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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-02-13, Collections de BAnQ.

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[" ÎOO ans MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984, 100* ANNÉE, n° 36, 64 PAGES, 4 CAHIERS LA MÉTÉO : NUAGEUX, ÉCLAIRCIES ET DOUX AUJOURD'HUI: MIN.0°; MAX 7° DEMAIN : PLUTÔT NUAGFUX.DÉTAILS PAGE A 2 35 cents Hors de la zone métropolitaine 45 cants Sept lies et Baie Comeau 50c*nts MOSCOU (d'après AFP, AP, UPI et Reuter) \u2014 Le successeur de Youri Andropov à la tétc de l'Union soviétique pourrait être connu dès aujourd'hui et.au moment où les grands de la scène mondiale affluent à Moscou pour les obsèques solennelles prévues demain, le nom de Konstantin Tchernenko se détache de plus en plus du peloton des prétendants.Selon les experts occidentaux, le fait que M.Tchernenko ait été chargé de superviser les funérailles de M.Andropov et qu'il ait conduit samedi l'hommage au défunt, avec les vétérans du bureau politique, indique sérieusement la préséance de ce dernier, considéré comme le chef de la «vieille garde», sur les aspirants de la nouvelle génération, MM.Gritfori Romanov, 61 ans, et Mikhaïl Gorbatchov, 52 ans.On mentionne encore le nom du maréchal Dimitri Oustinov, ministre de la Défense, sans exclure pour autant la possibilité d'une direction collégiale où le président du Soviet suprême, le président du Conseil et le secrétaire général du parti se partageraient le pouvoir.L'Union soviétique, endeuillée par la mort de M.Andropov, se prépare donc aux funérailles solennelles de demain midi.Le bureau politique du Parti communiste soviétique au grand complet est allé samedi rendre un dernier hommage au défunt dont la dépouille mortelle est exposée dans la salle des colonnes de la Maison des syndicats de Moscou sur un catafalque orné de fleurs.La télévision soviétique a montré les membres du bureau politique et du secrétariat du Comité central entrant un A un dans la salle selon un protocole strict : en tète du cortège se trouvait M.Tchernenko suivi des vétérans du bureau politique, M.Nikolai Tikhonov, président du Conseil, le maréchal Dimitri Oustinov, ministre de la Défense, M.Andrei Gromyko, ministre des Affaires étrangères et M.voir TCHERNENKO en A 2 Les dirigeants soviétiques ont présenté leurs condoléances à la famille de Youri Andropov, samedi.À gauche, sa fille Irina, journaliste, sa femme Tatyana qui n'avait jamais fait d'apparition publique, et son fils Igor.photoioser ap ?Autres informations et photos en page A 10 AUJOURD'HUI LES MICRO-ORDINATEURS Aujourd'hui débute dans LA PRESSE un cours sur les micro-ordinateurs sous la signature de Pierre-J.Bourgault, en collaboration avec le collège Marie-Victorin.pages A 14 et A 15 L'AUTOMOBILE Jacques Duval présente l'Aerostar, riposte de Ford à la mini-fourgonnette de Chrysler.page C 1 GALLUP Environ deux Canadiens sur cinq sont satisfaits des trois principaux leaders politiques au Canada.page A 5 CHALLENGER La NASA songe à utiliser la navette spatiale pour récupérer dans l'espace les deux satellites perdus la semaine dernière.page B 11 LIBAN Washington et Damas favoriseraient le remplacement de la force multinationale par les casques bleus de l'ONU.au Liban.page A 16 IRAN-IRAK Les 2 ennemis du Golfe se livrent à une escalade: à la guerre de positions succède le bombardement d'objectifs civils.page A 16 LA FEUILLE D'ÉRABLE L'Hôtel de la Monnaie utilise la moitié de la produc- I tion dor du Canada pour frapper ses « feuilles d'érable », pièces d'or d'une once vendues dans le monde entier.page B 1 ÉPARGNE-PLACEMENTS Autant de femmes que d'hommes visitent le Salon de I épargne-placements, avides de se tailler une place dans ce domaine trop longtemps réservé aux hommes.page A 3 - i - Mulroney ne donnera pas plus au Québec (Lévesque) Blanc bonnet bonnet blanc.Même si les conservateurs succèdent aux libéraux à Ottawa, les Québécois ne peuvent s'attendre à ce que leurs intérêts MARIO FONTAINE soient mieux défendus dans la capitale fédérale, a déclaré hier le premier ministre René Levés que à ses militants du comté de Taillon.Les troupes de Brian Mulroney seront en effet élues sans même avoir besoin d'appuis au Québec, d'expliquer M.Lévesque en se référant aux sondages d'opinion.De sorte que la manne fédérale prendra logiquement le chemin des châteaux forts conservateurs de l'Ontario et de l'ouest canadien et qu'on sera laissés pour compte ici, avec pour tout partage quelques petits cadeaux de façade.Et ce n'est pas l'élection de M.Mulroney dans Bro-me-Missisquoi qui pourra y changer quelque chose, dit-il.Le premier ministre a émis cette opinion dans un discours fleuve sur l'avenir du nationalisme québécois, prononcé devant quelque 150 membres du Parti québécois de son comté de Taillon.C'est l'une des toutes premières fois qu'il égratigne publiquement les conservateurs et leur chef, favoris pour remporter la prochaine élection.Un sondage Gallup effectué en janvier accorde 52 p.cent des intentions de vote au Parti conservateur tandis que les libéraux doivent se contenter de 32 p.cent.Le NPD vient loin derrière avec 15 p.cent d'appuis.L'actuelle deputation libérale à Ottawa ne s'attire pas pour autant les louanges de M.Lévesque, bien au contraire.Son chef non plus, d'ailleurs.Parlant par exemple de la mission de paix de son homologue fédéral, le premier ministre a dit avoir beaucoup de difficultés à prendre au sérieux un Pierre Elliott Trudeau prêchant la paix d'un côté voir MULRONEY en A 2 LA TRAGEDIE DE ROCK-FOREST Les parties se retrouvent face à face Les policiers Roger Dion et André Castonguay ont tous deux plus de dix ans d'expérience.SHERBROOKE \u2014 Quelle que soit la tournure que prendra l'enquête du coroner qui commence aujourd'hui sur la tragédie survenue dans un motel MARTHA GAGNON envoyée spéciale de la presse de Rock-Forest, la question de fond demeure : est-ce que les policiers ont abusé de leur force et de leur pouvoir ?Aujourd'hui, tout le dossier est sur le bureau du juge Denys Dionne qui a été nommé coroner ad hoc dans cette retentissante affaire.Pour la première fois depuis la fusillade du 23 décembre, les parties se retrouvent face à face.D'un côté la police; de l'autre, l'opinion publique et les victimes.Les journalistes qui ont fouillé cette affaire pour tenter de connaître les circonstances exactes de la mort du poseur de tapis Serge Beaudoin, ont déjà soulevé plusieurs questions.En voici d'ailleurs quelques-unes : ¦ avant d'intervenir, les policiers Roger Dion et André Castonguay, qui possèdent tous deux plus de dix ans d'expérience, ont-ils tiré un coup de semonce voir TRAGÉDIE en A 2 Le plus long conflit de l'histoire de la télé en Amérique prend fin C'est dans une proportion de 86 p.cent (124 des 145 membres présents sur un total de 163] que le Syndicat des techniciens de Télé-Métropole a entériné hier le protocole de retour au travail négocié la semaine dernière.Ainsi prenait fin ce que le président du syndicat a qualifié de « plus long conflit de l'histoire de la télévision en Amérique du Nord ».La nouvelle convention sera signée dans les prochains jours et T les syndiqués seront rappelés au travail par ordre d'ancienneté entre le 18 février et le 3 mars.Le conflit aura duré un peu plus de 15 mois.Ce déblocage est attribué à l'ex-prési-dent de la CSN, Marcel Pépin, qui a été ovationné à trois reprises hier.« Je suis arrivé dans le conflit au bon moment, a-t-il confié, tout le monde voulait régler.» poge A 2 -1- photo Robert Moilloux, LA PRESSE Marcel Pépin Sarajevo 84 Dave King et la « différence » L'entraîneur de l'équipe olympique canadienne de hockey est-il un génie qui a su inspirer une bande de « pousseux de pucks » ou est-il davantage un « mange-canayen » qui a toujours cloué sur le banc ou retourné chez eux tous les joueurs francophones de ses équipes ?Réjean Tremblay écrit que Dave King est un peu tout cela à la fois, un entraîneur qui n'a ni la place ni le temps pour la « différence ».Décevante 38e place pour Bulau Le sauteur canadien Horst Bulau, dont les espoirs de remporter une médaille semblaient fort réalistes, a déçu hier sur le tremplin de 70 mètres en se contentant de la 38e place.FATIGUÉ DU HOCKEY Tretiak dit «nyet» à la Coupe Canada pages 2 à 6 chuuvuutL SOMMAIRE Annonces classées.B 4 à B 9 Arts et spectacles \u2014 Informations.A 11 à A 13, A 15 \u2014 Horaires.B 10 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.C 8 Économie.B 1, B 2 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.B 6 FEUILLETON.B 5 Horoscope.B 6 L'automobile.C 1 à C 7 Le monde.A 10, A 16 Loteries-Résultats.A 12 Météo.A 2 Mots croisés.B 9 Quoi foire aujourd'hui.B 10 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 Bandes dessinées.11 à Mot mysière.3 .14 A Z LA PKESbE, MONfRfcAL, LUNDI 13 FEVRIfcR 1V«4 \u2022 > * 4 X 4 Lt juge Denys Dionne TRAGÉDIE SUITE DE LA PAGE A 1 comme ils sont tenus de le faire?¦ pourquoi n'ont-ils pas pris la précaution de faire évacuer les occupants des chambres voisines?¦qu'est-ce qui les a incités à tirer à travers la porte ?¦ leur vie était-elle en danger ?¦ pourquoi les policiers n'ont-ils pas simplement assiégé la chambre du motel comme cela s&fait dans de telles circonstances?¦ont-ils tenté d'ouvrir la porte s(yec une clef maîtresse, un ^este qui serait difficilement explicable puisqu'ils croyaient avoir affaire aux meurtriers de l'agent de la Brink's ?¦ pourquoi avoir tiré avec une mitraillette et un revolver ?L'enquête du coroner devra également se pencher sur la troublante ressemblance entre le portrait-robot d'un des assassins, dessiné par la police, et la victime, le poseur de tapis Serge Beaudoin.Ce portrait-robot, on se rappellera, avait été publié dans les journaux peu de temps après la tragédie.Lors des entrevues qu'il a accordées aux médias, Jean-Paul Beaumont, qui a survécu à la fusillade, a toujours soutenu que lui et son compagnon dormaient profondément et qu'ils avaient été réveillés par une rafale de balles de mitraillette.Ils n'auraient pas eu le temps de réaliser ce qui se passait.La version des policiers Pour l'instant, on ignore complètement la version des policiers Roger Dion et André Cas-tonguay, âgés d'une quarantaine d'années.On sait très peu de choses à leur sujet sinon qu'ils semblaient jouir de l'estime de la population locale.Tous deux faisaient partie du premier groupe de diplômés de l'Institut de police de Nicolet.Selon les informations obtenues, André Castonguay a enseigné durant cinq ans à cet institut où il aurait même été moniteur de tir.Pour assurer leur défense, les policiers ont choisi un avocat réputé, Me Michel Proulx qui, en 1979, s'était fait remarquer en faisant acquitter l'agent Robert Lessard, de la Sûreté du Québec, qui avait abattu un Amérindien de Caughnawaga.David Cross.Dans une autre cause, en décembre 1981.il avait défendu les intérêts des policiers Luc Bé-dard et Daniel Tougas, deux agents de la Sûreté du Québec de Saint-Hyacinthe, qui avaient tiré sur le fils d'un cultivateur de Saint-Ours, Normand Fredette.Dans cette affaire, le coroner avait conclu à la légitime défense et n'avait retenu aucune responsabilité criminelle.Cette enquête du coroner sur la mort de Serge Beaudoin pourrait bien être aussi celle du corps de police.La population veut savoir si elle peut continuer à avoir confiance en ceux qui doivent assurer sa protection.L'enquête de la Commission de police qui suivra l'enquête du ooroner ira plus à fond dans le dossier en ce qui à trait aux méthodes d'intervention utilisées, et à la façon de travailler des policiers.Au cours des prochains jours, le juge Denys Dionne devrait entendre UttC vingtftllM de témoins.A la suite de cette enquête, il devra, comme on le sait, déterminer si les policiers ont agi de fa-çpn intrépide et imprudente, s'ils ont mis en danger la sécurité du public et s'ils doivent être tenus criminellement responsables de la mort de Serge Beaudoin.LES TECHNICIENS ACCEPTENT LE PROTOCOLE DE RETOUR AU TRAVAIL Le conflit est fini à Télé-Métropole « Salut mon gros, t'as fini de livrer de la pizza ! »_ PAUL ROY_ L'assemblée des 163 techniciens de Télé-Métropole n'avait pas encore débuté, hier après-midi, que déjà on pouvait prévoir le résultat du vote.L'atmosphère en était une de fin de grève - ou de lock-out dans ce cas-ci.Et quand est venu le temps de passer de la parole aux gestes, c'est dans une proportion de 86 p.cent (124 des 145 membres présents) que les syndiqués ont accepté le protocole de retour au travail négocié la semaine dernière.Ainsi a pris fin ce que le président du Syndicat des techniciens de Télé-Métropole, Serge Bouchard, a qualifié de « plus long conflit de l'histoire de la télévision en Amérique du Nord ».La nouvelle convention collective n'a pas encore été signée par les parties, mais cela devrait se faire d'ici les prochains jours.Les syndiqués seront rappelés au travail par ordre d'ancienneté entre le 18 février et le 3 mars prochains.Jean-Pierre Legris : « Je n'ai pas baptisé mon fils Lockout*.Le conflit aura donc duré un peu plus de 15 mois, la direction du « 10 » ayant décrété son lockout le 7 novembre 82.Marcel Pépin ovationné Ce déblocage dans les négociations est généralement attribué au travail de l'ancien président de la CSN, Marcel Pépin, et du MULRONEY SUITE DE LA PAGE A 1 et acceptant les missiles Cruise sur le territoire canadien de l'autre.D'expliquer M.Lévesque : je veux bien que Trudeau occupe ses loisirs avec des missions de paix depuis quelques mois.Mais avec le poids du Canada dans le monde, ça ne changera pas grand-chose.Souveraineté d'abord La solution à cette impasse, j selon le chef péquiste : la souveraineté du Québec.Première étape: aborder le fond de la question plutôt qu'élaborer de multiples scénarios pour la faire triompher.« Il faut travailler patiemment, obstinément sur le contenu de la souveraineté, dit-il.Qu'est-ce qu'il y a dedans, qu'est-ce que ça mange en hiver.» M.Lévesque a invité avec succès ses partisans à garder tel quel l'article premier du programme du parti lors du congrès national de juin, article spécifiant que la prochaine élection doit porter principalement sur la souveraineté du Québec.Selon ses estimations, une cinquantaine de comtés en ont déjà décidé ainsi sur la soixantaine qui ont tenu leur congrès.Souveraineté ou indépendance?Souveraineté, ont répondu les délégués à l'instar de leur chef.«C'est dommage mais le mot indépendance ne passe pas| la rampe auprès de la population \u2022, d'expliquer le président du parti dans le comté, Jean Ba bin, pour qui il est donc préférable d'utiliser le mot souveraineté que les péquistes « traînent dans leur poche depuis longtemps ».Des prises de position contenant le mot indépendance ont d'ailleurs été modifiées par les participants hier, au profit de] souveraineté.La Quotidienne Tirage de samedi à trait chiffra* 537 à quatre chiffres 9832 HLA MÉTÉO DAT!: luné 13ftw 19*4 AUJOUtD-HW Mfc.: 0 Ma 7 NUAGEUX, EClÀlRCIES ET DOUX DCMAJN: PlUTÔT NUAGEUX Québec m _ 07 1 01 États-Unis AbMbi Ovtoouofo Contons dt l'Est AAouriot Loc «Soint \u2022 icon Rjmooski 0 6 Nuog., doux \u2014 \u2014 Ngogev* 0 6 Nuo , bruint 2 I Bruine, doux 2 4 Nuo., bcvW* 0 4 Nuo., brume 2 4 Nuo., bruine 6-2 Nuo., bruine 9-2 12-3 12 - 3 Boston fc/Kote Oùcogo M»omi Now York -11 - 7 2 19 - 2 4 13 3 25 8 N -Orleans Pittsburgh S.Francisco 14 24 4 13 8 11 Pl.nuogeux PL les capitales Canada 6 11 Averses \u20143 3 Port nuog -4 3 Nuoootrx -6 0 btsoMe 3 9 PW \u2014 1 3 Ens©4e*Be 1 6 I 3 0 t* Deooge 1- Amsterdom\t2\t6\tModrid\t- 3\t15 Atnonos\t6\t11\tMoscou\t-12-\t8 Acopuko\t22\t33\tMexico\t7\t19 Bor4m\t- 2\t3\tOslo\t- 4-\t2 toisâtes\t1\t3\tPorts\t4\t9 Buenos Aires\t21\t28\tRoute\t4\t9 Cmjiwhopm\t- 7\t1\tSéoul\t- 3\t5 Genève\t0\t5\tTokyo\t05\t Hong Kong\t14\t19\tTnmdod\t25\t31 leCosie\t12\t19\tVienne\t1\t1 Lisbonne\t7\t17\t\t\t Londres\t5\t8\t\ti\t régulier.«Mais dès que tu prononces le mot lock-out ou le mot grève.» Alors, comme plusieurs de ses camarades, il s'est rabattu sur de petits travaux de rénova* tion.Pendant ce temps, sa femme a dû subir deux « grosses opérations».«Ça été très stressant, dit-il.Et ce que j'ai trouvé le plus dur, ça été que la compagnie refuse de négocier pendant tout ce temps.» ¦* * \u2022 'I photos Robtrt MoiHoux, LA PRESSE Évidemment soulagés de la tournure des événements d'hier, les techniciens ont chaleureusement applaudi le négociateur spécial Marcel Pépin et leur exécutif syndical.Ce stress, il a également été ressenti par les familles.Michel Houde raconte pour sa part que son fils de 9 ans lui dessinait des.billets de $25 sur lesquels il écriO vait qu'il espérait que le conflit se règle.«Nous, relate M.Houde, on s'était mis de l'argent de côté avant le lock-out.Et on va continuer parce que quand on aura signé, il ne restera plus qu'un an et demi à notre nouvelle convention.» médiateur fédéral Raymond Le-boeuf.M.Pépin, invité à assister à l'assemblée d'hier, a été ovationné à trois reprises par les techniciens.À LA PRESSE, il devait confier : « Je suis arrivé dans le conflit au bon moment : tout le monde voulait régler.» Aux syndiqués, il a déclaré : « Continuez de vous faire respecter.On a besoin de syndicats dans cette société, de syndicats forts, de syndicats qui luttent ! » Du président de Télé-Métropole, Roland Giguère.qu'il a ren contré à quelques reprises depuis les dernières semaines, M.Pépin avoue aux techniciens qu'il n'a « rien trouvé de dommageable à dire contre lui.Il ne fait pas de cadeaux, mais vous non plus.» 12 divorces en 15 mois ! Selon Serge Bouchard, le président du syndicat, c'est la baisse des cotes d'écoute, ressentie durement, qui a forcé Télé-Métropole a s'asseoir à la table des né- gociations ces dernières semaines.« Ça nous a pris un an à nous bâtir un rapport de force, dit-il ! » Pour plusieurs syndiqués, cette Le président du syndicat, Serge Bouchard : « Ça a été un dur moment à passer I » Un séisme secoue le sud de l'Alberto CALGARY (PC) \u2014 Un séisme qui s'est produit samedi en Alberta, le plus violent jamais enregistré dans cette province, a fait plus de peur que de mal.Les citoyens du sud de cette province n'ont cessé de parler de ce tremblement de terre depuis qu'ils ont été réveillés par la secousse, tôt en matinée.Lawrence Hillmer, de Ma-grath, où il vit depuis 61 ans, a affirmé que c'était la première fois qu'un séisme pâment à ébranler son lit.«Mon lit n'a cessé d'aller d'un côté et de l'autre durant plusieurs secondes.» M.Hillmer dit avoir survécu sans trop d'énervement à cette expérience, mais il affirme que de nombreux propriétaires de lits d'eau ont eu la peur de leur vie.«Je me demandais ce qui se passait, admet pour sa part Jerry Longsbury.» un principal d'école de Blairmore.«La mai- son était secouée de toutes parts.» Les autorités policières n'ont signalé aucune victime ni de dommages à la propriété.Frank Baldwin, du Centre d'information sur les séismes, à Golden, au Colorado, a affirmé que la secousse tellurique, qui a atteint 4.6 sur l'échelle Richter, était la plus forte jamais enregistrée dans cette province.