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Titre :
Rapport de l'Archiviste de la province de Québec
Éditeur :
  • Québec :Louis-A. Proulx, Imprimeur de sa Majesté le Roi,1921-1960
Contenu spécifique :
1966
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Rapport des Archives du Québec
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Rapport de l'Archiviste de la province de Québec, 1966, Collections de BAnQ.

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[" Ministère des Affaires culturelles RAPPORT DES ARCHIVES du QUEBEC 1966 (Tome 44) roch lefebvre Imprimeur de la reine 1967 Québec, le 23 février 1967 A Monsieur Jean-Noël Tremblay Ministre des Affaires culturelles, Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur de vous soumettre le Rapport des Archives du Québec pour l'année 1966, le quarante-quatrième tome de la série inaugurée en 1920/21.Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.L'Archiviste du Québec, Bernard Weilbrenner. INTRODUCTION L'inventaire général de nos collections de manuscrits est maintenant presque terminé et devrait paraître d'ici quelques mois.Il comprendra trois parties: dans la première, on trouvera la description des archives officielles divisées en trois périodes, Nouvelle-France, Québec et Bas-Canada, Province de Québec; dans la seconde, les copies d'archives officielles du Canada, de la France, de la Grande-Bretagne et du Vatican relatives au Canada français; dans la troisième, les archives privées de sociétés, de familles et d'individus, placées en ordre alphabétique.Une table chronologique et un index compléteront l'inventaire.Le classement et ^inventaire de nos collections de peintures, gravures, photographies, cartes, monnaies, médailles et objets d'exposition sont assez avancés, et devraient être terminés au cours de tannée 1967.Les recherches seront alors plus rapides et plus faciles, et les nouvelles acquisitions pourront s'insérer dans des cadres bien établis.Le représentant des Archives du Québec à Paris, Madame Louise Dechéne, a presque terminé l'inventaire analytique des documents concernant la Nouvelle-France conservés au Service historique dé l'Armée, à Vmcennes.Grâce à l'aimable permission du ministre des armées, monsieur Pierre Messmer, ces documents seront microfilmés et ^inventaire sera publié.La Bibliothèque a reçu près de mille ouvrages, dont plusieurs livres rares.Plus de deux mille volumes ou brochures ont été catalogués, ce qui a permis de rattraper un certain retard en ce domaine.Sept cent quatre-vingt-six chercheurs se sont inscrits au cours de Tannée.Signalons que, depuis le mois d'octobre, les chercheurs munis d'un laissez-passer peuvent continuer leurs recherches en fin de semaine et en soirée, les mardi, mercredi et jeudi, de 8 h à 10 h 30.Plusieurs personnes ont profité de ces périodes supplémentaires, essentielles pour ceux que leurs occupations ordinaires empêchent de venir aux Archives aux heures de bureau, et pour ceux qui, venant de lextérieur, ne peuvent demeurer que quelques jours à Québec.Les demandes de renseignements et de recherches, notamment en généalogie, continuent d'être très nombreuses et occupent une grande partie du temps des employés des Archives, par ailleurs fort occupes aux travaux d'inventaire.Monsieur André Lefort a quitté les Archives pour poursuivre des études supérieures en histoire.Deux nouveaux archivistes ont été nommés, Mademoiselle Monique Laurent et Monsieur Jacques Mathieu, tous deux licenciés en histoire.9 10 INTRODUCTION L'Université Laval a, au cours de tannée scolaire 1965/66, inauguré une série de cours et de travaux pratiques en archivisHque.Ce fut le directeur des Archives du Québec qui fut chargé de cet enseignement.Pour fan prochain, TUniversité a prévu un ensemble de cours présentés sous la direction d'un archiviste-paléographe de France et conduisant à un certificat en archivistique.Ces cours suscitent un grand intérêt et les inscriptions- s'annoncent nombreuses.Les Archives du Québec collaborent de façon très étroite avec TUniversité dans la formation d'historiens pleinement préparés à la fonction d'archivistes.Au cours de Tannée 1966, les acquisitions ont été, encore une fois, nombreuses et intéressantes.Nous avons Obtenu les papiers de deux de nos premiers ministres: Les papiers de Félix-Gabriel Marchand, qui fut premier ministre et trésorier du Québec de 1897 à 1900, furent acquis de Mlle Madeleine Simard, de Québec.Ils comprennent de la correspondance politique mais aussi beaucoup de lettres échangées avec sa famille, des notes et documents divers.Ils couvrent les années 1810-1905, et occupent 1 pied sur les rayons.Des papiers de Sir Lomer Gouin, premier ministre du Québec de 1905 à 1920, nous avons maintenant un microfilm acquis des Archives publiques du Canada, avec l'aimable permission du Sénateur Léon-Mercier Gouin et de M.Paul Gouin.S'étendant de 1899 à 1929, ils documentent surtout les activités politiques et financières de Sir Lomer Gouin et sont, comme ceux de F.-G.Marchand, d'un grand intérêt pour Thistorien.Ils ont été reproduits sur 37 bobines de microfilm.Nous avons ajouté à nos collections trois séries des Archives des Colonies, sous forme de microfilm, par l'entremise des Archives publiques du Canada: Série CUË : Limites et postes, registres 1 à 16, 1685-1787.16 bobines.Série C11G : Correspondance Baudot-Pontchartrain et correspondance du Domaine d'Occident et de TIle-Royale.12 registres, 1689-1758.14 bobines.ACQUISITIONS MANUSCRITS i INTRODUCTION 11 matières diverses.Le ministère des Affaires culturelles nous a versé les manuscrits et ouvrages soumis aux concours littéraires et scientifiques de 1965.Nous avons aussi reçu nombre de collections et de documents, originaux ou copies: Les archives de la famille Hart, 1760-1865, sur microfilm, des archives Pierre Boucher du séminaire de Trois-Rivières, dont nous publiions une description sommaire dans le rapport, Tan dernier.15 bobines.Les papiers de Cyrille Tessier et de sa famille, 1870-1927, comprenant une livre de copies de lettres de Cyrille Tessier, 1871-1878, le journal de Mme Tessier, 1870-1880, des livres de comptes, notes, coupures de journaux.Ces papiers ont été versés aux Archives par la bibliothèque de la Législature.Les papiers de Mlle Sophy L.Elliot, journaliste et écrivain, comprenant correspondance, manuscrits et notes, 1933-1961.16 pouces.Don de Mlle Cécile Bouchard de Montréal.Le Journal de Jean-Nicolas Nicolet, arpenteur et astronome français, explorateur des sources du Mississippi, 1836-1839.Xérographie.Original à la Bibliothèque du Congrès, Washington.Le Journal de Francis S.Chardon, au Fort Clarke, 1834-1839.Xérographie.Original à la Bibliothèque du Congrès, Washington.Le microfilm des premiers registres d'état civil de la paroisse Notre-Dame-de-Québec, 1621-1703.4 bobines.Une liasse de documents de la famille Papineau-Bourassa, don de Mlle Anne Bourassa, de Montréal, comprenant une lettre de Louis-A.Dessaulles, 1857, une lettre de Barthe, 1845, une lettre de G.-D.Doutre à L.-J.Papineau, 1870, diverses notes politiques et des actes notariés.Nous avons aussi reçu quelques autres documents : Facture de Alphonse Noël et contrat de P.St-Denis avec Charles Aubert de la Chesnaye, 1687, don de M.Louis Royer, de Québec ; findex des mariages de Saint-Flavien de Lotbinière, 1856-1956; la photocopie d'un certificat de pilote, 1767, don de Monsieur Sylvio Dumas, de Québec; des documents sur les familles Côté et Turcotte, de Ule-Verte; des copies de documents signés Frontenac, Maisonneuve, DeMonts, dons du Père René Baudry, de Paris ; un registre des réceptions au Bois de Coulonges ; un fragment de livre d'écriture et de comptes, don de Mgr Victor Tremblay, de Chicoutimi; un article manuscrit de Mlle Catherine Stebbins.*.The Marquette Death Site», don de fauteur; la généalogie de la famille Richard, par L.-N.Papillon, don de Monsieur J.-Eudore Papillon, de Québec; des copies de documents sur la seigneurie d'Argentcuïl, don de Monsieur W.M.Cottingham, de Lachute. 12 INTRODUCTION CARTES, GRAVURES, MONNAIES, PIÈCES DE MUSÉE Nous avons fait tachât d'une carte de la Floride, d'Ortelius, de 1584, d'une carte de Québec, de Carven de 1788, d'un plan de Québec de 1854 et de quatre cartes cadastrales de Saint-Charles, Saint-Raphaël et Saint-Vallier de BeUechasse, 1873-1877 ; nous avons reçu en don la photographie d'un plan de la bataille de Carillon, et obtenu, grâce à Tamabilité de Monsieur Charles Michaud, de Québec, des copies de plusieurs plans de la ville de Québec.Nous avons aussi fait faire une photographie du Plan du Cul-de-sac de Chaussegros de Léry, 1744.Nous avons aussi obtenu des photographies de 18 planches de dessins de navires ou de détails, et de treize vues anciennes de ports de France.Une centaine de billets de banque, pièces de monnaies, fêtons ou médailles sont venus enrichir notre collection.Il serait trop long d'en donner ici la liste.Notons cependant une planche de six billets de diverses dénominations émis par Eustache Brunet dit Létang, un des patriotes de 1837, acquise de Monsieur S.De Abravanel, de Montréal, et le nom de quelques donateurs : Monsieur McCleary, de Sherbrooke, Monsieur Bernard Thouret et Monsieur J.-A.Girodet, de Québec.Pour notre salle d'exposition, nous avons reçu de Monsieur Vézma, du ministère des Terres et Forêts, le sceau du commissaire des Terres de la Couronne du Bas-Canada: la canne à pommeau d'argent de P.-A.DeBlois; la boule du grand mât de 1'Arctic du capitaine Bemier, don de Monsieur M.-A.Dorion, de Beauport; deux globes terrestre et céleste, de Newton, de Londres, ayant appartenu à Louis-Joseph Papineau, un médaillon de cuivre de Louis-Joseph Papineau et une épreuve de médaillon de D.-B.Viger, œuvres de Napoléon Bourassa, don de Mademoiselle Anne Bourassa, de Montréal.EXPOSITIONS Fin mai et début juin, nous avons présenté au public dans une des salles du Musée une importante exposition de documents, manuscrits, gravures, peintures et cartes sur la Louisiane française, 1674-1803.Plusieurs institutions nous ont prêté des documents originaux ou des reproductions.Nous désirons remercier, de France, les Archives nationales, les Archives des colonies, le Service historique de tArmée, les Archives de la marine, la Bibliothèque nationale et la Bibliothèque de T Arsenal; de la Louisiane, le Louisiana State Museum, la Louisiana State University, la New Orleans Public Library et la Tulane University (The Rosemonde E.and Emile Kuntz Collection) ; du Canada, les Archives de T Archevêché de Québec, les Archives du Séminaire de Québec et les Archives publiques du Canada.Nos remerciements vont à tous ceux qui ont collaboré à cette exposition.Un catalogue tf été distribué lors de cette exposition qui a été vue par plus de vingt mille visiteurs. INTRODUCTION 13 En mai également, en collaboration étroite avec le Service de la musique du ministère des Affaires culturelles, dirigé par Monsieur Wilfrid Pelletier, nous avons présenté une exposition de documents sur la musique et les musiciens.Ces documents comprenaient, d'une part, des manuscrits et facsimiles de partitions de grands maîtres, de la bibliothèque personnelle de Monsieur Pelletier ; d'autre part, une abondante documentation prêtée par le Séminaire de Québec sur la musique canadienne et ses interprètes, quelques livres rares de la bibliothèque de la Législature et quelques tares et précieux manuscrits musicaux du monastère de THÔtel-Dieu de Québec et de VHÔpital général de Québec.Plusieurs manuscrits, imprimés et photos des Archives du Québec complétaient Vexposition.Plus de quinze mille visiteurs ont profité de cette exposition.RAPPORT Dans ce rapport, nous publions deux inventaires et trois groupes de documents fort variés qui sauront, nous F espérons, intéresser tous nos lecteurs et leur révéler quelques aspects nouveaux de notre histoire.Des archives de la Prévôté de Québec, nous avons tiré les principales pièces relatives au naufrage du Saint-Pierre de Larochelle, en 1679.Du minutier central des Archives nationales, à Paris, nous publions Tinventaire après décès des biens de Jean Talon, 1694.Un inventaire présente le sommaire des dossiers canadiens du notaire parisien Pointard, 1780-1795.Les lettres de quelques prêtres français en exil au Canada pendant la Révolution, 1792-1797, nous font voir le climat de Tépoque.L'inventaire de la correspondance de Mgr Bourget pour 1847 nous met en contact avec le renouveau catholique au Québec.A tous nos collaborateurs, nous voulons exprimer nos sincères remerciements pour leur précieuse collaboration. LE NAUFRAGE DU SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 1679 DOCUMENTS PRESENTES PAR JACQUES MATHIEU 15 LE NAUFRAGE DU SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE La traversée de l'Atlantique au XVII\" siècle, constituait une aventure dangereuse.Que de naufrages se sont produits dans l'océan, le golfe ou le fleuve.Qu'en résultait-t-il ?Perte de vie, parfois ; perte d'argent et recours en justice, presque toujours.Le naufrage du Saint-Pierre, de La Rochelle, en 1679, n'échappe pas à la règle : il occasionne des pertes considérables et suscite toute une série de requêtes, d'arrêts et de procès devant les tribunaux.A la fin de mai 1679, le Saint-Pierre, de La Rochelle, quittait la France chargé d'une importante cargaison prise à Bordeaux et à La Rochelle.Propriété de Pierre Gagneur, marchand de La Rochelle, assisté de Louis Challat son commis, sous le commandement du capitaine Pierre Bataillé, le Saint-Pierre vogua vers la Nouvelle-France avec son équipage d'une douzaine d'hommes et au moins 4 passagers.1 Fin juillet, le navire s'engage dans le golfe.Aux îles Saint-Pierre,2 il fait naufrage.L'équipage s'empresse de récupérer ce qu'il peut des marchandises tombées à la mer ou éparpillées sur la côte.Cet accident marque le début des difficultés pour nombre de marchands canadiens dont Cavelier de La Salle, pour qui c'était la deuxième perte importante cette année là.8 D'autres navires fréquentent cette région de pêche.L'un d'eux, aussi nommé Saint-Pierre, mais de Bayonne cette fois, commandé par le capitaine Pierre d'Herigoyen, est frété par Gagneur.Par un contrat signé à Saint-Pierre, le 29 juillet 1679, le capitaine d'Herigoyen s'engage, moyennant 300# et le fret de retour, à transporter à Québec les marchandises sauvées du naufrage.4 Début septembre, le Saint-Pierre, de Bayonne, pénètre dans la rade du Cul-de-Sac à Québec.' * Jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France, vol.II, 30 avril 1681, p.560-563.Ce document comporte en plus un inventaire des factures de Jean Garos dont la valeur totale se chiffre à 9202# 1s.3 II s'agit de la région des lies Saint-Pierre et Miquelon.«Frontenac à Colbert.9 oct.1679, BAFQ 1926-27, p.102.«Prévôté de Québec, registre 14, 14-16 sept.1679, f.l05v et 106.17 18 LE NAUFRAGE DU Dès le 8 septembre, les marchands intéresses à la cargaison du navire naufragé adressent une requête à l'Intendant.Donnant suite à leur demande, Duchesneau décide de procéder à un inventaire complet de ces marchandises avant de les remettre à leur propriétaire.5 Entre temps, le sieur Lalande, bourgeois de Québec, entrepose ces effets chez lui.A compter du 4 octobre, sous la direction des officiers de la prévôté de Québec, René-Louis Charrier, écuyer, sieur de Lotbinière, conseiller du roi et lieutenant général civil et criminel à Québec, et Louis Boulduc, procureur du roi, assistés de Rageot, le greffier, et de l'huissier Genaple, on procède à un inventaire rigoureux de ces effets.6 Avant d'obtenir la délivrance d'un objet, il faut prouver, hors de tout doute, son droit de propriété et ce, devant les autres marchands.Quant aux marchandises non réclamées, elles seront vendues aux enchères.On pourra ainsi dédommager les importateurs : les profits de cette vente étant distribués au prorata des pertes subies.Ces pertes d'ailleurs seront, elles aussi, rigoureusement établies par l'examen des factures et des connaissements du capitaine Bataillé.7 Malgré la rigueur dont on usa lors de ces inventaires, ce naufrage entraîna une série de procès qui s'échelonnèrent d'octobre 1679 à juillet 1685.Parmi les suites de cet accident, signalons les difficultés vécues par le capitaine d'Herigoyen pour obtenir les 300 livres promises par Gagneur pour le fret de ses marchandises de Saint-Pierre à Québec.Semblable difficulté pour le paiement de 1999 livres 4 sols dues par suite de la vente de sa cargaison à Gagneur.8 Ce brave capitaine d'Herigoyen joua d'ailleurs de malchance à Québec.Ancré dans le Cul-de-Sac, tard à l'automne, il connut les désagréments du climat canadien.Son navire, le Saint-Pierre, de Bayonne, entra en collision avec le Saint-Joseph.Les dégâts étaient importants.On amarra ls Saint-Pierre pour les réparations, mais un coup de vent l'entraîna sur un rocher où la quille du navire se fendit Son bateau irréparable, le capitaine d'Herigoyen dut congédier son équipage et rester à Québec pour surveiller les apparaux du navire.8 Ce capitaine ne fut pas seul à éprouver des difficultés à la suite du naufrage du Saint-Pierre, de La Rochelle.Les importateurs cherchèrent, dans la mesure du possible, à réduire leurs pertes.Les procès entre eux se succédèrent On accusa Gagneur de malversation pour avoir séquestré et vendu des marchandises sauvées du naufrage en les soustrayant à l'inventaire.10 Un \"bourgeois\" refusa de payer le passage de 4 engagés «Ibid.25 sept.1679, f.l09v.\u2022Ibid.4 au 9 octobre 1679, f.113 à 126v.ISl^ A?S^S60- détachée», 25 octobre au 6 novembre 1679, f.l à lOv.«Prévôté de Québec, registre 14, 17 cet.1679, f.l31v.-f.l32.\"Ibid., registre 15, 29 août 1680, f.l25v-126.™IUd., 13, Petit criminel, 27 oct 1679, p.37-38. SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 19 parce que 2 d'entre eux étaient retournés en France.11 Les marchands associés dressèrent leurs comptes pour établir leurs pertes respectives.12 On tenta d'éliminer certain marchand de la répartition des profits de la vente aux enchères.18 Les factures douteuses furent refusées lors de l'inventaire et de l'évaluation des pertes subies.Un juge se récusa dans cette affaire embrouillée.14 Enfin la mentalité d'homme d'affaires de ces marchands se manifeste encore par l'affirmation de leur intention de ne pas payer de droits d'entrée sur ces marchandises, sous prétexte que ces biens avaient été sauvés d'un naufrage.* * Nous publions ici trois documents se rapportant à ce naufrage.Le premier concerne l'affrètement et les malheurs subséquents du navire le Saint-Pierre, de Bayonne, commandé par Pierre d'Herigoyen.Le second est constitué de l'inventaire et de la délivrance des marchandises sauvées du naufrage du Saint-Pierre, de la Rochelle.Le troisième perte sur l'examen des factures déposées au greffe par les importateurs pour participer aux profits de la vente aux enchères.Ces trois documents nous fournissent des renseignements nouveaux et intéressants sur l'identité des importateurs, les produits importés, les marques de commerce et la valeur d'une cargaison.Dans le naufrage du Saint-Pierre de La Rochelle, le total des pertes s'élève à près de 65.000 livres dont les trois quarts furent supportées par les importateurs canadiens.Pour évaluer l'importance de ces pertes pour l'économie canadienne, rappelons que les subsides fournis par le roi pour l'administration de la colonie étaient de 47.260 livres.18 Jacques Mathieu \"IWd., 14, 20 oct.1679, f.l33v à 134v.12 Ibid., 16, 5 sept 1681, f.100 à 101 v.13 Jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France, vol.II, 30 avril 1681, p.560-563.\"Ibid., 30 mars 1681, p.555.18 Salons, Emile: Colonisation de la Nouvelle-France, p.280-281. LE SAINT-PIERRE DE BAYONNE Prévôté de Québec, registre 15, folios 125v-126 Du 29* Jour d'Aoust 1680, de matin.Sur la Requeste A nous présentée par pierre Dehérigoyen, Capitaine du navire Le sainct Pierre de Bayonne, par laquelle II expose qu'estant party l'année dernière de la ditte ville, dans le dit navire, avec un Esquipage de douze hommes, luy compris, pour venir a plaisance ou sainct pierre faire la pesche de morue, Et pour y vendre quelques marchandises, ou bien troquer pour du poisson, suivant les ordres ql en avoit des Srs Dusault Et Silhouette, ses Bourgeois, Et qu'estant arrivé audit lieu, Il avoit demandé au Capitaine du navire, le sainct Léon, s'il avoit du poisson A luy donner, Lequel Capitaine aurait respondu ql n'en avoit pas pour luy q son navire Estoit prest à partir, ce qui L'obligea de chercher à se deffaire de ses marchandises pour du poisson secq Et Estant aux isles sainct Pierre, le Sieur Gaigneur, Marchand de la Rochelle, qui avoit perdu son navire audit lieu, luy aurait proposé de se charger de quelques marchandises sauvées dud naufrage, Et les hommes pour les amener en cette ville, ce qu'il accepta, d'autan plus vollontiers q Le dit Gagneur Acheptait sesd.marchandises Et les luy payoit dans cette ville, luy promettant du fret pour le retour, Et qu'estant arrivé En cette ditte ville, Et le temps d'un Mois estant passé, qui estoit le temps qu'il debvoit séjourner, il fist sommer Louis Challat, commis du dit Gagneur, de luy fc le payement desd.marchandises, Et de luy donner du fret pour son retour, de quoy le dit challat n'ayant tenu Compte, il le fist assigner devant nous aux fins de lad.sommation, Et aux protestations de ses despens, dommages Et intérêts pour le retardement de son navire, Et de tout ce qui en pouvoit arriver, dans lequel temps il survint un coup de vent de nord-est, sy fort, qu'un des ancres de son navire rompit, Et fut porté par le travers contre un aue nommé le sainct Joseph auql il rompit le mat de Beaupré, Et luy se demonsta de gouvernail Et se fracassa En plusieurs Endroits, En sorte que led.gouvernail estant perdu quoy ql l'eust faict chercher pendant trois jours, il en fit f> un autre ql essaya de placer Sans Eschoùer led.navire, ce qu'il ne pût faire, Et fut de nécessité, à cause des glaces pchaines de l'eschouer dans le Cul-de-sac, havre de cette ville, ou Estant bien amarré, comme il se justifie par les certiffication qu'il en a tirés, un Coup de vent de sud, la mer Estant plaine, le poussa sur un rocher, où il se cassa la quille En deux, ce que voyant, Il fist visiter par des charpentiers Et mais très de navire, lesquels jugèrent ql ne pouvoit pas Estre raccommodé, à cause 20 SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 21 de la saison, comme il paroist par l'acte qu'ils ont signé le huitiesme novembre dernier, ce qui obligea le dit d'Herigoyen de Congédier l'esquipage Et Envoyer en France son pilotte, Et luy de demeurer En ce pays pour prendre seing dudit Navire Et apparaux, jusques a ce qu'il Eust l'ordre de ses bourgeois, ce qu'il avoit attendu Jusqu'à pnt ql a apris qly a à l'isle percée des vaisseaux de son pays dans lesquels il désiroit s'en jetoumer, n'ayant aucunes nouvelles II nous plust luy accorder acte de tout ce que dessus, Et ordonné à nostre greffier de faire recherche d'une poursuitte ql fit l'année dernière allencontre du Commis dud Gagneur pour luy en Estre deslivré de seconde Expédition, attendu ql n'a pu obtenir de response de ses lettres Et papiers Envoyés, Comme aussy q nouvelle visite soit faicte dudt navire par gens experts qu'il nous plust nommer d'office pour Estre par eux dressé procès-verbal de Testât présent du navire, Et luy estre deslivré pour luy servir ce que de raison.Veu lad.Requeste signée Dehérigoyen Et les Ordres desdits Dusault Et de Silhouette, d\"Eux signés à Bayonne le quatre May 1679; à costé desquels signes Est Escript faict double, dont chacun en a coppie, nous avons donné acte au dit dehérigoyen de l'exposé En la ditte Requeste, pour ce qui regarde le naufrage dudit navire le Sainct Pierre de Bayonne, Et des aurs choses exposées en ladt Requeste, ordonné au greffier de luy deslivrer telle Expédition dont il aura besoing moyennant sallaire, Et permis à luy fe visiter led navire par Chaviteau, Capitaine du navire «le mouton blanc» depm en cette radde, Louis Fontaine pilotte Et Michel Guion de Momeray, François Soucis, charpentier de navire, q Nous avons nommés d'office, lesquels seront tenus dresser procès verbal de la ditte visite Et la certifier veritable Et avons lad Requeste paraphée au bas de toutes ses pages ne varietur.RL.Charrier de Lotbinière LE SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE Inventaire des marchandises sauvées du naufrage Prévôté de Québec, registre 14, folios 113-126v Du 4\" oct.1679.En la chambre d'audiance pnce du procureur du Roy.Veu par Nous l'inventaire faict a la Requeste de françois Pachot, Allexandre Petit, Simon Mars, Pierre Thibaud et autres marchands Et En suitte a la Requeste aussy du procureur du Roy, Des marchandises sauvées du naufrage le navire Le sainct pierre de la Rochelle, Le dit inventaire____10 Le septiesme septembre dernier Et fin y le quatorziesme dud.mois, Lenqueste aussy par nous faicte a la Requeste que dessus le treizième dud.mois de septembre Et finis le 16*.Et depuis ordre q.le reste desd.marchandises lesquelles n'auront esté réclamées Et q ne se trouveront marquées seront vendues au plus offrant Et dernier enchérisseur pr Estre les deniers provenant de lad.vente distribuées aux d.intéressés au marc la livre Et au prorata de ce que chacun aura perdu par led.naufrage.Lotbinière17 La Requeste présentée par lesd pachot, Thibaud & autres de nous Respondue led.jr septiesme septembre autre Requeste pntne par Jean Garos marchand de la Rochelle avec une atestaon signée aux isles sainct Pierre le neuf' jr d'aoust dernier par le Capitaine dud.navire naufragé du commis d'icelluy Et de dix autres passagers et au-1 Ledit Certificat produit par led.Garos pour avoir deslivrance de certain nombre ballots de marchandises sauvées dud.naufrage Et marques a sa marque une Requeste pmtée par Simon Jarant marchand de Paris Et de nous respondue le quatorze dudit mois de septembre Lesd.Requestes ayant esté communiquée auxd.marchands Et sur lesqlles auraient donné leur responses par escript ouy derechef Lesd.Marchands qui ont dit Estre.ql estoit nécessaire de pourvoir au plus tost a lad.saisie des marchandises Attendu qlles se pourraient corrompre et gaster Et deux dicelles sep____ouy aussy et ce requérant le pr du Roy nous avons ordonné que tous ceux qui ptendent avoir intérêts au nauffrage dud navire le st pierre de la Rochelle 18 Les quatre points de suspension remplacent un ou quelques mots effacés ou illisibles dans l'original.11 En marge.22 SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE seront avertis de se trouver Ce jourdhuy trois heures de relevée chez led.Sr de la Lande pour estre fait droit sur lesd.marchandises.R.L.Charrier de Lotbiniere Et ledit Jour de Relevée nous Estant transportes avec le procureur du Roy assisté de nostre greffier Et de l'huissier Genaple au logis dud.sieur de la Lande seront montes à la pnte Chambre ou estant Et après avoir recogneu les sceaux apposés a la porte dicelle Entrée, avons fait ouvrir la porte dicelle La clef nous ayant esté mise en main par led.Sieur de la Lande Et estant Entrés scavoir Souart.Lechasseur Pachot Thibaud domhourg, Challot, Charon, Petit, Jarrant & autres18 a esté Reclamé par Mra Gabriel Souart ptre ps fesant pour le séminaire de Montréal pour les Religieuses hospitalières dud.lieu Et pr le Sr de hauttannil une caisse de cierges MR marqués, un ansansouer, une nostre dame Et qlques petits ornemens deux banques d'eau de vie marquées MR Et pour lesd.Religieuses hospitalières une Borique d'eau de vie marquée HPS.Et une autre banque d'eau de vie appartenant aux pauvres dud.hospital marquées HPS.M.sans prejudice de ce qui pouvoit estre marqué es dittes marques dont il ne se pourviendroit desqlles choses après avoir faict f* Lecture en presence desdits susnommés lesqls ont constit a ce q deslivrance soit faict de la quaisse de cierges et que a lesgard de l'ansanssoir il demeure jusq a ce quil paroisse par lettre ou facture a qui il appartient Et que a lesgard des quatre banques il consentait qls soient deslivres, supposé ql ny ait point de contrevenant surquoy ouy le procureur du Roy Et après avoir demandé a la Cour ou sont les futailles liqueurs et autres choses Et avoir remarqué ql ne se pouroit recognoistre aucune marque qua mesure q la____ Seraient.de lad.cave nous avons ordonné.Mr Souart de lad.Montréal Et ql se chargera ansansouer a la charge d'en tenir compte sil est ainsy jugé remettant a f* droit sur la deslivrance de L'eau de vie jusqua ce q la cave soit ouverte pour EntJrer les marchandises qui y sont Et en cognoistre les marques a la charge par led.Sr Souart de payer ce qui sera jugé tant pour les frais de justice que de la garde desd.marchandises.Apres quoy a esté reclamé par Jean Garos marchand de la Rochelle onze Ballots de marchandises L'un desquels contenoit 13 Robes de Chambre Et deux pièces de Toile blanche.Le second deux pieces de bure Et trois pièces de drap gris, le troisième 4 pieces de molton, Et une piece de drap rouge.Le quatriesme is En marge. 24 LE NAUFRAGE DU Du cinquiesme desd.mois Et an, sur les huit heures de matin nous Estant transportes au logis dud.Sieur de la Lande avec le procureur du Roy nostre greffier Et l'huissier Genaple avons monté en la premiere chambre ou sont les marchandises sauvées dud.naufrage du navire le sainct Pierre de la Rochelle La porte de laqlle nous avions faict ouvrir La clef nous ayant esté mise en main par led.Sr de La Lande après avoir 19 Reveshe: revêche; étoffe de laine à poil long.2° Peniston: Etoffe de laine drapée qui se fabriquait en Angleterre.» Crès: Sorte de toile de lin fabriquée à Morlaix.4 pieces de molton blanc Et une piece de drap rouge du nort dans le cinquiesme deux pieces de drap rouge une piece de reveshe18 blanche une piece de pcniston 20 rouge une piece de serge grise.Dans le sixiesme 3 pieces de reveshe blanche 1 paire de peniston rouge.Dans le septiesme dix neuf just a corps Et 4 grands capots, dans le huitiesme 4 pieces de cres Et 2 pieces de reveshe blanche.Dans le neuf\" 5 pieces de Cres21 blanc Et deux pieces de molton dans le dixiesme 9 pieces de molton dans l'onziesme.le dernier.1 Baril & demy de ras s ad de un tiers on de savon Et un baril de boeure Le tout marqué I.G.desquelles'choses \"après avoir faict f> Lecture aux dits susnommés Et autres pnts a esté dit par Le Sr pachot q.led.Garos doibt monstre sa facture de france pour veoir sy les marchandises ql reclame sont véritablement a luy Et y ayant plusieurs marchands qui ont chargé dans led.navire Le st pierre mesmes marchandises Et pareilles a celle dont il demande deslivrance ce qui a esté confirmé Ce qui a esté confirmé (sic) par la pluspart desd.marchands pnts disant navoir rien de plus a dire, Et par led.Garos ql sen tient Et croit a ce q ont dit les tesmoings ouys en l'Enqueste qui a Esté faicte Et aux attestions ql a prise sur les lieux sur quoy ouys Le pr du Roy qui a dit ql consent a ce q deslivrance soit faicte des marchandises reclamées par led.Garos En Examinant sy les ballots par luy notiffier sont conformes Et ce conformément a la declaration q pntm II en vient de faire, Nous avons ordonné q led Garos retirera les ballots par luy reclames supposé ql se trouve conforme a la demande ql en faict pourquoy ayant commencé la deslivrance desd.ballots avions Examiné le 67 porté par L'inventaire ou il aurait esté trouvé quatre pieces.blanc deux pieces de.avec la couverture dud.ballot avons permis audit Garos____ d.ballot et remis la____ deslivrance desd.marchandises a demain huit heures de matin Et nous Estant retires avons faict apposer les seaux a la porte de lad.chambre Et remis la clef es mains dud.Sieur de la Lande qui sen est chargé.Lalande RL.Charrier de Lotbiniére Boulduc Genaple Rageot SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE recogneu les seaux Entiers Et Estant Entres En continuant la deslivrance des marchandises Reclamées par Jean Garos marchand de la Rochelle luy avons faict deslivrées les ballots contenus en l'inventaire par no faict marques I G.Et nombre 68, 69, 70, 71, 72, 73 & 75 fesant avec celluy deslivré le jour dîner, 8 Ballots deslivres de 11 reclamés Lesd.66: 71: & 76 ; fesant partyes desd.onze ballots reclamés par led.Garos ne s estant trouvé marques sur quoy ils auront esté contestes par allexandre petit, Claude Charon Simon Mars Et autr marchands presents disant ne deovoir estre lesd.trois ballots deslivrés aud.Garos, mais debvoir estre mis apport jusqua ce ql En soit par nous ordonné par led.Garos soustenir q lesd.trois ballots font partye des onze ql a reclames Et portes pour le procès verbal datestaon signé du capitaine du Commis Et plusieurs aur passagers \u2022» ou matelots pourquoy demande q deslivrance luy En soit faicte ainsy q des autres huit Et sestant trouvé pnts Louis Challat Commis dud.navire naufragé Simon Garant marchand passagers du navire Et Jean dubosc Chirurgien ont dit Et déclaré q lesd.trois ballots appartiennent aud.Garos et font partye des onze ballots reclames Et ouy sur le tout le procureur du Roy qui a dit que en esgard a la cognoissance ql a de l'enqueste faicte et du procès verbal pduit par led.Garos dont lecture vient pntmt d'estre faicte par leql il paroist q les trois ballots en question proviennent ainsy q les aut huit a luy desja deslivres et desd.cinq ballots estre par led.procès verbal pourquoy consent a ce q deslivrance luy en soit faicte ainsy q se faire.Nous avons ordonné q led.Garos Enlèvera lesd.trois ballots coe a luy appartenant ainsy q les 8 aut desja par luy pris ainsy q deux barils de rassade portés par led.inventaire marques IG dont luy plaira Et lautre moitié vuiddé Lesqls barils nous est contestes Etre a la charge de payer pr les frais garde pour estre vendu.marchandises ce ql sera jugé.Et a Esté reclamé par Simon Jarant marchand tant pour luy q pr Joseph Petit son beaufrere aussy marchand demeurant aux trois Rivieres trois ballots lesqls ont esté faicte de deux sauvés du naufrage dud.navire Commis au recognoissement ql no\" a repnté attestation par une facture desd.marchandises contenues desd.deux resduits comme dit est a trois marques I.P.B.Et Employer a l'inventaire qui a esté fait sous les nombres 63: 64: Et 65: Et après avoir faict lire En presence desd.marchands les factures cognoissement Et les trois articles dud.inventaire ont dit scavoir Les sieurs Charon Duquet petit Mars, Garos, Dombourg Et autres n'avoir Rien a dire Et ql consentent q deslivrance soit faicte desd.3 Ballots aud.Jarant au nom ql pcedde surquoy Et se consentant le pr du Roy no\" avons ordonné q led.Jarant aura deslivrance des.trois ballots comme a luy appartenant à la charge de payer pr les frais Et garde Et aut.despens desd.marchandises ce ql sera jugé.Et a esté reclamé par Jean françois Bourdon Sieur de dombourg au nom et comme fesant En cette partye pr ses asseureurs Et gros advan-turiers une balle contenant 7 pieces de grande serge bleue de chastignon 26 LE NAUFRAGE DU Du dit jour sur les deux heures de Relevée nous Estant transportes au logis dud.Sieur de la Lande avec le procureur du Roy, nostre greffier Et l'huissier Genaple avons monsté en la premiere Chambre ou sont des marchandises sauvées dud.naufrage La porte de laquelle avions faict ouvrir, la Clef nous en ayant esté mise En mains par led.Sieur de la Lande ayant recogneu les seaux Entiers ; Ensuitte de quoy serions monstés dans la chambre dans hault laquelle nous aurions pareillement faict ouvrir après avoir recogneu les seaux Et Estants revenus en celle d'en bas en pnce desd.* marchands sus nommés Et plusieurs autr a esté réclamé par Simon Mars marchand fesant pour ses asseureurs et gros advanturiers 4 petits coffres ql a dit contenir dans l'un 40# de cire blanche dans le second 100 carreaux de vitre dans le 3\" de la canelle deux livres de rouge d'angleterre du borax de l'arsenic lunettes toumesolls Et dans le 4° 1 grosse marquées B.D.O.no 6: laquelle il demande a estre vendue au plus offrant dernier Enchérisseur Et l'argent Estre mis entre les mains d'un marchand solvable jusques ce q autrement il en soit ordonné no\" ayant led.dombourg repnté la facture de laqlle avons donné cognoissance Et faict f\" lecture en pnce desd.marchands Ensemble, Et attendu q led.ballot pnté aud.inventaire soub nombre 19 est dans la chambre hautte au grainier nous nous y somme transportes Et avons fait f* ouverture de lad.porte dicelle Les Sceaux sestant trouvés Seings et Entiers nous avons faict tirer lesd.ballots marqué co\" dit est Et après l'avoir faict veoir auxd.marchands pnts Et leur avoir faict f\" lecture de la sentence produitte par led.Sieur dombourg, lesquels ont dit navoir rien a dire Et q le ballot doibt Estre deslivré ainsy ql est requis surquoy ouy le pr du Roy, Et de son consentement ns avons ordonné q led.ballot sera deslivré Entre les mains dud.sieur dombourg qui sera tenu sen charger pour En faire la vente ainsy ql advisera sans q lad.charge luy puisse nuire ny prejudicier aux protestaons ql a faictes de n'agir q pr ses asseureurs Et gros advanturiers entre les mains desqls il a faict labandon de touttes les marchandises qui ont esté chargées dans le dit navire naufragé a la charge de payer par luy x» qui sera jugé pr les frais ql a convenu de fe.Et ayant led.Sr dombourg remarqué un ballot marqué B.D.O.no 2 l'ayant voullu reclamer il ne s'est trouvé rien dans la facture ql a monstrée aud.No de ce qui est contenu dans led.ballot porté aud.invent.'\" soub le nombre 38 pourquoy ouy lesd.marchands et ce requérant le procureur du Roy no\" avons ordonné q led.ballot demeurera comme non marqué et attendu l'heure douze heures sonnées ns avons remis a deux heures de Relevée Et faict apposer les seaux Es portes desd.chambres Et les clefs remises aud.Sr de la Lande qui s'en est chargé Et a signé de Lalande R L Charrier de Lotbiniere Genaple SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE de jeu de cartes des cizeaux Et des chappellets Lesquelles cassettes il a dit estre sortyes de banques Et de ballots qui avoient esté marquées B.F .MS Lesquelles Cassettes ayant esté ouvertes s'en est trouvé deux plaines de cire blanche.morceau la troisiesme plaine de carreaux de vitres de plombes Et la quatriesme 8 pacquets de menue rassades Et 2 petits ditto 3 Boussoles cinq champleurs 4 dM\" de battefeu Et des dés a couldre environ 4 d\"** Et après avoir donné cognoissance de la facture pduitte par led.Mars Et en avoir faict f° lecture en pnce desd.marchands ils ont dit navoir rien a dire cont la deslivrance desd.cassettes par.le revenu qlles sont telles connues en lad.pour estre ouy Et ce requérant le pr du Roy avons ordonné q led.Mars aura deslivrance des quatre cassettes Et sera tenu les faire.ainsy ql ad visera pour leur compte d'autant ql recevra d'icelles de sesd.asseureurs Et gros advan-turiers sans q la charge qui luy est ordonné d'en prendre luy puisse nuire ny pjudicier a la charge de payer pour les frais &c ce ql sera jugé._A esté aussy reclamé par françois Pachot marchand fesant pour Jean Àramy un quart d'Eau de vie marque T.A Et par les asseureurs d'Auguste Goaslin une balle de toille de meslis contenant six pieces marquées 4 dans laquelle balle ne se trouvant que cinq pieces quoy q la vérité G A soit telle ql y En Eut six demande quil luy soit permis d'en prendre une piece de celles qui ne sont point marquées pourquoy ayant présenté sa facture Et cognoissement Et en avoir donné cognoissance aux d.marchands Lesqls ont dit qls ne sopposent point q led Pachot au nom ql agit n'ait deslivrance de lad.balle en Testât qlle est contenant cinq pieces de toille de meslis q pr la sisiesme piece Elle a pu estre ou perdue par le naufrage ou voilée co* il y a Eu plusieurs choses sur quoy ouy le pr du Roy ns avons ordonné q led.pachot aura deslivrance de lad.balle En léstat qlle est Et ql sera tenu sen charger Et la vendre au proffit desd.asseureurs sans q.lad.charge ne luy puisse nuire ny pjudicier au désistement Et habandon ql dit avoir faict des marchandises chargées dans led.navire naufragé, et aussy sans prejudice de ce ql peut prétendre sur ce ql sest vendu au sol la livre pr les asseureurs de Jeanne Pachot sa fille a la charge par luy Les frais &ce Ainsy ql sera jugé Et.a fe droit sur led.quart d'Eau de vie.de la cave.A esté aussy reclamé par Jean.dud.navire naufragé six.contenu en un ballot ql.led.navire marque I.D.ainsy ql a.lesd.six pieces de toille de meslis se trouvant dans le nombre des ballots non marqués pourquoy ayant donné cognoissance auxd.marchands tant de la facture produitte par led.dubosc par certain certifficat signé Garos Challat Martin Et marquet Lesd six pieces de toille estant portées aud.Inventaire Soubs le nombre 12.a quoy ont dit lesd.marchands q n'ayant pas de cognoissement Et led.Pacquet pouvant estre celluy dud.dubosc demande qlques uns Lesd.six pieces de meslis demeurent du nombre de \u201e\u201e LE NAUFRAGE DU 22 En marge.celles non marquées et par quelques autres et la plupart q lesd.six pieces estant reconnues par lesd.Challat et autres, ils consentent que deslivrance en soit faite aud.dubosc sur quoy ouy le procureur du Roy qui a dit ql soppose a la délivrance desd.meslis ne faisant aparoitre d'aucunes marques par ls quelle il puisse les reclamer neantmoins il demande q les nommés Martin, Marquer, Garos et Chalat soient assignés pour par leur serment estre affirmé si ce qui est porté par un certificat signé d'eux est veritable pr ensuitte estre faict droit nous avons ordonné que les dictes six pieces de meslis demeureront au nombre de celles non reconnues et vendues avec les autres pieces pour estre partagées au marc la livre.A Esté aussy reclamé par pierre hebert faisant.avec le sieur dombourg pour André et Jq Bemon marchand de la Rochelle leur asseureur un quart d'Eau de vie marqué H.T.B.duquel ayant demandé délivrance, avois faire droit tant de louverture de la Cave- A Esté aussy reclamé par Louis Challat faisant p* pierre Gaigneur m' de la Rochelle bourgeois dud.navire, quinze demy barriquets d'Eau de vie, trois barriques et onze quarts de vin rouge et blanc deux quarts et un baril de savon, demy barrique de sel blanc, un baril de boeure, un quart de farine, un caisson de chandelle, un petit baril de vivres, deux rooles de tabac, et environ Cent livres de ferailles du debris du navire, le tout marqué P.G.lesquelles marchandises il demande délivrance suivant la facture ql a représentée, Signé a Larochelle ce neuf*\"1* may 1679, pierre Gaigneur, de laqle facture Et demande ayant donné connoissance aux dits marchands a este dit par le sieur duquet faisant en cette partye pour Monseigneur le Gouverneur, pour le sieur Perot gouverneur de l'isle de Montréal, le sieur de Becancour et le sieur de la salle gouverneur du fort frontenac ql soppose autant ql est en luy, a ce q les dittes marchandises soient délivrées aud.Challat, attendu que led.Gaigneur doit estre susceptible du naufrage arrivé de son d.navire, pourquoy luy et les autres marchands prétendent le poursuivre en temps et Heu Et en faire information devant nous pourquoy demande que les d1** m aril\"** soient mises en mains d'un huissier pour estre vendues au plus offrant et der.