La presse, 22 février 1983, Cahier A
[" à h.à w CHEZ LE k CANADIEN Franc-tireur demandé! Le Canadien, selon Bernard Brisset, doit absolument effectuer une transaction s'il espère terminer la saison en tête de peloton.Un défenseur ?Non.C'est d'un marqueur régulier dont les Glorieux ont le plus urgent besoin.pages 2 et 3 LE PRIX DU PETROLE AU CANADA Ottawa fera connaître ses intentions en avril \\ Jean Chrétien La chute du prix International du pétrole va entraîner une stabilisation du prix du pétrole au Canada.Il est à peu près certain que l'augmentation de $t FRÉDÉRIC WAGNIERE le baril prévue pour juillet n'aura pas lieu.Le ministre fédéral de l'Énergie, Jean Chrétien, a déclaré hier qu'aucune des provinces productrices n'avait demandé la révision LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE Taccord qui maintient le prix du pétrole en-dessous du prix mon dial.Il a ajouté qu'une modification de ces accords n'était qu'un des choix à l'étude.Le maintien de l'accord entraînerait vraisemblablement une baisse du prix du pétrole au Canada.Mais ce qui avantage les consommateurs ne fera pas forcément l'affaire de Autres informations en page B 1 l'industrie pétrolière canadienne, qui pourrait se voir contrainte de ralentir son développement.Déjà avant les dernières ré ductions de prix \u2014 baisse de $3.50 pour les producteurs an glais et norvégiens et de $5.50 pour le Nigeria \u2014- une hausse de plus de $2 pour le brui ' anadien posait des problèmes.Le prix canadien est censé pla- voir PÉTROLE en A 2y LA MÉTÉO: NUAGEUX, MIN: -7°, MAX: 1 \\ DEMAIN: PLUIE OU NEIGE.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 1983, 99\u2022 ANNÉE, n° 44, 62 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C LES MUTINS D'ARCHAMBAULT accuses sur neuf acquittés Les curieux massés dans la cour du Palais de justice de Joliette, d'autres debout sur les balcons de leurs belles résidences, assistent au départ du fourgon cellulaire.Le procès des mutins d'Archambault est terminé.A l'intérieur de la camionnette bleue encerclée de poli- MARTHA GAGNON ciers.on rit, on blagu»\\ on lève les doigts en signe de \\ ictoire.Six accusés sur neuf sont acquittés.On n'ose à peine y croire.Les cris de joie enterrent rapidement les gémissements et les plaintes des trois condamnés.L'un d'eux, Daniel Boulet, 25 ans, petit, le visage blême, les veux cernes, lance aux journa- listes : « Des commentaires, vous voulez des commentaires, eh bien ! je vous dis c'est pourri, injuste.Pourquoi moi et pas les autres?».Grand et gros, le corps couvert de tatouages, Serge Robidoux, 21 ans, celui que les détenus surnomment le « bébé-la-la » ne réalise pas encore ce qui lui arrive.Il donne l'impression de sortir d'une boite à surprises.Les yeux ronds, l'air hébété, il rit et pleure à la fois.Jamais l'idée d'être condamné ne lui a effleuré l'esprit au cours de ce procès.Maurice Michel, 24 ans, cache ses émotions.Grand, mince, joues creuses, regard absent, il se contente de dire froidement : « C'est de la nwrdo ».Le 29 juil- let dernier, quatre jours après l'émeute sanglante d'Archambault, il était eligible à une libération conditionnelle.Maintenant, c'est la prison à vie.Vingt minutes.C'est le temps qu'a dure le prononcé du verdict et de la sentence.A 11 heures hier matin, les huit hommes et quatre femmes du jury ont lait leur apparition en cour, prêts à rendre leur décision.Avocats et journalistes ont été saisis.Personne ne croyait que ce lundi gris et pluvieux se transformerait en une journée chargée d'émotions.Personne sauf la femme d'un juré qui attendait dans le corridor depuis neuf heures.« Je le voir ACCUSÉS en A 2 Sous les regards des curieux, les détenus d'Archambault embarquent dans le fourgon cellulaire, certains en faisant le signe de la victoire, d'autres en criant des injures.On voit ici, à droite, André Lachapelle, acquitté, qui est aux côtés de Serge Robidoux, condamné à 25 ans.« Vous êtes tous des pourris », a lancé ce dernier à la foule.LA MODE L'art du maquillage On le sait, les artistes-peintres ont bien du mal à gagner leur vie.C'est pour cette raison que Patrick Fitzgerald s'est tourné vers l'art du maquillage.Abandonnant ses toiles, mais pas ses pinceaux, il peut, en 45 minutes, transformer complètement le visage de celles ou ceux qu'il maquille, et faire d'une jeune fille une grande dame, ou d'un homme une Marilyn Monroe.page C 1 photo Pierre McCann, LA PRESSE 1 Mme Georgette Plaisance, brigadière scolaire, à gauche, attend patiemment qu'un groupe d'écoliers exubérants ait fini de raconter à LA PRESSE son retour à l'école, pour lui faire traverser la rue.photo Réai st-jean.la presse SOMMAIRE Annonces classées.B 2, C 8 à C 12 et sports 12 Arts et spectacles.A 9, A 10 \u2014Cinéma.A 12 Décès, naissances, etc.C 13 Économie.B 1 à B 9 Êtes-vous observateur?.C 9 FEUILLETON.C 9 Horoscope.C 10 Le monde.A 14 Météo.A 2 Mots croisés.C 11 « Mot mystère ».C 11 Quoi faire aujourd'hui.A 12 \u2014Télé-câble.A 9 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.C 1 à C 6 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.14 Mots croisés.14/ UNE RENTRÉE ENTHOUSIASTE Oui r on s'est ennuyés» S'il y a une personne qui était particulièrement ravie de retrouver hier les centaines de marmots qui fréquentent l'école élémentaire Cardinal-Léger, à Ville d'Anjou, c'est bien leur brigadière scolaire, Georgette Plaisance, 59 ans.Cette mère de neuf enfants, dont sept sont mariés, avait certainement de quoi l'occuper durant son congé forcé.Mais elle avoue un faible pour ses petits écoliers: « Jamais, en dix ans, aucun ne m'a envoyée au diable et, dans le temps des fêtes, ils m'apportent des petits cadeaux pour me récompenser.Et puis, j'étais habituée à sortir tous les jours », confie-t-elle avec un lartfe sourire.L'enthousiasme de Mme Plaisance n'a d'égal que celui des grappes d'enfants aux yeux rieurs, surpris par LA PRESSE à la sortie des classes.Il a suffi de leur demander s'ils se sont LILY TASSO_ ennuyés de l'école pour entendre un « Ouiiiiiiii ! » vibrant et prolongé.suivi de gazouillements étourdissants.Tous voulaient parler en môme temps, chacun tenant a raconter cette première journée d'étude après trois semaines de farniente.\u2014 Notre professeur a dit qu'elle était contente de nous voir et on lui a dit qu'on était contents, nous aussi, lance Martin, huit ans.\u2014 Elle nous a expliqué que la grève, c'est parce que le gouvernement voulait abaisser les salaires, ajoute Normand, même âge.\u2014 Il y avait des journées où on était tannés.On a eu trois semaines, c'était juste assez pour ne pas perdre notre année, estime Nadine, 10 ans.Autres informations en pages A 2 et A 8 \u2014 Il me semble qu'on a travaillé plus fort que d'habitude : on va rattraper le temps perdu, espère Johanne Richard, 11 ans et demi.\u2014 Notre prof nous a donné 10 pages de devoirs en anglais, à remettre demain, renchérit Éric, 10 ans.Un petit rigolo de 10 ans raconte que son prof d'anglais a passé son temps à leur montrer des photos du Maroc, d'où elle venait à peine de rentrer : « C'est une riche, elle y va chaque année » Et l'enfant qui en avait marre d'entendre la voir RENTRÉE en A 2 « PEOPLEXPRESS Peoplexpress, une nouvelle société aérienne américaine, offre des tarifs si alléchants qu'il en revient moins cher aux Québécois de se rendre a Burlington en autobus et d'y prendre l'avion pour New York, que de faire le trajet Montréal-New York en autobus.page A 5 GILLESPIE Les directives du premier ministre Trudeau sur les conflits d'intérêts ne sont que des directives et chacun est libre de les appliquer selon sa conscience, a déclaré hier Allan Mac-Eachen.page A 4 POUVOIR D'ACHAT Pour la première fois depuis six ans, un très grand nombre de travailleurs canadiens verront leur pouvoir d'achat augmenter en 1983, grâce, paradoxalement, à la récession.page B 1 STAGNATION L'usage du français dans la fonction publique fédérale est dans une période de stagnation, révèle une étude du Bureau du Commissaire aux langues officielles.