«Je ne me souviens pas d'avoir enregistré de séismes en provenance de cette région, dit-il.S'il y eut des tremblements de terre, ils étaient trop faibles pour que nos instruments puissent les enregistrer.» L'épicentre du séisme, qui s'est produit à 6h30 du matin, était situé à 40 kilomètres au sud-est de Lethbridge.Les spécialistes affirment qu'il n'existe aucun rapport entre cette secousse et l'activité volcanique grandissante du mont St.Helens, dans l'État de Washington.TCHERNENKO SUITE DE LA PAGE A 1 Viktor Grichine, chef de la section moscovite du PCUS.Ce n'est qu'après ce premier groupe que suivaient les «cadets » de l'organe suprême du parti, tels que MM.Gorbatchev et Romanov.Venaient ensuite les trois autres membres moscovites du bureau politique et les six membres suppléants.Le cortège officiel était fermé par plusieurs hauts responsables du CC.Après avoir observé une minute de silence près du catafalque, au pied duquel on avait posé, sur des coussins en velours rouge, les médailles et distinctions du défunt, les dirigeants ont présenté leurs condoléances à la famil le.M.Igor Andropov, fils du président, arrivé mercredi de Stockholm où il participait à la conférence sur le desarmement en Europe, semblait ravagé par la douleur.Il a enlevé ses lunettes à plusieurs reprises pour essuyer ses larmes.Après avoir serré la main du fils, les dirigeants ont embrassé la veuve, Mme Tatyana Andropov, qui n'avait jamais fait d'apparition publique, ainsi que sa fille Irina, journalist* Après le départ de la délégation officielle, les premiers citoyens ordinaires ortt été autorises à pénétrer dans la salle.Ils ont circulé devant le catafalque toute la journée d'hier au rythme de 5 000 personnes à l'heure.M.Andropov sera le onzième officiel soviétique à être inhumé au mausolée de Lénine.Il reposera à côté de Josef Staline et de Léonid Brejnev.Sommet international Les obsèques du chef d'État prendront l'allure d'un sommet international au cours duquel les leaders occidentaux souhaitent pouvoir rétablir les ponts avec Moscou.Le président Reagan sera re- présenté par le vice-président George Bush, arrivé samedi à Londres, où il a dit qu'il se ren drait à Moscou « avec l'esprit très ouvert ».11 aura auparavant rencontré le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, qui se rendra aussi à moscou afin de souligner sa nouvelle ligne d'ouverture à l'Est.M.Helmut Kohi, seul chef de gouvernement à avoir rencontré Youri Andropov, a lui aussi an nonce qu'il ferait le voyage à Moscou de même que M.Pierre Mauroy qui représentera le président François Mitterrand M.Pierre Elliott Trudeau se joindra également aux nom breux chefs de gouvernement at tendus dans la capitale soviéti que.En ce qui concerne les pays communistes, on s'attend que tous soient représentés par leur chef.D'ores et déjà, MM.Mika Splijak, président yougoslave, et Nicolae Ceausescu, numéro un roumain, ont annoncé leur inten tion de se rendre à Moscou.La Chine de son côté vient de donner un nouveau gage de son désir de normaliser ses relations avec l'URSS en déléguant un haut responsable de l'État et du parti, le vice-premier ministre Wan Li, aux obsèques de M.An dropov.M.Yasser Arafat, chef de l'OLP, prévoit également se ren dre à Moscou.Quant au Vatican, le pape Jean-Paul II a adressé au Krem lin un messages de concoléances rédigé en français.On ignore en core qui le représentera lors des funérailles de demain.L'atmosphère était calme hier dans la capitale soviétique où les débits de boisson et certaines salles de cinéma étaient fermés en signe de deuil et où le marché central, d'ordinaire grouillant de monde, était peu fréquenté.Le centre ville était toujours inter dit à toute circulation et la Place Rouge était inaccessible au pu JE_du année aura été un dur moment à passer.«Avant le conflit, souligne M.Bouchard, on comptait deux à trois divorces par année chez nos membres: depuis 15 mois, il y en a eu 12 ! » De plus, une dizaine de syndiqués ont été forcés de vendre leur maison.Mais la majorité s'est assez bien débrouillée : Serge Pépin dit avoir fait six mois de syndicalisme et s'être endetté de $4 000 avant de commencer à travailler.«J'ai travaillé dans la construction, j'ai conduit des camions.» Depuis quelque temps, il s'était trouvé un emploi payant à l'UQAM.Jean-Pierre Legris, lui, a effectué des travaux de rénovation pour des voisins.« Je me suis débrouillé, j'avais toujours un petit sideline.J'ai même eu un deuxième garçon, mais je ne l'appellerai pas LockOut.» Réal Bordeleau, lui, a d'abord essayé de se trouver un emploi Michel Houde : « On va recommencer à mettre de l'argent de côté : quand on aura signé, il ne restera plus qu'un an et demi à notre nouvelle convention.» téléphoto UPC Bonhomme reprend ses quartiers d'été Après 10 jours de festivités, la 30e édition du Carnaval de Québec a pris fin hier.L'annulation de la traditionnelle course en canot sur le fleuve Saint-Laurent, à cause d'un épais brouillard, a marqué la dernière journée.Samedi soir, 300 000 personnes ont assisté par un temps exceptionnellement doux au second défilé du carnaval dont le Bonhomme a profité pour tirer sa révérence avant de disparaître jusqu'à Tan prochain.A cette occasion, 400 policiers étaient de service.On rapporte que de nombreuses arrestations ont été effectuées au cours de la soirée.Après le défilé, le Vieux-Québec a été pris d'assaut par des milliers de fêtards, ce qui a obligé la police à demeurer sur place jusqu'aux petites heures du matin.* SA CARTE DE CRÉDIT A ÉTÉ REFUSÉE Un pilote d'Air Canada doit prolonger un arrêt TORONTO (PC) \u2014 Un vol d'Air Canada à destination de Toronto a fait un arrêt prolongé de deux heures et demie à Cincinnati, en Ohio, au cours du week-end, parce qu'une compagnie de ravitaillement n'a pas accepté la carte de crédit de la compagnie canadienne ni celle du capitaine de l'avion.Selon M.Peter Keefe, un passager de Toronto, le capitaine a précisé aux passagers que la firme a refusé la carte d'Air Canada parce qu'elle était expirée.C'est finalement Delta Air Lines qui a effectué le plein d'essence de l'avion, a ajouté M.Keefe.Mais un porte-parole d'Air Canada a affirmé que la carte d'Air Canada étal» valide et ^u'il ne peut expliquer pourquoi le ravi-tailleur n'a pas voulu l'accepter ni celle du pilote.Venant de Los Angeles, le vol 792 est arrivé à Toronto avec quatre heures de retard.M.Stewart a expliqué dimanche que l'avion a atterri à Cincinnati à cause du brouillard intense qui sévissait à Toronto et dans plusieurs autres localités de l'Ontario.Air Canada requiert les services d'une autre compagnie parce qu'il n'a pas son propre personnel à l'aéroport de Cincinnati, a-Ml précisé, ajoutant que les compagnies américaines ont effectué récemment des modifications dont Air Canada n'avait pas ét informé. LA PRESSÉ, MONTRÉAL, LUNDI î 3 FÉVRIER 1984 Morte pour $20 Patrick Dixon, 10 ans.a été reconnu coupable samedi de la mort de son amie Linda Brooks, qui lui devait la rondelette somme de.$20.Dixon avait bu le jour où il a tiré à coups de revolver sur son amie, à la suite d'une dispute à l'appartement de la vit lime, dans le quartier de Saint-Henri.Il connaîtra sa sentence jeudi.Du rififi dans l'Estrie Deux hommes ont échappé de peu à la mort, vendredi soir, lorsque des cagoulards ont pénétré de force dans leur chalet de Glen Sutton dans le but de les cambrioler.Les deux victimes, Albertin Barnett, 67 ans, et Eugène Brock, 43 ans, sont toutefois hors de danger tandis que la police poursuit son enquête pour retrouver les deux auteurs de cette double tentative de meurtre Incendie à Sherbrooke Un violent incendie a complètement détruit un marche d'alimentation Métro de Sherbrooke, samedi soir.L'édi fice d'une trentaine d'années avait une superficie de 25 000 pieds carrés.Les dommages sont évalues a un demi million.c'est la famille Auclair, de Sherbrooke, qui en était propriétaire depuis août dernier.Des rénovations avaient été entreprises récemment.Les pompiers, qui ont répondu à deux alertes, vers 21 h 10, ont mis une partie de la nuit à circonscrire le sinistre.On ne rapporte pas de blessés.Sept morts accidentelles Au moins sept personnes ont perdu la vie de façon accidentelle ce week-end, dont quatre sur les routes.Le premier accident est survenu tôt samedi matin alors que Daniel Perreault, 36 ans, de Farnham, est décidé après avoir capoté avec son automobile.Une petite fille de H ans, Mélanie Gagnon.est morte samedi après-midi à Chicoutimi après avoir été heurtée par une voiture.Puis le jeune François Gamache, 13 ans, se pendait accidentellement dans la grange familiale à Stoke, près de Sherbrooke.En fin d'après-midi samedi, Michel Poulin.26 ans, périssait dans une collision frontale sur la route 132, à Saint-Nicolas.Un homme s*es1 également noyé dans la nuit de dimanche après i être aventuré en motoneige sur la rivière des Outaouais, près d'Aylmer.Son compagnon, qui s'était réfugié sur une petite lie, a été recueilli dimanche rtiatin par un hélicoptère.Une perte de maîtrise du volant a enfin coûte la vie à deux femmes, tôt hier matin, après que leur voiture, sur une chaussée humide, eut percuté un pilier de viaduc.Les victimes sont Marie Claude Hébert.23 ans, de LaSalle, et Claudette Caron.47 ans, de Montréal.Cadavre identifié La Sûreté du Québec a révèle ce week-end l'identité de la personne qui a été découverte sans vie, jeudi soir, à Lac-à-la-Tortue.Il s'agit de Louison Trudel, célibataire, âgée de 30 ans, de Saint-Stanislas, dans la circonscription de Champlain.L'autopsie du cadavre révèle qUe le décès a été causé par un traumatisme crânien.La victime a été trouvée gelée sur le terrain d'un resident de Lac-à-la-Tortue.Celui-ci n'aurait rien vu sur son terrain lors de son départ, en début de soirée, jeudi.Ce n'est qu'à son retour, quelques heures plus tard, qu'il aurait fait la macabre découverte.La LNI junior est née.Le championnat junior d'improvisation, calqué sur les joutes de la Ligue nationale d'improvisation, avec ses « rouges ».ses « verts » et les autres, était l'une des activités les plus populaires du Salon de la jeunesse, ce week-end.Parmi les autres nouvelles activités au programme cette année, mentionnons la semaine étudiante, une chasse au trésor sur ordinateur et un spectacle de mode.photo Robert MAILLOUX, LA PRESSE C'est par cette fenêtre que M.François Laporte a tenté en vain d'atteindre ses deux enfants.LES EFFORTS DÉSESPÉRÉS DU PÈRE SONT VAINS Deux enfants de 4 et 8 ans meurent dans un incendie Frédéric et Jean-Pierre Laporte, âgés respectivement de 8 et 4 ans, ont péri dans l'incendie de la demeure familiale, samedi soir, à Sainte-Thérèse de Blainvillc, au nord de Montréal.Le père des deux enfants, François Laporte, 28 ans, qui était seul avec eux au moment du drame, a vainement tenté de les secourir Incapable de monter à leur chambre par l'escalier intérieur, il aurait tenté d'y grimper par l'extérieur, à l'aide dune échelle.Il se serait blessé légèrement en tombant et a dû être traité à l'hôpital de Saint-Eustache.Des voisins, dont M.André Wagner, ont assisté impuissants à sa tentative désespérée.Il était sans doute déjà trop tard à ce moment.« Le feu sortait de partout ! », relate Mme Grenier, qui demeure en face des Laporte.Selon les voisins, l'incendie, qui aurait débute vers 23 h 20, se serait en effet propagé très rapidement à l'intérieur du cottage centenaire de la rue Saint-Jean, les flammes courant même à l'extérieur, sur les fils électriques.Hier, M.Laporte s'était réfugié chez des parents, à Bois-des-Fi- lions.Quant à Mme Laporte, elle était absente au moment où le drame a débuté et personne parmi ses voisins ne semblait connaître ses allées et venues.Il faut dire que les personnes interrogées ne connaissaient guère la famille Laporte, qui habitait le cottage incendié depuis septembre seulement.M.Gabriel Beauchamp, le propriétaire de la bâtisse, affirme lui aussi ne pas très bien connaître son locataire.Kt les enfants ?« Eux, je les voyais tous les soirs, dans la fenêtre, quand je revenais de travailler.» photo Robert MAILLOUX, LA presse Du « hockey-bottines » en T-shirt ! Ce n'est pas d'hier que se pratique le « hockey-bottines » dans les rues, cours d'écoles et terrains de stationnement de Montréal.Ce que ce match disputé hier après-midi dans un parking de la rue Davidson avait de particulier, c'est plutôt l'uniforme de certains des joueurs.Sylvain Lacroix et Luc Cormier, tous deux âgés de 17 ans, avaient pour leur part choisi le « T-shirt ».D'accord, il faisait plutôt doux (3 degrés Celsius, ce qui reste sous le record de 7 degrés établi en 1965), mais un 12 février, tout de même.Brrrrr I SALON DE L'ÉPARGNE-PLACEMENTS Les femmes à l'assaut du bastion mâle I î S t l I i t \u2022 t « t On comptait autant de fem mes que d'hommes parmi les visiteurs qui continuaient de se presser, hier, au Salon de ['épargne-placements.Et pour cause : inaugurée samedi, cette exposition réserve cette année une place toute parti culière à la genf féminine qui, selon la minisire Denise Leblanc-Bantey, entend prendre la place qui lui revient dans un monde de la finance encore quasi exclusivement mâle.mario fontaine Ministre déléguée à la Condition féminine.Mme Leblanc Ban-tey effectuait sa première sortie officielle à ce titre.Selon elle, une participation vigoureuse au secteur financier contitue un défi majeur pour les femmes du Québec.« Non seulement avons nous envahi le marché du travail au point que près de la moitié d'entre nous y sont actives, mais encore prenons nous de plus en plus conscience de l'importance d'investir et de gérer nous-mêmes l'argent que nous produisons », croit elle Le «c club des gars » Le président de ce troisième salon, M.Serge Martin, abonde dans le même sens Parmi les Kl 000 visiteurs de l'an dernier, beaucoup lui avaient suggéré de ne pas se limiter au \u2022 club des gars ».D'où correction cette année car, dit il, on compte au moins trois catégories de femmes susceptibles de s'intéresser de près à l'économie.D'une part, les femmes qui travaillent et celles dont le revenu est élevé.Jusqu'à présent, la plupart se contentaient de place ments sûrs mais modérément rentables, comme les obligations et les certificats de depot Il s'agit maintenant, pour les organisateurs, de les faire entrer sur des marchés plus agressifs, comme la bourse ou l'immobilier.Par ailleurs, souligne M.Martin, les femmes contrôlent 85 p.cent des dépenses en consommation.Ce sont généralement les ménagères qui administrent le budget familial, s'occupent des emprunts, des renouvellements d'hypothèques.De la la nécessité d'une information adequate.Les femmes âgées ont enfin, elles aussi, un grand besoin de conseils puisque, vivant plus longtemps que les hommes, elles se retrouvent souvent seules et dé- La ministre déléguée à la Condition féminine, Mme .Denise Leblanc-Bantey.munies face aux questions de successions, d'assurance-vie et d'administration de la fortune familiale qui se posent soudaine ment à elles.Sauver de l'impôt Officiellement, les organisateurs de ce troisième salon, le plus important du genre en Amérique avec ses 180 participants, espèrent attirer.Place Bonaven-ture, au moins la même foule que l'an dernier.Mais, en coulisses, on rêve du chiffre magique de 100 000 visiteurs pour la fermeture, mercredi soir.Pour cela, on a peaufiné les sections sur les régimes d'épargne-retraite et les prêts hypothécaires: la vague d'achat des premiers se poursuivra jusqu'à la fin du mois, tandis que les taux modérés qui prévalent actuellement favorisent les transactions sur les seconds.Parmi les autres stands, on remarque le village électronique, dont les micro-ordinateurs lais sent entrevoiries multiples applications de cette technologie dans le monde de la finance.Les conseils sur les abris fiscaux s'y multiplient par ailleurs, en cette période précédant les rapports d'impôts Knfin, la Bourse de Montreal est une nouvelle fois présente sur le parquet du Salon, et les profanes peuvent acheter, avec les conseils de courtiers sur place, des action de 31 compagnies canadiennes et étrangères.LA FOURGONNETTE D'UNE ÉQUIPE DE HOCKEY BANTAM EMBOUTIT UN CAMION Quatre morts et quatre blessés en Nouvelle-Ecosse AMHERST, Nouvelle-Ecosse (PC-UPC) \u2014 Quatre per sonnes, y compris trois jeunes joueurs de hockey, ont perdu la vie et quatre autre ont été blessés, hier soir, lorsque la fourgonnette (iu\"ils occupaient a embouti rarrière d'un camion-remorque, sur la route Transcanadienne, près d'Amherst.La GRC a signalé que la tragédie s'est produite à 6 h 45 (heure de l'Atlantique), à environ 10 kilomètres à Test de cette ville du nord de la Nouvelle-Ecosse, près de la frontière du Nouveau-Brunswick.Trois adolescents et un adulte ont succombé avant leur transport à l'hôpital régional Highland View d'Amherst.Un des blessés a été transféré à Moncton, au Nouveau-Brunswick.Les autres blessés seraient dans un état satisfaisant ou auraient été placés sous observation.Aucune des victimes n'a été immédiatement identifiée.La fourgonnette transportait dix personnes en tout, y compris huit jeunes joueurs d'une équipe de hockey de catégorie bantam, soit des joueurs de 13 ou M ans.Le chef du service des incendies d'Amherst, Layton Ralston, qui s'est rendu sur les lieux de la collision, a précisé que les joueurs de hockey étaient de New Glasgow, ville située à 180 kilomètres au sud est d'Amherst.Les deux véhicules roulaient dans la même direction au moment de l'impact qui s est produit sur une chaussée glissante.APPRENEZ A \"FAIRE L'ARGENT! COMPAREZ et CHOISISSEZ * Épargne - retraite it Assurance-vie * Actions if Hypothèque ir Fonds mutuel / s 4 a f t i i > > > > > I » f v » r r î r e ¦ t » W I I 1 \\ « » I On peut à nouveau transiger des actions cette année au Salon de l'epargne-placements, qui se tient jusqu'à mercredi à la Place Ronaventure.Le président de l'événement, Serge Martin, discute ici avec le président de la Bourse de Montréal, Pierre Lortie.photos Robert Maiiioux, la presse p» esonte pA» l UNIVIRS'TÉ POPUt AIRF PLACE BONAVENTURE *dullau15février * A 4 I LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 Bourassa promet de faciliter l'accès des malades à l'urgence QUEBEC \u2014 Un éventuel gouvernement libéral va régler dans les meilleurs délais le problème de l'accès des malades aux salles d'urgence dans les hôpitaux, a promis, hier, le chef du Parti libéral, M.Robert Bourassa.« Il suffirait de quelques dizaines de millions (de dollars) pour corriger cela, notamment pour ajouter un millier de lits dans les hôpitaux de la région de Montreal >, a dit M.Bouras sa, qui s'adressait à quelque 500 militants du comté de Limoilou réunis pour un « brunch ».« Les différents gouvernements libéraux ont tellement in vesti pour doter les Québécois de services de santé convenables qu'il n'est pas question de laisser le gouvernement péquis-te saboter ces réformes sociales », a lancé M.Bourassa.« Je trouve aberrant qu'un gouvernement ne soit pas capable de régler ce problème qui touche les personnes au moment où elles sont les plus démunies, c'est-à-dire lorsqu'elles se présentent à un hôpital », a poursuivi le chef libéral.Il est evident que la situation des salles d'urgence dans les hôpitaux constitue un des thèmes avec lequel le chef libéral compte attaquer le gouvernement péquiste au cours des prochains mois « Les péquistes trouvent des millions de dollars pour sauver Québecair, pour financer Radio-Québec ou pour la publicité gouvernementale mais pas assez pour améliorer les soins hospitaliers, a dit M.Bourassa.On se croirait au Liban ici ».Dans son intervention devant les militants du comté de Limoilou.M.Bourassa a fait le procès du gouvernement péquiste qui.croit-il, a « perdu la confiance de la population ».\u2022 Ce qui était le gouvernement de l'espoir en 1976 est devenu le gouvernement de la déchéan-ce », a-t-il dit.Cette perte de confiance des Québécois envers l'administration péquiste se répercute dans les différents dossiers ou l'atti tude gouvernementale est sévèrement dénoncée, selon M.Bourassa : la réforme de l'éducation où tous critiquent la position du ministre Camille Laurin, la loi des travailleurs au pourboire \u2022 ou même l'Association des danseuses à gogo est contre la loi », l'implantation des ordinateurs dans les écoles « où on a trompé les entreprises d'ici » en octroyant les contrats.Raquette favorable à une élection référendaire EAST-ANGUS (PC) \u2014 Le ministre Gilbert Paquette, ne sera pas candidat pour le Parti québécois lors de la prochaine élection générale si cette formation politique devait retenir la mise en veilleuse de l'option souverainiste comme stratégie électorale.Député de Rosemont et ministre à la Science et à la Technologie dans le cabinet Lévesque, M.Paquette a réitéré, hier, devant les militants péquistes de la circonscription de Mégantic-Comp-ton sa volonté de voir la souveraineté-association être au coeur du prochain débat électoral.Le ministre Paquette a même été plus loin en se faisant l'apôtre d'une élection de type référendaire.Et si la souveraineté devait être mise en veilleuse ?« Je ne serai pas candidat du Parti québécois », a lancé le ministre Paquette lors d'une entrevue accordée au quotidien La Tribune.