*r Enchérisseur.dicelles, mis es mains de personnes.pour estre ordonné ce que de raison.a cet Effet la fonction du.ce qui a esté confirmé par le Sr- Mars et par les S™ Garos____ declare quils ne Supposent point à la délivrance des dittes marchandises en cas quelles soient vérifiées conformément a la facture cy dessus datée, attendu que lesd\" march\"* ne peuvent estre receues qu'après louverture faite de la cave Et par led.Challat ql demande délivrance desd.m\"' attendu ql est redevable au magazin du Roy des droits d'icelles quil doit aussy le fret des dittes M'\" au cap\" basque qui les a aportées et q luy est deub par led.gaigneur ses gages depuis dix huit mois ql est a son service, et son passage pour retourner, la dépense ql fait en cette ville Lotbinière ** SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE sur quoy ouy le procureur du Roy qui a dit ql s'oppose pour le Roy et au nom des absents a ce que délivrance soit faicte des m\"\" reclamées par led.Challat et dud gaigneur jusqu'à ce que le procès.a sa req** a l'encontre dud.Gaigneur soit vuidé et aussy pour les raisons ql déclarera en temps et Heu, que cependant les marchandises reclamées par led.Challat pour led.Gaigneur seront mises a part veuës et visitées, et en cas.que les dittes march11* demandent estre soignés veu Testât de dans leql elles pouroient estre.Conse* que lesd.march*\" soient mises es mains de qui il sera jugé a propos pour en avoir soing et s'en charger et même estre vendues au plus offrant et der\" enchérisseur si besoing est.Nous avons ordonné que les poursuittes en justice par le proc.*\" du Roy seront continuées jusques sent\" definitive de ce qui sera de droit Cependant permis aud.duquet tant en son nom qu'en noms ql procède de .Informaon ql sera raisonnable .lés dittes march*** demeurées en la garde dud.Sr Lalande, leql les poura faire .et nous rendre compte de Testât d'icelles dans trois jours pour y estre pourveu en cas de nécessité et attendu l'heure avancée avons .heure de matin.des marchandises qui seront reclamées a laqlle heure demeureront lesd.marchand* pour avertir de se trouver, et nous sommes retirés après avoir fait apposer les sceaux en portes des dittes chambres, et les clefs d'icelles mises en mains dud.Sieur de la lande Du sixiesme jour d'octob.1679 sur les huit heures de matin nous estant transportes au logis dud.Sieur de la Lande accompagné comme dit est et en presence desd.marchands ou estant et après avoir faict f* l'ouverture de la cave en a esté tiré ce qui ensuit.une caisse de savon emballée marquée B.F.No 2.Laquelle a esté réclamée par Simon Mars marchand au nom ql procedde En vertu de la facture Et cognoissement ql a repntées____qle veu par lesd.marchands ils ont déclaré qu'ils n'ont rien a dire contre la deslivrance de cette caisse.Ouy le pr du Roy ns avons ordonné que le Sr Mars aura deslivrance de la dite marchandise.\u2022A esté aussy tiré une demye .marqué A.P.Laquelle a esté .Allexandre petit marchand de la Rochelle .Et cognoissement ql .desqls ayant .qui ont dit n'avoir rien a dire contre lad.marque Et ouy le pr du Roy ns avons ordonné q led.petit en aura deslivrance un Baril dhuille marqué No 2 MR a esté reclamé par le Sr Souart pour le séminaire de Montreal suivant la facture ql a repntée de laquelle ayant donné cognoissance auxd.marchands qui ont dit n'avoir rien a dire Lalande R L Charrier de Lotbiniere Boulduc Genaple Rageot LE NAUFRAGE DU contre la deslivrance dud baril ouy le pr du Roy ns avons ordonné q le Sr Souart En aura la deslivrance.Une Barique d'eau de vie marquée MR a esté reclamée par led.Sr Souart pr led.séminaire de Montréal suivant la facture et recognois-sement ql a repntes desqls ayant donné cognoissance aux.marchands qui ont dit n'avoir rien a dire con' la deslivrance dicelle Et ouy le pr du Roy ns avons ordonné q led.Sr Souart aura deslivrance de lad.Barique d'eau de vie pr led.séminaire.Un petit roolle de tabacq marque T.leql a esté reclamé par le Sr Becquet fesant pr le Sieur de la salle suivant la facture Et cognoissement ql ns a repnté desqls ayant donné cognoissance auxd.marchands qui ont dit n'avoir rien a dire cont la deslivrance d'icelluy et ouy le pr du Roy ns avons ordonné ql en aura deslivrance.Une Barique d'eau de vie marqué HPS laqlle a esté reclamée par led.sr Souart pour Hospital de Montreal suivant la facture et cognoissement ql a repntes desqls ayant donné cognoissance auxd.marchands qui ont dit n'avr rien a dire contre la deslivrance d'icelle Et ouy le pr du Roy, avons ordonné Quil en aura deslivrance.Et s estant .françois pachot.fesant en cette partye pour le sr de la chenaye intéressé en la ferme du Roy En ce pays leql a requis q les vins Eau de vie et tabac lesqls doibvent au bureau de cette ville debvroient y estre portés pr payer le droit ou qu'aumoings ceux qui en auront deslivrance respondent pr autant, a quoy se sont opposes Lesd.marchands presents disant ne debvoir rien payer de droit pr les marchandises sauvées d'un naufrage surquoy ouy le pr du Roy ns avons surcis a prononcer sur le payement desd droits jusqu'en fin de deslivrance des marchandises dans leql temps seront tenu les party es donner leur pretentions par escript cependant les propriettaires desd.marchandises rendues responsables pr autant qls amandes.Une Barique de farine marquée MDF Laquelle a esté reclamée par led sr duquet pr Mogneur le gouverneur suivant la facture Et cognoissement ql a respntes desqls ayant esté donné cognoissement auxd marchands qui ont dit n'avoir rien a dire contre.la deslivrance d'icelle nous ordonnons la deslivrance.En avons deslivré la 28 Et attendu l'heure avancée nous avons remis a deux heures de Relevée la continuaon de la deslivrance desd.marchandises qui seront réclamées a laquelle heure lesqls ____ demeureront pour advertis R L Charrier de Lotbiniere 28 Raturé dans l'original. SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 31 Du dit jour deux heures de Relevée En proceddant a la Continuation du present inventaire accompagné Et En presence comme dit est a esté tiré de la ditte cave.Une Barique d'eau de vie marquée HPS Laquelle a esté reclamée pour les Religieuses hospitalières de Montreal, par led.Sieur Souart suivant les factures et cognoissement ql a rpntés Lesqls ayant donné cognoissance aux dits marchands ils ont dit n'avoir rien a dire contre la deslivrance d'icelle, ouy le procureur du Roy nous avons ordonné q led.Sieur Souart au dit nom la fera Enlever Et en aura deslivrance.Une Barique d'eau de vie marquée MR laqlle a esté reclamée par led.S.Souart pr le séminaire de Montreal suivant la facture et cognoissement ql a repntes Lesqls il a donné cognoissance auxd.marchands qui ont dit n'avoir aucune oppon a f° a la deslivrance d'icelle, ouy le procureur du Boy ns avons ordonné ql la fera Enlever Et en aura deslivrance Une Barique de farine marquée DBOR reclamée par led.Sieur Duquet pour le Sr de Becancourt suivant la facture et cognoissement ql a repntes lesqls ayant donné la cognoissance auxd.marchands ont dit n'avoir rien a dire contre la deslivrance dicelle surquoy ouy le pr du Roy ns avons ordonné ql en aura la deslivrance.Un petit baril de Lard sur leql est escript a un des fonds Landeron Leql ayant esté reclamé luy Estre délivré, ouy le procureur du Roy ns avons ordonné q led.Landeron en aura deslivrance.Une grosse Barique de farine marquée MD laquelle a esté reclamée par led.sr duquet pour Mr le gouverneur suivant la facture et cognoissement ql a repntes lesqls ayant donné cognoissance auxd.marchands qui ont dit n'avoir rien a dire a la deslivrance d'icelle, ouy le procureur du Roy ns avons ordonné qlle sera Enlevée par led.s.Duquet.Une demye barique d'eau de vie marquée CH laquelle a esté reclamée par le sr Charon a son nom suivant la facture ql a repntée de laqlle ayant donné cognoissance auxd.marchands qui ont dit n'avoir rien a dire contre, Et ouy le pr du Roy nous avons ordonné ql en aura deslivrance.Une demye barique de savon marquée IGB lequel a esté reclamé par led.Garos pour le Capitaine Battaillé disant avoir esté tiré avec un autre pareil de deux caisses, surquoy après avoir Entendu lesd.marchands Et ouy le pr du Roy nous avons ordonné q lad.demye barique sera remise a lad.cave pr estre partagée avec les autres marchands au marc la livre, attendu ql ne sest trouvé aucune facture Et attestaon.Un tierson de savon ou demye barique marquée IG Et un petit baril de boeure de mesme marque Lesql ont esté reclames par led.Garos suivant latestaon par luy prise aux isle sainct pierre cy devant datée Et une petitte facture ql dit Estre Escripte d'un marchand de Larochelle 32 le NAUFRAGE DU de lad.demy barique de vin.Une demy barique d'eau de vie marquée24 Une Barique de farine marquée BDO 28 DBOR qui a esté reclamée par led.sr duquet pour led.Sr de Becancour Et après avoir Entendu Lesd.marchands Et ouy le procureur du Roy nous avons ordonné q led.Sr duquet aud.nom en aura deslivrance.Demy barique d'eau de vie marquée HTB a esté reclamée par M' Thibault pour le promt de ses asseureurs suivant la facture et cognoissement ql a repntes Et après avoir Entendu lesd marchands qui ont dit n'avoir rien a dire contre la deslivrance d'icelle ouy le procureur du Roy nous avons ordonné q led Thibaud en aura deslivrance au dit nom.demy barique d'eau de vie marquée ML 8 reclamée par Marie Laurent suivant la facture et cognoissement qlle a montres de laqlle ayant donné cognoissance auxd marchands qui ont dit n'avoir rien a dire contre la deslivrance d'icelle ouy le procureur du Roy nous avons ordonné qlle en aura deslivrance demy barique de vin marquée A.P.Laquelle a esté reclamée par led.sieur petit suivant la facture et cognoissement dicelle ql a repntes de laquelle a esté donné cognoissance auxd marchands qls n'ont rien eu a y respondre & ouy le procureur du Roy, ns avons ordonné ql en, aura deslivrance.demye Barique d'eau de vie marquée TA.Reclamée par Jean Aramy suivant la facture Et cognoissement ql a repntes lesql ayant donné cognoissance aux dits marchand qui ont dit n'avoir rien a dire contre, ouy le procureur du Roy nous luy en avions ordonné la deslivrance Et art l'heure advancée nous avons remis a demain huit heures de matin, a laqlle heure lesd.marchands se tiendront pour advertys.du septiesme desd.mois Et an de matin sur les huit heures Nous Estant transportés au logis dud sieur de LaLande acompagné et en R L Charrier de Lotbiniere Rageot Boulduc Genaple 24 Raturé dans l'original.M Idem. SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 33 presence comme dit est, Et après avoir faict f\" ouverture de la cave En a Esté tiré ce qui Ensuit, Un Baril d'huille dolifve non marqué piastre par un bout lequel a esté reclamé par Charles de Monseignat fesant pr le Sr de la salle ql a dit debvoir peser quatre vingt cinq livres, sauf la tare suivant la facture et cognoissement ql en a repntes desqls ayant donné cognoissance aud.marchands qui ont dit ne pouvoir consentir a la deslivrance d'icelluy attendu q plusieurs ont des barils d'huille d'olifve ainsy q led.Sieur de la salle, pourquoy ouy le pr du Roy Et veu la facture Et cognoissement pduits par aucuns desd.marchands nous avons ordonné q led.baril d'huille sera remis au nombre des marchandises non reclamées.Une demye barique d'eau de vie marquée du costé de la .H Rayé Et de l'autre costé .Laquelle a esté reclamée par le sieur Charon suivant la facture Et cognoissement ql a repntes dont et de quoy ayant esté donné cognoissance auxd.marchands a esté dit par louis Chaslat commis dud Gagneur q la ditte.demye barique d'eau de vie deub estre aud.Gaigneur laqlle aura pu Estre prise de quelques futailles venues a la coste & vuidée dans la ditte demy barique Lad.fustaille estant de la marque dud.Gagneur ce quayant ouy les d.marchands ont dit q lad.demye barique doibt estre partagée au marc la livre avec les autres marchandises nayant aucun numéro Et ouy le pr du Roy qui a dit ql soppose a la deslivrance d'icelle demande qlle soit mise au nombre de celles non marquées ns avons ordonné q lad.demye barique d'eau de vie sera remise a la cave pour Estre partagée avec les au' marchandises au marc la livre.Et sur ce qui a esté dit par lesd.marchands q led.ChallatM doibt Estre porteur de tous lesd.cognoissement des marchandises chargées dans led.navire naufragé Ils demandent ql ait a les repnter surquoy ouy le procureur du Roy qui a requis qlles soient remis au greffe pour y pouvoir prendre cognoissance de l'intérêt qu'y pouroient avoir les absents ns avons ordonné q led.Challat repntera pntement lesd.cognoissement ql a dit avoir Et ayant esté par luy apporté Et sestant trouves au nombre de trente trois nous avons ordonne qls demeureront au greffe pour servir ce q de raison led.Challat déchanges d'iceux jusques a ce que autrement en ait esté .Et attendu l'heure de midy prest a sonner ns avons remis a lundy pchain huit heures de matin a laquelle heure lesd marchands seront tenus se trouver ¦ R L Charrier Boulduc de Lotbiniere Rageot 2« En marge. 34 LE NAUFRAGE DU De par le Roy De L'ordonnance de Monsieur le Lieutenant general civil et criminel de Quebecq on faict sçavoir a tous ql apartiendra qua la requeste du procureur du Roy il sera mercredy prochain, huit heures de matin procedde a la vente des marchandises arrivées En ce pays dans le navire le sainct pierre de Bayonne fesant partye de celle qui ont esté recouvrées et peschées après le naufrage arrivé au vaisseau appelle le sainct pierre appartn a pierre Le Gagneur marchand de La Rochelle pr les deniers en provenant estre bailles et deslivres aux particulliers au sol la livre ainsy ql est ordonné pourquoy seront tenus ceux qui ptendent venir a contribution mettre au greffe les factures Et cognoissement des marchandises par Eux charges dans led.navire dans le temps de mercredy pchain leql passé ils ny seront plus reçeus a laquelle vente-Enchérir tourtes sortes de personnes.Et soit la pnte ordonn0* leue publiée & affichée Es lieux ordinaires de cette ville demain office de grande messe Et vespre Mandons & fait a Quebecq ce 7* oct 1679.R L Charrier de Lotbiniere Assisté par Genaple avec publicaon Es lieux ordinaires ce 8* oct 1679.Rageot ¦ ¦ ¦\"' ''\u2022' ¦¦ ¦ ¦'¦¦>%^^j$b;< ¦ ,y'' Du 9* octob.1679.Sur les huit heures de matin nous sommes transportés chez le Sr de la Lande accompagné et assisté comme cy devant pm desd.marchands Et ayant recogneu Les seaux Seins Et Entiers avons faict f* ouverture de la premiere chambre et de la seconde ou sont lesd.marchandises Et y Estant Entres a esté reclamé par Jean de Bosc six pieces de toille de meslis desja cy devant par luy reclames sur quoy avoit esté ordonné le cinquiesme de ce mois q lesd.6 pieces de toille de meslis demeureront au nombre des marchandises non marquées pourquoy avoit debosc supplié Les marchands intéressés au naufrage dud.vaisseau le sainct pierre de luy voulloir bien permettre d'enlever lesd.six pieces de meslis attendu ql paroist assez qlles luy appartiennent, veu le consentement général de tous lesd.marchands qui ont dit consentir a la deslivrance desd.six pieces de toille de meslis Et ouy le pr du Roy nous avons ordonné que led.dubosc aura deslivrance desd six pieces de meslis Et ordonné q les consentements desd.marchands d'eux signes .au greffe .A esté Reclamé par le sr duquet fesant pr le sr Perot Gouverneur de L'isle de Montreal une manne marquée T dans laquelle il y a 24 chappeaux suivant la facture Et cognoissement ql ns a repntes de laqlle ayant donné cognoissance auxd.marchands Entre lesqls estoient trois qui se sont trouves aud.naufrage qui ont dit lesd.chapeaux avoir esté remis saint-pierre de LA ROCHELLE 35 En lad masne laquelle estoit .Et q sil y en a deux d'anguille comme il paroist par l'inventaire c'est quil en a esté mis deux de ceux qui sont venus sans estre Emballes surquoy ouy le pr du Roy ns avons ordonné q lad.Manne sera deslivrée audit duquet pour led.Sieur Perrot a la reserve de deux desd chappeaux qui seront remis En la masse commune.A esté reclamé par Charles de Monseignat fesant pour le S.de la salle Gouverneur du fort frontenac un soufflet de forge cent quatre vingt deux plis de toille de bretagne a f° voille contenu aud.inventaire soubs le nombre 19.En quatre pieces lesqlles quatre pieces sont trouves sans marques mais qu'estant seul qui en ait faict venir demande q sur sa facture lesd.marchands presents voyent lad.toille avec sa facture et cognoissement.Et encor reclame un ballot marqué MC No 4, porté aud.inventaire soubs le nombre de 44.Et six barres de fer plat restant de plus grand nombre, Et aussy Seize couvertures contenu aud.Invent1\" soubs le nombre 46 leql nestoit marqué Et encor 198 paires de bas contenus aud.Inventaire soubs le nombre 26 Et encore dix cou .aud.Inventaire soubs le nombre trente neuf Et Encore 160 paires de bas de diverses façons contenus soubs le nombre 47.une piece d'aumalle grise contenue aud Inventaire soubs le nombre 45.Et après avoir donné cognoissance auxd.marchands des factures Et cognoissements produits par led.de Monseignat Et les avoir faict plaider sur chacun desd.articles Et ouy le procureur du Roy qui a dit ql consent a ce q deslivrance soit faict dun soufflet a forge Et quatre pieces de toille de voille q pour le restant il Entre au nombre des marchandises non marquées.Nous avons ordonné q led.de Monseignat aura deslivrance pr led.sr de la salle dud.soumet Et desd quatre pieces de toille de voille lesqlles choses toute fois demeureront Es mains de Jacq de la Lande jusques a ce q la saisie qui en a esté faicte soit vuidée Et attendu f heure 27 Le restant desd.choses reclamées demeurant en la masse commune pour estre partagée au sol la livre Et attendu l'heure douze sonnées avons remis a deux heures de Relevée ou lesd.Marchands seront tenus pour advertis de se trouver Et faict apposer les seaux aux portes desd.chambres Et les Clefs d'icelles mise Es mains dud.sieur de la Lande qui sen est chargé.Lalande R L Charrier de Lotbiniere Cenaple Boulduc Rageot Et led.jour deux heures de Relevée accompagné Et assisté comme cy devant pren desd.marchands a esté proceddé ainsy quil Ensuit après avoir fait veoir les seaux qui ont esté recogneus seings et Entiers.\"Raturé dans l'original. 36 LE naufrage DU iNO » JCjI au uuuiuiv .~ \u2014- des marchandises portées en lad.facture dans led.ballot surquoy ouy le procureur du Roy ns avons ordonné q led.Nolan audit nom aura deslivrance dud.ballot No 8 nombre 48, L'autre demeurera avec les marchandises non marquées a la charge de payer pour les frais garde & ce qui sera jugé.A esté reclamé par francois hazeur marchand Bourgeois de cette ville pour francois poignet marchand de Montreal deux balles marquées HB £ Ns 6 et 7 suivant la facture et cognoissement ql a repntes desqls ayant donné cognoissance auxd.marchands lesqls on dit qu'en cor q la marque du cognoissement produit par led.hazeur .dud.poignet ne se rencontre pas lesd.confirmé en la facture ql .Il sy trouve dautres de .marchandises en plus grand nombre, Et que ainsy Encor ql y ait des toilles pareilles a celles demandées et portées par lad.facture neantmoins lesd.ballots ne doibvent Estre deslivres mais bien mis au nombre de ceux qui doibvent estre distribues au marc la livre surquoy ouy le pr du Roy qui a dit lesd.ballots debvront estre mis au nomb desd.non marquées nous avons ordonné q lesd.deux ballots seront veus et visités en presence desd.marchands, ce qui ayant esté faict Et après avoir recogneu q par lad.facture les balles portées aux numéro 6 Et 7 doibvent contenir quatre pieces de toille de chanvre a 16 s aus.4 autres pieces a 15 s.et 42 aus a 18 s., et six pieces de toille de meslis Et ayant voullu f\" recognoistre lesd.toilles a cause q dans lesd.deux balles il debvoit y en avoir et s'estre trouvé q la premiere piece est de quatre vingt quatre aulnes ce qui n'est pas en aucune façon conforme a la facture et ouy de nouveau lesd.marchands Et ce requérant le pr du Roy nous avons ordonné que lesd deux ballots demeureront au nombre des non marqués p* Estre vendus Et distribues au marc la livre, et attendu ql ne s'est pnté davantage de marchands pour reclamer ns nous sommes retires et remis les seaux auxd.portes après avoir adverty lesd marchands ql sera proccedé mercredy a la vente desd.marchandises a l'heure ditte et suivant l'ordonnance qui en a esté affichée le jour .les clefs desd.chambre remises es mains dud.de la Lande qui s'en est chargé.R L Charrier de Lotbiniere Lalande Boulduc Genaple LE SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE Examen des factures pour revaluation des pertes Prévôté de Québec, Pièces détachées, 25 octobre 1679, folios 1-10 Premier Lotbinière L'an mil six cent soixante dix neuf le vingt Cinquième Jour d'octobre deux heures de Relevée, Nous René Louis Charrier Escuyer Sieur de Lotbinière Conseiller du Roy Lieutenant general Civil Et Criminel de Quebecq En presence du procureur du Roy, Et Assisté de Allexandre Petit marchand Bourgeois de la Rochelle et de Claude Charon marchand Bourgeois de cette ville appelés a cet Effet Et En vertu de nostre sentence du quatre de ce mois et de nre ordonnée du septièsme, leue publiée et affichée Es lieux ordinaires de cette ville par Genaple huissier le huitièsme de ce mois.Avons procedde a lexamin des factures Et cognoissements mis au greffe par les marchands Et autr Intéressés au naufrage arrivé au navire le sainct Pierre de la Rochelle ou estoit Capitaine pierre Bataillié Et Bourgeois pierre Gagneur aux fins destre les deniers provenant de la vente non reclamées sauvées dudit naufrage distribuées aux dits Interressés au prorata de ce que chacun y aura perdu allouant auxd Interressés le sort principal desd marchandises le fret, la commission Et les autres frais Et rejettant les asseureurs Et grosses Advanturiers desdui-sant aussy sur chacune facture ce qui a esté reclamé Et deslivré.Lotbinière 28 a lexamin des quelles factures Et cognoissements Avons vacqué Ainsy qu'il Ensuit Et le tout faict rédiger par escript par nostre greffier des marchandises____ Lotbinière Et Premièrement Veu une facture produitte par le sieur duquet pour le sieur dombourg Escript a la rochelle Le vingt Deux de mars dernier et un Cognoissement signé audi lieu de la Rochelle le septièsme avril suivant Pierre Bataillé, Laquelle facture et Cognoissement ont esté recogneus po estre En bonne forme et Ouy Le procureur du Roy Nous avons ordoé q led duquet au nom ql procedde Entrera en ordre sur la distribution des deniers provenant de la vente des marchandises sauvées du naufrage du navire Le 28 En marge. 38 LE NAUFRAGE DU sainct Pierre de La Rochelle commandé par le Capitaine Bataillé de la somme de trois mil quatre Cent trente cinq livres quatorze sob six deniers 3435: 14s 6d Veu aussy trois factures Et un cognoissement produits par led Duquet po le Sr de Becancour Lesd factures Escriptes a la Rochelle le huit May dernier, Et led Cognoissement signé Pierre Bataillé Escript audi lieu de la Rochelle le deux dud mois Lesq\" factures Et cognoissement ont esté recogneus po Estre en bonne forme pourquoy ouy le pr du Roy No avons ordonné q led Duquet au nom ql pcedde entrera en l'ordre de la distribuon des deniers provenant de la vente des marchandises sauvées du naufrage le Navire Le sainct pierre de la Rochelle pour la somme de deux mil quatre cent treze livres dix huit sol 2413: 18s Second Lotbinière Et attendu 1 heure de Cinq sonnée Nous avons remis a demain deux heures de Relevée Et led Sieur charon nous ayant prié de nommer un au personne pour vacquer en sa place Nous lavons dispensé Et nommé En son lieu La personne de Mr Pierre duquet No\" en cette juridiction juge de la Comté dorsenneville Et de N** dame des anges.R.L Charrier de Lotbinière Boulduc Rageot Dudit Jour Sur ce qui nous a esté dit Et remonstré par le procureur du Roy qu'il serait a propos de mettre en cahier séparé ce qui sera ordonné sur l'ordre de la distribuon desd deniers provenant de la vente des Marchandises sauvées du naufrage dudit navire le sainct Pierre de la Rochelle Et ce pour esviter la Confusion qui se trouverait sur le registre Courant Requérant qu'il y fust prononcé A quoy fesant droit Nous avons ordonné, que ce qui sera faict dors en avant et ordonné, par lordre de laditte distribuon sera mis sur un cahier séparé et que ce qui a esté faict En la présente vaccation Et le procès verbal seront transcripts sur ledit Cahier.Du vingt septiesme Jour d'octobre 1679 deux heures De Relevée, n'ayant pu vacquer plustot Et En pren du procureur du Roy, Lesd Sieurs de Duquet Et Petit aussy presents avons Examiné Lesd factures Et Cognois-sements qui Ensuivent et Premièrement Veu une facture mise au greffe par ploquin marchand de la Rochelle Et un Cognoissement y ataché Lesql ont Esté recogneus Estre en bonne forme, Nous avons ordonné ouy Et se consentant le procureur du Roy que led ploquin Entrera en ordre de laditte distribuon pour la somme de mil trois cents soixante livres dix sols 1360: 10s SAiNT-PIERRE DE LA ROCHELLE 39 Boulduc Duquet Rageot 28 En marge.Veu une facture et deux Cognoissements produits au greffe par la demoiselle Amiot Lesquels ont esté trouvés en bonne forme avec lesql est une lettre missive Escripte a paris le huitiesme May dernier Ouy Et se consentant le procureur du Roy Nous avons ordonné q laditte Amiot entrera en ordre de la ditte distribuon pour la somme de Cent soixante treze livres 16 sols cy 173: 16s Veu une grande facture Et un cognoissement mis au greffe par le Sr duquet pour Monseigneur le Gouverneur Lesquelle facture et Cognoissem ont Esté trouvé en bonne forme Et ouy et se consentant le procureur du Roy Nous avons ordoé Troisième Lotbinière ordonné q led duquet audit nom Entrera en 1 ordre de la distribution desd deniers pour la somme de trois mil neuf cent soixante treze livres douze sol six deniers 3973: 12s 6d Veu deux factures mises au greffe par ledit duquet fesant pour le Sieur perrot Gouverneur de lisle de Montréal Lotbinière29 avec un cognoissement desqlles deux factures sen est trouvé une conforme au Cognoissement a la Reserve de deux coffres venus de paris portés dans laditte facture.Et dans une lettre missive aussy produitte par ledit duquet Escripte a la Rochelle le dkiesme may dernier Et signé a Allaire Lejeune par laquelle il paroist que lesdits deux coffres debvoient avoir esté embarques dans le navire le Sainct Pierre de la Rochelle dont nest faict toutes fois aucune mention dans ledit Cognoissement Et après avoir Examiné la premiere desd factures qui a esté allouée po la somme de deux mil huit Cent quatre vingt dix livres dix huit sol six deniers Et la seconde a celle de mil quatre Cent quatre vingt treze livres Douze sol pour ce qui est contenu dans lesd deux coffres Et tout Considéré ouy Et se requérant le pr du Roy Nous avons ordonné q led duquet audi nom Entrera en 1 ordre de la distribution desd deniers pour la somme de quatre mil trois cent quatre vingt trois livres dix sob six deniers a condition que led duquet fera apparoir L année prochaine a laRivée des vaisseaux certifflcat en bonne forme d Embarquement desd deux Coffres dans led navire naufragé autrement et a faute de quoy sera tenu rendre ce qu'il aura receu au marc la livre de laditte somme de mil quatre Cent quatre vingt treze livres douze sols qui est le montant de ce qui estoit contenu dans lesd deux coffres, Et attendu 1 heure de Cinq Sonnée Nous avons remis a demain huit heures de matin 4383: 10s 6d R L Charrier de Lotbinière Alex™ Petit LE NAUFRAGE DU 80 En marge.Du vingt huitiesme jour d octobre 16 soixante dix neuf sur les huit heures de matin.En continuant Lexamin des factures Et Cognoissements mis au greffe par les Interressés au naufrage du navire Le sainct Pierre de La Rochelle Nous avons vacqué en presence du procureur du Roy Et assisté desdits Sieurs Duquet Et petit ainsy qu'il Ensuit, Veu une facture Et un Cognoissement pduits au greffe par le sieur Souart prestre du Séminaire de Montréal pour luy Et En son nom Lad facture du vingt sepnèsme avril dernier Et led cognoissement ayant esté trouvés En bonne forme Nous avons ordonné ouy Et se consentant le procureur du Roy q.ledit Sr Souart Entrera En ordre de la distribuon desdits deniers pour la somme de trois cent quarante deux livres trois sol six deniers 342: 3s 6d Quatrième Lotbinière Veu trois factures produittes au greffe par le Sieur Souart prestre du Séminaire de Montreal fesant pour les Relig' hospitalières et hospital dudit lieu Ensemble deux cognoissements Escripts a la Rochelle le vingt neufe avril dernier signés pierre Bataillé Lesquelles factures et cognoissements ayant esté examinés Et calcullés en partye de nouveau attendu quelles nestoient pas tirées pour les sommes qu'elles contenoient, Lesquelles d ailleurs ont esté trouvées en bonne forme, ouy Et ce requérant le pr du Roy Nous avons ordonné que led Sieur Souart audit nom, Entrera en lordre de la distribuon desdits deniers pour la somme de mil cinq cent vingt huit livres huit sol six deniers a la charge que sur ce qui luy appartiendra de lad somme sera pris moitié de la présente vaccation, lesd factures ayant esté comme dit est calcullées de nouveau, 1528: 8s 6d Veu une facture et un Cognoissement produit au greffe par le Sr Souart prestre du séminaire de Montreal fesant80 pour la femme de paul dozé, Laquelle facture et cognoissement ont esté trouvés en bonne forme Nous avons ordonné ouy Et se consentant le procureur du Roy q led Sieur Souart aud nom entrera en lordre de la distribution desdits deniers pour la soe de deux cents livres, cy.200: Veu deux factures et deux Cognoissements pduits au greffe par le Sieur Souart prestre du Séminaire de Montreal fesant pour la demoiselle de haultmesnil Lesquelles factures et cognoissements ont esté trouvés en bonne forme, Nous avons ordonné ouy Et ce consentant le procureur du Roy que led Sieur Souart audit nom Entrera En lordre de la distribution desd deniers pour la somme de Cinq cents dix huit livres deux sol huit deniers 518: 2s 8d SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 41 Et attendu Lheure d'onze sonnée Nous avons remis a deux heures de Relevée pour la Continuation des ordonnances sur le present ordre.R L Charrier de Lotbinière Boulduc Alex™ Petit Duquet Rageot Et Ledit Jour deux heures de Relevée En Continuant Lexamin des factures Et Cognoissem des Intéressés au naufrage du navire le sainct pierre de la Rochelle par Eux mis au greffe, En presence du procureur du Roy Et assisté desdits Sieurs duquet Et petit avons vacqué ainsy quil Ensuit Veu une facture produitte par le Sr duquet po le s Barois Lotbinière31 Et une Lettre missive Escript a la Rochelle le dix6 may dernier signée a Allaire Lejeune laditte L*0 adressée aud le Chasseur secretaire de Monseigneur le Gouverneur par laquelle Lre et facture II paroist avoir esté Envoyé par led Allaire pour deux cent treze livres de marchandises qui ont du estre portées dans le Cognoissement des Effets Envoyés aud Sr Le Chasseur Et adressés au sieur Baros aussy secrétaire de Monseigneur le Gouverneur, Pourquoy ouy Et Ce Consentant le procureur du Roy no av ordoé q led Duquet aud nom entrera En l'ordre de la distribution desd deniers pour lad soe de deux cent trez livres 213£ Veu une facture et un Cognoissement mis au Cinquième Lotbinière greffe par Joseph petit bruno laditte facture Escripte le premier avril dernier Et led cognoissem signé pierre Bataillé a la Rochelle le quatre may aussy dernier, Ensemble deux Requestes a nous présentées pour led Bruno par antoine attenville et simon Jarant Et de Nous respondues dix sept Et quatorze septemb dernier Et attendu q led bruno a receu le contenu des dittos factures et cognoissements Nous l'avons renvoyé de 1 ordre de laditte distribution.Veu quatre factures et un Cognoissement Le tout produit par le sieur Souart ptre du Séminaire de Montreal pour led séminaire Led Cognoissement signé pierre Bataillé a la Rochelle le vingt neufe avril dernier, lesquelles factures et cognoissements ayant esté trouvés en bonne forme Ouy Et se consentant le pr du Roy No avons ordonné q led Sr Souart audit nom Entrera En 1 ordre de lad distribution pour là soe de cinq mil deux cent quarante une livres sept sol cy 5241: 7s Veu une facture Et un cognoissement pduit au greffe1 par allexandre petit marchand de la Rochelle Ledt cognoissement Lotbinière82 Signé t 31 En marge.»2En marge. 42 LE NAUFRAGE DU audit lieu au mois d avril dernier pierre Bataillée, qui ont esté trouvés en bonne forme, ouy Et se Consentant Le procureur du Roy Nous avons ordonné q led petit entrera en lordre de la distribuon desd deniers pour la somme de neuf cent soixante treze livres quatorze sol cy 973: 14s Veu deux factures Et un Cognoisement produits au greffe par Simon mars marchand Bourgeois de Cette ville Led Cognoissement signé Pierre Bataillé a la Rochelle le vingt huitièsme avril dernier lesql factures Et cognoissements ayant esté trouvés en bonne forme Ouy Et ce consentant le procureur du Roy Nous avons ordonné q led mars Entrera en l'ordre de la distribution desd deniers po la somme de Cinq mil sept Cent vingt neuf livres treze sol un denier cy 5729: 13s ld Et attendu l'heure de Cinq sonnée Nous avons remis a Lundy prochain huit heures de matin, R L Charrier de Lotbinière Boulduc Alex\" petit Duquet Rageot Du trentièsme jour d octobre 1679 huit heures de matin, En Continuant lexamin des factures Et Cognoissements mis au greffe par les intéressés au naufrage Du Navire le sainct pierre de la Rochelle Nous y avons vacqué En presence du pr Du Roy Et assisté desd Sieurs duquet et petit ainsy qu'il Ensuit Veu deux factures produittes au greffe par francois hazeur marchand Bourgeois de cette ville l'une desqllc Sixième Lotbinière factures est audos d une lettre missive Escripte a la Rochelle Le vingt cinquiesme avril dernier adressée audit hazeur Ensemble un Cognoissement escript audit heu le vingt sept dud mois Led hazeur fesant En cette partye pour la dame Gallot marchand de la Rochelle lesql facture Et cognoissement ayant Esté trouvées en bonne forme ouy Et ce consentant le procureur du Roy No avons ordonné q led hazeur audit nom Entrera en lordre de la distribuon desdits deniers pour la somme de huit Cent livres cinq sol huit deniers 800: 5s 8d Veu une facture Et un cognoissement produits au greffe par la dame Lambert Bourgeoise marchande de cette ville Laquelle facture Et cognoissement ont esté recogneus po estre en bonne forme, Ouy Et se Consentant le pr du Roy Nous avons ordonné q lad dame Lambert Entrera En lordre de la distribution desd deniers pour la somme de douze Cent soixante douze dix huit sol cy 1272: 18: Veu deux factures Et un cognoissement produits au greffe par pierre Nollan pour les Sieurs Cavion et Morel Lesdittes facture Escriptes a la SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 43 Rochelle le dixièsme avril dernier Et ledit Cognoissement signé Pierre Bataillié audit lieu le vingt deuxe dud mois d'avril lesquelles factures et cognoissement Ayant esté trouvés En bonne forme, Ouy Et se Consentant Le procureur du Roy, Nous avons ordonné q led Nolan aud nom Entrera en 1 ordre de la distribuon desd deniers po la soe de mil treze livres dix sol cy 1013: 10s Veu deux factures Et un cognoissement par de Monseignat fesant pour le Sieur de la Salle Gouverneur du fort de frontenac une desquelles factures Est escript a Paris le vingtièsme mars dernier Et la seconde a la Rochelle le huitiesme may aussy dernier led Cognoissement signé Pierre Battaillé audit Heu de La Rochelle le huitiesme dud mois de may Lesquelles factures Et cognoissements ayant Esté trouvés En bonne forme, Ouy Et ce consentant le pr du Roy Nous avons ordonné q ledit de Monseignat audit nom Entrera En lordre de la distribuon desd deniers po la soe dix mil quatre cent cinquante livres deux sol 10450: 2: pour la somme de dix mil quatre cent Cinquante livres deux sol cy 10450: 2s (sic) Veu une facture Et un cognoissement produit Au greffe par Claude Charon marchand Bourge de Cette ville Led cognoissement signé Pierre Bataillé a la Rochelle le quatre may dernier Et lad facture Escripte audit lieu depuis le mois de mars Jusqua la fin d'avril aussy dernier, Lesqle facture Et cognoissements Ayant Esté trouvés En bonne forme, Ouy Et ce consentant le pr du Roy Nous avons ordonné q ledit S Charon Entrera en 1 ordre de la distribution desdits deniers po la somme de deux mil trois cents quatre vingt sept livres trois sol 2337: 3s Et attendu 1 heure d'onze sonnée Nous avons remis à deux heures de Relevée R L Charrier de Lotbinière Boulduc Alex\" Petit Duquet Rageot Septième Lotbinière Dudit Jour sur les deux heures de Relevée En Continuant lexamin des factures Et cognoissements mis au greffe par les Intéressés au naufrage du navire le sainct Pierre de la Rochelle, Nous y avons vacqué en presence du procureur du Roy Et assisté desdits Sieurs duquet et petit, Ainsy qu il Ensuit Veu deux factures Et un Cognoissement pduits au greffe par francois hazeur marchand Bourge de Cette ville au nom et fesant pour francois poignet marchand de Montreal Ledit Cognoissement signé Pierre Bataillé a la Rochelle le quatre may dernier Et lesd factures Escriptes audit lieu 44 LE NAUFRAGE DU les dix neuf Et vingt Cinq avril** aussy dernier, Lesquelles factures n ayant esté trouvées dans 1 ordre ordinaire après les avoir Examinées et recogneus toutesfois qlles Estaient conformes au Cognoissement Ouy Et Ce Consentant le procureur du Roy No avons ordonné q led hazeur Esd noms entrera en lordre de la distribuon desd deniers pour la somme de trois mil quatre Cent soixante deux livres sept sol Scavoir po led poignet la somme de trois mil trois cent une livres dix huit sol Et pour ledit poittevin la somme de Cent soixante livres neuf sol cy 3462: 7s Veu une facture Et un cognoissement produits au greffe par le Sieur de Comporté Ledit Cognoissement signé pierre Bataillé a la Rochelle le treze avril dernier Et lad facture audit Heu le dixiesme may suivant Laquelle facture Et cognoissement ayant esté trouvés en bonne forme, Ouy Et ce Consentant le procureur du Roy Nous Avons ordonné q led Sieur de Comporté Entrera En lordre de la distribution desd deniers po la soe de trois Cent vingt livres douze sol six deniers cy 320: 12s 6d Veu une facture Et un Cognoissement produit au greffe par jean Garos marchand de la Rochelle Led cognoissement signé pierre Bataillé a La Rochelle le troisiesme may dem Et lad facture sans datte Escripte En cette ville autant ql nous en est apparu En Examinant laq110 facture aurions trouvé une Caisse soub le No quinze Contenant des taffetas broquarts Et autres Choses Laquelle monte a onze Cent onze livres Laqle caisse Estant marquée en marge sauvée Et n'ayant Esté apportée avec les aure marchandises Et nés tant Comprise dans linven taire que Nous en avions faict, A esté requis par le procureur du Roy d avoir Communicaon de lad facture pour prendre sur ycelle telles conclusions ql adviseroit, A quoy fesant droit Nous avons ordonné ql en prendra Communicaon Ensemble dud cognoissement Lotbinière84 pour y requérir et conclure ce ql advisera bon estre Et avons lad facture paraphée au bord de tourte ses pages au nombre de quatre, Nevarietur, Et ce ayant esté faict avant led réquisitoire Et attendu L heure de Cinq sonnée avons remis a demain deux heures de Relevée R L Charrier de Lotbinière Boulduc Alex™ Petit Duquet Rageot huitième Lotbinière du mardy dernier octobre 16 soixante dix neuf sur les deux heures de Relevée En Continuant lexamin des factures Et cognoissements mis au greffe par les Intéressés au naufrage du navire Le sainct Pierre de La Rochelle Nous y avons vacqué En presence du pr du Roy Et assisté desd Sieurs duquet et petit ainsy ql Ensuit 88 En marge.84 En marge. SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 45 Veu une facture produitte par louis Challat commis de pierre Gagneur contenant le nombre des marchandises prétendues Embarquées dans le Navire Le sainct Pierre de la Rochelle par ledit Gagneur Laquelle facture Est seullement pour le nombre de marchandises Le prix n'estant mis a aucune Laditte facture signée Pierre Gagneur a la Rochelle le neufiesme may dernier Laquelle ditte facture ayant esté montrée auxd Sieurs duquet Et petit qui ont dit qlle nest en aucune manière recevable nestant accompagnée daucuns cognoissement n'y aucune charte partye produitte pour la veriffication d icelle Sur quoy ouy le procureur du Roy qui a dit que lad facture ne doibt Estre receue pour les mesmes raisons cy dessus dittes, Nous avons ordonné que led Challat retira lad facture pour luy servir de mémoire ainsy ql advisera Et qu'au surplus II sera rejette de 1 ordre de la distribution desd deniers Laquelle ditte facture nous avons paraphée Nevarietur R L Charrier Boulduc de Lotbinière Alex™ Petit Duquet Rageot du deuxiesme jour de Novembre de Relevée 1679 Estant assemblés avec le procureur du Roy Et Les Sieurs Duquet Et petit pour résoudre qlq.difficultés qui avoient paru sur des factures pduittes par qlques marchands ptendus Intéressés au naufrage du Navire Le sainct Pierre de la Rochelle savoir suivant francois pachot marchand Leql nous avoit supplié de voulloir recevoir quatre facture dont II est porteur tant pour luy q pour le Sieur de la Chenaye Intéressé En la ferme du Roy En ce pays Auql Nous avions demandé pourquoy il ne les avoit pas apportée plustot estant près de Clore 1 Examin desd factures A quoy avoit respondu led pachot questant depuis plusieurs Jours en affaire pour led Sieur de la chenaye Il n'avoit pas sceu ql y eust un temps limité pour mettre au greffe lesd factures, mais que Nous scavions ql avoit esté des le Commencement un des Ceux qui avoient poursuivy linventaire Et aut procedures qui avoient esté faict es pour lesd marchandises Ce qu'entendant Le pr du Roy II s estoit opposé | ce que lesd factures fussent recettes au greffe Et led pachot soustenant quelles y debvoient estre recettes comme 1 avoient esté qlques autres surquoy ouy le pr du Roy qui a dit ql s opposoit a ce q lesd factures fussent receùes au greffe attendu q led pachot les debvpit apporter dans le temps prescript suivant Nre ordonn\"* qui avoit esté leue publiée et affichée eu besoing avoit esté.Nous fesant droit sur la demande dud pachot Et q lad nre ordonnance doibt estre regardée comme peine comminatoire Et n'ayant en cor clos lexamin desd factures Et q led pachot a esté un des principaux poursuivants de ce qui a esté faict pour lesd marchandises Avons ordoé q lesd factures par luy apportées seront recettes au greffe Et Examinées comme toutes les autres pour Estre sur Icelles ordonné ce q de raison.R L Charrier de Lotbinière 4e LE NAUFRAGE DU 85 En marge.«\u2022En marge.Est Comparu au greffe Mons* Le procureur du Roy qui s'est porté appelant de Xordonnance cy contre ce 3e novembre 1679 sur les deux a trois heures de Relevée BoulducK Neufvieme Lotbinière Et advenant le troisiesme Jour de novembre mil six cent soixante dix neuf, En Continuant Lexamin des factures produittes au greffe par lesd Intéressés En presence du procureur du Roy Et assisté des dits Sieurs Duquet Et petit y avons vacqué ainsy quil Ensuit Et voullant commencer Nous adit Ledit Duquet fesant pour Monseigneur Le Gouverneur quil avoit ordre de luy de Nous dire qu'avant dexaminer les factures qui furent le jour d hier apportée par francois pachot marchand, Et sans sopposer toute fois a lexamin d icelles II demande que les deniers provenant de la vente des marchandises sauvées dud Naufrage soient Incessement partagés Et que sil est jugé que lesd factures soient receiies II demande que ce qui pourra appartenir aud pachot ou auber pour lesql II produit lesd factures soient mis apart jusqu'à ce ql soit jugé surquoy ouy le procureur du Roy Nous avons ordonné q les factures seront pntement Examinées a 1 ordinaire des factures Et que supposé q led pachot doibve Entrer en contribution pour quelqu'une somme de deniers soit pour luy ou pour les personnes pour lesqlles II faict Laditte somme demeureroit au greffe jusqua ce que il ait esté prononcé par le Conseil Souverain*9 sur lappel Interjette par le procureur du Roy de nostre sentence du jour d hier # Ensuitte de quoy a esté vacqué ainsy quil Ensuit # Cependant quil sera Incessement travaillé a faire le partage Et distribution desdits deniers.¦ ¦ .'\u2022 ¦ ¦ W*v;?7: \u2022 \u2022 ->\\ ¦ \u2022\", .'.'¦¦\"X :.v.