La presse, 17 juin 1983, Cahier A
[" SELON LES PRÉVISIONS DU CONFERENCE BOARD inflation: 6 p.cent en 83 L'inflation sera cette année de moitié moindre que Tan dernier, descendant en bas de 6 p.cent, à comparer à près de 11 p.cent en 1982, selon une enquête JEAN POULAIN_ publiée par le Conference Board du Canada.Il découle de cette victoire sur l'inflation que 1983 sera la première année, depu's longtemps, au cours de laquelle les travailleurs bénéficieront d'une hausse réelle de leurs salaires.Les résultats de la dernière enquête trimestrielle du Conference Board du Canada auprès de 15 firmes spécialisées en prévisions économiques, dévoilés hier, relèvent également que le Produit national brut du Canada (PNB) cette année augmenterait de 2,3 pour cent par rapport à celui de 1982.Une partie de cette croissance sera toutefois redevable à la reconstitution, évaluée à $2,5 milliards, des stocks des fabricants et des intermédiaires, stocks qui avaient été ramenés à des ni- veaux peu compatibles à une reprise des ventes.Cette moyenne des 15 prévisions est identique à celle que l'enquête de LA PRESSE avait publiée le samedi 7 mai dernier (Les 15 Boules de cristal de l'économie canadienne en 1983) dont la moyenne ressortait à 2,35 pour cent.L'enquête du Conference Board s'étend toutefois à l'année 1984 et révèle une croissance double de celle de 1983 soit 4,6 p.cent.Quant à l'inflation les participants à l'enquête de l'organisme de recherche économique d'Ottawa soulignent qu'elle restera en 1984 au bas niveau atteint en 1983.C'est le secteur de la construction résidentielle qui sera le principal moteur de la reprise : progression de 17 pour cent.Le nombre de mises en chantier passera à 169 000 à comparer au creux de 94 000 unités enregistré au troisième trimestre de 1982.Parmi les facteurs qui soutiendront la reprise de l'économie les participants à l'enquête du f INFLATION en A 2 I le plus grand quotidien français d'amerique MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983, 99* ANNÉE, n° 140, 60 PAGES, 4 CAHIERS Un camion fauche un autobus d'écoliers : morts et aine de blessés Les enfants se rendaient à l'un de leurs derniers jours d'école.Un tardier transportant des poutres d'acier a reculé sur leur autobus.Pour Martin Beaucage, 10 ans et Oimitri Hermann, 15 ans, la mort fut instantanée.Quatre blessés graves: Louise Gauthier, Nathalie Laprade, Stéphanie Lamontagne et Richard Caron.page A 3 la jAÉTÉO: ciel variable, averses ou orages, min.: 18°, max.: 28°.demain: ensoleillé.détails page a 2 vous en avez pour votre argent.et plus w 35 cents HORS DE LA ZONE METROPOLITAINE 45C ACCUEILLI A VARSOVIE AUX CRIS DE « SOLIDARITE ! » 'oui il ornas VARSOVIE (AFP) \u2014 Évocation de l'état de siège, et, allusivement, des prisonniers politiques: à peine arrivé à Varsovie, le pape Jean-Paul II a donné le ton de sa seconde visite, qui dépasse le cadre strict du spirituel comme l'ont montré les milliers de fidèles qui l'ont accueilli aux cris de « Solidarité ».MICHEL CA5TEX_ Une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes, appelant notamment à « libérer la Pologne », s'est d'ailleurs formée dans la soirée, en plein centre de Varsovie, après que le pape eût célébré une messe dans la vieille ville.Les manifestants se sont rendus devant le siège du comité central du parti au pouvoir (POUP), avant de se disperser sans incidents.Dès sa première allocution, prononcée sur l'aéroport de Varsovie, le Saint-Père a évoqué, dans une allusion transparente, le sort des personnes emprisonnées en vertu de l'état de siège, se déclarant proche d'elles en esprit.* Le pape a cité les paroles de l'Évangile «j'étais malade et vous m'avez rendu visite, j'étais en prison et vous êtes venus à moi» (Mt, 25, 36).Le Saint-Père a enchaîné: Jean-Paul il prononçant hier une homélie explosive après un accueil dont la dimension politique n'aura échappé à personne, surtout pas au régime.téléphoto UPI « Moi-même je ne peux pas rendre visite à tous ceux qui souffrent, les malades, tous ceux qui sont emprisonnés, mais je leur demande d'être proches de moi en esprit, de me soutenir comme ils le font toujours ».Un peu plus tard, lors de sa première messe dite en la cathédrale Saint-Jean à la mémoire du défunt primat de Pologne, le cardinal Stefan Wyszynski, le souverain pontife abordait de nouveau sans ambiguïté les réalités de la situation polonaise, en n'hésitant pas, sous des tonnerres d'applaudissements, à parler ouvertement de l'état de siège.Le pape, dont l'homélie, retransmise à l'extérieur par haut-parleurs, était écoutée par des.centaines de milliers de personnes, a eu ces mots, en parlant de feu le « grand primat » : « La divine Providence lui a épargné les douloureux événements qui sont liés à la date du 13 décembre 1981 », date de l'instauration de l'état de siège.Auparavant, pour la deuxième fois consécutive, le Saint-Père avait évoqué indirectement la question des prisonniers politiques.Jean-Paul II s'est dit, dans son homélie, avec ses «compatriotes, avec tous ceux qui, de façon plus douloureuse, expérimentent l'amertume de la déception, de l'humiliation, de la souffrance, de la privation de liberté, du préjudice, de la dignité de l'homme piétinée ».Le caractère nettement extra-spirituel de cette deuxième visite du pape en Pologne a d'ail- voir PAPE en A 2 Autres informations en page C 1 photo René Picard.LA PRESSE COMITÉ DES PRIORITÉS Pauline Ma roi s reprend sa place page A 4 Villeneuve aux 24 heures du Mans Tabloïd Sport, page 4 ÉDÎT0 Brian Mulroney se devait d'occuper au plus tôt à la Chambre des communes la place qu'il a conquise à la tête du PC, écrit Michel Roy.Ce sera un siège en Nouvelle-Ecosse jusqu'au prochain rendez-vous électoral qui le Vramènera au Québec.Annonces classées.B 3, B 8 à B 11,C8àC 10 Arts et spectacles.A 10 à A 13 \u2014Cinéma.C 4 Décès, naissances, etc.C 11 Économie.B 1 à B 6 Êtes-vous observateur?.B 11 FEUILLETON «Jusqu'au matin»: B 9 Horoscope.B 10 Le monde.B 7, B 12 Météo.A 2 Mots croisés.C 10 « Mot mystère ».C 10 Quoi faire aujourd'hui.C 4 Télévision.A 10 \u2014Télé-câble.A 10 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.14 Mots croisés.\\Aj photo UPI Les pleins pouvoirs pour Andropov page B12 certificats de DÉPÔT GARANTI doublement avantageux TRUST GÉNÉRAL UNE «PREMIÈRE» AMÉRICAINE Sally se prépare à sa mission Première Américaine à participer à une mission spatiale, Sally Ride vit des heures historiques.Le deuxième vol de Challenger, qui doit débuter demain, à 11h33 (GMT) sera le plus ambitieux du programme américain de navette spatiale et donnera lieu à plusieurs « premières».La navette doit atterrir six jours plus tard à quelques kilomètres de son point de lancement, à Cap Canaveral.photo UPI \\M fPi&ëm /eùWMi'SG \\COOê£Oë des 8&rS i (5 ans) Intérêt annuel Dépôt minimum 1 0001 (15 mois) Intérêt à l'échéance Dépôt minimum 10009 TRUST G\u20ac«\u20acRJU IrtatfcuUon Inter** ft It Règle de fêtaurmet dépôt* au Quebec Montréet/Unlvertlty: 1100.Unlvjnlty.871-7200 Montréal/Place Ville-Marie: Galerie dea Boullqucv 861-8383 Outremont 1, Vincent d'Indy.739 J265 Lava l/C home dey; Place do Carrefour.687-6780 Cranby: 398.Principale.378 8461 w : » 4 j A 2 : Le Regroupement scolaire : des élections gagnées avec cles épouvantails « On a préféré agiter l'épouvantait des dangers qui menaceraient la religion et la démocratie ».j Voilà ce qui.selon le Regroupement scolaire de Tile de Montréal, a le plus contribué à l'abstention des électeurs et au maintien des équipes en place lors des élections scolaires de lundi dernier.«D'une part, le Mouvement scolaire confessionnel, fort de l'appui de l'Archevêché et du réseau des paroisses a, encore une fois, centré le débat sur la confessionalité des écoles », é-crit le regroupement dans son bilan.« Il est même allé jusqu'à défendre la confessionnalité des commissions scolaires, se montrant ainsi en retard d'une bataille sur l'épiscopat québécois lui-même.Or, le Regroupement scolaire est convaincu que la survivance du système confessionnel est en train de tuer l'école de quartier en morcelant sa clientèle ».Le Regroupement déplore le maintien d'une majorité de commissaires attachés à la défense du statu quo.Il rappelle les résultats d'un sondage récent de Sorecom où la population favorise à 63 p.cent l'établissement d'écoles non confes- sionnelles et privilégie le découpage selon le territoire (53 p.cent ) pour les commissions scolaires, ou selon la langue (32 p.cent).« Le public affiche ainsi, à l'endroit du projet Laurin, une ouverture à laquelle se refusent la plupart des élus du 13 juin », estime le RSIM.À cet égard, le groupement estime qu'il s'est dégagé des consensus qu'il importe de sauvegarder et de préciser, autour de ce projet.« Il faut que ce projet de loi dont va être saisie l'Assemblée nationale retienne tous les éléments propres à redonner aux écoles publiques de Montréal et du Québec leur triple vocation : démocratique, communautaire et pluraliste ».L'électeur, poursuit le RSIM, sent d'instinct que le pouvoir loge en deux pôles extrêmes : d'un côté le ministère de l'Éducation, de l'autre l'école de quartier.«Entre les deux, la commission scolaire apparaît comme un corps nécessaie, coordonna-teur, pourvoyeur de services mais déjà trop éloigné des besoins des écoles ».Quant à lui, c'est au niveau des écoles que le regroupement entend situer le débat.Un appel à la bombe C'est à la suite d'un appel téléphonique anonyme que la police de la CUM s'est rendue, hier matin, vers 4 h 45, au domicile de Gilles Lauzon, directeur-adjoint de Télé-Métropole, à Ville d'Anjou, pour désamorcer une bombe placée sous sa camionnette de marque Chevrolet.On a utilisé un canon à eau pour neutraliser le colis suspect.Celui-ci contenait de la poudre et des fils reliés à une minuterie.INFLATION SUITE DE LA PAGE A 1 Conference Board soulignent une croissance moyenne de 1,8 pour cent des dépenses de consommation.Comme ces dépensas accaparent près des deux tiers du PNB, il s'agit d'un des signes majeurs de la reprise économique, dépenses liées elles-mêmes à l'activité accrue dans le domaine de l'habitation résidentielle.Les résultats de l'enquête dévoilés hier par le Conference Board montrent également que les participants sont en général d'avis que sous le régime des 6 et 5 p.cent du gouvernement fédéral le niveau du 6 p.cent a rapidement été adopté comme plafond par le patronat, et comme base par les syndicats, lors des négociations dans le secteur privé.De plus, les réactions à l'insécurité d'emploi ne sont pas né- cessairement aussi violentes dans tous les secteurs de l'économie.Les employés qui oeuvrent dans les industries traditionnellement sensibles aux fluctuations conjoncturelles s'inquiètent probablement moins de la menace de chômage que ceux qui croyaient jusqu'ici leurs emplois permanents.Par ailleurs et ce point semble être nouveau les participants mentionnent que « les chefs syndicaux envisagent comme possible un effort de collaboration d'envergure nationale entre l'Eglise et les travailleurs ».Enfin ils signalent que des augmentations de 7 p.cent peuvent paraître petites comparativement à celles qui ont été consenties dans le passé, mais si elles se traduisent par un gain réel de 1 p.cent, elles sont supérieures aux augmentations de 12 p.cent que les travailleurs ont réussi à obtenir lorsque l'inflation était plus élevée.PAPE SUITE DE LA PAGE A 1 leurs revêtu des aspects bien concrets: durant la grande messe, c'est l'ancien président de Solidarité des aciéries Huta Wars-zawa, M.Karol Szadurski, qui a çté spécialement choisi pour porter à Jean-Paul II l'offrande des fidèles, lors de l'offertoire.Enfin, la rue a montré, dès ce premier jour, que pour des centaines de milliers de Polonais, Jean-Paul II restait le « le pape de Solidarité ».D'abord, le Saint-Père a été accueilli sur le parcours aux cris de « Solidarité! Solidarité! », par des milliers de personnes.Après la grand messe, c'est par centaines de milliers que les bras se sont levés dans les rues \u2022 de la vieille ville, adjacentes à la cathédrale, pour faire le V de la -victoire, symbole de ralliement du syndicat maintenant hors-la-loi.Enfin, vers 21h30, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant l'église Sainte-Anne, en criant: « Vive Lech Walesa », « Vive le pape », « Libérez la Pologne », « Solidarité ».La manifestation s'est poursuivie après que le pape eût regagné sa résidence, au palais du Primat de Pologne.Une partie des manifestants a défilé devant le siège du comité central du POUP avant de se disperser.D'autres Varsoviens s'étaient rassemblés autour de la résidence du Saint-Père, ou au pied de la croix florale, dédiée au syndicat dissous.En dépit des déclarations des autorités, qui veulent voir dans cette visite la preuve que la « normalisation » est « très avancée » dans le pays, la tonalité de ce premier jour laisse apparemment augurer des surprises.Le voyage du pape dure en effet huit jours, et comporte bien des rendez-vous.L'un d'entre eux soulevait hier soir nombre d'interrogations: la rencontre qu'entend avoir, demain ou dimanche à Czestochowa, M.Lech Walesa avec le Saint-Père.Le dirigeant ouvrier, placé sous étroite surveillance policière depuis mercredi, a fait savoir qu'il partirait aujourd'hui coûte que coûte pour Czestochowa, en voiture avec sa famille.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 822 rXAMÉTÉGF ., DATE : Vendredi le 17 juin AUJOURD'HUI.Mm.: 18 Max.: 28 PlUTÔT NUAGEUX, AVEC AVERSES DISPERSEES DEMAIN: Québec 24 5 01 Min.Abitib.18 Outaouais 18 Laurentides 16 \u2022Cantons de l'Est 16 ' Ma uric m 17 ^Québec 14 Lac-Saint-Jean 15 Rimouski 16 Gaspôsie 12 ', Baie-Corneau 12 , Sept-1les 12 Canada ^ Victoria 9 Edmonton 10 \" Recjina 7 \"Winnipeg 4 , Tcrento 20 Fredericton 13 Halifax 11 _ Chariottetown 12 Saint-Jean 0 Mon.26 30 32 28 20 25 30 20 24 24 24 Max 22 28 20 12 29 19 12 1 Aujourd'hui Nuog.averse Nuag.averse Nuog.averse Ciel var.Nuag.averse Nuog.averse Nuog.averse Nuag.averse Nuog.averse Nuag.averse Nuog.averse Aujourd'hui États-Unis Boston Buffolo Chicogo Miami New York Min.15 18 13 23 23 Max.30 32 27 32 33 N.-OHéans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min.Max.21 30 17 30 12 24 22 33 les capitales t Amsterdam Athènes Acopulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhogue Genève Hong Kong Le Cairo Lisbonne Londres Min.Moi\t\t\tMin.Max.\t 12\t15\tMadrid\t14\t34 19\t26\tMoscou\t13\t22 25\t30\tMexico\t14\t27 7\t16\tOslo\t9\t15 10\t18\tParis\t10\t19 4\t13\tRome\t15\t29 11\t17\tSéoul\t17\t30 10\t20\tStockholm\t14\t20 29\t30 Tokyo\t\t18\t24 27\t40\tTrinidad\t28\t32 22\t38\tVienne\t15\t17 11\t18\t\t:\t \t\t\t\t LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 CONVAINCU D'ABUS DE CONFIANCE IL Y A 4 JOURS Jean Curzi n'est plus coupable Déclaré coupable lundi, par la Cour d'appel, d'un abus de confiance dont il avait été acquitté en 1980, Jean Curzi, président directeur général de l'Office de développement économique de Longueuil, non seulement n'a pas pour autant de dossier criminel, mais il n'est même plus censé .avoir été déclaré coupable.Selon l'article 662 du code criminel.LEOPOLD LIIOTTE Cela pourra paraître incroyable au profane, mais c'est ce qui vient de se produire, le tout au surplus étant rigoureusement légal.Une « correction » Mais apparemment peu de gens l'auraient su, si le pdg fort momentanément condamné n'avait lui-même alerté les journalistes hier, pour les avertir que «tout avait été corrigé» en fin d'après-midi mercredi, au cours d'une séance du tribunal d'autant plus imprévue que le juge John d'Arcy Asselin, qui a fait la « correction», n'apparaissait pas sur la liste des juges en devoir ce jour-là.