« Mais je crois que ça n'arrivera pas au sein des militants, et même au cabinet des ministres, le mouvement se dessine en faveur d'une élection portant sur la souveraineté.» « Je ne suis pas pessimiste en regardant vers les prochaines élections générales.En terme d'appui, il est vrai que ça n'a pas avancé.Mais ça n'a pas reculé non plus.Nous avons d'excellentes chances de gagner les prochaines élections », estime M.Paquette.y1 4./.1 photo Armand Trottier, LA PRESSE Locataires évacués rue Fairmount Deux personnes ont été conduites à l'hôpital et 20 locataires ont été évacués, tard hier soir, à la suite d'un incendie à Tangle des rues Fairmount et Waverly.Le feu s'est déclaré à 23 h 17 dans un édifice de trois étages du 109 au 119 Fairmount ouest.Deux commerces, une quincaillerie et une boutique d'horlogerie, sont établies au rez-de-chaussée et des logements occupent les étages.Cinq alertes ont été sonnées et quelque 150 pompiers ont combattu les flammes.Un des murs de l'édifice s'est effondré quelques minutes après le début de l'incendie et un autre a été endommagé.Par mesure de prudence, Hydro-Québec a coupé l'électricité dans tout le quadrilatère vers minuit ; le courant devait être rétabli au milieu de la nuit.L'origine du sinistre n'était pas encore connue hier soir.L'une des victimes a été conduite à l'hôpital Saint-Luc, souffrant d'une crise cardiaque ; l'autre, incommodée par la fumée, a été conduite à Notre-Dame.Des fonctionnaires du Centre des services sociaux du Montréal métropolitain se sont rendus sur les lieux pour voir à reloger les locataires qui se sont retrouvés sans abri.Préséance de la Charte sur la loi 101?OTTAWA (PC) \u2014 La Charte des droits a t elle préséance sur la loi 101 ?La ¦ clause Cana da » l'emporte t elle sur la « clause Québec \u2022 9 C'est à ces questions que devra répondre la Cour suprême du Canada qui entendra, à compter du 21 février, l'appel du gouverne ment du Québec qui veut fair* rt connaître la constitutionnalité des dispositions de la loi 101 sur l'accès à l'école anglaise au Québec.Déjà, la Cour supérieure et la Cour d'appel du Québec avaient affirmé que ces dispositions de la loi 101 étaient incompatibles avec Particle IS de la Charte des droits.Il s'agit, en fait, de la vieille querelle entre la clause Québec et la clause Canada.Le chapitre huit de la loi 101 ne donne accès à l'école anglaise qu'aux enfants dont les parents ont fréquente l'école primaire en anglais au Québec.C'est ce qu'on appelle la clause Québec.( Le chapitre huit a été quelque peu modifié au cours de l'automne par l'Assemblée nationale, mais la Cour suprême ne sera pas appelée à trancher sur ces nouvelles dispositions.) L'article 23 de la Charte recon naît plutôt la clause Canada qui permet l'accès à l'école anglaise de tous les enfants dont les parents ont fréquenté l'école anglaise où que ce soit au Canada.De plus, la constitution donne automatiquement accès à l'école anglaise à tous les frères et soeurs d'un enfant qui a fait son cours primaire ou secondaire en anglais où que ce soit au Canada.Mais au-delà des modalités d'accès à l'école anglais»-, la Cour aura à donner pour la première fois son avis sur l'article un de la Charte, celui qui affirme qu'on ne peut restreindre les droits constitutionnels « que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont îa justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique ».LE REER PORTEFEUILLE DU TRUST ROYAL: CELUI QUI VOUS PERMET DE CHANGER D'IDÉE QUAND LES TEMPS CHANGENT.FAITES VOTRE DEMANDE MAINTENANT EN VUE DUNE SUBVENTION DE RECHERCHE EN HABITATION Subvention maximale de 20 000$ accordée pour encourager la participation à des recherches, à la mise au point de concepts, aux sondages et analyses, à l'établissement de politiques et à revaluation de programmes.Le programme de subvention a pour objet d'encourager les professionnels, les experts-conseils, les spécialistes de l'industrie de la construction et les universitaires à entreprendre des études poussées dans le domaine de l'habitation sur le plan social, économique, juridique, écologique, physique et administratif Date limite des demandes le 6 avril 1984 Remplir le bon ci-dessous et l'envoyer à: L administrateur Programmes de subventions d encouragement Société canadienne d hypothèques et de logement Ottawa «OnlariO>KlAQP7 .613» 748 2250 laSCHL l agence canadienne de i habitation Canada Société canadienne Canada Mortgage d hypothèques et de logement and Housing Corporation À: L'administrateur.Programmes de subventions d'encouragement Société canadienne d'hypothèques et de logement Ottawa (Ontario» Kl A 0P7 Veuillez m/envoyer votre documentation et un formulaire de demande NOM _ I I I ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL TELEPHONE Pourquoi le REER Portefeuille?Parce que nous croyons que le meilleur REER, c'est celui qui vous permet de changer d'idée quand les temps changent.Cinq des sept options de placement de notre REER Portefeuille vous permettent de passer d'une option à l'autre moyennant un bref préavis ÛREER COMPTE D'ÉPARGNE: Vos intérêts sont calculés sur votre solde mensuel minimum et sont réinvestis tous les six mois.LE DÉPÔT À TERME (intérêts annuels simples): Votre capital et vos intérêts sont garantis pour la durée de votre choix : 1.2, 3.4, ou 5 ans.Vos intérêts sont réinvestis chaque année dans le REER Compte d'épargne ou le fonds de placement de votre choix.LE DÉPÔT A TERME (intérêts annuels composés): Vous avez aussi le choix de la durée.Les intérêts sont réinvestis à la date anniversaire de votre dépôt, au taux initiai./] LE FONDS D'OBLIGATIONS £° l ET DE DEBENTURES: Votre REER est investi dans des valeurs à revenu fixe: obligations et debentures.Ce régime produit des revenus sous forme d'intérêts.* LE FONDS HYPOTHÉCAIRE: Vous investissez dans un portefeuille de titres de première hypothèque ordinaire.Les titres hypothécaires rapportent toujours des intérêts élevés.* /J?LE FONDS D'ACTIONS DE 10 J SOCIÉTÉS CANADIENNES: Votre argent est investi dans des actions de sociétés canadiennes.Les actions offrent des perspectives de plus-value souvent supérieures aux taux d'intérêt.* £7?LE FONDS D'ACTIONS DE // SOCIÉTÉS DU SECTEUR Li ÉNERGÉTIQUE.Il s'agit d'un fonds de placement dans le secteur de l'énergie.C'est l'occasion rêvée de participer à ce marché très actif* CE N'EST PAS TOUT! Le Trust Royal vous offre trois autres régimes spécialisés: le REER Obligations d'épargne, investi en obligations d'épargne du Canada et du Québec; le REER autogéré, où vous choisissez vous-même les titres de votre portefeuille; et le REER à gestion de portefeuille, qui se compose d'actions et d'obligations choisies et gérées pour vous par nos gestionnaires de portefeuilles.Pour en uvoir djvanUfc.procure/-vou% noire brochure deudlec \\ur le REER Portefeuille ju bureau du Trutt Royal le plus proche de chez \\ou\\ FAÇONS DE PROGRESSER AVEC 1 REER \u2022Le* fonds féréi par le Truil Royal ne M vendent que par prospectus, dont vpus pouvez \\ous procurer un exemplaire *ur demande Trust Royal Ce qui compte, c'est ae progresser.Bureaux à: Montréal*, Québec, Trois-Rivieres, Sherbrooke, Saguenay Lac St-Jean et Rimouski »17 bureaux pour mieux vous servir dans la région de Montréal.Pour renseIgnements appelez 876-2525._ -\u201e- f- Informatique.Bureautique.\u2022 enseignement personnalisé \u2022 obtention d'un certificat du Collège VANIER \u2022 1 étudiant par ordinateur Traitement de textes Introduction - $125.00 - 12 hres.sur 2 dimanches, les 25 mars et 1er avril de 9h al6h ou 4 soirs les 12.14.19 et 21 mars de 18h a 21h L'ABC des micro-ordinateurs Introduction à la programmation en BASIC - $140.00 - 14 hres.sur 2 samedis: les 3 et 10 mars de 9h a I7h 861-6763 (si occupé 333-3920) SEMINAR CENTRE 1080 Côte du Beaver Hall i » \u2022 l .\u2022 *\u2022 i tin T- Cégep Vanier LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 A 5 1 DÉJÀ, l'IMAGE DE LA PROVINCE EST TERNIE La question du français au Manitoba laissera des profondes cicatrices o I 1) WJ » JÊÊËÊÊKMBBKF j Dernier hommage à « Jimmy » Accompagnée de ses trois enfants, l'air calme, Mme Margaret Trudeau a assisté samedi aux funérailles de son père, l'ancien ministre libéral James Sinclair.Celui-ci, que ses amis et collègues avaient surnommé affectueusement Jimmy, est décédé mardi à la suite d'une crise cardiaque à son domicile.Il était âgé de 75 ans.Le service funèbre s'est déroulé devant une assistance nombreuse, à l'église anglicane St.Stephen, à Vancouver-Ouest.Le premier ministre Trudeau, gendre de M.Sinclair, avait annulé sa participation aux funérailles.Un porte-parole de son bureau a fait savoir que le premier ministre désirait se reposer avant d'entreprendre le voyage par avion à Moscou, pour les funérailles du leader soviétique Youri Andropov.Sur notre photo, Michel, le plus jeune de ses fils, donne la main à sa mère.WINNIPEG (PC) \u2014 À me-sure qui1 se prolonge le débat sur les droits du français, les Manitobains sont de plus en plus nombreux à craindre que si jamais le problème est résolu, ce sera au prix de graves blessures et de la gêne provinciale sur la scène nationale.Il ne semble faire aucun doute que déjà est ternie l'image de cette province d'un million de personnes dont les racines plongent un peu partout du cercle Arctique à l'Islande, l'Ukraine, l'Inde, les Philippines et au-delà.Chaque propos raciste \u2014 et il y en a eu beaucoup dans les assemblées publiques et ailleurs \u2014 semble se répercuter dans tout le Canada et à l'étranger.Tout à coup, les journalistes manitobains sont interrogés par des confrères de l'Est du Canada et des autres provinces de l'Ouest, du Royaume-Uni, de France, des États-Unis et d'Allemagne occidental*.'.Le sujet est toujours le même : la langue.M.Lloyd Axworthy, qui a gran di à Winnipeg et qui est l'un des deux députés du Manitoba aux Communes, déclarait récemment qu'à moins que ne s'affirment les Manitobains de bonne volonté, on aura causé beaucoup de dommages.Beaucoup se demandent si l'on peut endiguer la marche des évé- Lalonde ajouterait $200 millions pour Temploi dans son budget OTTAWA (PC) \u2014 On peut deviner assez ce que sera le budget que présentera mercredi M.]Vlarc Lalonde en se rappelant quelques déclarations et le fait que le portefeuille de l'État est assez mince.L'inflation et le chômage \u2014 M.Lalonde a dit qu'on ne pouvait combattre l'une sans l'autre \u2014- seront probablement au coeur de ses préoccupations.Il a aussi déclaré qu'il n'y aurait pas de « bonnes choses » électorales bien que beaucoup n'en croient rien avec des élections en perspective et les libéraux loin derrière les conservateurs dans les sondages.Avec $800 millions déjà desti- SONDAGE GALLUP Deux Canadiens sur i cinq sont satisfaits des trois leaders politiques Environ deux Canadiens sur cinq sont satisfaits des agissements des trois principaux leaders politiques de notre pays.Lors d'un récent sondage, 40 p.cent des personnes interrogées se sont dites satisfaites du premier ministre Trudeau, 45 p.cent ont approuvé le leader conservateur Brian Mulroney et 41 p.cent ont fait de même pour le chef néo-démocrate Ed Broadbent.Les appuis à M.Trudeau ont grimpé de 10 points de pourcentage depuis qu'il a amorcé son initiative de paix mon diale, en octobre dernier.Malgré tout, plus de Canadiens désapprouvent sa politique, soit 48 p.cent, contre seulement 40 p.cent de partisans.Au cours des trois derniers mois, par ailleurs, un plus grand nombre de Canadiens ont pris conscience des efforts consentis par M.Mulroney, si bien que ses partisans, tout comme ses adversaires, ont augmenté.Quant aux partisans de M.Broadbent, ils n'ont pas augmenté ni diminué depuis octobre.La question posée était celle-ci: \u2022 Approuvez-vous ou désap prouvez-vous la façon dont ( Pierre Trudeau, Brian Mulroney, Ed Broadbent ) accomplit sa tâche de ( premier ministre, chef de l'opposition, chef du NPD )?» La répartition des réponses fut la suivante, comparativement à octobre: Trudeau: Mulroney: m Broadbent: janvier octobre janvier octobre janvier octobre Oui\tNon\tIndécis 40%\t48%\t12% 30%\t58%\t12% 45%\t19%\t36% 39%\t14%\t47% 41%\t22%\t37% 42%\t26%\t32% /bec, soit 65 p.cent, contre seulement 20 p.cent dans les prairies.3 On signale également des différences au niveau régional chez les * partisans de M.Mulroney qui sont 49 p.cent dans les Prairies I contre 39 p.cent en Colombie-Britannique.Quant à M.Broadbent, T c'est dans les provinces atlantiques et en Ontario, avec respecti-3 vement 54 et 51 p.cent d'appuis, qu'il est le plus populaire, alors 3 que seulement 28 p.cent des Québécois endossent ses politiques.3 Le tableau suivant donne les pourcentages des partisans de cha- 4 cun des trois chefs politiques dans les diverses régions canadien-1 nés à la création d'emplois et $1.2 milliard à la formation professionnelle, M.Lalonde ne devrait pas ajouter beaucoup à ces postes du budget, mais il pourrait affecter quelque $200 millions de plus à l'emploi.D'autre part, il répète tant et plus qu'il ne fallait pas relâcher la lutte à l'inflation.Le budget pourrait annoncer de nouvelles mesures pour remplacer le « programme de six et cinq p.cent ».Programme volontaire Dans ce cas, il pourrait s'agir d'un programme volontaire avec objectif d'environ quatre p.cent pour l'inflation.L'entreprise, les syndicats, les associations de consommateurs, les agences de services sociaux et les agriculteurs ont tous fait connaître à M.Lalonde ce qu'ils attendent du budget.Les hommes d'affaires réclament une réduction des dépenses du gouvernement mais aussi plus d'un milliard de dollars de dégrèvements fiscaux annuels.Ils disent en somme : accordez-nous ces dégrèvements et nous allons augmenter les investissements, stimuler l'activité économique et créer des emplois.L'Organisation nationale contre la pauvreté veut une fiscalité qui avantagera les démunis, soutenant que ceux-ci dépensent tout le peu d'argent qu'ils ont, et que s'ils en ont davantage, ils accroîtront la consommation, ce qui stimulera les investissements des producteurs de biens et d'emplois.M.Lalonde, toutefois, n'a pas eu l'occasion de rencontrer les porte-parole de cette organisation.Il est cependant probable que le supplément de revenu garanti pour les retraités indigents sera augmenté.Les propriétaires de logements peuvent s'attendre à des mesures d'encouragement, de même que les agriculteurs.Par contre, il sera impossible de satisfaire les demandes de divers autres groupements de citoyens, si raisonnables soient-elles.j nés.4 Atlantique l Québec ; Ontario Prairies C.B.Trudeau 36% 65% 36% 20% 23% Mulroney 40% 43% 48% 49% 39% Broadent 54% 28% 51% 37% 36% 4 Les résultats de ce diagnostic populaire sont tirés d'interviews à domicile auprès de 1052 Canadiens de plus de 18 ans, échantillonnage donnant des résultats précis à quatre points de pourcentage près dans 19 cas sur 20.nements : voisins dressés les uns contre les autres, atmosphère chargée de soupçons, opportunisme politique et enterrements politiques.Un homme d'affaires du Manitoba rural, où depuis longtemps on parle français et anglais, s'est dit tellement bouleversé par le projet linguistique du gouvernement néo-démocrate qu'il a crié de la galerie de l'Assemblée législative que le premier ministre Howard Pawley et ses collègues devraient être chassés du pouvoir.M.Henry Nichiporick.anglophone de 52 ans, a dit en quittant l'Assemblée avant d'en être ch;^ sé, que son opposition n'avait rien à voir avec les francophones.Elle a trait, dit-il, à l'intention du gouvernement de faire enchâsser les droits du français dans la constitution.Cela ne peut que diviser les deux principaux groupes linguistiques de son village de Lac du Bonnet, où l'on peut entendre parler l'ukrainien, le polonais et l'allemand aussi bien que le français et l'anglais « Nous n'avions pas de problème auparavant, dit-il, (mais maintenant) il se trame quelque chose.» M.Axworthy, ministre fédéral des Transports, disait récemment aux représentants libéraux des 14 circonscriptions fédérales du Manitoba que le débat linguistique était devenu un prétexte pour un petit groupe d'extrémistes de dénier les droits de 50 000 citoyens de langue française.La série de référendums M.Pawley.qui avait promis avant les élections de 1982 d'assurer certains services en français, semble aussi persuadé qu'il s'agit de groupes marginaux.La plupart des Manitobains, dit il, sont des « gens responsables Mais une série de référendums dans cette ville de 600 000 habitants et dans une douzaine de plus petits (entres n'est pas de nature à rassurer le gouverne ment et les partisans de son pro jet.C'est à dix contre un que l'opposition s'est manifestée.Tout le bruit qui entoure cette affaire hors du Manitoba inquiet» de nombreux citoyens.« Mainte nant, j'ai honte d'être manito-bain ».écrivait récemment au Winnipeg Free Press M.John MacKenzie, en ajoutant non sans ironie qu'à titre de Canadien d'ascendance blanche anglo saxonne, il n'avait jamais souf fert de discrimination.Il faut corriger l'injustice commise en 1890, écrivait encore M MacKenzie, d'origine néo /élan daise, professeur à la faculté de médecine de l'Université du Ma nitoba.et la corriger non pas à contrecoeur mais de bon gré.En attendant, les injures pieu-vent de part et d'autre, et les membres des deux groupes \u2014 partisans et adversaires du pro jet Pawley \u2014 ne s'entendent ton jours toujours pas entre eux.ECOLES FRANÇAISES LA CEPGM INSCRIPTIONS 1984-85 ; » V I Dates Les inscriptions des élèves dans les écotes publiques de la commission des écoles protestantes du grand Montréal s'effectueront du lundi 20 février au vendredi 24 février, 1984 inclusivement de 9 heures à midi et de 13:30 heures à 16 heures Âge d'admissibilité \u2022 avoir 5 ans avant le 1er octobre.1984 (maternelle) \u2022 avoir 6 ans avant le 1er octobre.1984 (1ère année) Documents requis \u2022 certificat de naissance (original et deux photocopies) \u2022 un bulletin scolaire, s'il y a lieu Remarques Toutes les écoles de la CEPGM font partie du secteur pubk et suivent les programmes officiels du Ministère de l'Éducation de la province de Quebec Renseignements Pour connaître l'adresse de l'école la plus proche de votre domicile ou pour obtenir des renseignements supplémentaires, teléphonez-nous au 483-7251 M R Fox.Directeur Gêné**»!.Commission de» écoles protestantes ou frand Montreal Îéforme des pensions proposée I TORONTO (PC) \u2014Les femmes, les vieillards célibatai- OFFRE SPÉCIALE et les invalides seraient les ands bénéficiaires d'une réfor-ie des pensions proposée hier r le trésorier de l'Ontario, M.%-ry Grossman, es prestations des régimes pfivés de retraite augmenteraient de 60 p.cent du taux d'inflation.De plus, les régimes de retraite seraient transférables après cinq ans au lieu de 10.;.M Grossman, qui parlait à une assemblée de conservateurs, a dit que ses propositions ne diffé-rf ient pas beaucoup des recommandations d'un comité spécial dgs Communes dont les études (Ut( duré une décennie.3fn mai ou en juin, M.Gross rn%n présidera une réunion des rtfiftistres provinciaux des Finan djr et il espère quHr en résultera un consensus national sur la réforme des pensions.APPRENEZ L' ANGLAIS avec nos spéciaux 4 aemainBB INTENSIVES ou K) semaines RÉGULLÈ ftair une démonatratùn et un test gratuits, appelez GALOIS 844-6060 ® 1410 Stanley METRO PEEL -les lundis et mardis soirs de FEVRIER II -repas complet de spaghetti ou de pizza */ incluant Va litre .I pour $395 MONTREAL CENTRE 862 A STE-CATHERINE EST BROSSARD 7415.BOUL TASCHEREAU VIEUX MONTREAL 200 BOUL ST LAURENT * LAVAL 2121 BOUl LE CARREFOUR MONTREAL LA CITE 3S7S AVENUE OU PARC ST SAUVEUR 10S RUE GUINDON LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 EDITORIAL PAUL DCSMARAIS président du conseil d'administration kOGER D.LANDRY président et éditeur .I OiU .