La presse, 25 août 1984, E. Vivre aujourd'hui
[" AUJOURD'HUI la presse, montréal, samedi 25 août 1984 J'ai un beau château.La maison Salaberry Ceffe page est la dernière de notre série sur les châteaux et manoirs du Québec.La façade de la maison située sur la rue Richelieu.Cet orme écossais (à gauche) mort il y a quelques années, aurait aujourd'hui près de 100 ans.Sur la rive ouest du Richelieu, près du bassin de Chambly, s'élève la maison Salaberry, construite vers 1814 par le vainqueur de la bataille de Châteauguay.Cette maison, hérissée de trois cheminées, s'est vue complétée par une annexe (à gauche) Vers 1 840.photos Pierre McConn, LA PRESSE Salaberry, un héros sans le sou, a été propulsé par sa femme au rang de la bourgeoisie N'ont été de sa femme, Julie Hertel de Houville, Salaberry n'aurait sans doute jamais construit sa résidence en face des rapides de Chambly.Consacré héros national, mais laissé sans le sous, le vainqueur de la bataille de Châteauguay fit un choix judicieux en mariant sa cousine, la fille du seigneur de Rouville.De 15 ans sa cadette, Julie propulsa bien vite son mari au rang de la bourgeoisie canadienne française.LOUISE PUGAS_ En 1813, Charles Michel de Salaberry reçut de nombreuses médailles pour avoir sauvegardé l'honneur de l'Angleterre.11 avait commandé à Châteauguay un détachement de 1 500 hommes, composé à 90 p.cent de Canadiens-français.Avec bravoure, ce fils de militaire refoula l'année américaine qui voulait s'approprier la voie commerciale du Saint-Laurent.Mais ces honneurs, si grands furent-ils, lui permettaient difficilement de loger confortablement sa famille.Heureusement, le seigneur Jean-Baptiste Ilertel de Rouville avait légué à son gendre une portion de son immense territoire» situé sur la Richelieu, près du fort de Chambly.Emballé de retrouver l'atmosphère des camps militaires, Salaberry décida, en 1814, d'y ériger sa magnifique demeure.Bien avant les exploits de Louis Cyr, Charles-Michel se tailla une place de choix dans la tradition des hommes forts du Québec.Pour bâtir sa maison, il déplaça d'énormes pierres qu'il allait porter à bout de bras jusqu'au chantier, à la surprise de tous, personne à Chambly ne put en faire autant.Inspiré du style palladien, cette maison construite après la conquête ressemblait étrangement à certains manoirs anglais.Son corps principal, traversé en son centre par un immense mur de soutien, atteignait une superficie de plus de 1 500 pieds carrés.Comme c'était de mise à l'époque, on avait construit les cuisines au sous-sol.Né à Beauport en 1778, Salaberry était issu d'une des plus vieilles familles de France.En 1758, son grand-père, un militaire, vint à la rescousse de la Nouvelle-France.Après la conquête, son père, Louis-Ignace de Salaberry, incita Charles-Michel à entrer dans l'armée anglaise.Pendant toute sa vie, notre héros servit loyalement la couronne britannique.Ce qui explique que Ton confonde encore aujourd'hui ses origines.C'est en 1812 que ce futur résident de Chambly se maria avec Julie Ilertel de Rouville.Assis sur leur terrasse, entourés de leurs six enfants, les Salaberry virent défiler devant eux tout le commerce de la vallée du Richelieu.Après sa retraite militaire, Salaberry siégea comme conseiller législatif, en compagnie de son père.Comme le souligne l'historien Armand Auclai-re, ce fut la seule fois dans l'histoire où un père et son fils occupèrent ensemble la même fonction.Le 21 février 1829, Charles-Michel de Salaberry fut terrassé par une crise d'apoplexie, lors d'un souper chez des voisins.Il mourut le lendemain, à 51 ans, dans les bras de son épouse.En dehors de sa richesse et de son rang social, les résidants de Chambly portèrent un grand respect à leur héros.Lors de ses funérailles nationales, Salaberry fut inhumé sous son banc, à l'église Saint-Joseph de Chambly.Bien qu'on n'ait jamais trou- vé d'acte de mariage, l'histoire raconte qu'en 1840, la veuve de Salaberry se remaria avec le frère de son gendre, John Glen, un