Étant celui dont la décision de 1980 avait été annulée, le dossier lui avait été renvoyé pour sentence, sans date fixée.Mais vers 15 h 30, le prévenu, dont le nom ne figurait également nulle part, son procureur, Me André Villeneuve et l'avocat de la Couronne, Me Claude Millette, se retrouvaient devant le juge Asselin.Emploi menacé Et dans un premier temps Me Villeneuve, dans un long plaidoyer, faisait valoir toutes les raisons pour lesquelle son client devait bénéficier d'une libération inconditionnelle, de façon à lui éviter la perte de son emploi ( le Jean Curzi photothèque LA PRESSE soir même d'ailleurs, le conseil municipal de Longueuil projetait de prendre une décision au sujet de M.Curzi ).L'avocat fit valoir que tout en acceptant des gratifications jusqu'à concurrence de $1 890, Curzi n'avait rien accordé en retour à ceux qui lui avaient offert ces cadeaux, dont tout le monde d'ailleurs bénéficiait à l'époque, du maire en descendant.A tel point qu'on les déposait à l'occasion dans le hall de l'hôtel de ville, tout simplement, et sans se cacher.Mais ces accusations lui ont fait beaucoup de tort, pendant un certain temps, souligna-t-il, son salaire ayant même été gelé.Mais, tout à coup, on s'est rendu compte qu'il n'était pas le fonctionnaire corrompu qu'on prétendait, et après son acquittement de 1981, il accéda au poste important qu'il occupe présentement.Et voilà, dit l'avocat de Curzi, qu'il peut tout perdre s'il encourt la moindre peine.Au cours d'une brève « réplique », le substitut du procureur-général devait pour sa part se garder de contredire ouvertement son confrère, affirmer que les $1 890 encaissés, ce n'était pas.la mer à boire, soumettre que M.Curzi avait peut-être été déjà suffisamment puni, et laisser le tout à la discrétion du tribunal.Une erreur de droit C'est alors que le juge Asselin entra rapidement en scène pour soutenir qu'à son avis, preuve n'avait pas été faite devant lui que l'accusé s'était rendu coupable de corruption, d'illégalité, de malhonnêteté ou même d'immoralité.Et pour laisser entendre aussi, à mots pas tellement couverts, qu'on n'avait pas à le convaincre que la Cour d'appel avait eu tort de réformer son jugement.Tout ce qu'il a pu faire, dit-il,en parlant de Curzi, c'est trébucher sur une erreur de droit.Puis, tout en se défendant de vouloir se défendre contre la décision de son tribunal supérieur, le juge Asselin rappela que le principe de la responsabilité stricte ne pouvait plus être appliqué à l'article du Code pénal sous lequel l'accusé avait été déclaré coupable en second ressort.«C'est un point de droit assez subtil, dit-il,au point que même des avocats ne s'y retrouvent pas ».Le magistrat fit alors une pause, s'esclaffa soudainement, puis lança finalement: «Je voulais dire autre chose.Mais vous m'avez deviné ».Et selon les sons tirés de la cassette à l'aide de laquelle les journalistes ont pu reconstituer la séance, il y en a d'autres qui s'esclaffèrent à leur tour.Le juge redevint alors plus sérieux pour souligner que la Cour d'appel, dans son jugement de quatre pages qu'il avait précédemment qualifié.de long, lui avait envoyé un message, en parlant de circonstances qui miti-geaient la reponsabilité du prévenu.Et qu'il l'avait compris.* Et il y alla d'une dernière tirade pour affirmer que Curzi n'était pas un criminel mais un honorable professionnel, qu'il ne méritait aucuement d'être puni, et qu'une libération inconditionnelle s'imposait.Décision encadrée La greffière voulut alors lui remettre une copie du jugement rendu par les juges Bisson, Jacques et Laroche, mais le magistrat, en s'esclaffant à nouveau, souligna qu'il avait déjà la sienne, et qu'il se proposait de.l'encadrer.Quant à M.Curzi, son retour à l'hôtel de ville avec sa « correction » devait mettre les élus de Longueuil en difficile position.Et ce n'est maintenant que lundi prochain qu'ils étudieront le cas de leur employé qui n'est plus censé avoir été déclaré coupable de quelque délit que ce soit.Il s'agit de la suite de la réunion ajournée mercredi soir dernier pour poursuivre l'étude de certains items de l'ordre du jour laissés en suspens et non spécialement pour se pencher sur le cas du pdg Curzi.Quant à ce dernier, il a fait savoir qu'il attendait les conseils de ses avocats avant de prendre toute décision à la suite du jugement de la Cour d'appel.Trudeau, Lévesque et Ryan perdent leur librairie Durant de nombreuses années, beau temps mauvais temps, c'est à la librairie des soeurs Gagné, avenue Laurier, à Outremont, que les Pierre-Elliott Trudeau, René Lévesque et Claude Ryan allaient chercher leurs journaux.Mais après plus de 45 ans, les soeurs Imelda et Jacqueline Gagné ont décidé de se retirer des affaires et de fermer la librairie.C'est hier après-midi que le cadenas fatidique a été installé sur la porte.FLORIAN BERNARD Avec la disparition de la Librairie Gagné surgit tout un passé rempli de souvenirs.Le jeune carabin Trudeau avait pris l'habitude, chaque jour, de passer à la librairie.Mais il n'était pas seul.Nombre de jeunes gens de la bonne bourgeoisie de l'époque en faisaient autant.Ces jeunes gens sont devenus les chefs de file non seulement du monde politique, mais aussi du monde des affaires, de la culture et des arts.Voilà qui explique la présence, hier après-midi, du maire d'Outremont, Pierre Lussier, et de quelque 200 invités à la fermeture du noble établissement des soeurs Gagné.Il fallait bien rendre cet hommage à ces deux femmes qui ont distribué la culture pendant près d'un demi-siècle.photo René Picard LA PRESSE Les soeurs Emelda et Jacqueline Gagné entourant le maire Pierre Lussier d'Outremont.OUVERTURE DE TERRE DES HOMMES Après s'être trouvé une ville la « fierté » découvre une île Après s'être trouvé une ville, la fierté se découvre maintenant une île, en l'occurrence l'île Notre-Dame.! Pour sa 16ème saison, qui va du 22 juin au 28 août, Terre des Hommes, désormais considérée comme un parc municipal, aligne en effet son thème 83 sur le slogan de relance de Montréal, « un monde de fierté à explorer », en attendant qu'on lui réinvente une vocation à la mesure de son site exceptionnel.Si le thème manque de «swing», TDH réserve néam-moins aux visiteurs des plaisirs renouvelés sur l'air des vacances.Le président de l'Association montréalaise d'action récréative et culturelle (AMARC), Luc Beauregard, dévoilait ainsi hier, les activités de Terre des Hommes «comme complexe vacancier unique au Québec ».La vocation culturelle de TDH se concentre encore cette année dans quelques pavillons d'Expo 67 sur l'Ile Notre-Dame.Côté expositions, l'AMARC a choisi de brancher la thématique sur les préoccupants de l'heure.L'énergie et les nouvelles technologies tiendront donc le haut du pavé dans l'ancien pavillon de la France.La participation de l'URSS, de l'Inde et du Brésil ajoutera une note d'exotisme en images, en chansons et en danses.Confrontation 83 Dans le domaine des arts, TDH promet des nouveautés pour l'oeil.Elle accueillera pour la première fois «Confrontation 83», un événement annuel organisé par le Conseil de la sculpture du Québec qui exposera près de 150 sculptures.En outre, le Musée des Beaux-Arts de Montréal et Héritage Montréal présenteront «L'été en ville», rassemblant les oeuvres réalisées par quelque 750 jeunes après deux mois d'exploration dans la métropole.L'animation et le spectacle ne seront pas oubliés.Comédies musicales, opérettes légères, ballet-jazz, folklore,chorales, dacfe so- ciale, orchestres et chanteurs populaires s'exécuteront sur les scènes de TDH.L'accès à TDH demeurera gratuit.Cependant, sur le site de l'île Notre-Dame, les visiteurs pourront profiter d'un tarif fortaitaire de $3, du lundi au vendredi inclusivement, pour les différentes excursions offertes.Ce forfait donne accès au Transfloralien (le petit train qui circule à travers les jardins du parc floral), au pavillon Multivision ( spectacles audio-visuels inédits d'une durée de 40 minutes ), et à la mini-croisière en bateau-excursion sur les canaux de l'Ile.Ces activités seront aussi vendues à l'unité, au tarif de $1,50 chacune, en semaine et en week-end.Quant à la Balade-transit, qui amène les visiteurs du métro à la Grand-Place, elle coûtera encore 50 cents à l'aller co.nme au retour.Signalons enfin que La Ronde ouvre tous les jours de la semaine à compter d'aujourd'hui.Grégoire : le jugement aujourd'hui QUÉBEC (PC) \u2014 Le juge André Sirois, du Tribunal de la jeunesse, procédera à la lecture de son jugement aujourd'hui, au terme du procès du député Gilles Grégoire, accusé sous sept chefs d'accusation d'immoralité sexuelle envers des jeunes filles mineures.Un porte-parole au bureau du magistrat a laissé entendre que le huis-clos ordonné après la première journée d'audiences, le 25 mai dernier, sera levé afin de faire connaître au public la conclusion du juge dans ce dossier.On se souvient que le juge Si-rois avait lu des extraits d'articles de trois journaux francophones et d'un anglophone pour expliquer que les comptes rendus des premiers témoignages, même s'ils respectaient la confidentialité de l'identité des jeunes adolescentes, comportaient « des abus de vocabulaire ».«Je ne peux cautionner les écrits qui frisent la pornographie et ressemblent à des histoires salées qu'on trouve dans certaines publications », avait-il dit. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 la presse A 3 AUTOBUS D'ÉCOLIERS FAUCHÉ PAR UNE POUTRE QUE TRANSPORTAIT UN FARDIER Deux morts, 20 blessés Une collision survenue hier matin à Saint-Germain-de-Grantham, près de Drummondville, entre un fardier chargé de poutres d'acier et un autobus transportant une trentaine d'élèves du secondaire et du primaire a entraîné la mort de deux étudiants et infligé des blessures à une vingtaine d'autres dont quatre grièvement.oËorgesTamon Les deux morts sont: Martin Beaucage, 10 ans, et Dimitri Hermann, 15 ans; les blessés graves hospitalisés au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke sont : Louise Gauthier, Nathalie Laprade, Stéphanie Lamontagne et Richard Caron.Quant à la quinzaine de blessés légers, ils ont tous été soignés à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville; la plupart d'entre eux ont pu regagner leur domicile par la suite.Le conducteur de l'autobus, M.Freddie Hermann ainsi que celui du camion, M.Jean Paquin, s'en sont tirés indemmes.*« Il était précisément 7 h 55, raconte M.Guy Saint-Michel.J'ai vu le camion reculer de l'entrée vers la route 239 sans personne pour le guider et savoir si la route était libre, l'autobus d'écoliers a tenté de l'éviter, mais en vain; la poutre d'acier qui dépassait du camion d'environ six pieds est venue déchirer tout le côté droit à la hauteur des fenêtres, fauchant les occupants assis de ce côté-là.C'était pas beau à voir, les jeunes criaient, des enfants sortaient ensanglantés.» M.Saint-Michel était au volant de son camion à quelques centaines de pieds de là lorsque l'accident s'est produit, à deux pas de l'intersection du 8e rang et de la rue Notre-Dame, à Saint-Germain-de Grantham.M.Gérard Lauzon, employé de l'atelier de soudure Lamoureux où le camion de « Acier Fermont Inc.» venait de décharger des poutres d'acier, en était, pour sa part, encore tout retourné.«C'était une vraie boucherie: des enfants défigurés, des autres avaient un bras à moitié arraché, raconte-t-il.J'ai eu soin d'un petit gars d'environ 13 ans, il avait un bras à moitié arraché et crachait le sang, je le tenais sur le ventre pour ne pas qu'il ne soit pas étouffé par son sang; il ne parlait pas.» Pierre Desrosiers,lui, est arrivé vers 8 h en dépanneuse avec son père.«A notre arrivée, précise-t-il, un jeune se trouvait déjà par terre à côté de l'autobus, il était recouvert d'une couverture.Il restait un mort à l'intérieur, on m'a dit qu'il avait été presque décapité.C'était pas joli à voir.» Une voisine d'en face, elle, a tout d'abord entendu un bruit de ferraille, pensant qu'il pouvait s'agir d'un déchargement de fer, comme cela se produisait souvent.« C'était épouvantable à voir et à entendre : des jeunes en sang qui sortaient de l'autobus et d'autres qui criaient.J'ai vu un petit gars parterre.» Les deux jeunes Morvan.de Saint-Eugène, qui se trouvaient à bord de l'autobus d'écoliers, eux, sont encore sous le choc de ce dramatique accident, s'estimant chanceux de s'en être sortis tous deux indemmes.C'est à la clinique d'urgence de l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville où ils attendaient pour subir des examens médicaux, que LA PRESSE les a brièvement interviewés.« Je venais de changer de place avec la fille à côté de moi, explique le jeune Patrick Morvan, 10 ans, élève de l'école Saint-Joseph de Drummondville; j'ai entendu du bruit, j'ai couru vers l'autre M.Guy Saint-Michel : « Le camion reculait sans savoir si la route était libre.» M.Gérard Lauzon : vraie boucherie.» « C'était une M.Pierre Desrosiers : « Il y avait un jeune mort près de l'autobus et un autre à l'intérieur.» photos Paul-Henri Talbot, LA PRESSE La poutre a déchiqueté l'autobus à la hauteur des fenêtres, fauchant les écoliers sur son passage.banc, au même moment la poutre a accroché la fille qui est tombée sur moi; toutes les filles avaient le visage en sang.J'ai été chanceux, la poutre m'a seulement rasé le bras.» Son frère Yves, âgé de 13 ans, de l'école Saint-Frédérick de Drummondville, qui s'en est tiré avec des éclats de verre dans la tête, raconte que les jeunes criaient dans l'autobus.« Les gars et les filles criaient dans l'autobus, quand nous sommes sortis, nous étions très nerveux.» L'autobus 13 appartenant à la firme Réal Leclerc Ltée, et conduit par M.Freddie Hermann venait de prendre quelques minutes plus tôt les étudiants de l'autobus 12 qui était tombé en panne, un peu plus loin.Tous les élèves du secondaire et du primaire, originaires des municipalités environnantes, se rendaient dans différentes écoles de Drummondville situées sur le territoire de la Commission scolaire régionale Saint-François.Les frères Patrick et Yves Morvan reviennent de loin.SI JOCELYNE DESCHAMBEAULT ÉTAIT TROUVÉE COUPABLE Le juge recommanderait qu'elle reçoive des soins psychiatriques en prison VALLEYFIELD \u2014 Dix minutes après le début des délibérations, le juge Jacques Du-cros n'a pas hésité à dire aux jurés qu'il recommanderait que l'accusée Jocelyne Descham-beault reçoive des soins psychiatriques en prison si jamais elle était déclarée coupable du meurtre de Suzanne Lauzon, enceinte de huit mois.martha gaonon Telle est la réponse qu'il a donnée à une première question des jurés qui est arrivée comme un cheveu sur la soupe, tout de suite après l'adresse du juge, en fin d'après-midi, hier.Ce commentaire du juge a surpris les avocats de la défense qui tout au long de ce procès ont réclamé un acquittement pour aliénation mentale.Après s'être réuni durant seulement quelques minutes, le jury a tenu à savoir « ce qu'il adviendrait de la santé mentale de Mme Deschambeault, 40 ans, si elle était reconnue coupable ».Malgré la chaleur torride qui / régnait dans la salle d'audience, hier, les jurés ont écouté attentivement, durant toute la journée, les directives du juge Jacques Ducros qui leur a demandé de se poser la question suivante : « Est-ce que l'accusée Jocelyne Deschambeault était malade mentalement au point qu'elle était incapable de juger la nature et la qualité de son acte?».Cette question constitue le coeur du débat actuel.Dans ce procès qui revêt un caractère assez inusité, la Couronne et la défense sont d'accord pour dire que Mme Deschambeault souffrait de névrose obsessionnelle lorsqu'elle a tué de 48 coups de couteau une jeune femme enceinte, Suzanne Lauzon.Le jury doit maintenant apprécier l'état mental de l'accusée.Durant son adresse, le juge Ducros a précisé qu'il y avait trois verdicts possibles : 1) meurtre au premier degré (préméditation ou séquestration); 2) meurtre simple, au deuxième degré et 3) acquittement pour aliénation mentale.La Couronne a porté une accusation de meurtre au premier degré.Dans ce dernier cas, dit-il, tout le fardeau de la preuve repose sur la défense.L'accusée Jocelyne Deschambeault doit prouver qu'elle n'était pas saine d'esprit le 11 mars lorsqu'elle a frappé Suzanne Lauzon.Le Code pénal ne donne pas une définition médicale de l'aliénation mentale mais définit plutôt les critères dont il faut tenir compte pour déterminer s'il y a responsibilité criminelle ou non.« Même si une personne souffre de troubles mentaux cela ne signifie pas nécessairement que vous devez l'acquitter », explique le magistrat.Les jurés doivent décider si l'accusée savait ce qu'elle faisait lors de la commission de son crime.À titre d'information, le juge Ducros a expliqué au jury que si Jocelyne Deschambeault était acquittée pour aliénation mentale, elle ne serait pas libérée immédiatement.