Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 54, no 919
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le passe-temps, 1948, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
trasselêmps REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 '/TE PASSE-TEMPS" a la vie dure ! Lorsqu'il naquit en 1895.J-i trois "mécènes" placèrent 5600 dans son berceau.Emile Bélair, flûtiste, imprimeur, poète, graveur, et surtout bohème, réussit à insuffler à ce nouveau-né une vigueur qui a surpris beaucoup de gens.Le Passe-Temps a connu des jours sombres et des jours clairs, mais jamais, hélas ! la fortune.Si bien que, sur son lit de mort, Bélair disait au bon religieux qui l'assistait : "Mon père, je ne suis pas inquiet pour l'au-delà : j'ai fait des centaines de miracles ! " Le religieux le crut un peu "baissé"."Mais oui, ajouta Bélair, chaque numéro du Passe-Temps est un miracle".Il exagérait un peu, tout de même.Pour empêcher la précieuse documentation et les collections du Passe-Temps de fournir un "bedit bénéfice" à un regrattier, nous avons acquis toute l'affaire.Et depuis, nous publions Le Passe-Temps, contre vents et marées.Nous faisons de notre mieux, comptant sur l'avenir pour récupérer l'argent que nous y avons mis, sans aucun regret.Ce qui nous encourage à persister — la ténacité est une vertu — c'est l'infinie patience et l'estime de nos abonnés.Les numéros paraissent parfois en retard, mais personne ne se plaint : on nous fait confiance.Le Passe-Temps, mesdames et messieurs, n'a vraiment pas le temps de trépasser.Alors, vive la musique ! Et la suite au prochain numéro 1 ERRATUM — Dans l'accompagnement de la jolie BERCEUSE de M.) -J.Gagnier.D.Mus., publiée en juin dernier, il s'est glissé une erreur de gravure : au quatrième temps do la première mesure, dernière ligne de la première page, il devait y avoir un la à la basse L'auteur nous signale également que la partie de piano constitue par elle-même, à défaut de chanteur, une très agréable pièce de concert, un petit prélude de piano.Et puis, pour faire plaisir à vos amis qui aiment la musique — tout en aidant l'oeuvre du Passe-Temps — donnez des abonnem.-nts comme CADEAUX DES FETES.Le premier numéro est présenté gaiement dans un emballage de circonstance et est accompagné d'une carte de souhaits à votre nom.Un abonnement au Passe-Temps est toujours un cadeau fort apprécié.y* CHANGEMENT D'ADRESSE: On est prié de noter la nouvelle adresse du "Passe-Temps", 218 ouest, rue Notre-Dame, Montréal 1.Que.SOMMAIRE NOVEMBRE 1948 — No 919 NOTE : Ce numéro fait suite à celui de mai-juin, la parution de la revue ayant été différée dans l'intervalle.Les abonnements seront prolongés en conséquence.THEMES ET VARIATIONS .2 et 3 MASSENET, CHANTRE DE L'AMOUR Collaboralion particulière de Robert CHAUMONT .4 GILLES LEFEBVRE.6 CIMETIERE, poème inédit de J.-J.GAGNIER, D.Mus.6 PRO MUSICA par Annette DECARIE .7 LE PARC SOHMER.7 POT-POURRI.8 SEPTEMBRE, poème inédit par Gabrielle RAIZENNE .ALBUM MUSICAL 8 9 à 14 FORUM PIANISTIQUE, par Maurice DUMESNIL, D.Mus.15 ETES-VOUS MELOMANE?par MUSICOPHILE .16 POINTES SECHES ET CRAYON GRAS par J.-J.GAGNIER, D.Mus.17 RADIO-CONCERTS CANADIENS 17 FERNANDEL A MONTREAL .19 ECHOS.19 LES MOTS CROISES .21 LES BELLES LECTURES .21 IL Y A 50 ANS DANS LE "PASSE-TEMPS" 22 Autorisé comme matière de seconde classe par le Ministère des Postes, Ottawa."LE PASSE-TEMPS " ost publié mensuellement par les Editions du Passe-Temps.Une.), 218 ouest, rue Notre Dame.Montréal l.— Téléphone: MArquetle 9905.U est imprimé par l'Imprimerie Mercantile, Limitée.Les manuscrits, publiés ou non.ne sont pas rendus.—Direction : Eddy PREVOST ; rédaction: Roland PREVOST: publicité: Paul PREVOST.ABONNEMENTS: Canada: S2.00 pour 12 mois: S3.75 pour 24 mois.Etats-Unis : S2.25 pour 12 mois.Autres pays : $2.50 pour 12 mois.Le numéro : vingt cents.L'abonnement est payable d'avanco par mandat-poste ou chèque affranchL accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D'ADRESSE : tout changement d'adresse doit être accompagné de l'ancienne.AviB doit nous parvenir au moins trente jours avant le numéro d'on le changement sera effectif.Pour discontinuer de recevoir cette revue, il faut avoir acquitté tous les arrérages.- Le Passe-Temps publie aussi de la musique en Icuilles.MONTREAL.NOVEMBRE 1948 PAGE UN Une nouvelle oeuvre de Georges Sovaria te Passe-Temps mettra bientôt sous presse une sonatine de Georges Savaria.Le premier mouvement intitulé Danse villageoise a déjà été publié séparément Après une première édition, elle vient d'être rééditée.Danse villageoise, courte pièce pour piano, exprime l'allégresse qui règne dans un village un jour de tête.Quoique son caractère champêtre soit pour ainsi diro stylisé, le rythme vigoureux, soutenu sur lequel est bâtie la danse et les quelques mesures où les notes se succédant de quintes on quintes comme les cordes du violon pour esquisser le violoneux qui accorde les danseurs, évoquent bien la scène paysanne.Le deuxième mouvement de la sonatine, Pavane de Michel, a déjà paru dans la revue Le Passe-Temps, et avait été remarquée par sa Iraîcheur ot ses chatoyants contours mélodiques.Ecrite et dédiée par l'auteur à son neveu, elle est un hommage affectueux pour le bambin espiègle et attachant.Lo troisième mouvement est intitulé Sauterie el son rythme esl franchement plus populaire d'allure que celui de la Danse villageoise.C'est une peinturo aux couleurs vives, où l'on sent toute la rusticité du paysan scandant bien lc rythme de la danse avoc ses gros souliers lorrés.Cetto sonatine no présente pas de grandes difficultés techniques.Un pianiste qui a eu quatre années d'étude peut la jouer.M.Claude Champagne, ambassadeur de la musique canadienne Délégué de l'Université de Montréal au Congrès International de musique de folklore, tenu à Bâle (Suisse) du 8 au 18 septembre, M.Claudo Champagne a eu l'occasion, uno fois do plus, do faire connaître à l'étranger la richesse de nos chants populaires.Il avait en outre une mission précise, que lui avait confiée lo recteur Mgr Maurault : convaincre les délégués du Congrès de tenir leurs prochaines assises, l'an prochain, à l'Université de Montréal.Les délégués do l'Amérique du Sud ont sans doute appuyé la proposition de M.Champagno car celui-ci a été là-bas, l'an dernier, un excellent propagandiste du folklore canadion-français Le photographe d'art Des Parois On ne compte plus nos compatriotes qui nous font honneur à l'étranger Cependant, il est bon de signaler particulièrement les succès remporlés en Europe par le jeune photographe d'art Des Parois, collaborateur du Passe-Temps.En Suède, ses oeuvres ont fait sensation : folo, la plus grande revue Scandinave, lui consacrera un article ; on lui a demandé d'exposer à Copenhague, à Oslo et à Stockholm, au cours de