Le passe-temps, 1 janvier 1918, v. 24, no 606
fa P-5C ^r?Numéro de la Saint-Jean-Baptiste ^ïpajje-Gjertipr Ce Numéro contient HUIT Morceaux de Musique et de la Littérature de Choix + + Un Numéro, 5 sous; Etats-Unis 10 sous VoL XXIV No 606 1 W AN Al) A.11.» i *sovwb«nt, | M ! par *vH»h Montréal.15 juin 1918 Charmante Canadienne Chanson créée par Mme de Lortit pagv Siti Vingt-quatre Juin Chœurs il S et ü i voix.pige SIS Martyre de SI Jean-Baptlste Le* grandeurs et la pénitence page tSl A Travers le Dictionnaire Par Gustave Comté page 22g Hymne à St-Jean-Baptlste Chant national des Ontariens j âge tSi Aimer ! Romance inédite de A.F pop* ttS Louvaln Un sonnet inidit de Louis Jos.Diucet, page tSS Dolora, la Bohémienne CAo’ur final, extrait de l'opérette page SS8 Lanrenela Marche two-step peur le pù no ; açe -'SI .Ollva Valse Wvlie composition povr le liano,.pa/e IH Le Conscrit Un conte inédit de H- Emery page tSS Trois Acrostiches Par Bernard Gavdet page SSt ^ ^ ^ ^ ^ CHARMANTE CANADIENNE MA* MA* ffl* Ce mot cm u île clianl est imprimé au complet dans c prdsent numéro « (Voir noire Album Musical ) * J.-I.PAQUET m CHANSON «re .,Louis-Nap.Guilbault * niiNKVM KN'm ¦ J Canada: 1 an, 1160.« mois, 0.76-1 ABONNBMKNlb { i^u-Uni.: 1 *».$2.00.6 non, «1.00.L> DERNIER NUMERO, 6c.— UN NUMERO PRÉCÉDENT, lOc.LE PASSE-TEMPS, 16, rue Cralg-Est, Montréal fuN BUSTE BIEN DESSINÉ Fait valoir la beauté, la grâce de la taille.Les Pilules Persanes de Tewfik Haziz, de Téhéran, Perte, ont pour effet de développer le buste, de corri- fer la maigreur excessive, de supprimer e creux des épaules et d'effacer les angles disgracieux qui déparent une jeune fille • ou une jeune femme.Prix: Il.00 la boîte; 6 boites pour $5.00.Mlle Angela V., écrit: “Je viens de prendre la quatrième boite de vos fameuses Pilules Persanes'; l'effet est merveilleux —j'en suis enchantée." 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PIANO Ces mots que Mon cœur en succursales: HTIESiLlIKES succursales: 197 ste»Catherine=Est Experts Nettoyeurs Français î,# Bat 61 -eË«t52 - Est 301 Ateliers î 661, rie Moatcalm, Montréal || Est 61 - Est 52 - Est soi Montréal, 16 Juin 1918—No 600 LE PASSE-TEMPS 227 Four moi la plus bel-le des rei - nés.1 >ana st in >a • lais ' ^=7 jfrîz : «mm r=± * -¦rVf?r 4- r ; H nr Viens ' é - coûter la can- ti ¦ -ê, p i h J lè - ne rhi, UeteB at- tra ïN*#r - D.C ts.> ^ ! ' *- -•y.- 4 , - , ¦ : ; 71 u j r ^ ' N— =4=ü * 3 0 Canadienne exquis» et doue».D»n« u fraîcheur.Tu vais où le destin te pouue .Vers le bonheur.Mais crois-moi bien sur ma parole, Car il n'y a Que toi sur terre, o n\on idole.Au Canada.Refrain : O ma charmande.etc.T.DAGENAIS, Tailleur Fashionable pour Dames et Messieurs Satisfaction garantie et prix modéré*.No 15 rue Bleury.Téléphone Main 6824 228 LE PASSE-TEMP8 No «06—Montréal.16 Jul» 191* VINGT-0ÜATRE dülN CHOEUR Paul-E.PREVOST.(1906) PIANO.¦ i'J m ï-')|7Q|DJ7 7r Vni PARFUM RECHERCHE?Si oui, demandez le Coryloptis du Japon.Envoyez V vJ O 25 centine pour échantillon à J.J., 1421 Papineau, Montréal. Montréal, 15 Juin 191*—No BOfl LE PASSE-TEMP8 Les Pilules Persanes mZZ1vÏÏok«K •! ml* 8AN8 MA88AGE8, daoa l'Hptoe d* dea* moU. 210 LE PA88E-TEMP3 No 600—Montréal, 16 Juin 1918 ¦ — ¦ » 3SÆÊXÆE, à 3 'crois: ég-aloa v (hr*s——?—M ft - fO' - “1 , F'"- H—H—-—i m —t——— • 3 - me flé - t i 7 tri - e — p w-~ i-i-M-i r * ouil - le Uni d'ex 1 1 J u r r toits glo - r ' J - f=t -à^ d ^ 1 h- i - -I ^ =t » £=: • = â - me (lé - H—F F/ tri - e n a il w 'ouil - le tant d'ex J lions glo - r :n ¦ n.— "i J— - e p- f ¦ M J F £ f ” » ?^ J Un Beau Buste ^ Go18' " d“ rlemes, .: : : Voilà la Joie et le Bonheur de toutes les l Femmes DE Madame SANS-GENE ” Est garantie développer, raffermir et reoonstltoer les seins.Envové franco snr réception da prix, traitement $1.00.Adressez : Là Ou MIdiuàli Qihoux & FakM, 416 Para Lafontalne, Montréal, “Chambre B" Montréal, lîi Juin 1918—No 60C LE PASSE-TEMPS INTROi Que di- toni-noui du fa- meuxJean-Baptii - te?Hue di-roos-nou« qui soit di-gne de lui?me mon ap-put, Üieo l'a ren- du ai tu - blimeet li grand, En don.en grS • ce.Tout homme né km l'An • cienTes-ta - ment.Les grandeurs, la pénitence et le martyre de Saint-Jean-Baptiste Paroles et Musique reconstituées par A.LAMBERT, un Canadien de Manchester.N.-H.Harmonie de A.CHARBONNIER liue nul des Saints ne te trouve en ton rang II Ce 8aint est jrand en diverse» manières, Grand devant Dieu, grand devant le prochain, Grand en soi-même, en ardentes lumière, Grand en amour envers son souverain, Grand en son nom, grand en sa parenté.Grand en verla, grand en humilité, Grand on souffrance Dès son enfanoe.Et grand enfin en grlco et sainteté.III Jean est Martyr, Vierge, Docteur, Apô- [tres, Pins que Prophète, Ermite et Confes- [senr : Jean est un Ange, et par-dessus tout [autre, Il est d'un Dieu l'auguste Précurseur ; Reproduction interdite.Extrait d'un Dieu, l'Ange et l'Homme ont loué eu [héros, Qne je voudrais louer autant qn'il fant ; Mais ma faiblesse, Je le confesse, Ne permet peint que je monte si haut.IV Elisabeth est de six moisonceinte.Et son oher fils criminel en Adam, Lorsqu'au salut de la Vierge très-sainte Le Saint des saint rend saint le petit [Jean : L'enfant tressaille aussitôt, et fait voir De son Sauveur le souverain pouvoir.V