La presse, 16 juillet 1984, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ÎOO ans \ti\tPONT1 AC \u2022 WKK 0- vfNTirr m LOCATION \tma\t 11251, NOTRE-DAME Mit \\r*è+îmè~+\\ 645-1651 351-6340\t\t r%4 LA MÊTcOrjCia VARIABLE, AVEC POSSIBILITÉS D'AVERSES EN FIN SOIRÉE AUJOURD'HUI: MIN.20°, MAX.27° , DEMAIN: ENSOLEILLÉ AVEC PASSAGES NUAGEUX.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, LUNDI 16 JUILLET 1984, 100e ANNÉE, N° 182, 50 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents Hors do la zcuv métropolitaine: 45cenls SÔpMleset Baio Come.iu: 50 cents SEPTEMBRE Bien choisir son nid Enfin ! Ils .se sont branchés ! Le bel oiseau rouge à tète blanche, de Toronto, va tenter de se faire un nid dans les grands pins de Colombie alors que, de son côté, son rival bleu au chant grave fuit les grands vents de la côte atlantique pour revenir se percher au milieu des épi-nettes chétives de la Côte-Nord.PIERRE GRAVEL Rarement en campagne é-lectorale a-t-on vu les comtés des chefs prendre autant d'importance que maintenant.Qui se souciait jadis de Mont-Royal et de Yellowhead, les fiefs inexpugnables de Pierre Trudeau et de Joe Clark ?Et voilà que cette fois, les circonscriptions de Manicoua-gan et celle que choisit aujourd'hui M.Turner à Vancouver seront les points de mire de toute la campagne é-lectorale.Parce que pour la première fois depuis fort longtemps, les deux leaders en présence en sont à leur première tentative dans la circonscription qu'ils ont choisie.Et qu'aucun des deux chefs n'est assuré de sa victoire dans le coin de pays qu'il tente de conquérir personnellement.Comme à dessein, comme pour se mettre mutuellement au défi, chacun a renoncé aux nombreux châteaux forts qui s'offraient à lui pour se lancer à l'assaut d'un bast/on que ses troupes ne contrôlent pas.Cette originalité de la campagne qui s'amorce illustre bien le caractère éminemment personnalisé de ce combat des chefs.Des rivaux qui ont étrangement beaucoup de points communs! D'abord leur stature politique qui apparaît bien modeste en regard de la taille du géant qu'ils prétendent remplacer.Puis leur origine professionnelle et leur expérience du monde des affaires.Et de façon plus globale, leur approche des grands problèmes économiques de l'heure et leur difficulté de définir clairement les solutions qu'ils proposent.voir NID en A 2 De /ooS cfa'SSeB- ces f WATTBlSTs'8fAuœof\\ LANCEMENT DE LA CAMPAGNE AU QUEBEC Brian Mulroney a lancé hier la campagne de son parti au Québec en présentant officiellement les 60 candidats conservateurs déjà choisis dans la province.MAURICE JANNARD Cette formation avait promis des surprises et des « gros canons », mais on retrouve tout au plus huit personnes vraiment connues du grand public.D'autres candidats, toutefois, peuvent être considérés comme des individus bien implantés dans leurs milieux régionaux.C'est d'ailleurs cet aspect que M.Mulroney a mis en évidence en les présentant.Parmi les personnalités connues, en plus du chef et du député Roch LaSalle.on retrouve Robert de Cotret, vice-président la Banque Nationale du Canada, Lawrence Hanigan, président de la Commission de Transport de la Communauté urbaine de Montréal, Vincent Delia Noce, président de l'Association des services de l'automobile, Mme Gabrielle Bertrand, veuve de l'ex-premier ministre unioniste Jean-Jacques Bertrand et mère de Jean-François Bertrand, leader parlementaire du Parti québécois, Marcel Masse, ancien ministre québécois, Nick Auf dor Maur, conseiller du Groupe d'action municipale à l'hôtel de ville de Montréal, l'homme d'affaires Roland Gagné et l'avocat Marcel Danis.Parmi les autres aspirants conservateurs, on note des personnes qui sont surtout connues au niveau régional.Comme le maire de Dollard-des-Ormeaux, Gerald Weiner, l'ingénieur Bob Layton, dans le West-Island, le fiscaliste Michel Côté à Québec, le conseiller municipal de Sainte-Foy, Suzanne Duplessis, et l'animateur de radio dans la Beauce, Gilles Bernier.« Vous êtes des vedettes qui reflétez les valeurs et les aspirations de vos régions », a dit M.Mulroney à ses candidats.Quant au chef conservateur, il n'est encore pas le choix officiel dans le comté de Manicouagan.M.Mulroney a indiqué aux journalistes que l'assemblée de mise en nomination se tiendra d'ici à une dizaine de jours.Voulant manifestement prévenir les critiques voulant que son parti n'ait pas attiré les gros noms qu'il avait promis, M.Mulroney a lancé : « Qui connaissait Jean Chrétien avant qu'il ne se fasse élire dans Saint-Maurice ?Personne! » voir VEDETTES en A 2 ?«Nous avons i'affection des libéraux du Québec» page A 9 ?L'éditorial de Michel Roy page A 6 M.Mulroney était fier de présenter le candidat conservateur dans Laval-des-Rapides, M.Lawrence Hanigan, également président de la Commission de Transport de la Communauté urbaine de Montréal.photo Robert Mailloux, la presse VOLTE-FACE DE MONDALE DANS L'AFFAIRE LANCE San Francisco vit au rythme des démocrates et des manifs ¦ ¦¦¦¦ I \u2014 ¦ H»*^fc\u2014XMMMWMMI I I I I .M .¦ M- l \u2014 ¦ \u2014 » ¦ l - San Francisco a été le théâtre hier de deux manifestations séparées réunissant chacune plus de 100 000 personnes: les deux manifs (Tune de syndicalistes et l'autre d'homosexuels) se sont déroulées dans le calme.photolaser upi SAN FRANCISCO (d'après AFP, AP, UPI et Reuter) \u2014 San Francisco accueille aujourd'hui, au milieu de manifestations permanentes, la convention nationale du Parti démocrate dont les vainqueurs devraient être, pour la première fois dans l'histoire, un homme et une femme : Walter Mondale et Géraldine Ferraro.Pratiquement assuré de l'investiture démocrate, l'ancien vice-président Walter Mondale a cependant bien failli, samedi, déclencher une révolte au sein de son parti en tentant de nommer à la tête de celui-ci M.Bert Lance, ancien directeur du budget du président Jimmy Carter.En effet, l'effet positif créé par M.Mondale en choisissant comme colistier la première femme figurant sur le « ticket » de l'un des deux grands partis américains, la représentante Géraldine Ferraro, a quelque peu été terni par cette «erreur énorme », selon les termes du leader de la délégation de l'État du Nebraska.Créant des tensions susceptibles de se transformer en affrontements électoraux, M.Mondale avait manifesté samedi son intention de remplacer le président du Parti démocrate, M.Charles Manatt, par M.Bert Lance, président du Parti démocrate de l'État de Géorgie, ami personnel et membre du gouvernement de M.Carter.M.Mondale s'est repris à temps hier et a évité le pire en réinstallant M.Manatt dans ses fonctions de président du parti, calmant ainsi les protestations de nombreux de ses partisans et de ses adversaires.À San Francisco, alors que deux manifestations séparées de voir DÉMOCRATES en A 2 Nouveau concept architectural Une première au Québec.Un développement unique et prestigieux!.AUJOURD'HUI Dl CIOCCO La dépouille du maire Antonio Di Ciocco sera exposée à l'hôtel de ville de Saint-Léonard à compter de demain.page A 3 CORVÉE -HABITATION Depuis hier, la subvention de $1 000 offerte par le programme Corvée-Habitation est abolie mais les taux d'intérêt de 9,5 p.cent subsistent.page A 5 GRANDE- ! BRETAGNE Mme Thatcher est prête à recourir à l'armée pour limiter les répercussions des grèves des mineurs et des débardeurs britanniques.page A 10 i g.L'AUTOMOBILE En 1985, la Ford Escort et la Mercury Lynx auront une carrosserie dont le design s'inspire de la Ford européenne.page C 1 REVENU FAMILIAL Sans la contribution des épouses, le revenu familial aurait connu une baisse considérable au cours des 10 dernières années, au Canada.page B 1 Incident autour d'une - m %\u2022« \u2022 WW \\ r\u2014, >J> I h.J %« W \u2022 % »kWIIIIIIWwy trouve pas d'Églises aussi im-irtantes que l'Église Unie et An-licane.objets offensants m.Stiller estime également que les objets vendus relativement à la visite du pape sont offensants.« Les souvenirs sont Le pape Jean-Paui II, qui séjourne présentement dans sa résidence d'été de Castel Gan-dolfo, a prié hier pour les victimes de la tragédie ferroviaire yougoslave lors de sa traditionnelle bénédiction du dimanche midi.téléphoto ap une chose, mais le mercantilisme visant à payer son voyage est sûrement le témoignage du manque d'intérêt des membres de sa propre Église, surtout lorsque îa majorité des Canadiens se dit catholique ».Seion ie reverend Stiller, le pape devrait faire une déclara tion publique contre la vente de macarons, T-shirts, cendriers et autres objets portant l'emblème de l'Eglise et le portrait du pape.« Je crois que le pape se situe bien au-dessus de tout cela.Il aide les gens à réaliser ieur besoin d'un accomplissement religieux, y Il considère que la vente « éloigne les gens de l'acte honnête de donner pour le pape.Les gens sentent qu'ils doivent recevoir quelque chose pour leur offrande.» Par ailleurs, Mgr John Sherlock, évèque catholique de London (Ontario), et président de la Conférence canadienne des évoques catholiques, défend la participation gouvernementale relativement à la visite de Jean-Paul II.« Il est très important pour lui (le gouvernement) que le Saint-Père soit en sécurité », confie-t-il.\u2014 Presse canadienne Micro-ordinateurs Apple: le MEQ maintient son refus d'octroi de $400 000 à la CÉCM La rencontre des représentants de la CÉCM avec les hauts fonctionnaires du ministère de l'Éducation n'y a rien change.Le MEQ refuse de subventionner l'achat de 120 micro-ordinateurs Macintosh de la compagnie Apple et re- NICOLE BEAUCHAMP tieni son octroi de $400 000.A la faveur des vacances, le dossier restera en suspens jusqu'à la veille de la rentrée scolaire.Lors de leur dernière réunion, i la fin de juin, les commissaires de la CÉCM avaient ni plus ni moins coupé la poire en deux.Le programme global pour équiper les écoles en micro-ordinateurs \u2014 les experts de la commission avaient jeté leur dévolu sur le Macintosh fabrique par Apple pour des raisons pédagogiques \u2014 comportait en effet l'achat de quelque 240 appareils t»t logiciels, et prévoyait un investissement de $770 000.Aux yeux du MEQ, le produit d'Apple ne rencontre pas les règles d'éligibilité établies.On so souviendra q*.:'ù la mî mai, le ministre Yves Bérubé annonçait l'allocation immédiate de $7,3 millions pour permettre aux commissions scolaires de parer à leurs besoins dès septembre prochain en attendant l'arrivée du Max-20-E franco-québécois.Le choix des appareils devait toutefois se conformer au devis technique élaboré par le ministère et les milieux de l'enseignement.Les commissaires de la CÉCM avaient tout de même décidé de commander 120 Macintosh pour completer l'équipé ment des écoles secondaires et de les payer avec la subvention de $370 000 déjà versée par le MEQ.Quant aux 120 autres micro-ordinateurs, destinés ceux-là aux écoles primaires, escarmouches avec le MEQ et d'aller plaider à Québec combien les arguments pédagogiques l'emportaient sur les considérations politiques.La rencontre, quasiment au lendemain de la réunion des commissaires, n'aura pas fait fléchir ie MEQ.Ou la CÉCM procède à une deuxième série d'achats de Macintosh et défraie la facture à même ses budgets, ou elle se rabat sur un produit accepté par le MEQ pour obtenir l'octroi prévu de $400 000.Mais le conseil des commissaires ne siégera pas avant la fin du mois d'août.Pendant ce temps, 115 commissions scolaires, à la faveur d'un contrat-cadre avec les distributeur:.IBM et Lan- ni r TPr»/>V»*>r\\lr\\rrî.>«- »»»»«\u2022#¦»%-»* .-> I» ~ té quelque 2 700 micro-ordinateurs pour la rentrée scolaire, des PC et PC junior ou des Eagle PC.QUÉBEC \u2014 C'est à croire que la vieille capitale est devenue, cet été, «le» rendez-vous de la francophonie hors Québec et outre Amérique du Nord ! Chanteurs, spécialistes en toponymie, maires des villes francophones etc., s'y seront côtoyés.Cette semaine, plus d'un millier de professeurs de français, venus de 80 pays, se rencontrent aux abords de la colline parlementaire.NICOLE BEAUCHAMP Le 6ième congrès mondial de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) s'ouvre en effet aujourd'hui sous le thème général : « Vivre le français, dialogue des cultures et formation de la personne».Vivre le français, le parler, l'écrire, l'enseigner avec un supplément de coeur conscient comme s'il s'agissait d'une urgence face à la révolution informatique ?Demain pose dès maintenant un défi colossal à la francophonie.Le mot recouvre déjà les réalités socio-économiques extrêmes de pays dispersés sur Taxe Nord-Sud.En plus, la langue française, à la fois gardienne des cultures qu'elle exprime et outil de communication, perd de plus en plus de terrain sur à peu près tous les fronts.En raison de leurs préoccupations communes, les écrivains s'unissent ainsi aux professeurs de français pour analyser les implications du virage technologique sur la langue et la culture.Deux congrès en un, donc.La conférence internationale présentée par l'Union des écrivains québécois sous le thème « Culture et technologie : fusion ou collision ?», s'incorpore au congrès de la FIPF.Celle-ci propose aux congressistes un programme très touffu.Il fait en quelque sorte le tour des continents où.de la maternelle à l'université, on apprend le français comme langue maternelle, langue seconde ou langue étrangère.Ses organisateurs ont toutefois regroupé les multiples sujets abordés \u2014 plus de 700 \u2014 en trois séquences elles-mêmes subdivisées : dialogue interculturel, dialogue interpersonnel et pratiques didactiques, formation des enseignants.Expériences vécues Derrière ces termes abstraits, ce sont pourtant des questions soulevées par les constats de recherches et les expériences vécues que les participants brasseront au fil des ateliers, tables-rondes et conférences.Un exemple parmi tant d'autres : quels problèmes fait surgir l'enseignement du français dans les écoles pluri-ethni-ques.« L'enseignement d'une langue, au-delà des objectifs purement scolaires, comporte des enjeux psychologiques et sociaux considérables, qui sont étroitement liés aux situations réelles très diverses et que le professeur de français doit prendre en compte », souligne le président de la FIPF, Emile Bessette, dans son message de présentation du programme du congrès.L'excellence Cet événement, techniquement organisé par l'Association québécoise des professeurs de français, place à Pavant-plan le souci professionnel de l'excellence.Cela nous change de certains discours syndicalo-corpo-ratistes qui submergent si souvent, chez nous, la voix de ceux et celles que la pédagogie passionne encore.On ira jusqu'à s'interroger sur « comment former la personne des enseignants », et on se demandera plus particulièrement « quelle formation des enseignants de français pour quels objectifs ».Mais il faudrait le don d'ubiquité pour donner un aperçu d'ensemble des discussions qui se dérouleront simultanément dans plusieurs salles des gros hôtels du centre-ville de Québec.Un forum-synthèse de la réunion des écrivains et une plé-nière générale des assises de la FIPF clôtureront cette semaine d'échanges afin d'en dégager les lignes de force.r.'i -.u_i- Aux Éditions La Presse \u2022 - _ \u2022 .t x \u2022 ' - - \u2022 .e que toirttîemme doit savoir sur les 272 pages Ce que toute FEMME doit savoir sur les HOMMES Joyce Brothers Psychologue réputée, l'auteur fait le point des nouvelles relations qui.influencées par révolution des comportements sociaux, existent entre les hommes et les femmes et explique avec franchise comment les femmes peuvent le mieux s'adapter à ces relations: dans la vie courante, au travail, dans le mariage et en amour.Un livre pour les femmes.que tout homme en vente devrait lire.partout AUTRES TITRES: i.i mm ISAAC M HARKS MD.OPM Ma.Tt Srr dr f AMOotetJ i j« rr»'trum ci iuidi comptât dtt plantts Joan Lee Faust 266 pages 65 pages d illustrations en couleurs.