l'hiver; l'Institut suédois a réuni ses artistes en son honneur.En Finlande, on l'a reçu commo un maître, et le conseil du Club photographique d'Helsinki l'a invité à un dîner d'honneur A Paris, un éditeur d'art lui a offert de publier un album do luxe de sos photos, avoc texte de lean Cocteau "Si on m'avait traité comme eux, au Canada.", nous écrit Des Parois.La première exposition du jeune artiste eut lieu, à la veille de son départ pour l'Europo.dans les bureaux du Passe-Temps, pour los journalistes et les critiques d'art.L'Ecole de Musique de Verdun Dirigée par Mlle Marie-Ieanne Fortier, bachelière en musique et organiste de l'église Nolre-Dame-de-la-Paix, celte institution donne un excellent enseignement, comme lo démontrent les succès suivants, aux examens de l'Académie de Musique de Québec : Roger Archambault, bourse de dictée musicale, Norman Morrison, classe supérieure avoc distinction, ot bourse de solfège ; Claire Meunier, classe secondaire avec 1res grando distinction ; André Reny, classe élémentaire avec très grande distinction, bourse do lecture à vue ; Monique O'Dowd, classe préparatoire avoc grande distinction, bourse de dictée musicale.M.Duplessis compositeur?L'autre soir, un client demande au pianiste do la salle à manger d'un grand hôtel do Montréal do jouer le Clair de Lune de Duplessis.Etonné, le pianiste crut à une blague, mais, hélas, c'était sérieux ! Noiro premier ministre osl bien malin, mais à noiro connaissance, il no s'est pas oncoro essayé à la composition musicale.à base de Debussy.Fernand Martel à New-York Le joune baryton québécois Fernand Martel donnera un récital au Times Hall do Now-York lo 24 novembre ; son accompagnateur sera ojhn Newmark.Au programme, le cycle d'Honegger, "Salluslo dit Bartas" ot trois chansons canadiennes de Victor Bouchard, en premièro audition aux Etats-Unis.On so souvient que Fernand Martel eut l'honneur d'interpréter, la saison dernière au Hew York Civic Opera, le rôle de Peiléas.aux côtés de Maggie Teyte.Mfle Jacqueline FRENETTE.dont nous publions une oeuvre inédite, intitulée "Pensée Laurentienne".est bachetièie en musique de l'université de Montréal.Elle étudia avec M.Eugène Lapierre, D.Musc., et.en ce moment, elle poursuit ses études avec M.Georges Savaria.Mlle Frenetfe appartient ô une lamille de musiciens très estimée de Montréal.Récital conjoint Daly-Pizzolongo le 29 novembre Il convient de signaler les progrès de deux jeunes artistes de grand talent qui donnoront un récital conjoint lundi, le 29 novembre prochain, au Rllz-Carlton : Mlles Thérèse Daly et Lena Pizzolongo.Thérèse Daly, mezzo-soprano, étudie dopuis sept ans avec le prolesseur Albert Viau.L'an dernier, elle lut la vedette de l'opérette "Dix-neuf ans", aux variétés Lyriques.Son répertoire comprend des oeuvres de Haendel.Haydn.Purcell.Rachmaninoff, Fauré.Duparc et autres grands maîtres.Lena Piuolongo.pianiste, remporta le premier prix, avec très grands distinction, au Conservatoire de la Province de Québec, classe d'Yvonne Hubert ; ello est aussi lauréate de l'Académie de Musique de Québec, et gagnante du prix Archambault.Elle tut invitée au Ladles Morning Club et aux Matinées Symphoniques.PAGE DEUX LE PASSE TEMPS Nou» ovoiis eu Je plaisir d'entendre l'enregistrement d'une oeuvre nouvelle — "Symphonie gaspésienne" — de M.Claude Champagne.directeur adjoint du Conservatoire de Musique.Composition grandiose, comme le pays qui l'a inspirée : la Gaspésie el ses montagnes, et la mer.el les oiseaux, et le soleil.C'esl la vision sonore de la plus pittoresque région de notre province.M.Champagne s'y révèle à la lois peintre et poète.Souhaitons que 1a "Symphonie gaspésienne" — comme la "Suite canadienne" récemment enregistrée par Victor —-soif bientôt accessible à tous les discophiles.t Photo Des Parois I Le Digeste irançais Nous tenons à signaler les progrès accomplis, dopuis quelques mois, par ce périodique qui se compare à tout autre du même genre.Le choix des articles indique 10 souci constant d'instruire agréablement ; ce n'est pas une tache facile.Pourtant, il faut bien constater que le Digeste Irançais apporte chaque mois à ses milliers de lecteurs la "substantiiique moelle" de l'actualité et des connaissances indispensables.11 s'adresse aux Canadiens irançais.et non à un homo universalis plus ou moins hybride.Comme tel.il a sa place dans tous nos loyers.Eprouvez vos connaissances musicales Eh bien ! Ecoutes le programme "Connaissez-vous fa Musique ?" irradié lous les vendredi soir, à 8 heures, sur le réseau français de Radio-Canada, sous la comma n dite de la BRASSERIE BLACK HORSE.Vos connaissances musicales seront mises à l'épreuve.Notes pointées • Louise Darios.qui a révélé au pays de Québec les merveilleuses "Légendes dorées", nous est revenue récemment, avec un fils né à aPris.Elle présentera un répertoire nouveau : "Les cris de Paris de 1789 à 1889", et des chansons d'Auvergne.e M.Claude Champagne annonce la création d'un "Bureau national de musique", pour faire connaître les oeuvres inédites.Mais pour la dilfusion des compositions canadiennes dans les foyers, rien ne vaudra jamais une revue musicale comme Le Passe-Temps.e Françoise Aubut.organiste de Québec et premier prix de la classe Dupré au Conservatoire de Paris, a été nommée professeur à l'Ecole supérieure de musique d'Outremont e Le 3 octobre, les Chanteurs de Notre-Dame ont célébré les trente années de maîtrise de M.Guillaume Dupuis.Nos meilleurs voeux à M.Dupuis.• Mlle Madeleine Biais, de Montréal, a remporté le deuxième prix d'exécution pianislique, dans le North American Prize Contest.Nos sincères félicitations.• Il ne faut pas manquer le concert de M.Albert Chamberland, violoniste, le 15 novembre, au Ritz-Carlton.Il est présenté par les impresarios Marcel et Maurice Robillard.Au même endroit, le 6 décembre, le baryton canadien Albert Cornellier, premier prix de l'Opéra-Comlque de Paris.M.Maurice Dumesnil Dans une lettre reçue ces jours-ci de Paris, notre estimé collaborateur M.Maurice Dumesnil nous lait part d'un récital qu'il a donné à Paris, avec Geneviève Touraine et le célèbre quatuor Loewenguth que nous avons récemment entendu à Montréal.Le récital était entièrement consacré à Gabriel Dupont.