-'\\'> '.'i''Vv;/*'\\ ^?V^:.Veu une facture produitte au greffe par francois pachot marchand Ensemble un Cognoissement signé pierre Bataillé a La Rochelle Le dix huitiesme avril dernier Et lad facture au bas d une lettre missive Escripte aud lieu le neufièsme may aussy dernier signé auguste Goilin Lesquelles factures Et Cognoissement après avoir Esté Examinées, Et trouvés En bonne forme Et ouy le procureur du Roy Et protestations ql a faictes Nous avons ordonné q led pachot audi nom entrera En 1 ordre de la distribution desd deniers pour la somme de trois Cent quatre vingt'huit livres dix sol cy 388: 10s % Veu une facture produitte par ledit pachot Ensemble un Cognoissement signé pierre Bataillée Escript a la Rochelle Le treziesme avril dernier Et lad facture signée Joulin hevon a la Rochelle le vingt trois dud mois d'avril # lesquelles factures Et Cognoissement ayant esté trouvés En bonne forme Et ouy le procureur du Roy Et protestaons susdittes Nous avons ordonné q led pachot aud nom Eutrera En 1 ordre de la distribution desdits deniers pour la soe de mil soixante quatorze livres onze sol # Led SAINT-PIERRE DE LA ROCHELLE 47 pachot fesant po Charles Auber Sieur de la Chenaye Interressé En la ferme du Roy En ce pays 1074: Ils Veu une facture Et un cognoissement pduits par led pachot fesant pour thomas Remy lad facture Escripte a la Rochelle le huitiesme avril dernier Et ledit cognoissement signé Pierre Battailée aud lieu de La Rochelle le 20e dud mois Lesqlles facture Et cognoissement ayant esté trouvés en bonne forme Et ouy le pr du Roy Et dittes protestaons Nous avons ordonné q led dixième et dernier Lotbinière Pachot aud nom Entrera en lordre de la distribuon desdits deniers po La soe de trois Cents vingt Cinq livres quatre sol cy 325: 4s Veu une facture Escripte Et produitte par led pachot Laquelle est signée # a la Rochelle Le sixiesme avril dernier Ensemble deux acquits a Cauption passés a la Rochelle Les sept et vingt sixiesme dud mois d'avril Et attendu q lad facture na esté trouvée En bonne forme Mais au contraire fausse Et tout son contenu Nous avons Ouy le procureur du Roy Et dittes protestaons Nous avons ordonné q led pachot sera rejette de Lordre de la distribuon desd deniers # Intitullée à Larochelle, aprouvé en rature de nulle valleur un mot Veu une facture Et un Cognoissement produits par les.pachot pour Pierre Thibaud marchand Led cognoissement signé Pierre bataillée a la Rochelle Le quatre may dernier lesquels facture Et cognoissement ayant esté trouvés en bonne forme Et ouy Le procureur du Roy Et d protestaons No avons ordonné q led Pachot audit nom Entrera en lordre de la distribution desdits deniers po la soe de neuf Cent quatre vingt une livres sept sol cy 981: 7s Et depuis le quatre dud mois de novembre ayant pris Lad facture pour la revoir Et ayant remarqué q led Pachot avoit rescript en Marge au dessous de la premiere marque qui estoit D V les marques cy après mises 4.LP.G A Ce qui a esté fait fortuitement par led pachot nous avons ordoé q lad facture demeurera au greffe Laquelle no av paraphée ne varietur sauf a luy d'en prendre extrait si bon luy sembl cy Lotbinière ¦» Est appel de l'ordonnance cy en marge Et de Celle au present feuillet y jointe par led sieur pachot A Nous ql pcedde po Jeanne pachot Et auguste «En marge. le NAUFRAGE DU Goilin Leur asseureur pour les causes ql desduira en temps Et lieu faict a Quebecq ce 10e jour\u2014 pachot pour asseureurs de sainct p .88 Veu une facture produitte au greffe par Jean Garos Marchand de la Rochelle Escripte en Cette ville ainsy ql paroit Et un cognoissement qui a esté tirée d'au pièces cy devant produittes par led Garos Lotbinière8» Laquelle facture n'ayant esté trouvée En bonne forme Et noyant pu montré aucun cognoissement*0 Ouy Et ce requérant Le procureur du Roy No avons ordonné q led Garos sera rejette de lad distribuon desdits deniers Et attendu ql ne s'est présenté personne pour produire Et q se sont toutes les factures qui ont esté produittes au greffe Nous avons Clos Et arresté ledit Exarnin Et ordonné q personne ne sera plus receu a en produire aucune sauf au procureur du Roy a prendre sur la facture dud Garos telle conclusion ql advisera pour une Caisse de marchandises Contenu En Laditte facture Et qui Est marquée sauvée Laquelle n'avoit esté mise avec les Autres marchandises sauvées R L Char tier de Lotbinière Boulduc Du sixiesme jour de novembre41 # 1679: de matin # novembre Veu les interrogatoires subbies par Jean Garos Marchd Et Pierre d herigoyen Capitaine du navire le sainct pierre de Bayonne Lesd Interrogatoires faicts a la Requeste du pr du Roy audience de son Réquisitoire,*3 en datte du trente uniesme octobre dernier Et de me ordonnM En conséquence dud Jour Lesd Interrogatoires en datte du deuxe de ce mois au bas desqls est nostre ordonnance po Communication au pr du Roy dud jo Les Conclusions par luy prises prises le quatre de ce mois signées Boulduc Et Conformément a Icelles Nous avons faict deffense audit d herigoyen de descharger a kdvenir En cas pareil aucune marchandise de son navire sans au préalable avoir veu sur ce me ordonn** comme aussy audit Garos Et ce a peine de telle amande que de raison.R L Charrier de Lotbinière 88 Au bas de la page.89 En marge.40 Raturé dans l'original.41 Raturé dans l'original.42 En marge. INVENTAIRE DES BIENS DE JEAN TALON 1694 INVENTAIRE DES BIENS DE JEAN TALON Dans le Rapport 1930/1931, les Archives publiaient la correspondance de Talon avec la Cour durant ses deux administrations comme intendant de la Nouvelle-France.Vu l'importance du personnage et l'intérêt que présente l'inventaire de ses biens, nous croyons utile de publier ici ce document.La transcription en a été faite à Paris sous la direction du représentant des Archives, Mme Louise Dechêne.Le testament de Talon, dont il est question dans l'inventaire, a été publié par l'historien Thomas Chapais en appendice de son ouvrage: Jean Talon, Intendant de la Nouvelle-France, 1665-1672 (Québec, 1904).B.W.51 INVENTAIRE DES BIENS DE JEAN TALON ARCHIVES NATIONALES, MINUTIER CENTRAL LVIII, 185 Inventaire du 17 décembre 1694 L'an mil six cens quatre vingt quatorze, le vendredy dix septièsme jour de décembre deux heures de rellevée à la requeste de Messire Jean Gerbais, prestre docteur de la maison et Société de Sorbonne, demeurant à Paris rue des Sept Voyes parroisse Saint-Estienne-du-Mont et de Messire Louis Inesse, prestre conseiller aumônier de la Reine d'Angleterre, demeurant à Sainct-Germain-en-Laye estant ce jourd'huy à Paris exécuteurs conjointement du testament olographe de deffunt Messire Jean Talon vivant conseiller du Roy en ses conseils cy-devant secretaire du Cabinet et premier valet de la garderobbe de Sa Majesté, en datte du vingt neuf avril dernier déposé pour minutte à Henry l'un des notaires soussignez le vingt quatriesme novembre dernier, comme aussy à la requeste de Jean-François Talon, escuyer conseiller du Roy commissaire general de la Marine, comparant par Messire Jacques Raudot, conseiller du Roy en sa cour des aydes, demeurant cloistre et parroisse Saint Benoist, au nom et comme procureur dudit sieur Talon, fondé de sa procuration specialle à l'effet des présentes passée par devant de Troyes et Henry l'un des notaires soussignez le quatorziesme jour du present mois de décembre, l'original de laquelle est demeuré annexé à ces présentes, ledit sieur Talon habile à se dire et porter héritier pour un tiers ou légataire universel dudit feu sieur Talon son oncle paternel, institué par son dit testament susdatté, de damoiselle Geneviève Talon fille majeure usante et jouissante de ses droits, demeurante grande rue du Bac parroisse Saint Sulpice, habile à se dire et porter héritière pour un pareil tiers ou légataire particulière dudit feu sieur Talon son oncle paternel, et encore créancière de sa succession, et de dame Madelaine de Laguide, veuve de Messire François Marie Perrot, chevalier seigneur de Meaux, demeurante susdite rue du Bac et parroisse Saint Sulpice aussy habile à se porter héritière pour l'autre tiers ou légataire particulière dudit feu sieur Talon son oncle maternel, et encore créancière de sa succession, et pour la conservation des droits des parties esdits noms et de tous autres qu'il apartiendra, par les notaires garde-notes du Roy au Chastelet de Paris soussignez a esté fait inventaire et description de tous et chacuns les biens meubles, ustanciles d'hostel, titres, papiers, enseignemens et autres effets demeurez après le deceds dudit feu sieur Talon, trouvez et estons es lieux qu'il occuppoit dependans de la maison où lesdites damoiselle Talon et dame Perrot sont demeurantes susdite rue du Bac et parroisse Saint Sulpice 54 INVENTAIRE DES BIENS appartenante à sa succession et où il est décodé le vingt trois!esme jour de novembre dernier, représentez et mis en evidence par dame Geneviève Le Duc veuve de Messire François Talon vivant conseiller maistre d'hostel du Roy demeurante susdite rue du Bac parroisse Saint Sulpice, gardienne des scellez apposez sur lesdits biens par M» Charles Gazon, conseiller du Roy, commissaire enquesteur et examinateur audit Chastelet de Paris, et encore par Charles François Turu, secretaire, Jacques Arnoux, valet de chambre, Charles Bordier, cuisinier, Antoine Soyer, cocher, Marie Pernet, servante de cuisine et Joachim Leroy, lacquais, tous domestiques dudit feu sieur Tdon, après serment par chacun d'eux fait ès mains des dits nottaires soussignez, de tous lesdits biens montrer et enseigner sans en avoir détourné ny divertir aucuns sous les peines de droit en tel cas introduites à eux expliquées et données à entendre par l'un desdits notaires soussignez l'autre present, lesdits biens meubles prisez et estimez par Claude Delahaye, huissier priseur vendeur de biens meubles audit Chastelet de Paris en sa conscience eu esgard au cours du temps present aux sommes de deniers selon et ainsy qu'il ensuit, le tout après que lesdits scellez ont esté par ledit sieur commissaire reconnus levez et ostez en vertu de la permission de Monsieur le lieutenant civil estant au bas de la requeste à luy présentée à cette fin qui est demeurée jointe et annexée au procès verbal dudit sieur commissaire, aux protestations respectives desdites parties esdits noms portées audit procès verbal et ont signé, fors lesdits Charles Bordier, cuisinier et Antoine Soyer, cocher, qui ont déclaré ne sçavoir escrire ni signer de ce interpellez /// GERBAIS ./.L.INESE.G.TALON.RAUDOT.M.LAGUIDE G.LEDUC.TURU.ARNOUX.DELAHAYE.Mari PERNET.(les notaires: DESNOTS.HENRY) Joachem ROY Dans la cave : Premièrement douze demies queues de vin du crû de Champagne des vendanges de la présente année dont les trois demies queues font deux muids prisé à raison de soixante livres le muid, revenant ensemble audit pris à la somme de quatre cens quatre vingts livres, cy.HIPHH\" livres Item quatre autres demies queues et un quartault de vin aussy du cru de Champagne des vendanges de la présente année prisé à raison de quatre vingt livres le muid, revenant ensemble audit prix à la somme de cent vingt livres, cy.CXX livres Dans la cuisine : Item une table de cuisine, deux bancelles de bois de chesne, prisé et estimé vingt sols, cy.XX S.Item une marmite d'estain enfermée dans une autre de cuivre rouge une autre petite marmite de pareil cuivre garnie de son couvercle prisé et estimé ensemble la somme de quatre livres, cy.IHI livres DE JEAN TALON 55 Item deux petits chaudrons de cuivre jaulne prisé quarante sols cy.XL S.Dans la court sous la remise : Item un carrosse à deux fonds gamy en dedans d'un velour monté sur son train ledit carrosse sans glace prisé comme tel quel la somme de soixante livres, cy.LX livres Dans une basse court : Item une chaise de poste pareillement montée sur son train gamy de velour rouge, prisée aussy comme telle quelle la somme de trente livres, cy.XXX livres Item un charriau monté sur son train prisé la somme de quinze livres, cy.XV livres Declaire ladite dame Talon que des sept chevaux de carosse qu'avoit ledit feu sieur Talon au jour de son deceds elle en a vendu deux à M* Amoniot la somme de sept cens livres qu'il a promis luy payer incessamment, et les cinq autres à Monsieur le marquis de la Char ce la somme de unze cens livres dont il luy en a payé la somme de cinq cens livres comptant et pour les six cens livres restant luy a donné en payement deux chevaux de carrosse sous poil gris, et a signé : G.LE DUC.Dans une salle au Ier estage ayant vue sur la court et sur une terrasse : Item une table posée sur son châssis garnie d'un tirroir de bois de chesne couverte d'un tapis de mocquette, deux fauteuils, une chaise, une autre chaise couverte de toille prisé et estimé ensemble comme tel quel trente sols, cy .XXX S.Item, trois pièces de tapisserie et quatre autres pièces de aussy de tapisserie à grands personnages contenant vingt aulnes de cours sur deux et demie de hault, prisé et estimé la somme de deux cens livres, cy.IIe livres Item trois tableaux carrez peints sur toille garnis de leur bordure dorée representans l'un le Roy, l'autre la Reyne et l'autre Monseigneur le Dauphin, prisez et estimez ensemble la somme de six livres, cy.VI livres Dans une petite salle en suite : Item un grand tableau peints sur toille sans bordure représentant le martuire de Saint Estienne prisé et estimé la somme de quarante livres, cy.XL livres Item six fauteuils à bas dossier couverts de toille, prisez comme tels quels trente sols, cy.XXX S. 56 INVENTAIRE DES BIENS (inscrit le signe //) Dans une petite salle à costé ayant veue sur ladite rue : Item une cuvette de cuivre rouge posée sur son pied de bois de chesne prisée cent sols, cy.C S.Item un tableau carré peints sur toille garnie de sa bordure de bois noircy représentant des animaux, un autre peints sur toille garnie d'une bordure de bois doré et un autre petit tableau prisé et estimé le tout ensemble la somme de dix livres, cy.X livres.Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les meubles cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargé du consentement des autres parties esdits noms et a promis de les représenter quand et à qu'il appartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain huit heures du matin, et ont signé /.GERBAIS L.INESE.BAUDOT.M.LAGUIDE.G.LEDUC.G.TALON.DELAHAYE.(les notaires).Du landemain samedy dix huitiesme jour dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze huit heures du matin continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdites parties susnommées esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit / Dans la grande chambre ayant veue sur ladite terrasse : Item une paire de chenets, une grille, une tenaille et une pincette de fer poly, prisé et estimé ensemble la somme de trois livres, cy.III bvres Item un miroir de dix huit poulces de glace ou environ gamye de sa bordure de bois de noyer et placques de cuivre doré, prisé la somme de vingt livres, cy.XX livres Item une table posée sur son chassis gamye d'un tirroir et deux guéridons peints façon de la Chine prisé ensemble la somme de trois livres, cy.HI livres Item six feuilles de paravans sur lesquels sont peints un paysage et plusieurs bacanalles flaman, prisé trente livres, cy.XXX livres Item quatre chaises à fond de paille, deux autres pareilles chaises de pareil bois peints, prisé quarante sols, cy.XL S.Item un cabinet dont le corps est de bois de violette gamy de plusieurs tirroirs et d'un vollet dans le milieu sur lesquels sont raportez plusieurs morceaux de marbre peints ledit cabinet posé sur son pied prisé et estimé la somme de quarante livres, cy.XL livres DE JEAN TALON 57 Item trois pièces de tapisserie de Flandres à verdure contenans neuf aulnes ou environ de cours sur deux aulnes et un tiers de hault, prisée et estimée la somme de deux cens livres, cy.IIe livres Après l'inventorié de ladite tapisserie ladite dame Talon a déclaré qu'elle luy a esté léguée par ledit feu sieur Talon son frère par son testament susdatté, partant ladite dame Talon a protesté que l'inventorié de ladite tapisserie cy dessus fait ne luy pourra nuire ny prejudicier et a signé: G.LE DUC Item un tableau ovale représentant Monseigneur le Dauphin, un autre long représentant la Nativité, un autre de tapisserie représentant la Madelaine, tous garnis de leurs bordures dorées, et un autre carré essay de tapisserie sans bordure, priséez ensemble la somme de quinze livres, cy.XV livres Dans une chambre au second estage ayant veûe sur ladite court servant de gardemeuble : ¦ Item six feuilles de paravans peints prisées et estimées la somme de dix livres, cy.X livres Item un bureau de bois de noyer de rapport gamy de plusieurs tirroirs prisé et estimé la somme de huit livres, cy.VIII livres Item six chaises ploiantes couvertes de mocquettes et quatre chaises couvertes de tapisserie à l'esguille, prisé ensemble la somme de dix livres, cy .X livres Item six chaises de paille garnie chacune de cuir, carreaux de velour rayé, prisé et estimé ensemble la somme de douze livres, cy .XII livres Item six pièces de tapisserie de psiché contenant seize aulnes de cours ou environ sur deux aulnes et demy de hault, prisées et estimées ensemble la somme de trois cens livres, cy.IIIe livres Item deux housses de serge verte, une autre de serge jaulne, prisé ensemble la somme de quarante livres, cy.XL livres Item une couche à haults pûliers de bois de noyer garnie de son enfonçure, paillasse, deux matelas dont un de futaine remply de laine, l'autre couvert de satin blanc, un traversin de coutil remply de plumes, une courte pointe piquée d'estoffe aurore, des Indes et d'une housse de ras de Saint Maur rouge gamye d'un passe poil d'argent, prisé et estimé le tout ensemble la somme de cinquante livres, cy.L livres Item deux couvertures picquée de toille indienne doublées de toille verte, prisées ensemble la somme de vingt livres, cy.XX livres Item une tanture de tapisserie antique de haulte lice en cinq pièces contenant seize aulnes ou environ de cours sur deux aulnes et demie de hault prisée et estimée la somme de cent livres, cy.C livres gg INVENTAIRE DES BIENS Item dix morceaux de satin de Bruge prisez ensemble la somme de quinze livres, cy.XV livres Item une petite caisse remplie de drageoirs et autres pièces de fayance prisée trois livres, cy.III livres Item deux chenets, une pelle, une pincette, une paire de tenailles de fer poly, prisé ensemble la somme de trois livres, cy.III livres Item une grille, une pelle, une pincette, une tenaille, gamyes de leurs pommes argentées, prisé le tout ensemble la somme de quatre livres, cy.IIII livres Item deux miroirs carrez de dix poulces de glace ou environ, garnis d'une petite bordure de glace, prisez douze livres, cy.XII livres Item dix huit pots et bouteilles de verre fin, prisez ensemble quarante sols, cy.XL S.Item un matelat remply de laine couvert de futaine rayée, deux couvertures de laine blanche, deux autres mathelas, trois traversins de coutil remply de plumes, lesdits deux matelas couverts de toille à carreaux bleue et blanche, prisé et estimé le tout ensemble la somme de vingt livres, cy.XX livres Item quatre morceaux de tapisserie façon de point de Hongrie, contenant neuf aulnes ou environ, prisée la somme de douze livres, cy .XII livres Item neuf morceaux de tapisserie de bergame contenant vingt aulnes ou environ de cours, prisez ensemble la somme de quinze livres, cy.XV livres Item une fontaine de cuivre rouge garnye de son couvercle et robinet avec son pied de bois de chesne, prisée et estimée la somme de huit livres, cy.VIII livres Item une marmite et son couvercle, une cuvette, une tourtière et son couvercle, deux casserolles de cuivre rouge, prisé ensemble la somme de quinze livres, cy.XV livres Item une paire de chenets de cuisine, trois broches, une leschefritte, prisé ensemble trente sols, cy.XXX S.Item deux chauderons et un poeslons de cuivre jaulne, prisé trente sob, cy.XXX S.Item table posée sur son pied, garnie d'un tirroir et deux guéridons de bois de noyer, prisé quatre livres, cy.IIII livres Item trois bois de lits garnis de ses tringles de bob et de fer, prisez et estimez la somme de quatre livres, cy.IIII livres Item une armoire de bois de noyer prisée cent sob.cv.C S. DE JEAN TALON 59 Item trois morceaux de tapisserie de brocatelle de la porte de Paris, contenant dix aulnes ou environ de cours, prisez comme tels quels la somme de quatre livres, cy.HH livres Item en plats et autres ustanciles d'estain sonnant la quantité de (en blanc), prisé à raison de neuf sols la livres, revenant le tout ensemble audit pris à la somme de (en blanc) Item plusieurs chalis tables et planches de bois blanc prisé et estimé le tout ensemble la somme de trois livres, cy.III livres Item huit draps de toille jaulne pour les domestiques prisez ensemble la somme de huit livres, cy.VIII livres Item quatorze draps de toille blanche partie desquels sont estimez, prisez ensemble trente cinq livres, cy.XXXV livres Item quatorze serviettes et deux nappes de petite Venise, prisé douze livres, cy.XII livres Item douze serviettes, six nappes de toille ouvrée et une taye d'oreiller, trois petites serviettes de toille neuve, prisé et estimé le tout ensemble la somme de dix livres, cy.X livres Item dix serviette et une nappe damassées prisées et estimées ensemble la somme de six livres, cy .VI livres Item quatorze serviettes et deux nappes de petite Venise prisées ensemble la somme de dix livres, cy .X livres Dans une autre chambre à costé : Item une couche à haults pilliers garnie de son enfonçure, deux matelas de futaine, un traversin de coutil remply de plume, une couverture de laine blanche, une autre de toille peinte, le tout dudit Ut en housse de brocatelle de la porte de Paris, prisé avec deux fauteuils couverts de toille la somme de vingt livres, cy.XX livres Dans une autre chambre au troisiesme estage ayant veue sur la petite court: Item une paire de chenets, un trépied, une lesche fritte un gril, une tenaille, une poésie à frire, une pelle, une pincette, un pied d'escran et une autre paire de chenets, le tout de fer, prisé trois livres, cy.III livres Item un tournebroche et une broche prisez ensemble avec deux hartières trente sols, cy.XXX S.Item un tas de vieils harnois de carrosse, prisé trois livres, cy.III livres Item trois tables de bois de sapin, quatre chaises de bois blanc, un lit de sangle, deux couchettes, une paillasse, un matelas remply de bourre et une couverture, prisé le tout ensemble tel quel la somme de trois livres, cy.M livres 60 INVENTAIRE DES SIENS Item deux matelas remplis de laine couverts de futaine et toille rayée, une petite housse de serge verte et un traversin de coutil remply de plume, prisé quinze livres, cy.XV livres Item deux morceaux de tapisserie de bergame prisez trente sols, cy.XXX S.Item deux sièges ployans couverts de moquette, deux chaises couvertes de tapisserie de point de Hongrie, une chaise de commodité couverte de brocatelle verte et une table carrée de bois de noyer, prisé ensemble trois livres, cy.HI livres Dans la chambre du sieur Harnoux : Item un petit Ut de sangle g amy d'un matelas, un traversin et une couverture de laine blanche, prisé trois livres, cy.IH livres Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les meubles cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement desdites parties susnommées esdits noms et a promis de les représenter quand et qui il apartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à ce jourdliui deux heures de rellevée et ont signé.G.LE DUC L.INESE GERBAIS./.M.LAGUIDE.DELAHAYE BAUDOT G.TALON (les notaires) Dudit jour samedy dix huitiesme jour dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze deux heures de rellevée en continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdites parties susmentionnées esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit : Dans l'antichambre dudit deffunt ayant veue sur ladite rue : Item cinq morceaux de tapisserie de Brocatelle à fleurs contenant douze aulnes ou environ de cours, prisée comme telle quelle la somme de dix livres, cy.X livres Item une grande table ovale de bois de sapin et un grand coffre de bahut rond prisé ensemble comme tel quel dix sols, cy.X S.Dans la chambre dudit feu sieur Talon, au secon estage ayant veue sur la court: Item une paire de chenets, pelle, pincette et un soufflet, prisé ensemble trente sols, cy.XXX S.Item un bureau de bois de noyer couvert d'un tapis de serge verte prisé la somme de quatre livres, cy.IIII livres DE JEAN TALON 61 Item une chaise percée couverte de brocatelle prisée avec un rideau de brocatelle et un pauvillon de serge jaulne trois livres, cy.III livres Item deux chaises de paille, un siège ployant couvert de moquette, prisé ensemble comme tel quel, quinze sols, cy.XV S.Item quatre feuilles de paravans de toille peinte, prisez quinze livres, cy.XV livres Item une couche à haults pilliers de bois de noyer garnie de son enfonçure, sommier de crain, deux matelas remplis de laine, un traversin de coutil remply de plume, une couverture de laine blanche, une autre piquée, le tout dudit ht garny d'une housse de serge d'aumalle verte gamye autour d'une frange fausse, prisé ensemble la somme de quarante livres, cy.XL livres Item deux petits miroirs de toillett octogone garnis d'une petite bordure de cuivre doré, prisez ensemble quatre livres, cy.IIII livres Item un Christe d'yvoire posée sur sa croix de bois de violette sur un fond de velours noir gamye de sa bordure dorée, un tableau de tapisserie à resguille sans bordure, un autre estampe de la Vierge avec le petit Jésus gamy de sa bordure dorée, prisé ensemble dix livres, cy.X livres Item un estampe représentant le Roy, un autre estampe représentant le Roy d'Angleterre, deux autres petits estampes, prisé ensemble avec une carte du Royaume d'Angleterre, prisé ensemble la somme de trois livres, cy.III livres Item un tableau peints sur toille représentant un paysage, un autre représentant une mer agitée, aussy peinte sur toille, un autre d'architecture en mignature garnis de leurs bordures dorées, prisé ensemble la somme de six livres, cy.VI livres Item une portière de serge verte garnie de frange fausse, prisée vingt sols, cy.XX S.Item Atelas en douze volumes in folio relié en parchemin avec les cartes, prisé et estimé la somme de trente livres, cy.XXX livres Dans un petit cabinet à costé de ladite chambre : Item un tableau long représentant une ville et un port de mer, un autre représentant un port de mer avec un ambrasement, un autre petit représentant une chute d'eau, un autre représentant un paysage, un autre représentant une bergère et un autre représentant des fruits, tous peints sur toille sans bordure, prisez ensemble la somme de dix livres, cy.X livres Item un grand tableau sans bordure ny chassis représentant un miracle de Nostre Seigneur et un plafond d'ornement peinte sur toille, prisé ensemble huit livres, cy.VIII livres 02 INVENTAIRE DES BIENS Dans un peut cabinet à costé Item Item douze petits tableaux carrez peints sur toille representans des sujets de methamorphose et bataille sans bordure, prisez ensemble vingt cinq livres, cy.XXV livres Item une armoire à deux volets gamye de fil d'archal de bois noircy, prisée cent sols, cy.G S.Item deux coffres en forme de malle prisé quarante sols, cy .XL S.Item un four avec son couvercle de cuivre rouge, prisé quatre livres, cy.IIII livres Item deux petites cassettes couvertes de cuir et un guéridon, prisé le tout ensemble trente sols, cy.XXX S.Item une couverture de laine blanche prisée quarante sols, cy.XL S.Item un tour de Ut dont les rideaux et bonnes graces sont de cameleau d'IIolande et les dessous de camelau de Paris, prisé quinze Uvres, cy.XV Uvres Item un justeaucorps en drap rayé couleur de caffé, une veste et une culotte de droguet rayé, lesdits justeaucorps et veste brodez d'or, prisez ensemble la somme de cinquante Uvres, cy.L Uvres Item douze serviettes et une nappe damacé prisé ensemble douze Uvres, cy.XII Uvres Item un manteau de drap d'ecarlatte doublé de velour couleur de feu, prisé quatre vingt Uvres, cy.IIEMivres Item une culotte de drap ecarlatte, une autre de drap d'Angleterre brun, une autre de brocard broché d'or, un justeaucorps brodé d'or, une veste de drap d'ecarlatte à rayes noires brodé d'or et un justeaucorps de drap ecarlatte, prisé le tout ensemble la somme de chiquante Uvres, cy.L Uvres Item une paire de bas drappé, une paire de bas de fil, une paire de gans à frange de soye et d'or, prisé ensemble cent sols, cy.C S.Item une chemise de toille de Hollande gamye d'une danteUe de Maline par les manche, prisé quatre Uvres, cy.IIII Uvres Item un cabaret de la Chine avec huit tasse à caffé de terre grise et une bois te à sucre de verre emaillé, prisé quatre Uvres, cy____IIII Uvres Item une valize de cuire prisée trente sob, cy.XXX S.Item un coquemare avec son couvercle de cuivre ronce, nrisa nuarante DE JEAN TALON Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les meubles et autres choses cy dessus inventoriées ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement des autres parties esdits noms et a promis les représenter quand et à qu'il apartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à lundy prochain huit heures du matin, et par ces présentes ledit sieur Inesse donne pouvoir audit sieur Gerbais de pour luy audit nom de l'un des exécuteurs du testament dudit feu sieur Talon assister à la continuation dudit present inventaire jusques à l'entière perfection d'iceluy et faire à ce sujet toutes protestations, dires, requisitions, et prester tous consentemens que ledit sieur Gerbais jugera nécessaires, et à l'instant du consentement desdites parties esdits noms ladite dame Talon a présentement payé audit Charles François Turu pour ce present qui d'elle confesse avoir receu la somme de cent quarante livres en louis d'or ayant cours, sur et en deduction de ce qui pretend luy estre deub par la succession dudit feu sieur Talon, tant pour gages et legs qu'autrement, ladite somme ainsy payée par ladite dame Talon de celle de deux mil huit cens livres qui luy fut mise es mains lors de l'apposition desdits scellez et dont elle se chargea lors par le procès verbal dudit sieur commissaire/ pour qui tances, et ont signé./.GERBAIS L.INESE/.G.LEDUC M.LAGUIDE DELAHAYE G.TALON.BAUDOT.TURU.(les notaires) Du lundy vingtiesme jour dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze huit heures du matin en continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence dudit sieur Gerbais tant pour luy que pour ledit sieur Inese, duquel il est fondé de pouvoir porté par la closture de la dernière vaccation et aussy à la requeste des autres parties susnommées esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit : Dans une chambre ensuite de celle dudit sieur Talon audit second estage ayant veue sur la basse court: Item une chemise à l'usage dudit deffunt, une toillette garnie d'une dantelle de Dieppe, une cravatte de mousseline, une serviette de toille blanche, prisé et estimé letout ensemble la somme de trois livres, cy.III livres Item une toillette de brocard à fleurs, un es cuit apliqués gamy d'une dantelle d'argent, une paire de gans garnie d'une frange d'or et trois petits rideaux de taffetas aure (sic), prisez ensemble la somme de dix livres, cy.X livres Item un petit coffre de bois de la Chine en dosme prisé et estimé la somme de quatre livres, cy.IHI livres 64 INVENTAIRE DES BIENS Item un tableau peints sur bois représentant une dessente de croix gamy de sa bordure dorée, prisé ensemble la somme de trois livres, cy.III livres Item deux petites tableaux peints sur veslin garnis de leurs bordures scultées et dorées, prisez ensemble la somme de quatre livres, cy.IIII livres Item un autre tableau en mignature gamy de sa bordure scultée et dorée représentant un chasteau, prisé quatre livres, cy.IIII livres Item un autre tableau peints sur toille sans bordure, représentant Saint Jean tenant son agneau, un autre peints sur toille aussy sans bordure, représentant le portrait d'un homme, un autre peints sur bois représentant Saint Christophe portant Nostre Seigneur, un autre peints sur bois, représentant un docteur, deux autres representans deux testes, prisé et estimé le tout ensemble la somme de quatre livres, cy.IIII Uvres Item dix petits tableaux en mignature peints sur bois et sur veslin sans bordures, prisez ensemble la somme de trois Uvres, cy.III Uvres Item un tableau peints sur bois représentant une nativité gamy de sa bordure de bois doré avec deux petits vollets, servons de fermeture audit tableau, prisé quarante sols, cy.XL S.Item un autre tableau peints sur toille représentant une nativité, un autre peints sur toille représentant une Vierge priant garnis de leurs bordures de bois noircy, prisez ensemble vingt sols, cy.XX S.Item cinq bordures de tableaux dont trois dorées et deux unies prisées ensemble vingt sols, cy.XX S.Item un tableau peints sur toille représentant une feste, un autre représentant un Roy à la teste de ses trouppes, un autre exquie représentant une bataille, un autre représentant une bataille avec une chute d'eau, un autre représentant une bataille, un paysage peints sur bois cassé par le milieu, un autre représentant une vierge entourée de fleurs et de fruits, un autre tableau représentant les peines d'enfer, un autre représentant des nuditez, prisé le tout ensemble comme tels quels, la somme de six livres, cy.VI Uvres Item douze petits tableaux de mignature représentant des paysages, prisez ensemble la somme de quatre Uvres, cy.IIII // Item huit petites boistes et petits cofferests, prisez ensemble comme tels quels trente sols, cy.XXX S.Item deux sabres dont un gamy de son foureau de chagrin, prisez ensemble quarante sols, cy____.XL S.Item une pièce de tapisserie à personnage représentant Nostre Seigneur DE JEAN TALON 65 portant sa croix, contenant un aulne de cours sur deux aulnes et un tiers de hault, prisé dix livres, cy.X // Dans un gardemeuble au second estage ayant vue sur ladite rue du Bac : Item une robbe de chambre de satin de la Chine doublée d'un taffetas couleur de feu, prisée et estimée la somme de vingt livres, cy.XX livres Item une paire de pantoufle de velour vert garnie d'un galon d'or faux, un estuit à peignes de damas vert garny d'un petit galon d'or fin, une toilette de pareil damas vert, une boiste à poudre, deux brosses garnies de pareil damas avec un sac de cuir couvert de serge verte et une toillette de toille garnye de dantelle d'Angleterre, prisé le tout ensemble avec un peignoir gamy de dantelle du Havre, la somme de dix livres, cy.X livres Item un couverture de satin blanc doublée de taffetas rouge piquée, prisée dix livres, cy.X livres Item un manteau de drap d'Angleterre gamy un petit gallon d'or, prisé vingt livres, cy.XX livres Item un justeaucorps de drap couleur de caffé gamy d'une broderie d'or, deux autres justeaucorps garnis de boutonnières et boutons d'or filé, prisé le tout ensemble la somme de trente livres, cy.XXX livres Item une veste et une culotte de drap couleur de caffé doublé de taffetas rouge garnye de gallons d'or et une culotte de drap rayé prisée vingt livres, cy.XX livres Item un justeaucorps, une veste et une culotte de drap noir prisé ensemble la somme de huit livres, cy.VHI livres Item une camisolle de toille doublée de peaux de lièvres et une paire de bas blanc des tame prisé ensemble trente sols, cy____.XXX S.Item un justeaucorps de velour noir doublé d'un taffetas de la mesme couleur brodé d'or, une veste satin de la mesme couleur aussy brodée d'or, prisé ensemble la somme de cinquante livres, cy.L.livres Item un justeaucorps, une culotte de brocard d'or et une veste de velour à fleurs, prisé ensemble la somme de soixante livres, cy.LX livres Item un justeaucorps de droguet rayé gamy de boutonnières et boutons d'argent, une veste de moire verte à fleurs d'or et argent, prisé ensemble vingt livres, cy.XX livres Item un justeaucorps et une culotte de drap couleur de caffé brodé d'or, sur lequel justeaucorps est appliqué un Saint Esprit, prisé ensemble quarante livres, cy.XL livres Item deux justeaucorps brodez de soye sur l'un desquels il y a un Saint Esprit d'argent, prisé six livres, cy.VI livres INVENTAIRE DES BIENS Item un justeaucorps de drap brodé d'or doublé, doublé d'un taffetas gris, une culotte de drap de pareille couleur, une veste de taffetas aussy de pareille couleur et brodée d'or, prisé le tout ensemble la somme de trente livres, cy.XXX livres Item un autre justeaucorps et une culotte de drap rayé gamye d'une broderie d'argent, prisé vingt livres, cy.XX Uvres Item une veste de taffetas jaulne brodée d'argent prisée cent sols, cy.CS.Item un manteau de drap noir brodé de soye aussy noire, une ringrave d'estoffe brochée gamye de cheniUe avec des rubans aurore, deux haults de chausses et un pourpoint de taffetas noir, et un autre pourpoint de drap de la mesme couleur, prisé et estimé le tout ensemble comme fort antique la somme de dix Uvres, cy.X Uvres Item une chasuble et une dalmatique de velour noir, deux estoUes et deux manipuUes, une boiste à mette (sic.) le pain et une autre chasuble de damas blanc, prisé avec un missel romain couvert de maroquin noir, prisé le tout ensemble la somme de dix Uvres, cy.X Uvres Item une pièce d'estoffe de tripe jaulne contenant dix aulnes, prisée la somme de quinze Uvres, cy.XV Uvres Item un paquet de toille peinte, composé d'un fond de Ut et d'autres morceaux de toille peinte indienne dont on ne sçait point l'usage, prisé ensemble la somme de trois Uvres, cy.III livres Item un petit Ut de repos de petit point, prisé la somme de trois Uvres, cy.III Uvres Déclare ledit sieur Cerbais qu'il vient présentement de recevoir dudit sieur Amonio la somme de sept cens Uvres pour le prix de la vente qui luy a esté faite de deux chevaux par ladite dame Talon, dont ledit sieur Gerbais luy a donné quitance qui ne servira avec la présente declaration que d'un seul acquit, et a signé // GERBAIS ./.Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les meubles et autres choses cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement des autres parties esdits noms et a promis de les représenter quant et à qui il apartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à ce jourd'huy deux heures de reUevée, et ont signé : M.LAGUIDE GERBAIS ./.G.LEDUC RAUDOT DELAHAYE (les notaires) DE JEAN TALON 67 Dudit jour lundy vingtiesme dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze deux heures de rellevée continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence dudit sieur Gerbais et autres parties susnommées esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit: Dans ledit gardemeuble Item une pièce de toille de Hollande d'une aulne de large contenant vingt cinq aulnes, prisé à raison de trente sols l'aulne revenant audit prix à la somme de trente sept livres dix sols, cy.XXXVII livres X S.Item une autre pièce de toille de Laval de demie aulne de large contenant vingt deux aulnes, prisé à raison de dix sols l'aulne revenant audit prix à la somme de unze livres, cy.XI livres Item une autre pièce de toille de Laval d'une aulne de large contenant vingt aulnes, prisé à raison de vingt sols l'aulne revenant audit prix à la somme de vingt livres, cy.XX livres Item une pièce de toille damassé de demie aulne de large contenant quatorze aulne, prisé à raison de vingt sols l'aulne revenant audit prix à la somme de quatorze livres, cy.XIV livres (XIIII) Item une pièce de douze aulne damassée; de deux aulnes et demie de large, prisée l'aulne trois livres, revenant audit prix à la somme de trente six livres, cy.XXXVI livres Item seize aulnes de grosse dantelle de Dieppe, prisé à raison de vingt sols l'aulne revenant audit prix à la somme de seize livres, cy.XVI livres Item seize aulnes de dantelle d'Angleterre, prisé à raison de trois livres l'aune revenant audit prix à la somme de quarante huit livres, cy.XLVIIII livres Item quatre aulnes et demie de point de France, prisé ensemble cent solx, cy.C S.Item un paquet de duns de Dannemarc prisé et estimé la somme de dix livres, cy.X livres Item une aube de toille garnie d'une vielle dantelle par le bas, prisée quatre livres, cy.IIII livres Item une couverture de toille brodée des Indes, prisée et estimée la somme de trente livres, cy.XXX livres Item un grand tapis de petit point doublé d'une toille aurore, prisé et estimé quarante livres, cy.XL livres Item une paire de gans à frange d'argent, une escharpe de taffetas blanc garnie par les bouts d'une dantelle d'or et d'argent, avec de la frange autour, prisé le tout ensemble vingt livres, cy.XX INVENTAIRE DES BIENS Item une veste de velour noir garnie de gallons d'or, prisée vingt livres, cy.\u2022.\u2022 \u2022 \u2022 XX livres Item un justeaucorps de drap noir, un autre justeaucorps de moire noire garnis de boutons et boutonnières d'or fille, une culotte de pareille estoffe, une veste de taffetas noir brodée d'or, prisé ensemble dix livres, cy.X livres Item un brandebourg de drap rouge garnie de boutonnières d'argent piquée de vers, prisée six livres, cy.VI livres Item un justeaucorps de ras de castor et une culotte de pareil ras de castor et une veste de taffetas, le tout gris blanc à fleurs d'or, prisé ensemble quinze livres, cy.XV livres Item un paquet de quarante un, un autre paquet de cinquante six, un autre de cinquante et une autre paquet de soixante unze marte, prisé et estimé ensemble cent cinquante livres, cy.CL livres Item deux morceaux de queues assemblez, prisez six livres, cy.VI livres Item cinq paquets de queues de martes, prisez dix livres, cy.X livres Item trois pièces de tapisserie de verdure de Flandres contenans huit aulnes ou environ de cour sur une aulne et demy ou environ de hault, prisez ensemble la somme de quatre vingt livres, cy.IHI™ livres Item quatre pièces de tapisserie de verdure de Flandres contenans huit aulne ou environ de cours sur une aulne et demie de hault, prisez et estimez ensemble la somme de quatre vingt livres, cy.IIII11 livres Item six pièces de tapisserie de Flandres à personnage, de dix-neuf à vingt aulnes de cours sur deux aulne et demie de hault, représentant les mettamorphoses d'Ovide, prisées ensemble la somme de quinze cens livres, cy.XVe livres Item sept morceaux de cuir doré pour faire une tanture, prisez trente livres, cy.XXX livres Item une tanture de tapisserie de cuir doré de Flandre à fond gris de lain prisée la somme de cent cinquante livres, cy.CL livres Item une quaisse remplye de plusieurs annimaux estranges et coquillage, prisée la somme de vingt Uvres, cy.XX Uvres Item quatre feuilles de paravans de cuir doré non montées, prisées ensemble la somme de douze Uvres, cy.XII Uvres Item sept pièces de tapisserie représentant un manège contenant trente trois aulnes de cours sur trois aulnes de hault, prisées et estimées ensemble la somme de trois mil Uvres, cy.IIP» Uvres Item une tanture de tapisserie de Flandres à personnages contenant cinq DE JEAN TALON 69 pièces de vingt aulnes ou environ sur trois aulnes ou environ de hault prisé la somme de mil livres, cy.m livres Item une tanture de tapisserie de Flandres à personnages contenant cinq pièces de vingt aulnes ou environ sur trois aulnes ou environ de hault prisé la somme de mil Uvres, cy.m Uvres Item un coffre remply de plusieurs peaux et autres curiosité de Canada, prisé vingt Uvres, cy.XX Uvres Item un coffre à moitié remply de plumes de diverses couleurs pour faire des egrettes de Uts, prisé la somme de six Uvres, cy.VI Uvres Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les meubles et autres choses cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement des autres parties susnommées esdits noms et a promis de les représenter quand et à qui il apartiendra et l'assignation continuée pour la confection du present inventaire à mercredy prochain huit heures du matin, et par es dites présentes ledit sieur Inesse pour ce present donne audit sieur Gerbais pareil pouvoir que celuy porté par la vaccation de samedy dernier de rellevée et ont signé : GERBAIS INESE G.LEDUC.M.LAGUIDE.RAUDOT.DELAHAYE G.TALON Ces notaires) Du mercredy vingt deuxiesme jour dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze, huit heures du matin, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire, à la requeste et presence dudit sieur Gerbais tant pour luy que pour ledit sieur Inese duquel il est fondé de pouvoir porté par la closture de la précédente vacation et de celle de samedy dernier déclarée, et des autres parties susnommées esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit : Dans ledit gardemeuble : Item quatre morceaux de tapisserie de gros de Tours garnis de bandes de brocard à fleurs d'or contenans dix aulnes ou environ de cours sur deux aulnes de hault, trois pantes, deux bonnes grâces, deux rideaux, trois sousbassemens, deux cantonnières, un dossier, une courtepointe, un fond de Ut, dix fonds et dix dossiers aussy de gros de Tours garnis de bandes d'or, prisé le tout ensemble la somme de huit cens Uvres, cy.VIIIe Uvres Item une armoire à deux volets de bois de noyer fermant à clef, un coffre fort de bois de chesne, deux coffres à poule et deux autres couvert de cuir noir, prisé et estimé le tout ensemble la somme de dix Uvres, .cy.X Uvres Item dix huit tableaux peints sur toille sans bordure, representans divers sujets, prisez et estimez ensemble la somme de vingt Uvres, cy.XX Uvres Item deux toille peintes dont l'une représente une nativité et l'autre un 70 INVENTAIRE DES BIENS plafond d'omemens, prisées ensemble la somme de six livres, cy VI livres Item six mousquets à rouets, et trois albardes, le tout vieux et fort antique, prisé ensemble trente sols, cy.