Le passe-temps, 1 janvier 1906, v. 12, no 302
PER P-26 ^ COa/ 1 vol.XII — N° 302 Montréal, ao octobre 1906 TJa ITo 5 sous ^ïpajje -Gjempj Abonnement ; $1.50 par année.J.E.Belair, éditeur.Adresse: 16.rue Craig-Est, Montréal.La Fécondité Caïadieine-Eraicaise LA FAMILLb LORRAIN, de Charlemagne LA FAMILLE I t TEXTE : Gravure : LA FÉCONDITÉ CANADIENNE-FR ANÇAISE Lorrain, de Chnrlema|>ne.Coups DR Plume et coup d’Epingle.Chronique Parisienne: LE SEPTIEME JOUR PoisIE: I.A MUSIQUE.Monolooue: L'HOMME AU TRIPOLI., Coi ps DE CISEAUX : L’ART CANADIEN.Gaston P.Laüat Feuilleton : SECRET DE FAMILLE (milt u fin).M.Maryan Dans le monde artiste ; — Mondanités : — Block-Notes ; — Graphologie ; — Récréation ; — Jeux de société i — Pour rire, etc., etc.Edouard Joyeuse LU BO'HOMME CHRYSAI.E .Maurice Oliavaint Alphonse Allais MUSIQUE : CH A NI L’ADIEU.Schubert L’INSENSÉ.Georois RupréS P’TIT SOU PAR CI, P’TIT SOU PAR L.\ !.J E.Maesjuin PIANO RÊVERIE.Albert Contant AQUARELLE (impromptu).J- Mui.de* LK PASSE-TEMPS No SOS — Montré»!, 20 octobre 101)6 3{fass^®emps MUSICAL.LITTERAIRE rr FANTAISISTE Aira*t Imu U» gHmM iouru Pour ÏAmtriQUÆ Un an.*1.80 Six moi».- .-75eu riTÀBL* d’âtikoi Pour l'Kuropt Un an.10 fr* Six moi».5fr» En s'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demandez notre catalogue de primes Première insortion.10 ou la liane Insertion» subséquente».5 Condition» libérales peur annonce» à loni terme.Le» annonces sent me»nrées sur l’aiate.Tout» demande de ehanie .ent d’adresse doit être aecompamée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce Journal, il faut a*oir payé tous m» arrérage».Les manuscriU publiée ou non no sont pas rendu».Adresses toute communication LE PASSE-TEMPS, Montréal, Can.oooooooooooooooooooooo Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du Passi-Tbiifs en s'adressant à tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : A Montréal: Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-Est.Mme A.Bélanger, 1376X Ste-Catherine.A Quitte : J.A1C Guajr, 283 rue St-Joseph.A Ottawa : Chs St-Jacques, 263 rue Water.LA FÉCONDITÉ CANADIENNE-FRANÇAISE ( Voir la première page) La race canadienne-française jouit do la réputation enviable d’êtres d'une remarquable fécondité.I,e» familles de douze, quinze et vingt enfants ne se comptent plus dans la province de Québec.Les journaux en ont déjà signalé un bon nombre, mai» nous croyons que Celle de M.et.Mme Lorrain mérite, après tant d'autre», une mention spéciale.M.Tournait Lorrain est âgé de (10 ans et son épouse, née Célina Dufort, de 55 ans.Ils sont mariés depuis 36 an», et ont eu 19 enfauts, dont 16 sont vivants.Noua sommes heureux de pouvoir mettra sous les yeux de nos lecteurs les portraits de M.ut Mine Lorrain et de leurs descendants.Iæs doux premiers sont assis »u centre.Les descendants sont : 1 Eugénie, 35 a tu.2.—Toussaint, :i4 ans.;).—Camille.32 ans.1- Clara, 30 ans.5 Avila.29 ans.ti.—Joseph, 27 ans.7.- David.26 ans.8 Marie-Louise.24 ans.9.—Albertine.22 ans.10.-Raoul, 17 an».11,—Marguerite, 15 ans.12 — Marie-Anne, 14 ans.13.—Eloi, 12 an».14.—Eloïne, 10 ans.15.—Clément, 9 ans.COUPS DE PLUME COUPS D’EPINGLE Hélas le temps n'est plus ou le» amants bénévole» qu'affligeait, bien légèrement d'ailleurs, un désespoir momentané, al-laieut noyer dans une anisette au sucre j leurs chagrina passagers et leurs oxaspéra-( tions coutumières.Parce qu'elle avait eu la voille une querelle avec son amoureux, une blonde et douce jeune fille ne trouve rien do mieux que de se suicider dans la rue en absorbant illico une forte dose d'acide pliémque.De l'acide phénique ! grands dieux ! assurément l'anisette au sucre eut été daiiB l'occurrence infiniment préférable.Au liou de s'affaisser lourdement sur le sol avec chances certaines de ne pouvoir s'en relever de sitôt, à moins que ce 11e soit dans la vallée de Josaphai, aux sons victorieux de l'emblématique trompette, la demoiselle en question,qu'aurait vraisemblablement regaillardi cette bienfaisante liqueur, eût vu surgir soudain devant ses yeux ravis des horizons inattendus splendidement ensoleillés de voluptés nouvelles et de nouveaux espoirs ; puis, faisant bon marché de ses idées noires et de ses velléités de suicide, elle serait partie, légère et guillerette, à la conquête d'un autre courtisan.Et comme dans les beaux livres rouges qu'on nous donnait jadis à l'école, l'idylle à peine ébauchée