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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1984-11-27, Collections de BAnQ.

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[" IE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ^v^4 ^A^t> \u2022 **»n**n de la vue CiN%^' \u2022lunettes ^LiQY ^ \u2022 verres de contact \\fi Succursales 284-8424 MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984, 101* ANNÉE, N° 39, 84 PAGES, 6 CAHIERS LA MÉTÉO : BRUMEUX PUIS DÉGAGEMENT.MINIMUM: 2°, MAXIMUM 10°.DEMAIN : PLUTÔT NUAGEUX DÉTAILS PAGE A 2 35cents Hors de la zone métropolitaine 45 cents SepHles et Baie Comeau 50 cents AUJOURD'HUI r.1 fi LA MODE Le smoking, que les hommes portaient jadis à diner lorsque l'habit n'était pas de rigueur, a beaucoup évolué au cours des années, et se porte aujourd'hui tant par les femmes que par les hommes.page D 1 LA PRESSE EN ETHIOPIE Ce n'est qu'à l'issue de six jours de démarches que l'envoyé spécial de LA PRESSE en Ethiopie obtient enfin l'autorisation de circuler librement à travers le pays.page D 13 ROUTE DE L'AMITIÉ Les restrictions budgétaires prévues par le gouvernement Mulroney menacent jusqu'aux pays du Sahel.comme le Niger, où le réaménagement de la « route de l'amite » semble compromis.page À 9 SOMMAIRE Annonces classées C 11, E 1 à E4 Arts et spectacles \u2014 Informations.B 1 à B 3, B 6 \u2014 Horaires.B 4, B 5 Deces, naissances, etc.E 6 Économie.C 1 à C 12 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.E 3 FEUILLETON « Elisabeth d'Autriche ».E 3 Horoscope.E 2 Le monde.D 14, D 15 Mots croisés.E 4 « Mot mystère ».E5 Pleins feux.A 12 Quoi faire aujourd'hui.B 4 Tribune libre.-.A 7 Vivre aujourd nui.D 1 à D 11 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12, 13 Mots croisés.18 La décision du premier mi nistre René Lévesque et de son candidat dans Saint-Jacques PIERRE VENNAT de ne pas parler de souveraineté n'a pas empêché le Parti québécois de subir hier une 22e défaite d'affilée lors d'une élection partielle.Choisi vainqueur par les sondages d'opinion jusqu'au déclenchement de la crise ministérielle de la semaine dernière.M.André Boulerice a été défait par le candidat libéral, M.Jean-François Viau, politicoiogue de 26 ans, qui ne demeure même pas dans le comté.Il devient ain si le benjamin de l'Assemblée nationale avec le député péquis-te de Rouvn-Noranda.M.Gilles Baril.Bien que la lutte ait été serrée, M.Viau l'a emporté par une majorité de 1 237 voix, plus forte que celle qu'avait obtenue Tan dernier le candidat libéral, M.Serge Champagne.M.Viau a recueilli 7 890 voix, ou 49,1% du vote, et M.Bouleri ce 6653, ou 41,4% du vote exprimé.La défaite est d'autant plus cuisante pour M.Boulerice qu'en plus d'être doublé par la droite, le candidat péquistc.un des porte-parole de l'aile gauche de son parti, a également été doublé par la gauche.En effet, le total de votes recueillis par le porte-parole des assistés sociaux.M Patrice Le- voir LIBÉRAUX en A 2 ¦ 11* I kr4 «Je suis incapable de me motiver » Un des plus grands joueurs de l'histoire du hockey.Guy Lafleur, a annonce hier sa retraite active du sport qui l'a rendu célèbre.TOM LAPOINTE ci ?) Tonuré par ses derniers déboires, incapable d'accepter son statut de joueur moyen, Lafleur a décidé d'accrocher ses patins à l'âge de 33 ans.«Pour la premiere fois de ma vie, samedi, je me suis demandé ce que je faisais dans le vestiaire.Physiquement, je me sens bien, mais je n'étais plus capable de me motiver.Je voir LAFLEUR en A 2 Tout sur Serge Savard et Ronald Corey ont accompagné Guy Lafleur hier après-midi au Forum photo Robert Nodon, LA PRESSE Lafleur dans le tabloïd LOUISE HAREL POURRAIT IMITER AUJOURD'HUI LES MINISTRES DÉMISSIONNAIRES La conciliation n'a pas réussi QUÉBEC \u2014 Tout indiquait, hier soir, que les der nières tentatives de conciliation entre le premier ministre.M.René Lévesque, et ceux qui s'opposent à son projet avaient échoué.LOUIS FALARDEAU de notre bureou de Québec_ On s'attend donc à ce que les ministres des Affaires sociales, M.Camille Laurin et de la Science et de la Technologie, M.Gilbert Paquette, rendent offi- cielle leur démission aujourd'hui.Mme Louise Harel pourrait les imiter.MM.Denis Yaugeois et Jacques Baril, députés de Trois-Rivières et d'Arthabaska, feront vraisemblablement de même car M.Lévesque n'a pas fait, de toute évidence, le geste qu'ils attendaient.Mme Denise LeBlanc-Bantey les a pris de vitesse hier en annonçant son départ avant même le délai demandé par M.Lévesque.voir CONCILIATION en A 2 téléphoto UPC Mme Denise Leblanc-Bantey, ministre de la Condition féminine, s'apprête à monter à bord d'un avion gouvernemental à destination des fies-de-la-Madeleine, où elle a annoncé plus tard sa décision de démissionner de son poste pour siéger comme député indépendant.Duhaime pourrait succéder à Parizeau page A 8 Lévesque reste chef jusqu'au congrès page A 4 UN VIDÉO UNIQUE! LE PLUS PETIT VIDÉO MAISON DOTE DE TOUTES LES AVANCES TECHNIQUES \u2022 105 CANAUX \u2022 8 PROC/14 JOURS -.\u2022 TELECOMMANDE SANS FIL 40 VIDÉOS EN MONTRE] 9 '^AGE LENTE PARFAITE VCR-3 A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 27 NOVEMBRE 1984 LAFLEUR SUITE DE LA PAGE A 1 m'étais toujours dit que le jour où je n'aurais plus de plaisir à pratiquer ce métier là.j'accrocherais mes patins.\u2022 L'annonce a été rendue officielle hier à 16 heures, quand le Canadien, le président Ronald Corey et le directeur général Serge Savard en tête, ont convoqué les journalistes à une conférence de presse au restaurant du Forum, la Mise au Jeu.La direction de l'équipe a attendu la fin de l'exercice du Canadien avant de faire connaître la triste nouvelle.L'instructeur Jacques Lemaire et tous les joueurs tenaient à être témoins de l'événement.L'annonce du départ de La-fleur a été pathétique.Après les bons mots de Corey et Savard.également emportés par l'émotion, Lafleur s'est présenté au micro.Par moment incapable de dire un seul mot, Lafleur a réussi à remercier tout le monde.Il a surtout insisté sur le fait que la décision était la sienne.«Jamais le Canadien ne m'a forcé à prendre ma retraite.J'accroche après avoir longuement mûri ma décision.Ça fait plus d'un an que j'y pense.Mais ma décision finale je l'ai prise ce week-end après en avoir par lé avec ma femme et ma famil-le», a -1 - il déclaré.Lafleur se retire après avoir connu des heures de gloire dans l'uniforme du Canadien.Perçu par le public comme aussi «grand» que Maurice Richard et Jean Béliveau.il laisse derrière lui une feuille de route impressionnante.En 961 matches dans la ligue Nationale, Lafleur a compté 518 buts et récolté 728 mentions d'assistance pour un grand total de 1 246 points, un sommet dans l'histoire de l'équipe.Au cours de sa carrière, une seule marque aura échappé à Lafleur: celle des 514 buts du Rocket Mais Lafleur ne possédait plus la touche pour le rattraper.Né à Thurso le 20 septembre 1951, Lafleur n'a pas eu le temps de grandir dans son villa ge de la région de l'Outaouais.A 14 ans, il a pris le chemin de Québec où il devint plus tard l'idole des Remparts de la Ligue junior majeure du Québec.Il fut le plus gfo0 nom de l'histoire du hockey dans la Vieille Capitale avec Jean Béliveau.Même les frères Stastny chez les Nordiques de la ligue Nationale n'ont pas réussi à se faire aimer autant que Guy Lafleur à 18 ans.Lafleur a été «découvert» chez les Remparts par Sam Pollock et Claude Ruel.Premier choix du Canadien en 1971.il a tardé à produire avant de con naître des saisons colossales dans les années 1975 à 78.«À cette époque, Guy a dominé la ligue », a commenté Savard.Lafleur a aidé le Canadien à gagner cinq Coupe Stanley.Il a aussi remporté plusieurs honneurs individuels en plus d'avoir été sélectionné six fois sur des équipes d'étoiles.Lafleur laisse le hockey mais il demeurera dans l'organisation du Canadien.Après une quinzaine de jours de congé, après surtout la naissance d'un deuxième enfant, prévu autour de la Noel, Lafleur travaillera pour le Canadien et la brasserie Molson.Ses fonctions n'ont pas encore été définies «Il se présentera à mes soins d'ici à quelques semaines, a an nonce Corey.Guy sera associé au Canadien pour le reste de sa vie.» Lafleur ne part pas les poches vides.Au contraire.Il retirera son salaire entier pour la présente saison et pour la prochaine.Un salaire jugé à un demi-million par année Ensuite.Lafleur touchera un gros salaire jusqu'à la fin de ses jours.Il sera aussi bien traité que l'a été Béliveau à sa retraite.\u2022 «Il y aura un grand vide au Forum dans les prochaines semaines, a reconnu Savard.Comme avec le Rocket et avec Béliveau, il faudra un certain temps avant de le remplacer.Mais il ne sera jamais oublié.» Le Démon Blond a disputé son dernier match le 24 novembre 1984.C'est la fin d'une autre époque' LIBERAUX SUITE DE LA PAGE A 1 gendre, qui se présentait sous la bannière du Rassemblement autonome des jeunes (RAJ), et par M.Gérard Lachance.du Parti des travailleurs du Québec, a presque toute la soirée dépassé la majorité du candidat li béral élu, M.Jean - François Viau.M.Legendre a en effet recueilli 699 voix, soit 1,4% du vote, et M.Lachance 268, ou 1,7%.Les cinq autres candidats, tenants d'une «troisième force», n'ont jamais é$é dans la lutte.À eux cinq, ils n'ont recueilli que 3,5% des voix.Le taux de participation au scrutin a été très faible.Quelque 32 400 électeurs avaient le droit de vote hier Environ 1 000 avaient voté par anticipation, les 18 et 19 novembre.Or, au total, seulement 16 606 électeurs, un peu plus de la moitié, ont exercé leur droit de vote Le 10 juin 1983, le comté avait élu lors d'une élection partielle, le candidat libéral, M.Serge Champagne, mort accidentelle- ment le 23 avril dernier dans un accident de la route.M.Champagne ne lavait emporté que par 478 voix dans le comté représenté pendant 12 ans et demi par l'ancien ministre péquiste, M.Claude Charron.La crise au sein du gouvernement a complètement transformé la campagne du candidat péquiste.Mercredi, M.Boulerice, qui avait toujours évité de parler de la question de la souveraineté pour se cantonner dans les problèmes locaux, avait dû, en conférence de presse, établir sa position et, à la surprise générale, avait décidé d'appuyer le premier ministre Léwsque alors qu'on le croyait plutôt de !a tendance opposée.Vendredi, lors du passage de M.René Lévesque dans le com té, toute l'attention a été portée sur le premier ministre et la crise.De même, samedi, parcourant le comté avec le ministre de la Justice, M.Pierre Marc Johnson, principal porte-parole des modérés.M Boulerice, encore une fois, «s'est fait voler le spectacle» par son invité et les problèmes internes de son parti.Un haut fonctionnaire britannique assassiné dans la rue à Bombay BOMBAY (Reuter) \u2014 M.Percy Norris, haut-commissaire adjoint britannique à Bombay, a été tué par balles ce matin alors qu'il se rendait à son travail, a annoncé un porte-parole de son bureau.Le porte-parole a révélé que M.Norris avait été touché une fois a la tempe et une deuxième fois au coeur.Il a précisé que trois coups de feu avaient été tirés.Le haut-commissaire adjoint a été conduit dans une unité de soins intensifs à l'hôpital voisin de Breach Candy, mais on ne pouvait plus rien pour lui et il est décédé peu après son arrivée.« On ne connaît pas l'identité de l'agresseur ou des agresseurs, et rien ne permet de déterminer un mobile », a ajouté le porte-parole.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 032 o quatre chiffres 2637 [LA MÉTÉO] DATÉ Mvdi 27 novembre 1984 AUJOURD'HUI: Min.: 7: Max.: 10 ItÛMEUX MATINEE, DEGAGEMENT FAIT1E PAR LA SUITE DCMAtf.PLUTOT NUAGEUX 48 2 01 Québec Abftfe Outoouon Cantaro de l'Est Mauriac Québec loc-Somt-Jean Rimouiki Gospetie 2 2 2 \u20221 0 ! 0 1 1 -1 -1 8 10 8 10 5 ô 5 3 3 3 3 Nua , brume Brum«, deg Nua, brume Br.ciel va.Nua., brume Nua., éd.Nua., td.Nua, brume Nua., brume Brumeux Brumeux États-Unis Boston Buffalo Chicogo M torn i New York 3 7 N.-Orléom -1 10 Pittsburgh 6 12 S.Francisco 20 26 Washington 3 12 Datte* 15 26 -2 12 ô 14 1 13 11 21 les capitales Canada ^ «_ Vntcssunnaue peut vtndre a un pnx inteneur Les Suzuki Samurai.Une difference qui a de la classe! ST-JIAN M\u2014Ml Kobrt Parent he.225, Jocqtm-Cortwr Sud 547-fOI l MONTREAL CENTRÉ D'AUTOS CAPTOl iNC 7485, bod MWMN 270-4400 ST-HUtBIT St-Hutw* - utomobrict Iftw 2755, Mot lit St-Hubor* 676-0239 4X4 ST-OONARD Auto CM SuzvAi 7630,L«*Aflm 254-3566 PtERREFONDS Auto Toriu*t> l*?Miet 14350 owott, bout.Gov* 620-7C31 LAVAL Loot Automubttei L»« 37boui S»-hom 625-6904 LAVAL Confr* dt I Auto 2020 Inc.2020.bout dtt LownKThdM 661-2020 ELAINVtUE C^trc 1260 1260.bou» Lotwi» 434-1290 ST-HYmCINTHI Auto* Léonard Goriépy Enr 705 boni Lountr 774-1332 CAF-DE LA.MADELEINE 'oyrtond larocHtSt AutomobrWt in, 'S90.rvt TMmou 375-71 lï G4Ut Ufr«« Auto lnc '.681 outil, Ktftg 569-7528 XXJETTE Suioi.>o»irn» 800.Vrtih.nan 7S6-1210 VAl-OAVIO lovou Soluki 1004.Rout» 117 322-3937 OftUMMONOVILU boveno 6 Automobtti 1325.boul SMottph 477-0673 t Technologie, Gilbert Paquette, et sa collègue de l'Emploi, Pauline Marois, auraient également été aperçus sur les lieux.D'humeur massacrante, le premier ministre n'a pas mentionné avoir rencontré M.Paquette mais il a dit, en fin d'après-midi, qu'il attendait des nouvelles dans les prochaines heures du Dr Laurin et de Mme Harel, sans préciser de quel genre de «nouvelles» il s'agissait.Comme d'habitude Pendant ce temps, d'autres ministres, comme Pierre-Marc Johnson et Guy Tardif, décidés à demeurer au sein du cabinet et se ralliant à la position du premier ministre, rencontraient des gens d'affaires, distribuant subventions et scandant le slogan «business as usual ».Tandis qu'à Ri-mouski, dans son comté, le ministre Alain Marcoux prétendait que la crise au sein de son parti aura pour effet, à long terme, d'augmenter la cohésion au sein du conseil des ministres.Enfin, diverses déclarations, comme celle du Comité des jeunes du Parti québécois, démontrent que la crise gagne toutes les instances du parti.Hier matin, le ministre Guy Tardif, qui rencontrait des dirigeants d'une compagnie de vêtements, a dit que le gouvernement continuait de bien gérer le Québec, malgré les événements.« Vous, du monde des affaires, connaissez sûrement des situations où des partenaires de longue date se retirent, parfois pour se lancer eux-mêmes en affaires ailleurs.Pour notre part, nous sommes chanceux, du moins jusqu'ici.Nos anciens partenaires se sont contentés de se retirer avec leurs capitaux.\u2022» Quant au Comité des jeunes du Parti québécois, il a émis hier une déclaration qui démontre que les jeunes du parti sont tout autant divisés que leurs aines sur l'orientation du parti.Le communiqué du comité, adopté sur division, par cinq contre quatre, dit ceci : « Nous v croyons et avons toujours cru que la souveraineté est un moyen né cesaire à la réalisation de notre projet de société.Nous croyons que la société québécoise $è poura progresser suffisamment dans un système où la plupart dej-^ pouvoirs et compétences liri^ échappent.C'est pourquoi nous;*; réitérons notre volonté de voir 18 \\>.prochaine élection s'inscrire danj.lv; une demarche souverainiste-.l5> Sans être référendaire, cettè*Tk élection devra toutefois porter-; sur une partie importante de no tre projet de société, c'est-à-dire la politique globale de plein em _ ploi telle que définie dans notre^i programme.« Ainsi, l'élection du Parti qué-£s bécois ne signifierait pas la pro * clamation de l'indépendance.Elle mandatera cependant le?S gouvernement de rapatrier au?*v Québec les pouvoirs, juridictions,: et points d'impôt nécessaires à la: réalisation d'une véritable politique globale de plein emploi.» Le coordonnateur du comité.*^ François Bérard, a indiqué à la ; Presse Canadienne que le eomité-*S des jeunes se sent plus près dû S, groupe dit «des Laurentides» qujjgj de celui des révisionnistes.