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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 14, no 359
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1908, Collections de BAnQ.

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PER P-26 R ^asse vol.XIV — N° jçg Montréal, 26 décembre 1908 Un.No, 6 SOUS Nos Souhaits Mon vieil ami le "Passe-Temps", Ce matin, me pinçant l'oreille: "Ecoute, dit-il, de toi j’attends, " Pour mes lecteurs, une merveille."En l’An mil neuf cent neuf, je veux.“ Qu'en mon nom, A tous, tu présentes “Et mes compliments et mes voeux, "En sept strophes des plus galantes." Aux bonnes vieilles, aux bons vieux "Souhaite une vieillesse verte, " Des mois et des ans; puis des deux " La porte toute grande ouverte; “ Aux tout-petits, les baisers doux " D’une mire — mille tendresses — , “ Un asile sur ses genoux, ” Ses sourires et ses caresses; “ Le coeur battant, frère du coeur, “Au beau coeur de la jeune fille; “L’âme “torpille”, l’âme soeur, “A l’âme du “gars” qui grésille; “Aux frais mariés, un “poupon", “ Avant la fin de cette année : “ Fillette, au choix, ou bien jarçon, “Leur miniature incarnée; “ Aux couples déjà mûrs, rassis, " Le retour de la jeune Lune, " Point ou très peu de cheveux gris, “De longs jours exempts d'infortune; "A mes fidèles annonceurs, " De grands succès dans leurs affaires, " Des avalanches d’acheteurs, “ Qui les rendront millionnaires.“ A mes chers collaborateurs “Tu souhaiteras, sans lacune, "Esprit, verve, entrain ; aux lecteurs, "Le gros sabot de la Fortune.” Eh! c'est fait! mon vieux "Passe-Temps"; Trouves-tu que j'ai fait merveille!’.En un temps et deux mouvements, Lâche aussitôt mu pauvre oreille.Ce numéro contient S chansons et 2 morceaux de piano.Voir le Sommaire, page 580 pa» auguste charbonnier VISITE A NINON Chanson interprétée par M.AIMÉ CHARTIER, au Onimetoscopc Paroles cl musique de Gaston Maquis Moderato — viens' te voir En pas * saut,comme un ca-ma Pour ba - var - lier, fu • mer.m'as- seoir,Satÿ mots ira - lants ni ilis- cours fa-de Notre a • mour est bien ef - fa - cé Et le temps tout au ta cœur ou - bli Tu n'es plus pour moi qu'une AIMfi CHARTIER, ténor 578 LE PASSE-TEMPS Ko 869 — Montréal, 26 décembre 1908 MUSICAL.UTTHRAIRK rr PANTA1SISTK Parait Umi Ui eunu.iamn ,*J®OIT3SrHn>£3Ea7T : Pour U Canada I Pour Ut EtaU-Onû Unau.$1.50 Un »d .$2 00 Six mois.• .15 et» I Si* moto.1.00 Pimr l'Burow : 10 fri par an muu B’ATiKOi En l'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandise! Une Prime valant s 1.00 Demander notre catalogue de primes AnnoocM : Première Insertion .10 oU U line Insertion! subffqutntM .f Conditions libérales pour annonces à lon« terme.Les annonces sont mesurées sur I agate.TonU demande de ehange • ent d'adresse doit Itre «ocompagnée de l’ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, il faut avoir i»ay* tous ses arrérages.Les manuscrit» publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute communication LK PAS3E-TBMPS, Montréal, Can.AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Nos Succursales On peut se procurer les anciens numéros lu Passe-Tkmps en s'adressant à tous nos rts locau, mais plus particulièrement aux ses suivantes i A Mtntrtal : Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-Est.Mme A.Bélanger, 1376J4 Ste-Catherine.C.B.Desrocliers, 1159 Papineau (coin Ma-rie-Anne), Tél.Bell Est 4915.L.N.Guay, 1001 Notre-Dame-Onest.A QuMa : J.Alt Guay, 283 rue St-Joseph.A Ottawa: Chs St-Jacques, i63 rue Water.TTTTTTT'TTTTt ?7?PASSE ¦ TEMPS - CHRONIQUE L'AN 1909 Prédictions Encore une année de fichue I Mon Dieu, que le temps, les événements pansent donc vite, ou plutôt, comme nous pansons vite I Il n’y a guère que le Passk-Temps, je crois, qui reste immuable, toujours charmant, toujours intéressant au possible, parce qu'il reste toujours jeune, comme son aimable propriétaire, du reste, auquel je prédis toute sorte de prospérités, durant l'année courante, et tout particulièrement une vie plus longue que celle des corneilles.Au Passe-Temps, les notes croches, doubles croches et triples croches, dansant une sarabande endiablée, entrecoupée de soupirs, autour des noires reluquant les blanches qui, elle», font de l'œil aux rondes liées ou libres, au Passe-Trmps donc, le» croohes annoncent une année exceptionnelle de valses, polkas, mazurkas, quadrilles, marches, allégros, boléros, tarentolles, romances, chansons.qui feront les délices des amateurs muai-oiens “ ancrés " ou on voie de jeter l'an-ore dans les profondeurs de l’Harmonie.Car, voyez-vous, mes amis, le