de la nature, tin malabe surprend sa tête câline, quelque chose comme une fumée plus dense obscurcit ses yeux, brouille sa vue.Sa pensée ne s'agite plus avec autant d’aisance, son front brûle.La fraîcheur du soir qui tombe avec la rosée calme un peu cette fièvre subite ; mais tou jours davantage ses yeux se troublent, sa tête s'alourdit ; une pesanteur saccadée op prime son cœur, un besoin invincible de bailler et jamais satisfait soulève ia poitrine halitante comme dans l'étouflement d'un sanglot.Subitement elle est devenue pi!«l Un soutire forcé fatigue sa bouche contractée, un bourdonnement sombre tinte dans ses oreilles sensibles.Lui, la cause de tout ce mal, s’est penché vers elle.Son bras a entouré son cou d’albâ-tre ; il a couché la tête malade sur sa poitrine ; il la caresse, il la regarde avec des yeux inquiets.El pour calmer ce mol subit, il n’a rien.qu'un baiser.La pauvre petite s'affaisse!.Elle n'a plus la force de se commander.Masse inerte elle est entre les bras de son amant.elle tremble, son cœur se soulève dans des mouvements spasmodiques, et l'étoufte.Etjletitement le soir tombe ! Lentement les lueurs rouges du crépuscule disparaissent sous le voile étoilé.Lentement la brise devient plus fraîche, l’herbe plus humide.C 'est la nuit.Il faut partir ! Il faut descendre la montagne dans un peu de clarté au moins ; pour ne pas trébucher aux cailloux des sentiers !.Elle se lève péniblement, se soutenant et s'appuyant au bras de l'ami.Les jambes lui font mal ; elle hésite ; puis elle s'entraîne.La cAte rapide accélère sa marche ; le cœur lui bal avec moins de hoquet, l’ombre qui voilait sa pensée se dissipe, la fièvre qui brûlait son front s’apaisse et les larmes glissant sur ses cils brûlants se renfoncent.On dirait que la nuit est plus pure, la brise plus limpide, la forêl plus douce.On dirait que la promenade est plus sentimentale, que l'amour est plus divertiisanl.Mais la cigarette !.cette cigarette tombée là-bas de ses doigts raidis sur l'herbe sèche et qui se consume peut-être encore, lentement, avec un parfum d'héliotrope ?Mais cette fumée que la nuit a chassée de son souf- Après avo.r résisté à toutes les épreuves se tient toujours au premier rang.Ea ireate chez tou» les épiciers, Montréal, to lévrier 1906 — No 284 I.K PASSE - TEMPS 27 POESIE Par un heureux hasard, il nous est tombé bous ta main un extrait d’un bien joli volume que prépare, nous l'avons appris, notre ancien et estimé collaborateur Mr L.-J.Doucet.Nous nous empressons de le livrer à l'agrément de nos lecteurs chez qui, nous n'en doutons pas, le délicat auteur de La Chanson Ju panant est demeuré profondement sympathique.Nous appelons ça une bonne aubaine, car Mr Doncet, par son talent de porte, par ses rêves capricieusement et élégamment exprimés, a l'art, nous le savons, d’éveiller des souvenirs charmonts et qu’on avait crus défunts.Ce poëte, en semant au hasard, et parfois d’une main qui paraît insouciante du présent, semble pai fois lire avec son lecteur une page, une bonne page de l’intime jeunesse : en effet qui n'aime pas.à repasser, durant quelque heure d’isolement, une vUlon envolée de scs joies enfantines ?La poésie qui suit résume avec originalité quelque chose qui fuit, mais toujours ressenti et touchant.(EXTRAIT D’UN POl-MP.INtDIT) La Chanson du Passant Près du chemin, devant un bois * Où, le soir, le feu follet danse, lJt bas, au chez-nous d’autrefois.Au bon chez-nous de mon enfance, Offerte comme récompense De mon travail, de mes efforts.Grand'mère, j'en ai souvenance, Comptait la •• Belle aux cheveux d or." Et la borne vieille diseuse, Avec des souvenirs lointains, Avec nn regard qui se creuse, On dirait, sur dus jours éteints, — Tant de soirs et tant de matins — Savait réjouir ma mémoire, Emportant mon âme au festin Des hôtes de l’antique histoire.Puis elle parlait du pays, De la famine et de la guerre.Et mes yeux restaient