— Par une autre voie, nous venons d'apprendre avec joie que M.Maurice Dumesnil a reçu l'insigne honneur d'un doctorat honorifique en musique, que lui a décerné le Conservatoire de Musique de Amarlllo, Texas.Un musicien qui sera regretté Le 30 octobre dernier Montréal avait la douleur de perdre l'un de ses meilleurs musiciens : Antonio Létourneau.organiste de l'église Saint-Louis-de-France depuis plus de 27 ans.Il était né à Québec le 28 août 1885.Il avait été l'élève de Mme Racicot, de Romain-Octave Pelletier el d'Allred Laliberté.Le défunt était le père de Mlle Marthe Létourneau, soprano.Nos condoléances à la famille éprouvée.La vie et l'oeuvre de Théodore Presser En octobre 1883 paraissait à Lynchburg (Virginie) une petite revue musicale de 10 pages : The Etude.Le londateuK était Théodore Presser, musicien d'une énergie extraordinaire et d'un humanisme rare à cette époque aux Etals-Unis.C'esl la vie de ce grand serviteur de la musique que publie depuis quoique temps, dans The Etude, le distingué directeur de la revue ,1e Dr James Francis Cooke.Cette biographie comporte d'admirables leçons pour les jeunes (et le3 aulres) que le moindre obstacle lait trébucher Une revue musicale honnêtement conçue est une oeuvre d'éducation nationale.Dans leur champ d'action respectif, The Etude et Le Passe-Temps rendent donc d'inestimables services.Notre concours mensuel CHAQUE MOIS, deux abonnements gratuits à la revue musicale "Le Passe-Temps" sont tirés au sort parmi les bonnes réponses à trois questions.Les concurrents trouvent les réponses en lisant les articles et les chroniques du numéro courant.Tous les lecteurs du "Passe-Temps", abonnés ou non, ont droit de participer ou concours ; les gagnants déjà abonnés recevront un prolongement d'un an à leur abonnement.Le nom des gagnants paraîtra dans le prochain numéro.1.— Quel concert radiophonique fameux met en vedette un artiste canadien, tous les lundis soir 12.— Quel violoniste canadien joua devant la maison royale de Belgique ?3.— De quel opéra est Fair: "Ah ! fuyez, douce Image I " Il est aloué un délai de quinze jours après la réception de ce numéro pour fenvoi des répenses au concours mensuel.Dites en quelques mots quels genres d'articles et de musique vous plaisent le plus dans "Le Passe-Temps".Adressez comme suit : Concours mensuel du "Passe-Temps".218 ouest, rue Notre-Dame, Montréal 1.LES GAGNANTS DU CONCOURS PRECEDENT: Mlle Florie Fortin.160, rue St-Joseph, La Tuque, P.Q.et Mlle Monique Robltallle, 8387.rue Henri-lulien.Montréal.Nos sincères félicitations.MONTREAL.NOVEMBRE 1948 PAGE TROIS MASSENET, chantre de l'amour Collaboration particulière de Robert CHAUMONT "Ah ! la galerie des héroïnes de Massenet : Eve, Marie-Magdeleine, Hérodiade, Manon, Charlotte, La Navarrai8e, Sapho, Cendrillon, Grisélidis, Jacqueline, Ariane, Thérèse, on ne saurait les comparer qu'à la série suggestive de celles qu'on a appelées si bizarrement les femmes de Musset.Et, en effet, elles s'apparentent à travers le temps et l'espace.Ces deux poètes de l'amour, ces deux chantres des grandes amoureuses, appartenaient à la même famille.Et leurs ombres doivent fraterniser dans le séjour des âmes bienheureuses, sur les bords d'un Léthé qui ne serait pas le fleuve de l'oubli, mais le sinueux ruisseau d'une nouvelle carte du Tendre." (Camille Le Senne) TULES-EMILEFREDERIC MASSENET naqul! le 12 mai 1842 dans J la pelile commune de Montaud, près du centre industriel de Saint-Etienne.Son père avait été ollicier du génie sous le règne de Napoléon 1er.Lorsque les Bourbons, avec Louis XVIII.remontèrent sur le trône do France, il quitta l'armée el il alla s'établir dan3 sa région natale, où il ouvrit une petite fabrique do laulX et laucilles.Lorsque le lutur compositeur vint au monde, il était lo vingt-et-unième enfant de la lamille.Sa mèro, née do Maran-court, légua à son plus jeune fils son goût intense pour la musique.Celui-ci no dut pas moins lutter pour mettre en valeur son talent précoce.On devine que les maigres ressources financières de la famillo s'opposaient aux ambitions de l'enfant.En effet, Jules Massenet n'avait que six ans lorsque son père, ruiné par la Révolution de 1849 et fortement atteint dans sa santé, avait transporté sa famille à Paris Après quelques objections, on le laissa suivre des cours do musique, pendant qu'il poursuivait ses études au lycée Saint-Louis."Courage et travail" DES 1851 — il n'avait que neuf ans — Iules Massenet était admis au Conservatoire de Paris.U y acquit rapidement, parmi ses camarades, une réputation d'excellent pianiste.Il remporta même, en 1859, le premier prix de piano.Massenet n'avait que onze ans lorsque survint un incident qui out une grande influence sur sa carrière.Bazin, le professeur d'harmonie au Conservatoire, était le lypo parlait du pro fe3seur mesquin, borné, attaché aux sacro-saintes loi3 classiques.Irrité de certaines tendances de l'élève Massenet, il le mit carrément à la porte.L'enfant alla raconter sa peine à Henri Reber, qui le consola el l'admit aussitôt dans sa classe Massonet travailla alors avec plus d'acharnement mais, au concours, il ne réussit pas comme il l'eût voulu.Reber.qui avait décelé le talent du jeune homme, lui dit : "Vous méritiez le premier prix ; vous ne l'avez pas eu.Croyez-moi, vous n'avez plus rien à faire dans ma classe, où vous perdriez voire temps.Prenez tout de suite une classe de composition." C'est ainsi que Massenet entra dans la classe d'Ambroise Thomas (futur auteur de l'opéra Mignon).Toul de suite, il so mil au travail avec acharnement, produisant sans cesse, avec une aisance, une facilité apparente, qui devait se tenir à peu près égale pendant toute sa vie.Ses parents étant dans la gêne, le jeune homme cherchai! à alléger leur fardeau en gagnant quelques sous, le soir, dans des orchestres.Il joua le triangle au théâtre du Gymnase, puis il fut timbalier au Théâtre Lyrique.Les quelques connaissances acquises alors lui permirent de transcrire pour orchestre une Messe qu'Adam avait composée pour musique mililaire.Prix de Rome à 21 ans.APRES avoir obtenu en 1862 un premier prix de lugue, il remportait l'année suivante — à l'âge de 21 ans — le premier grand prix de Rome, avec sa scène lyrique David Rizio.Voyons comment il relate cet événement, dans ses Souvenirs: "Ayant passé le premier (au concours), j'allai errer à l'aventure dans la rue Mazarine, sur le pont des Arts, et ©nfin dans la cour carrée du Louvre.le m'y assis sur l'un dos bancs do fer qui la garnissent l'entendis sonner cinq heures.Mon anxiété était grande : "Toul doit être lini maintenant," me disais-jo en moi-même, j'avais bien deviné, car tout à coup j'aperçus sous la voûte un groupe de trois personnes qui causaient ensemble, et dans lesquelles je reconnus Berlioz, Ambroise Thomas et M.Auber "La fuite était impossible.Us étaient devant moi.comme mo barrant presque la route.Mon maître bien-aimé, Ambroise Thomas, s'avança et me dil.: "Embrassez Berlioz, vous lui devez beaucoup de votre prix ! — Le prix I m'écriai-je avec ellarement, et la figure inondée de joie l'ai le prix !." Les trois années de Rome lurent pour Massenet un enchantement.Il visile lo3 villes d'arl : Sienne, Assise, Capri, Venise.Naples.Il no cesse de produire des oeuvres orchestrales Première suite d'orchestre, Ouverture symphonique, etc.Partout.