La presse, 30 avril 1983, La presse plus
[" ?Montréal, 30 avril 1983 volume 1, numéro 12 que furent fascisme et nazisme dans Québec des années 30 pages 2, 3 et 4 Journal hebdomadaire paraissant le jeudi, daté du samedi Vol.IV .NT 32 Ce journal militait ouvertement contre les Juifs, dénonçant leur présence au parlement provincial mm '¦\u2022sVs .¦. > 5 co O > < 70 00 CO Albert Juneau VIENNE En Europe, on ne fait pas joujou avec ces symboles-là Une pluie fine mais glaciale tombe sur l'Autriche.Il fait un froid sournois qui pénètre jusqu'aux os.Je guide une jolie Québécoise à l'ancien camp de concentration de Mauthausen, à deux pas de Linz, entre Vienne et Salzbourg.Le chemin d'accès est discret et les affiches routières à peine visibles.Il n'y a pas de file d'attente pour nous assurer que nous sommes dans la bonne direction.Un immense mur de pierre laisse soupçonner qu'il s'agit bien du camp de Mauthausen.Pendant les deux heures que durera la visite, notre jeune Québécoise avalera souvent sa salive.En fait, elle n'a rien appris qu'elle ne connaissait vraiment déjà.Mais elle a, d'un coup, compris toute une époque.Tout un phénomène, le nazisme, quelle croyait peut-être avoir déjà saisi.«C'était donc vrai», sexclame-t-elle comme si elle venait de sortir d'un roman ou d'un conte, pour entrer dans une monstrueuse réalité.Fours crématoires, chambres à gaz, escalier de la mort.Tout est encore là, avec des centaines de photos et suite de la page 3 chef de l'Allemagne.Il note dans son journal personnel: «Il m'a donné l'impression d'un homme très sincère, d'un authentique patriote.» Il revient sur le sujet, le 27 mars de l'année suivante: «Je crois que le monde va connaître un très grand homme \u2014 un mysti-po que, en Hitler.bien que je ne S puisse accepter certains aspects ~ du nazisme \u2014 la regimentation \u2014 5 la cruauté \u2014 l'oppression des > Juifs.mais Hitler lui-même, le ^ paysan \u2014 comptera un jour au n même titre que Jeanne d'Arc, g comme libérateur de son peuple et w s'il est le moindrement prudent il ^ peut devenir le libérateur de l'Eu- rope.» -T Des journaux anglophones de -ai Toronto et de Montréal se plaisent Ê: à confondre fascisme et nationalisez me canadien-français.Il est vrai 9 que les propos de certains natio-\u201e nalistes ont de quoi inquiéter quelle ques journalistes soupçonneux.^ Lionel Groulx, sous le pseudonyme de Jacques Brassier, n'a-t-il pas écrit dans le numéro de jan-vier 1934 de V Action nationale.de nombreuses statistiques.Le camp de Mauthausen fut un des plus cruels.Sur les 206000 personnes qui y furent détenues, 110000 y ont péri, la plupart exécutées.Entre le bunker et l'immense carrière où travaillaient les prisonniers, des monuments de douze pays différents ont été érigés par le gouvernement autrichien en mémoire des victimes.Un tableau a été installé où les familles éprouvées viennent à l'occasion épingler une photo d'un frère, d'un cousin, d'un enfant.À la sortie, une plaquette décrit les débuts du camp.Après l'invasion de l'Autriche en 1938, Hitler et Himmler décidèrent d'ouvrir un immense camp de concentration le long du Danube à Mauthausen.car il devenait trop compliqué de transporter des milliers d'Autrichiens antifascistes dans les camps déjà établis en Allemagne.Plus tard, les prisonniers de guerre et les parasites du peuple (juifs, communistes.) non autrichiens formeront la majorité de détenus.Il fait toujours froid.La jolie Québécoise frissonne, la gorge serrée.Nous sortons du camp en silence que bienheureux sont les peuples qui ont trouvé de tels dictateurs! En 1936-1937, Maurice Duples-sis, qui est le premier ministre de la province de Québec, est accusé de sympathie fasciste.Ne connaît-il pas bien Arcand?Le clergé catholique n'appuie-t-il pas Franco et ne trouve-t-il pas que Mussolini protège l'Église catholique?L'évê-que anglican de Montréal, John Farthing, demande à ses ouailles d'êtres vigilantes.Selon lui, «les légions d'Adrien Arcand n'auraient qu'à s'armer pour devenir aussi redoutables que les troupes de choc de Hitler».Le Boston Globe ne vient-il pas de démontrer à ses lecteurs que les rues de Montréal sont infestées de fascistes canadiens-français en chemise bleue et à swastika rouge qui se saluent «à bras tendus»?Dénonciations En février 1938, la Montreal Gazette publie des photos montrant des hommes portant uniforme et en rang comme des soldats.On parle de 80000 fascistes au Qué- et nous rentrons.Le soir, à la télévision, nous voyons un des nombreux films qui sont projetés actuellement sur le fascisme et le nazisme.Nous avons l'impression de poursuivre la visite du camp.Il s'agit d'une histoire de Juifs persécutés, un récit authentique raconté par une survivante.Ce film ne tombe pas par hasard.Au cours des derniers mois, les télévisions allemande et autrichienne ont diffusé pas moins de 40 films ou reportages sur les horreurs du régime hitlérien.Il faut dire qu'on céièbre cette année le cinquantième anniversaire de la prise du pouvoir par les nazis.Mais tout de même.Les Allemands et les Autrichiens sont plongés systématiquement dans leur passé.Le film «Holocauste», paru en 1979, a constitué un événement important.On l'a présenté à nouveau à la fin de l'an dernier et il fut suivi d'un long débat télévisé.Le drame nazi poursuit toujours les Allemands.Mais ce retour angoissant vers le passé suscite une autre réaction: la lassitude.Une partie des Allemands et des Autrichiens com- bec et de 11 000 en Ontario.Le ministre fédéral de la Justice Ernest Lapointe promet de faire enquête sur la gravité de la situation.La menace (?) fait un tour de presse tant à New York, Washington que Londres.Le député de Ber-thier à l'Assemblée législative de Québec, Cléophas Bastien, jette de l'huile sur le feu, le 7 février, alors qu'il déclare: «À Montréal, c'est par centaines à toutes les semaines que l'on enrôle des jeunes gens et même des adolescents dans ce mouvement (fasciste) qui sera bientôt une entrave à la liberté dans notre province.Le gouvernement ne doit pas oublier que la mentalité des jeunes est très facile à déformer et c'est dans leurs rangs que le virus du fascisme fait ses plus grands ravages.» Les partis fascistes sentent alors le besoin de lâcher du lest.Le 2 juillet 1938, à Kingston, on procède à une restructuration: on crée le Parti de l'Unité nationale.Adrien Arcand en devient le chef et l'Ontarien Josenh C.Farr.l'or- mence à en avoir assez.On exagère, il y en a trop, dit-on.Comme cet Allemand dans la trentaine par exemple qui n'a rien d'un nazi et qui ne se cache pas pour dire qu'il est sur le point de jeter son téléviseur par la fenêtre.Un digne professeur d'université, plus modéré, considère aussi qu'on dépasse la mesure.Il ne regarde plus ces émissions.Les Germains seraient-ils en train de tourner doucement cette affreuse page de leur histoire?Pour la plupart des jeunes en tout cas, le fascisme et le nazisme apparaissent de plus en plus comme des phénomènes étrangers.M.Kammerstaetter, un historien et témoin engagé de cette période (il avait alors 22 ans), m'explique que les jeunes qu'il a l'occasion de guider à Mauthausen ou ailleurs ont peine à croire ce qu'on leur raconte.Il y a pourtant d'autres faits moins rassurants, comme l'hostilité manifeste à l'égard des Turcs et des Yougoslaves.Selon l'Institut des sciences appliquées de Go-desberg, plus de deux Allemands sur trois souhaitent que les étran- \u2022 ganisateur général.On laisse tomber la croix gammée pour adopter comme insigne un flambeau de couleur orange.Deux jours plus tard, au Massey Hall de Toronto, 2 000 fascistes assistent à une grande convention.La situation se corse en Allemagne et certaines prises de position de Hitler inquiètent ceux qui suivent le développement politique de l'Europe.Arcand, que l'on surnomme le «fùhrer canadien» se voit interdire les ondes de Radio-Canada et les journaux francophones cessent de donner de la publicité à ses activités.Une déclaration du maire Hou-de, le 7 février 1939, lors du souper annuel du Young Men's Christian Association (YMCA), va créer tout un remou! Il déclare que «les Canadiens français, dans la province de Québec, sont fascistes par le sang sinon de fait et que si l'Angleterre entre en guerre contre l'Italie, leurs sympathies seront du gers retournent dans leur pays d'origine.Il resterait donc un racisme latent, plus ou moins fort, mais réel, dont les Allemands et les Autrichiens eux-mêmes se méfient.Je retrouve la jeune Québécoise.Je lui montre un article du magazine «Der Spiegel », le plus grand hebdo d'Europe, sur la grève des enseignants au Québec.On y voit une photo d'un groupe d'enseignants et une pancarte qui assimile l'emblème du P.Q.à la croix gammée nazi.La jolie Québécoise est choquée de voir cette image que Ion donne du Québec.«Le jzisme, c'était tout de même autre chose», dit-elle.Je lui explique que les enseignants ne donnent pas la même signification à la croix gammée qu'ici.Les contextes sont fondamentalement différents.Même durant les moments les plus difficiles qu'a connu la RFA, quand la bande à Bader a été violemment pourchassée, jamais a-ton osé hisser la croix gammée pour caractériser l'action de l'Etat.Ici, par la force de l'histoire, on n'aime plus jouer avec les croix gammées.?côté des Italiens.» Les réactions sont telles que Camillien Houde sent le besoin de faire une mise au point: «Les Canadiens français et tous les Canadiens en général craignent le communisme et c est le devoir de ceux qui dirigent une grande ville comme Montréal de les protéger également contre les assauts plus subtils et, par conséquent, plus dangereux, du fascisme qui se présente lui-même comme un mouvement d'ordre et d'unité nationale, alors qu'il est en réalité un fomenteur de désordre, de désunion et de lutte des classes et de races.» La guerre et l'emprisonnement de plusieurs chefs fascistes feront disparaître toute manifestation fasciste, d'autant plus que les partis fascistes seront déclarés hors la loi le 6 juin 1940.Ce qui n'empêchera pas les francophones du Québec d'éprouver de très fortes sympathies pour le maréchal Pé-tain et les pétainistes.L'affaire Bernonville est là pour en témoigner! ' n \"- r si mm.¦¦ no 183 nouvellesçstt AVEC SA LOI FASCISTE 111 LE PQ EST ASSURE OE PASSER A L'HISTOIRE .- - mm Moins d'un p.cent des criminels nazis auront affronté la justice ¦ m Jacques Hirschfeld epuis le 5 février 1983, le «bourreau» Klaus Barbie est donc incarcéré dans une cellule de prison de Lyon, où, si mille protections, interventions, combines révoltantes, scandaleuses n'avaient pas eu lieu, il aurait dû se trouver dès mai-juin 1945.Et on peut se demander aujourd'hui avec un recul de près de 40 ans par quelle aberration des abjects tueurs, tortionnaires, tels Men-gele, Mûller, Barbie, voire Eich-mann jusqu'à sa capture, etc., ont pu échapper si longemps \u2014 définitivement pour plusieurs \u2014 à la Justice.Pourtant, d'autres grands chefs du Troisième Reich, Goring, Kei-tel, Frank, Kaltenbrunner ont été arrêtés, quasiment sans difficultés, ou choisissaient le suicide, tels Gbbbels, Himmler, Ley et Hitler lui-même, pour ne pas être pris, jugés, condamnés et exécutés.Quatre millions de policiers Il n'est pas inutile de rappeler à ce propos que vers la fin de la guerre, l'Allemagne nazie comptait 45 000 agents et employés de la Gestapo, 65 000 «policiers de la Sécurité», 2,8 millions de policiers ordinaires et 950 000 membres de SS (dont certains affectés dans des unités combattantes) plus environ cent mille «informateurs» du S.D.