^ ^Jj «Nous appuyons le groupe de$ Laurentides quand il réclame que le Québec rapatrie l'ensemble^ des pouvoirs du fédéral vers ie*ÏJ Québec afin qu'il n'y ait qu'unçSc politique en matière de créations^ d'emplois et non pas des orientÀv^/s tioins contradictoires.» Enfin, la présidente du Parti québécois de Laurcntides-Lanau-dière, Denise Lauzon-Barrette.qui vient de perdre deux ministres et un député, Jacques Pari-zeau, Jacques Léonard et Pierre de Bellefeuille, a lancé un appel « à ces hommes, dignes de toute mon admiratioin, de demeurer membres du Parti québécois jusqu'au prochain congrès.C'est là qu'on saura ce qu'il adviendra de notre parti: un parti aux idées sacrifiées ou un parti dont on reconnaît les idées par ses gestes, son discours et ses idées politiques.» Boulerice dans la tourmente péquiste : } m QUÉBEC \u2014 La crise qui a frappé le Parti québécois n'aura sûrement pas aidé la cause du candidat de cette formation politique, Andre Boulerice, dans le comté de Saint-Jacques.Les résultats de l'élection partielle d'hier ne peuvent cependant pas être considérés comme un baromètre pouvant donner une indication du résultat d'une consultation générale.Le candidat péquiste avait pourtant de bonnes chances de remporter la victoire dans cet ancien château fort du Parti québécois.Même les interventions soutenues de Claude Charron dans les médias d'information, au cours des derniers jours de la campagne, pour soutenir notamment la nouvelle thèse de René Lévesque n'auront pas réussi à convaincre ses anciens partisans de ce comté.\u2022 En bout de ligne, André Boulerice aura lui aussi été victime de l'ambiguïté du PQ.Campagne locale En début de campagne, en juillet dernier, il avait déclaré qu'un vote pour André Boulerice équivalait à un OUI pour la cause souverainiste.Il avait choisi d'épouser la résolution adoptée en ce sens par les délégués au congrès national de juin.Mais, bien vite, celui qui était considéré comme un irréductible de l'option indépendantiste avait révisé ses positions.Le président de la région Montréal-Centre du PQ avait décidé d'écarter lui aussi cette option, pour le moins délicate, de ses discours.Il avait préféré faire porter l'enjeu de cette élection partielle sur les problèmes locaux.L'habitation, le chômage et les prestations d'aide sociale.Jusqu'à la toute dernière minute, cette stratégie semblait lui réussir à merveille.Trois sondages accordaient 10 points d'avance à M.Boulerice sur M.Viau.La tentative de mettre enfin un cran d'arrêt à la série noire de 21 défaites enregistrées par le P$ dans ce genre de consultation, depuis sa prise de pouvoir en 1976, semblait avoir des chances de succès.Malheureusement pour M.Boulerice, la crise ministérielle déclenchée par son chef, René Lévesque, lui a donné un dur coup.En plus de lui faire perdre une certaine partie du vote dit de « gauche», il a aussi perdu une partie du scrutin de la «droite» qui aurait pu contribuer à sa victoire.Considéré comme un «pur et dur» de la cause indépendantiste, M.Boulerice n'a pas aidé non plus sa cause.Après la prise de position du premier ministre Lévesque qui a décidé de reléguer l'option de son parti aux oubliettes, le candidat péquiste de Saint-Jacques, contre toute attente, a décidé de le suivre dans cette voie.Cette autre défaite du Parti québécois tombe bien mal pour René Lévesque.U comptait bien sur cette victoire pour démontrer à ses détracteurs qu'il avait eu raison de mettre l'option sou-veraniste dans le coffre arrière de sa limousine.Et démontrer aux irréductibles que la population avait compris que le défi d'une nouvelle entente avec le gouvernement conservateur de Brian Mulroney avait une chance de succès.Le «beau risque» et le défi historique d'une nouvelle entente constitutionnelle viennent de prendre du plomb dans l'aile.Les ministres et les députés qui hésitaient encore à se dissocier de la nouvelle orientation du PQ ont un autre argument de poids pour dire à M.Lévesque que trop, c'est trop.Candidature contestée Pour sa part, le candidat libéral «parachuté» dans cette circonscription de l'Est de Montréal, Jean-François Viau, peut s'estimer chanceux d'avoir remporté la victoire.Son chef, Robert Bourassa.devrait aussi s'interroger sérieusement sur sa méthode d'imposer des candidatures dans des comtés, surtout quand il s'agit d'écarter pour des raisons nébuleuses des «travailleurs de la première heure».Encore une fois, le pourcentage de participation des électeurs démontre qu'aucun des partis *n présense n'a réussi à secouer l'apathie des électeurs. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 A 5 Avortement : Lucie Pépin manifeste son désaccord avec son voisin libéral OTTAWA (PC) \u2014 L'ex-pré-sidente du Conseil consultatif sur le statut de la femme et député d'Outremont, Mme Lucie Pépin, a ouvertement manifesté son désaccord, hier aux Communes, lorsque son collègue libéral et critique du Solliciteur général, M.John Nunziata.a réclamé une loi plus restrictive sur î'avorte-ment.Pendant que M.Nunziata y allait de sa déclaration sur «le don précieux de la vie» et sur le système judiciaire canadien trop permissif qui a acquitté le doc- teur Henry Morgentaler pour une quatrième fois, sa voisine de banquette aux Communes, Mme Pépin, se prenait la tête à deux mains, se cachait les yeux et manifestait son désaccord par des hochements de tête non équivoques.NOS CONCURRENTS SONT NOS MEILLEURS VENDEURS Commencez par visiter les autres projets de condominiums.Quand vous examinerez ensuite le Sanctuaire du Mont-Royal, sa supériorité éclatante vous sautera aux yeux.Quel que soit le point de vue: emplacement, architecture, qualité de la construction, aménagement intérieur, ensoleillement, frais de condo.rapport qualité/ prix, investissement.le Sanctuaire du Mont-Roval l'emporte haut la main.m le sancruaioe du mont-royal Phase III.131 nouvelles residence dune qualité incomparable dans un environnement incomparable.Occupation: été 1985.1, 2 et ^ ( hambres a couc her.de 1 030 à 2772pica net \u2014 prix variant de 99 500$ à 296 500$.Penthouses.2 238pica net et plus \u2014 à compter de 360 000$.BUREAU DES VINTES- 6000 CHEMIN DEACON.MONTRÉAL.FFl : 738.-6000.it)e préférence sur rendez-vous) Quelques minutes plus tard, lorsque le député néo-démocrate Svend Robinson a prononcé une déclaration complètement opposée et réclamé une nouvelle loi qui permettrait un accès plus facile à l'avortement, Mme Pépin Ta applaudi.À sa sortie des Communes, elle ne s'est pas cachée pour expliquer les gestes quelle venait de poser en Chambre.«J'ai dit à mon collègue, a lancé Mme Pépin, que j'avais une position opposée à la sienne sur cette question et je lui ai demandé de la considérer.» Pour elle, il s'agit d'une question personnelle.Ses collègues libéraux avaient le droit de se faire une opinion sur le sujet, mais que tout cela ne Pempêchera jamais de poursuivre sa campagne pour des lois plus libérales sur 1 avortement.«Je dois respecter sa position, a dit Mme Pépin, mais cela ne m'empêchera jamais d'essayer de lui expliquer la mienne.» Pour convaincre M.Nunziata et tous ceux de ses amis libéraux, elle leur a suggéré qu'ils l'accompagnent pendant deux jours pour rencontrer des femmes et écouter le récit de leurs expériences et surtout apprendre à connaître leurs difficultés.Après cette expérience, a ajouté Mme Pépin, il pourra repenser sa position.Elle a par ailleurs clairement indiqué que pour elle toute cette question ne devrait pas être assujettie à la discipline du parti.Favorable à un vote libre en Chambre sur le sujet, Mme Pépin a quand même suggéré qu'il y ait des discussions avant qu'une décision soit prise.San Francisco 330$ Chicago 190$ 216$ .w.v.v.v-\" Ontarioca » : - .;'.4 t » .'.-.S \u2022¦ \u2022 .AW* .\u2022 .-.\u2022 .\u2022\u2022 «.\u2022 \u2022-^»-\".-**.AW.-.,%.V.««Ï*^1» .¦¦.r.«»r.I 4 i t t i l i 4 4 a * » t I 4 | i » * i Long Beach Oakland 355$ ^- .\u2022:-. \u2022 ' \u2022' \u2022 ¦ ¦ w».^.».v Dallas/Fort Worth 216$ i Burbank 355$ i-H^Ssin José Los A 3 355$ 1 4.A » » ?i m t \\ i : t La vente d'automne de billets d'avion d'American Airlines se distingue par un tarif vraiment spécial pour des destinations vraiment spéciales.Des économies fantastiques sur des billets aller-retour vers 10 destinations fantastiques desservies par American Airlines.Eh plus d'économiser de l'argent, vous bénéficie/ des services pratiques d'American Airlines qui vous font gagner du temps, tels que la sélection d'avance des places et l'émission des cartes d'embarquement du voyage de retour et des correspondances dès le début de votre voyage;.Envolez-vous cet automne vers une destination spéciale avec American Airlines et les économies spéciales sont toutes à votre avantage.Conditions: Les prix mentionnés s'appliquent pt mr des départs le mardi, mercredi, jeudi et samedi.Les autres jours, prix légèrement plus élevés.Les réservations et l'achat des billets doivent être faits 14 jours avant le départ.La durée minima du séjour est jusqu au premier dimanche.La durée maxima est de (ïO jours.Le voyage doit débuter avant le IS décembre .inclus et se terminer d'ici te ÎH décembre.Des restrictions supplémentaires peuvent Rappliquer.Communiquez avec votre agence de voyage ou American Airlines au 871-1810 pour de plus amples détails.AmericanAirlines du special dans lair!\" 4^ La fin d'une idole Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Guy Lafleur.Un conte de fée, donc.J'étais au Forum jeudi soir dernier.On y disputait deux matches en même temps.Dans le premier, le Canadien a gagné.Dans le second, Guy Lafleur a perdu.Une défaite qui s'ajoutait à bien d'autres depuis un an.Une défaite partagée par tous les spectateurs du Forum et par des milliers d'autres qui l'idolâtraient à travers la province.Le jour n'est pas bien choisi pour faire le procès de l'idolâtrie.Je dirais quand même que Guy Lafleur est finalement devenu la victime du culte que lui vouait tout un peuple.Dans sa ferveur enfantine, dans son besoin d'admirer, dans sa quête du surnaturel pour transcender un quotidien pas toujours drôle, la foule avait fait de Guy Lafleur un être d'exception.Dès lors qu'il redevenait ordinaire, il était sûr d'être renié.Ailleurs, Lafleur aurait pu jouer au hockey encore quelques années.À Montréal, il était à la veille d'être hué.Quoiqu'il en dise, Lafleur n'avait plus te choix.La décision qu'il a prise hier, ses plus fidèles admirateurs l'avaient, depuis longtemps, prise pour lui.Jeudi au Forum, j'ai entendu vingt fois : « Y'est fini ! » Je laisse à d'autres le soin de s'étonner de ce que la retraite d'une idole fasse plus de bruit que les démissions d'hommes politiques qui surviennent presque en même temps.Ici un jeu.Là l'enjeu.On ne manquera pas, ici et là, d'y voir le clin d'oeil du hasard, qui s'amuse à nous rappeler que le sport est diversion.À moins que le message soit d'une tout autre nature.Que les Dieux aient voulu nous dire que le peuple a moins besoin d'enjeu et d'avenir que de merveilleux.Je laisse à d'autres encore, le soin de tracer la carrière de l'idole.Je ne veux, pour ma part, que me souvenir de son arrivée avec le Canadien.C'était il y a une douzaine d'années.Le Forum était à cette époque un blockaus inexpugnable.Y régnait Sam Pollock, un petit fiihrer constipé, qui avait fait de ses employés, des sentinelles hargneuses et des journalistes, ses valets de pied.Quant aux joueurs, il y en avait quelques-uns qui n'étaient pas idiots, mais il était impossible de deviner lesquels tant ils faisaient d'efforts pour que cela ne paraisse pas trop.Pour ce qui est de l'image du club, elle était incarnée par le capitaine, Jean Béliveau.Une image sainte: obéissance, famille et tradition.Dans le camp retranché du Forum, le duplessisme vivait encore de belles heures.Là-dessus est arrivé Guy Lafleur.Il venait de Québec où il était déjà une grande étoile.D'où son seul défaut : il n'était pas sorti du même moule à Glorieux que les autres.Il se conduisait bizarrement.Ainsi, lorsqu'on lui posait des questions, il répondait le plus simplement du monde, sans craindre de se mouiller, et sans brailler, le lendemain, qu'on l'avait mal interprété.Et même, il était si effronté qu'il parlait parfois sans qu'on l'ait questionné! On avait parié que ça ne durerait pas.« Il n'est peut-être pas sorti du moule, mais vous allez voir, il va y entrer bien vite! ».Tout au contraire, il a de plus en plus parlé.De n'importe quoi, même de poésie.Parfois, il réfléchissait tout haut.Un jour, dans une entrevue à Victor-Lévy Beaulieu (Perspectives, octobre 1972), il a dit: « Quand je pense que ce que je gagne en deux ans, mon père, lui, ne l'a même pas gagné en trente ans, quand je pense à ça, je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche quelque part.» Guy Lafleur a fait entrer la révolution tranquille au Forum.Les choses on commencé à changer avec lui.D'autres joueurs (dont Lemaire) renfrognés jusque-là/se sont épanouis.Le modèle proposé s'actualisait.L'image se désacralisait.Un «démon» blond.Le cliché était tôton.comme tous les clichés.Mais tout de même, la sainte flanelle habillait maintenant un démon.Ça nous changeait des bondieuseries béliveaudiennes.Hélas, la propre évolution de Guy Lafleur fut beaucoup moins sereine.Effectivement, il y avait quelque chose qui clochait quelque part.À $400 000 par année, il est bien rare qu'on évolue dans le sens de la sérénité.Les statistiques font les champions, la foule (et les journaux) font les idoles, mais c'est l'exotisme qui fait la vedette, et il est des exotismes dangereux.Ces derniers temps, on a beaucoup reproché à Guy Lafleur son imprévoyance.On lui a reproché de ne s'être préparé ni physiquement ni financièrement aux années difficiles qui s'en venaient.Jeudi dernier, au Forum, j'entendais quelqu'un lancer cette vacherie: « Quand on se fait payer $100 000 pour annoncer des voitures GM, on ne roule pas en Ferrari ! ».Bref, on reproche à Guy Lafleur son grain de folie.C'est pourtant la moitié de son charme.Et, à mon avis, son plus grand mérite.Il est possible que prévoyant et sage, il aurait pu prolonger sa carrière de quelques années.Mais l'homme n'y aurait rien gagné.Faut-il le rappeler, ce n'est pas le lancer frappé qui fait l'homme.C'est quoi qui fait l'homme, direz-vous?J'sais-tu moi!.Tiens, pourquoi pas sa vulnérabilité.Bref on reproche à Guy Lafleur d'avoir mal vieilli.Et moi je crois qu'il n'a pas pas vieilli du tout.Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Guy Lafleur.Un conte de fée, donc.Qui finit un peu mal, parce que 33 ans plus tard, le petit garçon est toujours.un petit garçon.Le temps est plus sournois avec les idoles.Il leur promet l'éternité et les enferme à jamais dans l'enfance.Deux solutions de rechange pour les souverainistes déçus?Les indépendantistes insatisfaits du Parti québécois se voient déjà offrir diverses possibilités d'action en faveur de la souveraineté du Québec, mais à l'extérieur de ce parti.PIERRE VENNAT__ ¦ Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et du Mouvement national des Québécois, Gilles Rhéaume.a confirmé à LA PRESSE hier qu'il travaille à la formation d'un regroupement des indépendantistes et qu'il profitera d'un séjour dans le sud des États-Unis pour préparer un plan d'action qu'il soumettra à son retour aux deux organismes.