éblouis Devant les récits de grand'mère.Et jusque pendant ma prière Je songeais aux mondes perdus.Dans l’oubli des vieux cimetières.Au fond des tombeaux, confondus.Quand le pin pleurait à la porte, Avec le regret coutumicr Que chaque soir un vent apporte Par les temps froids ou printaniers.Songeur, je gagnais mon grenier Peuplé d'ombres de toutes sortes.Et m'endormais, comme un ramier.Aux branches de visions mortes.Aux saintes choses du passé, Aux contes de la tendre femme, J'ai senti mon front se dresser Sous les fiers élans de mon âme, En moi j’ai senti de la flamme, Les souvenirs m'ont caressé : Depuis, le rêve est un dictamc A mon cœur, quand il est blessé.Mon front ne portait pas le signe.Alors, de la fatalité : Nul heurt n’avait tracé la ligne Du patient déshérité ; Mon cœur n'était pas tourmenté,— Peut-être eus-je l'âme inquiète,— Mais rien ne semblait arrêté Quam au malheur d’être potile ! Car aux mois des seigles où chante La vieille cigale des champs, Ecoutant cette nonchalante Dans les grains mûrs aux bruits touchants, Je murmurais aussi mes chants ; Et l'éclio des moissons nouvelles Montait jusqu’aux azurs penchants Avec le vol des hirondelles.Mais les étés ont fui toujours Avec le vert des feuilles vertes, Me laissant aux automnes gourds.Aux deuils de nos forêts désertes.Sous de grandes glaces inertes Notre fleuve a cherché son cours, Et les routes se «ont couvertes Des tempêtes des mauvais jours.Dès lors j'ai compris qu'en ce monde Tous les êtres souffrent souvent.Que notre âme aimante et profonde Existe et meurt de son tourment ; Comme la mer, comme le vent, Elle subit nombre d'orages ; Et je fus triste amèrement Et craintif des sombres nuages.* Je songe â la vieille maison D’où mon premier regard d'enfance Contempla le vaste horizon, Le ciel d'azur et d'espérance : Je songe au grand chemin du 41 roy ’ ’ Sous bois où les oiseaux se cachent : Les premiers nids sont pleins d'émoi, Que de souvenirs s’y rattachent I Aux jours des claires fenaisons J’ai couru par les prés immenses, Les grives avaient des chansons, Les alouettes des romances ; J’évoquai les esprits des bois, Au bruit d’insectes qui les hachent ; Mon jeune âge était aux abois, Que de souvenirs s’y rattachent I Je songe â la blonde moisson Vers les cèdres qu’un vent balance.Aux marguerites du gazon.Aux matins clairs d’août intense.Beau temps passé je te revois Aui bons soupirs que tu m’arraches, Beau temps passé j’entends ta voix Que de souvenirs s’y rattachent I ENVOI Prince, en ce monde où nous passons, Tous vos sujets ont eu leurs tâches : L’œil a des pleurs, l’âme a des sons, Que de souvenirs s’y rattachent : Souvent je me suis consolé Aux larges dorures des lunes, Lorsque le soleil en allé Eclairait d’autres infortunes -, Mon rêve alors aux paix des dunes Et des nuits froides où l’on dort, Sur maintes immensités brunes.Semblait toucher quelque bon port ; Mais lorsque rebrillait l’curore Sur les azurs des horizons, Mon âme retrouvait encore Le triste nœud de ses raisons : Car elle habite une prison Où git le tourment de la vie ; Nos rêves sont les trahisons D’un faux bonheur qni nous convie.Plus tard je me lis matelot Sur un svelte petit navire, J’étudiai le ciel et l’eau Dans les sautes du vent qui vire.La sombre nuit qui se déchire Au chaos des gouffres songeurs, M’imprégnait du vaste délire De la nature en ses fureurs.Et les tempêtes sur les toiles Qu’elles dévastaient devant moi, Ont poussé jusque dans mes moelles IA torture de leur émoi Au jet du fulgurant éclair.Sous la ronde blancheur des voiles J'étudiai le grand soir clair Et le clignement des étoiles.L.