\u202211 photographies Meidtmtt protéfe2-vovs! '^m Char A ; de const-:!*, ft de nombreuses pihOtOS, vous enseigne « wour.tirer 3es situation* les plus err.fcarrassantes 128 pages d*- p'aph.ques auteur if#, .tk% Tut tarisse'\" ., CI f k> III ICI IS»» 111 IK.TVUISC Vhrrt am s*a anxiété Isaac M.Marks.MP., O.P.M.TraJuit et adapte par Yves Lamontacne.MD .F.R C P.(C) Comment comprendre sc-i problèmes afin de pouvoir les surmonter.176 pages Devenez membre de l'équipage du 50FATI/5QC0NAV QUEBEC et gagnez un voyage à Saint-Malo.Le voyage comprend deux billets d'avion aller-retour, pour Saint-Malo, ainsi que l'hébergement pour une durée d'une semaine.lâchât Dr François Lubrina me^ecin-véténnatre Un ouvrage bien documenté et teinté \\ d'humour sur les soins a donner au chat 280 pages COMMANDEZ PAR TÉLÉPHONE Service rapide et efficace 285-6984 Économisa/ 'emps et argent en commandant vos livres des Éditions La Presse par téléphona Vous n t.wr qu a composer le numéro 2Bî>-69B4.donner votre numéro de carte VISA ou MASTERCARD et le lour est loue Ce service vous est offert du lundi au vendredi de 9 h a ^6 h P.-»ére de noter que les échanges et les rembourse* menta ne sont pas acceptés OFFRE SPÉCIALE AUX ABONNÉS DÉ LA PRESSE 20% DE RÉDUCTION Le SOFATI/SOCONAV QUÉBEC, est un bateau formé exclusivement de navigateurs québécois et représente, au nom de deux entreprises québécoises, le Québec dans la fameuse course Transat Tag.Ce bateau aux performances exceptionnelles se mesurera aux nombreux voiliers inscrits dans cette catégorie et offrira d'excellentes chances aux Québécois de gagner cette course prestigieuse.DEVENEZ MEMBRE DE L'ÉQUIPAGE SOFATI/SOCONAV QUÉBEC ET COUREZ LA CHANCE DE VIVRE L'ARRIVÉE DU BATEAU À ST-MALO.BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir \\e(s) livre(s) indiqué(s) par un crochet ( ) Ce que toute femmes doit savoir ( ) Le guide complet des plantes d intérieur ( ) Mesdames, protégez-vous ( ) Vivre avec son anxiété ( ) Le chat Pria régulier 17.95$ 12.95$ 8.95$ 6.95$ 9.95$ Pr.x Aucnnetes) de LA PRESSE 14.35$ 10.35$ 7.15$ 5,55$ 7.95$ I 1 IMPORTANT: Joignez a cette commande un cheque ou mandat payable aux Editions La Presse.Vous pouvez également utiliser votre carte de crédit comme mode de paiement.KrVCardD Visa ?00 Numéro d abonnée) de LA PRESSE A retourner aux: Éditions La Presse, Ltée 7, rue Saint-Jacques, Montreal (Québec) H2Y 1K9 NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL .TEL.TOTAL 70-8410 -\\- Auto Stop A.C.Inc.27ç>.bout d'Anjou c n&teaugua) 692 1242 AutomobilcH Sega Inc.ftos.boul Clatrevue ouest Si liiuno osvuj3 Automobile de Si-Lambert Inc.SoO boul.Taschereau Greenfield Park 676-7901 Kcndez-vous Auto Ltée l>iHH) boni Taschercau Brossard oVj-Tnm Roger Bernard Automobiles Inc.13 L I*'* avenue Ile Perrot 453-5850 André Fortin Auto Inc.1201 Bourgogne ChambK 447-1234 RENAULT tK( \\ W.RI Wl'lTO A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 JUILLET 1984 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY OUBUC éditorialiste en chef L'équipe du Québec du chef conservateur C'est sans doute un précédent dans l'histoire du Parti conservateur: moins d'une semaine après la dissolution du Parlement, le chef présente à la presse 59 des 75 candidats qui formeront l'équipe officielle de son groupe au Québec.Une équipe constituée progressivement et normalement, à la faveur d'une meilleure implantation du parti dans une province qui le boude depuis longtemps, grâce aussi aux gains réalisés dans l'opinion québécoise par Brian Mulroney au cours de l'année écoulée.De cette équipe, on constate d'abord qu'elle est représentative des classes moyennes, qu'elle est faite d'hommes et de femmes très familiers avec les besoins et les problèmes de leurs milieux respectifs, qu'elle regroupe peu de vedettes nationales mais surtout des citoyens actifs qui ont acquis queique notoriété dans leurs circonscriptions.Pourquoi, du reste, faudrait-il réunir des vedettes dans un domaine où l'on cherche des citoyens oossédant les aptitudes et la volonté nécessaires pour servir leur collectivité durant quelques années?Vedeites, toutes ces personnes peuvent le devenir un jour si elles doivent s'illustrer au Parlement et au gouvernement.Parmi les candidats déclarés, on relève cependant des noms plus connus: Lawrence Hanigan, dans Laval-des-Rapides; Nick Auf der Maur.dans Notre-Dame-de-Grâce; Marcel Danis, dans Verchères, Robert de Cotret, dans Berthier-Maskinongé; Ga-brielle Bertrand, dans Brôme-Missisquoi; Vincent Delia Noce, dans Duvernay; Marcel Masse, dans Frontenac, Robert Layton, dans Lachine; Lorraine Duguay, dans St-Jacques; et, naturellement, M.Mulroney dans Manicouagan, et Roch LaSalle, dans Joliette.D'autres personnalités célèbres, sollicitées par le parti, auraient résiste à la tentation de se porter candidates, faute d'assurances et de garanties: elles voudraient que leur élection fût assurée et que le Parti conservateur soit appelé à former le prochain gouvernement.De telles certitudes n'existent pas dans l'univers politique où Ion ne pénètre jamais sans risques.Pourtant, les chances du PC paraissent excellentes cette année au Québec, citadelle réputée imprenable du Parti libéral.Ayant reçu 12,5% des suffrages exprimés en février 1980, le PC recueille suivant le dernier sondage (Carleton-Southam) 28% des intentions de vote des Québécois contre 61% aux libéraux.Si les choses en restaient là \u2014 ce qui est peu probable \u2014 les conservateurs occuperaient de 10 à 15 sièges au Québec.Au nombre dos candidats présentés hier, on remarque une grande variété d'occupations et de professions: des avocats en grand nombre, dont plusieurs se signalent par des spécialités: fiscalistes, administrateurs, action municipale, etc.; des gestionnaires dans des entreprises moyennes, des commerçants, des assureurs, des comptables, des vérificateurs, des ingénieurs, des maires ou des élus municipaux, des personnes engagées dans les coopératives, Ses loisirs, les sports, l'enseignement, l'action communautaire.Au total, des candidats connaissant bien les préoccupations de leurs milieux et dont l'expérience montre qu'ils sauront les exprimer en termes politiques.La représentation des femmes, bien qu'elle dénote un progrès important depuis les précédents scrutins, reste insuffisante, compte tenu des échecs électoraux: neuf femmes sur 59 candidats, mais cette proportion pourrait encore augmenter quand seront bientôt connus les 16 autres représentants du PC au Québec.On dénombre 10 candiaats et candidates de moins de 35 ans dont deux de 24 ans.Ce n'est pas trop.Four définir les grandes poiitiques économiques, sociales et culturelles que le Parti entend proposer au Québec durant la campagne, les candidats choisis se réuniront sous la présidence de leur chef dans une dizaine de jours: les conclusions qui sortiront de ce premier «caucus» pourraient se révéler déterminantes pour l'avenir du PC ici.Michel ROY Le dessous des cartes au Nicaragua L'expulsion de dix prêtres catholiques étrangers par le gouvernement du Nicaragua, à la suite d'une manifestation publique de solidarité en faveur du pere Luis Amedo Pena, qui a des démêlés avec les autorités, n'est pas un simple fait divers.La manifestation, dirigée par Mgr Obando Y Bravo, et la réaction de Managua illustrent de manière spectaculaire l'existence d'un malaise profond entre la hiérarchie catholique et les sandinistes au pouvoir au Nicaragua, depuis le renversement de Somoza en 1979.Mais i! y a plus Les événements de la semaine dernière ont transporte dans îa rue une controverse qui dure depuis plusieurs années au sein même de I Église catholique.Car, il ne faut pas oublier que si des prêtres, à la fois au sommet de la hiérarchie et à la base, s'opposent au régime sandiniste, d'autres le soutiennent ardemment On se trouve transporté de la sorte en pleine querelle théologique.A aborder cette question dans un article de presse on risque de simplifier outrageusement ce qui n'est pas simple et à conclure par trop cavalièrement.Mais ce risque doit être pris sous peine de ne rien comprendre à la crise que traversent le Nicaragua et d'autres pays d'Amérique latine.Les prêtres catholiques qui affichent une sympathie plus ou moins active pour les mouvements révolutionnaires se réclament d'une théologie dite de «libération».Ceux qui, au contraire, expriment les plus extrêmes réserves vis-à-vis des régimes de type sandiniste voient dans ces régimes ou ces mouvements le véhicule du marxisme.Pour l'archevêque de Managua, par exemple, il ne fait aucun doute que les hommes au pouvoir au Nicaragua sont des marxistes et que les prêtres qui les soutiennent sont les alliés du marxisme.À quoi les autres répondent qu'ils ne font que prendre la défense des pauvres.Les choses ne sont nullement simplifiées par le fait que l'interprétation de la théologie de la «libération» par ceux qui la dénoncent est récusée par ceux qui s'en réclament.Ce que les théologiens traditionnels paraissent redouter principalement, c'est une déviation qui laisserait supposer que le Chnst ne s'est incarné que pour les pauvres et, qu'à la limite, la lutte des classes ne se transporte au sein de l'Église.Avec le résultat qu'on se trouverait en face de deux Églises catholiques: l'une populaire, prenant le parti des pauvres; l'autre, bourgeoise, du côté des riches.D'une certaine façon, ces débats ne sont pas entièrement nouveaux, même si les convulsions que connaissent les pays latino-américains les remettent sous les feux de l'actualité.La question est de savoir jusqu'où on peut aller dans le recours aux instruments de l'analyse marxiste de la société, sans devenir marxiste, puis communiste et adhérer ultimement à la lutte des classes et à la dictature du prolétariat.Certains ont soutenu que l'analyse marxiste est une chose et aue le communisme en est une autre.Mais le marxisme étant, par définition, un système total il est difficile, dans la pratique, de ne pas glisser de l'analyse marxiste au communisme intégral.Dans une lettre du 29 juin 1982, adressée aux évêques du Nicaragua, Jean-Paul M rappelait qu'il serait absurde et dan-gersux d'imaginer à côté \u2014 pour ne pas dire contre \u2014 l'Église construite sur I évêque une Église populaire.sans référence aux pasteurs légitimes et infiltrée de connotations idéologiques.Au moment où toutes les curiosités sont sollicitées par le mystère glorieux de la «papamobile», ce débat théologique peut paraître bien abstrait.Il revêt, toutefois, une importance telle pour l'Amérique centrale que l'administration Reagan s'y intéresse.Ovy CQAMJIt £fft//tii cesr PAR.LÀ f MVr riïs u/jy, \u20acu* fez- ve>; £Sr~T(J Foi) Lu, , Suive*- Moi, C'eSTPAR LÀ 1 I .ecJU/ lufJ note.Ç4 tewL (Droits réservés) ,M Marc Laurendeau ( C* tUabora r ion spéciale i Turner n'exploite guère sa position avantageuse Une semaine après le déclenchement des élections fédérales, on constate que John Napier Turner ne bénéficie pas pleinement de l'avantageuse position d'autorité que lui confère son poste de premier ministre en fonction et sortant («incumbency»).Ses maladresses le placent constamment en posture défensive.Par contre, Brian Mulroney profite de son rôle de chef d'opposition; on ne s'attarde guère sur l'aspect vague de ses promesses.Il demeure, sauf exception, généralement à l'attaque.D'ici sept semaines, l'avance de deux points et demi concédée aux libéraux par le dernier sondage pourrait s'avérer fragile.Après s'être engagé, durant sa course au leadership, à réduire le déficit de $30 milliards d'ici sept ans, M.John Turner évoque maintenant la possibilité d'accroître le deficit encore un peu «si les raisons sont bonnes».Sans doute, le premier ministre désigné est-il préoccupé devant la remontée des taux d'intérêt.Les remboursements de l'État canadien sont appelés à coûter plus cher et donc à accroître le déficit.On perçoit aussi, chez M.Turner, un désir de couper l'herbe sous les pieds de son adversaire conservateur, M.Brian Mulroney, qui a déjà pris l'initiative de promesses 1-«-1-\u201eZJ.:^^.-r- (en- ~ ~ - \u2014 -.- * OUtl i nam traînant un coût).Mais, dans son souci de riposte au chef conservateur, M.John Turner oublie le maintien de sa propre cohérence.Voyant évoluer l'adversaire, M.John Turner souhaite peut-être s'accorder d'avance une marge de manoeuvre pour relancer l'investissement.Mais M.John Turner parait improviser sur ces questions fondamentales.Un vent d'espoir avait porté aux plus hautes fonctions le nouveau leader de Bay Street.Grâce à ses antennes et à ses appuis, on le croyait capable de tracer une vaste stratégie économique, notamment pour freiner le chômage.À cet égard, on ne saisit pas encore, chez M.John Turner, de véritable programme de gouvernement ni d'ingénieuse planification.En 1968, Pierre Trudeau promettait d'assumer le pouvoir en instaurant «la société juste».Il laissait déjà entrevoir une Charte des droits.Plus récemment, Ronald Reagan annonçait, lui aussi, une orientation précise, notamment une réduction des impôts, afin que la reprise écono-mique passe à travers le secteur privé.Plus pragmatique, John Turner tente de s'adapter aux événements.La démission de Mme Monique Bégin n'indique pas néces- ,mn A!