¦ Par ailleurs, les Québécois se verront offrir, probablement dès le week-end prochain, la possibilité d'adhérer à un nouveau parti politique indépendantiste et socialiste.C'est en effet vendredi, à l'Université de Montréal, que le Mouvement socialiste, fondé il y a deux ans et présidé par l'ancien président de la CSN, Marcel Pepin, se réunit en congrès pour étudier, entre autres, une recommandation visant à le transformer en parti politique, à temps pour les prochaines élections.Il faudra attendre à demain 4 pour en savoir plus long, en conférence de presse, mais déjà la permanence du Mouvement confirme que son «comité conjoncturel» recommande une telle transformation.Cette recommandation avait été faite avant la crise qui déchire le cabinet Lévesque depuis la semaine dernière.Le comité exécutif du Mouvement socialiste ne formule air line recommandation sur le sujet, mais M.Pépin, dans une entrevue à LA PRESSE, avait à la fin d'octobre exprimé sa préférence personnelle pour la transformation de son mouvement en parti, tout en précisant que maintenant âgé de 58 ans, il ne savait pas s'il se représenterait à la tète du mouvement, devenu parti ou non.Quant au Rassemblement des indépendantistes que veut créer M.Rhéaume, il vise à créer un mouvement qui aurait pour mi^ sion de probager l'idée indépendantiste au-dessus des partis, comme le premier RIN, avant qu'il ne devienne un parti, «afin de s'assurer que l'idée indépendantiste ne sera pas soumise aux aléas de la popularité du PQ et ne risque pas d'être emportée par une vague qui emporterait ce parti».Il ne s'agit pas, du moins pour l'instant, d'un parti mais bien d'un mouvement d'action politique.4 la presse A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 \u2022 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur ad|oint CLAUDC GRAVEL directeur de I information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef René Lévesque perd dans Saint-Jacques y a dix jours, les observateurs et même des partisans libéraux donnaient André Boulerice gagnant: à cause du passé de Saint-Jacques, à cause du candidat libéral qui venait d'un comté bourgeois, à cause de l'effort que le premier ministre et tout le parti mettaient pour faire cesser cette terrible série de 21 échecs consécutifs au jeu des partielles.Puis, tout à coup, se produit un événement imprévu, même si certains prétendent qu'il était prévisible: une crise au sein du Parti québécois.Dès le premier jour, plusieurs ont commencé à se poser la question de I influence de cette crise interne sur le résultat dans Saint-Jacques.Aujourd hui.on pouvait dire: si Boulerice gagne, il aura fait preuve d'une valeur et dune qualité personnelles exceptionnelles.Car on l'aura élu malgré tout.Et si Jean-François Viau est élu, il le devra, pensait-on, à la déroute des péquistes.Le combat devenait donc très serré.Dans un tel contexte, M.Boulerice ne pensait pas que les autres candidats, ceux que Ion juge inutiles dans une élection «régulière», pouvaient jouer un rôle important.Il ne pensait pas, par exemple, qu'un candidat représentant les assistés sociaux, comme se définissait Patrice Legendre, pouvait avoir une influence réelle sur les résultats.Boulerice est membre de la gauche du Parti québécois; et Viau s'identifie à la droite des libéraux.Donc, les candidats se trouvaient, au plan des politiques sociales, aux antipodes de notre milieu.Dans Saint-Jacques, il n'y a probablement pas plus à droite que Viau : mais il y a plus à gauche que Boulerice.Les plus exigeants de la gauche sont déçus du gouvernement.S'ils votent, il est évident qu'ils ne peuvent pencher du côté libéral; chacun de leur vote est donc soustrait à ce que pouvait espérer le candidat péquiste.Bien sûr, ces gens ne veulent pas faire élire leur candidat; ils veulent faire battre celui du gouvernement.Que M.Viau remercie le Parti québécois pour sa victoire.Et que M.Boulerice se console: c'est son parti, plus que lui-même, que les électeurs ont battu.Le coup est dur pour son chef, M.René Lévesque.Car M.Boulerice avait officiellement appuyé les positions nouvelles de M.Lévesque.Il avait bien tenté de faire oublier le débat; mais il n'avait pas pu l'éviter.Dans la situation présente de division, il a dû prendre parti.Appuyant M.Lévesque, il a probablement perdu un certain nombre de votes, au moins ceux des radicaux qui appuient les ministres et députés démissionnaires.Ces gens-là ont transmis un message au chef du parti.M.Lévesque sait donc maintenant qu'il fait face à une très forte opposition, que ses partisans préfèrent voter peur un candidat libéral ou ne pas voter du tout plutôt que de lui manifester un certain appui.Il n'y a que de cette façon qu'on peut interpréter le renversement de situation qui s'est opéré depuis une seule semaine.Les péquistes déçus ont donné la victoire aux libéraux.Aucune des élections partielles antérieures n'a eu, depuis novembre 1976, une telle dimension; pas à cause de son importance objective mais à cause de celle qu'on a voulu lui donner.Car ce n'est plus seulement le Parti québécois qui subit la défaite; c'est son chef qui est mis en question.M.Lévesque peut continuer de gouverner un certain temps.Mais démocratiquement parlant, il ne peut s'attacher longtemps à un pouvoir que bien peu de gens semblent vouloir lui accorder.La confiance est disparue.Jean-Guy DUBUC Retour à plus de mesure en Uruguay En Uruguay, l'armée desserre son emprise et laisse s exprimer la voix populaire.Elle s'est exprimée massivement, le taux de participation ayant été voisin de 90%.Il reste à espérer maintenant que les lendemains seront conformes aux attentes.Cela reste à voir.Ce qui caractérise surtout les gens et les choses de l'Uruguay, avait-on l'habitude de dire, c'est la mesure.Mais c'était avant 1973, avant le coup d État militaire.Celui-ci intervint en deux étapes (février et juin) et conduisit a la dissi, on du Parlement et a la suspension de la constitution.L'entrée en scène de l'armée en 1973 trouve une partie de son explication dans les attentats perpétrés par les «Tupa-maros», groupe d'extrême gauche d'autant plus redouté que ses leaders restaient insaisissables.La répression organisée par l'armée a été un «modèle» du genre.Il ne s'agit d'une simple figure de style, car la police a été faite avec une subtilité qui n'excluait nullement I efficacité Si bien que dans son rapport pour l'année 1984, Amnesty International établissait à 800 pour la fin de l'année 1983 le nombre des prisonniers politiques détenus en Uruguay.La torture et les disparitions inexpliquées, l'incarcération prolongée de personnes ayant purgé leur peine n'avaient pas échappé à l'observation de l'organisme.Le gouvernement n'avait même pas daigné répondre à ces accusations et n'avait pas tenté de se justifier.Le scrutin de dimanche s'est donc déroulé dans une ambiance qui contraste vivement avec les restrictions imposées par onze années de régime militaire.Les électeurs ont d'autant moins perdu le souvenir de ces années de rigueur que le chef du parti défait, M.Wilson Ferreri Ferreira Aldunate, est encore en prison.Les voies de la démocratie sont décidément bien mystérieuses! C'est un peu comme si M.Walter Mondale avait fait campagne d'une cellule de prisonnier.C'est M.Alberto Zumaran, leader du parti Blanco qui a tenu, durant la campagne, la place du chef incarcéré.Et c'est lui qui a perdu l'élection de dimanche aux mains du parti Colorado, dirigé par M.Sanguinetti.Le parti Colorado est-il le prolongement de la main de I administration américaine et des militaires, comme certains observateurs croient pouvoir l'affirmer?Il est difficile de répondre.Mais on est bien obligé de noter également que le leader du «Frente amplio», sorte de Front élargi de la gauche, n'a pas été autorisé à se présenter.Lui aussi eut un «substitut».Françoise Barthélémy, dans un article du Monde diplomatique (novembre), note que les militaires de Montevideo marient une volonté totalitaire au «complexe des urnes».Ils n'ont pas donné les raisons qui les ont poussés à laisser se dérouler la consultattpn électorale.Mais ils ont pris également toutes les précautions pour échapper aux revanches que leur action passée pourrait inspirer Dans un pays aux prises, comme d'autres, avec de graves difficultés économiques, c est le fonctionnement harmonieux des institutions, donc une relative harmonie entre les partis eux-mêmes, qui peut prévenir un retour en force de la dictature.(Tous droits réservé») Marcel Adam Jacques Parizeau a été un intendant hors série Tous les hommes sont remplaçâmes niais tous ne sont pas mémorables.Jacques Parizeau sera remplacé au ministère des Finances par des successeurs dont certains feront pire et d'autres mieux que lui.Mais peu, dans le passé autant que dans l'avenir, auront rempli cette fonction ingrate avec autant de panache.Comme Pierre Trudeau c'est par sa classe, son style qu'il se sera impose tout autant, peut-être même plus, que par ses accomplissements, dans l'esprit du commun des citoyens.Si, comme le veut la rumeur, il devait aussi démissionner aujourd'hui en tant que député, l'Assemblée nationale perdrait un parlementaire de première force, d'un calibre dont on n'avait peut-être pas vu d'équivalent depuis Jean Lesage.Par sa connaissance approfondie des dossiers, son intelligence, son esprit, son redoutable sens de la répartie discipliné par sa courtoisie et son fair-play, Jacques Parizeau aura fait honneur à cette institution et contribué largement à preserver le peu de crédit dont elle jouit dans la population.C'est pourquoi ce parlementaire racé sera à peine moins regretté chez ses adversaires que dans sa famille politique s'il devait abandonner la vie politique.Autant l'entrée de Jacques Parizeau dans le Parti québécois, en 1969, avait donné créance à cette formation que peu de gens sérieux au début ne prenaient vraiment au sérieux, autant il aura contribué à la crédibilité du gouvernement Lévesque en héritant du portefeuille des Finances après l'élection de 1976.Sa formation d'économiste et ses antécédents de mandarin auprès des gouvernements Lesage et Johnson apportaient une solide caution à ce gouvernement dirigé par un politicien expérimenté et doué, certes, mais trop passionné, mystérieux et imprévisible pour ne pas inquiéter.Jacques Parizeau était le doyen parmi ses homologues canadiens qui étaient unanimes à admirer sa virtuosité et son incomparable maîtrise des dossiers économiques, financiers et fiscaux les plus complexes.Alors que les ministres des Finances sont pour les profanes des gens ennuyeux parce qu'ils traitent d'une matière extrêmement aride, Jacques Parizeau avait réussi le tour de force de faire de la lecture du discours du budget un spectacle à la fois divertissant et pédagogique, presque aussi populaire qu'une émission de variétés.La prestation du grand argentier faisait l'admiration de tous, même des contribuables qui devaient faire les frais des ponctions fiscales qu'il annonçait.Parce qu'il avait l'art de dorer la pilule avec sa rhétorique élégante, ses formules amusantes qu'il fignolait sûrement avec autant de soin qu'il n'en mettait à imaginer des sources de revenus originales.M.Parizeau sera passé maître dans l'art de taxer sournoisement.Au-delà de la performance, qui révèle surtout chez lui l'artiste original, brillant, inventif, peut-être même le cabotin, que valait Jacques Parizeau comme intendant?Un ancien ministre des Finances d'Ontario a déjà dit de lui qu'il était le seul ministre des Finances professionnel du Canada.Ému aux larmes de voir partir cet homme qui lui avait tant appris, le député libéral Reed Scowen, qui a plus d'une fois brisé des lances avec lui, disait la semaine dernière qu'il a été un des plus grands ministres des Finances du Québec.11 est difficile de l'extérieur de vérifier si Jacques Parizeau a été en fait aussi compétent qu'il en donnait l'impression par le brio de son discours et de ses échanges en Chambre.(M.Lévesque reconnaissait implicitement l'autre semaine qu'il n'est pas possible de bien juger l'administration de son gouvernement sans certaines informations auxquelles on ne peut avoir accès que par lui.) Les hommes d'affaires reconnaissent eux-mêmes qu'il a mis de l'ordre dans les finances publiques.Mais, quant au reste, a-t-il mieux fait que tous ses homologues des provinces voisines?A-t-il mieux que les «amateurs» des autres provinces atténué les effets de la ré- cession et géré la crise?La particulière lenteur de la reprise économique du Québec répond peut-être à cette question.Il y a une couple d'années le gouvernement déclenchait une grave crise dans les secteurs public et parapublic en décidant non seulement de couper mais aussi de récupérer en partie les hausses salariales consenties quelques années plus tôt à ses employés.M.Parizeau est responsable de cette crise dans la mesure ou il est celui qui avait presque cédé la boutique aux syndicats, dans un geste de prodigalité pré-référendaire qu'il croyait savamment calculé.M.Parizeau laissera aussi le souvenir d'un taxeur insatiable * qui aura fait du Québec le contraire d'un paradis fiscal et compromis de la sorte le redressement de l'économie du Québec.Enfin les convictions souverainistes de M.Parizeau au ront, quoi qu'il prétende, nui sensiblement à la reprise économique.Il avait l'admirable courage de ne pas faire mystè-: re de ses convictions et de l'objectif vers lequel il tendait par toutes ses actions.Mais il-n'aura certainement pas contribué de la sorte à accroître^ .les investissements au Québec * , Jacques Parizeau a été un ministre de grand calibre.Mais il aura peut-être coûté son pesant d'or à l'économie du Québec.REVUE DE PRESSE François Mitterrand en Syrie Sous le titre «Mitterrand le joker».Le Quotidien de Paris écrit: «Apres Kadhafi.Assad.Le chapitre ces «liaisons dangereuses» de François Mitterrand va s'enrichir d'un nouvel épisode.En faisant le voyage en Syrie, François Mitterrand prend effectivement acte du rôle crucial que joue Damas au Levant et affirme la volonté de la France d'etre partie prenante dans un éventuel marchandage.Il récuse par avance tout Yalta régional, tout arrangement qui se négocierait entre les deux superpuissances.Ia» moment n'est pas mal choisi: la Syrie, qui jusqu'à présent faisait figure de partenaire privilégié de l'URSS au Proche-Orient, est profondément agacée par les avances que le Kremlin prodigue depuis quelque temps aux Etats arabes modérés.Damas pourrait éprouver le besoin d'élargir son champ de manoeuvre diplomatique.Quant aux résultats concrets, ils risquent, a terme, d'être décevants.Assad n'a en effet pro bablement d'autre objectif que d'utiliser la France comme un joker dans son jeu compliqué entre Moscou et Washington».\u2022 Le Figaro critique une nouvelle fois la diplomatie secrète du chef de l'État français qui effectue une visite en Syrie.«Personne jusqu'ici n'a vraiment saisi ce qui avait poussé le président de la république à faire soudain, au Maroc, un séjour enveloppé de mystère.Mais chacun a compris qu'il s'était rendu à Alger pour se faire pardonner son voyage marocain.Quant à la rencontre crétolse.ce qu'elle a coûté au prestige de la France est dans tous les esprits.Ces précédents autorisent au moins à s'interroger sur l'opportu nité de la visite que M.Mitterrand entame à Damas.Que la France ait intérêt à maintenir des rela tions avec tous les États Intéressés à la question du Moyen-Orient personne n'en disconviendra.Mais c'est là le métier d'ambassadeur.et une visite d'État doit répondre à d'autres exigences.S agirait-il en l'occurrence de témoigner de la communauté de vues des deux gouvernements?On l'imagine mal.S'agit-il alors d'exercer une influence?Le moment, dans et cas, est mal choisi.L'intérêt de la visite sera t-il au moins d'affirmer la fermeté, la cohérence l'efficacité d'une politique?Encore faudrait-il qu'elles existent.Alors, aller à Damas, soit.Mais pour quoi faire?\u2022 Pour le journal parisien Libération, M.Mitterrand risque d'apporter un «cadeau inutile» au président syrien «Car, pour Hafez Al Assad la reconnaissance de la France, pays qui l'a le plus mis en cause, notamment dans des affaires de terrorisme, est précieuse.Mais, affaibli par des «infidélités» soviétiques qui tendent à renforcer ses pires «ennemis» arabes dans la région, le président syrien a intérêt aujourd'hui plus que jamais à ne dépendre entièrement ni des uns ni des autres.Jeu qui lui a d'ailleurs toujours garanti sa force.Reste que le voyage présidentiel à Damas ne manque pas d'inspirer des inquiétudes aux al liés arabes de la France».\u2022 Pour Le Matin, il n'y a plus entre les ambitions syriennes et la politique française au Liban la même incompatibilité que ces dernières années.«Dans l'ensemble, les Sy riens n'ont plus l'impression de trouver les Français systématiquement en travers de leur chemin au Liban.C'est déjà beaucoup, et sans doute suffisant pour que soit repris le dialogue au niveau le pluç élevé, et cela n'exclut plus une certaine forme de concertation, voire! même de coopération.En revan> che, les positions continuent à largement diverger sur le confliC Iran-Irak comme sur le problème» palestinien.C'est sur cette toile de!