(«Sicherheitsdienst» \u2014 Service de renseignements).Au total donc, un immense réseau policiers de 4 millions d'hommes \u2014 un policier pour 15 à 20 habitants, densité sans précédent qu'aucun pays au monde, pas plus l'URSS que les dictatures latino-américaines ou autres, n'a jamais atteinte, ni avant, ni depuis.Certes, au fur et à mesure que la Wehrmacht battait en retraite tant à l'Est qu'à l'Ouest et dans le Sud, les SS et les autres étaient appelés à boucher les trous, remplacés à l'arrière par des vieux «territoriaux», ou des tout jeunes, presque des enfants.Il n'empêche que sous les ordres d'une demi-douzaine de «grands chefs», d'Hitler et de Goring, à Kaltenbrunner (adjoint d'Himmler, pendu à Nuremberg), ces quatre millions d'hommes, Gestapo, SS, divers réseaux, disposaient de cadres supérieurs, évalués à plusiers dizaines de milliers.Ils dirigeaient des sections, ou services spécialisés de la Gestapo en Allemagne et dans les pays oc- PARIS cupés (comme Barbie), commandaient les camps de concentration, surveillaient les administrations civiles, les postes de frontières, les transports, les camps de prisonniers.Sans compter qu'ils s'espionnaient aussi mutuellement.Il est devenu une menace, dès 1943 et une certitude, dès début 1944, pour tous ceux qui étaient tant soit peu au courant des événements militaires et dipiurnati-ques, que si le Troisième Reich perdait la guerre, une couche assez large des hauts placés de la répression seraient tenus personnellement responsables de ce qui s'était passé en Allemagne et surtout dans les territoires occupés depuis 1939, ou même depuis 1933.L'après-nazisme Rien détonnant si, peu de semaines après le débarquement en Normandie de juin 1944, Martin Bormann, «représentant personnel du Fùhrer», s'est mis à s'occuper des graves problèmes que poserait l'après-nazisme.Une première réunion fut ainsi organisée le 2 juillet 1944 près du Lac de Wandlitz, au nord de Berlin.Si Bormann, deuxième personnage de l'État, a organisé cette rencontre non pas dans son bureau ou dans un ministère mais chez un particulier, c'est à cause du caractère ultra confidentiel de tout ce qui allait y être dit \u2014 et décidé.Par suite de la tournure que pouvait prendre la guerre en URSS comme en Fance ou en Italie, il ne fallait pas exclure l'éventualité d'une «modification des structures étatiques du Reich », à savoir que certains organes de sécurité, Gestapo, SS, soient mis en veilleuse, ou même provisoirement dissous, certains dirigeants laissant leurs places à d'autres en prévision d'un renversement des alliances et d'un accord de suspension des hostilités avec les Anglo-Saxons.Afin que le Troisième Reich montre un visage plus présentable, il était donc envisagé que ses points vulnérables, les camps, la Gestapo, les extrémistes des SS s'effacent momentanément, quitte à refaire surface, il va sans dire, tôt ou tard.L'opération «Couverture, Accueil, Sauvetage» commencée ce 2 juillet 1944, plus de dix mois avant l'écroulement final, a été entourée d'un tel mystère et de tant de précautions que même son budget préliminaire n'était pas financé \u2014 pour éviter fuites et indiscrétions \u2014 par l'Administration, mais par les industriels et banquiers présents, pratique fréquente dans l'histoire du nazisme.Une seconde réunion Comme la situation militaire n'a cessé d'empirer, Bormann a convoqué une deuxième réunion début août 19h4 à Strasbourg.Les plans se précisent: 30 à 50000 personnes pouvaient «se sentir en danger», en cas «d'événements graves».Les grandes lignes des préparatifs de leur protection étaient les suivantes: 1) Une relativement faible minorité de personnes, n'ayant aucune chance de pouvoir vivre au grand jour en Allemagne sous leur vrai nom, avant très longtemps, devraient trouver un asile durable à l'étranger: en Espagne, en Amérique du Sud.Des tâches diverses leur seraient assignées, selon leurs compétences, dans certaines organisations.Des documents d'identité (faux papiers) seraient mis à leur disposition: dans certains cas extrêmes, des opérations de chirurgie esthétique pouvaient être pratiquées.2) Les moins menacés auraient le choix \u2014 selon l'environnement, la localité où ils habitaient, les fonctions qu'ils exerçaient, leurs rapports avec leurs voisins, collègues, et concitoyens en général \u2014 de rester sur place, de déménager dans une autre ville, une autre région, ou da s'installer dans le Tyrol du Sud, ou ailleurs, toujours à titre provisoire.Toute aide matérielle, morale, professionnelle et sociale leur serait donnée.3) Une fois l'armistice conclu avec les Anglo-Saxons, des possibilités de coopératon pourraient être offertes à beaucoup de spécialistes, en prévision du futur combat commmun contre le bol-chevisme.4) Des missions partiraient immédiatement à l'étranger pour étudier les problèmes posés et préparer des installations, en recensant les possibilités d'accueil et les personnes susceptibles d'y concourir.Ainsi débuta, en juillet-août 1944, l'opération «Couverture, Accueil, Sauvetage», qui devait aboutir par la suite à la création de divers réseaux («L'Araignée», «Odessa», etc.), filières d'évasions et faciliter les transferts de capitaux à l'étranger.Sur les quatre millions de policiers et agents de sécurité du Troisième Reich, les vainqueurs de 1945 ont estimé le nombre des vé- ritables criminels de guerre à cent vingt mille \u2014 à peine trois p.cent \u2014 dont vingt mille seulement \u2014 un demi d'un p.cent \u2014 ont été finalement jugés et condamnés à des peines plus ou moins lourdes \u2014 à commencer par les onze pendus de Nuremberg: Goring, Kei-tel, Jodl, von Ribbentrop, Rosenberg, Frank, Frick, Sauckel, Kaltenbrunner, Streicher et Seys-ln-quart.Combien sont partis pour l'étranger, via le Tyrol du Sud, l'Amérique latine et le Moyen-Orient?Combien sont restés en Allemagne, «fondus dans la masse», jamais inquiétés ou s'en tirant à bon compte lors de procès souvent factices?Enfin, combien ont suivi les consignes si judicieusement prévues dans les réunions au bord du Lac de Wandlitz et de Strasbourg, de juillet-août 1944 et ont trouvé des «terrains de coopération» avec (es vainqueurs anglo-saxons, plus rarement aussi, avec des Français?On sait aujourd'hui que de 700 à 800 anciens SS.de la Gestapo, du SD, pratiquement tous des criminels de guerre, ont été engagés en bonne et due forme et employés officiellement ou officieusement par des services secrets américains (CIA) et britanniques (Intelligence Service) \u2014 en pleine connaissance de leur passé et de leur identité.Klaus Barbie en était un, mais aussi d'autres hauts responsables des camps de concentration, des tortionnaires ayant travaillé en Pologne, en Russie, en France, en Italie ou Yougoslavie.Quant aux simples «informateurs» qui moyennant certains services ont obtenu des sauf-conduits ou visas de sortie, américains ou anglais, leur nombre a été sans doute encore plus élevé.Le «Bureau Gehlen» 250 à 300 demandes d'arrestations et de livraison, avec dossiers, précisions et souvent photos ont été introduites auprès des autorités d'occupation plus les simples avis de recherches, d'enquêtes \u2014 entre autres pour Barbie, Mengele, Eichmann, Mûller \u2014 sans avoir jamais obtenu satisfaction, sauf peut-être 4 ou 5 fois en quinze ans pour des personnages de troisième ordre.Après la naissance de la République fédérale, la CIA y crée un Service de renseignements allemand indépendant, le fameux «Bureau Gehlen», sous la direction d'un ancien général de la Wehrmacht, lui-même nazi convaincu de toujours.Comment s'étonner si ce «Bureau» engage, au départ, 80, puis peu à peu jusqu'à 450 agents ou informateurs, tous des ex-membres du SR, des SS ou de la Gestapo?Avec la bénédiction, l'argent et l'encouragement à la fois des Américains, du chancelier Adenauer et de son bras droit ancien nazi, Hans Globke.q éditeur Jean Sisto \u2022 éditeur adjoint Réal Pelletier secrétaire de rédaction Manon Chevalier collaborateurs au Québec Françoise Côté Gil Courtemanche Antoine Désilets Jean-François Doré Jean-Guy Duguay Claire Dutrisac Jacques Duval Guy Fournier Pierre Godin Serge Grenier Jean Hébert Dr Gifford Jones Dr Louise Laliberté Gérard Lambert Yves Leclerc Marie Lessard Mario Masson Pol Martin André Robert Gisèle Tremblay René Viau Toronto Patricia Dumas Calgary Diane hhi VanCOUVer Daniel Raunet New York Robert-Guy Scully Miami Ron Laytner MexiCO Pierre Saint-Germain Paris Jean-François Lisée Louis-Bernard Robitaille Rome Jean Lapierre Vienne Albert Juneau Tokyo Huguette Laprise Taiwan Jules Nadeau PLUS publie également des reportages exclusifs obtenus de l'Agence France-Presse et l'agence Inter Presse Service.publicité générale: Probec5 Ltée Tél.: Montréal 285-7306 Toronto (416) 967-1814 de détail: La Presse, Ltée Tél.: (514) 285-6874 Le magazine PLUS est publié par Hebdobec Inc., CP.550 Succursale Place d'Armes Montréal H2Y 3H3, monté et imprimé par LA PRESSE, Ltée.Tous droits de reproduction, d'adaptation ou de traduction réservés.président du conseil d'administration Roger D.Landry directeur général Jean Sisto responsable des cahiers spéciaux Manon Chevalier secrétariat Manon Beaulieu Tél.: (514) 285-7319 c/> O z -i > > co o > < TO 00 L'AVENTURE SOCIALISTE EN EUROPE Il n'y a plus de gouvernement majoritaire en Autriche.Au pouvoir depuis 13 ans, les socialistes ont perdu dimanche dernier, lors des élections législatives, les quelques sièges qui leur assuraient la majorité.Les populistes (chrétiens-démocrates) ont réussi, pour la première fois en 17 ans, à accroître leur représentation au Conseil national (parlement).Les socialistes restent toutefois le principal parti avec 90 sièges (95 en 1979).contre 81 (77) pour les populistes.Le petit Parti libère1, qui a récolté 12 sièges (11), considère avoir bien tiré son épingle du jeu.puisqu'il détient maintenant la balance du pouvoir.Quant aux Verts et aux Alternatifs, qui tentaient d'entrer au parlement, ils ont subi un échec inattendu.La fin de Kreisky Cette élection représente une défaite non seulement pour le Parti socialiste mais aussi pour le chancelier sortant, M.Bruno Kreisky.qui avait mis en jeu tout le poids de son prestige dans l'espoir de maintenir la position de son parti.