colonel qui avait participé aux campagnes de Simon Bolivar, en Bolivie.Personne ne \"sait si elle habita sa résidence de la rue Richelieu avec ce nouveau mari, mais cette union fit évidemment scandale parmi la population de la région.Non seulement John Glen était-il le mari de sa fille, mais il avait, en plus, le malheur d'être anglo-phone.et protestant.En s'y arrêtant un peu, l'histoire de Julie Ilertel de Rouville ressemble étrangement à celle de Jackie Kennecly-Onassis.Comme le précise la présidente de la Société d'histoire de Chambly, Mme Bernadette La-flamme, Julie se devait, après 'avoir marié un héros national, d'épouser un homme riche et célèbre.Au sommet de sa gloire, le seul qui avait offert ses services venait malheureusement d'Ecosse.Toutefois, on ne lui reconnut que son premier mariage car à sa mort, en 1855, elle fut inhumée dans l'église de Chambly, auprès de son premier mari.Aujourd'hui, la résidence des Salaberry resplendit d'une nouvelle jeunesse.Son propriétaire, Jean-Paul Forest, n'a probablement jamais gagné de bataille comme Salaberry, mais il se rappelle fort bien du combat qu'il a mené contre la pourriture et le temps.Depuis la mort des derniers descendants de Salaberry, en 1935.il est un des seuls francophones à y habiter.La maison Salaberry est d'un aspect bien modeste, si on la compare aux autres châteaux visités jusqu'à présent, mais son histoire n'en demeure pa*s moins hors du commun.La maison Salaberry esf située au 18, rue Richelieu, à Chambly.Cette résidence privée n'est évidemment pas accessible au public mais il est possible d'admirer sa façade en allant visiter le fort de Chambly, situé tout près.L'intérieur de la maison, tel qu'il apparaît aujourd'hui.Son propriétaire est un des rares francophones à y avoir habité après la mort des derniers descendants de la famille Salaberry.Jean-Paul Forest, le propriétaire de la maison, explique que pour soutenir celle-ci, les constructeurs placèrent des demi-cèdres à tous les cinq pieds.Une des nombreuses chambres à coucher.Les plafonds en caisson recouvrent les dizaines de poutres installées lors de la construction.» - .« e 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 AOÛT 1984 1:9' i' f i h i L'inceste entre frères et soeurs serait le plus fréquent et le plus secret m TORONTO (D'après PC et AÏT) \u2014 Les relations sexuelles entre frères et soeurs constituent «les cas d'inceste les plus fréquents et sont ceux dont on parte' le moins, selon une sexologue dé Toronto.Mme Judith Golden, qui traite des personnes victimes d'inceste, ajoute que « ces cas ne sont pas souvent signalés, en particulier lorsque le frère et la soeur sont à peirçrès du même âge, ce qui explique la rareté de l'information dans^ce domaine.» Leç quelques faits que les experts en la matière ont pu glaner ont {té obtenus lors d'enquêtes menées sur des campus de collèges* ôù Ton a demandé aux étudiantes d'identifier les responsables, de leurs expériences incestueuses.Les cas d'incestes parmi les enfants d'une même famille peuvent* survenir entre un frère et une soeur, un frère et un autre frère, une soeur et une autre soeur, mais les cas les plus frequent sont ceux impliquant un frère et une soeur et le plus sou- vent c'est le mâle qui est l'agresseur, indique Mme Golden.« Nous ne savon.*» pas comment les enfants apprennent à connaître les frontières en matières de relations sexuelles.Dans la plupart des familles, les frères et les soeurs qui ont à peu près le même âge participent à certaines formes de jeux sexuels \u2014 ils se chatouillent mutuellement ou bien ils vont tenter de se voir nus \u2014 mais ils savent qu'ils ne devraient pas aller plus loin.» Mais ce mécanisme qui incite les enfants à ne pas s'adonner à des relations sexuelles ne joue pas chez certains d'entre eux, a-joute Mme Golden.