« Un acquittement ne signifierait pas une libération.Mme Deschambeault serait alors confiée au Lieutenant gouverneur jusqu'à ce qu'un comité spécial décide de sa libération après un traitement psychiatrique ».Il leur a ensuite demandé de ne pas se préoccuper des conséquences de leur verdict ni des sentences possibles.« Ce n'est pas votre affaire ».Il a résumé les témoignages des trois psychiatres, les docteurs André Mauffette, Gérard Sarwer-Foner et Charles Daoust.« Je ne met aucunement en doute l'intégrité de ces témoins-experts qui sont venus vous donner leurs opinions.Mais vous devez considérer toute la preuve ».Malgré la belle température, le procès continue de susciter l'intérêt dans la population.Encore hier, l'assistance était nombreuse.Dans la première rangée, on pouvait remarquer les parents et amis de la victime qui sont là depuis le tout début.Les premières heures de délibération des jurés ont été pénibles en raison des problèmes de climatisation à l'intérieur du Palais de justice.Il est à espérer que tout rentrera dans l'ordre aujourd'hui car l'atmosphère est irrespirable.Dans les corridors, avocats, policiers et citoyens cherchent désespérément un peu de fraîcheur.Premier parc régional de la CUM bientôt ouvert La planification des parcs régionaux de la Communauté urbaine de Montréal connaîtra un premier dénouement heu; reux avec l'ouverture du parc régional de la Visitation, prévue pour la fin de l'été par M.Guy Gravel, directeur de la Planification, à la CUM.Les projets de la CUM en matière de parcs régionaux ont été arrêtés en 1980, et les huit parcs prévus au programme seront probablement les seuls dont se dotera la CUM.En effet, le rythme de l'urbanisation du territoire réduit graduellement le nombre d'emplacements suffisamment vastes pour y aménager des parcs régionaux.Par ailleurs, les territoires retenus par la CUM étaient souvent, en partie ou en totalité, propriété de communautés religieuses qui, règle générale, sont des conservateurs attentifs du patrimoine naturel.Les parcs régionaux prévus par la CUM sont les suivants, d'ouest en est : Anse-à l'Orme, Cap Saint-Jacques, Bois de Liesse, Bois de Saraguay, de la Visitation, Rivière-des-Prairies, Bois de l'Héritage et Bois de la Réparation.Vous aurez constaté que tous les parcs projetés se trouvent sur la rive nord de l'ile de Montréal.M.Gravel explique à ce sujet que le sud et le centre de l'île sont très bien desservis avec l'île Sainte^ Hélène, le parc Lafontaine, le parc Maisonneuve et le Mont-Royal, autant de parcs qui seraient considérés comme parcs régionaux s'ils n'étaient pas propriété de la Ville de Montréal.La superficie de ces parcs varie de 39 acres pour le plus petit (Bois de la Réparation, en forme de fer à cheval) à 703 acres pour le plus grand (Parc du Cap Saint-Jacques).Les huit parcs auront une superficie totale de 2 102 acres.Acquisitions de $40 millions Sans tenir compte du coût des aménagements futurs dans ces parcs, le programme échelonné sur une période de dix ans aura entraîné des déboursés de près de $38 millions pour la seule acquisition des terrains, si on inclut les quelque $3,4 millions qui seront requis pour compléter l'opération.Selon le plus récent tableau (30 mai 1983) préparé par la CUM, la communauté avait acquis 89,5 p.cent des terrains dont elle n'était pas propriétaire au début du programme.Et en tenant compte des 381 acres déjà acquis à ce moment-là, la superficie résiduelle à acquérir, de 179,1 acres, ne représente plus que 8,6 p.cent de la superficie totale des parcs.En fait le pourcentage de la superficie déjà acquise par rapport à la superficie à acquérir est supérieur à 83 p.cent dans tous les parcs (il est même de 100 p.cent dans le cas du Parc du Cap Saint-Jacques), à une exception près, soit l'Anse-à-l'Orme, où l'acquisition n'est complétée qu'à 8,2 p.cent.En revanche, les 83 acres qui restent à acquérir ne représentent que 55,5 p.cent des 150 acres requis.Quant aux aménagements, la CUM n'a l'intention ni de procéder à d'importants et coûteux aménagements, ni de former une équipe nombreuse pour s'occuper de ce parcs.En ce qui a trait à l'aménagement, il sera réduit à son strict essentiel, selon M.Gravel; par exemple des pistes cyclables et des sentiers transformables en pistes de ski de fond l'hiver.Pas question de terrains de sports ou de parcs de jeux pour enfants.Une seule exception, peut-être, le parc du Cap Saint-Jacques, où l'aménagement tiendra compte de la proximité des plages, une fois évidemment qu'on aura procédé à la dépollution de la Rivière-des-Prairies, ce qui n'est pas pour demain.Quant à l'entretien des parcs, la Ville entend s'en remettre aux villes où ils se trouvent, selon le cas, par le biais d'un contrat de service.Il sera alors intéressant de comparer le prix demandé par la Ville de Montréal à celui des autres villes du territoire de la CUM.» ?p ?p p p % p p p p p p p p p p p p p p p p \u2022 » \u2022 p p p p p Gaspillage gouvernemental Notre collègue caricaturiste, Girerd, avisait récemment la Régie de l'assurance-automobile du Québec de son changement d'adresse tel que demandé sur le permis de conduire et sur la fiche d'immatriculation.La régie a bien donné suite à sa demande, en lui faisant parvenir pas une, pas deux, mais TROIS «confirmations de changement d'adresse », dans trois enveloppes différentes.L'une de ceè confirmations avait trait au numéro de permis de conduire, et deux au numéro d'immatriculation.Il est permis de croire que dans le dernier cas, l'ordinateur s'est trompé en émettant deux confirmations plutôt qu'une.Mais comme la régie utilise exactement la même formule pour changer l'adresse du permis de conduire et de l'immatriculation, pourquoi n'a-t-elle pas envoyé une seule formule à notre collègue, au lieu de deux au mieux?Un raisonnement de politiciens Parce que des politiciens des gouvernements fédéral et provincial n'ont pas réussi à s'entendre l'hiver dernier sur la façon de distribuer les subventions fédérales susceptibles de contrer le chômage, 128 chômeurs d'Anjou seront privés de travail au cours de l'été.Et au lieu de rembourser une partie de ce salaire aux deux gouvernements en cause sous forme d'impôts directs, ils resteront vraisemblablement à la charge des contribuables québécois en touchant leur maigre pitance du Bien-être social, le programme fédéral de création et d'expansion des nouveaux emplois s'adressant spécifiquement aux chômeurs qui ne touchent plus d'assurance-chômage.Anjou 80, une société de développement résidentiel, avait obtenu du programme fédéral en question une subvention de $711 677 qu'elle voulait utiliser afin de créer 128 emplois temporaires.Selon le projet, ces employés auraient procédé au nettoyage des lacs artificiels d'Anjou et des abords des résidences Neuville, situées à proximité de ces lacs.Anjou 80 vient hélas d'apprendre du ministère des Affaires municipales qu'il serait inconstitutionnel d'accepter cette subvention fédérale, et que la société devrait plutôt s'adresser au programme québécois d'initiative municipale pour l'emploi.4 « « ë Selon deux accusés, le «gros méchant» c'est Provençal Premiers témoins de la défense à leur procès pour le meurtre de Ronald Bourgoin et de Sylvie Revah, en juin 1978, deux des accusés ont définitivement tenté, hier, de représenter le témoin principal de la Couronne, Bernard Provençal, comme le « gros méchant » de toute cette sombre histoire.Interrogé par son procureur, Me Daniel Rock, Claude Paquin, chez qui le double assassinat est censé avoir été commis, a nié toute participation à celui-ci.C'est par les journaux, selon ses dires, qu'il a appris le triste événement.Par contre, il était bien au Tropicana.lorsque Provençal a mis deux jeunes amis du couple disparu au courant qu'ils étaient probablement morts, et que le même sort pourrait leur être réservé, s'ils continuaient leurs recherches.Paquin dit avoir demandé au gros Bernard s'il était devenu fou, mais ce dernier lui aurait répondu que Bourgoin l'avait « crosse » en lui volant 400 grammes de cocaïne.Telmosse, lui, dit ne pas se rappeler ce qui a pu survenir, dans sa vie, le 28 juin, il y a cinq ans.Il révèle toutefois, au jury que préside le juge Claire Bar-rette-Joncas, que ses relations avec le célèbre délateur d'aujourd'hui n'ont pas toujours été au beau fixe et que s'il purge aujourd'hui une peine de sepi ans de pénitencier pour import tation de drogue, c'est que ProJ vençal Ta tenu responsable de la faillite de certaines transactions et lui a littéralement donne Tordre d'encaisser cette serv tence.Il l'aurait même menacé de mort, à l'occasion. 4 \u2022 «oGRÂCE AUX PRESSIONS DES FEMMES.» Pauline Marois réintégrée dans ses fonctions au Comité des priorités LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 DIRECTION DU PLQ Pauline Marois, ministre déléguée à la Condition féminine et vice-présidente du Conseil du Trésor est réintégrée dans ses fonctions au Comité des priorités.Elle en a fait elle-même l'annonce, hier, devant une centaine de femmes qu'elle avait invitées à venir faire le point sur le dossier de la condition féminine et à discuter des enjeux de la prochaine année.ANNE RICHER_ « C'est vraiment grâce aux pressions des femmes, si le Premier ministre est revenu sur sa décision », a déclaré la minis trfe; Une vague d'enthousiasme a souligné cette annonce qui couronnait des mois de pressions et de diplomatie auprès du Premier ministre de la part de certains groupes de femmes, dont le Conseil du statut de la femme et la Fédération des femmes du Québec.Pauline Marois qui attend un enfant à la mi-octobre ne semble pas le moins du monde effrayée par l'importance de la tâche qui l'attend, à ces divers palliers de responsabilité.Devant ces femmes déléguées de groupes et d'associations, venues de tous les coins de la province, elle a rappelé le mandat du ministère de la Condition féminine: coordonner l'application de la politique d'ensemble: Pour les Québécoises: égalité et photo René PICARD Pauline Marois, ministre d'Etat à la Condition féminine et vice-présidente du Conseil du Trésor, a annoncé hier, qu'elle était réintégrée au Comité des priorités.n'avait aucune prise directe ou responsabilité complète sur des législations ou des programmes.« Mes moyens d'action sont comme les vôtres: pres- indépendance, préparée par le Conseil du statut de la femme, et d'un autre volet qu'elle y a ajouté: celui de développement.Elle a tenu à souligner qu'elle sion, persuasion », soulignant par là l'importance qu'elle accorde à la solidarité féminine et sa foi dans l'action et les moyens de pression, « même si on a parfois l'impression qu'on n'avance pas ».La ministre a aussi la responsabilité de l'Office des services de garde à l'enfance, elle siège au Conseil du Trésor, dont elle est la vice-présidente, réunit à l'occasion un comité ministériel et défend tous les dossiers qui ont un impact sur les conditions de vie des femmes: changements technologiques, pornographie, éducation des adultes, l'emploi, les régimes de rentes, etc.Parmi les enjeux de cette année, elle cite la fiscalité, la politique familiale, les changements technologiques, les modifications du code du travail.Elle a demandé aux femmes de faire preuve d'une vigilance accrue.Par exemple elle a déjà fait savoir au ministre des Finances, Jacques Parizeau qu'elle souhaitait être consultée sur son livre blanc en préparation concernant la fiscalité.« On ne peut pas se payer le luxe d'être à l'écart des discussions qui nous concernent », a-t-elle livré en message aux femmes, en ajoutant qu'elles ne doivent pas éviter de s'engager dans l'action, d'utiliser tous les outils à leur disposition, d'occuper les lieux de pouvoir, d'être présentes partout.Une ultime démarche sera entreprise pour convaincre Garneau I r 9 r : QUEBEC\u2014 Un groupe de partisans et amis de M.Raymond Garneau doivent rencontrer la semaine prochaine le pdg de la Banque d'Epargne afin de le convaincre une dernière fois de se porter candidat à la direction du Parti libéral.C'est ce qu'a appris LA PRESSE hier de sources dignes de foi.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec Cette démarche ultime aurait lieu avant la Saint-Jean, le 24 juin.Elle serait d'autant plus urgente que diverses candidatures se pointent à l'horizon (que l'on pense à MM Johnson, Gérard-D.Lévesque, Robert Bourassa, et John Ciaccia) ce qui risque de miner le terrain.Lors de cette rencontre, les amis de l'ex-ministre des Finances et ex-candidat malheureux lors du congrès de 1978 à la direction du parti tenteront de lui prouver qu'il jouit cette fois des meilleurs atouts pour l'emporter le 15 octobre.« Nous allons le sensibiliser au fait qu'un grand nombre de personnes sont prêtes à mettre la main à la roue», a confié un informateur qui désire conserver l'anonymat.Or, le temps presse pour obtenir une réponse définitive car les piliers de l'organisation qui lui sont favorables risquent de se laisser séduire par d'autres can-\" didats.Selon le député libéral de Maskinongé, M.Yvon Picotte, qui l'a appuyé en 1978 mais qui va 5D Jr \u2022 .r.H 1 f an * >'.J JflOJ If r.3 U ?i : «Ce que j'aime avec Montréal, c'est que si j'arrive de France, j'y découvre l'Amérique; et si j'arrive des Etats-Unis, je m'y retrouve comme en France.» Charles Aznavour Saviez-vous que Montréal est la troisième ville en importance en Amérique pour la production de spectacles, après New-York et Los Angeles?Montréal est aussi le plus grand centre au monde de télévision en langue française.demeurer neutre cette fois à cause de ses fonctions de whip-ajoint du caucus des députés, il est essentiel que M.Garneau se décide d'ici la fin du mois.La raison en est très simple: c'est que les candidats ne bénéficieront que de peu de temps pour recruter des membres puisque le Conseil général a décrété qu'il fallait être membre en règle avant le 15 juillet pour pouvoir être choisi délégué au congrès.Depuis que M.Marc-Yvan Côté, candidat libéral dans l'élection partielle de Charlesbourg, a lancé le mouvement d'appui à M.Garneau à la mi-mai, plusieurs personnes se sont activées à sonder sa popularité et à rechercher des organisateurs crédibles au niveau des comtés qui sont reconnus pour leur habilité à promouvoir un mouvement de masse.Le seul empêchement qui pourrait motiver sa réponse est plutôt d'ordre familial (son épouse y étant opposée) mais cette résistance pourrait changer si le contexte est favorable.M.Gameau a bien quelques autres handicaps comme par exemple l'image qu'il projette dans l'opinion publique.Certains partisans estiment que ses adversaires lui ont fait une image de radical de droite alors que ses récents discours sur les finances publiques ne sont pas très éloignés de celui prêché par l'actuel ministre des Finances, M.Jacques Parizeau.On rappelle également que le banquier a plutôt favorisé le Québec dans la querelle fédérale-provinciale sur les loteries.C'est plutôt sur la question linguistique et la place du Québec dans la Confédération que les positions antérieures de M.Garneau ont été taxées d'anti-natio-nalistes.Le PLQ parle d'enquête sur des fraudes à la RIO QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre québécois de la Justice, M.Marc-André Bédard, n'a pu rii confirmer ni nier hier que la Sûreté du Québec enquête sur des infractions de nature frauduleuse reliées aux opérations de la Régie des installations olympiques entre 1978 et la fin de 1982.Questionné à ce sujet à l'Assemblée nationale par la députée libérale de Chomedey, Mme Lise Bacon, le ministre a affirmé qu'il fera les vérifications le plus rapidement possible.Mme Bacon a demandé au ministre à quelle date il a reçu « un rapport d'enquête de la Sûreté du Québec, enquête faite à la suite d'une plainte relative à des infractions de la nature de la fraude qui aurait été commise en rapport avec des opérations reliées à la RIO entre le début de 1978 et la fin de 1982 ».Dans un premier temps, M.Bédard a répondu qu'il y avait des milliers d'enquêtes chaque année à son ministère et qu'il ne peut dire à quelle date il aurait reçu un rapport dans cette affaire précise.Québec appuie Scan Marine QUEBEC (PC) \u2014 Le gouvernement du Québec a fait savoir à Ottawa qu'il appuyait officiellement le consortium Scan Marine de Montréal dans sa lutte pour décrocher le contrat de contraction de six frégates de la marine de guerre canadienne.C'est ce qu'a indiqué hier à l'Assemblée nationale le ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme Rodrigue Biron en réponse à une question du député péquiste de Bellechasse, M.Claude Lachance.Dans le cadre de la modernisation de sa marine de guerre, le gouvernement fédéral à lancé, il y a quelques mois, des appels d'offres pour la construction de six frégates dont la première doit être livrée en 1987.Deux groupes ont répondu à cet appel d'offres, un consortium forméde la compagnie Scan Marine de Montréal et des chantiers maritimes Davie de Lauzon et Marine de Sorel, et le groupe St.John installédans les provinces maritimes.Considéré comme le projet du siècle en construction navale, le contrat pourrait, a-t-on déjà avancé, s'élever à plus de $2 milliards.Hier, le ministre Biron a dit craindre que la décision qui doit être rendue la semaine prochaine par Ottawa, ne soit encore une fois défavorable au Québec.