Dès son bas Age il cherche une retraite Pour contempler le trois fols Tout-Puis- [sant.oh< Faire la guerre à son corps ianocent I Les purs esprits loi font souvent la oour, Tandis qu'ils prie et de naît et le jour, Et sans souillure 8on lime pure Croit en lumière aussi bien qu'en amonr VI Pour nourriture 11 a des sauterelles, Et tout au plus quelques rayons de miel ; Il se choiait des croix toujours nouvelles, Pour nous montrer l'étroit chemin du [Ciel j Il oouche k terre, Il ne boit que de l'eau, Son pauvre habit est de peau de chameau ; Et pourtout dire, Son long martyre Fait endurer son oorps jusqu'au tom- [beau.Qu’Il fait beau voir ce jeune Anachorète recueil de chansons en préparation qui fera l’objet d’un droit d'auteur.VII Le fils de Dieu, ce Monarque suprême.Etant un jour sur les bords du Jourdain, Dità saint Jean : Donne-mol le baptême, Je le veux bien reoevoirde ta main.Le8aint reoule, et lui dit : Ah I c’est moi Qui dois.Seigneur, être lavé par toi, Jésus persiste, Et Jean Baptisto Baptise enfin eon Sauveur et son Roi.VIII Jean voit Jésus qu'il ohérit, qu'il contemple.Et qu'il voudrait qu'on connût on tout lieu : Lors de son doigt, de parole et d'eiemple, Il orle à tous : Voici l'Agneau de Dieu; Voici, mortels, le véritable Çhrist : Mes yeux ont vu sur lui le Saint-Esprit ; Venez voub mettre 8ous ce bon Maître, Qui veut de nous un cœur humble et [contrit.IX Lorsque les Juifs viennent à sa retraite Pour s'informer s'il est le Roi des Rois, Jean leur répond , en Inclinant la tête : Dans le désert, je ne suis qu'nno voix.Je ne suis point le Christ, cm homme [doux, Que l'amour même Immolera pour tous j Ce vrai Messie, Fils de Marie, Que tous cheroher, est au milieu de vous.X Croyez, dit-il, que je ne suis pas digne De délier seulement ses souliers ; Ce me serait une faveur insigne, Si je pouvais baiser ses sacrés pieds ; Aller k lui comme à votre soutien.Non pas à mol qui suis moins que le rien ; Crie*, de gràoe, Sur toute place.Qu'il est le Christ, notre souverain bien.Ce grand Iléroi, aussi pur que modeste, XI Approche Hérode, et d'un ton généreux, Le reprenant de son horrible inceste, Il lui fait voir qu'il est un scandaleux : Prince, dit-il, j'ai honte, je frémis, De tant de maux que vous avez commis, Quittez la femme Qui perd votre &me ; XII L'amour impur ne nouBest point permis.Hérodiai, cette femme coupable, Tout en fureur, et toute hors du sol, Promet k Jean une haine implacable, Et sans reliche elle presse le Roi ; Ah I lai dit elle, Ah I vous me feriez tort 8i voue rompiez votre premier accord Faites donc prendre, Sans pluB attendre, Notre oenseur et qu'on le mettra k moit.XIII Ce Roi cruel, piqué juBqu'à la rage, Fait garrotter le divin Précurseur ; Car, bien qu'il craigne un ai saint personnage.Il veut pourtant plaire à sa belle sœur, On prend le saint, on le traîne au cachot ; Mais rien n'abat ce grand cœur sans dé- [faut ; Plus on le fâche, Et plus il tftche De soutenir l'intérêt du Très Haut.XIV Jean ne oraint rien, quoi qu'on fasae, et [qu’on diaa ; Héroda a beau le tenir en prisoa.Son corps lié, son ssprlt en franohise.Il souffre en paix et vaque k l'oraison ; Il est content que son saag soit versé Pourvu que Dieu ne soit plus otiensé : La seule offense Fait sa souffrance : C'est pour Dieu seul qu’il est intéressé.XV Ilérodias veut que sa fille danse.L'ayant ornée ot couverte d'atour, Lorsque le Roi, le jour de sa naissance, (Pour la suite, voir page 237.) TOUS LES BONS CHANTEURS I „ MavrUa /la l’Pnlon*» Le grand succès du jour.En vente chez tou§e APPRENNENT L«d iTiarLIlC UC 1 ClUeiUe les marchands de musique.Prix, 35c. LE PASSE-TEMPS No 808—Mon trâej, 1S Juin 1918 LAURENCIA MARCHE TWO-STEP Alcide GIROUX Auteur de “ National One-Step ’ MoatrtaJ.II Juin 1(11—No MC LE PASSE-TEMPS Zll TRIO fafftHl 3## m m f É É ÉHÉ i ÜÉ 3 ?I i # a m m 7* T» fi » - r s f ¦ ~~ 7* i,.¦i?^ jr frr- l f= Hf M 4— i J L-1-.-i—rv | t1' 9-1 H== c « .1 p r- •’ “lU’.ïrioal^ • ér J/' * s?) 1 Annonce particulière Un professeur de musique, ancien élève du Conservatoire National de Paris (classe César Franck) se ———— — - i charge d’amender ou compléter toutes improvisations ou compositions musicales que l’auteur, faute d’études techniques préalables, ne saurait publier ou dédier à un ami.—Toutes communications confidentielles.— Pour tous renseignement! ou informations, s’adreiMr à ce journal ou à 100 Lagauchetiôre oueit, chambre No 2, Tél.Main S1T4. LE PASSE-TEMPS No 600—Montréal, 15 Juin 1918 16va.VALSE INTRODUCTION RISOLUTO fliff f If f flffi lj t f Par l’EpUatolre Magique de Madame Sans-Gêne Envoyé franco sur réception du prix, $1.00 la boite.Adressez: La Cie Médicale Giroux & Frères, 416 Parc Lafon-taine, Montréal."Chambre B." POILS et DUVETS do Visage et dn Corps Dissous instantanément, laissant la peau DOUCE et VELOUTÉE " - - - € - À MA MÈRE OLIVA VALSE LOUIS-NAPOLÉON GUILBAULT Montré«S, 15 Juin 1818—No 60« LE PA88E-TEMP8 235 AUX AMATEURS DE CHANSONS ANGLAISES.Nouveauté musicale en train de faire le tour du monde.YOUR EYES HAVE TOLD ME SO.Paroles de Adar Cherry.Musique de C.Carr Hardy, En vente chez tous les marchands de musique.Piano et chant : 60 cts franco. N* Ui .Mbimt»! lar JM Uil LES FEMMES QUI TRAVAILLENT LES MERES DE FAMILLE ONT SURTOUT BESOIN D’UN SOUTIEN POUR