se serait terminée par un mariage pour le plus grand bonheur de l'héroïne et le plus grand bien de la mo raie.Mais, non, aujourd'hui, on prend son rôle au sérieux, on s’empoisonne “ pour de vrai ’’ ou se fait sauter la cervelle pour tout de bon, alors que, tout au plus, on ne devrait que faire semblant.Car enfin qu’est-ce que l’amour?oui, qu’est-ce que l’amour le plus souvent 1 Une éternelle et bien variable comédie ou les acteurs ne cessent de répéter dans un ensemble merveilleux et touchant “ je t'aime, je n'ai jamais aimé, je n'aimorai que toi ", au moment môme ou l’une des parties contractantes, quelquefois les deux, pensent justement le contraire.* Et la justice, qu'est-ce que la justice 1 Nombre de philosophes n’y croient plus guèro depuis qu’on représente dame Thémis avec une balance comme attribut, depuis surtout qu’on inventa les faux poids : ce qui date de loin comme chacun sait.Ecoutez.Un nommé Chaillou eutre dans un hôtel avec un ami.Là se trouvait un distributeur automatique.Il audit d'y mettre cinq cents, somme modique, pour faire fortune et l’on entend de la musiquo pardessus le marché (et de la bonne ! tu parles I) Chaillou met une pièce, il en met deux, il on met trois, va jusqu'à quatre.Bit la fortune ne vient pas.A la cinquième, Chaillou prend la machine, la met sous son bras, et la porte au chef de police.J'insiste, ce distributeur automatique est prohibé par la loi, comme encouragement mauvais et pervers aux jeux de hasard.Le propriétaire de la boite tentatrice, autrement dit du destributeur automatique, cette seconde boite à I’andore, ose la trouver mauvaise et fait arrêter Chaillou pour vol.L'accusé a bien agi, c'est une affaire entendue.Vous croyez qu’il va être immédiatement acquitta.Candeur naïve 1 Non, Chaillou sera condamné et dovra payer les frais.Autrefois, si j’avais découvert dans un coin de rue, dans l'embrasure d'une fenêtre un quelconque objet, noir ou brun, évoquant la formo douteuse d’un conifère abhorré — ou quelque boîte à oonserves transformée on machine infernale, je veux parler d’une bombe, vous l'avez déjà compris — j'eus fais appel à tout le courage dont un homme comme moi peut être capable — oui comme moi — ne orai gnons point de le dire.dussé je onoffenser ma modestie, j'eus pris l’objet avec des précautions infinios —j'allais dire maternelles — puis incontinent, et sans penser à mal— au contraire, comme dit l'autre— je l’eus porté, tremblant, mais héroïque au recorder impassible.Maintenant je ne le ferais plus.Je considère une bombe comme un instrument attentatoire à la sûreté de mes semblables ; c'est vrai.Mais enfin, supposez pour un instant, que jo fus pris du bon mouvemeut dont je vous parlais tout à l'heure, l'homme subtil et respectable —qui put d’une vulgaire boite à sardines faire le plus dangereux de:; engins — tant est grand le génie des humains — rendu furieux par le spectacle de ses louables mais inutiles efforts, ne manquerait pas de nie faire poursuivre sous tentative d'escroquerie.Et ce serait bien le diable, si huit jours après sa plainte, formuléo et dûment bien dé|>osée, je ne recevais pas une lettre d’avocat ainsi conçue : Boite à conserve ( fer-blanc 1ère qualité ).§0.05 Poudre archi-explosibie (tout ce qui se fait mieux ).2.75 Bi-fulminate de mercure (55 grammes).1.00 Main d'œuvre (près de cinq heures de travail).5.00 A payer : 88.80 Cela doit vous paraître un peu drôle.Mais noua vivons sur un fond d'erreurs et de préjugés.Eiiouakd JOYEUSE.Si tu ne veux pleurer.Le vieux coffret est plein de souvenirs d'autrefois.Ce sont des bijoux fins portés naguère par une toute délicieuse personne inlassablement aimée : ce sont de charmants cheveux, blonds ou bruns, d'un être perdu par la mort ou l'inconstance ; ce sont des fleurettes fanéos cueillies jadis par une main suprêmement chère ; ce sont encore des billets, doux ou amers, des passés amoureux, — billets tant de fois relus, et relus, chaque fois, avec les mêmes frissons délicats ou les mêmes larmes aux yeux I.Comme le vieux coffret onferme, dans son sein, diverses reliques des lointaines années ; le cœur ancien renferme maintes choses des passés morts.Oui, quand tu ouvriras, tel un reliquaire, ton cœur vieilli, tu y reverras, ainsi que des objots précieux ou des objets de rebut enclos pêle-mêle en d'antiques camées, les choses aimables ou exécrables, de tes vies passées.Eh bien ! alors, si tu ne veux pleurer, 11e toucho paa à oellos qui rappellent lo clair-obscur des jours d'au-goisses, mais choisis, oh I choisis à jamais colles qui font songer à l'ensoleillement dos jours d'ivresse I____ Jkax dk Canal*.CHRONIQUE PARISIENNE LE SEPTIEME .101R De toutes parts, on me demande de dire mon mot sur le repos hebdomadaire.Je veux bien.Mais je vais ingénument vous ooufesser mon embarras.Je n'ai jamais très bien compris oette question qu émeut si vivement l’opinion publique et fait couler des flots d'encre.