-fond que vont s'ouvrir les entretiens entre Mitterrand et Assad».Aiivnce Franee-Presse' * i # « i LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 TRIBUNE LIBRE DÉCLARATION DU MINISTRE DU TRAVAIL Sur le reniement du conflit « Depuis le règlement du conflit qui opposait la C'ici M à la Fraternité des chauffeurs et opérateurs du métro, certaines déclarations reproduites dans différents médias m'incitent aujourd'hui à intervenir afin de rectifier eer tains faits Reynold FRECHETTE Tout d'abord, je tiens à préciser que le bilan personnel que je dresse de ce conflit est extrêmement positif.Pour une rare fois, les parties concernées en sont arrivées à une entente, ce qui.a mon avis, doit et devrait constituer l'ultime objectif des négociations en matière de relations de travail.Les parties ont donc fait la preuve qu'il était possible de conclure une en-lente sans l'intervention du gouvernement peur forcer le retour au travail des salariés et mettre fin à un conflit.I >n peut évidemment être pour ou contre I abolition du droit de grève dans les services publics.L'abolition du droit de grève dans de tels secteurs ne résoudra en rien les véritables problèmes et en Jeux qui se posent dans l'application quotidienne de la convention collective et qui reviennent, inexorablement, a chaque renouvellement de convention collective.Les services essentiels L'entrée en vigueur de la loi sur les services essentiels a modifie radicalement Paspect des relations du travail dans les services publics.Ainsi lexemce du droit de grève se trouve circonscrit et conditionnel au maintien de services essentiels préalablement définis par le Conseil des services essentiels Le president de la CTCUM, M.Lawrence Hanigan, dressait en fin de semaine dernière, par le biais de la presse, un premier bilan du conflit à la CTCUM.Je ne partage évidemment pas l'opinion de m llanigan à l'effet que le maintien des services essentiels ail contribué à prolonger le conflit.Les services essentiels ont permis aux parties d'en arriver a une entente négociée, au lieu de se voir imposer par législation leurs conditions de travail.Un rapport de force a pu S'établir sans que l'État n'ait à intervenir pour régler, en lieu et place des parties, leur différend.Ai-je besoin de souligner que la CTCUM a vécu dans le passé des grèves d'une durée aussi longue, et parfois supérieure, et qu'il n'y avait pas à l'époque d'obligations POUT les parties d'assurer les services essentiels.L'entrée en vigueur de la loi sur les services essentiels nous interdit de faire quelque comparaison que ce soit avec la nature et l'as pect des conflits de travail qui sévissaient antérieurement dans les services publics.L'exercice de la Loi nous a démontré qu'il était possible d'exercer un rapport de force équilibré, de négocier et de conclure une convention collective tout en asurant des services essentiels aux usagers.Les négociations Je n'ai pas l'intention de commenter le déroulement des négociations entre la CTCUM et la Fraternité des chauffeurs et operateurs de metro.Je trouve étonnant cependant que M.llanigan affirme «que le déroulement des négociations et leur evolution auraient été plus rapides si les parties avaient pu négocier ensemble directement ».Il faut se rappeler, en effet, qu'à compter du 22 février 1984 jusqu'au mois de juillet de cette même année les parties se sont rencontrées à 35 reprises pour tenter de régler leur différend.Il faut de plus se rappeler qu'après ces 35 rencontres de négociation infructueuses, la CTCUM faisait alors appel à un tiers en sollicitant l'intervention d'un conciliateur le 13 juillet dernier Du 28 août 1984 au 1er novembre 1981, tout au long du processus de conciliation, les parties ont encore eu l'occasion de solutionner elles-mêmes leur litige par des négociations en presence l'une de l'autre pendant au moins M séances de conciliation.Une fois la grève déclarée et après que les parties eurent elles-mêmes constate l'impossibilité d'en arriver à un règlement par la poursuite des négociations en face à face, il fut convenu d'entreprendre une démarche régulièrement utilisée en pareil cas: Us rencontres ex-partc ou rencontres séparées en présence du conciliateur dans le but d'analyser plus en profondeur toute avenue de règlement possible.Devant l'impasse persistante, je prenais la décision le 2 novembre courant de constituer un conseil de médiation.La procédure utilisée par les trois méditeurs n'est pas unique et certainement pas inconnue des parties impliquées.Le Conseil de médiation, avec toute l'expertise qui était sienne, a utilise les moyens qu'il estimait adéquats et nécessaires compte tenu des circonstances Quant au résultat de la médiation, soit la recommandation CTCUM des médiateurs, les parties bien qu'elles étaient libres d'accepter ou de refuser son contenu ont fait leur la recommandation du Conseil de médiation.Vous comprendrez qu'il m'est difficile devant les résultats obtenus de partager l'opinion de certains à l'effet que le Conseil de médiation a fait en sorte d'éloigner les parties.De telles constatations sont pour le moins surprenantes et sans aucun fondement.Quant aux allégations à l'effet que j'aurais empêche la CTCUM de prendre des sanctions a l'égard d'auteurs d'actes reprehensible s, je tiens à préciser qu'en aucun temps, je ne me suis substitué au Conseil de mediation et en sa présence ce protocole a été convenu et entérine par les parties librement.Le bilan que l'ont doit tirer du dernier conflit à la CTCUM ne pourrait être réaliste s'il ne concluait pas à l'efficacité et à la faisabilité du maintien de services essentiels dans un secteur aussi v ital que le transport en commun.On a prétendu que le conflit à la CTCUM constituait le veritable test pour la Loi sur les services essentiels.Grâce à la responsabilité des parties, le défi a été relevé.Les différentes discussions que j'ai eues avec les représentants de la CTCUM et le syndicat m'indiquent cependant que l'état de leurs relations de travail pourrait grandement bénéficier d'une expérimentation du programme de médiation preventive offert par le ministère du Trav ail.Je leur réite re donc l'invitation que je leur adressais récemment à l'effet de profiter, des que le climat de travail sera propice, de cette expérience unique.M.Juneau doit rester M.Marcel Masse Ministre des Communications Otta u a Connue tous ceux qui s'intéres-seni aux communications «m à la culture en genera!, et au role qu'y joue la Société Radio Canada en particulier, je me sens implique par les consequences des gestes que vous ou le Premier Ministre vous apprêtez a poser (si j'en crois la rumeur) relativement à M.Pierre Juneau, actuel president de la Société Radio-Canada.En résume, je pense que ce serait une erreur de le «démissionner».Je convois parfaitement qu'un nouveau gouvernement, surtout avec le mandat que vous avez, cherche à faire le grand menage, et à se défaire de tous les sous ministres ou presidents de sociétés d'État qui ont conçu, execute ou toléré des politiques «le l'ancien gouvernement que le vôtre voudrait modifier.Comme j'ai moi-même voté pour un tel changement, j'aurais mauvaise grace de VOUS contester le droit d'installer vos gens partout ou vous le jugez bon Question d'efficacité, mais aussi de confiance, voire» même de symbole (ce qui compte autant que le* reste » Et si je suis d'avis que* M.Juneau doit rester en place, ce n'est pas (comme d'autres l'ont ce rit avant moi) au nom de l'indépendance de Radio-Canada.Je suis au contraire d av is que Radio-Canada serait plus ajustée aux voeux de la population si elle était davantage asservie a une structure que la population contrôle (a chaque election): le gouvernement.M.Juneau doit demeurer en place pour deux raisons dont l'une, au moins, est tout a fail conforme a l'idéologie du Parti conservateur: la revalorisation de l'entreprise privée Or on se souvient que M Juneau, quand il a comparu devant le CRIC pour décrire ses vues sur l'évolution de Radio-Canada, a souhaite que la Société confie à des producteurs prives dl grands segments de ses programmes (surtout dans les dramatiques et les variétés).Comme «père» de cette non velie «philosophie», (et ayant bravé les couteaux que lui a valu cet énoncé de politique), n'est-il pas la meilleure personne que vous pourriez trouver pour imprimer a la Société le changement que vous devez vous même souhaiter.Par ailleurs, au plan culturel, je vous dis d'expérience que les arts (cl surtout les arts populaires comme le cinema et la chanson) ont fait des bonds significatifs dans le sens de l'originalité quand les créateurs eux-mêmes ont pu.d'une part, «toucher aux pitons» et.d'autre part, s'impliquer eux-mêmes directement dans la gestion des structures de production.Et cela n'est généralement possible que lorsque les structures de production sont Indépendantes, donc privées.Or, encore une fois, le passé de M.Juneau démontre qu'il a toujours compris, dans sa position de gestionnaire (à l'ONF ou au CRTC), ce qui stimule les créateurs, qu'il le comprend au point de savoir que les choses doivent parfois changer du tout au tout: en 1%0.il a présidé (comme patron de l'ONF) au parrainage des créateurs par l'État, mais aujourd'hui, il les pousse à voler de leurs propres ailes.Il vit avec- son temps.Il me semble que l'association, prônée par M.Juneau, de la Société Radio Canada avec des «boites de production» privées servirait les intérêts de tout le monde et nous donnerait l'originalité qui nous fait défaut en télev ision.Stéphane VENNE Il faut agir très vite Nous vous écrivons cette courte lettre, pour vous faire comprendre combien nous avons besoin de vous.Vous qui êtes assis en ce moment, bien confortablement dans votre fauteuil, mangeant un morceau de gâteau, buvant un café et ne vous souciant de rien, car vous avez tout pour être heureux, est-ce que vous VOUS rendez compte qu'à quelques milliers de kilomètres d'ici, des millions de gens sont en train de mourir?Oui! Mourir! Mourir de faim, car ils n'ont rien mais vraiment RIEN à manger.Ils fouillent, grattent le sol en espérant y trouver quelque chose.Les mères, à quatre pattes, comme des animaux, sont obligées de porter leurs enfants, sur le dos, car ils ne peuvent plus marcher! Et partout, oui PARTOUT! On voit des milliers de cadavres, de gens.morts de faim.Si nous nous donnons tous la main pour aider ces millions de gens en Ethiopie, peut-être les sauverons-nous ?Mais il faut agir et vite.Car dans quelque temps il va être trop tard.Alors, au lieu de rester dans votre fauteuil à ne rien faire, le- vez-vous et mettez-vous à l'action.SVP aidez tous ces pauvres gens.Aidez-nous à les sauver.Nous comptons sur votre aide-Catherine PIASECKA Collège Marie-de-France lie II Nous, enfants heureux, voulons aider ces malheureux Gens d'ici, vous chanceux, pensez-vous à eux'.' Qu'ont-ils fait pour mériter cela?Ce sont nos frères cl soeurs qui sont là-bas.En Ethiopie, ca ne va vraiment pas.Si vous n'agissez pas, leurs corps seront vite las.Et.si c'était vous que feriez-vous?Auraient-ils du secours pour nous?Dépêchez-vous ils ont besoin de nous, avant qu'ils ne perdent tout.Consacrez-leur au moins une ou deux journées Soyez généreux, avez pitié, donnez, aimez Je vous en supplie lisez cette lettre a la ra dio ou à la télé.Cela vaut mieux qu'un chanteur tant admiré! Isabelle NOËL Collège Marie-de-France 6e n Le défaut d'une réforme /£! audio centre SYSTÈME V SYSTEME COMPLET \u2022 Récepteur am-fm, 100 watts total \u2022 Magnetocassette Dolby, touches électroniques \u2022 Table tournante automatique.a bras tangential.Monsieur René Lévesque Premier ministre et Monsieur Yves Bérubé Ministre de l'Education Québec Nous avons pris connaissance de votre projet de loisur l'enseignement primaire et secondaire public.Cette reprise du projet de loi 40 présente plusieurs améliorations.Cependant, nous vous redisons une fois de plus, que le vice fondamental de votre reforme demeure toujours le même.La division selon la langue doit s'accompagner de la division selon la confessionnalité; ce que vous ne garantissez pas dans votre projet de loi.Nous vous demandons une autre fois de respecter la volonté des catholiques et des protestants de la province de Québec.Vous n'avez pas le droit d'exproprier les biens scolaires accumulés par les catholiques et les protestants de cette province.Vous, vous prêchez aux Québécois le «maitre chez soi», nous, nous prêchons le «maitre dans nos écoles catholiques et protestantes.» Nous sommes outrés de voir que nous ne sommes pas entendus et écoutés.Nous appuierons la démarche de la CftCM et du PSBGM devant les tribunaux si vous avez, le malheur de toucher à nos commissions scolaires confessionnelles et a nos biens scolaires.Nous souhaitons que vous comprendrez le bien fondé de nos revendications et que vous ferez justice aux catholiques et protestants de cette province.Comité ad hoc des parents catholioues d'Ahuntsic Me André MORAIS Président Lettre signée par 14 autres citoyens KEF^ Prix spécial 1489 LaSalle 8018.boul.Champlain 364-2447 Montréal 5260.Sherbrooke o.482-4420 Laval 19J0.boul.Si-Martin 687-3627 Bilinguisme à Montréal Dans une lettre ouverte qu'il adresse aux autorites de la ville de Montréal, le célèbre historien, Mi chel Brunei, proteste contre le fait que la métropole canadienne a décide d'utiliser le bilinguisme dans une agglomération qui compte près de tu% d'anglophones Le distingué historien n'ignore sans doute pas que Montréal a été longtemps une ville largement anglophone et que c'est Jean Drapeau qui a le plus fait, de tous les maires qui se sont succédé, pour affirmer le fait français sans pour autant renier l'importante contribution des Anglais, des Ecossais, des Irlandais et de tous les ci lovens de diverses origines ethni ques qui librement choisissent la langue anglaise dans leurs communications avec un continent qui est anglophone a 97%.Monsieur Brunei trouve sans doute raisonnable que le Canada, qui compte 25% de francophones, reconnaisse comme officielles les deux langues.Par quel raisonnement captieux le même M.Brunet refuse-t-il à la région de Montréal, qui compte près de 10% d anglophones et qui a une longue tradition de bilinguisme, le droit d'employer l'anglais et le français ?M.Brunet semble oublier que Montréal n'est pas seulement la plus grande ville d'une province très majoritairement française mais qu'elle est aussi une grande métropole et qu'une large partie de son commerce, qu'une proportion importante de sa clientele touristique utilisent la langue anglaise.Ces faits sont tellement évidents que même le gouvernement québécois les reconnaît et qu'il a repris, sans laire d'éclat, de publier eer tains documents bilingues.Et si le gouvernement québécois le fait pourquoi la ville de Montréal ne pourrait-elle le faire ' Marcel THERIEN Trois-Riviercs i Lysiane Gagnon De juin à novembre René Lévesque, le 27 janvier 1984 : «Le Parti Québécois a été crée en \\ue d'aider au maximum le Québec à s'émanciper politiquement, à devenir un État souverain.Cela demeure sa raison d'être et cela ne doit pas changer.Je ne serais pas capable de me regarder dans le miroir et je ne serais pas là si on prétendait escamoter l'essentiel de notre programme.» René Lévesque, le 8 juin 1984: «Le développement social et économique du Québec passera par la souveraineté ou ne passera pas du tout ».Dans le même discours, prononcé à l'ouverture du dernier congres du PQ, le premier ministre dénonçait violemment les « professionnels du colonialisme » qui prétendent qu'il y a de l'avenir pour le Québec en régime fédéral, tout en exhortant ses militants à « partir au plus vite dans le champ pour aller vendre Vidée de la souveraineté.» 