LEURS FORCES Mme JOS, BAILLARGEON LES “ PILULES ROUGES ” SONT INCOMPARABLES POUR MAINTENIR LES FORCES ET LA VIGUEUR CHEZ LES FEMMES ET FAIRE DISPARAITRE LES MAUX QUI LES INCOMMODENT “J’étais malade depuis trois ans et Incapable de ialre mon ouvrage.Mon estomac était si délabré que rien ne passait; J’avais peine à digérer l’eau.Je souffrais d’un dérangement et d’atroces douleurs internes qui m’empêchaient de marcher facilement.Après avoir été sept semaines à tenir le lit, Je me suis décidée d’écrire au médecin de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, et c’est en suivant ses conseils et en prenant les Pilules Rouges que Je me suis rétablie.Maintenant que les douleurs sont disparues et que Je me sens bien, Je prends cependant encore, de temps à autre, des Pilules Rouges, car Je ne voudrais plus retomber dans le même état.” — Mme Jos.Balllargeon, 29 Brook, Woonsocket, R.-I.“J’avais des maux de reins, de tête et des douleurs Internes.Toutes ces souifrances, avec le travail que J’étais obligée de faire, avalent épuisé mes forces, et Je fus obligée de me mettre au Ut pour quelques semaines et de ialre venir le médecin.Pendant trois mois Je lus traitée sans succès.J’ai ensuite pris des Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et J’ai été guérie.” — Mme Nelson Wood, 17 Mlll, Wllklnsonvllle, Mass.“Pendant six mois J’ai souffert de mauvaise digestion, de tiraillements et de faiblesse d’estomac.Mes iorces avalent beaucoup diminué et le moindre travail me latlgualt énormément.Aussi, J’étais bien nerveuse.J’avais consulté deux médecins, chacun d’eux m’avait donné des remèdes, mais J’étais demeurée au même point.Les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, que J’ai employées ensuite, m’ont complètement changée.Après quelques semaines de leur emploi, Je me portais bien.J’avais un excellent appétit et un sommeil paisible.” — Mlle Lucienne Gauthier, 2055 Portland, Montréal.“J’avais eu un accident suivi d’une rechute, et Je passai quatre mois au lit.M’étant trouvée à deux doigts de la mort, Je désespérais réellement de revenir à la santé.Je ne mangeais plus et Je ne prenais pas de force.J’endurais continuellement des douleurs générales, surtout dans la tête et le dos.Je me désolais et J’étais souvent découragée de me voir dans un si pitoyable état.J’étais aussi excessivement nerveuse.Mais, J’ai pris des Pilules Rouges, et c’est à elles que Je dois mon retour à la santé.J’en al pris douze boîtes, et Je ne saurais assez dire tout le bien que m’a lait cet excellent remède”.— Mme Alclde Deshales, 275 rue Notre-Dame, TroIs-RIvIères, Qué.“Après la naissance d’un de mes enfants, Je restai très faible et aucun remède ne me remet- tait.J’avais toujours la même douleur dans le dos, mes Jambes fléchissaient si Je voulais marcher un peu, et J’étais sans appétit.Je me mis à prendre des Pilules Rouges, qui améliorèrent bientôt mon cas.Après quelques semaines de traitement avec les Pilules Rouges, les iorces m’étant revenues, toutes mes douleurs étalent disparues et J’avais bonne santé”.— Mme Rose Séguin, 161 rue Malsonneuse, Hull, Qué.CONSULTATIONS GRATUITES au No 274 rue Saint-Denis, tous Ses jours, excepté les diman= ches et jours de fête, de 9 heures du matin à 8 heures du soir.Les femmes malades, qui ne peu» vent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes, au prix de §©c une boîte, $2.5© six boîtes.Elles sont toujours vendues en boîtes, jamais au cent.Si vous ne pouvez vous les procurer dans votre localité, écri-vez=nous, nous vous les enverrons sur réception du prix.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO» AMERICAINE, limitée, 274 rue Saint-Denis, Montréal.*dM9 N.B.=Malgré la guerre, le prix des Pilules Rouges n’a pas augmenté.Se méfier des marchands qui demandent pour Des Pilules Rouges, un prix plus élevé que celui indiqué ci-haut. Montréal, 15 Juin 1911—Ne «M LE PASSE-TEMPS L’Art et les Artistes (suite) violons, autre baise, etc.(pour la musique d* scène) "Il me restera à terminer le grand choeur final et à orchestrer le tout, lorsque je serai mieux, "Voilà donc quelques-uns des détails que voua me demandez dans votre récente chronique.Je ne pui* guère écrire plus longuement car cela me fatigue énormément depuis quelque temps.’’ Je n’ajoute pas de commentaires pour aujourd’hui, puisque cette chronique e9t déjà assez longue, mais il y aurait encore tant à dire sur les seules œuvres de M.Léo Roy.J’y reviendrai.Je n'ai voulu établir qu'un commencement de preuve du fait que nous avons chez nous des compositeurs, qui, si on voulait se donner la peine de les étudier, pourraient facilement être classés à côté de nombre de compositeurs européens et non des moindres.Je continuerai cette campagne, à peine ébauchée, parce que je veux prouver au public en général qu’il ne faut pas toujours prendre pour de l’argent comptant, les élucubrations des envieux et des fruits-secs, d’oû qu’ils viennent et quelque nom qu’ils portent.Gustave COMTE.LES GENEURS Il y a dans lo monde doux espèces de gens absolument différent», qui contribuent, pourtant, en d’égales proportion», & rendre la vie Intoléirable-aux autre»: ce sont lee égoïstes, qui semblent considérer l’univers commo leur domalno personnel et tous les humains comme une simple commodité à leur