\\., ici CLAUDE OtAVR directeur de l'information JEAN-GUY DUftUC editorialist en chef MICHEL ROY éditeur adjoint Le Manitoba secoué Le débat sur le statut du français qui n'en finit plus de déchirer le Manitoba depuis quelques mois est plus grave qu il n'y paraît On ne peut l'assimiler à une simple querelle de langue comme celtes que le Canada a connues dans le passé.En réalité, cette affaire met en cause deux conceptions du pays.La solution qu'on y apportera en fin de compte, la manière surtout dont cette solution sera acceptée ou rejetée, engageront l'avenir.Dans l'Est, en particulier au Québec et au Nouveau-Brunswick où se manifeste spontanément un sentiment de solidarité avec les Franco-Manitobains, on comprend mal que l'initiative du gouvernement néo-démocrate en faveur du français suscite une opposition aussi véhémente.C'est une initiative bien connue à présent: un projet de résolution constitutionnelle et un projet de loi qui visent, le premier, à rétablir le caractère officiel du français et de l'anglais qui prévalait en 1870 lorsque le Manitoba, alors peuplé également d'anglophones et de francophones, adhéra à la Confédération; le second, à offrir des services en langue française aux quelque 30 000 citoyens (6 p.cent de la population) qui utilisent toujours cette langue.Pour établir l'origine historique du débat, rappelons qu'en 1890, le gouvernement libéral de cette province, constatant que les francophones étaient devenus minoritaires, fit voter une loi qui révoquait le statut officiel du français proclamé 20 ans plus tôt et abolissait les écoles confessionnelles.En 1979, on s'en souvient, la Cour suprême déclara nulle la loi de 1890.Pour éviter une escalade judiciaire et tenter de régler la question au plan politique, le gouvernement de M.Howard Pawley passa le printemps dernier avec la Société franco-manitobaine et les autorités fédérales une entente faite de compromis, entente qui s'est traduite par les mesures débattues rageusement à Winnipeg ces jours-ci.Aux yeux des Québécois, des francophones hors Québec et du mouvement Alliance-Québec (porte-parole des anglophones), les mesures de M.Pawley, combattues farouchement par les conservateurs manitobains, apparaissent moins comme un gain que comme une réparation normale, les Franco-Manitobains ayant été frustrés de leurs droits linguistiques durant un siècle Mais ce n'est pas ainsi que la réalité est vécue et perçue dans l'Ouest.Deux témoignages récents et très éclairés suffisent à le démontrer.Ainsi, Mme Frances Russell, columnist au Winnipeg Free Press, dans un article paraissant samedi dans la Gazette de Montréal, écrit ceci: «Le Canada, de la frontière manitobaine en gagnant l'Est, se voit comme un pays constitué de deux peuples fondateurs et.à des degrés divers, accepte l'idée de la dualité culturelle et linguistique.Mais le Canada, de la frontière manitobaine en gagnant l'Ouest, se voit comme un melting pot, une mosaïque multiculturelle liée par une seule langue.» Ces deux conceptions coexistent au Manitoba.Mais, de loin, c'est la seconde qui domine.Notre confrère Jean-Pierre Proulx.le journaliste québécois le mieux informé des questions linguistiques, corrobore cette analyse après le séjour d'information qu'il vient d'accomplir au Manitoba pour Le Devoir.De Winnipeg, il écrit en effet que «la théorie, si répandue au Québec, des deux peuples fondateurs, de la dualité et de l'égalité linguistiques, de son corollaire pratique, le bilinguisme officiel, n'ont ici aucun sens».M.Pawley se dit convaincu que son gouvernement doit réparer l'injustice commise à rencontre des francophones en 1890.Mais les Manitobains s'attachent aux conditions d'aujourd'hui: la population est constituée à 45 p.cent de citoyens de souche anglo-saxonne, tous les autres ayant des origines diverses: Ukrainiens, Allemands, Français, Polonais, Islandais, Hongrois, etc.Pour tous ceux-là, la notion même d'un pays bilingue et biculturel.dit encore Mme Russell, est une menace et une trahison.Ils ont mis deux ou trois décennies à travailler plus que les autres et à apprendre l'anglais pour devenir de vrais Canadiens.Ils ne voient absolument pas ce que pourrait apporter à leur société un statut officiel à la langue française.Pour 30 000 personnes seulement?Et qui parlent déjà l'anglais?Régime inconcevable dans l'Ouest.Tous les témoignages concordent: les Manitobains ne sont pas hostiles aux francophones mais refusent de changer les règles du jeu pour leur consentir un statut qui, croient-ils, est imposé par Ottawa et deviendra une source de friction.On peut comprendre ces réactions.Mais elles ne seraient pas aussi vives aujourd'hui si le gouvernement du Manitoba et le gouvernement fédéral s'étaient employés, il y a quelques années, lorsque les francophones formaient une minorité plus forte là-bas, à expliquer aux citoyens de cette province que la proclamation du caractère officiel du français et la création de services limités dans cette langue n'enlèvent et n'imposent rien aux non-francophones: elles contribuent à l'enrichissement d'une société et rétablissent un équilibre rompu par l'histoire.Est-il trop tard pour les en convaincre?Michel ROY Trêve de concurrence Une année après la guerre des prix dans l'alimentation, les quatre grandes chaînes ont résolument changé leur fusil d'épaule.Il ne s'agit plus de faire une concurrence à outrance sur les prix dans l'espoir de se tailler la plus forte part du marché et d'en exclure d'autres.On assiste présentement à une trêve où chacun essaye de maintenir sa position en améliorant le service à la clientèle.Cette nouvelle attitude ne peut être qu'à l'avantage des consommateurs, dans la mesure où ils pourront obtenir plus pour leur argent.L'obtention de permis de vendre du vin et de la bière par un grand nombre de supermarchés Steinberg a sans doute aidé à ramener la concurrence à un niveau moins polémique et plus utile.Si les supermarchés de Provigo obtiennent le même statut que ceux de Steinberg auprès de la Régie des permis d'alcool du Québec, ce qui n'est que justice, les grands concurrents se trouveront sur un pied d'égalité.La concurrence devra alors se situer sur le plan des idées et de l'innovation et non sur celui de la puissance financière comme il y a un an.Le climat conjoncturel a aussi changé.Le Canada sortait à peine d'une forte récession il y a un an et le public était très sensible à toute mesure qui pouvait diminuer les prix des biens de consommation courante.L'économie va mieux et les consommateurs se rendent de nouveau compte que ce qu'il y a de meilleur marché n'est pas forcément ce qu'il y a de plus avantageux à la longue.Les détaillants en alimentation reviennent maintenant à une notion plus ancienne pour mesurer leur succès Un volume d'affaires élevé est.certes, un des meilleurs moyens d avoir des bénéfices élevés et de justifier son activité économique, mais il ne suffit pas pour qu'une entreprise soit saine.En dernière analyse, c'est la satisfaction du client qui compte.Le commerçant qui va au-devant des désirs de sa clientèle réussira toujours à l'augmenter et à réaliser des bénéfices.Pour le détaillant en alimentation, il s agit avant tout d'offrir des produits de qualité et un choix de produits qui correspond aux goûts de sa clientèle.Les supermarchés, qui cherchaient avant tout à diminuer les prix pour augmenter le volume des ventes, ne comprenaient pas cela, et ils en ont payé le prix dans bien des cas.Les grandes chaînes alimentaires n'ont pas retrouvé les mérites de la qualité d'une façon fortuite.Depuis plusieurs années, elles ont constaté que des épiciers indépendants et des magasins spécialisés arrivaient à leur tenir téte et à s'agrandir à leurs dépens.Les permis d'alcool jouaient un rôle important, mais il ne faut pas sous-estlmer le travail des petits commerçants à s'adapter aux goûts du public local.En mettant I accent sur la qualité, les grandes chaînes accéléreront l'adaptation des magasins à leur quartier.Dans son choix, le consommateur pourra tenir compte de différences de qualité et non seulement de prix et il aura de meilleures chances d être satisfait.Cette nouvelle concurrence est en partie dirigée vers les indépendants.Leur disparition serait très regrettable pour les consommateurs qui ont pris I habitude d'y trouver une diversité de produits et une qualité de service qui n'existent pas partout.Mais leur souplesse et leur esprit d'initiative devraient leur permettre de survivre dans la plupart des cas.Ils pourront ainsi inciter £s grandes chaînes à continuer à améliorer leurs services.Frédéric WAGNIÉRE I Droits réservés Marc Laurendeau Le règne énigmatique de Youri Andropov i0'; (Collaborâtion spéi uilvi Le changement, en bonne et due forme, d'un dirigeant de tout premier niveau demeure un problème encore irrésolu en Union soviétique.À l'exception de Khrouchtchev (qui fut limogé lors d'une réunion décisive du Politburo et grâce à l'appui des militaires) les chefs d'État soviétiques sont tous décédés dans l'exercice de leur fonction.En effet, Lénine, Staline, Brejnev et Andropov moururent alors qu'ils détenaient encore le pouvoir suprême.Reflétant bien cette sclérose des structures et du leadership, la rigidité de l'information soviétique frappe l'attention.Le décès d'Andropov fut d'abord annoncé en Occident par M.Claude Cheysson (ministre français des Relations extérieures) avant que la nouvelle soit officiellement communiquée par l'agence Tass et diffusée par la télévision moscovite.Dans un régime politique où le secret constitue l'un des principaux moyens de gouverner, on ne saurait s'étonner de semblables attitudes feutrées.De plus, en Union soviétique, les hauts dirigeants, même s'ils font parfois l'objet d'un culte personnalisé, livrent fort peu de détails sur leur vie privée.Les officiels soviétiques ne sont pas élus par scrutin public.On ne mène donc pas sur eux de campagnes de publicité, visant à les «humaniser» pour séduire des électeurs potentiels.Le peuple ne les connaît pas et ne voit d'eux que des visages de sphinx surplombant des poitrines constellées de décorations militaires.Sur Andropov, la presse étrangère n'avait réussi à apprendre que quelques éléments: il était veuf, parlait anglais, aimait la musique, le vin français et portait de grosses lunettes.Sa fille était mariée à un acteur de théâtre.De cette image floue, les observateurs américains avaient cru pouvoir dégager un espoir de libéralisme, conclusion quelque peu étonnante à tirer sur un ancien chef des services secrets soviétiques.Mais le court règne (15 mois) de Youri Vla-dimirovitch Andropov s'annonçait prometteur pour d'autres raisons.Les historiens démontreront sans doute qu'il paraissait apte à diriger l'Union soviétique selon une perspective plus large que la stricte gestion du KGB.Andropov, par une politique internationale active et hardie et sa disponibilité à prendre des risques, a contrasté avec l'immobilisme de son prédécesseur, Brejnev.Rappelons qu'après Staline et Khrouchtchev, l'élite du parti souhaitait une vie plus tranquille et un leader moins imposant: Brejnev leur convenait parfaitement, ainsi que le souligne Jaurès Medvedev dans son excellent livre « Andropov au pouvoir».Les dernières années de Brejnev furent les plus médiocres: incapable de réagir avec efficacité aux événements, il était devenu le dirigeant éminemment prévisible, incapable de sortir du texte de ses discours fabriqués et de se dégager de l'ornière du centralisme bureaucratique.Dès décembre 1982, un mois après son ascension au pouvoir, Andropov lança une vaste offensive de paix et soumit toute une série de propositions relatives aux missiles en Europe.Toutes préconisaient une réduction des missiles nucléaires soviétiques à moyenne portée en Europe tandis que les Américains auraient renoncé à installer les missiles Cruise 572 et Pershing II en Europe.Privé de l'initiative, le président Reagan prit alors toute une série de décisions irrationnelles et incohérentes, montrant que non seulement il ne souhaitait pas le désarmement mais qu'en introduisant en Europe les missiles MX (qui violent les accords Sait) il voulait confier aux États-Unis une supériorité qualitative.Reagan stimulait en fait l'escalade.L'accueil réservé par Youri Andropov à la petite Américai- ne Samantha Smith sè situe dans le prolongement de son opération de paix.Peu après, Andropov devait tomber malade et sa présence, devenant de plus en plus fantomatique, nuisait indubitablement à l'autorité morale de l'Union soviétique.Sa maladie et la dégradation des négociations sur le désarmement ne lui auront pas permis de terminer la tâche audacieuse qu'il s'était fixée.Mais il aura révélé une étonnante souplesse.La politique intérieure d'Andropov aura été marquée par une gigantesque croisade contre la corruption, l'incompétence et l'indiscipline.En nommant Gueidar Aliev au poste de vice-premier ministre et membre du Politburo, Andropov accordait un statut aux musulmans soviétiques (Aliev s'était avéré un administrateur sévère et rigoureux en Azerbaïdjan) et démontrait son intention de s'en prendre à la pratique des pots-de-vin et du détournement de fonds, même au plus haut niveau.Mais dans sa lutte contre l'indiscipline, Andropov permit l'arrestation massive de citoyens faisant la queue pour des produits alimentaires, sous le simple soupçon qu'ils s'y trouvaient en s'absentant du travail.Comme si l'Etat n'était pas responsable des pénuries et des horaires limités des magasins.Mais c'est envers les dissidents politiques que Youri Andropov (ancien «idéologue en chef» du parti) se sera montré le plus ihflexi-ble et le plus répressif.Ce n'est pas le plus beau chapitre de son règne.LÎBRE OPINION La promotion de la femme La toute nouvelle ministre à la Condition féminine, Denise Le blanc-Bantey, entreprend son mandat dans des conditions tout à fait privilégiées.Non seulement est-elle favorisée par les circonstances qui font qu'elle HUGUETTE O'NEIL (Colloborotioo spQcioto)_ peut se choisir une présidente du Conseil du Statut de la femme sur mesure mais, encore, de par son expérience au ministère de la Fonction publique, orienter ses objectifs vers l'accessibilité des femmes au marché du travail.Les blessures de la crise économique n'étant pas complètement cicatrisées pour les Québécoises qui comme on le sait -sont les dernières embauchées et les premières congédiées!, il serait non seulement politiquement rentable mais également socio économiquement pertinent de mettre sur pied un projet de promotion de la femme.Ce projet, qui pourrait être élaboré en étroite collaboration avec le CSF, poursuivrait deux objectifs: en premier lieu, promouvoir un plus grand accès à des postes décisionnels pour les femmes compétentes et, en second lieu, inciter les femmes-patrons à favoriser systématiquement l'embauche des femmes à tous les niveaux de la hiérarchie selon, bien entendu, les règlements de la Charte des droits et liberté de la personne à l'article «égalité».Une campagne de publicité bien orchestrée autour des avantages pour l'employeur de promouvoir les femmes compétentes à des postes cadres aurait certainement un effet bénéfique pour les entreprises et la société.Il y a un énorme retard à rattraper de ce côté.Les femmes ne sont pas encore au pouvoir.Elles touchent à peine du bout des doigts les pouvoirs politique et économique, insuffisamment pour avoir une prise.Une étude sur le «marketing de la femme compétente» est urgente afin d'avoir en main tous les atouts nécessaires à sa promotion.Dans l'optique actuelle des choses, les femmes du Québec devraient être capables de compter sur la complicité des femmes en poste décisionnel pour les élever au-dessus des fonctions qui leur sont traditionnellement réservées ainsi que de l'échelle de salaire qui les accompagne.L'établissement d'une telle complicité entre les femmes du Québec arrive en temps oppor- tun.L'évolution des mentalités grâce à la propagande féministe ne permet plus aux femmes qui ont compris le sens des mots «autonomie, indépendance et authenticité» d'agir comme des rivales.La complicité des femmes est de plus en plus explicite dans leur refus de supporter dans la misère leur famille monoparentale au seuil de la pauvreté ou, encore, de cohabiter avec un homme violent parce qu'elles n'ont pas de ressources financières pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires La première étape de la libération de la femme a eu lieu avec l'invention de contraceptifs efficaces pour contrôler sa fécondité.La seconde étape, qui est celle de son autonomie financière, reste â franchir.Un gouvernement conscient de cette dimension essentielle â la démarche de la femme vers son indépendance doit mettre tout en oeuvre pour la lui faciliter.» i i ! : f H «J : ! il i.I.l.».8 h |j \u2022 i i i ; * I» «* ?é i m i r t < LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 TRIBUNE A 7 La mission de paix de M.Trudeau ««J'entends poursuivre mes efforts» 1 » Voici la deuxième partie de l'allocution dans laquelle le premier ministre Trudeau a fait #n Chambre de* I < ommunea |e point itir sa mission de r Au cours dos mois à venir, le Ca rrada s'appliquera à consolider les progrès réalises jusqu'ici pour favoriser li» développement et la mise en oeuvre de nos idées.Nous ne prétendons pas détenir le monopole des propositions, et nous ne nous attendons pas non plus à les voir acceptées du jour au lendemain.Ct» qui compte.c'est qu'au moins quelques-uns des principaux bfarometres des relations entre HEst et rOuest montrent qu'elles ont enfin cessé de se mettre au rouge.J'entends pour ma part poursuivre mes efforts dans ce sens, quoi q!ue de façon nécessairement moins intensive qu'au cours des derniers mois \u2014 on reconnaîtra que seize pays plus les Nations unies en trois mois, est un rythme auquel je ne peux me soumettre tout au long de l'année.J'ai l'intention de me rendre à Moscou lorsque les circonstances le permettront.Mes collègues du Cabinet, nos ambassadeurs à l'étranger et t$us les Canadiens qui partagent nos buts assureront également le spivi de notre initiative.\u2022 Le Canada fera sa part dans les assemblées de l'Ouest, dans les pourparlers bilatéraux, aux réunions et conférences multilatérales, et dans les contacts avec l'Union soviétique et ses alliés.\u2022 Nous mettrons toutes nos énerves à favoriser les progrès à la Conférence de Stockholm, comme l'avancement des pourparlers sur la réduction mutuelle et équilibrée des forces.Et si ces pourparlers traînent en longueur, le Canada vfeillcra à ce que les dirigeants politiques interviennent de nouveau personnellement pour les stimuler.Mais lorsque les négociations de Vienne reprendront, le mois prochain.l'OTAN devra absolument être en mesure de répondre à la proposition de Varsovie faite l'été dernier par les membres du Pacte de Varsovie.Apres plus amples consultations avec nos alliés de l'OTAN, nous diffuserons, au cours de la session actuelle de la Conference de Genève sur le désarmement, trois propositions destinées à ralentir la poussée des «ouvelles techniques.Nous renforcerons ainsi la stratégie d'«asphyxie» que j'ai mise en avant en 1978.Ces propositions sont les suivantes : | \u2014 interdiction de mettre au point des systèmes anti-satellites à haute altitude; \u2014 restrictions à la mobilité des missiles balistiques intercontinentaux; ! \u2014 amélioration des possibilités de vérification des nouveaux systèmes d'armements stratégiques.D'ici à la revision du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, l'année prochaine, nous Continuerons d'exhorter les deux groupes à en respecter les engagements.Car la sécurité forme un tout indissociable.Et si des pays rjon détenteurs d'armes nucléaires décident d'en acquérir, la sécurité de chaque être humain se trouvera menacée.! Selon le compromis a la base du Traite sur la non-prolifération, les puissances nucléaires devaient réduire leurs arsenaux et les États «on nucléarisés acceptaient en Îontrepartie de ne pas se doter 'armes atomiques.Les unes et les autres devaient par ailleurs veiller A partager les avantages de l'util)-Éation pacifique de l'énergie nucléaire.Les États actuellement do- iés d'armes atomiques portent lonc l'immense responsabilité $'en prévenir la dissémination.\u2022 Voilà pourquoi nous devons réitérer notre proposition de convoquer une conférence des cinq États rjotés d'armes nucléaires, proposition dont la logique me parait contraignante.Ces cinq États sont en effet les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.