Âgé de 72 ans et d'une santé fragile, M.Kreisky termine sa brillante carrière politique par une défaite.Après avoir pris connaissance des résultats, M.Kreisky a annoncé qu'il donnera sa démission comme chancelier.Il avait claire- Kreisky battu en Autriche ment fait savoir durant la campagne que si les socialistes perdaient la majorité, il se retirerait.«Je n'ai plus le goût, à mon âge, des gouvernements de coalition», avait-il déclaré.C'était un secret de polichinelle que M.Kreisky menait sa dernière campagne électorale.En fait, il serait déjà à la retraite si un successeur de son calibre avait pu assurer la majorité aux socialistes.M.Kreisky a accepté, non sans courage, de porter à nouveau le flambeau.Le risque était grand et il le savait.Tous les sondages prévoyaient un recul des socialistes et un gouvernement minoritaire.Toute la campagne des socialistes fut centre sur la personne même du chancelier: «l'Autriche a besoin de Kreisky», pouvait-on lire sur les affiches du Parti socialiste.Par son magnétisme et son envergure, i'ancien chancelier a Albert Juneau largement contribué aux victoires socialistes des années 70.Son prestige débordait les frontières nationales et s'étendait sur la scène internationale où il joua un rôle actif, notamment dans le conflit israélo-arabe.Mais en raison de son état de santé, le moment était venu pour lui de se retirer.Il était entendu qu'en cas de victoire des socialistes, M.Kreisky ne terminerait pas son mandat.Mais toute cette opération a échoué.Au royaume de la concertation Si cette élection marque la fin du règne de M.Bruno Kreisky, elle ne sonne pas toutefois le glas du gouvernement socialiste.En tant que première force politique du pays, le Parti socialiste sera à nouveau chargé de former le prochain gouvernement.Mais cette fois, il devra gouverner avec l'appui des libé- VIENNE raux ou des populistes.Les grandes manoeuvres ont déjà commencé.Les socialistes sont vraisemblablement condamnés à partager le pouvoir au cours des prochaine années.L'Autriche reviendra donc à l'heure des coalitions.Ce ne sera pas une situation nouvelle, puisque depuis 1945.les gouvernements de coalition ont dirigé le pays durant 21 ans.Une alliance avec les libéraux paraît plus plausible qu'une entente avec les populistes.Quoi qu'il en soit, cette élection ne modifiera pas fondamentalement les rapports entre les forces économiques et politiques.Nous sommes, faut-il le rappeler, au royaume de la concertation.La veille des élections, les hauts dirigeants syndicaux et patronaux avaient pns soin de signaler que les résultats électoraux ne pouvaient en aucune manière affecter !a coopération entre le capital et le travail (la sozialpart-nerschaft).Quand on sait que les syndicats sont mariés aux socialistes et que les milieux d'affaires vivent en concubinage avec les populistes, on comprend que les luttes électorales en Autriche n'aient pas la même portée qu'ailleurs.Le système est ainsi fait que chacun des deux grands partis se partage le gâteau aux différents niveaux de gouvernement (municipal, provincial et national).Au palier fédéral, plusieurs grandes décisions sont prises conjointement par les socialistes et les populistes dans le cadre d'organismes paritaires.Il n'est pas surprenant par exemple que les entreprises publiques, qui fournissent plus de la moitié de la valeur ajoutée totale du pays, aient été exclues du débat électoral.Les deux grands partis s étaient entendus au préalable pour éviter toute discussion sur ce sujet.Il n'est pas tout à fait exact, dans un tel contexte, de parler de lutte ou de combat électoral.Dans la belle Autriche propre et ordonnée, les élections se déroulent tout en douceur et en musique.L'Autriche est probablement une des rares démocraties occidentales où la soirée des élections à la télévision comprend de longs intermèdes musicaux où dominent, bien sûr, les éternelles valses, la musique d'opérette et le folklore.?Portugal: un retour pour Soares oo o CO 3 < CO < 4U z o cO ain de foule dans le vieux Lisbonne, le leader socialiste Mario Soares serre des mains, embrasse des enfants.Un ouvier l'interpelle: «Qu'allez-vous faire pour aider les petits salariés?» «Dans la mesure du possible, répond Soares sans se démonter, il faudra faire quelque chose pour améliorer votre situation, mais le pays est ruiné.» «Alors, reprend l'ouvrier, on n'a pas grand-chose à espérer?» «Pas grand-chose, confirme Soares, parce que ceux qui vous disent qu'on peut augmenter les salaires sont des menteurs.» «Ah bon!», dit l'ouvrier qui, un peu déçu, s'éloigne.Mario Soares s'est présenté à l'électorat le sourire aux lèvres mais les mains vides, et c'est pres-qu'à contrecoeur qu'il reprend la direction des affaires du pays, après une éclipse de cinq ans.C'est aussi à contrecoeur que les Portugais se sont rendus aux urnes lundi dernier, pour la dixième fois depuis la chute de la dictature de droite, il y a neuf ans.Un peu plus de 37 p.cent des Portugais ont donné leurs voix à Soares, mais l'arrivée des socialistes au pouvoir ne soulève aucun enthousiasme.Les équipes de la télévison portugaise plantées en haut de l'avenue de la Liberté à Lisbonne ont attendu en vain lundi soir une version locale des explosions de joie provoquées par l'élection de partis de gauche dans les rues de Paris, d'Athènes et de Madrid au cours des deux dernières années.«L'austérité est inévitable, a annoncé Mario Soares.Parce que la situation est très grave, je ne fais aucune promesse, en tout cas aucune concession à la démagogie.» Il est vrai que le bilan chiffré de l'économie portugaise est accablant.La dette extérieure du pays a doublé en deux ans.elle atteint 13 milliards de dollars soit 14 p.cent du produit intérieur brut.L'inflation frise les 25 p.cent et le chômage avoisine les 15 p.cent.La première tâche de Mario Soares sera la négociation d'un « contrat social » avec les syndicats et le patronat.« Nous devons élaborer un large consensus et fixer un plan financier pour les prochains dix-huit mois, dit-il.Au préalable, il nous faut parvenir à un accord avec les partenaires sociaux.» Malheureusement pour Soares, le temps n'est pas au compromis chez les syndicats comme au patronat.Les chefs d'entreprises, très liés au Centre démocratique et social, parti de droite grand perdant des élections de lundi, ne veulent pas faire de cadeaux.Ils réclament «l'ouverture de tous les secteurs économiques à l'initiative privée», c'est-à-dire un retour sur les nationalisations opérées au lendemain de la révolution de 1974.Les socialistes sont prêts à faire des compromis dans le secteur des banques et des assurances, mais sans plus.Côté syndical, le Parti socialiste est en position de faiblesse alors que les communistes contrôlent la puissante «intersyndicale».Pour Soares, il n'est pas question que le Parti communiste portugais, le plus pro-soviétique d'Occident, participe à un gouvernement d'union de la gauche.Le PC a raffermi sa position lors des élections de lundi (il est passé de 16 à 18 p.cent) et a déjà laissé entendre qu'il s'opposerait à une politique d'austérité qui se ferait aux dépens des travailleurs.L'homme de Reagan «Mario Soares est socialiste, mais il n'est pas pratiquant», disent de lui amis et adversaires.Du moins, il ne l'est plus.Car son itinéraire politique est classique, il tend toujours un peu plus vers le centre.Il a fait ses classes politiques, lorsqu'il était étudiant, à la tête d'une organisation contrôlée par le Parti communiste.Combattant anti-fasciste, il a goûté une douzaine de fois aux charmes des prisons portugaises et a dû vivre cinq ans en exil en France.Au lendemain de la révolution des «oeillets» d'avril 74, il revient diriger le Parti socialiste naissant.«Il faut en finir avec le capitalisme», affirme-t-il à l'époque.En 1977, son discours s'est spectaculairement assagi et on l'entend dire qu'il faut «laisser le socialisme dans les tiroirs».Son passage au pouvoir, de juillet 1976 à juillet 1978, ne laisse pas que de bons souvenirs.« Mes deux gouvernements n'ont pas été aussi mauvais qu'on le disait», se borne-t-il à déclarer.\u2022 Aujourd'hui on dit de lui qu'il est, plus que jamais, Y homme dès Américains.Ronald Reagan lui avait réservé un accueil remarqué à la Maison-Blanche au début de la campagne électorale.L'administration américaine se serait engagée à offrir une aide économique et financière à un éventuel gouvernement Soares.On sait que le leader socialiste voit d'un bon oeil la reconduction et même l'extension des facilités militaires accordées aux troupes américaines en territoire portugais.Le «desencando» La tâche qui s'offre à Soares semble d'autant plus difficile que personne n'est vraiment convaincu de ses chances de réussite.Depuis que, le 25 avril 1974, 200 jeunes officiers mettaient fin à 46 ans de dictature, les Portugais ont vu défiler au pouvoir la presque totalité des combinaisons politiques possibles.Jusqu'à l'été 75, c'était le Parti communiste et les forces de gauche au sein du «mouvement des forces armées» qui entraînait le Portugal dans une expérience de gauche riche en débats, réformes, et progrès, mais aussi en complots tant intérieurs qu'étrangers.Après le passage des socialistes au pouvoir, une coalition de centre-droit s'est finalement constituée pour gérer le pays au cours des trois dernières années, avec un succès que les électeurs portugais n'ont pas jugé bon de confirmer par leurs votes lundi dernier.Jean-François Usée L'extrême-gauche, les socialistes seuls, le centre-droit, ont tour à tour déçu les Portugais.Mario Soares propose maintenant une coalition de centre-gauche (avec le Parti social-démocrate), que plusieurs voient comme la «dernière chance » de la « politique des partis».On a assisté au cours des derniers mois à un regroupement de personnalités politiques et militaires de tous les horizons politiques qui appellent à la formation d'un grand parti «présidentialiste» qui pourrait rassembler tous les électeurs victimes du «desencando», du déchantement.Si Mario Soares devait échouer dans sa tentative de donner un nouveau départ à l'économie de son pays, le président portugais, le général Eanes, pourrait être tenté de se présenter comme sauveur de la situation, à la manière du général de Gaulle en France.Les prochaines élections présidentielles auront lieu en 1985, Soares a deux ans pour réussir.? f DEMAIN L'AN 2000 \\ Un des principaux critères dont on se sert traditionnellement pour évaluer la puissance d'un ordinateur est la quantité de mémoire qu'il possède.On exprime cette quantité en K, ou kilo-octets («kilobytes » en anglais) et on dit donc qu'un ordinateur possède 4K, ou 16K, ou 32K de mémoire.Un K, c'est en réalité 1024 octets.Un octet est une unité de mémoire qui correspond en gros à une lettre de l'alphabet ou à un code d'instruction d'ordinateur.A première vue, il semble logique de croire que plus un ordinateur a de K plus il est puissant, et donc plus il est avantageux à prix égal.En pratique, ce n'est pas si simple.Au moins trois facteurs peuvent intervenir