service; ce sont aussi lo» Importuns, qui s’imposent, et.avec les meilleures Intentions, vous mettent, parfois, dans des embarras dont vous ave* l>eaucoup de mal & sortir* C’est presque toujours on voulant vous faire du bien qu’un officieux oml tous fera du mal.De ces deux catégories de gêneurs Inoonsciontn, les premiers manquent de coeur, lie» dernier» ne manquent que de Jugement: mais les uns et lea autres font souffrir Inconsciemment.Il» sont, chacun ù sa manière, des Irresponsables tyrans, qu’on ne peut naturellement pas aimer, mois qu’on n’a pas le droit do haïr, parco qu’ils sont simplement les victimes d’une difformité morale naturelle qu’une snlne éducation n’a pas redressé.Le» égoïstes traversent l'existence en bousculant tout le monde sans nul souci du confort des êtres qui vivent auprès d’eux; «mis ceux qui ont lo plus & souffrir de leur rudesse, de leur manque d'égard, et de déHoatessi éprouvent généralement pour eux plus de pitié que do dégoût Et oû il y a de la pitié il n’y a pas de hatae- 1/égoTsto Ignore la Jouissance des spontanéttéa généreuses, mais 11 connaît dans toute Jeur étendue les sa’Ms-factlons matérielles qui sont & portée de sa main.XI faut plaindre !*w égoïstes mais s’en garer comme des lépreux: il» sont dans la communauté sociale des .mité» stérile», comme certaines plante» qui appauvrissent le soi et font 1e désert autour d'elles, grandissant en orgueil sans porter de fruits.Les importuns, au contraire, sont généralement de» ImpuleJfs.qui agissent avant de raisonner et qui vous Irnpo- LES CHANSONS DE GUERRE PARUES DANS LE "PASSE-TEMPS”, DEPUIS LE MOIS D’AOUT IBM MB-L'éeho muet, avec ace.606-Fmnco, on avant, avec aco.607—Mourir pour la patrie, Min* acc.607—Chant du départ, avue acc.600—La revanche, avec acc.613—Pour la Franco, avec acc.614—Marohe de Guerre, avec aee.615—On leu aura.Français.sans acc.615—No«l du Soldat t areoace.617—l.e roi des brave», avec acc.61S-Hymne aux alliés,«an»acc.618—ltoyal Canadien-français, «ans acc.SI»—Marohe do la vlelolrc, avocaco.19— Soyez vaillante* fommes (de France, «ans acc.619—Kn Avant.a«eoao(>.620—tïlolre a la Franoe.sans aco.620—Vers la Franco, avec acc, ILe régiment qui paxae 621—Pour la patrie, «an* acc.622—Salut drapeau Françal»; sans acc.5‘M—Marcldng song for hiteheners (nrmy.avec aco.52B— Ballade des "Poilus”.san» aco.6»—The Briton and the Oaul.avec aoo.527—Sa Majesté, ch.militaire, sans aco.627—Après la guerre, sans acc.628—A notre 8t-Patrou.hymne patrlotiq.(solo san* aco.choeur avec aco.Prix franco : Un numéro io cts, 3 pour 25 cts.16 Craig Est, Montréal.63»-Hymno A la Belgique, «ans acc.VIS—Au moment do la bataille, sans acc.6:« France, en avant, san* acc.630- Nunquam Itotroreum.avecaoc.630-Petlts héros de France, acc.Ml—Credo do Franoe, san» acc.Ml*—1de a Keinn, acc; 652- Itentons Français, sans acc, 654—Marclie des potlU canadien», avec ac.S&4—Au Khln.«an» acc.665—«alut au drapeau, san* acc.659—France et t 'annda.avec acc.l-u Marseillaise, av.ac.41^—Marche des l'aniullens-Fraiiçals.a.ac.557—Marche îles Cahaillens-Frauçais; s.ac.5112—Petit Soldai, sans ace.,KH—Marche de l'Entente, avec aee.673— Marche do la Victoire, sans aco.580—0 mon beau Canada, sans aoo.6SI —Canadiens groupons.nous, acc.582—Vive la Franco, sans acc.6S2—Nos doux Patries, avec aoo.683—Vers la France, sans acc.5sl-Vlvro ol mourir fronçai*, avoe acc.680 -1/onfant mourut pour la France.603—11* sont oartis.sans aee.4B7—Retour de la Marseillaise, avec acc.600—Pour la France, sans acc.001— Mon Pays, avec acc.Adresser.La PasSE-Thmps, SO \ 7 Cours abrégé d’instruction musica’e.Cinq cent question» ^ \f et réponses sur la théorie musicale pratique et raisonnée.• “ • Prix franco: $1.25.En vente partout.sent leur» bons office» aussi bien que le* plus désagréables corvée»; Us vous Imposent même leur amitié: Ha no tiennent pas oompte do vos sympathies mais seulement de leurs penchants- Du moment qu’il» vous appellent leur 11ml.vous devenez leur victime; Ils vous imposent leurs confidence», leurs ennuis et déchargent sur voa épaules, sms nulile cérémonie, une partie do leur» embarras.Kt tout cela avec des préludes do sentimentalité qui arrêtent vos révélations de les Jeter par dessus bord, de vous en débarrasser ü Jamais.Dos deux espèces de gêneurs le» égoïstes sont oncoro les moins æa-oants.Au moins.Us ne s’occupent pas de voua, tandis que les autre», oh! ciel.Il» s’en occupent trop.- CLEMENCIA.POUR RIRE Peut être I Le sceptique — Comment vou» figurez-vous que Noé ai pn voir dans l’ob»ourit< dan» laquelle la terra était plongéo durant la déluge ?Probablement qu’il avait des lampes & arc.L’opérullon commence : La patient : —Mai» il me coup# la jambe qui n’est pas malade I L’assistant : — Chut I no lui faite» pas remarquer, lui, un grand savant, ça la froisserait.Le» enfants terribles : Voyons, Tolo, labsedone oeohien.Tu vas loi faire du mal.—Ça ne fal* rien, m’man.Il no mord paa.Les Parisiennes à la oampagne.