À ce titre.Us détiennent des reponsabi-lités tout autant qu'un droit de veto.C'est pourquoi j'ai demandé au secrétaire général des Nations Unies, M.Perez de Cuellar, d'envisager et de favoriser la tenue de réunions à huis clos de leurs représentants à New York.Au cours de mes entretiens avec le Premier ministre Zhao, en janvier, j'ai constaté que, depuis ma visite à Pékin., les Chinois paraissaient désormais disposés à envisager de tels contacts sans y poser les conditions dont ils avaient fait état précédemment.Cette idée fera son chemin lentement, bien sûr, éomme toute autre idée nouvelle.Mais je pense qu'elle finira par emporter l'adhésion des interesses Car la menace nucléaire comporte des dangers tels qu'accidents, erreurs de calcul, crises, défaillance des systèmes, auxquels les cinq puissances en cause doivent faire face et qu'elles ont la responsabilité de gérer de concert.C'est pourquoi, à mon sens, les consultations entre les cinq devraient porter en premier lieu sur la gestion des crises, particulièrement en cas d'incidents impliquant des armes nucléaires en période de crise.Parmi les cinq États dotés d'armes nucléaires, les deux superpuissances possèdent de loin les plus importants arsenaux.Elles ont en conséquence la responsabilité de faire preuve pour les réduire du même génie qu'elles ont appliqué à les construire.Et elles doivent s'interdire de laisser leur opinion sur la moralité et la légitimité de l'autre entraver une reprise rapide des pourparlers sur le contrôle des armements.Elles doivent absolument revenir à la table des négociations sur le contrôle et la réduction des armes nucléaires stratégiques et de portée moyenne.Au cours des dix dernières années, les superpuissances n'ont pas signé une seule entente importante sur le contrôle des armements.Pendant la décennie précédente, elles en avaient pourtant conclu une douzaine.Elles doivent maintenant poser des gestes pour dissiper la méfiance.Dans ce sens, elles auraient intérêt à sanctionner une entente qu'elles observent déjà, le Traité sur l'imposition d'un seuil de limitation des essais nucléaires souterrains.J'ai accordé beaucoup d'attention jusqu'ici aux relations entre les cinq, à l'environnement bilatéral des superpuissances et aux négociations et conférences multilatérales.Le processus consultatif que nous offre l'OTAN renforce \u2022 dans une large mesure notre contribution à ces travaux.L'OTAN est en effet une tribune importante pour le Canada tant en ce qui concerne sa politique nationale que la sécurité collective et la conduite fondamentale des relations entre l'Est et l'Ouest.Lors de la création de l'OTAN, en 1949, le Canada avait insisté pour que cette alliance soit non seulement militaire mais aussi politique.Et il continue en toute loyauté de respecter ses engagements de longue date envers l'Alliance et ses politiques.Mais toutes les institutions tendent naturellement à glisser sur la pente de l'inertie, à moins que leurs membres ne les vivifient et ne repensent leurs orientations.Je me suis donc réjoui de la décision prise par les ministres de l'OTAN, à leur réunion de décembre, de faire procéder à un examen complet les mesures que l'Alliance peut prendre pour améliorer les relations entre l'Est et l'Ouest.Le Canada avait d'ailleurs préconisé une telle mesure à plusieurs réunions au sommet de l'OTAN.Le dernier examen de ce genre avait été effectué en 1967, à l'initiative de M.Pierre Manuel, ministre des Affaires étrangères de la Belgique.On avait à ce moment-là, tout comme aujourd'hui, le sentiment qu'un changement s'imposait.L'Alliance avait besoin de se donner une vision de l'avenir et une stratégie politique pour la réaliser.Le document issu de ce travail, intitulé «Les tâches futures de l'Alliance», marqua une étape importante dans l'orientation de l'OTAN.Il vint répondre, comme nous devons le faire aujourd'hui, au besoin d'une politique générale pour orienter notre sécurité militaire et lui donner son plein sens.Les conclusions les plus profondes contenues dans ce document étaient les suivantes: \u2014 la sécurité militaire n'est pas incompatible avec une politique de détente.Au contraire, l'un et l'autre doivent se compléter; \u2014 le travail de réduction équilibrée des forces militaires et les efforts pour enrayer l'instabilité et l'insécurité doivent être intensifiés; \u2014 le monde a changé depuis la création de l'OTAN, en 1949, et il nous faut orienter notre action en fonction de notre vision de l'avenir; \u2014 chaque membre de l'Alliance a une contribution à y apporter, de plain-pied et en consultation avec les autres États qui en font partie.En dépit d'échecs fréquents, les résultats de cette politique s'avèrent impressionnants, surtout si on les considère dans la perspective actuelle: les règlements interallemands de la fin des années soixante; la promotion bilatérale de liens avec l'URSS par de nombreux pays de l'Ouest, y compris ma propre visite en 1971 ; les éléments d'un rapprochement entre les superpuissances, et l'Acte final d'Helsinki conclu en 1975.Nous devons aborder la période à venir avec le même esprit de recherche, la même diplomatie créatrice et la même vision prospective.Le monde a encore changé depuis 1967.Nous percevons les transferts de pouvoir et l'évolution des mentalités.Et les relations entre l'Est et l'Ouest sont beaucoup plus complexes qu'elles ne l'étaient il y a 17 ans, car des courants d'autarcie, d'interaction et d'interdépendance, imprevisioles alors, viennent les perturber.Le nouvel examen décrété par les ministres de l'OTAN doit de toute nécessité permettre de définir l'orientation de l'Alliance pour jusqu'à la fin du siècle.Le Canada participera à ce travail et se conformera à ses résultats.Qu'il me soit permis de féliciter ici le ministre des Affaires étrangères de la Belgique, M.Léo Tindemans, d'avoir lancé cette initiative.Et de saluer dans la personne du nouveau secrétaire général de l'OTAN, lord Carrington, un homme dont les idées sur les relations entre l'Est et l'Ouest seront pour nous une source de créativité en même temps que de bon sens.L'OTAN est une alliance de démocraties.L'ouverture des discussions et l'autonomie d'action sont tout aussi importantes pour nous qu'elles l'étaient pour M.Harmel.Une alliance qui ne saurait pas respecter la démocratie dans ses assemblées ne réussirait pas davantage à la défendre sur le terrain.Les réunions au sommet de l'OTAN revêtent une importance particulière et devraient constituer l'échelon suprême du leadership responsable et du véritable dialogue.Mme Thatcher et moi-même avons discuté ce point lors de sa visite au Canada, en septembre dernier.Dans mon allocution suivant le diner donné en son honneur à Toronto, je disais: «.le Canada considère l'OTAN comme la pierre angulaire de sa politique de défense.Nous ne voulons cependant pas en être des partenaires silencieux.Il s'agit après tout d'une alliance politique, et les politiciens aiment à discuter, voire à argumenter.Si, de temps à autre, nous sommes en désaccord et déployons de grands efforts pour résoudre nos différents, loin d'être un symptôme de faiblesse, c'est plutôt un signe de la force qui imprègne notre association libre de pays indépendants.» Tout comme le dernier cadre de politique générale de l'OTAN avait ; été le produit du ferment intellectuel et de la turbulence militaire des années soixante, de même le prochain examen de ses orientations devrait tenir compte, au moins en tant que toile de fond, de toutes les idées actuelles sur la sécurité internationale et les effets des armes nucléaires.Nombre de ces idées sont troublantes, incompatibles et difficile a aborder.Mais elles ont cours, et aucune conspiration de silence ne les fera disparaître.Ni l'Alliance ni les démocraties qui en font partie ne sont fondées sur une foi aveugle.Et les dogmes politiques ou stratégiques ne suffisent pas à eux seuls à rallier l'appui des peuples aux politiques de défense et aux dépenses qu'elles entraînent.Pour combler le fossé entre la sagesse établie et l'inquiétude du public, il faut assurément pénétrer un domaine actuellement occupé par de nombreux critiques de toutes convictions: celui des idées et doctrines contemporaines.À mon sens, le nouvel examen des orientations de l'OTAN devra refléter ce que j'ai appelé le besoin de haute politique à tous les paliers des rapports entre l'Est et l'Ouest.Et il devra tenir compte, comme l'avait fait M.Harmel, des différences de perception entre les membres de l'Alliance; des perspectives, inconséquences et ambiguïtés européennes et nord-américaines, et des doutes et aspirations encore vagues qui se font jour de part et d'autre de l'Atlantique.Les Canadiens savent à quel point l'heure est grave.Ils savent que notre influence est limitée et que nous ne pouvons forcer les autres pays à nous écouter.Mais ils savent aussi que le Canada a un rôle à jouer.Dans ce sens, le gouvernement s'occupe de créer un institut chargé de la défense et du contrôle des armements pour aider le Canada et les Canadiens à orienter et faire progresser le débat sur la paix et la sécurité.De nombreux Canadiens et Canadiennes m'ont appuyé et encouragé tout au cours de mes démarches pour subordonner la science de la guerre à l'art de la politique.Je tiens à leur exprimer mes remerciements, mais je veux aussi remercier en langue française les correspondants très nombreux qui m'ont écrit en cette langue pour m'encourager de leurs conseils, de leurs prières, et les remercier très vivement d'avoir voulu participer avec nous le gouvernement, avec nous le Parlement, à cette démarche.et je leur donne l'assurance, à eux et à tous les députés ici présents, que le travail amorcé se poursuivra.Le gouvernement du Canada est voué à cette entreprise et il entend la mener à bonne fin.Mais nous avons besoin pour cela de la collaboration des Etats qui possèdent des armements nucléaires et ont le pouvoir d'y recourir.Car ce sont les puissances nucléaires, et par-dessus tout les superpuissances, qui portent en l'occurrence la plus grande part de responsabilité.Souhaitons que la postérité puisse dire d'elles que notre époque fut celle où elles surent soumettre leur génie technique à leur jugement politique et subur donner leur intérêt au bien commun.Souhaitons, en d'autres termes, qu'il y ait une postérité.Et souhaitons que l'on puisse affirmer des autres nations qu'elles ont pris conscience de leur responsabilité de travailler à réduire la menace d'anéantissement, à promouvoir le renoncement aux armes nucléaires et à établir une paix durable.Souhaitons enfin que l'on puisse dire du Canada et des Canadiens que nous avons vu venir la crise; que nous avons agi et pris des risques; que nous avons été loyaux envers nos amis et ouverts avec nos adversaires et que, fidèles à nos idéaux, nous avons fait tout en notre pouvoir pour écarter le spectre de la guerre.Le pourboire: ni demi-loi ni demi-réforme ¦ 4 La nouvelle loi 43 concernant les travailleurs au pourboire de la restauration et de l'hôtellerie est en vigueur depuis le premier janvier |984.À lire ladite loi et à vivre avec, il apparaît hors de tout doute ¦US ce fut légiféré à toute vapeur et avec une Inconscience flagrante àes conséquences sociales Cette loi oblige tous les travailleurs de 1 hôtellerie et de la restau-fation à déclarer «la totalité» de leurs pourboires à leur employeur pour qu'il effectue les deductions salariales sur le montant global des pourboires et du salaire.Ce qui leur permet de bénéficier des avantages sociaux, c'est-à-dire les congés fériés et les prestations d'accidents de travail, correspondant à leur revenu réel.Le jeu en vaudrait peut-être la chandelle si le fédéral emboîtait le pas, nous permettant de recevoir des presta- T RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publ.ee por LA PRESSE ITEE, 7, rue So.nt-Jocawes.Montréol M2Y 1KV.Seul* la Presse Conod»orts« est autorisé* à diffuser les informations de « LA PR ES Se i et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations portktliéres à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deutiéme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400» Port de retour garanti.! ABONNEMENT\t215-6911\tANNONCES CLASSEES\t \u2022 Le service des abo\tneements est ouvert\tCeovnondti\t215-7111 \\ du lundi ou vendre»\t*de7ho 18h\t*fc»4e*ve»er»éttain>\t RÉDACTION\tttS-7070\tPour chonoer àà mm e» *mè*ê % è léXX\t215-7205 PROMOTION 1 _\tWS-7100\tGRANDES ANNONCES OilMifwti\t215-7202 COMPTABILITÉ .Grenees annonces\t215-6192\tNotionei, Téie*^tesse\t215-7306 \t\t?\u2022tenets, vtyogti\t215-7265 ; Annonces dattets\t285-6901\tComers i et profil wons, nooNnetions\t215-7320 tions d'assurance-chômage décentes.Malheureusement ce n'est pas le cas même si le montant des pourboires parait sur le talon de la paye.Quelle aubaine pour le fédéral qui peut s'enrichir lui aussi de ces déclarations sans pour autant en accepter les coûts sociaux.Ce qu'il y a d'ignoble, c'est que le gouvernement provincial s'attaque à une classe de petits travailleurs, des gens qui ont peu de recours, rarement syndiqués et qui peuvent difficilement se regrouper à cause de leur dispersion et de leur disparité d'horaire et de conditions de travail.Des gens qui font un métier ingrat, dur physiquement, sans sécurité d'emploi pour la plupart, et dont le salaire minimum est compensé par des pourboires bien gagnés.A ton pensé aux personnes qui ont des responsabilités familiales et A ceux qui ont déjA des problêmes avec le fisc sans qu'on vienne de surcroit les assommer d'une loi traîtresse?Si on veut imposer la totalité des pourboires, qu'on les rende obligatoires.C'est la seule façon d'être juste et équitable et d'empêcher les fraudes.Pourquoi faire une demi-réforme, une demi-loi qui défavorise les petits salariés comme la petite entreprise?Qu'on ne se méprenne pas; je ne suis en faveur du pourboire obligatoire que dans la mesure où il ne me reste que celui-ci pour vivre, ou presque, après toutes les déductions qu'on impose à mon maigre $3.28 de l'heure.Est-ce qu'on va passer d'autres belles lois comme celle-là pour les coiffeurs, les chauffeurs de taxi, les pompistes, les guides touristiques, les livreurs d'épicerie?Je ne leur souhaite pas mais ce serait plus juste.VoilA, chers élus du peuple, j'espère que ma lettre viendra éclairer vos hautes sphères administratives.J'ose croire à votre bon sens et à votre conscience sociale pour ne pas laisser effective plus longtemps une loi aussi préjudiciable pour les valets que nous sommes.Prenez vos responsabilités: révisez, amendez ou abolissez.Notre dernier recours viendra lors des prochaines élections.Marie de LACMEVROTIERE serveuse et barmaid pour vous servir Québec Il faut que les superpuissances se parlent franchement M Michel Roy Éditeur adjoint Vous critiquez le premier ministre Trudeau parce qu'il se demandait à Davos si les États-Unis se suicideraient pour défendre l'Europe.M.Trudeau n'a fait que citer M.Konald Reagan, le Président des États-Unis.Celui-ci disait, en octobre 1981: «Je vols bien un échange de coups nucléaires tactiques contre des troupes (en Europe) sans que ceci pousse l'une ou l'autre des super puissances à peser sur le bouton.» Ce qui veut dire que M.Reagan pourrait bien laisser l'Europe devenir un charnier atomique plutôt que de causer la mort de 240 millions d'Américains dans une guerre nucléaire avec l'URSS.C'est M.Reagan qui a détruit, à jamais, la crédibilité du «déterrent» américain.Mais en répétant les propos du président américain, dites-vous M.Trudeau a jeté dans la conster nation M.Raymond Barre, l'ancien premier ministre de France.Allons donc, M.Barre, gaulliste, a toujours appuyé la nécessité pour la France d'avoir sa propre force de dissuasion.Pourquoi est-ce que le général de Gaulle l'a-t-il voulue cette force?Parce qu'il ne trouvait pas crédible que les États-Unis se suicideraient dans une guerre nucléaire avec l'URSS pour défendre l'Europe.Les périodiques militaires français expriment souvent ce doute.M.Barre, soudainement, change de discours et ne veut pas qu'on dise que l'empereur est nu.Quant à l'échange avec M.Kenneth Dam, le sous-secrétaire d'État américain, là aussi, M.Trudeau ne faisait que répéter les témoignages annuels et publics du Pentagone devant le Congrès à l'effet que les États-Unis rempla cent des fusées désuètes par d'autres nombreuses mais oh combien plus efficacement meurtrières.Vous croyez que les Soviétiques ne lisent pas les comptes rendus des comités du Congrès américain, les propos du président Reagan ou les revues militaires françaises?Ce que M.Trudeau est en train de dire est que nos options actuelles ne marchent plus.L'arme nucléaire est tellement suicidaire qu'elle n'est plus crédible.Les Européens ne veulent pas augmenter leurs dépenses militaires conventionnelles pour égaler les forces soviétiques non nucléaires.Je cite ie ministre britannique de la Défense, le 2 décembre 1982.Le seul espoir c'est de réduire les tensions qui pourraient mener à la guerre.Donc, il faut que les superpuissances se parlent franchement.Ce qui veut dire ne plus prétendre qu'on réduit ses armements quand, au fait, on augmente l'efficacité de sa force de frappe.La franchise de notre premier ministre vous choque.M.Barre et nos conservateurs se disent choqués aussi parce que M.Trudeau a énoncé des vérités bien connues au Kremlin, mais il faut bien que quelqu'un dise la vérité qui, seule, peut être la base d'un accord sur comment ne pas se détruire mutuellement.Philippe Deane GIGANTES Sénateur NDLR: L'auteur de cette lettre commente un éditorial paru le mardi 31 janvier sous le titre: 'Dérapage à Davos».Pour le RCM, c'est un vaudeville à l'hôtel de ville Un véritable vaudeville, fertile en coups de théâtre et en rebondis sements.s'est déroulé à l'hôtel de ville de Montréal, lors du dernier Conseil municipal.Cela débute par la presentation et l'adoption d'un règlement pour le remboursement des dépenses pour les services aux conseillers.Par la suite, mécontent de «son opposition» qui s'est permis de voter contre, le maire Drapeau ordonne un nouveau scrutin où il décid I i 1 \"V 1 \u2022 L'HOTEL VIGER ET LA PETITE HISTOIRE Grâce à la collaboration de l'historien E.-Z.Massicotte, LA PRESSE publiait dans son édition du 13 février 1932 un article consacré à l'emplacement occupé à ce moment-là par la gare-hôtel Viger.Le contenu histori- \\ fm que de cet article en surprendra ' plusieurs.LA fermeture toute prochaine de l'hôtel Place Viger, rue Craig est.et l'abandon de la gare comme point d'arrivée et de départ des trains à voyageurs se dirigeant vers Québec, dans le nord de la province et leur retour ensuite dans la métropole, ont ramené en lumière l'endroit historique sur lequel s'élève ce magnifique « château aux tourelles pointues » qui bientôt sera transformé en bureaux.Propriété du Pacifique Canadien, construit et administré par lui, ce majestueux édifice date de 1898 et a connu des jours de splendeur.(.) Selon E.-Z.Massicotte, l'archiviste érudit du Palais de Justice à qui nous devons la grande partie des renseignements qui apparaissent dans cette nouvelle, l'hôtel Place Viger fut la réalisation du désir formulé par l'honorable Raymond Préfontaine, alors maire de Montréal et ministre dans le cabinet Laurier, de doter le public canadien-français de la partie est de la ville d'un hôtel de tout premier ordre \u2014 les autorités muncipales mêmes en reconnurent si bien la nécessité qu'elles voulurent coopérer, afin d'en assurer la construction.Et M.Massicotte ajoute « Car il y a plus d'un siècle, entre la rue Bonsecours et la rue Beau-dry, au lieu de l'excavation profonde qu'enjambe le viaduc de la rue Notre-Dame, se dressait un monticule d'une soixantaine de pieds au-dessus du niveau actuel de cette rue.Ce monticule fut pendant un siècle et demi le terme de la rue Notre-Dame vers l'est; rendus à la rue Bonsecours, les passants devaient descendre jusqu'à la rue Saint-Paul pour contourner la colline, puis remonter, s'ils voulaient prendre le chemin qui conduisait à la route de Québec.Un monticule-citadelle ce monticule-citadelle conserva son aspect jusqu'au 19e siècle, mais il devint évident que cet amas de terre nuisait à l'agrandissement de Montréal.D'ailleurs, par la démolition des fortifications entre 1801 et 1808, l'utilité de la citadelle était si amoindrie qu'en 1812 on commença à tailler la partie est de la butte, autrement dit celle qui Montréal était le théâtre, le 13 février 1904, d'un quatrième incendie mortel en moins de six semaines, alors que les flammes ravagèrent un édifice situé à l'angle des rues Saint-Gabriel et Notre-Dame, faisant trois morts et sept blessés.Au total, depuis le 1er janvier, le feu avait fait 11 morts ef plus de 15 blessés.Les trois morts furent Louis Desjardins, un pere de six enfants, Francis Clowe, un père de trois enfants, ainsi qu'une jeune fille âgée de 20 ans.une demoiselle Bélisle.L'incendie aurait être encore plus désastreux puisque de nombreux occupants, affolés, ont décidé de sauter dans le vide, mais personne heureusement ne perdit la vie de cette manière.La mort de M.Clowe est la plus curieuse.M.Clowe était en effet sorti sans égratignures de l'édifice en flamme et, selon le reporter de LA PRESSE.