11 n'y a rien de gratuit à signaler que le virage fédéraliste actuel du PQ représente un sommet rarement vu dans l'histoire pourtant bien remplie de l'opportunisme politique.Seuls les partisans irréductibles et inconditionnels du parti refuseront de s'en apercevoir.Il y a mille et une choses sur lesquelles il est acceptable qu'un parti change d'idée en fonction de nouvelles contraintes ou des résultats des sondages : il peut faire volte-face sur l'opportunité de nationaliser ceci ou cela, il peut ignorer tel engagement électoral ou déposer tel projet de loi jamais annoncé mais requis par les circonstances.Mais revenir en deux temps trois mouvements sur sa propre raison d'être, sur son objectif le plus fondamental, surtout quand rien dans la réalité ne le justifie, voilà une volte-face autrement plus difficile à faire avaler.Bien sûr, sautant sur le prétexte fourni par l'élection des « gars aimables » du nouveau gouvernement conservateur à Ottawa, le PQ tente depuis un certain nombre de semaines de convaincre l'électorat que toute la conjoncture politique a été transformée ; que ce nouvel interlocuteur qui parle de « coopération » et de « concertation » nous permet d'espérer un changement tel qu'il vaut la peine, pour le Québec, de prendre « le beau risque » du fédéralisme, et que tous les « malheurs » qui suscitaient la colère de M.Lévesque il y a quatre mois à peine tenaient non pas tellement au régime fédéral lui-même qu'à un diabolique complot ourdi par MM.Trudeau et Lalonde.Mais qui donc, sauf bien sûr les partisans inconditionnels, va croire de pareilles sornettes ?Qui va croire que Trudeau était le Diable, et Mulroney le Bon Dieu ?Et que le fédéralisme va changer de nature avec un gouvernement dont l'idéologie est moins centralisatrice ?Que dirait-on si le NPD décidait de mettre au rancart son caractère social-démocrate et de devenir, parce que c'est plus rentable, un parti capitaliste ?Le NPD aurait bien des raisons de faire cette volte-face : ses défaites successives aux urnes montrent que l'électorat est ré-fractaire au projet socialiste, et son chef \u2014 qui jouit personnellement d'une bonne cote de popularité dans le public \u2014 serait peut-être premier ministre aujourd'hui s'il s'était trouvé à la tête d'un parti de centre.Tout le monde en outre sait que les périodes de récession économique (quand l'État n'a plus d'argent pour lancer de nouveaux programmes) sont fort peu propices au développement de la social-démocratie.Le NPD aurait en somme toutes les raisons de se convertir.Il ne le fait pas.Pourquoi ?Parce que cela ne se fait pas.Ce que le NPD \u2014 ou plus exactement un nombre substantiel de militants ici et là \u2014 essaie de faire pour se sortir du cul-de-sac, c'est de réfléchir, ardument, à la façon d'adapter son idéologie aux nouvelles réalités.Peut-être ne réussira-t-il pas.Mais il essaie.C'est également ce que fait le Parti socialiste en France, qui a lui aussi toutes les raisons \u2014 sans cesse confirmées par les sondages \u2014 de penser que le socialisme est, sinon mort, du moins moribond.Dans les faits, le gouvernement Mitterrand pratique une politique de plus en plus libérale et de moins en moins socialiste.Le nouveau premier ministre français, Laurent Fabius, serait parfaitement à sa place à la tête d'un gouvernement de « droite » modérée.Mais jamais, au grand jamais, le PS ne serait assez bête pour aller proclamer sur la place publique qu'il met ses idéaux au congélateur et qu'il prend « le beau risque du capitalisme » sous prétexte que « les Français ne sont pas prêts à adhérer au socialisme ».Ses intellectuels tentent plutôt de « moderniser » l'idéal.On n'a qu'à lire le Nouvel Observateur, et l'historien Jacques Julliard en particulier, pour le constater.Encore là, peut-être l'idéal socialiste ne résistera-t-il pas à la poussée du pays réel et à la fuite du temps.Mais, chose certaine, s'il y a révision, ce sera en douceur et en profondeur, la révision idéologique viendra après la révision pratique, et sans que l'exercice du pouvoir ne soit compromis par les remises en question.(Quelle sorte d'administration publique a-t-on actuellement à Québec, dans un gouvernement à moitié en panne qui sera paralysé au moins jusqu'à la .mi-janvier par ce psycho-drame ?) \u2022 \u2022 \u2022 Les remises en question réelles, sincères et authentiques se font toujours en douceur, avec le temps.Jamais brutalement.Jamais sous le coup d'une illumination due à une pure volonté de pouvoir.C'est pourquoi l'électorat fédéraliste sera-t-il toujours justifié de mettre en doute la « conversion » trop soudaine de son gouvernement.C'est pourquoi il aura toutes les raisons de croire que le gouvernement Lévesque ne jouera jamais pour vrai, de bonne foi, le jeu du fédéralisme, et ne sera donc jamais capable de tirer de ce régime (qui a, comme la souveraineté, des' avantages et des désavantages) les meilleurs avantages pour le Québec.II est faux de croire que la souveraineté se situe dans le prolongement du fédéralisme (même «coopératif ») ou, autrement dit, qu'il suffirait d'être «un peu moins indépendantiste» pour se transformer en un « fédéraliste nationaliste ».Les deux idéologies supposent des mentalités et des méthodes différentes, la seconde reposant sur une autre vision de l'équation majorité-minorité, sur le rejet de l'État-nation, sur des aptitudes à la négociation et au compromis, et sur la confiance mutuelle des onze partenaires en cause (soit le fédéral et les dix gouvernements provinciaux).Il va de soi qu'il ne s'agit pas de mondes clos et qu'on peut très bien, dans le cours d'une vie, passer d'une idéologie à l'autre, devenir indépendantiste après avoir été fédéraliste, ou fédéraliste après avoir été indépendantiste.Mais cela se fait au terme d'une évolution quelconque, toute évolution s'effectuant sur une période d'autant plus longue que l'on a passé la première jeunesse.Ainsi, de deux choses l'une : ou la pensée de M.Lévesque a « évolué », entre juin et novembre, à la vitesse de l'éclair, ce qui serait normal à 18 ans, mais pas chez un homme mûr, ou bien M.Lévesque ne disait pas vraiment ce qu'il pensait en juin dernier.Ou bien, \u2014 troisième hypothèse qui n'est que l'envers de la seconde \u2014, il fait seulement semblant de changer d'idée aujourd'hui.Pour être cru, en effet, encore faut-il avoir l'air crédible.\u2022 Priorité «si accordé» suue cerf» rubrique aux lettre» d'inféré* général se rapportant è 6m* articles paru» dont LA PRESSE La concision est dm rigueur.\u2022 Lot correspondants doivent inscrire lisiblement hurt nom, adresse et numéro do téhpnoao.\u2022 LA PMSSi no s'engage pat à publier routes ht lettres roçvot, ni è retourner ht lettres, manuscrits ou autres documents non publies.\u2022 L'auteur assume l'entière responsable de tes opinions.\u2022 Tout en respectant ta pensée de l'auteur, LA PRESSE se ros+rv le droit d'abréger lettres sehn l'espace dhponibh.\u2022 Si possibh écrire è h machine, à double interligne.\u2022 Prière d'adrestor vos lettres comme toit.Tribune libre», LA PRîSSi, CP.4X0.suce Plate d'Armvi, Montréal, H2Y 3M). A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 ÉCHEC DES POURPARLERS DE LA « DERNIÈRE CHANCE » Denise Leblanc-Bantey siégera comme député indépendant HÀVRE-AUX-MAISONS \u2014 C'est chez elle, aux Iles-de-la Madeleine, que Denise Leblanc-Bantey a annoncé hier qu'elle quitte le conseil des ministres et la deputation péquiste pour siéger comme député indépendant.YVON LABERGE \u2022nvoyé tpéctot de LA PRESSE Au petit aérogare de Hàvre-aux-Maisons il y avait bien une soixantaine de ses concitoyens des îles.Dans le groupe, Maria Leblanc, bouquet d'oeillets à la main, attendait sa fille.Elle, comme les autres, savait qu'elle allait perdre «sa ministre».Patients, les Madelinots ont dû attendre une trentaine de minutes avant que Denise Leblanc Bantey ne soit descendue de l'avion pour lui chanter le traditionnel C'est à ton tour.Pendant ce temps.Mme Leblanc-Bantey conversait au téléphone avec Tun de ses collègues démissionnaires qui avait participé, au cours de la journée, à des négociations «de la dernière chance » avec le premier ministre Lévesque.Aussitôt qu'elle en eût appris l'échec, elle est venue, émue, rencontrer ses partisans.« Cette annonce, leur a-t-elle dit, je la fais avec une tristesse que vous pouvez imaginer.Une tristesse semblable à celle que l'on ressent à la perte d'un être qui nous est cher.\u2022 Sa décision, Mme Leblanc-Bantey dit l'avoir prise dans la séré- 3^ Denise Leblanc-Bantey nité et dans l'intérêt de la population du Québec.D'ici le congrès spécial du 19 janvier prochain, elle défendra la position qui est sienne et celle de ses collègues démissionnaires.Si cette position obtient gain de cause en janvier, elle réintégrera le caucus des députés péquistes.Dans le cas contraire, elle continuera de siéger comme indépendante.Faisant un bref bilan de ses dix dernières années d'action politique, Mme Leblanc-Bantey affirme n'en rien regretter.En fait, si elle démissionne de son poste de ministre, c'est pour éviter que l'idée de l'indépendance ne meure : ce que René Lévesque a lui-même inspiré, il y a 16 ans, soit la conviction que les Québécois sont capables de se bâtir un pays à eux.Elle réfute l'accusation qui veut que ses collègues et elle vou- laient une élection référendaire.« C'est faux, dit-elle.Nous voulons solliciter l'appui des Québécois pour négocier la récupération des pouvoirs nécessaires à l'implantation d'une politique de plein emploi.Une politique conçue de façon à réduire notre taux de chômage.\u2022 À ceux qui estiment que le nouveau gouvernement conservateur à Ottawa pourrait mieux comprendre le Québec, elle leur dit simplement que ce serait là un bon test a lui faire passer.Dans la lettre de démission qu'elle a remise la semaine dernière au premier ministre, elle précise comment sa declaration du 19 novembre a mis fin à ses illusions.Le naufrage «Je le dis avec une profonde tristesse, lui écrivait-elle, parce que je n'arrive pas à comprendre qu'un capitaine qui a survécu à la tempête perde son sens de l'orientation dans le calme et, i gnorant les conseils des membres loyaux de son équipage, souhaite faire naufrage.» Quant à la déclaration de M.Lévesque voulant que la souveraineté soit une police d'assurance, Mme Leblanc-Bantey estime que cela constitue un net recul.Son flirt fédéraliste, elle le juge plus sévèrement et elle doute qu'il donne des résultats, malgré la bonne foi de Brian Mulroney.« Dois-je rappeler que ce n'est pas M.Mulroney qui fait défaut, mais le système fédéral en soi! Jouer le jeu du fédéralisme, voire pour un moment électoral, implique logiquement la capacité, voire la volonté, de prendre ses responsabilités à l'égard du Canada.» Concevant mal que le Parti québécois défende des thèses fédéralistes, Mme Leblanc-Bantey ajoute: «Le fédéralisme, c'est comme la grossesse.On ne peut être à moitié enceinte.Il en va de même de notre crédibilité de vouloir être toute chose à tout le monde, comme nous le proposent, avec une ambiguïté extraordinaire, nos collègues dits modérés.» Hier, ils étaient tristes les Madelinots.Tristes, parce qu'ils perdaient leur minisire.Ce ministre qu'ils ont attendu 60 ans.Non pas qu'elle était la première à jamais l'être, mais plutôt qu'elle était la première des leurs à accéder au sacro-saint conseil des ministres.11 y a 60 ans, un député des lies avait été nomme ministre de l'Agriculture, mais ce n'était pas un fils des îles.Denise Leblanc-Bantey, elle, est fille des îles et était ministre.Au cours des prochains jours et des prochaines semaines, elle leur promet de bien expliquer sa position et sa décision.Quoique certaine qu'ils la comprennent bien, elle a l'intention de tenir des assemblées de cuisine et de bien jaser avec son monde.Celui qui comprend mieux que quiconque la nécessité de se bien prendre en main: son monde des îles! SI VOUS PENSEZ QUE VOUS MERITEZ LE MAXIMUM ! 50% de rabais, Hilton Canada 50% de reduction sur les chambres de luxe a tarifs lits jumeaux ou sur les chambres a tarifs lits jumeaux des Etages Plus \u2022 Hilton International Saint John, N.-B \u2022 Hilton International Québec, Québec \u2022 Montréal Aéroport Hilton International \u2022 Bonaventure Hilton International, Montréal \u2022 Toronto Airport Hilton International \u2022 Toronto Hilton Harbour Castle \u2022 Hilton International Windsor 50* « \u2022 de rabais.hôtels Westin 50% de moins sur tarifs courants aux hôtels suivants \u2022 The Westm Hotel, Ottawa \u2022 The Westm Hotel, Toronto \u2022 The Westin Hotel, Winnipeg \u2022 The Westin Hotel, Calgary \u2022 The Westin Hotel, Edmonton Autres bons hôtels au Canada 50% de moins sur tarifs courants \u2022 Hôtel Mandarin, Vancouver \u2022 Huntingdon Manor Inn, Victoria, C -B \u2022 Citadel Inn, Halifax \u2022 Holiday Inn, Dartmouth \u2022 Hôtel de l'aéroport, St-Jean, T.-N.\u2022 Inn on the Hill, Charlottetown \u2022 Hôtel Opiomat, Frédéncton \u2022 Hôtel CN Beausqour, Moncton En réservant votre chambre via AUTO «TEL vous avez droit a une Cadillac d'Avis (ou voiture similaire) pour 33,95$ par jour, 200 km gratuits Ou, si vous préferez, choisissez une voiture des categories B, C ou D, avec traitement de faveur.dans les meilleurs hôtels Avis* On y met du coeur.Un téléphone pour le Maximum I AUTO-TEL 1-800-268-23i0 AUTO «TEL Un coup de teléohone via l'AUTO-TEL d'Avis vous reserve voiture et chambre d'hôtel Hilton ou Westm.Pour autres hôtels mentionnes, reservez directement ou par agents de voyages Le séjour à l'hôtel a 50% de moins peut durer aussi longtemps que votre location Avis En vigueur 7 jours par semaine du 26 novembre au 7 avril 85.Vteek-ends gratuits Apres 5 locations Avis combinées avec 5 chambres Hilton ou 5 chambres Westm, vous mentez une voiture Avis gratuite pour un week-end, avec hébergement Hilton ou Westin pour la même durée Un Maximum imbattable! 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Avis loue des voitures GM Avis et «On y met du coeur \u2022 sont des marques déposées d Aviscar inc Yves Duhaime aux Finances à la place de Parizeau?QUÉBEC \u2014 Le député de Saint-Maurice.Yves Duhaime, succédera probable ment dès aujourd'hui à Jacques Parizeau comme ministre des Finances du Québec.Il semble en effet acquis que le premier ministre Lévesque procédera ce matin à l'important remanie ment ministériel rendu nécessaire par les démissions en série des ministres radicaux.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Quebec Il tient absolument à ce que les Québécois n'aient pas l'impression que la crise actuelle paralyse le gouvernement et c'est pourquoi il souhaite remplacer le plus rapidement possible les démissionnaires.La nomination de M.Duhaime aux Finances ne faisait plus de doute hier.Avocat diplômé en relations internationales, il n'a peut-être pas la formation qui le désigne à l'évidence pour cette fonction.Mais la compétence dont il a fait preuve dans l'administration de plusieurs ministères à caractère économique depuis 1976 et ses qualités de discrétion, de fidélité et de leadership, en font l'homme tout désigné pour Rene Lévesque.M.Duhaime est depuis quelques années un des conseillers les plus écoutés et les plus fidèles du premier ministre.C'est lui, par exemple, qui, dans des conditions extrêmement difficiles, l'avait défendu pendant de longues semaines devant la commission parlementaire qui étudiait les circonstances entourant le règlement hors cour des poursuites consécutives au saccage du chantier LG-2 à la Baie James.Dans le débat actuel, même s'il a été plutôt discret.M.Duhaime a pris fait et cause pour le premier ministre et a et< as socié de près à la réflexion qui a amené sa prise de position con traversée.Âgé de 45 ans.M.Duhaime a été élu pour la première fois en 1976, après deux défaites en 1970 et 1973 Nommé ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche au lendemain de l'élection, il obtenait l'important portefeuille de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme en septembre 79 Réélu en avril 81, il était nomme ministre de l'Énergie et des Ressources.Yves Duhaime, député de Saint-Maurice.LA PRESSE n'a pu obtenir aucune confirmation hier quant aux autres nominations.Guy Tardif semble le favori pour obtenir les Affaires sociales en remplacement de Camille Lau-rin.Mais on parle aussi d'Alain Marcoux et de Michel Clair.Le ministère des Transports, abandonné par Jacques Léonard, pourrait échoir à un nouveau ministre.Les mieux placés seraient Michel Leduc.Jacques Roehcfort, Jean-Pierre Jolivet et Jacques Brassard.Jean-Pierre Charbonneau devra probablement passer son tour encore une fois même s'il a été un des plus courageux et des plus déterminés partisans du premier ministre dans la crise actuelle.On s'attend a ce que M.Lévesque ne nomme que trois nou veau ministres aujourd'hui.La Science et la Technologie, de même que la Condition féminine seraient confiés temporairement à des ministres qui ont déjà un portefeuille.C'est que M.Lévesque veut voir jusqu'où ira l'hémorragie avant de constituer son Cabinet «définitif».Il veut savoir, avant de leur confier un ministère Important, si les ministres qui restent, après avoir songé à partir, ne risquent pa.s de revenir sur leur décision.Même chose pour les députés.Plusieurs de ceux qui songent à j partir sont éminemment minis trahies, mais encore faut-il qu'ils se soient vraiment ralliés.Biron : les milieux d'affaires soulagés par ce qui arrive Le ministre Rodrigue Biron.ce transfuge unioniste qui s'est amené au Parti québécois peu avant le référendum de mai 1980, estime que les milieux d'affaires «accueillent avec un certain soulagement - les démissions des «purs et durs» du parti au pouvoir.y PIERRE BELLEMARE « J'arrive d'une tournée dans la région et je peux vous assurer que les gens sont davantage prêts à donner une dernière chance au fédéralisme », a déclaré hier à LA PRESSE le titulaire de l'Industrie et du Commerce, en marge de l'inauguration des nouveaux bureaux de son ministère à Longueuil.Une inauguration faite en présence des principaux chefs de file économiques de la Rive-Sud, y compris le maire de Longueuil.Jacques Finet, celui de Boucher ville, Jean-Guy Parent, et celui de Saint-Lambert, Michel Grat-ton.