—Oh I vous savez, mon ono'e, moi je n’y oonnalsrien à l’agrioulture.J’en nais encore à confondre un artichaut avec un langouste.D KDACTION — Acrostiches, adrews.com-pltmenu on prose et en vers, correction* do manuscrit» de toutes sortes en français.l'rii modiques.Ecrire.en envoyant nn timbre pour la réponse, A Clémcncla.Le ¦•Passe-Temps.16 rue Cralg ""chaque demande d'acrostiche devra être accompagnée do un dollar $1.00.BDSTE DE MOZART Envoyé gratuitement à toute persOnnt qui noua fera tenir le prix de demi abonnements d'un an, soit $3.00.Sam -prijudict à la primt rfgulxirt.En dehors de Montréal, ajouter SOc pour la poste.Le dernier numéro du PaSSK-Thmps ((105) contient NEUF morceaux de musique dont voici les titres : 1.Le Fou-Rire, ctéalion comique de Pierre Desrosiers.— 2.O Canada de La-vallée, 2 arrangements : à 3 et à 4 voix.—3.Dolora, la Bohémienne, 7 airs extraits de l'opérette —4.Les deux amis, chant et déclamation par J.-O.Lagacé.—5.La Fêle Nationale des Canadiens-français.mélodie patriotique inédite.—6.Les Amours d'un Soldat, paroles et musique d'Armand Leclaire.—7.Affection, gavotte inédite pour le piano.—8.Les Enfants de la Morte, complainte reconstituée par A.Lambert.—9.Colifichet, chansonnette de Désaugiers.Les grandeurè, la pénitence et le martyr* de saint Jean-Baptiste (suite de la page 131) Fait un festin aux plus grands de sa [ooar ; Cette effrontée entend si bien le mal, Que se» attraits ont un charme fatal.La compagnie En est ravie, Et ohioundit qu'il n'a vu rien d'égal.XVI Le Roi, qui lors tout honneur abandonne.Lui dit : Dls-moi quel trésor tu voudras ; Quand il faudrait partager ma couronne, Je te promets que soudain tu I auras.Il jure mime et sans plus marchander.La jeune fille ose lui demander ]^a têie auguste, De l'homme juste Qui lui prêchait aans rien appréhender- XVII Hérode ici témoigne qu'il He fâche De sa promesse et de non jurement Mai» Il se rend, cet inhumain, ce lftche ; Il dit qu'on aille au caohot promptement, Jean se prosterne et d'un front calme et [doux, 0 vérité, livre son sang pour vous.Et de ce juste.La tète auguste.Impureté, va tomber aoua tes coupa I XVIII Hérodias prend cette sainte tête.Et du poinçon qui retient ses cheveux, Perçant à jour la langue du Prophète, Elle s’écrie : On a lempli mes vieux I 8a fille ensuite ayant pris le bassin, Court au tyran, tout plongé dans le vin Cette dauseuse.Flire ot joyeuse, Fait voir la tête à tous ceux du festin.XIX 0 justes Oieuxl pouvez-vous voir ce crime Ssns écraser ce Roi voluptueux?Le chef de Jean que tout le monde esti- [me, Est le jouet d'un Prince incestueux.Cruel Hérode, Indigne d'être Roi, Recoia ce plat plein de sang et le bois ; Ame barbare ! Cet homme rare.Tout mort qu’il est, prê:he encor contre [toi.XX Voilà le pris d'une vaine danatuse ; Veilà les maux que fait la volupté i Voilà la fin sanglante et glorieuse Du saiut Martyr de la pudicltl.Fuyez la danse et le coupable amour, Qui troubleront votre &me au dernier [jour ; Durant la danBe Le démou pense A votre perte en tournant àl'entour.¦POUR correspondre: • 26 MOTS POUR 25 CENTS ¦ Dbl'X jeuno* lllles très distinguée* désire-raienl échanger correspondance avec jeunes hommes distingués do 19 à 25 ans.Ilot : Le plus gentil le saura.Mlle» Marguerite L'Espérance ot Rltft do Beaujou.poste restante.Sherbrooke-Sud, Qué.Nous prions nos UcUurt qui nous font remise par ehitpm dé faire ceux-ci payables au pair à Montréal.CARTES DU JOUEUR D'ECHECS par cor responduM.Une b«*lle carte.D’un côté se trouva la diairraroino du tableau (la Jeu d'échec», de l'autro 1h place pour écrire et la place jKiur l’adro-ne.En Jouant uno partie avec un partenaire éloigné, leu coupe «ontmarqué* aur 10 tableau avec lee Kifnes en usage parmi lee Joueur* d'éohf cm.Lescartea «ont numéroté* au fur et A menuro.ot le record de la parti* rente.On imprimera le nom de l’acheteur au voreo ni désiré.Prix du cent oarto* $1.26 Les Maîtres de Poste 8ont autorisés à solliciter el à percevoir It prix dos abonnement» au PasskTemps.et i garder* titre do commission cxttxrb des mon tant» collectés.SPHINX?Valse chantée, par Francis Popv, paroles adaptées par Pierre marchands de musique.Chapelle.Prix, 50c, chez les principrux 238 LE PASSE-TEMPS No CM—Montréal.15 Juin 1918 Extrait d« l'opêrettt Dolora la Bohémienne Chœur final Cm sur elle ru com-iammenl.LE COIN DES POÈTES LOU VAIN L’Incendie allemand éclaire leur pillage ! O'eat Lonvain ; on en veut & ses beaux manuscrits ; On vont lire k Berlin, no soyez pas surpris, Berlin, rira du fait, ce eolr.à l'affichage ! •‘On brûle la pensée, on aime le oarnage, On est Teuton, sache/, mesurer notre esprit 1 Voyez : en viole, on pile, on tue, et l'on sourit, Done on est avancé, donc on a du courage ! " Les hôtes ont ainsi, parfois, ce mouvement De mordre et de détruire, en des moments de rage, Quand la soif a tué l'Instint par son tourment.Pasteur en guérissait par un romède sage ; Mais le maître ès sérum, oommo ès contre poison, Ne fournit pas au Boche un sérum de raison I Louis Joskhi DOUCET.ACROSTICHES au philanthrope Arthur Roy, 1071 Mont-ltoyal-onoat.Montréal.Ami, si ton épouse à uion art s'intéresse, Reste assuré toujours de ma délicatesse I Tu n'es pas sans savoir que mon humble labeur Heureux se trouverait d'intéresser ton coeur: Un aveugle pourrait en son âme vibrante ver des jours meilleurs pour sa Muse naissante.Rends-moi donc le passage en ce monde plus doux : On doit, sans espérer de charmer tous les goûts, Y chercher le bonheur en dépit des jaloux.Bkrnard GAUDBT, avocat.30 octobre igi7- A mailamo Arthur Koy.née An tolnotte lio Montlgny.1071 