« pris soudain de vertige causé probablement par la fumée qui (\"étouffait, il traversa la rue et alla se heurter de toutes ses forces contre l'édifice en face.I>e malheureux fut tué instantanément ».La vignette montre une dame Gagné alors qu'elle plongeait dans le vide, et en médaillon, on descend le corps de M.Desjardins.i h La gare Dalhousie, située tout juste au sud de remplacement choisi pour la construction de la gare Viger, en 1885.Montréal, tel qu'il apparaissait avec la butte qu'on élimina corn- \\ plètement au fil des ans, et la porte Saint-Martin, à la droite des fortifications.D'après une vieille estampe datée de 1803 et retracée à Londres.Martin.De la terre enlevée, on fit une tranche du Champ de Mars actuel.Lorsqu'en 1818, le gouvernement impérial acquit l'île Sainte-Hélène pour y établir un poste qui commandât mieux l'entrée du port de Montréal, le sort de la vieille butte se trouva réglé.Tout aussitôt on charroya Cette partie de la ville se couvrit de résidences fashionables.Sur un des côtés, s'éleva le grand théâtre Hayes, l'un des plus beaux de l'époque et qu'un incendie détruisit en 1852; tout près, le fameux hôtel Donegana où logea le prince de Galles en 1860 et que, plus tard, l'on con- ce qui restait de terre au Champ vertit en hôpital.En face de cet de Mars que l'on prolongea de la édifice demeura une célébrité rue Gosford à la rue Saint-Ga- canadienne-française, sir Geor- briel.Par ces travaux, le talus ge-Étienne Cartier; non loin, le qui jadis descendait de la rue négociant philanthrope E.-A.Gé- Notre-Dame à la rivière Saint- néreux ; le fameux voyageur ca- Martin (rue Craig) se transfor- nadien, François Mercier, et ma en un plateau qui, à ses dé- combien d'autres?Il semblait buts, fut non seulement un que ce coin de terre dût rester champ d'exercices militaires, longtemps dans ce nouvel état mais aussi une promenade esti- mais il fallut compter avec le mée des Montréalais.(.) progrès.était flanquée de la porte Saint-1 Montréal.(.) Ouverture de la rue Notre-Dame Quand le monticule fut rasé, continue M.Massicotte, on ouvrit la rue Notre-Dame, à l'est de la rue Bonsecours, et le site de l'ancienne porte Saint-Martin prit la forme d'un square qui, en 1821, fut ouvert par le gouverneur Dalhousie à la ville de Les bains turcs UN préjugé absurde qui a cours dans une partie de la population, c'est que les bains turcs sont dangereux en hiver, quand il est bien prouvé que le système hydrothérapique, est la plus grande sauvegarde contre les refroidissements subits.Une transpiration est dangereuse, un bain turc ne l'est jamais pour l'excellente raison qu'après la transpiration le système est refroidi graduellement, jusqu'à ce que le sang soit à la température régulière; par conséquent les pores sont refermées et aucun danger de refroidissement n'existe.Ce qui contribue à ce malentendu c'est qu'on a l'habitude de mettre sur le compte des bains turcs tous les accidents qui arrivent.Dernièrement, un M.Ged-des prend un bain chaud dans la maison et sort imprudemment ensuite; il contracte une maladie dont il meurt ; vite on dit partout que sa mort a été causée par l'usage d'un bain turc, pendant que s'il eut réellement pris un bain turc il n'eut couru aucun danger.Nous n'avons pas l'intention de faire de réclame à aucun établissement, mais en justice nous devons rétablir les faits qui circulent dans le public et qui nuisent à ces établissements utiles.Nous avons nous même fait usage de bains turcs pendant plusieurs années sans le moindre inconvénient, au contraire nous en avons retiré les plus grands avantages.CWo 1885.se passait le 13 février 1976\u2014 À la surprise de tous les connaisseurs, la Canadienne Kathy Kreiner remporte la médaille d'or olympique du slalom géant, à Innsbruck.\u2014 Le général Olusegun Abasanjo, chef d'état-major des forces armées du Nigeria, assume tous les pouvoirs.1975 \u2014 Massacre à l'hôtel Lapinière, à Brossard : on découvre quatre morts et cinq blessés.\u2014 Le directeur Jean-Jacques Saulnier, de la police de Montréal, obtient gain de cause devant les tribunaux.1974 \u2014 L'auteur soviétique Alexandre Soljénitsyne est déporté d'URSS et dépouillé de sa citoyenneté soviétique.1973 \u2014 Le rapport Gendron est rendu public à Québec; il recommande une langue « officielle », le français, et deux langues « nationales », le français et l'anglais.1971 \u2014 En Ontario, William Davis succède à John Ro-barts comme chef du Parti conservateur et premier ministre.1%9 _ Un attentant à la bombe fait 32 blessés à la Bourse de Montréal.\u2014 Début du procès de Sirhan Bis-hara Sirhan, présumé assassin de Robert F.Kennedy.1961 \u2014 On annonce que Patrice Lumumba, chef du gouvernement de l'ex-Con-go belge, a été assassiné, présumément alors qu'il tentait de s'enfuir.1960 \u2014 Explosion de la première bombe atomique française, dans le Sahara.1959 \u2014 Pour la première fois depuis la venue de Jacques Cartier, un transatlantique atteint Québec en plein hiver.1956 \u2014 Fin d'une grève de 148 jours des ouvriers de la General Motors du Canada.1950 \u2014 Les mineurs américains refusent d'obtempérer à un ordre de la Cour de reprendre le travail.1948 \u2014 Le commandement soviétique ordonne aux Allemands de la zone placée sous sa surveillance de former une commission politique; c'est le début de la séparation de Berlin-Ouest et Berlin-Est.1937 \u2014 Plus de 800 personnes trouvent la mort dans un théâtre d'Antung, Mand-choutikouo (Mandchourie sous occupation japonaise).1935 \u2014 Mannfried Haupt-mann est condamné à mort après avoir été reconnu coupable d'enlèvement et de meurtre du bébé du célèbre aviateur Charles Lindberg.1926 \u2014 La librairie Granger Frères est détruite par un incendie.1899 \u2014 Une conflagration cause de lourds dégâts dans la ville de Digby, en Nouvelle-Ecosse.progrès.Autour de la gare Viger La Compagnie du Pacifique Canadien dont le chemin de fer, entre Québec et Montréal, ne se rendait qu'à Hochelaga, cherchait à pénétrer près du centre des affaires.Ses ingénieurs songèrent d'abord à ériger une gare terminale sur le terrain qui comprend le marché de Bon-Secours et un pâté de maisons faisant face à la place Jacques-Cartier, mais un obstacle imprévu surgit tout à coup.Pour atteindre son but, la compagnie ferroviaire devait exproprier et démolir la chapelle du Bon-Secours, une vieille relique, chère à tous les Montréalais sans distinction de croyance.De si fortes protestations se produisirent contre ce projet que la Compagnie modifia ses plans et s'arrêta à la place Dalhousie.Tout d'abord, les ingénieurs se contentèrent de niveler le côté sud de la rue Notre-Dame mais par la suite, on décida de creuser tout un quartier, de le baisser au niveau de la rue Craig et de construire là un hôtel et une gare qui seraient un ornement pour la grande ville commerciale du Dominion.Et ce fut fait.Ainsi par un enchaînement de circonstances difficiles à prévoir, le plus haut point de l'ancien Montréal est devenu l'un des plus bas du Montréal moderne.¦ Salon Epargne- Placement Place Bonaventvre \u2014 Décoré de quelques premières pages de LA PRESSE reflétant le climat économique d'autres époques, le stand mobile de LA PRESSÉ permettra de.se familiariser avec l'équipe de rédacteurs de la section «Economie».Présence d'un appareil Atex utilisé autant pour le stockage d'information! que pour la composition du journal.Occasion également de participer à Vécomquiz de LA PRESSE, le gagnant méritant un portefeuille d'actions d'une valeur de $1000.Jusqu'au 15 février inclusivement.¦ A la télévision Le 18-heuret, Télé-Métropole \u2014 Vers la fin de ce bulletin de nouvelles, soit vers 18 h «), les ani mateurs commentent quelques manchettes tirées des >ages de LA PRESSE et qui ont tait l'actualité d'hier. Godin: des provinces mènent une « campagne dégueulasse » contre le Québec à Hong-Kong ¦QUEBEC \u2014 Le ministre des Communautés culturelles et de riinini Îration, M.Gérald odin.se rendra à Hong-Kong cette semaine où il tentera de Convaincre des millionnaires de déménager au Québec.PIIRRI TOURANGEAU de lo Presse conodietw L'éventuel retour du protectorat britannique sous la coupe de la République populaire de Chine est prévu pour 1997 alors que prendra fin le contrat liant Hong-Kong k la Grande-Bretagne.Malgré son optimiste attribuable entre autres à la présence sur place depuis plusieurs années d'un bureau du Québec, M.Godin demeure conscient qu'il devra d'abord corriger la mauvaise image qu'ont donnée du Québec certaines missions des autres provinces.« On s'est rendu compte, a-t-il confié en entrevue à la Presse canadienne, que les provinces concurrentes font une campagne assez dégueulasse merci contre le Québec.» « Lorsqu'elles vont là-bas.explique *-il.on peut littéralement dire qu'elles bavent sur le Québec : séparatisme, incertitude politique, lois linguistiques très sévères, tout y passe.» « Winnipeg en particulier, ajoute-t-il, y est allé dernièrement d'une attaque en règle.\u2022 Il importe donc d'aller sur place pour défendre les avantages du Québec et pour rétablir les faits qu'une concurrence, de l'avis du ministre pas toujours loyale, tente de noircir.Dans cette chasse aux investisseurs, c'est à qui mettra le plus de poids dans son lobby.L'avance du Québec à Hong-Kong s'est considérablement amincie récemment : les premiers ministres de l'Ontario, Bill Davis, et de 1'Alberta, Peter Lougheed, n'ont pas hésité à prendre le bâton du pèlerin pour aller vendre leur salade aux hommes d'affaires inquiets de Hong-Kong.« On va donc essayer, par ma visite, d'appuyer les efforts déployés par nos gens là-bas et de concréti ser notre avance.\u2022 Les avantages M.Godin est convaincu que les avantages du Québec et de Montréal en particulier sont considérables.D'autant plus que le retour de Hong-Kong à la Chine n'est pas la seule chose qui inquiète ses gens d'affaires.L'économie de Hong-Kong est basée sur le « cheap-labour ».Or, avec la robotisation, cela ne sera plus d'ici quelques années un avantage puisque tout le monde pourra parvenir aux mêmes résultats.« Ce qui va compter désormais, explique le ministre, ce sera la proximité des marchés.Nous pensons que, dans le monde robotisé de demain, le Québec \u2014 à la fois à proximité du gigantesque marché améri- i Prochainement, des commandes françaises dans nos voitures ?QUÉBEC \u2014 Il l'est pas si lointain le jour où les Québécois pourront se procurer des voitures, téléviseurs ou autres appareils électriques munis de commandes françaises.RUDY LE COURS de la Presse canadienne \u2014 Pour que disparaissent les « on-off » et autres indications anglaises gravées ou appliquées, le ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, M.Gérald Godin, s'entretient aujourd'hui avec des responsables du gouvernement français.Au cours de cette rencontre qui constitue la première étape d'un voyage qui le conduira ensuite à Hong Kong et Bangkok, M.Godin désire apprendre des Français les moyens qu'ils ont pris pour s'assurer que la plupart des produits vendus dans l'Hexagone soient munis de commandes françaises, peu importe le pays fabricant.«Je veux obtenir les moyens qu'ils ont pris pour en arriver là et m'inspirer de ce qu'ils ont fait pour y parvenir », confiait-il récemment en entrevue à la Presse canadienne.Cette volonté du ministre fait suite à l'engagement d'accélérer la francisation du Québec qu'il avait pris cet automne au moment où il présentait la loi 57 qui amende la Charte de langue française.À partir d'un relevé fait par le Québec, il appert qu'à l'exception des chaînes stéréo et des magnétoscopes à cassettes, les inscriptions m dur sur les appareils électriques vendns en France sont en français.Parallè/ement à cette démarche, la délégation du Québec à Tokyo a reçu le mandat de contacter les fabricants japonais afin d'étudier la possibilité d'ajouter à leur production destinée à la France les unités devant aboutir sur le marché québécois.Son rapport est attendu vers la fin de mars.Mais M.Godin vise plus.Il a présenté au conseil des ministres une note disant que « si la France et le Québec joignaient leur force et s'adjoignaient les autres pays francophones, ils pourraient convaincre les piys producteurs de respecter non seulement leur pouvoir d'achat mais leur langue».Cette proposition devait initialement être soumise au premier ministre français Pierre Mauroy lors de sa rencontre privée avec le premier ministre René Lévesque en décembre à Paris.Advenant une réaction favorable des autorités françaises, un comité conjoint pourrait voir le jour afin d'explorer les diverses avenues pour construire un tel regroupement.De toute façon, précise le ministre, « je vise à ce que le plus tôt possible, seul ou avec d'autres, le Québec règle ce problème-là » M.Godin ne s'attend pas à ce qu'Ottawa freine l'initiative québécoise.« En matière linguistique, les lois fédérales pour bien des produits sont plus sévères que celles du Québec », rappelle t il À son retour, il compte d'ailleurs deman der au gouvernement central d'intervenir via son grand réseau d'ambassades auprès des pays fournisseurs.Cela pourrait s'avérer fort utile auprès des États-Unis, principaux fournisseurs d'automobiles.« Les voitures sont des lieux où l'acheteur québécois doute de la capacité de sa langue de véhiculer dans le XXième siècle.» _ cain et ouvert par le Saint-Laurent sur l'Europe \u2014 représente globalement quelque chose de très avantageux.» Quant au reste, M.Godin ne craint rien ni personne.Le coût de la vie, de la main-d'oeuvre, des terrains et des bâtiments industriels, d'un bureau de prestige, de l'habitation et de l'énergie est moins élevé que dans la plupart sinon toutes les grandes vil- les nord-américaines.« Et Montréal est une ville dont le caractère est unique, plus européen, où il est possible de rece voir une éducation en français ou en anglais.Tandis qu'entre Toronto et Cleveland par exemple, la différence est très mince », souligne-1 il Il y a actuellement un réel mouvement de capitaux et de personnes hors de Hong-Kong, dit-il, et la de mande est très forte pour le Canada.« On ne ménagera rien pour les convain cre car il n'y a pas grand monde qui peut leur présenter les avantages économiques que nous avons ici \u2022, affirme t-il.Et l'énumération recommence : disponibilité des métaux et des matières plastiques où le Québec est en pointe, commerce déjà établi en agro-alimentaire avec Hong Kong, Tokyo et Pékin.Même le relatif sous-développement industriel du Québec vis-à-vis de l'Ontario devient dans la bouche du ministre un réel avantage.Il explique que beaucoup de résidents de Hong Kong, qui avaient d'abord émigré à Londres, ont dé cidé par la suite de s'installer en Hollande où il y a beaucoup plus d'opportunités de développement industriel et où la concurrence est moins féroce.«S'il y a 50 usines de jouets en Ontario et deux au Québec, soutient M Godin, ils viendront s'installer au Québec si c'est le domaine qui les intéresse.» Au cours de son périple asiatique, le ministre se rendra aussi en Thaïlande où il y sera surtout question de réfugiés.Pour Gérald Godin, il est important d'aller sur place pour défendre les avantages du Québec auprès des investisseurs.K te ONCOURS EHREI2CX 2 personnes via Carousel.Plus des prix instantanés \"Appareillez et gagnez\".PROCUREZ-VOUS UNE CARTE! \u2022 Dans le prochain supplément \u2022 Ou, au bureau de courtoisie dans vote magasin e Le jeu n° 2 bat son plein ! e Un nouveau jeu dans le prochain supplément e De plus, chaque carte offre 5 chances de gagner DÉPÊCHEZ-VOUS.e II y aura foule.e De fabuleux prix instantanés \"Appareillez et gagnez!\" e Venez jouer.et rejouer e Pensez aux Grands Prix! e Une familiale G M Celebrity 1984 e Ou des vacances inoubliables pour 2 personnes VOUS POURRIEZ GAGNER! e Quand vous aurez votre carte e Rendez-vous au magasin.e Voyez si votre carte a une combinaison gagnante \u2022 Utilisez le bulletin sur la carte pour le tirage des Grands Prix \u2022 Déposez-le dans la botte à bulletins au bureau de courtoisie LA CHANCE VOUS SOURIRA PEUT-ÊTRE! e // faut jouer.pour gagner! \u2022 Et vous pourriez gagner GROS! e Vous trouverez le règlement complet sur votre carte de jeu, ou dans votre magasin e Le concours prend fin le 10 mars \u2022 Le tirage des Grands Prix a lieu le 18 avril \u2022aldwell WmderBrtf j V playtex Polenex l§xmode /JJeHkfe Pampers Extra-absorb, 24 3Douillettes de coton 79 Choix d'imprimés endos non Premiers pas, 24 4.79 glissant Nouveau-ne, 48 5.79 Jumeau Nouveau-ne, 90 9.99 2 places.Grand.97 ch.17J97ch.19J97ch.Bande vidéo Memorex Café Instantané 1-120.Offerte Tasters a pnx d'aubaine! 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A 10 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 1 3 FÉVRIER 1984 LA MORT DE YOURI VLADIMIROVITCH ANDROPOV Les Soviétiques, sur une queue serpentant sur plusieurs kilomètres dans les rues de Moscou, attendant de pénétrer dans la Maison des syndicats pour rendre un dernier hommage à leur président disparu.téléphoto ap LA SUCCESSION D'ANDROPOV Une lutte entre deux générations d'après AFP, AP, UPI et Reuter Le successeur de Youri Andropov à la tête du PC soviétique devrait être connu aujourd'hui, à Tissue d'un plénum du comité central du PC dont la réunion a été, semble-t-il, retardée par des dissensions au sein de la direction soviétique.Selon des indications de source occidentale, le bureau politique du PC aurait continué à siéger pendant le week-end.Le plénum, quant à lui, devait se réunir ce matin, selon des sources est-européennes.Plusieurs ambassadeurs, qui sont membres du comité central, étaient attendus à Moscou hier soir.Trois jours après la mort du secrétaire général, les dirigeants du Kremlin n'avaient donc toujours pas réussi à trancher entre les deux solutions possibles: maintenir la gérontocratie au pouvoir ou procéder à une véritable relève par un jeune.Sauf coup de théâtre, trois hommes restent en lice, du fait des fonctions qu'ils occupent et de leur double appartenance au bureau politique et au secrétariat.I^e vieux: Konstantin Tchernenko, 72 ans, grandit dans le sérail à l'ombre de Brejnev dpnt il était le dauphin désigné avant que ses pairs lui préfèrent Youri Andropov.Il passe pour un apparatchik effacé avec une profonde connaissance des rouages du pouvoir.Les jeunes: Mikhaïl Gorbatchev, 52 ans, spécialiste de l'économie, sans expérience internationale, et Grigori Romanov, 61 ans, cassant et orthodoxe, qui a passé 37 ans dans l'ancienne capitale impériale de Leningrad avant d'être appelé à Moscou en juin 1983.'Le choix incombe au Bureau politique (moyenne d'âge: 67 ans) et doit être ratifié par le comité central réuni en session plénière.Mais le report du plénum (qui s'était réuni au lendemain de l'annonce du décès de Leonid Brejnev, il y a quinze mois jour pour jour, le 12 novembre 1982), semble indiquer qu'aucun des trois candidats ne fait l'unanimité.La non-réunion du plénum, samedi et hier, a été interprétée comme un signe de dissensions au sein du Politburo qui avait pourtant eu le temps de se concerter: la direction était manifestement au courant de la brusque aggravation de l'état de santé de Youri Andropov, le ministre de la Défense, le maréchal Dimitri Oustinov, ayant annulé un voyage prévu en Inde dès le 4 février, cinq jours avant la mort du secrétaire général.Protocolairement, le secrétariat général devrait revenir à Konstantin Tchernenko, nommé dès vendredi soir président de la commission chargée des obsèques.Cette fonction avait déjà' conduit Khrouchtchev et Andropov lui-même à la charge suprême.