( Elle peut même avoir des conséquences tragiques ; et vous avez vu que les manifestations de ce dernier dimanche ont causé la mort d'un pauvre commerçant trop sensible, M.Lepietre.) Si loin que je remonte dans mes souvenirs, j'ai toujours observé que 1e dimanche était un jour d'inaction, de farniente.J'habitais, étant enfant, un petit villago du Midi, et je me rappelle ces très douces impressions dominicales.Qusnd je les évoque au fond do mu mémoire, je revois la silhouette de ma grand'mère, coiffée d’un chapeau noir, sou chiïle en pointe bien tiré, sans un pli (depuis Is moi t d’un mari aimé, elle n’avait pu se résoudre a quitter 1e deuil.C'étaient los mœurs de l’ancienne France ).Dès l'aube, la chère créature, le paroissien on main, se hâtait vers l'église.Elle y retournait l'après-midi, car elle était fort pieuse.Entre la messe et les vêpres, tout le inonde, à la maison, se reposait, sauf, pourtant, la cuisinière, qui nous fricotait un déjeuner fin.Après quoi, l’on s'asseyait sur une haute terrasso, ornée d'un ormeau oente-naire, — notre orgueil, — au bord de la Dordogne, et l'on regardait couler l'eau, les hommes lisant ou discutant politique, les feinmeB tricotant des bas de laine.L'on recevait aussi la visite des métayers ; ils arrivaient, dans la raideur empeséo de leurs rudes chemises blanches, de lours habits sortis de l'armoire, le matin, et soigneusement brossés.On buvait avec eux un verre de vin blanc, et l'on causait de la prochaine récolte.Ou bien, l'on s'en allait à travers le bourg taire un bout de promenade ; les gens musaient au seuil des maisons de la grand'rue ; ceux-là sirotaient un vermuut au cabaret, ceux-ci jouaient aux bouloa.Et l'on avait la sensation bien nette d’un jour 11e ressemblant pas aux autres jours, et durant lequel toute vie laborieuse était arrêtée.lia vieille et pittoresque expression do " endimanché ” traduit cette idée de l'interruption momentanée et régulière du travail.Je suppose que mon villago ne constituait point une exception et qu'il en allait de même pour les trente six mille communes de France.Alors, je 11e saisis pas l'objet de la loi nouvelle .Elle se borne, eu somme, à sanctionner un usage immémorial : mais elle lui communique une rigueur qu'il n’avait point, elle le rend oppressif, tyrannique, brutal, en faisant que co qui était facultatif devienne strictement obligatoire.Les bons paysans étaient ravis de se croiser les bras uno fois la semaine.' Cependant.à l'époque de la fenaison et d*s ven-dages, quand il y avait urgence de rentrer le foin ou de cueillir les grappes pour ne les pas laisser pourrir, ils saoribaient la douceur do leur inaction hebdomadaire à l’impérieuse nécessité de leurs intérêt».TU donnaient le vigouroux coup de collier indispensable.Et, mon Dieu, je vous ju re que leur santé n'était pas altérée par cet efforl et qu'ils eussent été très mécontents si un législateur trop zélé les eût empêchés de l'accomplir.Ils étaient les meilleurs juges do ce qui Convenait, ils avaient la liberté d'agir a leur guise.La liberté, voyez-vous, c'est le plus noble privilège des sociétés civilisées, lo seul qui les distingue des sociétés barbares.Il 11e faut y toucher qu'avec beaucoup de délicatesse.Or, c'est l'inconvénient de la loi dont 011 essaye, aujourd'hui, l'application.Certes elle témoigne d’intentions pures, elle poursuit l'allégement du petit employé, de l'artisan.Elle le sert, mais aussi elle PRIME bXTRAOKDlNAlKE 1 1 Petit Larousse Illustre Nouveau dictionnaire encyclopédique publié sous la direction de C.'audt Auger.5,800 gravures, 130 tableaux, 120 caries, 1664 pages, format 8 x pes, épaisseur 3 pcs.Euition de 190*.Offert en piime avec un an d'abonnement au Passk-Tkmps pour $2.50, frais de poste compris, Montréal, 20 octobre 1906 - No 802 LE PASSE - TEMPS 45!» POÉSIE La Musique C*resse harmonieuse et plaintive