-J.DOUCET.KBSRBATIOk 147 — CHARADE U tile aux voyageurs, surtout aux fan tassins, De distance en distance, au bord des grands chemins.En France le prtmitr, ailleurs uussi.se plante.On voit de Surinam l'insecte peu connu Dans la seconde, y joignant ambulante.Seconde, qui convient aux arbres, à la plante, A l’or, l'argent, l’airain, l’étain, au fer battu.Plomb, papier, paravent ; â l'os que choc tourmente ; lien est une enfin merveilleuse et puissante, Qui tient à deux genoux humblement prosternés, Cardinaux, évêques, abbés.Avec l’huile l'entier, qu'au village on mscère.Est pour toute blessure excellent vulnéraire.Les réponses seront reçues jusqu'au 24 février.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes 284, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION No 145 — charadk : Ecriteau fie?Mais ces records?Mais ces prétextes ?Mais l’odeur I.Et tout cela lui revient à la mémoire, à la pauvre enfant I Tout cela la fait trembler Elle se tait 1 Quelle folie, d'avoir voulu fumer une cigarette ! Quel ridicule I.L'imitation coûte donc si cher ?Enfin ! Elle se sent mieux maintenant, et tout s’efface quand au coin d’un sentier qui rejoint la grand'route où chevauchent tardivement les amazones, son amant l'enserre dans ses bras et cherche â réchauffer son cœur dans un enlacement muet.• La leçon fut-elle bonne?Hélas I on arrange les événements à ga commodité.Papa ne I ’a point su, ses amies ne l'ont point tour- née en ridicule, son génial fumeur l’en a aimée davantage.Elle s'est dit : •* On n'est malade qu’une fois.J'ai reçu le baptême! Continuons, Elle m'a coûté assez cher cette pauvre cigarette pour que je la chérisse I ” Et voilà pourquoi la mignonne demoiselle fumait, quand je l'ai rencontrée, une cigarette Sweet Caporal.Moi, je me suis scandalisé I J’ai haussé les épaules ! Cela me serrait le cœur.Oui, de ces lèvres d’où l'on croirait voir s’envoler un mot d’amour dans l’écrin d’un baiser, il sort.de la fumée.Que dites-vous, petite fumée ?tourbillon aux reflets d'un bleu métallique, diaphanéc dans une vague blanche ?Que dites-vous de ces statues marmoréennes qui n'ont rien de pur ni de gracieux ?Que dites-vous de ce nouveau décor planté affreusement comme un poteau électrique nu toit rouge d'un châlet rustique ?Sans doute que la femme voulant faire comme l'homme, perd son amabilité et diminue notre amour ?Sans doute que l'idéal du cœur féminin a fui dans un rayon de l’au-delà pour nous laisser confon lus et désespérés dans la vulgarité dégoûtante d'une aspiration scnsualiste 1 C'est bien cela ! La petite demoiselle me l'a dit : “ Elle m'a coûté assez cher cette pauvre cigarette, pour que je la chérisse.11 Et elle éclata de rire avec un bruit d’as siettes fêlées qu'on agace.Gaston LEUR Y.'CHRONIQUE PARISIENNE 1.E NOUVEAU PRESIDENT Le Congrès de Versailles du 1 7 janvier a choisi, pour succéder au président lie la Ré.publique, dont les pouvoirs expirent le mois prochain, M.Armand Kallièies, qui avait déjà succédé à M.Loubet pour la présidence du Sénat.Cette élection, qui s'est passée,d’ailleurs, sans incidents dignes d'être lelatés, n'a nécessité qu'un seul tour de scrutin.M.l'allières ayant obtenu la majorité des suffrages, soit 449 voix contre 371 à M.Dou-mer, a été proclamé président de lu République française.3Dr IL.2STolir^-Tr-u.d.ea/u., Cliix'u.xg'ion.- den-tists Coin Boulevard St-Joseph et rue St-Laurent, Ville St-Louis. jR LE PASSE - TEMPS No 284 — Montréal, lo février 1906 RHUMATISME INFLAMMATOIRE GUfRI-EN MOINS DE 48 HEURES.T AS DE GUERISON, PAS DE PAIEMENT.¦> Dr JOH.CoMTOIN, Jledeeln et Pkarmaelen.1W4 « 1W R'ÎK ST-JACQLES • Tél.Bell Up 4i3i._ T«l.Marchands 1315.STE-CUNEGONDE Dï MONTREAL.Donnons, maintenant, quelques notes intimes sur le nouveau président.M.Fallières est né à Mezin, dans le Lot-et-Garonne.Avocat, maire de Nérac et conseiller général, il fut élu député en 1876.Sa carrière très rapide l'amena huit fois au pouvoir.Il débuta comme nous secrétaire d'Etat et dans des circonstances qui valent la peine d'être rappelées.C’était alors M.Constans qui était ministre de l’intérieur, et il venait d'étre lui-méme le sous-secrétaire d'Etat de M Lepère.Il est mort et bien