# Pianiste Impeccable et vibrant.Massenet était aussi le plus émouvant chanteur de ses propres oeuvres.Cette ravissante toile de Aublel représente Massenet lisant un de ses opéras dans un cercle d'amis.PAGE QUATRE LE PASSE-TEMPS dans ses randonnées, il note des airs populaires, dont il lera bon usage plus tard La chanson de Musset et du gondolier AVENISE, se place une anecdote que l'on a reconnue authentique et qui confirme la parenté spirituelle que l'on a toujours établie entre lo musicien Massonet et le poète Allred de Musset, prince des romantiques On raconte que le leune prix de Rome se promenait 6 Venise lorsque le chant d'un gondolier éveilla soudain en lui des réminiscences II se prit à murmurer la mélodie populaire, puis tout à coup il s'aporçut qu'elle s'adaptait parfaitement au poème fameux que Musset adressait en 1835 à la volage George Sand.A Saint-Biaise, à fa Zuecca.Vous étiez, vous étiez bien aise A Sainl-Blaise.A Saint-Biaise, à la Zuecca.Nous étions bien là.Mais de vous en souvenir Prendrez-vous la peins ?Mais do vous en souvenir.Et d'y revenir.A Saint-Biaise, à la Zuecca.Dans les prés fleuris cueii.'ir la verveine, A Saint-Biaise, à la Zuecca, Vivre et mourir là ?Ce poème, Musset lavait intitulé Chanson, et il lui avait sans doute été inspiré par la même mélodie populaire qu'entendait Massenet.A la villa Médicls.où habitent los prix de Rome, Iules Massenet eut comme compagnons, entre aulres.les musiciens Théodore Dubois ot Paladilhe, le pointre Carolu» Duran.le graveur Chaplain.Il eut le bonhour d'y ronconlrer Liszt qui.intéressé par les dons pianisliquos du jeuno Français, le recommanda aussitôt à une dame Sainte-Marc qni voulait faire donner des leçons de piano à sa fille Massenet prit son rôle au sérieux, si bien que.quelques mois plus tard, il épousait son élève ! Ce lut, jusqu'à la fin — pendant quarante-sept années — un ménage heureux et paisible, et cetto atmospnèrn de quiétude contribua pour beaucoup à l'abondante production musicale de Massenet.Le reste de sa vie se résume en deux mots : travail et succès.Car peu d'hommes, peu d'artistes surtout, ont plus que lui eu une existence aussi comblée, aussi respectée, et sanctifiée par le labeur.Les débuts du musicien lyrique DE retour à Paris, il avait avec lui le manuscrit d'un opéra.Esmeralda, d'après l'oeuvre de V ictor Hugo ; i) ne put le laire Imprimer ni jouer Suivit alors une période d'incertitude, où lo leune musicien dut accepter dos tâches ingrates.Mais bientôt, avec l'appui d'Ambroise Thomas.Massenet, âgé de 23 ans.avait le bonheur de voir jouer à l'Opéra-Comique son dramo La Grande Tante.Presque en même temps il publiait, grâce à la clairvoyance de l'éditeur Hartmann, des recueils de mélodies : Poème pastoral.Poème d'amour.Poème d'avril.Et les concerts Pasdeloup laisalent entendre plusieurs suites d'orchestre brillantes, dont plusieurs — surtout les premières — sont restées sur les programmes Scènes alsaciennes.Scènes hongroises.Scènes pittoresques, etc André Martinet a rappelé quelque part la tempête soulevée par l'audition, au concert Pasdeloup.d'une de ces suites d'orchestre de Massonet Nous citons l'historien lui-même "Ce même jour, au cirque Napoléon, Pasdeloup olfrait à ses auditeurs, entre l'ouverture do la Flùie enchantée ot celle de la Belle Mélusine.une suite d orchestre de Iules Massenet pastorale, thème hongrois, adagio et marche.La salle esl soulevée, divisée, comme aux séances de Lohengrin, décidée à manllostor pour ou contre lo débutant.Aux bravos répondent des sifflets, puis los protestataires l'emportent, ol la suite d'orche3trc s'achève dans un lormidable tapage " Lo critique Albert Wolll attaqua méchamment Pasdeloup ct Massenet, mais il se lit répondre avec autant de dignité que de lermeté par Théodore Dubois, alors maitre de chapelle do l'église Sainte-Clotilde Cette polémique et le charme • Celle photographie, une des dernières qui ait élé prise de T auteur de "Manon", représente Massenet dans son magnifique cabinet de travail de la rue de Vaugirard.m ^ sf tt k^BmW^m^ssW' ¦ ^Êt { ', prenant do ses oeuvres accrurent rapidement la renommée du jeune auteur Survinrent la terrible guerre lianco-prusnionne de 1870.l'invasion de ta France ct les massacres de la Commune.Dès le début des hostilités.Massenet s'était engagé dans un régiment de marche.Ses loisirs do troupier, il les occupe encore à composer, et c'est ainsi qu'il écrivit ses célèbres Scènes hongroises.Héritier du prince des romantiques TAXAIS à peine libéré du service, il s'intéresse davantage à la WE musique do théâtre qu'à la musique symphonique.Il travaille avec une application, une continuité inlassables.Il est servi par une imagination fertile, un Hair presquo génial pour les mélodios qui plaisent au public.Toutes ses oouvres vocales ont un raffinement, une élégance, une distinction qui lappa-rentent au meilleur romantisme français Déjà, il se trouve au premier rang des jeunes compositeurs do Paris, grâce au succès relatil de son opéra-comique Don César de Bazan.Ses oeuvres se suivent presque sans interruption : la musique de scène des Erlanyes du poète Leconte de Lisle, le drame sacré Marie-Magdelcine.l'oratorio Eve, l'opéra Le Roi de Lahore, etc Cotte dernière oeuvre est accueillie avoc enthousiasme en France, et dans l'Europe entière.Massenet est devenu un maître Il n'avait alors que trente-six ans.Son prestige, sa science musicale lui valurent d'être nommé professeur de composition fSuife à la page dix-hui/l MONTREAL.NOVEMBRE 1948 PAGE CINQ GILLES LEFEBVRE — Ah l le bon vieux "Passe-Temps" ! s'exclame Gilles Lefebvre.Que de fois je l'ai feuilleté, dans ma jeunesse ! Ma grand-mère en avait une collection considérable, qui remontait à je ne sais combien d"années.A propos du "Passe-Temps", je vous raconterai une anecdote.Au cours d'une tournée de concerts en Normandie, avec quelques compa-(riofes, nous cherchions à faire connaître ie plus possible nos compositeurs.Suzanne Lecompte se plaisait beaucoup à chanter "Le ciel est pardessus les toits", une oeuvre charmante d'André Mathieu.Eh ! bien, elle montait chaque fois sur la scène en tenant à la main un numéro du "Passe-Temps" puisque cette pièce a paru en primeur dans votre revue.Ça n'est pas la seule fois.cTailleurs, que nous avons utilisé ainsi "Le Passe-Temps", croyez-moi.-Quel est le plus beau souvenir de votre séjour en Europe, demandons-nous à Gilles Lefebvre.