« A ce jour, bien sûr, a-t-il dit, des propositions ont été faites par le groupe St.John, mais il n'y a rien d'attaché fermement au Québec et on a encore peur que ce soit à peu près la même chose que pour le F-18 et le F-16.» LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 te Photo Denis Courville, LA PRESSE Mulroney fait un tour à la maison Le nouveau chef du Parti conservateur, Brian Mulroney, est rentré hier d'Ottawa où il était depuis le 8.Mulroney a été accueilli chez lui, sur le chemin du Belvedere (Belve- dere Road, dit-on plus communément) à Westmount, par sa femme Mila, et leurs enfants Caroline, 10 ans, Benedict, 8 ans, et le petit Mark, 4 ans.SELON MacGUIGAN Un Sénat élu serait plus représentatif des régions I 4.Î La campagne du nouveau chef conservateur a coûté $650 000 (PC) \u2014 La campagne de M.Brian Mulroney à la direction du Parti conservateur lui a coûté environ $650 000.C'est ce qu'a fait savoir hier le sénateur Guy Charbonneau, son grand argentier pour une campagne qu'il a qualifiée de « frugale \u2022 de sa part.Par comparaison, M.Joe Clark aurait dépensé $700 000, John Crosbie $750 000, Peter Pockling-ton $550 000, Michael Wilson $400 000, David Crombie $250 000, John Gamble $200 000 et Neil Fraser $15 000.Le sénateur Charbonneau a précisé que les dépenses de M.Mulroney étaient actuellement comptabilisées et que la somme exacte ne serait pas connue avant le début de juillet.Il ne semble pas, cependant, que les noms des différents donateurs seront rendus publics.A l'occasion de la campagne au leadership de 1976, où M.Mulroney s'était classé troisième (derrière MM.Joe Clark et Claude Wagner), on lui avait reproché ses dépenses somptueuses.Clark dans le rouge Par ailleurs, il semble que la campagne infructueuse de M.Le mouvement pacifiste surveillé par la GRC OTTAWA (PC) \u2014 La Gen darmerie royale du Canada ne s'empêche pas de surveiller le mouvement pacifiste tout simplement parce que celui-ci défend « une cause apparemment non-violente », a déclaré hier le ministre de la Justice.M.Mark MacGuigan a précisé que, dans une société démocratique, la surveillance policière doit pouvoir s'exercer sur n'importe quel groupe.«Même la Chambre de Commerce?», s'est fait demander le ministre.« Aucun groupe n'est en théorie exempté », a-t-il répondu.Le sujet a été soulevé aux Communes par le député néo-démocrate David Orlikow, qui a cité un article du Ottawa Citizen selon lequel la GRC infiltre le mouvement pacifiste.Ce n'est pas parce qu'il y a quelques communistes dans ce mouvement qu'il faut déclencher une chasse aux sorcières, a affirmé M.Orlikow.ÉDUCATION Le Livre blanc sera respecté QUÉBEC (PC) \u2014 Le ministre de l'Education, Camille Laurin, a réaffirmé hier que le projet de loi sur l'enseignement primaire et secondaire qu'il déposera lundi à l'Assemblée nationale, contient toujours les grandes orientations de base du Livre blanc sur la réforme scolaire.M.Laurin réagissait ainsi dans un communiqué à la manchette d'hier du quotidien Le Soleil qui soutenait que le contenu du projet de loi est « très différent des orientations du Livre blanc ».Le journal qui affirme avoir en mains le projet de loi que déposera le ministre lundi, révèle qu'il n'y est plus question d'abolir l'élection des commissaires d'école au suffrage universel.Il n'y serait plus question non plus de faire de la commission scolaire une coopérative de services.La commission scolaire, ex-plique-t-on, demeurera une entité juridique et conservera la très grande majorité des pouvoirs qu'elle détient présentement.M.MacGuigan a rétorqué que la surveillance de la GRC ne visait que quelques individus.Joe Clark au congrès au leadership du Parti progressiste-conservateur s'e soit soldée par un déficit de $80 000, a confié un des conseillers de l'ancien premier ministre.« Ce n'est pas quelque chose qui me remplit d'épouvante », a précisé M.Finlay MacDonald dans une entrevue.Selon lui, ce déficit est relativement petit en regard des $700 000 qu'a coûté la campagne.Le budget initial avait été estimé à $500 000.Les petits créditeurs et les employés seront payés sous peu mais «quelques gros créditeurs devront faire preuve.d'un peu de patience» avant d'être remboursés, a ajouté M.MacDonald.Par ailleurs, M.Clark n'a pas voulu s'en prendre à M.John Crosbie qui, plus tôt cette semaine, l'avait traité d'homme « éminemment stupide ».Le candidat terre-neuvien a encaissé sa défaite avec beaucoup d'amertume, l'attribuant à M.Clark.En effet, M.Crosbie a accusé M.Clark d'avoir poursuivi sa course au leadership après le deuxième tour de scrutin plutôt que d'avoir fait porter ses voix vers sa propre candidature.« Nous sommes tous fatigués et je crois que Jane (l'épouse de M.Crosbie) devrait amener John en vacances », a déclaré M.Clark.Trudeau Le premier ministre Trudeau a déclaré de son côté qu'il aimerait voir le nouveau chef conservateur siéger à la Chambre des communes à l'automne.Par contre, M.Trudeau a indiqué qu'il a été « trop occupé avec la royauté » pour considérer des dates pour les élections partielles qui devront avoir lieu en Nouvelle-Ecosse dans le comté.de Central Nova, où Mulroney se portera candidat.«Il est certain que nous aimerions que M.Mulroney ait une chance de siéger à la prochaine session à l'automne, mais je n'ai examiné aucune date encore », a dit M.Trudeau, ajoutant qu'il consulterait ses collègues sur la question au cours de la semaine prochaine.M.Trudeau revenait de Halifax, où il a souhaité la bienvenue au couple princier en visite au Canada.OTTAWA \u2014 Selon le ministre fédéral de la Justice, M.Mark MacGuigan, l'élection des sénateurs au suffrage universel les rendraient plus représentatifs des points de vue régionaux.Dans un livre vert déposé hier au Comité mixte des Communes et du Sénat sur la réforme de cette institution, M.MacGuigan affirme qu'elle ne joue pas son rôle efficacement dans sa forme actuelle.« La population ne perçoit pas les sénateurs comme des représentants régionaux », dit-il.GILLES PAQUIN do notre bureau d'Ottawa Le document de 43 pages présenté par le ministre passe en revue différentes propositions en vue de la transformation du Sénat et la redéfinition de son rôle, mais ne tranche pas en faveur de l'une ou l'autre des options offertes.Il n'envisage jamais non plus la suppression pure et simple de la deuxième Chambre fédérale, solution pourtant retenue par les provinces dans le cas des Conseils législatifs.Lors de son témoignage devant le Comité, le ministre a soutenu que l'existence d'un Sénat vraiment représentatif des intérêts régionaux renforcerait le fédéralisme canadien.«Notre parlement national et notre gouvernement central seront habilités au plus haut point à agir au nom de tous les canadiens », a-t-il dit.L'élection d'un gouvernement conservateur ne détenant qu'une poignée de sièges au Québec en 1979, ou celle d'un gouvernement libéral peu représenté dans l'Ouest en 1980, a donné l'impression qu'aucun des grands partis fédéraux ne peut prétendre être le porte-parole de toutes les parties du pays a expliqué le ministre.« Les Canadiens ont eu l'impression, largement fausse à mon avis, que les intérêts et les préoccupations des régions qui ne comptaient pas de nombreux-députés du parti au pouvoir ne pouvaient être pleinement pris en compte dans le processus décisionnel à Ottawa », a-t-il ajouté.; i 'A > L'élection des sénateurs a$ porterait « un correctif park- J mentaire aux distorsions électQ- 7 raies qui résultent de notre sys- ï tème de scrutin uninominal », a- £ t-il affirmé.IQ I Nouveau rôle Selon M.MacGuigan, il irtî- J porte aussi de définir un noû- C veau rôle au Sénat ou de preh-dre les moyens pour qu'il rè- ; vienne à celui qui lui a été côh- / fié lors de sa création': ; l'examen des lois adoptées par»! les Communes et la représenta- j tion régionale.' jj On pourrait ajouter à cela la * représentation des minorités et* la protection de leurs droits ain-1 si que les relations intergouvër-1 nementales, de suggérer \\c ^i- ; nistre.«, g Sans condamner directement J le mode de sélection actuel dés» sénateurs, soit au bon vouloir.dul; premier ministre fédéral, M.*' MacGuigan reconnaît que ceitej méthode a largement contribué*' à le rendre inefficace tout enle* privant du respect des contai* buables.n j Le gouvernement estimer qu'on ne peut réformer le sénat* en profondeur et maintenir le régime actuel, les sénateurs devront sans doute être élus au suffrage universel.Il reste à déterminer le mode de scrutin, la durée du mandat et la répartition des sièges note le document.Selon le ministre, il s'agit là de la «seconde étape logique» de la réforme constitutionnelle, la première s'étant achevée l'an dernier avec le rapatriement de la Constitution et l'adoption de la Charte des droits.On ne sait pas encore avec certitude si le gouvernement tentera d'effectuer ces modifications avant la fin de son mandat, mais tout indique qu'elle se fera lentement puisque le Comité mixte du Sénat et des Communes doit voyager à travers le Canada pour entendre les citoyens avant de présenter son rapport.De plus, les propositions du gouvernement fédéral devront également recevoir l'aval d'au moins sept provinces représentant 50 p.cent ou plus de la population canadienne avant d'être intégrées à la constitution.INFORMATIONS: SUR LA SUISSE 844-6795 VOY ABEC PERMIS DU QUEBEC .\" Canada LaSCHL, l'agence canadienne de l'habitation, est fière d'annoncer l'inauguration des immeubles de la Phase ill de la Coopérative d'habitation Jeanne-Mance, un ensemble de 25 logements de type familial situé rue Jeanne-Mance.Ce complément de logements à prix modique profitera à la communauté dans le cadre de l'engagement du gouvernement du Canada à exécuter des projets de ce genre dans tout le pays.La SCHL est heureuse d'avoir contribué à cette réalisation.Y; SUPER BUFFET DELA FÊTE DES PÈRES la SCHL agence canadienne de l'habitation 1* Société canadienne d'hypothèques et de logement L'honorable Roméo LeBlanc Ministre Canada Mortgage and Housing Corporation 77 T S À 6 ÉDÏTORiAL LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 PAUL DESYLARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef i Il faut un siège au nouveau leader Élu chef du Parti conservateur à 12 ou 18 mois des prochaines élections générales, Brian Mulroney se devait d'occuper au plus tôt à la Chambre des communes la place qu'il a durement conquise.Car c'est au Parlement qu'il affrontera le gouvernement libéral; c'est au Parlement, dans l'ardeur des combats, qu'il peut refaire l'unité de son parti déchiré; c'est au Parlement que se manifesteront aux yeux des Canadiens ses qualités de leader.M.Mulroney a donc pris la meilleure décision en acceptant la proposition que lui faisait son compagnon de lutte et collègue Elmer MacKay.Parlementaire chevronné, ancien ministre dans le gouvernement de M.Clark, partisan enthousiaste de l'avocat montréalais au cours de la campagne de leadership, celui-ci démissionne de son siège de Central Nova (Nouvelle-Ecosse) pour permettre à son chef d'y briguer les suffrages et d'occuper dès septembre à la Chambre le fauteuil du chef de l'Opposition.Le premier ministre, M.Trudeau, suivant la tradition dans un cas semblable, facilite à son nouveau vis-à-vis l'accès de la Chambre.Ce qui signifie deux choses: le scrutin doit avoir lieu au plus tôt, en juillet ou en août, et le Parti libéral, même s'il devait présenter un candidat pour répondre aux voeux de ses militants, évitera de lancer une campagne trop forte qui pourrait entraîner la défaite de l'adversaire.Cette dernière hypothèse demeure mprobable puisque Central Nova est un bastion conservateur.M.Mulroney ne sera pas perçu comme un étranger par les électeurs de cette circonscription: il a fait en partie ses études en Nouvelle-Ecosse et y a séjourné durant cinq années.Au surplus, M.MacKay, le député démissionnaire, n'est pas contraint de se retirer sous les pressions de son Parti.Il ne démissionne pas dans l'amertume.À quelques reprises, le député a exprimé publiquement son intention d'abandonner sa carrière de député.M.Mulroney, s'il veut en faire l'un de ses conseillers principaux, aura la faculté de le faire entrer dans son entourage ou, s'il devient un jour premier ministre, de le nommer au Sénat.D'abord Québécois, c'est au Québec et non en Nouvelle-Ecosse que M.Mulroney devra éventuellement se faire élire.Mais, d'ici les prochaines élections générales, le successeur de M.Clark n'avait guère d'autre choix.Il eût été absurde d'inviter M.Roch LaSalle à quitter le seul siège des conservateurs au Québec pour l'offrir à M.Mulroney.Ces prochaines élections générales auront une portée historique pour le PC.Dirigés pour la première fois de leur histoire par un Québécois, les conservateurs pourront gagner des sièges dans toutes les régions et toutes les provinces du pays.Si Brian Mulroney relève ce défi, il aura fait du PC une formation plus authentiquement canadienne plus représentative que le parti libéral qui n'a pas de député et bien peu de voix dans l'Ouest.Depuis longtemps, sauf l'orageuse parenthèse des années du régime Diefenbaker, le Parti conservateur se cherche une légitimité dans un Québec qui l'a répudié.Sous le leadership de M.Clark, les «tories» s'employaient activement à s'implanter au Québec.L'ancien premier ministre, sans être Québécois, avait certainement réussi à gagner l'estime d'une importante fraction de francophones.Avec Brian Mulroney, il n'y a plus d'équivoque ou de malentendu.C'est pourquoi, beaucoup de députés libéraux du Québec à Ottawa ont perdu leur belle assurance.Pour la première fois depuis qu'ils sont en politique, ils se sentent menacés.Michel ROY Concertation ou affrontement?En ces derniers temps, on avait à quelques reprises entendu parler de «concertation» dans la bouche de divers leaders syndicaux.On n'y était pas tellement habitué.Il y avait donc lieu de s'en réjouir.L'actuel congrès d'orientation que tient la principale fédération de la CSN, celle des affaires sociales, a malheureuse-I ment démontré que la philosophie de l'affrontement avait encore bien des adeptes.M.Pierre-Paul Roy, vice-président de cette fédération, en particulier, s'est plu à dénoncer toute I attjtude complaisante qui équivaudrait à renier le syndicalis- \u2022 me de combat et de lutte des classes.! Pour M.Roy, le monde syndical ne doit coopérer en aucune façon avec le gouvernement ou avec le patronat.Il s'élève, par exemple, contre toute participation syndicale à des I sommets économiques ou, encore, aux comités de travail pa- \u2022 ritaires sur la rémunération et l'emploi dans la fonction publi-! que mis récemment sur pied par le premier ministre René ILévesque.! C'est là le discours classique inspiré de la grille d'analyse | marxiste.C'est le discours qui ne variera jamais, quelle que i soit la nature de l'entreprise avec laquelle on négocie, ou ! quelle que soit la situation économique dans laquelle se débattent les employeurs.Ces derniers sont essentiellement des exploiteurs des travailleurs, des gens auxquels on ne peut se fier, des ennemis qu'il faut combattre à la limite.Se concerter