\u2022 XXX S Dans un grenier au dessus dudit gardemeubles : Item six vieux coffres de bahut carré couverts de peau à poil et cuir noir, prisé comme tels quels vingt sols, cy.XX S Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les meubles cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui sen est chargée du \"consentement dud.sieur Gerbais audit nom tant pour luy que pour ledit sieur Inese et des autres parties susnommées esdits noms et a promis le tout représenter quand et à qui il appartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire ce jourdTiuy deux heures de rellevée, et ont signé : G.LEDUC G.TALON RAUDOT M.LAGUIDE DELAHAYE (les notaires) Dudit jour vingt deuxsiesme décembre audit an mil six cens quatre vingt quatorze deux heures de rellevée, lesdits notaires soussignez s'estant transportez en la maison dudit feu sieur Talon à l'effet de procéder à la continuation dudit present inventaire, ils ont trouvé en ladite maison lesdits sieurs Gerbais, Raudot, damoiselle TALON et dame Perrot, Et es tans prests de procéder à la continuation dudit inventaire seroient survenues quelques contestations à l'occasion desquelles ledit sieur Gerbais a déclaré qu'il ne veult plus s'immisser en ladite execution testamentaire et qu'il entend s'en désister et s'est à l'instant retiré sans avoir voulu signer de ce interpellé, Et atendu ce que dessus a esté surcis à la continuation dudit present inventaire jusques à ce que ledit sieur Gerbais et ledit sieur Inese se soient désistez par escrit de ladite execution testamentaire après quoy lesdits sieur Raudot damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms conviendront entr'eux de l'assignation pour la continuation dudit present inventaire et ont signé après qu'il a esté vacqué à ce que dessus jusques à six heures sonnées : G.LEDUC M.LAGUIDE G.TALON RAUDOT DELAHAYE (les notaires) Du mercredy vingt neufviesme jour dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze, huit heures du matin, à la requeste et presence dudit sieur Jean François Talon, de la dite damoiselle Talon et de ladite dame Perrot es noms et qualitez portez en rintitulation dudit present inventaire, sans aucune revocation de ladite procuration passée par ledit sieur Talon audit sieur Raudot, laquelle demeure en sa force DE JEAN TALON 71 et vertu et aura son effet en l'absence dudit sieur Talon, en consequence du désistement de ladite execution testamentaire fait par lesdits sieurs Cerbais et Inese par actes receu par Couvreur et Henry l'un des notaires soussignez le vingt troisiesme jour dudit present mois de décembre et suivant l'assignation verballe prise entre lesdites parties comparantes esdits noms, a esté par les notaires susdits et soussignez procédé à la continuation dudit present inventaire, ainsy qu'il ensuit, après que ledit sieur Talon a déclaré qu'il se charge de l'exécution du testament dudit feu sieur Talon, son oncle, aux protestations respectives desdites parties susnommées esdits noms portées au procès verbal dudit sieur commissaire, et ont signé./.M.LAGUIDE G.LEDUC G.TALON TALON (les notaires) Ensuit la vaisselle d'argent : Item quatre bassins ronds, un grand plat, deux petits plats, vingt deux assiettes, neuf cuillères et douze fourchettes, le tout d'argent poinçon de Paris marqué et contremarque, poisant ensemble cent neuf marcs quatre onces, prisé à raison de trente Uvres le marc à sa juste valeur et sans criie; revenant ensemble audit prix à la somme de trois mil deux cens quatre vingt cinq Uvres, cy.IIImIIcIIIIIXV Uvres Item trois grands plats, deux petits plats, deux assiettes à plat et vingt six assiettes, le tout d'argent de Paris non contremarque, poisant ensemble quatre vingt dix marcs sept onces, prisé à raison de vingt neuf Uvres dix sols le marc à sa juste valeur et sans crue, revenant ensemble audit prix à la somme de deux mil six cens quatre vingt Uvres seize sols trois deniers, cy.IIm VI« IIII\" Uv.XVI S.III d.Item deux flacons, deux flambeaux, six chandeUers, un bougeoir, quatre porte assiettes, deux succriers, un vinaigrier, un coquemar à barbe, une chocolatière, une escritoire avec son comet, une mouchette et son estuit, une salUère carrée, un cracheoir, une escuelles couverte, quatre souscoupes, trois eguières, une bassinoire, un bassin à barbe, une grande salUère à branches, deux autres flambeaux, deux autres chandeUers, un vinaigrier, deux sallières rondes, une pinte, une chopine et deux pots de chambre, le tout d'argent poinçon de Paris, poisant ensemble cent vingt deux marcs quatre onces, prisé à raison de vingt neuf Uvres dix sols le marc à sa juste valleur et sans crue, revenant ensemble audit prix à la somme de trois mil cinq cens cinquante deux Uvres quinze sols, cy.IU.\" Ve LII Uvres XV S.Item vint une assiettes, deux souscouppes, trois gobelets couverts, une grande cuilUere, sept cuillères, deux fourchettes, deux grilles de rechaux, un moutardier avec sa cuillère, six gobelets l'un dans l'autre, deux sallières, une éguière, six fourchettes, des boutons et plusieurs morceaux rompus, le tout d'argent estranger pesant ensemble soixante quatre marcs quatre onces, prisé à raison de vingt quatre Uvres le marc à sa juste valleur et 72 INVENTAIRE DES BIENS sans crue, revenant ensemble audit prix à la somme de quinze cens quarante huit livres, cy.XVe XLVHI livres Item un grand bassin rond vermeil doré, une tasse couverte, deux gondolles, cent jettons, et douze petites cuillères à caffé, le tout d'argent poinçon de Paris, poisant ensemble vingt sept marcs sept onces quatre gros, prisé à raison de trente livres le marc à sa juste valleur et sans crue, revenant ensemble audit prix à la somme de huit cens trente huit livres deux sols six deniers, cy.VDP XXXVIII 1.II s.VI d.Item dix huit manches de couteaux d'argent de Paris, poisant ensemble trois marcs quatre onces, prisé à raison de vingt neuf livres dix sols le marc à sa juste valleur et sans crue, revenant ensemble audit prix à la somme de cent trois livres cinq sols, cy.CHI livres V S.Item deux sallières d'argent de province poisant ensemble quatre marcs cinq onces, prisé à raison de vingt huit livres le marc à sa juste valleur et sans crue, revenant ensemble audit prix à la somme de cent vingt neuf livres dix sols, cy.CXXVIIII livres X S.Item une bague d'or emaillé en laquelle sont enchâssez sept diamens fins dont un moyen dans le milieu, prisé la somme de cent livres, cy.C livres Dans la chambre des domestiques par bas ayant veue sur la rue : Item deux couchettes de bois de hestre sur chacune desquelles est une paillasse, un matelat remply de bourlanisse, un traversin de coutil plin de plumes, et à l'un deux une couverture de laine blanche, prisez ensemble la somme de quinze livres, cy.XV livres Item un petit portrait de femme en mignature dans une boiste d'email bleue, bordée d'un petit fillet d'or fin, ladite boiste garnie pardessus de petits rubis et petits diamens fins, prisé quarante livres, cy.XL livres Item deux tables de brasselets, l'une garnye d'une theopase, l'autre d'un ametiste, autour de chacune desquelles sont vingt quatre petits diamens fins, prisées ensemble la somme de vingt cinq livres, cy.XXV livres Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les meubles et autres choses inventoriez tant en la présente vacation qu'en précédentes vacations du present inventaire ont esté laissez en la garde et possession audit sieur Talon qui s'en est chargé du consentement desdites demoiselle Talon et dame Perrot et en descharge ladite Talon sa mère et a promis le tout représenter quand et à qui il appartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire aujourd'huy deux heures de relevée et ont signé : G.LEDUC G.TALON M.LAGUIDE TALON DELAHAYE (les notaires) DE JEAN TALON 73 Dudit jour vingt neufviesme dudit mois de décembre 1694, deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoi-selle Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit ./.Ensuivent les deniers comptans trouvez dans le coffre fort estant dans ledit gardemeubles : Dans une bource de taffetas verd brodée d'or et d'argent se sont trouvez : Item cent cinquante trois louis d'or neufs à quatorze Uvres montans ensemble à la somme de deux mil cent quarante deux Uvres, cy.IIm CXLII Uvres Item un escus neuf et deux pièces de quatre sols faisant ensemble la somme de quatre Uvres, cy.IIII Uvres Dans un petit sac de toille se sont trouvez deux cens quatorze louis d'or neuf à quatorze Uvres montants ensemble à la somme de deux mil neuf cens quatre vingt seize Uvres, cy.,Hm IXe IIII™ XVI Uvres Item un escus neuf et deux pièces de quatre sols faisant ensemble la somme de quatre Uvres, cy.IIII Uvres Dans lequel sac s'est trouvé avec lesdits deux cens quatorze louis d'or, ledit escus et les dites deux pièces de quatre sols, un billet escrit et signé dudit feu sieur Talon, datte du cinquiesme octobre dernier, dont la teneur ensuit, (au cas que Dieu dispose de moy dans le voyage que je vais faire à Marmont, je declare à mes héritiers et à tous autres qu'il apartiendra que je desire et veux que les mil escus que ce sac enferme soient remis à l'ordre de Madame de Maintenon pour estre employez au soulagement des pauvres Anglois et Irlandois réfugiez en France), lequel billet à la requisition des parties est demeuré annexé à ces présentes après avoir esté paraphé ne varietur desdites parties et des notaires soussignez.Ensuivent les titres, papiers et enseignemens : Premièrement la grosse en parchemin d'un contract passé pardevant Lequin et FiUoque, notaires au Chastelet de Paris, le vingt septiesme octobre mil six cens quatre vingt quatre entre ledit feu sieur Talon et Messire Joseph Guillaume, seigneur de la VieuviUe, conseiller au Parlement, comme procureur fondé de procuration de Messire Jean Louis Bergeret advocat general au Parlement de Mets par lequel ledit feu sieur Talon a vendu audit sieur Bergeret lEstat et charge de secretaire ordinaire du Cabinet du Roy dont il estoit lors pourveu et jouissant, moyennant la somme de deux cens treize mil livres, en deduction de laquelle ledit feu sieur Talon en auroit lors receu comptant dudit sieur Bergeret et de ses deniers par les mains dudit sieur de la VieuviUe, la somme de cent vingt mil Uvres, et les quatre vingt treize mil Uvres res tans ledit sieur de la VieuviUe audit nom auroit promis les payer audit sieur Talon dans un an 74 INVENTAIRE DES BIENS et demy du jour dudit contract, sans prétendre de ladite somme par ledit sieur Talon aucuns interests atendu la reserve et jouissance faite au proffit dudit feu sieur Talon des gages, fruits et promts de ladite charge durant le mesme temps, avec stipulation que ledit sieur Bergeret pouvoit durant ledit temps de dix huit mois acquiter lesdits quatre vingt treize mil livres en quatre payemens égaux auquel cas d'acquittement à compter du jour de chacun d'eux ledit sieur Talon auroit promis audit sieur Bergeret luy faire part sur lesdits gages et promts de ce que chacun payement auroit pu produire d'interest à raison du dernier vingt pour le temps qui pouroit rester desdits dix huit mois, ensuite de laquelle grosse est transcrit l'acte de ratiffication faite dudit contract par ledit sieur Bergeret, passé pardevant Brisset, notaire à la suite de la Cour, present tesmoins, le vingt septièsme novembre audit an mil six cens quatre vingt quatre, dont l'original est annexé à la minute dudit contract inventorié.UN Item une liasse contenant douze pièces, \u2014 la première est la grosse en parchemin d'un autre contract passé pardevant Desnots et Henry, l'un des notaires soussignez, le quatriesme jour de may mil six cens quatre vingt douze, par lequel ledit feu sieur Talon a vendu sous le bon plaisir du Roy à Jean Quentin, escuyer premier barbier et valet de chambre de Sa Majesté, la charge de premier valet de garderobbe du Roy, dont ledit feu sieur Talon estoit lors pourveu et jouissant, moyennant la somme de cent quatre mil livres, en deduction de laquelle, et pour demeurer quite sur iceÛe par ledit sieur Quentin vers ledit sieur Talon, de la somme de trente six mil livres, iceluy sieur Quentin et dame Marie Angélique Madelaine Poisson, son épouse, ont ceddé et transporté avec promesse solidaire de garentir excepté des faits du Roy audit feu sieur Talon, deux mil livres de rente au denier dix huit à prendre sur les aydes et gabelles, montantes ensemble en principaux à pareille somme de trente six mil livres en quatre parties de cinq cens livre de rente chacune constituées audit sieur Quentin par Messieurs le Prévost des marchands et eschevins de cette ville de Paris par quatre contracts passez pardevant de Troyes et Nera, notaires au Chastelet de Paris, le vingtiesme novembre mil six cens quatre vingt trois, plus en deduction de ladite somme de cent quatre mil livres, et pour demeurer quite sur icelle par ledit sieur Quentin vers ledit sieur Talon de la somme de vingt quatre mil trois cens livres, lesdits sieur et dame Quentin ont ceddé et transporté avec promesse solidaire de garentir, fournir et faire valoir, même payer et continuer sans estre obligé à discution, audit feu sieur Talon douze cens treize livres dix sept sols neuf deniers de rente en quatre parties, la première de deux cens vingt cinq livres de rente rachetables de la somme de quatre mil cinq cens livres au denier vingt constituez par Pierre de Bellocq; valet de chambre ordinaire du Roy, par contract passé pardevant Le Vasseur et Simon Moufle, notaires à Paris, le vingt neufviesme aoust mil six cens soixante unze, au proffit de Edmé du Deffan, valet de garde-robbe du Roy, la deuxiesme de trois DE JEAN TALON 75 cens quatre vingt huit Uvres dix sept sols neuf deniers de rente rachetables de la somme de sept mil Uvres au denier dix huit, faisant moitié et restans à rachepter de sept cens soixante dix sept Uvres quinze sols six deniers de rente constituez par PhiUppes Sicault, escuyer sieur de La Noue, valet de chambre ordinaire du Roy et Messire Noël Herbereau, seigneur de Beauvais, premier valet de garderobbe du Roy soUdairement au proffit de noble homme Jean Poisson apoticaire et valet de chambre ordinaire du Roy, par contract passé pardevant Pain et Jean Le Vasseur, notaires à Paris, le dixiesme may mil six cens cinquante cinq, la troisiesme de cent Uvres de rente rachetables de la somme de dix huit cens Uvres au denier dix huit, constituez par Jean Bataille, sieur de Sainte Marguerite et Me Jacques Lagault, advocat en parlement, soUdairement au proffit dudit sieur Poisson, par contract passé pardevant Ogier et ledit Jean Le Vasseur, notaires, le dix huit décembre mil six cens soixante deux, et la quatriesme et dernière de cinq cens Uvres de rente rachetable de la somme de unze mil Uvres au denier vingt deux, constituez par les vendeurs de poisson de mer de cette ville de Paris au proffit dudit sieur Quintin, par escrit sous seing privé du vingtiesme décembre mil six cens quatre vingt huit reconnu par acte estant ensuite receu par Roussel et Desgranges notaires à Paris, le mesme jour, et à lesgard de la somme de quarante trois mil sept cens Uvres faisant le surplus dudit prix de cent quatre mil Uvres lesdits sieur et dame Quentin ont promis soUdairement les payer audit feu sieur Talon en quatre payemens égaux de dix mil neuf cens vingt cinq Uvres chacun d'année en année, dont le premier se feroit dans un an du jour dudit contract et les autres successivement d'année en année avec l'interest à compter du jour dudit contract, à raison du denier vingt qui diminuroit à proportion des payemens qui seraient faits sur ladite somme principaUe de quarante trois mil sept cens Uvres, en marge de laqueUe grosse est une mention du rachapt fait audit feu sieur Talon par Nicolas de Lamet, escuyer, conseiUer secretaire, desdites cent Uvres de rente qui estaient deus par lesdits sieurs Bataille et Lagault par quittance passée pardevant de Troyes et ledit Henry, notaires, le second avril 1693, et en fin de ladite grosse est une quitance passée pardevant lesdits Desnots et Henry, notaires, le neuf septembre dernier, par laqueUe ledit feu sieur Talon a receu desdits sieur et dame Quentin la somme de dix mil neuf cens vingt cinq Uvres pour le premier payement sur et en deduction de ladite somme de quarante trois mil sept cens Uvres de principal, restant du prix porté audit contract, et outre ledit sieur Talon a receu desdits sieur et dame Quentin les interests de ladite somme de dix mil neuf cens vingt cinq Uvres escheus depuis le quatriesme may dernier jusques audit jour neuf septembre dernier, les interests de ladite somme de quarante trois mil sept cens Uvres escheus du passé jusques audit jour quatre may dernier ayant esté cy devant payez audit sieur Talon par les dits sieur et dame Quentin \u2014 La deuxiesme sont les lettres de ratiffications obtenues sur ledit contract de vente en Chancellerie par ledit sieur Talon le vingt un dudit mois de 76 INVENTAIRE DES BIENS may mil six cens, quatre vingt douze, signées sur le reply par le Roy, Perrotin, et scellées du grand Sceau de cire jaulne sans aucunes oppositions \u2014 Les trois, quatre, cinq et sixiesme sont les grosses en parchemin des autre contracts de constitution desdites deux mil Uvres de rente sur les dites aydes et gabeUes de cinq cens Uvres de rente chacun, passez au proffit dudit sieur Quentin par lesdits sieurs prevost des marchands et eschevins pardevant lesdits de Troyes et Nera, notaires, ledit jour vingtiesme novembre mil six cens quatre vingt trois, mentionnez audit contract de vente \u2014 la septiesme est la grosse en parchemin dudit contract de constitution desdites deux cens vingt cinq Uvres de rente fait et passé par ledit sieur de Bellocq au proffit dudit sieur du Deffan pardevant lesdits Le Vasseur et Simon Moufle, notaire, le vingt-neufviesme aoust mil six cens soixante unze aussy mentionné audit contract de vente \u2014 la huitiesme est la grosse en parchemin d'un contract passé pardevant Dumée, notaire à la suite de la Cour, presens tesmoins, le vingt huit décembre mil six cens quatre vingt sept, par lequel ledit sieur du Deffan, tant en son nom que comme s'estant fait fort de damoiseUe Marguerite d'Auberon, sa femme, par laqueUe il a promis faire ratifier, a vendu et transporté avec promesse solidaire de garentir, fournir et faire valoir, mesme payer sans estre obUgé à discution audit sieur Quentin les dites deux cens vingt cinq Uvres de rente à prendre sur ledit sieur de Bellocq, ensuite de laqueUe grosse est l'acte de ratiffication dudit contract fait par ladite damoiseUe Marguerite d'Auberon, passé pardevant ledit Dumée notaire, presens tesmoins, le trenticsme juillet mil six cens quatre vingt unze \u2014 la neufviesme est la grosse en parchemin dudit contract de constitution desdites sept cens soixante dix sept Uvres quinze sols six deniers de rente fait et passé par lesdits sieurs Sicault et Herbereau soUdairement audit sieur Poisson, pardevant lesdits Pain et Jean Le Vasseur notaires, le dixiesme may mil six cens cinquante cinq, mentionné audit contract, en marge de laqueUe grosse est une qui tance passée pardevant de Beauvais et ledit Le Vasseur, notaires, le vingt sixiesme avril mil six cens cinquante six portant ni chap t de trois cens quatre vingt huit Uvres dix sept sols neuf deniers de rente faisant moitié desdites sept cens soixante dix sept Uvres quinze sols, ladite quitance donné par ledit sieur Poisson audit sieur Sicault -la dixiesme est l'expédition en papier d'un titre nouvel passé par Marc Sicault, escuyer sieur de La Noue, aussy valet de chambre du Roy, fils et héritier dudit sieur PhiUppes Sicault son père et dame Marie Guerineau sa femme, de ladite rente de trois cens quatre vingt huit Uvres dix sept sols neuf deniers de rente, pardevant François Crosnier, notaire à Angers, presens tesmoins, le vingt huitiesme juillet mil six cens soixante seize DE JEAN TALON 77 \u2014 La unziesme est un extrait d'un acte passé pardevant Ferret et Jean Le Vasseur, notaires, le cinquiesme juin mil six cens soixante seize estant en suite du contract de mariage desdits sieur et dame Quentin, passé pardevant lesdits notaires le troisiesme avril precedent, par lequel il paroist que ledit sieur Poisson et damoiselle Marie Baranjon sa femme ont pour les causes y portées ceddé et transporté entr'autres choses ausdits sieur et dame Quentin avec promesse solidaire et garentir, fournir et faire valoir lesdits trois cens quatre vingt huit livres dix sept sols neuf deniers de rente deus par lesdits sieur Sicault et Herbereau \u2014 Et la douzicsmc et dernière est la grosse en parchemin de l'acte de reconnoissance passé devant Roussel et Desgranges, notaires à Paris, le vingtiesme décembre mil six cens quatre vingt huit, fait par les sieurs Estienne Perichon et autres vendeurs de poisson de mer à Paris de la promesse en forme de constitution de cinq cens livres de rente par eux faite au proffit dudit sieur Quentin le mesme jour vingtiesme décembre mil six cens quatre vingt huit, aussy mentionnée audit contract de vente Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.DEUX Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les deniers comptans cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession dudit sieur Talon qui s'en est chargé du consentement desdites Damoiselle Talon et Dame Perrot, et a promis de les représenter quand et à qui il apartiendra, et à l'esgard des titres et papiers aussy cy dessus inventoriez ils ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain huit heures du matin, et ont signé TALON G.LE DUC G.TALON (les notaires) M.LAGUIDE Du lendemain jeudy trentiesme dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze, huit heures du matin, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot, esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit : Item la grosse en parchemin d'un contract passé pardevant Rallu et Parques, notaires à Paris, le dernier janvier mil six cens quatre vingt cinq, parlequel Messire Guillaume de Harouys trésorier des estats de Bretagne, en vertu du pouvoir à luy donné par Messieurs desdits estats, a en leurs noms créé et constitué audit feu sieur Talon mil livres de rente annuelle au denier seize, moyennant la somme de seize mil livres par luy payée comptant audit sieur de Harouys, inventorié.TROIS 78 INVENTAIRE DES BIENS Item la grosse en parchemin d'un autre contract passé pardevant lesdits Desnots et Henry, notaires, le quatorziesme juillet mil six cens quatre vingt treize, par lequel lesdits sieurs prevost des marchands et cschcvins de cette ville de Paris ont constitué audit feu sieur Talon cinq cens Uvres de rente au denier dix huit sur lesdites aides et gabelles, moyennant la somme de neuf nul Uvres par luy lors payée comptant ès mains de Monsieur de Fremont, garde du trésor royal, suivant sa quitance transcrite en fin dudit contract et annexée à la minute d'iceluy, inventorié.QUATRE Item un biUet dont la teneur ensuit (j'ay receu de Monsieur Talon la somme de cinquante nul Uvres tournois que je promets de rendre à luy ou à ses Héritiers quand il plaira à Dieu de me rétablir, fait à Saint Germain en Laye le vingtiesme avril nul six cens quatre vingt douze, signé Jacques R.), et à costé est le cachet du Roy d'Angleterre en cire rouge, inventorié.,.\u2022 \u2022 CINQ Item un billet signé Chevalier, datte du dix huitiesme avril dernier, par lequel il suppUe Monsieur de Lisle, receveur general des bois et domaines de Flandres de payer au Mr Canone, Maistre des eau es et forests de Bouvinnes et garde marteau du Qn.esnoy, la somme de douze cens Uvres sur les gages de l'année nul six cens quatre vingt quinze et sur le dos dudit billet est une signature J.M.Canone, inventorié.SIX Item un billet signé Paul PhiUppes de Chaumont, ancien Evesque d'Acqz, datte du vingt deux mars dernier par lequel il promet payer audit feu sieur Talon la somme de cinq cens Uvres dans six mois pour les pauvres réfugiez anglois, escossois et irlandois, inventorié.SEPT Item une autre basse contenant dix pièces : \u2014 la première est un biUet datte du vingt trois may nul six cens quatre vingt douze, signé Daniel Arthur, par lequel U promet payer à l'ordre dudit feu sieur Talon à volonté la somme de deux nul cinq cens Uvres, vaUeur receue de luy comptant, \u2014 la deuxiesme est un autre billet datte du vingt huit avril audit an nul six cens quatre vingt douze, aussy signé Daniel Arthur, par lequel il promet payer à volonté à l'ordre dudit feu sieur Talon la somme de trois mil Uvres, \u2014 la troisiesme est un autre billet datte du vingt cinquiesme juin audit an nul six cens quatre vingt douze, aussy signé Daniel Arthur, par lequel il promet payer à la volonté dudit feu sieur Talon ou à son ordre la somme de deux nul Uvres valleur receue de luy comptant, -la quatriesme est un autre bfllet datte du dix huitiesme décembre mil six cens quatre vingt douze, aussy signé Daniel Arthur, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon ou à son ordre à volonté la somme de cinq nul neuf cens douze Uvres dix sols, valleur receue de luy, deux DE JEAN TALON 79 mil huit cens cinquante livres en lettres sur Mr Goy payables au dix huit dudit mois et trois mil soixante deux livres dix sols en deux cens cinquante louis d'or, \u2014 la cinquiesme est une lettre de change dattée à Paris du dixiesme mars mil six cens quatre vingt treize, signée Daniel Arthur, lettre tirée sur les sieur Geraldin père et fils, marchands à Nantes, de la somme de deux cens livres payables à trois jours de veiie à l'ordre dudit feu sieur Talon, valleur receue du sieur chevalier Arthur son père, \u2014 la sixiesme est un autre billet datte du vingt troisiesme dudit mois de mars mil six cens quatre vingt treize, aussy signé Daniel Arthur, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon ou à son ordre la somme de trois mil huit cens trente six livres sept sols, valeur receu de luy, \u2014 la septièsme est un autre billet datte du vingt septièsme avril audit an mil six cens quatre vingt treize, aussy signé Daniel Arthur, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon ou à son ordre la somme de quatre mil livres, valleur receue de luy, \u2014 la huitiesme est un autre billet datte du vingt sixiesme may audit an mil six cens quatre vingt treize, aussy signé Daniel Arthur, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon à volonté la somme de deux mil quatre livres, valleur receue de luy comptant, \u2014 la neufviesme est un autre billet datte du vingt cinq aoust audit an mil six cens quatre vingt treize aussy signé Daniel Arthur par lequel il promet payer audit feu sieur Talon la somme de trois mil trente cinq livres, valleur receue comptant de luy, \u2014 et la dixiesme et dernière est un autre billet datte du vingt septièsme aoust audit an mil six cens quatre vingt treize, aussy signé Daniel Arthur par lequel il promet payer audit feu sieur Talon à volonté la somme de trois mil soixante neuf livres, valleur receue de luy comptant Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.HUIT Item trois pièces attachées ensemble \u2014 la première est une lettre de change signée Duchesne, dattée à Paris du cinq décembre mil six cens quatre vingt douze, tirées sur les sieurs Delmas et de La Mothe, banquiers à Angers, de la somme de trois cens livres payables à l'ordre dudit feu sieur Talon, valleur receue comptant dudit sieur chevalier Arthur, \u2014 la deuxiesmc est un billet datte du vingt trois febvrier mil six cens quatre vingt treize, signé Daniel Arthur, par lequel il mande audit feu sieur Talon qu'il a receu sa lettre du vingt un dudit mois avec les deux cens louis d'or qu'il luy a envoyé faisant la somme de deux mil quatre cens livres, dont il luy tiendra compte, 80 INVENTAIRE DES BIENS \u2014 et la troisiesme et dernière est un billet en forme de missive datte du vingt cinq aoust mil six cens quatre vingt douze aussy signé Daniel Arthur, par lequel il mande qu'on luy vient de rendre sa lettre dudit jour avec les deux mil francs y mentionnez qu'il promet rendre audit sieur Talon à sa volonté, les dites trois pièces inventoriées sur chacune Après l'inventorié desdites deux cottes ledit sieur Talon a déclaré que depuis le deceds dudit feu sieur Talon son oncle, ledit sieur chevalier Arthur luy a dit qu'il avoit plusieurs receus dudit feu sieur Talon pour quoy il convenoit compter avec luy et a signé, Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite d° Talon qui s'en est chargée du consentement desdits sieur et damoiseUe Talon et d* Perrot esdit noms et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à ce jourd'huy deux heures de rellevée et ont signé Dudit jour trentiesme dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze deux heures de rellevée continuant par les notaires soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit // Item un billet signé Vania datte du huit juillet mil six cens quatre vingt neuf par lequel il reconnoist que ledit sieur Talon luy a preste la somme de soixante quinze Uvres qu'il a promis luy rendre à sa volonté, inventorié.DIX Item quatre pièces attachées ensemble, \u2014 la première sont les lettres patentes du Roy obtenues par ledit feu sieur Talon, données à Saint Germain en Laye le quatorziesme mars mil six cens quatre vingt unze, signées Louis et sur le reply par le Roy, Colbert, sceUées du grand sceau de cire verte sur lequel reply est l'enregistrement dédites lettres fait au Conseil souverain de Quebec le dix sept septembre mil six cens soixante douze, par lesquelles Sa Majesté a fait don audit feu sieur Talon des trois bourg y mentionnez iceux unis incorporez à la terre et seigneurie des Isletz pour ne faire qu'un mesme fief, terre et seigneurie que Sa Majesté a créé et érigé en titre de baronnie, \u2014 la deuxiesme sont les lettres de la compagnie des Indes occidentaUes dattées du vingt troisiesme novembre mil six cens soixante quatorze, d'icelles NEUF G.LEDUC G.TALON M.LAGUIDE TALON (les notaires) DE JEAN TALON 81 signées Belinzany Daulier et par la compagnye Daulier des Landes, par lesquelles pour les causes y exprimées ladite compagnie a donné et consedé audit feu sieur Talon l'estendue de quatre lieues de front sur quatre lieues de proffondeur de terres au bout de celles que bornes la baronnie des Islets \u2014 la troisiesme sont autres lettres patentes de Sa Majesté, obtenues par ledit feu sieur Talon, donnée à Saint Germain en Laye au mois de may mil six cens soixante quinze, signées Louis et sur le reply par le Roy, Colbert et scellé du grand sceau de cire verte, par lesquelles pour les causes y exprimées a érigé en titre de comté ladite terre et seigneurie des Isletz qui seroit doresnavant appellee le comté d'Orsinville, \u2014 et la quatriesme et dernière est l'arrest d'enregistrement des dites lettres au Conseil Souverain de Quebec du vingt trois septembre mil six cens soixante quinze signées Peveret, lesdites quatre pièces inventoriées sur chacune d'icelles.UNZE Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous les dits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot, qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain deux heures de rellevée, et ont signé //.G.LEDUC M.LAGUIDE G.TALON TALON (les notaires) Du landemain vendredy trente uniesme jour dudit mois de décembre mil six cens quatre vingt quatorze deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit Item la grosse en parchemin d'un arrest et décret de la cour des aydes du quatorziesme febvrier mil six cens quatre vingt six délivré le vingt septièsme juin audit an, par lequel a esté adjugé audit feu sieur Talon le fond, trefond et propriété de deux maisons joignante l'une l'autre seizes à Paris rue du Bac fauxbourg Samt-Gerrnain des Prez, tenant la totalité desdites deux maisons d'un costé par bas au sieur d'Armagnac, d'autre costé par hault au sieur abbé Dupin, d'un bout pardevant sur ladite rue du Bac et d'autre par derrière à M* Talon avocat general, saisies réellement à la requeste de Mr le procureur general de ladite cour des aydes sur Louise Chevreaux veuve de François Belinzany, tant en son nom à cause de la communauté de biens qui a esté entreux que comme sa bien tenante sur François de Belinzany leur fils aisné, héritier bien tenant dudit deffunt 62 INVENTAIRE DES SIENS sieur Belinzany son père, et depuis poursuivis sur M* Marc Nizan, procureur en ladite cour, tuteur nommé par arrest d'icelle dudit François Belinzany mineur à l'effet de ladite vente et adjudication, moyennant la somme de trente quatre mil livres une fois payée et aux charges portées audit décret, ensuite de laquelle grosse est transcrite la quittance du payement et consignation faite par ledit feu sieur Talon de ladite somme de trente quatre mil Uvres prix de ladite adjudication ès mains de Mr Thirement receveur des consignations de ladite cour le vingt sept juin audit an mil six cens quatre vingt six, inventorié.DOUZE Item l'expédition en papier d'un rapport de visitte fait par Messieurs de lEspine et Balu, experts nomez et convenus par ledit feu sieur Talon et par le sieur abbé Dupin à cause de leurs maisons joignant l'une l'autre dans ladite rue du Bac, receu par Raymond, greffier des bastimens, datte au commencement de l'an nul six cens quatre vingt six, le douze juin, inventorié.TREIZE Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tant à l'inventorié de ce que dessus qu'à examiner et mettre les papiers par ordre, tous les titres cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement desdits sieur et damoiseUe Talon, et dame Perrot, esdits noms, et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée du consentement desdites parties esdits noms pour la confection dudit present inventaire à mardy prochain quatriesme janvier de l'année prochaine nul six cens quatre vingt quinze deux heures de rellevée et ont signé // G.LEDUC M.LAGUIDE TALON G.TALON (les notaires) Du mardy quatriesme de janvier nul six cens quatre vingt quinze deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot, esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit ./.Item la grosse en parchemin d'une sentence de décret rendue au baiUage de Reims le quatre juillet mil six cens quatre vingt un, par lequel a esté vendu et adjugé feu sieur Talon la terre et seigneurie de Nanteuil sur Aixne, droits et héritages en dependans, sur Messire Charles de Condé au nom et comme tuteur des enfans mineurs de feu Messire Claude de Baudier vivant seigneur de la Chapelle Mohaudon, héritiers d'iceluy deffunt leur père, à la requeste dudit feu sieur Talon et ce moyennant la somme de vingt sept nul cinq cens Uvres et aux charges portées audit décret, inventorié.QUATORZE Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tant à l'inventorié dudit décret qu'à examiner et mettre par ordre les titres et papiers de la DE JEAN TALON 83 succession dudit feu sieur Talon, ledit décret cy dessus inventorié a esté remis sous lesdits scellez et iceux laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain huit heures du matin, et ont signé M.LAGUIDE G.LE DUC G.TALON TALON (les notaires) Du landemain mercredy cinquiesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze, deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit./.Item une liasse contenant quatre vingt une pièces, entre lesquelles est la grosse en parchemin d'un contract passé pardevant Claude Bretagne et Pierre Luleu notaires royaux à Reims le huit décembre mil six cens cinquante trois, par lequel Messire Arthus Talon, prestre chanoine en l'Eglise Nostre Dame de Reims, a donné ceddé et transporté par donnation entre vifs audit feu sieur Talon son frère le fief du Moulin appelle le Moulin Gerjault, consistant en moulin moulage, moulin à escorce, trois fauxchées de pré, jardin et dépendances mouvant du Roy à cause de son chasteau de Sainte Menehould, un jugement en parchemin donné des Trésoriers de France en la generallité de Champagne le trois febvrier mil six cens quatre vingt trois, par lequel ledit feu sieur Talon a esté receu à la foy et hommage par luy deu à Sa Majesté pour ledit fief du Moulin de Gerjault mouvant comme dit est de Sa Majesté à cause de son chasteau de Sainte-Menehould, un aveu et dénombrement dudit fief de Gerjault en parchemin signé dudit sieur Talon et scellé du cachet de ses armes au bas duquel est une mention signée Gratias dattée du vingt trois avril audit an mil six cens quatre vingt trois, portant que ledit dénombrement a esté leu et publié l'audiance tenant, un autre jugement en parchemin donné desdits sieurs trésoriers de France ledit jour vingt trois avril mil six cens quatre vingt trois, par lequel ledit aveu et dénombrement a esté receu et tenu pour bien et deuement veriffié, et les autres pièces sont procedures et quitances servant à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout.QUINZE Item deux pièces attachées ensemble, la première est la grosse en parchemin d'un contrat passé pardevant lesdits Bretagne et Leleu, notaires audit Reims, le dix neufviesme juillet mil six cens cinquante trois, par lequel François Le Roux, escuier sieur de Montigny et du fief de l'Escaille et damoiselle Suzanne de Barlière sa femme, ont vendu audit feu sieur Arthus Talon, prestre chanoine de l'église Nostre Dame de Reims, une grande maison seize au village de Jouy lieu dit la rue de la Chapelle, 34 INVENTAIRE DES BIENS jardin et lieux en dependans, avec plusieurs pièces de pré, terres vignes et heritages amplement déclarez audit contract par scituation, terroir, tenons et aboutissans, moyennant la somme de sept mil deux cens livres sur laquelle ledit sieur Talon en auroit payé comptant en l'acquit desdits sieur et damoiseUe de Montigny à damoiseUe GuiUemette LaUement, veuve de Jean Gillette, la somme de deux cens trente trois Uvres six sols neuf deniers pour trois années de la rente mentionnée audit contract, et le reste et pardessus dudit prix montant à la somme de six mil neuf cens seize Uvres treize sols trois deniers, ledit sieur Talon auroit promis la payer en l'aquit des dits sieur et damoiseUe de Montigny à leurs premiers créanciers bip otequ aires aux autres clauses et conditions portées audit contract, en fin duquel est un acte de devetissement et ensaisinement fait au proffit dudit feu sieur Talon pardevant le sieur Trousser, lieutenant en la justice d'Orme ledit jour dix neuf juillet audit an nul six cens cinquantre trois, un autre acte de devetissement et ensaisinement fait au proffit dudit feu sieur Talon pardevant le lieutenant en la justice dé Pargny ledit jour dix neuf juillet mil six cens cinquante trois, une quitance signée Balin dattée du premier aoust nul six cens cinquante trois par laqueUe il a receu dudit feu sieur Talon les droits de vente des heritages sciz au terroir de Pargny mentionné audit contract, et un autre acte de devetissement et ensaisinement fait pardevant le juge de Coulon ledit jour dix neuf juillet mil six cens cinquante trois, Et la deuxiesme est l'expédition en papier d'un acte passé pardevant Roger et Rolland, notaires royaux audit Reims, le vingt quatre janvier mil six cens soixante un, par lequel ledit feu sieur Arthus Talon a déclaré que l'acquisition par luy faite desdits sieur et damoiseUe de Montigny par ledit contract sus datte et mentionné est pour et au proffit dudit feu sieur Jean Talon son frère, et que le payement qu'il a fait du prix de ladite acquisition suivant le procès verbal qui en a esté fait et dressé pardevant le sieur bailly de l'archevesché de Reims en datte du vingt deux juin mil six cens cinquante quatre a esté des deniers appartenans audit deffunt sieur Jean Talon son frère, pour quoy il ne pretendoit aucune chose ausdits biens, heritages et choses énoncées audit contract et auroit consenty que ledit sieur Talon en jouisse et dispose en toute propriété, lesdites deux pièces inventoriées l'une comme l'autre.SEIZE Item une autre liasse contenant quarante trois pièces qui sont anciens titres, contracts et autres pièces concernant la propriété de ladite terre de Nanteuil, de ceUe de VUle en Tartenois et desdits biens et heritages sciz à Jouy, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur les dites première et dernière d'icelles pour le tout DIX SEPT Item quatre pièces attachées ensemble, \u2014 la première est l'expédition en papier d'un acte passé pardevant Lange et Coullon, notaires à Paris, le vingtiesme May mil six cens quatre vingt quatre, par lequel ledit feu sieur Jean Talon a fait et porté à Messire DE JEAN TALON 85 François Guillaume, vidame de Chalon conseiller du Roy en sa cour de parlement, les foy hommages et serment de fidélité qu'il estoit tenu luy faire et porter pour raison des terres et seigneuries de Ville en Tartenois et de Chambrecy, circonstances et dépendances, pour les parts et portions qui appartenoient à Messire Claude de Baudier, mouvante et rellevante en plain fief foy et hommage dudit sieur Guillaume à cause du vidamé de Chalons, sçavoir celle de Ville pour moytié seulement et l'autre moitié relevant du comté de Nanteuil la Fosse ainsy qu'il a esté jugé par arrest du parlement du vingt quatriesme juillet mil six cens quatre vingt deux, et celle de Chambrecy relevant dudit vidamé pour la totalité, lesdites terres et seigneuries de Ville et Chambrecy appartenantes audit feu sieur Talon au moyen de l'acquisition qu'il en a faite dudit sieur de Baudiere, tant en son nom que comme s'estant fait fort de dame Louise Barrois son épouse par contrat passé pardevant Bretagne et Roger, notaires à Reims, le unziesme juin mil six cens cinquante neuf, \u2014 la deuxiesme est l'expédition en papier d'un contract passé pardevant Bonneshaine et Leleu, notaires royaux à Reims, le septièsme juillet mil six cens quatre vingt trois, par lequel Messire Alexandre Ledieu, chevalier seigneur de Ville en partie et du Chesne, héritier de Mn Adrien Ledieu son père, a vendu audit feu sieur Talon la part et portion qui apartenoit audit sieur Alexandre Ledieu en un moulin moulage sciz audit Ville en Tartenois communément appelle le petit moulin, avec ses apartenances et dépendances, à la charge par ledit sieur Talon de payer, fournir et faire valloir par chacun an et tousjours sur cens perpétuel sur le pied et à proportion de soixante quinze livres pour le total dudit moulin et dépendances, payables par chacun an au quinziesme jour de may, \u2014 la troisiesme est la grosse en parchemin d'un bail à ferme de ladite terre, seigneurie et vicomte de Ville et Chambrecy, fait par M\" Nicolas Lefebure comme procureur fondé de procuration dudit feu sieur Talon, à Raulin Filipes et Laurent Constant, laboureur demeurant audit Ville, moyennant la somme