-\u2014 J - une unn^ciiLf ut' vues avec le premier ministre désigné.Mais on trouve tout à fait révélateur que ce départ ait pris M.Turner lui-même par surprise.Cela indique, tout au moins, que les consultations qui ont précédé la formation du nouveau cabinet sont restées superficielles.M.Turner ne semble pas s'être assuré que Mme Monique Bégin pourrait coordonner son action avec celle de ses collègues.Comment accepterait-elle d'être encadrée au Québec par MM.Chrétien et Ouellet?De M.Chrétien, elle avait dit qu'il «manquait de classe» tandis que M.Ouellet a impitoyablement commenté le départ de Mme Bégin en affirmant qu'elle avait «fait son temps».Elle ne paraît pas avoir entretenu avec eux des relations très chaleureuses.Surtout, la ministre de la Santé, se voyant chapeautée par Mme Judy Erola comme ministre d'État, pouvait-elle espérer des fonctions stimulantes?M.Turner ne semble pas s'être suffisamment enquis des impressions de la principale intéressée, Mme Monique Bégin.Devant l'hypothèse d'un départ de son ministre des Finances, M.Marc Lalonde, c'est un hommage bien particulier que lui rend John Turner.En effet «M.Lalonde est l'homme le plus compétent pour assurer la stabilité de noire économie», déclarait M.Turner, rappelant que le ministre est «encore jeune, encore dynamique» et possède des «options illimitées devant lui».Expressions de circonstance.Ce sont les mots que l'on emploie dans les entreprises lors d'un congédiement ou d'un départ forcé.En formant son cabinet, John Turner n'a reçu aucune garantie que les ministres mis en place resteraient dans le décor pour la prochaine élection.De tout cela ressort l'image d'un navire que ses lieutenants quittent l'un après l'autre.Ou du moins hésitent à suivre jusqu'au prochain port.Il aurait mieux valu, en termes stratégiques, que M.John Turner prenne lui-même l'initiative d'un remaniement plus radical du cabinet.Embarrassé par l'effondrement du dollar et la petite flambée des taux d'intérêt, le gouvernement Turner est acculé à défendre certaines nominations annoncées dans une forme diplomatique inacceptable mais surtout selon une éthique fort douteuse.Pour se dégager d'un tel héritage, John Turner devra proposer un programme brillant.Même si, à cause des douceurs de l'été et de la villégiature, cette élection se jouera largement sur l'image, les attitudes profondes finiront par compter aussi.REVUE DE PRESSE Du renouveau et des loteries Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits par La Presse Canadienne.La stratégie adoptée par M.Turner au début de la présente campagne souligne son audace mais est également symptomati-que d'une certaine impudence.Il se prépare, au cours des 50 prochaines journées, à convaincre les Canadiens que, en réélisant le même groupe de vieux parlementaires, ils obtiendront un gouvernement possédant des idées neuves grâce à une équipe renouvelée.En y regardant de près, on doit admettre que M.Turner aura de la difficulté à nous convaincre.Le meilleur exemple de fraîcheur, à l'heure actuelle, c'est le nouveau premier ministre lui-même.Or, il a beaucoup plus l'air d'un politique recyclé que d'un nouveau venu.Pour s'atteler aux problèmes économiques que n'ont pu résoudre les Marc Lalonde, Herb Gray, John Roberts et Ed Lum-ley, M.Turner offre aux Canadiens une toute nouvelle équipe formée de Marc Lalonde, Herb Gray, John Roberts et Ed Lum-ley.Même M.Turner a semblé quelque peu embarrassé en pré- __i_ sentant ce quatuor.Le cabinet actuel, a-t-il expliqué, ne représente que la phase un du renouveau.Il doit tenir compte de la réalité et le cabinet est formé «des hommes disponibles au sein du caucus libéral».S'il existe des candidats meilleurs qui attendent de se joindre à M.Turner dans la campagne électorale, il n'en demeure pas moins qu'ils ne sont pas aussi nombreux que l'anticipe M.Turner.Il est assuré qu'il tentera de persuader des hommes et des femmes de calibre de se présenter sous la bannière libérale, mais il n'en demeure pas moins 3ue la tâche ne sera pas facile ans le court laps de temps qui lui est imparti.U appartenait à M.Turner, va sans dire, d'accorder le temps nécessaire à ces nouvelles figures de prendre les décisions qui s'imposent.En optant pour une élection rapide, il nous a, en somme, confié où se situaient ses priorités.Personne ne doit se surprendre, encore moins se révolter, de ce que M.Turner ait choisi la solution facile.Presque tous les leaders politiques canadiens, dans la même situation, auraient fait de même.Les leaders _i_ politiques canadiens, particulièrement les libéraux, savent mieux que quiconque que leur premier devoir, à l'endroit de leur parti et de leurs partisans, consiste à prendre le pouvoir et à le conserver.M.Turner a parfaitement raison de croire que les Canadiens veulent et méritent un virage politique, un nouveau style de gouvernement et de nouveaux Wsa-ges à Ottawa.I) prétend pouvoir offrir autant de possibilités de changement que ses adversaires.S'il veut être pris au sérieux, à ce chapitre, il devra toutefois nous convaincre mieux qu'il ne l'a fait jusqu'à maintenant.The Winnipeg Free Press \u2022 Ce seront les contribuables qui, en définitive, seront les perdants dans la lutte que se livrent Ottawa et les provinces dans le domaine des loteries.En 1979, Ottawa acceptait de laisser le contrôle des loteries aux provinces en échange d'un paiement annuel fixe qui s'établira cette année à quelque $35 millions.En mai dernier, toutefois, le gouvernement fédéral lançait une organisation de paris sportifs, Sports Sélect, dans l'es- poir de recueillir $130 des $200 millions qu'Ottawa a promis de verser pour la préparation des Jeux Olympiqies d'hiver de Calgary, en 1988.Entre-temps, Sports Sélect s'est révélé un désastre financier incomparable.On y a signalé une perte de $1.25 million en une seule semaine.En seulement huit semaines d'opérations, l'organisme a épuisé les $10.5 millions mis à sa disposition et a dû réclamer un prêt fédéral supplémentaire de $10 millions pour demeurer dans la course.Encore plus, Ottawa obtiendrait trois pour cent sur la vente de tous les billets des loteries provinciales, cela jusqu'en l'an 2000.À cette date, les deux parties seraient libres d'agir à leur guise et de dénoncer les ententes passées.Les concessions onta-riennes représentent pas moins de $2 milliards.Les ministres provinciaux étudieront les modalités de cette entente, ce mois-ci, lorsqu'ils se réuniront à Saskatoon.M.Austin avait affirmé que si les provinces n'approuvent pas unanimement l'accord, Ottawa «envahira le marché des loteries sportives avec encore plus de vigueur et qu'il utilisera toutes les ressources du gouvernement fédéral pour concurrencer les provinces ».The Edmonton Journal : LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 JUILLET 1984 TRIBUNE A 7 LIBRE Mais laissez-les donc ouvertes! M.Alexandre Gaudieri Directeur Musée des beaux-arts de Montréal Monsieur, Permettez-moi d'abord de souligner avec quel enthousiasme furent accueillies des nouvelles telles que la réouverture des portes principales du MBA, ainsi que la présence d'expositions de prestige au musée ou ailleurs dans le monde (par le musée).Des mesures comme celles-ci attireront certainement beaucoup de curieux au MBA, et de ce fait, rehausseront son prestige auprès des populations locale et internationale.Cependant, deux choses me font douter de l'accessibilité du musée.Le fait que le musée soit fermé quelques jours pendant les longs congés des fêtes de la Saint-Jean-Baptiste et du Canada me laisse songeur.D'ailleurs, ce fait fut très mal indiqué à la porte d'entrée et dans la publicité.Quelle est l'idée de fermer le musée alors que les congés permettent justement à la population de se divertir et de se cultiver.au musée! J'attire votre attention sur un autre fait concernant l'accessibilité: il n'y a aucune mesure au sujet des bicyclettes autour du musée.Le musée se doit de se doter de systèmes de stationnement sécuritaires pour vélos près de l'entrée principale.La bicyclette doit être un moyen de transport populaire auprès des visiteurs du musée parmi lesquels se trouvent beaucoup d'étudiants.Puis-je vous suggérer de téléphoner à des organismes tels que Vélo-Québec ou le Monde a Bicyclette, qui s'occupent de promouvoir de telles mesures.En terminant, j'ose espérer que le Musée des beaux-arts de Montréal vive et s'agrandisse encore.Stéphane DESJARDINS Montréal Archives Notman, Musée McCord Sectarisme laïciste Après s'être assurée du positionnement du corps professoral contre un isolement aberrant dans la gestion pédagogique, la C.E.Q.par son président M.Charbonneau, verse dans le capital-décès de la confessionnalité en pressant le gouvernement d'appliquer la loi 40 naturellement mise au ban par la population catholique du Québec.Quand l'ouragan réformiste ne l'affecte pas, elle fait volontiers fi des réclamations d'autrui, même quand celles-ci touchent a l'essentiel du système confessionnel fortement ébranlé et menacé par la déconfes-sionnalisation.À cet égard, la le: 40 si peu retouchée n'a fait aucune correction ni concession.On peut dire «que les carottes sont cuites».La C.E.Q.qui est depuis longtemps passée maître dans l'art d'enrober ia gravité de nos valeurs éducatives pour le goût du vide et du néant, n'a pas A se soucier des droits légitimes des parents au choix de l'école catholique.Quand on fustige la confession-nalité au profit de l'école neutre et les principes de l'éthique chrétienne au sujet d'un enseignement sexuel hédoniste, on n'a pas à s'en faire devant une loi 40 qui ne pousse pas encore assez fort en ce sens.C'est pourquoi l'on presse le gouvernement d'agir au plus tôt.Attitude des plus cocasses puisque la grande majorité des enseignants de la C.E.Q.sont des catholiques.«S'il fallait poursuivre, dit-on.tous ceux qui croient a la sorcellerie ou la pratiquent, il y aurait beaucoup de monde à la barre.» De même s'il fallait prétendre que les enseignants avec leur syndicat démissionnaire ne sont plus a l'école pour l'intégration de certaines valeurs fondamentales et encore moins pour ce qu'ils croient, nombreux ceux qui seraient en faute contre la dérogation à l'éthique professionnelle et même de délit pour des engagements non tenus.C'est tout de même très curieux et désolant qu'on s'apprête ici à étouffer l'école catholique alors que deux millions de Français manifestent dans les rues de Paris pour s'objecter ù des réformes injustes et illégales afin de conserver l'autonomie de leurs écoles catholiques.Mais de l'Amérique à l'Europe, il y a le gouffre d'un océan où sombrent le droit et la logique du droit.Comme quoi on peut même s'honorer à avoir des yeux d'insectes pour ne pas voir «les grands ensembles, les grands mouvements, les progrès et les équivalences».On préfère leur point de fuite hors de l'Évangile du Christ vers quoi tout converge et à la lumière de quoi il faut tout interpréter.Ce qui fait que coincée entre les muraille technocratiques et syndicalistes de gauche, notre population peut tout ignorer des rouages du fonctionnement démocratique.Car en démocratie on doit respecter les libertés essentielles, la liberté d'opi- nion, la liberté de conscience, la liberté d'enseignement.Dans une véritable démocratie, celle-ci dans l'intérêt de la jeunesse, doit échapper aux préoccupations partisanes de l'Étal éducateur et totalitaire.À cela, la C.E.Q.et M.Charbonneau n'y comprennent rien.Il faudrait lui payer un voyage en Hollande et ailleurs pour lui démontrer com ment là on sépare l'école de l'État, comment on respecte admirablement les mêmes droits pour tous, soit la libre association et comment on assure les conditions d'une vérita- ble paix scolaire.Nous voudrions qu'après 20 ans de guerre scolaire au Québec pour démolir notre système scolaire confessionnel, on en finisse avec le sectarisme laïciste de la déstabilisation et du droit des familles de disposer selon leur conscience de l'éducation de leurs enfants.Nous n'avons aucune admiration pour l'attitude tordue de la C.E.Q.Le Ralliement Provincial des Parents du Québec Achille LAROUCHE ptre, vice-president Les anges en français Votre journal a publié récemment deux lettres dans lesquelles on nous expliquait la façon correcte de prononcer le nom d'origine espagnole de la ville de Los Angeles.Il était également dit que les Québécois francophones étaient portés à prononcer ce nom à ia française contrairement au bon usage qui veut qu'un nom propre ne se traduise pas et qu'il doit garder sa prononciation d'origine.Je suis entièrement d'accord avec cet énoncé, cependant, cela me laisse songeur et m'incite à poser la question suivante à vos savants lecteurs: Compte tenu que le nom de la ville de «Montréal» est d'origine française, comment expliquer \u2014 devrais-je dire tolérer \u2014 que tous les anglophones le prononce «MONN TUé-âLL» Fidèle GRENIER Montréal Vive l'ordinateur! A « malentendeur », salut! Si je n'entends pas, je suis sourd.Si j'entends mal.je suis plus ou moins sourd.Mais, en aucun cas, je ne veux être un «malentendant», ce qui laisse -entendre» que je.manque d'intelligence; un tel malentendu est malveillant à mon égard.Ceux qui croient édulcorer une infirmité en inventant ce malencontreux néologisme devraient savoir que le préfixe «mal» est péjoratif et non euphémique: malappris, malfaisant, malhonnête, malodorant, malpropre, malsain.etc.Ces maladroits ne sont pas mal intentionnés mais malavisés et.de toute évidence, ils mal entendent le français.Maurice SCORY Baie dTrfé L'apparition de l'ordinateur ayant provoqué des perturbations économiques des plus variées, quantité d'organismes se sont formés pour le contester dans sa forme la plus subtile.En effet, l'homme en est venu à douter de lui-même.line solution existe et s'impose.L'ordinateur a fait sa marquée! rien ne l'arrêtera.Plutôt que de contester un objet de reddition, ne serait il pas plus censé de chérir ce merveilleux outil intellectuel?Un outil qui ne se trompe pas.un cerveau soumis et des plus objectifs.(Jràee à lui.ce qui était hors de prix hier s'avère être aujourd'hui plus abordable.S'il n'évolue pas, l'homme passera bientôt de l'état de programmeur à celui de parasite.Au heu de se ren- frogner, pourquoi ne pas se regarder?Mais qu'est-ce qu'est l'homme lorsqu'il se confine dans ses habitudes lorsqu'il ne crée pas?Pourquoi l'individu ne metterail-il pas ses energies a son service plutôt qu'à celui d'un autre?L'ordinateur nous a littéralement fait sortir de la préhistoire Que serait la médecine, ou en serait notre conquête de l'espace?Relié à une caméra, ce dernier permet à l'aveugle de voir.Et, de même pour nous, le cerveau métallique devra un jour surveiller son créateur pour, tout simplement l'empêcher de soustraire au lieu d'additionnel'.Dites-moi, l'ordinateur a-t-il vraiment sa place?Patrice LAROCHELLE Jusqu'à quand attendra-t-on le plan SOTAN?Et alors.MM.de la SOTAN, vous le dépose/, ce plan?Apres nous être penchés sur le projet d'aménagement des terrains des \u2022shops Angus» et avoir participé aux deux audiences publiques, après avoir commenté et critiqué le plan préliminaire que vous aviez soumis, il nous apparait que les audiences ne furent qu'un maquillage de consultation publique.Le plan final (plan remanié) qui, en principe, devait être déposé à la mi-mai selon M.Koury, se fait toujours attendre.Si ce n'est pas là, selon nous, un mépris de tenir compte de l'avis des citoyens.des questions et des interrogations nous habitent.Nous, section Plateau Mt-Koyal de la SSJB-M, sommes sensibilisés aux problèmes du logement et de son environnement, c'est-à-dire les rapports socio-économiques et la salubrité Siégeant à la table de concertation qui réunit plus de trente groupes, nous adhérons aux demandes minimales formulées par cette table.Il nous apparait et nous faisons nôtre cette citation de Jacques Grand-Maison tirée de son livre Quelle société?