Passe-Tkmps, c'est l'image fidèle d'un beau ciel étoilé.Contemplez le Passk-Temps, le jour ; levez le nez et les yeux vers le zénith, par une naît claire, et vous avouerez que ma comparaison est admirable ; avec cette différence pourtant, que les notes du Passe-Temps ne sont ni d’or, ni en or, paa mémo dorées, hélas I comme les étoiles : les blanches, il est vrai, et les rondes donnent assez bien l'illusion de l'argent; mais, hélas I hélas! ce n'est qu'une illusion.La dame ou demoiselle, sorcière incommensurable, qui ne fait appeler “do Delphes " ou " do Thèbea ", parce qu'elle ont née à Marseille probablement ; qui se pique de lire les étoiles du firmament, comme vous et moi lisons les lettres de l'alphabet ; qui nous prédit des années de toutes les couleurs, principalement des années rouges, sanguinolentes, noires ou violettes, des chambardements européens, des cataclysmes mondiaux.que sais je ! devrait bien venir fourrer son nez pro* phète dans le Passe-Temps pour en consulter les noires étoiles.Assurément la Pythie de malheurs, n'y verrait absolument rien et nous prédirait les choses les plus agréables, les plus mirobolantes.Oui, maij cette dame n'aime pas les croches, pas plus que les noires, les blanches et les rondes : elle préfère les pièces jaunes et les billets bleus des gogos de la crédulité publique.C'est plus harmonieux en fin de compte infiniment plus pratique.En conséquence, je mo décide et me fais chiromancien, illuminé, voyant, prophète.tout ce que vous voudrez.Oh 1 ce n'est pas bien malin, allez ; et chacun peut en faire autant : il suffit pour cela de prendre monsieur Toupet par la plus forte mèche et d'écarquiller les yeux de mademoiselle Imagination.Donc, attention I je commence.L’année 1909 naitra le 1er janvier prochain, à minuit sonnant.Le soleil (au Canada du moins) n'éclal-rera point sa naissance que les cornes du premier quartier de la lune viendront sa* luer, à 12 h.40 tn.M.L'année 1909 se composera de douze mois, comprenant trois cent soixante-cinq jours, six heures et plusieurs minutes.lies mol» seront, les uns de trente-et-un jours, les autres de trente jours ; sauf le mois de février qui, 1909 n’étan t pas bissextile, n'aura que vingt-huit jours.Avis aux mauvaises langues.Les jour» seront remplis par vingt-quatre heures et environ soixante sept cent quatre-vingt-septième do tierce ; chaque heure, par soixante minutes et quelques quartes.Chaque matin de l'année 1909, un peu plus tôt, un peu plus tard, l’astre du jour, radieux ou non, se lèvera à l’est du globe, pour aller se coucher, il grandes enjambées, à l'ouest ; poursuivi, en VBin, dans aa course, par Phébé (la lune) à laquelle il continuera à faire un interminable pied-de-nez.Quand janvier aura u»é ses “claques ", février prendra Bes bottes : mars, ses bot tincs et avril préparera ses sabots.Le Printemps commencera le 21 mars à 1 h.18 m.a.m.L'Eté verra le jour, le 21 juin, à 9 h.6 m.p.m.L'Automne gémira le 23 septembre & 11 h.45 m.a.m.L'Hiver hur'era le 22 décembre à 0 h.20 m.a.m.Que dites-vous de ma prédiotion ?Iloin ! est-ce tapé î Mats je n’ai pas fini ; patience ! On verra, au Canada, la lune se voiler tristement une partie de la face, et se boucher un œil, avoo son tablier, le 3 juin, à 7 h.58 m.p.m.; la malheureuse se couvrira toute la figure, do son jupon, le 27 novembre, à 8 h.14 m.a.111.Quant au soleil, il videra sa fournaise, chez nous, le 17 juin à 4 h.p.m.Ça, c’est de l’astronomie.Les Juifs célébreront le 5070ème jour de l’an de la Création, le 16 septembre prochain j — en attendant ils continuent à ne pas manger du cochon.Le» Turcs beugleront leur 1327ème année le 23 janvier.Quant à nous, chrétiens et catholiques canadiens, après avoir chanté de tout cœur — et en chœur — le Gloria in txcel-cis, en l'honneur de l'Ënfant-.Iéaus, nous croquerons des bonbons et d'autres bonnes choses le 1er janvier, sans oublier de nous ensevelir sous des avalanches de vœux et de souhaits de prospérité, do santé, de joie, de bonheur.Mais gare aux becBI Au Passe.Temps je prédis une circulation monstre pour l’année 1909, et souhaite les plus belles oroches, noires, blanches et rondes du monde ; à l'aimable propriétai e du Passe Temps, une patience d'ange, une énergie d'apôtre, une persévérance de martyr ; aux milliers de lecteurs du Passe-Temps, de devenir mil lions en nombre et millionnaires en piastres, si cola peut faire leur bonheur.A tous les Canadiens, à toutes les Canadiennes : Bonne et heureuse année 1909 et le Paradis à la fin de leurs jours j Ainai-Boit-il.Jeun PIC.L’Art et les Artistes