(Le journaliste soviétique Victor Louis, qui passe pour être très proche du Kremlin, indique dans une interview à l'hebdomadaire français Le Journal du dimanche que M.Tchernenko devrait être désigné pour succéder à M.Andro- pov selon un sentiment largement répandu à Moscou.D'après M.Louis, il n'y a personne, parmi les jeunes dirigeants du parti, qui ait une pb: pul.irite comparable à celle de la vieille garde).Selon des diplomates occidentaux à Moscou, la crainte de confier le parti à un jeune loup pourrait favoriser l'élection de M.Tchernenko dont la Candida turc à la succession de Brejnev s'était heurtée à l'opposition de plusieurs groupes et notamment à celle des militaires.«Nommer Gorbatchev ou Romanov c'est faire un choix pour les vingt prochaines années», note un diplomate.«En outre, fait-il remarquer, les deux jeunes n'ont d'expérience que sectorielle alors que Tchernenko est un généraliste connaissant parfaitement les rouages du parti.» La désignation de M.Tchernenko, considéré comme un adversaire de Youri Andropov, pourrait ainsi être décidée par les dignitaires du régime comme un moindre mal, selon les termes d'un autre diplomate.Elle signifierait en tous cas un retour aux idées brejnéviennes.Dans un article publié hier par le Sunday Times de Londres, l'Occident a pu avoir un avant-goût de la pensée de M.Tchernenko.L'article a été é-crit par ce dernier avant la mort de M.Andropov et servira d'introduction à une série de ses discours qui doit être publiée en Grande-Bretagne le 5 mars prochain.M.Tchernenko y mentionne notamment que «l'amélioration des relations avec les États-Unis est plus importante que jamais».Il précise que Moscou n'a pas «de secrètes visées ou de projets malicieux».«Nous sommes ouverts au monde», é-crit l'idéologue du Parti communiste.«En matière de politique étrangère, poursuit il, l'Union soviétique met l'accent sur le renforcement et la sauvegarde de la paix mondiale et sur la volonté de mettre un terme à la course aux armements.«Nous sommes favorables à un dialogue actif avec les pays qui vivent sous un régime politique différent du nôtre, en particulier les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.«Ce que mon pays demande aux autres nations, c'est de travailler patiemment à l'élaboration d'un climat de confiance général.» M Tchernenko a cependant insisté sur la puissance militaire soviétique «Nous sommes prt»ts à faire face avec efficacité à n'importe quel défi militaire.Évidemment, nous ne recherchons pas la supériorité militaire.Mais nous ne permettrons pas qu'une nation, quelle qu'elle soit, accède à une puissance militaire supérieure à la nôtre».Reconnaissant que les États-Unis et l'URSS ont beaucoup de différends, il écrjt: «Il est plus important que jamais aujourd'hui de multiplier nos efforts afin que nous nous comprenions mutuellement.L'impérieuse nécessité de préserver la paix et de garantir à chaque nation son droit à la liberté et à un développement libre prend le pas sur tout le reste».Les relations Est-Ouest: un cours imprévisible \u2022 (d'après liPI.AFP et AP) \u2014 Les observateurs à travers le monde semblent incapables de prédire le nouveau cours qu'em prunteront les relations Est Ouest à la suite du décès de Youri Andropov.À Washington, les autorités ont littéralement écarté la possibilité que le président Roland Reagan rencontre à brève échcari< » le successeur de M.Andropov « Un tel sommet, pour être uti le, doit être soigneusement préparé et doit permettre de croire qu'il donnera des résultats positifs », a affirmé un porte parole du Département d'État.À Santa Barbara toutefois.M.Reagan, après avoir décidé de ne pas se rendre à Moscou pour lefl funé railles du chef d'État soviétique, a laissé entendre qu'il pourraii envisager un sommet éventuel avec son homologue d'URSS.M.Reagan a même réclamé de son vice-président George Bush, qui se rend à Moscou pour les funérailles de demain, « de trans mettre les condoléances et lei meilleurs voeux de la population américaine au peuple de l'Union soviétique, et de leur exprimer notre profond désir de paix.\u2022 Certaines sources laissent entendre que M.Bush est porteur d'un message encore plus important, une invitation, tout de même conditionnelle, en vue d'un sommet des superpuissances dans les mois à venir.M.Reagan a d'ailleurs confirmé la tenue éventuelle d'un sommet en invitant les nouveaux leaders soviétiques « à s'asseoir afin de trouver la solution à certains des problèmes qui nous divisent.» M.Reagan a ajouté que la mort de M.Andropov permettait aux intéressés de « se livrer à un instant de réflexion » sur la situation des relations USA URSS et pourrait permettre de les améliorer.De passage à Londres avant de se rendre à Moscou, M.Bush y a conféré d'ailleurs avec le pre mier ministre Margaret Thatcher, étudiant la possibilité d'un dégel possible des relations Est-Ouest.Les deux ont réaffirmé l'intention des Anglo-Américains de renouer un dialogue construc-tif avec l'Union soviétique.Mme Thatcher assistera également aux funérailles de M.Andropov.Entre-temps, un haut fonctionnaire a dit croire que Constantin Tchernenko succédera probable- Le catafalque fleuri de Youri Andropov exposé depuis samedi dans la de la Maison des syndicats, à Moscou.Salle des colonnes téléphoto ap ment à M.Andropov, au Kremlin.Selon le sous-secrétaire d'État Lawrence Eagleburger, la nomination de M.Tchernenko ne serait pas susceptible de modifier l'état dos relations entre lev deux superpuissances.Il croit que M.Tchernenko mettra plusieurs mois à solidifier son pouvoir et qu'il ne pourra se permet tre de modifier ia politique adoptée par le Kremlin au cours des dernières années.A Moscou, les observateurs affirment également que l'avènement d'un nouveau secrétaire général du PCUS n'entraînera pas dans l'immédiat un changement de fond dans les rapports Est-Ouest.Le successeur de M.Andropov sera confronté aux mêmes problêmes que le leader décédé, no tamment celui des euromissiles et des négociations sur le désar mement.Il ne pourra entamer dans l'immédiat une politique conciliatrice envers l'Occident, sous peine de faire naître parmi ses pairs des inquiétudes sur une perte d'influence de l'URSS dans le monde.On croit par ailleurs que le nouveau chef du Kremlin sera plus un président de transition qu'une personnalité dominante.Le Comité central semble rencontrer certaines difficultés à remplir la vacance de M.Andropov, alors qu'il avait agi avec célérité à la La direction soviétique au grand complet est venue samedi rendre un hommage Youri Andropov.De guche à droite, Konstantin Tchernenko, Nikolai Tikhoniv, Dimitri nov, Viktor Grichine, Andrei Gromyko, Grigori Romanov, Mikhail Gorbatchev, Mikhail Solo-mentsov et Geidar Aliev.téléphoto ap L'HÉRITAGE INTERNE D'ANDROPOV Un début d'assainissement T T d'après UPI et Reuter L'héritage de Youri Andropov aura permis a l'Union soviétique de s'acheminer vers une économie plus saine et d'as-seoir les fondements de certaines réformes administratives.Il reviendra au successeur du sixième secrétaire général de mener à bien les changements entrepris par M.Andropov.Le nouveau numéro un soviétique aura à faire face à des problèmes que M.Andropov n'aura pu solutionner dans toute leur complexité, en particulier la faible productivité, la lenteur des changements technologiques et la diminution des revenus extérieurs due a la chute des prix de l'or et du pétrole.Lorsque M.Andropov prit le pouvoir voici quinze mois il fit de la politique économique du pays sa priorité.Il commença aussitôt par prendre des mesuras afin d'à ce mitre le rendement des travailleurs et il se débarassa des responsables incompetents, peu importe à quel palier administratif ils appartenaient.11 admit lui-même que sa réussite en ces domaines fut quelque peu limitée.Dans une déclaration publiée en son nom au mois de décembre il disait que les améliorations se faisaient à un rythme beaucoup trop lent er que l'industrie soviétique piétinait à cause d'une mauvaise coordination et d'une planification inefficace.Malgré tout, l'austère Youri Andropov put constater quelques progrès d'ensemble.La croissance industrielle en 1983 augmenta de 4 p.cent comparativement au 2,8 p.cent de l'année précédente.Le pays connut également sa meilleure récolte céréalière depuis cinq ans.Certains de ces succès ont été la conséquence d'une surveillance accrue des ouvriers par lj^po- lice.Celle-ci s'ingénia à diminuer le taux d'absentéisme en traquant les fautifs sur les lignes d'attente aux portes des magasins d'alimentation.Des amendes durent être versées par les pares seux et les travailleurs trop attirés par la «dive bouteille».Peu à peu Andropov donna à l'Occident l'image d'un réformateur radical bien qu'il montra aux Soviétiques qu'il préconisait le changement dans la modération.Pendant la durée de son règne, il mis sur pied de nouveaux systèmes d'organisation du travail et un projet pilote de décentralisation de la planification industrielle.Malgré les mesures prises par M.Andropov pour réduire l'écart technologique avec l'Occident, le chef d'État ne pouvait solutionner tous les maux de l'économie soviétique.disparition de M.Brejnev.Ainsi, la photo représentant les dignitaires soviétiques devant le cercueil de M.Andropov montrait ceux-ci en groupes dispersés.»>ans ordre protocolaire, ce qui laisse croire a une indécision des dirigeants soviétiques.Outre Tchernenko, les kremli-nologues estiment que le choix pourrait se porter sur M.Mikhail Gorbatchev, 52 ans, un spécialiste de l'économie qui avait fait impression au Canada, lors d'un voyage Tan dernier, ou sur M.Grigori Romanov, 61 ans, qui a fait carrière à Leningrad avant d'élire domicile à Moscou il y a un an.Trudeau n'a prévu aucune rencontre en particulier OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Trudeau a déclaré hier soir, au moment où il quittait Ottawa pour assister aux funérailles du président de l'Union soviétique Youri Andropov, qu'il « n'a prévu aucune rencontre en particulier» pendant son séjour à Moscou.On s'attend toutefois à ce que des entretiens avec certains membres du gouvernement soviétique aient lieu au cours de ce bref séjour sans qu'il soit possible de savoir qui exactement M.Trudeau rencontrera.«Ces entrevues seront organisées de façon plutôt impromptue après l'arrivée de la délégation à Moscou», a déclaré un porte-parole du bureau du premier ministre.A la tète d'une délégation officielle comprenant M.de Monti-gny Marchand, sous-ministre aux Affaires extérieures, et M.Peter Roberts, ambassadeur du Canada à Moscou, M.Trudeau sera de retour à Ottawa mercredi après-midi, soit a temps pour la présentation du budget fédéral.M.Alexey Rodionov, l'ambassadeur d'URSS au Canada qui est venu assister au départ de M.Trudeau, a conversé brièvement avec celui-ci au pied de l'escalier conduisant à l'avion du premier ministre.M.Rodionov a souhaité un agréable voyage à M.Trudeau.M.Trudeau a dit ignorer si des rencontres entre des dirigeants occidentaux auront lieu pendant son séjour à Moscou.Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, le président français François Mitterrand, et le chancelier ouest-allemand Helmut Kohi sont au nombre des leaders mondiaux qui assisteront à l'enterrement de M.Andropov sur la Place rouge.M.Trudeau avait espéré rencontrer Andropov afin de discuter de son initiative de paix.Vendredi, il a affirmé qu'il avait l'intention de faire d'autres propositions de paix à Moscou dès la nomination d'un nouveau leader soviétique.Par ailleurs, le ministre de la Justice, M.Mark MacGuigan, a déclaré samedi devant des jeunes libéraux de l'Alberta que le successeur d'Andropov sera plus agressif et moins sensible aux horreurs de la guerre.9 > LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 Decker et l'OJQ: l'accord parfait ORCHESTRE DES JEUNES DU QUÉBEC Chef d orchestre Invité Fran/-Paul OecHor Vendredi aolr.Redpath Mali de l'université McQIII PROGRAMME Pelléas ef MèUtande.musique de scène, op 46 (1905).Sibelius PeMeee et Métlsande.suite de concert tirée de la musique de scène op 80(1898) .Fauté Sympnonie no 3.en mi bémol majeur, op 97 (Rheinische Sinfonée) (1850) Schumann ORCHESTRE 3YMPHONIQUE DE MONTREAL Chef d orchestre invité Rale Armenian, Solistes: principaux lauréats du Concours OSM 1983 Hier apcè*-mWI.salle WHfrtd-Peiletler de la Place des Arts Dana le cadre des \u2022 Concerta Esao ¦ PROGRAMME Waverfoy.ouverture de concert Berlioz Sandra Graham, meteo-eoprano.28 ans (1er prix, chant) airs de La Ciemen/a dl Tito (Mozart) et de Boris Godounov (Moussorgsky) Walter Prossnitz.pianiste.24 ans (1er prix ex aequo, piano, classe A) Concerto no 2.en la majeur (Liait) Nhat Vlét Phi.pianiste.13 ans (1er prix.p,ano.classe B) 3e mouvement du Concerto no 21.en do majeur, K 467 (Mozart) Linda Marie Ippollto.pianiste.21 ana (1er prix ex aequo, piano, classe A).2e et 3e mouvements du Concerto no 3.en ré mineur, op 30 (Rach- manlnov) Oifrerture Leonqre no 3 Beethoven Des Jiens professionnels étroits se sont noués et une belle réciprocité de sentiments s'est établie, dès la première heure, en tr* Ffanz-Paul Decker et l'Orchestre des Jeunes du Québec.CLAUDE OINORAS L'ancien chef de l'OSM dirigea en 1978 les premiers concerts de l'OJQ et il y revient régulièrement.Vendredi soir encore, sa présence agissante et la confiance dans laquelle il met ses jeunes musiciens, tel un bon père embrassant de ses deux bras sa petite famille, produisirent de merveilleux résultats.Le travail en répétition avait manifestement été très soigné, particulièrement du côté des cordes, dont la sonorité fut rarement aussi généreuse et unifiée.Or, les trois oeuvres au programme, et surtout les deux musiques de scène pour le Pelléas et Mélisande de Maeterlinck, étaient particulièrement exigeantes pour les archets.Disposant d'un instrument qu'il avait lui-même mis au point (et qu'il avait augmenté im tamment de trois trombones pour le Schu mann), Decker put amener celui-ci à dis interprétations vraiment dignes de ce nom.Le mystère qui enveloppe le Sibelius, le doux par- DEM AIN SEULEMENT ! |^\\ SPECIAL m DE LA ST-VALENTIN ^ A LACHAT D UN BILLET D ADMISSION RECEVEZ EN UN AUTRE GRATUIT POUR LA PERSONNE QUI VOUS ACCOMPAGNE RICHARD BERRY BRIGITTE FOSSEY RICHARD ANCONINA Bern 4 266-2115 c 1 ' 2b 2 iO 5 15 15 V mm MO \\S.RENE MALO ix est rte RENÉ MALO présente- HECATE, MAITRESSE DE LA NUIT Bern 3 266-2115 1215 220 4M 635 845 Les DIEUX sont TOMBÉS SUR La TÊTE PQXJB ¦ ¦ Barri 1 266-2115 iff! 12 00 2 00 4 00 6 00 Longueuil 2 679-7451 800 1000 long 7 15 - 915 ISABELLE HANNA « Mj ±^ f.I HUPPERT SCHYGULLA lAiLS^J9(M | MARCO FERRERI RENÉ MALO MBfVBB Dauphin 1 721 6060 7 30 9 30 ISABELLE AOJANI Bern 5 266-2115 Cartier-Laval 665-5124 Benl 110 ¦ 340 \u2022 6 25 - 900 Cartier 700 930 CARKfN on f ilm do CARLOS SAURA POUR TOUS Berrl 2 266-2115 130 3 30 SJO 7 30 - 9 30 7 JE55ICA LANC3E en Version Française L Crémone 366-4210 645 9is RENÉ MALO Ingmak BmGMAn Rvr^nY&AizxAhDKE Dauphin 2 721-6060 800 '^î«CS5Sr JAMAIS oor^ plus JAMAIS Montréal 2 521-7670 2a rum MICHAEL ONTKEAN KATE JACKSON \u2022 HARRY HAMLIN IÛU5 UNE AUTRE FAÇON D'AIME 2* film 6 choque ciné CharnpkJin 1 Jean-Talon Brossard 3 524-1665 725 7000 465-5006 Verdun 76*2092 SAUtflflO JAMES CAM WAIT! R M An H AU ANN MAW.RET POU» TOUS le te quitte! VrduCWt*i Vllierov 366-55 7 7 Brouard 1 465-5906 Oléon 2 Laval 66 7-5207 n Version 1 Française 14 2e mm 6 cnoque ci ne Champloln 2 524 1665 ous»i tei à »-Jérôme Tkiènc* Hill B CBud ^PrnorT Quand faut y aller, *2É/ faut y aller.I A.CMÏ%àt 4*' }« mm 6 choque ciné longueuM 1 679-7451 Monrréol CARNAGE |I8an\\| si.\u2022 Mercier 255-6224 érouard 2 465-5906 ooéon 1 Laval 6675207 ?\u2022 film 6 choque dr BONNIE BEDELIA \u2022 BEAI BRIDGES l.EORO^I-Hi^TAXTON Alex ii Nlhon 2 935-424ô 7 15 MERYL STREEP KURT RUSSELL CHER SILK\\YO( )I> > Aiesn Ninon 3 936-4244 / S46 9 1» Décor* 2 341 3190 fum qu'exhale le Fauré, la noblesse « gothique » de la Rhénane : tout ce qui caractérise ces partitions fut traduit d'une façon parfaitement convaincante.La salle, presque comble, fit au chef et a l'orchestre l'une des ovations les plus enthousiastes jamais entendues à l'OJQ.Rien de plus normal : le jeune orchestre a donné là un des meilleurs concerts de son existence.(Bien que la chose n'ait rien à voir avec la qualité même du concert, il faut signaler que la liste des mouvements imprimée dans le programme contenait de nombreuses erreurs, et ce pour les trois oeuvres sans exception.) Les lauréats OSM Le dernier Concours OSM \u2014 compétition annuelle ouverte aux jeunes musiciens du Canada tout entier \u2014 a récompensé neuf débutants.Le hasard a voulu que Montréal et Québec figurent dans les petits prix et que les principaux lauréats viennent d'ailleurs.Nous avons entendu quatre lauréats hier après-midi.Malgré le grand mérite du chef invité, Raffi Armenian, à tirer le maximum du Waverley de Berlioz, je continue de penser que le programme du concert annuel des lauréats OSM devrait être entièrement consacré à ceux-ci.Ainsi, à la place des deux sélections d'orchestre, nous aurions pu entendre un et peut-être deux lauréats de plus.En piano, chez les plus âgés, le jury a couronné deux premiers prix ex aequo : Walter Prossnitz, de Victoria, et Linda Marie Ippolito, de Toronto.La comparaison entre les deux est d'autant plus tentante que l'un et l'autre avaient choisi des concertos très difficiles au plan technique mais peu exigeants au plan de la profondeur.Si les deux lauréats sont incontestablement des virtuoses, Prossnitz est nettement le plus musicien des deux.Or, il partait de très haut : nous avions encore en mémoire l'interprétation du génial Krystian Zimerman, qui, la saison dernière, avait transfiguré le Deuxième de Liszt.L'oeuvre se présente comme un grand mouvement formé de sections contrastantes et Prossnitz a tiré le maximum à la fois des passages de pure virtuosité et de grande rêverie.Il y a chez lui de la sensibilité et, ce qui est plus rare, de l'intelligence.Justement, de l'intelligence, il n'y en a à peu près pas dans le jeu de Mlle Ippolito.C'est une autre faiseuse de notes, sans imagination.Le minuscule Nhât Viêt Phi, de Moncton.montre déjà, à 13 ans, une étonnante assurance en scene et au piano (et il en faut pour commencer par une mini-cadence!).Le jeu est très clair et très musical.En chant, premier prix parfaitement bien mérité : Sandra Graham, d'Ottawa, a fait entendre un mezzo-soprano « léger » qui est agréable et bien placé et elle a montré une belle musicalité.Reginald Martel LITTÉRATURE D'ACADIE Avant et après Maillet Avons-nous une langue?Avons nous une littérature?Ces questions, qu'on ne pose pas ces jours-ci, ont mobilisé à diverses époques les discussions des intellectuels québécois.Ils y reviendront certainement! L'Acadie, entité culturelle faute d'être politique, fera peut-être l'économie de tels débats.Des Québécois se sont demandé si la littérature italienne existait.Elle existe, puisqu'on vient d'en écrire l'histoire.L'ouvrage, Histoire de la littérature acadienne (éditions d'Acadie, collection universitaire), est l'adaptation dune thèse de doctorat soutenue par Mme Marguerite Maillet, professeur à l'université de Moncton.Le sous-titre, De rêve en réve, parait ambigu.On comprendra que cette séquence onirique ne concerne pas l'existence de la littérature acadienne, mais bien son contenu.Le corpus des oeuvres anciennes est mince, au moins quantitative ment.Récits de voyages, lettres de fonctionnaires ou de notables, mono graphies de villages, biographies d'ecclésiastiques, théâtre édifiant, voilà ce qu'on a écrit jusqu'au milieu du XXe siècle.Mme Maillet aura eu le mérite de regrouper toutes ces oeuvres et de les situer dans le contexte social et politique de diverses époques: 1604-1866, 1867-1928, 1929-1957.La période la plus riche, celle qui commence dans la décennie cinquante, n'occupe qu'une vingtaine de pages.On n'en fera pas grief à l'auteur, qui tout de même signale les quelques événements qui ont contribué à l'explosion littéraire que l'on connaît: élection d'un Acadien à la tète du gouvernement du Nouveau-Brunswick en 1960, création de l'université de Moncton et surtout, en 1972, fondation des éditions d'Acadie.Les auteurs ne sont plus désormais en majorité des religieux, ils peuvent enfin être édités chez eux plutôt qu'au Québec.Mais déjà, en 1958, deux auteurs «lancèrent la littérature acadienne sur les voies de la récupération et de la contestation», les deux tendances actuelles que l'auteur identifie: An-tonine Maillet, avec Pointe-aux-Co-ques (édité d'abord par Fides puis par Leméac ) et surtout Ronald Des prés, premier poète moderne de î'Acadie, encore que «discret sur ses origines».La suite, c'est aujourd'hui et c'est demain.De tout en bref Le grand écrivain d'origine argentine Julio Cortazar.mort hier à Paris à 69 ans, avait laissé une profonde impression sur les écrivains québécois et étrangers, lors de sa participation à une Rencontre québécoise internationale des écrivains.Il aurait fallu signaler la semaine dernière, outre la série d'émissions (Radio-Canada MF) sur la Petite histoire de /'edit ion québécoise, une autre, celle-là consacrée à la Poésie québécoise depuis wio et dont la diffusion commencera le jeudi 23 fé vrier à 19 heures.Kt tant qu'à y être, proposer aux amateurs de revues lit téraires une émission spéciale de Gilbert Picard, jeudi prochain à 19 heures, sur le 25e anniversaire de la revue Liberté Aujourd'hui à 1! heures, à la salie de conférences du Théâtre Calixa-Lavallée, le romancier de Parc La-fontaine , Jean-Yves Soucy, rencontre ses lecteurs du troisièma âge.Ils parleront d'amour.