oublié, au-jourd'liui, ce digne M.Lepère.Cependant, il tint fort honorablement sa place parmi les fondateurs de la République qui entouraient Gambetta.M.Lepère avait les plus heureux don» et les plus brillantes qualités, mais il s'y mêlait un déf*ut des plus graves pour un homme oolittque : il étau trop bon.L’idée seule de faire du mal à quelqu'un le rendait malade, et jamais il ne pouvait se résoudre à révoquer .n fonctionnaire.On lui avait donc donné comme coadjuteur M.Constans qui, lui, avait l’âme moins sensible, et ne regardait pas à quelques coups sombres de plus ou de moins dans l'administration.A son tour, M.Constans devint ministre, et, comme son avènement avait répandu la terreur, il fallut lui trouver un sous-secrétaire d'Etat qui fût, auprès de lui, le contraire de ce qu'il avait é.é lui môme auprès de M.Le ère.On avait eu besoin, alors, d'un stimulant ; il fallut, à présent, un calmant.C'est suttout en politique que les extrêmes se touchent.M.Fa Itères parut l'homme de la situation et il s’acquitta de sa tâche iv merveille.11 était, au ministère de l'intérieur, le conso-lateur des affligés.Tous les matins, c'était, dans son cabinet, un défilé de préfets et de sou% préfets venant lui exposer leurs peines, et la conversation, d’ailleurs, ne variait guè-rc : — Monsieur le sous-secrétaire d’Etat, il n'y a que vous qui pouvez, me sauver, — Et que se passe t-il donc, mon ami ?Je sors de chez le ministre ; il m’a dit que j 'allais être révoqué.Oh 1 oh I voilà qui est grave._ Plus grave, hélas 1 que vous ne le penser.J'ai si» enfants, pas de fortune.— Six enfants I faisait M.Fallières, six enfants I.Je parlerai au ministre.Revenez me voir demain.Et, à l'heure du déjeuner, l'excellent sous-secrétaire d’Etat entreprenait doucement son ministre.11 plaidait avec chaleur la cause du fonctionnaire, insistait sur les six enfants, et M.Constans, qui était, au fond, un bourru bienfaisant, finissait par se laisser attendrir, tout en maugréant : Ah ça I mais I tous les gens qu'on veut révoquer ont donc toujours des douzaines d'enfants ?.Mon Dieu I oui.répondait M.Faillites, c'est une précauti n qu'ils prennent.Et l’affaire s'arrangeait pour le mieux, non pas par le maintien du fonctionnaire, car, malgré sa bonté, M.Fallières n'admettait pas qu 'on gardât des incapables, mai 11 il leur trouvait quelque poste Insignifiant, une mo.deste retraite qui leur évitait la révocation.Et c'est cet esprit de bonhomie et de bien ¦ veillance qui a valu à M.F -llières, dons tous les postes où il a passé, le dévouement de tous ses subordonnés et la sympathie de ses collègues.Il a des goûts champêtres i il adore son pays natal.Son père était greffier de la justice de paix ; mais par ses aïeux, tous laboureurs, il se rattache à la glèbe.Il conserve Mme A.H.EKERS La nouvelle mairesse de Montréal GERBES D’AUTOMNE C'est avec plaisir que nous annonçons à nos lecteurs la publication d'un joli recueil de littérature canadienne, sorti des presses de l'imprimerie Perrault, intitulé Gerbes d'Automne : L'auteur Mr Z, Mayrand, N.P., est depuis longtemps connu pour une de nos meilleures plumes canadiennes.Il écrit comme il pense, mais *es idées sont morales, nobles et patriotiques.Les inspirations ne lui manquent pas et les sujets qui y sont traités sont pleines de verbe et d'actualité.Citons en passant : Ode à /./on XIII, Lt XXe Sile/e, r Exposition Colombienne, I./gende des Gu/r/li, A Pie X, Je nais, j'es-père et j'aime, etc., etc.Nous n’avons qu'un regret & exprimer.C’est que Mr Mayrand n'écrive pas plus souvenu la petite maison de paysan où mourut son g'and-père.C’est là qu'il va passer en famille le temps des vacances ; souvent, même, en hiver, alors que mille travaux le retiennent à ParU, il s'échappe pendant deui jours, du vendredi au lundi, et court s'enfermer dans cette demeure rustique qui a plus de charme, à ses yeux, que le palais du Luxembourg, 