I.'AME POPULAIRE Je voudrais cette fois m'adresser tout particulièrement à nos compositeurs do musique et il me semble que j’ai tant do choses à lour dire que je ne sais plus par où commencer afin de justifier le sous-titre que j’ai mis à ma rubrique ordinaire.Le sujet me semble si vaste qu'il mo faudrait au premier abord plusieurs chro niques comme colle oi, pour le traiter à fond.Jo no fait donc aucune promesse si ce n'eatcelle de tftoher d'in>éresser le plus possible ceux qui veulent bien me faire, de temps à autre, l'honneur do me lire.Je commence donc par citer un curieux extrait que publiait L'Univen lUiulrê, de Paris, il y a2tl ans, dans son numéro du 19 aoftt 1882, sous la signature d'un certain Jérôme, au sujet d'une première de Para if ni, à Beyrouth.On vorra comment ce pauvre Wagner était "arrangé " do la belle façon.Voici cotte relique : ‘‘Je rencontre un de mes amis.Il arrive de Beyrouth.Il a entendu Partifal I Il a vu Wagner I Et voioi le petit discours qu’il ma tient : " C'est une «tireuse mystification I Voulez vous savoir ce quo c’est que Par-tifalf No prenez pas la peine do faire le Visite à Ninon n Nous eûmes pourtant tous les deux De douces et bonnes ivrosaes I Te souvient il des jeur» heuroux Où nous nous grisions de cnresses 5 Tes lèvres étaient, o'est certain, Les plua roses qui soient au monde, Tes épaules, un pur satin Et ta taille souple et bien ronde Nous nous Bommes aimés, Ninon, A la folio Mais n'en parlons pas, à quoi bon I Le cœur oublie Tu n’ea plus pour moi qu’une amie, (hü) Bonsoir, Ninon I III Ne trouves-tu pas qu’il vaut mieux N’être plus qu'amis, dis, Ninette ?.Tiens, tu parfumes tes cheveux Toujours avec la violette.Bon, voilà que comme autrefois J'en fais des nattes que j'emmêle.Mais tape-mot donc sur les doigts Qui vont chiffonner ta dentelle 1 Nous nous sommes aimés, Ninon, A la folie.Mais n'en parlons pas, à quoi bon I Le cœur oublie.Tu n’es plus pour moi qu’uno amie, {bit) Bonsoir, Ninon 1 IV Pourquoi sourioz-vous, Ninon?Certainement vous êtes belle ; Mais renouer, ah I ma foi, non I Y songez vous, mademoiselle ?De vous être encore amoureux La chose serait trop cocasse.Donne moi toa lèvres, tes yeux, Ma Ninon, que je les embrasse I.Va, quand on s’est aimé, Ninon, A la folie.Le cœur, malgré son abandon, Jamais n'oublie, Et, dans un baiser, il s'écrie (bis) Reviens, Ninôn I voyage do Beyrouth.Entrez à Notre-Dame, un dimanche, vers deux heures.Écoutez les chantres et les chanoines psalmodier les litanies.Voilà Partifal I “ Cette prétendue musique de l’avenir est tout simplement la musique du passé.Seulement, à Notre-Dame, les litanies ne durent que vingt-cinq minutes et Parti-fol dure quatre heures I Deux heures le premier acte, une heure le second et une heuro le troisième.Et, pendant cesqua-tre heures, la mélopée se déroule, immuable, inflexible, impitoyable.De loin en loin, quelq'ie chose commonce qui a une certaine forme, un certain acoont.outrasse l’oreille.on a une lueur d'espérance.Est-coque ça va devenir de la musique?Hélas! non.la phraseàpei-ne ébauchée se noie dans les brouillards de la litanio.“J’ai passé quatre jours et quatre nuits en chemin de fer, j'ai été affreusement écorché par les aubergistes de Beyrouth, j'ai dépensé soixante loui» et je me suis ennuyé comme je ne me souvien» pas de m’être ennuyé.J'ai maintenant un point de comparaison pour tout ce qui peut m’attendre d'assommant dans la vie.J'ai Partifal ! j’ai Beyrouth I “ La :niso en scène, la fameuse mise en scène, est tout à fait ridicule.Les 6.00.Discrétion . 684 LE PA88E-TEMP8 No 860 — Montréal, 28 décembre 1808 Ê * A éüé mm ¦ J, m r£- / ¦à- ¥ P mm 1 i m 15 1 » I W V É=É J* i ?I fct « r 3 m m M i kém - mm flf-i wW Mjff % .m i i *É* -gj- Montré*!, M décembre 1908 — No 869 LE PAS8E-TEMP9 686 *— A f~> rÊ=Êl J.m— ¦^=î — .1 9~ • 1 ¦ 1 M ¦ - r- ; rfT ' ~ T" V • ^y* *= =Ff= 0 0 -tt= â- « »— » * 0 , [ — — 1—1— 1 — ±1- -T- *5^ m ~ • — 1—1—1— S =3= i « P -*T—•- jiÜ m Pü S I i M * i £ r Pi ;2ï— » F HÜ CODA* i r5^ ?va Jt*.1 fr^\ Ÿ'~ ^ f ‘>-s =r+ f é- .h :—1—h —J= L^- M " —H 8va- i É= Sva- ü= /./; S 0CLAIH.0r*v S 3Ü* ff vil F ‘AIT DISPARAITRE on quelques minutes le» POILS ou DUVETS dingracioux du VI8AGE, des BRAS, des AI8ELLES, sans picotements ni rongeurs ; laisse la peau blanohe et veloutée.V&\$o\\$etsu 50o LA BOITE Eohjkutillon 10o Succès certain.LA FAVORITE DES SULTANES et deB ARTISTES.SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS, Boite Postal» 1031.Montréal. 58® LE PA88B-TEMP8 No »9 - Montréal, 2# décembre 1908 LES NIBS CHANSONNETTE ' Créée par Mlle EUGÉNIE VERTEUIL au National Biograph Paroles de Gaston LEURY Musique de J.