— Difficile à dire.Le souvenir le plus "glorieux", c'est certainement le concert que j'ai eu l'honneur de donner devant la reine-mère Elizabeth de Belgique.J'ai interprété pour Sa Majesté une oeuvre canadienne qui fui avait été dédiée : un "Adagio" pour violon et orchestre, de notre excellent Emilien Allard.Le souvenir le plus "émouvant", pour un jeune violoniste : la classe de Georges Enesco, pour qui il laut employer les superlatifs.Enesco, qui dirigera cet hiver TOrchestre symphonique de Montréal, est le musicien le plus accompli que je connaisse, et qui a le don rare de communiquer sa science musicale, tout son art."Un exemple : Enesco devait expliquer comment interpréter la "Cha-cone", de Bach, si dangereuse pour le violoniste.Il fit d'abord jouer une partie de cette oeuvre par un de ses élèves, violoniste assez peu doué.Puis, le maitre, procédant, à son habitude, par images, montra que le triomphe du début peut représenter le musicien entrant dans une vaste église éclairée par des vitraux multicolores; et soudain — c'est Je "piano" qui suit — des voix d'anges, très douces, s'élèvent derrière faute/.Ayant repris ce mouvement de la "Chacone".le jeune violoniste le joua avec une musicalité dont il eût été capable auparavant.Enesco, a dit quelqu'un, est le seul musicien vivant qui puisse faire la transition avec Brahms, Franck, Fauré, et surtout Saint-Saëns.— Et votre plus beau souvenir de "concertant" ?— J'en ai plusieurs, mais je crois bien que je placerai au premier rang le récital que le "trio canadien" — Colombe Pelletier.Rafaele Masella et moi-même — a donné le 24 mai dernier, à l'Ecole Normale de Musique, sous la présidence de Mme j CIMETIERE Arrêtons-nous près de ces buissons, où la brise ct la rosée apaiseront la lièvre de nos tronts.où cèdres et sycomores se dressent comme d'un temple les piliers et les murs.te: sont exclus les rêves malsains, les souvenirs accablants, les souttranees morbides.Tout.Saut T image, la pensée des êtres chers trop fol disparus.emportant le meilleur de notre altection moins le goût des pleurs, perdus dans l'espace, le temps, l'éternité 1 /.-/.GAGNIER.Extrait d' "Harmoniques".volume en préparation.— —- Photo Armour Landry Vanier.ambassadrice du Canada.U y avait là, — nous pouvons bien en être fiers, — Samaseuilh, Calvet, nos professeurs et d'autres personnalités du Tout-Paris musical.Après du Franck, du Fauré et du Debussy, nous avons eu l'audace de présenter quatre jeunes musiciens canadiens : Emilien Allard, Jocelyne Binet, Michel-B.Perrault et André Mathieu.Nous n'avons pas eu à le regretter car l'auditoire a accueilli ces oeuvres avec des applaudissements très sincères, je veux le croire.N'est-ce pas laire la preuve, une fois de plus, que la musique canadienne, à condition d'établir un choix judicieux, ne dépore aucun programme ?Nos professeurs de musigue, nos maisons d'enseignement ne devraient-ils pas le savoir davantage ?En tout cas, que "Le Passe-Temps" continue sa propagande, et nos meilleurs compositeurs auront chance d'acquérir quelque célébrité, sinon la fortune ! Gilles Lefebvre se propose de retourner en Europe à la fin de l'hiver.En attendant, il donne une série de récitals dans le Québec et l'Ontario.Pour marquer l'estime qu'il témoigne à notre jeune compatriote, le célèbre luthier Emile Français lui a prêté, pour sa tournée au Canada, un Amati de très haute valeur.Les succès de Gilles Lefebvre, tant en Europe qu'au Canada, témoignent de l'excellence de l'enseignement qu'il a reçu, entre autres, d'Arthur Le Blanc.Son courage, son amour du travail, sa probité artistique lui valent notre encouragement."Le Passe-Temps" est heureux de rendre hommage à ce jeune artiste.PAGE SIX LE PASSE-TEMPS UNE NOUVELLE SOCIETE Pro Musica offrira la forme la plus pure de l'art musical par Annette DECARIE, Secrétaire honoraire de Pro Musica T E bilan de la chose musicale, à Montréal, est certes fort encourageant.On ne peut qu'être d'accord pour reconnaître la prodigieuse ascension de notre ville dans le domaine de la musique, ces dernières années.Au tout premier plan des grandes organisations, il convient de noter notre admirable Société des Concerts symphoniques dont la splendide évolution demeure si étroitement liée à l'autorité d'un Désiré Defauw ; le Ladies Morning Musical Club où toutes les formes de belle musique trouvèrent, depuis au delà d'un demi-siècle, un véhicule de premier choix ; la Sociélé Cgsavant et son idéal combien sérieux et élevé ; la Société des Festivals de Montréal dont les mélomanes nostalgiques évoquent encore les inoubliables réalisations d'antan ; La Petite Symphonie qui attire toujours à ses concerts la quintessence de notre public musicalement cultivé ; d'autres encore.Considérant donc, avec la plus entière justice, l'infini mérite qui revient de droit à tous ceux-là qui se dévouèrent sans compter à la semence de nos terres en friche dans ce domaine, il y a relativement peu de temps encore, et créèrent si bien cette ambiance actuelle qu'on ne saurait nier, une animatrice par excellence.Madame Constant Gen-dreau, s'est avisée qu'il y avait désormais place en notre ville, promue définitivement à la très grande dis- tinction de ville musicale, pour une société exclusivement dédiée à la musique de chambre.Avec les prémices du printemps dernier, et sous l'impulsion intelligente et enthousiaste de Madame la Présidente, cette société naissait.Son nom : Pro Musica pose, semble-t-il, l'accent aigu sur toute la pureté de ses intentions et nous nouse n expliquons ci-après.La Société Pro Musica entend dans son sens le plus strict, mais aussi le plus intégral, le terme musique de chambre.Car.bien que le quatuor à cordes en soit la forme par excellence et que, de ce fait, on le trouvera plus que tout autre à l'honneur aux concerts de la Société, il est cependant orthodoxe d'assimiler le duo de sonates, le cycle de chansons ou encore l'oeuvre vocale accompagnée d'instruments, à cette forme musicale.Aussi, en intégrant les plus belles oeuvres de ces diverses littératures au répertoire de la Société, nous nous proposons l'idéal même de l'illustre société chambriste de New-York, les New Friends of Music.La Société Pro Musica ne reconnaît de divinité que la Musique, c'est-à-dire que, n'accordant rien au détestable engouement pour la vedette, elle élabore premièrement ses programmes et ne choisit qu'ensuite les artistes susceptibles de transmettre le message des maîtres dans toute sa signification et perfection.Faire part du nom des artistes engagés A ta demande de plusieurs lecteurs, nous publions la photo du fameux PARC SOHMER dont nous parlons souvent, mais plus particulièroment notre distingué collaborateur, l'auteur de Pointes sèches ot crayon gras.Voici l'entrée de ce lieu d'amusement dont l'existence de trente cinq années s'étendit de 1884 ù 1919.alors qu'il lut détruit par l'incendie.— Ef quef est ce feune homme si lier?Nul autre que M./.-/.Gagnier.