11 ne s'y rendra plus aussi souvent, maintenant que de nouveaux devoirs, plus impérieux, le retiendront captifà l’Elysée,.Chose étrange ! Le succès de M.Fallières lui avait été piédit, plusieurs jours avant le Congrès, d’une façon bien curieuse.Un matin, en dépouillant son courrier, le président du Sénat avait trouvé, mêlée à beaucoup d’autres, une petite lettre mystérieuse.Elle était écrite en un français douteux.Trois mages, montés sur des dromadaires, en illustraient le coin gauche, et ils allaient disant : — Nous avons vu son étoile briller dans l'Orient.M.Fallières lut : " Permettez-moi d'être le premier de vous offrir mes Mncères félicaiions sur le fait que vous seiez élu piésident de la République française le 6 janvier 1906." Ramana." On remai quera que cette lettre avait été écrite avant même que la date officielle du Congrès ne fût fixée.Un de nos confrères eut l’idée d’aller voir ce Ramana.Et il nous le présentait en ces termes : I Ramana est Hindou.Véritable savant, il a appris sur les rives du Gange à interpréter le langage éternel des astres et à démêler les secrets de la destinée.Dix-huit aieux lui avaient légué une tradition pure et il avait lui-même enseigné les sciences occultes au collège brahmanique de Deli.II Depuis trois mois, 11 était en France.Il avait contaté que l’élection du nouveau président de la République préoccupait beau, coup d’esprits dans ce pays.Il s'était fait dresser une liste des candidats possibles et s’était livré à des calculs sur leur destinée respective ; il avait conclu que M.Fallières serait élu .” Et voilà Ramana célèbre à son tour sur les rives de la Seine.Ce que c 'est que la destinée I.,.SBAG/NBS.LIVRES ET JOURNAUX ALMANACH DES CERCLES IAGR1COLES 1906 Nous venons de recevoir un exemplaire de cet almanach qui est publié par La Compa* gnie J.-B.Rolland & Fils, Montréal.Cet almanach qui est publié dans l'intérêt de la classe agricole, doit se trouver dans les mains de tous les agriculteurs de la Province de Québec.Il contient, outre le calendrier ordinaire des autres almanachs, des conseils agricoles pour chaque mois, des articles sur la culture du sol.ainsi que des notions sur l'horticultu-re, l'hygiène et des recettes sur l'économie domestique.Il est en vente chez tous les principaux 11-braires à 10c l'exemplaire.* CALENDRIER DE LA PUISSANCE DU CANADA 1906 Ce calendrier contient une liste complète de la hiérarchie ecclésiastique, ainsi que le nom de tous les curés des différents diocèses de la Puissance.11 est aussi en vente chez tous les princi.paux libraires à je chaque. PAGES MUSICALES ™ "PASSE-TEAPS.Vol.XII — No 284 29 Montréal, 10 février 1906 « Talon d’Optique _______________________ MODERNE »?«!¦»»»•< 'feux PAQUET, opticien Diplômé 510.rue St-Jacques.Montréal » «-«¦-*-&Î3 — *«- “ SSStTd.d?.T-^Sl« i- U &b,«cation de, lunette., lorgnon, c.jour ” “ -ar au, «MU* rapport vaut lo pour «Ht ,ur Lu, «Ut * __ .CHAN1 Qu’ils sont aimés, grand j.G Dugas, Ptre Dieu tes Tabernacles.| ’ ' La terre .^î\l°uY La Pivière.Désiré Dlhau CHAH SON COMIQUE La valse d«s vieux tableaux.Défouville-Del PIANO Nluguette.polka-mazurka .RaoulBenoit Hommage aux dames, valse.Em.Waldteufel Rêverie de Colombine.• • Ed.Thuilljer Le Passe-Temps, polka v Uageoise.A Charbonnier MANDOLINE et GUITARE Dino,'valse.A' !UM AH.II.50.I Lk DUN1K«.KUM*«0, 5c.4 MOU, 60c.1 Un nomtio rxictDtNT, 10e.LE PASSE-TEMPS, 16, rue Craig-Est, Montréal So LE PASSE-TEMPS No 284 — Montréal, 10 férrltr 1906 QU’ILS SONT AIMÉS GRAND DIEU TES TABERNACLES Mélodie arrangée pour Soprano et Ténor par l'abbé G.DUGAS Qu'ils.«ont al - mé», grand Dieu, tel u - ber - na - des, Qu’Ui.sont ai ¦ més, et n.Cl.à .1 .I *%• t I n .I .SOPRANO.TÉNOR.ORGUE.w - ~ m ^ m Qu 'il* «ont ai ¦ niés, grand Dieu, tes ta - ber - na .des, Pu’ils sont ai.més.& zrn: Et —trz= j^=g=î -iT JT—g- f — Hv- ché • ris de mon cceor 1.U, tu te plais & ren • dre tes o • n» - des, La foi tri- Js3 ché - ris de mon cœur I.U, tu te plais | p=r.