« .page A 4 ASSAM Le gouvernement de Mme Gandhi et l'Opposition s'accusent mutuellement d'être responsables des tueries qui ont fait plus de 1,000 morts en Assam au cours du week-end.page A 14 ÉDITORIAL Michel Roy note en éditorial que le climat social s'est transformé grâce à une trêve des enseignants qui annonce peut-être des négociations conduisant à une véritable paix scolaire.page A 6 1 r t 1 r A 2 *| I I il \u2022 « kl - - j » *| I «I * j I j \u2022 t - » - ACCUSES SUITE DE LA PAGE A 1 sais, je le sens, c'est pour aujourd'hui », répétait-i elle avec irisistance.Elle s'est assise dans la cour toute tremblante, un mouchoir à la main pour essuyer lés larmes qui coulaient doucement sur ses joues.Calmement, le porte-parole des jurés, un jeune garçon aux lunettes rondes, cheveux courts et noirs, a rendu les li verdicts.Dens le box des accusés, pas un niot, pas un cri, pas un bruit.Seulement des visages souriants, des poignées de main, et dès clins d'oeil aux avocats.En entendant le mot magique acquitté, l'un des détenus.Wilfrid Larose, 38 ans, s'est mis à pleurer.Les autres, André Lacha-pelle, 21 ans.Mario Pruneau.22 ans, André Leroux, 51 ans, Real Girard, 22 ans et Claude Poirier, 31 ans.avaient peine à contenir leur joie.Aucun ne semblait se préoccuper du sort des trois condamnés.Ce n'est qu'au moment où le juge Jean-Guy Boilard a prononcé la sentence de 25 ans d'emprisonnement pour le meurtre du garde Denis Rivard que l'atmosphère s'est transformée.Seul Maurice Michel a aussi été condamné pour le meurtre du gardien Léandre Leblanc.A la fin, Daniel Boulet a crié à l'injustice cherchant un regard approbateur dans l'assistance.Pour la première fois depuis le début du procès, sa mere et ses soeurs étaient absentes.Dans le prétoire, la surprise était grande.Certains avocats comme Me Michel Vleminckx qui représentait les détenus Wilfrid Larose et André Lachapelle, jubilait de satisfaction en sautant au cou de ses clients.Même s'il létait convaincu à 99.9 p.cent que Claude Poirier serait acquitté; Me Daniel Roch soupirait d'aise.Ses confrères.Mes Serge Tremblay.Claude Dubé et Gaston Cloutier étaient fous de joie, comme des collégiens en vacances.Les avocats des trois condamnés.Mes Jean Parcigneau, Alain Dubois et Richard Cyr avaient la mine basse.Après s'être entretenus en cellules avec leurs clients durant quelques instants, tous ont affirmé qu'ils iraient possiblement devant la Cour d'appel.Du côté de la Couronne c'était évidemment la déception.Selon Me Gilles LaHaye, l'assis-tant-procureur.on ne s'attendait pas à un aussi grand nombre photo LA PRESSE Discrètement, le juge Jean-Guy Boilard quitte le Palais de justice après six semaines.Pas de commentaire, pas de réaction, seulement un sourire.d'acquittements.On pense à interjeter appel.D'après les verdicts rendus, il apparait clair que les jurés ont surtout pris en considération le témoignage du garde Marcel Jacob et ont par ailleurs accordé peu de crédibilité à la version d'au moins deux des trois détenus délateurs.Après sept semaines de séquestration, les jurés ont quitté en vitesse le Palais de justice, refusant d'accorder des entrevues.Ils n'ont pas assisté au prononcé de la sentence.Tous semblaient sereins, détendus et satisfaits du travail accompli.C'est presque sur la pointe des pieds que le juge Jean-Guy Boilard.un nom qui restera gravé dans les mémoires longtemps, a quitté, lui aussi, le vieil édifice gris, sans commentaire.Aux journalistes, il a fait un sourire et leur a donné le nom d'un bon restaurant dans le secteur.Rien de plus.Tout au long de ce retentissant procès, le juge Boilard a rappelé qu'il était là pour présider un procès et non pour faire enquête sur le pénitencier d'Archam-bault.Les témoignages n'auront finalement permis que de lever légèrement le voile qui cache la vie derrière les barreaux.PETROLE SUITE DE LA PAGE A 1 fonner à 75 p.cent du prix mondial en vertu d'un accord entre le gouvernement fédéral et les provinces productrices.Si cet accord reste en vigueur tel quel, on pourrait bientôt assister à une baisse du prix au Canada.Mais les producteurs demandent le prix mondial depuis bien des années.Warren Verbonac, analyste pétrolier chez Richardson Greenshields, estime que l'occasion est bonne pour faire passer le Canada au prix mondial sans trop incommoder les consommateurs.Une anomalie majeure serait ainsi éliminée du marché pétrolier canadien sans créer trop de remous.Cette question sera examinée cette semaine lors d'une rencontre entre Jean Chrétien et son homologue albertain, M.Zaorzi-ny.Ces entretiens doivent préparer le terrain en vue d'une rencontre entre MM.Trudeau et Lougheed le semaine prochaine.On ne s'attend, toutefois, pas à une modification de l'entente pétrolière à ce moment.Ce serait plutôt à l'occasion du budget fédéral en avril que l'on connaîtra les intentions d'Ottawa.Ian Smythe, directeur général de l'association pétrolière du Canada, explique que tout l'accord entre Ottawa et les provinces productrices doit être revu, car il a été signé alors qu'on s'attendait à une augmentation continuelle du prix international du pétrole.Maintenant que les prix baissent, les conditons ne sont plus les mêmes.Si le prix canadien reste à 75 p.cent du prix mondial et baisse en fonction de l'excédent de production dans le monde, les consommateurs en bénéficieront, mais les compagnies pétrolières verront une baisse substantielle de leur marge d'autofinancement.La baisse des bénéfices diminuera leur capacité d'investir dans de nouvelles sources d'approvisionnement.La mise en valeur de nouvelles découvertes peut prendre jusqu'à 10 ans.L'industrie pétrolière doit donc faire abstraction de la surproduction actuelle et préparer le terrain pour satisfaire à une demande accrue au début des années 90.Le prix actuel du pétrole n'entre dans ces calculs que dans la mesure où il détermine la capacité de l'entreprise de financer elle-même les investissements nécessaires.La rentabilité du projet que l'on développe et la capacité de rembourser le capital emprunté dépendra du prix qui règne une fois que le projet est terminé.M.Smythe dit que la baisse actuelle du prix du pétrole n'est pas inquiétante, pour autant qu'elle ne dure pas trop longtemps.Il n'est pas question d'abandonner encore des projets à travers le Canada.En revanche,'si cette baisse devient plus prononcée et risque de durer longtemps, la rentabilité finale de nouvelles mises en valeur de ressources pétrolières pourrait être compromise.RENTREE SUITE DE LA PAGE A 1 même rengaine de lui lancer : « On peut y aller à bicyclette ?».Malgré tout ce bavardage, les enfants admettent avoir eu une journée bien remplie, entre l'écriture cursive et les divisions à deux chiffres.Un petit futé tient, cependant, à apporter une précision : « Il y avait au moins quatre ou cinq remplacements.Les professeurs étaient malade-s.ou ils dormaient ! ».La Quotidienne Tirage d'hier 2300 Numéro-boni 645578 fLAMÉTÉG \u2022 » \u2022 i \u2022 i \u2022 » \u2022 t \u2022 t 11 AUJOURD'HUI: Min.: -7 Mox.: 1 NUAGEUX DEMAIN: AVERSES DE PLUIE OU DE NEIGE Québec 03 2 01 Min\tMax.\t\tAujourd'hui AWtibi\t\u2014\t5\tNuageux Outoooais\t\u2014\t1\tNuageux Lourentktej\t\u2014\t3\tNuageux .Contons de l'Est\t\u2014\t3\tNuageux Mûuricie\t\u2014\t5\tCiel var.Québec\t\u2014\t2\tCiel var.lac-Saint-Jean\t\u2014\t5\tCiel var.Rimouski\t\u2014\t5\tCiel var.Gaspésie\t\u2014\t5\tCiel var.vBaio-Comeau\t\u2014\t8\tCiel var.-$epMles\t\u2014\t8\tNeige Etats-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min - 3 1 19 4 Mai 7 2A 16 N.-Orléans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min.Max.17 24 4 8 0 0 16 15 15 13 les capitales Canada Vlcforio r Edmonton Regino Winnipeg Toronto rkton Halifax \u2022Cborlottetown * Saint-Jean Min Max.-6 5 -6 5 -12 - 1 Aujourd'hui Ensoleillé Ensoleillé Part.nuog.\u2014 12-3 Dégagement \u2014 4 5 Part.nuog.\u202212 - 5 -10 2 4 2 Flocons Nuageux Flocons \u2014 6-2 Flocons \tMin.Max.\t\t\tMin.\tMax.Amsterdam\t- 2\t5\tMadrid\t1\t13 Athènes\t- 7\t- 2\tMoscou\t- 7\t- 3 Acapulco\t18\t31\tMexico\t2\t23 Berlin\t- 3\t0\tOslo\t- 8\t0 Bruxelles\t- 3\t5\tParis\t1\t6 Buenos Aires\t19\t29\tRome\t- 2\t11 Copenhague\t- 5\t2\tSéoul\t-11\t- 1 Genève\t- 7\t3\tStockholm\t-10\t- 2 Hong Kong\t11\t12\tTokyo\t1\t9 Le Caire\t7\t15\tTrinidod\t23\t32 Lisbonne\t10\t16\tVienne\t- 1\t2 Londres\t2\t- 6\t\t\t LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 1983 DANS UNE POLYVALENTE DE SAINT-LÉONARD Les profs restent confiants; les étudiants sont désabusés Dans une polyvalente, hier midi, on parlait beaucoup de la grève, de la trêve et de la date fatidique du 14 mars.Avec beaucoup d'espoir, dans la salle des profs, avec un certain désabuse-ment dans la cafétaria des élèves.MAR1ANE FAVREAU «On n'a pas la rentrée triste.On offre une trêve au gouvernement, il a trois semaines pour prouver qu'il est de bonne foi.» Ils sont une trentaine de professeurs à prendre leur lunch dans leur salle commune.Pour eux, l'échéance de la trêve, le 14 mars, n'est pas une fiction.