pour modifier le tableau.Tout d'abord, on peut généralement ajouter de la mémoire à un ordinateur.Par exemple, le VIC-20 de Commodore se vend avec seulement 5K de mémoire, mais on peut y ajouter jusqu'à 32K.Le modèle 400 d'Atari a 8 ou 16K au départ, mais peut atteindre 48K, tout comme le TI-99/4A de Texas Instruments.Enfin, l'ordinateur couleurs de Radio Shack naît avec un modeste 4K, mais il est celui des «ordinateurs domestiques» qui peut atteindre les plus hauts Yves Leclerc sommets: 64K (en trichant un peu; officiellement, sa limite est de 32K, mais n'importe quel hobbyiste un peu expérimenté peut le modifier pour doubler sa capacité).Plusieurs mémoires Deuxièmement, il existe plusieurs sortes de mémoire et plusieurs manières d'utiliser la mémoire à l'intérieur d'un ordinateur.La principale distinction se fait entre mémoire «vive» et mémoire «morte», ou RAM et ROM.La mémoire vive est une mémoire «dans les deux sens», où on peut entreposer des valeurs aussi bien que les lire.Par contre, elle s'efface habituellement dès qu'on éteint la machine, si bien qu'elle ne peut pas conserver un contenu en permanence.La mémoire morte, par contre, ne peut pas enregistrer de nouvelles valeurs, mais seulement restituer celles qu'elle possède déjà.En échange, elle conserve son contenu même lorsque l'ordinateur est débranché.Pratiquement tous les ordinateurs ont ces deux types de mémoire.La mémoire morte sert à entreposer en permanence les programmes de base dont se sert l'ordinateur, et qui doivent être présents dès qu'on allume la machine: le «moniteur», qui per- met de communiquer avec le clavier, à l'écran et le lecteur de cassettes, le langage principal (la plupart du temps le BASIC) qui sert à programmer l'ordinateur et à converser avec lui, et certaines utilités.D'une machine à l'autre, la mémoire morte occupe dune dizaine à une quarantaine de K.et en général laisse donc plus ou moins d'espace pour la mémoire vive.Celle-ci a pour fonction d'inscrire les programmes temporaires écrits par l'utilisateur ou chargés à partir d'une cassette, puis de noter les valeurs des données utilisées pendant l'exécution de ces programmes.Donc, en principe, plus un ordinateur a de mémoire vive, plus il peut accepter des programmes longs, complexes et puissants.Un rôle important de la mémoire vive est de conserver le souvenir ce ce qui est inscrit sur l'écran.Sur la plupart des ordinateurs domestiques, cette «mémoire d'écran» est une section de la mémoire vive principale qui occupe un espace fixe ou variable entre 1K et 16K.Ceci a l'avantage qu'on peut intervenir directement sur le contenu de l'écran, simplement en modifiant les valeurs dans cette section de la mémoire; par contre, cela réduit d'autant la mémoire disponible pour les programmes eux-mêmes.Ainsi, sur un Apple II, la mémoire réservée au graphisme «à haute résolution» est de 8K.Sur un Atari elle varie d'un K à plus de 10K selon celui des onze ou douze «modes d'affichage» que l'on choisit.Cartouche et cassette Le troisième facteur qui influe sur la valeur de la mémoire dispo-nibe est celui des ajouts ou prolongements possibles à la mémoire.Tous les micro-ordinateurs domestiques ont une capacité totale de mémoire de 64K qui est un maximum absolu.Cependant, plusieurs modèles peuvent «tricher» en plaçant plusieurs types de mémoire alternativement dans le même espace, donnant ainsi à l'utilisateur l'impression que l'ordinateur a plus de 64K.Par exemple, toute les machines dont nous parlons ici ont cette possibilité au moyen de «cartouches» enfichables de jeux ou de programmes qui sont, en réalité, des éléments de mémoire morte (tout comme les cartouches d'In-tellivision ou d'Atari-vidéo).Si une cartouche est présente, une partie de la mémoire disparaît pour lui laisser la place.Mais dans certains cas, le programme lui-même peut faire alterner la cartouche et la mémoire vive pendant son exécution même, dépassant ainsi la limite des 64K.Le cassettophone ordinaire ou spécial qu'on branche le plus souvent sur les ordinateurs domestiques est aussi un prologement de mémoire.Mais il est si lent à utiliser qu'on ne peut pas lui faire jouer ce rôle de «mémoire virtuelle».Il est cependant essentiel: lui seul permet de conserver en permanence les programmes et les données qui s'effaceront de la mémoire vive dès que vous aurez éteint l'ordinateur.Pour conclure donc, avant d'acheter votre ordinateur il est important de savoir non seulement combien de K de mémoire possède chque machine, mais encore quel total elle peut accepter, combien cela coûte pour en ajouter et comment le mémoire est répartie entre mémoire morte, mémoire vive et mémoire de l'écran.Informez-vous aussi du type de lecteur de cassettes nécessaire.Sur certains ordinateurs on peut brancher un cassetttophone ordinaire (vous en avez probablement un qui traîne dans la maison dont vous pourriez vous servir), tandis que d'autres exigent un appareil spécial qui ne peut servir qu'avec l'ordinateur.C'est le cas en particulier des modèles Atari et Commodore.?2e SALON DES SCIENCES ET DC LA TECHNOLOGIE du 13 au 22 mai PLACE BONAVENTURE La science en spectacle! \u2022 Communications \u2022 Sciences humaines \u2022 Technologie \u2022 Transports e Loisir scientifique \u2022 Energie et ressources \u2022 Environnement \u2022 Santé l'événement majeur de famé* mondiale des communications 11 SPÉCIAL PRÉ-VENTE DE BILLETS AVANT LE 12 MA11983 Profitez de la réduction dès maintenant Prix rég.: guichets\tPrix pré-vente Adultes 4r50$\t3,00$ Étudiants et\t Âge d'Or ]£©Q$f\t2,00$ (carte)\t Enfants 3^S§$C\t1,00$ de 6 à 12 ans\t I I 4 \u2022 k Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans Une production de la Société scientifique TECH NIC A Renseignements: 951, boul.St-Joseph est, Montréal (514)849-4196 (du lundi au vendredi) .Les cartes Visa et Master Charge \u2022ont acceptées I I i - i O ë -o S Albert Tremblay LA VOILE PLEIN Al R La façon la plus chère et inconfortable d'aller très lentement nulle part MAIS CEPENDANT.LA MODE nouvelle est à la voile.Il faut faire de la voile.Tout le monde fait de la voile.Chacun connaît Quelqu'un qui fait de la voile.Et comme toujours en pareil cas, le «système» s'empare du phénomène, en l'accentuant pour le mieux domestiquer, pour en mieux tirer profit.Pas de pluie.Pas d'orages.Ni tonnerre et éclairs.Plus de panique.Pas d'efforts.Plus de vaisselle à laver.Pas de linge à nettoyer.Plus de repas à préparer et plus de planchers à laver.Plus de temps froid.Plus rien à faire: le farniente ! On dit souvent de la voile que c'est la façon la plus inconfortable d'aller très lentement nulle part et à grands frais.Il y a une grande part de vérité.Ceux qui ont épousé la voile longtemps avant que la chose soit à la mode savent très bien, que leur réalité quotidienne est souvent bien loin de cette image d'éternelle béatitude que transmet systématiquement l'industrie de la publicité.Comme toutes les activités sportives, les sports de la voile ont avantages et inconvénients, qualités et défauts.Faudrait plutôt dire: grandes qualités et grands défauts.Faire fi de cette élémentaire constatation conduit directement à de grandes misères.En janvier dernier, plus de 90,000 Québécois majoritairement francophones, ont visité le co Salon nautique de Montréal.Un £ bon salon: c'est beau, c'est propre ^ et pour être bien sûr qu'il en sera ainsi pendant plusieurs années en- < core, il est interdit aux exposants o de vendre sur place.Pas de came-12 lote donc.Que du beau.Que du 2 cher.Que de rutilantes coques ^ neuves et équipements à faire rè- < ver.qui se sont envolés comme j.petits pains.Les «réservations» < ont totalisé plus de quatre millions de dollars, dit-on.Du point de vue 2 commercial, le Salon 83 fut un O succès paraît-il sans précédent.o Gros et chers Zj Les bateaux les plus gros, les °\" plus luxueux et les plus chers se sont enlevés les premiers.30 Plusieurs de ces beaux bateaux neufs deviendront rapidement causes de désillusions, de craintes sourdes et de perpétuelles querelles et se retrouveront, le printemps prochain, en tête de liste au marché de l'usagé, excellentes occasions pour des clients mieux préparés.Il faut le dire, épouser la voile, c'est poser un geste qui est lourd de conséquences.Financièrement, ce peut être une catastrophe et, même si peu de statistiques existent à ce sujet, la voile constitue une excellente cause de divorce et de séparation.Les «vieux-de-la-vieille», à chaque printemps, prennent plaisir à supputer les chances des couples nouvellement acquis à la voile de «passer au travers» de leur première saison.Il est extrêmement curieux de voir des gens, par ailleurs très équilibrés, très sérieux, très «hommes d'affaires» à qui il ne viendrait jamais à l'idée d'acheter un produit sans l'avoir vu, sans l'avoir essayé ou comparé avec d'autres, sans avoir étudié à fond ses qualités et ses défauts, sans s'être d'abord assurés d'être en mesure de le faire fonctionner, subitement perdre tout sens critique et, virtuellement, faire la queue pour dépenser des dizaines de milliers de dollars pour acheter sans voir, sans savoir.Pour acheter un bateau, un voilier sans le voir dans son élément, à l'eau, sans voir son gréement, sans savoir si on sera en mesure de le faire fonctionner correctement, si on y touvera plaisir et si son conjoint y trouvera sa part de satisfaction.Combien de beaux rêves sont morts au premier coup de vent.Au premier week-end de temps de chien.Combien de longues croisières ont pris fin avec les premiers symptômes du mal de mer.Combien de vacances ont pris fin brusquement parce que les enfants en ont eu marre d'avoir à vivre dans «grand comme une boîte téléphonique».Combien de rêves romantiques sont morts de l'im-possiblité de trouver sur un petit bateau un minimum d'intimité.La publicité pourtant.Combien surtout de grandes aventures sont mortes parce qu'elles n'ont été vécues que par un membre de la famille, femme et enfants se trouvant astreints aux tâches secondaires.et quelles tâches! Sur un bateau, l'occupation la plus simple devient corvée.La petitesse des aménagements et le perpétuel mouvement compliquent tout et rendent les tâches les moins nobles franchement détestables.Si madame et madame seule doit faire la cuisine et la vaisselle, entretenir, laver et polir, il n'est pas long avant qu'elle s'ennuie de son pavillon da banlieue, de sa belle et grande cuisine, de sa machine à laver la vaisselle, de toilettes qu'il n'est pas nécessaire de pomper, de son intérieur douillet, de ses plafonds à huit pieds, de sa pelouse, du robinet qu'on peut laisser couler à volonté, d'eau chaude et d'un bon bain en fin de journée.Pour accepter la voile, ses qualités et ses défauts, il faut aimer l'eau, le grand air, l'évasion, le changement, des amis différents qui ont des idées fixes et qui parlent toujours de la même chose.Il faut aimer le dépaysement, être un peu masochiste et adorer les petites misères d'une