«En deux mois de pourparlers avec le nouveau gouvernement fédéral, j'ai régie plus de dossiers que je ne l'avais fait pendant trois ans avec le gouvernement précédent », a indiqué M.Biron dans une brève allocution.Pour lui, la crise qui a secoué le gouvernement péquiste ne peut que rapporter des dividendes, laissant entendre par là que la «purge» était devenue, en somme, nécessaire.Il en parle au passé parce que, dans son esprit, cette secousse est vraiment (hose du passé.« Nous verrons jusqu'où nous pourrons aller avec le nouveau gouvernement fédéral », dit-il.M.Biron ne plaint pas de l'attitude de l'équipe Mulroney.Au contraire, il est plus disposé que jamais à laisser la chance au coureur, « à cause des ouvertures qui nous sont offertes».J.-Y.Morin appuie Lévesque QUÉBEC \u2014 L'ancien vice-premier ministre Jacques-Yvan Morin appuie la position de René Lévesque dans le débat en cours au sein du Parti québécois.Dans un texte rendu publie hier, il écrit que « les souverainistes de toute tendance n'ont d'autre choix que d'appuyer la démarche de René Lévesque ».Il faut surtout, dit-il, éviter de diviser les indépendantistes en deux ou trois partis qui ne pourront que se nuire aux dépens de P«Option», et qui auront beaucoup de difficulté, plus tard, à refaire l'unité.M.Morin se définit comme un indépendantiste convaincu.À ce titre, il se demande comment, dans les circonstances actuelles, peut-on le mieux amener les Québécois à sortir des ornières politiques et économiques où les événements des dernières années les ont poussés, et qui peut le mieux les aider à se remettre en route vers la maîtrise de leur développement et vrrs la souveraineté.L'ex député de Sauvé fait précéder sa réponse d'un rappel de la nécessité, en démocratie, de suivre le rythme d'évolution souhaité par le peuple.«Il ne suffit pas, dit-il, d'avoir raison pour que tout le monde emboîte le pas.» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 A 9 SI LES DÉLINQUANTS PAIENT Beatty décrète | L'effet des coupures budgétaires d'Ottawa ressenti jusqu'au Sahel une amnistie pour évasion fiscale TORONTO (PC) \u2014 Le ministre fédéral du Revenu a annoncé hier une amnistie pour évasion fiscale afin de mettre un frein à la croissance de l'économie parallèle.Ce qui signifie, a expliqué M.Perrin Beatty.qu'aucune accusation ne sera portée contre les délinquants, s'ils versent à l'Etat ce qu'ils lui doivent.Le ministre a reconnu qu'il ignorait totalement l'étendue de cette «économie souterraine» où les transactions se font avec de l'argent liquide sans que Revenu Canada en ait connaissance.Aux États-Unis, des estimations ont été faites sur les revenus perdus par le fisc à cause de cette économie parallèle.Le Canada devra prendre des mesures précises dans l'avenir à ce sujet, a ajouté M.Beatty.si l'amnistie pour évasion fiscale ne fonctionne pas comme on le voudrait.Selon le ministre, c'est le sentiment, partagé par bien des contribuables, que le système fiscal est injuste ou trop compliqué qui a produit le haut niveau d'évasion fiscale.C'est pourquoi, a-t-il dit, les conservateurs vont tenter de restaurer la confiance des Canadiens dans leur gouvernement, en simplifiant le système fiscal.OTTAWA \u2014 Même les pays du Sahel, aux prises encore cette année avec une très grave sécheresse, sont touchés par les compressions budgétaires que le gouvernement Mulroney a annoncées dans l'exposé économique du ministre des Finances.Michael Wilson.C'est le cas du Niger, l'un de ces pays de la bande sub-saharienne GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa_ LA PRESSE a appris que l'Agence canadienne de développement inter national (ACDI) a prévenu hier l'ambassadeur nigérien au Canada, M.Lambert Mcssan, de ne pas signer de contrat pour le réaménagement de la route de l'amitié, un projet de près que $40 millions, sur 30 mois, que le Canada se préparait à financer dans ce pays.Cette route a été construite dans les années 70, grace à l'aide du Canada et des pays de la Communauté économique européenne.Elle seule permet de relier la capitale.Niamey, aux ré gions isolées de l'est du pays qui ne peuvent assurer leur autosuffisance alimentaire.La route joue également un rôle stratégique vital pour le Niger, qui est bordé au nord et à l'est par la Libye et le Tchad, et dont les régions périphériques sont menacées par les visées expansionnistes du colonel Kadhafi.La route a été sérieusement endommagée par l'érosion au cours des dernières années.L'ambassadeur nigérien à Ottawa estime que tout report de la réparation constitue un abandon pur et simple du projet.Il explique que l'inflation et la détérioration accrue de la route décourageront les gouvernements de revenir sur ce projet dans deux ou trois ans.Il fait de plus remarquer que le Niger est l'un des rares pays du Sahel à jouir d'une situation politique stable et que la disparition de la route pourrait paver la voie aux agitateurs du gouvernement libyen.Les contrats pour le réaménagement de cette route étaient sur le point d'être signés.Le président du Niger, M.Seyni Kountché, avait d'ailleurs annoncé officiellement, il y a moins de trois semaines, que les travaux débuteraient en février ou en mars.À l'ACDI, on affirme que le projet Lambert Messan, ambassadeur du Niger au Canada, téléphoto cp n'a pas été définitivement abandonné, mais on reconnaît qu'il pourrait être menacé.Les fonctionnaires, qui préfèrent parler sous le couvert de l'anonymat malgré les directives du gouverne ment Mulroney, font remarquer que l'ACDI devra assumer des coupures budgétaires de $185 millions en 1985-86.Le Conseil du trésor fera bientôt savoir aux administrateurs de l'agence à quels chapitres ces coupures devront être effectuées, après quoi les fonctionnaires présenteront au ministre responsable, Mme Monique Vézi na, une série de projets succeptibles d'être abandonnés.La décision sera donc politique.C'est alors que le sort de la route de l'amitié du Niger sera définitivement scellé.Mme Vézina a soutenu dans le passé que la politique d'austérité de son gouvernement ne forcerait pas l'abandon de projets mais qu'il suffi rait d'échelonner ceux qui sont en cours sur une plus longue période.Or, si l'on se fie aux informations recueillies auprès des fonctionnaires de l'ACDI, ce sont les nouveaux projets, ceux qui n'ont pas encore fait l'objet de signatures avec les pays récipiendaires, qui sont les plus menacés par les compressions budgétaires du gouvernement Mulroney.Mirabel: 32 employés de la Société immobilière du Canada mis à pied OTTAWA \u2014 La Société immobilière du Canada (Mirabel) a franchi un nouveau pas vers la disparition, ces jours derniers, quand 32 de ses 98 employés ont été mis à pied.Mis en disponibilité dès maintenant, ils toucheront leur salaire jusqu'au quatre janvier et obtiendront ensuite une indemnité de licenciement tenant compte de leurs années de service.GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa_ Selon le directeur général de cet organisme de gestion des terres fédérales situées en périphérie de l'aéroport de Mirabel, Pierre Hardy, il ne restera plus personne dans 12 ou 18 mois.Parmi les personnes congédiées, on trouve deux directeurs, huit cadres et 22 employés de soutien.Ils étaient principalement affectés au développement industriel, aux communications et aux parcs.Ce sont les premiers secteurs dont se départi- ra la Société, explique M.Hardy.La Municipa lité régionale de comté héritera bientôt du réseau de plein-air et le Bois de Belle-Rivière sera confié à un ministère ou à un organisme privé.En ce qui a trait au développement indus triel, cela ne relève pas d'Ottawa et la Société cédera sa place aux services municipaux ou provinciaux existants en ce domaine.Selon M.Hardy, douze des postes abolis étaient excédentaires depuis un an Les gens savaient depuis longtemps qu'il n'y avait plus de travail pour eux, surtout depuis l'annonce de la fermeture éventuelle de la Société.Pour leur venir en aide, la Société a embauché une firme d'experts en placement qui tentera de leur trouver un nouvel emploi.Déterminée à revendre les quelque 80 000 acres de terre expropriés en trop lors de la construction de l'aéroport, la Société poursuit par ailleurs ses discussions avec les anciens propriétaires, les municipalités et le Québec.PÉAGE MAINTENU SUR LE PONT CHAMPLAIN Les libéraux réclament !n démission de Jourdenais OTTAWA \u2014 L'abolition du péage sur le pont Champlain fait l'objet, ces jours-ci, d'un vif débat au Parlement fédéral.L'opposition libérale accuse le gouvernement conservateur de ne pas tenir ses promesses électorales MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Au centre de cette polémique se trouve le député conservateur de La Prairie, Fernand Jourdenais, à qui les libéraux demandent de donner sa démission.Le tout a commencé la semaine dernière quand le ministre d'État aux Transports, Benoit Bouchard, a déclaré que, faute d'argent, Ottawa ne pouvait pas pour l'instant abolir le péage sur le pont Champlain.Les li'uéraux ont immédiatement bondi sur l'affaire.Hier, le député de Shefford, Jean La-pierre, a déclaré à LA PRESSE: « Les conservateurs et M.Jourdenais ont promis l'abolition du péage durant la campagne électorale et nous avons la ferme intention de revenir à la charge.» Ce à quoi M.Jourdenais a répondu: «C'est faux.C'était une promesse personnelle.Mon parti n'était pas engagé.» Il soutient que l'abolition du péage durant les élections était son cheval de bataille à lui et que le Parti conservateur n'avait pas endossé cette idée.« Maintenant que je suis élu, je ferai tout pour faire respecter mon engagement par le gouvernement.Je crois que M.Bouchard a laissé la porte ouverte.» L'adversaire de M.Jourdenais aux élections, Pex-député libéral de La Prairie, Pierre Deni-ger, ne l'entend pas ainsi et, comme ses collègues de la Chambre des communes, il réclame la démission du nouveau député.Au soir du quatre septembre dernier, seulement 1000 votes séparaient les deux candidats.« La question du péage sur le pont Champlain est directement responsable de ma défaite », a confié M.Deniger à LA PRESSE.«Le gouvernement précédent avait fait savoir que la situation difficile du déficit ne permettait pas d'abolir le péage.Je ne pouvais pas faire cette promesse à mes électeurs.» Les deux hommes se sont affrontés sur cette question, durant la campagne électorale, sur les ondes de CKVL.M.Deniger affirme que M.Jourdenais a pris l'engagement d'abolir le péage au nom de son parti.Ce à quoi l'accusé rétorque: « Je n'ai pas dit cela ; on ne me laissait pas le temps de finir et on m'interrompait tout le temps.\u2022 Maintenant que le gouvernement conservateur a pris la même décision que l'ancienne administration, les pressions se feront plus vives sur Ottawa pour qu'il abolisse le péage.Des municipalités comme Marieville entendent défendre leur point de vue très bientôt.Ottawa confie la gestion des ponts Jacques Cartier et Champlain à une société de la Couronne.Il versera cette année $1,4 millions à ce poste.Selon Mme Louise Bertrand, adjointe du ministre Bouchard, si Ottawa abolissait le péage sur le pont Champlain, la facture s'élèverait à $8,6 millions.En d'autres mots, le péage rapporte $4,2 millions au Trésor.Mais, selon* Jean Lapierre.puisque Québec aura supprimé, l'automne prochain, tout péage sur l'autoroute des Cantons de l'Est, il est logique qu'Ottawa agisse dans le même sens, sinon les résidents de la Rive-Sud pourront se plaindre de discrimination.Sans compter que l'abolition du péage supprimerait les longues attentes sur le pont.Ce avec quoi M.Jourdenais est bien d'accord.Selon lui, avant d'abolir le péage, il faut tenir compte de la centaine d'employés.«Il faudra qu'ils soient recyclés convenablement », dit-il.Fernand Jourdenais, député conservateur de La Prairie.20 ans de progrès effacés d'un coup OTTAWA (PC) \u2014 La plus grande partie des progrès réalisés au cours des 20 dernières années dans le domaine de la protection de l'environnement a été effacée d'un seul coup par les coupures effectuées par Ottawa à l'endroit du ministère de l'Environnement.C*est ce qu'a affirmé hier la Fédération canadienne de la faune dans une lettre envoyée au premier ministre, Brian Mulroney.Le vice-président de l'organisme, Ken Bry-naert, exprime dans la missive le souhait que le premier ministre re\\ ise les coupures, qui ont pour effet de réduire d'un cinquième le budget et les effectifs du service de protection de la faune du ministère.La fédération craint que le gouvernement ne considère la faune connu»* «une marchandise de peu de valeur au point de vue économique» et s'apprête à sacrifier la protection de l'environnement pour donner la priorité à la création d'emplois et à l'amélioration du climat des af faires.Vous avez 1000 $ dans un compte de chèques ?lisez ce message du Trust Royal.très attentivement.Vous êtes de ceux qui croient que tous les comptes de chèques sont du pareil au même?De ceux qui entrent dans la première banque du coin et y laissent leur argent sans plus y penser?Non ! 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OITIONOE PAIEMENT\tMONTANT PAYE ANNUELLEMENT |\tPERIODE DE REMBOURSEMENT\tINTERET TOTAL\tÉCONOMIES TOTALES MENSUEL i 551.20 s\t6,614.40 $\t25 ans\t115,368$\t HEBDOMADAIRE 127.20 S\t6,614.40$\t24 ans\t108,420$\t6,948 S 137.80$\t7,165.60$\t16.7 ans\t69,783 $\t45,585 $ 137.80$ plus paiement anticipe de 500 S annuellement\t7,665.60 $\t13.9 ans\t55,852 $\t59,516 5 137.80$ plus paiement anticipé de 1 000 S annuellement\t8,165.60$\t12 ans\t47,199$\t68,16«>S 137.80 $ plus paiement anticipe de 5 000 $ annuellement\t12,165.60$\t6 ans\t23,126$\t92,24: > mensuel - 4).Comme vous pouvez le constater, il est vraiment possible d'économiser 50 000 $, 75 000 $ ou même davantage en mettant a profit simplement quelques-unes des nombreuses options de notre Flexi-Plan.AUCUNE AUTRE BANQUE AU CANADA N'OFFRE UN PRÊT HYPOTHÉCAIRE AUSSI AVANTAGEUX.Les données sont concluantes.Notre nouveau prêt hypothécaire Flexi-Plan vous offre toutes les options désirées de même qu'une plus grande souplesse pour vous aider à planifier dès aujourd'hui un maximum d economies a long terme.Pi Niquoi vous D intenter d'un prêt hypothécaire traditionnel?Pourquoi ne pas vous rendre compte par vous-même combien vous pourriez économiser grâce à notre nouveau prêt hypothécaire Flexi-Plan?N his pensons que c'est le prêt hypothécaire le plus avantageux offert aujourd'hui par une banque canadienne et nous aimerions vous le prouver.LE NOUVEAU PRÊT HYPOTHÉCAIRE FLEXI-PLAN DE LA BANQUE DE COMMERCE.LA PLUS GRANDE INNOVATION Le pa't hypothécaire Flexi-Plan Je la Banque AUDOURD Je Com mere RD'HUI DANS LE DOMAINE HYPOTHÉCAIRE.c est réserve aux hypothèque* a taux fixe sur maisons d'habitation. BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE SELON LE BUREAU DE CONSULTATION-JEUNESSE _ - % Plusieurs jeunes refusent l'aide médicale ou sociale Les porte-parole du Bureau de consultation-jeunesse sont catégoriques: les culs-de-sac se multi plient pour les jeunes; bien plus, ceux-ci s'y entassent de plus en plus nombreux, désespérés, boudant radicalement les structures actuelles de la famille, de l'école, des services sociaux et médicaux de tous genres, dés a bu ses par le chanta^ les promesses, les peurs des partis politiques et des gouvernements.CONRAD ^entialtté qui, de l'aveu même de médecins traitants, s'impose absolument, dans la plupart des cas, pour gagner la confiance du jeune patient et assurer une continuité des soins.«Plutôt que d'accepter pareils piègefl et d'endurer ces formes plus ou moins hypocrites de violence, ajoutent-ils.des jeunes, toujours plus nombreux; décrochent de façon radicale.Souvent, «cela signifie la froide et cynique acceptation de la prostitution, ou du commerce de la drogue, ou le suicide».Tour à tour, Gilles Tardif, secrétaire exécutif intérimaire du BCJ, le Dr Louise Charbonneau, de la Clinique Saint-Denis, Michel Parazelli.du BCJ-Longueuil, Mario Gagnon, du BCJ-La val, et le jeune Christophe Daveluy, ont, en effet, affirmé que la «marginalisation» des jeunes s'accentue chaque jour à plusieurs niveaux, frappe des jeunes de plus en plus jeunes, engendre chez ces derniers un refus radical de toute forme d'aide sociale provisoire, et pousse beaucoup d'éducateurs, de travailleurs sociaux et d'animateurs à une démobilisation systématique, carrément avouée, cynique ou désespérée.