«On n'entre pas sur les genoux, on est encore en position de force», assure l'un, approuvé par les autres.Nous sommes à la polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry, à Sdint-Léonard: 115 enseignants membres du syndicat des enseignants de LeRoyer, 1,800 élèves.Quatre ou cinq enseignants se sont présentés au travail pendant la grève, selon le directeur, mais une trentaine après la loi spéciale.Les profs parlent de l'attitude provocante de certains d'entre eux, mais on quitte vite le sujet.Ils n'ont aucunement l'impression d'avoir perdu une bataille, les profs Michèle Trépanier, André Champoux, Sylvie Brisson, Johanne Beaubien, Bernard Doo-drige, Richard Mongeau, et les autres.«On recule pour mieux avancer.Le gouvernement n'aura pas d'excuse pour ne pas s'asseoir et discuter».N'est-elle pas dangereuse pour la vie sociale québécoise votre grève illégale?«Faut-il se soumettre parce que c'est une loi?Nous on se situe plus au niveau des valeurs que des lois, explique-t-on.Des valeurs démocratiques.Notre grève est devenue illégale quand le gouvernement l'a décidé.On ne fait que reprendre un droit qui nous a été volé».(C'est par un décret que le gouvernement a mis fin aux négociations et rendait donc toute grève illégale à partir du 1er janvier.) On répète que les dirigeants syndicaux ont le mandat de rechercher toute mesure pour un règlement négocié.Ils ne devraient pas hésité à faire les premiers pas s'il le faut.«Nous on est entré ce matin, c'est un premier pas».\t \t \t \tV::'\":' \t \t .\t \tm \ty ¦' '¦'¦¦ss'P Jenny Bellegarde, sec.V, Nathalie Porte-lance et Nathalie Godin, toutes deux en commerce: « les profs en ont parié ben gros de la grève.Mais ça ne vaut pas la peine de revenir si on tombe encore en grève».photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Ils ne sont pas très satisfaits de la couverture et éditoriaux que des médias ont accordé à leur conflit.Parlent-ils de la grève dans leur classe?«Les élèves nous posent des questions, on y répond.Tout en dosant nos propos selon leur age.I) ne faut pas mentir, donner les faits tels qu'ils sont».La grève sert aussi de mise en situation.Bernard Doodridge, prof de maths en professionnel court, a fait faire des opérations diverses pour trouver le total des amendes possibles que pourraient payer les membres du syndicat pour les jours de grève illégale.Richard Mongeau, en histoire, suit le programme: il en était à la déclaration d'indépendance américaine, ce qui tombait assez bien, pour la comparaison.Un prof de français en secondaire V attendait ses copies de la loi 111: du matériel pour elude et analyse de texte en après-midi.Élèves désabusés Du côté des élèves, le son de cloche est différent.Si certains sont inquiets pour leur années scolaire, ce qui prime tout c'est la crainte de «retomber en grève» le 14 mars.«Ça ne vaut pas la peine de rentrer s'ils retournent en grève», selon Jenny, secondaire V.«Ils ne savent pas ce qu'ils veulent», enchaîne Chantai, en commerce.Josée est plus claire: «Marque/: c'est une bande de caves.Ils ne sont pas allés jusqu'au bout, ça n'a rien donné*.«Ils n'ont pas continué assez longtemps, s'ils s'étaient tenus tous ensemble, ils auraient eu leurs droits», reprend-on.«Les profs sont pas pareils avec nous, ça les éeoeure, mais ils ont peur, ça met leur job en jeu», reprend Jenny.On se plaint des vacances qui approchent, du 4 au 14 mars pour faire place aux Jeux du Québec dont les quartiers sont installés dans cette poly.Plus loin, un autre groupe: deux élèves, Hélène Lanouette et Guylaine Roy, sec.V, travaillent leurs maths.Lise et Josée bavardent avec Stéphane.«Comment on se sent?Ça dépend de l'autre grève, les profs en parlent.D'autres disent que c'est fini».«On n'est pas trop inquiet pour l'année, on a beaucoup de travail ».Un groupe d'amis d'origine haïtienne jouent aux cartes et bavardent en attendant l'heure du cours.«On n'est pas content de revenir.On était bien chez nous», lance l'un.Plusieurs se disent sûrs de passer l'année: «le gouvernement va arranger ça pour que tout le monde passe».«Le problème n'est pas réglé, ça va recommencer», assure le leader, approuvé par les autres.Et les cours?«C'est platteî On parle encore de la grève, des élèves repartent chez eux», assu-re-t-on dans ce groupe.En effet, tous notent un taux d'absentéisme important.Surtout chez les plus jeunes.m0$.: v .'.-'y -.m Les étudiants ont trouvé une façon originale pour se faire entendre.photo Réal St-Jcan, LA PRESSE CRI D'ALARME DES COLLÉGIENS DU CÉGEP ÉDOUARD-MONTPETIT «On est pris entre deux feux» À la fois contre la grève illégale, contre les décrets, contre l'attitude du gouvernement et des syndicats, les collégiens du cégep Edouard-Montpetit, à Lon-gueuil, ont trouvé une façon origi- MARIANE FAVREAU nale de se faire entendre : ils ont dressé hier une trentaine de tentes sur le campus et laissé parler leurs pancartes.« Fin à la prise d'otages, on a notre mot à dire », « Où est la qualité de l'éducation ?» Ils se relayaient, par groupes d'une cinquantaine d'élèves, devant le cégep pour tenter de faire entendre aux parties la voix des premiers intéressés dans ce conflit de l'éducation.C'est, semble-t-il, assez inédit depuis le début des hostilités que des collégiens tiennent ce discours publiquement, faisant primer leurs intérêts et leurs droits sur ceux des professeurs ou du gouvernement.« Avec tous les événements qui se précipitent, les étudiants se retrouvent désorientés, pris entre deux feux.Chacun essaie de nous Le cégep John-Abbott n'est pas paralysé Les activités du cégep John-Abbott n'étaient pas entièrement paralysées hier puisque les professeurs étaient à leur poste.C'est lors d'une assemblée syndicale spéciale tenue dimanche soir qu'ils ont décidé à 168 contre 56 de se rallier à la majorité des autres enseignants de la province et de reprendre le travail normalement hier matin.Par contre, lors d'assemblées extraordinaires séparées, les membres de soutien, les professionnels et les étudiants avaient voté durant le week-end en faveur d'un débrayage de 24 heu-res.Tout devrait être revenu à la normale ce matin et le cégep devrait fonctionner comme avant la grève.tirer de son côté mais nous, étudiants, nous nous retrouvons perdant de toute façon », dit l'association étudiante dans un tract.«tl est grandement temps que nous fassions valoir nos droits et cessions d'être des pions sur un jeu.» Aussi, réclament-ils un comité de médiation au sein duquel les étudiants seraient des participants actifs.Un porte-parole étudiant, Robert Maheux, estime que la proposition du RAEU (Regroupement.des associations étudiantes universitaires) d'un comité consultatif ne répond pas vraiment à leur demande puisqu'il n'aurait aucun pouvoir.Une requête À l'intérieur du cégep Edouard-Montpetit, les cours se donnent.ou ce qui en tient lieu.Selon les collégiens, tous les profs ne donneraient pas véritablement leurs cours, mais « ça dépend des concentrations ».D'où cette requête lue sur une pancarte : « Nous voulons de vrais cours », ou « Non aux cours sabotés ».Tant le syndicat que la direction appuient cette action étudiante, assurent les jeunes.Certains profs viennent même leur demander d'expliquer à leur classe la position étudiante.