( Informations au 849-52-59 ) Le poète Marcel-F.Raymond si gnera son dernier recueil.Journal de bord (éd.MFR ), à la librairie des éditions Bergeron (1741, rue Saint Hubert) le samedi 18 février à partir de 14 heures.La prochaine soiree Écriture d'ici aura lieu le même jour à 21 heures à la galerie du Frère Je rôme (1601, rue Saint-Denis).Guy Boulianne y lira des extraits de son recueil intitulé Avant-propos d'un prince fou.Il sera présenté par Renée Garneau.Le 5e Salon du livre de l'Outaouais aura lieu du 21 au 25 mars au Palais des congrès de Hull.Un slogan, plutôt qu'un thème: Un livre, c'est le temps.On attend quelque 35000 visiteurs.Le prix de traduction littéraire John-Glassco, doté de 500$, sera décerné le 12 mai 1984.Les propositions de titres, accompagnées de trois exemplaires des livres proposés, doi vent être soumis à l'Association des traducteurs littéraires (964, rue Cherrier, Montréal H2L 1H7) avant le 17 mars.Les Presses de l'université Laval viennent de publier le volume V du * Dictionnaire biographique du Canada (45$), qui couvre en 502 biographies la période 1801 1820.Cres! l'époque du trafiquant McTa\\ ish, du sculpteur Baillargé, du philanthrope McGill, du politique Panet, de nos arrière-grands-parents qui y sont peut être aussi.Le premier livre de Monique Proulx.un auteur de Québec/Améri que.connaît un bon sucées.L'éditeur annonce qu'on vient de faire un deuxième tirage des nouvelles réunies sous le titre Sans coeur ef sans, reproche, bien reçues aussi par la', ef critique.La nouvelle Commission consulta tive des arts du Conseil des arts du Canada, à sa première reunion, a approuvé une résolution qui demande au ministère du Revenu du Canada de suspendre toutes ses enquêtes en cours au sujet des déclarations d'impôt des artistes canadiens.Quatorze d'entre eux sont membres de ladite commission, dont les écrivains aea-dien Herménégilde Chiasson.québécois France Théoret et albertain W.O.Mitchell.Nuit blanche, la revue de la littérature en langue française la plus com-' plete au Québec, consacre le dossier de son dernier numéro aux utopies Excellent, comme d'habitude.if - » \u2022 ¦ 1 B Les subventions 1983-1984 du MAC, en résumé: 97000$ aux organismes professionnels du livre (Association des libraires du Québec, Association des éditeurs de périodiques culturels.Communication-Jeunesse, Société de développement du livre et du périodique, Association québécoise des sa Ions du livre et Union des écrivains québécois); 117500$ aux librairies (subventions aux librairies éloignées pour transport et communications ) et environ 350000$ aux éditeurs, dans le cadre du régime universel d'aide à l'édition.» « « Décès de Wakhevitch PARIS (AFP) \u2014 Georges Wakevitch, peintre et décorateur de cinéma et de théâtre, est mort samedi à Paris à l'âge de 76 ans.Né à Odessa, il avait collaboré avec les plus grands réalisateurs français et é-trangers, dans plus de cinquante films, notamment avec Jean Renoir dans «La grande illusion» et «La Marseillaise», Marcel Carné («Les visiteurs du soir»), Jean Cocteau («L'éternel retour»).PROBLÈME avec L'ALCOOL?Si veut vovi« z être aidé, appelez tout de «oit» ow: PAVILLON DU NOUVEAU Point de Vue 652-3981 Nos conseiller» vous aideront à retrouver le bonheur don% une sobriété permanente.Nous sommes situés à Varennes au bord du fleuve à 20 km de Montréal., VOTRE GUIDE DES MEILLEURS SPECTACLES EN VILLE CINÉMAS UNIS V- - '^^L'INDISCRETION * NASTASSJA KINSKI ^WJDIEY MOORE llnfalthfiilf^ Kl NT: Sem 7:45, 9:30.PALACE i h PALACE 2 698 ST CAIMIHINI O 866 6991 Mc.'.ut OORVAL 2 12:25.2:10, 3:55, 5:40.7:30, 9:20.DOR VAL: Sem.: 7:15, 9:15.KENT 1 ?60 AVI nouvAi 631 8S86 6100 SHERBROOKE O 489-9703 SEM: 6 05, 8:05 J GREENFIELD PARK 1 PI r.HtiNHf ID PARK 671-6129 MASOCH [14 ANS IM UN ] f 18 ANS SEM : 6:00, 7:35.GREENFIELD PARK 2 PI CHif Vlf iD PARK 671-6129 IWmx ftfmnw» .ittir.» l'un* vtr* l'.«ulr« vi\\,nt utn imilit >\\s^^ ! «vn j'.irt n ulurv *f rMomentg COLERE DESTRUCTEUR! OUI \"IIIVI HIM PARISIEN: 115 3:15, 5:15, 7:15, 9:15.LAVAL: S«m.: 6:00, 7:55.9.50.VERSAILLES: Sem.6:00, 7.45, 9.30.l Uncbef'dbeime Simone de Beauvoir SEM.: 6:30, 9:00 ELYSEE 1 35 Mi'JON 842 6053 T LA BALLADES-DE NARAYAMA un firm de SHOHll IMAMIJRA U ANS ATASTEOFSIN 5l k PALACE 4 IS ANS DAN AYKROYD EDDIE MURPHY! 14 ANS 698 ST CATHERINE O 866 6991 SAC Gil L 1:15, 3:00, 4:45, 6:20, a05, 9:50.IMPERIAL 18 ANS M30 BiEURV 288 7102 CI ARt MONT PfRIAL: Sem.: 6:15, 800.9:45 DORVAL: 7 30, 9 30 DORVAL 1 5038 SHERBROOKE O 486 0973vENOOME 260 AVE 00«VAI 631 8S86 liâlll UN FAUTEUIL ^> POUR DEUX Un drôli dê gtnrt d tftVret 'Vf I V/'Sîii* PARISIEN: 12:30, 2 45, 5:00, 7:15.9:30.LAVAL* S«m: 7:00, 9:15.h! PARISH N .1 IAVAI ; 4IC v CAT Ht R M D 166 3IS6 CINΫr i AvA» 618 ?\"6 480 51 CAfHERlfUf (J 866 3856 ¦ 'Il IIIIMIIM W PL AC! VERSAILLES 3S3 7880 hai>is\\u\\ CENTRE i AVAl 688 7776 LAVAL 1 CLAUDE M ASSET Ht CAWTELLE LAZIFRE \u2022 OAYLE HAPOGW POUR TOUS 1 V LA.CRIME PARISIEN: 12:55, 2.55, 5:00, 705, 9:10 LAVAL: Sem.7:15, 9:15.Le PARISIEN 1 IAVAI 3 480 S' CA'HEa v i; 868 3868 CENTRE lAVAl 668 7?T6 LES EX-PtMES dt la COMÉDIE! POUR TOUS J PIERRE GÉRARD RICHARrw>EPARDIEU S En Français LAVAL 4 CENTRE lAVAi 688 7776 9:15.PALAŒ 12:25, 1 2:20.4 15.6:10, 805, 10.00.LA VAL Serr : 7:15 Plu% 2m FILMCHOTIQUC Woody Allen ¦:¦1 MM Mia Parrow oxoti PIACE VILLE MARIE CINEMA 1 866 0689 12:15, 2.00,3:50, 5.40.730.9:20.E3 En Anglais PALACE 3 696 SI CATHERIN» 86r> 6991 mo.i PARISIEN: 12.05,2:00,4 00.5:50, 7:45, 9:40.LAVAL: Se*n.: 6:00, 7:50, 940.VERSAILLES: Sem 610, 7:50, 9.30.BS CENTRE l AVAL 688 7776 PLACE VERSAILLES 353 7880 RADlSSuf Le PARISIEN 4 LAVAL 5 VERSAILLES 3 A An fit A fwJe i Jennifer Beols VERSAILLES 2 Mi Sem 6:00.7 40, 9:20 »1ACl VERSAIUFS 353 7880 RAOISSON * \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 )¦m,.m etlllln Ri Jrès impressionnant ' \u2014 Des Spiegel ELYSEE 2 35 MILTQN 842 6053 123031 Le goût de l'ean III NMAAfc VAN «VA 11 II \u2022m i.i» * OftttW SI UNRE lira*?imo heV«*55V 12 00, 2 20, 4.40, 7 10.9 45 O « i t I GORKY PARK AUSSI DtUMCMI C.HAND » Il m 6 CINE 539 M* \\.c Ar* S NEVfc POUR TOUS R C H Y LA CITÉ! Sem 7.10.9-.30.KINTt Sem.: 7:00, 9 15.LOEWS: 12:00, 2 15.4 35, 7:00, 9:30.954 s1ca1hihinio 861 M37 PEU :i LOEWS 2 WOLF KENT 2 3 ors av chi pah» 844 94 706100 9703 fpDt^riOTTot^i PLACE VILLE MARIE C INI NIA 866 0689 12 30, 2 40, 5:00, 7:15,9:30 I t 1 10.2«.4 00, AcOO.SOO.1000 POUR TOUS jOMM ¦tvOll Olivia LOEWS 3 i 9S4 SI CATh«hiN« 861 M37 \u2022 ' iiimiiiimiimiiiitnTliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 JULIO CORTAZAR L'écrivain du rêve et de la révolution n'est plus PARIS, (AFP) - Avec le conteur et romancier de langue espagnole Julio Cortazar, qui s'est éteint hier à 69 ans à Paris, disparaît un des maîtres de la littérature fantastique, un révolutionnaire de l'écriture \u2022 t un écrivain de combat.D'origine argentine, mais vivant à Paris depuis plus de 30 ans, il avait été naturalise français en juillet 1981.Julio Cortazar est considéré comme un franc tireur de la littérature.La fiction baroque et l'humour noir sont aussi pour lui le moyen d'exprimer sa révolte contre la réali té en Amérique latine, telle qu'il la juge de son exil, dictature et oppression.Pour l'auteur, en effet, l'exercice de la littérature est in acte révolutionnaire par nature.« Depuis que je vis en France, je me sens tris Argentin », disait-il dix ans après son exil, et «mes livres prouvent mon amour pour l'Argentine.Julio Cortazar, s'il a choisi d'habiter Paris en 1951.n'a jamais eu le sentiment d'avoir abandonné le pays où il a p^ssé son enfance, fait ses études et écrit son premier ouvrage, « Bestiaro » (Bestiaire), recueil de contes fantastiques, marques par l'influence d'Edgar Poe dont il est le traducteur.Dans un langage d'une totale simplicité, il évoque un monde irrationnel, hallucinant.Il a alors 41 ans et s'apprête à fuir le péro-nisme, renonçant à une chaire universitaire C'est à Paris que Julio Cortazar écrira la majeure partie de son oeuvre, une série de romans et nouvelles tous écrits dans sa langue maternelle.Ses nouvelles fantastiques notamment le rendent célèbre en Amérique latine comme en Kurope où le metteur en scène italien Antonioni s'inspire d'un de ses contes pour réaliser \u2022 Blow up ».Romancier, Cortazar est l'auteur, entre autres, de « Marelle » ( 1966), considéré comme un des plus grand roman contemporain en langue espagnole, véritable puzzle qui lui demanda quatre années de travail et que Ton a comparé à « Ulysse », de Joyce.Il a été réédité plus de 20 fois en Amérique latine.Près de dix ans plus tard, publié en 1974 en France, « Le livre de Manuel », reprend les mêmes schémas et met en scène un groupe d'exilés résidant à Paris.Il obtient le prix Médicis étranger et l'auteur en verse le montant à la résistance chilienne, considérant que son roman est «un acte de résistance contre toutes les oppressions ».Un livre révèle le mieux la personnalité complexe de cet écrivain irrationnel, destructeur et visionnaire, « Le tour du jour en quatre vingts mondes» paru à Mexico en 1967 et en France en 1980.Il y met en scène sa femme, ses amis, son chat, répond aux critiques, prend parti sur les problèmes brûlants, égrène des confidences.Défenseur des droits de l'homme, Julio Cortazar a toujours été engagé politiquement, partisan de la révolution cubaine, puis des sandinistes au Nicaragua, il estimait légitime la guérilla salvadorienne et réaffirma plusieurs fois sa sympathie pour le socialisme.Cependant, il se sentait et se voulait écrivain plus que militant.« Il faut sauver ce que nous avons à dire sur ce qui se passe en Amérique latine par des qualités littéraires indiscutables », disait-il.La Taganka n'attend plus Lioubimov MOSCOU, (AFP) - La troupe du théâtre la plus populaire de Moscou, la Taganka, ne croit plus au retour de son metteur en scène You ri Lioubimov, qui officiellement poursuit un traitement à l'étranger pour une maladie nerveuse.Lioubimov, 66 ans, a quitté Moscou à la mi-septembre pour Bologne où il devait présenter en janvier son spec- tacle «Tristan et iseult».Selon le directeur du célèbre théâtre d'avant-garde, Lioubimov devait regagner Moscou vers le 15 janvier, mais on l'attend toujours, sans grand espoir aujourd'hui.« Les conditions que veulent lui imposer les autorités sont pour lui inacceptables, et jamais il n'acceptera que ses spectacles soient censurés ».estime un des ses proches.Les deux derniers spectacles que Lioubimov prévoyait monter, Boris Godounov et une soirée â la mémoire du poète Vladimir Vissotski, ont suscité de violentes critiques de la part de la « commission de la direction de la culture » qui les a purement et simplement interdits sous leur forme originelle.Les bèmrffcfcs cfc* a ttrags &?«a Ourrjbre de Commercé de Mor>!féal Coot des b»a*ts chacun 2.00$ 3 r>ltets 5.00$ 15 Mets 20.00$ Le grwnà l*xg9 eut» t*u ta dwwenchtf 25 mar».a 19M00 au Velodrome Pour information (514) 866-2861 La Chambre de commerce de Montréal Entièrement réalisée et offerte gracieusement par LE OdPE ROlia pour souligner le lancement de son Programme v Qfjï?Çe qu'iï y a de mieux à votre tendre moitié! Y 6170, ch.Cote SMuc \u2022 Galènes Roberval, 1316.rue Roberval, St-Bruno \u2022 5835 est.boul Henri-Bourossa \u2022 Plozo Centennial, 3343 boul des Sources, D D 0 \u2022 69.boul Gréber, Pointe Gatineou \u2022 Carrefour Richelieu, St-Jean \u2022 255.boul de la Concorde \u2022 4859 av Von Horne \u2022 635 32* ov \u2022 705 Curé Labelle \u2022 6370 est, rue Sherbrooke CKOI La première station à Montréal à vous donner officiellement la date de mise en vente des billets pour le spectacle de CUL TURE CLUB Demeurez avec nous pour connaître les détails A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 FÉVRIER 1984 par Pierre J.Bourgault Apprendre la micro-informatique sans ordinateur >v- QUELQUES MOTS SUR L'AUTEUR DU COURS Pierre J.Bourgault est diplômé en electrotech-nique.Il possède un certificat de premier cycle en technologie éduca-tionnelle et poursuit des études en informatique.Il est technicien au centre audio-visuel du college Marie-Victorin.Sa bonne expérience des adultes, son experience de communicateur et de vulgarisateur, sa compétence en électronique en ont fait l'auteur tout désigné pour écrire le cours que nous vous offrons.LEÇON 1 À QUI S'ADRESSE CE COURS ?Ce cours s'adresse à ceux et celles qui ne veulent pas se laisser envahir par la technologie de la microinformatique sans la comprendre.Chaque leçon comportera deux volets : \u2022 la programmation en BASIC \u2022 informations générales et exercices.Le cours est conçu de telle façon que les gens qui ne possèdent pas de microordinateur puissent apprendre à programmer malgré tout Afin que cette série puisse être utile à une majorité de gens, nous n'étudierons pas un modèle de microordinateur en particulier, mais nous verrons les fonctions générales communes a tous les appareils.Ainsi, à la fin des dix leçons de ce cours, vous serez capable de faire de la programmation en peu de temps sur n'importe quel microordinateur doté du langage BASIC.Vous aurez les bases nécessaires pour apprendre d'autres langages de programmation Vous serez en mesure de faire un choix éclaire si vous desirez acquérir un microordinateur Et puis, si vous n'êtes ni intéressé à apprendre à programmer, ni à vous acheter un appareil, vous serez en mesure de comprendre de quoi vos enfants parlent, si vous êtes parents.Car les enfants en parleront.COMMENT SERA PRÉSENTÉ CE COURS ?Le volet programmation Les notions de programmation et de langage de programmation seront généralement présentées dans le texte non encadre.Le langage que nous étudierons est le langage BASIC.Nous avons choisi le BASIC, non pas parce que c'est le meilleur ni parce qu'il est facile à apprendre, mais parce que jusqu'à maintenant, pour la majorité des microordinateurs sur le marché, le langage BASIC est inclus dans l'appareil.Si on désire un autre langage, il faut payer un supplément et s'assurer que l'ordinateur est suffisamment puissant.Pour les mêmes raisons, nous n'étudierons pas le BASIC français.Mais n'ayez crainte, même si l'anglais vous rebute, le vocabulaire du BASIC est assez restreint et facile à apprendre En outre, cela n'empêche pas de rédiger des programmes ou l'ordinateur conversera en français avec son interlocuteur.Nous verrons à quoi ressemble le BASIC français a la leçon 9.Toutefois, ayant appris le BASIC, rien ne vous empêchera par la suite d'apprendre le LOGO ou le PASCAL ou tout autre langage et d'en apprécier les qualités.Au cours de cette série, nous consacrerons une leçon a l'étude d'autres langages de programmation De plus, afin de visualiser l'effet d'un programme.\u2022I vous sera suggéré dans le texte d'utiliser notre microordinateur en papier et la bande-image à découper Voir l'encadre a ce sujet dans cette leçon Le volet informations générales Certains modules encadrés contiendront des informations générales sur les microordina-teurs.les différents accessoires qu'on peut y brancher, le fonctionnement interne, etc QU'EST-CE QU'UN MICROORDINATEUR ?C'est un appareil très versatile qui est capable de rendre des services dans tous les domaines.Il peut accomplir des tâches aussi variées que de faire la mise en page d'un texte, contrôler une lessiveuse ou simplement divertir par des jeux.Un microordinateur est constitué de plusieurs composantes.Il contient nécessairement un élément appelé microprocesseur.C'est un circuit électronique super-miniaturisé.Ce circuit est gravé sur une plaquette de silicium.On désigne communément cette plaquette sous le nom de puce.La puce est enfermée dans un petit bloc de plastique d'où émergent de multiples broches de métal conducteur Ces broches servent à connecter le microprocesseur aux autres éléments du système Afin que le système composé du microprocesseur et des mémoires puisse être utile à quelque chose, il faudra lui ajouter des dispositifs d'entrée et de sortie (on rencontre souvent l'abréviation E/S pour entrée-sortie, ou encore I/O, de l'anglais input-output).Servons-nous d'exemples pour illustrer le concept d'entrée-sortie.L'ORDINATEUR ET SES PÉRIPHÉRIQUES : LE CLAVIER On oublie parfois que le clavier est un périphérique parce qu'il est souvent incorporé dans le même boîtier que le microprocesseur et les mémoires.LES ORGANES PÉRIPHÉRIQUES, ou plus simplement LES PÉRIPHÉRIQUES, représentent tous les dispositifs d'entrée-sortie d'un ordinateur.LE CLAVIER est un périphérique d'entrée.C'est par le biais du clavier qu'on peut entrer les instructions et les données à faire traiter par l'ordinateur LE MICROPROCESSEUR est le cerveau du microordinateur, c'est lui qui fait le travail le plus important.Le travail du microprocesseur consiste essentiellement à traiter des données.Prenons par exemple l'opération 2 + 3.Les nombres 2 et 3 sont les données.Elles seront lues sous forme codée par le microprocesseur qui en effectuera le traitement, et retournera une information : le résultat de l'addition.Lorsqu'il est nécessaire que le microprocesseur exécute plusieurs opérations successives, comme c'est toujours le cas.il faut lui adjoindre des mémoires.LES MÉMOIRES sont des circuits qui ont la possibilité d'emmagasiner (de mémoriser) les données, les instructions et les informations sous forme codée Le microprocesseur lira les données, les traitera et placera dans ces mêmes mémoires les résultats du traitement.La qualité du microprocesseur (rapidité, possibilités) et la quantité de mémoires sont des éléments déterminants de la puissance d'un microordinateur.Nous verrons dans une prochaine leçon l'unité de mesure utilisée pour représenter la quantité de mémoires d'un ordinateur.COMMENT PARLER À L'ORDINATEUR ?PREMIEREMENT DEUXIEMEMENT FIN EXECUTER demander le nom de la personne écrire « bonjoui » suivi du nom de la personne des tâches a accomplir ces tâches voire nom s \\ p bonjour ta tour !es deux hommes et l'auteur partent à la chasse au caribou.et c'est le drame.le drame autour d'une statuette magique et d'un grand loup blanc qui hurle à la mort dans le désert glacé de l'Arctique.Une histoire vécue, authentique, palpitante par l'auteur de L'été du grizzly et de La Louve de Kaniapiskau 200 pages OFFRE SPÉCIALE Al X ABONNÉS DK LA PRESSE W< DE RÉDUCTION COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 Économisez temps et argent en commandant vos livres des Editions La Presse par téléphone Vous nave?3u'à composer le numéro 2*5-6984.onner votre numéro
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