«Par exemple nos villes ne sont pas l'expression d'une communauté humaine, mais celle d'un monde marchand et de ses intérêts financiers.Que tout gravite plus que jamais autour des centres d'achat, voila qui révèle l'aboutissement logique de l'évolution urbaine moderne ou il n'y a que des intérêts en conflit sous aucune totalité humaine concrete et minimale.» Aussi nous avions réitéré aux deuxièmes audiences une demande de rencontre publique avec les responsables politiques que nous vous avions fait connaître.Vous en souvient il M.Koury?Je vous avais posé la question suivante: «Utiliserez- vous votre autorité morale de président de la SOTAN pour concrétiser cette rencontre publique?» Votre réponse négative fut décevante.Déjà à ce moment nous avons ressenti que les audiences publiques, pour la SOTAN, n'étaient qu'un exercice futile.Le projet de la SOTAN (plan préliminaire et plan remanié) porte en filigrane deux notions, à notre avis primaires: efficacité et profit.Une efficacité qui réduit la réalité à un de ses mille aspects et étouffe la riche diversité humaine, historique, socioculturelle, politique, etc.Une telle efficacité se nie elle-même à plus ou moins long terme.Pourquoi?Parce que la base démocratique n'a pu vivre des expériences concrètes d'ordre et de liberté, de responsabilité et de pouvoir, d'initiative individuelle et de création collective, d'autonomie et de solidarité élargie, d'efficacité et de gratuité.C^ue nous, nous n'ayons eu que de 10 à 15 jours, à la suite du dépôt du plan préliminaire, pour nous préparer pour les audiences de mars-avril, sans trop de ressources humaines, de temps et d'argent et que nous l'ayons fait, tient du merveilleux.Que vous avec vos moyens techniques, financiers et humains et près de trois mois après les mêmes audiences vous n'ayez pas dépose et fait connaître le plan final, c'esl incompréhensible, outrageant et scandaleux.Nous reformulons une de nos exigences: soit la rencontre avec les responsables politiques, à savoir l'Honorable LeBlanc d'Ottawa.M.Tardif, ministre de l'Habitation du Québec, et M.Lamarre, president du comité exécutif de la Ville de Montréal.André VAILLANCOURT Président de la Société St-Jean-Baptiste (section Plateau Mt-Royal) Merci à i'Hôtel-Dieu Vendredi le 15 juin 1981, un membre cher de noire famille tut hospitalisé d'urgence à l'hôpital Hôtel-Dieu de Montréal.Le patient est resté quatre jours dans le coma.Par la présente, nous voulons exprimer notre reconnaissance aux membres du personnel (médecins et infirmières) affectés au Pavillon Le Royer.Ceux-ci ont fait preuve d'un grand respect, d'une courtoisie exemplaire, d'une vigilance discrète et efficace à l'endroit du patient et des membres de la famille.Et spécialement, la dernière soirée où plusieurs personnes sont venues rendre un dernier hommage au défunt.Malgré l'heure tardive, ni les patients, ni les médecins ou infirmières, ne sont intervenus pour nous rappeler que nous étions dans un hôpital, nous n'avons que des éloges à leur faire pour nous avoir assistés dans notre douleur.Étant immigrants de longues dates au Québec, c'est dans des moments pareils que nous nous rendons compte à quel point le peuple québécois peut être généreux et compréhensif.Mme Renée Cohen-Scali Familles Cohen-Scali Dahan.Oiknine Robert Llewellyn, un animateur exceptionnel par Ambroise LAFORTUNE Voici Ja suite du texte intitulé «Un prêtre et un prophète a vécu parmi nous» qui a paru en rez-de-chaussée de la page A 7 de vendredi dernier.L'abbé Llewellyn a été nommé aumônier des étudiants de l'Université de Montréal par le chancelier de cette université et archevêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau, à la suite d'une suggestion de Mgr Albert Tessier.dit Tavi, qui s'y connaissait en hommes et dont Mgr Charbonneau respectait le jugement.Mgr Tessier connaissait bien et admirait Llewellyn après l'avoir vu à l'oeuvre dans ses Instituts familiaux, appelés aussi Écoles de Bonheur.Le Père fut un compagnon privilégié de Tavi, l'homme des grandes réalisations et des amitiés fécondes.D'emblée, Monseigneur lança l'aumônier scout avec ses routiers dans la ronde bien vivante de ses créations pour les jeunes filles.Tessier découvrit immédiatement qu'il y avait là un animateur exceptionnel et un homme de Dieu.Dès lors, cela conduisit Llewellyn à l'université où il fut reçu par le président des étudiants de l'époque, Charles Lussier.L'AGEUM (Association générale des étudiants de l'Université de Montréal) allait prendre, en ces années que nous évoquons, un départ quasi fulgurant.Beaucoup de jeunes qui en faisaient partie sont devenus des leaders de notre monde.J'évoque les présidents qui travaillèrent avec le Père: Charles Lussier, délégué du Québec à Paris et secrétaire du Sénat; Bernard Laramée, pédiatre de renom; Guy Pratt, l'homme fort du Parti libéral du Québec dans le comté de Marie-Victorin; Gilles Bergeron, sous-ministre à l'équipement au ministère de l'Education puis conseiller spécial au même ministère.Et enfin Denis Lazure, qui dirigea plusieurs ministères au Québec mais qui, aux yeux de bien des gens, a, comme plus grand titre de gloire, sa fille Gabrielle, portée aux nues dans ses films et par toute la presse parisienne.Avec lui, tous les représentants des facultés et une bonne partie du monde étudiant, Llewellyn fit une trouée dans l'apathie générale de ce milieu qui imaginait facilement que rendu en cet endroit on abandonnait tout catéchisme.Au contraire, le Père y lança une prodigieuse aventure de Vie.J'ai eu la chance, un temps trop court, de participer à ce souffle de Pentecôte comme aumônier adjoint.Llewellyn avait reçu carte blanche de Monseigneur Charbonneau.Il le chargea de l'âme des étudiants et de leur culture spirituelle selon le principe de François d'Assise: «Dans les cas embarrassants, les frères feront ce qu'ils pourront.» Le nouvel aumônier en usa avec intelligence et sans parcimonie afin de montrer le chemin d'une foi vivante, incarnée dans un monde de son temps.L'important pour lui était la prise de conscience d'une foi adulte.Selon une formule très prisée par la jeunesse de l'époque, on décida de faire un camp d'été avec les responsables élus de toutes les facultés.Initiative sans précédent a l'U.de M.Ces étudiants ont discuté entre eux, fait des propositions et, en groupe, ont pris des décisions.Le père agissait tout au long comme l'inspirateur.Car ce n'est pas une des moindres vertus de Llewellyn que d'avoir cru à la liberté.Pas celle, débridée, qui laisse faire mais celle qui amène à réfléchir, en proposant des choix.Comme Monseigneur Charbonneau était un pasteur pour qui le problème fondamental n'était pas que les règles soient appliquées à la lettre mais que les étudiants rencontrent Jésus-Christ, le nouvel aumônier fit tout pour que cela se produise.Pour réaliser cette rencontre, il commença par les bals et la liturgie.Si curieux que cela puisse sembler, les deux allaient souvent de pair.Evidemment, il y eut quelques protestations chez certaines âmes pieuses mais les étudiants étaient ravis.Malgré les critiques, venues surtout de l'extérieur, la vie spirituelle de l'université n'avait jamais eu une telle ampleur.L'AGEUM fit ouvrir le grand hall d'honneur et c'est là qu'eurent lieu les bals de finissants et les fêtes spéciales de facultés plutôt que dans les hôtels de la ville.Chaque rencontre se terminait alors par une messe célébrée par l'aumônier.Une salle de cours servit de chapelle permanente.On pouvait y trouver le silence, méditer dans la paix et assister à la messe.On pouvait aussi rencontrer l'aumônier ou i ses adjoints.Le plus important, dans cette aventure d'Eglise, c'est que les étudiants avaient appris à mettre en cause, à vivre! Llewellyn fut le père de centaines et centaines d'étudiants à qui il communiqua, avec son zèle, une méthode de spiritualité de notre époque.Il gagna aussi l'amitié de l'abbé Grégoire qui devait lui succéder comme aumônier à l'université, avant de accéder à Paul-Emile Lé- ger comme archevêque de Montréal.La Providence continuait à s'amuser.Monseigneur (irégoire fera le panégyrique du Père, dans sa cathédrale, à l'occasion de sa mort.L'abbé Llewellyn nous a permis de posséder trois maisons: le Relais, les Attaffs et celle de Sa m t-Francois-d'Assise.À ces maisons nous avons travaille, les uns plus, les autres moins, mais le tout avait été payé de ses deniers.et nous en avons merveilleusement profite.Le Rekns a permis à ses élevés \u2014 une bonne part d'entre eux \u2014 de vivre de magnifiques camps scouts d'hiver puis des routes de clan à skis.Il a donné à beaucoup d'entre nous l'occasion de rencontres enrichissantes avec tous les mouvements de jeunesse.Il a permis de créer une âme chaleureuse au coeur de l'hiver canadien.11 n'en servait pas moins tous les mois de l'année.Les Attaffs ont vu quelques voyages de noces, de nombreuses rencontres de ces jeunes couples qui voyaient naître leurs premiers enfants et ont vu éclore toute une vision de la spiritualité conjugale qui allait faire apparaître le premier mouvement de Foyers dan* notre Eglise du Québec.La maison de Saini-Frariçois-d9Assise, dédiée aux étudiants, permit à tous les orphelins \u2014 ceux qui venaient de l'extérieur de Montréal \u2014 de se réunir, de mettre en commun, de discuter.Des Montréalais s'en mêlaient aussi.La connaissance de Dieu et des hommes, ses créatures, y était toujours la première préoccupation du père.Quand ce n'était pas Joseph Fol-liet, encore laie, qui nous entretenait avant de prêcher une retraite de carême sur les ondes de Kadio-Canada, Léon Blum nous disait sa vision du socialisme vécu sous sa République de Front populaire.C'est que Llewellyn avait beaucoup d'amis et entendait en faire profiter le plus de monde possible.C'est au scoutisme que Llewellyn a été le maitre d'oeuvre le plus extraordinaire.Il fut le frère de plusieurs dizaines d'aumôniers à qui il communiqua, avec son zèle, une méthode puissamment incarnée de spiritualité scoute.Bien davantage, il marqua les chefs et les routiers de notre fédération, plus particulièrement au clan Saint-Jacques qui essaima dans tout le mouvement.Il nous enseigna que la liberté vraie, ia plus grande dignité, était celle de servir.Avant toute chose, il condamnait la parlote.lui le Français! «Faisons le, disait-il, après, nous en discuterons.» Et nous le faisions.Il faut dire que le chef, Louis Pronovost.un parfait complément du Pere.s'arrangeait pour limiter les plans hasardeux.Llewellyn avait découvert tel c'est ce qui le faisait de la même race que Tavi.mais par d'autres chemins) que les humains du Québec étaient forgés par la nature de leur pays: façonnés par ia terre même et qu'ils tenaient leur noblesse de l'immensité de ce territoire et de chaque terroir en particulier.sans oublier l'héritage qu'ils avaient apporté de France et d'ailleurs.Aussi s'évertua-t-ll à nous le faire découvrir.Sorti des salons parisiens, il plongea avec nous dans la forêt, les lacs et les rivieres dont il fit.avec nous, une audacieuse prière.Certain soir, après une longue marche, nous arrivions ù Saint-Jean-dc-l'Ile-d'Orléans \u2014 c'était au temps du cure Hunt \u2014 quand, sur la côte qui domine l'église, nous nous sommes arrêtés dans une ferme pour y drosser nos tentes pour la nuit.Le chef Pronovost et le père allèrent d'abord causer avec le fermier qui fumait sa pipe sur sa galerie.Les jeunes filles de la maison, elles, apportaient de l'eau fraîche aux jeunes routiers que nous étions.Apres quelques phrases et toutes permissions de camper accordées, le paysan dit à Llewellyn: «Vous venez des Vieux Pays?» Il n'y avait rien à démentir.L'homme lui en dit sa joie.Le père en profita pour lui demander: «Il y a longtemps que vous êtes sur cette terre\"» Se dressant avec fierté du haut de son perron, mesurant ses champs du regard, le fermier lui répondit: «Depuis que ces terres nous ont été concédées par monsieur de Frontenac.» Le soir, au palabre, notre aumônier nous communiqua son émotion d'avoir eu semblable réponse.Il nous faisait ainsi découvrir notre sol et les liens qui nous y unissaient.11 nous parla alors de la vraie noblesse, celle que la terre avait conférée â ce paysan.La prière du soir monta vers Dieu chantée par des routiers droit devant le feu, les deux pieds solides sur la glèbe.Bien sûr, Llewellyn ne fut pas persona grata dans tous les milieux.Même certains de ses confrères dans la prêtrise le refusèrent.avec son accent, ses méthodes et sa présence auprès des jeunes.Ce n'est pas le moindre mérite de cet homme que d'avoir continué son apostolat malgré ces refus.Heureusement, quelques amis sûrs et les jeunes le secondaient.On lui reprochait d'être Français.Ses opposants ne savaient pas que.4- souvent davantage qu'eux, il connaissait notre pays.Il l'avait canote, arpenté, couvert dans tous les coins et recoins avec les scouts, les routiers et les étudiants.On l'accusait d'être mondain.Il faut dire que l'habitude du baise-main pour les dames n'était pas encore inscrite dans nos rituels, encore qu'à l'époque on trouvait ça normal pour les évèques.D'ailleurs, même aujourd'hui, suis Gratien Gélinas, qui l'accommode à sa sauce, nous aurions vite perdu mémoire de cette salutation.Mais nous, les jeunes, savions que cela était vieille habitude de salon apportée de France, cela ne changeait pas notre abbé dans les passages difficiles des sentes forestières ni ne l'affaiblissait dans les étapes longues qui exigeaient du muscle et de la volonté.Il était présent à l'arrivée comme au depart de nos routes.Sans doute savait-il discuter des recettes du Grand Véfour\u2014 il le faisait entre autres avec maman \u2014 et goûter un Dom Perignon millésimé, mais n> doute du ragtime, et le couple reçut une coupe comme prix.Bob la conserva à la suggestion de Pauline.Quand il entra au (ïrand Séminaire, Kobert fit parvenir la coupe a la jeune fille, lui notant que ce prix ne l'aiderait en rien dans sa démarche théologique et que de toutes façons.cela ne lui vaudrait pas une disposition plus favorable de la part de ses maitres.Les années passèrent et un jour, le jeune abbe Llewellyn reçut la coupe avec une mèche de cheveux blonds.Pauline était entrée chez les soeurs cloîtrées, dominicaines de Sienne.L n jour de confidence, le Pere me raconta cette histoire a Lavaltrie.Quelques années plus tard, en 1949, je me trouvais à Trinidad et on me signala qu'il y a\\ait ù Port-of-Spain un couvent de religieuses dominicaines \u2014 The Holy Name Convent \u2014 dont presque toutes les soeurs étaient françaises et qu'elles seraient heureuses de me recevoir.Je m'y rendis aussitôt.Mère Jeanne m'accueillit avec chaleur.Pourtant on la sentait enfermée dans le cercle étouffant de la peur.La guerre, pour elle, semblait continuer et elle se tenait peu au courant de la vie nouvelle qui avait surgi des affrontements et des combats.Elle craignait intuitivement l'évolution du monde.Je fis trois quarts d'heure de causerie en anglais sur les Mystères joyeux.Puis la supérieure me dit qu'une religieuse voulait me voir au parloir.J'y allai.Derrière de gros barreaux de fer.je découvris une jeune soeur française, grande, belle et racée.fille d'un ambassadeur de Prance en Argentine.Soeur Marie-de-la-Trinité, agrégée en lettres, enseigne l'anglais à des petites Trinidadiennes au cours préparatoire.En quittant son pays, elle avait quitté Paris et bien d'autres choses.D'entrée, elle me dit: \u2014 Vous êtes Canadien, connaissez-vous la-bas un prêtre français?\u2014 Oh! vous savez, le Canada c'est grand! \u2014 Il est à Montréal.\u2014 Alors je le connais.\u2014 Vous connaissez Bob! Il y avait dans ce cri toute la profondeur d'une grande amitié et beaucoup de tendresse.Je la rassurai sur ce Bob que Je connaissais si bien et pour lui prouver nos liens, je lui racontai l'histoire de la coupe symbolique.puis ensemble nos avons loué le Seigneur.Llewellyn a vécu notre époque à fond.Pour plusieurs d'entre nous, il a contribue ù lui donner figure humaine et, du même coup, une âme chrétienne.Il fut parmi nous prophète de l'Esprit.avec beaucoup d'humour.AMBROISE, ptre > A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 JUILLET 1984 Quoi qu'en disent les politiciens les jardins de \"pot\" se multiplient P9V 2 Autres détails sur \"l'aventure la plus téméraire\" ESTI NATION .«.