des vagues, Que, sur les grèves cl 'or, développe la mer I Harpe que fait ployer la main de l'étie cher Sous un capricieux essaim de notes vagues ! Concert mélancolique épanché par les nuits 1 O suaves frissons I sanglots de la musique I Mystérieux et doux enchantement des bruits Qu 'exhalent l'âme humaine et le monde physique I Rien n’clüeure lecteur d’un vol plus triomphant Que des vœux dégagés du joug de la parole, Indécis et subtils comme une écharpe molle, Balbutiements d'oiseaux el gazouillis d'enfants ! Poètes, devant vous, je me tais et j’admire, Mais il vous faut des mots afin d'être compris ; Un soupir de viole emporte les esprits Dans l’infini des cieux, sur l'aile du délire I Maurice O/JAVAINT.monologue L’Homme au Tripoli C'était un homme de ma compagnie qui s’appelait Lapouil-le, mais que nous avions baptisé 11Homme, à cause d’une his toire à lui arrivée récemment.En manière de parenthèse, voici cette histoire : Puni de consigne — comme il lui advenait plus souvent qu’à son tour — l'excellent Lapouille avait, tout de même, jugé bon de faire en ville un petit tour hygiénique, lequel se prolongea jusque vers les onze heures du soir.Aussi, dès son retour à la caserne, fut-il invité par M.l’adjudant à terminer à la salle de police une nuit si bien commencée.Lapouille, sans murmurer, revêtit la tenue d'usage, empoigna sa paillasse et se dirigea, d’un pas philosophe, vers les salles de discipline.— Comment I encore un ?s'écria le sergent de garde.Mais, c'est complet, ici ! — Don, fit tranquillement Lapouille, n’en parlons plus.Je vais aller coucher à l’hôtel.— La salle de police des hommes est pleine.On va vous mettre dans la salle des sous-officiers.Justement, il n’y a personne.Mais Lapouille n'entendait pas de cette oreille.Il protesta froidement : — Pardon, sergent, je suis un homme, et j'entends subir ma peine dans la salle de police des hommei.— Puisque je vous dis que c’est plein, espèce d’andouille I — Je m'en fiche, sergent : je suis un homme : je ne connais que ça I — Mais, bougre d'imbécile, vous serez bien mieux dans la salle des sous-ofls.— Il ne s'agit pas de bien-être, là-dedans ! C'est une question ie principe.Suis-je un homme ?Oui.Eh bien ! on doit me mettre dans la salle des hommes.Quand je serai sergent, vous me mettrez dans la salle des sous-officiers, et je ne dirai tien.Mais, d’ici là.je suis un homme.Arnvé sur ces entrefaites, et impatienté de ce colloque, l’adjudant ne parlait de rien moins que de saisir Lapouille par les épaules et le pousser dans la hotte avec un coup de pied quelque part.Lapouille prit alors un air grave.— Monsieur l'adjudant, je suis dans mon droit.Si vous me violentez, j’écrirai aux journaux.Devant cette menace, l’adjudant perdit contenance.Et Lapouille continuait, infatigable : — Je suis un homme, moi.Je ne connais que ça I Je suis un homme ! Je veux la salle de police des hommes I Finalement, on l'envoya coucher dans son lit.l.e nom lui en resta : on ne disait plus Lapouille, on disait V Homme ; l'Homme par ci, l'Homme pat là.Ce trait indique assez le caractère de mon ami Lapouille, le type du soldat qui arrive à toutes ses fins, celui qu'on désigne si bien dans l'armée : celui qui ne veut rien savoir.Non, Lapouille ne voulait rien savoir, ni pour les exercices, ni pour les corvées, ni pour la discipline.Mais vous n'en fichez pas un coup ! lui disait un jour le capitaine.— Non, mon capitaine, répondait poliment Lapouille, pas un coup.Et il développait, pour sa flemme et sa tranquillité, des trésors de force d'inertie, des airs d'idiot incurable, de gé niales roublardises, et puis surtout une telle quiétude, un tel souci des châtiments militaires, une si folle incon-cience (apparente, du moins ), qu 'on n 'osait pas le punir.Dans les environs de Noël, Lapouille fit comme les autres et sollicita une permission de huit jours pour aller à Paris, se retremper un peu dans le sein de sa famille.Lapouille ne vit pas son désir exaucé, sa conduite précédente ne le désignant nullement pour une telle faveur.Notre ami ne manifesta aucun désespoir, n'éleva aucune réclamation, mais je puis vous as urer que le jour de Noël, quand, à l’appel du soir, le caporal de chambrée nomma La pouille, personne ne répondit, par cette excellente raison que Lapouille se trouvait à Paris, en train de sabler le vin chaud avec quelques-uns de ses amis.I,a petite fête dura