«Pourtant, expliquent-ils,les sommes d'argent destinées aux jeunes pour l'école, le loisir, l'assistance, le bien-être, les programmes de non-emploi, sont énormes; les ressources humaines existent aussi: on n'a qu'a additionner tous ces hommes et ces femmes qui vivent à même les services destinés aux jeunes \u2014 professeurs, travailleurs sociaux, policiers, éducateurs, animateurs.«Mais, poursuivent-ils, on finit par découvrir que ces sommes d'argent, plus souvent qu'autrement, ont servi à monter des structures inadéqua tes, froides, éloignées des problèmes quotidiens des marginalisés, que boudent non seulement les jeunes, mais aussi ceux qui fonctionnent à faux et à vide à l'intérieur de ces structures».Aussi dénoncent-ils «l'enfer administratif des ser vices, la jungle des services publics et para-publics, qui reconnaissent d'ailleurs eux-mêmes leur inefficacité chronique et leur inhumanité».À quoi servent les fonds publics A leur avis, les questions que, dans les circonstances, peut (ou doit) se poser n'importe lequel citoyen alerté par le chômage de centaines de milliers de jeunes, par les agressions de toutes sortes dont ceux-ci sont chaque jour victimes, sont nombreuses, de plus en plus pertinentes, commandent un effort de compréhension, une solidarité, une volonté d'implication et de partage absolument essentielles.«Si tant de jeunes, concluent-ils, refusent, même au risque d'y laisser leur santé et leur peau, l'aide sociale ou l'aide médicale, peu importe sa provenance, cela signifie bien concrètement que les jeunes non seulement n'y trouvent pas leur compte, mais comprennent d'instinct, ou tout simplement parce qu'ils ne sont pas aussi bêtes qu'on l'imagine en certains milieux, qu'ils sont au départ piégés, tra qués, violentés, se voyant refuser au seul chapitre dun dossier médical, par exemple, une confi- coussinets COUSSINETS À BILLES ET À ROULEAUX DE TOUTES MARQUES 1326 ouest, rue Notre-Dame 937-7423 3898, rue Hochelaga 234-6038 6879 est, rue Jarry 326-0471 1908, boul des Laurentides 668-5330 805, boul.Sainte-Foy 679-2550 Grâce au nouveau prêt hypothécaire à doubles versements du Trust Royal, devenez propriétaire plus tôt.et pour moins cher! 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coûte que 100 S pour vous prévaloir de cette option-aucune prime à payer.Par contre, si le taux pratiqué pour la durée restant à courir du contrat est inférieur à votre taux actuel, vous devrez payer une indemnité pour intérêts perdus.Vous voulez sans doute posséder votre maison sans tarder, et payer moins cher.Alors rendez-vous dès aujourd'hui dans une succursale du TYust Royal pour demander plus de renseignements.TRUST ROYAL Service des prêts hypothécaires LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 A 11 Charrette avoue avoir causé la mort de sa femme Renonçant à se défendre devant tirs jurés.Michel Charrette a avoué, hier, avoir causé la mort de sa concubine le 7 août dernier.Dans un appartement de la me Delorimier, à Montréal, Charrette avait ainrs tire un coup de feu en direction de Louise Brunei.35 ans.l'atteignant mortellement à la téta Alors que Charrette était installé au bain dus .»< » u-es.le fie re de la victimA Gilles Brunet, 37 ans, est lui inertie venu manifester sa colère, perturbant l'audience ; puis il c.te officiellement entendu connut- témoin.Quoi qu'il en soil Charrette, 22 ans, a plaidé coupable à une ac < usation d'homicide involontaire, après que la Couronne eut cous entl à réduire Paccusation de meurtre d'abord portée contre lui.Me France Charbonneau n'en réclame pas moins une sentence de dix ans d'in< arc «ration ; la décision du juge Claire Barrette Joncas sera connue le 29 novembre prochain.Les faits qui ont conduit à la mort de Louise Brunet demeurent quelque peu nébuleux.11 semble que le couple était familier avec [ea armes à feu, que tous avaient l'habitude de se rendre à une salle de tir afin d'y parfaire leur habileté en cette matière.Il leur arrivait aussi de décharger leurs armes dans les murs de leur logis î Le 7 août, alors que Louise Brunet était couchée, Charrette a pointé un revolver dans sa direction et a appuyé sur la gâchette.Il affirme qu'il croyait alors que l'arme n'était pas chargée et.en défense.Me Michel Martial parle de négligence plutôt que de meurtre.« Ma sœur avait aussi peur que moi des armes à feu ».affirme pour sa part Gilles Brunet.juste avant de reconnaître, cependant, qu'il a déjà été envoyé au pénitencier pour vol à main armée.Le rachat des permis de taxi va au ralenti Le programme de réduction du nombre des permis de taxi dans la region montréalaise semble battre de l'aile.On est loin de l'objectif des 2 (MX) permis devant être rachetés, et les offres de vente signées par les proprié taires n'excèdent guère le chiffre de 1 100.\u2022 Si les propriétaires vendeurs étaient indemnises de $12000 par permis et qu'au surplus, moins de 2 000 permis de taxi étaient éliminée de l'agglomération de Montréal, un fardeau financier additionnel nous serait imposé sans aucune justification », se plaignent quelque :>r> propriétaires et chauffeurs de taxi mont rcalais.(eux ci ont Intenté, hier, une nouvelle procédure judiciaire touchant ce programme de rachat des permis de taxi mis de l'avant par le gouvernement du Québec, en mai dernier.Cette fois, les artisans du taxi veulent obtenir de la Cour supérieure l'émission d'une injonction bloquant tout»1 nouvelle initiative susceptible de modifier le pro gramme, jusqu'à ce que ces éventuelles décisions soient soumises par scrutin secret aux détenteurs de permis.La requête vise la Ligue de taxis de Montréal Inc.la Chambre de commerce de Montréal, le ministre des Transports ainsi que les Fiduciaires de la Ville de Montréal Ltée, chargés de l'administration des fonds de rachat.Un caissier courageux ¦ (îrace au courage du caissier d'une boutique de vêtements sise au 277 est Sainte Catherine, la police de la CUM a facilement mis la main au colet d'un homme qui s'apprêtait à commettre un vol à main armée.L'intrus dans la boutique tentait sous la menace de son arme de se faire remettre le contenu du tiroir-caisse par le caissier.Ce dernier a desarmé le voleur puis s'est assis sur lui pour l'immobiliser en attendant l'arrivée des policiers du poste 33.78e meurtre de Tannée ¦ Les policiers de la section des homicides ont identifié la victime du 78e meurtre a survenir sur le territoire de la CUM depuis le début de l'année.Il s'agit d'Alice Cormier, 33 ans, danseuse connue de la police.Son corps a été trouvé tôt hier matin sur un terrain vague, près de la 32 Avenue et de la rue Notre-Dame, à Lachine.La victime a été poignardée à l'abdomen et au cou.Vendeur d'autos mis à l'amende ¦ Un commerçant de voitures d'occasion de Ville Mont-Royal, Albert Vouhanan.qui fait affaires sous le nom de Glory Auto Kcg'd, vient d'etre condamné à $2.000 d'amendes pour avoir enfreint les dépositions de la loi de la protection du consommateur.La sentence a été imposée par le juge Cyrille Morand, de la cour des session* de la paix, après que le commerçant eut reconnu sa culpabilité sous 15 chefs d'accusation.Selon l'Office de la protec- ' tion du consommateur.M.Youhanan avait notamment vendu d'anciennes automobiles de location en omettant de préciser ce .fait.Procès de l'adolescent accusé de deux meurtres ¦ Rejetant une demande de la défense en faveur d'un procès à huis clos, le juge Kechin Wang, de la cour provinciale, a décidé lundi que serait accessible au public et aux médias le procès de l'adolescent qui a été accusé du meurtre au premier degré de Daniel Babineau, 11 ans, et de sa soeur de neuf ans, Monique.L'adolescent i été arrêté environ un semaine après la découverte des cadavres des enfants dans une cour d'école privée d'Orange-ville.L'aufoksie a démontré qu'ils étaient morts étouffés.La Loi des jeunes contrevenants prévoit que les procès peuvent avoir lieu à huis clos dans certaines circonstances, mais le juge Wang a maintenu que Me Geoffrey Mullin, avocat de la défense, n'avait pas réussi à démontrer qu'un procès public serait au détriment de l'accusé.Morte vivante ¦ Une jeune fille s'est réveillée samedi d'un coma pour apprendre qu'elle avait été enterrée, et qu'on attendait le réveil d'une autre.Patricia Noonan et Shawn Lake, toutes deux âgées de 16 ans, se trouvaient le 10 novembre dans un minibus, qui entra en collision avec un bus scolaire.Trois personnes moururent dans cet accident: John Noonan et Denis Lake, les pères des jeunes filles, ainsi que l'une d'entre elles, identifiée par la police comme Patricia Noonan.On enterra Patricia, tandis que Mme Lake s'installait au chevet de Shawn, dont le visage était partiellement recouvert de bandelettes, pour attendre son réveil du coma.Samedi, la jeune fille se reveillait enfin de son coma, et fut très étonnée de voir à son chevet quelqu'un qu'elle ne connaissait pas«« Je suis ta mère, Shawn \u2022, lui dit Mme Lake, et la jeune fille cria: « Je ne suis pas Shawn, je suis Patricia ».Ce que la famille Noonan, aussitôt alertée, a eu plaisir à confirmer.Selon la police, la méprise peut seulement s'expliquer par le fait que les deux jeunes filles étaient d'allure et de taille similaires, et qu'elles avaient aussi la même couleur de cheveux.Alerte à la bombe dans les sex-shops ¦ Les cinémas et les sex-shops du quartier chaud de Francfort ont été évacués lundi après un appel téléphonique anonyme à la police annonçant qu'une bombe serait déposée dans une salle.La menace a été prise au sérieux par la police, après le plasticage dont a été l'objet une cinema pornographique de Dusseldorf, où deux personnes ont été tuées et 15 blessées lundi dernier.Un appel téléphonique à un journal de Cologne a revendiquél'attentat au nom du groupe Hoffmann, une organisation néo-nazie interdite dont le fondateur.Karl-Heinz Hoffmann, jugé actuellement pour meurtre.Le correspondant anonyme a réclamé sa libération, - autrement il y aura d'autres boums ».La fouille des salles, à ' Francfort, n'a donné aucun résultat et elles ont rouvert leurs portes une heure plus tard.AU LENDEMAIN DE L'IMPLANTATION D'UN COEUR ARTIFICIEL Schroeder se portait assez bien LOUISVILLE, Kentucky (d'après AP.AFP) \u2014 L'état de santé de M.William Schroeder, le deuxième homme au monde à subir l'implantation d'un coeur artificiel, était considéré lundi comme critique mais stable, après correction d'un problème de saignement excessif de l'aorte qui avait nécessité une deuxième intervention chirurgicale.«Je suis heureux de vous annoncer que le patient se porte très bien ce matin ».a déclaré le Dr Allan Lansing, president du Humana Heart Institute Inter national de Louisville, où le coeur malade de M.Schroeder a été remplacé dimanche par un appareil de polyuréthanne et de métal, le Jarvik-7, actionné par un compres leur.« Il ne saigne plus », a précisé le Dr Lansing, « il a des couleurs et n'a pas de sueurs, ce qui indique que la circulation est excellente 11 ne semble pas y avoir de complications majeures.» M.Schroeder est demeuré branché hier sur un appareil respiratoire, les radiographies ayant décelé un voile aux poumons, a expliqué le médecin.Le patient souffre également de problèmes aux reins et au foie, mais il s'agit, a-t-il affirmé, de symptômes normaux à la suite d'une telle opération.Le Jarvlk-7, un coeur artificiel semblable à celui qui avait permis à Barney Clark de vivre 112 jours, a la suite d'une opération pratiquée il y a deux ans à Salt Lake City, fonctionne normalement, a fait savoir le Dr Lansing Sa femme Margaret et son fils Stan ont pu parler à William Schroeder, qui est devenu, dimanche, le deuxième homme à vivre avec un coeur artificiel.téiéphoto upi Samedi, quelques heures avant l'intervention, les chirurgiens avaient déclaré que l'état du malade se dégradait à vue d'oeil et qu'il lui restait moins d'une semaine à vivre si rien n'était entrepris pour le sauver.Expérimentation Père de six enfants, M.Schroeder, qui est âgé de 52 ans, avait été victime en 1982 d'une crise cardiaque qui l'avait obligé à quitter son emploi d'inspecteur de la qualité dans une usine d'armement.En octobre der- nier, les médecins avaient diagnostiqué une cardiomyopathie, due vraisemblablement à une infection virale.Comme dans le cas de Barre-Clark, l'âge et l'état de santé de M.Schroeder ne permettaient pas la greffe d'un coeur humain.Avant la greffe, le malade avait signé un long formulaire de décharge stipulant qu'il s'agissait d'une opération expérimentale et sans garantie de succès.Le cœur artificiel Jarvik-7, du nom de son inventeur, le Dr Robert Jarvik.est un appareil de polyuréthane et de métal, actionné par un compresseur d'environ 150 kg.et valant (49,000, Contrairement à ce qui avait été le cas pour Barney Clark, l'équipe du Dr Devries dispose désormais d'un compresseur portatif de la taille dune petite valise, qui devrait permettre au patient, relié a ce compresseur par deux tube de plastique, de se déplacer une fois rétabli Un cadeau.ma iftque! Pour la perle rare.Pour des cadeaux qui font grand plaisir, choisissez parmi les superbes colliers de perles et boucles d'oreilles offerts par les joailliers experts de CM.MICHAUD.Féminine à souhait, la grande collection de bijoux de CM.Michaud vous permet de vous offrir, ou de vous faire offrir.un cadeau magnifique.LORSQUE VOUS DÉCOUVRIREZ LE PRIX ABORDABLE DE CES CADEAUX MAGNIFIQUES.VOTRE PASSION NE CONNAÎTRA PLUS DE LIMITES BOUCLES D'OREILLES COLLIERS DE PERLES Valeur\tPrix\t\tDiamètre\tValeur\tPrix Réelle\tCM.Michaud\t\t\tRéelle\tCM.Michaud A- 331 $\t215 $\tE- 16\"\t4 4': mm\t339 $\t220 $ B 331 $\t215 $\t16\"\t- 5 mm\t291 $\t189 $ C- 331 $\t215 $\t16\"\t5 \u2022 5': mm\t409$\t265 $ D- 1210 $\t786 S\t16\"\t6 mm\t424 $\t275 $ \t\t;s\t51': 6 mm\t455 $\t295 $ \t\t\tb 6'*: mm\t578 $\t375 $ \t\t24\"\t6 6'': mm\t768 $\t499 $ \t\t32\"\t6 6'/2 mm\t1030$\t669 $ \t\u2022\t18\"\t7Vi 8 mm\t1154 S\t750 $ \t\t30\"\t71 h 8 mm\t1924 5\t1250 $ \"Mow Bijoutier La plus passionnante collection de bijoux! Utk?s\u20acuk?adressa 937 est.rue Bélanger Montréal (Québec) H2S IG9 (514) 279-4527 Plan mise de côté 4 4» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 A 12 PLEINS FEUX SUR L'ACTUALITE LEPRÎX DU PRESTÎGE Depuis des années, l'administration du maire Jean Corbeil promettait aux citoyens la construction d'une bibliothèque municipale ultra moderne.C'était un vieux rêve, une promesse électorale, un engage- PLORIAN BERNARD ment de prestige.La bibliothèque « artisanale ».oeuvre bénévole de Rosario Fortin, il y a plusieurs années, ne suffisait plus.Il fallait un immeuble moderne pour abriter quelque 88 000 volumes Au printemps 1983, le conseil municipal adopte donc un règlement d'emprunt de l'ordre de $2 millions.Avec la promesse d'une subvention d'environ $900 000 du gouvernement du Québec et d'autres sommes ramassées un peu partout, on arri-\\ era bien à construire ce bel immeuble qui fera la fierté des Angevins.Mais le rêve s'estompe.Déjà lourdement taxés et conscients que la dette globale de la municipalité dépasse les $60 millions \u2014 sans compter celle de la corporation Anjou 'S0 \u2014 les contribuables refusent de donner suite au projet.Plus de 500 d'entre eux s'opposent à l'adoption du règlement d'emprunt et réclament la tenue d'un référendum.La loi est formelle.Pas moyen d'y échapper.L'administration a un choix : elle-abroge son règlement d'emprunt ou elle décrète un référendum.Le maire Corbeil commande un sondage.La population est divisée, mais il apparait que.majoritairement, elle dira non au ré-rérendum.Pas de référendum Le 8 mars 1983, lors de l'assemblée du conseil, l'administration abroge son règlement d'emprunt.Il n'y aura pas de référendum.Par conséquent, il n'y aura pas de bibliothèque.Mais c'est mal juger les intentions de l'administration.I es citoyens apprennent qu'une importante rentrée de fonds est prévue et qu'on pourra construire la bibliothèque « cash and carry », sans emprunt et.forcément, sans avoir recours à l'approbation des électeurs.L'un des conseillers de l'équipe Corbeil.M.Jean-Pierre Hébert, signale que la municipalité pour- Comment trouver $4 millions pour construire une bibliothèque ra bientôt disposer d'un important surplus financier D'où viendra cette manne providentielle?Personne ne le sait encore, du moins du côté des deux conseillers de l'opposition, MM.Bruno Provost et Lucien Deraspe.L'équipe Corbeil, elle, le sait très bien.L'argent viendra de la corpo ration para municipale Anjou 'S0 dont les dirigeants sont les mêmes que ceux de la municipalité.Ce que la ville ne peut faire, Anjou 'SO le fera, c'est-à-dire négocier un emprunt à long terme sans avoir à obtenir l'autorisation préalable des électeurs.Les citoyens apprennent en effet que la ville a vendu pour plus de $1 millions de terrains à sa corporation municipale d'habitation et que cette dernière a emprunté ce qu'il faut \u2014 et même un peu plus.L'argent doit être bientôt versé dans les coffres de la ville Plus besoin de règlement d'emprunt.La dette de la ville n'augmentera pas Ce qu'on n'a peut-être pas expliqué aux contribuables, toutefois, c'est que les dettes et les obligations de la corporation Anjou 'so sont la responsabilité de la ville et qu'en lui faisant emprunter $4 millions, c'est une somme équivalente qu'on ajoute à la dette globale des contribuables.Par les résolutions 731, 732 et 733, la ville a effectiveinent vendu trois grands terrains à sa corporation.La première transaction (résolution 731) implique une vente de $3 942 138.39 et les deux autres (résolutions 732 et 733) scellent des ventes respectives de $218 282.83 et $445 407.19.La vente globale s'élève à $1.6 millions, le tout passé devant le notaire Jacques Morin.Mais Anjou '80 a emprunte davantage La paire 16 des états financiers de la corporation, états préparés par la firme Ma-heu, Noiseux & Associés au 31 décembre 1983.contient la note suivante : « Le 2 mars 1984.Anjou 'S0 a obtenu un financement à long terme de $8 millions, plus une marge additionnelle de crédit bancaire de $1 millions».Cette marge additionnelle de $4 millions a été largement utilisée.C'était légal Le conseil municipal pouvait il contourner ainsi la décision des contribuables et construire cette bibliothèque?Selon le président de la Commission municipale du Québec, le juge Richard Beaulieu.le conseil est « légalement protégé ».