de neuf cens livres de ferme par chacune des neuf années portées audit bail commencées aux versines de Saint Georges de l'année mil six cens soixante quatorze, passé pardevant Louis de Vaucelle, notaire royal audit Ville, près ens tesmoins, le vingt trois décembre mil six cens soixante treize, \u2014 Et la quatriesme et dernière est l'expédition en papier d'un acte passé pardevant Maillet et ledit Leleu, notaires audit Reims, le dixiesme septembre mil six cens quatre vingt deux, par lequel les dames relligieuses carmélites de ladite ville de Reims, pour éviter le remboursement que ledit feu sieur Talon estoit en volonté de leur faire de la somme de trois mil huit cens vingt cinq livres en principal de rente dette ausdites relligieuses par ledit feu sieur Talon et pour laquelle elles sont colloquées en ordre sur le prix de la terre et seigneurie de Ville en Tartenois, ont consenty la reduction de ladite rente au denier vingt deux montant par 88 INVENTAIRE DES BIENS chacun an à cent soixante treize livres dix sept sols deux deniers de rente Lesdites quatre pièces inventoriées sur chacune d'icelles pour le tout .DIX HUIT Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous les dits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à vendredy prochain huit heures du matin et ont signé // G.TALON G.LEDUC TALON M.LAGUIDE (les notaires) Du vendredy septiesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze, huit heures du matin, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit/ Item une liasse contenant quinze pièces qui sont anciens contracts d'acquisitions, aveus et denombremens et autres titres concemans la propriété de ladite terre et seigneurie de Ville en Tartenois, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.DIX NEUF Item une autre liasse contenant trente huit pièces qui sont autres anciens contracts d'acquisitions, declarations, papiers, censiers et autres titres concemans la propriété de ladite terre de Ville de Tartenois, entre lesquelles pièces est la sentence d'ordre et distribution du prix desdites terres et seigneuries de Ville et Chambrecy donnée au baillage de Reims dattée du septiesme juin mil six cens soixante, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.VINGT Item une autre liasse contenant seize pièces qui sont anciens contracts, aveus et denombremens et autres titres concemans la propriété de ladite terre et seigneurie de Nanteuil, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout.VINGT UN Item une autre liasse contenant quarante sept pièces qui sont anciens titres, procès verbaux et autres pièces concemans ladite terre de Ville en Tartenois, la grosse en parchemin d'un contract passé pardevant ledit de Vaucelles, notaire audit Ville, presens tesmoins, le neuf mars mil six cens soixante quatorze, par lequel Alexandre Ledieu, escuyer seigneur de Ville en partie et damoiseUe Barbe Dupuis, sa femme, ont vendu à Messire Michel Larcher, marquis d'AUisy, le fond propriété et superficie de six DE JEAN TALON 87 arpens de bois taillis assis et scituez sur le terroir dudit Ville, deux sols de cens par an à prendre sur les droits seigneuriaux dudit Ville sur la part afferante en ladite seigneurie desdits sieur Ledieu et sa femme, et les droits de lots, ventes, vêture, amendes, saisine et confiscation à proportion, moyennant la somme de quatre cens Uvres, au bas de laquelle grosse est une quitance signée Moreau dattée du dernier dudit mois de mars nul six cens soixante quatorze, par laqueUe il a receu dudit sieur d'AUisy ladite somme de quatre cens Uvres suivant la delegation portée audit contract, l'expédition en papier d'un acte en forme de quitance passé pardevant Herbin et Odinet, notaires à Reims, le dix sept juillet nul six cens soixante quatorze, par laqueUe ledit sieur Marquis d'AUisy a receu de M0 Nicolas Lefebure, procureur au presidial de Reims pour et en l'acquit de Jacques d'Auzolle, escuyer sieur de la FradeUe et damoiseUe Elisabeth Ledieu sa femme, la somme de quatre cens Uvres pour le prix des heritages vendus par ledit contract, et ce en execution de la sentence rendue au presidial de Reims le cinquiesme juin precedent, par laqueUe ledit sieur d'AUisy a esté condamné de laisser et abandonner par retrait Ugnager lesdits heritages et droits, et un mémoire non signé des titres et papiers qui sont entre les mains de Madame la baronne de Chamois, concemans ladite terre et seigneurie de Ville en Tartenois, paraphé et chiffré de la main du sieur Claude de Vaucelles demeurant audit Ville, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.VINGT DEUX Item une autre Uasse contenant dix neuf pièces qui sont coppies d'actes, contracts et sentences concemans ladite terre et seigneurie de Nanteuil, entre lesqueUes pièces est l'expédition en papier d'un acte en forme de transaction passé pardevant Maillet et HourUer, notaires à Reims, le vingt un aoust mil six cens soixante dix neuf, entre Messire Jacques de Laval, escuyer seigneur en partie de la ChappeUe Monthaudon, tant en son nom que comme s'estant fait fort de dame Suzanne de Baudiere.son épouse, et de Messire François de Joumes, escuyer, et encore de Messire Pierre Monamy, escuyer seigneur du Sintra et de dame Catherine de Baudiere son épouse, d'une part et M\" Jean Labbé, procureur audit Reims, comme procureur fondé de pouvoir dudit feu sieur Talon, d'autre, par lequel ledit sieur de Laval esdits noms et encore pour Messire Robert de Baudiere, son neveu, a promis soUdairement de payer dans deux ans lors prochains audit feu sieur Talon la somme de sept mil cent vingt sept Uvres neuf sols de principal que M™ Charles de Condé, escuyer sieur de Cœury au nom et comme tuteur dudit Messire Robert de Baudiere, a esté condamné payer audit feu sieur Talon par sentence du baiUy de l'archevesché de Reims du dix huit juin mil six cens soixante neuf, ladite somme deue audit feu sieur Talon pour deniers par luy payez et debourcez tant à deffunt M™ Claude de Baudiere qu'à aucuns de ses créanciers dénommez en ladite sentence outre et pardessus la somme de trente mil Uvres pour le prix de ladite terre, seigneurie et vicomte de Ville en 88 INVENTAIRE DES BIENS Tartenois à luy vendue par Messire Claude de Baudiere à la charge du décret, et pour laquelle ledit feu sieur Talon n'a peu venir en ordre sur le prix de ladite terre de Ville, par la sentence d'ordre diffinitive dudit bailly de larchevesché de Reims du vingt trois aoust mil six cens soixante quatre, non plus qu'un sous ordre sur le prix de la terre du Buisson vendue sur le sieur baron de Terme au siège presidial de Reims, et encore de payer audit feu sieur Talon solidairement comme dit est la somme de deux mil trois cens quatre vingt dix livres pour dix années d'interests de partie de ladite somme de sept mil cent vingt sept livres neuf sols à compter dudit jour dix neuf juin mil six cens soixante neuf jusques à pareil jour de juin mil six cens soixante dix neuf et continuer ledit interest à l'avenir conformément à ladite sentence jusques au parfait payement de ladite somme principalle Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.VINGT TROIS Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à ce jourd'huy deux heures de rellevée et ont signé ./././.TALON (les notaires) G.LEDUC G.TALON M.LAGUIDE Dudit jour vendredy septièsme dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze deux heures de rellevée, continuant par par (sic) les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit ./ Item une liasse contenant dix huit pièces qui sont ansiens titres, contracts et autres pièces concernant les terres et seigneuries de Day, Sorcy, Balhan, leurs appartenances et dépendances toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.VINGT QUATRE Item une autre liasse contenant quarante quatre pièces qui sont quelques procedures faites pour raison de ladite terre de Nanteuil, quelques titres concernant ladite terre et celle de Sorcy, l'expédition en papier d'un acte passé pardevant Barthélémy et Dogny, notaires aux balliage de Vitry et Vermandois, resident à Mazarin, fait entre ledit sieur de Laval ès noms, d'une part et Nicolas Jacquelot, escuyer sieur de Saint Ferjeux, president DE JEAN TALON au siège de Mazarin, d'autre, faisant pour et ayant charge de Jean Chastelain, bourgeois dudit Mazarin, portant consentement par ledit sieur de Laval esdits noms que ledit sieur de Saint Ferjeux audit nom touche du sieur d'Haudanger la somme de douze cens Uvres pour les causes portées audit acte sur celle de trois mil huit cens Uvres ou environ deue par ledit sieur d'Handanger audit sieur de Laval et consorts restant du contenu en la transaction passée devant lesdits notaires le vingt deux décembre nul six cens quatre vingt treize, l'expédition en papier d'un acte passé pardevant lesdits notaires ledit jour seize juillet mU six cens quatre vingt trois par lequel ledit sieur de Laval audit nom a consenty que ledit sieur Chastelin reçoive dudit sieur d'Haudenger les sommes y mentionnées Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.VINGT CINQ Item une autre liasse contenant dix neuf pièces \u2014 la première est l'expédition en papier d'un acte passé pardevant Huche et Henry, l'un des notaires soussignez le dixiesme febvrier nul six cens quatre vingt neuf, entre ledit feu sieur Talon, d'une part et PhiUppes Behagle, marchand tapissier demeurant à Beauvais, tant en son nom que comme s'estant fait fort de Anne Van denhouën, sa femme, par laqueUe il a promis faire ratifier, d'autre, portant que ledit Behagle s'est reconnu débiteur envers ledit sieur Talon de la somme de vingt nul Uvres de principal restant de celle de vingt neuf mil huit cens quatre vingt dix Uvres monnoye de France, prestée par feu Mn Claude Talon, frère dudit feu sieur Jean Talon audit Behagle qui en a fait et passé obligation au proffit de ses héritiers pardevant Jean de Groote, notaire royal à Oudenarde, presens témoins, le vingt sept may mil six cens soixante huit, ladite somme de vingt mil Uvres produisant interest au denier vingt en consequence de la sentence condn des requestes du Palais du vingt un juin mil six cens quatre vingt portant condamnation contre ledit Behagle au proffit dudit sieur Talon de ladite somme principaUe de vingt neuf mil huit cens quatre vingt dix Uvres et interests d'iceUe à compter du seiziesme janvier mil six cens quatre vingt jour de la demande qui en a esté faite par exploit de Terrier, huissier, et à lesgard des interests dudit principal ledit Behagle s'en est trouvé quite jusques au dix janvier nul six cens quatre vingt un, depuis lequel jour jusques au deux avril nul six cens quatre vingt deux il s'est trouvé escheu d interests de la somme de sept cens trois Uvres six sols huit deniers à raison du denier trente trois à quoy ledit feu sieur Talon a bien voulu réduire lesdits interests, sur lesquels interests imputation a esté faite jusques à deue conçurent» de la somme de trois nul six cens Uvres qui estait due par ledit sieur Talon audit Behagle et ensuite sur ladite somme principaUe de vingt mil Uvres, et après toutes les imputations mentionnées audit acte faites, il s'est trouvé deub de clair et liquide audit sieur Talon par ledit Behagle la somme de treize mil quatre cens soixante INVENTAIRE DES BIENS dix huit livres neuf sols trois deniers, sçavoir treize mil cent trente neuf livres dix deniers, restant dudit principal et trois cens trente neuf livres huit sols cinq deniers pour les interests qui en restaient doues jusques audit jour dix febvrier mil six cens quatre vingt neuf, laquelle somme de trois cens trente neuf livres huit sols cinq deniers pour lesdits interests ledit Behagle esdits noms solidairement comme dit est a promis payer audit feu sieur Talon à sa volonté et première demande, et à ïesgard de ladite somme principalle de treize mil cens trente neuf livres dix deniers, ledit feu sieur Talon à la requisition dudit Behagle luy a accordé terme et delay pour le payement d'ieelle d'année en année à raison de trois mil livres pour chacune année à commencer le premier payement de trois mil livres au jour Saint Jean Baptiste de ladite année mil six cens quatre vingt neuf avec les interests qui en seraient lors deus, lesquels interests diminueraient à proportion des payemens qui seraient faits sur ledit ' principal, sans aucune novation d'hipotèque, en fin duquel acte est l'acte de ratification qui en a esté faite par ladite Anne Vanhoûen (sic) femme dudit Behagle, receu par lesdits notaires le deux avril audit an mil six cens quatre vingt neuf.\u2014 la deuxiesme est l'expédition en papier d'un autre acte passé pardevant Le Vasseur et ledit Henry notaire le douze avril mil six cens quatre vingt neuf, par lequel ledit Behagle a vendu audit feu Sieur Talon les pièces de tapisserie y mentionnées, moyennant et pour les causes y portées, au pied duquel est un acte de désistement qui en a esté fait par lesdits sieur Talon et Behagle devant lesdits notaires le cinq may audit an mil six cens quatre vingt neuf \u2014 la troisiesme est l'expédition en papier d'un autre acte passé pardevant lesdits Le Vasseur et Henry notaire ledit jour cinq may mil six cens quatre vingt neuf, par lequel Oudart Thomas, escuyer sieur de Lisle, conseiller secretaire du Roy, s'est obligé solidairement sous les renonciations requises et accoutumées envers ledit feu sieur Talon au' payement de ladite somme principalle de treize mil cens trente neuf livres dix deniers et des interests d'ieelle, restant deu du passé jusques au dix febvrier audit an monhns à la somme de trois cens trente neuf livres huit sols cinq deniers, de ceux escheus depuis ledit jour dix febvrier jusques audit jour cinq may mil six cens quatre vingt neuf montant à la somme de quatre vingt treize livres un sol cinq deniers et de ceux qui escheroient cy après jusques à l'entière et parfait payement de ladite somme principalle sur le pied et à raison du denier trente trois, lesdites trois sommes faisant ensemble celle de treize mil cinq cens soixante douze livres dix huit sols dix deniers, que ledit sieur de Lisle auroit promis solidairement comme dit est payer audit feu sieur Talon en six payemens d'année en année, dont le premier se ferait dans un an du jour dudit acte et serait de la somme de deux mil sept cens quatre vingt six livres cinq sols quatre deniers en laquelle sont comprises lesdites deux sommes de trois cens trente neuf livres huit sols cinq deniers d'une part et quatre vingt treize livres un sol cinq deniers DE JEAN TALON 91 d'autre, d'interests escheus, et le surplus montant à deux mil trois cens cinquante trois livres quinze sols six deniers faisant partie dudit principal, lors duquel premier payement ledit sieur de Lisle payeroit audit sieur Talon l'interests qui escheroit à compter du jour dudit acte de ladite somme principaUe de treize mil cens trente neuf livres dix deniers à ladite raison du denier trente trois, le second payement se ferait un an après de pareille somme de deux mil sept cens quatre vingt six Uvres cinq sols quatre deniers sur ledit principal avec les interests qui auraient couru du restant dudit principal à la susdite raison, et les quatre autres payemens se feraient aussy successivement chacun d'année en année de la somme de deux mil Uvres avec l'interest qui diminuera à proportion des payemens qui seront faits sur ledit principal, en sorte que ledit principal et interest qui en escheroient seront entièrement acquitez dans six ans du jour dudit acte, \u2014 la quatriesme est l'expédition en papier d'un acte en forme d'indemnité passé pardevant lesdits Le Vasseur et Henry, notaires, le sept may audit an mil six cens quatre vingt neuf, par lequel ledit sieur de Lisle, Jooris Blommaert et ledit Behagle ont promis soUdairement d'acquiter, garentir et indemniser ledit feu sieur Talon du billet par luy fait ledit jour, par lequel il prie Mr le chevaUer Arthur de fournir ausdits Blommaert et Behagle la somme de dix mil cinq cens soixante huit Uvres seize sols neuf deniers pour les causes portées audit acte, \u2014 la cinquiesme est l'expédition en papier d'un acte passé pardevant lesdits Le Vasseur et Henry, notaires, le vingt cinq may audit an mil six cens quatre vingt neuf entre ledit sieur de Lisle comme s'estant fait fort de Gilles Thomas, sieur de la Chapelle, son frère et lesdits Behagle et Blommart, d'autre, protant (sic) règlement et convention entr'eux pour la manufacture de tapisserie qu'exerce ledit Behagle, \u2014 la sixiesme est une autre expedition dudit acte du vingt cinq may mil six cens quatre vingt neuf, au bas duquel est la ratification qui en a esté faite par ledit sieur Thomas de la ChappeUe receue par de Troyes et ledit Henry, notaires, le seize juin audit an nul six cens quatre vingt neuf, \u2014 la septiesme est rexpedition en papier d'un autre acte passé pardevant lesdits de Troyes et Henry, notaires, le seize juin audit an mil six cens quatre vingt neuf, entre ledit sieur Thomas de la ChappeUe et Antoine de Liancourt, bourgeois de Paris, par lequel ledit sieur de la ChappeUe a retenu ledit sieur de Liancourt du consentement dudit Behagle pour directeur du magazin de ladite manufacture de tapisserie, \u2014 la huitiesme est le brevet orginal en papier d'un acte passé devant Bobillard et Couvreur le jeune, notaires à Paris, le vingtiesme octobre audit an nul six cens quatre vingt neuf, par lequel ledit Behagle a vendu à Pierre PhiUpponnat, bourgeois de Paris, les pièces de tapisserie y mentionnées moyennant la somme de trois mil Uvres à luy payée comptant 92 INVENTAIRE DES BIENS par ledit sieur Philipponnat qui auroit déclaré que ladite somme provenoit de remprunt qu'il en avoit fait par billet dudit feu sieur Talon, \u2014 la neufviesme est un escrit signé Philippes Behagle datte du huit octobre audit an mil six cens quatre vingt neuf, par lequel il promet mettre es mains dudit feu sieur Talon tous les deniers qu'il recevra provenant de la vente des tapisserie et commissions aux changes portées audit escrit, \u2014 la dixiesme est un autre escrit dudit jour huit octobre mil six cens quatre vingt neuf, signé Philipponnat, par lequel il reconnoist qu'en cas que le sieur Pagnon, marchand à Paris, et la dame Bennier demeurante à Lisle luy fasse aucun transport ou subrogation de leurs droits contre les sieurs Blommart et Behagle, lesdits droits ne luy apartiennent pas et ne luy peuvent apartenir mais audit feu sieur Talon atendu que c'est de ses deniers que les sommes dettes audit Sr Pagnon et à ladite dame Bennier, ou autres agissons pour eux, ont esté payez, ne donnant que son nom audit feu sieur Talon, \u2014 la unziesme est un billet signé Philippes Behagle, datte du dix octobre audit an mil six cens quatre vingt neuf, par lequel il promet payer audit S' chevalier Arthur ou à son ordre la somme de trois mil livres, valleur receue de luy, \u2014 la douziesme est un autre billet aussy signé Philippes Behagle, datte du dix huit avril mil six cens quatre vingt dix, par lequel il promet payer à la volonté dudit feu sieur Talon la somme de trois cens quarante cinq livres pour valeur receue de luy, \u2014 la treiziesme est un autre billet aussy signé Behagle datte du deuxiesme mai mil six cens quatre vingt dix par lequel il promet payer à la volonté dudit feu sieur Talon la somme de quatre vingt livres qu'il a receue de luy \u2014 la quatorziesme est un autre billet signé Behagle, datte du quinze may mil six cens quatre vingt dix, de la somme de soixante quinze livres trois sols, valleur receue dudit feu sieur Talon \u2014 la quinziesme est un autre billet signé Behagle, pour mon père, datte du trois juillet audit an mil six cens quatre vingt dix, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon la somme de cent cinquante livres trois sols, valleur receue de luy, -la seiziesme est un autre billet signé Claude Behagle, datte du vingt deuxième juillet audit an mil six cens quatre vingt dix, par lequel il a receu dudit feu sieur Talon la somme de deux cens quatre vingt dix sept livres dont il promet luy faire tenir compte par son père \u2014 la dix septièsme est un autre billet signé Philipes Behagle, datte du quatre aoust audit an mil six cens quatre vingt dix, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon ou à son ordre la somme de trois cens dix livres, valeur receue de luy DE JEAN TALON 93 \u2014 la dix huitiesme est un autre billet signé Philipes Behagle, datte du vingt neufviesme dudit mois d'aous mil six cens quatre vingt dix, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon ou à son ordre la somme de trente .une Uvres, valeur receue de luy \u2014 et la dix neufviesme et dernière est un autre biUet signé Phihppes Behagle, datte du quatre novembre nul six cens quatre vingt unze, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon, ou ordre, la somme de huit mil quatre cens deux Uvres un sol, valleur receue comptant dudit feu sieur Talon / Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'iceUes, pour le tout .VINGT SIX Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les titres et papiers cy dessus inventoriés ont esté remis sous lesdits sceUez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain deux heures de reUevée et ont signe ././ M.LAGUIDE TALON G.TALON G.LEDUC (les notaires) Du landemain samedy huitiesme jour dudit mois de Janvier mil six cens quatre vingt quinze deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit // Item une liasse contenant quarante pièces qui sont anciens coeuillerets, papiers, censiers et déclarations concernant ladite terre et seigneurie de Ville en Tartenois, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière d'iceUes pour le tout.VINGT SEPT Item une autre Uasse contenant quatre vingt quatre pièces qui sont billets et promesses faites au proffit de feu Messire Claude Talon, intendant à Oudenarde, dont la plus grande partie sont prescrits et de nulle valeur que les parties n'on désiré estre plus amplement des cri ts pour éviter à prolexité, et quelques quitance servant à la descharge de sa succession, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'iceUes, pour le tout .VINGT HUIT Item une autre liasse contenant cinquante trois pièces qui sont aussy promesses et billets faits au proffit dudit feu sieur Talon, intendant à Oudenarde, dont la plus grande partie sont prescrits et de nulle valeur, 94 INVENTAIRE DES BIENS que les parles n'ont désiré estre plus amplement descrits pour éviter à prolixité et quelques quitances servant à la descharge de sa succession, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, enventorié sur lesdites première et dernière d'icelles, pour le tout VINGT NEUF Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et iceux laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à lundy prochain huit heures du matin et ont signé / M.LAGUIDE TALON G.LEDUC G.TALON (les notaires) Du lundy dixiesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze huit heures du matin, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit: Item une liasse contenant cent cinq pièces qui sont mémoires, lettres missives, quitances, procedures et autres pièces concernant la succession dudit feu sieur Claude Talon, intendant à Oudenarde, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout.TRENTE Item une autre liasse contenant soixante dix sept pièces, la première desquelles est un duplicata en parchemin du brevet et don fait par Sa Majesté audit feu sieur Talon de la jouissance de la censé du Loquignol scitué en Ainault ses appartenances et dépendances, datte du cinq mars mil six cens soixante cinq, signé Louis et plus bas Le Tellier, et les autres sont mémoires, quitances, procès verbaux de visites, devis d'ouvrages concemans le chasteau dudit Loquignol, coppies de baux de ladite censé, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur les dites première et dernière d'icelles pour le tout .TRENTE UN Item une autre liasse contenant dix neuf pièces : \u2014 la première est un billet signé Berthuis, datte du vingt deux novembre mil six cens quatre vingt six par lequel il a receu dudit feu sieur Talon la somme de deux cens quarante Uvres qu'il promet luy payer à sa volonté, \u2014 la deuxiesme est un autre billet signé Berthuis, datte du dix janvier nul six cens quatre vingt sept, par lequel il a receu dudit feu sieur Talon la somme de soixante dix escus qu'A promet luy payer à sa volonté, DE JEAN TALON 95 \u2014 la troisiesme est un autre billet aussy signé Berthuis, datte du vingt neuf septembre mil six cens quatre vingt deux, de la somme de soixante livres qu'il a receue dudit feu sieur Talon, qu'il promet luy payer à sa volonté, \u2014 la quatriesme est un escrit signé Macquart, datte du sept febvrier mil six cens quatre vingt sept, par lequel il a receu dudit feu sieur Talon la somme de soixante livres, outre soixante livres qu'il a cy devant receu, le tout à compte des bordures qu'il a et devoit fournir audit sieur Berthuis, \u2014 la cinquiesme sont trois reconnoissances signées Berthuis, dont l'une dattée du premier juin mil six cens quatre vingt six, par laquelle il reconnoist que la somme de soixante livres qu'il a payée ledit jour au sieur Leblond est des deniers dudit sieur Talon, l'autre du mesme jour par laquelle il a receu dudit feu sieur Talon la somme de soixante livres qu'il a promis luy payer à sa volonté, et l'autre du vingt deux septembre audit an mil six cens quatre vingt six par laquelle il a receu dudit feu sieur Talon la somme de soixante quinze livres pour employer aux ouvrages et médailles d'argent, \u2014 la sixiesme est une autre reconnoissance aussy signée Berthuis, dattée du huit juillet mil six cens quatre vingt six, portant que la somme de soixante livres qu'il a payée ledit jour audit sieur Leblond est des deniers dudit feu sieur Talon, \u2014 la septièsme sont deux reconnoissance ensuite l'une de l'autre, signées Bertuis, l'une dattée du dix huit avril mil six cens quatre vingt six portant que la somme de soixante livres qu'il a payée ledit jour audit sieur Leblond est des deniers dudit feu sieur Talon et l'autre portant qu'il a receu dudit feu sieur Talon le mesme jour la somme de trente livres, laquelle avec celle susdite de soixante livres il promet luy payer à sa volonté \u2014 la huitiesme est un autre billet aussy signée Berthuis datte du vingt quatre novembre mil six cens quatre vingt six, par lequel il reconnoist que la somme de soixante livres qu'il a payée audit sieur Leblond pour son premier mois escheu au premier may de ladite année est des deniers dudit feu sieur Talon auquel il promet payer ladite somme à sa volonté, au cas que pareille reconnoissance qu'il a cy devant donnée soit perdue, \u2014 la neufviesme un escrit signée Macquart datte du dix juin mil six cens quatre vingt sept, par laquelle il a receu dudit feu sieur Talon la somme de cent quatre vingt livres en plusieurs fois sur et à bon compte de six vingt bordures qu'il a foumyes audit sieur Berthuis et apartenantes audit feu sieur Talon, pour enfermer des médailles et médaillons du Roy, \u2014 la dixiesme est un autre escrit aussy signée Macquart, datte du cinq juillet mil six cens quatre vingt sept, par -lequel il a receu dudit feu sieur Talon la somme de vingt trois livres, acomte sur les bordures qu'il a faites audit sieur Bertuis, non compris les cent quatre vingt livres cy dessus, 96 INVENTAIRE DES BIENS \u2014 la unziesme est une reconnoissance aussy signée Bertuis, dattée du vingt huit aoust audit an mil six cens quatre vingt six, portant que la somme de soixante Uvres qu'il a payée ledit jour audit sieur Leblond est des deniers dudit feu sieur Talon, \u2014 la douziesme sont deux escrits ensuite l'un de l'autre aussy signez Berthuis, le premier datte du dix huit septembre audit an mil six cens quatre vingt six, portant reconnoissance que la somme de soixante Uvres qu'il a payée ledit jour audit sieur Leblond est des deniers dudit sieur Talon, et l'autre portant qu'il a receu dudit feu sieur Talon les sommes de soixante quinze Uvres, d'une part et vingt Uvres d'autre, qu'il promet luy payer à sa volonté, \u2014 la treiziesme est un autre escrit aussy signé Berthuis, datte du huit juillet mil six cens quatre vingt sept, portant reconnoissance que la somme de soixante Uvres qu'il a payée ledit jour audit sieur Leblond est des deniers dudit sieur Talon, auquel il promet la payer à sa volonté, \u2014 la quatorziesme sont deux billets ensuite l'un de l'autre, aussy signés Berthuis, le premier datte du neuf décembre nul six cens quatre vingt un, portant qu'il a receu dudit feu sieur Talon la somme de trois cens Uvres qu'il promet luy payer à sa volonté et l'autre, datte du vingt cinq febvrier mil six cens quatre vingt deux, portant qu'il a receu dudit feu sieur Talon la somme de cent cinquante Uvres, \u2014 la quinziesme une lettre missive signée Berthuis, par laqueUe il prie ledit feu sieur Talon de luy envoyer les deux médailles y mentionnées, \u2014 la seiziesme est un mémoire escrit de la main dudit feu sieur Talon, contenant plusieurs sommes fournies audit sieur Berthuis par ledit feu sieur Talon, montant ensemble à celle de huit cens vingt trois Uvres, \u2014 la dix septiesme un escrit signé dudit feu sieur Talon, datte du neuf décembre mil six cens quatre vingt un, par lequel il prie M' Leduc de donner audit Berthuis la somme de cent cinquante Uvres et luy rendant ledit escrit seulement sous receu il luy en tiendra compte, \u2014 la dix huitiesme est un escrit signé Mocquart, datte du dix juin nul six cens quatre vingt sept, par lequel il est convenu que les bordures qu'A a fournies audit sieur Berthuis soient visitées par des experts et en cas qu'eUes puissent estre faites avec plus de perfection pour le prix et somme de quatre Uvres pièce et avec l'obligation de les aller monter chez ledit sieur Berthuis au temps de sa commodité, comme il a esté obUgé de faire si quelqu'un le fait avec plus de perfections il consent qu'il ne luy en soit rien payé, \u2014 et la dix neufviesme et dernière est un escrit aussy signé Berthuis, datte du treize avril audit an mil six cens quatre vingt sept portant reconnoissance que la somme de soixante Uvres que ledit sieur Leblond a receue DE JEAN TALON 97 de luy ledit jour, est des deniers dudit feu sieur Talon, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout.TRENTE DEUX Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra et l'assignation continuée continuée (sic) pour la confection dudit present inventaire à ce jourdTniy deux heures de rellevée et ont signé TALON M.LAGUIDE G.LEDUC (les notaires) Dudit jour lundy dixiesme dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventoriée ce qui ensuit : Item deux pièces attachées ensemble \u2014 la première est un billet signé Bussy Rabutin, datte du dix sept juin mil six cens cinquante huit, par lequel il promet payer audit feu sieur Claude Talon, intendant à Oudenarde, à sa volonté, la quantité de cinquante louis d'or en espèces qu'il luy a prestez, \u2014 et la deuxiesme et dernière est un autre billet aussy signé Bussy, datte du quatre aoust audit an mil six cens cinquante huit, par lequel il confesse devoir audit feu sieur Claude Talon la somme de cent soixante cinq livres qu'il luy a prestée à Berques qu'il luy promet rendre à sa volonté, des dites deux pièces inventoriées l'une comme l'autre.TRENTE TROIS Item un billet signé Duchesneau datte du huit novembre mil six cens quatre vingt deux de la somme de dix huit cens quarante cinq Uvres douze sols qu'A promet payer à Paris au sieur de ViUeroy ou ordre à la Toussaints de l'armée nul six cens quatre vingt trois, vaUeure receue dudit sieur de ViUeroy, au dos duquel bfllet est un ordre signé ViUeroy, datte du treize dudit mois de novembre mU six cens quatre vingt trois et pour payer audit feu sieur Talon, inventorié.TRENTE QUATRE Item une liasse contenant soixante unze pièces qui sont mémoires estats de comptes de recepte et dépense rendus par les fermiers de ladite terre de Nanteuil et autres pièces concemans iceUe, entre lesqueUes est un ancien aveu et dénombrement de ladite terre, signé en fin Rouard et Frauzon, un ancien recoeuil de cens et rentes de ladite terre de Nanteuil, datte en fin du vingt deux septembre nul six cens quarante trois, arresté devant Jean Perrin Ueutenant en la justice dudit.Nanteuil, et un arpentage fait Jean Petit arpenteur juré demeurant à Chasteauportien, le vingt trois octobre mil six cens quatre vingt sept et jours suivans à la requeste de 98 INVENTAIRE DES BIENS Pierre Moreau, lors fermier de ladite terre et seigneurie de Nanteuil, des terres dependans de ladite seigneurie en pouille de bled ladite année, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout .TRENTE CINQ Itéra une autre liasse contenant cinquante six pièces qui sont mémoires, coeuillerest, procès verbaux et autres pièces concernant ladite terre et seigneurie de Ville en Tartenois, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.TRENTE SIX Item une autre liasse contenant cinquante une pièces qui sont estats de dépense faite par le nommé Poincins cy devant fermier dudit feu sieur Talon de la maison et heritages sciz à Joùy, qui tan ces et pièces justificatives de ladite dépense, une declaration non signée d'un arpentage fait le vingt deux mars mil six cens soixante un et jours suivans par Nicolas Trousset, arpenteur royal resident à Joùy, des terres et heritages de la ferme apartenant audit feu sieur Talon sciz audit Joùy, l'expédition en papier d'un bail à ferme fait par ledit feu sieur Talon audit Poincins de ladite maison et heritages sciz à Joùy moyennant deux cens, livres de ferme par chacune des neuf années portées audit bail commencées aux versâmes de Saint-Georges mil six cens quatre vingt deux, passé pardevant Vannin notaire royal resident audit Ville, près ens tesmoins, le cinq septembre audit an mil six cens quatre vingt deux, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.TRENTE SEPT Item l'expédition en papier d'un acte passé pardevant de Clersin et son collègue, notaires à Paris, le unze juin mil six cens quatre vingt deux, par lequel Messire Henry Perrot, chevalier de l'ordre de Saint Jean de Hierusalem, tant en son nom que comme procureur substitué dudit feu sieur François Marie Perrot son frère, a ceddé et délaissé audit feu sieur Talon sa vie durant l'usufruit et jouissance de la maison, basse court, jardins, terres, cens, rentes et autres droits en dependans, seize à Eaubonne, en consideration de quoy ledit feu sieur Talon auroit promis de nourir ledit sieur chevalier Perrot avec un vallet de chambre et leur fournir logement en ladite maison d'Eaubonne ou en celle où il résidera à Paris, ou bien luy payer en cette dite ville huit cens livres par chacun an du jour que lesdites nouritures cesseroient d'estre fournies, ce qui seroit à l'option dudit feu sieur Talon, aux autres clauses et conditions portées audit contrat, inventorié.TRENTE HUIT Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui sen est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, et l'assignation DE JEAN TALON 99 continuée pour la confection du dit present inventaire à demain deux heures de rellevée et ont signé / G.LEDUC G.TALON M.LAGUIDE TALON (Les notaires) Du landemain mardy unziesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze, deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot, esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit ././.Item une liasse contenant deux cens trente huit pièces qui sont anciennes declarations, coeuillerets, registres, papiers, censiers, coppies de sentences et autres titres concemans ladite terre et seigneurie de Ville en Tartenois et ses dépendances, toutes cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout .TRENTE NEUF Item une autre liasse (lasse) contenant soixante dix pièces qui sont quitances de rachapts et autres payemens faits par ledit feu sieur Talon, grosses et contracts et autres titres par luy acquitez et autres pièces servant à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.QUARANTE Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tant à l'inventorié desdits papiers qu'à examiner et mettre par ordre les autres papiers de la succession dudit feu sieur Talon, tous lesdits autres papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter, quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain deux heures de rellevée et ont signé./ G.LEDUC G.TALON TALON M.LAGUIDE (les notaires) «.'\"\u2022.Du landemain mercredy douziesme jour dudit mois de Janvier mil six cens quatre vingt quinze, deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection du present inventaire, à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit // Item une liasse contenant cent soixante quinze pièces qui sont mémoires et quitances de divers particuliers, servant à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.QUARANTE UN 100 INVENTAIRE DES BIENS Item une autre liasse contenant quatre vingt seize pièces qui sont aussy mémoires et quitances de divers particuliers, servans à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout .QUARANTE DEUX Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tant à l'inventorié desdits papiers qu'à examiner et mettre par ordre les autres papiers de la succession dudit feu sieur Talon, tous les dits titres et papiers ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain huit heures du matin et ont signé// M.LAGUIDE G.LEDUC TALON G.TALON (les notaires) Du landemain jeudy treiziesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze, huit heures du matin, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit : Item une Basse contenant cent cinquante deux pièces qui sont mémoires et quitances de divers particuliers, servans à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout .QUARANTE TROIS Item une autre liasse contenant cent quarante huit pièces qui sont aussy mémoires et quitances de divers particuliers, servans à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière' pour le tout .QUARANTE QUATRE Item une autre liasse contenant cent soixante quinze pièces qui sont aussy mémoires et quitances de divers particuliers, servans la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.QUARANTE CINQ Item une autre liasse contenant vingt neuf pièces qui sont divers arrests du Conseil du Roy, obtenus par ledit feu sieur Talon contre Pierre Legagneur, habitant de La Rochelle, poursuites et procedures faites audit Conseil contre ledit Legagneur, la pénultième desquelles pièces est un arrest dudit Conseil du vingt quatre may mil.six cens quatre vingt neuf, par'lequel ledit feu sieur Talon a esté deschargé de la demande dudit Legagneur de la somme de dix sept cens cinquante livres et ledit Legagneur DE JEAN TALON 101 condamné aux dépens, et la dernière signée David, dattée du seize novembre mil six cens quatre vingt treize, est une quitance par laquelle il a receu dudit feu sieur Talon la somme de deux cens quarante trois livres pour les frais et honoraires qui luy estaient deus à cause de l'instance jugée au Conseil du Roy au proffit dudit sieur Talon contre ledit Legagneur, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles, pour le tout.QUARANTE SIX Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les titres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à ce jourd'huy deux heures de rellevée, et ont signé././.G.LEDUC M.LAGUIDE TALON G.TALON (les notaires) Dudit jour deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit ./.Item une Basse contenant cent soixante cinq pièces qui sont mémoires et quitances de divers particuliers servan à la descharge de la succession dudit feu sieur Talon, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout .QUARANTE SEPT Item une autre liasse contenant quarante cinq pièces qui sont coppies de procès verbaux et arrests du conseil, commissions, inventaires et autres pièces concernant la forêt de Morberal, la maîtrise des eaùës et forest du Quesnoy, la maison royal de Marimont et la recepte faite par le sieur Canone de la ferme de Locquignol et le gouvernement de Binch, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.QUARANTE HUIT Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées tant à l'inventorié desdits papiers qu'à examiner et mettre par ordre le surplus des papiers de la succession dudit feu sieur Talon, tous lesdits papiers cy dessus inventoriez ont esté laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain deux heures de rellevée, et ont signé/ TALON G.LEDUC M.LAGUIDE G.TALON (les notaires) loa INVENTAIRE DES SIENS Du laademain vendredy quatorziesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit// Item une Masse contenant trois cens vingt une pièces qui sont mémoires, estats, quitances de divers particuliers, concernant la succession dudit feu sieur Claude Talon, intendant à Oudenarde, coppies d'actes et autres pièces concernant aussy sa succession, un inventaire des meubles trouvez en la maison mortuaire dudit feu sieur Claude Talon, fait par les bourgue-mestre et eschevins dudit Oudenard, datte en fin du dix huit juin mil six cens soixante dix huit, signé en fin de Merere, toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.QUARANTE NEUF Item une autre liasse contenant huit pièces \u2014 la première desquelles est la grosse en parchemin d'une sentence de décret rendue au baillage de Reims, le treizième may 1660, par laquelle lesdites terres et seigneuries de Ville et Chambrecy leur appartenances et deppendances ont esté adjugées audit feu sieur Talon à la somme de trente mil Uvres et aux charges y portées, pour en jouir par luy conformément au contract d'acquisition qu'il en a fait du sieur de la Chapelle, passé pardevant Bretagne et Roger, notaires royaux audit Reims, le unzième juin mil six cens cinquante neuf \u2014 la deuxième est la grosse en parchemin d'un arrest de la cour de parlement du trente un may nul six cens quatre vingts six, rendu sur l'apel interjeté par les habitans et communaulté de Nanteuil sur Aisne d'une sentence du baillage de Reims le douzième mars mil six cens quatre vingts un, Pierre Monamy, sieur de Sintras et autres parties desnommées audit arrest, et sur leurs autres contestations exprimées audit arrest portant confirmation en partie de ladite sentence, et les autres sont mémoires concernant ladite terre de Ville, touttes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventoriées sur les dites première et dernière pour le tout.CINQUANTE Item une autre Uasse contenant unze pièces \u2014 la première est un estât escrit et signé dudit feu sieur Talon, datte du deuxième may nul six cens soixante dix sept, contenant les sommes par luy recettes pour ledit feu sieur Claude Talon, intendant à Oudenarde, son frère, depuis son depart d'auprès de luy -la deuxième est un escrit signé Thomas de Lisle datte du vingt deux avril nul six cens quatre vingts neuf, par lequel il prie le dit sieur chevaUer Arthur de prester ausdits sieur Behagle et Blommart la somme DE JEAN TALON 103 de mil quarante sept livres six sols six deniers en prenant d'eux leur billet qu'il a promis luy faire valloir \u2014 la treizième est un autre escrit aussy signé Thomas de Lisle, datte du vingt treizième dudit mois d'avril mil six cens quatre vingts neuf, par lequel il prie ledit sieur chevalier Arthur de prester ausdits sieur Behagle et Blommart la somme de mil livres en prenant d'eux leur billet qu'il a promis luy faire valloir \u2014 la quatrième est un autre escrit signé Thomas de Lisle, datte du vingt deux dudit mois d'avril mil six cens quatre vingts neuf, par lequel il prie ledit sieur chevalier Arthur de prester ausdits Behagle et Blommart leur billet de ladite somme qu'il a promis leur faire valloir \u2014 la cinquième est un autre escrit aussy signé Thomas de Lisle, datte du quatorzième avril audit an mil six cens quatre vingts neuf, par lequel il prie ledit sieur chevalier Arthur de prester ausdits Behagle et Blommart la somme de huit cens livres en prenant