« On veut être sûrs qu'on n'arri- vera pas dans trois semaines à une autre grève et à l'application de la loi 111.S'il y a une grève le 14 mars, c'est évident que la session sera annulée », estime Pierre Maheux.Ce matin, une assemblée générale réunit les élèves de ce collège.Il seront probablement appelés à réitérer la position adoptée la semaine dernière : « contre la grève illégale, contre le décrets qui imposent des conditions pédagogiques inacceptables pour les étudints, contre l'attitude du gouvernement et des syndicats qui briment les droits des étudiants, et en faveur d'un comité de médiation au sein duquel les étudiants seraient participants actifs ».Ils espèrent voir le plus tôt possible « le gouvernement et les syndicats reprendre leurs esprits et cesser d'agir en enfants.C'est maintenant assez, nous refusons d'être davantage au centre d'un conflit entre deux intervenants du système éducatif car ce que nous voulons c'est simplement notre droit à l'éducation.» Autres informations en page A 8 i 4 la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 1983 Expro: huit nouvelles intoxications Huit travailleurs de l'usine Expro de Valle\\ field ont dû être traités à l'hôpital, hier soir, après avoir été intoxiqués à l'éther.Ils ont obtenu leur congé, mais devront se soumettre aujourd'hui à des examens.Se plaignant de 1res fortes odeurs inhabituelles d'ether.les travailleurs ont exigé que la compagnie prenne des prélèvements qui ont révélé que le taux de concentration était le triple de la norme.Au lieu de prendre une pause comme le leur recommandaient les responsables, les travail leurs ont exigé d'être hospitalises immédiatement.Rappelons que ces dernières années, plusieurs travailleurs sont morts à la suite d'intoxications à cette usine de Val-levfield.Prostituée de Montréal en Cour suprême OTTAWA (PC) \u2014 La Cour suprême du Canada a accepté d'entendre In cause d'une prostituée qui conteste la constitution-nalite du reniement municipal de Montréal interdisant la sollicitation dans les lieux publics.Mme Risa Gold wax et ses procureurs soutiennent, en effet, que le règlement municipal 5461 de la ville de Montréal \u2014 qui interdit à toute personne de se tenir dans un endroit public aux fins de prostitution \u2014 est inconstitutionnel.La Cour suprême avait déjà, le mois dernier, déclaré inconstitu-tionnnel un règlement municipal de la ville de Calgary, qui était toutefois quelque peu différent de celui de Montréal.Le règlement 5464 de Montréal avait déjà été déclaré « ultra vires » par la Cour supérieure du Québec, mais ce jugement avait été renverse par la Cour d'appel du Québec.Selon la Cour d'appel, le règlement vise uniquement à assurer aux citoyens la libre circulation sur la voie publique, ce qui est du ressort des municipalités.Mme Goldwax soutenait que le règlement ne vise pas vraiment la libre circulation sur la voie publique mais vise la prostitution elle-même, ce qui est du ressort du gouvernement fédéral.Arrêté deux fois Les policiers de la Communauté urbaine de Montreal ont du s'y prendre par deux fois, hier, pour mettre la main au collet d'un citoyen de Lachine qui est aujourd'hui soupçonné d'avoir assassiné son épouse.Le suspect.Michel Mercier, 31 ans, avait été arrêté peu après minuit par des patrouilleurs du SPCUM qui l'avait pris en chasse à la suite d'un délit de fuite survenu dans le secteur de Dorval.Soumis à l'alcootest, il était relâché peu après, les policiers ignorant tout a ce moment du drame encore plus terrible dans lequel aurait été impliqué le prévenu.Pris de remord.Mercier communiquait quelques heures plus tard avec des policiers afin qu'ils portent secours à sa femme subitement tombée malade, au 891 de la 21ième Avenue, a Lachine.À l'arrivée des secouristes, Mme Francine Mercier, 29 ans, était déjà morte, des marques appa raissant sur son cou laissant présumer qu'elle avait été étranglée.De nouveau appréhendé par les policiers, le mari a été cité.hier, comme témoin important en rap oort avec ce meurtre.Il a été incarcéré jusqu'à la tenue d'une enquête publique.Poignardé dans le dos Un jeune homme de 25 ans repose dans un état jugé sérieux à l'hôpital Maisonneuve à la suite d'un attentat à coups de couteau dont il a été victime, hier matin, à l'intérieur d'une résidence de Montréal-Nord.La victime, Bertrand Lebrun.25 ans, a été atteinte d'un coup de couteau dans le dos au cours d'une altercation avec le frère de sa concubine.C'est la jeune femme, selon la police, qui aurait poignardé son ami.Agée de 31 ans, Marie-France Langlais devait comparaître, hier, en Cour des sessions de la paix sous une accusation de tentative de meurtre.LES PINKERTON DANS LE MÉTRO Contrat accordé sans soumission publique LES FIRMES CONCURRENTES SONT EN COLÈRE La récente décision de la Commission des transport de la Communauté urbaine de Montréal d'engager des gardiens de sécurité dans le métro n'a donné lieu à aucune demande de soumissions publiques.Ce contrat qui pourra atteindre une valeur annuelle de l'ordre de $2 millions a été confié à une seule agence.Pinkerton, qui avait été invitée « privément » à soumettre un prix.Face à cette procédure, plusieurs agences ont dénoncé le geste de la CTCUM et certaines ont même l'intention de réclamer une enquête.FLORIAM BERNARD Le président-directeur général de la CTCUM, M.Lawrence Ha-nigan, a déclare à LA PRESSE que la procédure des soumissions publiques, telle que définie par la loi, n'était pas obligatoire puis qu'il s'agit d'un \u2022 contrat de services professionnels » et non pas de fourniture de matériaux ou d'exécution de travaux.Dans un tel cas.a-t-il ajouté, la CTCUM demande à quelques fournisseurs de lui fournir des « soumissions privées ».À partir de ces offres écrites \u2014 et souvent verbales \u2014 la CTCUM accorde le contrat à l'entreprise de son choix.Dans le cas des gardiens de sécurité, la CTCUM \u2014 selon M.Ha-nigan \u2014 aurait demandé des soumissions privées à quelques agences seulement, parmi les plus importantes, dont Pinkerton.Une vérification faite par LA PRESSE, hier, auprès d'une dizaine d'agences de toutes tailles a révélé que ces dernières n'ont pas été invitées à soumettre des offres, publiques ou privées.Les dirigeants de certaines de ces agences sont furieux contre la façon de procéder de la CTCUM.Deux agences notamment, Bro-derick et Paratech, ont envoyé des lettres aux autorités de la CUM.Quatre autres agences, dont Centrale Sécurité, réclament une enquête.Agences lésées Le directeur adjoint de l'agence Broderick.M.Jean Boi-vin, a déclaré avoir fait parvenir une demande d'explications au directeur des services d'approvisionnement de la CTCUM, M.Guy Hearson.Il a ajouté que la décision d'éliminer plusieurs agences de la procédure des soumissions lui parait étrange et discriminatoire.« La CTCUM a confié un contrat à Pinkerton de façon unilatérale en lésant les autres agences ».Broderick est la plus ancienne agence à Montréal, ayant été fondée en 1916.Le directeur de l'agence Unique Inc.M.Jean-Pierre Caron, s'est dit furieux contre la façon d'agir de la CTCUM pour octroyer le contrat.« A-t-on décidé d'éliminer mon agence parce qu'elle a été formée par des anciens policiers de la CUM ?» s'est-il demandé.Pour sa part le propriétaire de l'agence Centrale Sécurité, M.Mario Viviani, a déclaré qu'il avait adressé une lettre de protestation au maire de Montréal et au président de la CUM.« Moi je dis que cette affaire est croche.Vous pouvez mettre mon nom en première page si vous voulez » a déclaré M.Viviani.Une demande d'enquête Pour sa part le président de Paratech Inc, M.J.M.Cloutier, s'est adressé aux autorités au moyen d'une lettre rédigée au nom de son agence et de deux autres, lettre dans laquelle il réclame une enquête sur l'octroi du contrat à la firme Pinkerton.M.Cloutier souligne que la procédure employée est « tout-à-fait irrégulière » et injuste pour toutes les agences qui opèrent sur le territoire de la CTCUM.M.Cloutier a adressé une copie de sa lettre au chef du Rassemblement des citoyens de Montréal.Jean Doré.Chargements de cocaïne et de cannabis saisis à Mirabel Les douaniers de l'aéroport de Mirabel ont joué de bonheur au cours du week-end alors qu'ils ont découvert dans des valises à double fond quatre chargements de cocaïne et de cannabis d'une valeur marchande de $3 millions.Cinq personnes, dont trois visiteurs d'Amérique du sud, ont été arrêtées.ANDRÉ CÉP1LOT_ « C'est un coup de chance vraiment extraordinaire, si l'on pense que pas moins de 9 000 passagers ont débarqué à Mirabel, samedi et dimanche derniers », a souligné le chef de service du trafic international à l'aéroport de Mirabel, Yvon Cardinal, jurant dur comme fer que ses hommes n'avaient pas eu de « tuyaux » de la police ou d'autres personnes.11 est d'ailleurs assez rare, d'après l'officier, que les douaniers procèdent à d'importantes saisies de stock à la suite d'informations de l'extérieur.