avec eux, c'est ; s'exposer à se faire avoir, à se faire récupérer par le systè-; ne.j Si vous objectez que l'État au moins devrait échapper à \u2022 cette analyse, on vous répondra que ledit État n'est pas neu-'> tre, qu'il est dominé par les employeurs et soumis à leurs diktats.On tenait ce langage dans le temps des libéraux; on ; continue de le tenir sous un gouvernement péquiste, même si ; celui-ci se proclame social-démocrate et a réussi à s'aliéner \u2022 gravement l'ensemble du monde patronal.Quand le gouvernement met fin, par exemple, à une grève dans les hôpitaux ou dans le transport en commun, vous pensez qu'il agit d'abord dans l'intérêt des plus mal pris, c'est-à-dire les malades et ceux qui n'ont pas de voiture.Selon les adversaires de la concertation, vous vous trompez: le gouvernement veut tout simplement mater ses employés et faire le ! jeu des hommes d'affaires qui ont besoin d'une main-d'oeuvre en santé, capable de se rendre au travail ou d'une clientèle en mesure de se rendre dans les magasins.Quand on a une bonne grille d'analyse tout devient ainsi très simple.On peut dire à peu près n'importe quoi quand on n'a pas à tenir compte du réel.On peut dire, par exemple, que les entreprises ne pensent qu'à leurs profits, même si un grand nombre d'entre elles tombent constamment en faillite.On peut dire que le gouvernement pourrait se montrer beaucoup plus généreux envers ses employés même si la très grande majorité des contribuables dont les taxes serviront à payer ces augmentations de salaires doivent se contenter de conditions ou de revenus bien inférieurs.Jean-François Munn, coordonnateur des négociations du secteur public pour la CSN, n'a sûrement pas fini de se faire enguirlander pour avoir osé dire qu'une des causes de l'échec du Front commun fut d'avoir oublié la crise économique pour s'en tenir au discours classique, aux revendications traditionnelles.Les négociateurs syndicaux qui, dans le secteur privé, omettent ainsi de tenir compte du contexte économique et \u2022forcent des entreprises à déclarer faillite, servent-ils vraiment les intérêts des travailleurs?Ne servent-ils pas plutôt ceux d'un3 idéologie?Vincent GRINCE Jji\u2014'- rf f m 3s83s ¦ Droits réservés Jean-Guy Dubuc Les déficits énormes des sociétés d'État Une manchette a identifié Canadair à un gouffre financier.L'expression n'est pas trop forte: c'est le moins qu'on puisse dire au sujet d'un déficit de $1,4 milliard.D'accord, Chrysler a connu pire et s'en est relevé en moins de trois ans.Mais il faut faire une sérieuse différence entre les entreprises, d'une part, et leur administration, d'autre part: on a plus besoin de voitures que d'avions et M.Iacocca est chez Chysler et non chez Canadair.Mais il n'y a pas que Canadair: De Havilland vient de nous annoncer un déficit de $265,2 millions pour les sept derniers mois de 1982.Le gouvernement canadien ayant accordé une nouvelle subvention de $240 millions à Canadair, il pouvait sûrement offrir $60 millions à De Havilland.De toute façon, il semble que, à un certain niveau mal défini, les chiffres n'ont plus de signification: on s'habitue facilement aux milliards et aux millions.La situation n'en demeure pas moins désastreuse.De Havilland n'a probablement pas à s'inquiéter.Son avion, le Dash-7 et son prochain, le Dash-8, ne peuvent que se vendre très bien dès que la reprise économique aura redonné confiance aux entreprises et aux gouvernements.Ces avions représentent tellement d'avantages fonctionnels et leur dossier est tellement impressionnant qu'il faut s'attendre à une montée rapide de leur bulletin de commandes.Ils répondent à un besoin, ils n'ont presque pas de compétition et ils possèdent une fiche technique quasi parfaite.Le monde de l'avion n'a plus besoin de Concorde ni même de 747; mais il lui faut des Dash-7 ou -8.Donc, malgré la grandeur du dernier déficit, on ne doit pas trop s'inquiéter de De Havilland; on peut même croire que Pratt et Whitney, de Longueuil, ont pour longtemps encore à fabriquer des moteurs pour toute la série des Dash.Ce qui ne devrait pas empêcher le gouvernement de s'inquiéter de la compagnie dont il est responsable, s'il conserve cette préoccupation de responsabilité.On ne peut en dire autant de Canadair.Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau a qualifié de «malheureux» le déficit énorme de cette compagnie de la Couronne.Il présente le problème en termes de dilemme: «Laisse-t-on la compagnie à la faillite?Oublions-nous le potentiel aéronautique du Canada ou sauvons-nous la compagnie», demandait-il à la Chambre des communes.Il sait fort bien que là n'est pas la vraie question.Il faut se demander: laissons-nous ces compagnies de la Couronne s'administrer dans l'anarchie ,ou prenons-nous les moyens pour sauvegarder les intérêts des contribuables en même temps que l'industrie qu'ils soutiennent de leurs deniers?Bien sûr, le gouvernement a remis à la Corporation canadienne de développement des investissements la surveillance de ces sociétés.Le geste est noble et logique; le gouvernement n'a plus à supporter la responsabilité des déficits et l'on peut espérer un meilleur contrôle des opérations dans un avenir plus ou moins lointain.Deux failles dans le calcul.La première: on ne peut effacer un passé aussi désastreux par un geste tourné vers l'avenir.Car la façon dont le gouvernement agit envers les sociétés d'État paraît manifestement inadéquate.De bien des façons, par bien des sources, à divers niveaux \u2022et pour divers motifs, on peut mettre en doute l'administration de Canadair.Et ce n'est pas la démission de son président, il y a quelques semaines, qui peut faire oublier le portrait réel de la situation.Que ce soit au plan du marketing, des prévisions, des achats, du personnel-cadre excessive- ment favorisé ou de bien d'autres aspects de la direction, il semble évident, même sans enquête, que Canadair a souffert de plusieurs maux que personne n'a su diagnostiquer.Quand un président avoue candidement qu'il n'a pas indiqué son déficit parce que personne ne le lui avait demandé, on se demande comment on peut offrir des salaires exorbitants à des employés aussi peu responsables.L'administration de Canadair représente un scandale en soi.Autre faille; la coordination entre l'administration, le conseil, la Corporation et le gouvernement semble sérieusement déficiente.À quoi sert un conseil d'administration s'il n'est pas bien informé de la situation réelle?Comment peut-il représenter les intérêts de l'actionnaire principal, qui est le gouvernement, s'il regroupe des gens qui n'ont pas le souci de défendre ces intérêts?Comment espérer trouver une direction ferme quand le président de diverses sociétés d'État ne connaît rien à l'industrie qu'il préside et n'accorde que quelques heures par mois à une responsabilité qu'il doit à un contexte politique mais qui lui vaut, de toute façon, des avantages pécuniaires garantis?Dans ce monde-là, on a tout intérêt à cacher son jeu.Si l'on pouvait afficher les noms des administrateurs de ces sociétés, avec les raisons qui motivent leur présence et la qualité de leur contribution avec le chiffre de leur rémunération, on pourrait éliminer plusieurs profiteurs inutiles.Et on pourrait comprendre, sinon éviter, les déficits.Le pouvoir de Pinochet en voie de dégradation Le nom du général Pinochet, qui a succédé en 1973 à Salvador Allende au Chili, par des méthodes universellement réprouvées, est resté synonyme de brutalité, de mépris du droit des gens, de fascisme.Parce qu'il a le goût du pouvoir, ou parce qu'il est assuré de connaître le secret du bonheur des peuples, Pinochet a pris toutes les dispositions pour se maintenir indéfiniment au faite.C'est encore peu dire que le général n'entretient pas un grand respect de l'opposition.L'opposition, c'est l'ennemi.Que fait-on des opposants?On les détruit.Telles sont les lois de la guerre.Les gouvernements, a dit un philosophe pessimiste, sont donnés au peuple pour les punir.Quel inavouable crime le peuple chilien a-t-il commis pour mériter un prince pareil?Car Pinochet fait le malheur de son peuple.Les premières années qui ont suivi le renversement de Salvador Allende et son rem- placement par Pinochet avaient quelque peu désarmé l'opposition au nouveau régime, à l'étranger et davantage au Chili même.Sur les plans économique et financier, les bilans n'étaient pas mauvais.Avec le résultat que pendant un certain temps, le Chili de Pinochet s'est fait oublier et que l'attention s'est tournée (il était grand temps! ) vers l'Argentine et quelques autres pays, où les droits de l'homme sont aussi malmenés que chez le général Pinochet.Les peuples se résignent à beaucoup d'épreuves quand l'économie va.Or, au Chili, elle ne va plus.Le chômage atteint un taux élevé (environ 20 p.cent) le pouvoir d'achat a baissé, le gouvernement connait des difficultés de trésorerie qui l'obligent à des négociations serrées avec la Banque des règlements internationaux.En sorte que les mêmes qui ont applaudi au renversement d'Allende en 1973 oi^ qui s'y sont résignés descendent dans la rue pour manifester bruyamment leur mécontentement et leur déception.Se sentant menacé, Pinochet réagit selon le style qui lui est propre.C'est-à-dire qu'il matraque.Convaincu que la rébellion est inspirée par les communistes, il frappe les dirigeants des syndicats, comme Rodolpho Seguel, arrêté à l'heure même où il se félicitait du succès de la journée de revendications du 14 juin, qui a bénéficié d'un large appui populaire.À quoi faut-il s'attendre maintenant?Le général paraît prendre la mesure des appuis qui lui sont acquis dans l'armée.Le mécontentement est tellement répandu que le désenchantement atteint même des éléments de l'armée.La foi se perd.Le Chili n'est pas le Mexique, où les militaires s'interdisent l'action politique depuis plus d'un demi-siècle.Dans son rapport sur les as- sassinats politiques, «Amnesty International» signale qu'au Chili, «des milliers de personnes auraient été sommairement exécutées après le putsch de 1973.De 1973 à 1979, des centaines de personnes ont disparu, en majorité des militants politiques ou syndicaux et des paysans, après leur arrestation par les services de sécurité de l'armée, de la marine et de l'aviation.Depuis 1977, un certain nombre d'adhérents présumés des organisations et partis politiques interdits tels que le MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire) sont morts alors qu'ils étaient aux mains du CNI (police secrète), dans des circonstances qui indiquent quyils ont sans doute été torturés.» (Rapport d'Amnesty International, publié par les éditions du Seuil.) Pinochet connaît la recette.Reste à savoir si l'histoire peut indéfiniment se répéter.Ctoiy CORMIER t.s.i.[i i \u2022 i.i.t.i.il i.H '< '\u2022\u2022 \"t ?û C : « » « S J* 1.i.i.I TRIBUNE LIBRE A 7 \\ J'ai vu l'avenir passer En ce 9 juin de Tan de grâce 1983, vers 16 h 30, pendant une longue minute, mes yeux levés vers le firmament ont regardé passer l'AVENIR.De blanc, d'argent, bardé de lumière sur champ d'espace, un Boeing 747, portant sur son dos la navette spatiale «Entreprise», a sillonné le ciel de Montréal, sous les regards éblouis de quelques milliers de privilégiés.On aurait dit un extra-terrestre portant son petit vers son destin.Superbe, sans bruit, sans peine, il fendait l'espace pendant qu'un soleil complice promenait sur ses flancs un faisceau lumineux.Moment d'émotion! Instant fugitif mais lourd de sens et de prévisions fantastiques.J'avais 18 ans, lorsque Lindberg, à bord de son petit monoplan Spirit of St.Louis, accomplit sa mémorable traversée de l'Atlantique.Tout seul, sans bagages, après 33 heures de vol, il atteignait le but.Il venait de tracer la route aérienne qui relierait les continents.Il avait forgé le premier maillon d'une résille qui couvrirait bientôt le globe.C'est quarante ans plus tard que j'empruntai l'avion pour la première fois.À 30000 pieds au-dessus de la mer, il ne m'avait pris que 7 heures pour franchir la distance qui, en 1534, avait demandé trois mois à Jacques Cartier.(Depuis, le Concorde s'est bien moqué de cet exploit.) J'avais dépassé la soixantaine lorsque, le 20 juillet 1969, sous le regard des terriens émerveillés, Neil Armstrong, pilotant l'Aigle de la mission Apollo, posa son pied sur la Lune.Par le truchement de l'audio-visuel, le XXe siècle aluni-sait.Dans le secret de leurs tombeaux, les grands et les savants des jours anciens ont dû pleurer de jalousie.Et la marche de l'homme, en route vers l'infini, se continue.se continue.J'ai maintenant 75 ans et j'aurai, de mes yeux vu, la navette spatiale exprimant la détermination à poursuivre «l'Exeelsior».Je me suis sentie propulsée dans l'avenir cosmique alors que la génération de mon père n'a pas connu ces moments percutants.Les enfants de nos enfants «supermen incarnés» auront peut-être à guerroyer dans les espaces sidéraux où les missiles d'aujourd'hui feront figure de fossiles?Tharsyle GELINAS Ville Saint-Laurent \u2022 la navette spatiale Enterprise au-dessus de Montréal, portée par un Boeing 747.La tour de Babel Moi, j'aime bien Marcel Adam.Il sait dire les choses.Et il a le don de cerner l'essentiel des problèmes qu'il aborde, ce qui, en plus d'être un signe de culture, permet de sauver du temps quand on discute.Ce qui aussi rend tellement agréable le fait de dialoguer avec lui que je me demande s'il n'est pas plus enrichissant de ne pas être de son avis! Comme nous sommes unis tous les deux par un cordial désaccord sur quelques rares sujets concernant la «res publica», dès qu'il se pose des questions là-dessus, mon premier mouvement \u2014 qui est toujours le bon \u2014 est de venir à son secours.Ainsi quand je l'ai vu se DORIS LUSSIER_ demander avec inquiétude dans LA PRESSE d'il y a quelques jours: «Sortirons-nous jamais de cette tour de Babel?», j'ai cru que le devoir de l'amitié m'imposait de lui prêter un instant ma petite lanterne pour l'aider à sortir de cet inhabitable monumemt.Alors, mon cher Marcel, fais-moi le plaisir de me laisser faire un bout de chemin avec toi.Tu trouves inopportun que soit de nouveau posé \u2014 par la décision du gouvernement de faire la prochaine élection là-dessus \u2014 le problème de l'indépendance du Québec.Ça t'embête un peu et tu te dis, comme plusieurs de nos concitoyens fédéralistes: «Cette affaire-là a été réglée en 1980; cessons d'en parler et passons à autre chose, par exemple la reprise économique qui est autrement importante.» Raisonnement bien fondé sur la réalité, certes, mais qui ne règle pas le problème pour autant.Car s'il est juste de prétendre qu'aujourd'hui il faut s'attaquer prioritairement à sortir de la crise économique, il reste que le problème constitutionnel est toujours là et jamais résolu.En politique, tous les problèmes se posent en même temps; et l'urgence de l'un n'effa- ce pas l'importance de l'autre.Il n'est pas illogique de croire que dans une certaine mesure, au Québec, la solution du problème économique passe par celle du problème constitutionnel.Il se peut que je me trompe \u2014 ce ne serait pas, hélas, la première fois de ma vie! \u2014, mais j'ai l'impression que le problème de l'indépendance du Québec va se poser à la conscience des citoyens tant que cette indépendance ne sera pas devenue réalité.Pour la raison très simple et très naturelle que quand une nation a été éveillée à l'idée normale de sa liberté politique et à la conscience qu'elle peut l'obtenir facilement par le moyen démocratique de sa volonté majoritaire, il est rare qu'elle abandonne le projet.Il suffit qu'une nouvelle situation se présente qui en illustre plus évidemment la rationalité et la convenance pour que la population tourne en sa faveur.Ce qui, me semble-t-il, est notre cas.Hier, les Québécois, croyant que Trudeau allait «renouveler» le fédéralisme dans le sens d'une certaine décentralisation des pouvoirs qui en donnerait plus au Québec, ont, à sa suggestion, voté NON au référendum de 1980.Aujourd'hui, après avoir constaté que le fédéralisme de Trudeau est presque exactement le contraire de ce qu'ils espéraient, il n'est pas illogique de croire que s'ils avaient su ça, ils auraient voté autrement.Tout ça pour dire que le problème se posant aujourd'hui dans des conditions différentes, il serait peut-être sage de chercher à savoir ce que le peuple en pense.Et il n'y a qu'une façon de le savoir, c'est de le lui demander.Mais on dirait que tu n'aimes pas les consultations populaires.Tu me surprends beaucoup, car je ne connais pas plus démocrate que toi.Tu semblés avoir peur qu'un référendum «replonge le Québec dans une guerre fratricide, qu'encore une fois il dresse les uns con- la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publié* par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Le service des abonnements eit ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17H30.