\u2022\u2022 , .C'est de cette manière que dans son édition du 16 juillet 1969.LA PRESSE soulignait le départ de l'équipage û* Apollo XI en direction de la Lune.Au sein de l'équipage se trouvait Neil Armstrong, qui aura quelques jours plus tard l'honneur d'être ie premier être humain à mettre le pied sur la surface lunaire.Toutes les conversations de Nixon ont été enregistrées depuis l'été de 1970 WASHINGTON (AFP.UP1, PA) \u2014 Les révélations sur l'existenee de micros enregis-iranl toutes les conversations dans les bureaux présidentiels à la Maison Blanche et à Camp David faites hier (16 juillet 1973) à la Commission sénatoriale d'enquête sur l'affaire Wa- tergate, ont fait l'effet d'une bombe.D'autant plus que ces micros ont été installés à la demande même du président et que la Maison Blanche a confirmé leur existence immédiatement après l'audition de M.Alexander But-terfield, ancien adjoint de M.1982 \u2014 Terrassé par un malaise subit, le maire Jean Drapeau doit être hospitalisé.1981 \u2014 Le premier ministre René Lévesque décide de ne plus intervenir dans la « guerre du saumon », sur la Restigouche.1970\u2014 On retrouve les restes du général Pedro Euge-nio Aramburu, ex-président d'Argentine qu'on avait enlevé le 29 mai précédent.\u2014 Ouverture des 9e Jeux du Commonwealth à Edimbourg, Ecosse.1967 \u2014 Fin de cinq jours de violence raciale à Newark, New Jersey, marqués par 24 morts.1965 \u2014 Les présidents de Gaulle et Saragat, de France et d'Italie, inaugurent le tunnel sous le Mont-Blanc.1958 \u2014 Yvon Durelle défait Mike Holt à la 9e ronde, au Forum, et garde son titre de champion boxeur mi-lourd de l'Empire britannique.1952 \u2014 Le gouvernement Duplessis est maintenu au pouvoir avec 68 députés sur 92, mais trois ministres sont battus : Marc Trudel, J.H.Delisle et Patrice Tardif.D'autre part, Henri Groulx, député libéral d'Outre-mont, meurt le soir de l'élection.1951 \u2014 Le roi Leopold III, de Belgique, abdique en faveur de son fils Beaudoin.1943 \u2014 Montreal acclame le général Henri-Honoré Gi-raud, commandant en chef des forces françaises libres en Afrique du Nord.1941 \u2014 Le ministre de la Défense nationale annonce que le plein quota de plus de 34 000 hommes s'est enrôlé volontairement dans les deux mois de la première campagne nationale de recrutement du Canada.\u2014 Raids aériens britanniques sur Rotterdam: 22 navires nazis sont coulés.1934 _ La ville de San Francisco est en proie à la terreur à cause d'une grève générale dans le transport et la restauration.1930 \u2014 Mort à l'hôpital de Joseph-Edouard Caron, exministre de l'Agriculture.Il était âgé de 64 ans.1929 \u2014 Inauguration du Salon d'aviation de Londres par le prince de Galles.1920 \u2014 Ratification du traité de St-Germain-en-Laye.1917 \u2014 Des émeutes éclatent contre le gouvernement russe à Pétrograd.1904 \u2014 Le réputé aéronaute John Anthony Bennett meurt noyé dans le Saint-Laurent en face de Lon-gueuil.1901 \u2014 La ville de Windsor Mills, dans les Cantons de l'Est, est secouée pa* l'explosion de la poudrière de la société Hamilton Powder Co.Haldeman, témoin surprise devant la commission.M.Butterfielcl avait été entendu par les membres de la commission à huis clos vendredi dernier.Il a souligné qu'il avait d'abord hésité à parler des micros à cause de répercussions possiblement lâcheuses que cela pourrait avoir sur les visiteurs é-trangers du président.11 a ajouté que les enregistrements n'ont pas encore été transcrits a sa connaissance et qu'ils sont conservés à la Maison Blanche.M.Nixon savait que l'enregistrement se déclenchait automatiquement, mais pas ses visiteurs, à l'exception de Haldeman et de deux ou trois autres adjoints.Immédiatement après les révélations de Butterfield, M.Fred Buzhardt.qui agit comme conseiller juridique de la Maison Blanche, a confirmé dans une lettre a la commission sénatoriale que tous les entretiens de M.Nixon à la Maison Blanche ont été enregistrés depuis 1971.Pour sa part, le conseiller de la commission sénatoriale, M.Samuel Dash, a déclaré qu'il est maintenant possible de vérifier si John Dean a dit la vérité en déclarant que, selon lui, le président Nixon était au courant des tentatives d'étouffer le scandale dès le 15 septembre 1972.11 ne fait maintenant aucun doute que la commission sénatoriale multipliera ses efforts pour obtenir accès aux documents de la Maison Blanche pertinents à l'affaire Watergate, ce que le président Nixon a refusé jusqu'ici.(.) RIVARD REPRIS L'homme le plus recherché au Canada est appréhendé à 20 milles de Montréal par Paule Beaugrand Champagne LE célèbre évadé de la prison de Bordeaux qui nous avait quittés si abruptement le 2 mars dernier, a été capturé hier après-midi (16 juillet 1965) en compagnie de deux amis, Freddie Cadieux et Sébastien Boucher.La capture des trois hommes a eu lieu à 5.05 heures à Lower Woodlands, près de Château-guay, à 15 milles de Montréal, dans un camp d'été appartenant à Mme R.E.Birch, du 128.Lac St-Louis.Ce camp d'été se trouvait à une centaine de pieds seulement de la grand'route.dans les bois.Mme Birch avait loué son camp à un homme, dont elle n'a pas voulu nous donner le nom, dans la journée de lundi dernier.On se souvient que Lucien Ri-vard, présumé trafiquant de narcotiques et personnage central de l'enquête Dorion, a défrayé la chronique lors de son évasion de la prison de Bordeaux, en compagnie de André Durocher, qui a été repris depuis et condamné à deux ans d'emprisonnement.Rivard aura joui de sa liberté pendant 135 jours.Pendant cette période de liberté, il a été vu à peu près partout dans le monde, notamment en Espagne et au Mexique.Sa femme, Marie Rivard, a également prétendu avoir revu deux lettres de lui, une de Vancouver, lui annonçant qu'il allait quitter le pays, et une autre d'Espagne.Dans la déclaration que les corps policiers, qui ont participé photothèque LA PRESSE Lucien Rivard, arrivant au Palais de justice flanqué de deux poli- ciers.Jacques Anquetil gagne le 48e Tour de France cycliste PARIS (AFP) \u2014 Le 48e Tour de France cycliste s'est terminé par la victoire du Français .Jacques Anquetil qui avait endossé le maillot jaune lors de la première étape et Ta conservé jusqu'à l'arrivée.Depuis la 17e étape qui s'était terminée à Pau et surtout depuis la 19e courue contre la montre entre Bergerac et Périgueux, la victoire finale du champion français \u2014 à moins d'accident\u2014 ne faisait plus de doute.Dans les étapes de montagne, Anquetil, grimpeur moyen, n'a pas été dislancé par des spécialistes comme Charlie Gaul et Manzaneque.On pourra épilo-guer sur ces étapes de montagne, mais la tactique de Anquetil était excellente.Pendant ces étapes, soit dans les Alpes, soit dans les Pyrénées, Anquetil a étroitement surveillé ses plus redoutables adversaires, meilleurs CLASSEMENT FINAL 1 \u2014 Anquetil (France) 122 h.01 min.33 sec.2 \u2014 Carlesi (Italie) à 12 min.14 sec.3 \u2014 Gaul (Suisse-Lux.) à 12 min.16 sec.4 \u2014Massignan (Italie) à 15 min.39sec.5 \u2014Junkermann (Allemagne) à 16 min.09 sec.(.) grimpeurs que lui.Il prenait leur roue et ne se laissait pas distancer.Cette tactique s'est avérée payante et Anquetil a conservé la première place depuis Versailles jusqu'à Paris.A l'arrivée, à l'étape au Parc des Princes, hier (16 juillet 1961)/ Anquetil a eu un beau geste digne du grand champion qu'il est.Il a mené le sprint pour un de ses plus dévoués équipiers, Robert Cazala, et il permit à ce-lui-ci de gagner à Paris.L'équipe française a remporté finalement une triple victoire: individuellement grâce à Anquetil, par équipe grâce à une belle entente au sein de la formation que dirigeait Marcel Bidot et le classement par points ou André Darrigade conserve le «maillot vert» arraché au régional Gain-che.(.) LE PONT VICTORIA Traversée en voiture pour la première fois LE pont Victoria vient d'être traversé pour la première fois, hier (16 juillet 1899), par une voiture.C'est M.George T.Reeve qui a fait ce voyage, désormais historique.Il était accompagné de M.F.H.McGui-gan, surintendant général du Grand Tronc, de M.J.M.Herbert, surintendant de la division est, et de M.R.P.Dalton, surin tendant des lignes terminales de Montréal.Ces messieurs ont eu l'honneur de traverser les premiers, sur le pont, en carosse, bien que ce ne fût pas l'inauguration officielle de la traverse.a la capture, ont remise à la presse hier soir, il est dit que Rivard a été arrêté «grâce à un effort concerté et de longue haleine des escouades de la Gendarmerie royale du Canada, de la Sûreté provinciale du Québec et de la Sûreté municipale de Montréal».Nous avons par ailleurs appris que la police de Chà-teauguay n'ayant pas été avertie du coup de filet qui se préparait, elle est arrivée sur les lieux une demi-heure après que tout a été fini.Le récit de la capture Voici le récit de la capture que nous a fait hier soir Mme Birch: «Des centaines de policiers sont arrivés vers 4.20 heures.Ils sont entrés dans la maison et nous ont dit, à une amie et à moi, de ne pas bouger.Sans explication évidemment! Ces gens-la ne parlent pas facilement.«Là, il y avait des policiers armés partout sur le terrain, autour de la maison et du camp que je loue tout près.Au bout d'une demi-heure environ, tout était fini.«Ils ont cadenassé le camp et bouché toutes les fenêtres.Ils m'ont interdit d'aller sur son terrain et d'aller plus loin que ma porte d'entrée principale, qui donne justement sur le terrain où est situé le camp.Ils m'ont dit d'avertir quiconque s'aventurerait par là qu'il se ferait arrêter.» (.) Les policiers qui ont procédé à l'arrestation de Rivard et de ses compagnons ont dit que les trois hommes n'avaient pas offert de résistance et qu'ils n'étaient pas armés.Contrairement à ce qu'ont dit certains bulletins de nouvelles, les trois hommes n'ont pas eu le temps de se rendre à un yacht qui aurait été amarré près de leur cachette.Ils ont bel et bien été arrêtés dans leur camp.Dépôt des plans en vue du harnachement du Saint-Laurent NEW York, 17 (P.A.)\u2014 L'Administration de l'électricité de l'Etat de New York a annoncé, hier (16 juillet 1948), qu'elle et la commission hydro-électrique de l'Ontario avaient déposé des plans pour le développement conjoint d'un projet hydro-électrique de 2,200,000 chevaux-vapeur sur le fleuve Saint-Laurent, près de Massena, N.Y.L'Administration de l'électricité (Power Authority) a souligné que les plans avaient été déposés simultanément à Washington et à Ottawa.Elle a ajouté que les deux documents réclament une prompte référence à la Commission internationale conjointe.La Commission internationale conjointe a été créée par le traité Root-Bryce sur les eaux de frontière en 1909.Le traité autorise la commission à approuver des projets concernant ces eaux qui servent de division entre les deux pays.(.) Les sections de New York et d'Ontario utiliseront chacune la moitié du courant naturel du fleuve, produisant une moyenne annuelle de 6,300,000 de kilowattheures d'éiijrgie hydro-électrique, ou un total de 12,600,000 de kilowatt-heures.(.) Le coût des travaux pour le harnachement des eaux et le creusage des canaux avait été fixé approximativement à $447,805,000 en mai 1947.ON POSERA DES RAILS LE comité exécutif de Montréal ordonne à la compagnie des tramways de commencer immédiatement à poser les rails dans la tranchée aménagée par la ville sur la montagne en prolongement du chemin Shakespeare.L'ordre a été signé ce matin (16 juillet 1929).Une conflagration détruisait, le 16 juillet 1929.une partie du village de La Présentation, au Québec.Cette photo démontre bien l'ampleur du sinistre qui, heureusement, n'avait pas fait de victimes.L'incendie s'était déclaré au magasin général d'Ulric Paradis, pour ensuite détruire tout le centre du village._i-._*_*_ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 JUILLET 1984 A 9 Les premiers candidats du PC au Québec Voici ia liste des 59 candidats conservateurs au Québec jusqu'ici: Abitibi: Guv^t-Juliéh', commis Argenteuil:^Lise Bourgault, administratrice .Beauce : Gilles Bernier, animateur de radio Beauharnois Salaberry : Jean-Guy Hudon, maire de Beauharnois Bellechasse: Pierre Biais, avocat Berthier Maskinonge Robert De Cotret, vice-président de la Banque Nationale Blainvilie-Doux-Montagnes : Monique Landry, physiothéra-peute Bonaventure: Darryl Gray, enseignant Bourassa: Raymond Rochon, gestionnaire Chambly : Richard Grisé, assureur-vie Champlain: Michel Champagne, maire de St-Sévérin Charlevoix: Charles Hamelin, jourmaliste Chicoutimi: André Harvey, professeur Dollard: Gerald Weiner, mair-re de Dollard-des-Ormeaux Duvernay: Vincent Delia Noce, président de l'Association des services de l'automobile Frontenac.Marcel Masse, ancien ministre Gamelin: Michel Gravel, industriel Gatineau: Claude Mailly, com-municatrice Hochelcgc Maisonneuve : Edouard Desrosiers, homme d'affaires Juliette: Roch LaSalle, député Kamouraska-Rivière-du-loup: André Plourde, entrepreneur Label le Femand Ladouceur, courtier d'assurances Lac Saint-Jean: Clément Côté, vendeur Lachine: Robert Lay ton, administrateur Langelier: Micl.v.vérificateur comptable Leprairie: Femand Jourde-nais, commerçant LaSalle: Claude Lanthier, in-génieurr Laurier: Roland Gagné, homme d'affaires Laval: Guy Ricard, conseiller municipal de Laval Laval des-Rapides: Lawrence Hanigan, pdg de la CTCUM Lévis: Gabriel Fontaine, conseiller en administration Longueuil: Nie Leblanc, homme d'affaires Louis-Hébert: Suzanne Du-plessis, conseiller municipal de Sainte-Foy Manicouagan: Brian'Mulroney MéganticCompton-Stanstead: François Gérin, avocat Mercier: Carole Jacques, avocate Missisquoi : Gabrielle Bertrand, veuve de l'ancien premier ministre du Québec, Jean-Jacques Bertrrand Montmorency: Anne Blouin, secrétaire de direction Mont-Royal: Sharon Wolfe, professeur Notre Dame-de-G race: Nick Auf der Maur, conseiller municipal de Montréal Papineau: Tony Iacobaccio, entrepreneur Portneuf: Marc Ferland, maire de Saint-Basile Québec-Est: Marcel R.Tremblay, entrepreneur Richelieu: Louis Plamondon, enseignant Richmond: Jean-Jacques Cro-teau, avocat Roberval: Benoit Bouchard, directeur de cégep Saint-Denis: Peter Georgaka-kos, restaurateur Saint-Jacques: Lorraine Du-guay, avocate Saint-Jean: André Bissonnet-te, aviculteur Saint-Léonard-Anjou: Agosti-no Cannavivo, comptable Sainte-Marie: François Richard, administrateur Saint-Michel: René Paradis, administrateur Sherbrooke: Jean J.Charest, avocat Témiscamingue: Gabriel Desjardins, huissier Terrebonne: Robert Toupin, notaire Trois-Rivières: Pierre H.Vincent, avocat Vaudreuil: Pierre H.Cadieux, avocat Verchères: Marcel Danis, avocat Verdun: Gilbert Chartrand, conseiller municipal de LaSalle ELECTIONS MME GABRIELLE BERTRAND SE PROPOSE COMME MEDIATRICE suis Brian Mulroney MULRONEY À SES CANDIDATS Nous avons pourra s'entendre avec le PQ l'affection « Avec moi derrière lui, il n'y aura pas de querelles entre un premier ministre conservateur fédéraliste et le gouvernement péquiste de Québec.