«La perspicacité est notre meilleure arme, a-t-il dit.François Chaussé, 27 ans, aurait ainsi été interpellé après qu'on eut remarqué qu'il était passé par Caracas, au Venezuela, puis Curaçao et les Barbades, dans les Antilles, avant de rentrer à Montréal par le vol 975 d'Air Canada, samedi matin.Enquête faite, on découvrait qu'il transportait 3,5 livres de cocaïne à l'état presque pure dans une valise dont les parois avaient été modifiées.En fin de soirée, deux Boliviens et un Brésilien ont été surpris en possession de 6 livres de cocaïne qu'ils allaient apparemment délivrer dans un hôtel du centre-ville.Les suspects, dont une femme de 49 ans, parlaient seulement l'espagnol.Ils photo Pierre McCann Les agents Serge Saint-Denis et Yves Roy, de la GRC, exhibent Tune des valises à double fond qui ont été confisquées par les douaniers de l'aéroport de Mirabel.ont tous comparus, hier, en Cour des sessions de la paix de Saint-Jérôme.Le juge Claude Lamoureux a fixé à jeudi la tenue d'une enquête sous cautionnement.Le teint bronzé de Benoit Dai-gle, 26 ans, de Valle\\ filed, à son retour de la Jamaïque, dimanche soir, n'a pas impressionné outre mesure les douaniers, puisqu'une une fouille minutieuse de ses bagages a conduit à la découverte de 8 livres de marijuana et de 5 livres de has- chisch.La drogue, qui a une valeur de $40 000 sur le marché noir, était dissulée à l'intérieur d'une valise à double fond.Une autre valise du même genre contenant cette fois huit livres de haschisch a été retrouvée quelques heures plus tard dans la soute des objets non réclamés.Des enquêtes ont été instituées dans tous les cas par la Gendarmerie royale du Canada, détachement de Saint-Jérôme.160 PERSONNES SÉQUESTRÉES DANS UN AVION À MALTE Les pirates de l'air menacent de faire exploser l'appareil LA VALETTE (AFP et AP) \u2014 Vingt-quatre heures après avoir détourné un Boeing-727 libyen sur l'aéroport de Luca-La Valette (Malte), le ou les pirates de l'air menaçaient hier soir de faire sauter l'appareil s'il n'étaient pas ravitaillés et autorisés à décoller, si possible à destination du Maroc, selon des sources maltaises généralement bien informées.Le premier ministre maltais, M.Dom Mintoff, qui a mené lui-même les négociations dans l'après-midi, a quitté l'aéroport dans la soirée pour se rendre au Parlement.Cependant, les négociations, qui se sont poursuivies toute la nuit de dimanche à lundi et toute la journée de lundi, continuent à l'aéroport, menées par d'autres membres du gouvernement, a-t-on indiqué de mêmes sources.Le premier ministre a demandé comme préalable à tout accord la libération des femmes et enfants retenus en otage.Cent soixante personnes, a-t-on encore précisé, se trouvent à bord du Boeing des Libyan Airlines détourné alors qu'il effectuait dimanche un vol sur les lignes intérieures libyennes entre Sheba et Tripoli.On ignore le nombre exact des pirates de l'air, estimé à six selon les premières informations.Dans la soirée, des rumeurs incontrôlables parlaient de deux, puis d'un seul pirate de nationalité libyenne.Le Boeing est toujours garé dans une zone éloignée de l'aéroport, et entouré de voitures de police, les autorités maltaises refusant de le laisser repartir tant que les passagers n'auront pas été libérés.De source officielle maltaise, on a fait état de la nationalitéli-byenne du ou des pirates de l'air.Aucune information n'a pu être obtenue sur d'éventuelles revendications.Toujours selon un porte-parole officiel maltais, la totalié des passagers auraient des noms arabes et il y a parmi eux de nombreuses femmes ainsi que 45 enfants.Le trafic aérien, suspendu pendant plusieurs heures lundi matin, a été rétabli dans l'après-midi.MRC: bélier i mécanique est passé à \u2022 plusieurs endroits! \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 * \u2022 » Si c'est une consolation de pouvoir se dire qu'on n'est pas seul à subir l'intransigeance du ministère des Affaires \\ municipales et à assister au déni de la volonté de la population,' alors les citoyens des cinq villes formant la municipalité régio nale de comté de Champlain peuvent se consoler.\\[ En effet, l'article récemment consacré au « bulldozage » dfa ; haut-fonctionnaires du ministère dans le dossier de cette der- 1 nière MRC aura eu de nombreux échos, et aura réussi à dé*' \\\\ montrer que la MRC de Champlain n'est pas l'unique munici- \u2022 \u2022 palité régionale de comté dans laquelle le ministre et ses forte-'.\\\\ tionnaires sont les seuls à avoir le pas.\u2022, ; Mais avant de nous éloigner de la périphérie montréalaise^) r importe d'ajouter une information complémentaire au sujet de la MRC de Champlain.Cette information démontre sans l'onV bre d'un doute l'attitude autoritaire du ministère des Affaires municipales dans le dossier des MRC.\u2022 \u2022{ On a en effet appris que la formule de représentation accepr\\!( tée à l'unanimité par les six villes de la MRC de Champlain;.;( mais remise en cause puis modifiée péremptoirement par lo ministère, avait été expliquée à la satisfaction apparente \"dé.\\\\ tous le 13 septembre dernier, lors d'une réunion qui s'est déroulée au bureau montréalais du premier ministre René Lèves que.Cette réunion impliquait, outre le premier ministre, le maire sortant de Longueuil.M.Marcel Robidas, le candidat à la mairie, M.Jacques Finet.et l'auteur de ladite formule et maire non candidat de Brossard, M.Alphonse Lepage.Au sortir 'de cette réunion où M.Lepage a été invité à expliquer sa formule au premier ministre et à M.Finet, rien ne lui permettait de croire qu'elle serait modifiée.Le ministère en a décidé autrement.D'autres exemples Si ce n'est pas le bonheur parfait au sein de la MRC de-Champlain, on peut dire la même chose des MRC de Hull, de Vaudreuil-Soulanges.de l'Amiante, du Haut-Saint-François, des Etchemins, de la Beauce, de l'Or-Blanc, d'Acton, et de Bro:.me-Missisquoi, pour ne mentionner que les MRC dont les grincements de dents sont les plus connue Et la plupart des problèmes découlent du refus du ministère de respecter la volonté des élus et des citoyens et de tenir compte des recommandations des comités de consultation qU'il avait lui-même instaurés avant d'arrêter les limites territoriales des MRC.Pourtant, le ministère avait lui-même énoncé les principes de base envisagés pour leur détermination, no: tamment au niveau du sentiment d'appartenance à une communauté et des services qu'on pouvait déjà partager.Autrement dit, cette consultation s'avère une véritable farce et un gaspillage d'argent et d'énergie, puisque le ministère n'en a pas tenu compte dans bien des cas, et a finalement imposé des décisions qui visiblement avaient déjà été arrêtées avant la mise en place du mécanisme vaudevilesque de la consultation.Et c'est tellement vrai que dans certains comités de consultation, lorsque l'homme du ministère n'était pas d'accord avec les deux autres membres du comité, c'est son opirii* on qui prévalait aux yeux du ministère.La démocratie à re- * \u2022 bours quoi! Voici d'ailleurs quelques exemples de gestes autoritaires (pour ne pas dire dictatoriaux) posés par le minis- ' » tère : l - ¦ À Saint-Prospor.dans la Beauce, appuyé par une pétition de 1 700 contribuables du village, le conseil municipal décide.de joindre les rangs de la MRC Beauce-Sartigan.Le ministre tranche ex cathedra: Saint-Prosper devra se soumettre et ifi joindre à la MRC des Etchemins.même si la municipalité'dé Saint-Prosper avait déjà quelques services en commun avec Saint-Georges-de-Beauce.à laquelle elle touche d'ailleurs sur le plan géographique.Un beau pied de nez aux citoyens*de Saint-Prosper, et de Saint-Zacharie, emporté par la même décision.¦ Dans les cantons de Brome et de Missisquoi, les maladresses du ministère ont été légion si on se fie aux lettres virulentes de certains maires, sans parler de la négligence à inviter aux soirées de consultation les maires de certaines villes dont on allait (ou « avait ») régler le son.Et comme le soulignait récemment le député Pierre Paradis à l'Assemblée nàk tionale, la MRC de Brome -Missisquoi permet de lever un com de voile sur les véritables intentions du gouvernement, quand il a rappelé aux élus que si lo plan d'aménagement s'avérait Ta seule véritable raison d'être dune MRC.alors les responsables de la municipalité régionale auront la tâche facile puisqu'il ne reste que 0,5 p.cent du territoire à aménager, tout étant zone agricole dans cette circonscription! ¦ Un coin de voile?C'est tout le voile qui y passera plus ou moins rapidement, vous verrez bien.Une preuve?Le nouveau partage du territoire des nouvelles commissions scolaires prévues dans la réforme du ministre Camille Laurin.Par un hasard évidemment fort curieux, le partage épouse les limites territoriales des MRC! ¦ Sensiblement dans le même coin, et malgré la volonté collective qui allait dans le sens contraire, le ministère a décidé de former la MRC d'Acton avec 18 000 citoyens de 14 municipa- i ! lités.au lieu de permettre à ces municipalités de se joindre à ; d'autres MRC comme elles le souhaitaient.Ainsi, la quote-part de cinq villes qui préféreraient se joindre à la MRC des Màs-koutains sera plus élevée de 58 p.cent! ¦ En guise de dernier exemple, on peut parler de la bataille / de Saint-Liboire, dont les citoyens désirent joindre les rangs de la MRC des Maskoutains.Une requête en ce sens a été envoyée au ministère à la mi-août.Trois mois et deux télégrammes I; plus tard, le ministère donne signe de vie, mais sans pour autant que le voeu de la population soit respecté.Comme le dit un intervenant, « il faut s'attendre à une levée \u2022 générale des boucliers dans un proche avenir.Les communier \u2022 -teurs du ministère des Affaires municipales charges de renseL- ' ' gner les élus municipaux et les citoyens sur l'application de i.