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandeja n nonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 8 h a 17 h Pour changer 285-7205 du lundi au vtodrtfdi 9h à 16H30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nomination^85-7320 tre les autres les parents, les amis, les compagnons de travail, les Franco-Québécois contre les autres groupes ethniques.» Dire qu'un référendum serait une «guerre fratricide», je sais bien que sous ta plume ce n'est qu'une image, mais elle me paraît trop forte.A ce compte-là, si on prenait tes propos au pied de la lettre, toutes les élections générales seraient des dangers de «guerre fratricide» puisqu'elles risquent toutes de provoquer des oppositions entre parents, amis, compagnons de travail et groupes ethniques.Il faut faire attention aux mots, sans quoi ils peuvent déformer au lieu d'exprimer la pensée.En réalité, élections, référendum, plébiscite, ce sont des consultations populaires normales, ce ne sont pas des mesures de guerre civile.Et puis un référendum, c'est rien qu'un référendum; ce n'est pas plus grave que ça.C'est toujours pas l'élection d'un pape.C'est un instrument démocratique que les sociétés civilisées les plus avancées emploient régulièrement et avec lequel nous devrions nous familiariser.Les Suisses et les Américains s'en servent couramment et fort bien.J'admets avec toi que, au cours du premier que nous avons vécu \u2014 et parce que c'était le premier sans doute \u2014.comme nous n'étions pas habitués, certains d'entre nous ont versé dans l'outrance sentimentale et charrié un peu dans les superlatifs.Mais à l'usage cette dramatisation va disparaître et les Québécois, comme les Suisses et les Américains, vont trouver normal, que dis-je, vont être heureux qu'on leur demande régulièrement leur avis sur les choses qui les intéressent.Prenons un exemple concret.À la prochaine élection québécoise, nous aurons à choisir un gouvernement pour quatre ans.Pourquoi l'autorité civile ne choisirait-elle pas cette occasion pour demander au peuple ce qu'il pense de l'indépendance du Québec et du droit de grève dans les services publics?Moi, ça m'intéresserait beaucoup de le savoir au juste.Et il me semble que ce serait utile au gouvernement aussi.Et puis, puisqu'on ferait tout ça sur le même bulletin de vote, ça ne coûterait rien de plus.Qu'est-ce que tu en penses?Si je reviens à ta question originale: «Sortirons-nous jamais de cette tour de Babel?», j'ai bien envie de te répondre que, pour moi, la tour de Babel, la vraie, c'est l'absurde camisole de force que les Québécois ont en ce moment comme constitution.Je crois de plus en plus, surtout après ce que nous avons vécu depuis trois ans, que les Canadiens et les Québécois ne trouveront la paix durable que le jour où ils aUront compris que la sagesse politique leur demande de vivre dans deux États souverains distincts, à l'intérieur d'une authentique Confédération.En politique c'est comme en philosophie: il faut «distinguer pour unir».¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 Pourquoi les autobus scolaires sont des «cercueils roulants» Comité d'école FACE (Fine Arts Core Education) Montréal Dans la Tribune libre du 27 mai dernier, vous lanciez un message d'inquiétude au ministre des Transports, Monsieur Michel Clair, et réclamiez, par la voix de Madame Andrée Goyer, présidente du Comité des parents de l'école Fine Arts Core Education, une enquête publique sur le transport scolaire au Québec.Bien que votre requête soit parfaitement justifiée, je doute que le ministre Clair y donne suite.Avant d'adopter la loi 31 sur la réforme du transport scolaire, plusieurs organismes ont manifesté leurs inquiétudes et d'autres se sont opposés carrément.Constatant, alors, une mobilisation de plus en plus grandissante, le gouvernement vote à toute vapeur, durant la période des fêtes 1981-82 (un vieux truc), sa loi 31.Durant l'étude du projet de loi, la Fédération des services publics (CSN) donne des conférences de presse dans toutes les régions du Québec.Elle dénonce la loi et exprime son inquiétude face à la sécurité des écoliers et écolières.Elle dénonce, également, les conditions de travail minables des chauffeurs d'autobus, etc.Elle rappelle, entre autres, l'accident survenu il y a quelques années à Dorion, où plusieurs élèves ont perdu la vie (autobus heurté par un train).Elle réclame une commission parlementaire sur le sujet avant la loi 31.Rien à faire, le gouvernement passe à l'action.C'était le ministère des Transports qui avait la responsabilité de structurer, réglementer et définir le coût du transport scolaire.Un transporteur en difficultés financières pouvait demander une révision de son contrat, car il y avait des fonctionnaires à Québec qui étaient spécialisés en la matière et il y avait plus d'autobus neufs sur la route par le fait même la sécurité allait en s'améliorant.Après la loi 31, le gouvernement remet à chaque commisssion scolaire un montant d'argent fixe pour le transport scolaire de sa région.Si la commission peut économiser, elle a le pouvoir de transférer cet argent à d'autres budgets pouvant être déficitaires ou encore créer un surplus d'argent, ce qui vaut une bonne cote pour les administrateurs.Elle doit donc réglementer, gérer et négocier au plus bas prix possible les contrats avec les transporteurs.Ces derniers négocient, ensuite, des conditions de travail avec leurs salariés.Les montants ayant été coupés par le gouvernement, par la commission scolaire, par le transporteur, que reste-t-il pour les employés?Que rcste-t-il pour la réparation mécanique des autobus?Situation précaire mettant en danger la sécurité des écoliers et écolières.Les commissions scolaires étant forcées, par le gouvernement, à réduire leur budget global, vous pouvez vous imaginer dans quel contexte s'effectue la négociation des contrats de transport.Dans certains cas, on a avisé le transporteur qu'il devait accepter tel ou tel montant, sinon les soumissions seraient ouvertes.S'il perd ses contrats, il perd son entreprise, soit 25, 50, 100 autobus et même plus.Il a encore des autobus à payer, un garage et un stationnement à payer.Que va-t-il faire s'il n'a plus de contrat?Devra-t-il vendre à rabais?Devra-t-il envisager la faillite?Non.Donc il signera ce qu'il peut pour sauver la situation.Ce n'est pas fini.Par la suite, il réduit ses coûts d'opération.Il n'est plus question d'acheter des autobus neufs.Il répare ses autobus avec les pièces de vieux véhicules abandonnés, il met à pied des employés qui travaillent à la réparation des autobus et il tente de récupérer sur les conditions de travail ou de salaire des chauffeurs.En un mot, il y a trop de couteaux financiers dans le transport scolaire pour que la sécurité des élèves soit assurée.Le gouvernement a été avisé avant de voter la loi 31 et il en connaissait très bien les conséquences.Le 3 mai dernier, c'était Anouk Longpré qui mourait à la suite d'un accident survenu à la descente d'un autobus scolaire et, en date du premier juin 1983, LA PRESSE nous apprenait la mort de Monsieur Louis Strulovitch, tué, lui aussi, par ce que vous appelez, à juste titre, «les cercueils roulants», «le péril jaune».Laurence LORD Anjou y VRAC S'en prendre aux ceboss», ça donne quoi ?Je suis pleinement satisfait de la réussite de la marche des sans-emploi.De telles manifestations de groupe et la publicité qui s'ensuit aident à amener une prise de conscience de l'ampleur du problème et sont à conseiller.On en peut que se féliciter également que celle-ci se soit déroulée de façon totalement pacifique.Le but d'une telle marche est d'abord d'amener le gouvernement, le patronat et enfin la masse à une prise de conscience de l'ampleur du problème et ensuite de les amener à réagir et à changer leur fusil d'épaule.Là où le bât blesse, c'est lorsque l'on scande des refrains comme celui-ci: «Les boss, les boss, les maudits boss, un jour ils seront dans la rue et on leur bottera le.».Comment une déclaration de guerre peut-elle amener à se serrer les coudes?Comment la menace peut-elle amener un esprit d'équipe?Comment la rancoeur peut-elle amener le «boss» à miser sur le capital humain?Comment peut-on l'amener à investir, à risquer, à croire en notre rentabilité possible, à capitaliser sur l'esprit nouveau et constructif que nous pouvons amener à son entreprise si nous tablons nous-mêmes sur la méfiance et la division?Tant que l'on s'en prendra aux entreprises et aux individus plutôt qu'aux états de faits, aux structures elles-mêmes et aux approches des problèmes, rien ne changera.Il est possible de travailler la main dans la main.Le Japon en est le plus bel exemple.Malgré la guerre, malgré les séismes, malgré la surpopulation et l'absence de richesses naturelles il est le pays où il y a le moins de chômage et où l'économie est la plus forte.S'il n'est pas question de travailler dans les mêmes conditions que là-bas, il y a quand même une leçon à \u2022 en tirer.Jean CANTIN St-Léonard Expropriez le terrain des usines Angus! M.Guy Tardif Ministère de l'Habitation Québec Monsieur le Ministre, Je suis résidant du Plateau Mt-Royal et cette année encore j'ai dû essuyé une augmentation de loyer.Je me vois maintenant dans l'obligation de consacrer 35% de mon revenu pour me loger.Comme c'est le cas pour mes concitoyens et mes concitoyennes qui, comme moi, ont un faible revenu, il devient de plus en plus difficile de se loger.Les logements sont très rares et les logements à prix abordables le sont encore plus.Pourtant, près de chez moi, il y a un vaste terrain, vacant depuis plusieurs années, qui pourrait permettre la construction de logements à prix modiques.Il est situé à côté des usines Angus entre les quartiers Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont.C'est depuis l'autom- ne 1980 que votre gouvernement a promis de se porter acquéreur de ce terrain, par achat ou expropriation, pour y bâtir de l'habitation.Cette promesse vous l'avez réitérée, de concert avec les députés du Parti québécois de Montréal, lors de l'élection d'avril 1981.L'an dernier, le 7 juin, au cours d'une assemblée publique à laquelle j'ai assisté, vous avanciez que si l'achat du terrain n'était pas conclu dans les 4 ou 5 semaines à venir la procédure d'expropriation se mettrait en marche.Cela fut même rapporté par les journaux locaux.Vous disiez alors préférer l'achat, car l'expropriation «prend plus de temps et coûte plus cher».Pourtant après plus de 2VS ans d'attente rien n'a été conclu.De plus vous n'êtes pas sans savoir que la firme Marathon, actuel propriétaire du terrain, demandait en 1979 la somme de $20 millions pour un site Bravo, monsieur Lamarre ! Monsieur Yvon Lamarre Président du Comité exécutif de la ville de Montréal Monsieur, Étant moi-même commerçant dans le sud-ouest de Montréal et ayant oeuvré pendant plusieurs années dans d'autres villes du Québec, je tiens à vous faire part de ma plus grande satisfaction, à vous et vos collègues du Comité exécutif de la ville de Montréal.Effectivement, vous avez constaté que le développement de la ville de Montréal allait de pair avec le développement social et économique, et que la qualité de vie d'un quartier était liée directement à son artère commerciale, là où les gens se rencontrent quotidiennement et ont accès aux divers services offerts.De ce fait, la ville de Montréal a décidé d'innover et d'aller de l'avant, afin d'implanter l'infrastructure nécessaire au développement de Partère commerciale.Je pense à des projets tels que: réfection de l'artère commerciale; nouveau mobilier urbain; éclairage beaucoup plu* adéquat; formation des S.I.D.A.C.; support technique et professionnel offert par la ville.Ce ne sont là que quelques points qui vont relancer l'activité commerciale dans Montréal.Pour ma part, j'en suis certain et je suis fier que notre entreprise ait ses opérations en cette ville.Monsieur Lamarre, je ne puis que vous inviter à continuer votre excellent travail et soyez assuré de l'appui de la majorité des gens du milieu.Robert GAUTHIER Vice-président de Bob Gauthier & Fils Inc.Tailleur Montréal n.b.Priorité est accordée sous cotte rubrique aux lettres d'intérêt general %e rapportant à da articles paru* dans LA PRESSE.La concision est de rigueur.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom.adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas a publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: mlribune libre», LA PRESSE, C.P.4200 suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.qu'elle avait payé $4.4 millions trois ans plus tôt.Ne croyez vous pas, monsieur le Ministre, qu'il serait temps que votre gouvernement prenne ses responsabilités?Devant un besoin criant de logements à prix modiques ne serait-il pas temps qu'enfin l'intérêt général prime sur l'intérêt particulier d'une compagnie immobilière?Ne serait-il pas temps d'exproprier le terrain des usines Angus pour bâtir des habitations à loyers modiques?Demain il y aura un rassemblement sur le terrrain même afin de faire valoir ces demandes.J'y serai car je crois sincèrement que l'urgence de la situation exige que se mette en branle, sans plus attendre ce terrain.Claude BOUCHER Montréal Hommage M.le maire Jean Drapeau Hôtel de ville Montréal Mon cher maire, Par la mort de Robert Rumilly le Canada français a perdu un grand intellectuel et un infatigable historien.Après avoir consacré 60 années de sa vie à des recherches, des déplacements et à une étonnante production de 41 volumes sur l'Histoire du Québec, sans compter un nombre à peu près égal de livres sur d'autres sujets, cet auteur, unique en son genre, a mis à la disposition de notre milieu une précieuse matière du savoir.Aussi la postérité lui doit-elle une vive reconnaissance.Ces pensées nourrissaient mon esprit quand j'ai reçu du président de l'Institut politique de Trois-Rivières, M.Marcel Thérien, une lettre dans laquelle se trouvait un article du Nouvelliste, écrit par lui, et intitulé: «Pour perpétuer la mémoire de Robert Rumilly».Il suggérait que les conseils de ville donnent son nom à des rues ou boulevards et que les bibliothèques mettent son nom et ses oeuvres en bonne lumière.