six jours.Le jeune Lapouille semblait s’occuper de son régiment comme de ses premières galoches.Il avait retrouvé de joyeux camarades, carotté quelque argent à sa famille.Le temps se tuait gaiement.Le soir du sixième jour, comme il dînai! en joyeuse corn pagnie, un copain, qui avait servi, lui dit tranquillement, au I dessert : — Tu n'as pas l'air de t’en douter, mon bonhomme, mais c'est ce soir que tu vas être porté déserteur ! Malgré son mépris des règlements mililaires, Lapouille éprouva un petit tressaillement désagréable.Déserteur I Il eut une rapide et désenchanteresse vision de Bal i’Af de silos, de cailloux cassés sur une route peu ombragée.En un mot, lapouille ne rigolait plus.Il acheva de dîner, passa la soirée avec scs amis et se retira discrètement vers onze heures.Vingt minutes après, il était aux Invalides el abordait le factionnaire du gouvernement de Paris.— Bonsoir, mon vieux.Sale temps, hein I Le factionnaire, un garçon sérieux, ne répondit point.Lapouille insista : — C'est là que demeure le gouverneur de Paris, dis ?— Oui, c’est là.— Eh bien, va lui dire que j'ai à lui parler.— Dis donc, t’es pas fou, toi, de vouloir parler au gouverneur de Paris à c’t'hcure-là?— T'occupe pas de ça, mon vieux.Va lui dire que j'ai à lui parler, tout de suite.— Tu ferais mieux d'aller te coucher.T’es saoul, lu vas te faire fiche dedans.— Tu ne veux pas aller chercher le gouverneur de Paris ?Une fois, deux fois.— Zut 1 — Bon, j'y vais moi-même.Et comme Lapouille se disposait à pénétrer, le factionnaire dut croiser la baïonnette et appeler à la garde.- Sergent, reprit Lapouille, allez dire au gouverneur de Paris qu'il y a quelqu'un en bas qui le demande.On essaya de parlementer avec Lapouille, de le raisonner, de l'envoyer se coucher.Rien n'y lit.Un officier, attiré par le bruit, perdit patience : — Flanquez-moi cet homme-làau bloc.On verra demain.Le lendemain, dès le petit malin, le poste retentissait des clameurs de Lapouille.— Le gouverneur de Paris I I.e gouverneur de Paris! l'ai quelque chose de très important à communiquer au gouvci-neur de Paris.C'était peut être vrai, après tout.Donc, le gouverneur de Paris fit venir Lapouille dans son bureau : — C’est vous qui tenez tant à me voir, mon ami ?De quoi s’agit-il ?— Voici, mon gouverneur : Mon colonel m ’a envoyé à Paris pour astiquer le dôme des Invalides.Or, j'ai oublié mon tripoli et je n’ai pas d’argent pour en acheter.Alors, je viens vous demande! de me fournir du tripoli, ou alors de me renvoyer dans mon régiment chercher le mien.Ce petit discours fut débité sur un ton tellement sérieux, que Lapouille, avec tous !es égards dus à son rang, était amené au Val de-GrScé, dans un assez bral délai.Là, il ne se démentit pas d’une semelle.I! répéta aux médecins son histoire de l'astiquage du dflme des Invalides, sa pénurie de tripoli, et la crainte qu’il éprouvait d'être attrapa par son colonel.Il fut mis « obsenation.Un mois après, il était réformé.Et, maintenant, quand je rencontre ce brave Lapouille, il ne manque jamais de me dire : — Crois-tu qu'ils en ont une couche, hein ?Alphonse ALLAIS.REQREÀTIOfc 165 — ClfAKADE Jadis du premier les aieux I iabitaient brûlantes cont rées, De nos climats par les mers séparées.Plusieurs d’entr'eux Patrie abandonnèrent.Nos cAtes abordèrent, Kn France le fixèrent.Dans le trajet leurs conducteurs Étaient membres d'un corps éclairé, respectable, En Europe fameux par scs inatituteurs, Estimé des savants, par lui-même estimable, Peut-être ambitieux, aux grands trop redoutable.Il eut des ennemis, s'attira ses malheurs.L’autre occupe très-vieille place Parmi les éléments ; Peut-elle se flatter de l’occuper longtemps ! A Lavoisier, aux chimistes savants.Faisons honneur et rendons grâce : On doit à leurs Ira vaux, on doit à leurs talents, Que le génie éclaire, et que la gloire anime, Brillante découverte et lumière sublime.Le tout recherché des gourmands Fin, délicat et tendre.Du premier doit descendre.Les réponses seront reçues jusqu’au 3 novembre.