=r= q=rq— ÿy^P ï=*=ï & ren - dre tes o - ra - cles, i foi tri- i-i.- ¦+- -#-t—rs- U Qu’il est heureux celui qui W contemple Et qui soupire au pied de tes autels I Un seul mon: en t qn’on passe dans ton temple Vaut mieux qu’un siècle ou palais des mortels.ni En souverain règne, commande, immole ; Hèçne surtout par le droit de l’amour, Adieu, plaisirs; adieu, mondo frivole; A Jésus bouI j’appartiens sans retour.GUIRLANDE DE ROSES,’kvalse7pour piano, par'Roméo Poisson, éditionjde luxe, en vente chei tous les marchandage musique, prix, franco,r60c, Lfl TERRE CHANSON Vou-lant se faire é -poa ser Par la i *t m W ter .r_ 1 ~tTÉ—*“ L«_! re, zirs-J'E- Wfi-H-* * 2- 0 Alto, cello.c-v^a n~m S ' i m —w t - t *.I -S-jj; 7— -L T 7 s— T •» ¦ fe——^ijr-5E*-«cl j — -q=n^r • " • • ^5/ é * Le so -leil donne un bai -ser A la ter .— re ~in*:j|—g- rr 1 5—^-sr jXBT- -J f—Tp i — =3 = • -4-a-> „ ' -é.1 • i 7 ¦# tr *-*-*- -# Montréal, 10 «vrier 1906 — No 284 LE PASSE) - TEMPS -N-* U bril -le, di- vin flam-beau Sur la ter ii Le paysan vit et meurt Pour la terre : Le petit grain du semeur, Dans la terre.Donnant la fécondité A la terre.Répand la prospéitté Sur la terre.III Si quelque ennemi, caché' Sur la terre.Tentait encore de toucher A la terre.Devrions-nous tous pourrir Dans la terre, Nous saurions vaincre ou mourir Pour la terre.Le mineur, c 'est le damné De la terre : Tout comme un autre il est né Sur la terre : Pourtant il vit en prison Dans la terre ; Son ciel et son horizon.C'est la terre.Tout commence et tout finit Par la terre, L'enfant qui naît et qui rit A la terre ; L'aïeul qui meurt et descend Dans la terre ; Tout cela refait du sang Pour la terre.LA RIVIÈRE Poésie de RAOUL de FRÉCHENCOURT Allegretto.Musique de DÉSIRE DIHAU El - le na • quit aa fond d’un pré, Sous le toit v.A -Zgüi re, Sans a - voir beau - coup mur - mu- La Ri - viÈ re, Jeune et dé - ji plel - ne d ’at- «.eesc.traits, Fai sant P< - co -poco rit.le buis-son • nié re, El - Je jou-Fin.1.Tempo.JjÇ as: ait sous les ma ¦ rais La Ri II vii .Ou, pour Ou, pour ae reposer parfois, Cherchant un lit bous la bruyère, Elle s'endormait, eous les boia, La Bivièro: Et, dès qne s'en revient le jour, Elle v» gagner la clairière Où les oiseaux lui font leur cour, La Bivière.m V Bientôt, pour la ville elle part : Tel, après l’orage, un beau temps, Mais les gena, grossiers, sans manière.On volt, en ea douceur première, ,ln T) I » Il .,1 .! Viennent salir, de toute part, La Rivière ; De la cité, sans foi ni loi, Qui la traite en aventurière.Elle 8’enfnit avec effroi, La Bivière.IV Et voilà qu’en faisant an bond Elle disparaît tout entière Au milieu d'un gouffre profond, La Bivière ; Elle se relève en pleurant Et se frotte dans la poussière En faisant son petit torrent, La Rivière.Bouler ses flou "gais n contents’ La Bivière.Snr ce, parait un grand ruisseau Qui dit, la mine cavalière : '¦ Comme vous, je suis jeune et beau,” La Bivière.VI “ Voulei-vons accepter mon bras P” “ Monsieur I Je suis une rosière! ” “ Marions-nous dono, en ce cas, “La Bivière.” Elle fut heureuse longtemps Et vient d’entrer au cimiuère.Où la mer attend aei enfanta.La Bivière. Montré*!, 10 férrier 1906 — No 284 l.E FASSE- TEMPS 3S nacaETTE POLKA.-MAZURKA RAOUL BENOIT Tempo di Mazurka.7?~r.îl * .*~ —* »—w—jr-r-*- -ta t £ II 9 ~te k ?:]i —1 1 ?- •/=- ~d—i—f— F Cresc.] —1 —7 —r— r 1 -i -4 Rf -H—b- _5j_j i Ifl £ / Mazurka.Graciosn.»>/ —= m.jl r •* f 4 - 3=Tf=- 1 * ¦*¦ —#«»—^—"P”— =*-• * r ^ p —~m- ~0 £ L 1 —.p 1* —p F- i 'I B 1 "I !— 1 1 ! 1 1* rx ~ri -^±= —I-~9~ '¦3=2: ‘f —«-« ê?=ëê lüfe =*2i=z=z:=: =É=Ç=Ï== 7=»: il i */ si ==£= ¥ a *—-fat h £ $ gÉS; ck{-:fe-te i i ww "t^L— * * :n~P~F- :t± J» -1—f- .1! LE PASSE - TEMPS No 284 — Montréal, 10 fcvritr 1906 ¦Il *¥**¦>* [È#= rti il (fi) ! i-.t- ¦ ff H t.t.£ « n • ' "T" * * * * -al—1 1— -fJJz ¦c .