(.) Aussi, mon cher maire, c'est d'une voix forte que j'appuie la proposition du président de l'Institut politique de Trois-Rivières «pour perpétuer la mémoire de Robert Rumilly».Et je souhaite que sa ville, Montréal, donne même le branle aux autres municipalités.Anatole VANIER Montréal A.8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 K m fi : r \u2022 : \u2022 \u2022 6 ! \u2022 \u2022 \u2022 i i \\ $ f i \u2022 : I Photo René Picard, LA PRESSE Accord fiscal avec la Côte d'Ivoire Le président ivoirien Félix Houphouet-Boigny, en compagnie du premier ministre Trudeau, à Montréal, hier.Les deux hommes ont principalement discuté des relations é-conomiques Nord-Sud, mais que la question d'une réunion au sommet des nations francophones n'avait pas été abordée.On s'attendait à ce que M.Trudeau soulève avec son interlocuteur l'idée d'un sommet francophone \u2014 discutée présentement entre Ottawa et Paris \u2014 en tant que moyen d'encourager le dialogue entre les nations industrialisées et le tiers-monde.MM.Houphouet-Boigny et Trudeau ont participé par ailleurs à la signature d'un accord bilatéral destiné à éviter la double imposition entre les deux pays.Aujourd'hui, le président ivoirien effectuera une visite à Québec, à l'occasion de laquelle il aura un entretien avec le premier ministre Lévesque.La Côte d'Ivoire, une ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, est généralement considérée comme le pays le plus prospère d'Afrique, en raison de la politique à caractère essentiellement rural de son président et d'une coopération très productive avec la France.LA LOI SUR LE CINEMA SERA ADOPTÉE MALGRÉ WASHINGTON Lévesque « troublé » devant l'insistance des Américains QUEBEC - Même si les majors américains viennent de tenter une ultime démarche, à quelques heures de l'adoption du projet de loi 109 sur le cinéma, pour faire fléchir le gouvernement Lévesque, la loi du ministre Clément Richard sera adoptée avant la fin de cette semaine.A moins que les libéraux ne se lancent dans une (imprévisible) opération de contestation systématique, de filibuster.PIERRE VINCENT_ de notre bureau de Québec C'est, en tout cas, l'intention très nette du ministre des Affaires culturelles, Clément Richard.Et, hier, le premier ministre Lévesque a donné un appui non équivoque à son ministre, en rabrouant, en termes diplomatiques il va sans dire, les Américains, qui venaient de déployer de nouveaux efforts pour empêcher l'adoption de cette loi.Et en traitant, par la même occasion, un peu du revers de la main ceux qui laissent planer une menace de représailles envers le Québec à cause de cette loi.A l'Assemblée nationale, hier, alors qu'il était invité par l'Opposition libérale à commenter la déclaration de l'Ambassade américaine du milieu de cette semaine, le Premier ministre a dit trouver « profondément regrettable que nos voisins et amis du Sud se permettent de telles pressions, qui, à notre avis, sont totalement injustifiées.Il s'est dit, lui aussi, « troublé » devant l'insistance que mettent les Américains à faire amender la loi 109 sur le cinéma.M.Lévesque soutient que, déjà, tous les efforts pour trouver des accomodements ont été faits.Le chef du gouvernement précise toutefois que, sur la voie des accomodements.il ne veut pas franchir une certaine limite, il a voulu demeurer «en deçà d'une sorte de reddition sans condition, qui semble être le seul but qu'accepteraient les majors ».Cette position des majors est aujourd'hui défendue par les plus hautes autorités diplomatiques américaines.Dans leur déclaration du 15 juin, elles dénoncent tout aussi vivement que les majors la loi 109 du ministre Clément Richard, «qui a de telles provisions restrictives que plusieurs distributeurs de films des Etats-Unis actuellement au Québec seraient sévèrement lésés par les critères proposés », écrit-on.L'ambassade américaine à Ottawa évoque ensuite l'inquiétude que lui inspire cette loi, qui, fait-on valoir, constitue ni plus ni moins qu'un accroc au maintien du système économique international ouvert entre les Etats-Unis, le Canada et les autres démocraties industrielles.Les Américains allèguent aussi que ces mesures « protectionnistes » québécoises surviennent à un bien mauvais moment, laissant entendre, en termes à peine voilés, qu'ils pourraient éventuellement user de mesures de représailles, au moment où leur concours sera nécessaire pour la re- Voir les Expos au Stade.La tentation de l'été ! Procurez-vous vos billets: 1 ) le service EXPOS-TEL* 253-0700 2) les comptoirs TICKETRON 3) la billetterie du Stade olympique 'hors de Montréal, sans frais, 1-800-361-0658 heures d'ouverture: du lundi au samedi 9h00 à 21h00 i 4 \\ Canada la SCHL LaSCHL, l'agence canadienne de l'habitation, estfière d'annoncer l'inauguration, le 13 juin, de Habitation de la Mennais, un ' ensemble de 111 logements pour personnes âgées, situé au 387, rue Beaubien est, à Montréal.Cet ensemble sera pour la ville un complément de logements à l'intention des personnes âgées; il est le résultat de l'engagement pris par le gouvernement du Canada de réaliser des projets de ce genre dans tout le pays.La SCHL est heureuse d'avoir contribué avec l'Office municipal d'habitation de Montréal à la réalisation de ce projet.agence canadienne de l'habitation Société canadienne Canada Mortgage d'hypothèques et de logement and Housing Corporation L'honorable Roméo LeBlanc Ministre prise économique.« De telles mesures protectionnistes sont d'autant plus inquiétantes qu'elles surviennent à un moment où la reprise économique s'amorce et où il est particulièrement important de maintenir un climat d'affaires qui encourage l'échange, l'investissement, aboutissant à des créations d'emplois », peut-on y lire.Ce passage de la déclaration, en particulier, a amené le libéral Recd Scowen à demander au premier ministre Lévesque s'il ne craignait pas maintenant des représailles américaines, telles, par exemple, des restrictions à nos exportations.« Si on com- mençait à se faire des peurs à tout bout de champ dans le sens que vous évoquez, on serait aussi bien de décider tout de suite qu'on est juste une extension du « domestic market » américain, et on ne peut pas accepter cela ! », a répondu M.Lévesque.Plus tôt, M.Lévesque avait rappelé que les Américains eux-mêmes usent de mesures très protectionnistes chez eux, restreignant à « à peine un pour cent le temps d'écran public réservé à des productions autres qu'américaines ou anglophones, c'est à dire britanniques ou australiennes.» SACCAGE DE LG-2 Maurice Pouliot maintient sa version des faits Maurice Pouliot, qui signa pour la partie syndicale le règlement hors cour touchant les poursuites consécutives au saccage de la baie James, a réitéré hier les affirmations qu'il faisait fin mai au journal le Soleil de Québec.Me Michel Jasmin, l'avocat du temps de la FTQ-Construction, informait régulièrement l'exécutif de celle-ci du progrès des négociations avec des membres de l'entourage du premier ministre, a propos du projet de règlement hors cour, a-t-il dit hier en substance, et il a précisé qu'il avait lui-même, au surplus, rencontré l'avocat plusieurs fois à ce sujet.JACQUES BENOIT « Je le rencontrais très fréquemment, il me disait qu'il avait des conversations avec Jean-Roch Boivin, le notaire Gauthier.» Cela allait de soi, a-t-il ajouté, du fait que le Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ-Construction) avait donné le mandat, en mars 76, au cabinet auquel, appartenait l'avocat, de tenter d'en arriver précisément à un tel règlement.Pour leur part, comme on sait, l'actuel président de la FTQ-Construction, Jean Lavallée, et trois autres ex-vice-présidents du Conseil à cette époque (fin 78 et début 79) avaient affirmé mardi que jamais l'avocat Jasmin, aujourd'hui juge, n'avait dit un mot à ce sujet.Selon Maurice Pouliot, aujourd'hui président-directeur général d'un autre syndicat du bâtiment, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), né d'une scission, l'avocat informa donc de tout cela l'exécutif du Conseil du temps à quatre de ses réunions.Soit les 14 et 19 janvier 79, le 5 février 79 et enfin le 9 mars 79.Et à chaque fois, a-t-il précisé, l'objet de la rencontre avec l'avo- % Maurice Pouliot cat fut consigné dans les procès verbaux, alors que les différents projets de règlement dont faisait état l'avocat furent joints aux autres documents.D'abord, a-t-il ajouté, on voulait que le Conseil se reconnaisse coupable du saccage et il n'était pas question d'argent, puis on parla successivement de $50 000, $120 000 puis finalement $125 000 avant d'en arriver au montant de $300 000 qui fut celui du règlement.Maurice Pouliot, enfin, a sommé hier, par huissier, Jean Lavallée et les trois autres ex-vice-présidents de la FTQ-Construction de se rétracter, et a déclaré qu'il entendait autrement les poursuivre en justice.LOI 17 L'Opposition attend le règlement de clôture QUÉBEC \u2014 L'Opposition libérale a poursuivi hier en Commission parlementaire du travail le filibuster entrepris mardi pour contrer l'adoption du projet de loi 17 amendant le code du travail et tout indiquait que cette attitude forcerait le gouvernement à adopter une motion de clôture dès la semaine prochaine.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec Dirigée par le député de Bro-me-Missisquoi, M.Pierre Paradis, l'Opposition a d'abord utilisé des tactiques dilatoires pour paralyser les travaux de la Commission parlementaire en présentant diverses motions de règlement et ensuite, elle s'est étendue en longueur sur l'article 1 du projet de loi qui n'est en soit aucunement fondamental puisqu'il ne vise qu'à exclure de la juridiction du code du travail le commissaire de la construction ou du commissaire au placement ainsi que ses adjoints.Le député Paradis a souligné que la priorité gouvernementale à ce moment devrait se concentrer sur la création d'emplois et que le resserrement du code du travail n'aura comme résultat que d'éloigner les investisseurs.Selon lui, les amendements apportés ne raccourciront pas à court terme les délais pour obtenir une première accréditation syndicale puisque les entreprises vont nécessairement tester devant le Tribunal du travail les nouveaux articles de la loi.En somme, l'Opposition se dit favorable à une réforme en profondeur du code du travail à l'automne et se demande si le gouvernement ne veut pas la noyer dans l'oubli en faisant adopter dans l'immédiat quelques modifications pour aller au plus pressé.Pour sa part, le ministre Pierre-Marc Johnson, parrain du projet de loi en remplacement du ministre Frechette, a soutenu que les changements se sont inspirés de la législation canadienne, en particulier les lois du travail de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan, et qu'il n'y avait pas lieu de décrier le projet comme étant le plus restrictif en Amérique du Nord.Selon lui, même le code du travail canadien va plus loin que le projet de loi en ce qui concerne la présomption d'embauché dans le cas où une candidature n'aurait pas été retenue sous je'prétexte que cette personne favorise la formation d'un syndicat.En effet, le projet de loi ne créé à l'endroit de l'employeur qu'une sanction pénale alors que le code canadien oblige ce dernier à embaucher le candidat.Si le gouvernement adopte une motion de clôture, le débat pour l'adoption du projet sera limité À deux heures.\u2014 .' LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 VOUS MÉNAGEZ! JUSQU'À RABAIS sur certains articles Quel remue-ménage.Perfection déménage de son local de la rue Ste-Catherine.Mais avant d'emballer on s'emballe.Tout doit être vendu jusqu'à épuisement des stocks.et du personnel.On n'a jamais vu ça.Pprofitez-en.À solder: carpettes, coupons et moquettes vedettes.Le tapis que vous avez toujours voulu est à vous et ce, à nos deux magasins.Premier arrivé, premier servi.Mais hâtez-vous, le solde de Perfection est d'une durée limitée et toutes les ventes sont finales.1183 ouest rue Ste-Catherine Montréal, (Québec) H3B1K5 842-9991 la fiabilité depuis 1934 950, rue Bégin Ville St-Laurent, (Québec) H4M 2N8 334-6963 Heures d'ouverture: 9h à 17h30 du lundi au mercredi - 9h à 21 h le jeudi et vendredi - 9h à 17h le samedi AU SAINT-LAURENT Les dons de la Poune aux oeufs d'or La Don d'Adèle de Barillet et Grédy Adaptation et mise en scène de Réjean Lefrançois Scénographie de Claude Fortin.Avec Rose Ouellette (Adèle).Rè-ioan Lefrsnçois (Gabion).Janine Mignolot (Edmée), Bruno Doyon (Antoine) et Marie-Josée Oalpé (Solange).Spectacle des Productions Rèjean-Lefran-çois A l'affiche au Théâtre d'été Le Saint-Laurent de I Ile Charron jusqu'au 3 septembre Le don que possède la bonne Adèle, le personnage central de cette vieille comédie de Barillet et Grédy, c'est celui de voyante.A distance, en se concentrant un peu, elle sait que monsieur est en visite chez sa petite amie, que madame est chez son visagiste, que la fille de la maison fait l'école buissonniè-re en compagnie du chauffeur d'un ambassadeur et que son frère s'amuse avec la voisine du troisième.MARTIAL DASSYLVA Cette Adèle, qui n'est pas sans parenté avec la célèbre Hazel interprétée à la télévision américaine par Shirley Booth, devine les gens et c'est une qualité dont n'importe quelle patronne le moindrement futée voudrait tirer profit, en dehors, bien sûr, de l'ordinaire de la maison.Et la patronne de Barillet et Grédy, qui veut boursicoter, n'a pas tort de considérer cette employée tombée du ciel non pas comme une perle rare mais comme une véritable poule aux oeufs d'or.Dans le cas de la production du Théâtre d'été Le Saint-Laurent, il siérait peut-être plus de parler de la Poune aux oeufs d'or, puisque le rôle de la servante voyante y est interprété par nulle autre que notre Rose Ouellette nationale, qui avait obtenu beaucoup de succès l'été dernier au même endroit dans un autre rôle de bonne, celle de Boeing Boeing.Cette fois encore, tout tourne ou presque autour de la personne et de la personnalité de madame Ouellet, à propos desquelles tout a été dit.J'imagine que, comme moi, tous les spectateurs qui se rendront sur l'Ile Charron l'envient et l'admirent d'être restée à ce point jeune, alerte et vivante à quatre-vingts ans passés.D'être aussi «au boutte», pour employer l'expression populaire répétés à plusieurs reprises par les deux plus jeunes personnages du Don d'Adèle, version québécoise.Mercredi dernier, le même soir où j'assistais à la représentation du spectacle du Théâtre d'été Le Saint-Laurent, j'en tendais à l'émission de Johny Carson une nonagénaire, Dorothy Fuldheim, lui en pousser de vertes et de salées et demander avec pertinence: «Who has the authority to decide that the curtain should go down at sixty five?».Rose Ouellette a depuis long-temps gagné ses galons, elle pourrait se reposer sur ses lauriers.Mais et parce qu'elle a toujours bon pied, bon oeil, et parce que la scène est toute sa raison d'être et toute sa vie, elle ne s'en remet qu'à elle-même du soin de décider du jour et de l'heure où le rideau baissera sur sa carrière.Et, comme pour illustrer d'une façon encore plus dramatique cette volonté, elle a accepté de relever le défi du théâtre de boulevard et surtout du théâtre à texte.C'est là une discipline plus difficile et plus rigide que celle du sketch et des variétés, avec laquelle elle a beaucoup de mérite à se colleter.Le public, d'ailleurs, lui en sait gré, qui attend avec inquiétude le moindre trou de mémoire et qui reçoit avec des applaudissements et des murmures d'admiration sa moindre ste-pette, son plus petit clin d'oeil, ses pas de danse ou ses déhanchements faussement lascifs, enfin tous les trucs habituels sans lesquels il n'y aurait pas de Poune.Adaptée au contexte et au langage québécois, la comédie de Barillet et Grédy perd quelque peu de sa pétillance et de son piquant dans l'opération.Je n'en ferai toutefois pas un plat, étant donné que je suis bien conscient du fait qu'on a été obligé d'ajuster les flûtes et que, d'autre part, on n'en est qu'au tout début d'une longue série de représentations.Il me semble pourtant urgent que Janine Mignolet baisse au plus vite le volume de sa radio: ses cris, ses pleurs, ses gémissements et ses sauts de puce, en plus d'être énervants pour ses partenaires qui ne croient pas nécessaire à juste raison d'en mettre autant, sont particulièrement hors de propos et alourdissent inutilement l'atmosphère élégante, sinon relaxante, que le joli décor de Claude Fortin était parvenu à créer.PROJET DE LOI 109 Plusieurs associations appuient Clément Richard Luc Perreault L'étude en commission parlementaire du projet de loi 109 devrait connaître aujourd'hui une apothéose digne des meilleures productions hollywoodiennes.Le suspense sur la place des «majors» américains dans ce projet aura en effet duré jusqu'à la toute fin.Après la journée de mercredi ponctuée par l'intervention de l'ambassade américaine à Ottawa, la journée d'hier a donné lieu à une série d'interventions de la part d'organismes du milieu cinématographique.Comme les parlementaires se sont réservés pour la fin les articles du projet de loi les plus controversés, c'est-à-dire une quinzaine au total, et que l'étude de ces articles devait reprendre cet après-midi à 15 h, on peut vraisemblablement s'attendre à ce que le bébé du ministre Clément Richard sera finalement prêt à franchir au début de la semaine prochaine l'étape décisive de la troisième lecture.Dans l'entourage du ministre, on interprétait hier le communiqué de l'ambassade américaine à Ottawa comme l'une des formes les plus anodines d'intervention sur le plan diplomatique que le gouvernement américain avait à sa disposition pour influencer l'étude du projet de loi.On s'attendait d'ailleurs à une manoeuvre de ce genre.Même si on admet qu'elle dérange un peu, il semble bien que cette intervention de dernière minute ne modifiera pas l'attitude ferme du gouvernement québécois, lequel est bien décidé \u2014 le premier ministre l'a d'ailleurs réaffirmé à l'Assemblée nationale hier \u2014 à reprendre le contrôle de la distribution des films sur son territoire.Au moins quatre associations du milieu cinématographique québécois ont d'ailleurs exhorté hier le gouvernement à ne plus céder un pouce sur la question de la distribution.Dans un télégramme adressé au premier ministre, au chef de l'opposition et au député Claude Ryan, l'Association québécoise des distributeurs de films réitère son appui au projet de loi 109 et demande au gouvernement de ne plus faire de concessions aux «majors».L'article 97 contient des concessions généreuses par rapport à ce qui existait dans le projet initial, soutiennent les distributeurs.Le gouvernement de devra plus en faire d'autres, ajoutent-ils, s'il veut que cet article conserve encore du sens.Dans une série de télégrammes adressés aux parlementaires québécois, l'Association des producteurs de films du Québec a réaffirmé son appui au projet de loi 109, notamment en regard de la clause 97 portant sur la distribution.