-B.LAFRENIÈRE Piano Êfe=v._ J .p .“5—fi~ h * "fi—fi ù h Lr y- - ——t fcfF¥- 8v a- -•?- —i-F -i Aux premiers jours gais du prin-ti v .!l_ J' V »’ * ft *- emps,Les oiseaux au fond du bo- .r Jj-J 1 / 0 -Vl m / I f ^ > i - -Ï-H > M— - =H -¦ ±EF3 *1* fJ t *2 t _f' ^ JT ¦ iT * ~V' u f>- h—fr 1— * - ca * ge jfr-T-M Font leurs pe-tits nids fré-mis-s r *¦- L- :é: :d‘ * - i.L: J\- ants A-bri - tés sous le vert feuil -*?-À—i— la - ge; -H : ^ ' > 1 ?F - , "«j f-' i J— J-_— r t > ]-¦¦ - T#*f 1 f" 5 ¦-J') " *— _ÿ I IAIPIIÜ oat merveilleusement efficaoe contre MAUX LAlUUL Q Ull DK DENTS, NEVRALGIES, MIGRAINES.Cette liqueur tria agréable oonviont à tout le monde : : L> Al PIIC rl’HD « *a place dana toutes le* familles.Dépflt AlVJUL Q Un général: Pharmacie Lkooüb» & DioiBY, No 310, rue Sarate-Cathf-'ne-Eet, Montréal. Montréal, 28 décembre 1908 — No 189 LE PA88E-TEMPS 587 h fe—m M— £r 4^- «h }< h -f:—fe—w- y i—«n ujt «r p —gi Cest que sous l’a- mou- reux fris - t ?/W *• , son f,n mèrp ni .selle est an - xi • * -i 1 h > *)• i h—m-—— ^=1 = > 1 1 i i= > > [>.y r- nr rail Hi REFRAIN Valse £ 0—V £ - eu / fL\t° 'j „—- r#J ¦ ¦ -4 • J.- -1 ^ raU, 1 VfrT— if i f- a tempo -h»H- te ¦— +- S— V- i .» o • - me res Font rê - ver aus - si oi - seaux.Réf.H p Le soleil s’enflamme d’amour, J\\ En caressant lilas et roses, Et les papillons font la cour, Dès l'aube, aux fleurs à peine écloses Mais voici que dans leurs -chansons Les oiseaux se content fleurette, I.es petits nids ont des frissons, Et l'oiselle sa chansonnette.Comme les joyeux berceaux Font chanter l'amour des mères.Les petits nids éphémères Font chanter aussi les oiseaux.V" Mais le triste automne a tué Les fleurs, les chansons et la joie, Dans le bois morne et dénudé Au chagrin la mère est en proie: Oisillons s’ej sont allés Emportés loin par la tempête.En attendant les exilés, La mère oiselle est inquiète.Réf.Près des berceaux abandonnés Comme sanglotent les mèrefl.Près de leurs nids éphémères Pleurent les oiseaux, chagrinés. 588 LE PA8BE-TEMPS No 359 — Montréal, Jfl décembre 1908 ESPÉRONS PlANO.< MARCHE Allegro brillante.ANNA BOISCLAIR -£2.q—r—T zz=-EÜ-^z=l: •-*ÎF3— ff Tcd.— ©-2» ?Tempo di marcia.f u 1 po - co r-rr -*_ -*- zi=l2^=3EïS^SE — f***’ 2 ?: {; À 2 _L "Vi •*» f^-U u ^ ——s~J5- -j=É^±=rï=; =g=rz:=fipzi: '-&• 'j îl L^j_^ poco dim.¦* =t =t rüdzzzzs —:e: i -4-.*- H*- ^‘U u 5iJ crenrHodo.S & A 2 :«gE 5 * $=2~- it l'T u rsi -CLlJ 1 p» —*g —*» • n «s 'tf?-•——*-Ml- 3= Irr^ 1 p poco H* fc—- q= aij * -i7-* 2& 2 •-ipMf-i-*}- -M 2* 2U 2 2 1—.-9- -m- ?•i ^ u u — crejconilo- IglgE^ ^=i=-s=g=Ktü u 2te* :|: Tcâ.-£.3# ÎM ?-J* nrf.DROITS RESERVÉ8, Canada, par J.E.Belair, 1»05. Montréal, 26 décembre 1908 — No 869 LE PA88E-TEMP8 SgO vajs.-: ’¦ Ted.—i— I —« 1 —m— -s—t-—— ï *¦ 1 '¦-4-'¦-1-!-• 4- i '4 Ted *r "T" 3.: */ dim.K *- :S:=r1 .ip^^-iprNr *=3 Ï=3F =4= «frf.¦»¦ ~1Z I -*¦ -0- ¦»¦ ?- ^ u u croMcndo ZZlT1!—I-* — —3—*f ->«)-iÙS}—**f-zdzt^Jizzï-1 zs: *x: —H 0- *)-#-*-«- U t! * 3 * -d-^:5==1=—5= pb=£ I /' ' ff =ÏT-4 Z^S, :# :•: 'Ped t +* r*d.r &>£ t: p._ EËEjjE&El: :^EE=E^E^_^z ë^liÜÜHl r:‘g Teit.o -EsDéroni.* * Ted. 592 LE PA88E-TEMP8 No 86R — MontrtW, 28 décembre 1908 FR0a-rRoa Saroles de MONRÉAL bt BLONDRAÜ Allkhiktto Tkmpo di Vau®.-L-—L- £7 -|- —g Fi-j—î—i- ±=«=t ^2 »- Mnfikpe de HENRI CHAT AD £ £ -±-.—trz M -Q üb——: -te * — —1—r- -i© p- 3g Le fora -me pot • te qnel-qoe • fois ta en • lot • te daas son mé • na tfe Le fait est oons • ta - té ie crois .Dans Montréal.*6 décembre 1908 — No S89 LE PA8SE-TEMPS 698 En eu • lot - te comme un «ou ve La ebo - ae mi eem ¦ ble plus gra ve Et ie me dis en la roy • ant: 4-t- AdÊl -àx Prou - feou T= f Ë - — T- *•' .* * bjbr*—U 1 =t -G - — :C ~ Frou - frou Cer - ta! - ne - mont la fem • me sé - dnit —1 1— .j -4 i- __i m « —(© — W ' -•> ¦ s ’’ -•SP , * : —i 1— 0 * , * « -G p- - i i : : 1—— - w - «! — : : X.- Z^-l2—#=P- -|—1—-1— =*—t—1= hH-ti y# sur - tout Par son gen • tU Frou • froul .t =f- L j 1 — i~ izri: 1} 9 o p t - :• è * 1 * « - -r —i.v / ; s s ; * : /*?>> ¦ •= f t -HF=F À-k-t. LE PASSE-TEMPS No MO — Montré»!, 26 décembre 190 ' FRoa-rRea Paroles do MONTRÉAL ht BLONDEAD Musique Je HENRI CHATAU =1=»: La fem - me por - ta quel-que - foi*.La eu - lot - te JErËEEtL -i dans son mé - na ye Le fait est eom - ta - té je croL-, Daim cut en l'échangeant, Quatre fois satisfaire A 1 ’aumAne ordinaire, Faible soulagement Qu’on donne au mendiant : L* autre décore un gentillàtre ; Le tout vive, gaie et folâtre, Sait s'intriguer pour un amant, Ou l'écondoire adroitement, Amuser le public, faire rire au théâtre.Les réponse* «eront reçues jusqu’au y janvier 1909.