< loi 125 ont odieusement trompé la population ».La première tromperie, elle est connue, c'est évidemment ^ cette farce que fut la consultation populaire, du moins dans., \u2022 certaines régions.La deuxième, elle, reste à venir, et elle sSra* ; '.beaucoup plus coûteuse pour les municipalités les mieux administrées, dès qu'on connaîtra les intentions véritables du ministère dans le dossier des MRC.- La prostitution des enfants n'existerait pas à Maniwaki MAN1WAK1 (CP) \u2014 Selon la police, il n'y a pas de preuves-^'aji pui des allégations d'un prêtre de Maniwaki selon lesquelles iUy aurait un réseau de prostitution dans la ville utilisant des enfants* Le chef du service de police de la ville, Graham Labelle, a \"déclaré dimanche que les policiers ne menaient pas d'enquête sur ce supposé réseau auquel l'abbé André Savard faisait allusion dans le bulletin paroissial de l'église de l'Assomption.Dans son article, l'abbé Savard dit que des fillettes d'à peine duc an{> travaillaient comme prostituées et qu'un citoyen bien en vue, response ble du réseau, lui avait fait cette révélation.Mais dimanche, if déclarait que son article était plutôt un message avertissant les parçnts do surveiller leurs filles de plus près.\" -[ Pourtant, à la fin de janvier, la police a accusé cinq hommes deMant waki, âgés de 60 à 85 ans, d'avoir eu des relations sexuelles avecïqùatrf fillettes de moins de 14 ans.Les procès devraient se dérouler bientôt.;^ A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 1983 ta crise sociale sera largement discutée au Conseil national du PQ Malgré la trêve Intervenue entre le gouvernement du Québec et les travailleurs du secteur public, la crise sociale qui secoue actuellement la province sera largement discutée lors du Conseil national du Parti t québécois qui aura lieu dans la -Vieille capitale les 5 et (> mars.Eri raison de la crise, cette reunion qui devait normalement avoir lieu à la fin de janvier avait été reportée.Selon un porte-parole de la permanence du PQ à Montréal, une période de temps de deux heures et demie sera consacrée à cette question lors des travaux du samedi après-midi.Toujours selon cette source, l'attitude du gouvernement face à ses travailleurs, que certains ont qualifiée d'excessive, n'a pas soulevé un toile de protestations très marque parmi les militants de la base de cette formation politique dont la cliente le se retrouvait principalement dans les milieux syndicaux.Des démissions Cependant, le président du PQ de la région des Lauren tides- Lanaudiere.Ernest Bou-drfQU, a déclaré récemment qu'il réfléchissait sérieusement a son engagement politique.Il envisagerait de remettre sa démission lors du Conseil national, après avoir fait part de son état d'âme aux militants T.e président du comté d'Iber-ville.Denis Marion a déjà quitta son poste en janvier.Son geste a été imité, hier, par trois membres de l'exécutif de cet to circonscription.Trois conseillers, en émettant une sévère - ri-tique à l'endroit du gouvervene-ment Lé\\esque.ont également claque les portes.11 s'agit de Francois Adam, Lise Custeau et Mario Martel.Ce geste, qui sera sans doute imité par plusieurs autres membres du PQ qui sont complètement démobilisés se justifie, selon eux, par le fait « que la Loi 111 est un acte irresponsable et disproportionné par rapport au litige dans le secteur de l'Éducation.Cette loi vient balayer du revers de la main le droit d'association, le droit de négociation et la notion même du contrat collectif.Que ce soit la suspension de la Charte des droits de la personne, la présomption de culpabilité, la perte de trois ans d'ancienneté par journée de grève et les autres amendes, il est clair que cette loi constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales et qu'elle vient salir non seulement la démocratie au Québec, mais aussi nos institutions parlementaires ».Perte de crédibilité Selon les trois demi.vsion-naires, dont deux sont étudiants en sciences politiques et l'autre est professeur, le gouvernement Lévesque a perdu toute sa crédibilité dans cette ronde de négociation, alors que la démocratie a cédé sa place à l'autoritarisme, la solidarité à la division profonde du peuple du Québec.« Pendant ce temps les militants du PQ sont bâillonnés ou restent bouche bée.D'une part, le Conseil national est reporté de façon a retarder les débats et la critique D'autre part, les députés, complètement a la solde du CHEF, ne sont devenus que des machines à voter, incapa- bles d'un sursaut idéologique et d'un minimum d'orgeuil et de respect de soi-même.S'ils ont choisi le chef, nous cholsisons le peuple », affirment les trois dissidents.Si l'on se fie au ton de cette déclaration, les discussions du Conseil national qui porteront sur la crise et l'attitude du gouvernement risquent d'être fortement épicées.Le député pequiste d'Iber-ville, Jacques Beauséjour, professeur en congé sans solde, préfère s'en remettre à l'opinion publique de sa circonscription, qui appuie selon ses estimations, l'attitude du gouvernement.Appelé à commenter ces défections il a déclaré laconiquement : « Ca fait partie de la vie.Chacun est libre de ses ae-tions ».Lettres de créances Le vice-président national du Parti conservateur, l'avocat québécois Jean Riou a été nommé président du Comité des lettres de créances en vue du congrès de direction que le parti tiendra au début de juin.Un autre québécois, l'inge nieur montréalais Claude Du-pras, a accepté la co-présidence de ce congrès qui aura lieu à Ottawa.Ces nominations ont eu lieu, le week-end dernier, à Ottawa, lors de la réunion de l'exécutif qui a établi les modalités du congrès au leadership.Ces deux supporteurs de l'actuel leader Joe Clark devront donc maintenant faire preuve de la plus grande neutralité, ce qui pourrait éventuellement favoriser Brian Mulroney dans le choix des délégués qui auront prochainement dans les 75 com tés du Québec.Le Parlement de Montréal (sic) L'hebdomadaire français Paris-Match nous a habitué à des reportages comportant souvent des informations assez fantaisistes sur le Québee.Mais cette fois, c'est le très sérieux quotidien Le Monde, de Paris, qui y va de sa contribution à une information inexacte à notre sujet.Ce quotidien a, en effet, consacré sa principale manchette de page une, dans son édition de samedi, au conflit du gouvernement du Québec avec ses enseignants syndiqués.Malheureusement pour son correspondant ici, Bertrand de la Grange, qui connaît manifestement bien le dossier qu'il aborde, le responsable parisien de la mise en page a cru opportun d'indiquer dans un préambule de ce texte que « des débats houleux ont eu lieu dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 février au parlement de Montréal \u2022.!!! Entre deux coquetels et trois vernissages, le délégué général du Québec à Paris, Yves Michaud, pourrait peut-être trouver le temps de rencontrer la presse parisienne pour lui expliquer que l'Assemblée nationale du Québec siège à Québec et non pas à Montréal.! \u2022i i \u2022 i i I I i i Pour qu'ça pousse en beauté \\ .Vf' \\ / ¦ r m vv ¦05 «\u2022a w ?\u2022i \u2014e : : ' d'intérieur et vous les offre toutes à JUSaU'AU 5 MARS 3 3 PU\"-.***** \\ \\ 2 01 Terreau pour plantes d'intérieur sac de 4,5 litres ord.1,29 $ SPÉCIAL MM \u2022 HT M.\u2022¦ .