à t'âge de 14 ans.alors qu'il jouait au Parc Sohmer.Il en est question dans notre rubrique "Il y a 50 ans" à la page vingt-deux.par la Société, c'est convaincre sur-le-champ de leur valeur incontestée, de leur aristocratie musicale : le Trio-Trieste (1) ; Busch et Serkin ; le Quatuor Stuyvesant ; M.Martial Singher accompagné du Quatuor Juiliiard ; M.Marcel Grandjany à qui on adjoindra un groupe de nos artistes locaux d'une exceptionnelle valeur.Les concerts de la Société, à l'exception du concert Busch et Serkin, forcément un lundi, sont entendus le dimanche, à cinq heures.S'il y a innovation en offrant ces concerts à pareille heure, rappelons que la tradition en est fort répandue en Europe, eux Etats-Unis et même à Toronto.Le dimanche, 5 heures.N'est-ce pas le moment où le loisir veut être comblé de façon luxueuse, l'heure où l'esprit et la culture réclament un aliment de choix dans une atmosphère de cénacle et de haute sympathie ?Les amis de la Musique, nous serons tous là entre nous.Personne ne viendra, dira quelqu'un, ceux qui aevaienf venir y sont tous.Annette DECARIE.N.D.LR.On s'abonne aux six concerls Pro Musica en s'adressant à M.Georges-Armand Robert.426 est.rue Sherbrooke.(1) Présonté pour la ptemière fois, cetto saison, aux Etals-Unis.MONTREAL.NOVEMBRE 1948 PAGE SEPT ¦ On prenait autrefois, dans nos éoiises, des libertés qui ne seraient plus tolérées de nos jours.C'est ainsi qu'en 1897.on exécutait en première audition, dans l'église Saint-Pierre de Montréal, un solo de saxophone, avec accompagnement d'orgue.Cette oeuvre était due à un musicien belge habitant Montréal : M.Edouard Van Loock.dont il est Question dans notre chronique "11 y a cinquante ans dans le Passe-Temps".¦ A l'hôpital des vétérans de Huntington, en Virginie, et de Manhattan Beach, à New-York, on opère les patients au son de la musique.Les oeuvres sont soigneusement choisies; l'on n'y tait jamais entendre du jazz, qui tend à exciter les nerts.La musique la plus appropriée, semble-t-il, est la symphonie exécutée à la mode d'André Kostelanetz.¦ Arthur Rodzinski, de l'Orchestre symphonique de Chicago, est docteur en Droit de l'Université de Vienne.SfoJrowsJci le rencontra à Varsovie et lui obtint un engagement aux Etats-Unis.U A la répétition, un cornettisle continue à souiller dans son instrument, bien que fa partition indique un repos de 32 mesures.Le chet d'orchestre : "Pourquoi n'avez-vous pas observé le "repos" indiqué ?" Le musicien ; "le n'était pas fatigué.".¦ On a découvert récemment une oeuvre inédite de Schubert, qu'il aurait écrite, paraît-il.en 1817.On a organisé à Vienne un concours pour coller des paroles sur cette musique.Ce pauvre Schubert, à quelle sauce ne l'a-t-on pas accommodé ?¦ Vers 1895, eut lieu en Russie un concours mondial "du meilleur pianiste".Busoni y participa.Quelques années plus tard, le vainqueur du concours était parfaitement inconnu, ef Busoni — qui n'avait remporté aucun prix — était placé au premier ronq de tous les pianistes du monde.¦ Un écrivain européen vient de suggérer que la musique pourrait bien, dans quelques années, devenir "lèminine", c'est-à-dire exécutée, interprétée, et peut-être créée surtout par des femmes.Sa prévision s'appuie sur le tait que l'éducation musicale des jeunes tilles est généralement — en Europe et en Amérique — plus sérieuse ef pius poussée.Nous invitons les lecteurs du "Passe-Temps" à nous faire parvenir leur opinion sur cette question.¦ Dean Dixon est Je seul nègre gui ait acquis une bonne renommée comme chel d'orchestre symphonique.C'est lui qui a dirigé ïorches-tre du CBS lors du 4e festival annuel de la Musique américaine contemporaine.¦ Walter Damrosch, ex-chef d'orchestre du Metropolitan Opera et l'un des fondateurs de l'Ecole de musique de Fontainebleau, est âgé de quatre-vingt-dix ans.7/ est un ami intime de notre distingué collaborateur M.Isidor Philipp.¦ Dernièrement mourait dans le Wisconsin un vétérinaire très original.Doué d'une beJJe voix, ii avail enregistré sur disgues des hymnes pour ses propres funérailles.Toute la population de Richland Center se piessa dans la petite chapelle pour entendre — chose peu banale — leur concitoyen chanter à ses propres obsèques.' Cet original avait lui-même gravé sa pierre tombale.Il connaissait sans doute le dicton : "on n'est jamais si bien servi que par soi-même".¦ Le xyJophone est un des plus anciens instruments de musique.Deux mille ans avant l'ère chrétienne, les Chinois le considéraient comme un instrument sacré, utilisé seulement dans les temples et dans le palais de l'empereur.POEME INEDIT SEPTEMBRE.Somptueux piélude à la mort des jardins vallées et forêts e! solitudes pour notre joie créés ; éphémères tapis de feuilles tombées où nos pas éveillent un cri de néant ! Septembre-porteur de rêves par la lutte de l'homme enrichies ; bourrasques pressenties où roulent nos espoirs.cependant qu'épanouies nos âmes comme des phares s'allument dans la splendeur du couchant.Gabrielle RAIZENNE.¦ flachmaninoff commença très jeune à donner des concerts.Un jour, il interprétait la "Sonate à Kreutzer" lia partie de piano, évidemment, qui contient plusieurs "silences".Tout à coup, une grosse dame assise au premier rang souffla à Rachmaninoff : "leune homme, jouez-nous donc quelque chose que vous savez mieux / " H On n'en finirait plus d'énumérer les grands maîtres qui ont puisé dans le folklore une riche inspiration.Une simple mélodie sicilienne c aidé Smetana à décrire les beautés d'un fleuve tchèque.Une des olus célèbres "romances sans paroles" de Mendelssohn vient directement d'une mélodie de gondoliers.Mais c'est Je lolklore espagnol qui, du point de vue de l'art, fournit la source Ja plus précieuse.¦ Depuis que Bach a composé une courte pièce sur Je tumeur de pipe, beaucoup d'auteurs se permettent de telles fantaisies.Le jeune chet d'orchestre Leonard Bernstein, dont ia venue à Montréal n'a impressionné personne, vient de composer un groupe de chansons intitulé : "La Bonne cuisine".Au cours de sa récente tournée en Europe, Jennie Tou-rei les a présentées en primeur, c'est le cas de le dire.¦ Combien de violons Stradivarius a-f-iJ fabriqués ?Les meilleurs bio-giaphes du célèbre luthier ne s'entendent pas ; Jeur opinion varie : de 1.000 à 3.000.En 1947, on comptait 325 Stradivarius authentiques, dont 185 aux Etats-Unis.Stradivarius fabriquait un violon en une semaine ou deux, qu'il vendait de $30 à $70.Il recevait le double pour ses violoncelles.Aujourd'hui, un Stradivarius vout de cinq mille à cent mille dollars.¦ On sait que Verdi composa "Aida" pour l'inauguration du canal de Suez.Le khédive d'Egypte paya cette oeuvre $20, une somme équivalant à $20,000 de nos jours.¦ Un concours original!! Le baryton Robert Merrill offre un prix de $1,000 pour un opéra d'un acte (inédit), en anglais.Mais il pose comme condition principale que le baryton devra conquérir l'amour de l'héroïne.De plus, l'amoureux devra avoir un rôle sympathique.Les oeuvres sont adressées à Robert Merrill, 48 West 48th Street, New York City.PAGE HUIT LE PASSE-TEMPS rtLBUM MUSIChL DU >ajje-2empj NOVEMBRE 1948 No 919 ALFRED LALIBERTE Enseignement du piano et du chant (Français, anglais, allemand) Rendezvous par correspondance seulement.72 Columbia Montréal ROGER FILIATRAULT du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et du Conservatoire National de Paris Enseignement scientifique de l'art vocal basé sur l'Emission Physiologique d'après les données du Docteur Wicart de Paris Prolesseur Ecole Supérieure de Musique d'Outremont Prolesseur Ecole de Musique Université d'Ottawa Professeur Ecole Normale de Musique Institut Pédagogique JEUNES COMPOSITEURS Adressez-vous à J.