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre cou|>on de primes 359, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 220 — Enigme : La cheminée Lss Elis* is Marguerite CONTE DE KOFI.— Tu as, ma foi, raison, c’est elle.c’est Marguerite.Et Jaoques Tierry, serrant le bras de son ami, l’immobilisa à quelques pas du magasin do miroiterie devant lequel venait de s'arrêter la joune fille qu'ils suivaient depuis un moment déjà.Une gracieuse silhouette, svelte, éthérée se rétlétait dans une des glaces do l'étala(>e.Le visage ovale, aux traits fins et purs était charmant, les yeux d'un bleu noir rayonuaiont d'intelligence et do bonté sous l'ombro du chapeau.Il y avait, dans cetto physionomie une grlce un peu triste, mais infinie, un ensemble peu commun et d'uno séduction irrésistiblo.Cependant la jeune fille avait repris sa marche rapide, sans avoir remarqué l'attention dont elle était l'objet de la part des deux jeunes gens, qui, eux aussi, s'étaient remii K marcher.Où va t-elle, à cette heure, seule, ot dans celte mise plus que modeste, domanda Tierry à Léon Ury.— Chez elle.Ne t'ai-je pis dit où elle demeurait, et qu'elle était employéa au téléphone.oui.mon cher, Marguerito doit gagner sa vie et celle do sa mère que lo chagrin a anémiée.— Ainsi, la ruine A été complète, murmura Jacques.— Oui.ton père Bavait, il y a un an, quand tu voulais l’épouBor, que l'hôtel était hypothéqué pour oent trente millo francs.à peu près sa valeur actuelle et 698 LE PASSE-TEMPS No *6!l — Montréal, 26 décembre 1908 qu’il n’y aurait pas de dot., de nos jours, on n'épouse pa» une femme simplement pour ses beaux yeux.tu l'as si bien compris que tu es parti pour un petit voyage à l'étranger, et & la liste des mariages manqués on a pu en ajouter un de plus, voilà tout.— Oui, pour moi, mais pour elle cela a été humiliant et désastreux.Il soupire et poursuit ; — 99 qui lançaient une gerbe d'étincelles où dansaient les améthystes et le» rubis ; puis remua savammont les ch&taigneB qui grésillaient sous la cendre- Mais il était très âgé, le père Fanton I et le sommeil alourdissait scs paupières ; la lutte devenait inutile, car sa volonté allait céder devant 1» nature.Déjà, il perdait le sentiment de la vie et s'anéantissait dans le bien-être du repos, n'ayunt plus le souvenir de son devoir, lorsque des cris aigiie le tirèrent de sa torpeur.Il se leva péniblement, prit dans son berceau l’enfant emmaillotté et revint s'asseoir devant l'fitre.Aussitôt, l’innocent sourit & la flamme, crispn ses petits poings et retomba dans la paix inconscience.Rien, vraiment, n'était plus saisissant que oe tableau, dont le génie d'un peintre de l'ancienne Ecole hollandaise eût fait un chef-d’œuvre : cette salle basse, toute sombre, où se dessinaient à peine le releif des meubles et les ramages des rideaux d'indicnno ; où seuls, les ouivres et les étains, lumineux dans cette ombre, projetaient ça et là les reflets du foyer ; puis, dans la clarté vive qui le transfigurait, oe vieillard au visago vénérable, aveo sa couronne de cheveux blancs et sa barbe neigeuse ; cet aïeul, berçant entre ses faibles bras, un enfant endormi I **• Or, dans le petit bois, sous les sapins givrés, Jean-De-nis attendait le moment d'accomplir l’acte capital de son existence ; il avait choisi cette nuit de fête, qui faisait les maisons désertos : et tandis que là-haut, d*ns le sanctuaire illuminé, s’élevaient des chants d'allégresse qu'il n'avait point oubliés, le chemineau allait, en rasant les haies, atteindre la chaumière des Fanton.Son plan, arrêté depuis une semaine, était bien conçu ; il avait envisagé tous les risques ; d'ailleurs, que pouvait-il craindre 1 Nicole assistait à l'office de minuit et le vieux dormait dans son Ht.Il pourrait donc entrer sans peine ; puis.eufin, il trouverait le magot 1 Tout en réfléchissant, le malheureux serrait un couteau dans sa main droite.Hélas 1 Jean-Oenis n'avait qu’une conscience fruBto et uno compréhension très insuffisante de la loi morale, mais il n'était pas né mauvais : la misère et la malchance l'avaient aigri, et les fréquentations dangereuses le poussaient sur la pente du crime.Enfant abandonné, élevé par charité, maltraité dè.i ses premiers ossais de labeur, il était de coux qui, n'ayant ni famille, ni foyer, ni amis, ni métier, ne s'attachent nulle part et demandent à l'aventure le pain de chaque jour.Ainsi, Jean-Denis revenait au village en cette nuit de Noël, afin de voler au père Fanton, ses économies.Un