Mont-Itoyal.Montréal.A ton petit cousin, frappé de cécité, Ne permettrais-tu pas l'appel à ta bonté?Toujours, je fus l'ami de ta brave famille; On vent que sa noblesse en ta figure brille I Il est un fait certain : c'est qu'à Montebello, Nul ne parle de toi sans te louer bien haut ; En tous lieux où parait ton Ame sympathique, Ta bourse est large ouverte au labeur artistique : Tu comprends que vers toi s'envole mon espoir Et, sans trop de retard, je vais aller te voir.'Bernard GAUDET, avocat.Ste-Thérèse de Illainville.24 octobre 1917.NOS CONTES SERVICE DES COMMISSIONS — L'administra-tlon du “I’afhk Temps” se met à la disposition de ses leoteura pour l'envoi de llvros ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires Tout* neqstion exigeant nne réponse devra contenir an timbre de trois sons.LE CONSCRIT L’astre dos nuits, achevant aa carrière, s'abaisse k l'horizon, et là-bas, sur la rive solilaire, blanchit les mura d'un antique château.A travers les carreaux étroits d’une fenêtre de la tour centrale, jaillit nne brillante lumière qai se réfléchit avec intensité au loin, sur la snrface des oaux.Les ramures touffues des arbresgéants qui ombragent le château, sont immobiles.Seul, le frémissement dn feuillage agité par la brise et la gazouillis des oiseaux à l’heure du oréputcule, «e font entendre comme une euavo prière dans le silence de la nuit.Sur la route sinueuse qui longe la rive, on distingue dana le lointain, un cavalier dont la monture s'avance k one allure rapide, vera le chemin qui conduit au ch& teau.Arrivé à la grille du pai terre, près d'un sentier qui mene à nne entrée latérale, le cavalier met pied à terre, passe rapidement sous les glands atbrea du bo-oage, monte les degrés d'un escalier, et frappe légèrement a la porte qui s'ouvre k l'instant.“Roger, mon oher Roger, dit avec émotion, uno ravissante jeune fille qui étreint les mains du cavalier, j'ai reçu le billet m’annonçant ta visite, mais je n'osais espérer te revoir.I’uls, le fixant de ses grands yeux d'azur, elle le conduit à l'intérieur du château.“Tu ne sauras jumais ce que j'ai souffert depnil ton départ, ajoute-t-elle.Mon angoisse est extrême, et bien sûr je ne pourrai survivre à mon chagrin, si tu dois me quitter”.Dans un élan d’affection, Roger dépose sur les lèvres frémissantes de la jeune tille, un baiser qu'il devra peut être payer de sa vie.Il avait' trompé la vigileuce de la sentinelle, et à la faveur des ténèbres, s'était rendu auprès de sa fiancée qu'il voulait voir une dernière fois avant son départ pour la guerre.“Marguerite, mon adorée, reprit Roger, je pars demain.Je viens renouveler mes serments de fidélité et te dire un suprême adieu.Mon régimont doit se diriger vers le front et bientôt, dans de sanglantes batailles, il affrontera la mitraille, Ma mère, dn haut du ciel, me protégera.Ton souvenir sera pour mol comme un phare lumineux qui guidera mes pas verB l'honneur et la gloire ,1e reviendrai, je l’espère, cependant, si je dois sucoomber dans l'affreuse mêlée, je lègue mon âme k Dieu, mon cœur k toi, ma bien aimée, et la sacrifice de ma vie, k ma chère patrie." Marguerite était immobile devant lui, le front baissé sous la couronne de ses oheveux blonds.Son visage exquis, d'une pâleur mate, exprimait une profonde tristesse.Chaque inflexion de la voix harmonieuse de Roger, la faisait tressaillir.Durant que ques instants, la aolitude et le silence inspirant leur cœur, ils se grl sèrent de paroles de tondresso et rafraîchirent leur âme k la source saerée des pleurs Soudain, Rogor se leva et eans détourner la tête, quitta le château précipitamment.Il bondit sur sa monture et bientôt disparut dans le brumeux lointain.Marguerite, qui n'aJait pas eu le temps de le retenir, éprouva une violente commotion.Son visage se déco lora, ses lèvres devinrent pâles, et tout le sang de ses veines affluait à son coeur.Son affection pour Roger tenait de l’adoration, et la disparition de son bien aimé tarissait la source do son existence.Dès oe moment, sa sanié s'altéra comme uno fleur qui manque do soleil et de rosée, elle devint languissante, à tel point que sos paronta alarmés de son état, lui procurèrent des distractions afin d'adoucir lochagrin qui la minait- Cependant, elle était devenue taciturne et morose.Rien ne pouvait la consoler.Elle préférait la solitude aux réunions mondaines, et souvent, le soir, elle «0 rendait sur le rivage.Aax rellels dorés du soleil couchant, elle relisait le* lettres de Roger, qu’elle recevait à de long" intervalles depuis ?ou départ.Une année b était écoulée depuis leur séparation.Roger n'avait jamais été si longtemps sans lui écrire.Elle était dana une grande anxiété, car les nouvelles de la guerre n'étaient pas rassurantes.Les bulletins annonçaient des ravers et la perle d'un grand nombre de combattants.Roger était pent-êtro au nombre des victimes.A cette sombre pennée, elle éclatait en >anglots et lo regard fixé vers l'immensité des deux, elle priait «veo ferveur I» madone, l’implorant de le protéger et de loi rendre son fiancé.Tout ce qui l’environnait lui rappelait Roger.Les grands arbres là bas, témoins de leurs doux entretiens ob do leurs serments projetaient à cette heure, nne ombre obscure sur 0* paysage si cher k son ccenr, et leurs rameaux inclinés