-J.GAGNIER, D.Mus.si vous aves besoin d'un conseiller pour vos travaux de imposition, harmonisation, orchestration, adaptation musicale, etc.Conditions raisonnables.Aussi bibliothèque musicale considérable à louer au à vendre : partitions d'opéra, oratorios, musique symphonique.d'orchestre, vocale, militaire (fanlare), etc.etc.S'adresser par correspondance à 10788 RUE ST-HUBERT ahuntsic Montreal 12 VIENT DE PARAITRE * CHER AMOUR Mélodie sentimentale pleine de charme.Paroles françaises et anglaises et musique Fabiola POIRIER Prix; 50* — chez l'auteur; 125, Querbes.Outremont 6 et chez les principaux marchands de musique.PENSEE LAURENTIENNE.piano, par Jacqueline FRENETTE.— Cette oeuvre inédite d'un jeune compositeur canadien indique une pensée déjà mûre, quidéç par une science musicale de la meileure école.NE PLEURE PLUS.LILI !.romance, paroles de Raoul COLLET, musique de Henri MIRO.— Dans les salons d'autrefois, cette romance a élé l'une des plus populaires.Elle se chante encore beaucoup, car elle vaut bien, assurément, certains airs plus modernes mains moins bien inspirés.CHANT PORTUGAIS, pour jeunes pianistes, par F.BREILH — Grâce à l'amabilité de l'éditeur parision Fernand Decruck."Le Passe-Temps" est heureux de publier cette charmante pièce pour les tout jeunes pianistes "Respectez l'ancienne musique, mais intéressez-vous ardemment à la nouvelle.N'ayez point de préjugés contre les noms qui ne sont pas encore connus." SCHUMANN.MUSIQUE DE NOEL Cinq CHORALS pour Noel de I.-S.Bach (arrangement de Félix Bertrand).25 LES CLOCHES DE NOEL — O.Jackowska.Solo ou duo.50 Choeur d'hommes .18 Voix de femmes .18 Voix mixtes.18 MINUIT ! CHRETIENS I — Cappeau-Adam.30 EDITIONS A.FASSIO LACHUTE.QUE.Demandez notre catalogue general.Une nouveauté La MUSIQUE à la RADIO Par FEL1X-R.BERTRAND.D.Mus.Préparation d'une carrière au micro et aux contrôles — Programmes et textes — Le métier de musicien — Les instrumentistes — Critique musicale — Les chanteurs — Les auditions.Volume de 200 pages .$2.00 Montréal - Editions 20 est, rue St-Jacques, suite 4 MA.6920 montreal.novembre 1948 PAGE NEUF PIANO (INEDIT) PENSEE LAURENTIENNE par Jacqueline FRENETTE Allegretto.mm p 0 r 0 8 ¦- -« - rf-P-^-f i -f- F 00\ r-0- m - - mp J ¦ -^-P-¦ * r4" Tous droits réservé» 1948.Canada — Copyright 1948.U.S.A.— Les Editions du Passe-Temps, Inc., Montréal.PAGE DIX LE PASSE-TEMPS MONTREAL.NOVEMBRE 1948 PAGE ONZE REFRAIN POPULAIRE D'AUTREFOIS Ne pleure plus, Lili! Paroles de Raoul COLLET AN DANTE Maestoso.ROMANCE Musique de Henri MIRO li.iietite or-pheli - ne.Ne pieu - re plus^ùohetesyeuxT oui.je veux bien, mailt - me, .lou-er a-vec toi maintenant, Di - sait d'u-ne voixeâ- Mer - ci du fond de mon -m p Y F 3E* r y - li - ne.U-ne mere aucmirmalheureux.A - me, l,c ton Dieu m'a rendu maman.ù a _a- Ma filletteestsous la ter Tu as un jardin ilero re Et ses, Des toi turfajplusdemaman.lerempla-ce • rai lamé - re.Tu rempla - ce - ras ¦ m ¦ r> beaux joujouxilnnne-les-moi.Moi,"je n'ai pas bien des cto - ses.lo n'ai «rji'iincœur, il est a Tous dioifs réservés 1948.Canada — Copvrighr 1940.U.S.A.— Le» Editions du Passe-Temps.Inc., Montréal.PAGE DOUZE LE PASSETEMPS S1 1res Len' No pieu - rc plus.I.i - li m No pieu - re plus.ma-maii 'Très l.ent.chë- ri - e, Viens juu - er a • vec moi.chiim - e.Viens jou ¦ er u - vec moi.irilif il ni 7-j ?MONTBEAL.NOVEMBRE 1948 PAGE TREIZE PIANO — Pièce pour enfants CHANT PORTUGAIS Très modéré el expreisii flf ff f F.BREILH 2 ffff y, cre*c.~j—i—i_i_i / Li i 1—F f f * f P JJJJ_J J Jl'Jl 2 » « » *~T~ ,V" i -s i H,*-V— 1 "~— ¦— r—- ' 1 '1.*H S rrtf 4 fill i ftft y; r—1- ¦m " rl i f—^ , ¦—p-^ j i i 1 i — -/ 2 ' M f—L J t ' i : 1.1 by Mr,uri« DE< i;i i.h LES EDITIONS DE PARIS 14, Rua du FoubS Poissonnier», Pari» AU nfrb't intrvtd PAGE QUATORZE LE PASSE-TEMPS Forum pianistique et GUIDE D'INTERPRETATION par Maurice DUMESNIL, D.Mus.Q.— 1.— Quelle est la meilleure édition du Le Clavecin bien tempéré ?Celle de Bruno Mugerfini qui me parait fort bonne, ou celle de Schirmer ?Dane celle-ci lee mordants sont indiqués comme suit : \S\S et dans celle-là comme suit : /\/\lS\S\ Lequel prendre ?2.— Y a-t-il de la pédale dans la 2e Arabesque de Debussy ?3.— Dans le Clair de lune du mime auteur, (a) pédale droite, oui ou non?(b) 66e mesure etc.— pp morendo — Plus vite ou moins vito ?D me semble que les virtuoseB accélèrent le mouvement à ce morendo.— R.D.loliette.R.— 1.— Sans plaisanterie : la meilleure édition est celle qui n'est pas., éditée ! Par cela ie veux dire ! celle qui reproduit le texte originel de Jean-Sébastien Bach tel qu'il fut laissé par le maître, sans aucune indication de mouvements, de ponctuation, de doigtés, ou de nuances.La seule qui existe ost celle de la Bach Gesel/scha/f.Ello vient d'être reproduite aux Etats-Unis par la maison d'éditions Edwards, à Ann Arbor, Michigan ; mais le Clavecin n'en est qu'une faible partie, car cotte magniiiquo publication (par souscription) comprend les oeuvres complètes du grand cantor.Le prix.$400, est malheureusement un obstacle à la diffusion de celte édition qui probablement sera acquise par de nombreuses bibliothèques publiques où il sera possible do la consulter à loisir.Toutes les autres éditions contiennent dos marques ot des indications qui sont l'oeuvre de chaque éditeur, ou commentateur, selon ses préférences personnelles.Prenons, par exemple, le Prélude, et Fugue No 2, vol.I, en ut mineur : l'édition originale de Czerny (non revue par Griepen-kerl ot Roysch) la note entièrement legato ; celle de Busoni, IHtytUty ou hall and hall, commo on dit en Amérique.Quelle est la meilleure ?C'est une question à laquelle il serait impossible do répondre, si ce n'était en même tomps de la plus grando locilité.Voilà : choisissez vous-même, ot prenez celle donl la présentation musicale vous plaît lo mieux.En agissant ainsi vous resterez fidèle à l'esprit de l'auteur, car Bach jouait certainement cos pages dans un mouvement donné, et avoc couleur.S'il s'est abstenu de nous léguer ses propres conceptions à ce sujet, c'ost sans deute parce qu'il avait confiance dans la musicalité, lo slylo, ot le bon goût de ses futurs interprètes.En fin de compte, c'est là le point capital, quoi que vous fassiez au point de vue du tempo et du phrasé.Co qui précède — ou la "conception personnelle' 'on la matière — s'adapte