hasard lui avait appris que le bonhomme resté seul depuis la mort de son petits-fils, habitait avec Nicole veuve et sur le point de devenir mère.Il se sentait las, le chemineau ! las de parcourir leu longues routes, par ce rigoureux hiver ; las aussi de l'aumône si souvent brutale acceptée pendant les haltes.II voulait aller à Paris I Et tous les rêves qui peuvent hanter et troubler l'esprit d'un ignorant exaltaient son désir jusqu’à l'assassinat.Ce soir, sans lune, était vraiment propice, et la neige qui ouatAit le chemin étouffait le bruit des pas.L'homme allait vers son but, l’œil et l'oreille aux aguets, et le cœur battant lourdement dans sa maigre poitrine.Enfin, il reconnut la chaumière et s'arrêta pour écouter : nul bruit n'arrivait de l'intérieur, mais un rais de lumière passait par la fente d'un volet.Il hésita un moment ; puis, ayaut ouvert son couteau il souleva le loquet.La porte n’était pas fermée à clef.Il la pouss'i doucement en s'abritant derrière elle en cas de surprise ; et comme le silence absolu le rassurait, il se glisst.dans la salle,.Aussitôt, Jean Denis est cloué sur place ; une terreur superstitieuse s'empare de ton cerveau : il voudrait ne pas voir, mais il regarde, mais il croit voir, auréolé d’une lumière céleste, Saint-Joaeph assis au foyer de Fanton et portant dans ses bras l'Enfant-Dieu 1 I,o dos voûté, les jambes tremblantes, le criminel recule, sort, et tout à-coup, s’enfuit dans les ténèbres.Il s'enfuit vers l'église d'où s'envole, plus distinct à mesure qu'il approche, !e vieil air naïf et joyeux : 11 est né le divin Enfant, Jean-Douis s'agenouille au seuil du Sanctuaire; et comme il no sait plus prier, ses lèvres murmurent un seul mot : Pitié ! Pitié I — Supplication qui lui vaut, en cette heure de joie, uno douce et fructueuse aumône de tous coux qui passent devant lui.— Tiens I le vent a ouvert notre porte! songea Nicole en rentrant dans sa chaumière.Puis elle sourit, en contemplant l'aïeul, et lo “ petiot".Elle alluma une chaudelle, réunit les tisons disloqués et fumeux, et réveilla Fanton en disant simplement : — Père, vous avez laissé brûler nos châtaignes I Frédèrick UUCUER.NATIONAL FRANÇAIS — 638, Ste-Ca- therine E Tél.Bell Est 1736, Tél.Mar- 520 — DRAME — Deux représentations par jour.Prix, Matinée* 10, 15, 20, 25 et 30c “ Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B.— Les enfants âgés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représenta-tions.¦ Ad OniMETOscriPR Toujours soucieux de plaire à son in telligente clientele, M.L.E.Ouimet n'épargne rien pour lui servir des programmes palpitant* d'intérêt et d’actualité.C'est ainsi que cette semaine, le célèbre baryton Occellier chante le Carillon de Noël et la Chanson du peuple.Darcy chante La Dinde.de Kocl et J'n’ni plis Oté I Cet artiste remporte u.i g rail â triomphe oette semaine.Aimé Chartier nous chanta deux superbos romaneos illustrées par L.E.Ouimet.intitulées: Le jeu de l’amour et 1-et‘s go home.Enfin, le jeune Edwin tient aussi son succès avec Les petites Montréalaises et Why dont you try 1 L'orchestre Miro nous sert entre autres primeurs la célèbre ouverture de L'Etudiant pauvre de Milloeker.Quant au programme de vues il est extraordinairement beau et oontient des vues qu'on ne pourra voir nulle part ailleurs, à Mont réal.Nous signalons VHôtellerie électrique, une surprenanto fantaisie se passant en l'an 2000 ; la fille du contrebandier î le pari satiucfeur, une très touchante idylle moderne : une dangereuse opération à des reptiles venimeux de ht ménagerie Bostock, vuo sensationnelle de Pa-thé.Il y » aussi une très belle scène dramatiquo ot mouvementée se passant ohez les oow-boys du Far West, ainsi quo plusieurs autres films importés spécia lement pour M.L.E.Ouimet.• Theatre National Pour la semaine de Noël, la direction du National a mis à l'affiche un drame populaire, les Trois Mousquetaires, le ohef-d’œuvre de Dumas.Voilà une idée heureuse, car ce beau drame de cape et d'épéo contient en lui tous les éléments de succès.C'est une œuvre qui plaît toujours et dont maintes représentations n’ont pas épuisé la vogue.Le rôle de l'Artagnan est joué par M.P.Cazenouvo qui l'a joué plus d'un millier de fois tant en français qu'en anglais et cela, non pas seulement à Montréal et au Canada, mais dans toutes les grandes villes des Etats-Unis.• Le Bal du Mmk Dubé Madame Dubé, l'excellente pianiste que nous avoiisadmirée pendant plusieurs saisons consécutives aux Nouveautés, donnera lo 29 décembre prochain, son grand bal annuel, suivi d'une audition, à la salle Stanley.Le programme de cotte fête à la fois sociale et artistique est fort bien choisi et l'orchestre Gray (augmenté) fera les frais de la musique.La soirée commencera à neuf heures p.m.Ou oompte sur un grand succès.