d'eux leur billet qu'il a promis luy faire valloir \u2014 la sixième est un autre escript aussy signé Thomas de Lisle, datte du sixième may audit an mil six cens quatre vingts neuf, par lequel il prie ledit feu sieur Talon de faire dellivrer au sieur de Lian court les tapisseries que ledit Behagle avoit déposées suivant ses ordres, au bas duquel escrit est une recognoissance signée Phillippes Behagle et de Liancourt, dattée du vingt huit may audit an mil six cens quatre vingts neuf, par laquelle ils recormoissent qu'à la prière dudit sieur de L'Isle ledit feu sieur Talon leur a remis entre les mains le nombre de trente pièces de tapisseries dont une partie avoit esté vendue par ledit Behagle audit feu sieur Talon et partie déposée chez luy pour luy servir de seureté de la somme qui luy estoit deùe par le dit Behagle \u2014 la septième est un billet signé Phillippes Behagle, datte du dix septième juin audit an mil six cens quatre vingts neuf, de la somme de trente quatre livres dix neuf sols qu'il recognoist luy avoir esté prestée par ledit feu sieur Talon dans son vivant pour les affaires qui regarde la manufacture de Bauvais qu'il a promis luy rendre et le payer à sa voUonté \u2014 la huitième est un escrit aussy signé Philippes Behagle, datte du vingtième aoust mil six cens quatre vingts dix, par lequel il recognois que pour acquitter un billet qu'il a fait audit feu sieur Talon de la somme de deux mil sept cens quatre vingts six livres cinq sols quatre deniers, il a promis de mettre en ses mains ou à son ordre une tanture de tapisserie des oyseaux de .la menagerie du Boy de sept pièces environ vingt une aulnes de cours' sur deux aulnes deux tiers de hauteur qui estoient lors sur le metier et qui pouvoient estre achevez dans trois ou quatre mois, dont luy seroit tenu compte sur le pied de cens vingt livres l'aulne courante, de manière cependant que si cette tanture ne pouvoit estre vendue à ce prix ledit Behagle la reprendroit tourtes fois et quantes 104 INVENTAIRE DES BIENS qu'il plairait audit feu sieur Talon et luy payerait ladite somme de deux mil sept cens quatre vingts six uvres cinq sols quatre deniers portée par sondit billet, et outre a promis de remettre ès mains dudit feu sieur Talon ou au porteur de son ordre deux pièces de psiché contenant environ cinq aulnes de cours sur le pied qu'il a cydevant payé de quatre pièces de la mesme tanture qu'il avoit achepté dans une vente publique \u2014 la neufvième est un billet signé PhiUippes Behagle, datte du vingt trois aoust audit an mil six cens quatre vingts dix par lequel il promet payer audit feu sieur Talon ou à son ordre la somme de deux mil sept cens quatre vingts six Uvres cinq sols quatre deniers vaUeur receue de luy \u2014 la dixième est une lettre de change signé Daniel Arthur, datte à Paris du vingt huit janvier mil six cens quatre vingts dix, tirée sur le sieur Betefort à Callais de la somme de deux louis d'or payable au sieur de Saint Germain, valleur receu du sieur Perrot \u2014 et la unzième et dernière est un billet signé Sacy, datte du sixième mars nul six cens quatre vingts unze, par lequel il promet payer audit feu sieur Talon la somme de dix louis d'or neufs valleur receu de luy touttes les dites pièces cottées et paraphées par première et dernière et inventoriées sur lesdites première et dernière pour le tout .CINQUANTE UN Et apprès avoir vacqué jusqu'à six heures sonnées tous les filtres et papiers cy dessus inventoriez ont esté remis soubz lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à demain huit heures du matin, et ont signé G.LEDUC G.TALON M.LAGUIDE TALON (les notaires) Du landemain vendredy quinziesme jour dudit mois de Janvier mil six cens quatre vingt quinze huit heures du matin continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms a esté inventorié ce qui ensuit /.Item une liasse contenant quatre vingt douze pièces qui sont coppies de sentences, actes, procedures et autres pièces concernant les affaires dudit feu sieur Talon et les sieurs de Laval, de la Chapelle, de Saintrat et autres, toutes cottées et paraphées; par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout.CINQUANTE DEUX Item une autre basse contenant soixante deux pièces qui sont estats de recepte de ladite terre et seigneurie de Vflle en Tartenois et de ladite DE JEAN TALON 105 maison et ferme seizes à Jouy, plusieurs quitances, et autres pièces concernant lesdites receptes, touttes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout.CINQUANTE TROIS Item une autre liasse contenant neuf pièces \u2014 la première est une ordonnance signée Louis et plus bas Le Tellier, dattée du vingt juillet mil six cens quarante huit, de la somme de trois mil six cens soixante quinze livres, au proffit dudit feu sieur Talon pom les causes y portées, \u2014 la deuxiësme est une autre ordonnance signée Louis et plus bas Le Tellier, dattée du vingt deux juillet mil six cens quarante huit, de la somme de trois mil deux cens livres payables audit feu sieur Talon pour les causes y portées, \u2014 la troisiesme est une autre ordonnance signée Louis et plus bas Le Tellier, dattée du vingt sept octobre mil six cens cinquante deux, de la somme de trois mil six cens Uvres payable audit sieur Talon pom les causes y portées, \u2014 la quatriesme est une autre ordonnance aussy signée Louis et plus bas Le TeUier, dattée du quatre may mil six cens cinquante un, de la somme de six nul six cens Uvres payable audit sieur Talon pour les causes y portées \u2014 la cinquiesme est une autre ordonnance aussy signée Louis et plus bas Le TelUer, dattée du vingt huitième mars mil six cens quarante neuf, de la somme de trois nul six cens Uvres, payable audit sieur Talon pour les causes y portées \u2014 la sixième est un escrit signé de Guenegault, datte du vingtiesme décembre mil six cens cinquante sept, en forme de rescription de la somme de dix mil Uvres \u2014 la septième est un autre escript aussy signé de Guenegault, datte du dernier décembre mil six cens soixante quatre en forme de rescription de la somme de trois nul Uvres \u2014 la huitième est un autre escript signé Bertrand, datte du quinzième juiUet nul six cens soixante, en forme de rescription de la somme de six mil Uvres \u2014 et la neufvième et dernière est un autre escript aussy signé Bertrand, datte du dix neufvième novembre mil six cens soixante, en forme de rescription de la somme de cent nul Uvres touttes lesdites pièces paraphées par première et dernière, inventoriées sur lesdites première et dernière pour le tout.CINQUANTE QUATRE Et après avoir vacqué jusques à midy sonné tous les papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et 100 INVENTAIRE DES BIENS possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il apartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à ce jourdTniy deux heures de rellevée et ont signé .// G.LEDUC M.LAGUIDE G.TALON TALON (les notaires) Dudit jour vendredy quinziesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze, deux heures de rellevée, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire, à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit ././\u2022 Item une autre liasse contenant soixante dix pièces qui sont coppies de pouvoirs donnez audit feu sieur Talon, mémoires et quittances de divers particuliers, servans à la descharge de sa succession, entre lesquelles pièces est un escrit sous sein privé datte du trente octobre mil six cens quatre vingts sept contenant l'estimation faitte par le sieur Phillippes Gauthier escuier sieur de Comporté, François Pachot et Jean Gobin de deux chaudières de cuivre jaulne qu'ils ont estimées prisées ensemble deux mil cinq cens livres de cuivre, quatre descharges données audit feu sieur Talon par la Reyne d'Angleterre les cinq janvier et dix aoust mil six cens quatre vingts dix, mils six cens quatre vingts unze et dernier may mil six cens quatre vingts quatorze, une recognoissance signée Laguide, datte du vingt sept juin mil six cens soixante dix neuf, portant qu'il a receu dudit feu sieur Talon, son oncle, la somme de cinq mil livres, en considération de quoy il luy a ceddé et remis ce qu'il pouvoit et auroit pû prétendre en la succession de feu Monsieur Talon, intendant en Ouquenard (sic) auquel sieur Talon il a cet effect (sic) ceddé tous ses droits, noms et actions sur ladite succession, au bas de laquelle recognoissance est une autre signé Talon, datte du vingt neuf aoust mil six cens soixante dix neuf portant que ledit sieur de Laguide ne doit estre garend d'aucune chose ny sujet à aucunes debtes passives de ladite succession desquelles ledit sieur Talon a promis le mettre à couvert, un estât aux suittes duquel sont deux receus, l'un de huit mil cens quatre vingts livres et l'autre de cinq cens livres, signé l'une comme l'autre Talon, au dos duquel est un escrit signé Talon datte du quinzième may mil six cens quatre vingts un, portant qu'il tient quitte Monsieur Talon, son neveu, de ce qui luy a donné qui excedde ladite somme de sept mil sept cens livres dont il luy a donné sa quittance pour sa part aferante, une autre recognoissance signé Talon, datte treize may nul six cens quatre vingt un, portant que ledit feu sieur Talon son oncle a payé à plusieurs et différentes fois la somme de cinq mil cinq cens livres pour sa part afférente de la succession du feu Messire Claude Talon cy devant intendant à Oudenarde, son oncle, une autre reconnoissance signée G.Talon, dattée du vingt huit may mil six cens quatre vingt un portant qu'elle a receu DE JEAN TALON 107 dudit feu sieur Talon son oncle la somme de sept mil cinq cens livres pour sa part afferante de la succession dudit feu sieur Talon son oncle, une autre reconnoissance signée MadM Laguide, datte du dix neuf mars mil six cens quatre vingt un, estant ensuite d'un estât de la somme de cinq mil livres, portant que le contenu audit estât luy a esté payé par ledit feu sieur Talon son oncle, pour les causes portées en iceluy, dont elle promet luy donner descharge nécessaire pour Monsieur Perrot et pour elle, et l'expédition en papier d'une indemnité passée devant Feret et Mousnier, notaires à Paris, le douziesme septembre mil six cens soixante un par ledit sieur Claude Talon audit feu sieur Jean Talon et à feu M1* François Talon, son frère, pom raison de l'obligation par eux faite pour ledit sieur Claude Talon au payement du prix de la charge de secretaire du Cabinet à luy vendu par le sieur de Langlade Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière, pour le tout .CINQUANTE CINQ Item une autre liasse contenant dix huit pièces \u2014 la première est un compte rendu par M* Jean de Fromont, prestre chanoine en l'Eglise Nostre Dame de Chartres et Jacques Germon, procureur au baillage et siège presidial dudit Chartres, exécuteurs du testament de feu Messire Jacques Lescot, evesque de Chartres et abbé de l'abbaye de Toussaints de Chaalons, à Messire Ferdinan de Neufville, evesque dudit Chartres et aux héritiers dudit feu seigneur Jacques Lescot, ledit compte arresté par acte estant ensuite receu par de Rivière et Levesque notaires à Paris, le quatre décembre mil six cens cinquante sept \u2014 la deuxiesme et les suivantes, jusques et compris la seiziesme pièce, sont mémoires et quitances et autres pièces servant à la descharge de la succession de feu Messire Nicolas Talon, abbé de ladite abbaye de Toussaints de Chaalons./ \u2014 la dix septiesme est l'inventaire des biens et effets délaissez par ledit Messire Nicolas Talon, fait par M\" Claude Douballe, prestre, notaire et scrible (sic) du chapitre de l'Eglise catedralle de Saint Estienne de Chaalons, presens tesmoins, le vingt neuf octobre mil six cens soixante dix huit, \u2014 Et la dix huitiesme et dernière sont les lettres obtenues par ledit feu sieur Talon en Chancellerie le treize juillet mil six cens quatre vingt pom appréhender par benefice d'inventaire la succession de feu Messire Philippes Talon, son frère, vivant abbé de ladite abbaye de Toussaints de Chaalons Toutes lesdites pièces cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière pour le tout .CINQUANTE SIX 108 INVENTAIRE DES BIENS Item une autre liasse contenant cinquante neuf pièces qui sont actes, jugemens, mémoires et autres pièces concernant lesdites terres de Nanteuil et de Ville, toutes cottées et paraphées par première et dernière, inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout CINQUANTE SEPT Item deux pièces attachées ensemble \u2014 la première est une requeste présentée à M.le lieutenant civil par ledit feu sieur Talon aux fins d'avoir permission de saisir pour sûreté de la somme de quatre vingt treize mil livres de principal, interests d'ieelle, à luy deus par ledit feu sieur Bergeret, au bas de laquelle est l'ordonnance de m on dit sieur le lieutenant civil, dattée du vingt deux octobre mil six cens quatre vingt quatorze, et audessous est un exploit de saisie arrest du vingt cinq dudit mois d'octobre mil six cens quatre vingt quatorze, fait à la requeste dudit feu sieur Talon par Driancourt, sergent à verge, ès mains de Messieurs Morel, de Dalantinay, Gruyon et Berthelot, maîtres de la chambre aux deniers de Sa Majesté et de Messieurs Brunet et de Fremont, gardes du Trésor royal \u2014 et la deuxiesme est un autre exploit de saisie arrest faite à la requeste dudit feu sieur Talon par ledit Driancourt, sergent, ledit jour vingt deux octobre mil six cens quatre vingt quatorze, ès mains des sieurs Dupuis et Le Pilleur, trésoriers de la maison du Roy, les dites deux pièces inventoriées l'une comme l'autre .CINQUANTE HUIT Et après avoir vacqué jusques à six heures sonnées, tous lès papiers cy dessus inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, et l'assignation continuée pour la confection dudit present inventaire à lundy prochain huit heures du matin, et ont signé .//.G.LEDUC G.TALON M.LAGUIDE TALON Ces notaires) Du lundy dix septièsme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze huit heures du matin, continuant par les notaires susdits et soussignez la confection dudit present inventaire, à la requeste et presence desdits sieur et damoiselle Talon et dame Perrot esdits noms, a esté inventorié ce qui ensuit, Item une liasse contenant vingt sept pièces qui sont mémoires de la recepte de ladite terre de Ville en Tartenois, procès-verbaux et autre pièces concern ans icelle, toutes cottées et paraphées par première et dernière et inventorié sur lesdites première et dernière d'icelles pour le tout.CINQUANTE NEUF DE JEAN TALON 109 Item un registre relié et couvert de parchemin contenant soixante quinze feuillets escrits de la main dudit feu sieur Talon en tout ou partie concemans diverses affaires dudit feu sieur Talon, le surplus des feuillets dudit registre est en blanc, tous les dits feuillets escrits cottez et paraphez par premier et dernier et inventorié sur lesdits premier et dernier feuillets escrits, pour le tout.SOIXANTE Item un autre registre relié et couvert en veau contenant soixante dix huit feuillets escrits de la main dudit feu sieur Talon, en tout ou partie concemans différentes affaires dudit feu sieur Talon, le surplus des feuillets dudit registre est en blanc, tous lesdits feuillets escrits cottez et paraphez par premier et dernier, inventorié sur lesdits premier et dernier feuillets escrits, pour le tout.SOIXANTE UN Item un moyen registre relié recouvert de parchemin contenant quarante un feuillets escrits de la main dudit feu sieur Talon, en tout ou partie aussy concemans diverses affaires dudit feu sieur Talon, le surplus des -feuillets dudit registre est en blanc, tous lesdits feuillets escritz cottez et paraphez par premier et dernier et inventorié sur lesdits premier et dernier feuillets escrits, pour le tout.SOIXANTE DEUX Item un autre moyen registre relié et couvert de parchemin, contenant vingt cinq feuillets escrits de la main dudit feu sieur Talon, en tout ou partie aussy concemans différentes affaires dudit feu sieur Talon, le surplus des feuillets dudit registre est en blanc, tous lesdits feuillets escrits cottez et paraphez par premier et dernier, inventorié sur lesdits premier et dernier feuillets escrits pom le tout.SOIXANTE TROIS Item un autre moyen registre relié et couvert de parchemin, contenant quarante cinq feuillets escrits de la main dudit feu sieur Talon, en tout ou partie concemans différentes affaires dudit feu sieur Talon, le surplus des feuillets dudit registre est en blanc, tous lesdits feuillets escrits, cottez et paraphez par premier et dernier et inventorié sur lesdits premier et dernier feuillets escrits pour le tout.SOIXANTE QUATRE Item ledit sieur Talon a représenté la grosse en parchemin d'un contract passé pardevant Desnotz et ledit Henry, notaires, le vingt troisiesme décembre mil six cens quatre vingt quatorze, par lequel lesdits sieurs prevost des marchands et eschevins de cette dite ville de Paris ont constitué ausdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot ès noms et quaUtez portées en l'intitulation du present inventaire deux cens Uvres de rente à prendre sur lesdites aydes et gabeUes moyennant la somme de trois mil six cens Uvres payée comptant par ledit feu sieur Talon ès mains de Monsieur Brunei, garde du trésor royal, suivant sa quitance du douzicsme novembre audit an nul six cens quatre vingt quatorze, annexée à la minute dudit contract et transcrite en fin de ladite grosse, inventorié.SOIXANTE CINQ 110 INVENTAIRE DES BIENS Ce fait et après avoir vacqué jusques à midy sonné et qu'il ne s'est plus trouvé aucuns titres et papiers à inventorier, tous lesdits titres et papiers inventoriez ont esté remis sous lesdits scellez et laissez en la garde et possession de ladite dame Talon qui s'en est chargée du consentement desdits sieur et demoiselle Talon et dame Perrot esdits noms et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, après qu'il avoit esté statué et ordonné par Monsieur le lieutenant civil sur les contestations des parties incerées au procès verbal dudit sieur commissaire, aux protestations respectives desdites parties passées audit procès verbal, et ont signé .//.G.LEDUC G.TALON TALON M.LAGUIDE (les notaires) Et le jeudy vingt septiesme jour dudit mois de janvier mil six cens quatre vingt quinze, huit heures du matin, les contestations mentionnées en la closture de la précédente vacation ayant esté jugées et réglées par Monsieur le lieutenant civil suivant son ordonnance du dix septiesme jour du present mois de janvier incerées au procez verbal dudit sieur commissaire, a esté par les notaires susdits et soussignez à la requeste et presence desdits sieur et damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, procédé au recollement des titres et papiers contenus et inventoriez en l'inventaire cy dessus et des autres parts après que lesdits scellez ont esté par ledit sieur commissaire reconnus levez et osiez, lequel recollement fait, tous lesdits titres et papiers se sont trouvez en nature ainsy et de la manière qu'ils sont inventoriez audit inventaire, ce fait ont esté laissez en execution de ladite ordonnance en la garde et possession dudit sieur Talon qui s'en est chargé du consentement desdites damoiseUe Talon et dame Perrot esdits noms, et a promis les représenter quand et à qui il appartiendra, au moyen de quoy ladite dame Talon est et demeure deschargée desdits scellez, aux protestations respectives desdites parties esdits noms portées au procez verbal dudit sieur commissaire, et ont signé après qu'il a esté vacqué à ce que dessus depuis ladite heure de huit du matin jusques à midy sonné, Et le huitiesme jour de juin audit an mil six cens quatre vingt quinze après midy est comparue pardevant les notaires soussignez ladite dame Madelaine de Laguide, veuve dudit sieur Perrot, demeurante à Paris rue de Grenelle parroisse Saint Sulpice, laquelle a reconnu qu'en consequence de la sentence du Chastelet de Paris du dix huitiesme mars dernier qui ordonne entr'autres choses la délivrance du legs à elle fait par ledit feu sieur Talon par son dit testament, de la terre et vicomte de ViBe avec ses vignes et dépendances et de la maison, terres et vignes seizes à Jouy ledit sieur Jean François Talon, légataire universel dudit feu sieur Talon G.LEDUC TALON G.TALON M.LAGUIDE (les notaires) DE JEAN TALON m son oncle à ce present luy a délivré et mis ès mains les titres et pièces qui ensuivent concemans lesdites terres de Ville, maison, terres et vignes de Jouy, toutes inventoriez en l'inventaire devant escrit, sçavoir les deux pièces de la cotte seize, les quarante trois pièces de la cotte dix sept, les quatre pièces de la cotte dix huit, les quinze pièces de la cotte dix neuf, les trente huit pièces de la cotte vingt, les quarante sept pièces de la cotte vingt deux, les quarante pièces de la cotte vingt sept, les premiers, trente trois, trente six, quarante huit et les suivantes jusques et comptées la cinquante sixiesme et dernière pièce de la cotte trente six, les cinquante une pièces de la cotte trente sept, les deux cens trente huit pièces de la cotte trente neuf, les première, troisiesme et les suivantes jusques et compris la huitiesme et dernière pièce de la cotte cinquante, les soixante deux pièces de la cotte cinquante trois, les première et suivantes jusques et compris la vingt quatriesme pièce, la vingt six, vingt sept, vingt neuf et les suivantes jusques et compris la quarante trois*, la quarante cinq\", et les suivantes jusques et compris la cinquante neufviesme et dernière pièce de la cotte cinquante sept, les vingt sept pièces de la cotte cinquante neuf, et une liasse d'autres titres et pièces concemans lesdites terre de Ville et autres biens seize à Jouy au nombre de cent-trente sept pièces paraphées par première et dernière de Henry, l'un des notaires soussignez à la requeste des parties, de tous lesquels titres et pièces présentement délivrez, ladite dame Perrot se contente et en descharge ledit sieur Talon auquel elle promet l'en ayder en cas de besoin sous son recepicé, le tout après que recollement a esté fait sur ledit inventaire desdits titres et pièces inventoriez en iceluy en presence de M\" Jean Baptiste Porlier, procureur audit Chastelet et dudit sieur Talon Prometant etc.Obligeant etc.Renonceant Fait et passé à Paris en la maison de ladite dame Perrot les jour et an que dessus et ont signé //.Magdelaine Laguide TALON Desnots Henry Pièces jointes 1/ 1694,14 décembre Pardevant les notaires gardenottes du Roy au Chastelet de Paris soubsignez fut present Jean François Talon, escuier, conseiller du Roy, commissaire general de la Marine, demeurant à Paris grande nie du Bac parroisse Saint Sulpice, habile à se dire et porter héritier 112 INVENTAIRE DES BIENS ou légataire universel de deffunt Messire Jean Talon son oncle, vivant conseiller du Roy en ses conseils, cy devant secretaire du Cabinet et premier valet de garderobbe de Sa Majesté, institué par son testament olographe du vingt neufviesme avril dernier déposé pour minutte à Henry, notaire au Chastelet de Paris, le vingt quatre novembre aussy dernier, lequel a fait et constitué son procureur general et special Messire Jacques Raudot conseiller du Roy en sa cour des aydes, auquel il donne pouvoir de pour luy et en son nom faire procedder à la levée des scellez apposez sur les biens et effets délaissez par ledit feu sieur Talon à l'inventaire et description desdits biens et effets et à la vente des meubles, faire à cette fin touttes protestations, dires, requisitions et prester tous conséntemens que ledit procureur jugera nécessaires, prendre pour ledit sieur constituant qualité en la succession dudit feu sieur Talon, soit d'héritier, soit de légataire universel, ainsy que ledit procureur avisera après la confection de l'inventaire et en consequence sy besoin est renoncer à ladiote succession, consentir l'exécution dudit testament et la délivrance des legs, tant universel que particuliers faits par iceluy, consentir à la vente d'aucuns des biens immeubles de ladite succession, en cas que les meubles ne sufisent pour l'exécution dudit testament, sy besoin g est plaider etc.opposer etc.appeller etc.eslire etc.domicilie etc.substituer etc.un ou plusieurs procureurs etc.en tout ou partie du contenu en ces présentes qui demeureront en leur entière force et vertu jusques à revocquation, revocquer lesdits procureurs, en substituer d'autres en leur lieu et generallement faire et agir par ledit sieur procureur au sujet de ladite succession en tout ce qui sera requis et nécessaire ainsy que pourrait faire ledit sieur constituant s il y estoit present en personne.Promettant etc.Obligeant etc.Fait et passé à Paris en la maison dudit sieur constituant sus déclarée le quatorziesme jour dè décembre mil six cens quatre vingts quatorze après midy et a signé : TALON (les notaires : de Troyes, Henry) 2/ 1694, 29 décembre \"Au cas que Dieu dispose de moy dans le voiage que je vai faire à ^Marimont je declaire à mes héritiers et tous autres qu'il aportiendra \"que je desire et veux que les mil Ecus que le sacq enferme soient \"remis à l'ordre de Madame de Maintenon pour erre emploiez au \"soulagement des pauvres Anglois et Irlandois réfugiez en France.\"Fait à Paris le 5 octobre 1694\".(signé : TALON) (au verso): Paraphé ne varietur par Jean-François Talon escuyer, damoiseUe Geneviève TALON et dame Madelaine de Laguide, ce jour dbuy vingt neufviesme décembre mil six cens quatre vingt quatorze.(Signé : G.TALON M.LAGUIDE.TALON, (les notaires : DESNOTS HENRY) LES DOSSIERS CANADIENS DU NOTAIRE POINTARD INVENTORIÉS PAR LOUISE DECHENE \" LES DOSSIERS CANADIENS DU NOTAIRE POINTARD Claude-Charles Pointard, né à Paris en 1745, était avocat au Parlement et receveur de rentes.Il épousa Adélaïde Pulchérie Aulagnier, fille d'un homme d'affaires parisien et ajouta ainsi à sa propre clientèle celle de son beau-père.De 1781 au 15 septembre 1795, date de sa mort, il habita l'hôtel Lamoignon, rue Pavée, au Marais.Il fut le procureur d'un grand nombre de rentiers dont plusieurs communautés religieuses.A une époque indéterminée, peut-être à la mort de sa femme, les papiers provenant du cabinet de Pointard furent transportés dans un dépôt public.On les retrouva dans les greniers de la mairie du VIIIe arrondissement et ils entrèrent aux Archives nationales en 1843.Le fonds comprend 65 liasses, comptant chacune une quarantaine de dossiers classés par ordre alphabétique.Il porte la cote 26 AP (archives privées).Vers .1780, Pointard commence à percevoir les rentes de quelques Canadiens.Il acquiert successivement la clientèle de Dominique Dou-treleau, procureur de Joseph Fleury Deschambault et d'Emmanuel Le Moyne de Longueuil, celle de M.Bluteau, procureur de l'Hôtel-Dieu de Montréal et des Ursulines de Trois-Rivières.Malheureusement, les dossiers constitués par les procureurs antérieurs ne furent pas versés au cabinet de Pointard.De même la correspondance s'arrête avec la mort de l'avocat.Ses affaires semblent avoir été liquidées par sa veuve, associée à un nommé Louis-Joseph Laforêt.Ainsi la correspondance échangée entre ces rentiers canadiens et leur homme d'affaires ne s'étend que sur une période d'environ quinze ans.En.parcourant la liste des clients de Pointard inscrite au catalogue, on relève le nom de plusieurs personnes ayant vécu en Nouvelle-France ou étant apparentées à des familles canadiennes.Ce sont : les Pastour de Costebelle, Paul-Olivier Le Borgne, ancien capitaine des troupes, Louis-Marie Populus de Sainte-Marie, Jean de Rigaud, vicomte de Vau-drèuil et quelques autres.Mais ces dossiers ne contiennent rien qui vaille la peine d'être relevé.Notre inventaire ne porte que sur les dossiers des rentiers canadiens, soit ceux de : Joseph Fleury Deschambault, ancien agent principal de la compagnie des Indes au Canada ; Catherine Véron de Grandmesnil, son épouse ; Louis-Joseph, Antoine-Louis de la Gorgendière et Joseph-Etienne, ses fils; ses filles, Marie-Claire, épouse de John Fraser, Thérèse- 115 LES DOSSIERS CANADIENS Josèphe, épouse de William Dunbar et Marie-Anne-Catherine, veuve de Charles-Jacques Le Moyne de Longueuil et mariée en deuxièmes noces à William Grant.Joseph-Dominique-Emmanuel Le Moyne de Longueuil, conseiller au Conseil législatif de la Province de Québec, seigneur de Soulanges, cousin du premier mari de Marie-Anne Catherine Deschambault.Louis Pillard, notaire royal à Trois-Bivières.Demoiselle Louise Catherine Robineau de Portneuf et le sieur Joseph Barrel, négociant de Montréal à qui elle transporte ses contrats de rente.Les religieuses de l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Montréal.Les religieuses UrsuUnes de Trois-Rivières.Signalons aussi la présence de deux pièces, datées de 1702 et 1713, touchant Mgr de Saint-Vallier, dont il est difficile d'expliquer la présence dans ce fonds.Tout nous porte à croire que Pointard comptait d'autres clients au Canada mais leurs dossiers auraient disparus.En 1784, Le Moyne de Longueuil écrit à Pointard que Monsieur Gravé, grand vicaire du Séminaire de Québec, lui envoie toutes leurs affaires, (dossier 33, pièce 15) Ailleurs c'est l'avocat qui remercie William Grant des démarches qu'il a faites en sa faveur auprès des religieuses de la Province dont il vient de recevoir la procuration (liasse 21A, pièce 36).Pointard avait réussi à établir une solide réputation de probité auprès de ses clients et ceux-ci le recommandaient volontiers à toutes leurs connaissances.Les affaires que ces Canadiens confient à Pointard ne sont pas très importantes.Il s'agit surtout de recettes de rentes viagères ou autres ou, parfois, de prêts à des particuliers.L'avocat est aussi appelé à intervenir dans des questions d'héritages ou de dettes entre les membres d'une famille rentrés en France et ceux restés au Canada.Les sommes perçues annuellement ne constituent, dans la plupart des cas, qu'une fraction des revenus de ces personnes.Mais les dossiers nous révèlent quelque chose des liens qui continuent de subsister entre la France et son ancienne colonie et c'est là que réside tout leur intérêt.Plusieurs questions se posent.Quelle est l'origine de ces rentes?Pourquoi les Canadiens continuent-ils d'investir en France?Comment s'opère le transport des fonds ?Pom les communautés religieuses, l'origine de ces placements est sans doute fort ancienne.Dons et dots en rentes foncières et revenus convertis peu à peu en rentes sur l'Etat, sur des municipalités ou des couvents.Après la conquête, on juge plus sage de ne pas déplacer cet argent.L'Hôtel-Dieu aurait-il éprouvé une certaine gêne durant les années DU NOTAIRE POINTARD 117 qui suivirent, pas un instant on ne songe à toucher à ce capital, ni à le réinvestir au Canada.En 1786, sœur Céloron ordonne à Pointard de prendre la partie des rentes non utilisée pour faire de nouveaux placements avantageux (dossier 53, pièce 15).C'est seulement lorsque la Révolution aura ébranlé leur confiance que les religieuses envisageront de retirer leur argent de France.La recette annuelle globale perçue par Pointard pour l'Hôtel-Dieu est difficile à évaluer car les rentes sont affectées à divers fonds et administrées séparément.Elle serait de plus de 4000 L.Le cas de Joseph Fleury Deschambault est différent.C'est en 1763 et en 1768 que l'ancien receveur du castor fait constituer en France des rentes viagères sur la tête de ses cinq enfants.En 1763 également, son procureur, M.Doutreleau, a consenti des prêts importants à des particuliers.On peut penser que ce sont les incertitudes de l'époque qui poussèrent Deschambault à faire ces investissements à même les sommes, salaires, commissions, etc., dont il disposait dans la métropole.Aurait-il été momentanément forcé de laisser l'argent en France mais désireux de le récupérer plus tard, il ne l'aurait pas transformé en rentes viagères.Ces rentes rapportent à la famille Deschambault quelque 4000 L par an.On n'a pas de détails sur les autres placements si, toutefois, ils existent encore en 1780.Le Moyne de Longueuil perçoit chaque année 2880 L provenant de rentes viagères et autres.Une partie de son capital est réalisable mais cette idée ne l'effleure pas, même lorsqu'il déclare que des dépenses s'imposent sur sa seigneurie auxquelles ses revenus peuvent à peine suffire.Nous ignorons tout des biens que les Ursulines de Trois-Rivières possèdent en France.Quant aux dossiers des autres rentiers canadiens trouvés dans ce fonds, ils nous révèlent des placements de très faible importance.Pointard reçoit les rentes de ses clients et ceux-ci tirent des lettres de change sur leur procureur à l'ordre de personnes de confiance qui voyagent entre l'Amérique et l'Europe.Les transactions de Deschambault et celles de Le Moyne de Longueuil passent par l'Angleterre ; celles des religieuses se font par l'entremise de prêtres et, plus tard, d'un marchand de Bordeaux.La lenteur du courrier amène souvent des retards, des malentendus mais, dans l'ensemble, les recettes parviennent au Canada régulièrement.L'intérêt semble être assez uniformément de 5 pour cent.Qu'advint-il de ces rentes après 1795 ?Certaines, placées sur des abbayes et des communautés, ont pu se perdre.Mais toutes celles constituées sur les Etats et les municipalités ont certainement continué à être versées aux bénéficiaires, soit par l'entremise d'un nouveau procureur, soit directement, étant donné la réorganisation administrative qui s'opère à cette époque.Ainsi ces capitaux investis en France ne furent pas perdus avec la conquête.Tout laisse même supposer que les communications entre 118 LES DOSSIERS CANADIENS l'Amérique et l'Europe se rétablirent assez tôt après la fin des hostilités et, dès lors, les revenus sont perçus sans difficulté.Sans doute les clients de Pointard auraient-ils pu trouver au Canada des placements identiques à ceux qu'ils font en France.Plus facilement encore, ils auraient pu investir les sommes disponibles dans des secteurs plus dynamiques, soit dans le commerce ou sur leurs seigneuries pour en accroître les rendements.Mais, dirigés par l'habitude ou la prudence, ils préfèrent laisser leur capital à l'étranger.Combien de Canadiens furent dans le même cas?C'est ce qu'une meilleure connaissance des archives, des minutiers en particulier, nous apprendrait.Les dossiers que nous avons inventoriés sont constitués en majeure partie de pièces comptables et de lettres d'affaires, toujours très courtes, de deux ou trois pages en moyenne.Ce n'est que de temps à autre que transparaissent certains traits plus humains : la rigidité du caractère de la veuve Deschambault, femme d'affaires avant tout, telle qu'elle se révèle dans ses rapports avec son fils en garnison à Pondichéry ; les conseils du baron de Longueuil à son neveu qui vit à Paris, le jeune officier de Beaujeu ; l'anxiété de tous les correspondants face à la dépression de 1789; leur angoisse mêlée de soulagement au moment de la Révolution française.Simples détails qui nous font souhaiter de découvrir plus de documents susceptibles d'éclairer la mentalité du Canadien de cette époque, encore mal connue.Louise Dechêne DU NOTAIRE POINTARD 119 ARCHIVES NATIONALES 26 AP ¦ FONDS FOINTAED Liasse 21A \u2014 Famille Fleury Deschambault.Ces papiers étaient répartis en quatre dossiers : l'un pour Joseph Fleury Deschambault, père ; le second pour ses fils Louis-Joseph, Joseph-Etienne et Antoine-Louis ; le troisième pour ses filles Marie-Claire Fraser et Thérèse-Josèphe Dunbar; le dernier pour sa fille Marie-Anne-Catherine, veuve Le Moyne, épouse de Guillaume Grant.Pour simplifier la lecture et éliminer les nombreux duplicatas, nous avons réuni ces dossiers en un seul et classé les pièces par ordre chronologique.Deux pièces touchant Dominique-Emmanuel Le Moyne, baron de Longueuil doivent être reportées à ce dossier, liasse 33, inventorié plus loin.No pièce 1 6 octobre 1781, Montréal.Procuration devant les notaires Faucher et Le Guay de Joseph Fleury, sieur Deschambault, ancien receveur du castor et dame Catherine Véron de Grandmesnil son épouse, en faveur de ( ), pour l'administration des biens fonds et rentes qu'ils ont en France.2- 1781.Compte du baron de Longueuil avec M.Pointard, avocat à Paris, pour les six premiers mois de 1781 et les six premiers de 1780.3 1782.Compte de Joseph Fleury Deschambault avec Pointard pour les années 1777-1782 avec quittance du 24 février 1782 pour 4324 L signée par M.Doutreleau en faveur de Pointard.4 S.d.(1782) Copie d'une lettre de Pointard à Deschambault touchant les rentes qu'il a reçues pom ce dernier, à la demande ' de M.Doutreleau, conseiller du roi, trésorier de la Chancellerie, procureur de Deschambault.5 29 mars 1782, Paris.Doutreleau à Deschambault, portant compte courant et nouvelles de ses affaires.6 15 mars 1782, Paris.Liste de 9 contrats à rente viagère appartenant à Joseph Fleury Deschambault et 3 contrats appartenant à Joseph-Dominique Le Moyne, baron de Longueuil.7 l™ juillet 1782, Province de Québec.Certificats de vie pour Marie-Anne-Catherine Fleury Deschambault, née le 7 août 1740, veuve de Charles Le Moyne, baron de Longueuil et épouse en deuxièmes noces de Guillaume Grant ; et de Louis-Joseph Fleury Deschambault, né le 20 février 1756. LES DOSSIERS CANADIENS 1« juillet 1782, Province de Québec.Certificats de vie pour Marie-Claire Fleury Deschambault, née le 10 août 1741, épouse de Jean Fraser; Thérèse-Josèphe Fleury Deschambault, née le 5 février 1744, épouse de Guillaume Dunbar; et Joseph-Etienne Fleury Deschambault, né le 14 septembre 1745.25 août 1782, Paris.Duplicata d'un compte entre Pointard et Deschambault avec quittance de Doutreleau au premier pour 438 L.S.d.(1782) Deschambault à Pointard.Accuse réception des 4324 L et demande à l'avocat de poursuivre une dame Piot pour une obligation due depuis longtemps.Il blâme Doutreleau pour ce mauvais placement.Détail du compte avec la dame Piot.S.d.(1783) Compte entre M.Doutreleau et Deschambault.1783.Compte de Deschambault avec Pointard avec quittance du 2 février 1783 pour 2803 L signée par Doutreleau en faveur de Pointard.29 mars 1783.Copie d'une lettre de Pointard à Deschambault.Se dit heureux d'avoir été choisi par Doutreleau et agréé par Deschambault pour percevoir les rentes.Sur le même feuillet, copie d'une lettre de Pointard à M.de Longueuil, pour lequel il a aussi commencé à recevoir des rentes.25 juillet 1783.Copie d'un compte entre Deschambault et Pointard avec quittance pour 218 L signée par Doutreleau.1\" août 1783, Port-Louis, Ile de France.Seconde lettre de change tirée par Deschambault de la Gorgendière sur M.Doutreleau, pour une somme de 400 L.20 septembre 1783, Montréal.Deschambault à Doutreleau.Lui envoie un précis de ses lettres touchant la dette de Mme Piot qui se monte à 13,167 L: lui reproche certaines irrégularités dans les comptes; le prie de ne plus verser la rente à Mme Germain; s'informe de son fils la Gorgendière.Précis des lettres de Doutreleau au sujet d'une obligation consentie à Mme Piot en 1763.20 septembre 1783, Montréal.Deschambault à Pointard.Accuse réception du compte du 29 mars ; blâme la mauvaise administration de Doutreleau.Si ce dernier venait à mourir, demande à Pointard de se charger d'envoyer à la Gorgendière sa pension de 800 L.1783.Compte de Deschambault avec Doutreleau.1er janvier 1784.Lettre de change de 800 L tirée par Deschambault de la Gorgendière sur Doutreleau. DU NOTAIRE POINTARD 121 21&22 10 mars 1784.Doutreleau à Deschambault pour justifier la commission de 500 L qu'il a retenue sur la recette des rentes.Compte entre eux.23 16 mars 1784, Londres.Le capitaine Deschambault (fils) à Pointard, demandant pourquoi la lettre de change tirée l'année précédente par son père sur Doutreleau a été protestée.24 10 avril 1784.Quittance de Doutreleau en faveur de Pointard pour 3600 L, montant d'une lettre de change acquittée pour Deschambault.25 5 mai 1784, Montréal.Compte des frais sur la lettre de change tirée par Deschambault sur Doutreleau.26 15 juin 1784, Paris.Protêt sur une lettre de change de 800 L tirée par Deschambault de la Gorgendière sur Doutreleau.27 & 28 1er juillet 1784, Province de Québec.Certificats de vie pour dames Fraser et Dunbar, dame Grant, Joseph-Etienne et Louis-Joseph Deschambault.29 7 août 1784, Montréal.Dame Grandmesnil Deschambault à Pointard.Annonce la mort de son mari survenue le 13 juillet 1784 ; l'assure que l'opposition à la dernière lettre de change est mal fondée et l'enjoint de retirer toutes les affaires encore entre les mains de Doutreleau ; demande que Madame Germain signe une quittance pour ce qu'elle a touché en rente et capital pour ce qu'il lui était dû par sa nièce, la baronne de Longueuil.30 26 août 1784, Paris.M.Mestre, employé à la recette générale des Domaines à Pointard pour demander paiement de la lettre de change que la Gorgendière a tirée sur Doutreleau.31 4 octobre 1784, Montréal.Mme Deschambault à Doutreleau lui annonçant la mort de son mari et demandant que toutes ses affaires soient remises à Pointard.32 5 octobre 1784, Montréal.Mme Deschambault à Pointard pour relever les irrégularités survenues dans l'administration de Doutreleau.33 12 décembre 1784, Isle de France.La Gorgendière (Antoine-Louis Deschambault) à Pointard (?), envoyant son certificat de vie et demandant des nouvelles de sa famille.34 20 octobre 1784, Montréal.Mme Deschambault à Pointard; demande que les 4419 L qu'il a entre les mains soient remises à son gendre.35 27 décembre 1784, Londres.Guillaume Grant à Pointard; annonce la venue à Paris de Louis Freemont à qui l'avocat doit 122 LES DOSSIERS CANADIENS remettre la recette de la famille Deschambault ; s'informe si les rentes placées sur la tête des enfants font partie de la communauté entre feu Joseph Deschambault et son épouse.36 15 avril 1785, Paris.Copie d'une lettre de Pointard à William Grant.Rend compte des effets qu'il a retirés à Doutreleau et de la recette des rentes.Remercie Grant des démarches qu'il a faites pour lui auprès des religieuses de la Province dont il vient de recevoir la procuration.37 & 38 15 avril 1785, Paris.Pointard à Mme Deschambault touchant l'état de ses affaires ; avec le compte cornant.39 13 juin 1785, Montréal.Mme Deschambault à Pointard lui reprochant de ne pas répondre assez promptement à ses lettres et le priant de communiquer immédiatement avec son gendre, Grant, qui est à Londres.40 9 août 1785, Montréal.Lettre de change de 1400 L tirée par Mme Deschambault sur Pointard.41 11 août 1785, Montréal.Madame Deschambault à Pointard.Accuse réception du compte du 15 avril ; lui reproche d'avoir honoré la lettre de change de son fils La Gorgendière étant donné l'opposition sur la dernière traite ; lui interdit de verser la rente à ce dernier sans instruction à cet effet.42 25 septembre 1785, Pondichéry.Certificat de vie pour.Antoine-Louis Fleury de Chambault de la Gorgendière, né à Montréal le 30 mai 1752.43 16 septembre 1785, Montréal.Seconde lettre de change de 1400 L tirée par Mme Deschambault sur Pointard.44 12 octobre 1785, Montréal.Mme Deschambault à Pointard; envoie les certificats de vie de ses enfants et demande la quittance de Mme Germain.45 20 décembre 1785, Londres.William Grant à Pointard; lui retransmet la lettre de Mme Deschambault et les certificats; demande d'être instruit de l'état des affaires afin de pouvoir assister sa belle-mère dans ses difficultés.46 7 février 1786, Pondichéry.La Gorgendière à M.Chevreau demandant de lui obtenir un congé pour la France.47 7 février 1786, Pondichéry.Certificat de vie de la Gorgendière.48 18 février 1788, Pondichéry.La Gorgendière à Pointard demandant nouvelles de sa famille en même temps qu'il envoie son certificat de vie. DU NOTAIRE POINTARD 123 49 18 février 1788, Londres.W.Grant à Pointard demandant réponse à sa lettre de décembre 1785.50 & 51 6 mars 1786, Paris.Pointard à Mme Deschambault ; lui envoie le compte courant ; considère Doutreleau trop malade pour pouvoir répondre de sa mauvaise administration des biens de la famille.52 15 mars 1786, Londres.W.Grant à Pointard ; accuse réception de la lettre et du compte du 6 courant qu'il envoie au Canada ; lui demande d'honorer les traites de la Gorgendière malgré l'avis de Mme Deschambault qui n'a pas dû réfléchir à l'embarras dans lequel elle plongerait son fils.53 2 juillet 1786, Montréal.Mme Deschambault à Pointard ; a reçu compte du six mars ; insiste pour poursuivre l'affaire contre Mme Germain sans attendre la mort de Doutreleau.54 21 septembre 1786, Montréal.Mme Deschambault à Pointard au sujet de ses affaires.55 30 octobre 1786, Montréal.Mme Deschambault à Pointard avec les certificats de vie de ses enfants ; le prie de presser le règlement avec Doutreleau ; désire solliciter un congé pour son fils en garnison à Pondichéry.56 30 octobre 1786, Montréal.Mme Deschambault à son fils, le capitaine La Gorgendière.S'étonne qu'il n'aie pas reçu les lettres que la famille n'a cessé de lui écrire ; lui parle de la mort de son père, de l'état des affaires, de ses démarches pour lui obtenu-un congé ; l'incite à revenir au Canada.57 7 mars 1787, Paris.Pointard à Mme Deschambault avec le compte courant.L'avise que la moitié des biens de la communauté doit revenir aux enfants ; annonce la mort de Doutreleau qui laisse une succession embarrassée.58 13 octobre 1787, Montréal.Lettre de change de 1531 L tirée par Mme Deschambault.59 14 octobre 1787, Montréal.Mme Deschambault à Pointard avec les certificats de vie de ses enfants ; prend des mesures pour pouvoir tirer ses revenus de France en cas de guerre.60 12 février 1788, Pondichéry.Certificat de vie pour La Gorgendière.61.16 février 1788, Pondichéry.La Gorgendière à Pointard demandant des renseignements sur l'état de ses rentes.62 & 63 2 mars 1788, Paris.Pointard à Mme Deschambault avec le compte courant Une nouvelle loi exigé dorénavant un certificat de vie par personne. LES DOSSIERS CANADIENS 6 octobre 1788, Paris.Pointard à M.Deschambault donnant son avis sur le partage de la succession entre la mère et les enfants.S.d.Compte de Mme Germain avec Mme Grant, sa nièce.Cette dernière devrait 2583 L pour les rentes des années 1783-1786 et n'aurait versé à sa tante que 1735 L.8 octobre 1788, Montréal.Deschambault l'aîné à Pointard.La renonciation de sa mère aux biens de la communauté lui donne droit à la totalité de la rente placée sur sa tête ; demande que Pointard lui fournisse à l'avenir directement ses comptes.23 février 1789, Paris.Pointard à Deschambault l'aîné donnant la liste des pièces à fournir pour pouvoir toucher ses rentes.12 mai 1789; Note de M.Méhégan à Pointard touchant deux lettres de M.Deschambault.1er juillet 1789, Province de Québec.Certificat de vie pour Louis-Joseph Fleury Deschambault 1er juillet 1789, Province de Québec.Certificats de vie pour M-Anne Catherine Grant et Marie-Claire Fraser.26 août 1789, Isle de France.La Gorgendière à sa sœur; dit ignorer les raisons des durs reproches qu'elle lui adresse ; pourquoi sa mère a-t-elle ordonné à Pointard de ne plus lui verser sa pension?26 août 1789.Isle de France.La Gorgendière à Pointard sur l'espoir de pouvoir bientôt toucher sa pension.26 août 1789.Isle de France.La Gorgendière à sa mère; accuse réception de sa lettre, la seconde qu'il reçoit en 15 ans qu'il est aux Indes ; pourquoi lui faire des reproches lorsqu'elle devrait plutôt être fière de lui; pourquoi avoir interrompu sa pension P 22 septembre 1789, Cour des Plaidoyers de Montréal.Jugement qui renvoie la demande de la veuve Deschambault intentée contre J.B.Melchior de Rouville, curateur de la succession, par laquelle elle réclamait 3484 L à la dite succession.L'indivis demeure et la renonciation de la veuve est considérée nulle.S.d.