vie quotidienne passée à se «piler sur les pieds».Il ne faut pas attacher une importance énorme à l'intimité et accepter de vivre en communauté.Il faut aimer le vent, la précision du geste.Il faut oublier tout un tas de choses et en apprendre de nouvelles.Il faut apprendre un nouveau langage et vaincre ses peurs.Il faut être météorologue, électricien et plombier.Il faut savoir naviguer et prendre plaisir à faire fonctionner un bateau, mieux et plus vite.Il faut oublier ses misères pour ne garder souvenir que des bons moments.Il faut surtout apprendre à faire partager ces moments, les meilleurs comme les pires.Il faut réinventer la participation et savoir impliquer les autres.Il faut vivre collectivement, intensément.Alors là, la voile devient chose extraordinaire, sport merveilleux.D À suivre la semaine prochaine Le meilleur économiseur d'essence ne serait-il pas le moteur diesel?CONDUIRE Ala suite de la crise de l'énergie qui a frappé l'Amérique au milieu des années 70, les «économisées» d'essence se sont multipliés au même rythme que les hausses du prix du pétrole.Aucun toutefois n'a réussi à tenir ses promesses et quoi qu'en disent certains loustics qui croient fermement qu'il s'agit là d'une machination sordide des compagnies pétrolières (de connivence avec les constructeurs d'automobiles), il n'existe vraiment pas d'appareil ou de système miracle capable de réduire la consommation des moteurs sans effet néfaste sur leur durabilité.Les ingénieurs en mécanique qui travaillent sans relâche pour obtenir le meilleur rendement énergétique possible en savent quelque chose et j'ai personnellement effectué suffisamment d'expériences avec des prétendus écomoniseurs pour savoir que le mélange air-essence est soumis à certaines normes quasi immuables.Cela étant dit, comment peut-on réduire la part du budget que l'on consacre annuellement aux frais d'essence d'une automobile.Au Québec spécialement, la question se pose avec d'autant plus d'à-propos que nous sommes ceux qui payons le plus cher pour le carburant en Amérique du Nord.En suivant les conseils des spécialistes de la conservation de l'énergie, on peut évidemment modifier ses habitudes de conduite, suivre de près l'entretien de son véhicule ou réduire ses déplacements mais la vraie réponse pourrait bien être le diesel, ce fameux moteur plus souvent associé dans le passé aux véhicules utilitaires mais dont l'utilisation est de plus en plus fréquente chez les constructeurs automobiles.Avant même que l'on commence à s'interroger sur la consommation réelle de telle ou telle voiture plutôt que de sa vitesse maximale, Mercedes-Benz et Peugeot proposaient déjà le moteur diesel dans certains de leurs modèles.La crise de l'énergie leur a valu ces dernières années de nombreux imitateurs pour la simple raison que ce type de moteur se distingue principalement par sa grande sobriété.Volkswagen, General Jacques Duval Motors et de nombreux autres constructeurs ont opté pour le diesel comme source d'économie dans quelques-unes de leurs voitures.La fièvre du diesel a rapidement gagné les États-Unis jusqu'à ce que le prix de l'essence se stabilise et recommence à descendre chez nos voisins.Après avoir atteint plus de 10 p.cent du marché, les ventes de voitures à moteur diesel sont maintenant fortement à la baisse mais la situation est différente au Canada et principalement au Québec.Le diesel représente toujours ici une façon d'économiser très intéressante que l'on aurait tort de négliger.En premier lieu et même si sa puissance est systématiquement inférieure à celle d'un moteur à essence de cylindrée équivalente, sa consommation est d'environ 30 p.cent plus faible.cul et se rendre compte que le diesel constitue une option très attrayante.Il faut préciser cependant que chez tous les manufacturiers (à l'exception de Mercedes Benz), l'option du moteur diesel entraîne un déboursé additionnel qui peut aller de 560$ (Volkswagen) à 1 760$ (Peugeot).On doit donc tenir compte de cette surprime pour calculer le kilométrage auquel ie moteur diesel aura atteint son seuil de rentabilité.Celui-ci peut se situer ausi bas que 25 900 kilomètres dans le cas de l'Audi 4000 S tout comme il peut atteindre 94 592 km pour une voiture comme la Pontiac 6000 de General Motors.L'économie sur une utilisation de 100 000 kilomètres suit évidemment la même courbe avec 1 645 $ pour l'Audi et Le moteur diesel V6 de 4,3 litres que General Motors offre en option pour 1 277 $ dans sa gamme de modèles A (Celebrity, Ciera, Century et 6000).De plus, une vérification récente du prix du litre de gas-oil (carburant diesel) a fait ressortir une autre possibilité d'économie de 20 p.cent par rapport au prix du litre d'essence sans plomb.Dans plusieurs stations de service visitées dernièrement, le gas-oil coûtait environ 42 cents contre 55 cents approximativement pour le litre de sans plomb.À d'autres endroits, on offrait tout simplement un rabais de 10 p.cent sur le prix affiché.Point n'est besoin d'être un fin mathématicien pour faire le cal- 73 $ seulement pour la Pontiac.Le tableau ci-contre vous donnera d'ailleurs une idée précise des chiffres pour la plupart des voitures offrant le choix entre un moteur à essence ou diesel.On y trouvera le prix de chaque modèle avec son moteur d'origine à essence, le coût de la surprime pour ie diesel, le nombre de litres aux 100 km pour chaque type de moteur (les chiffres de Transports Canada ont été retenus ici pour une plus grande uniformité), le kir lométrage du seuil de rentabilité ainsi que l'économie réalisée après 100 000 kilomètres.Ces deux dernières données ont été obtenues en tenant compte de l'économie en consommation et sur le prix du carburant après avoir soustrait le montant de l'investissement initial pour le moteur diesel.La seule exception à la règle se retrouve chez Mercedes-Benz qui est le seul constructeur à vendre ses voitures à moteur diesel moins chère que le modèle équivalent à essence.C'est ainsi que l'achat d'une 300 SD Turbo Diesel au lieu d'une 380 SEL identique (à l'exclusion de l'empattement) peut se solder par une économie de 15 905$ après 100 000 kilomètres puisque son prix au départ est inférieur de 12 395 $.Dommage que les autres constructeurs ne pratiquent pas la même politique de prix que la marque allemande.Malgré son avantage sur le plan économie, il est certain que bon nombre d'automobilistes demeurent réticents face au diesel compte tenu des inconvénients qu'il comporte.À ce sujet toute- Ford prend le tempo! lors que General Motors et Chrysler proposent déjà depuis quelques années des compactes à traction avant, Ford, jusqu'à maintenant, tirait de l'arrière dans ce secteur du marché avec des modèles (Fairmont et Zephyr) d'une conception plus classique qui l'empêchait d'être vraiment compétitif.Dans quelques jours (début mai), le numéro deux de l'industrie américaine aura finalement rattrapé son retard avec l'arrivée chez les divers concessionnaires Ford et Mercury de deux nouveaux modèles 1983%, la Tempo et la Topaz.Avec les récentes LTD et Marquis de la catégorie intermédiaire, les Thunderbird et Cougar et le Bronco II, ces voitures font partie du programme de res- tructuration entrepris par Ford dans l'espoir de relancer les ventes.Offertes en sedan 2 et 4 portes, les Tempo et Topaz sont identiques sur le plan mécanique et ne se distinguent que par quelques détails de présentation.Elles sont dérivées des populaires Escort et Lynx et bénéficient à ce titre d'une suspension arrière à roues indépendantes.Par contre, elles héritent d'un moteur inédit qui est un nouveau 4 cyl.de 2,3 litres avec chambre de combustion à haute turbulence et un taux de compression de 9 à 1 qui a permis d'en tirer 85 ch.à 4700 tr/mn.Ce moteur est offert avec une boite manuelle à 4 ou 5 rapports ou une transmission automatique.Les Ford Tempo et Mercury Topaz possèdent en outre une direction à crémaillère et sont dotées de pneus à carcasse radiale en équipement de série.On pourra enfin opter pour une suspension «sport» avec des pneus Michelin TRX montés sur des jantes en alliage léger.Poursuivant le travail entrepris avec la récente Thunderbird, ces nouvelles compactes à traction avant sont carrossées dans un style favorisant avant tout l'aérodynamique et l3s versions deux portes ont un coefficient de traînée de 0,36.Avec des voitures dans l'vent, Ford espère être en mesure de se mettre au même.tempo de la concurrence.Nous publierons bientôt l'essai de ces nouveaux modèles.?fois, il faut savoir que ce moteur s'est beaucoup raffiné depuis quelques années.On peut par exemple pallier au manque de puissance par l'utilisation d'un turbocompresseur qui autorise des performances très adéquates.Des versions turbo diesel sont offertes en série chez Mercedes-Benz tandis que Peugeot, Volkswagen, Audi et Volvo (dans la 760 GLE) proposent en supplément des moteurs suralimentés.Quant au niveau sonore plus élevé du diesel, il varie considérablement d'une marque à une autre mais il ne s'agit certes pas d'un obstacle majeur.Il reste la mise en route du moteur par temps froid (qui est plus délicate) et le nombre plus restreint de postes de ravitaillement.Dans le premier cas, de notables améliorations ont été apportées au cours des dernières années, bien qu'il soit toujours recommandé d'utiliser un chauffe-bloc moteur.En ce qui a trait à la disponibilité du gas-oil, elle est beaucoup plus répandue qu'elle ne l'était il y a quelques années.De toute façon, l'économie, qu'importe sa forme, exige toujours de petits sacrifices.À vous de déterminer quelles sont vos priorités mais il reste que le diesel est sans aucun doute le meilleur économiseur d'essence actuellement disponible.?DIESEL ET BUDGET VOITURE PRIX SURPRIME DIESEL LITRES AUX 100 KM ESSENCE LITRES AUX 100 KM DIESEL SEUIL DE RENTABILITÉ ÉCONOMIE SUR 100000 KM AUDI 4000 S AUDI 5000 S TURBO CHEVROLET CHEVETTE * DATSUN MAXIMA MERCEDES-BENZ 380 SELx PEUGEOT 505 PONTIAC 6000 + VOLKSWAGEN RABBIT LS (2 portes, 5 vitesses) VOLKSWAGEN JETTA (4 portes, 5 vitesses) VOLVO GL 19440$ 26780 6285 15500 57350 17190 9872 8190 10995 15870 575$ (turbo) 780 (turbo) 1061 900 x 1760 1277 560 560 775 9 9,7 6,8 10,2 12,5 9,2 8,1 7,2 8,9 6,5 7,5 5 7,4 8 7,6 7,4 4,9 4,9 6,8 25900 km 35779 64695 35856 x 94117 94592 31111 29319 37990 1645$ 1400 579 1610 15905 110 73 1240 1350 1265 * Modèle équivalent: Pontiac T100 ou Acadian.x Exception à la règle: l'équivalent de la Mercedes-Benz 380 SEL, la 300 SD Turbo Diesel, coûte 44955$, soit 12395$ de moins que la version essence.