« En payant comptant, s;ms recourir à un règlement d'emprunt, ex-plique-t-il.le conseil ne contre vient à aucun article de la loi.Moralement, toutefois, c'est Et c'est Anjou '80 qui a finalement construit la bibliothèque.une autre histoire.Il est toujours déplorable de constater que des administrations prennent des moyens détournés pour contourner la volonté des ci toyens».Quant au maire Jean Corbeil.il répond qu'après le rejet du règlement d'emprunt par les électeurs (plus de 500 ont voté contre le règlement), il a fait un sondage accompagné d'une requête où plusieurs centaines de citoyens ont exprimé leur désir photothèque LA PRESSE d'obtenir la bibliothèque.« Nous avions la certitude que les citoyens qui nous appuyaient étaient aussi nombreux que ceux qui ont voté contre le règlement.En pesant le pour et le contre, nous avons décidé d'aller de l'avant, conscients du risque politique que notre geste entraînait ».En ce qui concerne la méthode de financement de la bibliothèque, M.Corbeil ne voit rien de reprehensible au fait que l'argent provenant de la vente de terrains à la corporation Anjou 'S0 ait servi à payer comptant la bibliothèque.« Nous avons terminé l'exercice par un surplus.C'est à même ce surplus et grâce à une subvention de Québec que la bibliothèque a été payée.Ceci nous a évité les frais des emprunts à long terme.C'est une politique sage », dit-il.Combien?Les citoyens d'Anjou se demandent maintenant combien a coûté exactement cette biblio thèque dont ils avaient refusé la construction.Ils n'ont pas accès aux séances du conseil d'administration d'Anjou S0.Les emprunts faits par cette corporation pour acquitter le prix des terrains achetés de la ville portent intérêt au taux de 18 p.cent.Au bout du terme, combien aura coûté finalement cet immeuble payé « comptant » par la ville?DEMAIN : Le cas de l'informatique Le cabinet du maire est doté d'un petit salon, d'un bar réfrigéré, et d'une cuisinette.photo Michel Gravel, LA PRESSE Il est urgent d'évaluer l'enseignement au secondaire La question préoccupe de plus en plus de parents : que vaut le bagage de connaissances acquises par leurs enfants au terme des études secondaires générales?Ou, formulée autrement : la qualité de cette formation de base régressent-elle?Les problèmes constates par des conseillers pédagogiques de la CÉCM.à la lumière des résultats des étudiants du secondaire pour Tannée académique 83-84, ravivent cette question.Et celle-ci.à défaut de réponses éclairées, nous renvoie plutôt à l'urgence d'évaluer, de façon systématique, l'enseignement des matières au programme, tout au long du cycle secondai re.L'analyse du service des études de la CÉCM décrit en effet une situation inquiétante.Un élevé sur trois, au 2e secondaire, traîne comme un boulet au pied le poids des échecs essuyés dans les matières de base (français, anglais, maths).A moins de rattraper les cours échoués et les credits qui s'y rattachent.le tiers des étudiants de ce ni-\\ eau risquent donc de ne pas obtenir leur diplôme en cinq ans d'études.Le taux d'échecs par matière (niveaux secondaire I à V) révèle aussi que plus de 20 p.cent des élevés récoltent des NICOLE \u2022 EAUCriAMP notes médiocres en mathématiques, en sciences et en scien* es humaines (histoire et géographie).Pourquoi tant d'échecs ?L'équipe du service des études de la plus grosse commis sion scolaire du Québec sonne ainsi un signal d'alarme.Et ce n'est pas la premiere fois.Ces km .f * .\\t Un élève sur trois, au 2e secondaire, traîne comme un boulet au pied le poids des échecs essuyés dans les matières de base (français, anglais, maths).photothèque la presse dernières années, les résultats des élèves de Montréal aux examens du ministère de l'Éduca-iion, qui montraient des performances quelque peu inférieures à la moyenne provinciale, l'ont alertée.Depuis deux ans, elle a ainsi tenté de convaincre la commission d'élaborer une politique de supervision pédagogique pour contrer la « baisse du rendement scolaire » dans les écoles.À la rentrée de septembre, le conseil des commissaires a enfin adopté une série de mesures en vue d'établir un véritable système d'évaluation de renseignement.En attendant, les constats de l'année académique 83-84 pressent de passer à l'action.¦ Il faut identifier les écoles où le taux d'échecs est particulièrement élevé.¦ En identifier rigoureusement les causes \u2014 difficultés inhérentes au programme d'étude, classement des élèves, méthodes d enseignement, matériel didactique etc.¦ Puis prendre les moyens correctifs qui s'imposent.C'est du moins l'avis de M.Jean-Guy Milot, conseiller pédagogique à la CÉCM et l'un des auteurs de l'analyse et du « plan de redressement » qui en découle.La chasse aux sorcières ne règle rien Inutile d'accuser les professeurs d'incompétence à tort et à travers.Il y a même à parier qu'à l'occasion de ces autopsies locales, on mettra le doigt sur certaines des réalités mises en lumière par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) dans son rapport sur la condition enseignante de la maternelle au secondaire.Le CSE y expose pourquoi et comment certains aspects du regime pédagogique, combinés au décret du gouvernement, ont des conséquences néfastes sur le plan pédagogique.« L'application du décret et des règles budgétaires lors de la détermination du nombre d'élevés par groupe (le nombre d'en- i seignants requis et leur affectation en découlent aussi), de même que les clauses des régimes pédagogiques sur la grille-matières et la grille-horaire représentent un problème dont on ne saurait minimiser les effets, à la fois pour les enseignants et pour les élèves », signale le rapport.L'application du décret, qui s'étend jusqu'en 86, a commencé avec l'année académique 83-84.À la CÉCM, on a alors assisté à un beau cafouillage.Au début de novembre, dans quelques polyvalentes, des classes et des groupes d'élèves n'avaient pas encore de professeur attitré et voyaient défiler des suppléants depuis la rentrée.Cela a sans doute des effets sur les résultats scolaires.En outre, l'absentéisme des professeurs a atteint des records inégalés de septembre à décembre 83, dans plusieurs commissions scolaires du Québec.Il aura fallu que le CSE publie d'abord son rapport préliminaire, au printemps dernier, pour que le ministère de l'Éducation confesse ses erreurs.Mais les « mea culpa » post-décret n'arrangent rien.Le ministre Béru-bé n'a toujours pas indiqué clairement quelles suites il donnerait aux recommandations du CSE.Entre-temps, décret et régime pédagogique pèsent lourdement sur l'organisation de l'enseignement, au niveau secondaire.Le régime pédagogique comporte notamment des obligations relatives à l'évaluation des apprentissages des étudiants, qui exigent des professeurs la maîtrise de nouveaux outils de mesure.Le système d'évaluation se heurte à bien des réticences syndicales.Sujet controversé donc.À cette controverse s'ajoute un paradoxe de taille.Les nouvelles règles d'attribution du certificat d'études secondaires \u2014 en gros, le cumul d'un minimum de 130 crédits sur 176 à partir du secondaire I \u2014 permet à un élève d'obtenir son diplôme tout en échouant un ou plusieurs cours durant sa scolarité.Que vaudra demain ce diplôme passe-partout.? LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVFMBRE 1984 A 13 4 Offres spéciales d'achat d'un ordinateur personnel IBM.Profitez-en dès maintenant! Ne manquez pas ces bonnes occasions! Elles ne sont valables que pendant une période limitée! t \u2022 fi I à Une aubaine taillée à votre mesure au cen de produits IBM.Imaginez un centre de produits IBM comme un magasin, un magasin où vous pouvez acheter des produits IBM, vendus par des IBMistes.Un magasin où tout porte 1 etiquette IBM : le service, les conseils, la formation pratique et le service après-vente.Du début à la fin, vous traitez avec du personnel d'IBM et c'est ce qui fait la différence.Au centre de produits IBM, vous trouverez, ces jours-ci, de très bonnes occasions.Ne les manquez pas.JUSQU'À DE VALEUR EXTRA À L'ACHAT D'UN PQr IBM Obtenez gratuitement du logiciel IBM d'une valeur de 200 $, lorsque vous achetez un PÇ/rIBM comportant une mémoire vive de 128 Ko, une unité de disquette de 360 Ko et le nouveau clavier machine à écrire sans fil.Seulement 1 569 $ (Moniteur non compris) JUSQU'À 500* DE VALEUR EXTRA À L'ACHAT D'UN PC PORTABLE IBM Obtenez gratuitement du logiciel IBM d'une valeur de 300 %,plw un rabais de 200 $ sur le prix d'achat normal du matériel, lorsque vous achetez un PC portable IBM comportant deux unités de disquette ainsi qu'un moniteur et un clavier intégrés.Seulement 4 459 $ JUSQU'À 850* DE VALEUR EXTRA À L'ACHAT D'UN ORDINATEUR PERSONNEL XT IBM Obtenez gratuitement du logiciel IBM d'une valeur de 200$*, ùlus un rabais de 650 $ sur le prix d'achat normal du matériel, lorsque vous achetez un ordinateur personnel XT IBM comportant une mémoire vive de 256 Ko, une unité de disquette, un disque fixe de 10 Mo et un moniteur IBM (monochrome ou couleur).A partir de 6 516$ (Moniteur monochrome inclus) L'offre prend fin le 15 janvier 1985.6e * : \\cnez donc magasiner chez nous.\u2022Le prix do logk ici» vif x entre 1l> $ et 200 $ %cloti lev prix courant* d IBM IBM est une :Tur jue dép-^ce d\"Internationa.' Pu^inev» Machines Corporation PC/r et ordinateur per>jnne' XT mi Je* marque* d'International Business Machines Corporation V Vous trouverez les détails de cette offre aux centres de produits IBM.Le centre le plus près de chez vous est : La galerie des boutiques, Boutique no.11301, 1, Place Ville-Marie, Montréal (Québec) A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 a» Art ^ W a «5 .R f p ¦ I M.\u2022 -; Y' S?* \u2022 J p Je rêve d'un Noël tout blanc Nous avons regardé en silence les flocons de neige valser au dehors.Je dessinais des étoiles sur la buée de la fenêtre.Il a pris ma main dans la sienne et je lisais à la lueur du foyer, la joie dans ses yeux doux.Joyeux Noël ma chérie, a-t-il murmuré en me tendant mes cadeaux de chez Hemsley.Et j'ai compris qu'il allait m'aimer en décembre autant qu'au mois de mai.Iff HeMSLevs Centre-ville 660, ouest rue Ste-Catherine près Université 866-3706 Livraison gratuite dans Montréal.Emballage-cadeau à titre gracieux.Commandes téléphoniques et cartes de crédits acceptées ! LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 27 NOVEMBRE 1984 A 15 CONSTITUTIONNALITÉ DU PROJET DE LOI 3 Les commissions scolaires catholiques exigent un test devant les tribunaux Face au projet de loi 3 du ministre Bérubé, la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec tente d'aligner sa position sur celle des protestants.Elle réclame un moratoire quant aux dispositions touchant aux commissions catholiques de File de Montréal et de Québec.Et elle exige entretemps du gouvernement qu'il fasse tester la validité constitutionnelle de son projet de loi devant les tribunaux.a NICOLE BEAUCHAMP La FCSCQ s'affairait, hier, à traduire dans le mémoire qu'elle présentera ce soir devant la com-mission parlementaire, le mandat reçu en ce sens de son assemblée générale.Les délibérations, tenues en fin de semaine, ont en effet débouché sur l'adoption de résolutions indissociables.« Que la FCSCQ demande d'amender le projet de loi de façon à maintenir les dispositions législatives actuelles relative au statut confessionnel et territorial des commissions scolaires de File de Montréal et de la commis sion catholique de Québec ; que ce moratoire dure jusqu'au jugement à venir des tribunaux ; et que la FCSCQ exige du gouvernement qu'il fasse vérifier auprès des tribunaux compétents la validité constitutionnelle de son projet de loi ».Sans parler de rejet du projet de loi sur la restructuration de l'enseignement primaire et secondaire comme au temps du projet de loi 40, la FCSCQ ménage néammoins les intérêts de ses alliés d'hier qui s'avèrent les principaux opposants (CÊCM et commissions protestantes) d'aujourd'hui à la réforme.Elle ne s'objecte pas à l'idée de commissions scolaires linguistiques, mais à l'extérieur de l'Ile de Montréal et de Québec.Quant à la constitutionnalité du projet de loi 3, c'est le fer de lance que brandit encore l'Association des commissions scolai- res protestantes pour batailler contre la refonte législative.Avec d'autres, elle a vainement pressé le gouvernement Lèves-que de la soumettre à l'examen ^ VOYAGES ^ des tribunaux.La semaine dernière, l'organisme a déposé une requête en jugement fleclaratoire devant la Cour supérieure, requête libellée de façon à contester la constitutionnalité du projet de loi.Les autres points sur lesquels portent les principaux amendements réclamés par la FCSCQ sont déjà connus : statu quo sur le suffrage universel pour l'élection des commissaires, et transfert de pouvoirs, cependant imprécisés, du MBQ vers les commissions scolaires.Les plus beaux voyages aux meilleurs prix BOULEVARD G M C LTEE MONTREAL 90b0 BOUL DE L'ACADIF 382-4400 LOCATION SKYLARK 1985 < CUSTOM PORTES 4 cylindres, automatique, servofreins, servodirection, pneus à flancs .blancs, dégivreur arrière, miroir sport, moulures latérales, radio AM./ m Choisissez des styles élégants à des prix imbattables parmi la gamme de montres Intérêts payés annuel b\\ minimum 500$ Seiko, Les nouvelles sont arrivées et elles sont superbes.Noires et audacieuses.Minces, styles ton sur ton dramatiques.Affirmation bien masculine dont la technologie Seiko a redéfini 4e mot élégance.Toute une gamme incomparable et variée à des prix incroyables vous attend-soutenue par un service attentif et continu.Venez voir les meilleures créations Seiko, désormais le critère universel du temps.48 mois Valeur de rachat 1400* Pian de protection 48 mois/80 000 km inclus 248* par mois plus taxes f Trust Central Montréal {130 rue Sherbrooke ouest Tel 842-836?Westmount *4825 rue Sherbrooke ouest Tel 933-11 ?Ln tau* sont modifiables sans préavis La Compagnie du Trust Contrat et la Société ypothpgi*»s Centrale et rte 16*' sont louMN les deux membres de la Société d'assi iranc»* dépôts du Canada ROGER ROY HORlC
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