\u2022 PIERRE VENNAT_ Candidate pour la première fois, à l'âge de 61 ans, Mme Gabrielle Bertrand, née Giroux, fille d'un conseiller législatif «bleu», veuve de l'ancien premier ministre Jean-Jacques Bertrand, mère du ministre péquiste Jean-François Bertrand, était toute rayonnante, hier après-midi, dans les couloirs du Reine-Elizabeth.Elle y a d'ailleurs facilement volé la vedette à tous les autres candidats conservateurs du Québec, même les gros canons comme Marcel Masse, Lawrence Hanigan, Robert de Cotret ou Roch LaSalle.Comme l'expliquait hier sa fille Louise, ancienne attachée de presse de l'Union nationale, il ne s'agit pas, pour Mme Bertrand, d'une nouvelle vocation puisque, dans le fond, elle a toujours été mêlée à la politique, depuis l'âge de 7 ans alors qu'elle accompagnait son père aux assemblées politiques du temps.C'est d'ailleurs ainsi qu'elle a rencontré celui qui devait devenir son mari.Mme Bertrand ne voit pas de difficultés familiales ou autres avec son engagement fédéraliste et les attaches de son fils à un parti indépendantiste.Louise dira d'ailleurs que Jean-François a été avisé dès le départ de la décision de sa mère et qu'il en est très fier.Mme Bertrand a eu droit à une ovation debout \u2014 plus forte que pour tout autre candidat \u2014 et M.Mulroney s'est déplacé pour aller lui donner l'accolade.Quant à Mme Bertrand, elle a déclaré à LA PRESSE quelle n'avait jamais songé à être député auparavant, mais qu'elle n'a pas longtemps hésité quand M Mulroney et les gens du comté lui ont demandé de se présenter, il y a quinze jours.Parce que même si elle s'est surtout intéressée à la politique provinciale, elle a toujours été très près, de même que son père et son mari, des conservateurs d'Ottawa.Lawrence Hanigan en congé sans solde Parmi les autres vedettes pré sentes hier, Lawrence Hanigan, Marcel Masse et Roch LaSalle étaient les plus entourés.M.Hanigan, ancien président du comité exécutif de Montréal, élu cinq fois sur le plan municipal, en est a ses premieres armes sur la scène fédérale.Pour le moment, il est en congé sans solde de la CTCUM et ne sera pas remplacé à la présidence, même à titre intérimaire.Sa démission dépend de son élection ou non le \\ septembre.Défait, il ne verrait aucun conflit d'intérêts à revenir à son poste, la CTCUM «ne faisant pas affaires avec Ottawa.M.Masse, lui, se présente dans Frontenac, un comté nouveau pour lui, homme do la région de Jolietteet des Laurentides.« Par ce que l'Estrie présente un potentiel intéressant pour les conservateurs et qu'il s'agira d'un excellent laboratoire pour les politiques de développement économique des conservateurs », a-t-il confié à LA PRESSE.Quant au député de Joliette, présenté comme «l'unique Roch LaSalle», il fera également cam pagne dans les comtés francophones du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario et dans plusieurs comtés québécois, en plus du sien.i l 1 I & photo Robert Moilloux, LA PRESSE Mme Gabrielle Bert-rand, veuve de l'ancien premier-ministre du Québec, sera candidate conservatrice dans Missisquoi.Des premiers candidats conservateurs au Québec, dix jeunes et neuf femmes Le Parti conservateur, qui a affirmé vouloir faire place aux femmes et aux jeunes, a jusqu'ici déniché 10 candidats de moins de 35 ans au Québec.\u2014wBca\u2014¦ m i¦mini i PIERRE VENNAT_ Par ailleurs, neuf des représentants du parti au Québec lors du scrutin du 4 septembre sont des femmes.Le parti a aussi réussi à attirer des représentants des groupes ethniques qui, jusqu'ici, donnaient massivement leur appui au Parti libéral.C'est un jeune comptable de 24 ans.Agostino Cannavino, dans Saint-Léonard-Anjou, qui est le plus jeune candidat conservateur jusqu'ici, du moins au Québec.Le jeune candidat siège également au comité national du parti sur les groupes ethniques.Le parti se vante également d'avoir recruté le plus jeune maire du Québec, Michel Champagne, un ami du député péquiste Gilles Baril et un membre des Conspirateurs de l'un 2000.M.Champagne se présente dans Champlain.Chez les hommes, M.Cannavino est le benjamin des candidats conservateurs au Québec.alors que chez les femmes, c est une jeune avocate du même age, Carole Jacques, qui fera la lutte dans Mercier.Deux des candidates figurent d'ailleurs dans le groupi les 10 jeunes que le parti prés nte au Québec, l'autre étant lmc Lise Bourgault.dans Ai enteuil.Quant aux utres candidatures féminine! outre Mme Suzanne Duples s.conseiller municipal de Sai te-Foy ei choisie candidate d- >uis longtemps dans Louis-H jort, on compte la veuve de 'ancien premier ministre.(îabrtelle Bertrand, dans Missisquoi, Monique Lan dry, dans Blaincille-Deux-Mon-tagnes.Claudy Mailly.dans Ga- tineau, Anne Blouin, dans Montmorency-Orléans.Sharon Wolfe, dans Mont-Royal et Lorraine Duguay, dans Saint-Jacques.Une quinzaine de comtés n'ont pas encore de candidat du PC, dont trois dans la région métropolitaine, ilier, au Reine-Elizabeth.un vieux routier du parti, Georges Valade, longtemps député de Sainte-Marie, ne se gênait pas pour faire savoir qu'il était un peu déçu qu'on n'ait pas fait appel à ses services.Il souhaite qu'on pense à lui, dans un des comtés encore disponibles, en faisant valoir son expérience.Électoarammes Mulroney en traduction simultanée.¦ L'organisation du chef conservateur, Brian Mulroney, a démontré samedi à Sept-lles un empressement peu commun pour offrir la traduction simultanée aux journalistes unilingues anglophones qui l'accompagnent dans sa campagne.Le secrétaire de presse adjoint du leader, Michel Gratton, a réuni ces journalistes autour d'une table, dans un coin de la salle, et leur a traduit le discours au fur et à mesure que le chef parlait.Les journalistes francophones qui suivent M.Mulroney ont observé la scène d'un oeil amusé, en se rappelant que l'organisation de M.Mulroney démontre moins d'empressement à leur offrir des services en français.Par exemple, toutes les annonces verbales, à bord de l'avion, sont faites en anglais, et personne ne s'embarrasse de les traduire.\u2022 \u2022 \u2022 Erreur sur les « jumeaux ».¦ Pour Charlie McKenzie, président de la campagne du parti Rhi nocéros, le chef néo-démocrate Ed Broadbent n'y est pas du tout lorsqu'il qualifie de «frères jumeaux» les leaders des deux grandes formations politiques canadiennes, MM.Turner et Mulroney.« Je les observe tous les deux depuis une couple de semaines, a dit hier M.McKenzie, et même leurs vêtements sont différents: quand l'un porte un complet bleu et une cravate rouge, l'autre porte un complet gris et une cravate.rouge.En outre, l'un est gaucher alors que l'autre est droitier.» Le parti Rhinocéros en est à sa troisième participation aux élections fédérales.Il prévoit présenter des candidats dans 148 des 282 circonscriptions du Canada.Interrogé sur les ondes d'une station de radio d'Ottawa, M.McKenzie s'est dit outré de ce que certains considèrent que son parti ne fait pas sérieux: « Ceux qui prétendent que nous nous moquons du processus démocratique sont dans l'erreur; ce n'est pas nous qui convertissons en délégués instantanés les clochards de la Old Brewery Mission ou qui nommons nos amis ambassadeurs.» L'offre ne tient plus.¦Le député de Laval, Marcel Roy, a beau être libéral, il n'est guère heureux des nominations politiques effectuées par M.Pierre Trudtau juste avant son départ.M.Roy, un agronome de formation, a révélé hier que M.Turner lui avait offert la présidence de l'Office canadien des provendes.Il a ajouté que Mme Marie Josée Drouin.économiste bien connue, devait être candidate libérale dans sa circonscription.Or, lundi dernier, le bureau de M.Turner Ta avise que l'offre ne tenait plus.«Trudeau avait donné le poste à un Ontarien, le député Denis Éthier », a-t-il explique.Résultai: M.Roy reste député de Laval et Mme Drouin se cherche un autre comté.Davis et la «machine» en campagne SI Le chef conservateur, Brian Mulroney, peut compter sur l'appui de la Big blue machine des tories ontariens, si l'on se fie au premier ministre de cette province, William Davis, qui est rentré de vacances en fin de semaine.M.Davis a confié avoir écrit personnellement à tous les organisateurs conservateurs de l'Ontario pour leur demander de prêter mair.forte à M.Mulroney.Il a nié faire plus de zèle pour M.Mulroney que pour M.Clark en 1980.M.Davis n'a jamais pu s'entendre avec M.Clark et a mis sa machine politique «au neutre» lors des élections de 1980, laissant la porte grande ouverte aux libéraux de Pierre Trudeau qui ont repris le pouvoir.des libéraux provinciaux Reconnaissant que son parti a un défi difficile à relever au Québec, le chef conservateur, Brian Mulroney, a déclaré hier que les conserva leurs pouvaient compter sur ia sympathie des libéraux provinciaux dans la présente campagne électorale.MAURICE JANNARD Alors qu'il s'adressait, à huis clos, à une centaine de partisans réunis à l'hôtel Reine-Elizabeth, avant de rencontrer les journalistes, M.Mulroney leur a parlé en termes très sérieux de la bataille qui s'annonce.Ce n'est pas facile, a-t-il expliqué, de s'attaquer à des majori tés de 10 000 à 20 000 \\otes.Surtout quand on fait face à de «grosses machines électorales» comme les machines libérales, fédérale et provinciale.Puis il a ajouté: «Mais la machine fédérale est partie: Pierre Trudeau est parti.Quant à la machine libérale provinciale, nous pouvons compter sur une certaine affection de sa part.» Ces dernières paroles n'ont pas manqué de faire sourire ses partisans.C'est un secret de polichinelle que Robert Bourassa permet à ses principaux adjoints de travailler dans le camp Mulroney, en dépit de ses allégeances libérales.L'ex-premier ministre du Québec, disent ouvertement les gens de son entourage, conserve une profonde amertume envers les Lalonde, Chrétien et Ouellet.Pas un seul candidat libéral au Québec Alors que les conservateurs de Brian Mulroney ont déjà désigné une soixantaine de candidats en vue des élections du 4 sep-, tembre, les libéraux fédéraux du Québec n'ont officiellement désigné aucun candidat jusqu'à, maintenant.GILBERT LAVOIE_ La commission électorale du Parti libéral du Quebec a décidé, que les assemblées de mise en nomination se tiendraient du 20 au 30 juillet, ce qui veut dire que même les actuels députés ne sont pas encore officiellement candidats dans leurs comtes « On ne peut rien faire d'ici le 20 juillet», a expliqué un député en expliquant qu'il ne peut désigner son agent officiel ni engager des dépenses électorales, tant et aussi longtemps qu'il ne sera pas désigné officiellement candidat pour son parti.« Personne n'a mis sa machine en marche », a-t-il ajouté.Le députe de Laval.M.Marcel Roy, a abonde dans le même sens, en expliquant que même dans une circonscription comme la sienne, où il ne prévoit pa*> d'opposant pour la mise en nomination, il doit attendre d'être confirmé comme candidat avant de lancer sa campagne.Selon lui, l'action ne débutera véritablement que d'ici deux semaines chez les libéraux du Québec.Les députés du parti gouvernemental ne semblent pas craindre de prendre du retard sur les conservateurs.Selon eux, la plupart des gens sont en vacances d'ici la fin de juillet, et ce n'est qu'au mois d'août qu'il sera véritablement possible de mener une campagne efficace.EN AJUSTANT LE PRIX DU PÉTROLE CANADIEN AU NIVEAU MONDIAL Selon Broadbent, Turner commettrait une grave erreur .son parti, M.Broadbent a déclaré hier dans la métropole canadienne que la hausse des prix du pé-trple entraînerait une augmentation des prix à la consommation, ce qui pénaliserait les agriculteurs et ralentirait la croissance économique.TORONTO (PC) \u2014 La suggestion dii premier ministre John Turner d'ajusteHeprix; du pétrole canadien au niveau mon dial constitue* « uh* politique profondément erronée », selon le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent.A l'issue d'une rencontre avec Le premier ministre Turner a s candidats et organisateurs de soutenu\" à Edmonton, samedi, que le Canada « devrait s'ajuster au prix mondial du pétrole, moyennant certaines dispositions permettant de parer à une hausse drastiques des prix, advenant une autre crise au Moyen-Orient ou ailleurs ».Le prix du baril de pétrole au Canada est de $29,75, soit environ 80 p.cent du prix sur le marché mondial Selon M.Turner, l'augmentation provoquerait une hausse de deux cents le litre à la pompe.Le chef du NPD a réaffirmé la position de son parti à ce sujet en suggérant un système à double tarification pour la consommation intérieure et les ventes à l'étranger.** Les hausses de prix ne devraient être autorisées que lorsque les coûts augmentent et sont justifiés », a-t-il ajouté.Quant à la proposition du premier ministre de tenir un débat télévisé avant le 26 juillet, M.Broadbent a indiqué qu'il préférait que ce type d'échange ait lieu vers le milieu de la campagne « afin de permettre aux Cana- diens d'entendre les points de vues de tous les partis avant de se faire une opinion ».Enfin, selon M.Broadbent, la présente campagne électorale permettra aux Canadiens de choisir entre deux partis de plus en plus conservateurs, d'une part, et le NPD, d'autre part, qu'il a qualifié de champion « des citoyens ordinaires ».f LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 JUILLET 1984 A 10 LE MOUSE RÉUNION D'UN CABINET DE CRISE À DOWNING STREET Mme Thatcher est prête à utiliser armée pour mater les dockers d'après AFP, AP, UPI et Reuter Mme Margaret Thatcher est prête à utiliser tous les moyens, y compris l'armée, pour limiter les répercussions des grèves des mineurs et des dockers britanniques, alors que, dès au jourd'hui, la Grande-Bretagne pourrait être encore un peu plus isolée du continent par voie maritime.Le premier ministre doit réunir à Downing Street ce matin un cabinet de crise au cours duquel, a-t on prévenu dans son entourage, toutes les mesures nécessaires pour que le pays «continue à travailler» seront examinées, y compris le recours à l'état d'urgence et à l'armée.Alors qu'elle affectait soigneusement depuis le débui du conflit des mineurs, il y a plus de quatre mois, ne ne pas être directement concernée, Mme Thatcher a changé de tactique au cours du week-end.devant l'extension de la grève des dockers: «Le pays ne se soumettra pas au chantage d'une petite minorité, tout au plus 200 000 personnes, qui tente d'imposer sa volonté à 55 millions de Britanniques», a-t-elle dit.Et elle ajoutait que son gouvernement «ferait tout ce qui est nécessaire pour que le pays continue à travailler».Cette petite phrase veut dire, confirmait-ton immédiatement dans son entourage, qu'elle est prête à déclarer l'état d'urgence si le blocage des ports britanniques axphyxie l'économie.Edward Heath est le premier occupant de Downing Street a avoir utilisé ce moyen pour faire face, déjà, à une grève des mineurs en 1973.Sur le terrain, la grève des dockers qui touche déjà la quasi-totalité des grands ports britanniques, risque de s'étendre aujourd'hui à Douvres, y compris au trafic passager, jusque là totalement épargné ailleurs.Les 520 employés du port doivent se prononcer sur un arrêt total du travail, à l'apel du syndicat des transports.Depuis samedi matin, les marins de la compagnie nationalisée Sealink refusent de prendre en charge le trafic marchandises à Douvres pour protester contre la volonté du gouvernement de privatiser leur entreprise.Tous les camions arrivant dans le port ont cependant réussi à passer sur le continent, a-t-on in diqué hier à Douvres, soit sur d'autres lignes de ferries, soit même sur des bateaux de Sealink opérant avec des équipages non britanniques.Hier, tout était normal à Douvres, pour les touristes et le fret.Seuls les poids lourds qui ne transitent pas habituellement par le port sont refusés et la police britannique a transformé une dizaine de kilomètres d'autoroute, près de Folkestone, on parking pour les accueillir.Dans tous les autres grands ports britanniques, le trafic marchandises est au point mort mais les services passagers par ferries fonctionnaient normalement hier.Au cours du week-end, par ailleurs, les mouvements de grève ont pris une allure plus directement politique.Le leader de l'opposition travailliste britannique, M.Neil Kin-nock, est apparu sur une estrade aux côtés du président du syndi- cat des mineurs, M.Arthur Scar-gill, pour la première fois depuis le début du conflit.Mme Tchat-cher, a-t-il dit au cours d'un meeting à Durham, dans le nord de l'Angleterre, ne doit pas «obtenir une nouvelle victoire dans sa guerre contre le peuple britannique» Et M.Kinnock comparait le premier ministre à une «impératrice sur le déclin, entourée de courtisans, qui donne des ordres que personne n'entend et dirige des forces économiques qui l'ont désertée».De son côté, M.Scargill ne laissait aucun doute sur sa volonté de faire plier Mme Thatcher et d'arriver à une «victoire historique» pour les mineurs.M.Scargill doit reprendre mercredi avec les direction des charbonnages les négociations interrompues sur un constat de désaccord la semaine dernière.Al Âkhbar critique le refus des USA d'aider ie Koweït LE CAIRE (d'après AFP) -Le quotidien cairote Al Akh-barestime hier que l'administration américaine «a commis une erreur» en refusant de fournir au Koweït des missiles Stinger, «amenant cet État à se tourner vers l'Union soviétique pour la recherche de nouveaux armements».D'ailleurs le ministre soviétique des Affaires étrangères.M.Andrei Gromyko.s'apprête a faire une visite au Koweït dont la date n'a pas encore été fixée, a annonce hier Jassem al Marzouk, ministre koweïtien ds Affaires du conseil des ministres par intérim et ministre du Commerce et de l'Industrie.