• Théâtre des Nouveautés On nous promet du nouveau et du beau aux Nouveautés du Bennett, pour la semaine prochaine.Chansons illustrées, une entr'auties qui fera fureur M.K.Finlay, prépare aussi des mor-veillesd'illuminationéloctrique.O11 verra ce qu'il y a de mieux à New-York et à Londres.Brof, une belle semaine aux Nouveautés et les sièges se vendent déjà.Au cercle : — Nous ne pouvons pas commencer notre bridge, X.n’est pas là.— Il m'a prié de vous dire de l'attendre cinq minute».Il achève de lire un article d'économie politique.— Il faut noua mettre en quête d'un autre quatrième ; celui-là n’eBt pas sérieux 1 MOJM D/\N ITES En Ville Mlle Ang.Ally.organiste de Pierre-ville Mills, était de passage à Montréal, l'hôte de sa sœur, Mme J.E.Boisvert.• Bkauoeville Samedi, le 12 courant, Mme Dr Mi-ville Dechêne et Mlle Laura Renault étaient de retour de Québec où ils avaient été entendre le concert donné par les voyageurs de commerce.• Madame Henri Mayrand, de Québec, est en promenade chez son père, M.St-Georges Lemoine, gérant do la Banque Nationale.• Mlle F.Rodrigue est arrivée de 'l'het-ford Mines, pour résider à Beauceville.• Mme Vve Auguste Bolduc est de retour d'une courte promenade à Québec.« Sherbrooke Mme Léon Boudroau, Mlle L.Bou-dreau et Mme O.Dufort, sont allées à Nicolet, ceB jours derniers, pour assister à la profession religieuse de Mlle Elise Boudreau.chez les Sœurs do l'Assomption.• Mlle Laplante est allée à Richmond, en visite chez M.N.Pilote, son grand-père.• M.et Mme Charlevoix, de Québec, se rendant à Saint Libjire, ont passé la journée de lundi le 14, en ville.• Mlle Hudon, de Richmond, était en visite, ici, dimanche le 13, ohez ses parents.MONSIEUR, 40 ans, distingué, cherche connaissance de dame ô peu près du m£me ig- ou moins, figure robuste, esprit ouvert, amateur de thé&tre.Dites.moi où l’on peut vous rencontrer.S.Sylvain, l'.O , Montréal.BIBLIOGRAPHIE (Sous cette rubrique, nous nous ferons un de plaisir rendre compte de tout livre et composition musicale dont on voudra bien adresser une copie au PASSE-TEMPS.) Nous accusons réception de l'Alma-nach Rolland 1909, 4.'lième édition, dans lequel se trouvent réunis les almanachs Agricole et des Familles.Cette édition contient, outre le calendrier ordinaire des almanachs, des Ephé-mérides, la liste des membres élus aux dernières élections locales et fédérales avec la majorité ; de plus des matières et récits très intéressants tels que Une Missive Inattendue par A.D.Decelles ; Un Enlèvement au XVIIe siècle par R.Girard et Ma Dernière Menterie par J.J.Grignon, etc.Cet almanach est en vente ohez tous les librairesau prix de lOots l'exemptai re, ou 15 cts par la malle franco.CONSEIL UTILE Allumaoe bes feux de ookk Voioi comment il convient de s'y prendre : le pot en fonte du foyer étant bien vidé, on y introduit dos copeaux, voire même des papiers chiffonnés, puis un fagot de petits bois bien secs.Alors, on ne met point dessus du coke frais, mais seulement le vieux coke de la veille, qu'on a retiré du foyer non entièrement consumé.Ce vieux coke prend feu tout de suite comme le ferait la braise ; on met seulement le coke frais par dessus, et cela ne rate jamais.JEUNES MARIÉS Après la lune de miel.— Tu ne m'aimes plus I — Mais si! — Mais non./ uparavant, tu mettais une demi heure à boutonner mes ganta.Maintenant, tu n'y mets pas mémo deux minutes ! Abonnement : Eutïû’n?.! $î.oo Par année.J.E.Bêlai r, éditeur.Adresie: 16.rue Craig-Est, Montréal. No 560 — Montréal, 2fl décembre 1908 Bureau de Correspondance Composition et Rédaction di Lettres, Adre-sks, Annonces, Discours COURS PRIVE LETTRES SCIENCES Littératur*, Versification PREPARATION AUX ARTISTE-DESSINATEUR (jème étage ), 22 rue Notre-Dame est, Montréal — Illastra-tion» décoratives pour eoavertmras de livres, catalogues, étiquettes.•*ch»«.»te.INSTI- Irl II ! TIJ £=gfcïlllli Montréal.Nos dents sont les plus belles et les meilleures ; elles sont naturelles, inusables, in-cassables.gartnlus.Satisfaction pour tons.EXAMENS LETTRES (Ditcrêtion parfaite) D'affaires, de faire-part, de demande, de remerclments, de félicitations, de condoléances, etc., etc.COMPLIMENTS (ta prou, en vers, en muri-qut.) De Fête, de Mariage, de Baptême, de Noces d’argent, de Noces d’or, de Noces de diamant, etc., etc.Timbres des Etats-Unis à vendre au bureai' w«t »»•« opuwula, 60« franao.Timbres des Etats-Unis it vendre du Passe-Temps.au bureai' - paquet avae opuwula, 60a fran».A oc notre ooupou.Uo.Adressa, lo Psuo-Tomos.Montréal.LE “ NATIONALISTE Vues nouvelles.Articles signés.Indépendant*.JOURNAL DU DIMANCHE— - 1 ' = 1 Imprimerie et bureaux : 20, rue Sainte-Thérèse, Montréal par année .Le N°, z sous Le plus Grand Stock de .Musique en Fouilles en Canada C mA^S?