« — .W- - • î- J:±>- yy .wir: —i— .Oracioso.I?-* 8*^*h ^ M.-M.9?r «?;—f~î— r- •* f- >•• 5 1 - : ^ t -r V , —0 0 z_{^ ! ! —1 j V_ J ¦ ¦ * - —* 1 1-^^1 tr JJrfc——I tH -i— -1 1 —! : 4-1- Ws — >v -1 * *— —J"t -J m m— —¦ ft * 3 ¦ •1 "1 & «ft- 1L rl 1?-1-3-?- J ¦# ^ *»*¦ '-9 • p p * t:— t— H L ._ t- al Coda.tJL-Iï \ü j i 0 -•-B-T* r~i—!—!—« -* 4-* ——1 * U- üt F -12 Ç£-Jp-— 1 ¦*• •*• - p®- p C .V —1—#—0 r• 1 11 —L-h_ 1 ;# #:.: : ff 5 • > 7?I ~rf?! 3 |L.f -“îEEE—±- — ^— :b Montréal, 10 février «906 — No 284 IÆ PASSE-TEMPS 85 • • H* -f— /» « - £ - fi ¦* £ =s=zz- ç= zs-ütetraJ: ^==t=t: S =t=t £S± : h.%lLu TRIO.—^—J— _ii 1 ,j -•« ad f ' =g-:.yg -f S—frr*— mj Ei-jAà- i 4-4 —*—1—1— :fiï ?S *-• —.—j—1— -j -J -j J P I*g , I * * {- 1 1 r-r'î - i £ b- ‘ ! , 1 11.• 8 a JL «, l-lj r1 r- » s »e t=î ! ?J t f __,—»—0—, i _n ¦ l • f f 0—0— j- Ï—L—\Z— ¦#¦ ?^ - » p— ?-£=*= Wg%ï / é s 5=*=E— # p “ 1— -1-1 1^ ¦ « CODA 38 LE t>ASSE-TEMPS No 284 — Montréal, 10 février 1906 RÊVERIE DE COLOMBINE Tranteriplion Mignonne par GABRIEL-MARIE.ED.TH^jTllTÈR.PIANO, Montréal, 10 fémer 1906 — No 284 LE TASSE-TEMPS 37 88 l.E PASSE - TEMPS No 284 — Montréal, lo février 1906 HOnriAGE AUX DAnES VALSE Paoilitée par F.WACHS Tempo di Valse EM.WALDTEUFEL 1—5 ^ 2 W4 1 ^Tr p ?r .ff V f V #-r g g ^ • r^= ifpv PY \' -f-4-1 =* Lr ^r-f -j 1 .1 : .u » 8 9 PH"|T f É —- r «* * —mr- I.-H-1-1 5^—* * .j—t WÈÊÊÈ p» • Montréal, 10 février 1906 — No 284 LE PASSE-TEMPS S9 j \ JüSgZSLSr*"” q ,i 00nt0nait U matoho piRT0N9 étant épui.é, ce morceau de magique ae »end on fcaiUoa 6O0 franco, ohe* Ioub lee mu- 4o l.E TASSE-TEMPS No 284 — Montréal, 10 février 1906 Respectueusement dédié & Mr BEI.AIR, éditeur-propriétaire du Passe-Temps ÜE PASSE-TEnPS POLKA VILLAGEOISE Par AUGUSTE CHARBONNIER.Sfi — IS.* PIANO.Du même autour : “ LES ECH08 DU MONT-ROYAL ”, recueil de trente oh arm an les oh ansonnettes notées et tr*nte jolie oontes, formant une inperb H*ochure de 180 pa^M.Ce reeaeil devrait «e trouver dans toutes lie* familles canadiennes.En vente partout, 6O0 ; par la poste, 660. Montréal, 10 ftvier 1906 — No 234 LE PASSE - TEMPS 41 ?rr^t ; •' U —f 9-ü s* 42 LE PASSE-TEMPS No 284 — Montréal, 16 février 1906 | ÜI1P contre la CODDELIICEB - SffiOP unir les ENFANTS Préparés par le Dr LEONARD.En vente cher toui les pharmaciens, prix, 26c.Envoyé» franco sur réception du prix.Adresse : P11AEMACIK Léonard, 3194, rue Notre-Dame SainteCunégonde, Montréal.Chitarra DINO.Valzej*.M?Antonio Panzetta. Montréal, 10 férrier 1906 — No 284 LE PASSE-TEMPS 43 D.G al Valzer Le remède par excellence pour lllTIVnD I MIDCklPC S6r et sans douleur.Frauco sur réception du prix, 25».guérir Cors et Verrues.nll | IMIll LAUnLIlUL ' A.J.LAURENCE, pharmacien, Montréal. LE PASSE-TEMPS No 284 — Montréal, lo février 1906 VOL XI ^ SOMMAIRES MUSICAUX 1905 No 257 — Chant Chanson do List Léo Relibcs Tout sini| liment.Paul Delmet 0 Salui aris (chœur.A.J Hume! •Plaihiredo la plngo (Icb).P.Marinier Piano Feuilles mortes, valse lente.Frontin Mandoline kt Guitare Dora, max»rkn.A.GilardFnEhi Ni.258 — Chaut Robert, toi qui- j'aime Meyerheer Fleura et pensées.Paul D-dnn t •Que puis-je conc tous dire Vogriob •Bonsoir, Mme la lune Best-ière Piano Four toi, valse.ETmaViger EndiTn-toi, bercem-e il 4 m Flasland No 26G — Chaut Le pain volé, Complainte.Rosensteel Tout cœur a son mystère Taglialico •Les prés^t*.Marsouin •Le plum-pudding.PIANO Rieuse, value lente.Miro No 259 — Chant Berecuso des hetw1».Cha»te époux de Ma-i' -1.d'am.•E'oil* d amo' r.•Garde*-*ons >1 vieillir •Ri.I pleur rl.