«La visite a Koweit de M.Gro-myko ne signifie pas un alignement de l'Emirat sur le bloc communiste», a-t-il dit à la presse à l'issue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.«La fourniture d'armes par l'Union soviétique au Koweit est effectuée conformément aux besoins du pays qui applique une diversification de ses sources d'ar- mements ».a indiqué M.Marzouk.Le journal du Caire, qui reflète volontiers l'opinion du gouver-nemnt égyptien, affirme par ailleurs que la fourniture au Koweit d'« équipements militaires soviétiques divers» vise à «assurer la défense de ce pays en prévision de toute escalade de la guerre du Golfe».Relevant que les États-Unis «n'avaient aucune raison» de refuser des armes à un pays «qui cherche à se protéger» alors que l'administration américaine en donne à Israel, Al Akhbaresti-me que «l'Union soviétique a saisi cette occasion.Il incombe aux dirigeants américains de réviser leur attitude».Le journal rappelle à ce propos que les Etats-Unis avaient déjà refusé de fournir des armes à un autre pays arabe, la Jordanie.Enfin, toujours selon Al Akhbar, l'accord relatif à l'achat d'armements soviétiques par le Koweit aurait été paraphé mercredi dernier à Moscou et porterait sur une transaction d'un montant de $327 millions.M.Shultz (au centre), avant son arrivée en Nouvelle-Zélande, a eu des entretiens avec le premier ministre d'Australie à gauche, M.Bob Hawke, et son ministre des Affaires extérieures, M.Bill Hayden.tdephoto upi AU LENDEMAIN DES ÉLECTIONS NÉO-ZÉLANDAISES Rencontre surprise Shultz-Lange d'après AFP, AP, UPI et Reuter Une journée après avoir mis un terme à neuf années de gouvernement conservateur, le nouveau premier ministre néo-zélandais David Lange a eu une LA BATAILLE DE L'ÉCOLE PRIVÉE EN FRANCE Mitterrand désavoue le gouvernement Mauroy PARIS \u2014 Il était évident depuis le début qu'en rouvrant le dossier de l'école privée, le gouvernement de gauche allait déclencher une bataille politique interminable.De là à imaginer que le prix serait aussi lourd pour le gouvernement, il y avait une marge.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE Collaboration spéciale Aujourd'hui, après deux ans de négociations entre le ministère de l'Éducation, les «ca-thos» et les «laïcs», deux manifestations «historiques» des tenants du privé (deux millions de personnes dans la rue), un premier débat \u2014 violent \u2014 de 250 heures au Parlement, une session extraordinaire du Parlement en juillet et des menaces de blocage institutionnel au Sénat, on revient au point de départ.Prenant tout le monde (y compris le gouvernement) par surprise, le president Mitterrand a annoncé jeudi dernier le retrait pur et simple du projet Savary, assorti d'une révision constitutionnelle et d'un référendum en septembre.Fidèle à sa manière, François Mitterrand a voulu et réussi à créer un choc: son allocution télévisée avait été annoncée mercredi à 23 heures seulement; elle n'a duré que six minutes et, apparemment, même le premier ministre Mauroy n'en connaissait pas la teneur.Une façon spectaculaire et fort habile de reprendre l'initiative et d'enfermer l'Opposition dans un piège.La droite réclamait un référendum sur l'école: Mitterrant répond que la constitution ne l'autorise pas mais propose de la réviser en ce sens et de soumettre la réforme à un référendum.Ou bien l'Opposition dit «oui», et ce sera un véritable plébiscite pour le président \u2014- en tout cas une victoire politique.Ou bien elle se prononce pour le «non», et elle aura beaucoup de difficulté à expliquer son attitude.Mitterrand a de bonnes chances d'être gagnant de toutes manières.I Il n'en reste pas moins que la décision la plus lourde de conséquences tient dans une très courte phrase du président Mitterrand annonçant «un nouveau projet de loi » sur l'école.Comme s'il n'avait jamais rien eu à voir avec cette affaire, il désavoue le texte «Savary» et donc toute l'attitude du gouvernent Mauroy qui, depuis des mois, maintenait un texte législatif de «compromis» qui, en fait, mettait le feu aux poudres.Malgré la volonté affichée du sénat (majorité de droite) pour retarder l'adoption du projet, on était presque arrivé au bout de la route: c'est maintenant, alors que «le pire» était fait, que Mitterrand annule tout.On ne saurait sous-estimer le coût politique de toute cette affaire.La «querelle scolaire», qui date du début du siècle, avait trouvé en 1959 un arrangement qui avait le grand mérite d'être passé dans les moeurs: l'État subventionnait le privé à condition qu'il se conforme aux normes pédagogiques du ministère.On lui laissait son autonomie de gestion.Sa clientèle (stable) représentait environ 16 p.cent de la population scolaire.Une majorité de Français, soit pour des raisons morales (catholiques), soit pour des raisons pratiques, acceptait ce système de compromis.Le problème, c'est que l'opposition de gauche, et surtout les socialistes, avaient toujours défendu le principe d'un système public unifié.Donc plus de subventions au privé, mais intégration.Le candidat Mitterrand en avait fait un article de son programme.Après mai 81, sans le moindre enthousiasme, mais poussés par les militants «laïcs» (minoritaires), Mitterrand et Mauroy ont donc rouvert le dossier, c'est-à-dire remis en marche la machine infernale.De toute évidence, la réaction du «privé» était tellement forte que le gouvernement ne pouvait avancer qu'à reculons.Négociations, premier texte, rejet, nouveau texte, encore des négociations.De recul en retraite, le projet Savary s'çst transformé en un texte reconnaissant la spécificité du privé (en échange de quelques concessions et contrôles supplémenaires).Au mois de mai, tout le monde était plutôt mécontent, en particulier les laïcs, mais les deux parties adverses semblaient à peu près résignées.«S'il y a aggravation du texte, nous organiserons une nouvelle manifestation à Paris», disaient les responsables catholiques.Ce qui était une manière de dire: le texte actuel est à peu près acceptable.Pour plusieurs observateurs, le gouvernement de gauche avait donc une chance de mettre un terme à cette bataille presque centenaire.Pour des raisons pas très claires, à la veille du débat parlementaire, le premier ministre Mauroy faisait une concession de dernière minute aux laïcs sur la fonctionnarisation des profs du privé.C'était de nouveau l'explosion, la manifestation de plus d'un million de personnes à Paris le 24 juin, puis la décision du Sénat de bloquer l'adoption finale du projet.En faisant brusquement volte-face, Mitterrant a aussitôt marqué des points politiquement: l'Opposition elle-même est obligée d'approuver et risque en septembre de se trouver devant un dilemme embêtant.Par-dessus le marché, une arme majeure vient de lui être retirée.Dès vendredi, les commentaires étaient soit favorables au président, en tout cas embarrassés.Il n'en reste pas moins qu'en agissant de la sorte, François Mitterrand désavoue du revers de la main l'action de Savary et Mauroy depuis plus de 18 mois et reconnaît quasiment que la réouverture de ce dossier a consitué une erreur politique.Vu le risque de blocage institutionnel et le malaise général qui entourait cette loi, les observateurs estiment que la décision est bonne \u2014 même si sur sa gauche le président aura main-tenent affaire à de nouvelles protestations.En somme, mieux vaut tard que Jamais pour bien faire.Mais, même s'il est fort habile, ce virage abrupt arrive bien tard./ réunion surprise avec le secrétaire d'État américain, M.George Shultz, afin de clarifier les différends qui assombrissent les relations entre la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.M.Lange, qui dirige le Parti travailliste, avait dit qu'il interdirait les escales des navires nucléaires américains dans les ports néo-zélandais mais qu'il n'était pas nécessaire pour cela de modifier l'alliance de défense Austra-lieNouvelle-Zélando/États-Unis.M.Shultz a laissé entendre hier qu'il ferait pression sur M.Lange pour qu'il permette ces escales.«Pour qu'une alliance ait un sens, a-t-il dit, 1 faut que les forces militaires des pays concernés puissent agir ensemble».Par ailleurs, la Banque centrale de Nouvelle-Zélande a suspen- du hier jusqu'à nouvel ordre les opérations sur le marché des changes néo-zélandais, a-t-on appris de source officielle.Cette mesure sans précédent a été adoptée au lendemain de !a victoire aux élections générales du Parti travailliste de M.David Lange sur le Parti conservateur de M.Robert Muldoon.premier ministre sortant.Selon le gouverneur de la Banque centrale, M.Spencer Russell, cette décision, qui a pris effet immédiatement, a été prise en raison des incertitudes qui pèsent sur le marché des changes néo-zélandais.M.Russell a précisé que les provisions de changes nécessaires avaient été faites pour permettre aux banques néo-zélandaises de faire face aux besoins des voyageurs étrangers.L'OLP à la recherche d'une nouvelle unité BEYROUTH (AFP) \u2014 L'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), créée il y à juste 20 ans, a amorcé un processus de recomposition après la signature à Al^cr vendredi dernier d'un accord politique et or-ganisationnel entre les principaux mouvements qui la composent, l'Alliance démocratique et le Fatah.Cet accord doit être soumis aujourd'hui a Damas par l'Alliance démocratique aux autres organisations de l'OLP absentes des négociations, regroupées au sein de l'Alliance nationaliste.Cette dernière, soutenue par la Syrie, réclame en sus d'une réorganisation de l'OLP, le départ de Yasser Arafat, chef du Fatah, de la présidence de la centrale palestinienne.L'Alliance démocratique, créée au début de Tannée 1984, est for- mée des deux courants palestiniens ayant, à l'exception du Fatah, une réelle audience parmi la population palestinienne : le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) dirigé par le Dr Georges H a bâche et le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) de Nayef Hawathmeh.Avec deux mouvements de moindre importance, le Parti communiste palestinien et le Front de libération de la Palestine de Talaat Yacoub, ils ont constitué cette alliance, très proche de l'Union soviétique.L'Alliance démocratique condamne violem ment la visite au Caire de Yasser Arafat, son rapprochement avec la Jordanie et demande des réformes de structures au sein de l'OLP pour mettre fin aux agissements individuels de son président.Troisième attentat à la bombe à Paris en 48 h PARIS (AP) - « Action directe » a revendiqué samedi soir son troisième attentat à la bombe à Paris en moins de 48 heures : cette fois, c'était un bâtiment du ministère de l'Industrie situé dans le 15e arrondissement qui était visé.Cette recrudescence des activités de l'organisation clandestine dissoute en août 1982 fait suite à l'inculpation de trois de ses militants pour l'assassinat de deux policiers avenue Trudaine en mai 1983.Régis Schleicher, 27 ans, Claude Halfen, 28 ans et son frère Nicolas, 20 ans ont été inculpés vendredi dernier.L'explosion s'est produite peu après 23h00, alors que les parisiens contemplaient le feu d'artifice tiré au Troeadéro-pour le 14 juillet.La bombe a blessé légère- ment trois personnes qui passaient en voiture devant l'immeuble et qui ont été touchées par des éclats de verre.La déflagration a provoqué de gros dégâts matériels, en particulier au premier étage.En outre, plusieurs voitures stationnées devant le bâtiment ont été endommagées.La bombe avait été placée au pied du mur, et toutes les fenêtres de l'immeuble ont été soufflées, jonchant le trottoir de verre pilé.Moins d'une heure après l'explosion, tandis que la Brigade criminelle procédait aux premières constatations sous la pluie, un correspondant anonyme se réclamant d'Action directe a revendiqué l'attentat au nom de « l'Unité combattante.Lahouari Benchellal» auprès dé l'AFP à Paris.DÉPÊCHES DEMILITARISATION x le gouvernement américain souhaite revenir sur sa réponse hâtive à la proposition soviétique pour des négociations sur la démilitarisation de l'espace.Il semble que les États-Unis se proposent d'échanger de futures capacités défensives dans l'espace contre des réductions de l'arsenal nucléaire offensif soviétique actuel.INDE-SIKHS: armées d'épées traditionnelles, des femmes sikhs doivent marcher aujourd'hui sur le Temple d'Or d'Am-ritsar, opération-suicide visant à obtenir que les forces de sécurité indiennes se retirent de ce temple.« Il se peut que les balles sifflent, mais nous irons de l'avant », a dit une des leaders.\u2022 ÉLECTIONS ISRAÉLIENNES: dans la campagne pour les élections du 23 juillet, les partis is raéliens traditionnels évitent soigneusement de parler de deux questions particulièrement brûlantes du conflit proche-oriental, soit le dialogue avec l'OLP et l'avenir politique de cette organisation.GUATEMALA: le fils aine de l'ancien président du Guatemala, le général Efrain Rios Montt, a trouvé la mort samedi dans l'écrasement d'un hélicoptère.Le Dr Omero Rios Sosa.26 ans, un médecin de l'armée, est décédé au moment où l'hélicoptère dans lequel il prenait place s'est écrasé.» TOURNÉE DE DUARTE: M.Jose Napoleon Duarte, chef de l'État salvadorien, a entamé hier une tournée européenne en quête de soutien politique pour son régime et d'aide économique pour son pays.Il se rendra en RFA, en France et en Belgique et sera accompagné du ministre des Affaires étrangères, M.Tenorio.PROCÈS POLONAIS: la justice polonaise a entamé un nouveau procès contre Andr/.ej Slo-wik.31 ans, ancien président de Solidarité de Lodz (dans le centre du pays), pour « insultes àu directeur de la prison » de Barc-zew où il purge une peine de trois ans ferme.Son procès s'est ouvert mais a été ajourpé au 18 juillet.