+ Modèles équivalents: Chevrolet Celebrity, Buick Century, Oldsmobile Ciera.?f \u2022 t t O z ¦H rrv > r\u2014 > m 5 O 70 SD 00 X+3 «Aussi dangeureux que la thalidomide» SE SOIGNER Les Français se croyaient naguère imprenables avec leur ligne Maginot.L'invasion allemande de la Deuxième Guerre Mondiale mit fin à leurs illusions.Un mythe analogue existait en médecine jusqu'à ces dernières années.On croyait en effet que le placenta constituait un abri sûr pour le foetus, un filtre naturel contre les corps étrangers.Il fallut la tragédie de la thalidomide des années soixante pour réaliser l'immensité de l'erreur.On sait à présent que le café, boisson, calmants, antibiotiques et autres drogues violent au même titre le sac placentaire, et peuvent, avec l'abus, entraver le développement normal du foetus.Il importe de souligner que ce ne sont pas tous des agents tératogè-nes, c'est-à-dire qui provoquent des malformations congénitales, mais selon l'avis de maints chercheurs, quelques-uns parmi les médicaments les plus courants ont des répercussions dans la vie ultérieure de la vie de l'enfant.Avant même de songer à devenir enceinte, il conviendrait donc > 5 2S u 2 7 5 i n 3 -i Claire Dutrisac La loi déclare que tout citoyen a droit au choix de son médecin et vice versa, sauf les cas d'urgence.Mais lorsqu'on entre dans un CHSP (centre hospitalier de soins prolongés) ou dans un C.A.(centre d'accueil), on perd ce droit, sinon théoriquement, du moins en fait.Et l'on se trouve là le plus souvent pour le reste de sa vie! Un exemple On perd ce droit parce que dans tous les hôpitaux, dans les CLSC et dans beaucoup de C.A., il existe, obligatoirement pour les hôpitaux et les CLSC, un Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens.Ce conseil a pour mission de surveiller la qualité de l'acte médical principalement.Ses membres sont nommés par le Conseil .d'administration de chaque établissement.Pour un hôpital, la loi exige trois membres et dans les CLSC, cinq, pour la mise sur pied d'un tel conseil.Les C.A., eux, peuvent en créer un ou s'affilier au conseil d'un CLSC ou d'un hôpital.Cela signifie que si votre médecin est attaché à l'hôpital X, vous irez là.Ou encore, si vous choisis-* sez d'abord l'hôpital* X, ir vous fau- que chaque femme évalue son degré de dépendance vis-à-vis les drogues et les médicaments.Malheureusement, c'est à l'état d'embryon, pendant les trois premiers mois de la grossesse, que l'être à naître est le plus vulnérable aux substances tératogènes.Or, à ce moment, plusieurs femmes ignorent même qu'elles sont enceintes.Quel prix infâme à payer pour ce penchant pour les pilules! Des enfants plus petits que la normale En ce qui concerne l'habitude du café, les médecins hésitent à la réprouver totalement, bien que la caféine soit présentement sous investigation.D'une étude conduite en 1977, il ressort que les femmes enceintes consommant plus de sept tasses de café par jour donnent naissance à des enfants plus petits que la normale.En outre, l'incidence des fausse-couches et des enfants mort-nés est nettement plus élevée chez les adeptes du café; le mari porte une charge égale des responsabilités à ce VIEILLIR chapitre.Bien qu'à ce jour rien n'indique que la caféine n'induise des malformations congénitales, la prudence exige d'en boire avec modération.Par ailleurs, afin d'éviter que le nourrisson ne vienne au monde avec tous les symptômes d'un alcoolique, il est préférable de refuser le deuxième verre de martini, de scotch ou de vin.À cet égard, l'alcoolisme n'est pas l'unique et le pire des maux.De nouvelles découvertes démontrent que l'alcool, même pris en petites quantités pendant la grossesse, peut engendrer des troubles de comportement, des difficultés d'apprentissage et un retard mental chez le futur enfant.À partir de quelle quantité d'alcool expose-t-on le foetus au danger?Nul ne saurait le dire avec exactitude, mais indubitablement, deux ou trois verres par jour sont déjà de trop.dra vous confier à l'un de ses mé-' decins.Pour ce qui est d'un hôpital général ou universitaire, l'affaire n'est pas grave car le malade peut quitter les lieux, s'il le veut et le peut, en cours de séjour, un séjour de toute façon généralement court.Mais dans un CHSP ou un C.A., la perte de son médecin de famille, quand on en a un, représente une atteinte au principe du choix du médecin.C'est une contrainte nécessaire car si n'importe quel médecin pouvait exercer sa profession là où il le désire, on perdrait vite le contrôle administratif et professionnel.Nos charmants petits villages québécois, nichés dans les Lau-rentides, respirent le calme et la sérérité.On imagine mal qu'il puisse s'y passer des événements peu orthodoxes où l'envie et les rivalités de tout genre poussent comme l'herbe des champs.Ainsi, à Saint-Michel-des-Saints, il existe un CLSC (centre local de services communautaires) qui est ce qu'on pourrait appeler une «succursale» du CLSC Brandon.Un jeune médecin, le Dr Bernard Chartrand, y travaille depuis le Dr Gifford Jones Le bon sens commande d'écraser Que réclamerait un foetus auquel on accorderait un voeu, pensez-vous?Le souhait d'une mère non fumeuse! Une mère qui le rendrait à terme et en mesure de l'allaiter sainement à sa naissance.Les «causes d'origine inconnue» des enfants mort-nés cachent souvent une mort lente par asphyxie due au monoxide de carbonne de la cigarette.Manque d'oxygène dans le sang de la mère, asphyxie et mort.Plusieurs chercheurs ont En vieillissant, on perd des droits mois de juillet 1981.À l'automne de 1982, il bénéficia de l'aide d'une jeune femme médecin, à demi-temps.Soulignons ici que ces médecins n'usent pas de la «castonguette» mais reçoivent un salaire.CLSC vs Clinique privée Il y a environ deux ans, un jeune couple, tous deux médecins, vint ouvrir dans le village une clinique privée.«La première année, déclare le Dr Chartrand, ces deux médecins ont collaboré avec moi; nous nous partagions les tours de garde pour répondre aux urgences.Depuis l'été dernier, on a mis fin à cette entraide.» C'est la guerre classique qui commençait et qu'ont connue, lors de leur création, les CLSC.Le 7 mars dernier, le Centre d'accueil Brassard avise le Dr Chartrand qu'un conseil des médecins a été créé au C.A.Aucune invitation n'est faite au Dr Chartrand, qui y soigne une malade depuis le mois de janvier, d'en faire partie.On lui précise plutôt que «les bénéficiaires désirant être traités par un professionnel de la santé n'étant pas membre dudit conseil des médecins, dentistes et pharmaciens, devront l'être en dehors de ces dits locaux et services».Et le 8 mars, le Dr Chartrand se fait interdire l'accès du C.A.Lui se considérait comme «nommé» et acceptait de remplir les formules requises pour son admission.La malade du Dr Chartrand a dû signer une renonciation à ses soins.Le Syndicat du centre, dans une circulaire qu'il a distribuée dans le village, «dénonce» les démarches faites auprès d'un patient du centre d'accueil, pour l'encourager à changer de médecin, afin de suivre la règle établie par ce conseil (des médecins).» Querelles de médecins?Rivalité entre «l'élite locale» et le reste de la population?Possible.La dernière lettre du directeur du C.A., en date du 10 mars, ne refusait pas la candidature du Dr Chartrand mais réclamait la preuve obligatoire de la possession d'une police d'assurance-responsabilité médicale.» (C'est légal).Le ton manque d'aménité.Une fois toutes les formules remplies, le Conseil d'administration prendra une décision.Il reste à ce jeune médecin d'en appeler à la Commission des Affaires sociales ou au Conseil régional de la santé et des services sociaux Laurentides-Lanaudière (qui connaît déjà la situation).Le CRSSSLL devrait aviser le ministère des Affaires sociales de ce conflit en présentant, me semble-t-il, le point de vue des bénéficiaires.En vieillissant.En vieillissant, on perd ses cheveux, ses dents et ses droits.Je mis en évidence la différence entre un placenta normal et celui d'une fumeuse.Le délivre de la fumeuse est hypertrophié, tout à la recherche d'oxygène qu'il était.Pareille altération le rend plus mince et plus sujet à se détacher prématurément de l'utérus.Au cours des échanges nutritifs qui s'effectuent entre les deux circulations respectives de la mère et de l'enfant, la nicotine ne rencontre aucune difficulté à franchir la barrière placentaire.Le bébé éprouve les mêmes sensations que sa mère: accélération du pouls, hausse de la pression sanguine, et perturbation des tissus musculaire et nerveux.Toute femme sensée ne devrait jamais fumer enceinte.«S'abstenir» serait !e mot juste pendant une grossesse.S'abstenir des analgésiques dont on pourrait à la rigueur se passer; s'abstenir des calmants et des antibiotiques quand cela est possible.Parce que somme toute, nous connaissons tellement mal leurs effets secondaires sur lembryon humain.?concède que des structures doivent être mises en place pour éviter le désordre et éviter des erreurs médicales ou des abus.Mais il mapparaît que ces structures pourraient être assouplies à l'occasion.Si l'on veut rendre les soins plus humains, il faut se rappeler que toute règle a ses exceptions et établir des règlements qui permettent la souplesse nécessaire sans pour autant introduire une confusion dont les bénéficiaires feraient les frais.Ma vieille amie, morte récemment, avait pris son médecin en grippe.Lui aussi, bien entendu.Le directeur des soins professionnels m'a lui-même avoué que les autres médecins de l'établissement refusaient de traiter cette malade.Incroyable mais vrai! Ce refus était-il dû à la solidarité professionnelle?Ou encore, avait-on fait à mon amie une réputation telle que les autres médecins redoutaient de la prendre en main?Ces raisons me paraissent contraires à l'éthique médicale.Lui fut également refusé le droit de faire venir un médecin de l'extérieur.Sortir de la routine exige toujours un effort d'imagination.Certaines institutions y parviennent.Pourquoi pas les autres?C'est toute la population du territoire en cause qui devrait s'y intéresser.Brel chante: «Mourir, ah! mourir, cela n'est rien;7nais vieillir, oh! vieillir^.» \u2022 \u2022 i r i \u2022 , i »[[} PHOTOGRAPHER Antoine Desilets «Pourquoi Il se trouve peut-être parmi mes lecteurs des photographes amateurs qui apprécieraient que mes articles fassent une plus grande part aux questions d'ordre technique.Désir bien légitime que je partagerais sans doute si je me trouvais comme eux «de l'autre côté de la barrière».Or je n'y suis pas et malgré toute la sympathie que j'éprouve pour les amateurs de photo, je me dois de respecter les lecteurs de PLUS, qui nont certainement pas tous la même passion que moi pour le côté quincaillerie et recettes de la photographie.Pour avoir un peu plus de «jus», les mordus peuvent lire les articles de magazines spécialisés.Quant à la photo d'aujourd'hui, elle a été faite à la résidence,du mime Claude Saint-Denis, pendant un reportage au cours duquel je lui avais demandé de se maquiller, ce qu'il ne fait habituellement jamais à la maison.J'en étais peut-être à ma soixantième photo quand sa petite fille fit irruption dans la pièce où nous étions installée et sauta dans les bras de son père.qu'elle voyait semble-t-il pour la première fois d'aussi près avec son maquillage de scène.De saisissement, elle éclata en sanglots.