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes 302, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 163 — Enigme : La cloche.le gène.Los humbles ménagea, où chacun des doux époux “ trima ” da son cflté, n’avaient que le dimanche pour faire leur» acquisition», courir le» boutique», se meubler, se nipper, eux ot la marmaille.En fermant las magasin» populaire», comme la Hall de Ménilmontant do l’infortuné M.Lopiètre, vou» mettes dan» l’embarra» toute une catégorie d’aobetvurs et, de plu», vous ruinez de» maisons do commerce qui ne s'étaient créée» que pour satisfaire aux besoin» de cette clien-taie spéciale.De là, un doubla dommage.Et puis, que vous dirai-je, il ne devrait Ky avoir deux poids et doux mosures.me7.vous, lo dimanche, les uiaatro- quets, le» concerta, les t héâtre», les music-halls, las guinguettes do baniieue, les gare» de chemin de fer 1 Non.Eh bien I de quel droit in'intligez-vouB, H moi, boutiquier, une règle dont mes voisins sont exempt» ?Le commi» do nouveauté n'a pas, semble-t-il, plus de fatigue à réparer que lo facteur do garo, 1e machiniste, ou le garçon do café.Laissez-lui, du moins, lo privilège dn choisir, par un libre accord avec «on patron, le temps où il» pourront chômer tous deux, »an» trop d inconvénients._ — Oui, répond 1a ministre ; mais, si pareille tolérance est accordée, elle deviendra la source d'innombrables abu».L’ancien état de chose» »e rétablira sournoisement.Il est indispensable que la loi soit respectée dan» l'esprit ot la lettre.Si chacun l'interprète à na guiae, ce n'était pas la peine — h - r 1 1^5, *_ 1 - ¦ I toi! suel bien que j’aime! Sans moi.re.tourne aux cieux! joa \$ m El Wr i « i ?2/n.e SAISON.Consemtoiro Nationa 88.rue 8aint-Denls.ORGUE, HARMONIE et COMPOSITION OIKBCSBDB : A.LAVALLKK•SMITH organiste.PIANO —Alexis Contint.Alt.Laliberté, m J.A.Fowler,E.UptoD.J.N.Charbonneau.g VIOLON—J.J.Qoulet et Albert 2 Chamberland.2 VIOLONCELLE —J.B.Dubois.S OUI Vit ES—Théo.Van der Mersohon.~ CHANT—Jos.Saucier, baryton, soliste.Le directeur, M.A.Lavallée-Smith.rect.vrn les inscriptions tous les jours, de 3 i 4 h.p.m, (excepté samedis et dimanches) et tous les soirs de 7 A U.Cours Jt jour 11 icir.M.ifand pnmlw riU du No«ti»oI*i iwofoaMur.Damu al uiwsiaura toadroat bit» s inscrira tous dimanshw.à 2 h.p.m. Montréal* 20 octobre 1906 — No 302 IÆ PASSE - TEMPS 4#3 j" 'J j- i1 J' * l-j- fi J, - JlJ fresh-.erlift* Ciel reçois lias giv.on Ja • - vi e, For ail e-ter-.ni — ty ! Et ' ponr l’é»ter .ni .té! Ycf La ffl " fljfi mm S f P dare I mourn.when Heaven .mort est une a ¦nii.e lias bid thysoul be free, Qiti.rend la li — — ber —té; fresh,.er lii'e ‘ has Cie] reçois la m giv.-e vi t—F J * i-i n For Et ail e.ter ¦ pour l’é-.ter .- —ü—F .- ni.ni-.H 1 ' - ^ rr* r, f .M s*yy i uL 'J S s P= -=m=i - é— w -r~ i-~ Adieu I go thou bsfore me, £d,eQ 1 th.er* c°,,,e5 » morrow, i To join the «erapb tbrong ! ï° ev*’7 3 ,P*ln 1 > A secret ««rue cime.»Wn» g" ea*hR"» “>««w.( ( ' * I tnrrjr here not long I To met m bl».agam.) Adieu t tu vas m'attendre : Adieu I jusqa’k l'aurore ) Bientôt je dois partir.Du jour en qci j’ai fol, f .Mon cœur fld&le, tendre Du jour qui doit eooore l ' ' Te garde mi-souvenir.M« réunir k toi.) LES BCH06 DU MONT-ROYAL, par A.Chubounier, recueil de trente charmantes chansonnettes notée* et trente joli* oontea, formant on* superbe byo chpre de 180 [a^e*.Ce recueil devrait te trouver dans toutes les familles canadiennes.En rente partout, 50c ; par la poste, 660, 464 Ul P4UMI-TEMPS No 802 — Montréal, 20 octobre 1906 L'INSENSE Paroles d’EDOUARD de LA ÏREILLE Maestoso.Chant.SCENE DRAMATIQUE Musique de GEORGES RUPES Allegro agitato.Piano.lue Et tout.rein-pli d'el - Itol Quelle est celle om - bre Tou - jours TP 1 i j j -j——• —é-: 0-0—0- rj 1^]=^—n—^ -0-0—0 0 • =3&- r ' r;=-r -*=]—3—=1-* T*l *1 "l *i ¦0-0—0—0—-0- 1=tz Ü1H3 -0-0—0-0—70~ —H—-P-W—ft- *i i»** I i I ¦0-0—•- i t=g=.Appassionato.cresc.=ËH J= Montréal, 20 octobre 1906 — No 302 UD PAfiSlC - TKMK 406 ,, Andante cantabile.«rit 8 Lors - que j'avais ton a-mouren par-ta • ge, Au • tant que Dieu fem-me je t'a-do-rais r * ; r* I jJ- *x A r & r Y' • :,v , .1,.?¦}' y6 • tais heureux, plein d'es-poir, de cou- ra - ge ~+r*— rS1 Car sur ma vie a ¦ lors tu sou - ri • »is, Même mouvement, ben marcato.s~8—-j-j-ta—|- cresc.y__________IÂ-»:—J.-g'~Hzz==rg: me sou • viens de ces jours d« men - son ge ; Tu te jou - ais de _________ =ïsi-i U-iti-iii p ben marcato.vvs' v w or ir a- «| *• * :sî 'j** 35=i»-S=S- ss: ss: M it: c resc.i=jS: r -i .^ f a /‘Expressif.-T-X rfx dim.ftj—•.-E 1-^d-*- •-9—9-0—a-l-^-ï- -L'inseué. 400 LE PASSE - TEMPS No 302 — Montré»!, 20 octobre 1006 u ;______________aa.'T^,________ ^ rf% Ht- ________ V V V V V 1er ame coup.Et mon bon heur.Ué-lasl ne fut qu’us son - ge A mon ré • vcil.par lu nuit cm-|wr-té.S gï = — gfur ¦&: \ \ \ \ \ s?