\u2022 - Plantes tropicales Cactus et succulents Pottés fleuris Plantes à suspendre Arbres de maison et autres jusqu'à épuisement des stocks Livraison 3,00 $ Montréal métropolitain 515, boul.Labelle Chomedey, Laval 332-3610 OUVERT__ DU LUNDI AU SAMEDI DE 9hà 17h VISA MASTERCHARGE - .\u2022 _ L'affaire Gillespie: l'étau se resserre sur le cabinet Trudeau OTTAWA \u2014 Selon le vice-premier ministre Allan Ma-cEachen les directives sur les conflits d'intérêts formulées par «M.Trudeau à l'intention de ses ministres ne sont « que des directives ».GILLES PAQUIN de notre bur cou d'Ottawa _ À chacun donc de les appliquer selon sa conscience.Harcelé par l'Opposition tout au long de la période de questions hier, M.MacEachen tentait ainsi d'expliquer pourquoi il ne voulait pas sévir contre ceux qu'on croit en conflit d'intérêts dans l'affaire Gillespie.Il a fait cette réponse étonnante après avoir reconnu que le sous-ministre de l'Énergie Mickey Cohen avait échangé de la correspondance et rencontré l'ex-ministre Alastair Gillespie en 1981 au sujet de son projet de liquéfaction du charbon en Nouvelle-Ecosse.Ces échanges violaient 'es directives du premier ministre sur les conflits d'intérêts soutiennent néo-démocrates et conservateurs, il n'y avait pas deux ans que M.Gillespie avait quitté le cabinet.M.MacEachen a cependant soutenu que M.Cohen n'en avait rien dit à son patron.Pour l'Opposition il devient de plus en plus incroyable que le ministre de l'Énergie de l'époque, M.Marc Lalonde.n'ait pas été au courant des démarches entreprises par son ancien collègue Alastair Gillespie en vue d'obtenir une subvention de son ministère.Selon le député conserva- teur Harvie André, tout le monde le savait sauf lui.«Le vice-premier ministre Allan MacEachen le savait; le sous-ministre de l'Énergie Mickey Cohen le savait; le directeur de la Direction du charbon du ministère M.J.Walsh le savait; le co-président du Fonds de substitution du pétrole Phil Read le savait; le directeur des communications M.N.Avery le savait; en somme, seul le ministre ne le savait pas.» En sortant de la Chambre des communes hier M.Lalonde a refusé de répondre aux questions de la presse sur cette affaire quittant le parlement en coup de vent.La semaine dernière il affirmait n'avoir appris l'existence du projet de M.Gillespie qu'au mois de septembre 1981, soit plus de deux ans après que ce dernier eut quitté le cabinet.Les directives du premier ministre Trudeau exigent que les anciens ministres s'abstiennent pendant deux ans de faire des affaires avec leur ancien ministère pour éviter même l'apparence de conflit d'intérêts.Des directives semblables visent les hauts fonctionnaires et les directions des sociétés d'État.Elle interdisent aussi aux ministres en place de transiger avec leurs anciens collègues pour éviter de donner prise aux accusations de favoritisme.Toujours aussi vindicatif, le leader de l'opposition en chambre M.Erik Nielsen a dit s'attendre à ce que le gouvernement « sacrifie » un fonctionnaire ou blâme une autre personne pour sauver la tète de M.Lalonde dans cette controverse.FONCTION PUBLIQUE FÉDÉRALE L'usage du français est en stagnation OTTAWA (PC) \u2014 L'usage du français dans la fonction publique fédérale est entré dans une période de stagnation, après quelques années de progrès.C'est ce que révèle une étude du bureau du Commisssaire aux langues officielles qui ne recommande cependant ni changements majeurs de politique, ni grandes réformes organisation-nelles, qui n'auraient pour effet que de réduire les possibilités qu'ont déjà des fonctionnaires de travailler dans la langue de leur choix.« Après un progrès initial, l'usage du français semble maintenant s'être arrêté à un niveau inférieur à celui des attentes créées par la présence de fonctionnaires francophones », affirme le rapport selon lequel « on demeure fort éloigné de l'usage optimal » du français dans la fonction publique.Le plein exercice du libre choix de la langue de travail par le fonctionnaire « devient impraticable, même dans les régions bilingues lorsque le groupe linguistique minoritaire représente moins de 20 à 30 p.cent de l'effectif ».De plus, le rapport souligne que même quand la présence minoritaire et les modes structurels généraux sont satisfaisants, « l'usage du français par les francophones est entravé par diverses inhibitions personnelles et professionnelles ».De plus, bien que les fonctionnaires oeuvrant hors du Québec travaillent presque autant en français qu'en anglais, « une forte majorité de ces francophones ne manifestent aucune insatisfaction face à cette situation ».Le rapport indique cependant que le principal sujet d'insatisfaction semble être que la langue de la supervision est souvent imposée par le superviseur et non choisie par l'employé.On remarque également que les fonctionnaires ont l'impression que les anglophones ne connaissent pas assez le français pour travailler efficacement dans cette langue, même après les cours de formation linguistique.Les anglophones croient également que le « besoin réel » d'utiliser le français est insuffisant pour justifier leurs efforts en vue de conserver les aptitudes acquises.LA COMPAGNIE FINANCIAL TRUST Ouverture de succursale Gérald N.Pencer, président du Conseil d'administration de la Compagnie Financial Trust, est heureux d'annoncer l'ouverture d'une succursale de la compagnie à Montréal.Incorporée en vertu du «Loan and Trust Corporation Act of Ontario», en 1977, la compagnie possède le permis visant les services de fiducie au Québec, en Ontario en Alberta et en Colombie-Britannique.En plus des opérations de prêts hypothécaires ordinaires, la compagnie offre une vaste gamme de services d'administration des hypothèques, de dépôts à terme, de certificats d'investissements garantis et de R.E.E.R.Au cours des neuf mois se terminant le 30 septembre 1982, la Compagnie Financial Trust a enregistré un profit net de 4 004 054,74$ (non vérifié) sur un revenu total de 16929 692$.L'actif pour cette période s'est élevé à 163 567 097 $.La Compagnie Financial Trust fait partie de la Société d'assurance-dépôts du Canada.288-4866 902 -1140, boulevard de Maisonneuve ouest LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 22 FÉVRIER 1983 A 5 HÔPITAL POUR ENFANTS DE TORONTO A peine les passagers en provenance de New York ont-ils formalité, à destination de la même ville.Un service écono-débarqué de l'appareil que d'autres embarquent sans autre mique et rapide.phot Pierre McCann, la presse PEOPLEXPRESS MÈNE LA GUERRE DES TARIFS AÉRIENS Voyage à New York en avion pour $46, à partir du Vermont la décision américaine de 1978 d'éliminer la réglementation des la rit s des sociétés aériennes, la guerre des prix est devenue féroce dans le transport des passagers, particulièrement chez nos voisins du Sud.Elle a d'ailleurs permis à une nouvelle société aérienne américaine.Peoplexpress, de s'attaquer à un marché déjà envahi en offrant certains tarifs alléchants, voire incroyables.Des aubaines qui, en cette période de crise économique, font bien sûr courir de nombreux Québécois jusqu'à Burlington, au Vermont, à environ 150 km au sud de Montréal.GEORGES LAMON Ainsi.Peoplexpress offre un voyage aller retour, Burlington (Vermont)-New York, pour $38 américains ($16 canadiens) en dehors des heures d'affluence, et $58 américains aux heures d'af fluence.Le trajet (Montréal-New York) par Air Canada revient à $250 canadiens et à $97.15 par autobus.Evidemment, par Peoplexpress i! faut tenir compte du coût du trajet par autobus Greyhound Montréal-Burlington qui s'élève à environ $10.De Burlington \u2014 depuis novembre 1ÎIS2 \u2014, Peopiexpress of fre quatre vols par jour, dont trois vers la Floride (deux le matin, un l'après-midi et un le soir) avec transfert, dans cer- tains cas, vers Boston.Buffalo, Pittsburg.Columbus, Baltimore, Norfolk, Jacksonville, Melbourne, West Palm Beach et Sarasota (Floride).Par exemple, du 11 février au 30 avril, un voyage vers West Palm Beach, en Floride, la fin de semaine et de jour avec transfert à New York-Newark, coûte de $138 à $198 américains, si l'on voyage la semaine ou la nuit.Par Delta, un voyage Montréal-Fort-Lauderdale, avec une réservation 14 jours à l'avance, revient à $275 la semaine et $305 la fin de semaine.Par Air Canada, le tarif normal avec les mêmes réservations, se situe entre $241 et $305.Il peut aller jusqu'à $470.20% de clients québécois « Environ 20 p.cent de notre clientèle provient du Québec \u2014 les Québécois se dirigent surtout vers New York et West Palm Beach \u2014, confiait la semaine dernière un employé de Peoplexpress à La Presse.Mais aujourd'hui ( un jour de semaine), c'est drôlement tranquille, à tel point que nous en sommes extrêmement surpris.» En effet, lor.s de la visite de La Presse, ce jour-là, il n'y avait pas ces longues files d'attente de Québécois en quête d'« aubaines ».Et pas davantage d'Américains! M.Frank P.Chicarelli, gérant régional de Peoplexpress Air- lines, à Burlington, précisait d'ailleurs que la compagnie recevait quelque 1 000 appels téléphoniques par semaine en provenance du Québec, soit pour des renseignements sur les tarifs ou les destinations, soit pour des réservations de siège.Réserver quand même Si M.Chicarelli encourage plutôt les voyageurs à réserver une place à bord d'un vol, cela ne signifie pas pour autant que ce soit indispensable.Un \\oyageur qui s'y prend assez tôt peut facilement obtenir une place dont le prix est acquitté à bord de l'avion, muni d'un billet reçu au guichet de Burlington.Mais ne vous attendez pas à du champagne avec repas à bord, ni à un service de transport de vos bagages.