Émotions pour tout le monde, moi y compris, ce qui ne m'empêche pourtant pas de manier mes appareils et de réaliser ainsi la soixante-deuxième photo du reportage, qui fut l'une des dernières (et des meilleures!) de la journée.Et que les âmes trop sensibles se rassurent: nous nous sommes aussitôt empressés de consoler la fillette, qui a fini la session assise sur le genoux du «méchant photographe», à rire avec lui des folles mimiques que lui faisait son père.Mais j'allais oublier de vous dire que cette photo a été prise au Nikon SP à travers un objectif 135mm ouvert à f/8, à 1/60 de seconde, sur film Kodak TRI-X 400 ASA et à l'aide d'un flash en extension dont la lumière était en partie dirigée vers le plafond.^ O m o ! > < r\u2014 i 00 Wa its : homme Tom Waits folk rock jazz en quelques disques Small Change (1976) ASYLUM 7 ES 1078 Foreign Affairs (1977) ASYLUM 7 ES 1117 Blue Valentine (1978) ASYLUM 6 E 162 Heart Attack and Vine (1980) ASYLUM X6E 295A POUR ÉCOUTER chapeau Ça fait trois semaines qu'il pleut et j'ai les bleues des comptoirs qui s'abat sur l'hémisphère gauche, celui du raisonnement logique de mon cerveau, découragement.quand soudain, une pluie d'étoiles blanches et noires s'abat sur l'hémisphère droit (sensibilité, émotion) et vient se mettre sous le neuronne.la brûlure et la caresse.Tom Waits, l'homme au chapeau, la silhouette cassée, les longues mains comme des serres qui effacent phrase après phrase le mystère qu'il n'y a jamais eu.Tom Waits charrie toutes les misères de la nuit américaine.Un soiffard affalé sur son piano, mégot au bec et bouteille vide à la main.Il joue dans le blafard et en rajoute.«J'ai été conçu une nuit d'avril 1942 au Crossroad's Motel, dans la charmante ville de La Verne, Californie, au milieu de cadavres de bouteil- les de bourbon, des fumées de Lucky Strike et de la moitié d'un sandwich au thon.Les rideaux de la pièce, qui ressemblaient à des pantalons en train de sécher, laissaient filtrer la lumière diffuse d'un parking abandonné.C'est là que le soldat de première classe J.Frank Waits et Madame m'ont donné ma première chance.» C'est dans la série «perdus corps et biens» que Tom Waits démarre son autobiographie.Et pourtant.Combien de fois en écoutant ses disques me suis-je laissé traîner par son blues, avec sa voix lourde de fumée, marinée dans le whisky.Et tant pis si ça râpe, si ça racle, si ça cahote, si ça secoue, de plus en plus en loin, de plus en plus bas dans la descente.Et moi de chavirer chaque fois dans des draps de volupté.Attention, du calme! Tom Waits a bien la gueule de l'emploi.Ou plu- ÉCHEC ET < Jean Hébert o CO 5 LU < CO ¦Ê Z O co Tenu en fin de semaine dernière au Spécialiste des Echecs, ce tournoi a attiré 53 joueurs.Section A (22 j.): K.Spraggett et J.Hébert V/t-Vz (ils ont annulé en 4e ronde), R.Finta 4-1.Section B : Pierre Lambert 4Va.Fait remarquable, M.Lambert est un non-voyant.A ma connaissance, c'est la première fois au Québec (et peut-être au Canada) qu'un non-voyant remporte un tournoi.Toujours au Spécialiste des Echecs, un tournoi par équipes avait lieu les cinq jeudis précédant le tournoi Printanier.La formule expérimentale utilisée pour cette compétition mérite d'être mentionnée puisqu'elle a semblé plaire à tous.Il y avait six équipes de sept joueurs formées de façon semblable (2j.de plus de 2000, 2j.de 1800 à 1999, etc.) Toutes les équipes se rencontraient une fois.Le tout s'est avéré fort intéressant car les parties étaient équilibrées de même que la compétition par équipes.En première place ex-aequo on retrouve «Les Echécan-thropes» dirigés par Daniel Rousseau, et les «Bad Bishops» de Benoit Alain, avec 20 pts, suivis des «Fous du Roy» de Guy Roy et de «L'étau Maroczy» de Denis Pi-neault avec 16 pts.Viennent ensuite «Les Cavaliers de l'Apocalypse» (S.Dupuis) 13 pts et les «Début Maudit Anglais» (V.Balt-gailis) 12 pts.Hébert-Spraggett 3e tournoi de l'Est défense est-indienne 1\u2014d4 Cf6 2\u2014 Cf3 g6 tôt l'emploi exact de sa gueule à coucher dehors.Un personnage.Et s'il met du blues dans son jazz c'est pour mieux chanter les bars, l'alcool quasi rouge, la bière crémeuse, et les brunes qui ont du coffre et la culotte mince.Extérieurs-nuit: la vilie.La rue à Los Angeles, New York, Chicago, New Orleans.Néons aveugles et trottoir coupe gorge.Épaves qui déambulent de comptoir en comptoir.Les chars qui roulent sans but entre deux stations-service.Intérieurs: bars barbouillés, clubs sales, snacks sordides, motels piteux, loges livides.Environnement nocturne peuplé de boxeurs étourdis, de stars alcooliques, de malfaiteurs à la petite semaine, de putes au talon cassé.Un type qui saigne dans ses chaussures et qui va crever en silence dans un fauteuil de ciné.Des personnages qu'il examine, à Gérard Lambert peine déformés derrière son verre plein, qu'il croque, qu'il écorche tous nus, dans ses couplets.Acide, caustique, sa poésie des pianos bars.Poignant, cruel, son blues des snacks.Et pourtant jamais froid, jamais sec, à bien l'écouter.C'est surtout le fond qui est triste et nostalgique.L'écorce, la forme véhiculent souvent une bonne dose d'humour, toujours délicatement subtil et imagé.Les paumés du petit matin qui hante ses rêves, il ne les méprise pas.Il les respecte.Il les aime.Sa sympathie pour les vagabonds de la nuit est hors temps, hors modes, elle est enfouie au fond de lui.Pas évident?Qu'est-ce qui pousserait sinon dans ses sorties tristes, dans ses ballades sulfureuses au creux de la nuit, ce chroniqueur des lumières artificielles?Sa soif irréductible héritée de son ascendance mi-irlandaise, mi-écossaise, entre deux verres d'irish-coffee et de scotch whisky?Ou bien ses obsessions nées de sa carrière nocturne de chauffeur de taxi, de vendeur de crème glacée, de laveur de vaisselle, de pompier, de pompiste et de veilleur de nuit?Pas convaincant?Un éclair de chaleur complice s'échappe de son piano, toutes phalanges repliées en sens contraire.Il y a de la tendresse sous ses angles teigneux.Sa voix est là, cette voix plus nègre que nature, à se demander d'où il la sort.Une voix de 5 heures du matin, encrassée de fumée, écrasée, écor-chée par les lames de fond de la vie.Alors quoi?Ça vous donne des disques nerveux, cardiaques et cinglants, durs et tendres, jazz, rock et blues qui avancent dans la nuit mains dans les poches.«J'aime les chaussures pointues, les chewing-gums collés sous les tables des restaurants chics, les li-thos accrochées dans les chambres d'hôtel, les filles qui portent des soutiens-gorge.» Paupières closes, je me laisse prendre par ses mélos des bas fonds, je me laisse porter par ses mélodies des sous-sols.Drôle d'oiseau de nuit, celui-là! ?Tournoi printanier Ff4 Fg7 e3 A) 0-0 h3 c5 c3 b6 7\u2014 Cbd2 d6 Fe2 Fb7 0-0 Cc6 10\u2014 Fh2 Tc8 11\u2014a3 a6 12\u2014 Tel cxd4 13\u2014 exd4 B) b5 14\u2014 Fd3 Te8 15\u2014 De2 e5 16\u2014 dxe5 Cxe5 17\u2014 Cxe5 dxe5 18\u2014Tad1 Db6 19\u2014 Fc2 Tcd8 C) 20\u2014 Ce4 Cd5 21\u2014Fb3 Td7 22\u2014 Td3?D) Dc6?E) 23\u2014 f3 Ted8 24\u2014Ted1 h6 25\u2014Df2! F) Cb6- 26\u2014 Txd7 Txd7 27\u2014 Txd7Cxd7 28\u2014 Dd2 Rf8! G) 29\u2014 Fg3 Re7 30\u2014 Fh4! H) f6 31\u2014Rh1 Cc5?! J) 32\u2014 Cxc5 Dxc5 33\u2014 Dd3 e4 K) 34\u2014 fxe4 Dd6 35\u2014 Fd5 Fxd5 36\u2014 exd5 Rf7 37\u2014 Fg3 Dd7 38\u2014 d6 Ff8 39\u2014 Dd5 Rg7 40\u2014 b3! L) h5 41\u2014c4 h4 42\u2014 Fh2 bxc4 43\u2014 bxc4 g5 44\u2014 c5 Db5 45\u2014Fg1 Da5 46\u2014 Db7 Rg6 47\u2014 Db8 1:0 A) Un système de développement modeste mais solide.Je désirais éviter les discussions théoriques où mon adversaire excelle.B) 13\u2014 cxd4 était plus prudent, évitant de donner aux noirs une majorité de pions centrale qui plus tard se transformera en avantage d'espace.C) 19.Fd5, pour s'emparer de l'importante diagonale a2-g8, était sans doute préférable, comme le souligna Spraggett après la partie.D) Correct était 22\u2014 c4! bxc4 23\u2014 Fxc4 suivi de b2-b4 avec contrôle sur c5 et un excellent jeu pour les blancs.E) 22.f5! aurait posé de sérieux problèmes aux blancs.C'est du moins ce que je croyais durant la partie.A bien y repenser toutefois, 23\u2014 Cd2 e4 24\u2014 c4! ou bien 23.Rh8 24\u2014 c4! n'ont pas l'air trop mauvais.Il reste néanmoins que la dame noire était mieux postée en b6.F) La menace Cc5 force les noirs à céder le contrôle de la colonne d.À partir d'ici l'avantage blanc ne fait aucun doute.G) Une défense astucieuse.Si maintenant 29\u2014 Cd6 Re7 30\u2014 Cxf7 g5 et la position blanche est légèrement inconfortable à cause du Gf7 qui manque de liberté de mouvement.H) Force un affaiblissement sérieux.J) Dans une position difficile avec peu de temps à la pendule, les noirs jouent un coup naturel qui n'offre pas la meilleure résistance.K) Forcé.Après 33.g5 34\u2014 Fg3, la rentrée de la dame blanche en g6 ou b7 est décisive.L) La création d'un 2e pion passé est décisive.? POUR RIRE Guy Fournier Merci bien ! Vous devez en rencontrer des gens qui vous suggèrent des sujets pour votre chronique! \u2014 Si j'en rencontre! Ce n'est pas le mot.Les gens me tombent dessus avec des sujets de chroniques comme la petite vérole sur le bas clergé.\u2014 Une chance que ça vous aide.\u2014 Si vous saviez, cher monsieur.C'est plutôt rare que les sujets qu'on me suggère en valent la peine.\u2014 On vous propose n'importe quoi?\u2014 À qui !e dites-vous?Tenez, hier, c'est la serveuse du restaurant qui me dit sur un ton complice: «Vous devriez écrire un article là-dessus! » Comme si un cheveu blond qui nage dans votre soupe aux tomates avait de quoi vous inspirer! \u2014 Elle aurait pu au moins s'excuser.\u2014 N importe quel autre client aurait eu droit à un autre bol de soupe.Gratis.\u2014 Elle n'a même pas changé votre soupe?\u2014 Pas du tout.\u2014 C'est fort.\u2014 Vous devriez voir ce qui arrive quand je rencontre un policier.C'est encore pire.\u2014 Comment ça?\u2014 D'habitude, si un conducteur arrive à sa voiture mal stationnée avant que le policier n'ait commencé à rédiger sa contravention, il s'en tire.Il s'explique, il s'excuse, il promet de s'amender et la plupart du temps, le policier lui fait une semonce, remettant dans sa poche son carnet de contraventions.Avec moi, c'est différent.\u2014 Il vous donne une contravention quand même.?\u2014 S'il pouvait m'en donner deux, il le ferait.Quand le policier me reconnaît, il se met à rire dans sa barbe, il rédige sa maudite contravention, la colle en vitesse dans le pare-brise de ma voiture et avec un grand sourire, il me lance: « Tiens, ça va te donner l'occasion de faire un article, mon gros! » \u2014 C'est très ennuyeux en effet.\u2014 Ennuyeux! Invivable, monsieur.Si je vous racontais que même ma femme de ménage se mêle de me faire des farces plates.\u2014 C'est vrai que vous avez toujours eu des problèmes de femme.