vers elle, semblaient sympathiser à son douleur.La plaine limpide, sur laquelle, dans l'extase d'un rêve de bonheur, elle avait si souvent vogué en com- pagnie do Roger, la remplissait d'alarmes, et le raur-mnre de l’onde qui se faisait entendre sur le rivage, lui arrivait à l'oreille, comme une voix plaintive, empreinte de tristesse et de regrets.LeB oiseaux, dans leur douce félicité, égayaient lea les éohos de leurs joyeux et rappelaient à Marguerite Ica sublimes concerts qui charmaient ses entretiens intimes avoa Roger.Elle aas«i chantait alors, car elle était heureuse comme los oisoaux du bocage.Dans oe beau couoher du soleil, qui peint la voûte célesto do sos feui ardents,il lui semblait voir la lueur sinistre des champs de bataille, où Roger lui apparaissait tout mutilé et ensanglanté.Ces nuages ompourprés à l'occident, somhlabies k d’immonsos tache de sang, la remplissait d'horreur et la glaçaient d'effroi.La vie sanB Roger, lui devenait insupportable et son ohagrln, au lieu de diminuer, e’aooentuait depuis qu'elle était privé de ses nouvelles.Retenue à sa chambre par le mal qui la minait, Marguerite était dans un élat de grande faiblesse.Ses parents, profondément affligés, redoublaient do tendresse et de sollicitude pour leur fille unique qu'ils affeotlon liaient beaucoup.Le silence prolongé de Roger les in qulélait et ils appréhendaient sa mort.Douée d'une grande piété, Marguerite priait sans cesse pour Roger qu'elle espérait, disait elle, revoir an oie).mère, cédant à ses désirs, lui relisait souvent les affectueuses missives de Roger.La dernière, qui datait de plusieurs mois, se lisait comme suit : “Ma chère Marguerite, Je reviens de la ligne de feu.Le combat a été terrible et d'une majestueuse grandeur.Nous avons porté deB rudes coups à l'ennemi.Plusieurs do mes compagnons d'armes ont versé leur sang pour la patrie et sont tombés glorieusement sur le champ de bataille.Jusqu’Ici Dieu m'a épargné.La séparation est mon plus cruel tourment, La aouf• franoe, la fatigue, l'anxiété de la vie des tranchées, tout cela n'est rien comparé & la torture que me cause ton absence.Cependant, je serai fort juBqu'&la fin.Le Dieu dos arméea me protégera et te rendra k mon affection.Sois courageuse, Marguerite, et attend avec confiance le retour de celui qui t'adore ot t’a juré un éternel* amour," "Fojer".Aucune nouvelle do Roger n'était parvenue à la famille depniB la réception de cette lettre.Les parents de Margueri'o dissimulant leur anxiété, lui laissaient espérer qu’il reviendrait bientôt.Cependant, elle affaiblissait de plus on plus, Son élât devenait critique et l'on s'attendait k sa mort prochaino.Un soir, alors que les membres de la famille éplorée étalent réunisà son chevet, le ministre sacré l'e» hortait à faire le sacrifico de sa vie, heureuse do quitter la terre.Marguerite disait un suprême adieu k tous.Soudain, se ranimant, ello étreignit ia mèro qu'elle embrassa avec effusion en prononçant le nom de Roger, et dans une oé^esto vision elle lui indiqua la viorge sainte qai venait l'accueillir au seuil de l'éternité.Son vissge émacié, baigné de larmes, devint rayonnant de bonheur.Toute souriante, ello s'endormit de son dernier sommeil.Quelques jours plus tard, une dépêche du ministère de la guerre, apprenait k la famille que Roger avait succombé au champ d'honneur, où sa bravoure lui avait déjà valu plusieurs fois d'être décoré et promu à dos grades importants, 8a dépouille mortelle fut transportée auprès de sa fiancée et dépotée sous le même tertre.N'ayant pu être unis dans la vie, le destin voulut qu'ils le fussent dans la mort.Le Divin Maître avait dû lesappeler auprès do lui, afin de leur proourer le bonheur réservé aux âmes aimantes, fidèles et pures comme lps anges qui l'adorent dans sa céleste demeure.H.EMERY.ACROSTICHE a ln mémoire rte l'Honorablo HONORE GERVAI8.décédé le 8 noilt 1915.Hélasl encore un vide en la Magistrature Où ce cher disparu faisait bonne figure ; N otable professenr à l’Université, On le vit sur le Banc, sans partialité, R endre des jugements dont la haute justesse E voquent de Tliémia l'infaillible sagesse.G alant homme, il gravit le sommet des honneurs, E n faisant son devoir, sans courir aux faveurs ; R obuste travailleur, loin des réjouissances, V aiuqueur il fut toujours des moindres défaillances.Au comble du succès, A l'inflexible mort 11 paya le tribut, quoiqu'il fut jeune et fort, S' y résignant malgré ses justes espérances.Bkrnard GAUDET. Montréal.15 Juin 1918—No (SOS Ll PASaB-TBMPfl 139 Instraments ^ Mosiqoe «t Mosiqueen Fenilles Broderie Française Mnsiqoe Française L’Art, l'Élégance et le Bon Goût se trouvent réunis dans la maison 642, «»e*p«Tes : P« lin Artificiels, Baturela 4 M tromper y Fabriqua «t aluate lol-meme, depul.il «n».Innet te*< lorgnon a.«te.VWJ/ Bea nourcaux Verrea Toric * ordre aoat (araatia pou.Voir de Lola et de Pr ea.pour tracer, coudre, lire et tertre.