(Vous avez droit à deux valises par personne, tout surplus vous coûtera $3 américains par article).C'est un service de transport à la bonne franquette, quoi! Ceux qui manquent de patience \u2014 car la ligne téléphonique de Montréal-Burlington est toujours engagée \u2014 feraient mieux d'aller faire un petit tour à l'aéroport de Burlington, ce serait plus prudent! Des coûts minimes Comment peut-on arriver à afficher des tarifs aussi bas pour un trajet à destination de New York, par exemple ?« Par une utilisation maximum de l'équipement et du personnel, explique M.Chicarelli.Nos frais d'administration sont minimes.Ainsi le personnel de la société à Burlington est réduit à neuf personnes, moi inclus.» M.Chicarelli insiste également sur le fait que tout le personnel est formé pour être utilisedans toutes les opérations de la société.Il n'y a pas de spécialistes, de sorte qu'un préposé aux billets peut également s'occuper des bagages, de l'arrivée et du départ des passagers dans l'avion, etc.« Un fait important, précise encore M.Chicarelli.tout le personnel est actionnaire de la compagnie: les gens sont donc motivés, et cela permet de maintenir une certaine qualité de service.» Depuis 1981 La compagnie Peoplexpress, qui dessert l'Est des Etats-Unis, a été créée en avril 1981 à la suite de la loi de 78 sur la déréglementation des tarifs aériens aux Etats-Unis.Elle a débuté avec trois Boeing 737 assurant des vols de Newark (New York) à Buffalo, Columbus et Norfolk.À la fin de l'année, elle en comptait 13 pour en dénombrer aujourd'hui 20.On a passé une commande pour deux 727 neufs.On estime que cette petite société aérienne est parmi les plus occupées à l'aéroport de Newark, où elle a son siège social, avec ses 1 200 employés et ses 72 départs et arrivées par jour.UNE INTERVENTION JUGÉE ABUSIVE DE LA PART DES POLICIERS Un jeune «habitué» de la rue St-Denis acqu de la Charte des droits « Lorsqu'un tribunal en vient à la conclusion que des éléments de preuve, contre un pré venu, ont été obtenus en violation ou en négation des droits ou des libertés qui lui sent garantis par la Charte de droits, cette preuve peut être tout simplement écartée, s'il est établi, eu égard aux circonstances, que son milisaiion est susceptible de déconsidérer l'administration de la justice ».LEOPOLD LIZOTTE Invoquée à quelques reprises à travers le pays, au cours des derniers mois, et sans succès ici même dans une récente cause de meurtre, l'article 21 de la nouvelle charte a valu hier à un jeune habitué de la rue Saint-Denis d'être acquitté d'une accusation de possession de haschisch.Le juge Albert Ouellette a en effet décidé qu'il avait été victime d'une fouille illégale lorsque deux policiers lui avaient demandé de retirer de sa bouche le petit sachet de papier métallique qu'il y avait enfoui lorsqu'interpellé dans l'escalier extérieur où il était assis.C'est en juillet dernier que l'incident s'était produit.Les deux policiers de la Communauté urbaine de Montréal, qui l'avaient déjà appréhendé dans des circonstances semblables, remarquant qu'il portait un objet brillant dans ses mains et soupçonnant qu'il s'agissait de drogue, lui avaient demandé de le leur remettre.Il avait aussitôt porté l'objet à sa bouche quand on lui avait demandé de s'en départir, et il avait accepté de le faire.Un autre sachet du même genre était ensuite trouvé à ses pieds.Le tribunal rappelle immédiatement que la charte, parmi les les droits qu'elle garantit, inclut celui d'être protégé contre les fouilles, les perquisitions et le saisies abusives.Et que si la GRC, par exemple, avait un pouvoir (aujourd'hui fort contesté) de persquisition et d'arrestation sans mandat, celui-ci ne pouvait s'exercer en pleine rue sur le plus bénin des soupçons.Il faut par ailleurs, dans les cas généraux, pour justifier une telle intervention policière, que les agents appréhendent une menace présente, actuelle et réelle, qu'il y ait véritable danger contre lequel Je public doit être protégé.Intervention abusive Dans le cas de Christian Gau-dreault, le prévenu, le juge Ouellette se dit d'avis que son comportement, dans un escalier de la rue Saint-Denis, avec un objet brillant dans la main, représente une situation commune et d'une crevante banalité.Ce papier métallique aurait pu tout aussi bien renfermer un morceau de chocolat ou une autre friandise, et l'homme ordinaire aurait raison de s'insurger qu'on l'appréhende à vue parce qu'on s'imaginerait qu'il a plutôt sur lui une substance dangereuse pour le public.Le magistrat ajoute que la fort petite quantité de haschisch saisie a également son importance, el qu'on n'a même pas songé à inculper l'accusé de trafic.S'il avait été trouvé en possession d'un kilo de ce stupéfiant, c'eût été une autre histoire.Et il conclut que.par-delà l'ac cusé, el tout en gardant à l'esprit les faits qui le concernent, ce qu'il faut éviter aux citoyens, usagers de nos rues et endroits publics, c'est d'être sous la constante appréhension de se faire arrêter et fouiller par des agents de la paix, agissant en vertu de soupçons que ne justifient pas les gestes et les comportements normaux qu'on peut avoir.Leur intérêt particulier exige qu'on les laisse jouir de la vie en paix tant qu'ils ne menacent pas réellement ou d'une façon immédiate la sécurité du public.Au moins 7 des 36 décès mystérieux V ¦ \u2022 i « i 11 11 i \u2022 » \u2022 »» imputables à une surdose de diaoxine TORONTO (d'après PC et CP) \u2014 La preuve médicale laisse croire fortement que sept bébés à l'Hôpital pour enfants de Toronto ont été tués par une surdose de digoxine délibérément administrée, et que 21 autres pourraient avoir été victimes du même médicament, a déclaré le procureur général de l'Ontario, M.Roy McMurtry.Le ministre a fait sa déclaration à l'Assemblée législative de l'Ontario en faisant rapport d'une enquête menée par le Centre for Disease Control, d'Atlanta.Cette enquête avait été entreprise en septembre dernier pour déterminer les raisons pour les quelles 36 bébés de l'aile des cardiaques de l'hôpital étaient morts en l'espace de six mois.Habituellement, le nombre de décès dans cette section est de six à sept par année.M.McMurtry a dit que si l'on ne portait pas d'accusations criminelles, il recommanderait au cabinet une enquête royale sur les décès.En huit mois On attend au début du mois prochain le rapport d'une enquête policière sur les morts survenues entre juillet 1980 et mars 1981.M.McMurtry n'a pas voulu faire de conjectures sur des accusations possibles, ni sur la date de la formation d'une commission d'enquête.Le rapport du centre d'Atlanta, de nature scientifique, pose des problèmes à la police parce qu« 'il ne parle pas de meurtres », mais transmet l'opinion de spécialistes que les morts sont « de nature suspecte», a dit plus tard M.McMurtry à la presse.i i i \u2022 i \u2022 i t « \u2022 i Il a refusé de déposer ce rapi port, disant que la publication de ses conclusions pourrait Rompra* mettre l'enquête policière ou nuire aux personnes dont il parle directement ou indirectement.i Il contient «des analyses, commentaires et observations'sur M conduite de certains membre s
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