\u2014 S'il n'y avait que la mienne.L'autre jour, ma femme de ménage me téléphone pour me prévenir qu'elle avait brisé une sculpture esquimaude à laquelle je tenais comme à la prunelle de mes yeux.Elle s'est mise à rire à l'autre bout de la ligne: «Ça va vous donner l'Occasion d'écrire quelque chose sur les femmes de ménage qui cassent tout, hein.Le monde trouverait ça drôle.» \u2014 Remarquez bien qu'elle n'avait pas tort.\u2014 C'est plus drôle quand ça arrive ailleurs, vous ne trouvez pas?\u2014 Ouais.c'est vrai.Mais il doit bien y avoir du monde qui vous félicite pour vos articles?\u2014 Je m'en passerais aussi.Des fois en tout cas.L autre jour, j'étais au magasin quand un parfait inconnu m'accoste: «Félicita-nons pour votre article sur la façon d'assassiner votre femme.J'ai trouvé ça drôle en cochon.Moi aussi, je pense souvent à assassiner la mienne.» \u2014 C'est plutôt gentil comme compliment.\u2014 Oui.sauf que ce jour-là, j'étais avec ma femme.Là, c'est elle qui a failli me planter un couteau à pain.\u2014 Dans des circonstances pareilles, la mienne l'aurait fait.Rien n'empêche que certaines personnes doivent vous soumettre de bons sujets.\u2014 Jamais.On me suggère de parler des enseignants quand je termine ma troisième chronique sur le sujet et que je me cherche désespérément une idée nouvelle, d'écrire sur mon boss quand je m'apprête à lui demander de payer un peu plus cher pour ma chronique, de faire des blagues sur ma belle-mère alors qu'elle recommence tout juste à me parler après avoir réussi à oublier la dernière fois que j'ai parlé d'elle, de prendre ma femme à parti la semaine même où je me suis fait prendre avec du rouge sur le col de ma chemise.Si je vais à une soirée, il y a toujours un drôle pour lancer une farce sur Trudeau, le maire Drapeau ou Claude Charron et qui a le culot d'ajouter pour tout le monde: «Vous allez voir, la semaine prochaine, ça va être dans Plus.Fournier va faire son article avec mes jokes et c'est lui qui va être pavé!» \u2014 J'vous écoute là et je pense à quelque chose.Je regardai mon interlocuteur dans les yeux, croyant qu'il allait trouver la façon de me débarrasser de tous mes importuns.\u2014 Savez-vous ce que vous devriez faire, dit-il?\u2014 Euh.non.\u2014 Écrire un article sur tout ce monde-là qui essaie de vous donner des idées pour vos chroniques, ça serait drôle! \u2014 Ouais.ouais, c'est une bonne idée! Comme mon interlocuteur était mon gérant de banque que j'allais voir pour avoir un prêt qu'il ne m'a pas encore accordé, j'espère que la publication de cette chronique aura le don de le mettre en sympathie.Sinon.?Gilles Pelletier sort de sa prison DE 5 À 7 endant que, l'autre midi, Jean-Luc Bastien le nouveau directeur artistique de la Nouvelle Compagnie Théâtrale annonçait sa prochaine saison (une reprise des «Belles Soeurs» qui auront 15 ans, «Mère Courage» avec Monique Mercure, et «Une amie d'enfance» de Louise Roy et Louis Saïa), je ne pouvais m'empêcher d'observer celui qui ne disait un seul mot pour la première fois en vingt ans de la NCT.Assis en bout de rangée, tétant une pipe dont il ne semblait se rendre compte qu'elle s'était éteinte, Gilles Pelletier écoutait, en apparence impassible, son successeur et je me demandais ce que pouvait ressentir ce grand comédien en écoutant d'autres statuer sur l'avenir de ce bébé qu'il avait mis au monde avec Françoise Graton et Georges Groulx et qu'il avait mené à maturité et installé dans sa propre maison.Comment ressent-il de ne plus avoir à prendre de décisions, de ne plus être un moteur de la NCT, et comment envisage-t-il sa carrière à l'approche de la soixantaine (un tournant qu'il aborde avec un vigoureux panache, cela éclate aux yeux)?Fort bien, m'a-t-il confié, puisqu'il ne fait que réaliser, enfin, l'objectif qu'il s'était fixé aux débuts de sa carrière: celui d'avoir la liberté la plus totale d'action dans son métier.«J'avais choisi en 1945 d'être un pigiste, et je me suis retrouvé après quinze ans de plus en plus un homme de bureau plutôt qu'un pigiste qui marche au contrat, qui voyage beaucoup et qui se promène dans son métier.» Il m'explique que sa décision de se dissocier de la Nouvelle Compagnie Théâtrale était déjà prise en 1975 et qu'il fut en quelque sorte, pendant les sept années qui suivirent, prisonnier des circonstances.Il fallait d'abord trouver une relève à la direction générale et artistique; puis vint la lourde lâche d'emménager dans ce beau théâtre qui porte le nom de sa soeur Denise; c'est pourquoi, à contrecoeur, Françoise Graton et Andre Robert lui acceptèrent de renouveler leurs contrats pour cinq autres années.«J'avais toujours gardé derrière la tête cette orientation d'homme de théâtre-interprète.Par exemple, je répète en ce moment une dramatique pour Radio-Canada, «L'amante anglaise» de Marguerite Duras, et tu ne saurais comme je suis heureux de me donner à cela uniquement, sans avoir derrière la tête la responsabilité de l'administration d'une compagnie de théâtre.J'estime que tout n'est pas encore arrivé, que j'ai encore beaucoup de choses à faire.et des meilleures que ce que j'ai réalisé dans le passé.» Gilles Pelletier a toujours donné l'image d'une belle sénénité.Est-ce que cela correspond à son véritable état d'âme?«Je pense que c'est authentique parce que je suis fait de façon à accepter ce qui arrive, je suis un lutteur pour mener à bien ce que j'entreprends.Il n'y a aucune amertume en moi.» Il y a donc une dose de fatalisme en Gilles.C est une phrase qu'il me répète: «Ce qui arrive devait arriver, ça devait être comme ça!» La vraie diète! JJ'aimerais provoquer un atfrontement, devant des convives qui tentent de suivre un régime alimentaire, entre d'une part Danielle Ouimet, Michèle Richard, Shirley Théroux et autres vedettes qui préconisent des diètes miraculeuses et d'autre part Pierre Boutiron qui se contenterait d'expliquer son menu.Je miserais.Pierre et le chef Alain Jorand sont les proprios du St-Trop de Ste-Adèle; il peut prendre jusqu'à 10 minutes à chaque table, s'il le faut, pour exposer la composition et la préparation de chaque plat.Voici: «Je vous propose d'abord un feuilleté d'asperges fraîches vertes que l'on fait pocher quelques minutes et que l'on finit de faire cuire dans de la crème fraîche avec du cerfeuil frais, servies dans un petit feuilleté.Ensuite, une salade de homard et mesclin au citron vert.«La salade de mesclin se compose de cerfeuil, de trévise, de pissenlit, de sarriette et ces diverses salades sont servies avec des morveaux de homard, des zestes de citron vert et une vinaigrette au citron vert.Ensuite, le canard col vert aux navets.«Ce sont donc de petits canards pour deux personnes que l'on fait rôtir avec des navets et ils vous seront servis en deux temps; dans un premier service, on vous apportera les filets que l'on aime servir saignants avec une petite sauce au fond de canard et les navets; et pendant que vous dégustez ces filets, en cuisine Alain finit de faire cuire les cuisses sur le gril qui seront servies en un deuxième temps sur une petite salade de haricots verts frais.«Ensuite, il y a une salade de légumes et de poisson fumé; ce sont des carottes, navets et céleris taillés en effiloché, pochés quelques minutes, puis servis avec vinaigrette avec, aujourd'hui, la salade de mesclin et accompagnés de quatre poissons fumés: saumon, truite, anguille et ombre de l'Arctique.Ensuite, la salade curieuse: ce sont de petits haricots verts frais extra-fins qu'on fait cuire croquants et qu'on servira avec vinaigrette accompagnés de fines tranches de filet de boeuf (c'est une recette japonaise) que mon ami a mariné pendant dix jours dans du vin et des épices.Cette viande donc est cuite à froid par l'alcool du vin; le tout accompagné d'une vinaigrette à base de soja et du vin de la marinade; au moment de servir, on accompagne cette entrée avec de petits oeufs de caille pochés chauds.Ensuite les feuilletés.» J'arrête là; mais dites-vous qu'il nous a tenus en haleine ainsi pendant dix bonnes minutes jusqu'au moment où nous tous à table (André et Danielle Dries, Me Gaston Lafleur et sa femme) étions prêts à tomber à genoux et le supplier de nous servir enfin quelque chose.Nutri-quoi, dites-vous, Shirley, Danielle et Michèle?O z -H 70 m- > r\u2014 en > m > < 70 CO CO < : I I Il existerait une centaine de couleurs et de distributions de couleurs chez le chat.Leur nomenclature est d'ailleurs fort complexe et leur étude génétique encore davantage.Il est facile d'en perdre son latin.Et pourtant à l'origine, tous les chats étaient semble-t-il, brun tigré ou tabby.Dans un premier article traitant du sujet, nous avons décrit les trois types de tabbys, les couleurs unies (blanc, bleu, roux, crème, brun, lavende) et toutes les combinaisons de couleurs observées chez les chats dits bi-colores.Mais ce n'est pas tout, il existe aussi des chats tricolores ou plutôt des chattes tricolores qu'on appelle, en langage populaire, des chattes d Espagne et beaucoup d'autres.La couleur écaille de tortue est une couleur recherchée: elle combine harmonieusement trois couleurs: le noir, le rouge, et le crème avec dominance de noir et une distribution de petites fâches crèmes ou rouges sur tout le corps.Les écailles les plus populaires sont encore celles qui présentent une ligne perpendiculaire qui divise la face en deux côtés, l'un étant noir et l'autre rouge.Cette ligne s'appelle une «flamme» ou «blaze» en anglais.La chatte «calico» est celle couramment appelée chatte d'Espagne: elle est aussi à trois couleurs mais ce sera ici le blanc qui dominera avec de grosses taches de rouge et rie noir bien délimitées.La couleur «bleu-crème» est encore là une robe for* attirante mais elle est en réalité écaille de tortue où le rouge devient crème et où le noir, bleu.Les taches de l'une et l'autre couleur doivent cependant être bien distinctes et non imbriquées.Un bon sujet aura des taches crèmes sur au moins trois pattes.Pas de mâles tricolores Les couleurs écaille, bleu crème et calico sont aussi fort intéressantes à un autre point de vue car il ne peut théoriquement et génétiquement exister de mâle de ces couleurs, de véritables et fertiles mâles devrions-nous dire.La littérature rapporte occasionnellement des cas de mâles de ces couleurs mais l'étude de leur chromozomes révèlent la plupart du temps des anomalies à ce niveau (la présence de trois chromozomes sexuels, par exemple) et qui les rendent généralement stériles.C'est la couleur rouge qui est ici en cause car elle est liée à un gène situé au niveau du chromozome «X» déterminant le sexe.Or on sait que le mâle ne possède qu'un seul chromozome 0 X.Il sera donc ou rouge ou noir, gj ou bleu mais pas les deux.\u2014 Les couleurs écaille de tortue et =2 bleu-crème peuvent encore être > combinées au blanc.Quatre cou-* leurs sont alors présentes sur la c3 même robe.Le blanc doit être uni g et ne doit pas diviser la portion w écaille ou bleu-crème du corps.< Il existe encore des chattes to écaille de tortue ou bleu-crème _?chez qui les rayures ancestrales
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