• m • •“* m _ î= Hfrfff \ \ —"rka.A.Agostini No 280 — Chant Minuitl chrétien.A.*>dam Daus la nuit étoil-e.J.Hommey R-ndez-vous, duo.A, Flégier •1* lévations pieuses à l’Enfant Jésus.J.E.Mareouin •Alexandre.Petit Piano Moscovite, mazuurka.E.Petsard Nocib de diamant, m’ohe.Zimmermann Mandolini kt Gditare GivUttrie Giappoiuse.Gilardenghi No ï8l — Chant Chanson de décembre B Godard •Venez, Verbe adorable.J.E.Mareouin •Voilà i ourquoi j’aime mon verre.Lefay Piano Aimez-vous, valse-lancier.A.Lafrenière VaUrila.polka.Oacariz Mandoline et Guitare Genova ridento, rrarchp S.Agostini No 282 —Chant Toujours l’aimer Albert Contan Berceuse.Boëllmann •A la prochaine F.Doria •M.de la Palisse Claude Terrasse Piano Chatme d'amour, valse.Oct.Crémieux Irène, valse.Geo.Arnold Mandoline et Guitare VitaTorir.ese, mazurka.Gilardenghi accompagne- MONOLOGUES PASSE-TEMPS Ces numéros aont envoyés franco sur réception do 10e pièce, ou 8 pour 26e.Tilrti JVumirv Absillo.I’ 219 Anilal» ilUnollM.0’) 193 A propoa du rata 191 A la ossu, (la) Fourmis, (les) Fils du charpentier Gamine Oareoe d'honneur, (le) Qâteau des Rois (irère des ratlineurs Orai>holoffie, la Grenouille qui voulait f lui auwl «misse que le I Horloff* do grand'mère, Homme auxsrrillon*.I' J'bavardeet j’aime \ rirs Jpsn John Je ne suis pas vantard Je quête temain Jeutm ni le roman-squs, la Joie du voyvga, la oies iiiatrnuoniale»!.les J’suls pas fixé laboureur ot B B enfant* le ! Loup, le légende du l’hirondelle Loup aveo l'aimsaa.le _ Lettre d’un étudiant à une étudiante 95 1,1 •re*.les lft» légende de la elorhe.[I O 186 Lunette* de grand’mère.Ief211 Lampion d ma femme, le 22» Monocle le 228 Musicien embarrassé, le 231 Marche à balai, le 276 Ma tournée 233 Monsieur qui déménage, le 217 Méeaventurwi d’un bautbois221 Ma flanc o Maison de eampagne.la 177 Maifontide 277 Mécontent le 186 Merlan, le 106 Mére du supplicié, la 70 M aster Corbeau arec .Mas ter Renard Maître Jean 87 M’ill'urenort.la 262 Mort du lion, la 263 Ma mère 963 Madrigal d* janvier 269 Ninl Pimbêche 68 Nouvel un 71 Oh I Mademoiselle 113 Oh 1 les enfants 173 Or allemand ou la Trahi* i non do petit boMo 06 j Oraison funèbre de Madame Officier de santé Pas pressé Parfait bonheur Poète Papillons Pourquoi T Pour le drapeau Premier amour Pantalon, le Pare Monceau Pilote, le Pis de monologues l'erroqu'tqui p.rle, fie] Petit Blum, le PeToquet du bord ls Pet-te Marie, la Petite moto-girl, la Papillon, le Petite reine, la Passage du pouoe, le Ptchard du Pont-Neuf, le Poisson d’avril Parap uio le ma grand’-_ mére Pauvre No81 (juatre sou« du poehar l.lsr Roman de Jeanne( ls S atue de sel Sur lo boulevard SI Marins avait voulu.ËiB.les tais homme our enfoncé, le e des Kr.keura Trois Lapins,(les) Toilette das oondamnés, la Tiens 1 voilà lacaærne Tout e e’est d’ia bl*gue Une roirée Une belle inveetion S ne santé do fer ne demande en msriag Une ehic 'éforme Bne dintraction ne piofession originale Un monsieur qui ne veut pas changer ses habitudes 34 ün baiser Un mécontent Un rhume de ecrveao Un solo de flûte One SoBor Unioolorirte, 1' Valse des feuilles Vagabond*.les Voix de la conscience, la Voyngra d’une puce, les Ya des malades dans la maison Tfra pas uns 260 270 264 266 m B 02 I 912 Montréal, 20 octobre 1906 — No 302 LE PASSE - TEMPS 47Ï MOJSI D/\NITES En ville M.Eugène Laçasse doit épouser Mlle Joséphine Bureau le 21 novembre prochain.• M.Gaston Maillet a été élu par acclamation président Ua club National de Montréal, à l'assemblée qui a eu lieu vendredi dernier, au Monument National.• On annonce pour le 23 octobre, le mariage de M.H.S.Bergercn avec Mlle Berthe Fa-vreau.* Mlle Dugas a passé le dimanche cher, ses parents S Montcalm.• On annonce pour le 22 octobre le mariage de Mr Eugène Marcoux 4 Mlle Flora Mi-cluud de Montréal-Sud.Apiès le déjeuner, qui aura lieu chez la mariée, M.et Mme Mar-cou» partiront pour un voyage à Québec ou ils visiteront leurs parents et amis.Nos meilleurs souhaits À l'heureux couple.m Le 9 octobre était célébré en l'église pa-roisssiale de Verchères, le mariage de M.J.Armand Cartier avec mademoiselle Maua Senécal.• Le 9 octobre, à Wcstmount, M.J.E.Le-cours,de la maison Amiot, Lccours &• Lariviè-re, épousait Mlle Bernadette Lavoie.M.et Mme Lecours sont partis pour un voyage à travers les Etats-Unis.