(1789).Extrait des registres de la cour des Plaidoyers du district de Montréal touchant l'action de la veuve Deschambault et les raisons pour lesquelles la cour l'a déboutée.15 octobre 1789.Extrait des registres de la paroisse de Montréal ; acte de décès de dame Thérèse-Josèphe Fleury Deschambault, veuve de Guillaume Dunbar, décédée le 14 janvier 1789. DU NOTAIRE POINTARD 125 78 16 octobre 1789, Montréal.Mme Deschambault à Pointard lui apprenant la décision de la com et le décès de sa fille.79 1\" mars 1790, Isle de France.La Gorgendière à Pointard avec son certificat de vie.80 G avril 1790, Thionville.Le syndic receveur de Thionville à Pointard demandant si l'opposition aux traites de Mme Deschambault est levée.81 24 août 1790, Chaillot.Méhégan, maréchal des camps et des armées du Roy à Pointard demandant que la pension soit à nouveau versée à La Gorgendière.82 24 octobre 1790, Québec.Mme Grant à Méhégan ; se permet de demander à cet ami de la famille des nouvelles de leurs affaires, n'ayant reçu aucune lettre de Pointard depuis longtemps.83 25 octobre 1790, Montréal.Mme Deschambault à Pointard avec les certificats de vie ; s'inquiète de ce que la Révolution ait interrompu leur correspondance.84 26 octobre 1790, Prov.de Québec.Certificat de vie pom .Ls-Joseph Deschambault.85 8 novembre 1790, Québec.W.Grant à Pointard demandant de verser 2000 L à Du Chambon de Mésillac de St-Jean d'Angely, paiement partiel pom une terre vendue à feu Joseph Deschambault et que Doutreleau avait négligé de régler., 86 8 novembre 1790, Pr.de Québec.Certificats de vie pom Mme Grant.87 1 janvier 1791, Pr.de Québec.Certificat de vie pour Mme Fraser.88 10 janvier 1791, Chaillot.M.Méhégan à Pointard lui demandant \u2022 de lui rendre compte de l'état des recettes de la famille Deschambault et de faire les remises demandées.89 13 janvier 1791, Paris.Quittance de Méhégan pom 624 L en faveur de Pointard 90 13 janvier 1791, Chaillot Méhégan à Pointard avec la quittance de 624 L somme due à La Gorgendière; lui envoie la lettre de Mme Grant du 24 octobre.91 15 janvier 1791, St-Jean d'Angely.Du Chambon de Mésillac à Pointard demandant remise de 2100 L que lui doit la famille Deschambault, remise qui doit être prise sur les rentes de Mme Grant.92 & 93 24 février 1791, Paris.Pointard à W.Grant et à M.Deschambault avec le compte cornant ; regrets que ses lettres de 1790 ne leur soient pas parvenues. 126 LES DOSSIERS CANADIENS 94 95 ¦ 96 97 98 99-101 102 103 104 105 106 107 108-112 15 mai 1791, St-Jean d'Angely.Quittance de M.Du Chambon à M.Grant pour 2100 L.17 mai 1791, St-Jean d'Angely.Copie de la lettre de Du Chambon à W.Grant touchant la vente d'une partie de la seigneurie de Chambly pour 6300 L.25 juin 1791, Montréal.Procuration de John Fraser, juge de la Cour des Plaidoyers et de son épouse Marie-Claire Fleury Deschambault à Claude-Charles Pointard et dame Adélaïde Pulchérie Aulagnier, son épouse.27 juin 1791, Montréal.Copie du contrat de mariage entre John Fraser, capitaine des troupes de S.M.britannique et de Marié-Claire Fleury Deschambault, passé le 1er août 1765.28 juin 1791, Montréal.J.Fraser à Pointard demandant de retirer la rente annuelle de 700 L qui lui fut accordée par contrat de mariage.1« juillet 1791, Province de Québec.Certificats de vie pour Ls-Joseph, Joseph-Etienne Deschambault et Marie-Anne-Catherine Grant 20 octobre 1791.Mme Deschambault à son fils la Gorgendière touchant l'état des rentes de la famille.1791.Etat des rentes payées aux membres de la famille Deschambault de 1783 à 1791.10 octobre 1791, Montréal.Mme Deschambault à Pointard demandant un avis légal au sujet de l'action de 69,040 L que Fraser intente contre la succession.15 octobre 1791, Montréal.Procuration de la veuve Deschambault à Pointard et son épouse.17 octobre 1791.Copies des actes de décès de Joseph Fleury Deschambault et de Thérèse-Josèphe Fleury Deschambault veuve Dunbar.6 novembre 1791, Québec.W.Grant à Pointard touchant les paiements faits et à faire à M.Du Chambon de Mésillac pour l'achat de la seigneurie de Chambly.2 janvier 1791.Quittances de rentes sur l'hôtel de ville signées par Pointard agissant comme procureur de feu Joseph Deschambault et son épouse.5 janvier 1792, St-Jean d'Angely.Du Chambon à Pointard au sujet des 306 L qui lui sont encore dues.113 DU NOTAIRE POINTARD 127 114 24 mai 1792, St-Jean d'Angely.Du Chambon à Pointard au sujet des mêmes 306 L non encore payées.\u2022 115 11 octobre 1792.Mme Deschambault à Pointard ; ne s'explique pas pourquoi elle reste sans nouvelle de lui ; attend une réponse au sujet de l'affaire en justice qu'elle lui avait soumise l'année précédente.116 30 Floréal An II (19 mai 1794).Certificat d'arréages dus sur les rentes viagères nationales à Joseph Fleury Deschambault.117 22 Prairial An II (10 juin 1794).Même que pièce 116.Liasse 33 \u2014 Joseph-Dominique-Emmanuel Le Moyne de Longueuil 1 27 octobre 1777, Tours.Lettre de change de 2000 L tirée par dame Longueuil-Germain, agissant pom son oncle le baron de Longueuil, sur M.Doutreleau.2 31 janvier 1778, Paris.Quittance de 2000 L signée par Germain en faveur de M.Doutreleau, pom une lettre de change de Mme Lanaudière.3 & 4 Janvier et juillet 1778, Province de Québec.Certificats de vie pom Joseph Dominique Emmanuel Le Moyne, sieur de Longueuil, né le 2 avril 1738.5 10 octobre 1778, Montréal.Procuration de l'honorable J.-Domi-nique-Emmanuel Le Moyne de Longueuil, conseiller au Conseil législatif de la Province de Québec, en faveur de ( ) pour prendre connaissance des effets laissés par son père, Paul-Joseph Le Moyne de Longueuil, ancien gouverneur de Trois-Rivières, décédé chez M.et Mme Germain à Port-Louis en Bretagne.8 9 novembre 1779, Paris.Quittance pom 560 L par le fondé de pouvoir d'Antoine et Philippe Le Moyne, en faveur de M.Aula-gnier.¦ 7 1780-1781.Compte courant de J-D-E Le Moyne de Longueuil avec M.Pointard avec recette nette annuelle de 2781 L.8 .10 janvier 1782.Lettre de change tirée sur M.Doutreleau par Longueuil de Germain, pom 389 L.9 16 octobre 1682, Montréal.Longueuil à Pointard le remerciant de se charger de ses affaires et le priant de vouloir remettre la recette de ses rentes à M.Doutreleau.10 9 septembre 1783, Montréal.Longueuil à Doutreleau touchant les affaires de Madame de Surineau. ) LES DOSSIERS CANADIENS 11 15 octobre 1783, Montréal.Longueuil à son neveu, Saveuse de Beau jeu; lui prodigue des conseils sur les vertus à pratiquer, les gens à fréquenter, la nécessité de tenir le rang de la famille.De Beaujeu est à Paris après avoir servi à St-Domingue ; ses parents, frères et sœurs sont au Canada.12 S.d.Note accompagnant la lettre du 15 octobre 1783.Longueuil donne des détails sur rétablissement des autres enfants Saveuse qui sont an Canada.13 15 octobre 1783, Montréal.Longueuil à Pointard lui demandant de se renseigner sur son neveu de Beaujeu qui vit à Paris, de vérifier si un projet de mariage pour lequel le neveu sollicite 2000 L est exact ; déplore que la France ait tout à fait abandonné le Canada.\"bien que le traité définitif ne soit pas encore signé.\" 14 19 octobre 1783, Montréal.Longueuil à Pointard lui faisant parvenir un duplicata de son certificat de vie.15 15 août 1784, Montréal.Longueuil à Pointard ; lui demande de retirer toutes ses affaires encore entre les mains de Doutreleau ; vérifier s'il est vrai que son neveu a reçu de Mme de Beauregard 40,000 L pour acheter une compagnie de dragons.Monsieur Gravé, grand vicaire du Séminaire de Québec envoie à Pointard toutes leurs affaires et recommandera l'avocat à d'autres communautés.16 15 octobre 1784, Montréal.Longueuil à Pointard touchant la perception de ses rentes ; lui demande de changer son ancienne argenterie pour de la neuve.17 1784.Etat des lettres de change tirées par M.de Longueuil père, de 1768 à 1776, alors qu'il vivait chez Mme Germain.18 S.d Note de M.de Beaujeu à Pointard demandant de faire passer une lettre à son oncle au Canada.19 28 mai 1785, La Carte près de Niort en Poitou.Mme Prud'homme de Surineau à Pointard au sujet de billets du Canada pour 4436 L que lui devrait M.de Vassan.20 26 mars 1785, La Carte.Mme de Surineau à Pointard le chargeant de faire parvenir une lettre à M.de Longueuil, son beau-frère.21 12 juin 1785, Montréal.Longueuil à Pointard demandant des nouvelles de ses affaires et de son neveu.22 20 octobre 1785, Montréal.Longueuil à Pointard.Il tire 2400 L sur ses rentes pour bâtir un autre moulin ; autres directives touchant son argenterie et le billet de sa belle-sœur. DU NOTAIRE POINTARD 129 23 6 mars 1786, Paris.Copie d'une lettre de Pointard à Longueuil au sujet de ses affaires et une demande d'argent de M.de Beaujeu.24 25 mars 1786.La Carte.Mme de Surineau à Pointard demande éclaircissements sur les billets du Canada.25 21 avril 1786, Paris.Le marquis de Charrier de Lotbinière à Pointard demandant de faire passer un paquet à M.de Longueuil.26 5 août 1786, La Carte.Mme de Surineau touchant le billet non encore remboursé par M.de Vassan ; à Pointard.27 10 octobre 1786.Compte de Mme Surineau avec Mme de Longueuil de Montréal et avec la succession de feue dame Prud'homme, également de Montréal; avec une balance de 25,030 L en faveur de Mme Surineau.28 21 octobre 1786, Montréal.M.de Longueuil à Pointard demandant de lui faire passer son argenterie ; au sujet de ses affaires avec Mme Surineau.29 9 novembre 1786, Québec.M.de Longueuil à Pointard touchant ses affaires avec Mme Surineau.30 S.d.M.de Longueuil à Pointard touchant ses affaires.31 7 mars 1787, Paris.Pointard à M.de Longueuil au sujet de la conduite rangée de M.de Beaujeu, la mort de Doutreleau survenue le 17 juin 1786.32 18 avril 1787, Niort.Lettre de l'abbé de Mongon qui annonce à M.et Mme de Longueuil la mort de la fille de Mme Surineau.33 11 octobre 1787, Montréal.Mme de Longueuil à sa sœur Mme de Surineau demandant que cette dernière lui remette les coupons royaux (billets du Canada).34 11 octobre 1787, Montréal.M.de Longueuil à Pointard au sujet des coupons royaux détenus par sa belle-sœur; demande de ne plus rien verser à M.de Beaujeu.35 22 janvier 1788, Niort.Mme de Surineau à Pointard; se dit prête à remettre les coupons à ce dernier par l'entremise de son homme d'affaires.36 2 mars 1788, Paris.Pointard à M.de Longueuil.Il espère régler cette affaire des billets de Mme Surineau ; lui dit d'abandonner tout espoir de récupérer quelque chose de la succession de M.Doutreleau.37 26 juin 1788, Montréal.Longueuil à Pointard.Vient de tirer une lettre de change de 1146 L sur ce dernier. ) les DOSSIERS CANADIENS 38 15 octobre 1788, Montréal.Longueuil à Pointard.Demande quand il pourra tirer une nouvelle traite sur ses revenus, l'argent étant rare, au Canada, les temps difficiles, le prix du blé élevé par suite des mauvaises récoltes.39 23 février 1789, Paris.Pointard à M.de Longueuil au sujet des recettes disponibles et de l'affaire de Mme de Surineau.40 22 octobre 1789, Montréal.M.de Longueuil à Pointard.A tiré une traite de 611 L.Espère que les événements survenus à Paris n'ont pas nui aux affaires.41 30 décembre 1789, Province de Québec.Certificat de vie pour J-D-E Le Moyne de Longueuil, seigneur de Soulanges, Nouvelle-Longueuil, et vivant à Montréal.42 1789.Compte courant de M.de Longueuil avec Pointard \u2014 5103 L, total des recettes.43 18 septembre 1790, Wissembourg.Lettre de.(signature illisible) à Pointard.Le signataire, qui vient d'être fait colonel de la Garde nationale, demande de l'argent 44 13 octobre 1790, Montréal.M.de Longueuil à Pointard.N'ose tirer une nouvelle traite de peur que la perception des rentes soit interrompue.Les temps sont calmes au Canada.Départ de Dorchester, très regretté.45 24 février 1791, Paris.Pointard à Longueuil.Lui annonce qu'il peut disposer de 4178 L., que l'affaire Surineau n'est pas encore conclue.La situation plus calme en France fait espérer que tout s'arrangera pour le mieux.46 7 octobre 1791, Montréal.M.de Longueuil à Pointard.Demande de convertir l'argenterie en linge, lequel pourrait plus facilement être expédié au Canada ; s'informe de son neveu.47 24 février 1792, Paris.Pointard à Longueuil.La Révolution l'a empêché de conclure l'affaire Surineau ; conserve la lettre pour M.de Beaujeu dans l'espoir de retrouver sa trace.48 2 octobre 1792, Montréal.Longueuil à Pointard.A reçu les lettres de l'avocat; difficultés à trouver une personne à qui donner les lettres de change, les gens craignant d'être payés en assignats.Donne le nom d'un correspondant à Londres.49 20 octobre 1792.Procuration de Le Moyne de Longueuil en faveur de Pointard et son épouse.50 6- mars 1793, Paris.Pointard à Longueuil.Impossibilité de payer les lettres de change avec autre chose que des assignats. DU NOTAIRE POINTARD 131 La guerre avec l'Angleterre ne lui permet pas d'expédier les toiles, pas plus que l'argenterie.51 22 septembre 1793 (1 Vendémiaire An II).Certificat d'arrérages pom des rentes non viagères au nom de J-D-E Le Moyne.52 18 décembre 1795 (27 Frimaire An IV), Paris.Mémoire des frais déboursés et honoraires payés par la veuve Pointard ; cette pièce ne concerne pas les affaires de M.de Longueuil.53-78 Série de pièces comptables pom Joseph-Dominique-Emmanuel Le Moyne, baron de Longueuil, portant sur les années 1780-1791.Ces pièces formaient une liasse distincte de la correspondance.Nous avons respecté cette classification.Les comptes / indiquent une recette nette annuelle sur les rentes, viagères, perpétuelles et autres, de 2880 L.Liasse 39 \u2014 Louis PiUard, notaire royal à Trois-Rivières.18 août 1785, Trois-Rivières.Lettre de la veuve Pillard à Mademoiselle Bluteau, adressée aux soins de M.Pointard.Elle a vendu à M.Borel, curé de Charlesbourg au Canada, les fonds qu'elle avait en France.Elle demande qu'on lui renvoie les contrats de ces rentes qui doivent être dans les papiers de feu Bluteau.Certificat de décès de Louis Pillard, notaire royal; 12 janvier 1768, ainsi que l'acte d'inhumation.12 juillet 1770.Procès-verbal de l'élection d'une tutelle pom les enfants mineurs de feu Louis Pillard et dame Marguerite Baudry.Liasse 42 \u2014 Louis Robin de Québec.12 août 1785, Québec.Le sieur Robin à son cousin M.Boullard, commissaire à terrier, rue des Chanoines au Mans.Il lui fait part qu'il a retrouvé dans les papiers de la succession de son père, feu Louis Robin, trace d'un compte de Mme Boullard, mère du commissaire, envers le défunt.Il désire récupérer cet argent qui aurait été versé à un nommé Fameaults.14 septembre 1779.Procuration de Louis Robin à M.Pointard et demoiselle Marie-Renée Bluteau, pom faire rendre compte à M.Farnault, receveur de l'abbaye de la Couture, au Mans.Liasse 42 \u2014 Demoiselle Louise-Catherine Robineau de Portneuf.1 8 juillet 1784, Montréal.Contrat de transport de 3 contrats du Canada d'une valeur respective de 3850 L, 5010 L, et 5000 L, .appartenant à Louise-Catherine Robineau de Portneuf, en faveur 132 LES DOSSIERS CANADIENS du sieur Joseph Borrel, négociant de Montréal.Passé devant le notaire Séguin ; copie certifiée déposée chez le notaire Andelle à Paris.2 & 3 1781-1784.Compte de Louise-Catherine Robineau de Portneuf avec M.Pointard sur des rentes du Canada.4 1784.Compte de l'abbé Borrel avec M.Pointard sur une partie de ses rentes du Canada.5 27 juin 1785, Paris.Quittance du syndic receveur de Thionville à Pointard pour 73 L, à valoir sur les recettes de demoiselle de Portneuf et le sieur Borrel.6 5 juillet 1785, Paris.Lavallée, syndic de Thionville à Pointard demandant un modèle de procuration.7 13 août 1786, Thionville.Lavallée à Pointard.A reçu la procuration de M.Borrel et demande à combien sont évalués les contrats du Canada.Liasse 44 \u2014 M.Jean-Baptiste de La Croix de Saint-VaUier.27 février 1702.Quittance de Bertin, trésorier des revenus casuels, pour servir au recouvrement de la finance provenant des augmentations de gages créés par l'Edit de décembre 1701, pour la somme de 12,000 L, à Jean-Baptiste de La Croix de Saint-Vallier, évêque de Québec en la Nouvelle-France, agissant pour François-Claude Eléonor, conseiller et maître en la chambre des comptes à Paris.3 mai 1713.Procuration de Jean-Baptiste dé La Croix de Saint-Vallier en faveur de Alexandre Hainceque, sieur de St-Senoch, pour administrer ses biens, percevoir le revenu de ses propriétés, y compris le don de 1500 L du Roi pour les missionnaires d'Acadie, et autres charges énumérées.Liasse S3 \u2014 Hôtel-Dieu Saint-Joseph à Montréal.1 1er février 1783, Montréal.Compte de la recette et dépense faites pour les dames religieuses de l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph depuis le 15 février 1782, présenté par le sieur Bluteau et approuvé le 10 septembre 1783 à Montréal, (liste des titres de rente et des capitaux quelles détiennent en France) Recette nette de 7055 L.2 1er février 1783.Compte des religieuses de l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph avec M.Bluteau.La recette nette indiquée ici est de 4299 L.3 13 janvier 1785, Province de Québec.Procuration des hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal à Marie-Renée Bluteau, pour DU NOTAIRE POINTARD 133 recevoir les rentes échues de tout genre qu'elles possèdent en France.4 11 novembre 1776, Montréal.Sœur Guillan à M.Bluteau; lui envoie les comptes approuvés ; dit ne plus avoir besoin de tirer de lettre de change pour l'année en cours.5 20 septembre 1784, Montréal.Sœur Celoron à Mlle Bluteau ; remercie des comptes reçus, offre ses condoléances pour la mort de son frère ; accepte que Mlle Bluteau gère leurs affaires avec M.Pointard, la probité de ce dernier étant connue au Canada.6 23 septembre 1784, Montréal.Sœur Dagneaux, supérieure, à Mlle Bluteau pour offrir ses condoléances et accepter ses services et ceux de M.Pointard.7 4 octobre 1784, Montréal.Sœur Clément Proulx, apothicaire, à Mlle Bluteau ; remercie des comptes reçus, offre ses condoléances.8 18 septembre 1785, Montréal.Sœur Céloron à Pointard ; annonce qu'elle vient de tirer sur lui des lettres de change pour 9858 L.9 12 octobre 1785, Montréal.Sœur Campeau, dépositaire des pauvres, à Pointard.A reçu les comptes des recettes annuelles pour le fonds des pauvres, soit 4149 L.Donne la liste des titres des rentes.10 24 novembre 1785, Paris.Quittance de M.Maury (?), fondé de procuration des filles séculières de la Congrégation de Montréal, pour 93 L à Pointard.11 1785.Copies de lettres écrites par Pointard aux religieuses de l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph durant l'année.12 8 septembre 1786.Sœur Marie-Josèphe Clément à Pointard; lui renvoie les comptes approuvés.13 20 septembre 1786, Montréal.Sœur Campeau à Mlle Bluteau touchant une erreur relevée dans les comptes de M.Pointard.14 20 septembre 1786, Montréal.Sœur Campeau à Pointard demandant de corriger une erreur de 594 L dans les comptes.15 10 septembre 1786, Montréal.Sœur Céloron à Pointard ; demande de prendre la partie des rentes non retirée par elle pour faire de nouveaux placements avantageux; exige certaines précisions sur le montant de la recette.16 10 septembre 1786, Montréal.Sœur Dagneaux à Pointard; remerciements et lui demande de dédommager M.de Vilard pour le port d'une boite de reliques. LES DOSSIERS CANADIENS 9 novembre 1786, Farmontier.Lettre à Pointard touchant la rente de 300 L que l'abbaye de Farmontier doit tous les ans pom le capital de 6000 L, à l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Montréal.1786.Copies des lettres écrites par Pointard aux religieuses de l'Hôtel-Dieu.15 septembre 1787, Montréal.Sœur Clément, apothicaire, à Pointard pom lui dire qu'elle a tiré sur lui une lettre de change de 900 L.17 septembre 1787, Montréal.Sœur Le Palissier à Pointard.Elle remplace sœur Céloron comme dépositaire de la communauté; a tiré 3000 L l'hiver précédent et 4000 L plus récemment.Lui demande de verser au Séminaire des Missions Etrangères à Paris tous les titres et contrats.« précaution pour la sûreté des biens de la communauté qui sont presque tous en France >.19 septembre 1787, Montréal.Sœur Campeau, dépositaire des pauvres, à Pointard ; demande que les titres des rentes du fonds des pauvres soient déposés au Séminaire des Missions Étrangères; elle vient de tirer une lettre de 4000 L à l'ordre de Jean Brassier, procureur du Séminaire St-Sulpice de Montréal.1787.Copies des lettres écrites par Pointard aux religieuses de l'Hôtel-Dieu de Montréal.24 septembre 1788, Montréal.Sœur Le Palissier à Pointard.Elle vient de tirer 5000 L à l'ordre de M.Brassier ; donne ordre de verser jusqu'à 1500 L à M.Périnaut 25 septembre 1788, Montréal.Sœur Le Palissier à M.Périnaut lui demandant de rapporter au Canada plusieurs pièces de toile.Pour cet achat, il peut demander l'argent à Pointard.9 octobre 1788, Montréal.Sœur Campeau avisant Pointard quelle a tiré 4,000 L à l'ordre de Jean Brassier.1788.Copies des lettres écrites par Pointard aux religieuses de l'Hôtel-Dieu.23 février 1789, Montréal.Sœur Dagneaux, supérieure, à Pointard pom le remercier de son dévouement et lui offrir ses vœux.3 septembre 1789, Montréal.Sœur Le Palissier à Pointard.Elle vient de tirer 4000 L sur son compte.La misère règne au Canada, le blé se vend 18 L le minot ; regrets pour la mort de M.de Villars, protecteur de la communauté ; M.Quesnel s'est chargé d'apporter les marchandises de France. DV NOTAIRE POINTARD 135 29 5 octobre 1789, Montreal.Sœur Campeau à Pointard.Chagrin pour la mort de M.de Villars; crainte pour la personne de M.de Montgolfier dont la perte sera irréparable.30 6 octobre 1789, Montréal.Sœur Marie-Josèphe, apothicaire, à Pointard sur la nécessité où elle se trouve de tirer une lettre de change.31 23 octobre 1789, Montréal.Sœur Le Pâtissier à Pointard.Elle s'inquiète des événements en France qui peuvent couper l'unique ressource de la communauté et veut prendre des précautions pour protéger les revenus.S'il est vrai qu'on ne peut placer en France à plus de 2.5% comme le veut la rumeur, n'en rien faire et attendre ses ordres.32 1789.Copies des lettres de Pointard aux religieuses de l'Hôtel-Dieu.33 9 janvier 1790, Montréal.Lettre de change de 3000 L à l'ordre de Joseph Quesnel tirée sur Pointard par l'Hôtel-Dieu.34 13 janvier 1790.Quittance de Pointard, procureur de l'Hôtel-Dieu de Montréal en faveur des révérends pères Théotim pour 89 L.35 10 avril 1790.Note de Pointard touchant une lettre de change de 4000 L tirée par l'Hôtel-Dieu de Montréal.36 28 juillet 1790, Paris.Protêt d'une lettre de change de 4000 L tirée sur Pointard par l'Hôtel-Dieu de Montréal, à Tordre de M.Quesnel \u2014 Pointard est parti sans laisser les fonds nécessaires.37 1790, Montréal.Sœur Campeau à Pointard l'avisant qu'elle vient de tirer une lettre de change de 4000 L à l'ordre de M.Adam Scott.Il faut honorer cette dernière avant celle qui a été protestée.Supplie l'avocat d'avoir égard au patrimoine des pauvres.38 11 août 1790.Lettre de sœur Marie de Saint-Joseph, prieure de (indéchiffrable) à Pointard.Cette pièce ne concerne pas les affaires de l'Hôtel-Dieu de Montréal.39 2 octobre 1790, Montréal.Soeur Campeau à Pointard.Affligée de son silence ; espère qu'il pourra agir en leur faveur.40 13 octobre 1790, Montréal.Sœur Le Pâtissier à Pointard.Demande d'adresser ses lettres à M.Quesnel à Bordeaux; lequel ne cesse de correspondre avec son frère, négociant à Montréal, malgré les troubles.L'avise qu'elle vient de tirer 4000 L sur son compte jo LES DOSSIERS CANADIENS 50 51 41 23 octobre 1790, Montréal.Sœur Campeau à Pointard demandant de ne faire qu'un seul compte des fonds de l'apothicaire et ceux des pauvres.Se plaint de son silence ; l'hôpital doit s'endetter pour subsister.42 1791.Série de lettres de change à l'ordre de Joseph Quesnel, negotiant, tirée par l'Hôtel-Dieu de Montréal sur Pointard.43 10 février 1791, Serais.M.Périnault à Pointard.Il lui fait parvenir une lettre des religieuses et propose sa traite sur Montréal comme moyen de faire passer les recettes de la communauté hors de France.44 13 juin 1791, Montréal.Sœur Le Palissier à Pointard.A reçu sa lettre du 23 février 1791; la traite de M.Périnault a été acceptée.Lui demande de conserver les titres de rentes chez lui puisque le Séminaire des Missions Étrangères semble menacé.Remercie la Providence d'être devenue sujet britannique en apprenant les misères des communautés françaises.45 14 juin 1791, Montréal Sœur Marie-Josèphe Clément, apothicaire, à Pointard lui renvoyant le compte approuvé.46 7 septembre 1791, Montréal.Sœur Dailleboust à M.Hody, supérieur du Séminaire des Missions Étrangères à Paris.Le remercie de vouloir s'occuper de leurs affaires mais préfère suivre l'avis de Pointard qui considère les titres plus en sécurité chez lui.47 S.d.(1791) Sœur d'Ailleboust à Pointard le remerciant de son soutien et déplorant les maux que subit la France.48 7 novembre 1791, Montréal.Sœur Campeau à Pointard.Demande des renseignements sur la situation en France car elle songe à se faire autoriser par la communauté à retirer leurs placements dans ce pays.« qui est dans le cas de faire une banqueroute sans retour».49 22 décembre 1791.M.P.Desbrosses (?) à Pointard l'avisant qu'il est porteur d'un effet sur lui de 4000 L tiré par l'Hôtel-Dieu de Montréal.Il attend sa réponse à Londres.24 janvier 1792, rue de Mirabeau.M.Périgault à Pointard l'avisant qu'il a reçu ordre de renvoyer la traite à moins qu elle ne soit acquittée pour 150 livres sterling.1792.Copies des lettres écrites par Pointard aux religieuses de l'Hôtel-Dieu.52-61 1785-1787.Lettres de M.La Vallée, syndic receveur de Thionville, à Pointard, touchant les lettres de change tirées par DU NOTAIRE POINTARD 137 M.Deschambault de Montréal et les religieuses de l'Hôtel-Dieu.Aussi, au sujet d'un office de procureur du Roi qu'il sollicite.Liasse 61 \u2014 Les Ursulines de Trois-Rivières.15 septembre 1784, Trois-Rivières.Lettre de sœur Thérèse de Jésus adressée à Pointard.Elle témoigne de la peine ressentie à l'annonce de la mort de M.Bluteau qui était l'administrateur des revenus de la communauté en France; lui confie de même qu'à Mlle Bluteau l'administration future de ces revenus et annonce qu'elle leur fait envoyer sa procuration. QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS EN EXIL AU CANADA Lettres des abbés Philippe-Jean-Louis Desjardins, Louis-Joseph Desplantes Desjardins et Pierre Cazel à M.Rouph de Varicourt 1792-1797 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS EN EXIL AU CANADA Nous présentons ici une vingtaine de lettres écrites par des prêtres français émigrés de France au Canada durant la Révolution : l'abbé Philippe-Jean-Louis Desjardins, son frère cadet, l'abbé Louis-Joseph Desplantes Desjardins et l'abbé Pierre Gazel.1 L'abbé Philippe-Jean-Louis Desjardins,2 ancien chanoine de Bayeux, puis doyen de la collégiale de Meung et vicaire général de l'évêque d'Orléans avait trouvé refuge en Angleterre en 1792.Il y avait connu 1 nomme d'état Edmund Burke, très lié avec l'évêque de Saint-Pol de Léon, dispensateur de la générosité anglaise.Le gouvernement anglais avait approuvé leur suggestion que des ecclésiastiques et des laïcs français s'établissent au Canada.Accompagné d'un canadien, le chevalier François-Josué de LaCome, capitaine de vaisseau émigré en Angleterre, et des abbés Gazel et Raimbault, l'abbé Desjardins devait faire rapport sur les conditions de cet établissement.Partis de Falmouth, ils débarquent le 8 février 1893 à New York et font le trajet, par terre, jusqu'à Montréal et Québec, où ils arrivent le 2 mars.L'abbé Desjardins visite d'abord le Bas et le Haut-Canada en quête des meilleurs sites pour les émigrés : il opte plutôt en faveur du Haut-Canada.Puis il s'établit à Québec, où il devient grand vicaire des évoques Hubert et Denaut.Il retourne en France en novembre 1802.En 1806, il est nommé curé des Missions étrangères à Paris.Il est exilé par Napoléon en 1810.En 1819, de retour à Paris, il est grand vicaire de l'archevêque, le cardinal de Périgord.Il perd sa bibliothèque, ses tableaux, ses meubles et son argent lors du pillage de l'archevêché en 1831.Il meurt le 18 octobre 1833.Son compagnon, l'abbé Pierre Gazel, docteur en Sorbonne, avait été professeur au Collège de Narbonne.A l'automne de 1793, il devient chapelain de l'Hôpital général de Québec.Dès 1796, il retourne en Angleterre comme précepteur des enfants de Lord Dorchester.II se réfugiera un temps en Savoie, retournera en Angleterre, pour s'établir, en 1802 à Genève.» i La liste des prêtres émigrés est fournie dans BRU, VIII, 186-188.«Voir, BRH, V, 344-346.«Voir BRH, VIII, 185-186.141 142 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS Le frère cadet de l'abbé Desjardins, Louis-Joseph Desplantes, avait été ordonné en 1788.Il arriva à Québec le 26 juillet 1794.D'abord vicaire à la paroisse de Québec, il passe quelques années comme missionnaire à la Baie des Chaleurs ; il redevient vicaire à Québec en 1801, puis curé en 1805 et chapelain de l'Hôtel-Dieu en 1807.Il sert d'intermédiaire dans la vente aux institutions religieuses et aux paroisses de Québec, de nombreuses peintures saisies dans les monastères et les couvents pendant la Révolution et vendues à l'encan, sous l'Empire, que son frère, l'abbé F.J.L.Desjardins, lui envoie.Il se retire en 1836 et meurt le 31 août 1848, à l'âge de 82 ans.Il portait le nom de Desjardins le jeune, plus souvent celui de Desplantes, jusqu'après la mort de son frère, en 1833.Leur correspondant, c'est M.de Varicourt.Pierre Marie Rouph de Varicourt, prélat français, né à Gex en 1755, était le frère de la marquise de Villette, fille adoptive de Voltaire.Il fit ses études théologiques à Paris, puis devint chanoine de Genève et curé de Gex.Élu en 1789 aux Etats-Généraux, il se montra hostile à toutes les idées nouvelles, refusa de porter le serment constitutionnel et, après l'expiration de son mandat, fut chassé de Gex.Après être resté quelque temps à Paris, il se rendit en Angleterre, puis passa en Italie ; il habita un temps Aix-la-Chapelle puis se réfugia à Rolle, au pays de Vaud, en Suisse, jusqu'à l'époque du Concordat, où il reprit la cure de Gex.Il fut ensuite affecté, en 1819, au siège episcopal d'Orléans, où il resta jusqu'à sa mort, en 1822.Son frère, François-Rouph de Varicourt, né à Gex en 1760, périt en défendant la porte des appartements de Marie-Antoinette, dont il était garde du corps, contre le peuple qui envahissait Versailles, le 6 octobre 1789.* Ces lettres sont intéressantes à bien des égards.En plus de nous faire connaître les sentiments et l'état d'âme des prêtres français émigrés, ces lettres contiennent de très utiles remarques sur le développement du pays, sa géographie, son agriculture et ses habitants.PHILIPPE-JEAN-LOUIS DESJARDINS À M.DE VARICOURT Falmouth Mardi 18 xbre 1792 A Varicourt, Gazel, Mon bon ami, Vient enfin de me dire, 36 heures après la réception de ta Lettre, que tu lui avais Ecrit, Et que tu lui Mandais quelque Chose qui nous Etait Commun.Je l'ai pressé de m'en donner lecture, Et après quelques prises de tabac, par où il a Bien fallu passer, J'ai obtenu d'entendre des adieux venant de toi : Notre ami Gazel me * Dictionnaire Larousse, XIX\" siècle.' EN EXIL AU CANADA 143 fait acheter ses faveurs, Et Je doute Même que Celle-ci raeut été accordée, si Je n'avais fait Venir un pot of porter de plus; comme Je prêche un peu l'économie, Et que Gazel n'approuve pas Celle qui frappe la table De Stérilité, Cet acte de libéralité m'a valu un Sourire, une petite histoire tirée du g\" Voyage de la hollande Et du Brabant, Et enfin, une Communication de tà lettre.Je t'en demande pardon, Mon cher ami; mais ton confrère le Chan«.De Genève Est tout ce qu'il faut être pour ennuyer et Déplaire.J'ai cependant pris Mon parti sur ce double inconvénient, et J'y ai pourvu ; quand il m'ennuira Je dormirai, quand il me déplaira, Je penserai à toi, Et Je te demanderai la Manière, où de souffrir avec patience, ou de reprendre avec douceur.Ce dernier point me manque, Et il est essentiel.Je t'avouerai même qu'il entre Dans Ma brutalité, du sot orgueil, Et que Je m'impatienterais moins contre le Bon G.s'il n'affectait pas de tout Diriger Et de tout faire.Voila l'homme en robbe de Chambre, à Cela près, tout va fort bien, Nous Nous Entendons assez ; les 2 autres sont fort bien Montés5, si ce n'est que L'un d'eux ne rend aucun son.C'est cepend.1 un bon sujet, une bonne Mine Du pays de Comouaille.J'espère que la transplantation Le renouvellera.Nous comptions partir demain point du tout; c'est que le vent souffle à Contre sens ; il faudrait Cependant s entr entendre dit on ; Et En effet, si Nous ne nous entr-entendons pas, il est Clair que personne ne nous Entendra.Ce contretems me pique.J'ai peut être fait une sottise De venir si loin ; mais puisque M'y voila, je n'aspire qu'a Partir, qu'a quitter cette terre que tu habites, qu'a fuir à 1800 lieues de toi.Je vais Etre Couché comme un Roi; Nous avons Chacun un petit matelat Epais de 3 pouces, Et une grosse couverture Bariolée : Nous y attacherons Nos draps, c'est à dire une petite serviette à L'endroit ou porte La Barbe; et En voila pour nos six semaines.Cela est bon à essayer une fois par plaisir, ou plustôt pour la Singularité de la Chose.Aimeras-tu bien Mon petit frère, Mon bon ami?hélas Je t'en prie, fais lui amitié : fais lui ce que tu sais Si bien erre pour Ceux que tu Chéris.Adieu, fais moi le plaisir de tourner un peu les girouettes : le Portland s'irrite De l'obstacle qui L'enchaîne Dans la rade.Il lui tarde de sillonner La pleine mer ; Mais son Maître, Le S* James qui a femme ici, ce que son Vaisseau n'a pas, voudrait que le vent soufflât longtems sur les amours, hyer un mauvais plaisant m'assura que Je Dirais ici la messe de Minuit : si Je prévoyais cela, Jirai plustôt l'entendre à Londres.J'espère que tu as pris un logement quelque part, Et que Mon petit frère est ou avec toi, ou bien près de toi : Cela fera que je m'en croirai presque pas séparé.¦Les abbés Ciquart et LeSaulnler. 144 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS On disait hyer Le Roi Et la Reine massacres ; J'en doute Encore.Mais si cela se confirme, quel antre, quelles glaces, quel désert Nous sembleraient sauvages au Canada ?il faudrait certainement y aller Chercher Des hommes, et quelque Chose qui ne ressemblât en rien à L'Europe.Je ne te Dirai rien des prov.\"\" que J'ai Traversées de Londres à Falmouth, attendu que Je n'y ai rien Vû Qui fut digne d'attention ; mais une Chose qui la mérite, c'est que Nous Dépensons ici Notre guinée par Jour, à ne faire qu'un asser Chetif repas, avec le Déjeuner.Cest Dur.Adieu mon ami, mon Vieil ami, mon bon ami, que tout le monde me trouve heureux De posséder, Et malheureux De quitter par conséquent, grand dieu Pardonnez moi mon voyage en amérique, Et surtout abrégez le.Je t'embrasse de toute mon ame adieu.- PIERRE GAZEL ET P.-J.-L.DESJARDINS À M.DE VARICOURT Quebec 4 mars 1793 Le départ pressé du courier qui ne sera suivi d'un autre que dans un mois m'oblige, mon très cher ami, a vous écrire en peu de mots, ma prochaine contiendra des détails relatifs a la commission que vous nous avez donnés et a laquelle nous mettrons tout le zele que nous pourrons et qui sera toujours au dessous de celui que vous et les vôtres méritez, je n'ai pas besoin de vous prier de me donner le plus de détails que vous pourrez sur notre patrie d'au delà le rhône.nous sommes arrivés bien portant ici avant hier après 15 jours de marche et 589 milles de route sur neige, fleuve, lacs, en forets, plaines et montagnes, tout nous promet des succès heureux au delà de tout ce que nous pouvions espérer, et si les suites répondent aux l**™ apparences, la providence aura comblé de bénédictions notre mission, hier a 10 heures le general clarke gouverneur nous a acceuilli de la manière la plus flatteuse et nous a invité a diner pour le même jour, a midi le prince edouard nous a fait avertir de nous rendre chez lui et nous a reçu avec une bonté, et une honnêteté inexprimable, jeudi prochain nous aurons lhonneur de diner avec SA.et le gouverneur, il m'est impossible de vous rendre l'acceuil et les égards que nous avons reçu et que nous recevons a chaque instant des eveques des supérieurs et directeurs des sémin.de montreal et de quebec.tout ce qu'on peut imaginer de tendresse, de charité, de cordialité, d'honnêteté et de confiance nous est prodigué de leur part, depuis 1 mois il y a ici une chambre basse de 50 députés et une chambre haute a linstar du parlement d'angleterre.Nous avons deja reçu les visites de plusieurs de ces mn.les habitants du païs ont conservé le plus vif attachement et la plus haute estime pour le nom de prêtre françois, et ils seraient au comble de leur voeux s'ils en volaient arriver une ou deux centaines pour s'établir dans ce voisinage, les logements sont deja a peu près trouvés pour en loger ce nombre a leur débarquement. EN EXIL AU CANADA 145 Quant a l'autre objet de notre mission, et auquel vous pouvez avoir un intérêt particulier, vous en concevriez par vous même très bonne espérance, si le temps me permettait de vous donner les détails receuillis dans notre voïage sur l'agriculture et les défrichements de ce pais ci tels que nous les avons vu et appris surtout dans un trajet de 50 lieues entièrement desert il y a 4 à 5 ans et maintenant peuplé a chaque *4 de lieue rarement à % lieue, nulle part à 1 lieue % de distance, le gouvernement ne trouve pas ici assez de monde pour accepter les terrains qu'il concede gratuitement, je crois pouvoir vous dire d'après un apperçu dont je ne garantis pas l'exactitude parfaite, mais qui me paroit à peu près juste qu'une famille de gentilhomme avec 15 à 20 mille livres d'avances, peut avec de l'économie avoir 5 a 6 mille livres de rente après 4 a 5 ans, outre le bled, bois, legumes, laitages, viande &c nécessaire pour l'entretien d'un nombreux menage.Ce qu'il y de certain c'est que dans ce continent nous n'avons apperçu de pauvreté nulle part, pas un seul mendiant, presque partout une grande aisance, sans en excepter les habitations de p aïs ans dont les défrichements très faciles en eux mêmes sont les plus récents, bien des compliments à m™, perigaud et de coëpron, mes des de villiers et grandval, à madame de precorbin quand vous lui écrirez, m™, germain, pasquier, bouret, &c, &c, &c.Si comme je l'espère vous pouvez avoir communication de la lettre que l'abbé desjardins écrit à mgr de s* pol vous y verrez plus au long l'état de nos espérances et dans la plus exacte vérité, je vous prie de faire parvenir la ci jointe a son addresse et de croire que personne n'a pour vous un plus sincere attachement que v.t.h.s.Gazel.[M.de Varicourt] Quebec 12 Mars [1793] Copie de la lettre du doyen pr.Vous.Je t'écris sur cette feuille, mon cher Varicourt ; parce qu'elle est pour les amis ; tu ne peux être absent de cette gallerie là.tu jugeras par la datte de ma lettre que je n'ai pû observer jusquicy que Des montagnes de neige et des pleines de glaces ; au reste tu peux voir Ce que fen Ecris par le même courrier à M\" L'évêque de Léon.Le Climat de cette province Est sévère, mais non pas Effroyable, les bords du fleuve sont délicieux, et plus on le remonte plus on Est content, il y a de Belles propriétés Et de nombreux Etablissemens, dans la longuer de 400 à 500 Lieues sur L'une Et L'autre Bive.le terrein s'y donne, Et ne s'y vend pas.quelques Brads, quelque argent, de L'industrie, Et de la Constance, Et Ion vit dans L'abondance, les arts y ajoutent L'opulence.Si tu scai ce que je suis devenu depuis que je t'ai quitté, tu auras tremblé de nos dangers, Et partagé La joye de notre heureux abordage a new york.mais tu ne t'avise pas de penser que ton amy Puceron En 146 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS Europe, est devenu En amerique un être presque important Si Dieu ne m'avoit pourvu d'un peu de ce bon sens qui fait apercevoir sa propre nullité, Je serais dans l'ivresse, Et me croirais un assez grand homme.Tout ce qu'il y a ici de personages distingués, nous prévient nous rend des honneurs, nous traite En homme publics.Si tu etois a mes côtés tu soutiendrais un peu ma contenance, il faudrait à notre place des mines a ambassadeurs, Et de L'instinct à L'avenant, tu vois hélas ce qui nous manque ; nous passons à L'aide d'un peu de Candeur.Donne moy de tes nouvelles, mon gr°.amy, de celles de tes frères que Je n'oublie point Et de ta famille, tu présume avec raison que je pense à la belle vierge de pontemont ; Je Pense mon Cher a tout ce qui te touche.