« Pour eux, il n'y a pas de barrières.Et c'est ordinairement le garçon qui entraîne sa soeur dans ces relations incestueuses.» Mme Golden dit que les victimes féminines de ces relation» entrent en général dans deux catégories, du moins parmi celles qui viennent la voir pour des consultations.Ou bien le frère à de un à quatre ans de plus que la jeune victime, ou alors il a 10 ans ou plus qu'elle.Quand la différence d'âge est très grande, dit-elle, l'inceste comporte pas mal de violence, et s'accompagne habituellement de viol.Par ailleurs, selon la coauteur d'un rapport de 1 200 pages commandité par des fonds publics, tout gouvernement qui ne tiendrait pas compte des résultats de ce rapport consacré aux abus sexuels dont les enfants sont victimes serait coupable de négligence et pourrait s'attirer les foudres du public.Mme Norma McCormick a déclaré au cours d'une conférence de presse que le public allait exercer des pressions sur le parti appelé à former le prochain gouvernement à la suite des élections du 4 septembre pour qu'il suive les recommandations du comité concernant les mesures à prendre pour faire face au problème des abus sexuels perpétrés contre les enfants Aux États-Unis, ce problème, qui avait été relégué depuis quelque temps au second plan de l'actualité, a repris de plus belle ces Les adolescents canadiens se nourrissent de façon sa EDMONTON (PC) \u2014 La ¦ majorité des adolescents canadiens réussissent à se nour-rirvde façon saine, malgré tou-tes*)es contraintes auxquelles ils font face, a-t-on fait savoir, hier, au congrès de l'Association médicale canadienne.*À l'exception du fer et peut-être du calcium, la plupart des craintes du public au sujet de l'alimentation des adolescents ne [sont pas fondées ».a déclaré le Dr Harold Parsons, de l'uni-versitéde Calgary évidemment, peu d'adoles- cents mangent d'une manière qui se conforme aux règles diététiques perçues par les parents ou encore par les nutritionnistes, mais il n'y a aucune preuve évidente de malnutrition au sein de ce groupe de la population.» La carence en fer est le pro blême le plus couramment observé chez les adolescents parce que le besoin en fer des jeunes est plus élevé qu'à toute autre époque de leur vie.Le Dr Parsons a également souligné que le manque de calcium pouvait également soule- ver des problèmes chez les adolescents, mais qu'ils pouvaient y remédier en buvant trois verres de lait par jour.A part les carences en vitamines minérales, le Dr Parsons a indiqué que le pius sérieux problème concernait l'obésité \u2014 environ un jeune sur huit est obèse.Un phénomène paticulière-ment décourageant quand on songe que l'hérédité autant que les habitudes alimentaires familiales apparaissent comme un facteur d'obésité.téléphoto PC Mme Judith Golden.jours derniers avec les révélations de nouveaux scandales éclatant un peu partout chez nos voisins du sud.Ainsi, quatre employés d'une garderie du quartier du Bronx, à New York, ont été arrêtés, récemment, après que 30 enfants, âgés de quatre à huit ans, eurent révélé qu'ils avaient fait l'objet d'attouchements, de viols et de sodomie.L'un d'entre eux souffrait en outre de gonococcie.Au moment même où un groupe de parents en colère brisait les vitres de l'établissement tenu par une association portoricaine, les autorités new-^vorkaises annonçaient qu'elles lançaient une enquête dans six jardins d'enfants soupçonnés d'être le théâtre d'abus du même genre, dont le viol d'une fillette de quatre ans.I/« épidémie », comme la qualifient les journaux américains, s'est étendue aux États du New Jersey, où neuf centres pour enfants sont à leur tour sur la sellette, de Floride, où un cas de gonococcie de la gorge a été découvert dans une crèche chez un tout-petit, et de Californie.,:t7 degrés de longitude ouest.Venaient ensuite: 2) Charente Maritime2, a :>0.05 degrés de latitude nord par :r>,5.\"> degrés de longitude ouest; :\\) Royale, à l!).2(i degrés de latitude nord par M.Oî) degrés de longitude ouest; 4) William Saurin, â 50,45 degrés de latitude nord par 39,09 degrés de longitude ouest: 5) Elf Aquitaine fi.a !!).2
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