«Depuis quinze ans, soutiennent les producteurs, nous tentons d'expliquer que jamais une industrie de production de cinéma et de vidéo ne pourra vivre si elle ne s'appuie pas d'abord sur une industrie de la distribution québécoise et canadienne forte, riche et autonome.» De son côté, l'Association des réalisateurs et réalisatrices de films du Québec, dans un télégramme adressé au premier ministre, avec copie au chef de l'opposition, «appuie le gouvernement dans sa démarche de rapatriement de la distribution des films tel qu'exprimé dans les articles 94 à 97 du projet de loi 109».L'Union des artistes enfin rappelle son appui au projet de loi 109, notamment la mesure de rapatriement de la distribution.Elle dit avoir reçu en ce sens l'appui de l'alliance anglophone ACTRA.«Quant à voir le marché canadien retiré du bloc continental américain, conclut le télégramme de l'UdA, c'est là le souhait des unions d'artistes exécutants au Canada et aux États-Unis (UdA - SAG - ACTRA)».Seule note discordante dans ce concert d'appuis, le télégramme de l'Association canadienne des distributeurs de films (qui regroupe six des plus importants distributeurs américains) juge tout aussi inacceptable dans sa nouvelle version que dans sa première le projet de loi du ministre Richard.«Les nouvelles dispositions, si elles sont adoptées, précise l'ACDF, réduiront de la moitié le nombre de films que les «ma- jors» pourront distribuer au Québec: après les mesures d'expulsion que contenait le projet original, le gouvernement entend maintenant confisquer la moitié du commerce de ces sociétés.C'est une mesure qui est aussi inacceptable que l'ordre d'expulsion contenu au projet originaire.» Congrès conjoint La question du projet de loi 109 va certainement rebondir lors de l'ouverture ce soir du congrès conjoint des producteurs de films, des distributeurs québécois et des représentants des services techniques.Le ministre Clément Richard adressera en effet la parole aux congressistes lors du dîner-causerie inaugural.Demain soir, ce sera au tour du ministre Francis Fox qui a déjà, on le sait, souhaité bonne chance à son collègue du Québec concernant son projet de loi.à l'ordre du jour de la journée de demain, à 9 h, on a prévu un atelier intitulé «Les fonds de la SDICC, une solution pour le secteur indépendant?» Il sera suivi à 11 h d'un second atelier ayant pour thème «Les ouvertures offertes par les télévisions conventionnelles et les télévisions payantes.» Dans l'après-midi, un débat public posera la question suivante: «Qu'attendent les Québécois de leur cinéma?» Le congrès se déroulera au tout nouveau Palais des congrès de Montréal.Jean-Claude Labiecque donnera lundi le premier tour de manivelle à son nouveau long métrage, une suite des Vautours qui s'intitule provisoirement Années de rêves et de révolte.Le tournage, prévu jusqu'au 27 juillet, s'effectuera dans la région de Montréal, à l'exception de quelques journées à Québec.On y retrouvera les principaux personnages des Vautours revivant certains des événements qui ont marqué le Québec entre 1964 et 1970.CHOIX D'EMISSION 20:00 CD \u2014 Rock Express 83 Awards Ajuster vos oreilles, c'est parti! La remise des trophées aux meilleurs musiciens rock canadiens.Nanette Workman et Long John Baldry animent.Parmi les groupes invités: Corbeau, The Payola$ et Martha and the Muffins.20:00 G> \u2014 Station Soleil Toujours sur le thème des plus belles chansons d'amour, il y a Fernand Robidoux, son fils Michel et Aimé Major.Les autres invités sont: Guy Boulizon qui parlera des musées du Québec, Guy Chevrier du Mouvement des Chantiers et l'écri- vain Marcel Beaulieu, qui vient de remporter le prix de Radio-Canada pour une dramatique-télé.20:30 0® CD \u2014 Hors série Première de L'Aéropostale: Monsieur Daurat.Une nouvelle série en six parties qui raconte l'époque héroïque dont a aussi parlé Saint-Exupéry.Avec notamment Bernard Fresson et Michel Duchaussoy.21:00 CD \u2014 -Bye Bye Brésil-Une comédie musicale inusitée qui raconte l'histoire d'un musicien paysan qui se joint à un groupe de forains.23:30 CD \u2014Movie «The Great Alligator» -CÂBLE emissions a ne pas manquer > TVJQ 26 22:00 Québec au travail Normand Sauvé accueille des spécialistes du domaine de la coiffure et deux représentants du CEIC qui discutent d'emploi pour les jeunes et d'affaires publiques TVJQ 26-20 Télé des jeunes 10:00 MINIFEE ¦ Les malheurs de Sozon».10:30 RADIO-VIDÉO Spécial Kiss 11:00 PLUCHE ET BRINDILLE Comment poussent les fèves.12:00 P1US «La lampe magique» 12:15 ZELTRON «Le mouvement perpétuel».12:30 TOP1NO 13:00 GRENIER SOUS LA MER 13:30 SOURISSIMO «Colin-Maillard», «Les macaronis».13:45 ZELTRON «Arc-en-ciel»; «Pile au vinaigre».14:00 COUREURS DES BOIS L'aigle à tête blanche.14:30 GLOBULE ET ROBINET «S.O.S.Copernic» 15:00 FANTAISIES BULGARES Dessins animés.15:30 SERVICE SECRET 16:00 MIREILLE ET ARSÈNE LAPIN Marionnette avec un bas: souris.16:30 MINIFEE «Les deux orphelins».17:00 MUSTI «En voconces»; «Le ballon de Musti» 17:15 PIROUU ET SES AMIS «La course des escargots».17:30 AM STRAM GRAM Dessin de la famille de l'enfant.18:00 SCIENCE ATOUT Documentaires scientifiques.18:30 PAROLE AUX JEUNES Les professeurs.19:00 GRENIER SOUS LA MER 19:30 RADIO-VIDÉO 20:00 AVANT-PREMIERS CINÉMA Volet: «Primeurs».20:30 LA CITÉ CABLEE 21:00 CONFERENCE DE RAY VINCENT 22:00 QUÉBEC AU TRAVAIL La coiffure et le traitement capilaire.23:00 L'UNIVERS DES TÉLÉCOMMUNICATIONS Bell en Arabie.23:30 LA CROIX-ROUGE PRÉSENTE «Cocoiogique».> > TVEQ24 21:30 L'ENÀP présente Gérard Bergeron, qui se définit comme un «polythologue».s'exprime sur le rôle de l'État en compagnie de l'animateur Jacques Dufresne.(Production ENAP).Ces emissions sont presentees aux abonnes des systèmes de cablodistnbution faisant partie du Reseau Inter Vision A.TVSQ 25 16:00 Karting Meeting annuel du Karting Club de Montréal pour le Championnat des go-karts en classes nationales et internationales.TVSQ 25-1 5 Télé des sports 07:00 LA BONNE HABITUDE Conditionnement physique.08:00 LES COURSES A BLUE BONNETS Présentation des courses du mercredi.08:30 JOGGING AGROPUR Jo Malleiac et Claudine Douville nous informent sur le pied et le iogging.09:00 TÉLÉ-BILLARD 83 Tournoi «Billard Canada» ou jeu do huit.10:00 CAMPING Préparation avant-saison de la caravane.11:00 FAISONS REVIVRE NOS ANCÊTRES La biogrophie d'ancêtres.12:00 LE DERNIER DROIT L'actualité dans le monde des courses.12:30 JOGGING AGROPUR Voir 08h30.13.00 BOXE PROFESSIONNELLE Du Cotisée Jean-Beliveou à Longueuil, Roger Martel présente la boxe professionnelle: 7 combats dont ceux de Denis Sigouin, John Griffin, etc.16:30 CHAMPIONNAT DE KARTING 1983 Classes nationole et internationale.17:00 LA BONNE HABITUDE Conditionnement physique, avec la colla boration de Kino-Québéc.17:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Présentation des courses du jeudi.18:00 LE DERNIER DROIT L'actualité dans le monde des courses.18:30 LES QUILLES Tournoi «Champion» de petites quilles.19:30 TÉLÉ-BILLARD 83 Voir 09h00.20:30 MANIC DE MONTRÉAL Le Manie reçoit les White Caps de Vancouver.23:00 JOGGING AGROPUR Voir 08h30.23:30 LES COURSES À BLUE BONNETS Voir 17h30.00:00 BOXE PROFESSIONNB1E Voir 13H00.04:00 EN COURANT LES BOIS Le club de pêche.05:00 ACTUALITÉS: CHASSE ET PÈCHE La pêche au doré et à l'ochigon, avec Marcel Roy.06:00 FAISONS REVIVRE NOS ANCÊTRES Comment écrire la biographie d'ancêtres.CANAL 9 (30 canaux) 18:00 Vers l'art 2000 Magazine culturel qui vise à faire connaître les différentes formes d'art ainsi que les artistes de chez nous et leurs oeuvres TÉLÉPAXMT 3^ Les titres de films sont en caractères gras.CE SOIR ET SAMEDI.SOUPER - AMBIANCE Bans Premier Choix 06.00 Au revoir, à lundi 08.00 Chech et Chong, la suite 09.45 Le Bateau 12.15 Le Capitaine Avenger 14.00 Au revoir, à lundi 16.00 Cosquin 83 17.00 Chansons sans parole 18.00 Le Choc des Titans 20.00 Le Capitaine Avenger 22.00 Checch et Chong, la suite 00.00 Finalement 01.30 Plus qu'imparfait 02.00 Playbov 03.00 Quoi?05.00 Chansons sans parole Souper 18h-23h Spectacle 21 h L'INIMITABLE FRANCOIS GUY il 18 ans '/'¦X.,sera Auteur - compositeur - interprète bien connu et «FOU CHANTANT»! \u2022 Pincées d'humour * Salade de chômons \u2022 Monologues de resistance * Coupe de jeux de notes .Le prix du souper inclut le spectacle * GLACES MAISON * Rhum et fraises \u2022 Grand Marnier * Boissons tropicales * Homard * Brochette de filet mignon ,0 P/u» 2 e fil M EROTIQUE MIOl Plut 2e FILMEROTIOUC AU BORDUAS TVEC 1257, AMHERST Res.: 522-1554 RAHMAUI omega2 IPAPWIAU2 MIDI Mil II.¦¦ ¦Mill II 1h 07.00 08.00 10.00 00.00 12.30 14.30 17.00 18.00 19.00 19.30 21.30 00.00 01.00 02.00 03.30 04.00 Annie Girardot Albator, Rodv le Petit Cid, Onze pur une coupe, Tom Sqwver À nous la victoire TVEC Spec Section spéciale Papillon Albator \u2014 Cyclisme Avrion \u2014 Nelli Kim TVEC Spec À nous la victoire Papillon Pilote Canadair Caresses inavouables Justine et Juliette TVEC Spec À nous la victoire Cablevision nationale 270-6161 Telecàble Videotron 656-21 1 1 Telecàble de la Rive Sud 833-1920 Cablovision Haut Richelieu 346-1 127 Transvision Rive Sud 655-6300 Telecàble des Mille Iles 471 -2710 First Choice 06.00 The Story of Vernon and Irene Castle 08.00 Inside Movies 10.00 King of the Khyber Rifles 12.00 The Story of Vernon and Irene Castle 14.00 Paul McCartney qnd Wings : Rockshow 16.00 Inside Movies 18.00 Paul McCartney and Wings : Rockshow 20.00 Dos Boot 22.30 Robin Williams 00.00 Romance B5 : The Spark and the Flame 00.30 Loving Friends and Perfect Couples 01.00 Playboy Weekend 02.00 Honeymoon Haven 02.30 Rubber Gun 04.00 King of the Khyber Rifles C Channel 16.00 Bijoux 16.30 Animal Express 17.00 Reel Life, The Worlds Children : Gladys in Bolivia 17.30 Flickers : Billy Loves All 18.30 Pick Up Your Feet 19.00 Mon oncle Antoine 21.00 Paths of Glory 22.30 Peter Seeger 23.30 Das Boot 02.00 Jean-Luc Ponty 03.00 L'Orchestre svmphonlque 04.00 Wynton Marsalls 05.00 Sonny Rollins gm WutTt HP Des milliers 1 de dollars dans la Course au TRÉSOR seront donnés entre le 17 juin et le 5 sept.1983.Des centaines de dollars dans des capsules (en - LINGOTS SAFARI ,de valeur différente) seront 'cachés tous les jours.m TRÉSORS journaliers 1 Grand prix $500 1 Capsule $100 2 Capsules $50 5 Capsules $20 10 Capsules $10 20 Capsules $5 «pan m t J m Vous pouvez dé- \u201e__J penser ces Lingots \\ Safari aux restau-.\\ ,'rants, ou acheter & \\ des souvenirs, des smm ou W s'adresse aux abonnés qui reçoivent 21 canaux; s'adresse aux abonnés qui reçoivent 30 canaux ou plus.À QUÉBEC: TVAQ est diffusé au canal 11, TVEQ au canal 25, TVJQ ou canal 26 et TVSQ au canal 23.télés, systèmes de vidéo, et Prix d'admission: $6.50 £ ^ personne OU $20 MAX.par AUTO peu importe le nombre de passagers Mi SPECIAL de la Fête des Pères! Les 18 et |19 juin, tous les pères recevront, sur demanae $200, en Lingots Safari! plusieurs autres appareils de.au PARC SAFARI Les règlements du concours sont disponibles au Parc Safari < Les enfants de moins de 3 ans entrent gratuitement \"(514) 247-2727 Le prix d'admission est sujet à la taxe de 10%.(514) 454-3668 De Montréal, prendre Rte 15 Sud jusqu'à la sortie 6 et suivre les indications LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 JUIN 1983 BOURSES D'ETUDES, VaRTANIAJL auditions \\^^^L-> LE 18 JUIN A 1 lh30 486, Ste-Catherino O.866-1771 ERRATUM Dont notre annonce parue dont LA PRESSE le mercredi 15 juin 1983, on aurait du lire: SOLITUDE?Club de rencontre Les amis des arts 842-3903 * *25°° S AVEC CHAQUE ACHAT et lus 1Delphinium du Pacifique géants et fleurissants OU 30% RÉDUCTION FUMIER de MOUTON, BOVINS CASSETTES VIDEO A VENDRE avec TIFFANY CLARK \u2022 LEE CARROLL CHINA LEIGH \u2022 CORAL CIE \u2022 ISOLDE AUSSI DEUXIEME GRAND FILM fPtCCADlLLYl VJ?S S»«R8R00Kf V» 488 2811 S if S» C AÎHI BiNf W MS ?000 5117 PARK 849 9469 de glaïeuls RICHE TERRE NOIRE Soc dt 35 fifm, te vendait X75$ EXTRA SPÉCIAL SACS seulement PROFITEZ DE NOTRE CFFKE SPECIALE POUR PLANTES DE ROC Al LIES ET VIV ACES Des plants qui fleuriront durant de nombreuses années, plusieurs variétés.Belles tovffes.-4\u2014\"* ^* préférez-vous il W d P°* cette plante de chez Paul à cette plantule frogile?Choix de 4,500 arbustes à fleurs dans une galaxie complète de superbes .coloris.Tous nos arbus-tes sont emportés.Des années de satisfaction garantie seulement Prix courant: $2.25 - $3.99 pour la plupart des variétés.'1.50 25% de rabais 25% de rabais Pommier, prunier, cerisier, gadellier, vigno à raisins, poirier, framboisier, fraisier, rhubarbe, etc.25% D'ESCOMPTE SUR ARBRES OhAbRtVX, COHWÈRIS ET ÏRUITS EN POIS.9519 ouest, boul.Gouin PIERREFONDS, 684-0290 DIRECTION: de la route Transcanadienne, est ou ouest, prenez la sortie 60; de Laval, prenez la sortie no 8, nous sommes juste à l'ouest du pont de l'autoroute Mirabel.OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINE Plantez nos conifères en pots dès maintenant 25% de rabais I wjg, H Al H Al SPECIAL REPRISAILLE A Ding et Dong £_ présentent.' * La semaine des lundis! Enfin! Aujourd'hui, demain et dimanche Pierre Beauregard Ronald Guèvremont Daniel Lemire Louise Richer Pierre Vervillc le 16 juin + Normand Brathwaite.les 17-18 19 juin BILLETS EN VENTE MAINTENANT Club Soda 5240 Avenue du Parc Information: 270-7848 son dernier concert de JAZZ O le saxophoniste légendaire : PHIL WOODS * quartet ce soir et samedi * Restaurant créole ouvert * 286.rue Sainte-Catherine Ouest Metro Place des Arts 861-0657 875-6795 ACAPUl.C97nui.s489* VOYAGES LE PASSEPORT PARFAIT POUR LE PLAISIR DE VOYAGER \u2022679-3777 Permit du 5 125 (Montréal) «679-3777jleagviei) \u2022 687-0810 (Lavd) «3 MO- .^4 La.(| ran de i-FÊTE LIVRE Un choix fantastique de livres à prix réduit du 21 au 26 Juin de 10h à 2 2 h entrée gratuite euSPECTRUM, 318 ouest Ste-Catherine SUCCÈS ! 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CH1EPARC STJEROmE 1 AUTOROUTE DES LAUtENTTDES (SORTIE 14) 622-S555 4 MILLES OU PONT MEBOEI VEIS CHÂTEAUGUAY 691-1310 861-0659 AUTOROUTE DES LAURJNTIOES SORTIE 4-4) 436-177] 12:20, 2:35, 4:50, 7:05, 9:20 fflOMTREûl -2 I5I4MT-IOTAL -PANNEAU 52' -7|7Q PAUL NEMAN < leVerdict JT MERYL STREEP LE CHOIX DE SOPHIE 1:40,4:25, 7:10, 9:50 BERRI 5 SÎ-DENIS\u2022 SIECATKEIINE 281-2115 vJ SOPHIF S CHCHCf.12:50, 3:40, 6:30,9:20 BERRI 4 ST-OENIS- STE-CATHEUN! 211-2115 nri| dolby stb^bd |* la 8 m: III.tw.te 1218 4 18 8 11 CREftlAZIE 'ai 43lTw r?t MAUUENPHSOflHVlUE 721-6060 ST-DENISCIEMâZiE 318-4710 aussi en vo anglaise 70MM Dolby Stéréo .à lo Place du Canada 661-4595 Un film de FRANCO ZEFFIRELLI GIUSEPPE VERDI'S LaTraviata # l__«.__- I_ k.1.IC II if ^^^^ Présenté en Version Originale Italienne ^t^JSfiggr avec toui'flfrei Irançali 8J avec tout-tltie» onglals _ iTfyfTWurm u1» i m DDL^ffi^B]\"1 11 * ' M ' 11 ' 11111 r11111 i uu (Dolby ifK^-e^1«Ctib»tU/irw.-.i'tx*->,j,^(T,Tr1P»>-o Uumc Sy LoCXjC4 .P,txJuc»
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