aussi aux ornements, mordants, trilles, etc.11 no faut prendre aucun© édition trop au sérieux ; car.vous l'avez d'ailleurs remar- qué, presque toutes sont contradictoires.Certains "spécialistes" attachent uno importance exagérée — et un pou ridicule — au simple fait de jouer un mordant avec tanole supériouse ou inlérleure.Une clace-cinisle bien connue prend même la chose au tragique, et si un élève s'avise par malheur, de mal choisir, ce'st comme si une révolution, ou un tremblement de terre, venait soudainement de se produire Prenons donc ces choses avec un peu plus de bonhomie I Après tout, l'un ou l'autre n'amènent aucun changement fondamental dans la beauté suprême de la musique Et rappelons-nous que Saint-Saéns.parlant des clavecinistes du XVIIIe siècle en général, disait ceci : 'X'ornemenlation peut, et doit être traitée avec une certaine liberté, car les auteurs eux-mêmes se conformaient rarement à un texte bien arrêté quand ils jouaient leurs oeuvres." Sages paroles, que l'on peut interpréter de façon plus prosaïque : s'ils avaient trop bien dîné et trop peu dormi, leurs doigts étaient on pou rétifs ; le nombre des ornements et leur netteté ne pouvait que s'en ressentir.Si au contraire nos bons vieux maîtres étaient reposés, alertes et dispos.Dieu seul peut savoir la quantité de petites fioritures dont ils agrémentaient presque chaque note ! Rép 2.— Oui.on se sert de la pédale dans la 2e Arabesque dc Debussy, mais ce n'est plus la même pédale que dans la première Arabesque, et encore beaucoup moins que dans le Clair de lune.Vous savez sans doute que quand on l'appelait un "Impressionniste".Debussy entrait dans une fureur placide (contradiction apparente, mais justifiée par son attitude générale envers la vie) Cette seconde et charmante Arabesque est une preuve éloquente de son "classicisme".Elle est d'une clarté, d'une vivacité, d'une fraîcheur délicieuses.Debussy, nébuleux, littéraire, amant des doux pédales, des sonorités suaves, ou doucement baignées dans une brume lointaine et vague ?Quelle plai AVEZ-VOUS DES PROBLEMES PIANISTIQUES 7 Soumettes clairement et brièvement une question à la lois i si votre problème concerne plusieurs mesures, ayes la bonté de les copier au lieu de les indiquer par le nom de l'oeuvre.Votre réponse paraîtra dans cette rubrique.Adresses votre lettre comme suit : LE FORUM PIANISTIQUE.a/s Le Passe-Tempe.218 ouest, rue Notre-Dame.Montréal I.P.Q.santerio ! Debussy, pas plus que Chopin, n'était un "Impressionniste" ; Chopin a écrit, cependant, le "vent sur le cimetière" de la Sonate op 36.puis l'étudo sur les touches noires, pimpante, gracieuse, per lée; Debussy : le Vent d'Ouest", el la 2e Arabesque : exemples frappants de la versatilité des grands maîtres Comme vous voyez, la question m'a en traîné un peu loin.Revenons donc à nos moutons : dans cette Arabesque, il faut mettre la pédale avec une grande discrétion, et par touches, vivement et légèrement, sur un temps, ça et là; (parlolB, ne l'oublions pas.une touche de pédale contribue à affermir lo rythme tout en lui donnant uno élasticité très elfective) Puis, dans l'avant-dornière page, faisons un contraste dans les 4 mesures en sol et les 4 mesures en ta qui précèdent la section finale : ici, meltons la pédale (et mémo les deux pédales si le piano est trop clair el brillant) el maintonon3-la sur chaque groupe de quatre mesures.L'ellet sora charmant, surtout si on joue un peu ralenti, alangui.Rép.3.—- Uno "accelerando" très léger est admissible, mais il faut le fairo avec la plus grande discrétion, car plus qu'un accelerando véritablo, il s'agit d'une grande scuplesse dans l'exécution de ces arpèges délicats.Si vous marquez légèrement la note basse, en la "posant" doucement, puis "effilez" l'arpège vers le sommet ot sans la moindre lourdeur, vous obtiendrez l'effet désiré Maunce DUMESNIL INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN Un p a r I u m | loyeux à l'arôme discret mais per.ststant.C'est l'indispensable auxiliaire du charme féminin.TULIPE NVIRE t7t EN ARL7 LA Oe CANADA DRUG.MONTREAL MONTREAL, NOVEMBRE 1948 PAGE QUINZE Etes-vous mélomane?par MUSICOPHILE Voici un moyen amusant de connaître votre savoir musical Ouinze questions vous sont soumises, comportant chacune un nombre de points bien défini Faites un crochet là où, selon votre connaissance, vous jugez être la bonne réponse Puis additionnez vos réussites, après avoir corrigé Si vous obtenez, sur un grand totai de 100.une moyenne de 90 points et plus, voire savoir musical est "excellent".Si vous décrochez de 80 à 90 points, "très bon"; de 70 à 80 points, "bon" ; de 60 à 70 points, "passable" ; de 50 à 60 points, "médiocre".Ce "test" ne mesure peut-être pas.d'une laçon absolue et infallible, la connaissance réelle de la musique et des musiciens, mais cependant il a une valeur appréciable qu'on ne pourrait mésestimer A quelles oeuvres appartiennent les thèmes suivants et quels en sonl les auteurs ?e {8 points) (8 points) '¦¦'''''''tfr^W'-fPe- (8 points) (8 points) (8 points) 6—Quel est l'auteur de Eapana, rhapsodie sur des thèmes espagnols 7 (5 points) 7—Beethoven était-il Allemand.Autrichien, Bohémien ou Scandinave ?.(3 points) 8—Quel est le prénom du compositeur Mendels sohn ?(S points) 9—Qui a composé l'Air sur la corde de sol ?.(S points) 10—Nommez les instruments d'un quintette pour piano î .(5 points) 11—Pour quelle suite Saint-Saëns composa-t-i! la pièce I.- Cygne ' .(10 points) 12—Qu'est-ce qu'unet gavotte ?.(6 points) 13—Nommez deux opéras de Gluck ?.(8 points) U—Glazounolf a composé Les Saisons.Quel aulre compositeur compte parmi ses oeuvres un ouvrage du même nom ?(8 points) 1S—Le premier grand violoniste dans l'histoire de la musique 7 .„.(S points) Reprise des concerts Willis Fervents du piano, un régal vous attend tous les dimanches à une heure quinze, en captant le poste CKAC pour le programme WUlis '.Co .Limited, au cours duquel ces importants facteurs de pianos présentent les meilleures élèves de nos principales écoles de musique.De plus, les conditions faciles vous permettent de prendro part aux concours hebdomadaires LeB gaqnants de l'émission du 7 novembre courant sont : Mlle Gabrielle Cordell.2970 Van Home.Montréal : M.Armand Dubois, 1212.Visitation.Montréal.P.Q.: Mlle Cécile Archambault.Couvent Présentation, Coalicook ; Mlle Rita Leahy, 7 rue O'Neill.Vlctoriavillo.Ajoutons que cette importante institution canadienne, présidée par M.Inglis Willis, possède des magasins à Montréal (angle Ste-Catherine el Drummond).à Québec (67 rue St-fean).aux Trois-Rivières (493.rue des Forges), à lonquière (485, rue St-Dominique) et à Halifax (angle Granville et Duke), et que ses instruments de qualité jouissent d'une haute renommée dans un grand nombre de pays Jj
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.