•Celina.Piano Serrais* value.Ca-i a-lis (les).J.G.Dnmcstrc G D ga*.pi re .Paul D nu t A R i ard G.Maquis A.Bruant .Ella Jean ,-B.l-afresnière No 260 — Chant Mon secri t.H> nri Mirn H urrsh I frim»e I.I.!.Grignon PaiH c’uget de l'I-le Chaut du Piano Caresses (les), vulnc A.Anemoyanni Mandoline et Guitare Câpriers de Meroéilès Erra.Carosio No 272 — Chant B-raeime blond .Emma Dtlfort Ou relie (la).Ed n rd Mmnan lia [1rs].B de Bd - • r • •D.i.i ain.a i uiii e mmin.K Wa h •A our de gendre.Orvici Biiull i Piano E'im-ell », mai"rka Monti laisir Violon et Piano Chanson de la bien-aimée G Mllo No 273 - Chant Chanson fatidiqu- Edouard Math-' Bn jourSuioi.de Cr bi—a-tinguée.Son fils unique, I’ol, était près d'eux ce jour-lfi, en vortu d'un cotisé accordé à son collège.Il avait quinze ans ; il était 'rès beau, brun, sérieux, avec un f-ont de penseur, et des traits exprimant l’énergie.— C'est Mme do Taêlaz qui rn’écri-, dit Clervio avec un soupir.Elle m’ant.ouce ton arrivée prochaine.— Ma cousine de Trélaz vient à Paris ! Mais c’est un miracle ! Combien d’années y a-t il qu’elle n’a fait do voyage?— Elle ii'u pas quitté Trélaz depuis la mort de liaoul, dit Clerfie avoc calme.Pol releva la tête «t la regarda avec une curiosité à peine dissimulée.Les Trélaz a aient su, naturellement, toute l'histoire de Raoul ; M.do Trélaz avait tnôu>e été chargé par ses parents de prendre des informations sur le compte de Lina Fulton, et Pol avail appris, d'une manière ou d'une autre, que ea cousine Clervie avait été jadis abandonnée pir sou fianoé.Habitué à parler devant Pol, qui allait terminer ses études, ot h qui l’on témoignait une oonli .non vraiment méritée par son esprit sérieux et son jugement élevé, 31 de Trélaz reprit: — A-t-elle ieçu des nouvelles récentes de sa belle-ûlle?— Hélas ! oui.Iji mère de Florence réclame l'exécution de la promesse qui lui a été faite jadis, et vient à Paris pour voir sa fille.— Quelle folie de la part do ma cousine d’avoir consonti à une pareillo cho-oI Ello no pouvait agir autrement ; d’abord c’est à cette condition qu’elle a obtenu de garder sa petite-fille j puis, n'iût-elle pas excédé ses droits en om-.pêchintuno mère de voir sou i nfant ?Vous-même, Albort, aveu déclaré qu’elle mérite un certain respeot.— EU» est devenue, depuis, une habituée de tous los tripota ; jugez à quelles extrémités peut arrivorune femme qui u à ce degré la passion du jeu, ot qui a pour père un vieil aventurier renvoyé, dit-on, do l'armée pour des faits restés obscurs, mais dont sa probité n'est pas sortio indemne, j’en réponds 1 Pol «'était penché on avant, lis yeux dilatas par la surprise ot 1» dégoût.— Quoi ! s’éoria-t-il avec émotion, est-co vraiment dans une telle famille que mon cousin Ruonl a choi-i sa femmo ! M.de Trélaz toussa, e1' Pol, bi> rappelant soudain la présence do Clervie, s'interrompit en rougissant.— Je comprends, dit Mme do Trélaz, que ma cousine no veuille pas refuser à une nièie la joie do voir son enfant.Pauvre femme ! (."est dur pour elle d'en être séparéo ! — Ma chère, dit son mari, vous avez un cœur très sensible, mais peut-être voub attendriez vous moins ai-ément sur lo compte do cette mèro infor tunêo, quand vous rélléehirez qu'ayant la possibilité de voir sa fille, elle a attendu pendant huit ans cette joie si légitime.Un pli s'était creti-é sur lo front do Pol.U était orguoilleux, fier de sa famille et de son nom, et la mêsallianoe de B*oul, dont il n'avait jamais entendu tant parler, lui causait uno impression plus que désagréable — Nous no sommes pas très grandement logés, dit Mme do Trélaz.regardant son mari ; copen lant, nous avons jtdia élé »i bien accuoillis à Tré-laz, qu'il mo semblerait dur do no pas nous mon'rer hospitaliers à notre lour.Si lt chère Cbrvie veut mo permettre de l'installer dans 1a lingorio, où je me fais fort d'arranger une chambre passable, jo pourrai donner son gîte Ï ma cou-ino de Trélaz.— Ello Vous en sera bien reconnaissante, ma chère Ix>uise ; les hôtels l’épouvautent un peu, ot ello ne se porte plus bien.Moi, vous lo savez, jo serai bien partout.— J'avais ou la '¦ ême idée qus Louise, dit M.de Trélaz.11 regarda «ou fil-, dont h préoccupation tie lui avait pas échappé, et dit gravement: (X tiiivre.) 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