\u2022 ACCORD RFA-RDA: nouveau signe de détente entre les deux pays, la RFA et la RDA aurait décidé de conclure un accord selon lequel la RFA consentirait une ligne de crédit de $340 millions à la RDA en échange d'un assouplissement des politiques concernant les voyages entre les deux voisins.\u2022 LIBAN: la Syrie a réussi à imposer un plan de sécurité visant à mettre fin au conflit armé qui oppose depuis mercredi au nord de Beyrouth ses deux alliés, s&it les « Maradas » et le Parti national social syrien.Cet accord intervient à la suite des affrontements qui ont fait 22 morts*et 70 blessés.DISSIDENTE: la dissidente soviétique Luna Tumanova, 15 ans, docteur en philosophie, arrêtée le 4 juillet dernier à Moscou lors d'une rencontre avec deux diplomates américains, pourrait être accusée de haute trahison, selon une organisation ouest-allemande.Mme Tumanova avait rencontré les diplomates Jon Purnell et Geotge Glass, eux-mêmes interpellés par la police.URUGUAY: plusieurs milliers de sympathisants ont accueilli samedi à l'aéroport de Montevideo M.Hugo Villor, dirigeantdu parti de gauche « Frente Arn-plio », de retour en Uruguay après 10 ans d'exil.Le gouvernement a déjà rendu leurs droits politiques à deux autres membres du « Frente Amplio'».LAGOS: le gouvernement britannique a rappelé son haut-commissaire (ambassadeur) à Lagos, au Nigeria, à la demande des autorités nigérianes.Le haut-commissaire, M.Hamilton Whyte, devait quitter Lagos hier soir pour « consultations et congés » niais à Londres on juge son rappel « injustifié ».A ANGOLA: les maquisards ;de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), mouvement opposé au gouvernement de Luanda, ont revendiqué hier un attentat qui a fait au moins dix morts et endommagé un oléoduc à Chim-bolo, dans la province de Cabin da.PERSNING: huit membres d'une organisation anti-nucléaire américaine, dont une religieuse et un Suédois, ont été reconnus coupables samedi par un jury fédéral à Orlando, en Floride, d'avoir pénétré dans une usine d'armement et d'y avoir détérioré des composants de missiles nucléaires Pers hing-2.! PHILIPPINES: le gouvernement philippin a rejeté sans appel hier la demande d'amnistie générale en faveur des opposants politiques présentée par le cardinal Jaime Sin, chef de l'Église catjiolique philippine. LA PRESSE, MONTRÉAI, LUNDI 16 JUILLET 1984 A 11 1 > t » f I »\u2022 Une dizaine de bêtes de course ont amarré au bassin Louise w9 f * ,'i \u2022 » 9 9 t 9 » t * t t « »\u2022 n \u2022r-\u2022# 9 I * I I \u2022 I I I \u2022 I .f « QUÉBEC \u2014 Avec le catamaran Sofati'Soconav Québec, qui portera les couleurs du Québec lors de la transat TAG Québec-Saint-Malo, et qui est attendu sous peu au Vieux Port, on .compte maintenant une dizaine de bateaux de course dans le bas-.sin Louise.GILLES NORMAND Parti se faire baptiser à Montréal, par le premier ministre René Lévesque, le bateau barré par Daniel Palardy devait en effet revenir à Québec au cours des prochaines heures.Le dernier arrivé de la flotte actuel est le Travacrest Seaway, un trimaran britannique qui s'est amené à voile mais par temps fort calme, vendredi soir, en provenance de Newport, Rhode Island, États-Unis.L'équipage a pu, auparavant, faire un arrêt des plus appréciés, à Matane, où ses membres ont été chaleureusement accueillis.Barré par le Britannique Peter Phillips, le Travacrest Seaway a livré une forte course lors de sa toute récente participation à la transat en solitaire Observer-Europe 1, entre Plymouth, Angleterre, et Newport.Dès les débuts de la course, le trimaran de 60 pieds de long s'est emparé de la première position et il a su la conserver durant plusieurs jours, terminant cinquième à 11 heures et 1 minute derrière Umupro Jardin V, du Français Yves Fauconnier.Peter Phillips fut le seul skipper de Grande-Bretagne parmi les dix premiers.Un cerveau électronique Contrairement à la majorité des bateaux de course, qui sont dotés de systèmes électroniques qui ne permettent guère plus d'opérations que celles faisant connaître la profondeur, la vitesse, les vents, la distance et le cap, celui de ce bateau anglais accepte un plus grand éventail d'informations, lesquelles sont traitées dans un microprocesseur à fon-tions multiples.Ce véritable cerveau électronique indique à l'équipage les meilleures hypothèses de route à suivre, le cap idéal, quels ajustements de voilure sont préférables, la vitesse maximum qu'on peut en obtenir, etc.Ce n'est pas un géant comme l'hyper William Saurin, mais il s'agit bel et bien d'un voilier de course de l'ère moderne où, outre le gigantisme, l'accent est mis sur les plus fines pointes de la technologie.Plusieurs autres bateaux qui feront la transat TAG sont attendus au cours de la semaine, au bassin Louise.D'ici là, les visiteurs peuvent contempler le Formule Tag, du Canadien Mike Birch, le Radio-Canada, le bateau suédois Meccari/los, le Rêve québécois et le Levingston.Quant au catamaran FAf Aquitai ne, de Marc Pajot, et au trima ran Paul Ricard, des frères Ta-barly, ils ont été mis en cale sèche, pour subir qui des modifications, qui des réparations.On les reverra à l'eau bientôt.V » * 1 y .* * *.x' » * v \u2022« *.* ?« ¦ .* V t t 9 > .« J .t * t 4 «« * \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Une petite embarcation viking sillonne le fleuve Saint-Laurent QUÉBEC \u2014 «Je déplore que peu de villes riveraines du Saint-Laurent aient tenté quoi que ce soit pour reconstituer notre patrimoine maritime.L'histoire de la navigation au Québec a été complètement rasée.On aurait pu saisir l'occasion du -150e anniversaire pour doter le Québec d'une flotte historique.\u2022 OlUES NORMAND Delphis Bélanger, celui qui parle, a fait sa juste part.En effet, ne quitte-t il pas Québec, aujourd'hui, à la barre d'un véritable «knorr» construit à Matane ?Cette embarcation de 37 pieds de long dont chaque détail respecte les techniques de contruc-tion du iOe siècle après Jésus-Christ, a d'ailleurs remporté son large tribun de succès depuis sa mise à l'eau, le 7 juin.Dans la baie de Gaspé.où mouillaient les grands voiliers, entre le 17 et le 21 juin, les équipages étrangers écarquillaient les yeux grands comme ça à sa vue.Et pour cause, ce bateau viking qui quitte aujourd'hui Québec pour Matane, est une oeuvre unique à laquelle Delphis Bélanger a consacré deux ans, à partir de la recherche jusqu'à la fin de sa contruction.C'est une fidèle reproduction, à demi-échelle, des bateaux de commerces Scandinaves qui sont venus sillonner le Groenland et longer nos cotes, il y a quelque 1000 ans.Le capitaine Delphis Bélanger, 42 ans, sculpteur de profession, ne voyage pas seul.Il a un équipage de sept femmes et deux hommes.Il faut quatre personnes pour manoeuvrer l'unique voile \u2014 carrée \u2014 et une cinquième pour tenir le cap.Les trois autres interviennent en relève.Tous sont de Matane.Jl s'agit de: Julie Deschesne.Johanne Caplette, Johanne Bouchard, Marie Frechette, Liette Babin, Denis et Gilles Pelletier.On ne pouvait con bruire une flotte Cette embarcation a servi de moyen de transport à ces pionniers partis de Norvège aux environs de 984, pour coloniser les îles Féroé, les Shetland, l'Islande, puis pour venir au Groenland.Les Vikings se sont rendus à la côte de Terre-Neuve, puis au Labrador.Parcs-Canada entretient et conserve un site d'habitation viking, à l'Anse-aux-Meadows, à Terre-Neuve.Il y a eu plusieurs époques de navigations.Les baleiniers basques sont venus plus tard, dans les années 1400, suivis des pécheurs bretons et normands.« On croit même sérieusement que Jacques Cartier aurait piloté un bateau de pêche lors d'une ou plusieurs expéditions précédant sa mission d'exploration pour le compte de François 1er.Ce serait même pour cette raison qu'on lui aurait confié la responsabilité de trouver la route des Indes, en 1534 », raconte le sculpteur et chercheur.« Mais on n'était pas pour construire toute une flotte.On a voulu souligner ces époques qui ont précédé celle de Cartier.Alors on est remonté aussi loin qu'on a pu.Pour moi, c'est le plus magnifique bateau de mer jamais construit », poursuit Delphis Bélanger.C'est un bateau très effilé, relevé aux bouts, rapide et capable d'affronter les vagues.La charpente est en sapin de Colombie, le revêtement extérieur et le pont sont en cèdre, les membres ( côtes ployées qui soutiennent la forme) sont en chêne, tandis que le mât, la vergue et les rames sont en épinet-te noire.Les Méchins comme chantier Les Méchins, à une vintaine de milles de Matane, ont été choisis comme chantier, dans le cadre d'un projet de création d'emploi animé par le gouvernement fédéral.Et surtout, on y a trouvé l'un des derniers constructeurs artisans de barques de pêche, Jean-Marie Ver-reault, qui a contruit la barque, d'après les plans dessinés par Delphis Bélanger.Le contruction a coûté quelque $40 000, sans tenir compte des milliers d'heures qu'on y a consacré bénévolement ( no- tamment Delphis Bélanger).Après les fêtes de 198-1, le knorr sera confié au club de yatch et à la Chambre de commerce de Matane, qui l'utiliseront comme attraction touristique et comme bateau-école.Le 7 juin, le bateau était mis à l'eau et le 13, on quittait pour Gaspé, à la rencontre des grands voiliers.Le trajet a été effectué sans difficultés, malgré parfois des vents qui ont atteint 10 noeuds.La voile ayant une surface de 520 pieds carrés, cela augmentait la force motrice mais ne mettait pas l'embarcation en danger.Elle est fort bien équilibrée.À Gaspé, des gens de l'organisation Festivoiliers, de Montréal, ont été impressionnés à la vue de ce knorr, et ils ont demandé à l'équipage d'être à Montréal pour le 4 juillet.« Cela ne nous donnait pas suffisamment de temps, alors on a fait remorquer le bateau jusque dans le bassin Jacques-Cartier, dans le port de Montréal.» Le bateau viking a quitté la métropole le 9 juillet, et a navigué à voile jusqu'à Québec, en s'accordant des arrêts à Sorel, à Trois-Rivières et à la marina de Senneville pour attendre la marée.Il a enfin fait son entrée dans le port de Québec le 12 juillet, tandis que, de 1000 ans son cadet, le trimaran Paui-Ricard, des frères Tabarly, exécutait des manoeuvres de vitesse au milieu de la voie fluviale.MER ET MONDE t.Pierre Vincent \u2022r Gilles Normand ' î* ¦ A En pédalo dans le bassin Louise ¦ Depuis samedi, le public peut se balader en pédalo dans le bassin Louise, au Vieux Port.Il en coûte 25 cents par sortie de 30 minutes, entre 9 h 30 et 20 heures, chaque jour.Les intéressés doivent se rendre à l'extrémité ouest du bassin, du côté de la grande scène, à l'une ou l'autre des aires d'embarquements sises près des « jeux d'eau » ou à proximité du pavillon H20.Un gilet de sécurité est fourni à chaque pédaleur.dont les déplacements sur l'eau sont effectués sous la surveillance continue d'une patrouille de la Croix-Rouge.Québec-84 dispose donc de treize pédalos qui sont prêtés par le Service des loisirs et des parcs de la Ville de Québec, pour tout le reste de l'été «Mer et Monde».Rencontre Drouin-Lapointe ¦ On saura mardi ce que sera le sort financier de Québec-84, soit après une rencontre prévue entre le président de Québec-84, Richard Drouin, et le ministre fédéra responsable des fêtes Québec 1534-198-1, Charles La pointe.On sait que M.La pointe a refusé, la semaine dernière, de suivre la proposition du ministre Clément Richard d'engager Québec à verser $2 millions de plus dans les coffres de Québec-84, à la condition que le fédéral en fasse autant.Malgré le refus de M.Lapointe, qui dit avoir appris la décision de Québec au téléphone, trois minutes avant que M.Richard ne l'annonce, on est confiant, à Québec-84, que « tout va s'arranger.» Un cadeau de la marine française ¦ La marine nationale française a fait cadeau au Musée maritime Bernier, d'un canot traditionnel d'explorateur.Ce grand canot de 10 mètres, pouvant contenir 50 personnes, a été construit à Bordeaux selon la technologie utilisée au temps de Colbert.On croit même que c'est ce type d'embarcation a 16 avirons qu'a utilisé Jacques Cartier pour établir la cartographie du Saint-Laurent.Plusieurs personnalités ont participé à la cérémonie officielle : le consul de France à Québec, M.Renaud Vignal ; le président de Québec-84, Richard Drouin ; le président de l'Association des amis du Musée de la mer pour l'Atlantique, Jacques Chouveau, le sénateur Leopold Langlois, également président de l'Association des marins de la vallée du Saint-Laurent.La flotte de schooners s'en vient ¦ La flotte d'une vingtaine de schooners, commandités par Air Canada et qu} doivent passer une semaine à Québec à la fin du mois, ont quitté le port de Halifax, samedi.Ils s'arrêteront à Port Hawkesbury du 16 au 18 juillet, avant d'arriver à Gaspé, le 21, d'où ils partiront en course le 24 juillet, pour atteindre Sept-îles le lendemain.Ils reprendront l'allure de course le 27 juillet pour arriver à Tadoussac le 29.Ils sont ensuite attendus à La Malbaie le 30 juillet et on devrait les voir naviguer devant Québec le 1er août, où les équipages feront l'objet d'une réception sur le site de Québec-84.Après une réception officielle, le 2 août, on procédera, deux jours plus tard, à la remise des trophées pour les courses disputées en cours de route.Les bateaux et les équipages participeront à des festivités, avant de quitter Québec, comme prévu, le 6 août.Pour s'initier à la technique de la vidéo ¦ Les visiteurs de Québec-84 peuvent s'initier à la technique vidéo, ou même perfectionner cette technique, s'ils en ont déjà fait l'apprentissage.Ils n'ont qu'à s'adresser à l'atelier animation-vidéo, et on les laissera sortir sur le site avec une caméra vidéo, mais ils seront nécessairement accompagnés d'un technicien.Après un bref entraînement, ils manipuleront eux-mêmes la caméra.Les sorties sur le site avec caméra et technicien ont lieu tous les jours, entre 14 heures et 16 heures, mais il est préférable de réserver à l'avance, au comptoir de l'atelier animation.Ce n'est pas obligatoire, mais les intéressés peuvent se procurer pour $13 la cassette qu'ils viendront d'enregistrer.Les groupes peuvent aussi suivre un atelier intensif d'initiation ou de perfectionnement, chaque jour, de 9 heures à 16 heures.Ce cours procurera aux participants, dit-on, une méthode de travail et une connaissance plus approfondie des appareils vidéos et de leurs nombreuses possibilités.La première journée, on leur enseignera notamment les rudiments de manipulation des appareils, les notions de base du découpage et de la définition des images.Ils apprendront aussi à rédiger un découpage technique et à procéder au repérage sur le site de Québec-84.La seconde journée, le groupe accompagné par un technicien pourra faire son tournage sur le site et faire le montage final de sa production.Les groupes d'enfants accompagnés sont particulièrement bienvenus.Les groupes doivent préférablement réserver à l'avance, soit en se présentant au comptoir de l'atelier ou en tel-phonant au numéro suivant : (418) 643-3481, poste 637.De la grande musique sur l'Agora ¦ L'Orchestre symphonique de Québec présente un spectacle à l'Aura, à 20 heures, ce soir et demain soir.\\ fi Le Sofati/Soconav Québec W2&iÇ'%*+-.-t*r\u2014~ ~9Êty^* *^>**>'
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.