• Le 15 octobre, a été célébré à Haverhill, Mass, le mariage de M.Ronald Comtois, pharmacien de cette ville, à Mlle Léa Foisy.* St-Hyacinthr MM.J.A.CAté, C.A.Morin.manufacturiers et J, II.E.Brodeur, pharmacien, sont revenus du Château Kiamika, où ils ont passé trois semaines.• FtTCHBERG, MASS Mme Jacob Marchand est de retour d’un voyage au Canada, après une couple de semaines d’absence.• Ste-Justine Stn M.Dazizes Brunet, marchand de Moose Creek, Ont., est venu visiter ses amis la semaine dernière.• PI.ANTAGENF.T Notre concitoyen, M.Jos.Fortier est de retour il 'un voyagr Ue quelques semain.-s qu'il a fait chez son frère M.Isidore Fortier de St-Hern,as, et chez son autre frère M.H.Portier, de Ste-Scholastique.Ses nombreux amis du comté des Deux Montagnes ont été heu reux de le revoir.• Montmagny On annonce le prochain mariage de monsieur Ovide Cullln, filsd'Eugène, à Mademoiselle Alice Tétu, fille de monsieur Elzéar Têtu, du village.» Monsieur Adolphe Renaud secrétaire de la compagnie monufactuiière de Montmagny, est revenu d'un voyage d'affaires, de trois semaines, dans la Gaspésie.• Madame Joseph Bergeron, de St-Pacême, est en visite chez madame 11.Hébert.» M.et Mme J.E.Gustave Bélanger, de Québec, sont venus pass r le dimanche, chez son père, M.Napoléon Bélanger.• Ste-Monique Mlles Flore et Corinne Milot, leur frère Heicule, ainsi que leur cousine Flore Milot d Yamachiche, ont été les h«tes de M.et Mde J.O.Montp'aisir, Drummondville, dimanche, le 7 octobre dernier.LE NEZ DE MOZART Voici uno très amusante anecdote sur l’illustre compositeur des “ Noces do Figaro ", dont 011 vient de célébrer, & Salzbourg, le 150o anniversaire : Ou jour qu'il se trouvait on compagnie de Haydn, il dit k l'auteur de la ¦* Création " : _ — Maître, je parie que vous no parviendras j»» à exécuter un morceau que j'aurai éorit.Haydn tient le pari on souriant.— Voici, reprend Mozart, après avoir nohevé d'écriro.Haydn se mot au clavier, place la mu-sique devant lui et laisse courir ses doigts.Le peu de difficulté du morceau l'étonne ; mais tout it coup : — Hé I qu'est ceci î J’ai mes deux mains employées, l’une tout il gauche, l’autre tout h droito et.il y a une touche k faire vibrer au milieu.Personne au monde 11e peut jouer OFFRE de GANTS de KID D’OCCASION dan» les bonnes marques, liien RÉPARÉS par nous.PRESQUE tous ne sont que très légèrement AVARIES.Valeur de $i .oo et plus pour 45c.__________ A MOITIE PKIX Gants d’hommes en PEAU DE CHIEN.Taille 8, seulement 50 cts la paire.Corsets et Gants réparés avec soin.J.b7a ianctoi Fabricant de Gants 212 Boulevard St-Laurent TEL.MAIN 3187 Spécialité de Gants et Corsets FERBLANTIER, PLOMBIER, COUVREUR, Poseur d’Appareils à Qtu et à Eau Chaude 2J2 RUE MAISONNEUVE Tel.Bail Est 2248 MONTRBAL J.Massi ARTISTE-DESSINATEUR (jème étage , 22 rue Notre-Dame est, Montréal — Illuatra lions décorative» j>our couvertures de livres, catalogues, étiquettes, affiches, etc.1ARDIN D’AMOUR (le).- Recueil de eomull J men»e et boaqueu pour le jour le l'an, le* fé-e*t.les nocea, etc.1 volume.Prix.15e.avec notre coupon.10c.Adretae.le Pan®»-Terni»*, Montréal- INDICATEUR DES RUES Procurez - vous l'INDICATEUR DES RUES de Montréal et de la Banlieue, publié par R.tteaugrand.Un ouvrage qui intéresse tout le monde.En vente chez tous les ibraires et marchands de journaux.PARTES DK BONN F.AVENTURK *' BAL- SA MO avec un opuwule donnant la i i mgnffi cation de chaque carte* et groupes de cartel, d'a prè* la méthode des Egyptien*, apportée eu France par le magicien Sérapion.Le paquet aveo opuscule, 60e frauoo.A ec notre eoupon.55c.Adresse, le PaMe*Temi>«.Montréal.Timbres des Etats-Unis h vendre au bureau du Pass?-Temps.LA PATRIE Donne des nouvelles rapidement et précisément.Elle a a sa disposition : LE SERVICE DE LA PRESSE ASSOCIEE, LE TELEGRAPHE, LES CIE8 DE TELEPHONE, DES PRESSES RAPIDES, UN 8ËRVICE D’EX-PEDITION ECLAIR, DES REDACTEURS, DES COLLABORATEURS, ET DES REPORTERS REN6EIGNÉ8 ET DU SIÈCLE, ET UNE ADMINISTRATION PROGRESSIVE.SI VOUS VOULEZ AVOIR TOUS LES RENSEIGNEMENTS DESIRES LISEZ TOUS -* LES JOURS *- LA PATRIE Journal (Canadien pour les Canadiens En vente partout.Un sou le numéro- Agents demandés Nous avons besoin de bons agents dans les Collèges, Couvents et Magasins pour vendre nos timbres à commission, 280,000 timbres venant des Missions élran-gères à vendre ; 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