(Cette «nlionce rapportée raut ijc par dollar aur tout achat eu lunetterie, rrcoer eanle I rea d-.feuta sur le chemin pour notre malaou mpoaubla.Collecte or aalorlsé dn PASSE-TEMPS 382 Ste-Catherine-Est (entre St-Hubsrt et Labelle) Tél.Bell : Est 3745 ECOLE DE MUSIQUE GAGNIER s De Fanjare el d'Harmonie IJc- mellleuraa M»l»oni Kuro péonnea et Amerlcalnea.Les Cordes “Impérial" Pour Violon.Mandolina.Onlura.i Barijo, cto., Incoillculnblmnent la.I mellleun*HHur lu marché.f licimretloii do tout luatrummc do munique oiicuti avoo soin, dlll genco «t à luut prix.D.H.DANSEREAU 4OC Sl-Caltaeiine-Eai, MONTREAL Cours complète sur tous les instruments • f d’orchestre et de fanfare, théorie, har- ¦ x&A monie, composition, orchestration, chant, ¦ etc.Spécialités: enseignement supé- t rieur de la clarinette (les deux systè- | mes) et du violon.Aussi leçons et ren- • lixA geignements par correspondance.At- J tention spéciale apportée aux enfants.¦ Par des professeurs réputés.Prix très I modérés.Premier cahier d’études fourni gratuitement pour t chaque cours de trois mois payés d’avance.Studio, 119 * rue Villeneuve ouest.Tél.Bell: St-LouiB 3507, Rockland ¦ 822.iea*aea«aMaee* Me?«rnnv] a M PtC ” LE PLUS GRAND SUCCES DEPUIS LA ” VALSE BLEUE ” C LiMNAIN \JXL Valse pour le Ptano*par Rémi Lormès.Prix franco, 25 ccnU, 240 LB PAflBB-TUIPfl No 606—'Momrêiil.1R Juin 1818 j.a VHM EDITEUR ET IMPORTATEUR DE I wIN : MUSIQUE ET D’INSTRUMENTS: 936, rue St-Denis, Montréal .Tél.St-Louis 7570 C.aawrtlment considérable de musique en Feuilles et en llecueils, ninel qo'nn assorti ¦t complet do l'Mltlon d« SCHIUMKit, PKTER3 et LITULFF.Moslquo pou» Piano, Orgue, Violon, Yioloneello, Guitare.Mandoline, lianjo.Cornet, 1*t, Clarinette, Fnnfnre et Orohrwlro.MUSIQUE RELIGIEUSE ftomances et Chansonnettes.Fournisseur des Collèges et Couvent» du Canada et de* Ktat*-l.rnl*.ix basai un assortiment do Violon*, Violoncelles, Guitares et Mandolines, etc.Oordee pour tout Instrument et Accessoire*.(ffeUJOffue expédié sur demande.NOUVELLE PRIME AUX ABONNES DU “PASSE-TEMPS” COLLECTION POUR PIANO SOLO (Hawkes & llarris) ZwJandia Walla .25 Chlmlnc 11*11.36 La Cajoleuse, Taise.26 Valse Poétique .H, Aubsbe.raise lente.36 Ganfe Républicaine Ï6 Baroelona.35 LInUnU.16 Areu d'amour, valse .26 Dow» South.25 Baby s Kweethcart.tft Sasdi Walt».tt Tho Kecruit.25 A mars 96 For Valour, mllltary valse.85 liai masqué, vais* —.85 The Fairest In the Land, Taise.86 l)ream Prinœss, valse.36 La Première Fols Value.36 In 8wcet Ovoca, valse.,.,.,.36 Toute porsonfie qui s'abonne pour un an au "Pamtc-Temps".peut choisir comms prime pour la valeur d’une piastre parmi le.- morceaux annoncé cl-dessus.Adresses: "Lie I'ahhic Tkmph'.16 rue Craiff-Est.Montréal.Nouvelle Méthode d’Accompagnement «RKVBTK PAR G.P.O.HKROUX » s|t u|o s|» jK siTïIiTïl if» 41» j|S -3- Cett* méthode se eoœpose d'une «Impie baguette sur laquelle «ont marquée» toutes le* clef* do la muaiquo.A l'aide de cette nouvelle méthode noua garantissons qu'une personne peut apprendre tou» les accord» «an» l aide d un professeur, et cola, dan» quelques jour».Il n'est pa» nécessaire la personne sache la musique.dan» quelques jours.Il n’est pas ni que Non» pourrions publier une longue liste de certlfloat* attentant qu'un grand nombre de personne» ont appris leur* accords avec cotte méthode.et peuvent Taire un bon accompagnement.1* baguette est marquée de «Ignés qui permettent do Jouer a premier, rue et «an» étude» Prix.11.00.préalable.________________________________________________ Envoyer-nous 25 aou, pour recevoir I D^SdSlo^StaSlS dTi^ï.-K* franco 75 compositions musicales vocale» 1 —.—— • -•••' • • et instrumentale», contenues dans une collection de 10 ancien» numéros du PaSSB-ThMÏS.LE rérltablo guide de» Jeunos uni on roux, nouveau recueil de lettre», décliiratlons d'amour, compliments, avoux, reproche», ruptures, raccommodement*.demanda» •n mariage, etc.Prix 16 cents.royal W contins pour &hântIUàn é J J.Ï4ÏI Papineau, Montn'ul.LB MOU VHL ORACLE DU MARIAS! 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•oignent avec «les pilules pour le rang, pour les nerfs, des toniques plui ou raoiu* efficace*.pendant que la véritable muludie.nul est lacau-c de loua ces symptôme» et qu'elles devraient soigner avec îles remèdes n prié*, «aggrave et s’achemine vers ' chnxilque.Si vous Vous sentes .faiblir, pâlir, si vos yeux sont cernés, votre teint terreux, si vous vous «ent«*x toujours fatiguées, si vous souffres île périodes dou-l oumises.de douleurs dans lw relnn.au coté, dans le ventre, pertes prewjue continuelles, étourdissements, palpitations, bouffées de chaleur, constipation, etc.peu Importe la dmée et la gravité de ces malnlses.quand rnétne vous *erie* condamnée^ à subir une opération, ne déto»péres pas employé* immédiatement FEMOL D^âSffTfîi et voua obtiendrez un soulagement rapide et une guérison facile, et permanente.FEMOL est en vente traitement de .W jours, franco, sur réception du i>rix.Sur réception de 10c pour frai, .le po»t« •* dem-ballagonou» »ou« envwioa» site< ds FEMOL pour prouver *00 «-fficAcitr—-in«i qu1 unecopiçido la brochure derrivsat Is eêlèbrn nwthodc du Dr.C./O de psrk .Haïr le tr.«ea.«it de loates Ir.mAladie^l-miMin»».Admeex: la^Mst Csss, © Ck 12 N*.I fUce Rerale.Mo»tr*-l.0 partout A $1.00 le Il Vous fera expédié, Gnérison de toutes les Maladies § avec dos tnUtoniftnli vé-K^tAiix d^eonverta Par un Curé Pour informations, a-drewes-v dum en mention nant Ina tdffuos de volro maladie au directeur de 1/Instltnt Vlsdsrnf i» M^Hse'ns 427 HUE SAINT.DKNI« DEPT.D.MONTREAL.S.V.p.ajoute! 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