[Philippe Jean-Louis Desjardins] L.-J.DESPLANTES DESJARDINS À M.DE VARICOURT 5 Mars [1793] Varicourt Te Dire que je songe à toi, bon ami, c'est affaiblir par trop la Chose : Mieux vaut s'en taire.Mais Je veux t'écrire un mot : c'est un besoin, Et c'est un grand plaisir que de soulager un besoin I Cette terre n'est point ce que pensent Ces imbécilles D'Europe, c'est pom nous, J'en Conviens, de la neige Et rien de plus; Mais les hommes qui L'habitent L'exaltent Et L'aiment : c'est Décisif.Elle offre Dans une Etendue De 400 Lieues un nombre infini D'etablissemens à faire, à peu De frais : D'abord l'acquisition ne Coûte rien, ou presque rien : les Défrichemens sont faciles, Et ne voyant pas un pauvre, Je Conclus que la Culture paye le Cultivateur.Crois, ami, que J'ai l'oeil ouvert; f embrasse tout ce que je puis De Terres, Et Je Dis, laquelle Convient à Levi, à Ruben, à Issachar, Et quelle sera la part De Benjamin ?Mais Je ne suis que depuis 2 jours ici ; attends que J'interroge Les Experts, si tu veux des particularités, tout ce que je sais, c'est que les apparences sont superbes \u2014le Courrier me Coupe le filet adieu.[P.-J.-L.Desjardins] a L'instant ou Je me disposois a vous Envoyer mon paquet il m'en arrive un d'halif ax Contenant ce petit mot pour Vous, grand frère, quoique d'une datte antérieure, vous serez sûrement bien aise De le recevoir.Je sait que votre amitié y ajoutera beaucoup de prix.Ces dépêches D'allifax ne Contiennent Rien de particulier que le récit de leurs petites aventuras de Route qui ont Etées bien agréables.Croyant s'enfoncer dans des déserts presque impratiquables Et inhabités, ils ont Etés surpris EN EXIL AU CANADA 147 de trouver Jusqu'à albany des Campagnes très riantes, Et très peuplées, que les neiges seules Déparoient, des Villages, des habitations Eparses ça Et là, Et Des auberges Excellentes Sur toute la route, les chemains sont très fréquentés surtout En hivers, qui Est le tems des Voyages.D'albany à Vergennes moins d'habitations, mais des collines des Eaux, des bois distribués dans un ordre majestueux, Et souvent dans un désordre digne d'attirer des curieux, de là a Burlington mêmes Sites mais plus de défrichemens & de villages, de Burlington à montréal des lacs des rivières, des Chaines de montagnes, ils ont traversés le lac champlain au grand galop Et se sont arrêtés au Beau milieu pom payer D'un Regard Les mongtagnes Bleues, les isles dont le lac Est Semé, Et les magnifiques objets de leur horrison.ils on trouvé sur le lac quantité de traîneaux qui fendoient L'air, c'est la promenade du pays, partout ils ont trouvé sur la route de Bons lits, des maisons très propres, des hôtes très civils & des cultivateurs très intelligents ; même des hôtesses fort aimables Et fort jolies, leur trajet jusqu'à montreal & québec n'a pas Eté me dit-il a Beaucoup près aussi fatiguant qu'il se L'imaginoit.Enfin arrivés là, ils ont Etés reçus avec un Empressmt Et des témoignages de Bonté Extraordinares.En allant de Montreal à québec, ils se sont arrêtés En passant chez la soeur de Mr de la Corne, il a trouvé me dit-il dans ce ménage des traits d'une ressemblance qui l'a attendri, c'ettoit messas.même propreté mêmes soins, même blancheur de linge, mais surtout mêmes transports, même joye, même union, tout le long du Chemain Mr de la Come à Eté reconnu par les vieux, salué Et honoré par Tous.Sa famille Est en très grande considération dans ce pays, notre frère a beaucoup à se louer de cet honnête marin.finalement il paroist satisfait de son voyage, Et n'a d'autre inquiétude maintenant que de voir ses démarches sans succès par la faute de ceux de Londres qui ont sollicité son départ, Et de ceux qui En Etoient Le sujet Toujours, Je l'espère, il n'aura pas à Se repentir du Voyage.P.-J.-L.DESJARDINS À M- DE VARICOURT Québec 6 Mai 1793 Varicourt M'as Tu pardonné, Cher ami, de t'avoir Ecrit sur une Enveloppe, par le Dr.Courrier?cela n'est pas trop Joli, Et Ce n'est guère ainsi qu'on traite Le meilleur ami qu'on ait au Monde.Attends ; Je vais reparer ma faute, En t'écrivant in folio.Du train dont les Choses vont En Europe, Je ne Désespère pas Devoir Constantinople Et pékin dans le Département De Paris, Et La république française accoudée sur les Deux pôles : Nous avons Lû le récit Du traitement qu'elle a fait à Louis, quand le vaisseau porteur de ma lettre tomberait au pouvoir des Français, Je ne puis m'empêcher de dire que nos Coeurs ont saigné, Et que nous frémissons Encore. 148 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS Où sont tes Chers frères, tes Soeurs, tout Ce que tu as de Cher?Ne doutes point que Je voudrais vous voir tous ici réunis, y voir aussi tout ce que mon Coeur aime, Mes frères, Mon pére, Ma mére.Mais trop d'eau salée sépare L'amérique De L'Europe.Ce n'est pas que Cette Amérique soit un pays si Enchanteur : qu'y a t'il au Monde digne d'etre Comparé à Cette Coquine de France; Ce pays ci en Comparaison n'est qu'une bonne grosse paysanne De bonne mine, auprès d'une Charmante Soubrette.Mais quand cette Soubrette n'est au fond qu'une prostituée, L'on revient à la paysanne.De toutes Les Contrées Américaines, La plus disgracieuse Doit Etre L'Acadie, apellée actuellement Nouvelle Ecosse, après quoi, Le Bas Canada, qui n'est beau que par ses sites admirables ; mais point par La valeur de son sol, encore moins par ses neiges.Depuis Le golphe Jusqu'à Québec, Espace D'environ 150 Lieues, mauvais terrein, climat Déplaisant.De Québec à Mont-réal, Espace de 60 Lieues, toujours de meilleur En meilleur, à Mont-réal l'on cueille Des fruits, mais on y séme le bled Comme ici, au mois D'avril; Et 3 mois après il est coupé.on Dirait qu'un tel pays, que les neiges tiennent Enseveli pend1.6 a 7 mois, ne devrait pas Etre habité, il ne l'est pas en raison de son immensité : néanmoins, de Québec à Mont-Réal, on vogue Entre Deux files de maisons, presque sans interruption.Le Canadien, sans Etre riche, n'est pas pauvre : sa terre le nourrit : tout homme qui veut travailler, vivra : il n'y a de pauvres que dans les villes, le rendez-vous de la fainéantise Et de la Débauche.En revanche, la misère y est excessive.Le Naturel Du pays ne travaille que pour vivre : du reste il aime le repos, comme le sauvage Dont il tient un peu.il est industrieux mais sans goût : Et ce qu'il ne se donne pas la peine de faire, il le méprise, une Chose assez surprenante Encore c'est que Le bas Canadien Est si attaché à son pays que rien n'est capable de le lui faire abandonner.Il le Croit le plus beau du monde ; Et il est d'observation que tous les Etrangers qui s'y fixent finissent par L'aimer singulièrement.Tout Le Monde pourtant Convient que la prov.M du haut Canada Est bien supérieure à Celle-ci.Cest Le paradis de L'amérique, si L'on En croit Ceux qui en viennent.Ces lacs ou plustôt ces petites Mers qui y sont placées bout à bout, Et si près l'une de l'autre, en embellissent les situations, les productions y sont très variées ; tout ce qui vient En Europe, s'y transplante avec fruit on y séme En automne ; ce qui suppose un hyver assez doux, il n'y a qu'un petit inconvénient ; c'est que Ce pays Ne Communique à tous Les autres du monde qu'avec des peines infinies.La rivière s1 Laurent fait Des sauts qui coupent court la Navigation, là on est obligé de mettre pied à terre; on Décharge son Bâtiment, quel- JEN EXIL AU CANADA 149 quefois on le porte sur ses Epaules, Et L'on fait route par terre Jusqu'à ce qu'on ait rejoint L'eau Navigable.Il n'est presque pas de rivière américaine qui n'ait ses falls, ici tout près en est un apeflé de Montmorenci, ou L'eau ne tombe que De 225 pieds françois de hauteur à pic.Je le vis avant hyer pour la 1.™ fois.Jamais spectacle ne m'a frappé comme Celui là.En Contemplant cet Etonnant ouvrage de la Nature, Je songeais à ces petites grimaces De nos Jardins, ou l'art Construit Des rochers, Et Des Cascades qu'un Enfant En pissant ferait gonfler, que Cela fait pitié lorsqu'on voit cet amas pittoresque de Rocs, d'où sortent Des arbrisseaux par les Crevasses, Et qui à leur sommet sont couronnés De Cèdres, Et que L'on sent trembler ses pieds de la secousse qu'imprime la Chute d'une rivière véritable, avec une furie Et un bruit dont tu peux te faire une idée.Ce n'est pas de l'eau qui Tombe, C'est un Enorme floccon de Neige.Et Ce qui frappe l'observateur ; Cest que Cette Neige furibonde, dès qu'elle est en bas, n'est plus qu'une vaste Nappe, qui coule doucement Et paisiblement dans le fleuve.Ce Contraste Est beau.Je Crois que Cette Chute d'eau Est la plus Elevée qui soit au monde : mais celle De Niagara, qui n'est que De 150 pieds, Est vingt fois plus large, Car il faut se figurer un fleuve bien plus Etendu que la tamise à Londres, qui touche De toute sa Masse, D'un bord à l'autre.Nous sommes ici tout Environnés de falls De toute figure, dont les Effets variés sont vraiment admirables, Mais qui rendent Les petites cascades de s1 Clou Et autres, tout à fait ridicules.revenons au haut Canada.Ces falls donc lui ferment surtout la libre communication avec Le Bas Seul Débouché pour ses productions; mais on surmonte Cet obstacle ; il en résulte seulement un Enchérissement De 30 pour 100 des denrées D'Europe Et des indes.Cet inconvénient Est balancé par la richesse du sol Et la beauté du séjour.C'est la que nous nous ferons une Chartreuse si tu veux ; Et pour connaître les Endroits les plus agréables à habiter, J'écris au g.1 Simcoe, gouverneur de Cette prov.™ : De plus Je me propose d'en faire Le voyage : le terrain se Donne : ainsi une Magnifique seigneurie de 1200 arpens ou davantage ne Coûte qu'un grand merci, il ne faut que des brads pour employer ce terrain, Et ces brads sont ici rares Et Chers, heureux le mortel qui viendrait D'Europe avec 10 ou 12 bons paysans robustes Et adroits ! Je promets à Celui là l'opulence D'abraham.s'il vient seul, R aura beaucoup De peines, Et ne réussira qu'avec l'argent, la patience Et L'industrie.Des brads nerveux lui Epargneraient tout cela.Adieu Mon Meilleur ami; donnes moi de tes Nouvelles.L'ami G.ne se dément en rien.P.-J.-L.DESJARDINS À M.DE VARICOURT A Varicourt 14 mai [1793] L'enveloppé sera pour toi, Mon Cher Varicourt, parceque je ne veux pas grossir le paquet ni manquer de te dire un mot.il est fâcheux que 150 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS tu ne sois pas ici : En vérité tu Eprouverais des Jouissances, tout plein d'honnêtes gens nous comblent de témoignages de sensibilité, d'ailleurs tu pourrais exercer ton zèle.Nous prêchons Et Confessons comme de bons apôtres de Dieu, ton Compatriote Gazel, sans Etre Le plus aimable des hommes, n'est pas un des moins occupés, il a fait un sermon dont il s'est très bien tiré.Raimbeaux a Eté moins heureux.Je ne sais auquel Je ressemblerai; mais J'accouche, Et Minerve a de la peine à sortir de mon Cerveau, je reçois de mes Compagnons de Voyage toutes les données que je m'en suis promis ; ainsi je ne suis point trompé dans mon attente.Quant à l'objet dont tu m'as parlé ; il y a du pour et du contre : il est mal aisé De se Décider soi même : à plus forte raison les autres, tout ce que je puis te dire, c'est que je retiendrai sous mon nom Et Compagnie les terres qui restent à concéder ; pour après cela Choisir les Meilleures : mais le plus beau est pris, on n'en trouve plus, dans les anciennes seigneuries, qu'avec la Charge des redevances féodales, le haut Canada offre encore des terres, Et surtout un Climat plus doux : je me propose D'y faire un Voyage s'il m'est possible, je ne néglige D'ailleurs aucun renseignement repose-toi sur mon amitié.Comme Voyage, Celui Du Canada me semble jusqu'ici le plus insignifiant du monde.Cest une terre très habitable, un Climat excessif en froid Et en Chaud : les belles productions de la nature ne s'y trouvent point, si ce n'est en poisson, quiconque, par Ex.est jaloux De voir un Esturgeon, il peut venir à Québec, les nations sauvages sont le seul objet digne de remarque.Mais la médaille de la nature est Effacée.Ce ne sont plus que des Marchands de peaux Et des ivrognes.les anglais nous traitent à Merveille, chaque semaine nous sommes priés chez le gouv.1 ou chez le prince.Nous recevons à l'instant une invitation p.1 un Concert Chez le Prince, c'est un Charmant colonel, Et brave surtout les Soldats Du prince avaient Conspiré contre lui.Conseil de guerre, le plus Coupable devait avoir la tête cassée hyer.tout est préparé : la fosse, le Cercueil, le patient les fusils chargés, au lieu Du signal p.r tuer, le prince a donné la grace : ce qui a fait un Coup De théâtre, il a fait une mercuriale Convenable au Coupable, et l'a fait reconduire En prison bien Content De revoir le jom En Ce bas monde.Mon bon Varicourt Je te prie de toujours m'aimer, Et Cest un Echange que je te demande.J'ai du plaisir à faire le tour De Cette Enveloppe Et à te dire par tous les bouts que je te Chéris.N'abandonnes pas Mon petit frère.Sois son tuteur Et son ami.Si je bois l'onde amére En repassant en Europe, tu les Consoleras si tu peux.\u2014 Dis lui De porter mes complimens chez M.Cautherot donnez moi des nouvelles De la vieille Europe.Envoyez nous Pelletier, depuis le 6* N.° f ai lu 5 l.™ Cher Varicourt c'est toy maintenant que j'embrasse quoique ton silence te rende aussi bien coupable à mes yeux, mais il faut bien qu'il EN EXIL AU CANADA 151 soit impossible de m'ecrire, puisque tu ne l'as pas fait.Envoyez nous donc quelques Bonnes nouvelles, il me semble par nos gazettes, que tu ne dois pas être trop mécontent.Espérons que le del enfin s'éclaircira.Dis moy donc quelque Chose, mon bon amy, Embrasse moy du moins, ne feras tu rien pour moy, qui ai fait fait (sic) tant de faux actes pour toy.parles moy de tes frères, de tes soeurs, de tout ce qui compose ton être.Je pense qu'il y a lieu a se faire un azile très joly Et très heureux En canada il faut pour cela remonter audela de Niagara, on y voit la vaisselle plate, Les Diamans &c.mais quand on sai Chercher on y trouve aussi la simplicité du tems D'eve Et Des arbres qui dessendent de père en fils de ses Contemporains, si ils ne le sont pas eux mêmes, qu'on aime a retrouver ces Patriarches 1 L'ami Gaz.Est En Campagne, c'est toujours un bon Enfant, tel que nous l'avons Connu, bien singulier, bien indépendant, Et tenant tout son univers dans ce petit mot moy qui fait qu'il est toujours content, quoiqu'il arrive h os de ce petit mot.il s'est mis d'humeur de prêcher, Et il prêche de cy de là ; du reste ne nous parlant que par raffles, Et il faut Bien se contenter de Cela.L'autre Compagnon, Est un peu mon amy L'ours, toujours seul, même lors ce qu'il est En compagnie; mais bon enfant Et de ceux qui servant à peu, ne nuisent à rien; malheureusement très gauche dans le monde, mais farci De vers de toute taille, Et propre à Expliquer cicéron dans notre université future.Ces petites gai tés Entre nous mon amy car ce n'est qu'avec le petit nombre de frères quil Est permi de soulager son Coeur.L.-J.DESPIANTES DESJABDINS À M.DE VARICOURT Londres 8 Juin 1703.Je Reçois a L'ainstant des nouvelles de Quebec, Vous m'en Voudriez mon grand frère, de ne pas vous les Communiquer, c'est d'ailleurs un besoin pour mon Coeur de partager avec vous La joye quelles me Causent, il paroist que notre pauvre amy n'est pas tout a fait mécontent de son voyage, Et qu'il En augure un peu mieux qu'en partant, ces Mn ont Etés accuillis Et fêtés partout leur Séjour paroist fixé a Quebec auprès de Mr Lévêque qui les Comble de Bénédictions Et De Bontés, notre frère paroist intimement lié avec le lieutenant gouverneur, le plus aimable des hommes ; Son altesse le prince Edouard leur a donné déjà plusieures fois a manger, tout ce quil y a a quebec de gens de Consideration par leur naissance leur fortune Et leur Esprit, s'empresse de les fêter, ils ont Etés reçus dit-il, Comme les anges par abraham.tous les jours ils reçoivent des invitations, le gr.\" juge leur a témoigné on ne peut 152 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS plus d'intérêt Et de Bienveillance, quebec n'est point habité par des ours, niais bien par des hommes d'un mérite distingué, la pluspart ont parcouru L'europe vécu a paris Et a londres ; les arts y sont fort avancés.Le peuple est fort curieux de les voir, Et dapprendre de leur bouche les malheurs de la franco Et les Epreuves du Clergé.Les gazettes du pays loing d'affaiblir les faits, les ont Exagérés, ces Mn ont Reçu un deputation du Conseil Exécutif pom leur témoigner de sa part L'agréable sensation qu'avoit fait au Conseil le raport du lieutenant gouverneur à Leur Sujet, Et la lecture de leur mémoire Leur assurant que le conseil s'empresseroit de coopérer à la réussite de leur Entreprise, notre homme a Eté appelle au Conseil pom conférer avec Ses membres Et Recevoir la Communication de ses projets pom L'érection d'une université a quebec.ils ont.une maison, Et Des biens immenses, ils comptent avoir des sujets de franco, on commence a mesurer les biens des Jésuites Et a calculer leurs revenus, pour les appliquer à la dotation de maisons publiques Et hopiteaux.Les speculations se portent sur les prêtres réfugiés En angleterre pom En remplir les places, il y a 8 ou 900 Lieux d'excellentes terres ouvertes près du lac Champlain aux ouvriers zélés ; Et Des secours infallibles pour ceux qui aborderont au port de Quebec.les arts y sont Extremment Encouragés, Et sont audela de leur Enfance, fînallement notre amy dit que si ce pays etoit un peu plus tiède, il ne verroit pas ce que les autres parties du mon [de] amoient à lui Reprocher.Voila au Racourci ce quil me dit dans 4 feuilles bien pleines.J'ai pris la liberté d'ouvrir une lettre de gazelle a votre adresse que vous trouverez cy incluse.J'espere que Vous ne regrettez point votre sejour Enfumé Et que Vous Estes heureux au Sein de l'amitié, comptez sur mon inviolable attachement.D.P.-J.-L.DESJARDINS À M.DE VARICOURT Quebec 22 Juin 1793 Varicourt Je n ai pas besoin, Mon bon ami, de Compter par mes doigts les lettres Et les réponses, un gros Zero fait toute la somme.Certes si je t'avois traité avec cette rigeur, je n'aurais qu'a bien me ternir 1 mais ton silence me rend plus traitable sur celui de mon frère ; il faut bien qu'il soit impossible d'écrire, puisque vous ne l'avez pas fait, il y a quelque chose là dessous que je ne puis comprendre, & qui vous absout néanmoins : car je connois votre tendre amitié, Et je ne soupçonne point votre empressement dont j'ai tant de preuves de vielle datte, quelle Est donc cette raison cachée ?Je ne puis, je n'ose L'approfondir ; car ces réflexions me Conduiraient aux ombres de la mort Je préfère me livrer à la douce espérance de voir arriver peut être au premier jour un tas de vos lettres, & surtout de bonnes nouvelles, il me semble par nos gazettes, & elles nous EN EXIL AU CANADA 153 apprennent Les Evennemens jusqu'au 14 Avril, que tu ne dois pas être trop mécontent.Espérons que le ciel s'éclaircira Enfin, Et que nos Beaux Jours ne sont qu'éclipsés.L'amy Gazell Est en Campagne, c'est toujours un bon enfant, tel que nous L'avons connu, bien singulier, bien indépendant, Et tenant tout son univers dans ce petit mot moy.il s'est mis en humeur de prêcher, Et il prêche de ci de là à qui veut L'entendre ; du reste ne nous parlant que par raffles, Et il faut bien se contenter de cela.L'autre Compagnon est un peu mon ami L'ours, Toujours seul, Et même lorsqu'il est En compagnie ; mais bon Enfant et de ceux qui servent à peu, ne nuisent à rien ; malheureusement très gauche dans le monde, mais farci de vers de toute Taille, Et propre faire un bon professeur de College si notre projet Eclôt.Ces petites gaytés, Entre nous mes amis ; car ce n'est qu'avec le petit nombre de frères qu'il est permis de soulager son coeur, le mien ici est ployé, mais ployé tout Entier.Je n'ai rien de ce qui pourrait Le dilatter; mais les souvenirs me dédomagent amplement, Et j'ai encore assez d'imagination pour être heureux partout.Dis moy donc quelque Chose, Mon Grand Amy, Embrasses moy Du moins, ne feras tu rien pour celui qui a fait tant de faux actes pour toy?Parles moy de tes frères, de tes soeurs de cette belle famille que Je chéris en toy ; Enfin de tout ce qui compose ton être qui n'est pas a beaucoup près le mot de Gaz.oh 1 que Je hais ce petit mot là 1 adieu mon ami, mon grand ami, mon tendre Varicourt.Je pense beaucoup à Toy, c'est assez le dire que je m'occupe du sort De tes frères, Et que je m'estimerois heureux de leur être utile.Je pense qu'il y a plus de ressources dans le haut Canada que dans la partie que j'habites.Si Je puis remonter le fleuve Jusqu'à Niagara, c'est alors que je te parlerai des Etablissement à y former, au demeurant tous les voyageurs s'accordent à dire Beaucoup de Bien de cette haute province, d'après tout ce que j'ai pû recueillir à ce sujet, je pense qu'il y a Ueu.a se faire un azile très Joly Et très heureux En Canada, mais pour cela il faut remonter jusqu'aux lacs Et au détroit, on y voit La vaisselle platte les diamans &c mais quand on sait aussi chercher, on y trouve la simplicité du tems D'eve Et des arbres qui dessendent de père en fils de ses contemporains, s'ils ne le sont eux mêmes, qu'on aime à retrouver ces patriarches I Nous sommes en fort bonne santé, nous travaillons assez au confessional en chaire, en classe : il faut gagner son pain.Je me flatte de voir arriver dans peu une flotte chargée d'une cargaison de lettres, Et quelques prêtres français.S'il en vient mille, ils seront reçu avec charité; s'il En vient cent on se les arrachera, nulle Eglise chrétienne n'eut plus besoin de pasteurs, il y a des places pour plus de cent curés, sans compter les 154 QUELQUES PRÊTÉES FRANÇAIS Erections à faire, le haut Canada manque absolument de prêtres, on m'engage fort à y aller faire une petite tournée autant pour satisfaire aux désirs des Catholiques de ce pays que pour pouvoir en parler avec plus de certitude.&c, &c, &c Quebec 20 Juillet 93 Varicourt J'ai reçu à Trois Jours L'une de L'autre mon Bon amy, Tes deux lettres; mais avec cette singularité, que celle du 27 avril ne m'a Eté remise que le 7 Juillet, Et celle du 5 février Le 10.Tu vois mon Amy que ta marche n'est pas régulière ; mais Je m'en console par le plaisir que cette Vilaine Ecriture Tant désirée me fait Eprouver en ce moment Que tu es bon mon amy, d'entrer en communauté de sentimens Et de Tendresse avec ma pauvre famille 1 Elle est bien un peu digne de t'appartenir au moins par le Coeur, oui mon amy, Tu en es depuis longtemps; tu lui appartiens, car tous Taiment, d'abord parce que Je t'aime, Et puis qu'ils t'ont vu; Elle t'appartient aussi, puisque tu veux avoir ta part de L'héritage, ne t'abonnes pas trop haut pom le temporel ; car je n'en reponds aucunement Et à Te dire vray, je n'en donnerais pas un Copper Canadien, c'est-à dire un half Penny.Deux années ennemies Deci Et de la, la famine au milieu, voila L'état de notre seigneurie ; Et plût à Dieu que je pusse au moins me rassurer sur L'existance des parens que j'y ai I Dieu apparament Le Charge d'arrenger cette Etrange affaire, car il me semble que les hommes y travaillent d'une façon fort Embrouillante, à moins Que Le prince Caubourg ne continue D'Eclaircir la portion qui lui est échue, Et que les autres puissances ne l'imitent Je ne vois pas trop si nous aurions d'autre partit a prendre que de redevenir Laboureurs Et Bergers comme nos premiers pères, une nouvelle Terre promise s'offre à nous pour y mener la vie Patriarchate.Elle Est Donc Cueillie, Mon ami, cette Rose Matinale, que L'aurore sembloit avoir enfanté d'un sourire, helas I Je ne l'ai vu qu'a travers d'une grille 1 & que me dis tu Téméraire ?que tu aurais obtenu un Bill qui Eut permis à mes Lèvres D'y imprimer un.Oh mon ami Je pars pom La Guadeloupe; J'y reste une minute Et sur le champ je reviens à toy, à moins qu'on ne meure de plaisir au premier comme l'assure Voltaire, qui n'en est pas mort, Et qui peut être en a pris deux sur ce beau visage, dans un tems ou c'ettait une moindre faveur.Je n'ai point de nouvelles à Te donner, si non que je meurs d'impatience de Te revoir, que je t'ordonne de quitter L'angleterre si ta santé ne s'y fait pas, Et que je serai heureux si tu peux L'être Et Te voir réuni à Ta famille qui est aussi la mienne, En vertu de la donation Entre vifs que nous nous sommes faits irrévocablement en prix de EN EXIL AU CANADA 155 L'amitié.Adieu Moy, Et c'est à Toy que je parles, puisse tu être aussi content de mon petit frère qu'il semble Enchanté de Ta sotte Et vilaine personne.Je me flatte que tu auras au moins trouvé En lui un coeur digne de l'appartenir, que n'ai je avec moi ici un de tes frères pour me Consoler de Ton absance, Et me venger de tout ce que ton amitié Tinspire pour Le mien.Cette Lettre l'est Commune avec mon petit frère parceque Je vous regarde comme inséparables & que d'ailleurs il saura bien te trouver supposé que ta santé Tait chassé du séjour des Brouillards Et De la fumée.Vous Demandrez à Voir ce que J'écris à M\" De Léon pour supplément à celle ci.J'y ai inséré copie de la réponse flatteuse Et Engageante que m'a adressé le g.1 Simcoë Lieut gouvr du haut Canada.Je la crois digne d'être connue de tous ceux qui voudraient traverser L'athlantique.J'ai Trop de Choses à vous dire mes amis, mes Bons frères, Je succombe sous le poix Et me contente de vous serrer tous deux dans mes Brads.Lisez dans mon coeur Tout ce quil vous reserve de Tendresse, Vous ne l'aurez pas Epuisé de sitôt.P.-J.-L.DESJARDINS À M.DE VARICOURT Québec 3 Juillet 1793 Varicourt Je crois te voir La Gazette à La main, Mon bon ami, Lisant très couramment L'Anglais, Et Le parlant passablement; furetant tous les articles France, pays bas, Convention Nationale &c.Je t'ai vu quelquefois bien triste en faisant Cette Lecture.Les tems sont Changés, J'espère, Et Il y a plus De plaisir à parcourir les papiers, à suivre Les armées, à reporter Les yeux sur Notre Malheureuse France, que lorsque nous Mangions le Rost beef avec Mr Brady D'agréable Mémoire.Et pourquoi ne nous faites-vous point part De vos Nouvelles ?N'avez-vous pas honte, de nous Laisser croupir 6 mois sans cette Consolation?Seriez-vous Devenus chauve-souris ?ou bien votre Ile a telle Descendu sous la mer, Comme l'atlantide de platon ?Nous Vous enverrions pêcher par Le fameux Maire Bailly, qui bornera peut-être Désormais Sa gloire à redevenir académicien.J'ai été tout à fait sensible aux Camouflets qu'a reçus à Londres Le petit Ministre Maret, que tu as sans doute laissé repasser la Manche.Et qui a peut-être fini pour toujours sa Cariére Diplomatique.Et Celle de Notre ami Desrenaudet, parlons en.Veux-tu parier que la fortune Bizarre dans ses Jeux, le ramènera quelque jour Chez toi humble Et Demandant 4 ou 5 Louis à Emprunter?Desrenaudet n'a pas thésaurisé J'en suis sûr; Mais comme tu ne L'auras pas fait non plus, toi, grâce à lui Et à Ses pareils, tu seras obligé de demeurer Court.- 156 QUELQUES PRÊTÉES FRANÇAIS Je me flatte peut-être, Et nos affair.cs ne vont pas comme ma pensée, rien ici ne la régie.Nous avons bien la gazette De Québec, Et Celle De Montréal, Copiées l'une Et l'autre sur Celles De pbiladelphie, New-York, boston &c on n'ose se fier à ces autorités.un Vaisseau, venu De la Jamaïque, assme que Cette Ile Est toute entourée De prises françaises ; quelles sont innombrables, Et que les Marchandises ne s'y peuvent vendre, à raison de la profusion, il ne se trouve aucun bâtiment français sm L'Océan atlantique : Je doute que la Nation soit plus hemeuse sm la Méditerranée.Cela ne nous enrichit pas, Mon bel ami.Et si La franco rentre Jamais dans sa Maison Je crois qu'a peine Elle y trouvera les quatre Murailles.Voila ce que Coûtent Les petits Jeux appelés révolutions.Nous avons perdu la partie : Nous aurons La revanche Et L'honneur; Mais où seront Les Enjeux?hé bien Nous ferons des Charrues des Débris de nos Cabriolets ; Nous redeviendrons Paysans, Et peut-être Sages.Voila Ce que devra aux grands hommes la patrie reconnaissante.Tu Crois peut-être que je m'ennuyé : Non, Je m'occupe ; d'ailleurs tu m'occupes, Et les rêves que je fais ici me rendent plus heureux que Ceux d'Europe.La vie s'y passe sans Dégoût, lorsqu'on voit un but Devant soi, Et une raison pom vivre Jusqu'au lendemain.Si tu as reçu Ma dernière lettre, tu sauras à quoi t'en tenir pc Le Canada.Je conçois qu'il ne faut plus parler De ces Tombeaux lointains à nos Jeunes achilles qui reviennent aux armes, et que l'espérance retient aux portes de la france.Mon ami, Nous reverrons-nous au sein de nos familles?serons-nous assez heureux pour cela?Je m'en flatte, adieu.Je baiserai ta vilaine Ecriture quand il me sera donné De la contempler.Je te recommande mon filleul.Il me semble qu'au sortir De tes mains il vaudra quelque chose De plus que Cy devant.Oh comme il t'aime, s'il me ressemble 1 Gazel semper idem P.-J.-L.DESJARDINS À M.DE VARICOURT Québec 20 Juillet 1793 Je ne doute point, Et les lettres me le confirment, que nombre de nos confrères sont prêts à se dévouer au salut de nos bons canadiens, affermis les dans ce dessein : ils seront assmés d'etre accueillis ici comme des anges du ciel, D'être employés tout de suite, & de trouver des bénéfices très honnêtes.J'espère que la charité ne s'est point refroidie, Et que ceux de nos compagnons d'infortune qui se sentent du zèle Et des talents ordinaires Se confieront à une planche, Et traverseront le peu de mer qui sépare les deux mondes.Je supplie de nouveau L'illustre prélat de favoriser cette Emigration.Je prie Mr hussey de nous Etayer de son crédit, Et ceux de nos confrères qui ont des relations, de travailler à la hâter, si le gouvr.mt voulait se charger du transport, very well mais s'il EN EXIL AU CANADA î ne s'en charge pas, que ce ne soit pas un obstacle, croyez qu'on ne renverra pas la marchandise par refus d'en payer le fret.Mr De Québec est prêt à tous les sacrifices que cet objet demanderait, Et il trouvera dans la générosité de ses diocésains de puissants secours.Echauffes les barguigneurs, entretiens la bonne volonté de ceux qui se sont généreusement offerts pour cette bonne oeuvre, pour moi je proteste, que si je n'étais rapellé en france par les motifs les plus impérieux, jamais je ne sortirais du Canada : Et je ne dis pas que je n'y reviendrai jamais, tu sais que je ne pourrais y demeurer présentement sans manquer aux devoirs Les plus sacrés, c'est que Dieu ne m'a pas jugé digne d'etre employé dans cette partie de son champ ou il y a tant de belles moissons à faire.Je n'imagine pas pouvoir quitter ce pays honorablement, sinon après avoir perdu tout espoir d'y être utile à mes confrères ; le faire avant LTiyver ce serait une folie, puisque l'incertitude des armes rend ma présence En canada un vrai devoir.En vérité je voudrais persuader aux dignes prélats qui s'intéressent à notre mission, Et c'est sans doute les comprendre tous, quils doivent En conscience dépêcher au moins un bon demi-cent de prêtres sains Et Saints, vers L'église du Canada.J'ai Exposé dans toutes mes Lettres à Mgr L'év.' De Léon Les Besoins pressents de ce pays ; mais il faut être sur les lieux pour les sentir au vif.figures toi les vides immenses qui doivent se trouver dans un diocèze de 7 à 8 cent Lieues de Long, peuplé de plus de deux cents milles catholiques, Et qui n'a pas 150 prêtres, Mgr L'Ev.' Compté Et les directeurs de séminaires compris.Enfin Entre Montréal Et le détroit, Espace de plus de 900 milles, il y a seulement deux prêtres Et assurément beaucoup de catholiques, aussi se trouve t-il des habitations où l'on est 6, 8, 10 ans sans Entendre une messe : à cataraquoûy qui est une ville, il y a 5 ans qu'ils n'ont vû de prêtres, ils se Baptisent, se marient Et s'enterrent les uns, les autres comme ils peuvent.Le plus respectable habitant leur sert de curé pour recevoir les promesses de mariage, Et sa Bénédiction patriachale supplée celle de l'église, que ces braves gens ne peuvent aller chercher, on s'y confesse à Dieu, qui absout Là sans interprette.Les protestans plus heureux ont des ministres, Et le délaissement des catholiques est funeste à la foi, autant qu'aux moeurs, ils appellent à grands cris des prêtres : sera t-on insensible à leurs pressens besoins ?Ils sont incomparables à ceux d'aucun pays, Encore moins à ceux de la france.J'ai confessé plusieurs personnes, venues Exprès de Cataraquoûy pour s'approcher des sacremens ; Et qui comptaient ce voyage de près de deux cents Lieues, comme la moindre de leur peines.Je ne bazarde donc rien.La pro via ce du Bas canada Est moins dénuée, mais il s'en faut beaucoup que les secours y soient suffis ans.grand nombre de curés sont obligés de desservir deux Et jusqu'à 3 Cures : aussi est-il des paroisses 158 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS qui n'ont la messe qu'une ou deux fois le mois.Et ces paroisses sont de petits diocèzes de 5, 6, Lieues & plus de rayon.Environnés qu'ils sont de protestans, les fidèles Eprouvent un danger continuel d'abandonner leur religion : l'occasion qui nous est offerte En ce moment, va peut-être s'échapper pour ne plus revenir, il arrive à Québec un Evoque protestant du Canada, avec deux mille livres sterling de traitement, ce qui lui donnera un grand Etat Et de nombreuses relations, le culte protestant va donc fleurir, tandis que le nôtre s'affaiblit sensiblement faute de ministres.Ces raisons ne peuvent manquer de toucher le coeur de nos prélats Et ceux de nos confrères.J'entretiens Mr Lev* de Québec Dans la confiance de voir ses voeux accomplis, tu pourras communiquer ceci à Mr De Léon En addition de ce que Je lui Ecris, au reste, il a déjà les yeux abattus de mes Etemelles jérémiades.Ta dernière Lettre du mois de Mai me raffraichit un peu le sang en me faisant Espérer que l'on voudra bien nous Envoyer au moins quelques ho.** Songes Encore un coup, qu'il n'y a de compte fait, que 144 prêtres En Canada, Les prélats Et nous même compris, \"messis quidem multa operarii vero pauci.rogate dominum messia ut mittat operarios ad messem suam./.Quebec 7 Août 1793./.Je reçois une lettre du sheriff de la province du haut canada, qui me presse de la part du Lieut gouv.r à faire le voyage au moins de Niagara «pour voir le pays, faire mes observations choisir les terreins convenables à mes dessoins &c afin que le Lieut.gouv.r mette en reserve ce que j'aurai choisi » rien de plus honnête Et de plus Engageant d'autant plus qu'il y joint la proposition de me faire donner passage depuis Kingstown sur un des bâtiments du roy.De son côté Le gl clarke m'accorde un Batteau de sa Mj depuis Montreal Jusqu'à Kingstown, de plus il me charge de lettres de recommendation pom les différens officiers de la province, pr M' Simcoe lui même, il est impossible d'entreprendre une partie sous de plus agréables auspices, que me manquera t-il pom En recueillir tout le fruit et l'agrément possible ?il n'y manquera que ce que je n'aurai pas l'esprit d'y mettre, car je ne saurais désirer plus de secours.Voila qu'est donc décidé : je pars pour Niagara, Et je pars demain, tu sais que je Barguigne peu.Mr Lev.* par un mouvement d'affection digne d'etre senti m'a donné à L'occasion de ce voyage des lettres, dont je ne ferai pas, je pense un, long usage, mais que je conserverai comme un des momens de mes courses sentimentales.En passant à la Valterie où demeurre M.Delà corne, je l'inviterai à faire route avec moi : je ne doute pas qu'il n'accepte la partie Et notre petite ambassade prendra un certain air.Je vais donc pour toiser d'un coup d'oui! deux cents lieues Quarrées, en Examiner la position les avantages, les productions, EN EXIL AU CANADA 159 les beautés naturelles, la population le commerce, Et les inconveniens.Du tout faire un petit mémoire pour ne servir peut-être à pas grand chose.voila le petit résultat d'une grande besogne ; puisque toutes nos observations resteront là sans qu'il prenne envie à un seul français de venir voir ce qu'il en est.nous ne nous le dissimulons point : c'est un voyage en pure perte, mais il est nécessaire pour L'entière Exécution de notre mission : d'ailleurs il serait amer de revenir En Europe avec le remors D'avoir omis un seul moyen de se rendre utile à ses frères.Voici un apperçu du plan de la Campagne.Nous partons demain M** Et moi pour la Valterie, Et Montréal.Mr Lev.« y reste Mr DelaCome & moi filons de suite à Kingston, à Niagara peut-être même au détroit, nous revenons En octobre à Montréal, nous y passons un mois, Et retournons achever L'hiver à Québec.Je ne partirai pour Baltimore, au plutôt qu'en mars ; suivant les nouvelles, car si elles Etaient bonnes pour la france, Et qu'il ne nous vint personne, Je hâterais mon voyage en janvier où en février.Je ne crains plus l'hiver de ces cantons ci, Et je sais que c'est le vrai tems d'y voyager; on courre sur les neiges avec plus de f acuité que sur la terre, on en est quite au pis aller pour un bout de nez que la gelée Emporte, Je puis comme tu sais risquer un pouce de nez.J'espère que rien ne forcera d'envoyer ici Des prêtres par milliers ; mais s'il est des gens de bonne volonté à qui il soit indifférent d'habiter L'amérique, ou l'europe, Et qui ne soient pas insensibles au salut des braves canadiens, Je les invite à venir ici au nombre au moins de 50 à 60 & jusqu'à cent si c'est possible, ils sont nécessaires aux besoins urgens du Canada.Quant aux familles Emigrées, je ne doute nullement qu'elles ne fissent ici des Etablissemens florissans, non par L'abondance du superflu mais par L'abondance du nécessaire, le canada n'offre que des bleds à substituer aux bois ; mais avec L'assurance de posséder En paix des propriétés qu'on aura soi même arrengé ; dont La culture est facile, que l'industrie Et les ressources particulières peuvent Beaucoup améliorer.J'aurais demandé en mon nom une Township si J'eusse présumé qu'il arrivât des familles Emigrés à qui J'eusse transporté mon acquisition.Mais il en reste Encore beaucoup Entre les mains du gouvernement, qui est disposé à faire des concessions gratuites dans Les deux provinces.une Township de 10 milles Quarrés ou 61,600, acres ne coûte que la moitié des frais de l'arpentage, le gouvernement se charge de l'autre moitié sur cette quantité de terre, l'acquéreur peut retenir pour soi 12 cent acres ; Et il est obligé de concéder le reste aux premiers demendans, s'il ne fournit des colons.Les meilleures places sont prises dans le bas canada, mais haut offre encore plus d'un Eden.Je suis persuadé qu'avec un peu d'efforts Et de patience on parviendrait à faire 160 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS de très Beaux Etablissemens près de Niagara, Et particulièrement au détroit.une Communauté de filles de st Vincent y seroit très utile tant pour Le soin des malades que pour L'instruction.M.Lev.* De Québec Est plein de ces idées, Et Dans une abondance de prêtres rien ne serait plus dans ses vues qu'une communauté de sulpiciens, ou autres bons prêtres, chargés des missions de ces Cantons.Je ne répéterai pas le bien qu'il y a à y faire.&c.P.-J.-L.DESJARDINS À MGR SAINT-POL DE LÉON Québec 20 Juillet 1793.Mgr après 60 Jours d'une navigation très pénible, Mr Lesaumier est arrivé ici le 15 de ce mois Et le 17 il est parti pour montréal, où je ne doute pas que sa venue n'ait causé une grande joye.il ne serait pas aisé de vous rendre celle qui a Eté ressentie ici à la vue d'un Ecclésiastique français, d'un sulpicien, D'un porteur de vos lettres, toutes les entrailles lui ont Etées ouvertes, Et rien de plus tendre, de phis affectueux que la réception que lui ont fait M*1* Les Evêques De Québec, cependant il faut Le dire M\" La lecture de votre lettre à Eté douloureuse pour M*7 L'eveque de Québec, il se flattait que vous lui annonceriez le départ prochain d'une armada chargée de prêtres, Et vous lui insinuez qu'il n'a rien à se promettre de vous en cela : il en a Eté déconcerté à un point que je ne puis vous rendre, tous les jours il rendoit grace à Dieu qui sembloit avoir des vues de miséricorde sur son diocèze.ce n'est pas qu'il reproche à la providence le retour de ses bontés Envers notre patrie, mais il voit avec le plus sensible regret que vos espérances Et les nôtres font évanouir les siennes, nous l'avons néanmoins assuré que rien n'était plus facile, ni sûrement plus dans votre Coeur que de satisfaire à ses desseins & aux besoins de son Eglise, puisqu'il ne faut pour cela que détacher une Cinquantaine de prêtres du nombre qui doit rentrer en france.Vous jugerez Mgr, si 50 prêtres sont un objet pour la france ; mais à coup sûr c'en seroit un considerable pour le Canada, le plus vaste diocese du monde, peuplé de plus de 200,000 âmes Et qui ne possède pas En tout 150 Ecclésiastiques, s'il falloit remplir tous les vides, Et pourvoir aux Besoins qui s'étendent chaque jour par les nouveaux défrichemens, Deux cent Eccl.\" seraient aisément Employés ; si l'on se borne au plus urgent, 50 peuvent suffire, mais ils sont absolument nécessaires, le diocèse de Québec est dans une véritable disette, Et il est d'autant plus intéressant D'y pourvoir que la foy y est plus Exposée par le mélange des Cultes.ce n'est plus un azile qu'on nous offre, c'est un auxiliaire qu'on nous demande, Et ce que vous accorderez du clergé français M17, sera reçu non avec hospitalité, mais avec une vive reconnaissance.L'occasion est EN EXIL AU CANADA 161 Belle Tout semble concourrir a favoriser L'émission que nous vous demandons.La protection du gouvernement nous est assurée &c Les frais de passage ne doivent pas vous Epouvanter, il se trouvera ici des ressources.Déjà les fonds de la soubscription qui sont de 400 guinées y seraient Employés.Mr L'ev6 De Québec trouvera dans son clergé Et dans la générosité de ses fidels des fonds pom subvenir à cette dépense, si le gouvernement anglais n'en fait encore La galentrie.Je reçois une lettre du g.1 Simcoë à qui j'avois Ecrit; vous ne me saurez pas mauvais gré de vous mettre sous les yeux Les Expressions Encourageantes de Ce général.Navy hall 1er Juillet 1793 M' «J'ai eu L'honneur de recevoir par Mr Le sheriff Me Donel votre « lettre Du 11 may, Et les pièces y jointes.« ce seroit une satisfaction particulière pom le gouvernement du haut « Canada, de montrer son zèle Et son entière obéissance aux intentions «bienfaisantes de sa majesté, Et de fournir à la noblesse Et au Clergé «français expatriés, un azile selon leur choix, agréable à tous Egards, « Et comfortable autant qu'il est possible de se le promettre dans l'état «naissant de cette colonie.« ce peut être un objet digne de considération pom vous Et pom vos « commetans, de réfléchir que la province du haut Canada est principalement habitée par des personnes qui ont été forcées d'abandonner les « Etats unis d'amérique à raison de cet attachement généreux pom leur « légitime souverain ; attachement qui caractérise aujourd'hui les infortunés « royalistes de franco.« Ce sera donc une consolation dans leurs malheurs, pom ceux des « français qui s'établieront dans le haut canada, de se trouver situés parmi « des hommes qui s'impatiront avec Eux dans leurs m eaux, Et qui en « même Tems lem montreront par leur Exemple, combien peu il en coûte « de peines Et d'efforts pom se procurer, dans cette riche Et fertile « contrée, les choses utiles Et nécessaires à la vie.« il y a plusieures situations soit sm les bords des Lacs Erié Et « Ontario, soit Le long des rivieres navigables de la province, assez vastes «pour le plus grand nombre de Colons qu'il soit possible d'attendre, Et « parmi ces sites, il en est qui peuvent convenir très bien à Des individus «ou à des sociétés, il s'y trouve une abondante variété de poisson, Et «d'ailleurs Tous les agrémens et les avantages locaux qui intéressent « particuliairement Les esprits cultivés.«permettez moi d'ajouter quand à moi même, qu'autant que mon «Exemple Et que le poste que j'occupe pourront être utiles à ces M™, 162 QUELQUES PRÊTRES FRANÇAIS
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