^i7NI?RS rJ0TÉS: La Gerbe Mélodique, l’Ecrin Musical, l Ecnn Lyrique, l’Ecrin du Chanteur et la Rigolade, chansonnier comique.Prix net, 35c chaque.au»: Cli.aaa.ts des Patriotes Recueil noté deohanHons patriotiques canadiennes et français».Prix net, 60e Marchand d'instruments de Musique, Importa-¦ Sali lL W4l teur de Musique Vocale et Instruasentale et Fournisseur de la plupart de nos Maisons Religieuses 266 Sta-Gatiaorine-Bst, Montréal *•- Envol du oatalono sur demande.lélénkoao Bell ht 1710.Il Bienfait pur li ki Si» ! ¦ I ^Poitrine parfaite par l« Poudres Orientales les seules qui assurent en 3 mois le développe nient des formes chez ls femme et guérissent ls dyspepsie et la maladie du foie.Prix t Une boite avec notice, $i.oo{ 6 boites, -/ $5-.Expédié francc ion du prix.Dépôt général p^ur'îa'puWnce 42, EU* Stk Cathrrink-Est, Montréal Agent pour le Dominion et les Etats Unis.Instruments de musique * Musique en Feuilles M.Lavallée vient de recevoir irectement des manufactures européennes un choix considérable d’instruments de Musique pour être sacrifiés au prix du gros.Jugez vous-méme par les prix suivants : VIOLONS, $3.00**75.00.MANDOLINES AMERICAINES, $3.00 à $50.00.GUITARES AMERICAINES, $4,00 à $15.00.CORNETS, $8.00 à $75.00.FLUTES, $6.00 à $ roo.oo.CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMBONES BARITONS à prix réduits.Aussi un assortiment d’INSTRUMENTS DE SECONÜI' MAIN, en très bon état, pour être vendus & des prix défiant toute compétition.Agent pour BESSON &* ClE de Londres, Angleterre.PELISS0N, GUINOT *• Cm.de Lyon, France -, J.W.YARK, Grands Rapids, Mich.Olis.La,TraJiée35BOU%ANR1PR|TA^URENT HURE AU DU JOUR HE 10 H.A.M à 5 II P M.8, rue Saint-Laurent, 8 TÉLÉPHOSB MAIN 4735 COURS PRIVÉ MUSIQUE PIANO ORGUE CORNET KTO.AUGUSTE CHARBONNIER BUREAU DU SOIR — d* 6 à 10 h.CHANT 56, Parc Lafontaine, 56 1T MONTRÉAI.HARMONIE De l’Argent a Faire En manufacturant chez vous, sans appareil spécial, divers articles de grand mérite, pour votre usage personnel ou pour vendre il vos voisins et amis.Au moyen de nos recettes éprouvées, nous vous mettons à même d’accomplir cela.Les matériaui peuvent s’obtenir partout sans difficulté.Les ustensiles nécessaires •ont ceux qui «e trouvent dans toutes les ouisiues.Nous ofTrons les 3 reoettes savantes : LA CREME DE ROSE BLANCHE (pour le teint) UNIMENT POUR DOULEURS NÉVRALGIQUES ET RHUMATISMALES SIROP POUR LE RHUME.Chaque recette pour 25 cents ou les trois pour 50 cents.Directions garanties complètes et facilement comprises.Nous avons des recettes pour toutes choses imaginable.Demandez ce qu’il vous faut.Toute correspondance strictement confidentielle.Adressez: E.HARTMAN, 1237 rue Saint-Audré, Montréal.ANNONCES (en proie, en vers, en mûri, fut.) originales et de bon ton, au goût et & la satisfaction des annonceurs les plus exigeants ; illustrées, si on le désire, par le populaire artiste canadien Edmond J.Massicot te.ELOQUENCE Discours politiques ou au-t res, — 11'emporte pièce.MUSIQUE (Chant) Mélodies, Romances, Chansons, etc.,, (NcUti au Vol) ' Intlrumenli) Piano, Orgue, Cornet, Flûte, etc.Idées musicales arrangées et harmonisées en 2 temps et 3 mouvements.VITE ET TRES BIEN.VEXEZ NOUS VOIR.SATISFACTION GARANTIE ECRIVEZ ET TELEPHONEZ Les Echos i» Mont-Roya A ITntTCTP Pu .K RECUEIL de 30 CHARMANTES CHANSONNETTES NOTÉES et —w *'va Cl 30 jolis contes formant une magnifique brochure de 180 i«ges, avec Auoustf.charbonnier.En vente au Passb-Tzmpb.PPrix“ocU fparU po'ne,’55 eu! « Cafés Comte ^— 444, HUE ST-PAUL Saint-Marc Java, Moka La Créole Sont les MEILLEURS.Demander-les à votre épicier.EDITEUR ET IMPORTATEUR DE MUSIOUE ET D’INSTRUMENTS DE MUSIQUE .Représentant au Canada des maisons suivantes pour instruments de Fanfares, d’harmonies et symphonies : MAHILLON 6* ClE, de Bruxelles, fournisseurs de la Cour de Sa Majesté l’Empereur de Russie, de l’armée et des Conservatoires belges.JEROME, THIBOUVILLE.LAMV Cl*, de Paris.COUESNON &¦ Cl*, de Pans.MUSIQUE VOCALE Opéras, Opérettes, Romances, Chansonnettes, Chœurs, etc.Réparation D'Instruments de Musique de tootrs sortes.I *8 Notre-Dame-Ouest instrumentale.| T*l.Main 2406 MONTREAL
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